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Dans la forêt.
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Elly Wildsmith
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Re: Dans la forêt.

Message par : Elly Wildsmith, Ven 22 Juin 2018 - 22:40


Des nuits d’ivresse aux nuits d’angoisse, il n’y avait qu’un pas, un simple pas. Quelque chose de simple, de facile. De terriblement envoutant aussi. Savoir et comprendre le changement, le voir venir et tenter de l’appréhender au mieux. Pour au final n’être que frapper de plein fouet lorsque la vérité éclate. Au visage, au cœur, au corps, à l’âme. Où tout se défigure sous les éclats constants, débris des mensonges qui volent. Pour fuir cet état d’âme, pour ne pas révéler à Evan les délires qui veillaient ton esprit, tu avais choisi de renouer avec cette partie de toi trop longtemps oublié.

Le renard argenté, symbole de votre renouveau, de votre rencontre alors que tu n’avais vu que lui pour t’aider – et c’est ce qu’il avait brillamment fait – tu l’avais trop longtemps fui. Comme s’il te rappelait ta condition, comme si fuir le Ministère, c’était te fuir toi-même, et donc, par extension, refusait de renouer le contact avec l’animal qui vibrait en toi.

Mais ce soir, tu sentais l’appel dans tes trippes, ce besoin d’évasion, de distance. D’oublier ce corps endolori. La transformation fut laborieuse, douloureuse. Non pour le corps mais davantage pour l’esprit. C’était une partie de toi que tu avais volontairement occultée. Il y avait bien longtemps que les pattes de l’animal sauvage n’avaient pas foulé le sol, que son instinct n’avait pas gouverné le tien.

Pour ne pas prendre de risque inconsidéré – une transformation ratée devant moldu par exemple – tu avais fait le choix de transplaner à Pré-au-Lard, et d’enclencher ta transformation à ce moment-là. Acceptant enfin les erreurs et les choix que tu avais fait, qu’ils soient pour toi ou pour les tiens. Oubliant les certitudes, les convictions, les peurs et les doutes. Retrouvant cette extension si parfaite, reconnaissable entre mille.

Les premiers pas dans l’enveloppe animalière étaient compliqués. Cela faisait combien de temps que tu t’étais refusé à cette transformation ? De nombreux mois depuis la mort de Kalén, ça ne faisait aucun doute. Comme si tu ne t’en sentais plus digne, c’était peut-être la vérité. Tu ne savais plus, ne différenciait plus le bien du mal. Les limites avaient toutes étaient dépassées, affranchies, libérées.

Et si les quelques premiers pas furent difficiles, il ne te fallut guère de temps pour recouvrer toutes tes facultés animalières. Désireuse de liberté, la course s’acceléra dans les rues de Pré-au-Lard. Course interrompue par une silhouette, au loin, à l’orée d’un arbre, sur lequel semblait se mouvoir une ombre argentée. Joli dessin, pensa-tu dans un coin de ta tête. Alors, le pas s’était ralenti, et tu t’étais rapproché. D’elle ou de toi, impossible de savoir quel était l’animal sauvage. Mais son regard perdu dans les cieux t’indiquait qu’elle y laissait sans doute quelque rêve. Alors tu t’approchais et arrivant sur elle, tu reconnus Elhiya. Enfant perdue croisée à la gare, puis rencontrée au creux de la forêt. Silencieuse, tu ne savais pas si elle avait aperçu l’animal que tu étais, et si elle te reconnaitrait dans cette enveloppe – quand bien même elle t’avait vu ainsi au cours de Lival.
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Re: Dans la forêt.

Message par : Elhiya Ellis, Dim 15 Juil 2018 - 15:46


Désolée pour l’attente...


Les volutes d’argent caressaient ses doigts, sans chaleur, sans douceur, juste dans l’inconsistance d’un simple sortilège. L’image parfaite de ce qui la transportait réellement : un souvenir trop doux gravé dans la chair, derrière les paupières. Une simple représentation, sans vraie couleur, un symbole substituant dans un cœur d’enfant qui avait peur. Peur de grandir, peur de perdre ses dernier repères, peur d’avancer sans eux, sans lui, sans tout ce qui pouvait la composer. Peur de ce monde, de s’y perdre, d’y prendre gout, de s’enfoncer dans ce qui pouvait encore la faire vibrer. Les paillettes liquides d’un Flocon coulant parfois dans le sang en seule porte de sortie, n’avaient pas la même saveur que l’animal qui gambadait malgré tout au creux des viscères. Elles étaient fades, et pourtant salutaires, permettant d’effleurer du bout des doigts la lumière brulante de la bestiole. Dernière bride d’espoir à chérir et conserver.

Alors les mirettes se noyaient dans l’illusion ne prêtant plus attention aux bruissement dans les brins d’herbe, gonflant une parcelle de cœur qui ne voulait se taire, lui souriant tendrement. Tant qu’il brillait, c’était suffisant, non ? Alors pourquoi cette larme roulait silencieusement sur sa joue comme s’il manquait quelque chose ? Pourquoi cette douleur à l’idée de devoir se contenter d’une simple représentation à observer de loin la perturbait temps ? Elle aurait voulu fuir une nouvelle fois. Disparaitre, et s’oublier. S’envoler dans une danse sur les toits, de partir, loin, très loin. Oublier qui elle était, ce qu’elle voulait, sans se retourner. Mais impossible. A cause de ce loup, de sa lumière, de son sourire, de la flammèche de l’espoir qu’il entre tenait… Si seulement elle pouvait être loup d’or à son tour, les chose seraient peut-être plus simple... Si elle pouvait être comme ce renard dont elle croisait soudainement le regard… Si elle pouvait laisser parler ce qui était à l’intérieur, sans se restreindre, tout serait peut-être plus simple ?  Elles les oublieraient eux. Leurs promesses, les siennes, ceux qu’ils représentaient, ce besoin de prendre soin d’eux, de les mettre à l’abri dans un monde qui lui échappait. Peut-être….

Peut-être qu’elle pourrait gambader dans l’herbe, insouciamment, se contenant de sentir l’air fouetter ses oreilles, de regarder la terre tourner sous ses pieds sans se soucier du reste. De se déconnecter et de respirer même sans eux… peut-être qu’elle croiserait un animal, celui en elle qui devait tourner en rond dans sa cage, brimé et muselé par trop d’hésitation et de caprices d’enfant. Peut-être qu’il s’éveillerait, libéré des contraintes imposées et qu’elle s’y abandonnerait, juste pour la légèreté de la vie animale ? Peut-être…

A moins qu’elle en soit en final incapable et qu’elle restait l’éternelle observatrice, terrorisée d’avancer pour elle-même et non pour eux. Condamnée à regarder un renard la fixer sans raison apparente, faisant d’elle la bête sauvage abandonnée. Pourtant, ce devait être l’inverse non ? D’ailleurs que faisait-il ici ce canidé à la fourrure parsemée d’argenté ? S’était-il perdu dans cette foret isolée ? venait-il la narguer volontairement ? Pourquoi dans ses iris un semblant de déjà vu brillait ?

– Elly ? lancé au hasard, dans la perdition des pensées s’entremêlant aux songes des étoiles.

Une possibilité parmi tant d’autre. Elle pouvait bien parler à un simple animal qui ne comprenait pas un seul mot de ce qu’elle racontait, mais après avoir causé à des astres nuit, quelle importance. Alors un sourire en guise de salutation, la demoiselle la regardait quelques instants avant de noircir une page vierge des premières courbes de l’animal empli de liberté. Les vibrisses semblaient vibrer de cette affranchissement de toute société stupide. Le bout du museau humide, avait le scintillement que jalousait la lune réfléchissant dessus. Une image –encore- de la délivrance des chaines de l’humanité. Une pointe de jalousie accompagnait le trait de fusain qui s’accentuait, couvrant d’ombre l’arrière-plan, lui conférant une aura douçâtre le long de ses courbes gracieuses. Un appel à la permission de vivre sans contrainte…. Si seulement..


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Re: Dans la forêt.

Message par : Elly Wildsmith, Ven 27 Juil 2018 - 22:17


Le silence, seulement fendu par le bruit de tes pas sur la terre meuble, accueillant l’empreinte de tes pattes, de tes griffes. Rien que les bruits de la nature, démultipliés, exacerbé, par l’animal que tu habites, qui vis en toi. Les battements de ton cœur qui pulsent, qui irradient dans toute cette chair que tu ressens à mille pourcents. Et tes pupilles, toujours, dirigées vers Elhiya. La fixant au travers des fourrés, elle, visiblement, t’avait également reconnu puisque ton prénom s’était extirpée de ses lèvres.

Pas de transformation, l’instant de liberté était si salvateur, la nature si reposante. Le tourment de tes pensées semblait s’amoindrir lorsque tu recouvrais ton être intérieur. Et cela te faisait du bien, permettait à tes méninges de décrocher, un peu. Même si tu savais que le répit serait de courte durée. Tes prunelles dans le ciel, noir, constellé d’étoile. Et tu te demandes ce qu’est venue faire Elhiya ici, le pourquoi ses pas l’ont portés jusqu’ici. Que cherche-t-elle à fuir ? Ou au contraire à retrouver ?

Un mouvement rapide de la tête, comme pour lui montrer que oui, c’était toi. Quel animal n’aurait pas fui face à la présence de la jeune femme de toute façon ? Elle devait bien se douter que le comportement que tu arborais était différent de ceux des animaux sauvages. D’autant plus que l’animal que tu représentais n’était pas de ceux trouvable si facilement. Et tu restais là, figée, telle une statue. Seul ton regard oscillait parfois entre la jeune femme et le ciel étoilé. Comme si tu avais pu y plonger tes plus secrètes pensées, et qu’elle était capable de les lire. Seulement pour un temps donné. Seulement pour quelques minutes, un échange non verbal, loin de toute accroche humaine. Juste des regards, des pensées, et des étoiles pour chapeauter tout ceci. Dans un ballet quasi féerique, presque poétique.
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Re: Dans la forêt.

Message par : Elhiya Ellis, Mar 7 Aoû 2018 - 19:16




L’interrogation s’était perdue dans la brise d’été, emportant avec elle les réponses inutiles, les espoirs vains, et les rêves d’enfants égoïste. L’animagie avait toujours eu cette fascination sur elle. Elle s’imaginait oiseau de nuit, petit, discret, glissant entre les ombres, se nourrissant de l’oubli de chacun. Un bout de liberté, un instant ou plus rien ne comptait que l’air sur ses ailes d’ébène. Une vie salvatrice loin de tout, loin du monde, loin d’eux et du moindre doute. Plus rien n’existerait, juste l’immensité du vide, et ce sentiment d’être seule, de ne rien devoir à personne, de ne pas avoir à s’inquiéter pour autrui, à juste fuir, dans les cieux plus loin, sans se retourner. Juste… réellement tout oublier pour de bon.

Un simple songe de petite fille.

Un de ceux, trop précieux pour être avoué. Un de ceux trop compliqué pour ne serait-ce que l’effleurer du bout du doigt. Les pensées, s’évadaient devant ce renard qui la fixait. Pointe d’envie, bride de jalousie, désir de laisser la nuit la porter. De sentir l’herbe sous ses pieds, de courir sans raison, de tourner, le nez levé vers le ciel, de s’étourdir, de lâcher du lest pour se perdre dans la danse millénaire des astres de nuit. Mais ce soir, le cœur ne voulait pas. Trop douloureux, il refusait d’abandonner ses doutes, ses craintes d’une future réalité. Il rendait les lueurs ternes et vides, imposant le besoin de le revoir lui, de lui dire ce qu’il en était, d’arrêter de faire semblant, juste pour une fois, juste avant de devoir claquer la porte de l’enfance.

Un simple battement de cœur qui ne voulait se taire.

Impossible à faire taire, malgré les opales s’acharnant à chercher le réconfort d’un rayon de lune. Elle l’entendait toujours, se resserrer au fond de sa poitrine, frappant violement sur l’étoffe de tissus, forcément une larme humide sur le champ de vision. Une larme d’argent perdue mourant sur le dos de sa main. Il n’y avait plus réconfort, plus soulagement à rester les yeux rivés sur le ciel. Chaque étoile meurtrissait son choix à venir. Chaque scintillement devenait moqueur. La lune hautaine, se contentait de ricaner silencieusement. Un rictus d’ombre traçait un sillon de plus en plus large, rappelant qu’elle avait toujours été là, simple spectatrice, se délectant des déboires d’enfant de la Terre. Elle n’était ni mère, ni nourrice, juste juge et bourreau de solitude, rien de plus. Sa lumière caressait froidement les larmes et les meurtrissures sans jamais les soigner. Ce soir plus que les autres, l’astre prouvait qu’il n’était rien. Rien de magie, rien de féerique, juste un mensonge de plus dans le regard de ceux qui l’admirait.

Une simple comédie millénaire.

Une illusion parfaite en laquelle les mèches blondes s’étaient reposées tant de fois, lui adressant secrets et brides d’espoir. Perte de temps effroyable…. la réalité frappait enfin soudainement avec toutes les autres... Elle ne pouvait pas, ne voulait pas se débarrasser de ce louveteau d’argent qui se lovait entre ses doigts. C’était impossible. Abandonner chaque faiblesse était impensable. Elle aimait voir son image courir sous ses paupières quand elle fermait les yeux. Elle aimait croire que quelque chose de doux subsistait en elle. Une attache avec ce monde trop froid. Cette raison de rester de debout, de sourire, de lui sourire, de continuer à avancer, de ne fuir qu’éphémèrement. Elle ne pouvait juste pas l’abandonner, même s’il en venait à l’oublier, à ne plus se rappeler ce sourire si doux qu’il était le seul à faire naitre. Elle ne se le pardonnerait jamais. Ces volutes d’encres danseraient aussi longtemps qu’il était ce qui la maintenait debout.

Une dernière promesse abandonnée à la voie lactée.

Une entrave, une seule, toute petite, à ce qu’elle ne devait plus être. Juste pour ressentir la chaleur de sa main dans ses cheveux, juste pour ne pas perdre cette lumière précieuse. Juste pour lui rappeler qu’il y’avait une raison à ne pas s’oublier entièrement. Un petit quelque chose pour ne pas laisser le vide, ou l’animal en soit prendre le dessus. Une part d’humanité a conserver, cette lueur possible dans les opales du renard juste en dessous. Ce détail précieux à chacun qui empêchait de se perdre réellement, malgré l’appel parfois trop fort de l’oubli. A quoi ressemblait-il dans les yeux d’Elly-animal ? Etait-ce le reflet de la mort des étoiles qui lui rappelait qui elle était, ou était-ce le murmure du vent dans les feuilles qui l’avait porté jusqu’ici ? Qu’avait-elle à nourrir de son côté pour avoir accepté de faire un signe de tête et de se perdre ainsi dans les caprices stellaires ?

Un simple moment volé au temps.

Ou la possibilité de sentir vivante, entièrement, sans contrainte, sans autres regard que celui des lucioles éternelles ? Qu’importait au final. Le moment appelait à la tranquillité, à l’éveil des sens endormis, à un partage silencieux perdu dans l’émerveillement de la valse de quelques étoiles vibrante
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Re: Dans la forêt.

Message par : Elly Wildsmith, Ven 10 Aoû 2018 - 13:34


Sorry y’a un changement de « tu » à « elle » en cours.
Musique


Devenir un animal, prendre les instincts de l’Autre, c’était une sensation différente, des émotions distinctes. Un ressenti tellement particulier. C’était capter, en un regard, en une aura, un sentiment à part. La tristesse, les regrets, les douleurs et les souffrances. Elly s’en rendait compte au jour le jour, il fallait tout camoufler, et parfois, on y arrivait moins que d’autre. L’animal, en quelque sorte, permettait de s’affranchir des angoisses humanoïdes, quoique ces dernières revenaient bien trop rapidement.

La jeune fille a le regard perdu à la Lune, comme un loup dans une complainte, et le renard reste là, stoïque, à observer la scène d’une beauté rare. Comme si tout, au travers des yeux d’un animal, avait plus de valeurs, plus de forces. Une larme coule long de la joue de la jeune fille, et au fond de son âme, le Renard regrette de ne pouvoir avoir les mots pour elle. Quoiqu’elle affronte, il semble à Elly que ce soit avec difficulté. Et l’animagus aurait aimé pouvoir l’aider, la guider, choisir les mots pour soulager, pour épancher la douleur, la crainte, l’angoisse, la souffrance. Mais elle ne bouge pas, n’enclenche pas sa transformation, elle reste là, assise.

Et les échanges de regard entre la femme-enfant et la femme-animal sont nombreux, ponctués parfois de quelques œillades à l’astre lunaire, aux étoiles qui offraient une couverture sommaire à des rêves enfermés, à des souffrances déchainées, et aux idées déchues. Abandonnées sous couvert de quoi ? Le renard retient un soupir. La vie est parfois faite d’embûches qu’on pensait impossibles. Et elles vous tombaient dessus, sans crier gare. C’était douloureux, ça faisait mal, mais on finissait toujours par se relever.

Et l’adolescente aussi se relèverait. Réussirait ce qu’elle voulait réussir. Le renard n’en doutait pas. Elly avait eu l’occasion de voir la détermination de la jeune femme. De tester ses capacités aussi. Alors, d’un pas assuré, le renard s’approcha. Doucement. D’une patte agile, l’animal traça – sans vraiment marquer la terre – un ? avec un regard plein d’interrogation pour Elhiya. Qu’arrivait-il à cette jeune femme ? Quelle était la tristesse qui l’accaparait ? L’animal permettait tant de chose, tant d’empathie, tant de douceur. Pas de mots, pas de propos, pas de discours. Juste un échange perpétuel de regards pour comprendre.
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Re: Dans la forêt.

Message par : Elhiya Ellis, Lun 13 Aoû 2018 - 16:37




Un soupir, lourd et soulageant. Le poids d’un choix effectué sous la pâleur d’astres moqueur, emportant avec lui les quelques doutes collant aux doigts. Besoin de rien de plus que de faire le vide désormais. De s’offrir à la caresse d’un rayon d’argent glacé et à attendre que la route se dessine d’elle-même dès que l’aube s’éveillerait. Le reste, n’avait que peu d’importance. Elle ne pouvait composer éternellement pour chacun, sans prendre le risque de se perdre. Aussi, sa petite lumière interne resterait. Protégée, logée dans un coin malgré tout. Alors, l’interrogation d’Elly, tracée d’une patte douce gagnait un simple sourire empli de douceur, et un inclinement léger de tête.

–Ne t’en fais pas. Les étoiles sont juste trop pales… je viens de le réaliser…

Triste constat d’un repère d’enfant de plus qui se fanait, mais pourtant, la douleur s’apaisait. Elle le sentait. C’était l’absence de choix qui était le plus dur, d’être perdu entre deux états qui gênait, la décision, elle, paraissait soudainement libératrice. Comme si elle avait toujours sur que les étoiles accrochées sur la toile de nuit n’étaient qu’illusion éphémères, qu’elle les avait déjà remplacés depuis bien longtemps par quelque chose de plus vivant. Il suffisait de s’en rendre compte un jour ou l’autre.

– Et toi ? Elles brillent mieux sous cette forme ?

Juste pour s’assurer que ce n’était pas le cas, que tout restait identique même quand la liberté appelait. Que le monde, ne pouvait pas avoir de couleur différente une fois qu’on acceptait de le voir tel qu’il était. Sinon à quoi bon ? Autant continuer à le dessiner de mille couleurs inexistantes, juste pour prétendre qu’il y’avait toujours un intérêt à ne jamais grandir.
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Re: Dans la forêt.

Message par : Elly Wildsmith, Mar 14 Aoû 2018 - 11:58


Il y a des soupirs qui parlent plus que d’autres, des silences qui signifient plus que les mots eux-mêmes. La sorcière le savait, la forme animale permettait de prendre une forme de libération sur les propos. Ne plus être capable de parler ne signifiait pas ne plus pouvoir communiquer. Il y avait tant d’autres façons de dialoguer. Les regards, les gestes, l’attitude. Les soupirs. Et le soupir de la jeune sorcière ne laissait que peu de place au doute. Elle avait des choses sur le cœur, et qu’importe ce qu’étaient ces choses, cela la pesait, cela se voyait comme le nez au milieu de la figure, et il faudrait probablement être aveugle – ou n’en avoir rien à faire – pour ne rien voir.

Et puis une phrase s’extirpe de ses lèvres, phrase à l’allure difficile. Elle évoque les étoiles qui sont trop pâles. Qu’avait confié la jeune fille aux astres luisant au-dessus de leurs têtes ? Qu’avait-elle pu voir comme rêve écroulé pour en vouloir ainsi aux étoiles ? Pour Elly, les étoiles, c’était quelque chose qui la raccrochait à la vie, à la mort aussi. Quelque chose qui inspirait le rêve, l’idéal qui n’existait sans doute pas. Des perles lumineuses qui permettaient parfois d’y voir plus clair, qui permettaient également de s’y noyer. Comme si les astres pouvaient apporter des réponses aux questions cruciales, existentielles que les sorcières pouvaient se poser.

Une question ensuite s’enfuit des lèvres de la jeune fille. Les étoiles étaient-elles plus brillantes sous la forme animale ? Un regard du renard pour le ciel, tout était exalté sous cette forme, plus brillant, plus distinct, plus propre. Comme si le brouillard perpétuel devant les yeux humains étaient levés. Y’avait tellement plus de chose accessible sous cette forme, une liberté apprivoisée, un quelque chose de différent, de plus exaltant. Le regard du renard retombe sur la jeune fille, et la tête qui dodeline semble indiquer une réponse en demi-teinte, comme un « Tout depend de comment on les regarde ».

Car qui prend le temps d’observer, qui prend la peine de voir par-delà les nuages peut éventuellement savoir apprécier la quiétude de la nuit. Retirer la crainte de l’ombre, de cette obscurité dévorante qui ravage les cœurs les plus braves. Elly aussi, au cours de sa vie, avait eu peur de la nuit. Et c’est sa forme animale qui lui avait permis de voir outre, de constater l’ampleur de la vie nocturne, de ses animaux qui errent, qui font leurs vies. Elle avait été impressionnée de tout cela, et désormais, elle aussi faisait comme eux lorsqu’elle était transformée.
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Re: Dans la forêt.

Message par : Elhiya Ellis, Ven 17 Aoû 2018 - 8:25




Et si rien ne brillait jamais plus que lui alors qu’il quittait son monde petit à petit. L’obscurité prendrait-elle le dessus où serait-elle contenue par l’infime espoir de toujours exister à ses yeux ? L’espoir enfantin qui croyait au conte de fée restait-il toujours vivant dans un coin du cœur ? Où brulait-il lui aussi comme une étoile filante ? Et si de réponse elle ne voulait, cela faisait-il d’elle une gamine éternellement naïve et utopique ? Et si… elle pouvait juste arrêter d’hésiter et se perdre à nouveau dans les lueurs merveilleuses de la nuit. Comme avant, quand rien ne comptait, quand tout était plus simple. Comme avant…

Mais avant, était-ce vraiment plus simple ? Ou n’était-ce qu’une illusion parmi tant d’autres. Le renard sous ses pieds au dodelinement étrangement compréhensible avait-il les réponses ? Ou, tout, tout le temps n’était que question de point de vue ? Si elle montait d’une branche de plus, la lune serait plus généreuse, plus ronde. Si elle retournait auprès de l’animagus l’astre deviendrait plus insignifiant. Mais sa chaleur, sa lumière changeraient-il vraiment ? Ou était-il condamné à n’être qu’un réceptacle de secret d’enfant à l’aura apaisante ? Comme maintenant..

Trop d’interrogations sur un futur au contour incertains qui l’inquiétait. Le seul point de repère éternel restait ces lucioles d’agent. Impossible de les fuir, impossible de les perdre. Elles étaient là nuit après nuit. Compagnons d’infortunes immuables. Enfant, elle passait des heures à les regarder, adolescente elle leur avait offert la meilleure comme le pire de ses pensées égoïstes, s’éveillant sous leurs regards silencieux. Plus tard elles seraient là aussi, il suffisait de lever le nez pour les voir à nouveau faire semblant de briller. Logiquement

Un nouveau soupir, forçant le sourire en coin en apercevant le louveteau d’encre magique continuer à tourner en rond au tour de ses doigts. Coincé à jamais sur une feuille de papier quand la liberté l’appelait. Créature à plaindre, mais Elhiya l’enviait presque. Son monde à lui n’avait pas besoin d’évoluer, il n’avait aucun choix, aucune décision à prendre. De simples lignes de couleur ayant pris vie éphémèrement. Chanceuse bestiole dans un sens. Bloqué sur une toile étriquée qu’elle ne quitterait jamais, à regarder de plis près c’était bien triste. La liberté appelait toujours à un moment donné, et dans ces cas, les barrières, les limites devenaient vites étriqués. Un paradoxe dont la blondinette prenait enfin conscience. Enfin

-C’est toujours comme ca ?

Les repères qui tournaient, changeant vrillaient dès que le regard se modelait à quelque chose qu’on ne voulait voir par le passé. Nul besoin de réponse, elle était évidente, douloureuse, pour une enfant qui estimait ne plus vouloir changer quoi que ce soit de plus dans son univers. Et pourtant, l’acceptation ne rendait pas le cœur plus léger. Comme une chaine au poignet qui ne voulait pas se briser, laissant le bracelet des criantes toujours présent. Toujours le même disque qui tournait en rond, encore et toujours, . Comme avant, comme maintenant, comme plus tard….

Un cycle apparemment sans fin comme la danse de quelques étoiles autour d’une lune solitaire[/i]


Dernière édition par Elhiya Ellis le Ven 24 Aoû 2018 - 16:53, édité 1 fois
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Re: Dans la forêt.

Message par : Elly Wildsmith, Mar 21 Aoû 2018 - 14:03


For you

Il y a quelque chose qui accroche dans le regard sombre de la jeune fille, un quelque chose qu’Elly n’arrive pas à définir, comme une nostalgie, un souvenir, quelque chose qu’elle aimerait peut-être rattraper mais dont elle n’arrive pas à se saisir ? Etait-ce sa propre enfance, qu’elle voyait filer au travers du temps qu’elle essayait de rappeler à elle ? L’insouciance et l’innocence de l’être, peut-être. Du paraitre, aussi, de cette façade qui s’effrite sans qu’on ne puisse la contrôler. Sans qu’on ne puisse la retenir entre ses doigts. Contrôler l’image que l’on renvoi aux autres, contrôler ce qu’on veut rendre visible au commun des mortels, et gardait le reste bien précieusement, serrer entre ses bras ce qu’on avait de plus cher.

Et la jeune fille pose une nouvelle question, alors le renard la regarde. Il faudra plus que des gestes pour se faire comprendre, pour se faire entendre. Un mouvement ample, le renard s’étire, et finalement se transforme, reprenant sa forme humanoïde. Laissant place à la brune qui étire ses bras vers les étoiles, faisant craquer ses épaules. L’avantage d’être animagus, c’était que les vêtements restaient en place, et que la jeune femme ne se retrouvait pas à poil ainsi.

Appuyant son dos contre le tronc de l’arbre derrière elle, elle salue « Bonsoir Elhiya ». Un sourire simple, sincère, qui indiquait beaucoup – notamment au travers des différentes rencontres qu’elle avait eu avec elle. Des nuances de magies, des nuances d’apprentissages. De l’impardonnable au milieu de tout ceci. Le sourire s’agrandit. « C’est à toi de le savoir, des fois, tu sais, il suffit de changer une toute petite chose pour voir les choses différemment ». Une pause, ses prunelles se figent sur celle de la jeune fille. Elle avait grandi, mûri. Elle n’était plus la jeune fille qu’Elly avait rencontrée à King Cross. C’était différent.

D’ailleurs, Elly aussi était différente, un  œil sur le monde beaucoup plus aiguisé, plus perfectible, moins absolu. Des nuances de magie plus noires, les ténèbres entraînant tout sur leurs passages. Oh combien dévastateur, mais oh combien exaltant. Son regard ne quitte pas la jeune femme, attendant sa réponse. Sa fuite peut-être aussi. Parler à un animal n’était pas la même chose que parler à un être humain, il subsistait parfois des barrières, des limites. Qu’on n’osait pas franchir, par choix, par convenance, ou tout simplement pour s’éviter la douleur, qui pouvait être cruelle.
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Re: Dans la forêt.

Message par : Elhiya Ellis, Ven 24 Aoû 2018 - 22:38


Le spectacle éternel sur les rétines continuait, indifférent de ce qui pouvait se passer sur la petite Terre peuplée de grains de sable. Une danse infinie qui se poursuivrait bien après que l'enfant ait cessé de pouvoir l'observer. Un repère, immuable, murmurant qu'ils n'étaient rien. Une simple brise dans une tempête éternelle. De simples visiteurs privilégiés de la caresse des astres observateurs. Elle avait juste oublié, ça aussi. Ce petit détail qui faisait qu'aucun instant n'était à regretter. Les bons comme les mauvais, les douloureux comme les agréables. Tout, absolument tout, finissait par passer et trépasser. Les larmes n'avaient donc aucune nécessité...

Bien plus facile à se dire qu'à réussir à accepter. Que cet état au cœur ne soit que futilité, à ses yeux d'enfant il restait important. Les étoiles pouvaient bien se moquer. Elles étaient juste jalouses d'être figées sur leur écrin de velours sans pouvoir vraiment bouger. Si elles le pouvaient, elles fuiraient leur toile figée pour courir au milieu des herbes hautes et sentir la fraicheur sous leur pulpe de pied. Un sourire en coin à l'idée. Néanmoins, pas assez d'insouciance enfantine pour soulager l'impression douloureuse d'être obligée de lâcher un peu plus d'innocence derrière elle..

Tout était bien plus simple quand elle n'avait à se soucier de rien, a peine d'elle même, et encore... mais l'écoulement du temps voulait que la lumière stellaire se fane un jour ou l'autre au profit de divers questionnements tourmenteurs. Triste réalité avec laquelle la gosse avait du mal... alors que porter affection à de l'encre animée lui semblait normale... l'enfance avait des racines profondément ancrées au final. Elle n'avait pas bronché au mouvement du renard, supposant qu'Elly, sous cette forme avait besoin de couper avec son humanité. Aussi sursauta-t ‘elle à la voie zébrant le silence.

Surprise mélangée à une gratitude reconnaissante. Si parler à une humaine sous sa forme animale était plus simple d'apparence, avoir face aux mirettes l'humaine entière rendait les choses plus... réelles. Elles faisaient peut être un peu plus peur aussi, se confrontant forcément à un avis possiblement divergent ou jugeur. Mais pas avec cette jeune femme, sans grande surprise. Les échanges épars, toujours consistants, avaient laissé place à une confiance tacite posé sur l'ancienne Auror. Le sourire, faiblard mais naturel, répondait avec douceur. "Bonsoir Elly.." Et l'écoute se faisait attentive, les mèches blondes acquiesçaient quand fuyait un murmure..".. un détail...". Tout n'était que détail. Le monde basculait avec de simples petites choses insignifiantes aux yeux des autres. Rien de nouveau. Juste... rassurant à entendre... ".. c'est juste que ... ca serai plus simple de pouvoir.. ne plus s'apercevoir que tout change. .. juste de temps à autre".

Le sourire en coin quittait les opales de la jeune femme pour s'offrir de nouveau à la lune. Une question restait brûlante au milieu de cette quête d’acceptation. "Pourquoi t'as repris forme au final ? C'est pas plus facile sous l'œil d'un renard ?". De pouvoir se libérer des contraintes humaines et juste souffler, pour de vrai.
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Re: Dans la forêt.

Message par : Elly Wildsmith, Mar 28 Aoû 2018 - 9:34


Un sursaut qui accueille le changement de forme physique de la jeune femme, ou peut-être était-ce la voix de la brune qui ramenait la blonde à la réalité. Qu’importe, elle répond, murmure. Avant de délayer ce qui semble être son principal souci. Elle avait besoin d’habitude rassurante, de rituels qui ne se mouvaient pas, qui apportaient le réconfort nécessaire à la vie de la jeune sorcière. Un sourire compatissant fleurit sur les lèvres de l’ancienne Auror alors que les yeux de la jeune fille se dévie vers l’astre lunaire. Une pause bienvenue alors qu’Elly cherchait ses mots, alors qu’elle ressassait les différentes rencontres avec la jeune femme, et qu’elle tentait de percer à jour ce besoin d’assurance qu’elle ressentait. Enfin, avant même que la brune n’ait pu dire quoique ce soit, une question, bientôt suivie d’une autre, franchirent les lèvres de la sorcière blonde.

« Plus facile … » Une murmure qui se perd au creux de la nuit alors que la réponse se formule dans l’esprit de l’ancienne Poufsouffle. C’était une question épineuse. Certaines choses étaient plus faciles, tandis que la difficulté d’autres restait la même. Alors, sans détour, la brune confie « Si, bien sûr. La liberté, cette sensation en demi-teinte qui semble nous échapper en tant que bipède … il est plus facile de la ressentir lorsque je suis sous ma forme animale … pour autant, elle ne libère pas de tout tu sais. Ce que tu ressens ici … » le geste accompagne la parole, une main sur le cœur, suivi de quelques doigts posés sur la tempe « … Et ici … Tu le gardes, même sous ta forme animale. Ce qui te pèse aussi ne devient pas subitement plus léger ». Un sourire s’esquisse à nouveau alors que la jeune femme revient sur quelques mots dits plutôt « Tu sais Elhiya, les choses changent perpétuellement, et c’est malheureusement à nous de nous adapter. On ne peut pas … retenir les gens, les souvenirs, le temps, revenir en arrière … Il faut aller, sans cesse, de l’avant. Malgré les changements que cela implique ».

Le regard se porte sur la lune, dont les halos se reflètent sur les yeux des sorcières, éclairant çà et là leurs peaux. Un soupir se meurt au coin des lèvres de l’ancienne Auror, le monde sorcier semblait en totale perdition, et plus encore lorsque l’on constatait qu’aucune réponse n’était apporté aux jeunes sorciers. Comme si, subitement, Poudlard avait perdu tout attrait, tout bénéficie pour cette génération en quête de savoir. Ayant le besoin d’être cadrés, mais plus encore accompagnés sur le chemin d’une magie libératrice.
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Re: Dans la forêt.

Message par : Elhiya Ellis, Mer 29 Aoû 2018 - 15:22




Des mots. Evidents, logiques, connus par un coin de son esprit mais qui avaient toujours la douleur de l’acceptation. Peut-être que la bouille sous les mèches blondes cherchait un dernier échappatoire tout en sachant qu’aucun n’existait réellement. Car tout se tenait forcement, laisser parler l’esprit animal ne faisait pas du sorcier un être différent, juste une personne en phase avec son vrai être… Normal… Mais c’était le genre de mots qui avaient besoin d’être dits clairement, qu’ils ne soient pas que des suppositions ou des conclusions de réflexion personnelles.

Un simple mouvement de tête en guise d’accord. Un « je sais » inaudible accompagné d’un lourd soupire avant de laisser un sourire innocent, teinté des restes d’enfances, étirer les lèvres pales. « On passe son temps à s’adapter, dommage qu’on ne puisse pas demander une pause. J’aimerai bien… comme ça, le ciel brillerait toujours comme la première fois, quand on le voudrait…. » Un peu comme un rêve préservé, un espoir conservé envers et malgré tout. Sauf qu’elle avait parfaitement conscience que c’était le genre de caprice impossible à protéger.

Elle se devait de grandir, elle le savait parfaitement, mais les repères rassurants de la gosse entêtés voulaient tout de même rester. En début de 7ème année déjà, elle s’était retrouvée à bouder dans la gare. Et là, bien plus nuancé, c’était à des astres millénaires qu’elle confiait ses soucis égoïstes. Elle aurait juste voulu pouvoir garder la majorité de ses faiblesses, même si ce n’était que des inconsistances superficielles. Juste…. Car ça lui semblait moins douloureux. Néanmoins, la maturité voulait faire son chemin, et ce soir, encore une fois, c’était en compagnie d’une des rares adultes à qui elle semblait pouvoir faire confiance qu’elle le faisait, lui réclamant qu’une simple présence. L’habitude néanmoins n’avait pas fait son nid, et c’était de quelques mots échappés qu’Elhiya jugeait nécessaire de glisser à la brun à ses côtés « Merci. Je ne sais pas si je te l’avais dit... les autres fois ». Un coup d’œil reconnaissant, sans rien attendre de plus. Le reste du cheminement était à faire seule en ce qui concernait le trouble de ce soir, une évidence ça aussi.
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Re: Dans la forêt.

Message par : Elly Wildsmith, Lun 3 Sep 2018 - 11:11


Un sourire étire les lèvres de la blonde alors que ce qu’elle dit confirme les pensées de l’ancienne auror. La brune hoche la tête, sans quitter les yeux de l’adolescente. Elle aurait tant à lui dire, mais rien ne sort, si ce n’est un « Je crois que lorsqu’on vient à se poser ce genre de question, c’est qu’on a déjà beaucoup mûri ». Sourire compatissant sur le visage de l’ancienne Poufsouffle, elle pensait réellement ce qu’elle disait et elle ne doutait pas qu’Elhiya soit le genre d’adolescente à se poser de multiples questions lorsqu’elle voyait que tout changeait, tout bougeait.

Et puis le regard qu’Elhiya lui lance annonce la suite, des remerciements qui s’enfuient au creux de la nuit, et la brune ne sait comment y réagir. Alors d’un mouvement de la main, elle balaye les remerciements, simplement, elle ose seulement dire « Tu sais, ça me semble normal ». Et c’était le cas. Dans sa tête, Elhiya avait toujours été différente des adolescentes qu’avait pu côtoyer la sorcière. Un recul, une prise de distance qu’elle ne voyait pas partout. Comme ce jour-là, à King Cross, où la jeune fille avait indiqué ses doutes sur la magie noire.

Sourire au coin des lèvres pour la jeune femme, avant qu’elle indique, d’une voix douce. « Je vais devoir y aller ». La discussion avait été bon train et il allait falloir que la brune retourne au Heurtoir, y dorme, un peu. Si tant est que ce soit possible – ce dont elle n’était pas certaine – mais il fallait bien essayer tout de même. « N’hésite pas à venir me trouver en cas de besoin, je serais là pour toi ». Ca ressemblait à une promesse sans en être véritablement une, et sans laisser le temps à la jeune fille de répondre, Elly s’était transformé en renard et avait disparu dans un fourré.

- Départ d’Elly -
Merci :kiss:
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Re: Dans la forêt.

Message par : Elhiya Ellis, Lun 3 Sep 2018 - 16:49


Un simple signe de tête d’accord aux mots de l’ancienne Auror. Les questions étaient peut-être preuve de maturité, mais l’adolescente pariait plus que c’était l’acceptation des réponses aux interrogations qui en était la preuve. L’interrogation n’était que les prémices, en soit, un simple détail qu’elle ne voulait pas relever, ne pas se montrer ingrate ou insolente. Car elle ne pouvait pas, pas avec cette jeune femme qui lui avait tendu, la première, l’oreille à ses doutes et questions. Un accord tacite, un respect qui s’était imposé naturellement, au fil des rencontres. Alors les remerciements balayés faisaient sourire, un peu. Ils étaient sincères, comme cette réponse en retour. Tout semblait bizarrement plus simple dans ces moments, quand les palabres ne trouvaient plus de chemins dans l’esprit, quand il ne restait plus qu’évidence et convictions.

Un coup d’œil et un rehaussement de commissures de lèvres en un nouveau merci silencieux. Pas besoin de plus, pas de caprices d’enfant à quoi de « pourquoi » inutiles, juste un échange étonnant, encore une fois, et ces derniers mots, accueillis avec une surprise lisible sur les prunelles. Pourtant, ce genre de chose semblait évidente aussi désormais. Petite pointe de plaisir résonnant au fond du cœur, comme une caresse rassurante d’une ainée qui se contentait de rappeler une simple vérité avant de repartir vaquer à ses occupations.

Et l’ombre du renard disparu sans que l’enfant ne puisse chuchoter quoi que ce soit, laissant les opales se perdre quelques minutes de plus sur les astres de nuit à la fadeur impressionnantes.

-Fin du rp-
Merci
amour
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Re: Dans la forêt.

Message par : Camille Zia, Mer 10 Oct 2018 - 15:32


Avec 32 et 84

Il faisait froid. Le soleil s'était caché derrière de gros nuages gris, et un vent glacé brûlait les joues de la petite sorcière. Il n'y avait pas de givre, ni de neige. Simplement un vent d'hiver et un manque évident de soleil. Pourtant, les feuilles craquaient sous les chaussures de la brunette comme lorsqu'il faisait beau. Comme à chaque fois qu'elle venait en forêt, en fait. Elle empruntait à chaque fois un chemin différent, et pourtant tout semblait pareil.

Camille remonta son écharpe jusqu'à son nez. Ses muscles étaient raides à force de marcher par ce froid. Elle devait peut-être s'arrêter pour cette fois. Mais en tous cas, elle ne retournerait pas à Pré-Au-Lard avant qu'il n'y ait moins d'agitation. Il y en avait toujours. Et Camille ne s'aventurait pas dans le village de sorciers quand il y en avait trop à son goût.

La petite sorcière frotta ses mains gantées entre elles en s'arrêtant devant un arbre. Les branches étaient basses, et avaient l'air solides. Elle se mit à les regarder avec un air curieux. Elle n'était encore jamais montée à un arbre. La petite fille qu'elle était avait envie d'essayer. Au moins une fois. Juste pour être sûre que ce n'était pas si bien que ce que David lui avait dit...

Et puis, ça la réchaufferait peut-être un peu...

Camille empoigna la première branche à pleines mains, avec la ferme intention de ne pas se casser la figure avant d'avoir de nouveau touché le sol.


Dernière édition par Camille Zia le Sam 10 Nov 2018 - 20:12, édité 3 fois
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Re: Dans la forêt.

Message par : Mangemort 32, Jeu 11 Oct 2018 - 18:14


LA 84


Une fois encore, le Corbeau est accompagné de 84. Les deux masques sont inséparables. Les choses sont plus intéressantes lorsqu'elles sont partagées. Et chacun a son domaine de prédilection. L'une parle, l'autre agit. Chacun son arme, chacun sa façon de faire, et pourtant nul besoin de se concerter pour que ça fonctionne. La forêt les accueille en son sein en cette après-midi des plus fraîches. 32 aime sentir le vent glacial s'engouffrer dans les pans de sa cape, la laissant claquer au gré des rafales. Le masque garde le visage au chaud, protège les yeux. Il ne saurait se sentir mieux.

Les chemins empruntés sont nombreux, quelques mots sont échangés. Ils cherchent sans chercher, davantage enclins à laisser les choses se faire si elles doivent exister. Et lorsqu'un mouvement est perçu au niveau d'un arbre légèrement plus lointain, une vérification s'impose. Cette Forêt est emplie de créatures magnifiques ou de jeunes âmes prêtes à embrasser les Ténèbres. Il est bien connu que les adeptes des sensations fortes aiment venir se faire quelques frayeurs par ici. Et 32 et 84 sont tout à fait prêts à les satisfaire.

Pourtant, en s'approchant, c'est une petite fille qui apparaît. Une première année vu son âge. Elle semble vouloir grimper à l'arbre. Dos à eux, et dans leur marche silencieuse, elle ne les a probablement pas entendus arriver. Il l'observe grimper sur une branche, la tête légèrement penchée sur le côté. Cette gamine s'est perdue pour se retrouver ici, ce n'est pas possible. Personne de sensé ne laisserait une enfant venir jouer seule dans les bois. Qui sait quelle mauvaise rencontre elle pourrait y faire ?

32 secoue lentement la tête de gauche à droite. Non, décidément, beaucoup oublient que la guerre est belle est bien là, et qu'il est grand temps d'ouvrir les yeux sur le monde tel qu'il est. Visiblement, cette enfant ignore tout cela. « Pourquoi grimper ? T'envoler ou t'écraser ? » Le tact n'existe pas chez les Corbeaux, c'est la moquerie qui prend le dessus. Cependant le ton est curieux. Peut être que l'enfant se montrera divertissante.
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