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Dans la forêt.
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Mangemort 67
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Re: Dans la forêt.

Message par : Mangemort 67, Dim 2 Oct 2016 - 20:02


Lune blanche éclairant la nuit. Une nuit avec peu de nuages, une nuit étoilée. Mais un ciel vite caché par les épaisseurs des feuilles et des branches des puissants arbres, car ce soir je n'allais pas profiter d'un moment romantique tout en regardant les constellations. Non ce soir, je voulais m'assurer de l'état d'une de mes mages noires.

Certes, douée, intelligente et active. Mais parfois, les sentiments prennent le dessus sur la raison. Ce n'était pas une chose mal, mais à visage découvert avec la crainte et la paranoïa que l'on avait insufflé dans la communauté magique, il fallait faire attention. Notre identité devait restée secrète. J'avais donc décidé de m'assurer que 87 prenne conscience de l'impact que pouvait avoir le comportement qu'elle avait eu lors de la conférence. Une rencontre dans la forêt à Pré-au-Lard allait nous permettre d'être loin des autres Mangemorts, un peu de tranquillité, chose difficile à obtenir à Hollow Bastion.

Je lui avais donné rendez-vous. Pour que l'éventuelle curiosité mal-placée des autres mages noirs reste à sa place si l'on parait ensemble.  J'avais bien le droit de passer un peu de temps en privé non ?

La demoiselle était déjà sur place. Je n'avais pas pour habitude de tourner autour du pot. Après un brève salut, les mots sortirent de ma bouche pour aller chanter à ses oreilles. Sa réponse ne se fit pas attendre. Agressif, sur la défensive et...

- C'est exactement ce que je veux dire. Dénoncer est une chose, se laisser porter par ses émotions, en est une autre. Je ne remets pas en cause ton implication au sein de l'Ordre, il est sans faille je le sens, mais la forme que tu as prise lors de la conférence pour exprimer les failles du système n'était pas assez formelle pour ne pas passer comme une sorcière rancunière.

La forme était primordiale. Bien que je pensais avoir pris soin de ne pas foncer tête baisser, je n'étais pas passé à côté d'une visite d'Auror.

- Se faire ficher... Je crois que les Aurors font des dossiers sur tout le monde pour un oui ou pour un non. Nous devons être prudents.

Mes yeux se posèrent sur elle. Pendant notre discussion, nous marchions pour avancer encore plus dans la forêt.

87 expira doucement, évitant de cracher « Donc tant que j’ai pas de masque, je ferme ma gu*ule quoi. » Elle savait que ce serait lui donner raison. Non, il fallait montrer qu’elle était capable de maîtrise, de retenue, était plus qu’un concentré de pulsions contraires. Elle hocha la tête.
- T’as sans doute raison. J’ai laissé une part trop importante à mes souvenirs. Quand je parle en public, je ne parle plus que pour moi, je fais partie de l’Ordre, ce Tout qui me dépasse. Après, est-ce que ça n’aurait pas été encore plus louche de me taire, compte tenu de la réputation qui me suit ? Comment me blanchir ?

Chaque mot semblait lui faire mal à la gorge, mais elle essayait.

- . Apprends à te maîtriser quand tu ne portes pas ton masque, il faut trouver un équilibre difficile. Fais croire que tu sais que tu as payé ta dette et que tu as compris. Et que tu veux l'améliorer sans pour autant fausser ton ressentit. Ta réputation n'est plus à faire mais petit à petit montre qu'elle n'est plus vraie. Mais s'afficher avec autant d'émotion, c'est rarement bon. Ils nous prennent pour des personnes irréfléchies agissant uniquement sur le coup de l'émotion alors que nous tenons à changer les choses à leurs racines.

Cela pouvait sonner comme un sermon, mais il s'agissait de conseils. Pas question de laisser 87 aller à Azkaban...
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Azaël Peverell
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Re: Dans la forêt.

Message par : Azaël Peverell, Dim 2 Oct 2016 - 22:04


Une nouvelle sortie nocturne interdite. Il prenait la liberté d'enfreindre le couvre-feu quasiment chaque nuit depuis qu'il était à Poudlard. Parce qu'il n'arrivait pas à rester enfermé. Ce n'était pas fait pour lui de dormir la nuit et de vivre la journée. Il aimait trop le calme et le silence relatifs à l'obscurité. Et surtout le ciel étoilé. Lointain, beau, inaccessible, parfait. Ca avait le don de l'apaiser, de le reposer. Il était bien quand il le regardait. Et c'était encore mieux quand il était alcoolisé.

Il s'était promené dans Pré-Au-Lard, en restant dans les endroits reculés. Histoire de ne pas tomber sur quelqu'un qu'il connaissait. Pour ne pas se faire balancer. Ou choper d'ailleurs. Liberté sous contrainte, il en avait assez. A croire que c'était l'histoire de sa vie. Une bouteille de rhum moldu à la main. C'était plus facile à se procurer, et ce n'était pas trop mauvais. Il en avait à peine bu un quart. Parce que la soirée ne faisait que commencer, et il sentait déjà les premiers effets. Alcool, air frais, ciel étoilé. Que demander de plus ?

Un arrêt de la solitude, peut être. Parce que c'est lourd à porter à force. Ca pèse sur les épaules sans arrêt, et même si on peut s'y habituer, ça reste parfois difficile à accepter. Mais les autres ne l'intéressaient pas. Il ne parvenait pas à les comprendre. L'inverse était également vrai. Dans tout les cas, ça bloquait. Il était à la sortie du village à présent. La forêt s'étendait devant lui. Il hésita un instant. Le ciel serait caché par les branches feuillues des arbres. Mais il serait tranquille. Sûr de ne croiser personne. Un pas de plus vers la liberté qui ne cessait de hanter ses rêves.

Bouteille en main, il avança à travers les arbres et l'obscurité grandissante qui l'accueillait à bras ouverts. Il ne chercha même pas à s'éclairer à l'aide de sa baguette. Il avançait simplement, en évitant les obstacles sur son chemin au dernier moment, lorsqu'ils lui apparaissaient enfin. Il marcha ainsi de longues minutes, se contentant de quelques gorgées de rhum chaque fois que sa gorge lui paraissait sèche. L'obscurité l'enveloppait, et il se laissait faire, sans la moindre appréhension. Il se sentait bien.

Il finit par s'asseoir au pied d'un arbre. Pause méritée. Après plusieurs instants, des voix se firent entendre. D'abord lointaines, puis de plus en plus proches. Elles venaient dans sa direction. C'était bien sa veine, croiser des gens par ici. Mais il n'avait pas le courage de bouger. Après tout, il passerait peut être inaperçu. Capuche de sa veste rabattue, il attendit, dans l'immobilité la plus totale. Légère curiosité de savoir qui passait par ici aussi tard.
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Re: Dans la forêt.

Message par : Mangemort 87, Dim 9 Oct 2016 - 5:36


Tu écoutes les conseils de ton maitre. Cela fait bien longtemps qu’on ne t’a conseillée sans te juger, si on l’a jamais. D’une façon que tu n’avais guère anticipé, tu te trouves là, à déguster ses mots, les peser, comprendre, estimer. Mesurer leur valeur, et le cadeau qu’il te fait. Il parle parfois de vérités un peu trop prémachées, peut-être vous en rendrez vous compte.

Il demande de la maitrise, de l’équilibre, sans masque ; « Fais croire que tu sais que tu as payé ta dette et que tu as compris. Et que tu veux l'améliorer sans pour autant fausser ton ressentit. Ta réputation n'est plus à faire mais petit à petit montre qu'elle n'est plus vraie. Mais s'afficher avec autant d'émotion, c'est rarement bon. » Tu retiens ton merci, Captain Obvious. Car là n’est pas l’important, non.

Ce qui pèse, ce sont les mots qui suivent, rutilant de sens comme une flaque d’essence, qu’une étincelle suffirait à enflammer. « Ils nous prennent pour des personnes irréfléchies agissant uniquement sur le coup de l'émotion alors que nous tenons à changer les choses à leurs racines. » Soigner le langage, c’est soigner l’image. 87, aussi improbable que cela puisse te paraître, tu fais actuellement de la politique. Pas au sens sale et corrompu par lequel le Ministère interprète ce mot, non, c’est plus profond. Plus ancien aussi, c’est prendre les mots par leur origine ; tu réfléchis à l’organisation des pouvoirs dans l’Etat britannique.

Technologiques et magiques, quelle articulation ? Pas une ségrégation aussi oppressive, non, ça, tu ne voulais plus en entendre parler. Il faut détruire le château de cartes et bâtir un système plus équitable, plus viable, plus juste. Pour se faire, il faut agir avec autrui habile, judicieuse, diplomate et calculée. Tout doit être sous contrôle. Tout le temps. Respire, et apprends, 87. Tu suis ton aîné entre les troncs, parcourant mentalement les nécessités de votre frondaison. Bientôt viendrait le plus beau jour de votre vie. Le secret tomberait. Tu le savais, le sentais, dans ta chair enflammée. Vous vous en rapprochiez.

Mais après ? Avant de songer à répandre la nouvelle comme une trainée de poudre dans le monde entier, chose dont leur médias se chargeraient sans doute bien assez, il fallait réfléchir, pour s’assurer d’être enfin en position d’orchestrer. Comment géreriez-vous la cohabitation ? Tes jeux avec les corps moldus risquaient de se faire plus remarqués, s’ils prévoyaient des systèmes de défense. Auriez-vous un jour à craindre les menaces de leurs propres capacités ? Vivre sous le jour ne changerait rien si vous étiez dominés par d’autres moyens.

Que fallait-il prévoir ? Tu ne t’en ouvris à 67. Enfin, tu n’eus que le temps de dire « Et après ? Que- » que déjà, un mouvement attirait ton attention. D'un souffle bas, il y a quelqu'un. Vous avancez encore. Le chat plisse les yeux, ses fentes malignes se fixent sur la source de vie. Il est jeune, assis, encapuchonné. Qu’ont-ils tous, avec leurs capuches ? A croire que c’est la nouvelle mode, aucun sens du style ces gentes...

Enfin, le dernier homme à capuche que tu as croisé était une rencontre plutôt positive. Peut-être est-ce une bonne nouvelle que cette jeune ombre plantée dans la forêt. Autre signe positif ? il a de l’alcool. Non. Pas pertinent. T’es réfléchie, 87, t’es plus que l’addict usuelle. Il faut que tu soies plus que ça. T’as la baguette brûlante, mais aujourd’hui, il faut penser autrement. Tester d’autres approches.
- Gamin, quelle est la racine du problème ?
Ton bois laisse filer trois étincelles. Pas tout de suite, chéri.
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Re: Dans la forêt.

Message par : Mangemort 67, Mer 12 Oct 2016 - 11:13


Cette petite balade pédagogique était bien agréable. Bien que je ne cherchais pas à faire de leçon, je devais m'assurer qu'il n'y ait aucun débordement de la part de mes Mangemorts. Il était parfois difficile de rester à sa place. Agir au grand jour serait beaucoup plus simple, mais il est impossible. Les Auros abusent de leur pouvoir pour faire taire les opposants pacifistes, de simples lettres de mécontentement vous valait une visite d'une Auror menaçante alors humilier et reprocher devant un public le Ministre lui-même vous réservait quoi ? Je ne tenais pas à revoir le nombre des membres de l'Ordre Noir diminuer drastiquement. Certains de nos partisans pouvaient éventuellement prendre leur place mais les Mangemorts actuels étaient tous importants et trouvaient un moyen de se rendre utile.

87 semblait écouter mes conseils, mais les appliquer était très probablement une autre pair de manche. Je lui faisais confiance, comme à tous les autres. Le pouvoir et l'influence du Gouvernement semblaient diminuer. Les dernières déclarations allaient dans notre sens, la situation échappait petit à petit à Petrus et sa clique. La population pouvait s'en rendre compte.

Puis la tranquille promenade dans la forêt en duo se transforma en trio, la mage noire coupa court pour s'intéresser à notre petite découverte nocturne. La Mangemort était prêt à en découdre mais semblait tout mélanger. Elle posa une question en lien avec les propos que l'on tenait avant. L'équilibre n'était pas encore pour tout de suite. Je m'avançai pour être au niveau de mon sœur d'arme et ainsi surplomber le jeune homme à qui elle avait posé la question.

- Décidément, les élèves enfreignent de plus en plus les règles. Dis-je d'un ton blaser. Finalement, l'approche de matricule huit-sept me plaisait. Je m'accroupis pour être à son niveau posant mes avant-bras sur mes cuisses, baguette en main et bien en vue puis sortis :

- Alors ? Quelle est la racine du problème ?

Jouons un peu, voir comment ils se dépatouillaient face à deux ombres masquées munies de baguettes. Contrairement à la demoiselle, je n'étais un agité de la baguette ce soir. Mais je n'hésiterai pas à remettre à sa place ce jeune ivrogne encapuchonné.
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Re: Dans la forêt.

Message par : Azaël Peverell, Mer 12 Oct 2016 - 22:47


Les voix se rapprochent de plus en plus. Mais il ne parvient pas à comprendre ce qu'elles disent. De toute façon, il s'en tape. Il n'avait pas envie de s'intéresser aux autres. Il était venu là pour se retrouver avec lui-même. Essayer de se supporter. Plus facile avec la bouteille qu'il tenait à la main. Avec l'alcool, tout paraissait plus simple. Il ne peut s'empêcher d'en reprendre une gorgée. Tant pis pour l'immobilité. Qu'on le voit, qu'on ne le voit pas. Tant qu'on lui foutait la paix, tout lui va.

Les silhouettes se dessinent, de plus en plus précises dans la nuit. Sauf que les visages ne peuvent être distingués. Ils sont masqués. Pour de vrai. Et ils l'ont vu. Il viennent vers lui. Plus ils s'approchent, et plus il devine qui ils sont. Des Mangemorts. Sérieusement... Il faisait une balade en forêt, et il tombait sur ça ? Dans le genre malchance, il était doué. Mais il ne bougea pas. Il n'essaya même pas de se relever. Il était très bien où il était, et il verrait tout aussi bien la suite des événements.

Il les regarda venir se poster en face de lui. Il n'avait pas peur. Il était simplement un peu déçu qu'on vienne troubler son moment de paix. Et maintenant qu'il était sûr de qui étaient les deux en face de lui, peut être un peu excité. Ou pas. Il restait blasé. L'un d'entre eux lui posa une question. C'était une voix de femme. Sauf que sa question n'avait pas forcément de sens à ses yeux. Et qu'en plus sa baguette faisait des étincelles. Bah tiens... Si c'était pour l'intimider, c'était raté. Au pire, il crèverait au milieu de la forêt. Et alors ?

Il se contente donc de hausser un sourcil, comme pour montrer à quel point tout ça le blasait. Et que la question manquait de clarté. Voilà que le deuxième masqué prend la parole. Oui, il enfreignait le règlement. Merci de le faire remarquer, mais il le savait. Alors ça ne méritait aucune remarque. Et il lui reposait la même question. A se demander qui avait le plus picolé. Il avait bien envie de leur dire qu'ils avaient qu'à creuser pour la trouver leur foutue racine, et par la même occasion lui foutre la paix. Est ce qu'il avait une tronche à répondre aux problèmes existentiels des premiers Mangemorts qui passaient ?

Mais il paraît que c'était pas le genre de gens qu'il faut envoyer balader. Parce qu'ils aimaient trop s'amuser à torturer, ou un truc du genre. Comme quoi, même alcoolisé, il parvenait à réfléchir un minimum. La racine du problème... La réponse venait d'elle même. Il regarda le type accroupi devant lui, toujours aussi indifférent. Il reprit une gorgée de rhum avant de répondre dans un haussement d'épaules :

- Ceux qui vivent dans l'acceptation, sans chercher de solution. Qui se voilent la face par peur du changement.
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Re: Dans la forêt.

Message par : Mangemort 87, Jeu 13 Oct 2016 - 18:44


Quoique tu fasses, tu te sentais toujours petite à côté de ton Maître. Quand tu approchais d’un enfant, lui le dominait de 49 têtes. Tu t’étais toujours interrogée sur le potentiel de ses origines géantes, mais dans le même temps, le reste de sa corpulence était trop longiligne pour qu’il s’agisse d’une théorie consistante. Et puis, ça aurait été bizarre que le Seigneur soit autre chose qu’un Sang Pur, quand même.

Pas pour toi, tu savais que les Mangemorts avaient déjà compté des Sangs Mêlés par le passé, et l’un des partisans dont tu te chargeais était Sang de Bourbe jusqu’au bout des ongles... Tu le savais, l’humiliais déjà quand il était gamin, mais il avait progressé et tu désirais lui laisser ta chance. Il t’arrivait, en soit, de voir au delà du Sang, pour la bonne et simple raison que d’autres résultats étaient trop pétris de consanguinité pour valoir quelque chose en combat. Ou alors parce que tu avais, toi, eu droit à une seconde chance de la part de 67, et que tu ne pouvais qu’appliquer cette leçon à ton approche d’autrui, au-delà de tes rigueurs, froideurs, sadisme apparents ?

Qu’importe donc ; s’il avait eu du sang géant, le maître n’aurait à tes yeux perdu de sa superbe. Il n’y avait qu’à le voir converser avec son serpent pour savoir de quoi il était, par nature, capable. Brrr. T’allais virer Responsable de Propagande à ce rythme, on allait peut être se calmer sur l’admiration à outrance. Il était juste grand p*tain. Petite tirade aussi blasée que le regard du gosse. Tssss, aucun art du spectacle celui là. Il vous croisait tous les jours pour ne pas daigner vous accorder une réaction plus expressive ? Son visage ne te parlait pas spécialement, pourtant.

Allez, un peu de réaction, fascination, crainte, quelque chose, t’as tout de même 67 qui t’écrase de sa hauteur...


Et toi, limite ta corde admiratrice, il juste grand, enfin moins maintenant qu’il se baissait, ah, restait plus grand chose ? et redondant, répétant rapidement ce que tu venais de dire. Le petit répondait pas. Il vous regardait, assimilait votre présence, et se louvoyait dans un silence de rhum. Non, pas de plomb, ce petit c*n se permettait carrément de boire sans rien vous offrir. Crépite pas, baguette, l’étrangle pas, main, vous l’aurez s’il se refuse réellement à parler.

Et ses épaules se redressèrent en un « j’en sais rien, » « je m’en fous » et pour un peu, tu aurais pu perdre ton calme. Oui, tu étais calme ? D'ailleurs sa bouteille avait volé dans ta main toute seule comme une grande. Ça se voyait pas ‽‽‽ Oh, et pour répondre... Des mots qui décochent un doux bang contre vos questions. Qui cognent le gong, avec une langue trop lasse et pâteuse, mais intéressante tout de même. Il n’aimait pas l’acceptation passive du système. Il n’aimait pas les oeillères. Il désirait du changement ? Un petit sourire en coin étira la commissure gauche de tes lèvres.
- Précise. Quel changement t’est nécessaire ?
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Re: Dans la forêt.

Message par : Mangemort 67, Ven 14 Oct 2016 - 14:59


Je me relevai. Agacé par le manque de réactivité de notre jeune interlocuteur. Je ne venais faire une théorie à ma sœur d'arme pour ensuite perdre mon sang-froid face un gosse ? Haha non non. Je ne devais pas me laisser avoir. En revanche, j'étais toujours étonné de l'absence de peur chez certains élèves à qui l'on rendait visite. Bien que nos matricules n'étaient pas toujours connus et donc l'éventuelle réputation qui allait, mais des personnes masqués vêtues de noir étaient un général des Mangemorts, mais cela ne semblait pas important au gamin de ce soir... Que faire ? Le réveiller en le secouant ? Envoyer voler sa bouteille contre un imposant tronc d'arbres de cet forêt sombre ?

Je reculai. Baguette à la main, visible. Oh j'avais envie de faire parler notre ami de la nuit. Puis, 87 répondit aux un, deux, cinq, dix, dix-huit... Oui dix-huit mots de l'apprenti sorcier. Avec encore moins de mots... Puis j'arrêtai de m'agiter intérieurement, repensant aux dires qui étaient venus chanter à mes oreilles. Ainsi donc, un jeune esprit rebelle, mais alcoolique, venait à nous en cette nuit de promenade nocturne. Il fallait croire que c'était ici que les sombres pensées de chacun venaient à se rencontrer. Elena avait rejoindre notre cause après une rencontre animale. Mais elle avait disparu depuis. Tant pis.

- Quelle solution proposes-tu ? Sifflai-je entre mes dents. M’alignant sur le style de discussion avare en mots nous avions ce soir.

J'avais reculé d'un ou deux pas, me retrouvant quelques centimètres derrière la mage noire dans sa diagonale (oui pour que tout le monde situe où je me trouve). Mon reptile s'en était allé dans les bois après notre arrivée, sans prendre la peine d'aller saluer 8-7. Elle appréciait l'aspect sauvage de l'endroit. Bien qu'elle était imposante les acromentules n'en feraient qu'une bouchée si elle tombait sur des adultes. Je lui faisais confiance pour ne pas finir en sac à main ou que sais-je, mais sa présence aurait été appréciable pour que l'élève montre un peu de respect envers qui de droit.
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Re: Dans la forêt.

Message par : Azaël Peverell, Sam 15 Oct 2016 - 15:25


La bouteille s'échappe de sa main pour aller dans celle de la Mage Noire. Non mais elle se croit vraiment tout permis celle-là ! Il voulait bien être sympa, essayer de répondre aux questions, faire des efforts pour pas s'faire torturer, mais y'a quand même des limites. Genre le rhum, ça ne se vole pas. Si on en veut, suffit de demander, ça peut marcher. Mais cette façon de faire là, ce n'est pas très sympa. La politesse, le respect... Elle connaît ? Certes, il n'était pas le plus à cheval là dessus, mais il avait quand même quelques bases.

L'autre à la bougeotte. A peine baissé qu'il s'est relevé. Sont stressés ou quoi ? Peuvent pas prendre le temps de se poser trente secondes ? Ca leur ferait peut être du bien. Parce qu'ils ont l'air un peu sur les nerfs les cocos. Alors que lui est toujours assis contre son tronc d'arbre. Les mains vides à présent. La baguette dans la poche. Mais il n'a même pas envie de s'embêter à l'attraper. Advienne que pourra, il refuse de se prendre la tête ce soir. Le type recule un peu. Et il lève les yeux pour le suivre du regard. Nullement impressionné. Juste... Blasé.

Parce que les deux se sentent encore obligés de lui poser des questions. Il devait vraiment avoir une tronche d'encyclopédie, ce n'était pas possible autrement. Qu'est ce qu'ils attendent de lui ? Il se pose déjà assez de questions comme ça. Il galère des mois et des mois pour trouver une réponse qui, au final, ne fait qu'ajouter des questions supplémentaires, et ils pensent vraiment qu'il va s'amuser avec les leurs... C'est surestimé son côté altruiste, clairement.

Faut pas trop lui en demander. Surtout que là, il est un peu bourré. Enfin pas encore complètement au point de ne plus savoir ce qu'il dit et ce qu'il fait. Mais assez pour laisser planer son esprit dans des nuages cotonnés qui ralentissent chacune de ses pensées. Pour lui, le changement nécessaire, c'était de changer d'Univers. En espérant être davantage à sa place dans le prochain. Mais ça, c'était impossible. Un simple rêve qu'il ne parvenait pas à repousser au loin. Trouver sa place, se sentir bien. Franchir le gouffre béant et sans fond qu'il voit chaque fois qu'il pense à l'avenir. Il pousse un soupir et ses yeux voguent de l'un à l'autre des Mangemorts.

- Peu importe le changement. Essayer autre chose, jusqu'à ce que ça fonctionne. J'ai pas dit que j'avais une solution. Chercher, c'est pas trouver.

Il a soif. C'est ça de parler. Léger sourire qui se dessine. Peut être un peu moqueur. Sûrement un peu plus provocateur.

- Mais pour commencer, j'pense que rendre ma bouteille c'pas une mauvaise idée.
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Re: Dans la forêt.

Message par : Mangemort 87, Mer 19 Oct 2016 - 2:58


Flottent dans l’air des effluves mousseuses. Un truc qui te rappelle des balades forestières, enfant, pour préparer la célébration de Noëlle. Qui te rappelle l’égarement entre les troncs, vers tes 7 ans. Et la boussole apparue pour vous guider jusqu’à chez vous. Dès l’origine, ta magie était puisée de ressorts protecteurs.

Tu ne protégeais à présent plus ta simple famille mais l’avenir de la communauté sorcière. Tu défendais une minorité opprimée avec plus de facilités, depuis que 67 t’avait acceptée, que jamais auparavant. Il te fallait savoir si l’enfant voudrait vous rejoindre. Il avait dans ses yeux blasés un dégoût du monde au dosage parfait : assez pour voir la nécessité de changement, pas trop pour pouvoir encore croire que les sorciers étaient dignes qu’on se batte pour eux. Balance précaire mais dont il semblait comprendre l’équilibre, au delà des senteurs entêtantes de son rhum.

T’avais bien envie d’en souffler quelques gorgées, mais le débat aurait vite viré d’objet. Non. Attendre, comprendre, et plus tard, lui apprendre. Ton maître parla, et t’étonna. Par rapport à son éloquence habituelle, il était moins percutent. Presque perroquet ? Allait-il bien ? Avait-il usé de tous ses neurones pour te conseiller sans que vous vous défonciez la face à coup de sortilèges, plus tôt ? Difficile à dire, mais ses mots sonnaient pas comme lui. Enfin, c’était lui, ses mots persifflés, tout ça, mais en terme de qualité de rhétorique, on avait vu mieux. Par chance, en langage corporel il était toujours aussi bon ; deux pas en arrière et il était là, Tour écrasante entre la cime des arbres. Yep, go on, tower him.

L’enfant lui, l’enfant voulait faire de l’esprit, des sarcasmes, des provocations ; il vous adressait des regards désapprobateurs, provocateurs, cherches-m*rde, comme on dit chez toi. Et risquait d’avoir des réponses moins agréables s’il continuait à ce petit jeu. Tu fis quelques pas en arrière, et leur tournant le dos te permis un petit #Canticum « Je veux être des vôtres. » Les mots étaient murmurés si bas que tu doutais qu’ils aient pu t’entendre, d’autant que l’alcoolémie aidait rarement l’acuité des sens. Et puis si vous êtes pas d'accord, de toute façon, c'était une aparté, seul le public pouvait l'entendre, chut.

Sourire aux lèvres, tu t’avanças et balanças la bouteille vers les bras du brun. Il devrait l’attraper sans trop de souci, mais boire serait plus laborieux, à moins qu’il ait de drôles d’habitudes permettant de maîtriser les dimensions de sa bouteille.
- Deal chaton. La voilà.
Tu le laisses quelques secondes jouer avec le contenant pour retrouver l’accès au goulot. Avec un peu de bol, il s’en mettrait partout, le frais du liquide le ramènerait un peu à la raison, co*illon arrête de penser à l’alcool, t’as des masqués trop badass devant toi, tente quelque chose, quelque en soit le sens, non ?
- Et dis moi, jusqu’où es-tu prêt à aller pour essayer notre « autre chose » ?
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Re: Dans la forêt.

Message par : Mangemort 67, Mer 19 Oct 2016 - 21:45


Ce genre de comportement m'exaspérait. J'avais presque envie de partir, de m'éloigner de cette lassitude ambiante. Ce genre de gamins insupportables qui n'avait que faire du respect et qui s'enfonçait dans l'alcool... Déjà qu'il était rare pour moi, un adulte responsable, de finir dans un état d'éponge à whisky, j'étais dans l'incompréhension totale quand je voyais ces élèves dans des états plus pitoyables les uns que les autres.

En revanche, 87 semblait vouloir mener la danse, prête à entrer dans un jeu auquel elle ferait semblait de respecter les règles pendant un temps. Elle avait l'esprit vif, elle comprenait vite. Je lui faisais confiance pour que mes mots fassent mouche dans son crâne chevelu. Revenons à notre avortons qui était avachi tel un sharak séché sur une plage. Un peu de passion, de vie, de réaction que diable. Et puis une question, moins spirituel mais encore trop vague. J'allais ajouter quelque chose lorsqu'un bruit d'herbe foulée, de frottement contre le sol. Oui, elle était là.

Avec son longue langue, mon fidèle reptile sortit à la droite du gosse, passa sur ses cuisses, toucha de sa tête la cheville de matricule 8-7 et vint se positionner à côté de moi. Elle siffla agressivement, claqua ses puissantes mâchoires et s'assura d'avoir l'apprenti sorcier à l’œil  

- Il semble faire le malin... Siffla-t-elle.

Elle avait raison.

- Comprends-tu enfin à qui tu as à faire ? Comprends-tu que nous ne sommes pas des promeneurs égarés venus chercher un endroit pour échanger sur une société à la dérive, interrogeant les personnes que nous croisons en chemin ? Nous sommes les ombres qui agissent, qui cherchent à changer les choses et toi ? Que fais-tu là ? Que fais-tu de ta vie ?

Le rythme était donné. Les choses sérieuses devaient commencer. Arrêtons-là un blabla qui tournait autour du pot.
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Azaël Peverell
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Re: Dans la forêt.

Message par : Azaël Peverell, Mer 19 Oct 2016 - 23:39


La Mage Noire s'était retournée pour faire quelque chose. Sauf qu'il n'avait pas la moindre idée de ce que ça pouvait bien être. Et que c'était assez gênant puisqu'elle avait quand même le rhum avec elle. A croire que lorsqu'il commençait à boire, tout ce qui l'intéressait était de continuer jusqu'à ne plus pouvoir supporter. Mais il aimait la sensation que ça lui procurait. Une douce chaleur protectrice. Qui fait se sentir en sécurité, même si la réalité est bien différente. Plus les jours passaient, et plus il ressentait le besoin de boire. Lorsqu'il était sobre, tout semblait trop compliqué à supporter.

Elle finit tout de même par lui balancer la bouteille dans les bras. Il l'attrapa d'un geste maladroit en lui lançant un regard noir quant au surnom dont elle venait de l'affubler. Chaton, sérieusement ? Il avait une tronche de bestiole poilue trop mignonne qui pissait partout et se léchait le cul, peut être ? La seule chose qu'il partageait avec ces bêtes là, c'était sûrement l'ingratitude. Il retint un commentaire désobligeant, préférant reporter son attention sur la bouteille. Qui avait disparue. Enfin, il la tenait, il la sentait, mais il ne la voyait pas. Elle avait rendu le rhum invisible, l'hérétique !

Il partit alors à tâtons à la recherche du bouchon, sans même essayer de répondre à la nouvelle question, suivant la forme de la bouteille avec sa main. Il s'apprêtait à la déboucher lorsqu'un bruit se fit entendre sur le côté. Il tourna la tête, alerté, et vit alors apparaître un reptile. Jolie bête. Sauf qu'elle se mit à lui passer sur les cuisses. Il se raidit brusquement, cessant absolument tout mouvement, et retenant sa respiration. Il n'avait pas peur des serpents. Mais là, clairement, c'était impressionnant. L'animal sembla saluer la Mangemort avant d'aller parler au géant en se plaçant à ses côtés. Enfin parler... il avait sifflé quoi. C'est un serpent, ça ne parle pas. Mais c'était quand même l'impression donnée.

D'ailleurs, celui qui semblait être le maître de la bête reprit la parole.

- Comprends-tu enfin à qui tu as à faire ? Comprends-tu que nous ne sommes pas des promeneurs égarés venus chercher un endroit pour échanger sur une société à la dérive, interrogeant les personnes que nous croisons en chemin ? Nous sommes les ombres qui agissent, qui cherchent à changer les choses et toi ? Que fais-tu là ? Que fais-tu de ta vie ?

Il avait l'air un peu agacé. Peut être qu'il l'était. Mais Azaël ne comprenait pas vraiment pourquoi. Il s'était montré plutôt courtois jusque là. Il répondait aux questions qu'on lui posait, tout ce qu'il demandait c'était qu'on le laisse picoler en paix. Surtout que c'était quand même sa bouteille, fallait pas déconner. Mais étrangement, au ton utilisé, il n'avait plus si soif que cela. Parce qu'il n'avait pas prévu de finir sa soirée à se faire torturer dans la forêt, alors il préférait clairement éviter. Surtout qu'il avait cette dérangeante impression que le serpent le regardait bizarrement.

Il reposa alors la bouteille à côté de lui et se releva en tapotant son pantalon pour faire tomber la poussière au sol. Sa capuche retomba derrière lui dans le mouvement, sans qu'il ne s'en préoccupe vraiment. Puis, il enfonça ses mains dans les poches de sa veste, nonchalamment. Sa main droite se referma sur sa baguette. Il n'avait pas forcément envie de s'en servir, mais si les deux en face de lui et le reptile se mettaient à vouloir vraiment jouer les méchants, il préférait quand même avoir une chance de se défendre. Même si ce serait sans doute perdu d'avance. Sait-on jamais, sur un malentendu, ça peut passer.

Il n'avait pas aimé la façon dont l'autre avait de le juger. Comme si il le connaissait. A croire qu'il était le seul à détenir la vérité. Que seules ses idées valaient la peine d'être exprimées. Ils étaient, comme il le disait si bien, des ombres. Alors leurs actions, il en avait simplement entendu parler. Et certaines ont dues être étouffées même. Pour lui, rien de concret. Ca n'avait rien changé à la façon dont il vivait. Quant à ce que lui faisait de sa vie... Rien. Il pensait, il buvait, il rêvait de liberté, de s'envoler, de tournoyer. Et ça s'arrêtait là. Parce qu'il n'y avait rien d'autre qui l'intéressait. Rien qui ne valait la peine de faire des efforts, de se fatiguer. Quoi qu'il arrive, le résultat le décevrait.

Il lança un regard au type immense, puis à l'autre masquée. Avant de reporter son attention sur le plus grand, en essayant de faire abstraction du serpent. Son coeur battait un peu plus rapidement qu'avant. Le fait que l'autre semblait s'énerver ne le rassurait pas des masses. Il haussa une nouvelle fois les épaules.

- Je sais qui vous êtes. J'ai entendu parler de l'Ordre Noir. Mais j'sais pas c'que vous prônez, à part la suprématie des sorciers. La disparition du secret magique aussi. Mais j'sais pas si ça arrangera quoi que ce soit. Si ça ferait vraiment bouger les choses.

Il reporta alors son regard sur la masquée, pour répondre à sa question précédente.

- J'sais pas non plus ce que je serai prêt à faire pour que ça change. J'suis prêt à essayer un nouveau système par contre. Au pire, si ça marche pas non plus, un autre prendra sûrement sa place.

Il restait complètement pragmatique. Pour lui, on ne pouvait pas dire qu'un système était mauvais avant de l'avoir essayé. D'avoir pu clairement identifier ce qui n'avait pas fonctionné. Et éviter de reproduire les erreurs par la suite. Mais les gens aimaient le pouvoir. Il ne pouvait pas les en blâmer, lui même aimait montrer qu'il était supérieur. Faire peur aux plus jeunes, parce que l'âge confère plus de puissance. Parce qu'il avait été élevé selon la loi du plus fort, et qu'il continuait de l'appliquer, consciemment ou non. Nouveau changement d'interlocuteur. Pour répondre à la partie qui le concernait directement.

- Et j'suis ici parce que j'en ai envie. J'ai pas à me justifier.

Pour le coup, il avait pris sur lui pour ne pas carrément lui dire d'aller se faire foutre. Parce qu'il détestait être jugé. D'autant plus quand la remarque était vraie, mais difficile à accepter. Parce qu'il ne faisait pas grand chose de sa vie. Parce que l'avenir lui faisait peur. Ce n'était qu'un trou noir, impossible à éclairer. Ca l'empêchait d'avancer.
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Re: Dans la forêt.

Message par : Mangemort 87, Mer 26 Oct 2016 - 19:53


Un sifflement se fait entendre et tu retiens à grand peine un grognement. Cette sale bête te fatigue. Tu as constamment l’impression qu’elle te nargue. Que vous vous battez pour vous montrer dignes de votre maître, et qu’avec ses écailles de malheur la diablesse te bat toujours. C’est assez ridicule, en soit ; on serait presque tentés d’y lire une chicanerie des animaux domestiques de Rouge. Pourtant, l’animal doit éprouver l’animosité que tu as à son encontre, car avoir effrayé l’enfant, voilà qu’elle se glisse entre tes chevilles. Petit pont, petit pont, on verra combien elle rira le jour où ton sort lui tombera dessus... Par erreur, bien sûr. Tu ne voudrais pas attaquer une fidèle défense de ton maître. Mais Salazar sait combien elle te fatigue. L’envie que ce sifflement soit le dernier... elle claquait des dents, mais tu ne savais si c’était lui ou toi qu’elle menaçait. On dit les animaux réceptifs aux émotions et ondes affiliées, tu aurais pu parier que parfois, elle ne se contentait pas de te voir -elle te regardait. Te jugeait. Te méprisait. Oui, tu étais moins rapide qu’elle, et parfois tes états d’âme t’avaient rendu moins mortelle. Cela n’empêchait qu’en terme d’intelligence tu l’explosais.

C’était tellement évident que tu n’étais pas du tout en train de te monter le bourrichon toute seule contre un fcking reptile. Du tout, du tout... Heureusement que ton Maître n’avait le moyen de lire dans tes pensées, il aurait sinon tôt fait de te recadrer. Te rappeler quel est le combat à assumer. Pas contre un animal au même allié, mais contre les adversaires de tes idées. Et il aurait eu raison. Et le type avait rien dit que tu lui en voulais quand même d’avoir toujours raison. Il devait avoir une faille. Quelque part. Une faiblesse. Qui le rendait vulnérable. Humain. La tienne était dissimulée par un sortilège d’extension indétectable. Peut-être la sienne incluait-elle aussi quelque magie ? Quand il dormirait, tu verrais ce qu’un Arcanum Videre pourrait révéler, ou un truc comme ça... Non. Non, c’était sur tes ennemis qu’il fallait enquêter. Trouver des failles. Il y avait le père d’Altaïr, il y en aurait d’autres. Il fallait les courser les flairer les trouver les faire souffrir et lentement mourir.

Tu souriais. Tu devenais enfin raisonnable. Prenais le juste tournant, celui qui permettrait de courir plus vite, peut-être même d’atteindre la ligne d’arrivée avant de crever. Et bientôt, l’enfant définirait sa ligne. Car là était finalement le point que tentait de faire 67. Non, pas qu’il tentait, qu’il faisait. Il fallait que l’enfant identifie la signification qu’il attachait à ses actions quotidiennes. La part d’essence qu’il leur voulait allouer. La principale réponse du garnement fut le silence. Puis une capuche qui tombe contre ses épaules. Des mains qui époussettent. Partent en quête de quelque chose dans son pantalon. S’il avait un minimum de jugeote, il aurait la décence de ne pas se tromper de baguette.

Enfin, il parla. Il était paumé, un peu, en soit. Et tu le comprenais. Avec une presse aussi elliptique, difficile de savoir plus que les vies que vous aviez pris. C’était pourtant plus complexe que ça. Affaire d’idées et de luttes. Il ne savait pas pour quoi on se battait, et résumait ça à la suprématie des sorciers. C’est comme dire que le féminisme veut établir une société matriarcale. Enfin, peut-être était-ce le cas de certains de tes collègues, mais toi tu le voyais pas comme ça. Toi tu voulais rétablir des droits fondamentaux. Oui, ça incluait la fin des dissimulation, la disparition du secret magique qui vous empêchait d’être. Au début, c'était égoïste. La revanche contre les moldus les plus obtus, ceux qui tuaient la différence. Et les ricochets car mieux valait se venger trois fois qu'une. Mais ça pouvait être tellement plus, et c'est cette version du rêve qu'il fallait lui servir.

- Regarde autour de toi. N’as-tu jamais eu à voir les désastres que leur technologie pouvait créer ? Ils courent à la suppression de la Terre, avec leur pollution et autres m*rdes. L’avantage d’avoir un père pro-moldu et que t’étais documentée, en écologie. Pis t’avais vu, directement, les vies que leurs créations pouvaient détruire. Tu savais aussi ce que eux pouvaient directement briser. Mais ce n'était pas le point à aborder, pas maintenant. Une voix douce, apaisante presque, suintait entre tes lèvres. Notre magie pourrait assouplir la situation. A minima, différer l’annihilation de cette planète. Mais non, le Ministère et les gens biens préfèrent nous terrer comme des rats.

Tu ne peux retenir un maigre rire en voyant sa main crispée dans sa poche. En soit, si tu levais ta baguette sur nous, tu risquerais une missive ministérielle te reprochant d’avoir utilisé de la magie hors de Poudlard. Pourtant, t’y verrais peut-être de la légitime défense ? Explique-moi. On nous prive de nos droits. De droits qui pourraient changer nos vies, voire celles de tous. Qu’est-ce qui te fait douter du potentiel d’impact ? Un pas en sa direction. Comme un souffre. Tu te dis prêt à essayer. On dirait que tu parles de subir. Passivement. Quand tu pourrais être acteur. Tu pourrais être décisionnaire. Visionnaire.
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Re: Dans la forêt.

Message par : Mangemort 67, Jeu 27 Oct 2016 - 10:08


Imposer le respect, notre duo fonctionnait toujours. Il fallait dire que ma taille me le permettait mais la sienne en plus de ses crocs et de la réputation que pouvait avoir les serpents faisaient d'elle un être respecté. Il fallait croire que ce soir elle en imposait plus que deux Mangemorts réunis et qu'importe si l'un deux était le Maître. Notre jeune et insupportable interlocuteur commençait à prendre les choses au sérieux et attaquait, enfin, le vif du sujet.

Fini de tourner autour du pot, fini de jouer. Mon alliée à écailles était décidément reptillement efficace. Le jeune homme face à nous s’accommodait trop de ce qui lui arrivait. Il restait passif. À accepter, à subir. Bien trop de sorciers avaient ce comportement. C'était notre rôle de les réveiller pour se rendre compte que les choses devaient changer radicalement. Le Monde Magique devait sortir de l'Ombre dans laquelle il s'est enfermé depuis si longtemps.

J'allais prendre la parole pour rebondir sur ce qui venait d'être dit. Toujours à ma place, debout, sans bouger, mon amie fidèle à mes pieds et ma 87 un tout petit peu plus loin. Elle prit la parole. Bien, elle voulait mener la danse. Accroche maladroite mais suite convaincante, juste, douce, sonnant comme une mélodie à mes oreilles. Elle avait compris. Je la laissais finir.

- Nous agissons pour le bien de la communauté magique, la notre. Certains ne le comprennent pas encore, mais cela ne saurait tarder. Un livre de l'Histoire de la Magie va se terminer. Il est important d'écrire la suite.

À la poubelle la fibre écologique, ce n'était pas pour moi.

- Ne te sens-tu pas oppressé ? Prisonnier d'une cage presque invisible mais qui se referme un peu plus chaque jour. Agis pour t'en échapper.

Parler liberté. C'était simplement ce qui motivait l'Ordre. Certes des sorciers avaient péris d'autres s'opposaient mais ils ne comprenaient pas.

J'avais tâché de ne pas répéter ce que 8-7 avait dit. Je cernais mieux le personnage face à nous. Je croisai les bras. Baguette dans la main droite, visible. Tu veux jouer dans la cour des grands ? Il allait être traité comme tel.
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Re: Dans la forêt.

Message par : Azaël Peverell, Ven 28 Oct 2016 - 18:28


Il s'était contenté de se lever pour refaire la même chose. Attendre la suite des événements. Au final, la seule chose qui changeait, c'était sa posture, et le fait qu'en plus, maintenant, la terre semblait tourner encore plus qu'avant. Ses jambes le tiennent, mais l'alcool est bien là, diffusé dans sa tête, dans son corps, dans son sang. Et il le ralentit, même s'il continue à pouvoir réfléchir à peu près clairement. Ca reste plus difficile qu'à l'accoutumée, les liens se font moins facilement. Et la Masquée qui lui répond.

- Regarde autour de toi. N’as-tu jamais eu à voir les désastres que leur technologie pouvait créer ? Ils courent à la suppression de la Terre, avec leur pollution et autres m*rdes. Notre magie pourrait assouplir la situation. A minima, différer l’annihilation de cette planète. Mais non, le Ministère et les gens biens préfèrent nous terrer comme des rats.


Suppression de la planète. Bah ça ne changerait pas grand chose au final. Vivre pour rien ou ne pas vivre du tout, c'était du pareil au même. Ca permettait juste d'éviter de perdre du temps. Il passa sa main dans ses cheveux, en essayant de se concentrer sur ce qu'elle lui disait. Déjà que ce n'était pas évident en étant bourré, la présence du serpent n'aidait pas vraiment. Il avait l'impression que la bestiole le menaçait, même sans bouger.

- En soit, si tu levais ta baguette sur nous, tu risquerais une missive ministérielle te reprochant d’avoir utilisé de la magie hors de Poudlard. Pourtant, t’y verrais peut-être de la légitime défense ? Explique-moi. On nous prive de nos droits. De droits qui pourraient changer nos vies, voire celles de tous. Qu’est-ce qui te fait douter du potentiel d’impact ? Tu te dis prêt à essayer. On dirait que tu parles de subir. Passivement. Quand tu pourrais être acteur. Tu pourrais être décisionnaire. Visionnaire.

Visionnaire ? A quel moment pourrait-il voir l'avenir du monde alors qu'il n'était même pas foutu d'entre-apercevoir le sien ? Il en parlait comme s'il allait subir parce que c'est ce qu'il faisait depuis des années. Il détestait cette sensation, mais, paradoxalement, il se complaisait dedans. Parce que c'était plus facile de suivre. Il y a moins de responsabilités. Il faisait simplement en sorte de suivre uniquement ceux qui sont plus forts que lui. Pour avoir une excuse de ne rien faire pour changer.

Mais ses mots prennent place quand même dans son esprit. Des connexions se créent. Il devrait avoir le droit d'utiliser sa baguette lorsqu'il en avait besoin. Une baguette magique n'est pas qu'un outil, c'est une part de soi. Un prolongement du bras, de ce qu'on est. S'il ne pouvait pas s'en servir, il ne serait pas entier. Or, son utilisation lui était limitée. Pendant encore deux longues années. Et même après, il devrait s'assurer d'être caché des moldus. Et l'autre type immense reprit reprend rapidement.

- Nous agissons pour le bien de la communauté magique, la notre. Certains ne le comprennent pas encore, mais cela ne saurait tarder. Un livre de l'Histoire de la Magie va se terminer. Il est important d'écrire la suite. Ne te sens-tu pas oppressé ? Prisonnier d'une cage presque invisible mais qui se referme un peu plus chaque jour. Agis pour t'en échapper.


Léger froncement de sourcils. Il est en pleine réflexion. Ce qu'ils disent se tient. Même s'il a du mal à se dire que leur méthode est la bonne, leurs idées, elles, sont loin d'être mauvaises. Evidemment qu'il n'a pas l'impression d'être libre. Le monde refusait la liberté. Elle est trop effrayante, trop incontrôlable. Pourtant, il rêvait de pouvoir l'atteindre. De ne rendre de compte à personne. De pouvoir commencer à vivre, enfin. Mais il était depuis trop longtemps enfermé dans cette cage. Et sous prétexte qu'il parvient parfois à en sortir, il finit toujours par y revenir. Parce qu'au fond, il est comme tout le monde. Il a peur de l'inconnu. Et il a besoin que quelqu'un lui montre le chemin qu'il devait emprunter, même s'il était incapable de l'avouer.

Il resta un instant silencieux, en essayant de faire la part des choses. Il voyait bien qu'ils essayaient de lui faire voir les choses de leur point de vue. Mais il ne pouvait s'empêcher d'être en accord avec eux. Leurs paroles tournaient dans sa tête, éveillant sa frustration et sa colère envers la vie qu'il menait. Envers la société et son père, qui l'avaient façonné à leur image sans lui laisser le temps d'être lui-même. Sa main ébouriffe ses cheveux une nouvelle fois. La tournure de la conversation le rend un peu plus nerveux. Il a l'impression que cet instant est plus important que ce qu'il ne peut imaginer. Que sa réponse aura probablement un impact dans la vie qu'il mènerait.

Mais il se méfie. Parce que ce sont quand même des membres de l'Ordre Noir qui lui font face. Ils savent manipuler. Et il ne doute pas une seule seconde que si sa réponse ne leur plaît pas, il aura vite fait de s'en rendre compte. Et pas de la manière la plus sympa qui soit. Alors autant essayer de se renseigner.

- Agir comment alors ? Concrètement ?
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Re: Dans la forêt.

Message par : Mangemort 87, Ven 18 Nov 2016 - 4:39


Ça semble scintiller dans ses pupilles... Tu regardes l’enfant, qui n’en est qu’à demi, pas dans le sens qu’il n’en vaut qu’un demi, plutôt que seule la moitié de lui est enfant. Dichotomie traditionnelle de l’adolecence, où les contradictions sont permanentes. Bref, tu le regardes connecter les points mentaux. Il tisse ses toiles d’araignées, et à son air perdu tu lis ses constellations. Rapidement, tu trouves Orion, avec pour Rigel la liberté. Bientôt le Vénitien vient allumer d’autres étoiles. Permettre à l’encapuchoné d’embrasser votre réalité.  Etendre sa voie lactée interne. Il parle d’avenir, avec des mots chargés tant d’espoir que de vision concrète. Pratique. Un discours simple, pas trop enveloppé d’illusions. Mais efficace. De ceux qui, parlant à l’esprit comme à l’âme, vous font changer de monde en un claquement de doigts.

Et toi, toi t’es là, à l’observer à la dérobée, si fière de travailler pour lui. Avec lui. De construire le futur auprès d’un homme puissant et intelligent -mais aussi juste, et doux. D’un homme qui toujours cherche à guider ses petites silhouettes masquées. A s’assurer que la masse sombre demeure unie et forte et croie en ses capacités pour renverser le système. Tu souris, invisible. Peut-être que grâce à lui, ton petit naîtra, ou du moins grandira, dans une Grande Bretagne plus juste. Plus sûre. Plus libre. Azkaban avait été la matérialisation de tous les jougs pesant sur toi ; à sa sortie, les filets restants, freinant tes mouvements, t’avaient été d’autant plus palpables. Et les Mangemorts, eux avaient su te permettre de t’en défaire. D’un tatouage, d’une ombre. Ils t’avaient libérée.

A demi- vous n’étiez encore à l’heure où vos combats pouvaient se livrer en plein jour. Partout la censure dominait, la liberté d’expression et d’association étaient restreintes par les espions. Pour 100 gallions on rémunérait toute traitrise. 25 fois ton salaire mensuel à la BAMN. Autant dire que si tu vendais les 6, tu te faisais 12 ans et demi de salaire. Si c’est pas le culte de la collaboration, ça... Heureusement, tu savais que chez les masqués, ce genre de trahison n’existait pas. Car vous aviez mis de côté vos objectifs personnels pour écrire, ensemble, une nouvelle page. Une page où les droits sorciers n’étaient pas nécessairement subordonnés aux droits humains. Où vous n’étiez une sous-race, des intouchables. Où les extensions de vos pensées pouvaient s’exprimer par la magie, comme vos lointains cousins moldus le faisaient avec leur technologie, en somme.

Ton oeil se porta à nouveau sur l’adolescent. Il cogitait à toute allure malgré l’alcool lui embuant les pensées. Tu le voyais à ses sourcils froncés. A son souffle entrecoupé. A ses mains revenant à ses cheveux -tic nerveux. Enfin, il se décida à répondre. Plus concret qu’auparavant. Il ne disait pas qu’il était prêt à regarder un nouveau système s’acheminer, non. Il voulait en savoir plus sur nos actions. Sur ce en quoi il envisageait, pas à pas, de s’impliquer. Il y allait comme à reculons, comme cherchant dans sa conscience un prétexte pour justifier son désaccord. Peinait à le trouver. Il ne fallait le brusquer. Continuer lentement. Comme on parlerait à un animal blessé. Il avait l’âme comprise entre des torsions contraires, mais il n’était pour l’heure pas voué à être notre adversaire.

Tu cherchais dans les tréfonds de ta patience. De ta douceur. Plissait les paupières, comme pour voir plus précisément ses traits. Lire et comprendre ses dilemmes personnels. Tu secouas la tête, et un souffle de miel s’écoula d’entre tes dents. Moins habile que ton maître, certes. Mais avec un coeur inattendu.
- Tu sais, il y a assez de personnes dans ce monde dont l’unique vocation est de te fixer un rôle. On est pas là pour t’enfermer encore, décider comment tu dois faire. Ça, c’est fonction de tes envies, de tes talents, de tes barrières. Qu’on ne questionne pas. La fin du secret magique n’est pas une course au plus meurtrier, comme la presse voudrait parfois le peindre. Oh, ça leur serait si simple, que toute contestation soit destruction et non réforme du système ! Ta voix se fait murmure. Comme une confidence.

Non, la fin du secret magique, c’est une foule de petits pas. Séparé, chaque pas peut paraître dérisoire. J’ai commencé en cherchant juste à déterminer l’opinion d’un inconnu de mon entourage quant au secret magique, tu sais. D’autres posent une affiche rappelant notre présence. Cerner. Comprendre. Convaincre. C’est des baby steps. Mais si l’on enfile tous ces pas sur une seule ligne, le bébé grandit, mûrit, se fait projet, se fait futur. Tu te penchas légèrement en avant et pris appui sur tes cuisses. Veux-tu faire un pas sur cette ligne ? Nous aider à ouvrir la voie de la liberté ? Strength in numbers. Divided we fall, united we stand. Etc, etc.
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Re: Dans la forêt.

Message par : Mangemort 67, Mar 22 Nov 2016 - 21:56


Il avait fallu attendre un certain moment pour voir la belle fleur éclore enfin. Je parlais pas du gosse face à nous qui semblait à avoir les bougies qui s'allumaient petit à petit à chaque étage de son cerveau, non. Je parlais de la sauvage 87 qui en plus d'une agile baguette commençait à avoir la langue précise.

Les mots qui sortirent de la bouche de la Mangemort étaient doux et agréables à entendre pour mes oreilles. Bien que leur destinataire n'était pas une personne influente, plusieurs petites gouttes pouvaient, à force, devenir un grand et puissant fleuve. Il était donc important pour l'Ordre de s'assurer que les idées qu'il défendait soient bien mises en avant et comprises par la population magique. Quoi de mieux que passer par la jeunesse ? C'était le but de ce soir, mais il fallait croire que nous n'étions pas tombés sur celui qui était le plus réactif de tous.

- Nous devons nous battre, c'est certain. Mais pas uniquement à coup de sortilèges. La parole nous permet de transmettre nos messages. Comme à présent. Si la population nous soutient il sera beaucoup plus évident pour nous de présenter nos idées. Cependant, nos ennemis sont nombreux, il faut que l'on se fasse entendre et qu'importe la manière. Chacun trouvera sa place dans la société que nous souhaitons instaurer. Sois convaincu de ce que nous te disons et partage-le autour de toi. Nous nous occupons du reste.

Il était important que notre interlocuteur comprenne que s'il refusait d'user de sa baguette, pour l'instant, il y avait un autre moyen d'agir. Il avait de quoi faire à présent. Notre monde a besoin de changement, chacun trouverai un rôle pour que cela arrive.

- Alors ? Comprends-tu comment tu peux faire avancer les choses ?

Cette phrase s'en suivit d'un sifflement de ma belle à écailles. Provocatrice ou effrayante ? Un peu des deux probablement.
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