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[Habitation secrète] Dark Red House
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Mangemort 43
Mangemort à la retraite
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Re: [Habitation secrète] Dark Red House

Message par : Mangemort 43, Dim 19 Juil - 0:15


Mauvais endroit, mauvais moment

PV Astrid, Myosotis et 70
Désolée pour le retard

Rien ne prédestinait les deux Mangemorts à attaquer ce soir, ce fut le théâtre d'un coup de tête, rien de plus. Les deux demoiselles étaient vraiment malchanceuses. Peut-être que si elles étaient sortie, rien que cinq minutes plus tard, elle n'aurait pas croisé leur route et rien de ceci ne serait arrivé. Mais ce qui était fait était fait, et voilà que la belle Quarante-Trois portait sur son dos comme un vulgaire sac à patate, une stupide élève qui avait cru que filer hors de Poudlard après le couvre-feu était une bonne idée.

Sans ménagement, la Mage Noire jeta le poids mort au sol, le bruit que fit la tête en cognant le sol ne manqua pas de la faire sourire. Un signe de sa comparse, et elle comprit que cette dernière voulait ouvrir le bal. Elle libéra la gamine à qui elle avait envoyé un stupéfix et les sortilèges de torture s'enchainèrent. Un doux cri de douleur s'éleva dans la demeure, agréable au moral ! La maîtres des Ténèbres, dans un élan de bonté, mit fin à son doloris. La gamine qui ne payait plus bonne mine se mit alors à ramper au sol comme un détritus. Soudain, 43 remarqua quelque chose.

- Regarde moi cette chialeuse fit-elle alors hilare, avant de foutre un bon coup de pieds dans les côtes de la gamine.

La seconde, qui n'avait pas encore eu son compte, lâcha une insulte à l'encontre de son bourreau. Il ne fallut pas plus pour mettre la Mage Noire hors d'elle. Son regard assassin vrilla le sien tandis que d'un mouvement rageur, elle envoya un diffindo, sa cuisse se déchira alors d'une bien dégoûtante manière, sans doute tout aussi douloureuse. En quelques enjambées, elle fut sur elle. Elle lui maintenu la tête en arrière en lui tirant la tignasse, si fort qu'elle pourrait presque lui arracher les cheveux.

- Plus jamais tu t'adresses à ton maître comme ça, pauvre c*nne, cracha-t-elle. Compris ?
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Astrid N. Reckless
Gryffondor
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Re: [Habitation secrète] Dark Red House

Message par : Astrid N. Reckless, Lun 10 Aoû - 10:33


Foudroyée par la réalité. Dépassée. Terrifiée. Les ailes coupées en plein vol, plus de rires, plus de douces liqueurs, plus cette exquise euphorie qui coulait dans ses veines. Seulement le froid, les frissons glacés qui parcours son échine et la douleur, la douleur surtout, qui lui picote les yeux. Pour la première fois de toute sa vie, Astrid Nymphadora Reckless, connaissait le sens du mot terreur. La gamine délurée, inconsciente, accro au danger et à l'adrénaline, insouciante, dont le seul problème était la mention Troll en Divination, était paralysée. Je vais mourir ce soir, elle songe, je suis trop jeune pour mourir, elle pense. Elle aime sa vie, elle aime se réveiller par un rayon de soleil qui lui chatouille le visage, elle aime fouler Londres, elle aime enchaîner les emmerdes avec Dylan, elle aime Poudlard et tout ce qu'elle n'a pas encore découvert, elle aime tellement se sentir simplement vivante. Elle veut pas, elle veut pas lâcher son dernier souffle.
Elle est frustrée, enragée.
Soudain, tout explose en elle, elle refuse tout ça, elle refuse de tomber sans se battre. Alors, elle arrête de ramper, de traîner son corps comme un boulet.
« Regarde moi cette chialeuse. » elle rit la masquée, elle est hilare.
Ça la met en rogne, Astrid. Ses poings se serrent de rage et un cri s'échappe de ses lèvres lorsque la mage noire fout un coup de pied dans les côtes de son amie. Ses yeux s'embuent de larmes mais elle refuse de pleurer, de leur faire plaisir. Elle regardera tout le monde de haut jusqu'à la fin, elle se promet.
C'était eux les lâches, c'était eux la pourriture, c'était eux qui mériteraient d'être traités comme un vulgaire animal. Son cœur se gonfle de haine. Elle aimerait prendre la main de Myosotis, lui insuffler de la force du courage ne serait-ce que par la simplicité du contact, elle aimerait sécher ses larmes, lui dire que tout ira bien. Elle veut la protéger, parce qu'elle a l'air tellement fragile, Myo, cette frêle silhouette, comparé à celles dominantes des mages noires.
Alors, l'insulte fuse, crachée, dégoûtée, plaintive.
Puis, tout se passe trop, trop vite. C'est flou, c'est atroce ; un Diffindo lui déchire la cuisse. Elle ose un coup d’œil et elle qui manque de piquer une crise d'hystérie à la vue d'une seule goutte de sang, a l'estomac dans le cœur et sa respiration se fait saccadée, angoissée. Et on lui empoigne brusquement sa tignasse cuivrée dont elle était si fière, tirant beaucoup trop fort vers l'arrière sa tête douloureuse.
« Plus jamais tu t'adresses à ton maître comme ça, pauvre c*nne. Compris ? »
Elle se laissera pas marcher sur les pieds, non. Elle ne leur mâchera pas le travail.
Malgré la douleur cuisante, Astrid ricane, le regard brûlant de défi et de haine, un regard un peu fiévreux, le visage livide. Elle la fixe, de ses yeux d'ambres, d'une manière un peu troublante. Les ricanements sont atténués par une quinte de toux phénoménale. Elle se plie en deux, la douleur irradie chaque pore de sa peau, chaque os de son squelette, chaque parcelles de son corps.
« Allez vous faire foutre, sales g*rces. » qu'elle cri, puis elle hurle de douleur, les larmes aux yeux, mais elle pleurs pas non, elle ne doit pas pleurer. Elle a mal à la gorge à force de s'époumoner, elle se sent faible, incapable de les tirer de cette bouse de dragon. Son regard se pose sur Myo, il faut qu'elle l'épargne, il le faut. C'est de sa faute si elle est là. Elle doit pas mourir, Myo.
« Allez-y, tuez-moi, p*tasses ! » qu'elle cri encore.
Elle veut que tout ça finisse enfin.


HRPG : Désolé de même pour le retard.
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Myosotis Aavery
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Re: [Habitation secrète] Dark Red House

Message par : Myosotis Aavery, Lun 10 Aoû - 13:40


Myosotis était pétrifiée. Pétrifiée devant une telle vision d'horreur. Son amie Gryffondor était à terre, en train d'agoniser à côté de la brune. Pourquoi étaient-elles sorties aussi vite. Si seulement elles avaient pris le temps de déguster leur bière-au-beurre. Si seulement Myo avait trébuché dans la taverne et s'était fracassée la tête contre le mur. De ce fait, elle ne serait pas sortie et n'aurait pas croisé le chemin de ces deux mangemorts. Elle ne serait pas là... Avec Astrid...

Le rire du mangemort cessa et le sort de torture, de même. Le calme revint dans la pièce. Astrid rampa au sol tel un ver de terre et lâcha un mot qui ne laisserait pas les mages noirs indifférents.

«Sal*pe», cracha t-elle.

La brune serra les poings. Evidemment, une lionne tel qu'Astrid n'arrivait jamais à garder sa langue, surtout dans ce genre de situation. Mais il fallait qu'elle se taise sinon elle y laisserait la peau. La Poufsouffle essaya de croiser le regard de son amie, sans succès.

«Regarde moi cette chialeuse !»
, lâcha soudainement une des deux mangemorts à l'adresse de Myosotis. Ses paroles sonnèrent dans les oreilles de la jeune sorcière qu'un bref instant car une horrible douleur lui parcourut tout le corps. Le mage venait de lui jeter un coup de pied dans les côtes. Myosotis cracha au sol, alors que la masquée se retourna vers la rouge et or.

Celle-ci lança un regard de réconfort à la blairette, mais malgré cela elle n'arrivait plus à trouver l'espoir. C'est comme si un détraqueur était passé dans la pièce. Elle allait y passer. Elle allait mourir là juste parce que des mages noirs l'avaient décidé. La masquée lança un #Diffindo et la cuisse de Reckless se déchira laissant échapper de grosses goutes de sang. La Gryffondor cria. Myo, les yeux brillants de larmes, ne put s'empêcher de lâcher un souffle.

«Plus jamais tu t'adresses à ton maître comme ça, pauvre c*nne. Compris ?»

Myosotis serra les dents. La situation empirait de minutes en minutes. La lionne ne se laisserait pas faire.  Et c'était bien ça le problème.  Ça allait lui attirer deux fois plus de problèmes. La jeune jaune et noire plongea son regard dans celui de son amie lui priant de ne pas répondre, mais Astrid n'en tenue pas compte:

«Allez vous faire foutre, sales g*rces.»


Myo se mordit la lèvre. La Gryffy lança un regard de détresse à son amie.

«Allez-y, tuez-moi, p*tasses !», ajouta t-elle.

Des larmes roulèrent sur ses joues. Non, non... Astrid était encore jeune. Elle ne pouvait pas mourir ici et maintenant. Ce serait tellement stupide. Et Myo... Comment survivrait-elle à cela ? C'est simple... Elle ne survivrait pas...


Dernière édition par Myosotis Aavery le Dim 6 Sep - 11:21, édité 1 fois
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Mangemort 70
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Re: [Habitation secrète] Dark Red House

Message par : Mangemort 70, Dim 16 Aoû - 21:13


L'arrogance de la petite sorcière avait déplu à matricule sept-zéro qui n'eut pas le temps d'intervenir sur le champ, sa consœur ayant été plus rapide. Un #diffindo plus tard, 43 se trouvait à cheval sur la Gryffondor tirant violemment sur sa chevelure.

- Plus jamais tu t'adresses à ton maître comme ça, pauvre c*nne, cracha-t-elle. Compris ?

Mais ce ne fût pas suffisant, la pauvre victime avait décidé de garder la tête haute. N'avait-elle rien compris ? Les deux Mangemorts n'allaient certainement pas se montrer clémentes envers une petite peste de la sorte. Ça sort à peine de la puberté et cela se croit invincible et pourtant ça avait à peine quitté le château. À l'extérieur, il y avait le danger et, cette nuit, les deux étudiantes pourraient enfin connaître la définition du danger à l'état pur.

- Allez vous faire foutre, sales g*rces. Allez-y, tuez-moi, p*tasses ! ajouta t-elle.

Un sourire aux lèvres, 70 décida d'ôter son masque qu'elle lança nonchalamment dans un coin de la pièce, en direction d'un sofa usé par le temps. De son angle de vue, Myositis ne pouvait pas l'identifier. En fait, matricule sept-zéro avait la nette impression que les larmes dans ses yeux lui brouillaient la vue. De toute façon, la jeune fille recroquevillé dans son coin ne méritait même pas qu'elle connaisse sa véritable identité.

- Regarde comment elle est mignonne ? fit la démasquée(!) alors qu'elle s'agenouillait à côté de matricule quatre-trois.

Avec vigueur, 70 empoigna le menton de la jeune fille et l'approcha à quelques millimètres de son visage, ses ongles s'enfonçant sans ménagement dans la peau lisse et sans défaut de l'adolescente. Ses yeux, si peu communs, fixèrent avec dégoût les iris noisettes de la rousse amochée. Le regard de sept-zéro, emprunt de colère, d'une aversion sans nom, ainsi que d'un soupçon de folie, aurait pu donner froid dans le dos à n'importe quel sorcier. Après un instant de silence à se dévisager l'une et l'autre, la Mangemort prit la parole :

- C'est toi, la pétasse, répondit-elle sans la quitter des yeux, tenant encore plus fort son menton.

Et, sans prévenir, elle cracha dans la bouche de l'apprentie sorcière qui, par fierté, ne pleurait pas. Puis, la main droite de 70 se fracassa avec violence contre la mâchoire d'Astrid, lui administrant une baffe digne de ce nom. Le visage de la belle jeune fille heurta le mur et la Mangemort laissa échapper un petit ricanement. 43, qui se trouvait légèrement en retrait , surveillant ainsi l'autre sorcière affalée sur le sol, rit à son tour.

- Tu es une grande fille, c'est ça ? And big girls don't cry ?

Tout en parlant, la mage noire avait sortie sa baguette magique qu'elle avait collé sur la mâchoire de la pauvre Astrid.

- #Pernicies Ossis marmonna 70 sentie aussitôt le menton de la jeune sorcière ramollir entre ses doigts.

Ça devrait l'empêcher de profaner des insultes à tout vent ça. Tout en se relevant, la sorcière lança une deuxième offensive emprisonnant le corps frêle dans un filet de métal, grâce à la formuler appropriée. Puis, une fois debout, elle répliqua une nouvelle fois d'un #Hostium Halitus  pointant cette fois-ci le ventre de la jeune fille, qui y goûterait à coup sûr.

- Pleure connasse, pleure, ordonna d'un air mauvais la mage noire. Sinon je fais subir le même sort à ta charmante amie ici présente, cracha matricule soixante-dix, sans accorder un regard à l'autre jeune fille.
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Astrid N. Reckless
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Re: [Habitation secrète] Dark Red House

Message par : Astrid N. Reckless, Ven 21 Aoû - 19:53


Et la masquée se démasque. D'un geste vif et brusque le masque atterrit sur le sol. Surprise, Astrid sursaute, ses yeux s'écarquillent mais elle la dévisage, la jauge du regard, étudie ses traits. Un physique anodin, qu'elle en conclue. Un visage qu'elle pourrait croiser dans la rue, sans qu'il n'attire guère son regard. Un air, une couleur de cheveux, une teinte de la peau et une nuance des yeux que tout le monde a. Sans son masque, 70 a l'air d'une madame tout le monde, aux yeux de la rouquine revêche.
Puis, y a le regard d'la gosse qui est un peu flou ; elle voit pas très bien, la vision brouillée. Tout tourne autour d'elle, tout se chamboule, qu'elle a l'impression. Elle a le cœur au bord des lèvres.
L'envie de gerber sur les chaussures de la mage noire la submerge, elle s'dit que c'est peut-être une bonne idée ; un petit cadeau pour qu'elle se rappelle d'elle. Elle vomit pas néanmoins, même si l'envie ne manque pas, même si son estomac fait un saut périlleux et qu'elle a l'impression qu'elle a fait une virée dans l'un des manèges de ces drôles de moldus. Les paroles de 70 ont dû mal à percuter sa cervelle. Elle essaye pourtant d'rester là, bien présente, d'ouvrir grand les yeux et les oreilles, parce qu'elle se sent soudain si légère qu'elle a l'impression que la brise pourrait la faire s'envoler. Elle croit bien qu'elle a pas envie de s'envoler.
Sauf qu'il y a les doigts de matricule sept zéro qui empoigne durement son menton, ses ongles s'enfonçant sans ménagement dans sa peau, empêchant son esprit de voler, de vagabonder loin de son corps meurtri. Le souffle de la démasquée s'écrase sur le visage de la gosse, ça lui file la nausée. Elle a un regard fou, un regard qui la fige, la glace, la mangemort. La respiration de Reckless se fait haletante, suffocante. « C'est toi, la pétasse »
Elle voudrait rétorquer la rouquine, un gargouillement qui ne ressemble à rien s'échappe de ses lèvres, la mangemort resserre son emprise sur son menton, puis, sans prévenir, 70 lui crache dans la bouche. Aussitôt, y a sa main qui s'abat sur sa mâchoire. Violemment. Sa tête heurte férocement le mur, pendant un fraction de seconde la rouge et or ferme les yeux, y a les ricanements qui lui parviennent de loin, qui se fracassent contre son crâne douloureux. Elle se tient la tête, empoignant ses cheveux -qui lui semble poisseux d'un liquide rouge et chaud- de ses doigts de pianiste, secoue la tête, elle aimerait tellement qu'elles se taisent, bordel. Tout part en vrille, tout, partout. Elle se sent humiliée. Salie. Écœurée. « Tu es une grande fille, c'est ça ? And big girls don't cry ? » Ironie du sort. Elle se revoit, dans les méandres du passé. Haute comme trois pommes, c'est ce que lui chuchote son frère aîné qui lui tient tendrement la main, tous deux assis sur le canapé où ils observent la frêle silhouette couchée sur un lit médicalisée. Pleure pas, Astrid, t'es une grande fille, les grandes filles ne pleure pas, qui lui disait. Alors elle a refoulée sagement ses larmes. Vaguement, elle sent la baguette de la sorcière sur sa mâchoire, puis elle la sent plus trop, sa mâchoire. Elle tente de parler mais rien, nada, elle n'arrive plus à proférer aucun son si ce n'est un balbutiement qui ne veut absolument rien dire. La minute d'après, elle se sent enfermée dans un filet de métal, comme si un étau en acier lui enserrait la poitrine, l'empêchant de respirer convenablement. Un nouveau sortilège foudroie son ventre et elle a mal, tellement mal. Un cri de douleur s'évapore à peine échapper de ses lèvres vermeilles. « Pleure connasse, pleure. Sinon je fais subir le même sort à ta charmante amie ici présente » crache la Mangemort. Elle regarde Myosotis, elle a l'air si vulnérable, si fragile, ses résolutions et ses promesses sont du vent, soudain. Elle imagine 70 et 43 la torturer, l'humilier, et ça la révolte, l’écœure. Y faut pas que du mal soit fait à Myo, en cela, elle est certaine. Contrairement à ce qu'elle pensait, pleurer c'est tellement facile, tellement délivrant. Des larmes salées, longtemps refoulées, dévalent sur ses joues. Ses épaules sont secouées de sanglots et son corps de spasmes de douleur, qui lui rappelle comme une marque au fer rouge qu'elle est toujours vivante.
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Myosotis Aavery
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Re: [Habitation secrète] Dark Red House

Message par : Myosotis Aavery, Jeu 27 Aoû - 14:33


Myosotis ne savait quoi penser. Elle priait que ce ne soit qu'un rêve et qu'elle se réveillerait d'ici quelques minutes et ça en faisait bien trente qu'elle ne l'était toujours pas. Pendant ce temps, la masquée décida d'ôter son masque en prenant bien garde à ce que la brune ne puisse pas la voire. Évidemment. Au contraire de son amie rouge et or qui parut choquée sans trop le montrer, mais Myo le voyait bien sur traits de son visage. Astrid l'avait-elle reconnu ? La jeune Pouffy chercha désespérément le regard de son amie. Peut-être qu'avec les yeux, Reckless arriverait à donner un indice sur l'identité de la mage noire.

«Regarde comment elle est mignonne ?» fit-elle.

Sept Zéro empoigna fermement le menton de la jeune Gryffondor et se fit un malin plaisir à le démonter en la giflant si fort que Myosotis arriva presque à ressentir la douleur qu'Astrid ressentait au moment même.

«C'est toi, la pétasse.» répondit-elle simplement. «Tu es une grande fille, c'est ça ? And big girls don't cry ? #Pernicies Ossis lança t-elle à la pauvre sorcière en visant sa mâchoire.

D'une certaine manière, ce sortilège aurait peut-être pu la soulager. Comme si ce n'était pas assez, un filet de métal vint l'entourer de partout l'empêchant de faire tous gestes. Soudain une horrible pensée vint plus que perturber la jeune Aavery. Aucun mangemort n'aurait osé montrer son identité si la personne en face de celui-ci n'était pas promis à une mort prochaine. Maintenant, c'était sûr, à moins que quelqu'un arrive les sauver, toutes les deux -ce qui était très peu probable- Astrid allait mourir. Ce soir. Des frissons d'effroi parcoururent son corps frêle. Soudain un cri sourd déchira l'horrible silence qui s'était installé dans la pièce. La masquée venait de lancer un #Hostium Halitus sur le ventre de son amie.

«Pleure [censuré], pleure !» ordonna d'un air mauvais la mage noire. «Sinon je fais subir le même sort à ta charmante amie ici présente.»

Myosotis ne pût s'empêcher de rire. Intérieurement. Elle n'avait même plus la force de faire bouger sa bouche pour laisser s'échapper un ricanement. L'excuse. Comme si c'était une menace. La brune ne tenait plus à sa vie. En fait mourir, serait comme une délivrance. Un moyen sûr de ne pas souffrir davantage maintenant et dans le futur.

Cependant Astrid ne fut pas de cet avis. Elle se relâcha d'un coup, versant toutes les larmes de son corps. Myosotis ne pût s'empêcher d'en laisser quelques unes couler sur ses joues pâles. Astrid ne méritait pas ce qui lui arrivait. C'était une jeune fille positive pleine d'énergie et adorable. Courageuse et téméraire. La voir, ainsi, pleurer blessait profondément la jeune Poufsouffle. La réalité lui fouetta au visage comme une gifle. Reckless souffrait comme jamais elle n'avait souffert et Myo ne pouvait rien faire. Juste la regarder dépérir sous ses yeux.
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Mangemort 43
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Re: [Habitation secrète] Dark Red House

Message par : Mangemort 43, Lun 21 Sep - 17:37


Mauvais endroit, mauvais moment

PV Astrid, Myosotis et 70
Désolée pour le retard

La gamine était d'une stupidité telle que la Mage Noire n'en avait pas vu depuis longtemps. Elle faisait la maline, elle les défiait, elle ricanait. Comme si elle était en position de force. Sa fierté, elle allait la ravaler et ses dents avec très certainement. S'il y avait bien une seule fois dans sa vie où elle aurait dû ramper au sol, s'écraser, s'était bien maintenant. S'il y avait eu une chance, aussi infime était-elle, qu'elle puisse s'en sortir vivante, elle l'avait bien anéantie. C'est qu'elle les insultait encore en plus, quelle pathétisme. Relevant les yeux au ciel, Quarante Trois retira sa main de sa chevelure, arrachant quelques touffes au passage.

Elle disait qu'elle s'en fichait et qu'elles pouvaient bien la tuer si elles voulaient. Comme si elle avait besoin de demander. Oui, sa triste et courte vie allait s'achever ce soir. Mais pas tout de suite, d'abord, les Mangemorts allaient lui montrer qui commandaient ici. La Seigneur des Ténèbres étaient très douée pour cela. Cette dernière retira alors son masque, dévoilant son visage à sa future proie, quel honneur elle lui faisait là ! Elle s'agenouilla alors aux côtés de Quatre Trois, empoignant son menton.

Que sa maîtresse était belle, cette fureur dans les yeux, cette assurance, cette cruauté sur son visage d'ange. La jeune femme était si fière de pouvoir de tenir à ses côtés, se battre pour elle, se sacrifier s'il le fallait ! Sept-Zéro commença alors à l'humilier, comme cette arrogante gamine le méritait. Après lui avoir cracher dans la bouche, elle lui explosa la tête contre un mur qui garda pour marque une belle petite tâche de sang. Et pendant qu'elle continuait encore et encore de s'acharner sur la gamine, Quarante-Trois recula quelque peu, pour se placer aux côtés de la deuxième gamine.

Les Mages Noires avaient humilié, piétiné la fierté de l'arrogante, qui désormais pleurait comme un gros bébé. La Mangemort se baissa alors, choper la brune par la tignasse et tira brutalement dessus.

- Relève-toi, toi ! ordonna-t-elle avec mépris.

Elle attrapa ensuite le bras de sa petite si fort qu'elle sentait ses doigts pincer sa peau, malgré les couches de tissus. Elle la força ensuite à avancer, si brutalement que l'épaule pourrait se démettre.

- A genoux ! continua-t-elle en donna un coup de talon à l'arrière de ses genoux pour la faire tomber en avant. Elle se penchant ensuite, et murmura contre son oreille : Regarde, regarde bien ce qu'il se passe quand on désobéit au Seigneur des Ténèbres, quand on se croit trop intelligente. Regarde-la bien crever comme le vulgaire déchet humain qu'elle est. Et attention, susurra-t-elle ensuite avec un ton dont transpirait l'envie : Ose fermer les yeux et je te découpe les deux paupières pour être sûre que tu puisses bien profiter du spectacle.

Elle referma ensuite la prise sur ses cheveux, forçant sa tête pour que seule la gamine mourante soit dans son champ de vision. Pour qu'elle ne puisse pas regarder autre part, pour qu'elle puisse voir et se souvenir toujours du moment où son amie est morte, sous ses yeux, et qu'elle n'a rien, absolument rien, put faire pour la sauver. Pour que la honte et le remord toujours l'assaillent, peuplent chacun de ses cauchemars.
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Astrid N. Reckless
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Re: [Habitation secrète] Dark Red House

Message par : Astrid N. Reckless, Sam 10 Oct - 15:41


« Ferme tes jolis yeux
Car les heures sont brèves
Au pays merveilleux »

Les voix ne sont plus que de lointains murmures, des grésillements désagréables, qui s'entrechoquent contre son crâne, défilent dans sa tête sans aucuns sens ; ça la fait souffrir. Des silhouettes noires se mouvent devant elle, lui donne la nausée, comme un ballet, elles vont et viennent, inlassablement, leurs mouvements sont fluides, d'une grâce écœurante, cruelle ; elle voit floue, tout se mélange. Elle a le cœur au bord des lèvres, tout tourne autour d'elle. Elle ferme les yeux, alors, elle inspire puis expire, encore et encore, mais elle respire toujours plus fort. Elle suffoque, sa poitrine s'abaisse douloureusement. Elle a froid, horriblement froid. Mes orteils sont gelés, elle songe. Dylan va s'inquiéter si je ne rentre pas..., s'inquiète t-elle aussi. Est-ce que j'ai nourri Orion ? ses pensées s'enchaînent, incohérentes. Oh, j'ai oublié de rendre mon devoir de... de quoi déjà ? Ses joues sont mouillées, elle les touche du bout des doigts, elle pleure toujours, elle gémit, sanglote.

Elle a peur.
Elle se sent vide, seule,
incroyablement triste.

Si l'instant d'avant elle était gelée, elle a à présent horriblement chaud. Son corps est secoué d'un frisson d'horreur, lorsqu'elle voit ses deux mains. Rouges. Ensanglantées. Un hoquet étranglé s'échappe de ses lèvres charnues.
L'instant d'après, elle voit seulement Myosotis, qu'on tient férocement par les cheveux. Les deux yeux bleus de Myo. Cette vision la soulage, l'apaise.
Sa respiration se fait moins saccadée.
Les regards des deux adolescentes s'accrochent, s'attirent, comme deux aimants.
Astrid la regarde, avec cet espoir un peu fou, elle la regarde, comme si sa présence pouvait soulager tous ses maux.
Elle a deux beaux yeux ; des yeux purs, innocents.
Elle aimerait lui dire quelque chose, parce qu'elle a l'air triste. Elle aimerait lui dire désolé, parce que c'est sa faute, si elles sont là, cette nuit. Elle aimerait lui dire qu'il faut pas qu'elle pleure, parce que ses yeux sont trop beaux pour ça, elle aimerait lui dire qu'elle est une superbe amie. Qu'au fond, c'pas grave, qu'ça ira mieux demain matin, quand le soleil se lèvera.

Tout ira bien si elle voit le soleil se lever.
Tout va toujours bien quand le soleil brille (non ?).


Astrid aimerait lui chanter cette berceuse-là, que lui chantait maman, celle qui réchauffait son p'tit cœur d'gamine. Elle sait même plus trop pourquoi. Peut-être que c'était à cause des cheveux dorés de maman qui la chatouillait quand elle se penchait pour fredonner contre son oreille, peut-être que c'était parce qu'elle se cachait sous sa couverture avec juste les yeux qui dépassaient, peut-être que c'était la voix de m'man, peut-être que c'était les mots tout doux ou des baisers et des chatouilles. Et les baisers de p'pa qui piquait, à cause de sa barbe. P'pa qui changeait de voix pour tous les personnage de son histoire.
Elle sait même plus trop pourquoi elle se rappelle de ça, maintenant.
Peut-être que c'est parce que c'est une pensée réconfortante et qu'elle est apeurée.

« Ferme tes jolis yeux
Car tout n'est que mensonge
Le bonheur est un songe
Ferme tes jolis yeux »


Elle se raccroche aux paroles, les répètes, encore et encore, dans sa tête.
Alors que le monde tourne autour d'elle, que les gros montres sous son lit portent dorénavant un masque, alors que ces derniers torturent Myosotis, alors qu'elle, elle déraille. Et qu'elle y peut rien.

La douleur, la souffrance, la crainte tiraillent son corps meurtri, et son âme ; brisée.
Elle a les deux pieds au bord du vide, elle souri effrontément aux abysses qui l'attirent.

Elle délire, sans doute ; parce qu'il y a m'man qui se penche doucement vers elle et qui lui caresse la joue.
Elle trouve ça drôle, parce que ça fait longtemps que ses doigts n'ont pas effleurés sa pommette ; sa peau est chaude, douce comme des fesses de bébé.

Alors, elle saute, fougueuse, téméraire.
Elle est happée par les abysses -qui l'attirent ô tellement.
Elle sombre, sombre, au gré du vent.

Elle avait toujours eu l'intime conviction qu'elle mourrait comme un héro, qu'elle ferait de grandes choses, qu'elle voyagerait, qu'elle goûterait à tout ce que la vie pouvait lui offrir.
Mais Astrid Reckless est morte cette nuit-là, on la pleurera -sans doute-, on la regrettera -peut-être-, on se souviendra de cette jeune fille rebelle et de sa joie de vivre, de son rire, de ses mimiques, de ses conneries, de son insouciance.
Elle vivra dans le souvenir de ceux qui l'ont aimés, avant de mourir une nouvelle fois avec eux.
Peut-être que dans quelques années, un élève de Poudlard sèchera les cours et découvrira gravé sur une pierre du château, au détours d'un couloir, ses initiales.

Astrid Reckless est morte cette nuit-là, sans avoir vu le soleil se lever.

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Mangemort 70
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Re: [Habitation secrète] Dark Red House

Message par : Mangemort 70, Lun 26 Oct - 18:19


43 se chargea que leur deuxième invité ne rata pas une miette du spectacle magique qui se déroulait sous ses yeux. Sept-zéro était bien consciente que sa dernière offensive serait mortelle. Après tout, Astrid était affaiblie et intoxiquée par l'alcool. La sorcière avait de grandes difficultés à garder contact avec la réalité, son regard s'accrochant à ce lui de son amie. C'était presque beau. Devait-on verser une larme ?

Matricule sept-zéro rabaissa son masque et se releva lentement, toisant d'un regard haineux l'adolescente inerte qui s'affala avec lenteur sur le sol. Petit coup de pied pour s'assurer que sa victime était bien décédée, elle lui écrasa également la main d'un violent coup de talon. Aucune réaction. Un sourire naquit sur les lèvres de la masque, tandis que l'adrénaline retombait doucement. C'était tout-à-coup très calme dans la petite demeure et la température avait chuté de quelques dégrées. Après un léger soupir, la Mangemort regarda son acolyte et, d'une voix trop posée s'exclama :

- Bon, les funérailles, maintenant.

Elle n'accorda aucun regard à leur deuxième victime, reportant toute son attention sur le corps meurtri et souillé de la belle rousse. D'un coup de baguette, 70 attira une bâche de jute brune et y enveloppa grossièrement le corps. D'un #Diffindo, la mage noire fit une ouverture sur le torse de la Gryffondor. Recouvrant la plaie de la couverture, la Mangemort s'assura que la sécurité des lieux étaient optimale et attrapa ensuite le corps dans ses bras. D'un signe de tête interpella 43 qui avait ligoté la survivante.

- Viens, on va reconduire ces demoiselles.

Parce que tout le monde sait qu'il vaut mieux rester en sécurité à Pourdlard que d'arpenter les rues tard la nuit, non ? Enfin, si ce n'était pas le cas, les deux sorcières allaient faire un petit rappel.

- #Silencio ! marmonna 70 à l'adresse de Myosotis avant de transplaner.  


-FIN DU RP-
{PROLOGUE}
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Mangemort 67
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Re: [Habitation secrète] Dark Red House

Message par : Mangemort 67, Dim 19 Juin - 17:36


Suite de ce Rp avec Elenna Benson et d'autres Mangemorts

Main appuyée contre le mur de la demeure, je soufflais fort. La trajet m'avait fatigué. Heureusement que je connaissais cette habitation là, pas trop loin pour éviter une désartibulation mais pas trop proche non plus du lieu du combat. Il ne fallait pas perdre notre précieuse acquisition. D'ailleurs, en parlant d'elle, je l'avais posé au sol sans vraiment être délicat, elle jonchait le sol telle une vielle serviette usée (celle pour essuyer sa bouche voyons... Pas l'autre). Je la plaçai contre la paroi du mur sur laquelle je reprenais mon souffle quelques minutes auparavant. Je fouillai son corps afin de m'assurer de vider toutes ses poches et autres endroits où quelque chose pouvait se cacher. Une fois ceci fait, il fallait la ligoter correctement et pas avec ce filet qui pouvait la tuer. Le but étant de l'immobiliser pas de la vider de son sang. Incarcerem. La baguette pointée sur elle et l'inconnue se retrouva emballer dans de la corde bien solide et attachée.

À présent, il était temps de faire part de la capture aux autres. Je souleva ma manche gauche et appuya sur ma marque bien visible afin de faire venir mes frères et sœurs d'armes de l'Ordre Noir. Qu'ils fassent la connaissance de notre prisonnière.
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Re: [Habitation secrète] Dark Red House

Message par : Mangemort 87, Ven 24 Juin - 12:55


Il faisait plus chaud du corps que du coeur quand l’errance habitait mes pattes. Ma tenue d’ébène se coulait entre les pavés, décompte oublié, assurance gagnée, et -j’attendais. J’avais atteint un point où trop souvent la surprésence -abondance ? comment disent les gens qui s’embarrassent de bons mots ?- de monde en journée m’étouffait, aussi le vagabondage vêtue d’ombres était tant liberté que refuge.

J’avais eu le temps de peaufiner deux-six choses. Comme l’affaire masque. Je le trouvais jusqu’alors bien trop léger, au sens où croiser des visages connus pouvait m’être en péril ma couverture. Sans passer par un vol dans la salle des mésententes, non ! Juste la bonification d’un vol antérieur. Une pierre précieuse, incolore, translucide mais décapée en facettes -découpée en visages, en masques, en Autres- bouffait à présent le lobe gauche du masque. Mon oeil apparaissait, mais déformé, morcelé, comme peut-être l’étaient pour d’autres mes décisions.

Bref. Ça vous paraît ridicule. Sans doute. Mais depuis que 39 m’avait confirmé mon droit à être plus qu’un larbin, j’avais envie d’un petit signe distinctif. Qui marquerait plus que ma combichat. Les victimes avaient toujours cette fâcheuse manie de chercher le regard de l’agresseur pour y trouver une compassion, une délivrance, et il me semblait que ce larcin résumait beaucoup de ma réponse. Ceci dit, toute contente que j’en étais, ledit précieux monocle me sembla ridicule à moi aussi quand ma marque résonna de l’appel d’un confrère.

67 avait quelque chose pour nous. D’important. Un transplanage, des pieds empressés, plus qu’empêtrés, on progressait ! et la découverte. Oh, pour un appel, il n’avait pas menti. Y avait à manger. Une silhouette féminine. Saucissonnée, et déjà carbonisée. Fin que de la face, mais c’était déjà pas mal. Fin. Même pas il nous attendait pour commencer la torture ?

- Hell to the yes. Tu nous l’as trouvée où ? Babines alléchées, monocle dévorant. Toute nuance de compassion, qui avait pu teinter mon regard lors de la rencontre de deux sorciers connus plus personnellement, était cette fois absente. Ne restait que la prédatrice.
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Elenna Benson
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Re: [Habitation secrète] Dark Red House

Message par : Elenna Benson, Lun 27 Juin - 14:54


Suite de ce rp.


Votre ombre n'éteint pas le feu 2.0


C
’était comme une impression de déjà vu, ce trou béant, ce noir complet. La douleur s’était répandue dans le corps de la jeune femme comme une traînée de poudre, parcourant ses veines, ses artères, se glissant partout où son sang pouvait aller. Elenna était perdue dans un monde qu’elle avait déjà visité quelques mois auparavant, contre son gré. Il faut dire qu’il était rare que les gens viennent ici autrement que sous la contrainte. Ou alors c’était que la vie était réellement pourrie et qu’elle ne méritait d’être prolongée. C’était le néant, rien d’autre. Un endroit sans sol, sans plafond, sans aucun repère. Tout n’était que vide et si parfois l’impression d’apercevoir quelqu’un au loin semblait ne pas être un mirage, l’espoir s’évanouissait bien vite. Si elle aurait dû le comparer, la jeune femme aurait décrit cette sensation d’apesanteur, de flotter comme dans la galaxie mais même les étoiles n’étaient pas au rendez-vous. Il faisait juste sombre, une obscurité totale d’ailleurs. Peu à peu, les ténèbres vous enlaçaient. Le secret, c’était de ne pas craquer, de ne pas se laisser emporter par la facilité de ses bras qui s’offraient à vous. Il fallait tenir tête à la faucheuse, la regarder dans les yeux et lui dire d’aller se faire foutre. Le bateau tanguait et le mal de mer prit rapidement la louve qui ferma les yeux, se laissant flotter, se perdant dans les enfers de cet endroit en attendant de refaire surface.

Tout c’était passé si vite, trop vite. Les idées étaient parfois délirantes et si certains se plaisaient à dire que seule la folie les alimentait, ce n’était pas le cas. Ou peut-être que si. Là, c’était du courage, à l’état pur. Elenna souhaitait plus que tout au monde protégeait les sorciers, moldus et surtout les êtres qui lui étaient le plus cher. Elle avait senti qu’elle perdait le contrôle et bien qu’elle détestait ça, il lui avait fallu trouver une alternative. Se protéger, protéger Alex et les autres. Son identité lui était vitale surtout dans ce monde où politique et population étaient en conflit. Le Ministère de la Magie n’avait pas la côte en ce moment et en tant qu’Auror, aucun faux pas ne lui serait pardonné. Être Phénix, ce n’était pas un faux pas, c’était un marathon dans le sens inverse de la course. Et aujourd’hui, il ne devait y avoir d’Elenna Benson, juste Bianca, juste la partie cachée de son existence. Mais ce ne fut pas le sortilège qui fit le plus mal, ce fut l’incompréhension qui teintait le visage d’Alexander, la peur qu’elle put lire dans son regard. Par Merlin, comme elle pouvait aimer ces yeux, ceux qui la regardaient vivre, sourire, manger, dormir, baver et ronchonner. Il devait le faire, il le savait mais la belle se doutait bien à quel point cette action serait un véritable fardeau pour lui. Elle l’avait encouragé d’un regard et il avait levé sa baguette. « Incendio Maxima ». Elle avait envie de lui crier de ne pas s’excuser, de ne pas être désolée, c’était la vie qu’ils avaient choisi, les risques qu’ils prenaient au quotidien. Mais la seule chose qui sortit de sa bouche fut un cri de douleur. Serrant les dents pour contenir sa haine et sa souffrance, Elenna craqua bien rapidement alors que le feu magique faisait bouillir sa peau, son masque fondant sur son visage, les flammes mordant directement dans sa chair.

Ses genoux flanchèrent, la laissant tomber, seuls ses poignets les retenant d’heurter le sol. Heureusement, si sa peau était brûlée, ses yeux n’étaient pas touchés, conservant ainsi la vue. D’ailleurs, elle vit son fiancé lui lancer un second sortilège qui atténua un peu la douleur mais savait-il à quel point elle avait mal ? Quelques larmes coulèrent sur sa chair calcinée alors que le beau russe abandonnait son corps pour devenir l’animal qui l’habitait au plus profond de lui. Laisse place à ton instinct, fuis, retrouve les autres, vous saurez quoi faire… Espérant penser assez fort pour qu’il l’entende, elle le regarda s’évanouir dans les ruelles sombres, la laissant derrière lui comme elle lui avait ordonné. Rapidement, les deux silhouettes ennemies s’approchèrent, leurs voix s’élevant. S’écroulant au sol, la seule chose que la belle brûlée puisse entendre c’était une histoire de poursuite. Non, laissez-le, embarquez-moi mais ne le touchez pas… Mais elle n’avait plus la force de parler, criant dans sa tête sans que sa bouche ne s’ouvre. Et ce fut le trou noir.

Lorsque l’Auror parvint enfin à émerger, le paysage avait bien entendu changé. Elle mit quelques secondes pour parvenir à ouvrir les yeux, un mélange de voix venant titiller son ouïe. Elle n’était pas seule, une femme et un homme peut-être ? Elle était encore trop dans les vapes pour en être certaine. Après tout, la douleur l’avait assommé, peut-être qu’elle était en train d’halluciner ? Remuant légèrement, Elenna comprit qu’une corde bien ficelée ou autre avait encerclé son corps pour l’empêcher de bouger. Bon, les Mangemorts n’étaient peut-être pas si bêtes que ça, ou peut-être que si, la suite des évènements allait le vérifier. Ouvrant ses yeux gris, le monde s’ouvrit de nouveau à elle. La jeune femme releva ses yeux vers les deux masqués. Elle connaissait le premier qui l’avait emmené ici, la seconde était habillée d’une tenue en cuir moulante. Si elle n’avait pas été dans une position aussi peu confortable, Elenna l’aurait certainement complimentée sur son équipement sexy, mais elle n’avait pas le temps pour toutes ses conneries. En parlant de connerie…

" Salut les nazes… Y’a moyen d’aller faire pipi ? " dit-elle d’une voix rauque.

Son ton d’habitude si léger, si doux, s’était transformé en un grognement alors qu’un mince sourire se dessinait sur son visage, faisant craquer sa peau cramée et faisant renaître la douleur. Mais elle n’en laissa rien paraître…
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Re: [Habitation secrète] Dark Red House

Message par : Mangemort 67, Mer 29 Juin - 9:01


8-7, 87 ou Mangebleue fut la première (et éventuellement la seule ?) à répondre à mon appel. Bien. Je pouvais ainsi continuer à voir ce qu'elle valait. Et en fouineuse qu'elle était, peut-être connaissait-elle notre invitée à la face cramée. Il fallait reconnaître que nos ennemis avaient joué une très bonne carte afin d'éviter que l'on reconnaisse notre prisonnière. On aurait être dû plus rapide avec 39.

- Comme tu dis... Et c'est un cadeau de 39, elle a voulu nous rentrer dans le cadre avec un allié sur le Chemin de Traverse.

Et ainsi débuta un résumé, court mais efficace (tout le monde a lu le rp, pas besoin d'écrire tout ce qu'il s'est passé). Tout en racontant le combat, je me rendis compte que nous avions eu de la chance avec l'affreux que la demoiselle ait eu un moment d'absence afin de prendre l'avantage. Car, il fallait le reconnaître, ce duo semblait plutôt doué.

À peine terminé le résumé qu'une voix des plus enchanteresses vint sonner à mes oreilles. Délicieuse sensation que d'avoir une prisonnière.

- Tiens, t'es réveillée. Y a pas moyen, non, la grande brûlée. Tu crois qu'ici tes désirs sont des ordres, que tes envies sont respectées ? Tu es une de nos ennemis alors ne crois pas pouvoir nous demander quelque chose.

Était-ce l'excitation d'avoir un nouveau jouet ? D'être un possession d'une ennemie et qu'elle était à ma merci ? Je n'avais qu'une envie, la voir souffrir pour la punir de se mettre en travers de notre chemin. Mais je savais pertinemment qu'on devait lui soutirer le maximum d'information.

Je m'approchai de ce corps attaché, m'accroupis puis dégagea sa chevelure blonde son visage meurtri. Beurk, la chair sentait encore le brûlé, limite on l'entendait encore crépiter... Son visage, du moins ce qu'il en restait, m'était complètement inconnu.

- Hey 87, elle te dit quelque chose ? Dis-je en me relevant, laissant son visage tranquille.

Il fallait en tirer vite quelque chose. D'ailleurs, 39, est-ce qu'il avait réussi de nouveau quelque chose avec l'autre combattant ou bien était-ce un coup de chance ?

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Re: [Habitation secrète] Dark Red House

Message par : Mangemort 87, Mer 13 Juil - 23:44


.i.m.so.sorry.

Les mots s’impriment dans la petite tête de la petite bête. 39. Goûts cool. Généreux. Non, franchement. J’avais eu un choc en voyant sa gueule tout feu tout flamme -ah non, par elle, lui, donc l’autre gueule, la baissée-, et il me surprenait toujours plus positivement. Parce que fck là, la nana avait un de ces p*tains de petits culs. Comme j’en avais rarement vu. Fin si, j’en avais vu un paquet, mais en vrai on voyait pas grand chose vu qu’il était couvert, et c’était dommage, car tout corps nu était plus probable d’être reconnu. Pas corps d’ailleurs, corps ça faisait trop corpse, et en vrai de vrai on en était pas là.

Non, il était encore tout plein de vie celui là, si plein de vie qu’il pulsait une énergie du feu de dieu (ahah) (petit ahah bien lourd parce qu’il faut sourire) (surtout faut rire, même si tu veux pas, ris, faut rire Purée parce qu’on a que ça, faut être arrogant, réclamer ces dents étincelantes d’hypocrisie heureuse) (sourire Purée, à les rendre heureux, mais jaloux, mais esseulés, sourire à décontenancer, pis rire, rire pour s’échapper, partir loin, vers un autre masque, plus faussement spontané, plus explosif) (rire parce qu’il n’y a que ça de vrai, enfin plus ou moins, enfin plus plus que moins car il n’est de masque qui ne soit nous) (destructeur et instable, parent et vapeur, silence et explosion, solitude et confiance, pyromane et sérieux, mielleux et honnête) (prendre le masque haut et fort) (le brandir et rêver, se révéler).

Bref. Tout ça pour dire qu’elle était bonne, et que non, j’la reconnaissais pas patron, mais peut-être nue, mais ça j’voulais pas le proposer, parce que tu restais un mec, parce qu’elle restait une femme, parce qu’une fcking humanité qui tambourinait comme un enfant chargé des pièces rouges me soufflait « l’humilier te répugne » alors je riais, l’air de rien, l’air de tout. Je la matais, quand même, pour pas faire trop soutien, pis en même temps pas besoin de pour ou de parce que, y avait de la chair exquise. Et j’dis pas ça juste ses seins, ou son cul, ouais en vrai je regardais souvent plus les culs que les seins, m’enfin j’disais, c’était surtout ses épaules qui m’hantaient.

Une nuance laiteuse, musclée ; une femme farouche, battante, de celles qui ont vécu, qui mordent, qui n’en démordent pas. Qui s’accrochent et même si c’est à la pire des idéologies, même s’ils nous mettent en danger, même s’ils sont trop c*ns pour voir tout le mal qu’ils annoncent pour des siècles de tradition encore, ils n’en restent pas moins de la race de ceux qui ont un avis. Et le passent, même s’il fallait qu’ils trépassent. Son épaule, donc, qui m’arrachait aux mots de mon patron, m’envoyait dans un vieux monde, un monde vieux comme les morts-mots, et dans mes questions je m’y réfugiais.

Silencieuse.

Sourire comme une danse macabre, sourire qui disait rien et tout. L’atome bougeait, paraît et derrière les dents se semaient de vieilles habitudes -style les digressions. Il suffisait d’une tâche pour que je m’enlise. Et l’autre là, m’avait happée. Parce qu’il m’y faisait penser.

Il est un être d'apparence poli. Jamais il n'inaugure une discussion ; aussi souvent que permis, il écoute, presque timide. Il coupe la parole aussi peu que possible ; acquiesce le plus souvent. Sauf lorsque la discussion s'envenime. Auquel cas il se fait plus présent. Plus pressant. Il a, ou est, pourtant la réponse finale à tous les debats. Qu'on en doute ou l'acclame, lorsqu'il juge toutes les idées entendues, il pose les mains sur la table. On s'interroge. S'exclame. Mais toujours il triomphe. Le point.

J’me retenais péniblement de pas aller lui caresser le grain de beauté. Ça collait pas avec le programme ou mes us. Aujourd’hui on faisait que des trucs sans consentement, donc autant pas donner d’idées à 67. Je le connaissais encore qu’à demi, et j’avais mes limites. Fin j’crois. Le monocle bloque-compréhension, opaque, se dardait sur la jeune. Qui v’nait de se réveiller. Dommage. Le vénitien n’en dirait pas plus. Il avait l’air un peu troublé par le camarade de la meuf, p’t-être que lui aussi avait un bon petit cul, ou qu’ils se connaissaient, ou qu’il était connu, who cares.

C’qui comptait c’était la meuf. Qui était relou avec ses histoires de pipi juste augure de fuite. Et il reparlait, le Rouge. Sûr qu’elle était bien piaf et pas juste alliée -non non, madame était promue au rang d’oligarche de l’ineptie ! Et qu’elle posait pas de questions, et pis moi je devais la connaître. Mais fck, c’était pas parce que je connaissais les deux de l’autre fois que… oh fck, pas penser trop à ça, j’savais qu’à demi ce qu’il soupçonnait, fallait espérer qu’il soit pas Legilimens quoi.
- Nada. M’aurait pas déplu pourtant d’la c’nnaître.
Baguette qui frétille, qui en Veut, mais attendre, y aller, doucement. Poigne qui s’aventure sur sa mâchoire, la redresse, l’examine quasi cliniquement. Aparté.
- Vous l’avez pas ratée. On devrait la cicatriser, histoire de voir ce qu’on récupère en visibilité de son visage. Attente de validation. Plaginit si tentant... un de mes sorts préférés. Mais fallait tenter la non-agressivité. On embraye. Regard du monocle droit sur elle. Comme pour voir à travers elle.
- Qu’est-ce qui a pu te dégoûter à ce point des sorciers, pétasse ? Ou alors pire, tu t’opposes à nous non par rejet mais par pure conviction ? Lèvres à demi entrouvertes comme prêtes à choper sa réponse au vol et la disséquer ; langue qui coulisse, entre mes molaires, comme cherchant un grain de sucre ; sauf que rien, alors ça se referme juste quand elle rejoignait les incisives. Lentement mais sûrement, l’amener à parler. Sans attaque. Maitrise.
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Elenna Benson
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Re: [Habitation secrète] Dark Red House

Message par : Elenna Benson, Jeu 21 Juil - 23:10




C
’était comme une impression de déjà-vu. Ce n’était pas la première fois que la jeune femme se trouvait dans cette position légèrement inconfortable. Assise sur le sol, blessée, cordelée comme un cochon, un masque sombre la regardant de haut. Quelques mois auparavant, il y a longtemps, dans un lointain souvenir, une masquée l’avait enlevé alors qu’Elenna promenait Eden le soir d’Halloween. Quelle ironie. Faire du mal le soir réservé à la peur, aux monstres, aux bonbons, les Mangemorts étaient adeptes des clichés, c’était sûr et certain. Le cimetière avait été sa nouvelle demeure et une tombe sa nouvelle couche. C’était là que la nana nommée Zoey Higgs l’avait torturé en attendant que July parvienne à trouver sa piste. Une course d’orientation au bout de laquelle se trouvait une meilleure amie pleine de sang, comme à l’école, enfin presque.

Cette fois-ci, la belle était seule et devait se débrouiller en attendant que ses amis, ses alliés, viennent l’aider. Elle regarda rapidement autour d’elle. Il n’y avait rien, rien qui puisse lui indiquer où elle était. C’était juste une maison, plongée dans l’obscurité où le plancher grinçait sous ses fesses et où deux Mangemorts se tapaient la causette. N’avaient-ils rien de mieux à faire ? Elenna fit grincer ses dents, cogitant beaucoup plus vite que son cerveau n’aurait pu le faire en temps normal. L’adrénaline avait ses qualités, si seulement il ne fallait pas être sur le point de mourir pour qu’elle se décide à pointer le bout de son nez. Les deux silhouettes de tenaient devant elle, sombres, grandes, noires quoi. La louve huma les alentours, essayant de noter le moindre détail, le moindre parfum qui imprégnait ses adversaires. Si elle sortait de là vivante, ils pouvaient être sûrs qu’elle ne serait jamais bien loin d’eux, elle les pisterait et se vengerait.

" Tiens, t'es réveillée. Y a pas moyen, non, la grande brûlée. Tu crois qu'ici tes désirs sont des ordres, que tes envies sont respectées ? Tu es une de nos ennemis alors ne crois pas pouvoir nous demander quelque chose. "

La chef de l’Ordre du Phénix haussa doucement les épaules. Tant pis alors, elle ferait pipi sur leur beau plancher, en espérant que l’odeur s’ancrerait dans le bois et les hanterait à tout jamais. Oui bon certes, elle n’avait pas réellement envie d’aller aux toilettes mais elle tentait de tester ses ennemis. Le plus grand s’approcha d’elle, se mettant à sa hauteur pour retirer l’une des mèches blanches qui traversaient le visage de la prisonnière. D’ailleurs, elle lui fit son plus grand sourire comme si elle était ravie qu’il soit près d’elle. Approche-toi un peu plus garçon et je t’arrache l’oreille… Mais il se releva, abandonnant sa nouvelle amie sur le sol.

" Hey 87, elle te dit quelque chose ? "

L’ancienne Poufsouffle tourna son regard vers la nana à la silhouette hyper sexy. Elle sentit le regard de Catwoman glisser sur son corps, détailler chaque parcelle de son corps visible, chaque poil dressait sur ses bras, chaque grain de beauté qui trônait sur sa peau, son cou, son décolleté, ses épaules. Elenna pencha la tête légèrement sur le côté, regardant avec autant d’attention celle qui la matait sans gêne. Elle haussa un sourcil et remua le bout de son nez avant de détourner son attention de la masquée. Son odeur ne lui disait rien alors elle serait très étonnée si la mage noire annonçait à l’autre qu’elle la connaissait.

" Nada. M’aurait pas déplu pourtant d’la c’nnaître. La main noire releva le visage de la belle. Vous l’avez pas ratée. On devrait la cicatriser, histoire de voir ce qu’on récupère en visibilité de son visage. "

Elenna laissa échapper un rire franc.

" Qu’est-ce qui a pu te dégoûter à ce point des sorciers, pétasse ? Ou alors pire, tu t’opposes à nous non par rejet mais par pure conviction ? "

L’Auror passa sa langue sur ses dents, referma doucement ses lèvres avant de les étirer en un sourire narquois, le regard légèrement plissé alors que sa peau semblait encore en pleine ébullition. Elle remua légèrement pour réveiller le bas de son dos qui commençait à souffrir de sa posture et à s’endormir. Son regard se planta dans celui de la vilaine, ne daignant même pas accorder de l’importance au grand baraqué. D’ailleurs, y’en avait-il beaucoup des sorciers aussi grands balèzes ? La seule personne qui avait cette carrure et qu’elle connaissait, c’était Rurik, donc impossible. Difficile de ne pas garder ça dans un coin de sa tête, de le noter comme un indice.

" Quoi ? Tu crois sincèrement que c’est ton copain qui m’a fait ça ? Qu’il aurait eu le courage de risquer ma vie ? Non. Je suis trop importante pour vous là tout de suite. Je le sais, ne me prenez pas pour une débutante. La dernière à avoir fait cette erreur tient compagnie aux détraqueurs : une certaine Higgs, Zoey Higgs, si je n’m’abuse. Nous l'avons gentiment livré au Ministère de la Magie. "

Son sourire se fit encore plus grand devant une telle provocation, une lueur amusée brillant dans son regard. Elenna Benson n’existait plus à cet instant précis, elle avait été remplacée par celle que les Phénix appelaient Bianca, celle qui les dirigeait, celle qui accepterait de mourir pour eux.

" Dégoûtée des sorciers tu dis ? J’te tutoie, tu permets hein ? Je ne suis pas dégoûtée d’eux, j’en suis une. J’aime les sorciers comme toutes les personnes sur cette terre. Chacun mérite le respect non ? Les seuls qui n’ont pas l’honneur d’être dans mes faveurs sont ceux qui ne respectent pas l’existence des autres. Nous avons déjà eu la petite qui a été accroché à Gringotts puis la Higgs. Ta vie ne vaut pas plus que celle d’un moldu. Je préfèrerai sauver un crapaud que toi. "

Finissant sa phrase en beauté, la louve cracha au visage de la femme en combinaison bien trop moulante pour être concentrée sur son travail. Elle ricana doucement, se préparant à payer son insolence, à encaisser la colère qu’elle avait fait sûrement naître dans les entrailles de ses meurtriers.
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Mangemort 67
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Re: [Habitation secrète] Dark Red House

Message par : Mangemort 67, Lun 25 Juil - 19:37


Inconnue au bataillon et c'était bien dommage... Connaître son identité aurait permis de faire un grand pas dans l'identification de nos ennemis. Auror, Phénix ou habitante lambda, il était impossible de savoir ce qu'il se cachait dans la tête de la prisonnière.

Je la scrutai derrière mon masque, écoutant son blabla inutile et son joli discours d'une personne aveuglée par le Ministère et ses sbires. Ce qui m'intriguait, c'était sa capacité à se battre. Elle m'avait donné l'impression qu'elle avait participé à plus d'un combat dans sa vie. Et là je tiquai... "Nous", "nous", ... Et là... Gringott's ! Oh oui je me souviens très bien de cette trouvaille... Nous avions fait payer cet affront en attaquant les commerces du Chemin de Traverse... Nous avions déduit que cet acte était du au Phénix. Cela signifiait-il qu'elle en était une ? Si cela s'avérait être vrai, nous avions attrapé un gros poisson.

- Je vois que tu te comptes parmi ceux qui nous ôté des sœurs d'armes... Peu de sorcières et sorciers peuvent nous tenir tête.

Notre ennemie s'était trahie toute seule, mais je devais encore la laisser se dévoiler un peu plus. Mais il ne fallait pas tirer de conclusion trop rapidement, il fallait encore attendre un peu. Avec son visage brûlé... Elle l'avait fait elle-même ? Cela prouvait une certaine détermination pour empêcher qu'on la reconnaisse.

- Ton ami ou alors allié dans tous les cas, ce n'est pas cet Auror qui est passé dans la Gazette du Sorcier ? On a un bon point départ...

Sans ajouter quoique ce soit de plus, je fis comprendre à 8-7 qu'elle pouvait s'occuper de notre invitée, tant qu'elle était encore en vie pour parler et nous fournir des informations
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