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Dans la forêt.
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Asclépius Underlinden
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Re: Dans la forêt.

Message par : Asclépius Underlinden, Sam 1 Avr 2017 - 18:23



Il avait parlé, beaucoup, puis il s’était tut. Il avait été écouté, à nouveau, par celui, celle, qui lui avait accordé une première écoute, une première compréhension. Vous, 39, l’aviez écouté. Au-delà de cela, même : Vous l’aviez compris. Ou peut-être, était-ce lui, qui avait compris 39. Il ne s’avancerait pas trop là-dessus. Ou, peut-être. Ses pensées lui appartenaient encore : ses mots, étaient à tous. Et, par les mots, il en était persuadé, il pouvait convaincre. Comme 39 l’avait fait pour lui.
Et lui, à son tour, écoutait 39.

Il écoutait cette tranquillité convaincu, cette personne qui avait des idéaux, se battait pour eux. Cette personne atteinte de la maladie de l’Idéal, et qui n’en souffrait pas. Au contraire, c’était pour elle, presqu’une joie. Il spéculait, probablement, puisqu’il ne la connaissait pas, cette personne. Mais se donnait parfois l’illusion d’être proche d’elle. Comme s’il était un être à part, choisit. Une feuille unique, singulière.
Sauf qu’il était un peu moins feuille ; il ne tremblait plus. Il avait les épaules baissées, et le regard qui en faisait presque autant, tandis que le Masque, redressait les pupilles vers le ciel. Le Masque, qui avait les réponses : l’évolution. Il ne trouvait rien de plus cohérent.

Il se détendit, alors, peut-être un peu plus. La tension dans ses épaules était toujours là, mais semblait s’être quelque peu affaissée. Ou alors, était-ce l’expression de son visage : moins dure, plus attentive, plus… Ouverte, et réceptive aux mots à venir.
Parce qu’il y croyait, à cette évolution. Il y croyait, à ce combat nécessaire. Il y croyait, et s’interrogeait, et réfléchissait. Parce qu’il voulait autre chose, de peut-être plus grand, que la satisfaction de 39 (et, ça, déjà, c’était difficile) : il voulait, vraiment, libérer le poids du Secret. Pousser la Pierre dans le ravin des Changements, se faire le Bouvier, d’un ordre nouveau.

Alors, il acquiesça. C’était un beau mot, ça « évolution ». C’était un mot juste. Un mot qui adviendrait, quoiqu’il advienne, car ils étaient les sillons, de l’évolution.

Il déglutit, perçut la main tendue, les paroles contenant une certaine… Déception. Ce qu’il aurait voulu éviter, ce qui était advenu. Il baissa les yeux, sur la paume de ses mains, qui se trouvait désormais sur le tissu de son pantalon, à triturer, à essayer de mettre de l’ordre, à avoir le cœur gros, au bord des lèvres ; alors que sa voix, calme, douce, semblait pourtant hésitante :

« - Mais… Parce que j’ai peur. Nouvelle déglutition du gosse effrayé. J’ai peur, et je ne sais pas comment faire… De ne pouvoir, aider pour notre… Votre cause. Parce que je suis lié, par mon passé, à ma famille. Que je fus un élément de décoration utile avant Poudlard, et que je le serai après. Et, que, eux, ne comprennent pas… Ne veulent pas, de changement… En m’opposant à eux, je serais renié. Comment pourrais-je avancer vers un avenir, sans passé ? »

Un soupire, qui s’apparentait à de l’agacement, envers lui-même, envers sa faiblesse. Faiblesse, mêlé à l’espoir de l’enfant qui se dit que, s’il fait bien ce qu’on lui demande, papa et maman l’aimeront. Que s’ils s’opposent à eux, papa et maman ne l’aimeront pas. Et, lui, égoïstement, loin de toute pensée révolutionnaire, voulait, également, plus que tout, peut-être, être aimé.
Entre l’agacement, et une sorte de peine à plaie ouverte, il ne parvenait pas, à créer un contact visuel avec 39. Le regard n’était plus fiché à terre, mais était détourné. Comme ses pensées. Parce qu’il hésitait, entre deux combats, primordiaux pour lui, malgré le fait que l’un, soit perdu d’avance…

« - Je fuis… Pour être aimé, par eux… »

Parce qu’il avait assez peu d’espoir, d’être aimé, par Vous.
Enfant fragile, au cœur-monde au bord des lèvres.
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Re: Dans la forêt.

Message par : Mangemort 39, Lun 3 Avr 2017 - 20:55


Vous attendiez sa réponse. Avec une petite pointe d’impatience. Mais surtout, vous l’attendiez, car vous aviez peur de ce qu’il avait à dire. S’il voulait fuir, c’était sans aucun doute parce qu’il n’était pas certain de ses convictions. Pouviez-vous vous être trompé sur son compte ? La rencontre, presque miraculeuse, avec cet être différent, comme vous en soi, n’avait-elle été qu’illusion ?

Son regard ne s’accrochait même pas au vôtre. Alors que vous le cherchiez. Vous aviez envie de son contact, de lire dans ses yeux. Vous aviez envie qu’il prenne votre main tendue, qu’il sente le réconfort dans lequel vous pouviez le bercer. Mais il ne le fit pas.

Au lieu de cela il se confia, et vous penchâtes la tête sur le côté pour l’écouter d’une oreille plus attentive. A croire qu’avoir une oreille plus haute que l’autre vous permettait de mieux entendre. En vérité, vous pensiez plutôt que parce que votre cerveau était penché d’un côté, il était davantage en mesure de réfléchir. Voilà, ce devait être ça.

Quoi qu’il en soit, son histoire de famille vous toucha. Et vous comprîtes. Même si votre coupure avec la vôtre avait été bien plus radicale et rapide. Vous aviez précisément attendu la sortie de Poudlard pour vous en défaire. Mais la solitude qui avait suivi vous avait laissé de grandes marques. Profondes. Il était logique qu’il soit effrayé par cette perspective. Encore une fois, vous le compreniez.

Seulement, lorsqu’il en vint à la conclusion, vous ne pûtes plus vous contenir. De la position assise, vous passâtes à genou, et un doigt fin vint se glisser sous le menton de votre interlocuteur pour le lui faire relever. Vous souhaitiez que son regard croise enfin vos iris argentés pour ne plus jamais s’en décoller. Qu’il puisse lire dans vos yeux la sincérité de vos paroles. Qu’il puisse comprendre votre blessure ouverte et les ponts que vous aviez su dresser par-dessus. Pour réparer. Pour combler. Pour devenir plus fort.

- Ma famille a toujours été loin de mes idéaux. Pour être honnête, même si mon père était sorcier, il a toujours voulu cacher la magie. Comme si celle-ci n’existait pas. J’ai été oppressé par le Secret Magique et j’y ai perdu ma famille. Je comprends ta solitude…

Et je soupirais. Parce que j’arrivais sur le terrain sensible de ma vie et que je ne souhaitais pas que l’on me considère comme un Mangemort fragile. Tout au moins je ne souhaitais pas que tout le monde puisse me voir ainsi. Mais lui, était différent.

- Regarde-moi. J’ai trouvé une nouvelle famille. Une famille que j’ai choisie. J’ai choisi qui j’étais et j’ai choisi à qui je plaisais.

Chaque mot sortait de votre bouche, sifflant, tranchant, acéré. Chaque mot était pensé et vrai. Plus vrai que jamais. Il était temps pour lui de faire un choix. De faire ce choix que vous aviez mis tant de temps à réaliser. Tant de temps à réaliser qu’il vous fallait le faire également. Que vous en aviez besoin. Plus que jamais, il en avait besoin.

- Je peux être ta famille. Vis ou fuis.

Telle était la maxime que chacun devait suivre.
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Asclépius Underlinden
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Re: Dans la forêt.

Message par : Asclépius Underlinden, Ven 7 Avr 2017 - 13:35



L’enfant, une fois la confession faite, décela un mouvement, un changement de position, de la part du confesseur masqué. D’assis, ce dernier vint à genoux, tout comme lui. Demande de mise à niveau, ou volonté d’adopter une position égale ? Non. Simplement…
Simplement…
Un instant de compréhension mutuel. Un moment, dans l’intimité de l’autre (non, pas de cette façon). Le doigt fin apposé sous son menton, exerça une pression, en levier, et son regard trouble croisa celui d’argent, de son interlocuteurice.

Et il jeta les amarres, trouvant dans ces iris adverses, un horizon. Le seul, dont il avait besoin, après sa confession. Un horizon pâle, sans jugement, avec des petites paillettes de compréhension, la berge, d’un avenir incertain et pourtant… Pourtant, cette berge, ça faisait un peu comme l’île aux enfants. Non, pas du tout… Non. C’était l’île de l’Idéal et, en quoi, seulement, l’enfance serait-elle un idéal ? Pour lui qui n’en était pas sorti, à défaut de n’en avoir jamais eu, c’était une perpétuelle découverte. Mais pour les autres ? Mais pour Leo ?
Pourquoi tant de pensées, qui venaient le tirailler, alors qu’il n’y avait que le calme tranquille de ces iris déterminant, comme horizon ? Oui. Voilà. Se concentrer sur 39 : oublier la petite musique qui galope dans son crâne, et les pensées-brouillons sur un amour qu’il désire pour être « quelqu’un de normal » alors, alors, alors… Alors qu’en face, ce n’est pas une personne normale : c’est un être extraordinaire, un de ceux qu’on ne peut rencontrer que dans les contes. Sauf qu’il était palpable, qu’il était tangible, qu’il était fait de chair, qu’il avait un passé, qu’il s’était choisi son avenir…

Au fur et à mesure de la réponse de l’autre, il sentait ses yeux lui piquer doucement, dans des picotis familier : de ceux qu’on a, quand on est ému par quelque chose, mais qu’on ne veut pas pleurer, histoire de pouvoir… Faire durer ce moment, un peu arraché à Chronos.
Il était ému, parce que, l’autre, 39, encore une fois, en plus de l’écouter, de le consoler, partageait avec lui, son passé. Lui racontait son histoire, lui faisait confiance, en somme. Il avait l’impression, d’avoir accroché ces atomes à ce type, que leurs atomes, s’étaient crochetés. Ils se comprenaient, ils partageaient sensiblement un vécu similaires… Ils voulaient tous deux avancer ! Sauf, que, 39, avait plus d’expérience que lui. Logique. Mais, il l’aidait. Il était… Différent, de ce qu’il avait pu côtoyer, jusqu’à maintenant. De sa famille, notamment, pour laquelle il était désespéré. Désespéré, d’un jour, se faire aimer des siens.

Mais, dans sa tête, ses pensées d’amour filial avaient été momentanément écartées. Dans sa tête, résonnait un mot : « choix ». Le choix de 39, celui de s’être détaché des siens, parce que, eux non plus, ne comprenaient pas l’idéologie pour laquelle il voulait se battre. Certains ne comprendront jamais, malheureusement. Il avait beau être un idéaliste, mais, parfois, son bon sens germanique le rappelait à l’ordre, alors, il se mettait au garde-à-vous : tout le monde, ne peut pas être les notes d’une symphonie de Bach. Tout le monde, ne peut pénétrer dans le jardin aux rossignols, et danser la ronde de Demain, sur les fondations d’un passé archaïque et révolu.
Son passé, à lui, était archaïque et révolu. Sa simple existence d’Ancien Régime, également. Et c’était à cela, qu’il s’accrochait. Ou bien, était-ce ces iris argentés, qui lui rappelaient le regard de l’Ancêtre, accroché au mur ? Cet Ancêtre vêtu de rouge et de dentelles, cet Ancêtre à la fois bienveillant et cruel. Cruel, car, il n’y avait pas de doute, il s’amusait de voir sa descendance se tortiller dans le monde, comme des véracrasses.

Il déglutit, pour faire passer l’émotion : comme si ce mouvement de gorge allait ravaler les larmes qui faisaient briller ses yeux d’une lueur incertaine. Il était à une frontière, il le sentait.
Il sentait, qu’il avait ce choix à faire, qu’il en avait la possibilité. 39 lui laissait le choix, dans cet entre-deux quasi-déterminant… Et lui… Et lui… Après tout ça, cette discussion… Ne voulait pas, être abandonné, par un être qu’il avait appris à estimer, à apprécier. Il voulait, encore, discuter avec lui. Pas seulement pour partager ses peines, ou écouter les siennes, mais pour partager une vision commune, travailler ensemble à un avenir possible… Et cette volonté, peut-être, à l’instant, était tellement, oh oui, tellement plus fort, brûlante, que celle qu’il avait de se faire aimer. Celle, qui, pourtant, avait accepté, qu’il mette sa singularité de côté, pendant des années, pour se faire le gigolo d’un système oppressif.

Il voulait…
Il voulait…
Il voulait, seulement, vivre…

Sa vue se brouilla : il était trop émotif. Trop émotif, pour un être de raison, et de déraison, qui aimait, sa perdition. Qui s’accrochait, à son radeau d’exil. Un être de fuite, qui s’était trouvé un point d’ancrage.
Choisir…

« - Je veux vivre ! »

Il avait l'impression, de les avoir arraché, ces trois mots. De se les être approprié par son cri du cœur-monde au bord des lèves. Par ces trois mots, il avait l’impression de parler de quelque chose qui le dépassait. De quelque chose, presque, qui tenait du métaphysique. Au-dessus de sa petite existence de grain de sable et, pourtant, une envie, un besoin, qui lui tenait aux tripes. Quelque chose, au-delà de la raison et du sentiment. Quelque chose qui le poussait à se lever le matin et à s’endormir le soir. Quelque chose, qui lui faisait aimer la caresse du soleil sur sa peau, le vent dans ses cheveux, l’odeur de la chlorophylle, et le contact d’un épiderme sur l’autre.

« - Et, je vous choisis. »

Le « vous » de l’impersonnel, ce coup-ci. Un de ces mots que l’on pourrait dire en italique, tant ils avaient de l’importance. Le vous, c’était 39, et c’était les autres. C’était ceux, aussi, qui voulaient changer les choses : renverser la société, les valeurs, faire le ménage dans les archaïsmes et la partition des musiciens du progrès.
Oui, il choisissait la symphonie de l’évolution, plutôt que celle d’une affection contractuelle.

Et, dans l’air du soir, il lui semblait entendre chanter les rossignols.
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Re: Dans la forêt.

Message par : Mangemort 39, Lun 24 Avr 2017 - 17:59


Vous aviez partagé avec lui votre fragilité. Votre faiblesse. Votre sensibilité. C’était un effort et une offrande que vous lui aviez faite. Car personne d’autre n’avait droit au récit de votre vie. Même les autres masqués n’en savaient pas autant sur votre histoire. Personne ne connaissait la véritable raison de vos convictions. Personne ne savait réellement que votre père lui-même, en vous empêchant toujours de parler de cet univers imaginaire – et pourtant réel – qui vous entourait, vous avait bridé. Vous avait donné l’envie d’abolir tout Secret. En tant que Mangemorts, vous n’étiez que le partisan de la vérité.

Vous vîtes les larmes gravir en lui les marches de l’émotion. Vous les vîtes se former dans des yeux rougis mais jamais, jamais, elles ne saisirent l’occasion de descendre. Il parvint à les contenir. Et sa retenue vous émut plus que ne l’auraient fait un torrent de chaudes larmes. Car lui aussi avait une fragilité, au plus profond de lui, mais déjà il essayait de la combler. Déjà, il comprenait à quel point le masque pouvait aider au sein de son combat personnel.

Car avant tout, porter le masque était se reconnaître. Se dévoiler. Sortir du placard. Accepter nos idées et les dévoiler aux autres… Une certaine forme de militantisme acharné. Dont il fallait accepter la réussite, ou plus souvent l’échec.

Vous sourîtes à cette pensée. Heureusement, toutes vos actions n’étaient pas vouées à l’échec. Heureusement, vous saviez que vos faits et gestes faisaient progresser, lentement, les mentalités. Et vous ne le saviez que grâce à de jeunes gens passionnés tels que lui.

Sa passion, justement, lui revint brusquement. Lorsqu’il prononça trois mots. Trois simples mots qui pourtant voulaient tout dire. Contrastant avec sa tristesse passée, ils étaient d’une vivacité appréciable. Il semblait avoir de nouveau trouvé un arbre, un tronc, une branche, ou juste une petite feuille autour de laquelle s’accrocher. Et surtout il ne semblait pas vouloir s’en défaire.

Un nouveau sourire naquit sur vos lèvres tandis qu’il indiquait qu’il vous choisissait vous. Alors, à genou face à lui, vous lui tendîtes la main dans le but de l’empoigner et de vous relever, à deux. Main dans la main, unis par ce symbole de force. Vous étiez là pour l’extraire de la boue dans laquelle il s’était lui-même agenouillé. Après quoi vous lui offrîtes une accolade et déposâtes vos lèvres sur sa joue pour lui souffler, en un simple murmure un :

- Vis !

Il s’agissait aussi bien d’un conseil que d’un ordre. Alors, vous vous reculâtes, sans le quitter des yeux. Vous attendiez qu’il vive. Qu’il parte. Qu’il sache.
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Asclépius Underlinden
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Re: Dans la forêt.

Message par : Asclépius Underlinden, Ven 28 Avr 2017 - 20:10



L’éducation politique de l’Asclépius avait procédé selon le phénomène suivant : un rapt sec de l’esprit, une déchirure au cœur, un épanchement de sensibilité, et un pansement de confiance. Et ce rapt sec de l’esprit semblait être partagé par la lueur argenté de 39 sous la Lune qui, peu à peu (probablement sous le coup d’une émotion arbitraire, ou simplement par sensibilité terrestre), avait elle aussi, commencée à s’épancher, pleurant sa face ronde sur les deux protagonistes. L’air était frais, sentait la menthe. Il avait les bouclettes tirées par les gouttes de pluie, plaquées contre un faciès qui souriait désormais, respirait, enfin, vivait.
Sous la pulpe, une volonté qui avait germé, puis fermenté, s’était épanouie, avant d’éclore entre les mains du Masque. Cet espèce d’esprit en mollusque, balayé par les courants de l’indécision, semblait avoir trouvé un but, et ce dernier, était politique. Une avancée lente, comme celle de l’escargot, mais déterminée. Avec sa pulpe d’orange, et ses graines acides, il ne tremblait plus, entre les bras de 39, qui le sortaient de sa boue. Il ne tremblait plus, dans l’étreinte ou le baiser, parce qu’il avait été rassuré par les mots, avant de pouvoir s’adonner aux actes. Il ne tremblait plus, même si toute terreur nocturne n’était pas écartée.

Il observa un instant la pluie, frissonnant presque de cette rencontre humide, écoutant les graines germer, et la fécondité de la terre s’opérer. Il devait, à son tour, donner des graines aux poètes, sortir les autres de leur stérilité passive. Etre autre qu’une fougère, sortir du tronc et s’envoler en tant que chlorophylle libre.
Le tronc dont il était issu, stérile, ses angoisses, ses indécisions, avaient par la rencontre de la pluie masquée, fécondés une feuille. Cette pratique cyclique, saisonnière, se perpétuait, même si l’on ne sortait pas des arbres, par des moyens d’arbres. Pour vaincre le tronc, il fallait être autre, qu’un tronc statique. Il fallait prendre le vent en cours d’envol. Restituer sa sensibilité propre, retrouver sa dignité, non pas tant de sorcier, mais d’être humain.
L’escargot mouille la Terre d’un sillage lumineux.

Quelques picotements éphémères, sur un épiderme à vif, avant de prononcer quelques mots, en retour à ce chaste chuchotement. Avoir, encore une fois, le cœur-monde au bord des lèvres : « - Oui ! Faites-moi confiance, aimez-moi, et je pourrais vivre. » Sourire en soleil.

C’était un chant de promesse, dans ses accents germaniques, où les « r » sont roulés et où les intonations se font esprits de musique. C’était un air du soir, sous la pluie nouvelle, façon déluge. Bain dans une eau brassée des éléments, pour en ressortir, métaphoriquement parlant, plus adulte qu’avant.

Alors Asclépius sourit, et embrassa 39.
Sur quelle partie de son visage, en particulier, ce n’est pas précisé.
Mais dans ce baiser, se contenait tout l’espoir et la volonté, de forger cette famille nouvelle, cette famille d’avenir. Ce futur possible entre des êtres à la fois semblables et similaires.

Des êtres qui, eux aussi, avaient entendus chanter les rossignols.

Il serra une dernière fois Vos mains, presque en une sorte de pression affective, avant de se détourner et d’avancer, un pas après l’autre. L’un toujours boiteux, mais les deux, décidés.

Et sous la pluie entre leurs cils, avançaient les escargots.

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Départ d'Asclépius
Merci pour ce RP ♥
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Re: Dans la forêt.

Message par : Luia Luminos, Mar 16 Mai 2017 - 14:15


Post unique-tour de garde Aurors (si problème, MP moi)

Luia était désormais Auror depuis un moment. Une des plus anciennes même, malgré le fait qu'elle ne soit pas la chef des Aurors. Elle avait décidé de faire son tour de garde dans la forêt, près de Pré-au-lard en ce beau jour de printemps.

Elle sortit de son appartement en pleine Allée des Embrumes et elle alla vers Pré-au-Lard en train (elle avait vraiment besoin de repasser son permis de transplanage un jour...). Elle quitta le train au village et se dirigea vers la forêt, insigne bien en vue sur sa robe de sorcière et baguette en main.

Elle commença par le village où elle ne vit rien de suspect. Elle continua donc vers la forêt, baguette toujours en main. Une fois là-bas, elle ne remarqua rien de suspect. Aucun Mangemort ou aucune attaque en vue, rien de spécial quoi. Luia regarda bien la forêt plusieurs fois quand même en en faisant le tour plusieurs fois. Une fois sûre que rien ne se passait, elle retourna au train et alla vers Londres pour faire son rapport au QG des Aurors.
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Re: Dans la forêt.

Message par : Elina Peterson, Mar 23 Mai 2017 - 22:26


RP avec Artemis Lhow
La mutuelle accordée


Aujourd'hui est une mauvaise journée... Comme toutes celles depuis le jour ou j'ai appris sa mort enfaite... J'ai passée la soirée au bar à boire... Mais ça suffit pas mon esprit divague toujours vers elle... Ma vie, mon oxygène, ma raison d'être n'est plus... On me l'a prit... Qui? Je n'en sais rien et c'est bien ça le pire... Pas de coupable... aucun nom... Je sors du bar et me dirige tant bien que mal dans un coin à l'abris des regards. La foret. Tiens la bas je serais tranquille. Je m'installe au pied d'un arbre et sort la dernière cigarette que j'ai agrémentée de la fameuse poudre verte qui me soulage si bien... Je sais que je ne dois pas la fumer tout comme je ne devrais pas boire... Mais elle me manque tellement et mon cerveau refuse de mettre pause à la douleur que je ressens la dans la poitrine... L'impression d'avoir un trou béant dans la poitrine... Pitié arracher moi ce coeur qui souffre, enlevez moi mes émotions... Je suis si fatiguée de me battre... Tout allait mieux... J'avais réussi à passer au dessus de mes démons j'ai repris goût à m'amusez sans m'angoisser sans avoir peur... Et le coup fatal...

Je suis bien la part terre... j'ai quand même super mal aux côtes... Normal avec la raclé que Spero m'a mise hier je m'attendais à quoi... Mais je refuse qu'on me soigne... Cette douleur physique fait écho à ma douleur psychologique... C'est vrai que ce matin en me regardant dans le miroir j'ai vue que j'avais vraiment une sale tronche... une hématome me prends tout le côté gauche, l'oeil,  la tempes et la mâchoire, c'est violets/rouge tout moche et ma lèvre est éclatée... D'ailleurs elle saigne de nouveau pour la troisième fois de la journée et à vrai dire j'ai la flemme d'essuyer le sang qui coule... je continue de fumer et ça me détends je commence à sentir les effets et je suis bien... Tellement bien que je crois que je vais passer la nuit ici... Au pire je crois être incapable de marcher jusqu'au dortoir sans me faire repérer alors autant pas prendre de risque... Je plane, je suis ivre, parfait... Mon cerveau commence à ralentir la vague de souvenirs, son visage s'atténue dans mon esprit, mon imagination ce met au repos et je peux enfin penser a autre chose... Oui enfin si mes côtes me foutent la paix parce qu'elles sont bien douloureuses... Surtout quand je respire... Foutue vipère... J'aurais ma vengeance... Je te tuerais...

Des bruits de pas, Purée qui peux bien venir par ici à cette heure la? je serre ma baguette dans ma main droite, pas la plus agiles mais l'autre est douloureuse... autres souvenirs de Nyx quand elle m'a écraser la main avec son pied... Je suis prête a me défendre et la je vois une silhouette masquée... Baguette lever droit sur moi... Je me lève, la haine me submerge... Je lance un#Expeliarmus suivit d'un  #Bombarda puis un #electrocorpus qui n'est pas très puissant étant donnée mon degré d'alcoolémie et la cigarette que j'ai améliorée.
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Artemis Lhow
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Re: Dans la forêt.

Message par : Artemis Lhow, Ven 26 Mai 2017 - 17:04


Liens fraternels corrompus

avec Elina Peterson

Douce soirée qui se termine et Morphée qui me tend les bras. Enfin je vais pouvoir retrouver la chaleur de mon lit et la quiétude de ma demeure. Cette jeune fille est captivante et pas dénué d’intérêt, mais la journée de demain promet d'être harassante alors mieux vaut pour moi trouver rapidement le sommeil. S'endormir sur le comptoir d'un bar faisait mauvais effet lorsqu'on portait à la ceinture l’emblème du ministère de la magie.

Alors que je m'apprête à rejoindre le petit chemin qui mène jusqu'au domaine gris, un silhouette titubante se faufile à travers les arbres de la foret interdite. En direction du château. Si c'est encore cette idiote de Spero, cette fois elle aura de mes nouvelles. Soufflant comme un buffle, je rejoins la lisière et m'approche de la silhouette, baguette à la main. L’œil aux aguets, je tente de distinguer la silhouette comme je peux ... jusqu'à ce que celle-ci ne se retourne brusquement contre moi et entame une série de sortilèges sans queue ni tête.

Un « Expelliarmus ! » vint à frapper l'écorche d'un arbre à deux pieds de moi et je sent mon rythme cardiaque brusquement s'accélérer. Mes réflexes prennent le dessus laissant ma conscience et mes réflexions loin en arrière. Un « Deflectere ! » fit éclater l'écorce affaiblit de l'arbre précédemment touché et je n'eut pas le temps de me protéger du troisième sortilège. Un arc électrique me parcourut le corps et me laissa choir sur le sol, pantois.

Faible, telle une batterie presque épuisée, le courant s'atténua bien vite et laisse mon corps perclus de spasmes léger. Je relève ma baguette aussitôt, la scène de dure qu'une ou deux secondes, le sorciers en face devait être particulièrement fatigué... mais il venait de s'en prendre à un Auror et ça, il était hors de question pour moi de le laisser passer. « Gladius Purpura ! »

Je n'ai absolument pas l'intention de tuer, mais je n'ai pas non plus l’intention de me faire tuer. Si ce sortilège n'atteignait pas sa cible, le prochain le fera à sa place ... « Oppugno ! » ... et les morceaux d'écorces incandescents de se ruer à toute vitesse vers le sorcier à la baguette levée. Profitant du tumulte et du chaos ambiant, je roule sur mes côtes douloureuse et parvient  tant bien que mal à rejoindre un gros tronc et à me dissimuler derrière lui. Avais-je fais mouche ?

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Elina Peterson
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Re: Dans la forêt.

Message par : Elina Peterson, Ven 26 Mai 2017 - 20:02


J'arrive pas à réfléchir je suis complètement instable tout tourne et j'arrive pas à viser correctement... mais j'ai bien vue le mage noir et je sais pas pourquoi mais je suis sure que c'est celui qui a tué ma mère et au pire des cas si ce n'est pas lui ce n'est pas grave si je peux en blesser un autre ça m'ira quand même mais bon c'est mal partie... Mon premier sortilège tombe à côté, le second est dévié par le sorcier en face de moi. Quand au troisième il fait mouche et je suis surprise. Il fait noir mais la lune est haute et il n'y a pas un nuage ce qui me permet de voir que mon ennemi est à terre.

J'essaye de me concentrer, savoir quel sortilège je peux utiliser contre lui sans me mettre hors la lois mais bon contre un mage noir il n'y a pas vraiment de lois si? Mon cerveau est en veille, la haine a prit le dessus la colère aussi, la peur n'a pas sa place dans ce combat... Je suis calme alors que je suis en face d'un mage noir. Je ne pensais pas être capable d'autant de sang froid. Un éclair lumineux se dirige droit sur moi et j'arrive à l'atténuer avec un #Protego mais la déflagration m'éjecte contre un arbre une douleur me traverse la poitrine, foutu magie noir. Je me sens faible, j'essaye de me relever tant bien que mal alors que des morceaux d'écorces incandescents ce ruent sur moi.

Pas le temps d'esquiver, je sens le bois pénétrer ma chair et la brûlent à différents endroit, mon bras deja blessé, mon ventre juste sous les côtes, ma cuisse en plein dans le muscle... je perds l'équilibre ma jambe ne me soutient plus tellement la douleurs est forte, un morceau effleure mon cou, entaillant la chair et je sens un liquide poisseux couler le long de ma peau. La force m'abandonne je suis à la limite du malaise mais hors de question pour moi de lâcher maintenant quitte à perdre connaissance autant que ce soit en essayant de lancer un ultime sortilège. Je réfléchis à toute vitesse je lève ma baguette et lance #Metalo scencio.

Je saigne trop, j'ai mal à la poitrine et je n'ai plus d'énergie, j'ai beau essayé de lutter je n'ai même plus la force de transplaner pour me mettre en sécurité. Ma fin est proche... Désolé Maman j'ai raté mon but... Mais au moins je vais te rejoindre... mes yeux se ferme mon corps s'affaisse et je sens que je pars tout semble ce passer au ralenti... je suis dans un état second avant même que ma tête ne touche le sol. S'il ne m'achève pas je mourrais de tout façon en me vidant de mon sang...
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Artemis Lhow
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Re: Dans la forêt.

Message par : Artemis Lhow, Dim 28 Mai 2017 - 14:18


Quelques cris de douleurs plus tard, je sors de ma cachette et n'ai que le temps d'y retourner, laissant un filet métallique se heurter au tronc de l'arbre centenaire. Un bruit sourd et ... plus rien. Le silence absolu. Je me dégage à nouveau de derrière l'arbre et, baguette levée vers mon adversaire, m'approche doucement mais surement de son corps inanimé, étendu sur le sol. De longs cheveux bruns ... une femme ?

Plus je m'approche, plus je distingue son corps immobile et plus je sens l'étau de ma poitrine se resserrer sur mon cœur. Impression étrange d'un combat inutile à l'issue écrite avant même qu'il ne commence. Je m’accroupis près d'elle et retourne son corps meurtri sur le dos afin d'en distinguer le visage.

« Elina ?!! »

Impossible, pourquoi ? Pourquoi m'avoir attaqué ?! Je réfléchi à toute vitesse alors que son sang s'écoule lentement de ses plaies. Elle est blême. Mes compétences en médicomagie sont limités. Je retire un à un les morceaux d'écorces qui se sont fichés dans son corps. Trop lent, trop de vêtements ... au diable la pudeur. « Evanesco ! »

Ses vêtements s'en furent dans le non-être ne lui laissant sur la peau que ses sous-vêtements et les blessures d'hier et d'aujourd'hui. Il faudrait que je lui demande d'où lui viens cette cicatrice, mais il y a plus urgent, ça va faire mal, mais déjà je fredonne en passant ma baguette sur chacune de ses plaies pendant de longues minutes : « Vulnera Sanentur [...] Vulnera Sanentur [...] Vulnera Sanentur »

Qu'est-ce qu'elle fichait ici à cette heure, pourquoi m'avoir attaqué sans sommation ? Son état était trop instable, malgré les soins prodigués pour que je ne la réveille maintenant. Alors de là à transplaner ... Je recouvre son corps d'un drap blanc et murmure un rapide « Mobilicorpus ! ». Son corps se soulève à quelques dizaines de centimètres du sol et, le plus doucement possible, j'entame ma longue procession vers le domaine gris. « Accroche-toi ... »

Artemis et Elina quittent les lieux en direction du domaine gris ...

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Artemis O'Toole
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Re: Dans la forêt.

Message par : Artemis O'Toole, Lun 26 Juin 2017 - 22:22


Avec Sirlan


Il avait déjà voulu le faire, une fois, aller dans la cette fameuse forêt. Il n’avait pas atteint son but, et puis d’un coup, comme ça, il l’avait oubliée. Jusqu’à aujourd’hui. L’ennui faisait faire des choses étranges, surtout à Artemis. Il voulait bouger, faire quelque chose, s’activer, découvrir, s’aventurer. Pas facile. Un véritable lapin fouinant partout une terre sur laquelle se poser. Oui, lui aussi il avait ce côté anxieux, constamment. Sur ses gardes, à attendre que quelque chose d’horrible se passe. Mais souvent rien, sa vie était calme, aujourd’hui ne faisait pas exception.
Le Poufsouffle cherchait donc à transpercer son ennui d’un coup de branche d’un arbre de la forêt interdite. Ça n’allait pas être facile, surtout qu’il restait planté là, devant. C’est-à-dire que le courage n’était clairement pas sa qualité principale, ça se saurait.
Il était à la lisière, du côté du village de Pré-Au-Lard. Pas un chien, ni une chèvre en cette fin d’après-midi. Vous allez me dire, il n’y avait rien d’épique à être devant la lisière d’une forêt en une fin d’après-midi, alors qu’il fait encore jour. On aurait pu tout à fait croire à une quelconque randonnée pédestre. Et ça ne serait pas faux, en réalité. Parce que oui, s’il n’était pas courageux, Arty était très prévenant, d’où le sac à dos.

En soi, le sac à dos n’avait pas plus d’utilité que sa baguette magique, Odette, toujours là. Il pouvait à présent lancer des sorts qui remplaçaient des objets moldus. Mais c’était l’habitude je suppose.
Allez un peu de nerf. Il pouvait dépasser cette lisière, et partir en exploration. C’était pas non plus un fleuve de crocodiles et de dragons. Juste une forêt, avec beaucoup de préjugés.

Arty essaya de regarder le ciel, très cliché, mais c’est là qu’il put se rendre compte de la grandeur des arbres. S’il entrait dans cette maudite forêt, il fallait absolument dénouer un ruban pour pouvoir retrouver ses pas, parce que se guider avec le soleil, ça n’allait pas le faire. Surtout qu’à force de poireauter, là, les bras ballants, le soleil allait disparaître et la nuit finirait par l’avaler tout cru. Mine de rien, il aurait disparu. Il n’avait qu’un seul pas à faire, tout petit. L’irlandais ne savait pas trop ce qui le retenait en réalité, la peur, sûrement, mais ce n’était pas tout. En soi, oui, il était inquiet de ce qui pourrait lui arriver dans cette gigantesque forêt habitée de choses très étranges, mais il avait plus confiance en lui qu’avant. Et au pire, il savait courir. Vite, en criant, fort. Il y avait même moyen, en cas de problème, de faire un petit sonorus et de crier à l’aide afin que tout le petit village l’entende. Oui, il avait des solutions de replis. L’angoisse n’était pas donc tout.

En fait, peut-être qu’il ne voyait pas trop l’intérêt. Il aurait préféré être assis, au chaud, tranquille, en train de manger des cupcakes délicieux. Aller s’aventurer dans une forêt, quelle idée pour passer le temps. Ça le faisait rire, c’est sûr, mais l’aventure, ça n’était pas la vie. Les goûters, si.
C’est alors que le jaune & noir entendit un bruit, quelconque, un peu loin. Ça aurait pu être un chevreuil qui passe, comme ça, qui fait sa vie sans rien demander à personne. Ou alors quelque chose de plus gros, un ours. Ou une famille qui rentre chez elle. Arty se retourna brusquement, tournant le dos à l’armée d’arbres de la forêt. Peut-être une mauvaise idée. Il attrapa Odette qui était dans la poche de son manteau, sa protectrice bien aimée, et la leva. Il balaya du regard les alentours, et ne vit rien. Son imagination, certainement.

Il se retourna alors de nouveau vers la forêt. Allez, juste un petit pas, et l’exploration pourrait commencer.
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Re: Dans la forêt.

Message par : Sirlan Svarkfor, Ven 30 Juin 2017 - 16:23


Bizarre.

Terré dans un bosquet, Sirlan commençait à avoir des crampes au niveau des jambes. Cela devait faire une petite demi-heure qu'il espionnait cet étrange garçon planté là-bas comme un imbécile. Bon, oui, c'est vrai, on ne peut pas dire que le Serdaigle était dans une situation très glorieuse non plus... Il avait voulu explorer la forêt, être tranquille pour une fois. Et puis l'autre briseur de solitude avait tout cassé, en débarquant et en restant ici beaucoup trop longtemps.

Bon sang mais qu'est-ce qu'il fo*t ?!


Au départ, il s'était dit que c'était peut-être le garde-chasse, ou un prof, alors il s'était rapidement planqué. Apparemment, c'était iterdit par le règlement. Il avait jamais trop bien compris pourquoi, mais de tout façon, les règlements... Faut jamais trop hercher à comprendre. La plupart du temps, ils ont vraiment aucun sens. Et aucune utilité.
Et puis il s'était rendu compte que c'était un élève. Mais... un Poufsouffle. Faut toujours se méfier des Poufsouffles. Bien le genre à aller tout balancer, ça. Et Sirlan osait même pas imaginer la tête de Kane quand il l'apprendrait.
Alors il avait préféré rester là. Mais ça faisait vachement mal au c*l.
La douleur devenait insoutenable. Qui aurait cru que trente si petites minutes puissent passer aussi longuement ? Doucement, prudemment, délicatement, le jeune garçon étendit un peu sa jambe. Ah, que ça faisait du bien... Puis l'autre.
Ooops. Un crac retentit. Il l'avait pas vue, cette f*utue brindille. Immobile, le coeur palpitant, il n'osa plus bouger.
L'autre blaireau releva le nez, regarda autour de lui. Et voilà, il était fichu. De toute sa hauteur, il toisa la brindille responsable. A titre de vengeance, il la prit entre ses doigts et la brisa lentement, sans crac cette fois.

Le jaune, de l'autre côté, fit un pas dans la forêt. Mais qu'est-ce qu'il avait ?! Il avait l'air terrifié... Bon sang, qu'est-ce que c'était que cette forêt ?
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Re: Dans la forêt.

Message par : Artemis O'Toole, Sam 1 Juil 2017 - 8:37


Non, ça n’allait pas. La motivation n’y était pas vraiment. Arty baissa Odette, il n’en avait pas vraiment besoin puisqu’il n’arrivait pas à se décider à entrer dans cette fameuse forêt. Il hésitait maintenant entre deux choses : faire appel à la méditation, s’asseoir en tailleur, à la lisière et attendre pour pouvoir reprendre ses esprits, se calmer, chercher le courage ; ou faire demi-tour, aller manger une glace, tout simplement. Cela faisait trop longtemps qu’il était là, et qu’il n’avait pas bougé d’un centimètre, ou presque. Ça en devenait vraiment trop ridicule. Eh bien oui, s’il était entré tout de suite parmi les grands arbres, il serait déjà sorti à l’heure qu’il est. Ridicule, donc.
Le Poufsouffle se mit à se balancer à droite et à gauche, toujours dans la tergiversation. Hop. Petit échauffement sportif, il leva les bras, s’étira, sautilla. Il se mit même à chantonner. Décidément, toute cette histoire était absurde. Un dernier saut, c’était parti.

Ce n’est qu’à ce moment qu’Arty décida vraiment de pénétrer dans la forêt. Jusqu’ici, tout allait parfaitement bien, ce n’était que des arbres, des troncs d’arbres précisément, rien de quoi s’inquiéter. Il ne s’était pas non plus trop avancé, juste en bordure, et il marchait d’un pas lent. Le jaune & noir se sentait quelque peu déçu. En fait, il s’attendait à un truc révolutionnaire, épique, et puis non. Ce qui pouvait paraître contradictoire puisqu’il avait hésité des plombes avant d’avancer. Anyway. Ce n’était qu’une autre randonnée pédestre, dans la forêt. Aucune étincelle d’aventure, pas d’amusement en vue. Même, on n’entendait aucun bruit, le tout était extrêmement silencieux, pas un oiseau, mais pas de loup non plus.
Un mélange de soulagement et de déception chez Arty, donc. C’est vrai qu’il s’imaginait toujours des combats incroyables, des duels, des aventures magiques avec des lumières partout, mais en réalité, il était trop peureux pour se lancer dans quoi que ce soit, la preuve en est.

Puis il entendit du bruit, cette fois c’était sûr. Un frisson lui parcourut le corps. Il n’était pas tout seul, ce n’était peut-être toujours qu’un chevreuil, mais il n’avait vu aucun animal. L’irlandais pourrait facilement revenir sur ses pas en courant, retrouver son chemin ne paraissait pas une tâche trop difficile. De nouveau, Arty regarda autour de lui. Que des arbres, de la terre, un léger brouillard. Il fallait tenter le tout pour le tout

- Il y a quelqu’uuuuun ? Je sais que vous êtes làà ! Je suis armé ! C’est à vos risques et périls ... !


Il avait crié ces paroles, en se disant que c’était une idiotie. Personne ne lui répondrait. En soi, il ne voulait pas se montrer méchant, jamais il n’oserait attaquer quelqu’un. Mais dans le feu de l’action, avec l’inquiétude, il ne pouvait pas promettre de ne pas faire de bourde avec Odette. Et là, qui sait ce qu’il pouvait réellement arriver.
L’adolescent s’était donc arrêté, il faisait des petits tours sur lui-même, les yeux plissés pour essayer de distinguer un petit quelque chose, un mouvement, n’importe quoi. Certes, il avait peur, mais il mourait aussi de savoir ce qu’il se passait autour de lui, quelque chose d’extraordinaire, il en était persuadé. Une légère brise vient à souffler, étonnant, en pleine forêt et Arty se demanda si le temps ne s’était pas brièvement arrêté tant il était sur ses gardes. Il attendait que quelque chose se produise, n’importe quoi. Un oiseau qui sort d’un arbre, un lapin, une personne, pas trop vilaine tant qu’à faire. En fait, le Poufsouffle était constamment dans l’attentisme, ce qui n’est pas forcément une bonne chose.
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Re: Dans la forêt.

Message par : Sirlan Svarkfor, Lun 3 Juil 2017 - 12:17


Les membres engourdis, Sirlan était toujours en train de guetter l'autre blaireau de son buisson. Ce dernier semblait un poil plus décidé. Mais... Est-ce qu'il était en train... Il était entré dans la forêt ! Applaudissements s'il vous plaît mesdames et messieurs, il l'a fait ! Un sourire ironique se forma au coin des lèvres de l'aiglon. Ce petit spectacle était quand même assez amusant... Si on oubliait la douleur qui recommençait à se manifester dans les tibias du Serdaigle.
Oh ben tiens. Le Poufsouffle était vraiment paniqué, apparemment. Il prenait bien soin de faire des pas prudents et mesurés, frissonnait à chaque petit bruit. Mais quel abruti !
Au fond de lui, Sirlan commençait un peu lui aussi à se poser des questions. Cette forêt avait-elle de réelles raisons de faire aussi peur ? Instinctivement, il se mit en boule, la position qui lui semblait la plus prudente. Seulement, il n'avait pas pris en compte dans ses calculs les branches du buisson qui craqueraient. Un nouveau Crac se fit entendre et Sirlan soupira intérieurement, las et découragé. Le jaune et noir s'affola soudainement. Tournant comme une girouette en essayent de repérer l'origine du bruit, il se mit hurler, plus pour se rassurer que pour réellement savoir qui était là :

- Il y a quelqu’uuuuun ? Je sais que vous êtes làà ! Je suis armé ! C’est à vos risques et périls ... !

Sirlan se retint de pouffer et de ricaner, mais l'envie était si forte ! Houlàlà... Il a une baguette. Les spasmes du rire silencieux le secouaient et il ne put plus tenir. Il se leva et dit tout en éclatant de rire :

- Je suis là, je suis là... Et ta baguette me fait très peur...

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Re: Dans la forêt.

Message par : Artemis O'Toole, Lun 3 Juil 2017 - 22:00


Ok. C’est vrai, l’attitude d’Arty pouvait paraître tout à fait lamentable, mais faut le comprendre le petit. Il est avide d’aventure, mais quand celle-ci pointe son nez, il est le premier à courir. Et là, ce fameux bruit l’avait complètement tétanisé. Eh oui, ce n’était pas joli à voir. Pourtant, il n’avait pas honte, comme d’habitude, cela n’avait pas changé, la honte n’était pas un sentiment commun chez le blaireau.  Mais de là à se moquer de lui, comme ça, ouvertement, dans une forêt monstrueuse. Non, c’était pas vraiment sympathique. C’est pourquoi lorsqu’un jeune homme montra signes de vie en riant, Arty haussa les sourcils. Il était surpris, il ne se mit pas à paniquer, ou quoi que ce soit. Juste de la surprise. La présence même de ce garçon ne le fit pas sursauter, mais son attitude. Comment pouvait-il être aussi détendu, franchement ?
Et en plus il maniait l’ironie, comme si le fait de se montrer comme ça, tel un papillon en train d’éclore, et de rire qui plus est, n’était pas suffisant.
Artemis soupira.

- C’est pas drôle tu sais, tu m’as fait un peu peur quand même. C’était toi le bruit ? ou autre chose ? T’es pas inquiet ?

Le Poufsouffle baissa alors sa baguette, le danger semblait être éloigné, ce n’était qu’un jeune homme, comme lui, d’environ son âge. Excepté que, visiblement, ils ne se ressemblaient pas du tout. L’autre faisait peur à Arty en fait, avec son air comme ça, moqueur, s’aventurer dans la forêt, mine de rien. Ça ne tournait pas rond tout ça, c’était même très louche. C’est pourquoi, après l’expression de surprise, un air suspicieux se dessina sur le visage de l’irlandais. Ce garçon venait comme ça, lui parler, dans une effroyable forêt. Peut-être que c’était un assassin, ou alors quelqu’un qui voulait le prendre comme cobaye pour une quelconque expérience. Pourquoi avait-il baissé sa baguette ? Maintenant, si Arty la relevait, l’autre s’inquiéterait, à tous les coups.
Fichtre.

- Qu’est-ce que tu fais là ? Qui es-tu ? Que veux-tu ? Pourquoi tu me suis ? Ça fait combien de temps que tu me suis ?


Il lui aurait bien proposé des biscuits pour qu'il s'en aille, mais bon, c'était ses gâteaux à lui, utiles à sa survie, il n'allait pas les donner au premier venu.
Arty en mode interrogatoire, donc. Les questions, il n’y en a jamais de trop. Ce n’était jamais abusé. Il voulait savoir. Et à ce moment-là, si l’autre répondait de travers ou s’il empruntait un air trop louche, le jaune & noir relèverait sa baguette, prêt à se défendre contre ce traître qui lui voulait du mal, à coups sûrs.
En attendant, Arty en profita pour regarder de nouveau autour de lui. Peut-être que le jeune homme était accompagné par des sbires. Ces derniers pourraient éventuellement lui tomber dessus, une embuscade, en pleine forêt. Pas très original.
L’irlandais secoua soudainement la tête. C’était habituel, ces pensées paranoïaques qui l’assourdissaient à chaque rencontre. Il voyait l’autre comme un diablotin, alors que c’était sûrement un adolescent, tout comme lui en train de faire une petite randonnée pédestre. Rien de bizarre. Quoi que, encore une fois, il ne vit pas si le nouvel arrivant avait un sac à dos. Une randonnée sans sac à dos c’est difficile.

Zen, il fallait garder son calme. Laisser l’autre répondre tranquillement. Ne pas tirer de conclusions hâtives cela ne servirait à rien du tout. Patience. Il se mit alors à fixer son interlocuteur, au bord de l’euphorie et de l’angoisse. Il semblait à Arty que son avenir entier reposait sur la réponse de l’autre. Suspens.
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Re: Dans la forêt.

Message par : Mangemort 91, Lun 10 Juil 2017 - 0:41


appel de la forêt.
non-mp si soucis.
je m'incruste.




♪ Promenons-nous dans les bois
Pendant que le loup n'y est pas.... ♪


Deux trois notes qui leur restaient entête, alors que du pied fermes elles battaient la campagne. La forêt. Le masque bien vissé, le nez bien allongé. À la recherche d'âmes égarées. Ils avaient fini par comprendre, par imprimer, que c'était celles-ci même les plus susceptible de les rallier. Alors ils marchaient. Pour parler. Pour s'exhiber. Se défouler. Ils marchaient comme un rien, quêtant le bruit d'une voix, une présence dans l'après midi. Un souffle, une chaleur.

Y avait comme quelques chose qui les poussait à avancer, à continuer. Une envie d'arrêter de décevoir, une envie de fuir le miroir. Une envie d'être un peu utile. Alors trois pas en avant pour deux en arrière, ils avançaient lentement, creusant leur place au creux du lit familial.
Au creux du cercle
Et des entrailles.

Et ça leur convenait, un peu de lenteur et de patience. Quand le temps n'avait plus besoin qu'on lui court après, quand on pouvait s'asseoir à la lisière et souffler. Ils aimaient ces moments.
Ils aimaient le chant des oiseaux.
Ils aimaient le vent et les branches.
Les bruits du ruisseau.
Y avait comme quelque chose
Qui les attrapait sans cesse.
Et qu'ils adoraient de tout leur être.

Ils auraient pu s'endormir, tant le silence les assourdissaient. Tant la détente les emportaient.
Ils auraient pu s'oublier.
Mais une voix non loin de là,
Suivie d'une autre.
Et encore la première.

Un soupir et les pieds à terre, la tête en l'air. Ils avaient repris la place qui leur revenait de droit, celle d'une homme ou d'une femme.
-Position verticale de sécurité-
Pour l'apparence humaine.

Ils firent quatre pas et sortir du fourré. Nez à Pif avec deux adolescents. L'un se voulant certainement menaçant. Du moins quelques secondes. Le temps d'un #Accio qu'ils ne formulèrent guère. Et que la baguette rejoigne leurs doigts fins.

Un sourire dans le creux de la main.

Nous nous joignons à vous. Avec ou sans inconvénients.
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