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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Londres ~¤~ :: Rues de Londres :: Les Docks
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Balade sur les Docks
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Shae L. Keats
Personnel de Poudlard
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Re: Balade sur les Docks

Message par : Shae L. Keats, Jeu 27 Avr 2017 - 8:33


LA accordé

Tu savais que ça marcherait, tu le connaissais assez pour ça, c'était un peu triste tout de même de l'attraper par la boisson alors que le gosse devait avoir à peine seize ans, mais bon, c'était ainsi qu'il fallait fonctionner. Puis t'en avais marre de cette visite qui s'éternisait, t'avais envie de te détendre, de jouer avec les mots, et les glaçons au fond d'un verre. T'étais donc contente de voir une masse lourde tomber à tes pieds, enroulée dans un tissu qui devait être initialement un rideau. T'aurais pu partir comme ça,
le laisser là, mais t'étais pas non plus un monstre, et l'entrain qu'il montrait à vouloir te suivre te touchait. Donc tu le sortais de là, puis vous preniez tout bêtement la direction de la sortie du musée, à la recherche d'un bar quelconque ouvert à cette heure tardive. Et laisser cette soirée des plus étrange derrière vous.  


Fin du rp
ou la conclusion la plus foireuse jamais réalisée
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Lizzie Bennet
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Re: Balade sur les Docks

Message par : Lizzie Bennet, Ven 2 Juin 2017 - 11:09


@PV 87

Londres se meurt ma douce
Londres se meurt et les enfants grandissent
On ne fait pas assez pour changer les choses
Ça m’est insupportable
Je ne peux compromettre mon identité
Plus maintenant
Cela ne signifie pourtant que je ne puisse poursuivre
La lutte

Il faut que je contacte quelqu’un
Je lui avais dans le temps rendu service
Ce soir c’est d’elle dont j’ai besoin
Et je sais qu’elle répondra à l’appel
Elle ne peux résister à certaines croquettes
J’ai préparé les affiches
Les plans marqués et les banderoles
Même un petit stand à tenir
Lèvera-t-elle sa camisole ?

Je compte sur elle comme je n’ai jamais
Pu compter sur moi
Elle est la béquille de ma faiblesse
Elle est la force que je ne sais représenter
Et ce soir c’est elle qui peut s’amuser

Cela fait quelques semaines que je sème
Dans les rues des alertes et des invitations
Des publicités dans leurs boites aux lettres
J’espère qu’ils n’ont loupé l’information
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Mangemort 87
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Re: Balade sur les Docks

Message par : Mangemort 87, Ven 2 Juin 2017 - 11:10


La grognasse a encore besoin de toi
C’est drôle quand elle était enceinte
Elle savait prendre soin des choses
Depuis l’accouchement elle est autre
Elle est prudente calculatrice
Bien moins amusante
Tu te lasses de sa compagnie

Elle t’a un jour fourni
Un partisan de bon goût
Si elle a une idée pour mettre le secret à bout
Tu lui accordes 5 minutes
Pas plus
Il ne faudrait pas non plus
Que ce masque prenne la lumière
Et tu sais qu’ils te guettent
Partout tout le temps
Tu n’es pas tranquille

Tu vois parfois passer des ombres
Il n’y a personne
Pas un fantôme une âme rien
Juste la fumée de tes peurs
Qui se condense en un point
Tu sais qu’ils sont là pourtant
Qu’ils approchent
Depuis que tu as perdu le secret de ton nom
Rien n’est sûr

— C’est quoi le plan ?
Me déçois pas.

Elle a intérêt à avoir une bonne idée
Tu n’as pas de temps à perdre
Tu as des moldus à secouer
Des phénix à retourner
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Lizzie Bennet
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Re: Balade sur les Docks

Message par : Lizzie Bennet, Ven 2 Juin 2017 - 11:11


Des palpitations me parcourent la nuque
Ce soir on joue pas aux échecs
Au concours de crachats de noyaux
Ce soir on retire une brique du secret
Si les attaques frontales ne suffisent
On la jouera pernicieuses ma belle

Alors oui je sais
J’aurais pu mettre un titre moins loufoque
J’aurais pu prétendre qu’on avait un concert ou autre
Mais les gens qui seraient venus n’auraient pas ouvert
La porte intérieure
Il me fallait des gens qui croyaient encore
Aux contes pour enfants
Il fallait leur donner des os sur lesquels se faire les dents
Pourquoi prêcher des convaincus et non des sceptiques ?
Jamais le sceptique n’investira le projet
Le convaincu pourrait prendre un livre des archives
Un répertoire de noms
Un grimoire de sorts

Pourquoi donner ce matériel aux moldus ?
Etait-ce un gâchis ?
Peut-être oui
Mais si on ne leur donnait rien
Comment voulez-vous qu’ils ouvrent les yeux ?
Ils ne savaient pas regarder

Ils avaient laissé ça à trois âmes d’enfants
Leur coeur était rompu aux chiffres
Aux bulletins et aux lignes administratives
Il fallait leur fournir ce qui leur parlait
Et laisser les plus motivés former des congrès locaux
Il fallait croire en leur capacité d’organisation
Car c’était ce qu’il nous restait

Je lui ai tout expliqué le sourire aux lèvres
Je lui ai confié quelques affiches supplémentaires
J’avais même préparé un portoloin pour elle
Puis elle a rabattu son masque et disparu
Avec les rêves de ce que je n’osais plus faire

(Suite...)
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Elhiya Ellis
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Re: Balade sur les Docks

Message par : Elhiya Ellis, Sam 17 Juin 2017 - 5:15


Les larmes ne sont qu'une pluie soudaine
Post unique suite a la disparition d'Andrew
Chronologiquement, ce rp se passe après l’accident à Londres.




La nuit noire, les bruits étouffés de la ville, les odeurs diverses désagréables, le fracas d’une bouteille lâchée sur le sol, les éclats de voix d’une bagarre, rien ne parvenait à la blonde qui traversait les docks sans but précis. Son monde s’était écroulé lentement sous ses yeux, impuissante, terrorisée, elle n’avait rien pu faire, restant simple spectatrice d’un cauchemar éveillé. Depuis, le sommeil l’avait abandonnée. Les songes s’étiraient inexorablement en vision d’horreur des derniers instants de son amie d’enfance, et d’elle-même incapable de bouger. Les rêves semblaient si réels qu’elle se réveillait toujours en pleurs, l’odeur du sang frais dans le nez troublant ses sens.

Ce soir, malgré les millions d’étoiles au-dessus de sa tête, ne serait pas différent des autres. Elle lutterait vainement contre la culpabilité et la colère qui se nourrissait de son esprit affaiblit, mais que faire ? Que faire pour panser la blessure laissée par la disparition de Lucy ? Il lui suffisait de fermer les yeux pour revoir le visage de la blondinette si souriante, si radieuse, lui faire de grands signe. Son cœur s’enserrait dans sa poitrine à cette image, de nouvelles larmes chaudes venaient brouiller sa vision.

C’était sa faute, Elhiya ne pouvait s’enlever cette idée de la tête. Elle aurait dû être plus prudente, elle aurait dû sortir sa baguette directement et stopper l’hémorragie. Oui, elle aurait dû… mais ses mains, son corps, ne lui répondaient plus à ce moment. Elle était restée paralysée de peur, noyée par la panique et le chagrin... Tout était de sa faute…Ses parents avaient raison au final... Ils auraient de quoi être fiers d’eux, Elhiya leur concédait enfin que moldus et sorciers ne devaient pas se mêler pour le bien de chacun. Elhiya s’était rapprochée de Lucy dès leur première année de maternelle, et pour quel résultat ? Elle n’avait pas pu la sauver... tant d’années à étudier à Poudlard, pour ne même pas être capable d’exécuter un minimum de sortilèges de médicomagie quand la situation l’exigeait…

C’était désolant, non, rageant…Elle le savait depuis toujours, le monde qui les entourait n’était qu’une simple illusion que chacun s’efforçait de rendre réel... Tous ces sorciers soient disant bien-pensants, qui se croyaient supérieurs, se fourvoyaient tout autant que ces idiots de non-mages incapables de prodiguer les premiers soins à une gamine allongée sur les pavés de la capitale. Leurs mondes étaient si fragiles, si incertains, si identiques au final… car rien, oui, oui ni personne, n’était à l’abri dans son propre univers. Les sorciers pouvaient sur un mage noir et être victimes d’un sortilège, au même titre qu’un moldu pouvait voir sa vie interrompue par un simple chauffard… oui, personne ne pouvait se targuer d’être plus à l’abri qu’un autre…

De nouvelles larmes roulèrent sur les joues de l’adolescente, totalement indifférente à ce qui se passait dans la rue qu’elle traversait en trainant les pieds. Il faisait froid, une brise légère mordait son visage, mais Elhiya ne frissonnait même plus. Les yeux dans le vide, elle se contentait de marcher, ignorant où ses pas la mèneraient. La seule certitude qui l’habitait était très simple : n’importe où ou ailleurs, ce serait la même chose. Elle aurait beau marcher pendant des heures, ses remords ne l’abandonneraient jamais. En même temps comment cela pouvait-il en être autrement ?Un soupire douloureux lui échappa, ses yeux glissèrent sur un chat qui changea de trottoir en la croisant. Il avait raison, Merlin sait ce qu’il pouvait lui arriver en restant à côté de la blonde… Une voiture aurait pu surgir du néant et l’écraser lui aussi…

Elhiya baissa la tête, fixant ses pieds, tout en s’enserrant dans sa veste, et remarqua quelques gouttes de pluie en train de laisser des traces sur le bitume. Rentrer se mettre à l’abri aurait pu être judicieux, mais la gamine se trouvait loin du quartier commerçant et n’était pas apte à supporter la présence de quelconque autre humain de suite. Tout au contraire, ce quai sombre et abandonné était parfait. Ici, elle pouvait juste oublier d’être ce qu’elle était. Elle pouvait être personne, elle pouvait être une simple ombre qui se déplaçait sous la pluie en direction de la jetée. Là-bas, rien ne l’attendait. Rien si ce n’était l’absence d’être-vivant…

Rien si ce n’était le bruit redondant et étouffant des gouttes de pluie s’écrasant sur le sol… Rien si ce n’était l’eau de la tamise malmenée par ce début d’averse. Rien…Arrivée au bout du quai, debout sur le bord de la jetée, Elhiya inspira profondément, mais cette douleur indicible était toujours présente, l’accompagnant inexorablement. Ça faisait mal, si mal… Elle ferma les yeux, leva la tête vers le ciel, apaisant ses yeux rougis grâce à la fraicheur des gouttelettes de pluie, et s’abandonna totalement à son ami désespoir. Après avoir essayé vainement de lutter contre lui, elle embrassait chacun de ses reproches, chacun de ses remords, chacun de sans regrets. Ça en servait à rien... ça ne servait plus à rien, elle le savait depuis plusieurs jours… Ses jambes vacillaient dangereusement, ne la tenant plus, la faisant s’écrouler à genoux sur le sol, en pleurs. Plus rien n’existait, ni la pluie ruisselant sur son visage, ni les vêtements qui lui collaient à la peau, ni même les bruits de pas derrière elle…

Sorcier, moldu, animal, peu lui importait ce que c'était, elle voulait juste être seule, ne voir personne, pas même son cousin, pas même sa jolie petite Rose, et encore moins Daemon. Ils seraient tous bien trop gentils, tous bien trop attentionnés et à l'écoute pour qu'elle arrive à le supporter. la pluie ruisselait sur son visage, collant ses cheveux sur les yeux, elle ne voyait plus rien, rien hors mis l'ombre qui s'était arrêtée à coté d'elle, tendant une main peut-être charitable. Un rictus étira ses lèvres, elles étaient où les mains tendues l'autre jour quand elle les imploraient tous de l'aider?Il n'y avait eu personne! personne alors qu'ils étaient des dizaine à se délecter du spectacle, personne alors que tous l'avaient scruter sans bouger, personne alors qu'il étaient tous là! alors qui voulait faire semblant de se sentir concerné désormais?

D'un regard vide la blonde leva le nez vers cette main, vers cette silhouette humaine qui avait jugé bon d'être soudainement charitable et soupira lourdement. C'était ridicule, ses doigts s'étaient enroulés au tour de sa baguette, alors que d'un moment rapide, elle le tourna vers l'inconnu, et en un murmure #Electrocorpus elle regarda le corps transit tomber au sol, à coté d'elle. Pas une seule once de regret ne semblait l'atteindre, elle regardait juste, mornement le résultat de son sortilège, maintenant elle était au calme, personne ne lui tendait hypocritement une main, personne non... Comme cela devait l'être...

Elle se releva avec peine, ignorant quel était la durée du sort qu'elle venait de jeter, et abandonna l'être humain là où il avait chuté lamentablement. Elle était responsable de son état d'inconscience mais s'en fichait complètement, rien, non plus rien n'avait la moindre importance... Silencieusement, glissant comme une ombre sur les quais, la blondinette abandonnée à elle même s'offrait à la nuit noire, s'éloignant là elle jugeait que personne ne viendrait la débusquer...




Dernière édition par Elhiya Ellis le Dim 30 Juil 2017 - 11:02, édité 2 fois (Raison : Transformation en post unique)
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Seth McSoul
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Re: Balade sur les Docks

Message par : Seth McSoul, Dim 30 Juil 2017 - 9:57


Merci à Elhiya de m'offrir le sujet Wink
LA de Ariana accordé

RP en deux posts avec Ariana Hastings

L'artiste (1/2)


Ok, Seth, souffle un bon coup, tout va bien se passer. C'est ta première fois, c'est normal que tu sois stressé. Regarde-la dans les yeux, elle est là pour te rassurer. Regarde son sourire, regarde comme elle est contente d'être ici avec toi...

- Tu es sûr que ça va ? me demande-t-elle.

- Oui, oui, Merry, c'est juste que… Enfin, tu sais, ça met la pression, ce genre de truc.

- C'est normal, je comprends. Mais je suis avec toi, Seth, on est ensemble.

Je lui rends son sourire. Je me rends compte à quel point elle est belle. Elle a changé…
Enfin, je ne veux pas dire qu'elle était moche avant, loin de là, mais là elle se surpasse tellement elle est belle, genre « Wow ».
Bref, vous me comprenez, quoi. Après toutes ces années passées à s'oublier, puis se souvenir, et enfin se tourner autour, encore et encore… Aujourd'hui, ou du moins en cet instant précis, ma seule envie est de te prendre dans mes bras et de ne pas te lâcher, Meredith. Et j'ai tellement l'impression que je pourrais le faire, que je pourrais retenir ton attention pour l'éternité, squatter ta vie autant que ton appart...

- Tu es très belle, aujourd'hui, lui dis-je d'un ton à moitié intéressé pour ne pas rentrer dans son jeu.

- Merci, c'est gentil, me répond-elle.

Elle rougit. Je vous jure, elle rougit, et détourne son regard, et évite de me montrer à quel point elle rougit. Et elle ne réalise pas à quel point moi, je suis content de la voir rougir.

- Ariana m'a aidé à coudre la robe, d'où le côté un peu… exotique, tu comprends ?

- Elle est passée où, d'ailleurs, Ariana ?

- Aux toilettes, je crois, elle ne devrait pas tarder. Houla, attends, j'avais pas vu ce désastre, laisse-moi arranger ça, dit-elle en se rapprochant de moi pour remettre en place mon nœud papillon.

Alors que je me reluque entièrement, dans ce costume tout repassé pioché dans l'armoire de mon beau-père, je sens la pression monter peu à peu. Je regarde la petite salle blanche autour de moi. Tous mes dessins sont exposés, encadrés, et tout paraît si propre que j'ai peur de m'être affligé trop de responsabilités à la fois en m'engageant ainsi.

Me voilà à devoir parler à des intellos en costard cravate nourris au caviar qui contemplent mes œuvres, et à devoir leur expliquer le sens, le but de chacune d'entre elles, mais que vais-je pouvoir leur dire ? « J'en sais rien, c'est personnel, je ne mérite pas tant d'honneurs, mes dessins sont nuls. » Et puis, qui sait combien de personnes viendront ? Elles ne seront peut-être pas plus de cinq ou six, la honte…

- Laisse-toi faire, tente de me rassurer Meredith. Tu as juste à rester naturel. Sois Seth McSoul, le beau gosse fier et énergique qui dessine sans arrêt et aime vanter ses talents.

- J'aime pas vanter mes talents, d'où est-ce que tu sors ces c*nneries ? Je suis un mec humble, ok ?

- Un mec humble qui s'apprête à se faire exposer pour la première fois. Tu es un artiste, Seth, et les gens vont aimer ton art.

- Tu utilises les mêmes mots que Griffin, j'aime pas ça, répliqué-je.

- Pourquoi ça ?

- J'aime pas ce mec, il m'inspire pas confiance. Regarde, il est même pas venu pour l'exposition alors que c'est lui qui est censé la gérer.

- Il a dit qu'il arriverait avec des amis, il fait tout pour te ramener du public. Et dis-toi que sans lui, tu ne serais pas là aujourd'hui.

- Et qui te dit que j'aime être là aujourd'hui ?

- Mon petit doigt.

- Quel mytho.

Elle me sourit encore. Deux fois. J'apprécie son sourire. J'apprécie son visage. Elle me regarde vivement dans les yeux – trop vivement, toutefois. Et tandis qu'elle tourne la tête, des inconnus apparaissent à la porte d'entrée. Toute une petite bande de moldus intéressés, environ cinq ou six, s'introduisent dans la petite salle et nous fixent d'un air intrigué.

- C'est bien ici, l'exposition ? demande le premier.

- Bien sûr, répond Meredith. Et c'est entièrement gratuit. Je vous laisse regarder, la salle est faite pour vous. Si vous avez des questions sur les œuvres, n'hésitez pas demander à l'artiste, ajoute-t-elle en me montrant du regard.

- Vous êtes l'artiste, je présume ? dit un vieil homme intéressé qui s'approche de moi.

Je flippe carrément et recule d'un pas. Je regarde ma montre : 14h01, c'est bien l'heure où les gens sont censés arriver. Meredith me provoque du regard, les sourcils froncés. Je lui adresse un petit hochement de tête, son visage se détend, et je me lance.

- Artiste, c'est un bien grand mot, mais c'est bien moi qui ai fait ces dessins, si c'est votre question.

Tandis que je commence à lui parler, je vois de nouveaux inconnus entrer dans la salle, et d'autres encore.

- Qui sont ces deux jeunes filles que vous avez dessinées ici ?

- J'aime beaucoup cette œuvre, elle donne immédiatement l'impression que vous avez pris plaisir à la dessiner.

- D'où tirez-vous vos inspirations pour représenter des bestioles aussi naturelles que… eh bien, qu'extravagantes ?

Les questions s'enchaînent à toute vitesse et l'heure passe à la même allure. Le temps que je finisse de discuter avec une première personne, il est déjà 14h15, puis les inconnus m'abordent et m'interrogent, et les minutes défilent sous mes yeux. Oubliant la pression, je me livre à eux, leur dévoile ma passion, mes astuces, ma volonté, tout en prenant soin de camoufler l'origine véritable de certaines de mes inspirations. Et je ne m'arrête alors plus de parler, et je déballe mes pensées, et je m'adresse à eux comme à des amis, et tout me paraît alors si facile.

La salle se remplit peu à peu, et certains visages familiers apparaissent : celui de ma mère, de Jean-Eugène, d'Elliot venus contempler mes dessins comme tout le monde. Je lance parfois un petit sourire satisfait à Meredith qui semble être aussi fière de moi, et j'aperçois également Ariana qui semble ressentir tout mon plaisir en cet instant présent.

Mon exposition a du succès. J'ai du succès. Je vois des sourires dans la salle, j'entends des avis positifs sur mes croquis, je prends part à des discussions enjouées, et je me rends compte alors que je suis heureux. Heureux, pas seulement d'avoir réussi, mais heureux de voir que tous ces gens, qu'ils soient des membres de ma famille ou de véritables inconnus, sont également heureux pour moi, et partagent ma joie de vivre, la ressentent à travers mes œuvres, à travers mes paroles, et décident alors de célébrer mon bonheur en se servant des verres au buffet, en engageant diverses conversations, en restant ici plus longtemps que prévu pour encourager mon talent.

Meredith s'approche alors de moi, il est 15h15 et je n'ai pas vu le temps passer.

- Alors, qu'est-ce que je te disais ?

- Je… Oui, tu avais raison. Je m'en rends absolument pas compte, j'ai l'impression d'être perché, et c'est comme si tous ces gens venaient tout juste d'arriver. Est-ce que tu es sûre qu'ils aiment bien ?

- Ils adorent, Seth. Ils aiment ton style, et ils veulent le revoir dans de prochaines expos. Tu sais ce que ça veut dire ?

- Que… Que j'ai réussi ?

- Que tu vas avoir deux fois plus de boulot qu'avant à partir de maintenant, gros flemmard.

Elle rigole franchement, cette fois. Elle me regarde dans les yeux, et me serre soudainement dans les bras, dans une étreinte sincère et diablement intense.

- Félicitations, me dit-elle.

- Merci.

Soudain, c'est une autre figure moins attendue que je vois débarquer face à moi : Griffin Thomas, tout de blanc vêtu, les cheveux blonds élancés, le regard bleu perçant.

- Mon dieu, ne serait-ce pas l'un des plus grands artistes du 22ème siècle que je vois face à moi ? Quel honneur ! lance-t-il d'un air amical.

- Merci, Griff… commencé-je.

C'est alors que l'idée de finir cette phrase disparaît immédiatement de mon esprit. Tout mon bonheur semble s'évaporer en un instant. J'oublie la joie ambiante, j'oublie ma famille, j'oublie les inconnus, j'oublie mes dessins. J'oublie tout. Mes joues deviennent rouges, non pas de timidité, mais de colère. Mes yeux s'emplissent immédiatement d'un mépris dévastateur, d'une haine froide et sans aucune merci.

Face à moi, sous mes yeux, sans aucune gêne, ce pur enfoiré de mes deux pose ses lèvres sur celles de Meredith, dans un baiser si tendre qu'il ne fait qu'accentuer ma rage. Ils ne me regardent pas, leurs yeux sont fermés, comme envoûtés, transportés dans une romance partagée, et l'action a beau être courte, j'ai l'impression de la répéter en boucle dans ma tête, en accéléré, au ralenti, à l'infini.

Ils se retournent de nouveau vers moi. Griffin porte un air fier, presque hautain cette fois, dénué de toute expression amicale, tandis que Meredith baisse les yeux, les joues rouges, l'air coupable.

- J'espère que tu es fier de toi, me dit-il en souriant.

Je mets quelques secondes avant de réaliser qu'il parle de l'exposition. Je mets bien plus de quelques secondes à répondre, le visage tendu, le regard froid, les dents serrées. Je ne sais pas quoi faire, je me sens démuni, j'ai envie de lui mettre un poing devant tout le monde, de l'humilier quitte à m'humilier moi aussi, de détruire sa vie ainsi que celle de Meredith. J'ai envie d'effacer ma mémoire, de disparaître, j'ai envie de retourner à Poudlard, de l'oublier. Je regrette d'avoir accepté la proposition de Griffin, lui qui attendait simplement le moment parfait pour me ridiculiser, lui dont le seul souhait était de gâcher l'un des meilleurs moments de ma vie par cette seule action. J'ai envie de retourner en arrière, j'ai envie d'effacer tous ces moments où j'ai cru qu'il fallait vivre la vie pour ce qu'elle est, accepter ses hauts et ses bas, accepter ses complications. Je me sens si stupide, si c*n d'avoir pu dire de telles choses. Accepter ? Pourquoi ? Pour me prendre des coups dans le dos, comme ça, en permanence, par tout et tout le monde ?

Pour que les gens me disent que je suis un incapable, pour qu'ils me forcent à reprendre les choses en main, à reprendre goût à la vie, alors qu'ils s'empressent ensuite de détruire tout ce qu'ils m'ont forcé à bâtir. Et ceci, par une simple action. Un simple baiser.

- Non.

Je n'arrive pas à prononcer autre chose, à adresser d'autre mot que cette négation à ce déchet humain qu'est Griffin Thomas, l'homme le plus exécrable du monde.

Je me tire. Je sors de la salle, les gens me remarquent à peine partir, à part ces deux abrutis. Une fois à l'air frais, je reprends ma respiration puis je me réfugie dans une ruelle pour transplaner à Pré-au-Lard.

Pourquoi Pré-au-lard ?
Aucune idée. Pour la magie du lieu, peut-être. Je crois que ma seule envie, là, tout de suite, est de me réfugier dans une chose simple, rassurante, confortable, capable de me bercer comme un enfant.
C'est à ça que nous sert la magie, pas vrai ? Nous bercer dans l'illusion de nos rêves, nous faire croire que tout est possible, que tout est réalisable. Nous garder en enfance, dans un bon lit douillet. Bien loin du monde réel.


Suite de mon post ici

EDIT 06/08 : J'ai vu que cela pouvait prêter à confusion et je m'en excuse après cette petite erreur de ma part, mais Ariana est bel et bien censée répondre à la suite de ce RP, merci d'avance de ne pas prendre le sujet Wink


Dernière édition par Seth McSoul le Dim 6 Aoû 2017 - 8:52, édité 2 fois
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Ariana Hastings
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Re: Balade sur les Docks

Message par : Ariana Hastings, Dim 6 Aoû 2017 - 16:50


« Vous aimez l'art ? »

Un sourire échangé avec le bel inconnu qui venait de l'aborder.

« J'aime assez oui. »

« Le jeu de lumière dans ce tableau est incroyable, et cette créature... »

« Povrebine. »

« Pardon ? »

Ariana rougit légèrement. Le nom lui a échappé, et le bel inconnu la regarde avec de grands yeux ronds.

« C'est… mon frère l'artiste. » Elle bafouille. « Il a une grande imagination, et il aime nommer les créatures qu'il invente et dessine. Celle-ci c'est une Povrebine je crois, elle suit les gens et leur insuffle un sentiment de désespoir jusqu'à ce que la personne s'effondre pour pouvoir la dévorer. »

Ses yeux s'écarquillent encore un peu plus.

« Wow. C'est… sombre et profond. Une métaphore de notre société qui nous épuise jusqu'à la moelle et ne nous laisse jamais être heureux afin de pouvoir mieux nous manipuler ? »

Ou juste une créature magique que Seth a capturé lors d'un voyage en Russie il y a quelques années.

« Je crois oui. » Ariana sourit.

Le bel inconnu hoche la tête sans la regarder, il est trop aspiré par l’œuvre d'art et par tout ce qu'il croit en comprendre. C'en est presque amusant. Il est un peu imbu de lui-même et se la joue un peu trop critique d'art alors qu'il ne semble pas y connaître grand-chose, mais il est charmant, et Ariana s'imagine déjà finir la soirée avec lui. Juste pour un soir, il devrait faire l'affaire. Alors elle attend qu'il ait fini sa contemplation artistique. Du coin de l’œil, elle voit Griffin embrasser Meredith, et le visage de Seth se décomposer. M*rde. Le bel inconnu est oublié.

Avant aujourd'hui, Ariana n'avait jamais été certaine des sentiments de son frère pour sa colocataire, et ce n'était pas un sujet qu'elle avait vraiment abordé avec Meredith, mais à voir la réaction de Seth ils n'étaient pas seulement amis – du moins pas pour lui. Ariana savait pour Griffin, elle savait que Meredith le fréquentait, et elle l'avait croisé à l'appartement deux trois fois, mais l'ancienne Serdaigle n'avait jamais songé à avertir son frère – dire qu'elle le regrette à cet instant précis aurait été un euphémisme.
Seth commence à partir, à se diriger vers la sortie, il a l'air furieux. Ariana quitte son compagnon de la soirée et le suit, courant après lui, mais pas assez vite. Elle crie son nom juste au moment où il transplane.


« Tu crois qu'il m'en veut ? » demande la voix de Meredith.

Ariana se retourne pour voir sa colocataire devant la porte de la salle d'exposition, une expression de regret sur son visage.


« Je crois qu'il est juste surpris. » Elle lui ment. « Il va s'y faire. »



FIN DU RP
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Castielle Colt
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Re: Balade sur les Docks

Message par : Castielle Colt, Lun 7 Aoû 2017 - 14:09


[RP avec Théo Osborne]




Emmenez-moi au bout de la terre 
Emmenez-moi au pays des merveilles 





HRP:
 






Castielle se tenait debout sur les docks, les mains posées sur un des poteaux qui tenait les chaînes le long du cours d'eau, le regard posé sur les quelques bateaux amarrés là.


La sorcière se trouvait à Londres car elle avait insisté pour accompagner son père qui devait y venir pour affaire. Il devait assister à une réunion comprenant plusieurs cabinets d'avocats pour parler de trucs juridiques. Castielle, elle, avait demandé à venir car elle voulait profiter de l'occasion pour aller faire des emplettes sur le Chemin de Traverse. Elle lorgnait sur plusieurs articles de Waddiwasi depuis un petit temps déjà... elle avait dans l'idée de dépenser une poignée de Gallions en écharpes bouclier, chaussettes antigravité et plumes à répliques cinglantes !


Mais avant ça elle s'était arrêtée du côté des docks. Elle adorait regarder les bateaux. Ça provoquait en elle une sorte de douce mélancolie. Elle avait plus ou moins toujours rêvé de naviguer... mais c'était assez étrange...
D'un côté c'est quelque chose qu'elle désire réellement, d'un autre elle n'a jamais rien entrepris pour atteindre son rêve. C'est assez paradoxal car elle n'avait jamais rechigné à faire des pieds et des mains dans le but d'avancer vers ses rêves irréalisables et ses ambitions idéalistes. Mais ça... Pourtant ce n'est pas bien compliqué ! Etudier, passer son permis de bateau, économiser, acheter, naviguer. C'était tout. Pas de révolution à espérer, pas de temps perdu en pédagogie avec des gens à l'esprit étriqué, pas de "si",...
Castielle n'avait jamais rien fait. Jamais.


La sorcière observait toujours les bateaux qu'elle se contentait d'envier. Elle s'imaginait bien à bord de l'un d'eux, voguant sur une eau claire ... 
En avait-elle seulement jamais parlé à quelqu'un ? De ce rêve ? Dad, peut-être ? Non même pas. Une amie ? Non plus. 
C'était un rêve, une envie vraiment étrange...


Si elle en a envie pourquoi ne ressentait-elle pas le besoin d'arriver à mon but ? Pourquoi n'avait-elle pas cette impulsion du "Allez on le fait ! Soyons fous !" ? Pourquoi cela ne la dérange-t-elle même pas d'être parfaitement consciente du fait que si elle se détournait des docks, là, maintenant, tout de suite, elle passerait à autre chose sans même un pincement de regret au cœur. Le rêve serait toujours là, elle le savait, mais quand elle n'y pense pas, ça ne lui fait rien.
Alors que normalement, tout ce qui est important à ses yeux ne la quittent jamais. Elle ne cesse jamais d'y penser. Elle ne cesse jamais d'agir en fonction de ses désirs, toujours le but final en tête.
Ça n'avait pas de sens...




Castielle se perdit en introspection, essayant de remonter à la première fois où elle avait ressenti le désir de prendre le large. Remonter à la source pourrait probablement l'aider à identifier le problème. Dans sa tête ça carburait à plein régime tandis qu'elle restait plantée sur les docks, le regard perdu dans le vague, se balançant légèrement sous les coups de vent. Son apparence extérieure était le parfait reflet inverse de son état intérieur.
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Re: Balade sur les Docks

Message par : Osvald Osborne, Dim 13 Aoû 2017 - 10:03


RP avec Castielle Colt

Emmenez-moi au bout de la terre
Emmenez-moi au pays des merveilles


HRP:
 


Je longeais les docks sans raison. Aujourd'hui était une journée sans remous, à l'image de la Tamise en ce moment, calme et lisse. J'aime ces parenthèses de tranquillité que nous offre parfois la vie. Nous sommes trop souvent sollicités de partout, ballotés à droite à gauche pour telle ou telle obligation, trop souvent on coure sans nécessité, trop souvent on finit nos journées vidés de toutes énergies. Énergies dépensées en actions qui ne nous plaisent pas, qui nous rendent bien trop souvent malheureux, qui ne nous épanouissent pas.

À l'école il faut toujours se dépêcher. Pour se lever. Pour manger. Pour aller en cours. Pour passer d'une classe à une autre. Pour faire ses devoirs.
Les gens n'ont pas le temps d'apprécier les délices qu'ils engloutissent au petit déjeuner, trop occupés à parler, à lire ou à écrire en même temps. Ils ne ressentent pas la nourriture, ils ne ressentent pas ses bienfaits. Ils avalent pour se remplir le ventre, point final. Puis ils courent vers leurs classes. Sans prendre le temps d'apprécier la couleur du ciel au-dehors, sans remarquer la brise dans leurs cheveux, sans s'apercevoir que pendant qu'ils partent s'enterrer sous terre ou se cloisonner entre quatre murs de pierre, ils passent à côté de la vie elle-même.

Parfois je me laisse emporter par tout ça. L'internant n'aide pas vraiment à ce niveau-là... Il m'arrive de temps en temps de courir avec des camarades avant de réaliser que ce n'est pas la peine. Ou de me rendre compte qu'aujourd'hui je n'ai pas eu l'occasion de regarder ne serait-ce qu'une seule fois le soleil se lever ou se coucher, ou même les étoiles briller. Et cela me rend à chaque fois profondément triste.

Je joue avec les runes que j'ai mises dans ma poche avant de partir. Je les ai sorties de leur poche de tissu, les laissant respirer et se mouvoir dans ma poche. Régulièrement je glisse mes doigts parmi elles et les caresse au hasard. Des petits ronds de bois polis de mes mains d'enfant. Doux et lisses. Comme l'eau. Chargés de sens et de puissance. Comme l'eau.

Mes yeux se détachent enfin de la Tamise pour se relever et apercevoir une personne, présente elle aussi sur les docks.
C'était une femme brune, avec des lunettes et des yeux perdus dans le vide devant elle. En réalité, devant elle, se trouvaient des bateaux amarrés. Ils étaient se balançaient doucement d'avant en arrière, soumis aux aléas du vent. La brune semblait perdue dans ses pensées. Elle collait si bien avec le décor, j'aurais voulu être peintre pour immortaliser la scène !
La Tamise, le soleil, les bateaux, le vent, la femme debout sur le rebord, les mains posées sur la chaîne. Elle était à l'image de l'eau elle-même. C'était fascinant.

Machinalement je plonge ma main dans ma poche. Je ressens comme un petit chatouillis et caresse de mes phalanges les runes, enfin j'en pioche une. Je la saisis délicatement entre mes doigts et la glisse dans ma paume. Puis j'ouvre celle-ci.

Gebo

On pouvait difficilement être plus clair !

Je dois bien avouer que si j'avais dû parier sur le résultat de cette pioche, j'aurais perdu en misant mon argent sur Isaz.

Je m'approche doucement de la fille de l'eau et me mets à côté d'elle, à quelques pas de distance. Dans la même position, le regard droit devant moi. Je me sens assez mal-à-l'aise. Comment engager la conversation ? Sans paraître brusque ou impoli ?
La croisée des chemins, la rencontre, le partage,... facile à dire, moins facile à faire !
Cependant, restant fidèle à moi-même, j'opte pour la douceur et la liberté. Je reste donc là, en silence, auprès d'elle.

Les bateaux remuent un peu plus fort, le vent se lève peu à peu, par bourrasques.


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Re: Balade sur les Docks

Message par : Castielle Colt, Lun 14 Aoû 2017 - 6:51





Quelqu'un est là. Près d'elle. Elle en était bien consciente mais elle préférait l'ignorer pour le moment. Elle avait mieux à faire dans sa tête.

En remontant loin, très loin, elle se rappelle que l'un de ses premiers livres d'enfants était un livre de pirate. Elle ne se souvient plus du titre... mais se revoit petite, allongée sur le ventre sur mon lit, le menton dans les paumes de ses mains, regardant les images. Elle avait appris à lire très tôt. Comme elle réclamait sans cesse qu'on lui relise encore et encore ses histoires favorites, ses parents avaient fini par lui apprendre eux-même plutôt que d'attendre qu'elle le fasse à l'école.
Des pirates... La liberté, l'émancipation, l'aventure, le contrôle total sur sa vie, le pouvoir de satisfaire ses moindres désirs sans rendre de comptes à personne. Oui, ça semble assez logique à vrai dire. Il est normal qu'elle se soit sentie attirée par la mer.


Ceci dit, peu importait désormais, elle n'était déjà plus plongée dans ses souvenirs d'enfance. La crise était-elle passée ?
Que ça l'agaçait ! Depuis toute petite elle avait toujours été sujette aux crises existentielles. Parfois elles étaient brèves, quelques minutes ou quelques heures à peine. Parfois très longues, s'étalant sur des semaines, des mois ou des années entières. Dad lui a toujours dit qu'elle réfléchissait trop. Que la plupart des gens ne se posent pas tant de questions, ils se contentent de vivre. Pour Castielle, vivre dans l'incohérence ce n'est pas vivre, c'est mentir. Au monde entier t surtout à soi-même. Et l'ego de la sorcière ne supporte pas de ne pas vivre en cohérence avec elle-même. Quitte à se "compliquer la vie", comme beaucoup de gens disent.
Ici elle s'était rendu compte d'un désaccord entre ses principes, ses envies et ses actions. Ça avait duré quoi ? Quelques heures tout au plus ? Elle n'avait gratté que la surface du problème. Se connaissant elle savait qu'une nouvelle parenthèse existentielle allait se rouvrir et qu'elle allait devoir s'y replonger autant de fois qu'il faudrait pour que cette histoire soit enfin réglée.


Elle jeta un rapide coup d'oeil de côté. Ah! La curiosité !
C'était un garçon. Il était clairement plus jeune qu'elle mais sûrement pas de beaucoup. Il était brun avec des cheveux en bataille, mais c'était certainement dû au vent. Il soufflait de plus en plus fort. Ce n'était pas désagréable d'ailleurs.
Le garçon se tenait là, comme elle, scrutant les bateaux sans doute. 

Va savoir pourquoi, Castielle ressentait le besoin de lui parler. Ironique, non ? Quand on pense que s'il lui avait lui-même adressé la parole elle se serait énervée ! Et pas qu'un peu ! Elle détestait par-dessus tout être dérangée dans ses moments de réflexion. Un peu comme quand quelqu'un voit que vous êtes en train de lire un livre et se dit que c'est une invitation à vous parler du temps qu'il fait ! Rien que d'y penser, ça fait grimacer la jeune fille. Les gens qui pensent qu'être en pleine lecture est une invitation à la conversation parce que "lire = je m'ennuie, j'ai rien de mieux à faire" pour eux, sont les pires.
*Mais on s'éloigne du sujet, là, non ?* la rappela à l'ordre la petite voix dans sa tête. Petite voix narquoise toujours présente pour lui faire des reproches, quelque soit l'heure du jour ou de la nuit. 


Elle inspira profondément et, les yeux toujours posés sur les bateaux, dit à voix haute :
"Quel est le lien que tu entretiens avec la mer, toi ?"
Le tutoiement, direct. Et une question sans préambule. Le tout enveloppé dans une voix plus grave que d'habitude, à cause du fait qu'elle n'avait pas été utilisée depuis des heures.

Castielle ne savait pas trop quoi penser. Comme à chaque fois qu'elle était perdue en elle-même, elle voulait savoir. Alors elle se pencha un peu en avant, très légèrement, juste assez pour voir son reflet dans l'eau sombre de la Tamise. Les couleurs étaient altérées, bien sûr. Entre celle de l'eau, les remous et la luminosité, difficile de savoir.
Elle demanda donc, d'une voix un peu plus claire et en regardant le garçon cette fois-ci :"De quelle couleur sont mes lunettes exactement ?"


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Re: Balade sur les Docks

Message par : Osvald Osborne, Lun 14 Aoû 2017 - 9:57


Je faisais tourner Gebo dans ma main tout en attendant. Le doux contact du petit rond de bois poli contre ma peau m'apaisait. Un sourire simple était dessiné sur mes lèvres. Je ne pensais à rien, laissant mon fil de pensées au repos, profitant de ce moment et exclusivement de celui-ci.

"Quel est le lien que tu entretiens avec la mer, toi ?"

La voix un peu caverneuse de la fille de l'eau me fit me concentrer sur elle. Je serre alors Gebo dans ma main et place celle-ci sur la chaîne entre nous deux. Avant de répondre je vois la fille de l'eau se pencher puis se retourner vers moi, l'œil à la fois incertain et déterminé.

"De quelle couleur sont mes lunettes exactement ?"


Je lui réponds le plus naturellement du monde.
"Elles sont assez claires, presque diaphanes. C'est du mauve en tout cas. Du mauve très clair."

Je sais bien que n'importe qui d'autre à ma place aurait haussé les sourcils ou dit quelque chose du genre "Mais t'es débile/folle ou quoi ? Tu sais pas de quelle couleur sont tes lunettes ?". Sauf que n'importe qui d'autre à ma place se serait montré ignorant et grossier. Je sais bien que ce genre de comportements est mal considéré dans notre société, mais je ne cautionne pas ce mode de jugement. Si elle me l'a demandé c'est que c'est important pour elle. Si elle me l'a demandé c'est qu'elle attend de moi une réponse. Et je ne vois pas pourquoi une telle question serait moins cohérente que "Où se situe la gare ?". Une question est une question. Toutes les réponses sont importantes.

"Mon rapport à l'eau est assez spécial. Disons qu'il est à la fois distant et complice. L'eau, à mes yeux, est aussi bien la source de la vie comme de la mort. Elle est imprévisible et indispensable. Sans pitié et guérisseuse. Complexe et simple à la fois. La terre c'est autre chose. La terre est fiable, généreuse, protectrice, aimante. Je me sens personnellement plus proche de la terre."


Je me rappelle le tableau que j'avais sous les yeux en arrivant. La fille en parfaite communion avec l'environnement maritime. Gebo toujours en main, je continue.
"Toi tu es une fille de l'eau. Tu pensais à prendre le large ? Si c'est le cas, je te conseillerais de porter sur toi ou de graver quelque part sur ton bateau les runes Laguz et Uruz. Ça t'aidera sûrement."
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Re: Balade sur les Docks

Message par : Castielle Colt, Lun 14 Aoû 2017 - 10:46


[LA de Théo accordé]





Castielle était un peu (beaucoup) perdue. Elle ne s'attendait pas à une telle réponse de la part du garçon. Elle avait plutôt envisagé une répartie moqueuse ou indifférente. Mais non, il lui avait répondu simplement. Comme si l'apostropher de la sorte était normal et que les questions qu'elles lui avaient adressées l'étaient elles aussi.
Si les rôles avaient été inversés... l'échange aurait été nettement moins courtois.

Il y avait quelque chose chez cette personne. Ses yeux ? Sa voix ? Sa façon d'être en général ? Un petit quelque chose de... différent ?
Cela intriguait fortement Castielle. La sorcière déjà assez déstabilisée par sa petite crise existentielle, ne se sentit que davantage perdue. Perdue en elle-même. Perdue dans le monde. Perdue dans les codes. Perdue dans la conversation.

"Oh ! Maintenant elles deviennent plus sombres ! C'est un joli mauve ❤ Comme les pétales d'une glycine mais en un peu plus foncé."

La remarque du garçon avait comme relancé la machine qui se trouvait dans le crâne de Castielle et qu'on appelait cerveau.
*Mais... qui est ce type ? Et c'est quoi une glycine ?*
*Bah une fleur, abrutie, il vient de le dire*
Ah, la petite voix désagréable était de retour elle aussi.

La sorcière ouvrit et ferma la bouche plusieurs fois, sans qu'aucuns sons n'en sorte. Que répondre à tout ça ? En plus c'était elle qui avait engagé la conversation !
Elle soupira bruyamment et se détourna du regard clair et ... candide ?... du garçon pour se diriger à nouveau sur les embarcations amarrées en face. Elle ferma les yeux et se pinça l'arrête du nez.
Il était gentil, patient et apparemment dénué de mauvaises intentions. Alors pourquoi réagissait-elle ainsi ? Castielle était trop souvent sur la défensive. Tout le temps. Avec tout le monde. Elle ne le montre pas, mais c'est un fait et c'est une habitude tellement bien encrée dans son caractère qu'elle a du mal à s'en défaire. Ici par exemple, elle était en compagnie de quelqu'un de gentil mais son esprit ne pouvait s'empêcher de traiter la situation comme si elle était en mauvaise posture.

Castielle rouvrit les yeux avec la ferme intention d'aller à l'encontre de ses habitudes et regarda de nouveau dans les yeux de son partenaire de conversation.
*Argh, ses yeux sont tellement clairs ont dirait des pastilles argentées !*
Est-ce que tous les Anglais ont les yeux colorés comme ça ? Je ne me rappelle pas une seule personne ayant les yeux bruns comme les miens !
*Azura*
Ah oui, Azura. Bon, ça fait une !

"Merci."
Silence gênant. Puis : déclic.
"Euh... attends quoi ? Je comptais pas prendre le large ! Enfin si ! Mais non. Enfin, c'est compliqué."

*Éloquence/10, félicitations du jury pour la clarté du propos !*

Il arrivait dans un moment de faiblesse de sa part et la perturbait encore plus !
C'était quand la dernière fois que cela lui était arrivé ? Se retrouver sans savoir rien dire ? Jamais ça ne s'était produit auparavant. Aujourd'hui est un jour à marquer d'une pierre blanche !


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Re: Balade sur les Docks

Message par : Osvald Osborne, Lun 14 Aoû 2017 - 12:46


"Merci. Euh... attends quoi ? Je comptais pas prendre le large ! Enfin si ! Mais non. Enfin, c'est compliqué."

La fille de l'eau semble perturbée par mon intervention. Est-ce que je me serais trompé ? Gebo n'était peut-être pas la rune que j'avais sentie ? Suis-je en train de rendre les choses encore plus confuses pour elle ?
Pourtant, son hésitation, son incertitude quant à ce qu'elle avait l'air de désirer ou non me poussa à continuer sur ma lancée.

"Désolé, je ne voulais pas t'embrouiller avec mes explications. Mais tu te sens attirée par l'eau, non ? Tu es liée à cet élément et tu le sens ? Moi je ne pourrais jamais survivre en mer. Je ne supporterais pas de ne pas être en contact avec la terre, les plantes, les animaux, les arbres, les pierres,... Ne pas pouvoir admirer les fleurs pendant ne serait-ce qu'une semaine me rendrait sans doute dépressif. Je ne peux pas vivre sans !"

J'ouvre ma main, tenant toujours Gebo, et je regarde la rune. Puis je la remets dans ma poche. J'ai confiance, je ne me suis pas trompé. Elle m'a parlé, j'ai agi, le message est passé. Plus besoin de la tenir.

Je continue de parler de moi, espérant que ça rassurera la fille de l'eau, pour lui faire comprendre qu'elle peut parler d'elle librement, sans s'inquiéter. Les gens sont très inquiets de nos jours. Il faut faire attention à qui on parle, comment on parle, ce dont on parle, pendant combien de temps, toujours se préoccuper du paraître, de ce que l'autre va penser. Il en est ainsi avec beaucoup trop de monde.
Mais pas avec moi, fille de l'eau, ne t'en fait pas.

"Qu'est-ce que tu aimes le plus, dans l'eau ? Moi c'est la douceur. L'eau est douce, elle coule et caresse, elle apaise et soulage. Mais l'eau est à double tranchant, c'est ce que j'aime le moins chez elle. D'un seul coup elle peut passer d'amie à ennemie. Avec la terre c'est différent."
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Re: Balade sur les Docks

Message par : Castielle Colt, Mar 15 Aoû 2017 - 8:00



Fille de l'eau. Ça fait un peu dessin animé cette façon de parler, mais bizarrement, Castielle apprécie. Fille de l'eau ça sonne bien. Fille de l'eau c'est un surnom qu'elle ne trouverait pas désagréable de porter.
Il était spécial quand même, ce garçon... Spécial mais attachant.

"Ce n'est pas toi. Je veux dire : ce n'est pas toi qui m'as perturbée. Je l'étais déjà avant. Disons simplement que tu es arrivé dans un moment de faiblesse et que ça m'a prise de court, c'est tout."

Elle commençait à reprendre les rênes, retrouver le contrôle. Pour Castielle, la perte de contrôle était la pire chose qui pouvait lui arriver. Elle avait fléchi un instant, maintenant elle redevenait maîtresse d'elle-même. Et de la conversation, qu'elle avait bien l'intention de poursuivre.

"Moi c'est tout le contraire. Fille de l'eau tu dis ? Ce n'est peut-être pas faux. J'étais justement en train de me demander d'où venait mon attirance pour la mer. J'en suis arrivée à me dire que c'était pour l'image de liberté, de pouvoir, de renouveau. De solitude aussi peut-être. Mais je suis quelqu'un qui s'épanouit dans la solitude, donc ça me va plutôt bien."

Dire à haute voix les maigres résultats de son introspection lui faisait du bien, elle avait l'impression que le dire à un autre être vivant rendait la chose réelle. Comme si ça donnait une dimension concrète à son raisonnement. Comme si ça le légitimait aussi, d'une certaine façon.
Castielle a toujours été une anxieuse en constante recherche d'approbation de ses semblables. Paradoxal, quand on sait qu'elle considère ces mêmes semblables comme "moins" qu'elle sur des aspects qui lui sont chers. Mais Castielle était un paradoxe en elle-même de toute façon.

"Ça ne me dérangerait pas de ne voir ni entendre personne à part moi-même pendant des mois, voir des années. Mais quand je rentrerais au port je sais que je ne désirerais qu'une chose : tout raconter à quelqu'un. Étrange, non ? Je ne désire m'entourer de gens que lorsque j'ai besoin de leur appréciation dans ce que j'ai faits. Égoïste, sans doute..."

Égoïste. Oui, elle l'était sûrement. Pourtant la majeure partie de ce qu'elle fait, elle l'accompli dans un but de bien commun. Peut-on être égoïste et altruiste à la fois ? Ou l'un pour l'autre ? Va savoir...
En tout cas, ici et maintenant, elle tenait à ne pas l'être. Et ça passait par : arrêter de ne parler que de soi-même et répondre au garçon sur ce qu'il a raconté sur lui.

"Si je suis ta logique - je veux dire dans les mots que tu utilises - tu es un garçon de la terre, c'est ça ? Au final, à part ton amour inconditionnel pour les fleurs, qu'est-ce qui nous différencie ? Qu'est-ce qui sépare la terre de l'eau et qui fait que ce sont des éléments aussi distincts l'un de l'autre ?"

Castielle sentait qu'elle s'avançait sur un terrain philosophique. Le garçon était jeune. Plus jeune qu'elle.
Et la dernière fois qu'elle avait abordé un sujet d'adulte (à grands coups de sociologie) ça s'était terminé en clef de bras sur une fille au discours dangereusement oppressif.
Le garçon n'a pas l'air d'être un mauvais bougre. Au contraire, tout dans ses paroles et son attitude font ressortir de lui une image de candide.

*Tant mieux, j'ai grand besoin de candide pour ne pas me noyer dans mes propres songes*


Dernière édition par Castielle Colt le Jeu 17 Aoû 2017 - 2:55, édité 1 fois
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Re: Balade sur les Docks

Message par : Osvald Osborne, Mer 16 Aoû 2017 - 11:33


Elle a repris du poil de la bête, ça fait plaisir ! Moi qui avais peur d'avoir mal fait, maintenant que je la vois s'ouvrir à moi de la sorte, je suis rassuré. Merci Gebo.

Elle me parle comme à un égal, elle ne se retient pas de poser des questions complexes sous prétexte que je suis plus jeune. J'aime ça. Une relation d'égal à égal est toujours plus bénéfique. On vit dans un monde où l'on considère que sous prétexte d'un nombre arbitrairement calculé certains sont moins intelligents que d'autres. L'avis d'un individu de 14 ans a forcément moins de valeur que celui d'un de 25, 45, 65 ans. C'est absurde. Certaines personnes sont plus aptes à parler de certaines choses, plus concernées et plus informées. Mais l'âge ne garantit rien de cela.
C'est l'une des blessures de l'ego que j'ai du mal à contrôler : être dénié dans mes capacités sous prétexte que je suis jeune.

Je réponds à la fille de l'eau :
"C'est normal de chercher la compagnie de ses semblables quand on a quelque chose à leur montrer, surtout quand on en est fier. Je ne pense pas que ce soit particulièrement égoïste. Il y a des gens qui gardent de force auprès d'eux des personnes et qui le font pour des raisons égoïstes, quitte à blesser ceux qui les entourent. En soi nous sommes tous égoïstes sur certaines choses, ce n'est un problème que lorsque l'on n'en a pas conscience et que c'est toxique pour nous-même ou les autres."

Je lui fais confiance, alors je partage un peu plus :
"Personnellement je préfère la compagnie des animaux et des plantes que celle des humains. Mais l'isolement total, seul avec moi-même, c'est impossible pour moi. Je ne suis jamais seul. Quand on vit dans la nature, on n'est jamais vraiment seul.
Oui, je suis un fils de la terre. J'ai besoin de racines, de protection, d'abondance. Je suis lié à tout ce qui pousse, prospère fane et recommence le cycle éternel. Je suis dépendant des influences des astres, des saisons. Pour moi le renouveau est la clef de tout. Je suis de la terre. C'est ce qui la différencie de l'eau."


Je sors mes runes de ma poche. Je dois m'y prendre à deux fois pour toutes les attraper dans le fond de ma poche, puis je les réparties dans mes deux mains. Je les montre à la brune.
"Ce sont mes plus fidèles amies. Avec elles je ne suis jamais isolé, perdu ou confus. Elles répondent à toutes mes questions et toutes mes interrogations. Ce sont elles qui m'ont dit de te parler et elles avaient raison ! Peut-être veux-tu leur poser une question en particulier ?"

Je veux l'aider. Qu'elle retrouve la paix intérieure et puis progresser sur son chemin de vie l'esprit apaisé.
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Re: Balade sur les Docks

Message par : Castielle Colt, Jeu 17 Aoû 2017 - 3:48




Castielle avait écouté parler le garçon sans l'interrompre mais dans sa tête un petit voyant rouge d'alarme s'était mise en marche et clignotait doucement. De "Candide" le jeune homme "de la terre" venait de passer à "personne en plein trip spirituel haut perché". Ses premières paroles sur l'eau et compagnie étaient étranges mais la sorcière les avait plus considérées comme poétiques et/ou philosophiques plutôt qu'à prendre au pied de la lettre !
*Mais on est en face d'un hippie, en fait ?*
railla la petite voix sarcastique dans sa tête. Castielle eut du mal à la contredire. Elle aurait pu tempérer le propos en chipotant sur les termes, comme par exemple "Mais non pas un hippie, juste quelqu'un de très... spirituel ?"
L'apothéose fut lorsqu'il sortit des ronds de bois de sa poche et les présenta comme des amies et des oracles à part entière. L'esprit cartésien de Castielle fit barrage. Dans sa tête le voyant rouge de l'alarme se transforma en sirène. Tout dans son être criait "Nope, nope, nope !". Le monde était rationnel. Logique. Tangible. Il n'y avait pas de force supérieure, de puissance de l'eau ou de la terre ! Et puis quoi encore ? Bon, d'accord, elle était une sorcière. Mais même la magie pouvait être rationalisée, expliquée, observée, contrôlée !

La jeune fille essaya de cacher la répulsion qu'elle éprouvait pour la tournure que prenait la conversation. Elle était bien élevée, après tout ! Et puis même si elle ne comprenait voir même ne concevait pas que qu'à notre époque quelqu'un puisse partir dans de tels délires mystiques absurdes, elle ne voulait pas froisser le garçon.

Elle le regarda intensément. Il y croyait sincèrement à ces délires... Et puis il ne faisait de mal à personne. S'il avait tenu des propos dangereux elle l'aurait remis à sa place, mais il était inoffensif. Un hippie, hein ? Oui si on veut.

*Il ne fait de mal à personne*
se répéta Castielle.
*Je n'ai aucune raison de le prendre de front.*

Pourtant ça la démangeait. Et pas qu'un peu. C'en était presque viscéral, elle devait étaler sa science. Lui expliquer qu'il ne s'agissait pas de puissances mystiques insondables, mais bien de réactions chimiques, de propriétés, de mécanique pure !
La Poufsouffle se mordit la lèvre inférieure pour empêcher le flot de paroles ravageuses qui voulait tant se déverser.

Des ronds de bois gravés. Elle n'était pas ignare, elle avait bien reconnu des runes. Lesquelles ? Peut-être des celtiques ou des nordiques, va savoir ! C'était sans importance dans le contexte de toute manière puisque ce n'était que de simples bouts de bois.

*Ouais comme ta baguette*
*AH LA FERME !*


Castielle finit par répondre après ce qui lui avait semblé être des heures alors qu'en réalité cela ne faisait que quelques secondes.

- Merci, c'est... euh, gentil de ta part de proposer. Mais ça ira.

Cependant... la curiosité -ou peut-être un autre sentiment moins noble ?- la poussa à poser une question. Dans toute la bouillie irrationnelle qu'il lui avait servie, un détail la perturbait un peu.

- Qu'est-ce que tu veux dire par "elles m'ont dit de te parler", exactement ?

Elle se retint de rajouter "Le bois ça ne parle pas, encore moins les rondelles de bois, au cas où tu le saurais pas !". Elle avait toujours retenu du mieux qu'elle pouvait son côté sarcastique et cassant. D'où le développement de la petite voix dans sa tête, sûrement.
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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Londres ~¤~ :: Rues de Londres :: Les Docks-

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