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Dans la forêt.
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Mangemort 67
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Re: Dans la forêt.

Message par : Mangemort 67, Mar 22 Nov - 21:56


Il avait fallu attendre un certain moment pour voir la belle fleur éclore enfin. Je parlais pas du gosse face à nous qui semblait à avoir les bougies qui s'allumaient petit à petit à chaque étage de son cerveau, non. Je parlais de la sauvage 87 qui en plus d'une agile baguette commençait à avoir la langue précise.

Les mots qui sortirent de la bouche de la Mangemort étaient doux et agréables à entendre pour mes oreilles. Bien que leur destinataire n'était pas une personne influente, plusieurs petites gouttes pouvaient, à force, devenir un grand et puissant fleuve. Il était donc important pour l'Ordre de s'assurer que les idées qu'il défendait soient bien mises en avant et comprises par la population magique. Quoi de mieux que passer par la jeunesse ? C'était le but de ce soir, mais il fallait croire que nous n'étions pas tombés sur celui qui était le plus réactif de tous.

- Nous devons nous battre, c'est certain. Mais pas uniquement à coup de sortilèges. La parole nous permet de transmettre nos messages. Comme à présent. Si la population nous soutient il sera beaucoup plus évident pour nous de présenter nos idées. Cependant, nos ennemis sont nombreux, il faut que l'on se fasse entendre et qu'importe la manière. Chacun trouvera sa place dans la société que nous souhaitons instaurer. Sois convaincu de ce que nous te disons et partage-le autour de toi. Nous nous occupons du reste.

Il était important que notre interlocuteur comprenne que s'il refusait d'user de sa baguette, pour l'instant, il y avait un autre moyen d'agir. Il avait de quoi faire à présent. Notre monde a besoin de changement, chacun trouverai un rôle pour que cela arrive.

- Alors ? Comprends-tu comment tu peux faire avancer les choses ?

Cette phrase s'en suivit d'un sifflement de ma belle à écailles. Provocatrice ou effrayante ? Un peu des deux probablement.
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Azaël Peverell
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Re: Dans la forêt.

Message par : Azaël Peverell, Ven 2 Déc - 16:40


T'attends la réponse des masqués, avec un peu d'impatience, tu dois bien l'avouer. Parce qu'au fond, ça ne te dérangerait pas plus que ça de les aider. Leurs idées ne te paraissent pas si mauvaises. C'est juste que t'es pas franchement sûr de pouvoir leur faire confiance. Parce que des gens qui restent planqués derrière un masque, ils ont forcément quelque chose à cacher. Et même s'ils sont actuellement plutôt sympas avec toi si t'oublies le fait que l'autre a fait disparaître ta bouteille de rhum, bah l'idée qu'ils ne cherchent qu'à t'utiliser te traverse l'esprit, malgré les vapeurs d'alcool qui ne semblent pas vouloir te laisser réfléchir en paix.

- Tu sais, il y a assez de personnes dans ce monde dont l’unique vocation est de te fixer un rôle. On est pas là pour t’enfermer encore, décider comment tu dois faire. Ça, c’est fonction de tes envies, de tes talents, de tes barrières. Qu’on ne questionne pas. La fin du secret magique n’est pas une course au plus meurtrier, comme la presse voudrait parfois le peindre. Oh, ça leur serait si simple, que toute contestation soit destruction et non réforme du système !

Ta main revient dans tes cheveux pour les ébouriffer un peu plus encore. Faudrait que t'arrêtes de faire ça tout le temps d'ailleurs, déjà que t'es pas coiffé à la base, plus ça va et moins tu ressembles à quelque chose. Mais là n'est pas la question. Ta jambe bouge aussi un peu nerveusement. Chaque fois que t'es paumé et qu'on te fait réfléchir, tu es rempli de langage non verbal plus expressif que n'importe quel mot. Dire que t'es sensé ne rien laisser paraître, y'a des fois où tu devrais essayer de faire quelques progrès.

Mais les mots utilisés se font place dans ton esprit alcoolisé. Tu te doutes un peu que les Mangemorts ne font pas que s'amuser à tuer et torturer, sinon personne ne serait de leur côté. Ou alors uniquement des psychopathes, et ils se seraient fait démanteler depuis longtemps. Alors tu te dis qu'il y a forcément des bons côtés, et la fin du secret magique, c'est une idée qui te plaît. T'aimes pas trop vivre caché, devoir faire comme si de rien n'était quand tu es parmi les Moldus. Si eux ne sont pas responsables de leur manque de pouvoir, toi, t'es pas responsable pour être né avec. Et si c'est un don, tu devrais avoir le droit de t'en servir quand bon te semble.

- Non, la fin du secret magique, c’est une foule de petits pas. Séparé, chaque pas peut paraître dérisoire. J’ai commencé en cherchant juste à déterminer l’opinion d’un inconnu de mon entourage quant au secret magique, tu sais. D’autres posent une affiche rappelant notre présence. C’est des baby steps. Mais si l’on enfile tous ces pas sur une seule ligne, le bébé grandit, mûrit, se fait projet, se fait futur.  Veux-tu faire un pas sur cette ligne ? Nous aider à ouvrir la voie de la liberté ?

La mage noire s'était un peu penchée vers toi. Et ses mots te paraissent bien jolis. Ils sonnent justes. Ils sonnent vrais. Ils donnent envie de croire que les choses peuvent changer si chacun y met un peu du sien. Ils donnent même presque envie de participer à la mise en place de cet idéal de liberté. T'es juste pas sûr d'être prêt. A vraiment leur faire confiance, à diffuser leurs idées alors même que t'es pas sûr de ce que tu veux. Incertitude, doute, méfiance. T'as du mal à t'en débarrasser vraiment, à les laisser de côté. Ils sont toujours là, en train de se rappeler à toi. Pas simplement parce que ce sont des Mangemorts qui te font face, mais plutôt parce que ce sont des êtres humains. Et tu as du mal à croire en l'Homme. Alors tu ne sais pas quoi répondre, t'es encore plus paumé. Et l'autre reprend la parole, complète sa collègue.

- Nous devons nous battre, c'est certain. Mais pas uniquement à coup de sortilèges. La parole nous permet de transmettre nos messages. Comme à présent. Si la population nous soutient il sera beaucoup plus évident pour nous de présenter nos idées. Cependant, nos ennemis sont nombreux, il faut que l'on se fasse entendre et qu'importe la manière. Chacun trouvera sa place dans la société que nous souhaitons instaurer. Sois convaincu de ce que nous te disons et partage-le autour de toi. Nous nous occupons du reste. Alors ? Comprends-tu comment tu peux faire avancer les choses ?


Marcher sur la ligne qui mène à la liberté... Après tout, diffuser des idées avec lesquelles tu es globalement en accord, il n'y a pas de quoi refuser. Ça ne te dérange pas plus que ça, et ça ne t'engage pas à grand chose. Ta mâchoire se crispe un peu par à coups pendant que tu continues de réfléchir à toute vitesse. Ou du moins aussi rapidement que la quantité de rhum que t'as avalé te le permet. Et tu finis par lentement hocher la tête avant de lever les yeux vers le géant. Histoire d'être bien sûr de ce qu'ils attendent de toi. Faudrait pas non plus que tu te lances dans un combat que tu risquerais de regretter par la suite.

- J'veux bien vous aider. Pour la liberté. J'peux diffuser vos idées autour de moi. Enfin j'peux en parler quoi. C'est ce que vous voulez, non ?

Tu préfères être sûr d'avoir bien compris. Parce que t'es franchement pas en état de mener une réflexion vraiment construite à l'instant présent. Y'a trop de risques avec le rhum qui te monte à la tête. Et vu ton état actuel, tu préfères assurer tes arrières, surtout étant donné les personnes qui te font face. Et le serpent. Quelle idée d'avoir un serpent, sérieusement...


EDIT, le 06/01 :
La grande méchante 87 compte répondre, ne piquez pas le sujet s'il vous plaît !
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Re: Dans la forêt.

Message par : Mangemort 87, Sam 7 Jan - 11:23


Un petit pas pour Azaël...

Tu es assez surprise de sentir 67 si attentif à tes mots. Il y a une pression de regard, d’évaluation, de jugement, et pour une fois, tu sais que tu ne le déçois pas. Et ça fait du bien. Parfois, c’est dingue comme t’es comme 91, un chien galleux en quête de reconnaissance du maître. Un jour il faudra reprendre les rennes du libre-arbitre, de l’indépendance. Pour l’heure, penser par toi-même semble te lier à ce mage avec une telle intensité que tu n’arrives à l’envisager. Tu as cette peur constante de le perdre. Lui, son savoir, sa façon de parler aux humains comme à des animaux blessés, la folie de son regard en pleine torture, lui, la seule famille dont ni la vie ni toi n’aie cherché à briser le lien. Alors sentir que tu le satisfais, même pour un court instant, est une émotion des plus plaisantes. Tu relâches ton souffle, presque aussi tendue que le gamin. Bon, pas en mode scrunchs-scrunchs dans les cheveux et jambe tremblotante. Plus en ongles qui remontent sur l’avant bras et s’attaquent, rongent ta chair trop vierge. Comme un besoin de te marquer d’autres ténèbres pour te rassurer. Il prend le relai et instantanément, tu t’apaises. Il a cette voix qui endormirait la conscience, si tu te laissais prendre. Il annonce que la guerre des mots déclarée, et tu valides. Il réaffirme votre objectif d’inclusion et tu acquiesces. Il sort « Sois convaincu de ce que nous te disons et partage-le autour de toi. Nous nous occupons du reste. » et tu bug. Mey c’est pas ce que t’avais dit. Justement, t’avais dit qu’il fallait pas lui donner des ordres. Seigneur, pourquoi veut-il toujours faire le papa autoritaire ? Tu te rappelles de votre rencontre : c’était pareil, il avait cherché à t’effrayer, calant sa baguette (non, l’autre) contre ta nuque. Même quand tu étais d’accord il avait besoin de prendre des accents de maître. La dualité de son rapport à l’autre était assez saisissante, m’enfin, on s’y faisait. T’espérais que le gosse allait pas tiquer trop sur ces mots. Garder le souvenir de tes mots : c’était ses idées à lui qu’il fallait transmettre. Il n’était un pantin mais un artisan du changement. Le système semblait le déranger, comme quand on coupe pas l’étiquette et qu’elle reste toujours à gratter et revenir et rerevenir. Il avait l’air de pouvoir vivre avec. La première véritable mission était que lui soit convaincu que ce changement lui était nécessaire. Ça, c’était une affaire que lui seul pourrait régler avec lui même. Et tu sentais qu’il n’y était tout à fait. Il était là, tout fébrile, avec son envie de vous croire mais son doute palpable. Il allait falloir garder un oeil sur ce petit. Il avait besoin d’une figure-modèle avant de devenir la figure de proue de sa vie. De son changement. De notre changement. De la liberté.  

Si ces idées sont les tiennes aussi, ce serait un beau pas, oui. La manière dont tu les diffuses est libre, sois inspiré...
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Re: Dans la forêt.

Message par : Mangemort 67, Jeu 12 Jan - 9:30


La rencontre se dirigeait vers une conclusion. Enfin c'était un bien grand mot, à défaut d'user de la baguette, c'était de la langue qu'il avait fallu jouer. Trouver les beaux mots qui fassent mouche dans la tête de ce gamin insupportable, une désinvolture qui n'était pas sans me rappeler un certain 57 à l'époque... Ce qui n'était pas vraiment un compliment étant donné la relation que j'entretenais (pas) avec lui depuis son départ de l'Ordre.

La réponse de l'élève ne me satisfaisait pas des masses, il était certes prêt à agir pour notre cause mais sans en être convaincu. Un élément de plus pour que le message soit diffusé à Poudlard. Pourquoi fallait-il que l'alcool ou quelconque autre dépendance vienne parasiter des esprits parfois brillants, pourquoi fallait-il qu'ils tombent sur une chose qui dévorera leur esprit petit à petit leur faisant perdre leur capacité de raisonnement. Car c'était ce qui arrivait encore ce soir, répéter ce que j'avais voulu lui faire comprendre ainsi que la douce fêlée du bocal. Cette dernière ajouta quelques mots pour le pousser un plus dans ce sens.

- Ces idées doivent se propager d'une manière ou d'une autre, après tout, nous prônons la liberté...

Je n'allais pas répéter ce que matricule 8-7 venait de dire même si cela importait. Comment être certain de l'engagement d'un partisan s'il ne semble pas concerné par le message qu'il défend. Mais il fallait laisser le temps aux mots pour qu'ils agissent dans cet esprit embrumé.

Un sifflement rauque se fit entendre, ma belle à écailles perdait patience. Elle n'en avait déjà pas beaucoup alors devoir attendre sans rien faire, cela la mettait en rogne. Elle se défoulerait sur les rats de Londres ou sur un animal de la Forêt interdite si je l'accompagnais après cette rencontre.
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Re: Dans la forêt.

Message par : Azaël Peverell, Dim 29 Jan - 18:21


Désolée pour le temps de réponse
Et pour la qualité médiocre de ce post :/


T'es toujours un peu nerveux. Pas franchement serein. Tu sais pas si t'as répondu comme il fallait. Parce que t'es persuadé qu'en face de Mangemorts, les mauvaises réponses existent. T'espères simplement que la tienne n'en fait pas parti. Parce que t'as déjà eu un mal fou à réfléchir, à savoir où ils voulaient en venir. C'est vrai quoi, toi, à la base, t'avais juste prévu de descendre tranquillement ta bouteille de rhum, pas d'avoir tout une conversation idéologique avec des mages noirs masqués accompagnés d'un serpent flippant. T'aurais bien besoin de quelques gorgées supplémentaires pour te donner du courage. Mais la bouteille est restée au sol, toujours invisible. Tristesse.

- Si ces idées sont les tiennes aussi, ce serait un beau pas, oui. La manière dont tu les diffuses est libre, sois inspiré...

Inspiré ? Ils se sont clairement plantés de personne là par contre. Parce que toi et l'inspiration, les bonnes idées, l'imagination... Bah ça fait beaucoup. Et vous êtes pas forcément très potes. Chaque fois qu'une idée te paraît brillante, elle se révèle en fait totalement stupide et tu finis par être en mauvaise posture. Alors il te faudrait peut être un peu d'aide pour savoir exactement comment faire. T'as dit que tu pouvais en parler. Sauf que tu parles pas à grand monde, donc ça réduit vachement les possibilités. Mais t'as pas envie que ça te retombe dessus, alors tu dis rien, et tu hoches la tête pour montrer que t'as bien compris et que tu vas faire ce qu'il faut.


- Ces idées doivent se propager d'une manière ou d'une autre, après tout, nous prônons la liberté...

Oui bah ça va, t'avais compris la première fois, il devait pas se sentir obligé de répéter encore et toujours les mêmes choses. Si y'a bien un truc que t'avais retenu, c'était leur volonté d'amener la liberté. Parce que c'est ce qui t'intéresse le plus dans tout cela. T'espères simplement qu'ils ne viendront pas trop vérifier si t'as fait tes devoirs ou pas. Parce que tu risques de vite être dans la Mer** sinon. Tu essaieras quand même de réfléchir à quelques façons de propager leurs idées quand tu seras un peu moins ivre. Sait-on jamais, sur un malentendu, tu pourrais trouver une vraie bonne idée.

Mais pour l'instant, tout ce qui t'intéresse, c'est de t'en aller d'ici avant qu'ils ne changent d'avis et décident que t'aurais besoin de quelques sortilèges motivants pour faire ce qu'il faut. Et accessoirement retrouver ta bouteille de rhum. T'hésites quelques secondes, et en entendant le serpent siffler, comme si il s'impatientait, tu recules d'un pas léger. Il est vraiment temps de se barrer de là. Tu lances un regard vite fait à la masquée. Après tout, qui ne tente rien n'a rien.

- Très bien. J'peux ravoir ma bouteille de rhum du coup ? Enfin... En mode visible quoi... Ça m'arrangerait...

Tu essaies même d'afficher un léger sourire pour l'amadouer. Tu doutes que ça fonctionne. Mais t'es prêt à essayer. De toute façon, tu récupères ta bouteille et tu te barres. Ou alors tu la récupères pas et tu te barres aussi. Parce que t'as pas trop envie de passer ta nuit avec eux, c'est stressant de jamais savoir ce qu'il va se passer comme ça. Toujours faire gaffe à ce qu'on dit, essayer de ne pas être trop... Toi. Parce que, il faut bien l'avouer, t'as comme un don pour gonfler les gens. C'est inné.

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Re: Dans la forêt.

Message par : Mangemort 87, Lun 13 Mar - 5:31


_le début de la fin_

le pantin ne dit rien docile et anxieux il laisse juste son petit corps se tendre se crisper il a les muscles en arc et la bouche tordue il est conscient d’à quel point son langage corporel est lisible ou c’est juste un privilège qu’il vous accorde parce que vous êtes vous et que vous on vous cache rien parce que vous vous voulez que tout se voit tout se sache tout s’accède

tu t’es égarée
dans un monde parallèle
où chaque mot prononcé
devient réalité
ou la parole est vérité
il y a un coquelicot qui dit
« va te jeter »
et le papillon s’explose les ailes
contre un arbre avoisinant
crevant sur le coup
comme un pneu éreinté
de vivre

reviens 87 reste dans ce monde ci celui où le gamin hoche la tête et où 67 guide les pas de tous reviens du côté des vivants c’est important si tu veux te battre pour eux pour leurs droits tu ne peux pas te cacher dans le corps d’une morte faut te reprendre t’insuffler un peu de vent de vie qui fasse comme la locomotive entre les dents de 82

ce monde pourtant est attrayant
car alors la vérité est accessible
alors on sait ce qui approche ce qui guette
ce qui brise
on quitte cette vie de terrier
tous cachés sans identité
non non tu vas créer les mêmes possibilités
juste ici
avec pour vérité la magie
ça fonctionnera pareil
au fond
reste y 87
c’est important
tu as encore des choses à accomplir
ne sois pas une lâche

enfin tombe l’acceptation le « Très bien. » voilà cousin est content on a fait du bon boulot maintenant on l’a assez vu non on peut filer ailleurs t’as vraiment besoin de te bourrer la g*eule de te perdre et pas avec eux t’as besoin de paix dans l’étrangeté t’as besoin d’un petit headfck propre comme il faut et — et t’avais pas anticipé la suite le « J'peux ravoir ma bouteille de rhum du coup ? Enfin... En mode visible quoi... Ça m'arrangerait... » c’était juste tellement beau tellement cliché tellement matérialiste tellement addict

et en même temps
tu te surprenais
à le comprendre
comme chaque fois que quelqu’un causait substances
alors t’as ri
pas très mangemoresque de rire
sans les dents carnassières non juste rire
libre

après faut pas rêver t’as pas non plus obtempéré le principe était simple s’il aspirait vraiment à abolir le secret magique s’il jouait des bons mots il la retrouverait sa bouteille sinon y a pas besoin de voir pour boire et en tant que borgne tu ne le savais que trop aussi tu te contentas d’un « si tu le veux vraiment tu la trouveras, sinon ton inspiration te guidera » oh gamin sois inspiré cherches les Ombres car si tu savais si tu savais comme tu promets dans ta nonchalance délibérée

un petit regard volette vers le serpent
et son maître
avec la dame à écailles tu attends
qu’on sonne
le départ la fin et le commencement
du reste
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Re: Dans la forêt.

Message par : Mangemort 67, Jeu 16 Mar - 9:50


Senteur de résignation ou de réelle acceptation ? Envie d'un drogué de récupérer l'objet de son soulagement ? Il dit oui mais pour simplement calmer ses pulsions ou accepte-t-il vraiment ?

- Ne prends pas à la légère les mots qui viennent de sortir de ta bouche. Ajoutai-je.

Pas de méchanceté, pas d'attaque, non. Ce n'est plus nécessaire.

Si jeune, si détruit déjà, si désabusé. Il est temps de rappeler à la jeunesse que l'avenir leur appartient. Il est difficile pour un enfant de son âge de se rendre compte qu'il peut choisir sa taille de rouage mais qu'importe celle qu'il choisisse, il fera partie de cette immense machine qu'est notre société. Il la fera avancer, lentement ou vite, d'une manière où d'une autre dans une certaine direction. Et il faut que ce soit celle que nous voulons.

- Reste attentif. Tu pourrais détecter des signes de notre part, des signes qui t'indiqueront quoi faire par la suite. Nous sommes partout.

Mon amie à écailles siffle, elle s'impatiente. Elle en a marre. Je la connais. Elle veut le mordre pour lui faire comprendre qu'à présent, il joue dans la cours des grands, que cette rencontre est loin d'être singulière.

- On y va.

Je tourne les talons, suivi de ma douce, de ma belle... Puis de 87. Que faire ensuite ? Il m'est difficile de ne pas penser à ce potentiel gâché par de la drogue liquide.

Passons, les pions de l'échiquier géant sont placés petit à petit. Chacun ayant son importance. Il faut continuer de recruter.

CRAC.

Départ de 67 et navré de la qualité de ce post.
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Re: Dans la forêt.

Message par : Azaël Peverell, Sam 18 Mar - 11:01


LA de 87 pour son départ


T'as à peine demandé à récupérer ta bouteille de rhum que la Masquée éclate de rire. Comme ça. Elle se fout ouvertement de ta tronche. Tu te renfrognes légèrement, enfonçant tes mains dans tes poches, simplement pour attendre qu'elle finisse de se marrer et qu'elle se décide enfin à te donner une réponse. Qui ne t'aide pas des masses. Faut que tu le veuilles ou que tu sois inspiré. Bon, la deuxième, c'mort, t'es jamais bien inspiré, ou alors jamais de façon très futée. Mais la première... Oh oui que tu veux la retrouver ta bouteille de rhum. Mais t'as beau fouiller le sol des yeux, elle ne réapparaît pas. Elle a dû se moquer de toi.

Et puis c'est au tour du géant de reprendre la parole. Lui, ta bouteille de rhum, il semble s'en foutre éperdument. Il reste très sérieux. Limite flippant. C'est qu'il est malaisant à toujours prendre de haut comme ça. Mais tu hoches légèrement la tête. Pour lui montrer que t'as compris, et que tu ne prends rien de tout ça à la légère. Après tout, tu ne leur as pas menti. T'as juste aucune idée de comment tu pourrais faire pour divulguer leurs idées étant donné que t'es loin d'être le type le plus bavard de la Terre. Et encore moins le plus sociable. Mais tu verras ça plus tard.

Il te dit de rester attentif. Que tu pourrais voir un signe de leur part, pour savoir ce que t'as à faire. Nouveau hochement de tête. T'es pas contre, tu verras bien ce que c'est et la mission qui te seras donnée. Pour une fois dans ta vie, t'es prêt à obéir. Parce que tu sais pourquoi tu le ferais. Alors ça ne te semble pas si difficile que ça de te soumettre un peu lorsque c'est en adéquation avec ce en quoi tu crois. Le serpent semble toujours autant sur les nerfs. Faudrait vraiment l'éloigner de toi cette bestiole là, parce qu'à force, ça devient vraiment pesant.

Mais les voilà qui s'en vont. Ils disparaissent dans l'obscurité de la nuit, et le bruit caractéristique des transplanages se fait entendre. T'es de nouveau seul. Tu te laisses tomber au sol, réfléchissant un instant à tout ce qui vient de se passer. Et puis tu recherches ta bouteille de rhum à tâtons, avant de prendre le chemin du retour. Direction le château, tout en prenant soin de finir ta bouteille. Toujours invisible, mais ça n'empêche pas l'alcool de couler dans ta gorge, donc ça va.


FIN DU RP
Merci MDR
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Re: Dans la forêt.

Message par : Mangemort 39, Mar 21 Mar - 21:58


[PV Asclépius Underlinden]

Dès que vous fûtes libre, vous sortîtes de l’enceinte de pierres du château Poudlard. Vous auriez pu fixer le rendez-vous au sein même du château, mais vous préfériez ne pas exagérer. Le recrutement de ce partisan, en grande détresse, avait déjà eu lieu dans un endroit trop assimilable à vous. Votre appartement en l’occurrence. Et ce soir, vous affichiez une autre forme que la vôtre. Comme d’habitude, en portant un masque, vous aviez l’impression de le faire tomber.

Alors, retrouvant la lisière de la forêt interdite, cette entité communicante avec le château, vous vous mîtes à attendre, patiemment. Vous n’aviez pas fixé d’heure précise. Vous saviez qu’il viendrait.

Le fait que son patronus soit entrecoupé vous donnait l’impression que le rendez-vous était urgent. Qu’il se retrouvait en grande détresse. Que cette décision, énoncée par la petite abeille, allait être radicale. Qu’il n’en était pas certain. Cette petite feuille qu’il était tremblotait de tout son long. Et vous, vous étiez là pour le rassurer.

Alors, ce soir, vous aviez choisi une autre apparence. Féminine, comme souvent. Cheveux longs et roux, vous étiez grande, mince, élancée. Taillée comme une baguette magique. Mais vous étiez aussi forte, musclée. Vous vous teniez bien droite et le vent n’avait d’autre effet sur vous que celui de déstabiliser vos mèches folles. Il vous donnait l’air de sortir d’un conte de fée. Peut-être était-ce le cas. Seule votre marque, présente et visible sur votre avant-bras gauche, démentait cette supposition.
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Re: Dans la forêt.

Message par : Asclépius Underlinden, Mer 22 Mar - 18:27



Un message délivré sous le coup de l’impulsion, mais la petite abeille avait été bien prompte. Faut dire, il avait des souvenirs heureux, le garçonnet : un en particulier, mais c’était un peu intime de dévoiler cela ici. Cependant, ce n’était pas suffisant : le sortilège était complexe, et il avait succombé à l’hubris en se disant qu’il pouvait être en mesure d’envoyer un long message. Il aurait dû le savoir, pourtant, que les trucs longs, c’était pas son truc (à ne pas sortir hors contexte, évidemment). Résultat des courses, ça l’avait fatigué, il avait été distrait en arithmancie, mais bon, il l’était toujours, puisqu’il ne comprenait pas grand-chose : trop d’inconnus dans ces « x » et ces « y » disparates, qui s’amusaient à le narguer.
Et puis, outre la fatigue intrinsèque, il s’inquiétait, quelque peu du rendez-vous à venir, sans avoir pour autant l’envie de se défiler. Parce que ce n’était pas très aimable de faire cela à un ami, et, qu’en plus, c’était lui qui avait intimé cette rencontre. Parce qu’il voulait faire partager à son ami ses convictions profondes, sa décision irrévocable… Sa ténacité… Et… Peut-être recevoir une approbation en retour ? Après tout, Vous aviez été là pour lui, quand il avait été dans un grand état de détresse : soir de la Coupe de duels, encore sous l’emprise d’un Terorim, incertitudes, moment de stress des examens… Et ses angoisses qui criaient… Il avait eu de la chance de tomber sur une personne telle que Vous, il le savait. Et espérait être à la hauteur de cette rencontre, de la feuille qu’il était censé être, aussi petite soit-il.

C’était donc avec une légère appréhension, qu’il se rendait au lieu-dit : périphérie de Poudlard et de Pré-au-Lard. Forêt Interdite, à côté, devant, ne pas y être totalement, conserver le cul entre les deux chaises de l’indécision. Jolie métaphore par le choix du lieu, car il ne savait s’il aurait assez de courage pour assumer sa décision. Il avait un peu peur, oui… Mais Vous savait bienveillant, à son égard. Sinon, Vous ne l’auriez pas consolé, non ?
Il avait le pas leste, malgré son boitillement caractéristique, encore présent, mais qu’il ne sentait plus. Ça faisait presque deux ans, déjà, le temps de la douleur avait passé. Il semblait empressé, mais amorça un mouvement d’arrêt et de ralentissement en voyant la haute silhouette, face au vent. Son sourcil s’arqua, suspicieux, jusqu’à voir la marque rassurante sur l’avant-bras gauche : Vous lui aviez dit qu’il pourrait être surpris de Votre apparence. Tout du moins, c’était sous-entendu. Et il était surpris. Et un brin sur la défensive. Les hautes silhouettes féminines, effilées et sûres d’elles avaient tendance à lui rappeler la figure maternelle… Non pas qu’il ait un Œdipe, mais il ne souhaitait guère être confronté à une personne ressemblant de près ou de loin à la Mater Patriae. Quoi d’autre, après, si 39 prenait une figure semblable à sa mère ? Comment devait-il y réagir ?

Une légère déglutition, et on avance de nouveau, en marche, jusqu’à s’arrêter, en face, mais à distance, à recul, parce qu’il en avait besoin, de cette non-proximité.

« - Vous êtes venu ! Un brin de joie dans la voix, presque du soulagement en question indirecte. Navré pour le message, je ne sais s’il est parvenu entier, j’ai toujours du mal, avec les longueurs. Bref. Je voulais vous voir, pour vous dire… Que… Je me souviens de la pierre, et… Je sais qu’il faut la pousser, quelque part, dans un ravin, s’en débarrasser, se soulager de ce poids…

On inspire. C’était plus facile à formuler ça dans sa tête.

Et… Je ne le peux. Je ne peux pas pousser la pierre : je veux la fuir. Je sais ce que je vais faire après Poudlard : je vais m’enfuir. »

Voilà, c’était dit.
Et le murmure de la forêt, causé par le vent du soir, sonnait presque comme un soulagement, tandis que, tendu, appréhensif, il attendait un retour… Ou pas.
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Re: Dans la forêt.

Message par : Mangemort 39, Jeu 23 Mar - 16:22


Il arriva. Boitillant, comme il l’était et vous aussi le soir de votre rencontre. Sauf que vous aviez guéri. Pas lui. Peut-être était-ce là votre plus grande différence. Alors que vous ne faisiez que peu de cas des blessures, profondes ou pas, vous preniez la peine de les panser et de cicatriser. Lui… Il vous semblait un homme bien fragile, et si vous le pensiez assez manipulable pour servir vos desseins, s’il vous semblait être comme vous, en un sens, vous persistiez à douter. Surtout si ses besoins venaient à se répéter.

Vous l’accueillîtes par un léger sourire, car vous ne pouviez écarter de votre mémoire l’osmose que vous aviez ressentie en sa compagnie. Lors de cette rencontre inopinée. Cependant il vous semblait hésitant. Comme tiraillé par de tristes pensées. Et si Trente-Neuf commençait bien comme Tristesse, vous n’étiez pas fait pour Tri des esprits Trop Tracassés. Vous aviez déjà parfois du mal à comprendre le vôtre, à la trier plus encore, alors vous ne vous imaginiez pas plonger dans la piscine sans fond de l’esprit inconnu.

Et il commença à déblatérer quelques phrases, ayant manifestement du mal à mettre un peu d’ordre dans ses pensées. Votre sourire diminua progressivement et votre regard, au contraire, gagna en intensité. Votre tête pencha sur le côté, et vous le fixâtes ainsi de longues secondes.

Vous ne souhaitiez pas briser le silence qui s’installait après la fin de ses paroles. Vous ne souhaitiez pas non plus anéantir la distance qui vous séparait. Il semblait presque avoir peur. Et vous aviez envie qu’il prenne conscience de ce qu’il venait de dire. Qu’il ait à l’esprit toute la déception que cela vous inspirait. Le dégoût presque, de le voir si facilement reculer.

Et lorsque vous pensâtes que le temps écoulé était suffisant, vous lui laissâtes un simple :

- Alors, tu abandonnes ?

Pas une once de sourire ne s’affichait sur vos lèvres. Votre tête se redressa et vous prîtes le temps de regarder sa posture, sans rien dire. Lèvres pincées. Vous auriez pu, vous aussi, être comme lui. Aussi frêle, aussi fragile. Vous l’étiez, en quelque sorte, avant de trouver le masque. Avant de comprendre ce qu’il pouvait vous apporter. Mais il semblait vouloir fuir les possibilités que vous lui apportiez.

- Sais-tu d’où je suis parti pour en arriver là ? Combien de fois j’ai abandonné ? Et où cela m’a mené ? Tu es fait pour cette mission !
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Re: Dans la forêt.

Message par : Asclépius Underlinden, Jeu 23 Mar - 20:50



Il savait reconnaître la contrariété. Son éducation faisait toujours en sorte de ne pas contrarier les autres personnes, d’être toujours avenant, disponible, souriant. Il n’était donc pas du genre à contrarier, et décevoir, encore moins. Mais depuis peu, une certaine remise en question avait fait son petit chemin de révolution dans la tête du serpentin docile. Une remise en question, amorcée par nul autre que le Tiraillement en face de lui. D’un côté, une personne qui avait soulagé ses blessures pendant un temps, et de l’autre… Lui. Qui ne savait pas appliquer les pansements, et qui préférait laisser ses plaies pourrir à l’air libre. Il était à la fois intouchable et très vulnérable. Un paradoxe, que cet être-là, qui ne baissa pas les yeux, face au désappointement, déception, dégoût… Qu’il percevait dans le regard de l’autre. Parce qu’un enfant, ça sent, ces choses-là. Surtout l’enfant émotif qu’il était… Sans être pour autant empathique. Un enfant qui ne se mettait pas en colère, qui ne faisait pas de caprices, car toutes ses contrariétés se muaient en tristesse. Et il pleurait, alors, seul esseulé et solitaire, dans sa forteresse de solitude. Mais, se mettre en colère ? Jamais. C’était, ce que l’on appelait, du renfermement. Pis, on refermait le couvercle, et on laissait mijoter. Là, dans l’attente trépignante, le couvercle était un peu soulevé : un peu de fumée qui s’échappait. L’impression de, de nouveau, ne pas être compris, alors qu’il avait cru sentir une connivence, avec cette personne…
Et, durant l’attente, il croisa les bras. Comme pour paraître moins vulnérable, face au regard qui le faisait frémir. Comme pour donner l’illusion fautive, qu’il était plus, qu’un gosse transparent. Comme pour assumer, enfin, ce qu’il avait dit, ses décisions.

« - Non. Je n’en sais rien. Je ne vous connais pas. Et vous ne me connaissez pas. »

Eût-il été un serpent, et aurait-il eu un venin acide à cracher, que cela n’aurait pas été bien différent de la réponse actuelle.
Regard dur de l’adolescence en ébullition. Entre fuite, détermination, rancœur et tout un tas d’autres choses qui impactaient sur ses actions et paroles.

« - Je ne sais pas quelle est cette mission. Mais j’ai réfléchis. Nous partageons les mêmes idées, nous sommes tous les deux atteints de la maladie de l’Idéal. Sauf que moi, je ne veux pas sauver les feuilles qui sont restées dans l’arbre, celles qui n’ont pas été castrées par les ciseaux. Je préfère en faire un feu de joie.

Idées confuses, sourcils froncés impropres à la discussion, mais volonté de garder la tête froide, un ton calme, calme… Il ne voulait pas souffrir. Il ne voulait pas, trahir.
Il voulait, seulement, seulement…

Votre Mission… C’est de faire croire, qu’on aura tous une place, sur une partition nouvelle. Qu’on peut tous être des notes de musique, pour une fugue de Bach. Sauf que dans la partition, y a des tâches d’encre qui viennent gâcher des mesures, et des fausses notes persistantes, et qu’on n’arrive pas à jouer sur le juste ton. »

Comprends-moi !
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Re: Dans la forêt.

Message par : Mangemort 39, Mar 28 Mar - 15:41


« - Non. Je n’en sais rien. Je ne vous connais pas. Et vous ne me connaissez pas. »

Cette phrase s’inséra dans vos oreilles avant de s’insinuer dans tout votre corps pour le pourrir lentement. L’image de femme forte que vous aviez fut déstabilisée par cette seule et unique phrase. Déterminée. Sa détermination, justement, frappa la vôtre avec fracas. Elle perça le bouclier de votre masque et un instant, vous redevint je, et tout redevint jeu, devant un homme décidé.

Vous maîtrisâtes cependant votre émotion, bien que vos cheveux pâlirent sensiblement. Le blond fit place au gris terne, tandis que vos yeux prenaient une teinte argentée. Vous vous efforciez d’être attentive à ce qu’il disait. Il avait su, par ces mots, indiquer qu’il avait une chose à dire et à dévoiler.

Alors vous le laissâtes parler. Et vous ne comprîtes pas tout. Ou plutôt vous comprîtes le tout. Mais vous ne voyiez pas où se trouvait le problème. Les deux idées étaient proches, même si réalisées différemment. Il lui manquait simplement quelques nuances. Quelques brillances, reflets d’une lumière dont il fallait tout de même baigner la communauté. Il voyait l’obscurité. Le tableau que vous lui aviez dressé précédemment lui avait sans doute semblé trop idyllique. Alors vous sourîtes devant tant de réflexion et vous vous permîtes même de vous asseoir pour qu’il vous domine de toute sa hauteur, tandis que vous baissiez les autres.

- C’est ma faute, et j’en suis désolé…

Peut-être ne voyait-il pas ce que vous cherchiez à communiquer. Mais vous vous en vouliez. Il vous semblait pourtant avoir été assez clair. Mais il avait alors besoin de l’espoir. Vous lui aviez fourni. A présent, l’un des Trente-neuf visages que vous étiez se triturait l’esprit à la recherche des termes très tranchants que vous pouviez sans tergiverser lui tricoter tranquillement. Trop de tracas dans ses paroles, il vous fallait les dénouer. Qu’il y voit les très nombreuses trouvailles de votre groupe.

- J’ai dressé un joli tableau mais tu as su y voir l’ombre que je souhaitais cacher. Oui. Certaines feuilles devront brûler. Mais tu sembles presque trop déterminé à n’y voir que du mal.

Vos yeux se relevèrent en sa direction et vous lui fîtes signe de venir s’asseoir à vos côtés.

- Que penses-tu faire des tâches d’encre ?

Les éponger au buvard, les effacer d’un sort ou les utiliser, comme on prendrait une toile usée pour dresser un nouveau tableau. Les réponses étaient multiples. Diverses. Variées. Et propres à chacun d’entre nous.
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Re: Dans la forêt.

Message par : Asclépius Underlinden, Mer 29 Mar - 17:54



La confiance, c’est offrir sa main dans la pénombre. Georges Iles.

Les mains dans ses poches jouaient au tricot, tissant une écharpe moite entre ses doigts arachnéens. Il n’avait pas faillait, dans son énonciation. Avait exposé son opinion et ses pensées, aussi confuses soient-elles. Il avait voulu être écouté et, fait surprenant, l’avait été. Une nouvelle fois. Par la même personne.
Alors, la tension contenue dans son corps maigre (et exprimée par une posture droite, rigide, presque militaire), sembla s’apaiser un instant. Pour autant, le gamin restait sur ses gardes. Il était en posture d’écoute, mais la fuite semblait rester pour lui une option durable.

Il se sentait plus adulte, à être écouté. A sortir de sa position d’enfant sage ou d’enfant babil, qu’on n’écoute pas ? Qui se mure dans le silence et l’attente. Auprès du Masque, auprès de Trente-Neuf, il était un adulte. Il avait des idées d’adulte, des opinions d’adulte, il prenait la parole à la table des grandes personnes. Et ce simple fait, quand il y repensait, le satisfaisait beaucoup. Il se sentait plus mature, plus grand. Il n’était pas une victime, vulnérable et au cœur à vif, livré à n’importe qui. Il était autre, qu’un Emanglon sans carapace. Il était… Un peu plus humain. Un peu moins bête sauvage et singe savant.

Il observa le mouvement en decrescendo, les excuses, et sembla mal à l’aise un instant, que Trente-Neuf – Trente-Neuf ! – la personne qui l’avait écouté, qui l’avait consolé, qui lui avait donné des graines de réflexion politique à faire germer semble d’un coup si humble, à s’excuser… Surtout auprès de lui. Alors, il préféra détourner le regard, pour se concentrer sur un brin d’herbe parmi tant d’autres, respirant doucement, se concentrant sur Vos paroles. Il avait l’écoute austère, mais compréhensive : les mots le percutaient. Oui, il avait dû paraître bien radical. Mais il était jeune, c’était excusable. C’était concevable. Ça avait même quelque chose du normal.
A cette pensée, il se risqua à sourire. A la fin de la tirade, il se risqua à sourire.

Puis, percevant un mouvement de la part de l’autre, il prit place à ses côté, assit sur les genoux, le dos droit, et la tête de même, le regard rivé sur son interlocutrice. Posture qui n’invitait pas spécialement à la proximité, mais, rien, chez Asclépius, dans son attitude ou dans son être-au-monde, n’invitait à la proximité. Alors, autant assumer ce fait.
Et puis, cette position assise, les fesses sur les talons et les poings sur les cuisses, permettait de garder la tête haute, de respirer, d’être à l’écoute, et de, toujours, avoir une ouverture de fuite plus grande que s’il avait adopté une position en tailleur. Là, s’il voulait se relever et partir en courant, il le pouvait. C’était ridicule, mais penser au fait qu’il avait toujours une fenêtre de fuite à disposition, le rassurait.
Mais, qu’on n’aille pas croire qu’il est pleinement détendu.

Il observait, d’un regard presque chirurgical, les nouvelles teintes qu’avaient adoptées la chevelure et les iris du Masque en face. Il ne saurait quoi en dire, mais se demanda, un instant, si ses premières paroles avaient provoquées chez l’autre un effet physique, autant que psychologique. De la même façon que, lors de leur précédente rencontre, dans Vos appartements, Vos mots avaient stoppés ses larmes. C’était tout de même quelque chose, le pouvoir performatif du langage. Et ce n’était certainement pas le Narrateur qui dira le contraire.

Il choisit de ne rien dire, concernant les excuses ou les explications de Trente-Neuf. Il n’y avait rien à en dire, ou, tout du moins, tout avait été dit sur ce sujet-là. Ou alors, il estimait qu’il n’avait pas à se prononcer là-dessus, qu’il n’en avait pas le droit. Alors, il éluda ce point, tandis que d’autres idées fusaient dans son occiput en perpétuel mouvement. Il pensait à Trente-Neuf, et aux autres, avec lui. A leur façon de procéder, au discours qu’ils offraient. Il se demanda un instant s’il y avait des feuilles, autres que lui, choisies par le Porteur de Pierre… Oui… Très certainement. Mais, ce n’était pas le sujet, actuellement.

« - Pour un néophyte, une partition, ce n’est qu’un assemblement ordonné de tâches d’encres. C’est le musicien, et le compositeur, qui donnent à ces tâches leur singularité de notes.

Si sa posture avait évoluée au fil de la discussion, son regard, par contre, demeurait le même. Toujours la même détermination, et une certaine dureté, aussi, qui transparaissait visiblement.
Pourtant, la voix était calme, presque douce, dans la violence du désir de Révolution.

Il faudrait que ces tâches, deviennent des notes d’elles-mêmes. Ou, tout du moins, que le musicien s’accommode de leur existence de tâches. Elles n’ont pas pour vocation d’être effacées, si nous devons tous, nous unir, contre ce qui nous oppresse. Il faut ouvrir le dialogue et, là où le dialogue s’arrête, le feu peut s’embraser. »

Il semblait un peu confus. Peut-être se retenait-il de dire que, de toute façon, notes ou pas notes, tâches ou pas tâches, feuilles ou pas feuilles, il ferait bien un grand feu de joie avec tous ces gens-là, avant d’y danser une ronde tout autour, une couronne de fleurs dans les cheveux.
Oui, peut-être valait-il mieux retenir ce genre de pensée. Son discours oscillait déjà tellement entre radicalité et modération, inutile d’en rajouter par la pensée, au risque de se perdre soi-même.

« - Ce que je veux dire, c’est que l’Histoire a démontrée d’elle-même qu’effacer le Passé pour écrire l’Avenir, ne permettait pas à une idéologie de perpétuer durablement dans un gouvernement. »

Voilà.
Plus clair comme ça ?
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Re: Dans la forêt.

Message par : Mangemort 39, Ven 31 Mar - 20:28


Vous penchâtes la tête sur le côté pour écouter la réponse qu’il avait à vous fournir. Vous aviez appris, et vous appreniez toujours, qu’avec lui il valait mieux ne pas l’interrompre. Vous qui aviez toujours eu quelques difficultés avec les mots, vous étiez surpris que les siens ne vous provoquent pas de maux. Il suivait une trajectoire autre, semblait vivre dans sa tête des histoires qu’il tissait et traçait devant vous. Pendant un instant Trente-Neuf n’était plus Tremblement mais Trace, celui ou celle qui suivait le crayon progressant devant yel.

Il était le crayon. Il dessinait son histoire d’un tracé hésitant et vous tentiez, concentré, d’en suivre les contours. Terminée l’image de la petite feuille fébrile qu’il était,dont la mission était de vous aider, vous à porter la pierre et à libérer les autres. Plus qu’un guide, il semblait prendre conscience à son tour du poids de la pierre que vous vous efforciez de déplacer.

Et vous comprîtes, encore une fois ce qu’il souhaitait dire. Si les notes de musique étaient toute la communauté magique, certaines ne semblaient être que tâches à nos yeux. Seules les notes que nous, que vous, pouvions.ez lire étaient celles qui vous paraissaient ouvertes. Et toutes les autres devaient s’ouvrir. Ou brûler si le dialogue s’avérait vain.

Vous tiquiez légèrement à cette pensée, car de tous les Mangemorts, vous étiez sans nulle doute le moins violent. Celui qui n’avait jamais tué que par inadvertance, qui croyait en le bien fondé de votre cause, qui était encore pétri d’idéaux et convaincu par l’idée de convaincre les autres, qui à leur tour, en convaincraient encore. Mais que se passerait-il si, vous, après avoir répandu votre discours, voyiez celui-ci modifié ?

Toujours assis, assise même puisque vous étiez femme en ce soir, vous redressâtes la tête et levâtes les yeux au ciel. Vous cherchiez les mots pour lui répondre. Mais sa dernière affirmation vous offrit le moyen de lui répondre sans trop chercher.

- C’est pourquoi nous sommes là pour construire sur les bases d’un passé bancal. Nous sommes l’évolution.

Et vous y croyiez. Même si cela nécessitait de consolider nombre de failles du passé. C’était pour cette raison que vous ne souhaitiez pas vous battre contre tous mais avec toute la communauté. Qu’il vous fallait, par un travail de longue haleine, les chercher un par un et les convaincre. Vous baissiez les yeux et commenciez à jouer, du bout du doigt, avec quelques brins d’herbe, avant de tendre vos doigts verts de chlorophylle vers le demoiseau.

- Pourquoi fuir alors ? Pourquoi ne pas venir avec nous ?

Le ton de votre voix était presque triste. Déçu. Car vous voyiez en lui l’avenir. L’évolution. Vous voyiez en lui tout ce que vous étiez, tous. Tous les matricules.
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Re: Dans la forêt.

Message par : Asclépius Underlinden, Sam 1 Avr - 18:23



Il avait parlé, beaucoup, puis il s’était tut. Il avait été écouté, à nouveau, par celui, celle, qui lui avait accordé une première écoute, une première compréhension. Vous, 39, l’aviez écouté. Au-delà de cela, même : Vous l’aviez compris. Ou peut-être, était-ce lui, qui avait compris 39. Il ne s’avancerait pas trop là-dessus. Ou, peut-être. Ses pensées lui appartenaient encore : ses mots, étaient à tous. Et, par les mots, il en était persuadé, il pouvait convaincre. Comme 39 l’avait fait pour lui.
Et lui, à son tour, écoutait 39.

Il écoutait cette tranquillité convaincu, cette personne qui avait des idéaux, se battait pour eux. Cette personne atteinte de la maladie de l’Idéal, et qui n’en souffrait pas. Au contraire, c’était pour elle, presqu’une joie. Il spéculait, probablement, puisqu’il ne la connaissait pas, cette personne. Mais se donnait parfois l’illusion d’être proche d’elle. Comme s’il était un être à part, choisit. Une feuille unique, singulière.
Sauf qu’il était un peu moins feuille ; il ne tremblait plus. Il avait les épaules baissées, et le regard qui en faisait presque autant, tandis que le Masque, redressait les pupilles vers le ciel. Le Masque, qui avait les réponses : l’évolution. Il ne trouvait rien de plus cohérent.

Il se détendit, alors, peut-être un peu plus. La tension dans ses épaules était toujours là, mais semblait s’être quelque peu affaissée. Ou alors, était-ce l’expression de son visage : moins dure, plus attentive, plus… Ouverte, et réceptive aux mots à venir.
Parce qu’il y croyait, à cette évolution. Il y croyait, à ce combat nécessaire. Il y croyait, et s’interrogeait, et réfléchissait. Parce qu’il voulait autre chose, de peut-être plus grand, que la satisfaction de 39 (et, ça, déjà, c’était difficile) : il voulait, vraiment, libérer le poids du Secret. Pousser la Pierre dans le ravin des Changements, se faire le Bouvier, d’un ordre nouveau.

Alors, il acquiesça. C’était un beau mot, ça « évolution ». C’était un mot juste. Un mot qui adviendrait, quoiqu’il advienne, car ils étaient les sillons, de l’évolution.

Il déglutit, perçut la main tendue, les paroles contenant une certaine… Déception. Ce qu’il aurait voulu éviter, ce qui était advenu. Il baissa les yeux, sur la paume de ses mains, qui se trouvait désormais sur le tissu de son pantalon, à triturer, à essayer de mettre de l’ordre, à avoir le cœur gros, au bord des lèvres ; alors que sa voix, calme, douce, semblait pourtant hésitante :

« - Mais… Parce que j’ai peur. Nouvelle déglutition du gosse effrayé. J’ai peur, et je ne sais pas comment faire… De ne pouvoir, aider pour notre… Votre cause. Parce que je suis lié, par mon passé, à ma famille. Que je fus un élément de décoration utile avant Poudlard, et que je le serai après. Et, que, eux, ne comprennent pas… Ne veulent pas, de changement… En m’opposant à eux, je serais renié. Comment pourrais-je avancer vers un avenir, sans passé ? »

Un soupire, qui s’apparentait à de l’agacement, envers lui-même, envers sa faiblesse. Faiblesse, mêlé à l’espoir de l’enfant qui se dit que, s’il fait bien ce qu’on lui demande, papa et maman l’aimeront. Que s’ils s’opposent à eux, papa et maman ne l’aimeront pas. Et, lui, égoïstement, loin de toute pensée révolutionnaire, voulait, également, plus que tout, peut-être, être aimé.
Entre l’agacement, et une sorte de peine à plaie ouverte, il ne parvenait pas, à créer un contact visuel avec 39. Le regard n’était plus fiché à terre, mais était détourné. Comme ses pensées. Parce qu’il hésitait, entre deux combats, primordiaux pour lui, malgré le fait que l’un, soit perdu d’avance…

« - Je fuis… Pour être aimé, par eux… »

Parce qu’il avait assez peu d’espoir, d’être aimé, par Vous.
Enfant fragile, au cœur-monde au bord des lèvres.
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