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Dans une nuit Brumeuse
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Valens Fenwick
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Re: Dans une nuit Brumeuse
Valens Fenwick, le  Sam 1 Sep 2012 - 11:13

Peu à peu, l'un après l'autre, les conjurés se rassemblaient en cet endroit sombre, froid et humide... Mais discret. Si John avait été le premier, Valens l'avait rejoint peu après. Alors que le silence s'installait, ce dernier fut troublé par l'arrivée de Zella... Seule. Le serpentard grimaça tout d'abord, il aurait songé qu'un des préfets de Poudlard comme Rilla ou Aloys aurait accompagné aussi bien Zella que Judas. Les deux toutes jeunes gryffondor semblaient avoir du venir par elle même en ces lieux dangereux. Le fugitif ne put s'empêcher toutefois d'admirer le courage dont faisait preuve la griffy en s'aventurant ici seule tandis que mille danger les guettaient. C'était probablement pour cela que la demoiselle avait été envoyée à Gryffondor. Lorsque celle ci parvint près de l'assemblée et leur fit un sourire, Valens le lui retourna. Toutefois, la chaleur qu'il essaya d'y instiller ne put s'affranchir d'unhe certaine inquiétude.

Rilla vint à sa suite et le jeune homme fut content de voir que son amie avait pu venir et que rien ne lui était arrivé. Si cette dernière résista à l'envie de se blottir dans ses bras, le serpentard lui n'y résista guère et lacha la bride à son soulagement en venant lui planter un bisous sur le front. Une familiarité qui pouvait paraître gênante mais celui dont l'enfance avait été si dépourvue d'affection n'en avait cure.

Le temps continuait sa course tandis que ni Aloys, ni Judas n'étaient arrivé. Leur présence était certes attendue pour commencer, néanmoins, au vu des récents événements, c'était l'appréhension qui dominait chez le vendeur d'animaux. Son instinct lui murmurait du fin fond de la nuit que ces contes étaient dangereux et que ces deux là avaient bien pu y être confrontés. Que le maître des contes se soit montré courroucé envers la cadette et son absence de ce soir étaient des coïncidences que le conteur n'appréciait guère. Un sort funeste les attendait-il tous?

Un autre homme arriva au rendez vous et malgré les espoirs de tous, ce ne fut pas Aloys qui se révéla à eux. Le nouvel arrivant semblait inconnu de tous et sa présence était une surprise ne semblant guère de bonne augure. Rilla, méfiante et à cran comme tous ici, posa sa main à sa baguette et demanda avec virulence qui était l'intru. L'imitant, le vert et argent ne trouva toutefois aucun intérêt à répéter la questions qu'ils se posaient tous. Pourtant il vérifia tout de même auprès du garde chasse, ne tournant vers lui sa tête qu'une seconde avant de garder le mystérieux jeune homme en ligne de mire.

- Vous avez invité d'autres personnes que les membres du cercle?

Cela aurait été étrange et nul n'en voyait la raison, voir l'intérêt. Cependant, ce n'était pas impossible pour autant et la réponse du garde chasse aiderait peut être à expliquer la situation...
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Re: Dans une nuit Brumeuse
John Dawson, le  Sam 1 Sep 2012 - 18:58

La brume présente sur ces docks était la plus dense qu'il eut jamais vue de sa vie, John ne pouvait voir plus loin que la portée de sa main, seule l'arrivée d'une silhouette lui indiqua le degré de factualité dont il avait fait en y pensant. La silhouette s'approchant de lui s'avéra être celle de Valens qui le salua d'un signe de tête, lui aussi était l'un des conjurés du cercle des conteurs dont il avait fait l'appel, pour débattre des événements récents dont il était témoin, lui et Valens, et aussi demander aux autres intendants au cercle s'ils avaient remarqué quelque chose de louche, par louche, le garde-chasse voulait dire quelque chose qui faisait le sujet d'un des contes de la soirée. Après l'arrivée du jeune vendeur, la petite fille nommée Zella arriva à son tour, mais seule, c'était plutôt courageux de sa part, malgré son âge elle faisait preuve de courage, s'aventurer dans les docks de Londres, la nuit, avec des personnes qu'elle n'avait rencontré qu'une seule fois, c'était admirable de sa part, apparemment elle méritait bien sa place chez les Gryffys. Quelques minutes après arriva Rilla, la préfète de Serdaigle qui était sur le point de sauter à Valens dans les bras mais se ravisa, et se contenta de saluer les trois présents.

Il restait à présent "l'invité d'honneur", c'était un jeune homme nommé Franck Stein, qui ne tarda pas beaucoup à arriver et à saluer les présents avec désinvolture, aucun des présents ne lui répondit, au moins pas de façon amicale...

- Qui êtes-vous ? Lui avait demandé Rilla.

C'était assez compréhensible de sa part, elle croyait voir arriver Aloys, qui était "très proche" d'elle, d'après les regards que John les avait vu échanger pendant le dernier rassemblement. Valens de son côté restait sceptique, mais se tourna un instant bers John et lui demanda:

- Vous avez invité d'autres personnes que les membres du cercle?

C'était le moment attendu, il fallait leur expliquer ce qui s'était passé après la soirée, ce qui s'était passé après le départ du Maître des contes.

- Techniquement, non, c'était vrai, le jeune garçon faisait dorénavant partie du cercle, je vous présente Franck Stein, le nouveau membre du cercle, il y a été introduit par Aloys, son ami.

Ce n'était pas très explicatif, il fallait trouver les bons mots pour exposer tous les détails. Il se tourna vers Franck qui ne comprenait sûrement pas ce qui se passait.

- Je vais essayer d'être bref, il lui expliqua alors toute l'histoire du Cercle des Conteurs Maudits, je sais que tu n'y es pour rien, mais c'est à cause d'Aloys que tu es là maintenant.

Le garde-chasse se tourna vers le reste du groupe.

- Avant l'arrivée du Maitre des Contes, j'ai planté un Jobarbille dans un coin de la cabane; il avait écouté tout ce qui s'était passé pendant et après la soirée, il avala sa salive et reprit, j'ai dû malheureusement le tuer pour l'obliger à répéter tout ce qu'il a entendu... Bref, Aloys voulait partir ailleurs, il a eu un accord avec le Maitre l'obligeant à sacrifier une âme pour sauver la sienne et briser le serment, il a donc choisi celle de Franck pour la lier au contrat.

Il s'arrêta là, il y avait trop d'informations pour toutes les assumer en même temps, de plus, il était à court de constatations, il attendit pour connaitre le point de vue des autres. Il repensa à toute l'histoire, ils étaient réunis sur demande du Maitre des contes pour raconter des contes en tenant dans la main une pierre qui absorbait leurs énergies, ensuite après qu'ils aient quitté la cabane, il commençaient à voir toutes sortes d'événements racontés au cours de la soirée, au moins lui et Valens en avaient eus l'expérience. Maintenant, ils étaient réunis pour discuter de ce qui s'était passé après leur séparation. Il repensa à l'oiseau qu'il avait dû tuer il repensa aussi à ce qu'il avait dû faire pour l'attraper.
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Re: Dans une nuit Brumeuse
Zella Sentias, le  Dim 2 Sep 2012 - 8:06

Les minutes passèrent avec lenteur dans le froid glacial de Londres, et le vent faisait frissonner Zella comme jamais. Rilla fit son arrivée un peu plus tard, et Valens la salua chaleureusement. Zella lui adressa un signe de la main, puis elle entoura de nouveau ses jambes de ses bras ankylosés. L’attente était intenable, et une certaine angoisse nouait le ventre de la jeune Gryffondor. La présence des membres du cercle des conteurs la rassurait, certes, mais la raison pour laquelle ils étaient de nouveau rassemblé l’empêchait de ressentir quelconque joie ou soulagement. Elle fixa son regard dans la brume, au loin, et apparut alors la silhouette d’un garçon. Ne distinguant pas même son visage, elle en déduisit qu’il s’agissait d’Aloys. Mais où était donc Judas ?

Mais lorsque le garçon ne fut plus qu’à quelques pas du groupe, Zella ne reconnut pas en lui les traits d’Aloys. Un complet inconnu les rejoignait dans la brume, le sourire aux lèvres. Inquiète, Zella se leva et se tint raide, en retrait du garde-chasse. Elle remarqua que les deux autres élèves présents se tendaient eux aussi, et Rilla porta sa main à sa baguette magique.

- Qui êtes vous ? Lança t-elle rudement.

Zella attendait la réponse du garçon avec impatience, ses yeux bleus dévisageant le nouveau venu avec suspicion.

- Vous avez invité d’autres personnes que les membres du cercle ? Demanda Valens à l’adresse de John.

La gryffondor vit alors le garde-chasse ouvrir la bouche, puis la refermer, avant de finalement se résoudre à donner quelques explications.

- Techniquement. Je vous présente Franck Stein, le nouveau membre du cercle, il y a été introduit par Aloys, son ami.

Zella inspira profondément tout en reportant son attention sur le sus-nommé. Pouvait-on vraiment inclure quelqu’un dans le cercle ? Elle n’entendit pas le reste des paroles de John à l’adresse de Franck, sachant qu’il expliquait une chose qu’elle savait déjà.

- Avant l'arrivée du Maitre des Contes, j'ai planté un Jobarbille dans un coin de la cabane ; il avait écouté tout ce qui s'était passé pendant et après la soirée. J'ai dû malheureusement le tuer pour l'obliger à répéter tout ce qu'il a entendu... Bref, Aloys voulait partir ailleurs, il a eu un accord avec le Maitre l'obligeant à sacrifier une âme pour sauver la sienne et briser le serment, il a donc choisi celle de Franck pour la lier au contrat.

Se demandant ce que diable pouvait être un Jobarbille, Zella fronça les sourcils. Cette histoire de sacrifier une âme était effrayante, et la Gryffondor eu un élan de compassion pour Franck. Il ne savait certainement pas ce qui lui tombait dessus.

- Est-ce que ça veut dire qu’Aloys ne fait définitivement plus partie du cercle ? Demanda malgré tout Zella.

Bien que le geste du garçon était on ne peut plus déraisonnable, car il envoyait l’un de ses amis vivre une aventure terrifiante et inconnue, la rouge et or voulait savoir si cela l’avait définitevement tiré d’affaire. Elle-même n’aurait pas eu le courage de faire face au maître des contes pour une telle demande, ni même d’envoyer quelqu’un de sa connaissance à sa place dans le cercle. Elle se rendit alors compte qu’elle était à présent plus que jamais lié au cercle, comme l’avait dit John. Son âme était liée au contrat du cercle des conteurs. Disparus. Allaient-ils disparaître eux aussi ?
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Re: Dans une nuit Brumeuse
Zella Sentias, le  Dim 2 Sep 2012 - 8:07

Les minutes passèrent avec lenteur dans le froid glacial de Londres, et le vent faisait frissonner Zella comme jamais. Rilla fit son arrivée un peu plus tard, et Valens la salua chaleureusement. Zella lui adressa un signe de la main, puis elle entoura de nouveau ses jambes de ses bras ankylosés. L’attente était intenable, et une certaine angoisse nouait le ventre de la jeune Gryffondor. La présence des membres du cercle des conteurs la rassurait, certes, mais la raison pour laquelle ils étaient de nouveau rassemblé l’empêchait de ressentir quelconque joie ou soulagement. Elle fixa son regard dans la brume, au loin, et apparut alors la silhouette d’un garçon. Ne distinguant pas même son visage, elle en déduisit qu’il s’agissait d’Aloys. Mais où était donc Judas ?

Mais lorsque le garçon ne fut plus qu’à quelques pas du groupe, Zella ne reconnut pas en lui les traits d’Aloys. Un complet inconnu les rejoignait dans la brume, le sourire aux lèvres. Inquiète, Zella se leva et se tint raide, en retrait du garde-chasse. Elle remarqua que les deux autres élèves présents se tendaient eux aussi, et Rilla porta sa main à sa baguette magique.

- Qui êtes vous ? Lança t-elle rudement.

Zella attendait la réponse du garçon avec impatience, ses yeux bleus dévisageant le nouveau venu avec suspicion.

- Vous avez invité d’autres personnes que les membres du cercle ? Demanda Valens à l’adresse de John.

La gryffondor vit alors le garde-chasse ouvrir la bouche, puis la refermer, avant de finalement se résoudre à donner quelques explications.

- Techniquement. Je vous présente Franck Stein, le nouveau membre du cercle, il y a été introduit par Aloys, son ami.

Zella inspira profondément tout en reportant son attention sur le sus-nommé. Pouvait-on vraiment inclure quelqu’un dans le cercle ? Elle n’entendit pas le reste des paroles de John à l’adresse de Franck, sachant qu’il expliquait une chose qu’elle savait déjà.

- Avant l'arrivée du Maitre des Contes, j'ai planté un Jobarbille dans un coin de la cabane ; il avait écouté tout ce qui s'était passé pendant et après la soirée. J'ai dû malheureusement le tuer pour l'obliger à répéter tout ce qu'il a entendu... Bref, Aloys voulait partir ailleurs, il a eu un accord avec le Maitre l'obligeant à sacrifier une âme pour sauver la sienne et briser le serment, il a donc choisi celle de Franck pour la lier au contrat.

Se demandant ce que diable pouvait être un Jobarbille, Zella fronça les sourcils. Cette histoire de sacrifier une âme était effrayante, et la Gryffondor eu un élan de compassion pour Franck. Il ne savait certainement pas ce qui lui tombait dessus.

- Est-ce que ça veut dire qu’Aloys ne fait définitivement plus partie du cercle ? Demanda malgré tout Zella.

Bien que le geste du garçon était on ne peut plus déraisonnable, car il envoyait l’un de ses amis vivre une aventure terrifiante et inconnue, la rouge et or voulait savoir si cela l’avait définitevement tiré d’affaire. Elle-même n’aurait pas eu le courage de faire face au maître des contes pour une telle demande, ni même d’envoyer quelqu’un de sa connaissance à sa place dans le cercle. Elle se rendit alors compte qu’elle était à présent plus que jamais lié au cercle, comme l’avait dit John. Son âme était liée au contrat du cercle des conteurs. Disparus. Allaient-ils disparaître eux aussi ?
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Re: Dans une nuit Brumeuse
Franck Stein, le  Lun 3 Sep 2012 - 1:48

Visiblement que l’on ne s’attendait pas à ma présence en ces lieux ce soir. Trois des quatre individus furent surpris de me voir. La jeune blonde allait même jusqu’à effleurer le manche de sa baguette, tel un pistolero prêt à dégainer en cas de soudain danger. Le jeune homme semblait également sur ces gardes.

Un peu inquiet par l’accueil qu’on me réservait, je m’apprêtais à répondre et à me justifier, quant John Dawson, par chance et soulagement, le fit à ma place. Mais ses mots, autant pour eux que pour moi, allaient faire office d’une révélation inattendue.

« -Je vous présente Franck Stein, le nouveau membre du cercle, il y a été introduit par Aloys, son ami. »

Signe d’une incompréhension totale, un de mes sourcils se leva. « Nouveau membre du cercle ? », « Aloys ? »…plait-il ? Qu’est-ce que c’était comme histoires encore ! Dans quelle merdier m’étais-je fourré, ou du moins, dans quelle merdier semblait m’avoir introduit Aloys ? t D'ailleurs que venait-il faire dans cette histoire ? Et quelle était la nature de ce…cercle étrange ? C’était avec tout autant, voire plus, de questions en tête que j’attendais d’autres explications, ce que s’empressait, en se tournant vers moi, le garde-chasse.

« - Je vais essayer d'être bref, il m’expliqua alors toute l'histoire du Cercle des Conteurs Maudits –à savoir, en autre, l’existence d’un maitre des contes, et leur soirée dans la cabane du garde-chasse à Poudlard, je sais que tu n'y es pour rien, mais c'est à cause d'Aloys que tu es là maintenant. Puis il se tourna devant le groupe et continua : Avant l'arrivée du Maitre des Contes, j'ai planté un Jobarbille dans un coin de la cabane; il avait écouté tout ce qui s'était passé pendant et après la soirée, il avala sa salive et reprit, j'ai dû malheureusement le tuer pour l'obliger à répéter tout ce qu'il a entendu... Bref, Aloys voulait partir ailleurs, il a eu un accord avec le Maitre l'obligeant à sacrifier une âme pour sauver la sienne et briser le serment, il a donc choisi celle de Franck pour la lier au contrat. »

Quelle histoire ! Je comprenais à présent la lettre mystérieuse qui m’avait été envoyé quelques jours plus tôt, cette lettre sur laquelle de lettres biens étranges on disait mon âme objet d’un autre. J’enfonçais mes mains dans mes poches pour faire fuir la fraicheur qui commençait à s’emparer de moi, et repensait à toutes les paroles de John. Il m’était bien forcé d’avouer que je ne m’attendais guère à une pareille situation lorsque je décidais d’accepter le rendez-vous ici, sur les docks. Je ne m’attendais pas non plus à apprendre que l’un de mes meilleurs amis, si ce n’était mon seul meilleur ami, puisse me vendre, ou me sacrifier pour sauver sa peau. En outre, j’apprenais en même temps, qu’il semblait avoir pris les voiles pour des terres lointaines et inconnues ; et cette nouvelle m’emplie d’une certaine tristesse.

« -Est-ce que ça veut dire qu’Aloys ne fait définitivement plus partie du cercle ? » demanda la plus petite du groupe.

Il eut une moue collective en guise de réponse, et un petit silence s’installa. En regardant la petite fille, je ne pouvais ne pas me questionner sur sa présence ici. Elle semblait si jeune !, et, semblait-il, que le danger, dans cette nouvelle aventure qui se dessinait, ne serait pas de tout repos. Qu’avait-elle fait pour gagner sa place parmi…les conteurs maudits du maitre des contes ? Les autres membres du groupe paraissaient beaucoup plus âgés et avertis comme en témoignait la personne du garde-chasse.

« Ok, ok, ça a l’air complètement fou mais, je pense que je serais encore plus fou de ne pas vous croire. C’est du sérieux. Hum…j’avais reçu une lettre y a quelques temps d’un inconnu qui me disait que mon âme lui appartenait, il me parlait de conteurs ou une bêtise dans ce genre. Maintenant tout s’explique. Mais qu’est-ce qu’on fiche ici sur les docks John ? C’est par ordre de ce…maitre des contes ou… ? »

Même si la situation paraissait un peu plus claire, force était de constater, que j’étais encore un brin paumé.

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Re: Dans une nuit Brumeuse
Valens Fenwick, le  Lun 3 Sep 2012 - 11:10

Contre toute attente, l'inconnu avait véritablement été invité par John. Avant que le serpentard ait pu lui demander les raison de cette invitation qui ne semblait concerner en rien un étranger, le garde chasse mit les points sur les i. Un des conjurés avait trouvé une échappatoire, un moyen de se soustraire à ce serment en subsituant une âme à la sienne. La pratique semblait fort peu académique, plutôt glauque et relativement peu sympathique pour son "ami". Néanmoins, celui ci, contrairement à ce que le vendeur d'animaux pensait jusque là, était bel et bien impliqué dans cette étrange situation. Cela n'empêcha pas le pénix de hausser les sourcils en apprenant quelle pratique proche de la magie noire avait été utilisée à cet effet.

Plus grave encore, le garde chasse avait sacrifié un jobarbille pour savoir cela. Faisant une moue désappointée, le spécialiste des animaux fit une remarque à l'employé de Poudlard d'un ton désapprobateur.

- Vous devriez vous acheter une tête réduite, cela éviterait quelques tracas à vous même ou à ces oiseaux. Sans parler du fait que vous n'auriez pas à écouter le vie par le menu...

La question de Zella entraina un silence collectif. Valens ne put que hocher du chef afin de confirmer les suppositions de la jeune fille. Rachetant son âme au "diable" en payant le prix de celle d'un proche, il semblait avoir irrémédiablement taché la sienne de ce geste. Comment une conscience pouvait survivre à cela, le jeune homme l'ignorait. Celui ci n'était pas toujours très fier de ce qu'il devait faire, pourtant son sacrifice était toujours pour les autres. Ici, c'était un innocent que l'on sacrifiait pour un but égoïste.

Convaincu d'être vraiment tombé dans quelque chose de louche, même involontairement, et n'ayant pas vraiment le choix, le fameux Franck Stein demanda ce qu'il se passait. La question était légitime. Les anciens membres du cercle eux même étaient perdus, alors un nouveau devait avoir du mal à saisir toutes les ficelles en si peu de temps. Tandis que celui ci pensait à une nouvelle réunion présidée par le maître des contes, Valens secoua la tête. Expliquant sa situation d'un ton un peu las, il ouvrit sur le sujet du jour. Si Judas ne s'était pas décidée à venir, ils se retrouvaient au complet.

- Je ne sais pas pour vous, et encore moins pour notre nouveau conjuré malgré lui, mais il se passe quelque chose d'étrange... d'inquiétant. Pour ceux qui l'ignoreraient. Je suis vendeur d'animaux. Nous avons quelques farfadets en boutique, trois ou quatre tout au plus. Pourtant hier, pendant que je nettoyais la boutique, je râlais sur le fait que le ménage m'était systématiquement dévolu. Aussitôt, une centaine de farfadets sont venus m'aider à nettoyer la boutique. Je n'ai certes rien à dire sur la qualité de leur travail. Cependant, d'une part nous n'avons jamais eu autant de farfadets dans la boutique et je ne sais pas d'où ils sortent et d'autre part, l'un des contes parlait d'eux... inutile de vous rappeler qu'il s'est mal fini. Depuis, je fais très attention à ce que je dis dans ces moments là ou à l'aide que je pourrais demander de manière inconséquente.

Et d'après ce que j'en sais, je ne suis pas le seul à avoir vu vent de coïncidences étranges en rapport avec le contenu de nos histoires. Je trouve cela effrayant et mon instinct me souffle que ce n'est probablement pas terminé, bien au contraire.

Le témoignage se termina ainsi, sur cette révélation et les doutes associés, laissant planer l'ombre d'une menace sur les gens rassemblés.
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Re: Dans une nuit Brumeuse
Zella Sentias, le  Lun 3 Sep 2012 - 11:34

Seul le hochement de Valens et un silence pesant vint confirmer les sombres pensées de Zella. Ainsi, l’un des membres du cercle avait vendu l’âme de son ami contre la sienne. C’était terrible, et la jeune fille réprima un frisson. Tout était si obscur, si sombre dans cette histoire. Après le témoignage de Valens, elle ne pu s’empêcher de soupirer.

- Il m’est arrivé une histoire à peu près similaire l’autre jour. J’étais dans les couloirs de Poudlard, et un homme à débarquer de nul part, tout en armure. Il disait chercher la lumière. Mais il était très effrayant, et il avait des yeux tout blancs. Je suis partit en courant. Mais je me suis rappelé après de l’histoire de l’homme qui s’est fait figé près de l’antre d’un dragon, et ça m’a fichu la trouille.

Alors qu’elle repensait à sa grande frayeur à la vue des yeux vitreux du chevalier, elle frissonna pour de bon. Si tous les contes prenaient vie, cela signifiait-il qu’à présent erraient dans les contrées alentours de mystérieuses armées effrayantes ? Qu’il y avait aussi un abominable être aux yeux rouges qui enlevait les enfants ?

- Vous pensez qu’ils sont tous devenus vrais ? Les contes ?

Son regard inquiet se posa tour à tour sur chaque personne de l’assemblée, et elle caressa son boursoufflet, sagement couché dans sa poche. Philibert était rassurant. C’était sans doute la seule chose qui lui permettait de ne pas se laisser prendre par la peur.
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Re: Dans une nuit Brumeuse
Franck Stein, le  Mar 4 Sep 2012 - 13:20

J’étais à la fois rassuré et inquiet en voyant que les autres membres du groupe furent presque autant perdus que moi. Inquiet, parce que si eux ne comprenaient toujours pas dans quelle histoire on les avait embarqués, j’allais être à l’ouest le plus complet.

Mais, petit à petit, alors que chacun commençait à raconter des histoires très étranges, des histoires qui, d’un lien mystérieux, me rappelaient les rêves que je faisais parfois, ces rêves dans lesquelles images et mots étaient associés et inséparables, je comprenais que notre rassemblement était voué à éclaircir la situation dans laquelle nous étions tombés, ou, plus personnellement, dans laquelle on m’avait poussé. Le jeune homme et la jeune fille racontaient péripéties à mon esprit pareil à une sorte de souvenir lointain.

Et de ce que m’en avait expliqué John, et de ce qu'en disait les deux jeunes gens, tous ces phénomènes semblaient sortir des contes que chaque conteur maudit avait inventés. C’était dingue, et, pour quelqu’un d’extérieur à cette histoire, quelqu’un dont cette magie inconnue n’avait pas fait prisonnier comme nous, tout cela aurait été d’une folie à ne pas prendre au sérieux. Et comment le contredire ? Des contes qui prennent vie ! Quelle fantaisie ! Toutefois, nous savions tous, nous, au nombre de cinq, que tout était réellement à prendre au sérieux.

« C’est la même chose pour moi. Y a quelques temps, juste après avoir reçu ces mots dont je vous parlais à l’instant, ces mots du conteur maudit, j’ai eu une histoire avec une fille.

Je l’ai rencontré à une soirée, elle chantait, et elle chantait divinement bien. On était tous attiré par elle. On a sympathisé rapidement et tout. Elle semblait cool au départ, mais petit à petit, elle est devenue étrange. Je sais pas comment dire…elle avait quelque chose en elle, autour d’elle qui ne m’inspirait pas confiance. Je ne me sentais pas vraiment à l’aise à ses côtés. Et pourtant, elle était vraiment jolie. Pour elle, on aurait combattu monstres, on aurait battit merveilles, seulement pour l’impressionner et en faire sienne.

Mais, quelques semaines après le début de notre relation, j’ai tout arrêté. J’ai essayé d’être le plus sincère et le plus doux possible, au départ elle n’a rien dit, puis elle est partie en me maudissant. Elle me disait que j’étais son jouet, sa marionnette, que je ne pouvais pas l’abandonner, la laisser comme ça et que je devrais en payer le prix.

Je ne l’ai pas pris au sérieux, mais, quelques jours plus tard, une nuit, j’ai entendu du bruit dans la maison. Je me suis levé pour voir, et c’était dingue ! Y en avaient deux, trois…le corps bizarre, le regard vide, le visage blafard, comme si toute vie les avait quittés. Des Hommes...indescriptibles.

J’ai réussi à me dépatouiller pour m’en sortir mais bon Dieu ce que j’ai eu peur de me faire bouffer. Alors je ne sais pas vous, mais, je ne crois pas qu’on voit souvent des…sortes de zombie en plein cœur de Londres qui viennent vous souhaiter bonne nuit non ?

Peut-être n’était-ce qu’un hasard, que ces deux événements, la rupture et cette…attaque, n’avaient rien à voir l’une avec l’autre m’enfin c’était vraiment étrange.

En plus, j’ai…j’avais l’affreuse sensation d’avoir déjà vu ce genre de scène dans mon sommeil…vous savez, ce genre de situation qu’on voit dans la vie réelle et qui nous donne un air de...de... déjà-vu. Comme si on l’avait déjà vécu à un autre moment, dans nos rêves, comme si ça se répétait…tout était si confus.


Je m’arrêtais pour reprendre mon souffle, et plissant les yeux, en parcourant le groupe du regard, je murmurais d’une voix basse :

« Ça vous rappel l’un des contes… ? »
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Re: Dans une nuit Brumeuse
John Dawson, le  Ven 7 Sep 2012 - 5:04

Les révélations faites par John eurent l'effet anticipé, elle donna en effet un sujet de réflexion, ils restèrent silencieux pendant quelques instants. Ce fut Zella qui rompit la silence, elle demandait si Aloys avait définitivement quitté le cercle, Valens lui répondit par un signe de tête affirmatif. Il proposa que le garde-chasse aurait dû utiliser une tête réduite au lieu de sacrifier un Jobarbille, c'était une idée à laquelle il avait déjà pensé, mais il n'en avait pas eu le temps nécessaire... quoiqu'il en soit, ce qui a été fait est fait. La chose qui intriguait l'ex-serdaigle était "la trahison" d'Aloys, il n'avait pas imaginé que l'un des membres soit aussi égoïste, pousser son ami dans un pétrin dans on connait les conséquences potentielles, c'était un acte que rien au monde ne justifiait.

Les membres passèrent alors à la partie où ils racontaient leurs aventures respectives, il connaissait déjà celle du jeune vendeur, ce dernier avait reçu la visite de farfadets qui avaient, en quelque sorte, exaucé son souhait immédiat, ce n'était pas aussi mauvais lorsqu'on le racontait comme ça, mais à force de voir les farfadets faire tout le travail, on finit par perdre le contrôle sur eux, surtout lorsqu'on connait la fin de l'histoire... il imagina Valens en cage dans sa boutique. Ce fut au tour de Zella pour raconter sa petite aventure, lorsqu'elle avait rencontré l'homme aux yeux blancs, elle avait fichu le camp, heureusement qu'elle était intacte, surtout que l'homme venait de son histoire, s'il savait que les choses allaient en arriver là, il aurait raconté des contes pour enfants. Franck raconta ses péripéties, il demanda ensuite si cela faisait partie d'un des contes.

- Malheureusement oui, répondit le garde-chasse en hochant la tête, cela faisait en effet partie du conte de Valens.

Ce qu' s'était passé pour John n'était pas aussi dangereux que ce qui s'était passé pour les autres, il n'avait pas couru de réel danger.

- Ce qui s'est passé pour moi n'était pas aussi dangereux, mais je n'ai pas vécu qu'une seule. J'ai entendu des rumeurs dans le village concernant quelques personnages s'approchant de ceux du conte, je les avais ignoré, jusqu'au moment où j'ai entendu des grognements de dragon dans une caverne dans la forêt, mais ce qui m'a vraiment poussé à vous convoquer, c'est le fait que ce matin même, j'ai assisté à une scène où une vieille femme avait demandé à un jeune homme de l'aider, mais ce dernier s'éloigna en l'ignorant. C'était ton histoire je crois ?

Il avait dit cette dernière phrase en se tournant vers Valens. Les conjurés du Cercle étaient sains et saufs, mais une seule personne n'avait pas encore raconté ce qui s'était passé pour elle, c'était Rylla, il ne voulait pas la presser de commencer, il se contenta de la regarder, attendant de voir si elle avait quelque chose à dire, sinon, valait mieux discuter une issue pour sortie de cette histoire avec un minimum de dégâts.
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Re: Dans une nuit Brumeuse
Valens Fenwick, le  Lun 10 Sep 2012 - 11:04

Zella qui rencontrait un homme aux yeux blancs en armure, lui même aux prises avec des farfadet, John qui rencontrait l'amoureuse éconduite et le nouveau venu qui avait failli y rester dans l'équivalent de la chambre qui avait signé la fin d'un personnage de l'un de ses contes. S'il n'avait pas pleinement conscience du guépier dans lequel ils étaient tous fourrés, le sinople et argent aurait songé que Zella avait vu un des nombreux fantômes de poudlard, que les farfadets de la boutique lui avaient juste fait une farce, que les amoureux éconduits étaient monnaie courante et qu'un cambriolage pouvait mal tourner.

Pourtant ce n'était pas le cas, en son fort intérieur il savait que ce n'était pas le cas. Sa raison qui le poussait à y croire, à se raccrocher à des explications rationnelles pédalait dans le vide. Le piège se refermait en effet sur eux, se souciant peu de dommages collatéraux. La jeune fille demanda si les contes devenaient vraiment réels, comme si elle était victime d'un mauvais rêve dont elle allait bientôt se réveiller. Les pouces sous son menton et les mains jointes devant lui, Valens lui répondit quelque chose de peu encourageant, il n'avait pour le moment aucun courage à offrir.

- Et ça ne fait que commencer. Je ne sais quel en sera le point culminant ni quel objectif est visé. Néanmoins je sens que cela ne fait que commencer. Nos contes sont issus de nos imaginations, notre imagination exprime nos peurs cachées, nos peurs prendront bientôt les armes contre nous... Ce qui se passe autour de nous n'est pas à prendre à la légère.

Après avoir donné confirmation à Franck qu'il s'agissait bien d'un de leurs contes, de celui de Valens pour être précis, le garde chasse lui indiqua que son expérience était aussi tiré du sien. Avec un soupir, le vendeur d'animaux trouva le courage de plaisanter.

- En effet John. Encore un peu et j'aurais pu croire que ce n'était lié qu'à mes contes. J'aurais été un sacré porteur de poisse en ce cas. Cela dit, ça ne règle pas notre problème. Que pouvons nous faire?

Vaste question. Qui ne pouvait mener nulle part formulée ainsi. Le jeune homme décida donc de cadrer sa réflexion.

- Comment nous protéger au mieux de ces contes déjà? Doit-on s'isoler pour éviter les interaction ou, au contraire, rester ensemble?
Est ce que quelqu'un a une idée de ce que le maître des contes compte faire de nos âmes? Un rituel particulier? Il serait "comique" qu'il songe à faire pire encore.
Et surtout... Comment arrêter tout cela? Doit-on chercher et retrouver le responsable de nos maux? OU au contraire chercher une solution dont notre adversaire n'a pas la maîtrise?


C'était un début de réflexion, qu'il fallait certainement davantage détailler afin de trouver une solution viable...
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Re: Dans une nuit Brumeuse
Rilla Blythe, le  Ven 14 Sep 2012 - 16:51

HRP: Hello tous! Je vais faire un truc à ma sauce, mais au moins j'aurai posté.^^

Les sentiments se succédaient dans le coeur de Rilla. Elle semblait calme, étrangement calme. Pourtant, dans son être c'était le tumulte. Une tempête d'émotions déchaînée par le garde chasse, engendrée par la présence du mystérieux jeune homme qui ne semblait pas savoir ce qu'il venait faire au milieu de leur groupe maudit.

Rilla demeurait figée, comme pétrifiée. On venait de lui dépeindre un Aloys qu'elle ne connaissait pas, dont elle ignorait même qu'il puisse exister. Et cela elle refusait de l'accepter. Elle revoyait celui qui appartenait à son cercle d'amis les plus chers jouer avec une petite fée, lui sourire, la faire tomber sur les tatamis, la taquiner... Elle revoyait les cheveux bouclés, le regard sombre et rieur, l'écharpe dont il ne se séparait jamais... Cela ne cadrait pas avec ce qu'elle savait de lui, jamais il n'aurait condamné l'un de ses amis proches, jamais. Pas son Aloys. Pourtant l'autre jeune homme était là, devant eux. Il paraissait sincère. Oui, c'était cela. Elle se raccrocha à ce mot "paraissait". Et aussitôt elle lui en voulu. S'il n'était pas venu, jamais John Dawson n'aurait dit ces horribles choses sur son Aloys, jamais.

Au fond, une curieuse sensation, l'impression que tout cela n'était pourtant que la triste vérité. Alors soudain le regard d'Aloys s'imposa à son esprit. Pas celui qu'il avait tous les jours, non, celui qu'il avait ce soir là. La dernière fois qu'elle l'avait vu, dans la cabane de John. Son regard était chargé d'inquiétude, et d'une sorte de colère froide, son regard était assombrit, différent. Elle se souvint que cela l'avait inquiété, mais elle n'avait pas eu l'occasion de lui parler. Valens avait tenu à la raccompagner alors qu'Aloys lui s'était attardé. Ce point là concordait si bien aux explications de John qu'il en devient dérangeant. Elle avait besoin de penser à autres choses, d'être réconfortée. Naturellement elle tourna les yeux vers Valens. Ce dernier semblait réfléchir, elle regarda alors chacune des personnes présentes et sursauta.

La question posée par la benjamine du groupe la glaça. Elle comprit tout aussitôt que c'était ce qui la dérangeait depuis le début. Aloys était parti. Peut être même ne reviendrait-il jamais. Il était partit sans lui dire au revoir, sans un mot, et en trahissant un ami. Pourtant, elle ne parvenait pas à lui en vouloir, elle était simplement et profondément attristée.

Un voile émotionnel assombrit son regard, et elle baissa la tête. Fixant le sol sans le voir. La nuit lui apparaissait soudain glaciale, et en grand vide l'envahissait progressivement.

Elle perdit le fil de la conversation, n'écoutant que d'une demi oreille, ne retenant pas grand chose. Essayant de ne plus penser au départ de son ami.

C'est la voix de son meilleur ami qui l'arracha à ses pensées. Il s'interrogeait sur le fait de s'isoler ou de rester ensemble. N'ayant pas réellement suivi ce qui s'était dit, elle eut peur. Elle ne serait pas séparé de lui non plus. Lui adressant un regard chargé d'une détresse qu'elle n'était aps parvenue à camoufler, elle glissa sa main dans la sienne et lui souffla:
- Reste avec moi.

Si Valens restait à ses côtés, cela ne pourrait qu'aller mieux. Alors que la main chaude de son ami dans la sienne la rassurait plus qu'aucune parole réconfortante n'aurait pu le faire, une horrible pensée lui traversa l'esprit et la fit frissonner. Elle avait juste émit l'hypothèse du départ de Valensi. Il serait parti comme Aloys, serait sorti de sa vie, la laissant seule, ne revenant plus jamais. Elle chassa l'idée aussitôt. Trop insupportable.

S'obligeant à rester encré dans la réalité pour ne plus subir ses affreuses pensées, elle entendit la fin des paroles de Valens.
...dont notre adversaire n'a pas la maîtrise?

- Un adversaire? Quel adversaire? s'exclama-t-elle avant de rougir violemment en comprenant sa bévue.
- Euh... Je plaisante... pour détendre hum l'atmosphère.Je veux dire... Moi je pense comme Valens, En général il est assez doué pour se débarrasser des vilains méchants adversaires. Elle se racla doucement la gorge et se tu, honteuse. Triturant ses mains et essayant d'avoir l'air impassible et concernée. En fait, elle aurait voulu disparaître dans un trou de souris.

Elle se promit donc de demeurer muette jusqu'à ce qu'elle ait pleinement compris de quoi il retournait, et même alors, elle tournerait sa langue une bonne centaine de fois dans sa bouche avant de prendre la parole. S'avisant que cent c'était peut être un peu trop, elle décida que vingt ferait l'affaire. Il lui restait à présent à se concentrer de toutes ses forces pour ne plus penser à Aloys, ne plus en vouloir au nouveau venu, ne plus se sentir mortifiée, et ne plus rater une miette de la conversation. Très vite, il lui apparu que le plus simple pour le moment était de ne plus se donner d'objectif.Trop d'émotions la secouaient encore pour qu'elle ait la pleine maîtrise d'elle même, ses pensées incluses.
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Re: Dans une nuit Brumeuse
Zella Sentias, le  Ven 14 Sep 2012 - 18:00

Zella observa le groupe de ses yeux angoissés. Judas ne viendrait pas, c’était certain. D’ailleurs, Valens sembla arriver à la même conclusion. Il commença à parler, et Zella l’écouta avec attention.

- Comment nous protéger au mieux de ces contes déjà ? Doit-on s'isoler pour éviter les interactions ou, au contraire, rester ensemble ? Est ce que quelqu'un a une idée de ce que le maître des contes compte faire de nos âmes ? Un rituel particulier ? Il serait comique qu'il songe à faire pire encore. Et surtout... Comment arrêter tout cela ? Doit-on chercher et retrouver le responsable de nos maux ? Ou au contraire chercher une solution dont notre adversaire n'a pas la maîtrise ?

La foule de questions du Serpentard ne rassura en rien la jeune Gryffondor, qui se raidit. Il n’avait pas la solution. Personne ne l’avait. Zella remarqua alors que Rilla semblait bien perdue depuis quelques instants, fixant un point imaginaire au-delà de la brume.

- Un adversaire ? Quel adversaire ? Euh... Je plaisante... pour détendre... hum... l’atmosphère. Je veux dire... Moi je pense comme Valens. En général, il est assez doué pour se débarrasser des vilains méchants adversaires.

La Serdaigle rougit jusqu’aux oreilles, et Zella grimaça. Elle avait l’air si désemparée que l’image de protection que lui inspirait ces jeunes personnes à prime abord se désagrégea. Ils n’étaient tous que des enfants, hormis le garde-chasse. Et aucun ne savait comment agir dans les circonstances présentes. Alors qu’un frisson la parcourait, elle mit la main à sa poche. De nouveau, elle sentit le poil doux de son boursoufflet, qui émit un léger ronronnement. Il était chaud, réconfortant. Ce ne pouvait pas être sans issue. C’était impossible. Son meilleur ami à l’orphelinat lui avait dit qu’on pouvait toujours trouver la solution, à condition de chercher avec détermination. Il était hors de question de baisser les bras.

- Il faut qu’on reste ensemble, fit-elle alors d’une voix plus forte qu’à l’ordinaire. Dans les contes, comme dans n’importe quel histoire, les méchants isolent toujours les gentils pour les détruire un à un. Si on reste ensemble, on est plus fort.

Elle s’arrêta quelques secondes, rassérénée par ses propres paroles.

- Nous sommes des sorciers. Cinq sorciers. Le maître des contes est peut-être puissant, mais il est seul. Je suis sûre qu’on trouvera un moyen, tous ensemble. Je pense d’ailleurs qu’on devrait le chercher. Mais avant, on devrait trouver des informations sur lui, sur le rituel qu’il a pu faire. Ce n’est pas en restant caché que les choses s’arrangeront.

Prenant en considération son ton quelque peu autoritaire, elle darda son regard azuré sur le garde-chasse, puis sur Valens. Ils étaient les plus âgés, et les plus à même de prendre des décisions après tout.

- Qu’est-ce que vous en dîtes ?
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Re: Dans une nuit Brumeuse
Jana Van Oaklyn, le  Mar 29 Jan 2013 - 9:25

| RP unique |
« Chapitre I - Il est temps »

La nuit aux alentours de 22 heures, un samedi.

Brillante et grasse, la superbe pleine lune ressemblait à une perle suspendue au ciel. Palpitations. Crépitements. Ombres de mon corps sur ombres d'objets, d'immeubles, de caisses, d'habitations. Londres la nuit ; tout un subterfuge, tout une autre ville à découvrir. Il y a d'un côté la ville festive, dans les quartiers mouvementés tels que le quartier gothique où milliers de gays et de nanas venaient se déhancher, ou encore Brixton avec ses groupes de musiques de dingue et l'ambiance exaltante qui s'y dégage, et surtout, surtout, Soho, l'incontournable Soho. Dans Londres, en pleine nuit, il y a également ces coins sombres. Ces allées désertes, ou pas un chat ne bouge, où seul les clapotis se font entendre. Où vos pas se mouvent avec la terre, où vous vous sentez alors seule, seule et définitivement seule, sans compagnie qui puisse troubler vos pensées. Mais ce soir je ne serais pas seule. J'en tremblais. J'en tremblais d'impatience, d'excitation. Plus j'avançais, plus je sentais les mètres entre nous se réduire, et plus je me sentais libérée, car, enfin, après ces cinq mois infinissables, j'allais revoir mon créateur. Adriann Van Oaklyn. Créateur, et non géniteur, et non père. Il avait beau l'être, les deux à la fois, ces mots me semblaient insuffisants. Il avait été tout pour moi. Non seulement un père extra, mais aussi une mère, pour ce que mon actuelle n'avait jamais fait. Notre point de rendez-vous s'approchait plus encore. Heureusement j'avais réussi grâce à une demande à m'éclipser pour ces 24 heures de Poudlard. Je revoyais son visage dans les braises de la cheminée, et simplement le revoir m'avait donné la force de continuer. Notre échange fut bref, mais concis et droit. Nous avions tous deux beaucoup de choses à nous dire. Je me laissais glisser dans la nuit. Capuchon recouvrant mon visage et mes cheveux. J'avançais tête haute, a l'affut du moindre bruit. Surtout, ne te fais pas voir.

Pdv Adriann Van Oaklyn

Une ombre se détachait de reste. De ces lieux sombres, imbriqués, figés dans le temps. Je n'avais pas de temps à perdre. Je n'avais pas suffisemment de temps. J'aurais aimé me ram'ner, un peu lui jeter un doux endoloris à l'autre directrice, me refusant un délai plus grand. J'avais une chose essentielle à faire, entre aujourd'hui et demain ; je savais ma fille douée, ma fille me ressemblant plus que quiconque au monde. Je la savais intelligente. Rebelle. Explosive, merveilleuse. Mais ce temps nous était insuffisant. Les lettres trop dangereuses. En outre, notre temps était compté. J'étais fier, éperonnant avec force ce qui nous attendrait, à tous les deux. J'étais fier que cette femme, car oui c'est ce qu'elle était à présent, s'approche de moi avec tant d'aisance, ses formes se jouant de mes yeux. Une force émanait d'elle. Peut-être etais-ce tout bonnement parce qu'elle était mienne. J'étais peut-être bien trop fier, trop fier, pour ainsi tout glorifier. Mon bras droit me chatouillait. Patience mon ami. Patience. Nous te dévoilerons à elle. En attendant, il me faudrait parler. Il me faudrait tester. Il me faudrait m'assurer ; il s'agissait de ma fille, je l'adorais, mais toi aussi je t'adorais, vous aussi je vous adorais, vous étiez tout, tout ce pourquoi je vivais encore. Je ne pus m'empêcher, là, la voyant approcher, de penser une chose, plus fort que jamais. C'est que la voir cagoulée lui allait bien. Et que là, une demi-seconde avant qu'elle ne soulève ce capuchon, je ne pus m'empêcher de revoir 0789, avant qu'elle ne meurt, et penser que ma fille, cette Jana, prendrait la relève mieux que quiconque, que cet accoutrement lui allait déjà bien, qu'elle était faite pour ça, qu'elle avait été faite, depuis toujours, comme je l'avais éduquée, comme je lui avais inculqué les bonnes choses de la vie, la vérité, vérité plus que tout autre chose au monde, qu'elle avait été faite pour être des nôtres, ou surtout des leurs...

Elle avait un visage de soie. Soyeux et clair. Elle avait un peu de moi et d'Elle, à mon grand désespoir, à mon grand regret, mais ce seulement physiquement. En elle elle était moi. Moi. Et rien d'autre. Elle était une pure, une dure, une vraie Van Oaklyn, et pas une once de l'autre. C'était rassurant. Franch'ment parfois j'me demande comment je fais pour ne pas aller l'écorcher vite, avec son nouveau mec, après tout ce qu'elle a fait, elle mérite même pas de vire. Que de crever. Dommage, dommage qu'on n'agisse qu'en Hollande et que très peu en Angleterre ou, croyez-moi bien, que j'aurais saisis l'occasion de la découper en petit morceau et ce avec grande souffrance. Je m'approchais, doucement, de ma fille. C'était la seule au monde que j'aimais tant. La seule qui m'appartienne, la seule, bien la seule, qui m'impose intérêt. Je la serrai fort contre moi, et je sentais ses bras m'étreindre. Nous nous turent. Sans un mot, sans un souffle même, nous nous enlacions, comme de vieux amants, mais nous n'étions qu'une fille et un père, en manque l'un de l'autre. Toutes ces années il m'avait fallut la préserver. La préserver des autorités, tendre à y faire attention. Avec son caractère elle attirait toujours l'attention, c'était ça le plus dur, mais elle était comme moi, et je ne pouvais lui en vouloir d'être ce qu'elle était. Parce qu'elle était sublime, qu'elle était unique, ou bien que nous étions les deux uniques Van Oaklyn, tout bonnement. Nous nous détachâmes. Oui. J'avais dû prendre soin d'elle même de loin. Après ce que sa mère avait apprit de ce que j'étais vraiment, elle avait fait gaffe, l'aut', à ce que sa fille ne tombe pas entre nos griffes. Elle avait fait tout l'inverse de ce qu'elle avait voulut. Il était trop tard à présent. Jana Van Oaklyn était ce qu'elle était et, jamais, elle ne pourrait changer, se changer en une femme telle qu'était sa mère, rigide comme un clou. J'étais émus en la regardant, en repensant à tout cela, parce qu'aujourd'hui j'avais gagné. J'avais gagné mon dû. J'avais gagné la bataille entre sa mère et moi. J'avais gagné. J'étais vainqueur, le victorieux, pour qu'elle m'aie depuis toujours plus aimé que l'aut'.

« Ma chérie, ma chère fille. Quittons ces lieux. Ne dis pas un mot. Aucun. Tends moi ta belle main, je te prie. Il est temps... » Lui dis-je avec douceur, lui tendant la mienne.

Elle me sourit. Je lui souris. Accrochés à ses doigts, je pensais à l'endroit qui bouleverserait toute sa vie, qui bouleverserait toute sa destinée. Tu ne sais que faire de ta vie, tu as peur. Tu as peur de ce que tu deviens, et au fond, tu en es fière. Et au fond, tu sais ce que tu es. Mais il te faut quelque chose pour te mener au but. Cette chose, c'est moi. Tu suivras mes pas. Tu seras fulgurante. Merveilleusement belle. Tu seras la Reine. Aux côtés des forces qui t'ont toujours attirées, et ce depuis ta naissance, et ce depuis ton enfance, et ce depuis que tu as ton modèle, le mien, sans que jamais, tu ne te doutes, que ce modèle puisse être des leurs.


| Suite au Cimetière de Godric's |
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Re: Dans une nuit Brumeuse
Ailinn Kafka, le  Mar 19 Fév 2013 - 11:40

[Flashback troisième année, PV Phoebe Monroe]


Londres. Citadelle insondable submergée par la brume, tradition à laquelle cette sombre soirée n’échappait pas. Une violente tempête battait impitoyablement le bitume des docks déserts, soulevant les toits de tôle rouillés des entrepôts industriels.
Perdue dans la lueur blafarde des candélabres d’un autre temps, une étrange jeune fille avançait vers l’inconnu, sa longue crinière rousse voletant derrière-elle malgré son capuchon, à l’instar de sa longue cape de velours qui claquait sur le pavé à chaque bourrasque.

Que faisait-elle ici ? La jeune Serdaigle n’en avait plus la moindre idée, égarée dans un labyrinthe de doutes…
La petite sorcière s’était rendue à Londres quelques jours plus tôt dans l’espoir d’y trouver Naomé, mais cette perspective s’était avérée n’être qu’une douce illusion. Mais alors, de qui pouvait bien provenir ce mystérieux parchemin paraphé d’une patte de renard déposé dans son dortoir ? Ailinn s’y était laissée prendre, et sa désillusion n’en était que plus douloureuse.

« Faut-il être stupide ! » s’exclama-t-elle en frappant violemment du poing un lampadaire de fer forgé, sa fine peau de porcelaine bleuissant sous la puissance du choc.

Elle qui s’était imaginée revoir sa mère se retrouvait perdue dans les ruelles sombres de Londres, logée dans une chambre miteuse des combles du Chaudron Baveur, à l'intérieur de laquelle tout était recouvert d'une épaisse couche de pussière, et donc le matelas miteux grinçait à chaque mouvement. Bien sûr, personne n'était au courant de son escapade…

La petite sorcière, pleine de remords, n’avait pas voulu alerter sa marraine, qui commençait tout juste à se remettre de la perte de Naomé, et avait donc quitté le confort douillet de ses vacances d’automne à Poudlard pour une quête idéaliste qu’elle savait elle-même perdue d'avance.

La jeune fille retint les larmes amères se formant derrière ses paupières brûlantes d’un reniflement dédaigneux, et s’assit au bord du quai, les jambes ballantes au-dessus des eaux sombres du canal tandis que sa cape se trempait d’une pluie glacée.
Perdue dans ce nuage de désespoir, la vue brouillé par les larmes et la lourde capuche de sa cape d'hiver, la sorcière ne vit pas l'étrange silhouette sombre qui se dissimulait entre deux hangars émerger de l’obscurité pour se diriger vers elle.
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Re: Dans une nuit Brumeuse
Phoebe Monroe, le  Jeu 21 Fév 2013 - 13:19

FLASHBACK, 21 ANS


Difficile de se retrouver seul à Londres, la mégalopole regorge d'habitants des toutes les origines possibles mais surtout de personnes toujours présentes pour discuter, pour accorder du temps à un parfait inconnu. C'est ce que Phoebe préférait dans la capitale. Il y habite depuis bientôt deux ans dans un appartement avec Kim, sa meilleure amie et c'est avec un sourire non caché qu'il aime dire qu'il est londonien. Ses parents étaient très fier de leur enfant, lui, le fils de marin écossais venant d'un petit village, a réussi à intégrer la chorale de l'opéra de Londres. Aujourd'hui, il était heureux, il aimait sa vie. Il aimer le fait de pouvoir vivre de sa voix. Ce n'est pas tout, depuis sa sortie de Poudlard, il continuait de suivre des cours d'Enchantements, simplement pour garder un lien avec le monde magique.

Quatre ans après son départ Poudlard lui manquait toujours, ses souvenirs d'école lui revenait souvent à des moments où il s'y attend le moins. Par exemple le matin, au moment de s'habiller il ne pouvait s'empêcher de se rappeler ces longues minutes dans la salle de bain de Gryffondor à se préparer ou alors le moment prestigieux où il ornait son insigne de préfet sur sa poitrine. Phoebe a toujours eu du mal avec ses souvenirs, il n'arrive pas à se mettre à l'idée que ce n'est que le passé et qu'il ne peut plus revivre ces moments. Il ne cesse de se dire qu'il voudrait plus vivre le moment présent.

Pour lui, s'il pouvait remonter le passé, il changerait beaucoup de choses. Tout d'abord son caractère, au fond de lui-même il aurait toujours voulut être une personne plus gentille avec les autres, ne plus être une peste, peut-être que de cette manière il aurait réussi à se faire plus d'amis durant sa scolarité et moins d'ennemis. Pourtant ses meilleurs amis sont apparus à cette même époque et n'ont pas essayer de juger Phoebe par son apparence mais plutôt pour ce qu'il est à l'intérieur. Être lui-même fait partie des valeurs que ses parents lui ont inculqué mais si en étant lui-même il faisait du mal aux autres ou s'il ne se plaisait pas ?

Le jeune choriste avait décidé de se promener aux abords de la Tamise, la brume du soir était fraîche, quand Phoebe avançait il pouvait sentir parfaitement les gouttelettes d'eau en suspension toucher son visage. L’Écossais avait l'habitude de ce temps, à Saint-Andrew, son village natal la brume était présente quasiment tous les matins. L'ex-Gryffondor aimait prendre des grandes aspirations avec ce temps-là, quand on inspire à pleins poumons on peut sentir l'agréable sensation des gouttelettes d'eau dans l'organisme et quand on expire de la buée sort de la bouche. Le jeune homme se souvient qu'à l'âge de 11 ans il aimait modifier la forme des nuages de buée qui s'échappaient de sa bouche à l'aide de sa baguette pour former l'image d'animaux, il trouvait que ça ressemblait à une sorte de petit patronus.

Au loin, Phoebe remarqua une jeune fille assise seule au bord du quai. La plupart du temps ce n'est jamais bon signe. Il ne pouvait s'empêcher d'éprouver un petit pincement au coeur, cette fille si jeune avait l'air vraiment seule et même si sa capuche cachait son visage il pouvait deviner qu'elle était triste. L'ancien préfet se dirigea alors vers elle, cette ville est remplie de personne ayant le coeur sur la main et peut-être que discuter un peu avec cette fille serait une bonne action. Ça pourrait peut-être prouver qu'il n'a pas un coeur de pierre et que lui aussi peut s'avérer compatissant à certains moments.

Les deux jeunes gens n'étaient plus qu'à quelques mètres mais Phoebe remarqua une masse sombre avancer en même temps que lui ainsi que dans la même direction. Au départ, l’Écossais n'en croyait pas ses yeux puis quand il eut la certitude de ce qu'il voyait son visage se déconfit. La seule qu'il réussit à faire est d’interpeller la jeune fille : « He ho ! Toi ! Fuis, vite ! » Heureusement qu'il avait gardé l'habitude d'avoir sa baguette sur soi mais elle était dans sa sacoche. Il dut fouiller à l'intérieur tout en gardant un oeuil devant lui mais il hésitait à prendre sa baguette. Il se pourrait très bien que la jeune fille soit une moldue et dans ce cas elle ne serait pas affectés par les effets de l'ombre qui approchait et ce serait alors à lui de fuir.
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Re: Dans une nuit Brumeuse
Ailinn Kafka, le  Mar 26 Fév 2013 - 6:13

« He ho ! Toi ! Fuis, vite ! »

En entendant cette voix lointaine, Ailinn regarda vivement autour d’elle en se demandant à qui pouvait bien s’adresser cet homme, puisque les docks étaient déserts à cette heure. Ce n’est que lorsqu’elle réalisa qu’il lui criait sans aucun doute à elle de fuir, qu’elle se retourna, faisant au passage retomber son capuchon qui révéla ses cheveux cuivrés, et aperçut enfin la menaçante silhouette encapuchonnée qui s’avançait vers elle, ses longs bras squelettiques saillant sous sa cape élimée tendus en sa direction.

Son cri d’effroi déchira la nuit.

Détalant à toutes jambes, la rouquine fouilla frénétiquement les poches de son jean en quête de sa précieuse baguette tout en courant désespérément sur les quais interminables, sans plus faire attention à ce qui l’entourait. Fuir, fuir, échapper à cette créature des enfers.
Elle ne comprit son erreur qu’une fois coincée, acculée à l’extrême bord de la jetée, ses pieds en équilibre précaire sur le rebord de pierre rendu glissant par la mousse verdâtre qui s’y accumulait.

Un détraqueur. Elle était foutue.

La fillette aux yeux d’émeraudes à présent emplis de larmes tendit un bras tremblant vers la créature, sa baguette serrée entre ses longs doigts frémissants. Elle n’avait que faire que l’homme au bout du quai soit peut-être un Moldu, et tout ce qui comptait, à présent, c’était sauver sa peau.

« Sp… Spero… »

Seule une vague lueur apparut au bout de la baguette de chêne. Elle avait déjà perdu le fil de ses pensées, et sentait le désespoir l’envahir tel une vague dévastatrice, emportant tout sur son passage. Elle n’avait plus qu’une envie : se recroqueviller dans un coin pour pleurer tout son saoul.

Cependant, le détraqueur ne l’entendait pas ainsi, et la saisit par le col, l’élevant au plus près de son visage putréfié tandis que les pieds de la petite sorcière s’agitaient dans le vide, juste au-dessus des flots noirs et tumultueux de la Tamise.

En un dernier sursaut de conservation, la rouquine pointa sa baguette vers le gardien d’Azkhaban, tout en murmurant d’une voix faible :

« S… Spero Pa… »

Tout était perdu. La Serdaigle le savait à présent, et préféra fermer ses yeux clairs pour s’abandonner au désespoir et à sa mort certaine.
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