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[Habitation Secrète] Wood's Cottage
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Mangemort 67
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Re: [Habitation Secrète] Wood's Cottage
Mangemort 67, le  Sam 16 Déc - 20:31

LA de 91


Alors que le cri de la jeune femme s'étouffe dans le silence de la demeure. Les murs l'arrêtent, gardant prisonnier le hurlement de douleur, seules les larmes coulent preuves de ce qu'elle venait de vivre. Un entaille dans sa chaire. Il n'avait pas fallu attendre longtemps pour que son sang coule et pourtant... Ce n'était que le début.

Un crac annonce le départ de nonante-et-un. Un petit peu de repos ne lui fera pas de mal. La gamine avait dû être surveillée pour s'assurer que personne ne viendrait l'arracher de nos griffes.

- Attends-toi à subir bien pire... Lui murmurai-je à l'oreille. Puis, je la laissai seule... J'avais besoin de décompresser un petit peu et je m'étais donc un petit peu éloigné. La rencontre dans la Forêt Interdite s'était bien déroulée. Aucune attaque n'avait eu lieu et il semblait que rien ne trahissait notre position actuelle. C'était d'ailleurs assez étrange. Le Gouvernement avait-il été mis au courant de cet échange loin d'être équitable ?

Approchions-nous du but final ? Avec les succès de ces derniers temps, nous collectionnions les informations, avec tout ceci, des plans plus précis et plus agressifs en place. Mais il ne fallait pas se précipiter surtout que le Bureau des Aurors devaient être en alerte vu qu'une des leurs étaient entre nos mains. Chaque chose en son temps.

Zéro-huit, où es-tu ? Nous avions de quoi nous amuser un peu...
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Re: [Habitation Secrète] Wood's Cottage
Mangemort 08, le  Sam 16 Déc - 21:31






LA de Kalén

Soirée étrange et couverte jusqu'à la moelle de frissons. Depuis la forêt interdite, d'où tu savais qu'elle allait être relâchée. De ce doute qui toujours vivait en toi. De ne pas savoir qui allait être la monnaie d'échange. A vouloir sauver tout le monde, peut-être n'avais-tu sauvé personne ? Tu chassais cette pensée.

Tu étais à Poudlard, à t'occuper de Kalén dans ton appartement. C'était l'endroit le plus proche du lieu de rendez-vous fourni par 67. Aussi, tu l'avais installée dans ton lit, pour en prendre soin, et soigner ses quelques plaies, cette torture que tu n'avais pu lui éviter. Elle avait l'air compatissante, mais tu aurais pu faire tellement plus.

Tu avais prévenu Elly en lui envoyant un patronus. Et c'est là que ta marque s'embrasa, te ramenant à la réalité. Alors tu préviens Kalén que tu es attendu, que tu devais sortir, mais qu'Elly ne tarderait pas à arriver pour s'occuper d'elle. Toi tu avais une toute autre mission. Alors tu aiguillas l'élève jusqu'à la salle de bain afin qu'elle prenne une douche.

Et tu en avais profité pour récupérer ton masque, et tu étais sortie, la laissant seule en attendant l'arrivée de ta compagne. Une fois la porte refermée, tu soufflais un bon coup, un soupçon de peur t'envahissant. Tu connaissais beaucoup d'Aurors personnellement, et la suite de cette soirée pouvait être difficile. Tu le savais, mais tu avais toi même conduit à tout cela.

~

Pré-au-Lard, Wood's Cottage, la demeure où avait été retenue Kalén. La demeure où tu avais déclaré ta liaison à 67 (et non pas avec haha). Arrivé à l'entrée, un elfe vînt t'ouvrir. Et tu entres sans le saluer, le regard sévère sous ton masque, mais déterminé. Même si dans tes pensées, tu ne cessais de te répéter « Pourvu que ça ne soit pas elle... ». Parce que si ça l'était, il se passait quoi ? Tu essayais de tuer 67 ? Tu fermais les yeux...

Tu arrives dans le salon et tu vois 67 à l'écart, et tout au fond, où s'en va immédiatement ton regard, la prisonnière sur un canapé. Ton cœur s'affole et la pression redescend d'un coup. Ce n'était pas Elly. Une vague de soulagement te traversa, c'était la nana que tu avais vue à la conférence de presse dont tu ignorais le nom. Tant mieux, elle, tu la ferais souffrir sans problème.

Tu imaginais Elly avoir rejoint Kalén, et cette pensée te redonna le moral. Alors tu saluas 67 comme il se devait d'un « Maître » qui ne trahissait aucunement les doutes que tu avais pu avoir. Ta voix était froide, tu étais prêt à servir ta cause. Et voir l'inconnue sur le canapé n'y était pas étranger. Tu jettes un œil par-dessus l'épaule de 67 pour distinguer un filet de sang qui coulait en haut du torse de la femme. Un sourire se dessina sous ton masque.

« Je vois que tu as déjà commencé à t'amuser... Tu en a récupérer quelque chose ? Ou plutôt, tu veux en récupérer quoi ? Je peux être subtil ou brutal... A savoir jusqu'où tu es prêt à aller... »

Tu n'étais plus Evan qui s'était occupé de Kalén. Tu n'étais plus l'homme qui s'inquiète pour sa femme. Tu étais l'outil des Ténèbres, face une inconnue. Et là il y avait l'occasion de montrer à 67 qu'il n'avait aucune raison de douter de toi. Même si tu te savais prêt à le tuer potentiellement. Mais cela, le presque géant l'ignorait, évidemment.
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Re: [Habitation Secrète] Wood's Cottage
Invité, le  Sam 16 Déc - 22:37

Les lacérations s’arrêtent, la lame quitte ta poitrine et un murmure parvient jusqu’à tes oreilles, t’arrachant un frisson glacial. Tu allais souffrir, cela ne faisait aucun doute. Et le murmure que le masqué venait de te laisser ne faisait que confirmer les soupçons. Malgré le fait que les lacérations se soient arrêtées, la douleur, elle, restait bien vive et tu sentais le sang chaud et visqueux qui s’écoulait le long de ta plaie. Finalement, le silence prend place, et privée de ta vue tu ne savais pas ce que le mangemort pouvait bien te réserver comme « traitement de faveur ».

Et alors que tu pensais avoir repris un semblant de contrôle sur toi-même, tu entends sa voix. Qui résonne comme un couperet. Tu refuses de voir ou plutôt d’entendre l’évidence. Cela ne peut pas être lui, c’est tout. Tout ton corps le refuse. Et pourtant, sa voix résonne à nouveau. Froide. Implacable. Dévastatrice. Tu serres les dents, refusant de laisser échapper un quelconque soupir de soulagement. Mais lui, devrait bien t’aider à sortir d’ici, n’est-ce pas ?

Et puis, la vérité te saisit, faisant trembler l’ensemble de tes muscles. Tu n’es pas Elly Wildsmith ce soir, tu as fait le choix de prendre l’apparence d’une de tes collègues, et voilà où tu te retrouves. Plus la situation s’imposait à ton esprit, plus tu refusais l’idée de devoir admettre qui tu étais. Parce que cela signifierait pour lui devoir choisir entre son camp et son cœur. Et votre serment t’empêchait de le mettre en danger. Amour et protection.

Un sanglot s’échappe de ta gorge alors que tu l’entends, que tu comprends, dans sa voix, la mesure de ce qu’il annonce, de ce qu’il propose. De ce qu’il est prêt à te faire pour récupérer la moindre information de ta part. Des larmes silencieuses s’échappent de tes yeux, alors que ta respiration s’affole. Ton esprit s’égare et une énième fois, la question te saisis « serait-il plus simple qu’il sache qui tu étais ? » et à nouveau, la réponse implacable « non ». Comme une litanie pour essayer de te maintenir à flot, pour ne pas sombrer dans la folie qui semblait poindre à l’horizon.

Pourtant, c’est bien ton cœur qui bat la chamade sous ta poitrine abîmée, c’est bien ton souffle qui se perd, à l’étrangété de la situation, à la réalité des faits, c’est bien ton esprit qui s’égare sur les rives de vos souvenirs heureux. Et lui, l’homme qui partageait ta vie, deviendrait ton bourreau dans la nuit. Comment lui en vouloir, après tout ? Depuis que tu savais sa condition, tu avais accepté les difficultés, les angoisses et les doutes. Et là, face à lui, face à ce qu’il était, tu n’étais juste qu’une âme en perdition, prête à endurer les pires tortures pour le protéger. Tu avais fait ce qu’il fallait pour Kalén, il était désormais temps d’affronter tes propres démons.
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Re: [Habitation Secrète] Wood's Cottage
Mangemort 67, le  Ven 29 Déc - 21:37

L'arrivée de zéro-huit n'interrompit même pas mes pensées. Que se passait-il au Ministère pour accepter un échange pareil ? Tout s'était passé comme prévu. Je savais qu'il y avait bons nombres d'incapables en place dans ce Gouvernement mais de là à laisser filer l'occasion de piéger les Mangemorts, grands ennemis, mais il ne s'était rien passé...

Ce fut le "Maître" du masqué fraîchement arrivé qui attira mon attention sur lui.

- Mon cher... Voici le cadeau du Ministère, offert contre presque rien... C'en est intriguant, j'aimerai savoir comment s'est déroulé la prise de décision pour cet échange. Je n'arrive pas à comprendre qu'ils aient accepté, pourquoi ? Comment ça fait qu'Elly ne soit même pas venue... Mélange d'ordre et de réflexion.

Pour l'instant, je laisserai mon camarade s'occuper de Miss Peltz. Les réponses de la jeune femme détermineraient mon entrée en jeu.

- Amuse-toi et fais la parler. On tâchera d'en savoir plus sur le Ministre et les Aurors plus tard. J'aimerai saisir la pièce manquante.

Je n'avais pas bougé de ma place. Observant la prisonnière silencieuse et son futur tortionnaire. Ce dernier ne m'avait encore jamais montré ce dont il était capable sur un être humain avec une identité connue, où la volonté de faire mal prenait le dessus, de voir la douleur prendre le possession du visage de celui ou celle qui subissait les foudres du sorcier. Alors, mon ami, de quoi es-tu capable ?




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Re: [Habitation Secrète] Wood's Cottage
Mangemort 08, le  Sam 30 Déc - 0:52






Tu attendais les ordres, silencieusement, scrutant la nana qui était là. Tu n'avais jamais torturé une femme, tu en avais tué par erreur oui, mais pas encore torturé délibérément. Mais entre ta compagne, Nyx et elle, clairement le choix était tout fait. Et tu n'aurais aucun scrupule à la faire souffrir pour ton ordre, imaginant Elly de son côté qui devait avoir rejoint Kalén.

Tu t'approches de la nana et remarque des larmes qui s'échappent silencieusement sur ses joues, certainement déjà balisant à l'idée de ce qu'elle allait subir, même si tu irais à l'impro. Elle risquait d'en lâcher des larmes si elle commençait ainsi, ça ne serait que plus simple de la briser. Tu souriais sous ton masque, savourant d'avance ce qui allait se jouer, occultant tout le reste car tu avais rassuré ta seule part d'ombre qui pouvait encore émettre des doutes.

Et tu entends la voix de 67, qui t'intime de la faire parler, comme s'il voulait que tu lui prouves ton allégeance après tout ce qui c'était passé. Il te laissa le champ libre, et le regard que tu lui envoyas sous ton masque était sans équivoque. De longues secondes, tu n'avais pas à réfléchir, tu avais tout à gagner à lui obéir, contre une Auror dont tu ignorais jusqu'à son nom.

- Je m'en occupe...

Tu te retournes alors vers la sorcière, pose ta baguette sur la table non loin, retrousse tes manches.

- Vois-tu... Je vais t'expliquer les règles... Je vais te poser des questions... Si tu y réponds sans rechigner, tu seras peut-être en bonne santé à la fin. Dans le cas contraire...

Tu terminais en lui délivrant une baffe d'un revers de la main gauche qui lui claqua la mâchoire violemment. Tu enchainais avec un coup dans l'estomac pour lui couper la respiration, avant de saisir son menton et serrer sa bouche de ta main droite pour qu'elle t'écoute.

- Je pourrais te faire très mal... Bien plus mal... Alors tu as intérêt à être obéissante... Ou tu connaitras ce que c'est que de réellement souffrir...

Tu passais ta main sur son épaule nue, jusque sur le 67 fraichement gravé en trainée de sang, appuyant dessus avec ton pouce pour qu'elle laisse échapper un cri de douleur, et tu portais son sang à tes lèvres dont tu te délectais.

- Dis-moi... Pourquoi les Aurors ont accepté si facilement cet échange ? Une simple élève contre une sorcière expérimentée, ça n'a aucun sens... Réponds-moi... Et soit convaincante...

Tu posais tes deux mains sur les genoux de la nana, plantant ton visage masqué à quelques centimètres du sien pour voir sa douleur, ses larmes, sa détresse. Tu voulais qu'elle comprenne qu'elle était à ta merci, et qu'elle risquait de perdre beaucoup si elle venait à te défier.

Et tu n'hésiterais pas. Elly était avec Kalén, et tu devais sauver les apparences avec 67. Alors tu lacérerais ses chairs s'il le fallait, mais elle parlerait. Tu étais le bras droit armé des ténèbres, et tu trouverais des réponses au bout de ses larmes. Tes émeraudes enfouies dans son regard, teintées d'un voile d'obscur.
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Re: [Habitation Secrète] Wood's Cottage
Invité, le  Sam 30 Déc - 1:53

Tes démons étaient tenaces, et dans la brume de ton esprit, son visage restait toujours marqué. Et la voix du masque rouge sang qui résonne dans tes tympans. Ainsi donc c’était ce qui lui posait problème. Que tu ne sois pas venue en personne pour prendre la place de l’enfant, que tu n’aies pas tendu de piège lors de l’échange contre Kalén. Un soupir s’extirpe de tes lèvres en l’entendant parler. Tu aurais pu oui, envoyer toutes tes troupes combattre les masqués. Aucun d’eux n’aurait trouvé normal de te suivre dans cette folie pour récupérer l’enfant. Aucun d’eux ne t’aurait suivi – ou alors à une mort certaine.

Et un nouveau frisson te parcourt l’échine alors que le masqué donne son ordre, délivre l’autorisation de chaos à lui. A celui qui. L’Alter-ego. Qui répond d’une voix froide, blanche, quasi méconnaissable. Ce serait donc de sa main que tu aurais à souffrir. Et l’idée même te répugnait. Non pas qu’il puisse te faire souffrir. Non pas qu’il daigne lever la main sur toi. Mais parce que tu savais la détresse que tu lirais dans son regard dès lors qu’il aurait compris qui tu étais. Alors de nouvelles perles salées s’extirpent en silence de tes yeux, alors que tu l’entends, qui s’approche, se rapproche dangereusement de sa nouvelle cible. Toi.

Une phrase qui perfore l’atmosphère, et qui t’indique qu’il ne retiendrait aucunement ses coups. Que, de ta vie toute entière, tu n’aurais jamais à supporter d’autant de souffrance que ce que te réserve cette nuit. « Vois-tu... Je vais t'expliquer les règles... Je vais te poser des questions... Si tu y réponds sans rechigner, tu seras peut-être en bonne santé à la fin. Dans le cas contraire... » Il ne termine pas sa phrase qu’il te décoche une gifle monumentale, ta tête tournoie un instant, ta mâchoire cède sous le coup, et la douleur, lancinante, qui apparait, n’est rien en comparaison du saignement de ton cœur.

Et alors que tu te perds à cette douleur, à cette souffrance, le bandeau tombe à terre et ton calvaire continue, les coups s’enchainent. Tu perds un instant ta respiration, suffoque sous le coup porté, et il finit par t’obliger à le regarder. Sa main enserre ton cou, serre ta bouche. T’obligeant à le regarder, à l’écouter – comme si tu n’avais eu d’autres choix jusqu’alors. Et tes prunelles rencontrent alors les siennes. L’émeraude berçant ta vie, rythmant tes nuits, devenait désormais ton bourreau. Tu avalas difficilement ta salive alors qu’il ajoutait un « Je pourrais te faire très mal... Bien plus mal... Alors tu as intérêt à être obéissante... Ou tu connaitras ce que c'est que de réellement souffrir... », comme si tu n’avais pas encore compris dans quel drap tu t’étais fourré.

Une main sur ton épaule, que tu imagines réconfortante un instant, te rappelant ces instants de vie et ces moments de joie passé ensemble. Avant qu’il n’appuie sur la blessure crée par son Maître, t’arrachant un cri de surprise et de douleur, se mêlant à des larmes incontrôlables, de cette vie qui s’échappe de tes doigts. Une nouvelle question, à l’orée d’une nouvelle souffrance alors que tu le regarde portait ses doigts à sa bouche, comme s’il se nourrissait de ta souffrance. « Dis-moi... Pourquoi les Aurors ont accepté si facilement cet échange ? Une simple élève contre une sorcière expérimentée, ça n'a aucun sens... Réponds-moi... Et soit convaincante... »

Face à toi, il se positionne au plus près de ton visage, si bien que tu peux scruter le moindre détail du masque que tu connais par cœur, tu peux même humer l’arôme qui se dégage de lui. Tu fermes les yeux, inspire. Essayant de tranquilliser ton rythme cardiaque sur le sien, que tu imaginais percevoir. Et puis tu rouvres les yeux, n’oubliant pas que tu ne pouvais pas le trahir. Alors tu craches cette fausse haine, cette fausse rancœur contre toi-même « Wildsmith est une traînée ». Tu craches au sol le sang qui se répandait dans ta bouche depuis la baffe monumentale qu’il t’avait flanqué. Tu imagines bien ce que cela va provoquait chez lui, que de parler de toi ainsi mais peu t’importe. Tu avais juré protection pour lui, et désormais que Kalén était en sécurité – ou tout du moins tu aimais à le croire – il n’y avait plus que ce but-là à poursuivre.

Alors tu assènes ta phrase comme une sentence. Comme si toi-même tu te mettais la corde au cou, ou si tu actionnais la guillotine pour te couper la nuque. « Wildsmith est une incapable, il n’y a qu’à … » une pause, une latence dans tes propos. Tes iris concentrés à l’observer lui, sous son masque, avant de reprendre avec une véhémence qui t’étais étrangère « il n’y a qu’à voir comment le bureau des Aurors est géré depuis son arrivée, ça va de mal en pis. Qui irait échanger une auror contre une gamine ? Hein ? Personne sauf cette nana complétement fêlée … ». Et tu attendais, le contrecoup, le retour de bâton qui, tu en étais certaine, ne tarderait pas.
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Re: [Habitation Secrète] Wood's Cottage
Mangemort 67, le  Sam 6 Jan - 9:29

J'attends... J'attends que les cries de la jeune femme déchirent le silence, j'attends que son sang salisse le sang de notre demeure, j'attends qu'elle s'exprime pour nous révéler quelques secrets du Ministère.

Par la fenêtre, mes pensées se perd dans la nuit, cela ne fait pas encore une heure que l'échange a eu lieu. Je tends l'oreille pour écouter la torture de zéro-huit, des coups. Pas de magie. Quelque peu surpris, je me retourne pour découvrir le spectacle étrange qui se déroulait dans mon dos jusqu'à alors. Il la frappe, les hématomes et même quelques fractures seront les témoignages de la violence physique du mage noir.

Je n'écoute que d'une oreille ce qu'il dit, ce qui m'importe ce sont ses réponses à elle... Et puis des insultes fusent mais pas contre son tortionnaire mais contre Elly, mauvaise idée... Elle risquait de recevoir des coups qui pourraient la mener dans un état proche de la mort.

- Comme si quiconque avait, un jour, bien géré le bureau des Aurors... Elle a donc décidé, sans prévenir qui que ce soit officiellement, que l'échange aurait lieu. Cela est plutôt mauvaise chose pour vous Miss Peltz. Peut-être que cette nuit sera votre dernière. Ango Nubes Minima.

Un petit nuage de fumée s'échappe de ma baguette, quelque chose de si petit et d'innocent pourtant si mortel. Je le dirige lentement, pour que la peur prenne possession de la jeune femme, et voilà que ses narines et sa bouche sont obstruées par mon sortilège.

- Je ne crois pas connaître tous les Aurors, donne-moi leurs noms... Crois-tu que certains pourraient rejoindre les Ténèbres ? Comme d'autres avant eux ? Semer le doute dans son esprit... Créer une méfiance parmi ceux qui nous pourchassent leur ferait perdre du temps et nous permettrait, à nous Mangemorts, de prendre le dessus.

Pour la laisser répondre, je la libère de son masque mortel. Elle doit rester en état de donner des informations...





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Re: [Habitation Secrète] Wood's Cottage
Mangemort 08, le  Sam 6 Jan - 12:01






Tu espérais que les vagues de douleurs que tu lui déclenchais la ferait parler. Là, à appuyer sur la plaie encore béante de la gravure faite par ton maître. Tu l'entends se complaire dans sa souffrance, alors que tu viens juste de commencer. Tu as envie qu'elle ait mal, d'obtenir ce que tu souhaites. Elle, elle n'était déjà plus qu'un visage fantôme sacrifié sur l'autel de votre ordre.

Tu distingues sa respiration saccadée, elle qui essaie de voir sous ton masque comme si elle pouvait y lire ne serait-ce qu'une étincelle de compassion, alors qu'elle n'était rien pour toi. Elle semble se calmer, comme si elle trouvait la raison au milieu de ta demande, avant de délivrer que ta compagne est une trainée. Tu serres les dents, ton sang ne fait qu'un tour dans tes veines et tu te recules aussitôt, une envie violente te parcourant le corps.

Et elle continues, à massacrer le bureau des Aurors et son nom, la crucifiant sur un piloris qui te donnait envie de mettre à mort cette pouf et la faire cracher ses propos qui ne faisaient qu'accentuer ta colère intérieure. Elle semble désapprouvé le choix qui a été fait, et le tout résonne illogiquement dans ta tête. Si elle était une Auror aguerrie, elle devait accepter et non pester comme cela. Il y avait quelque chose d'étrange, mais tu avais avant tout envie de lui faire regretter ses mots.

Qu'elle souffre, qu'elle crache encore du sang à en sentir sa bouche pleine de rouille, qu'elle crie à en réclamer une mort rapide plutôt que lente. Tu espérais, qu'il te laisserait jouer avec jusqu'à ce qu'elle supplie, jusqu'à ce qu'elle n'ait plus de forces et qu'elle se morfonde dans des abysses qui lui apparaitront sans fin.

Et tu entends la voix de 67, alors tu t’ôtes de ta position. Cette "Miss Peltz" n'avait clairement pas bien choisi ses mots. Tu vois le petit nuage étouffant qui va se balader jusqu'à empêcher la nana de respirer, et tu savoures de voir cela, qu'elle souffre un peu plus. Mais déjà tu te prépares à la gérer à ta façon, à être beaucoup moins amical.

Une question fuse, sur l'identité des Aurors, avant qu'il ne la libère. Et toi, tu as récupéré ta baguette, et alors qu'elle cherche sa respiration, tu informules un Numen Arma, récupérant un long poignard dans ta main, que tu bascules dans ta paume sous les yeux de votre prisonnière.

- Oui... Leur nom... Tous... Je te conseille d'obéir...

Tu fais voyager la pointe de ta lame glacée sur le haut du torse de la sorcière, lentement, de droite à gauche, appuyant parfois pour laisser quelques pointes de sang germer sur sa peau d'ange. Et tu t'arrêtes sur son épaule droite, la fixant intensément du regard, alors que tu te rapproches de nouveau d'elle, te posant à sa droite sur le canapé, agrippant ses cheveux de ta main libre pour les tirer en arrière, et murmurer à son oreille.

- Sinon ce que je vais te faire là, n'aura été qu'un prélude à ce que je vais te faire...

Et tu enfonces férocement ta lame dans son épaule, quelques centimètres en la tournant en même temps pour lacérer ses chairs, écoutant ses cris qui s'échappaient en même temps qu'un long filet de sang s'écoulait. Et tu savourais sa détresse, et tu savourais sa perdition. Tu maintenais de longues secondes ce lent mouvement et cette pression pour que ce mal la ronge.

Et tu retirais d'un coup sec la lame, comme lui enlevant un soupir, la lâchait en même temps, un sourire s'emparant de ton visage. Tu déposais une goutte de son sang sur la pointe de ton index que tu portais à tes lèvres, avant d'essuyer le reste de ta lame sur les tissus déjà en partie ensanglantés de la sorcière.

- Je crois que tu dois répondre...
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Re: [Habitation Secrète] Wood's Cottage
Invité, le  Sam 6 Jan - 21:12

LA par défaut des aurors
LA d'Ariana


L’enfer, la damnation était à tes pieds, et le pire, le pire, c’est que tu ne regrettais rien. Ton corps était parfois secoué de spasme, l’effet de la douleur, mentale et physique, que l’on t’infligeait ici. Mais pour rien au moins tu ne regrettais, pour rien. Tu avais fait ce qui te semblait bon de faire, sans prendre en compte les risques pour ta propre vie. Qu’importe.

Tu perçois son mouvement de recul, même si ta tête tourne, même si la douleur siffle à tes oreilles. Tu espères un instant de répit, qui ne viendra pas. Une voix s’élève, le masque rouge qui t’indique que ce sera ta dernière nuit. Tu déglutis péniblement, et le gout de rouille se propage à nouveau. Tu entends le sortilège prononcé, tu sais qu’il est pour toi mais tu es incapable de réagir.

Tu t’abandonnes au regard qu’il te jette. Lui. Comme si tu étais devenue une chose insignifiante à ses yeux, comme si tu ne comptais plus. Tu perds pied à la réalité, à cette réalité qui t’étouffe, et tu glisses doucement dans une folie, à l’aube de ses émeraudes. Et puis, le nuage toxique, tueur, qui se saisit de ta respiration, qui t’empêche d’inhaler. Ils vont te tuer. Tu te débats, tu te défends. Tu aimerais porter tes mains à ta gorge, pour chercher un peu d’air, d’oxygène. Mais rien n’est possible. Tu bascules sur le côté, t’écroule à demi. Et ton esprit, lui, se perd, s’évade, ailleurs. Loin. Tes yeux exorbités n’ont de cesse de chercher un réconfort qui ne vient pas.

Une nouvelle question, avant que le sortilège ne cesse. Ta respiration se reprend bruyamment, ton cœur bat à une fréquence infernale et ton sang bat la mesure à tes tempes. Ils veulent leurs noms. Tous leurs noms. Es-tu prête à balancer tes collègues ainsi ? Non, bien sûr, et il semble le comprendre. Lui qui s’est saisi de sa baguette et la transforme en arme. Des sanglots s’étouffent dans ta poitrine alors que ta respiration reprend à peine. Une nouvelle phrase, un nouvel ordre. Et des larmes qui à nouveau s’échappent de tes yeux, qui le supplient de tout arrêter, d’annihiler cette folie destructrice. De nouveaux sanglots, plus longs. Tu avais promis de le protéger quoiqu’il t’en coute, et tu étais prête à le payer de ta vie, là, maintenant. Mais la folie dans laquelle tu sombrais avait raison de toi, de ce que tu étais. Comme une voix intérieure qui te disait de t’accrocher, de résister, de supporter.

Tu sens la lame sur ta peau déjà abimée, qui s’enfonce parfois par endroit, en douceur étonnamment, presque un traitement de faveur. Un arrêt sur ton épaule, celle non lacérée par le masque rouge sang. Ses yeux percutent les tiens, et tu te perds à son regard, à sa folie destructrice que tu perçois sans mal, et auquel tu supplies, encore, de te laisser la vie sauve. Mais son but n’est pas là, tu le sais, tu le connais par cœur. Il se pose à ta droite, agrippe violemment tes cheveux et tire ta tête en arrière. Un nouveau cri s’échappe de ta gorge, alors que le pire était à venir. Et le murmure qu’il te laisse te foudroie l’esprit, alors que, dans le même temps, la lame s’enfonce dans ton épaule, t’arrachant un nouveau cri de douleur, de colère. Un nouveau sanglot alors que tu rêves de t’écrouler dans ses bras. Rien ne veut s’assembler dans ta tête, rien qui ne te laisse présager une issue heureuse à cette soirée. De nouveaux sanglots, de nouveaux pleurs, des balbutiements. L’auror que tu étais avait disparue dans les tréfonds du mal.

Comme si ce n’était pas suffisant, il semblait prendre un plaisir non dissimulé à faire tourner la lame dans tes chairs, à ravager ton corps qu’il chérissait par ailleurs. De nouveaux gémissements qui s’extirpent de ta gorge alors que tu es secoué par des spasmes incontrôlables. Tu sentais, au loin, le sang chaud qui s’écoule de cette nouvelle plaie. Ta tête bascule, comme prise d’un vertige. Et sa voix, qui te ramène à ta souffrance « Je crois que tu dois répondre… »

Un hoquet qui s’échappe, des larmes qui à nouveau coulent à flot, et ses sanglots, inarrêtables. Alors tu t’exécutes, perdue. Et les noms défilent. « Artemis Lhow, Nyx Spero, Rosie Peltz … ». Latence dans tes propos, sans t’en rendre compte, tu viens de donner le nom de la personne que tu étais sensée être. Mais, peu t’importe, tu es déjà partie trop loin dans la souffrance, dans la folie, et tu bascules doucement. Étonnamment, il te rattrape, mais tu sais que ce n’est pas pour ce que tu aimerais. Non, il te pose une autre question. Tu te raccroches à sa voix, encore et tes iris le cherchent dans l’eau trouble de tes larmes « Il y en a d’autre comme la gamine ? ». Nouveau hoquet, pas ça. Et pourtant, tu entends ta voix, mécanique, qui s’exprime à travers les sanglots « Oui … nombreux … Ariaaana … Barjow … ». Et tu te perds dans leurs visages, dans leurs noms, dans leurs activités.

Un nouveau spasme. Une perte de sensation. Un instant. Une latence. Et tu te rends compte, sans comprendre, de la modification que ton corps opère. Il s’allonge légèrement, s’agrandit. Les cheveux bruns disparaissent au profit de ton habituelle chevelure blonde. Une nouvelle secousse, tes prunelles qui le cherche. Pas ça, pas là, pas devant lui. De nouvelles larmes s’écoulent de tes yeux alors que tu prends conscience de la faillibilité de ton plan. Le polynectar ne dure jamais éternellement …

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Re: [Habitation Secrète] Wood's Cottage
Mangemort 08, le  Sam 6 Jan - 23:41






Tu écoutes le refrain de ses larmes, qui naissent abondement à la torture que tu lui avais infligé. Tu la regardes, sans une once de pitié, perdue dans ses gémissement de douleurs que tu avais provoqués. Tu savoures ton œuvre, tu irais jusqu'à la tuer, s'il le fallait.

Au milieu des salées qui s'enfuyaient sur son visage qui ressemblait à un bateau ensablé et sans aucune lueur d'espoir, elle lâchait, fébrilement, le nom de ses collègues un à un, se citant dedans. Certainement que déjà, les limites de la Raison s'étaient dérobées de son esprit. Tu connaissais chaque nom qu'elle sortait, certains avaient été des élèves, des amis.

Tu échanges un bref regard avec 67, comme si tous les deux, vous vous faisiez la même réflexion que tous ces détails, vous les connaissiez et ils ne vous seraient pas d'une grande utilité. Alors tu reportes ton regard sur la sorcière, faisant glisser ta lame le long de sa cuisse gauche, comme pour qu'elle croit que tu allais lui planter dedans, énonçant une nouvelle question, plus ciblée.

Ariana, sorti au milieu de sanglots qui pouvaient être autant de refrains de pitié, regard vers ton maître, c'était toujours cela à prendre. Vous aviez des contacts à B&B, partout en fait, cela ne serait pas compliqué de la retrouver.

Et le Temps sort lui aussi sa lame
Froide
Silencieuse
Violente
A en arracher l'âme en cris étouffés par des larmes qui ne savent naître

Tu te mets debout, alors que tu observes, intrigué, les bouts de transformation qui s'opèrent peu à peu. Etait-ce un leurre ? Tu n'as pas le temps de laisser échapper le moindre mot, ni un lourd de sens, ni un qui conduit en moins d'une seconde aux mains de la Faucheuse qui jubile sous son manteau glacial.

Les cheveux de la femme changent de couleur, te rapportant à ce rivage de blé que tu connaissais parfaitement, que tu embrassais de tes doigts chaque matin et que tu essayais de saisir vainement, là, en tendant ta main libre devant toi. Alors qu'en voyant les quelques transformations qui s'opéraient, toutes les connexions de ton esprit volaient en éclats, comme une vitre qui viendrait soudainement de se fracasser sur le sol.

Tu as envie de crier son prénom, mais tu restes bouche bée, le moindre son bloqué, alors que ta main tenant jusque là la dague s'ouvre et elle tombe sur le sol dans un silence anormal. Car tout son n'existe plus. Tu es comme paralysé, foudroyé en plein cœur, en voyant le visage de ta belle qui prend forme sur le corps de la sorcière que tu viens de poignarder.

Une sueur froide s'empare de toi alors que ton corps opère un mouvement de recul à ton insu, un tremblement à t'en arracher la colonne vertébrale. Et cette pointe violente, ce pic à l'âme, qui s'enfonce dans ton cœur comme le froid de l'hiver qui agresse et arrache. Une nouvelle secousse te parcourt, incontrôlable, alors que son prénom meure à l'orée de tes lèvres sans trouver d'écho...

Tu vacilles sur le côté, et ta tête heurte le mur où tu te rattrapes difficilement. Bruit assourdissant qui résonne dans ton crâne, impression de flou, tout se dérobe, les sens ne répondent plus. Une main au sol, tu sembles chercher une accroche que tu ne trouves pas. Et tu arrives, en manquant de glisser à nouveau, à te relever, avalant, très difficilement, cette boule amère qui a pris possession de ta gorge et semble vouloir t'empêcher de respirer, de parler.

Et tu la regardes
Elle
Celle que tu avais juré de protéger
Celle que tu avais promis d'aimer
Celle pour qui tu étais prêt à ranger tes idéaux
L'Autre, qui donnait un sens à ta vie



Ensanglantée

A l'encre noire de tes idéaux

En larmes

Nées de toute tes abysses

Ton Monde assis sur le canapé, et plus rien ne semble avoir de sens. Tu ne sais pas quoi faire. tu ne sais pas quoi dire. Tu ôtes ton masque, que tu laisses tomber au sol comme une feuille morte, dévoilant un visage désemparé. 67 ne comptait pas. Les Mangemorts ne comptaient plus.

Nouveau tremblement

- Qu'a...

Incapacité à analyser. Les secondes sont désaccordées. Ta respiration est bruyante, est fuyante, entrecoupée, de graines de larmes qui naissent alors que tu t'approches d'elle, alors que ta main gauche s'accroche à son genou, comme une vague douce épouse la roche en voulant y rester agrippée. Comme un cri de tes entrailles, un pardon qui ne peut se faire entendre, un regret qui te met au supplice d'un bûcher qui te consume. 

Tu avais meurtrie, la seule personne qui comptait. Celle qui donnait naissance aux nuits ensoleillées, celle qui parfumait les sourires à en faire autant d'histoires à conter à l'avenir, celle qui faisait chanter les regards à en immortaliser les saisons et les jours. Ton Autre, ta moitié. Déchirée par ta main, qui cherchait désespérément la sienne, comme dans la nuit une flamme qui rechercherait sa lanterne...
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Re: [Habitation Secrète] Wood's Cottage
Mangemort 67, le  Lun 8 Jan - 16:12

Les doux sons de prénoms venaient caresser mes oreilles tandis que la lame froide pénétrait l'épaule de la jeune femme. Rien de bien nouveau néanmoins, je les connaissais déjà... Peltz évoquée ? La jeune femme commençait déjà à perdre la tête ? Oubliait-t-elle qu'elle était Rosie Peltz, l'insupportable Auror ? Alors que je réfléchissais à toute allure, cherchant une réponse cohérent, j'entendis le non d'Ariana et de Barjow. Ma cousine devait être mise au courant sans trop tarder.

Mais toutes pensées s'enfuirent lorsque le corps de la jeune femme commença à se modifier. À prendre une autre forme, à dévoiler une autre identité. Un métarmophomage qui perdait ses moyens sous l'effet de la torture ? Un sortilège qui prenait fin ou même une potion ? Baguette à la main, je tâchais de comprendre ce qu'il venait de se passer sous mes yeux. Car ce corps meurtri n'était plus celui d'une prisonnière lambda... C'était elle. Celle qui m'arrachait zéro-huit chaque jour un peu plus... Elly...

Mes yeux passaient de la jeune femme à son amant. Cherchant la moindre réaction mais rien ne venait. Le choc était tel... Moi-même, j'étais cloué sur place sans savoir quoi faire. Mon cœur battait la chamade, la sueur perlait sur mon front, qu'allait-il se passer à présent ? J'avais la Chef des Aurors à porté de main mais qui serait protégée par ce masqué qui m'avait juré allégeance. Que faire devant un tel tableau de tristesse et de désarroi ? Même lorsqu'il chute, je ne bouge pas.

Pourquoi avait-elle pris la place de Rosie, celle de cette gamine de Bloom ? Pourquoi ? Pourtant... Elle savait qu'elle pouvait tomber sur lui. Tout m'échappait. Était-ce un plan mais les protections de la demeure empêchaient quiconque de lui venir en aide.

Je restais là, silencieux devant ces amants déchirés, cet amour meurtri par des idées opposées...

Mes jambes fatiguent, crispées depuis que la sorcière a repris sa forme initiale. Car c'est bien Elly et nullement une ruse d'une ennemie rusée. Pourtant, mon instinct de survie me dicte de rester debout, prêt à me défendre si nécessaire. J'aurais pu attacher le mage noir rapidement pour qu'il se calme mais lorsqu'on voit l'être aimé en sang, la raison nous quitte pour laisser la passion prendre le dessus... Il aurait été pire de tenter de les séparer... Pourtant je devais trouver un moyen de calmer mon camarade mais rien ne venait, car j'avais déjà vécu cette situation et c'était le temps qui avait pansé mes blessures.






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Re: [Habitation Secrète] Wood's Cottage
Invité, le  Lun 8 Jan - 23:33

Le corps parcouru de multiples spasmes, les mains toujours attachées, t’empêchant le moindre mouvement vers lui, l’empêchant de s’effondrer, l’empêchant de s’en vouloir peut-être aussi. Des frissons glacés te secouent l’échine, de peur, de froid, d’angoisse. Des larmes silencieuses s’extirpent de tes yeux, comme si tu refusais de faire le moindre bruit dans la pièce. Et tu l’observes, lui, qui laisse tomber sa dague, avant d’ôter son masque, dévasté par la vision d’horreur qui s’offrait à lui. Vous vous étiez promis amour et protection, et tu étais prête à aller au bout de ta promesse. Et c’est exactement ce que tu avais fait ce soir. Tu étais prête, tout d’abord, à troquer ta vie contre celle de Kalén. L’enfant lumière que tu avais mis en danger par son rapprochement avec le bureau des Aurors.

Et puis, quand tu avais compris qu’en prévenant Evan tu le mettais en danger, tu avais choisi de ne rien dire, d’affronter seule les choses. Tu avais espéré que ce ne soit pas lui qui croise ta route ce soir, mais le destin en avait décidé autrement, et tu avais serré les dents face à la douleur, face à l’épreuve que tu subissais de plein fouet. Il était clair que tu ne ressortirais pas indemne de cette soirée. Peut-être d’ailleurs, la mort viendrait vous cueillir tous les deux.

Les plaies dans tes chairs, au plus profond de ton âme, te meurtrissait de part et d’autre. Face à toi, ton alter-ego qui s’accroche à ton corps, comme refusant de te laisser partir, comme refusant d’admettre la vérité. Un nouveau spasme te secoue alors que tu tentes vainement de te redresser, d’attraper sa main, tu en es incapable. Les liens sont solides. Alors d’une voix que tu veux sereine mais qui se fait plutôt suppliante, tu murmures et répètes, comme une litanie « C’était ma décision … s’il te plait … ma décision … ». Comme si cela pouvait suffire à panser les plaies de son âme, à couvrir cette soirée d’une cape d’invisibilité pour qu’on ne puisse plus la voir, ni la ressentir. Cette douleur au creux des tripes que tu pouvais ressentir malgré ta propre souffrance.

Et puis subitement, tu prends conscience de l’ombre derrière. Du masque rouge sang qu’il a appelait maître plutôt. Mouvement de recul –si tenter que tu puisses en faire un. Et dans ta voix, un appel à l’aide « Evan, s’il te plait … », qu’il se relève, maintenant. Qu’il ne reste pas une proie facile face au mage noir derrière lui, dont tu connaissais la puissance pour l’avoir affronter en duel. Un frisson, à nouveau, qui se répand sur ta peau et qui t’arrache un cri de douleur. Et, comme pour te reprendre, comme pour reprendre part à cette soirée de l'horreur, tu murmures « J'ai juré ta protection, c'était ... mon choix». Nouvelle salve de larme alors que ton regard brouillé reste rivé sur la silhouette au loin.
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Re: [Habitation Secrète] Wood's Cottage
Mangemort 08, le  Mar 9 Jan - 1:32






Désemparé, l'âme éclatée en sanglots, tes doigts tremblent sur son genoux. Ton corps suffoque, ta respiration se perd, ta vue se trouble. Comme si tu t'étais poignardé toi-même, que tu avais meurtri ta propre chair. Quelque part c'était ça, tu avais attaqué la seule personne que tu avais promis de toujours protéger.

Et là, tu avais envie d'écraser, de piétiner, ce masque d'émeraude à tes côtés. Et une envie de hurler à t'en arracher les poumons. Hurler d'abord un cri de détresse à en faire basculer le monde, à décoller des tympans, bien que tu doutais en être capable dans ton état. Et hurler toute ta haine envers ton ordre, envers ce que tu représentais, tout ce contre quoi tu avais juré de la tenir éloignée.

Tu avais failli à ta tâche, comme si tu avais tiré une croix sur votre serment en enfonçant ta dague dans son épaule, en meurtrissant les os de ta main en frappant le visage de la femme que tu aimes. Cruel dilemme. Tes idéaux explosés en mille morceaux qui s'éparpillaient sur le sol de la demeure et dans la route effrénée des larmes sur tes joues.

Larmes qui descendaient amèrement dans ta bouche, goût salé qui n'enlevait nullement la violence de la douleur qui t'arrachait la poitrine comme si on te soulevait la peau au couteau rougi par le feu. L'impression d'être en cendres, d'avoir détruit, tout ce qui avait du sens dans ta vie. Et tes sens étaient brûlés à l'Insensé qui te dominait outrageusement.

Ta main libre cherche à tâtons sur le sol ta baguette, et ton regard embué de larmes regardait un instant la silhouette de 67 qui se décomposait au milieu de ta détresse. Tu ne distinguais rien. Peut-être te jugeait-il faible, et qu'il avait envie de s'en prendre à vous. Et que dans un ultime effort de sacrifice tu te dresserais pour mourir avant qu'il ne puisse s'en prendre à ta belle.

Complètement perdu, déboussolé, c'est la voix de ton aimée qui résonne dans ton crâne avec un écho assourdissant. Comme si tu étais dans un rêve dont elle seule pouvait t'extraire à la puissance de son amour. Et ces mots résonnent cruellement dans tes veines, alors que tu lèves les yeux vers elle, cherchant à comprendre dans les siens la portée de ses mots.

« … ma décision … »

Tu la regardais, perdu. Tu t'en voulais, de ne pas avoir senti le coup venir. Alors que c'est toi, qui avait suggéré cet échange à 67. Tu l'avais inévitablement conduite jusqu'ici, jusqu'à cette torture sur sa peau, jusqu'à ces coups portés à la femme de ta vie. Et ton regard se posa sur le 67 gravé au-dessus de sa poitrine.

Tu détourne le regard, vêtu d'un manteau de colère. Colère envers toi, envers ton ordre, envers ce que tu étais, envers ce que tu ne voulais plus être. Elle t'implore, puis un cri de douleur s'échappe de ses lèvres meurtries. Elle te rappelant votre serment, là où toi tu sombrais à l'idée de n'avoir pas su la protéger, de ne l'avoir pas tenu.

Tu te redresses difficilement, fébrile, ta baguette ayant retrouvé sa forme initiale. Ta mâchoire se crispe. Tes dents grincent. Tes doigts enserrent le fragile bout de bois. Tu regardes ta compagne, puis 67. Tu déglutis. Et tu t'assois à côté d'elle. Tu te foutais bien de comment il prendrait ce que tu allais faire, mais c'était tout ce qui t'animait désormais, et tu t'opposerais à lui s'il essayait de t'arrêter. Tu pointes ta baguette sur ta belle.

« Cur … » Tu te racles la gorge, le regard vide, à contempler cette détresse sur son visage que vous partagiez. Ta main libre s'en va essuyer les larmes sur ses joues, alors qu'un « Désolé … » s'échappe douloureusement en murmure de tes lèvres. Tu souffles un bon coup. Une fois. Deux fois. « Curo as Velnus … »

Un sortilège pour annihiler un peu la douleur que tu lui avais infligée. Nul sourire sur ton visage, juste de la colère et du dépit. D'avoir brisé l'éclat qui te portait chaque jour. Tu déposes une caresse sur sa joue, comme un « Pardonne-moi … » qui n'arrive pas à franchir tes lèvres que tu humidifies tant bien que mal avec le peu de salive dans ta bouche.

Et un autre sortilège sort difficilement. Un « Diffindo » pour rompre les liens qui la maintenaient encore prisonnière. Aussitôt ta baguette tombe sur le canapé entre vous, et tes deux mains vont se joindre aux siennes que tu cajoles comme si tu avais eu peur de ne plus les retrouver. De ne plus toucher leur douceur.

Tes lèvres les embrasse, au milieu de tes vestiges de larmes encore présentes. Ton cœur toujours s'affole, tes émotions sont balancées comme soufflées par une tempête et sont sens dessus dessous. Un regard vers 67, comme attendant sa sentence, comme attendant de voir s'il s'en prendrait à vous, si tu devrais élever tes toutes dernières forces contre lui, pour protéger jusqu'au dernier battement de ton cœur celle qui était essentielle à ta vie...


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Re: [Habitation Secrète] Wood's Cottage
Mangemort 67, le  Lun 15 Jan - 10:26

Un spectacle désastreux... À vous arracher le cœur encore battant de vie, si vous en aviez encore un.

Interdit, interloqué, je reste sans vois. Sans savoir comment réagir. Je... Je dois décider quelque chose. Probablement que les deux âmes détruites face à moi attendent quelque chose de ma part... Dois-je les achever ? Les guérir ? Je ne sais pas. Leur douleur avait pris possession de toute la pièce. Loin de la chaire meurtrie, du sang qui coule, c'était leur être entier qui les faisait souffrir.

Puis, enfin...

- Soigne-la, assure-toi qu'elle reste en vie. J'ai besoin de réfléchir. Mais ne la laisse pas s'en aller, sous aucun prétexte. La mort vous attend tous les deux si vous partez de cette demeure. Qu'importe si je devais ôter la vie à un de mes masqués. Mes ordres étaient limpides comme le crystal et ma voix glaciale comme le vent d'hiver qui gèle tout sur son passage. Aucun des deux ne devaient oser braver mon autorité cette nuit-là.

Et d'un pas rapide, je sors. J'ai besoin de prendre l'air. D'aérer mon cerveau, que les idées se remettent en place. Que la vie reprenne place. Il fallait chasser les démons du passé. Ce n'était pas la même chose, je ne l'avais jamais blessé. On me l'avait enlevé. Trop rapidement, sans que je ne puisse faire quoique ce soit... Eux, jouaient avec le feu, avec le danger. La mort était venue frapper à leur porte et s'en était allée sans prendre l'un ou l'autre avec elle. Mais pour combien de temps ?

La lune, au travers des nuages, éclairait le jardin de la demeure et l'étendue d'arbres qui s'offrait devant moi. Mon rythme cardiaque revenait à la normale. Ma respiration paraissait moins lourde et les larmes du passé ne coulèrent finalement pas sous mon masque rouge sang.

Je ne tarderai pas à retourner dans la demeure. Les laissant profiter du calme avant la tempête.

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Re: [Habitation Secrète] Wood's Cottage
Invité, le  Lun 15 Jan - 22:43

Des sortilèges pour annihiler la douleur, mais rien pour oublier cette soirée morbide qui aurait pu se terminer de manière plus funeste. Et puis, tu te rappelles, que tu n’es pas encore sortie d’affaire. D’ailleurs, aucun de vous deux n’étaient sûrs de sortir vivant de cette maison – où qu’elle soit. Il effleure ta joue, comme cherchant à chasser les larmes de douleur qu’il avait fait naitre. Et toi, tu aurais voulu lui dire, lui redire, que rien n’était de sa faute et que tu avais fait ce qu’il te semblait juste de faire. Et que tu referais sans hésiter, quel qu’en soit le prix à payer – tant que sa vie, et celle de Kalén – serait épargné. D’ailleurs, entre deux spasmes douloureux, son prénom s’extirpe « Kalén ? », inaudible, et dont tu n’obtiendras aucune réponse.

Les sortilèges te soulagent, sans panser tes plaies pour autant. Tes liens se rompent, te libérant de l’emprise crée quelques heures plutôt. Tes mains retrouvent les siennes, comme si, subitement, vos doigts avaient eu peur de ne plus jamais s’unir. D’un nouveau sanglot qui s’étiole entre vous, tu suis son regard, qui fixe le masque rouge sang, resté statique sous le coup de l’évènement. Allez-vous mourir ce soir ? La mort aurait-elle un visage carmin ?

Un soupire se meurt à tes lèvres alors que ta tête trouve refuge au creux de son cou, ton nez allant chercher la saveur si particulière, l’arôme qui te raccrocherait irrémédiablement sur Terre, qui te donnerait envie de t’accrocher, encore. Et puis, la voix qui s’élève, froide, impitoyable, qui s’enfonce comme une nouvelle lame, non pas dans tes chairs mais dans ton âme. Toi, mourir, oui, sans problème. Mais tu ne supporterais pas de savoir que l’alter-ego contre lequel tu t’étais blotti disparaisse. Ça, tu ne te le pardonnerais pas.

Tu aurais envie de dire que tu n’irais nulle part tant qu’il était là, que, ta famille, c’était lui, et personne d’autre. Et que si, pour lui, pour cela, pour sa vie, tu devais trahir le Ministère, tu n’hésiterais pas une seule seconde.
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Re: [Habitation Secrète] Wood's Cottage
Mangemort 08, le  Mar 16 Jan - 0:48






Perdu, désarçonné, lacéré de l'intérieur, par tes propres actes. Tes propres gestes, tes propres sortilèges. Par ces blessures sur son corps, dont tu étais le seul fautif. Depuis le début, tu avais suggéré l'échange à 67, alors même que cette pensée t'avait effleuré l'esprit. Et là tu retournais tout dans ta tête, ton regard lui clamant encore et encore mille et une excuse qui ne pourraient, pourtant, effacer aucunement ce que tu venais de faire.

Vos mains toujours enlacées, elle vient poster sa tête dans ton cou, et tu appuies la tienne sur la sienne, le souffle saccadé, à ces coups que tu te revoyais sans cesse lui remettre, à ses marques sur sa peau que tu savais qui te hanteraient pendant longtemps. Il ne pouvait en être autrement.

Et sa voix résonne, celle de celui dont tu n'étais pas certain qu'il serait encore ton maître sous peu. Ni même un ami. Il te dit de la soigner, que tu devais t'assurer qu'elle reste en vie. Et tu lui envoies un regard noir, presque de défi, car bien sûr tu allais tout faire pour qu'elle reste en vie. Et tu le tuerais lui pour cela, s'il le fallait.  

Et il te menace, et ta mâchoire se crispe, sentant une colère qui s'emparait de toi, autre que celle que tu avais déjà pour avoir blessé ta compagne. Bien sûr, au fond de toi, tu ne te pensais nullement supérieur à lui, mais tu l'avais averti de ce qu'il se passerait si elle venait à être blessée.

Et il était hors de question que tu le laisses s'en prendre davantage à elle, ou qu'il fasse comme si elle était encore sa prisonnière. Tu te sacrifierais, mourrais pour elle, mais il était hors de question qu'il ne lève encore une fois ne serait-ce que le petit doigt à son encontre. Son corps était suffisamment marqué par ta folie. Et elle était tout ce qui comptait.

Et s'il n'était pas capable de le comprendre, de le saisir après tout ce qu'il savait sur vous, alors cette soirée finirait sur des airs de cauchemars, jusqu'à ce que des giclées de sang ne colorent ce salon ténébreux, qui se ferait théâtre de ta protection envers la femme qui partageait ta vie.

Plus importante que le masque d'émeraudes abandonné sur le sol.

67 est sorti, tu reposes ton regard sur ton aimée. Aucun de ses mots, quand bien même c'était son choix, ne supprimerait la violence de tes actes. Tu l'avais bafouée, meurtrie, la femme que tu aimais plus que tout. Gardant ta main droite à jouer avec les siennes, emprisonnant ses doigts un à un comme pour ne plus jamais les lâcher, comme pour te souvenir de leur douceur à chacun.

Passant ton bras gauche autour d'elle, la gardant silencieusement serrée contre toi. Tu serais le rempart contre la décision de 67, il ne s'en prendrait pas à elle une nouvelle fois sans avoir à s'en prendre à toi, tu te le promettais. Quand bien même ça devait être votre dernière soirée, votre dernière nuit, tu ferais tout ce qui est en ton pouvoir pour la protéger une dernière fois, jusqu'à ton dernier souffle. Tu te racles la gorge, laissant difficilement quelques mots de réconfort s'enfuir. Comme si ça pouvait suffire, à tout effacer.

« Ça va aller... Je suis désolé... Mais ça va aller... Je ne le laisserais plus te faire de mal... Plus jamais... Il ne s'en prendra plus à toi... Je te le promets... »

Le regard embué de haine, fixant un point vide sur le sol, et tu te détournais, laissant un baiser sur son crâne et ton nez se perdre dans ses cheveux de blés, que tu respirais à plein poumon comme pour te calmer. Comme pour t'évader, à vos souvenirs éternels loin de tout ce chaos. Mais tout ton corps bouillait, entre ce qui s'était passé et ce qui pouvait encore se passer. Les ténèbres n'étaient pas loin, et tu en faisais partie intégrante.
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