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Montagne et hauts sommets
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Alhena Peverell
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Re: Montagne et hauts sommets

Message par : Alhena Peverell, Ven 3 Juin 2016 - 17:23


La petite gamine avait l'air en colère. Ce qui fit d'avantage sourire l'ex-serpentarde.

- Rends-moi ma baguette.

Ton froid. Presque méprisant. Ouh, n'avait-elle donc pas comprit qu'elle voulait lui apprendre à se défendre à main nue. Pas avec une baguette. La jeune fit un ou deux pas vers elle. Alhena, ne le sentant pas trop se releva. Jamais trop prudente face à quelqu'un passablement énervée.

- Et puis OK, j'accepte de tenter de suivre tes méthodes d'instruction. Mais je ne te serre pas la main pour conclure un quelconque accord.

Rire cristallin qui s'échappe de sa gorge. La Gryffondor avait donc compris. Son regard vagabondait entre les deux baguettes et le visage porcelaine de sa professeur. D'ailleurs en parlant de professeur, la brune allait sûrement lui annonçait au vu de comment les choses étaient sur le point de tourner.

- Alors, tu me rends ma baguette ? Sinon, je ne vais pas être une élève très intéressante, sans arme.

- Et ce n'est pas là, tout aussi le but de notre relation ? Que tu saches te défendre sans ça ?

L'enseignante secoua doucement les baguettes. Elle lança alors le bout de bois de l'adolescente, espérant que celle-ci ait au moins le réflexe de l'attraper. Elle sauta alors et retomba en face de Werner. Très proche de son visage, elle lui fit un tendre sourire. D'une voix suave, presque dérangeante et elle lui dit :

- J'ai été nommée professeur d'histoire de la magie à Poudlard. Je suppose qu'on se retrouvera là-bas. À bientôt Werner.

Elle tourna le dos à l'enfant, fit un signe de main comme la dernière fois au bar. Se concentra sur son immense Manoir en Cornouaille. Elle transplana. Laissant derrière-elle que les bribes d'une discussion pleine de piques et de doutes.

Fin du RP (pour moi)
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Kohane Werner
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Re: Montagne et hauts sommets

Message par : Kohane Werner, Lun 13 Juin 2016 - 20:53


Je veux ma baguette ! Je me sens tellement mal, tellement vulnérable sans elle.
Quoiqu'au final, même avec elle, je vaux pas grand chose...

Qu'importe.
Pour toute réponse, Alhena dit quelque chose qui me surprit :
- Et ce n'est pas là, tout aussi le but de notre relation ? Que tu saches te défendre sans ça ?
Ah oui ? Je n'avais pas forcément la chose sous cet angle-là. Mais si elle le disait... D'un côté, c'était une bonne idée. A trop se reposer sur un morceau de bois, on finit totalement dénudé dès qu'on ne l'a plus.
Je ne répondis rien alors qu'elle agitait les deux baguettes. J'attendais seulement qu'elle me rende ce qui m'appartenait.
Finalement elle la lança et, d'un mouvement brusque et de dernière minute, je m'en saisis.
Retrouver le bois sous mes doigts... les refermer dessus... Elle était là, ma baguette. De nouveau en ma possession.

Je jetai un regard quelque peu réprobateur à Alhena. Ses sales coups... Non mais vraiment !
La femme quitta son siège pour se retrouver face à moi. Très proche. Et sourire. D'une tendresse étrange venant d'elle. Sourire. Quelque chose me disait qu'elle allait partir.
Bientôt.

Je n'avais pas tort.
D'une voix gênante, doucereuse, elle me dit :
- J'ai été nommée professeur d'histoire de la magie à Poudlard. Je suppose qu'on se retrouvera là-bas. À bientôt Werner.
Je haussai un sourcil. Vraiment ? Lena, prof ? Wah ! Bah... ça promettait, les cours !
Je la regardai, d'abord l'air incrédule. Puis petit sourire un peu sarcastique :
-Hâte de voir ce que ça peut donner, alors.

La Peverell me tourna le dos alors qu'elle m'adressait un dernier signe de main.
Elle s'en allait.
Je ne bougeai pas, me contentant de la voir s'éloigner. Jusqu'à ce qu'elle transplanne. Pouf. Plus de Lena.
Je restai encore immobile quelques instants, balançant d'un pied sur l'autre, baguette à la main. Ouais... on n'en avait pas encore fini, Alhena et moi. Et oui, on allait très certainement se retrouver à Poudlard.

Je fixai l'endroit d'où elle avait transplané, repensant encore à tout ce qui s'était passé cet après-midi.
Lena, prof d'entraînement particulier ?
Nouveau petit sourire. Sincère. Pas sarcastique. Ca promettait, ça aussi.
Mais bon, je supposai que nous allions bien voir ce que pouvait donner notre duo mentor/élève. En tout cas, pas une relation fusionnelle !
Après un moment, je me détournai enfin et repris le chemin pour revenir dans le village même de Pré-au-lard.
Le soleil était toujours là.

[Fin du rp pour moi aussi]
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Aya Lennox
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Re: Montagne et hauts sommets

Message par : Aya Lennox, Lun 15 Aoû 2016 - 12:45


Avec Phoebe Monroe.

Une créature délicate au corps de neige court le long d’un bras nu. Descend jusqu’à se blottir dans une main aux serres de pâle couleur puis reprend sa vive ascension, corps ondulant, pour se cacher au creux d’une épaule fine, derrière un rideau de lourds cheveux blonds.

Veux-tu, Berlioz ?
chuchote une voix douce et un petit museau s’échappe de la chevelure pour rencontrer celui qui trône au milieu d’un visage jeune et féminin.

Deux grands yeux lascifs rencontrent un paysage de montagne. Promenade en solitaire, transformée en sujet de lamentation, ou peut-être de réflexion qu’importe, l’esquisse d’un plateau montagneux se dessine, elle entrouvre les lèvres dans une délicieuse inspiration. Du frais sous ce soleil timide.

Collines rurales laissées derrière elle, massif montagneux se dessinant comme dans un tableau d’ombres rocheuses et de lumière d’un soleil plus vraiment à son zénith.  

Chuchotement sous le soleil refroidi, elle sait plus, sait pas, sa main rencontre le tronc d’un arbre contre lequel elle se penche, retrace le dessin des années passées.
Poésie humaine, humaine trop humaine au fond de sa gorge. Elle s’ennuie. Mais peut-elle vraiment appeler ça -ennui- ? Ou attend-elle plutôt quelque chose ? Elle sait pas.

Mother-of-pearl,
De nacre, de soie,
A préféré fuir l’agitation des rues pour rencontrer ici le silence. Se mêler à lui, n’avoir pour compagnie que son propre souffle fatigué.
Elle ferme les yeux, voile sur toutes les émotions humaines qu’elle parvient à ressentir, porte fermée sous les longs cils recourbés, fermée sur l’ombre, la suie de son propre regard.

- Entends-tu, ami Berlioz, ce qu'un jour m’a raconté  très chère Moira ? Je vais t’en faire le dessin, l’esquisse avec les mots et tu m’écouteras. Elle m’a raconté contes et légendes sur notre famille. Grand-papa l’a rencontré au cours de mondanités, et grand-maman a saisi l’opportunité, ils ont dansé, si tu savais, ils ont dansé toute la nuit et à la fin, lorsqu’il ne restait plus personne, ils étaient encore là, eux, à danser et après ils se sont mariés.

Chemin bucolique, pierre formant une route amassées sur un flanc de montagnes. Est-ce planète sauvage ?

- Moque-toi si tu veux, reprend-elle en caressant la tête du furet somnolent, ce que je te raconte n’est même pas vrai. C’est un mensonge qu'elle a aimé me raconter. Toutes les familles ont des mensonges. Elle ne déroge pas à cette règle. Jamais ils n’ont dansé toute la nuit, ils se sont contentés de se rencontrer à une soirée mondaine et ce qui devait être a été. Ils se sont mariés mais j’ai appris quelque chose. Tais-toi. Moira est fille de misère, je ne sais pas plus, mais je sais qu’elle a du se battre. Et je crois que grand-papa n’est pas son frère d’arme, mais plutôt l'une de ses armes. Bien entendu qu’il ne le sait pas ! Il est juste manipulé. Qu’importe pour l’instant me diras-tu, je découvrirai bien tout ce qui se trame n’est-ce pas ? J’ai bien reçu une étrange lettre il y a quelques semaines. Et j’ai vu quelque chose dans la nuit.

Il gesticule alors qu’elle trouve un arbre, arbre qui a décidé de passer sa vie comme frère de la montagne, arbre qui a poussé dans la roche et dont les feuilles foncées glissent jusqu’au sol, tapis de zinzolin, mais est-ce du zinzolin dans la nature ?
Une lourde pierre a été déplacée ici, elle observe la lourde pierre, puis le paysage que son assise permet de découvrir. Au loin on peut voir Pré-au-Lard, est-ce bien Pré-au-Lard ? Oui, elle n’a pas tant gambadé que cela.
Elle rejoint la pierre et regarde les arbres, vers là, arbres parfois perdus, arbres parfois regroupés, familles de feuilles de couleurs, formes différentes, aux troncs épais, aux troncs biscornus, arbres centenaires, arbres encore trop jeunes pour s'imposer dans la touffe, fils de la terre, racines ici éternelles. Qu'est-ce qui s'agite dans les arbres ? Ici quelques oiseaux habitués des lieux, ils cherchent le ver, ils cherchent l'insecte, là un écureuil, elle en est certaine, il descend le long d'un tronc et s'en va grimper le suivant, leste explorateur rouquin. Berlioz somnole sur ses genoux, au loin, encore, toujours au loin, des chemins différents s'extirpent du village, rejoignant par là des collines par dizaines, de l'autre côté les arbres touffus.

- Quoi qu’il en soit, cher Berlioz, je suis certaine que l’Ecosse te plaira. Le manoir est partie intégrante des Highlands, et si tu marches au cœur de la bruyère, plus loin, l’océan Atlantique t’ouvre les bras. Et le jardin, si tu voyais le grand jardin qu’il y a là-bas. Je te promets que tu pourras te reposer sous le saule pleureur, triste centenaire.  Promets-moi juste en retour que tu n’iras pas embêter les poissons qui barbotent dans la petite mare. Je crois même qu'ils étaient là avant moi.

Les deux yeux sombres de la bête au corps de blanc immaculé observent tranquillement la jeune femme qui lui dresse le portrait de ce qui semble être de vagues bons souvenirs. Seule petite clarté dans les discours orageux de l’étrange blonde aux yeux colère.

Pâles souvenirs empoisonnés.
Elle plonge dans ses souvenirs à l'étrange goût de cyanure.
C'est peut-être ce qui coule dans ses artères jusque dans les plus petits de ses vaisseaux, jusqu'à l'extrémité de ses doigts. Elle le sent dans ses bras, elle le sent dans l'enchevêtrement de petites veines au creux de son poignet. Epais liquide sirupeux, qui partout se répand, se répand jusque dans ses tissus, dans sa peau, sa chair qui deviendra forcément carcasse comme tous les autres, là, au-dehors, en-dedans, sous la terre, pierre, au fond des océans.

Qu'importe, ses cheveux doucement caressés par le vent lorsqu'elle s'exilait sous le saule pleureur, sa silhouette dans l'ombre de la porte du salon alors que sa famille l'attendait pour le réveillon, les coups de griffes de Gargantua félin terrifiant lorsqu'elle s'aventurait trop près de lui, les groseilles au fond du jardin, la bruyère, éternelle bruyère lors de ses fugues à son goût trop éphémère, l'été à peine brûlant, l'hiver glaçant, les cailloux balancés sur les lacs pour déranger les eaux trop calmes, le même vent qu'elle sent, là, comme une main tiède au creux de ses lourds cheveux. Tout cela lui semble bien trop lointain. Son enfance n'était-elle que fiction ?


Dernière édition par Aya Lennox le Lun 13 Nov 2017 - 9:27, édité 1 fois
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Phoebe Monroe
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Re: Montagne et hauts sommets

Message par : Phoebe Monroe, Jeu 18 Aoû 2016 - 16:18


[C'est un peu maladroit.]

Le phare rugissait au loin, faisait glisser son unique œil sur l'onde agitée à la recherche de personne. Une lumière d'un jaune terrifiant, giclant dans la pénombre comme une déchirure dans la peau. Le phare est monstrueux. Par instant, son œil se ferme de fatigue, tremblote. Abîmé par le vent fou et les vagues téméraires, usé par le sel et le froid ; la lumière peine à éclore dans l’incongruité extérieure. Privé de son œil, le cyclope cherche entre les flots le bateau de personne, inondé, dans sa chair, par la douloureuse colère d'avoir disposé d'une vérité inadéquate avec une certaine forme de réalité. La duperie du langage, des sens et la solitude extrême de l'intelligence face à l'incommensurable, à l'inintelligible : l'éclosion de l'unique et seule connaissance lumineuse ; que le savoir n'est que la forme brumeuse et instable émanant de l'inconcevable. Et, dans cette nuit agité, entre ces vagues et ce vent fou, le phare se meurt lentement, tué par la duperie.

Le vent donna vie aux cheveux sur le sommet de mon crâne. J'humais avec circonspection l'air alentour et, quand une buse plana par-dessus un chêne, j'eus la désagréable impression de faner à mon tour. Mes mains se couvraient de blanc et mes lèvres, si rouges auparavant, tremblaient, apeurées par cette brise étrange et la moiteur s'échappant. Les cailloux des chemins dégringolèrent, abîmèrent mes chaussures.

Ma substance se fatigua à mesure de mes pas. Chaque mouvement se vit accompagner d'une souffrance lassante qui me conduisit de plus en plus à l'inertie, à l'immobilité : la mort du moi. Et ces arbres verts, ce chemin poussiéreux, ces épais et lourds nuages conduisirent mon corps à sentir les systèmes et les mécanismes de la déchéance humaine ; je sens de plus en plus l’œil du cyclope se fermer face à moi, où est la poupe de l'Achéen ?

Le froid affleurait ma peau et, au sommet de cette colline, une pierre aux parois couvertes de mousse et de lichen se trouvait. L'effort donna à mon souffle cette chaleur de forge et mes jambes la force de l'acier. L'objet avait une forme inconnue, jaillissant de la terre, grimpant vers le ciel, se débattant sur des touffes d'herbe vigoureuses. Et quand je pus y grimper pour plonger dans l'immobilité, mon visage basané eut cet air neutre du contentement général. Mes épaules se déposèrent sur la surface rocailleuse et, à mes yeux, s'offrit le tableau uniformément gris et maussade.

« Je m'ennuie », puis, mes yeux bleus s'éteignirent, pensant au phare de Saint-Andrew, au bateau de pêche de Giorgio, à H. dans les bras de ma mère sur fond blanc, à l'oiseau de feu mouillé, à ma mort prochaine et à l'animal que nous sommes. La pensée de la mort ne m'effrayait guère ; je la vis passer sur ce ciel plus vite que le corbeau. Néanmoins, la pensée de ma mort me laissa un goût désagréable, comme si la conception de cette pensée me propulsait face à la fresque d'un artiste disparu. J'eus conscience plus précisément de ces doigts sur la pierre, de ce corps abîmé, de ce pansement sur mon nez et de cette douleur diffuse que je ne parvins pas à concevoir comme un concept propre, mais comme une idée dorénavant indivisible de la pensée de mon corps et de mon identité.

Mon visage eut les traits de ces hommes affolés dans les peintures de la chapelle, qui chassent du regard dans le ciel une réponse parmi le mouvement. Ces visages qui inscrivent si profondément l'appartenance de l'homme à une réalité le tuant chaque jour. Une femme passa non loin de mon rocher et ce visage s'inclina face à la silhouette en guise de salut, de reconnaissance et d'acceptation de son existence. Cet hochement de tête fit entrer sa présence dans ma réalité sensuelle.

Le décor était spartiate ; un objet minéral, des arbres, une colline usée par le temps et une épaisse grisaille. Ce manque m'inclina à penser à ma demeure londonienne plastique et blanche, pleine d'objets et, face à ce constat, il se trouva que, pour la première fois, je compris que ce Je en moi n'était guère l'évidente description de la topographie mais bien ma réalité tout entière. Au cours de ce dialogue seul, je fus à la fois cet arbre, ce rocher, cette colline, ce ciel et cette femme ; car ils m'appartenaient tous.

L'animal que je suis, aussi.

Je m'étourdis à la pensée et devins, lorsque le vent fou m'embrassa, de plus en plus pierre.
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Re: Montagne et hauts sommets

Message par : Aya Lennox, Lun 5 Sep 2016 - 20:56


elle a vu un homme,
il l'a vu aussi.

elle ne sait plus, à vrai dire, et berlioz se réveille de sa somnolence, le nez en pointe vers le ciel.

elle s'est perdue dans le néant, foutu néant, c'est quoi, néant de ses pensées, où croit-elle aller comme ça ? pas vers choses passées, jamais vers choses passées Aya, foutue Aya, t'es pas sbire du passé, tu dois coopérer avec l'avenir, y a que l'avenir, y a plus la petite bouille d'enfant, y a plus l'incompréhension du sentiment humain, mal-être commun, t'es en plein dedans là
et pourtant c'est toujours passé que tu entretiens, pantin de ce que les autres ont provoqué
tais-toi

le rocher,
assise sur le rocher paumé dans la montagne,
hauts sommets.

j'ai froid, berlioz, j'ai toujours tellement froid, je ne veux pas être glaçon, pourtant il fait beau mais il fait si froid ?


repense à l'homme seul, qu'est-ce qu'il foutait là ? s'inquiète pas plus que ça, allons bon, baladons-nous, détendons-nous par ce si beau temps

et pourtant il fait si froid

est-ce moi qui suis froide en dedans, au milieu de moi ? ou alors est-ce le reste, est-ce que tout autour de nous est décor de théâtre ? peut-être sommes-nous perdus dans neige, la neige tout autour de nous, comme ta fourrure, là, je vois le blanc.


tais-toi


se lever précipitamment, détourner le corps de son confort d'un instant, confort de roc, berlioz file, file berlioz, dégagé des genoux de sa maîtresse

qu'est-ce qu'elle fout ici, déjà, au milieu de ce rien, de ce vide conséquent ?
elle sentait il y a quelques minutes encore le feu de son propre poison couler dans ses veines, le battement frénétique de son coeur dans ses tempes.
et là, encore, encore une fois ce froid qui se blottit contre elle comme un vieil ami tant redouté,
elle se sent vivre, au moins, au coeur de sa vengeance et de son complot contre ses raisons d'exister,
mais quand le feu quitte les veines, quand au coeur de la rage immanente revient le froid,
où part le reste

vous êtes, vous ne le savez pas encore mais vous êtes plus que moi, plus que tout ce qu'il y a autour de vous.


un visage de glace fait face à l'homme au pansement.
où est-il parti, il semble loin dans son regard, aimerait lui demander où il est parti, mais elle se contente juste de ne pas réfuter son existence.

j'ai aussi pensé me fondre dans la pierre, et pourtant, pourtant je n'y arrive pas. l'existence repose-t-elle sur ce simple constat ? non, puisque se fondre aux choses, c'est exister plus qu'on ne le pense, c'est ne faire qu'un avec tout autour.


êtes-vous perdu, venez-vous de loin ?

elle ne sait pas si le déranger est la solution, mais toujours seule dans ses paysages désolés, elle voulait voir apparaître quelqu'un, quelque chose peut-être d'aussi perdu qu'elle.

elle part, elle est dans les landes, loin au coeur du paysage,
zoom sur ses traits destitués,
zoom sur sa bouche fermée, sur la laide expression sereine de son visage si aigu parfois,
non, c'est pas serein, c'est juste tout simplement dégueulasse tout ce brouhaha qui l'encercle au milieu du paysage désolé
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Alicia Wind
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Re: Montagne et hauts sommets

Message par : Alicia Wind, Sam 17 Déc 2016 - 17:15


Le chat et la souris
Pv Vhagar Meraxès

Le mois de décembre ainsi que les vacances de Noël étaient arrivés rapidement. La plupart des élèves étaient repartis dans leur famille pour fêter les fêtes de fin d'année. Quant aux malheureux qui restaient à Poudlard, Alicia espérait tout de même qu'ils allaient passer de bonnes vacances, même si passer Noël loin des siens n'étaient pas quelque chose d'évident. Le programme de la Directrice n'était pas non plus des plus réjouissant : d'habitude, elle fêtait les fêtes de fin d'année avec Annabella mais maintenant que celle-ci était morte, la jeune femme était plus que perdue. Elle avait donc décidé de passer quelques jours à Poudlard avec les élèves restants et de partir en Irlande le reste des vacances, pour passer du temps avec la famille adoptive de sa mère et remettre en ordre le manoir laissé à l'abandon. Manoir qui tirait une sale tête depuis son départ pour l'Angleterre il y a un peu plus de 3 ans maintenant.

Ainsi donc, Alicia se trouvait au château. A tourner en rond comme un loup en cage dans son appartement. Poudlard était bien mort et elle ne se voyait pas se mêler aux élèves : ils étaient certes, gentils et adorables mais pas au point de passer tout son temps libre avec eux. De la distance siouplait ! Néanmoins, elle n'avait rien pour s'occuper et ses collègues semblaient être partis pour les vacances, chose tout à fait compréhensible. Il ne lui restait qu'une seule chose : partir en ballade ! Prendre l'air frais et marcher dans la neige lui ferait le plus grand bien. La décision étant prise, la Wind s'habilla chaudement avant de quitter le château, direction Pré-au-Lard.

L'air frais, la neige, les enfants qui s'amusaient à courir de partout tandis que les parents allaient se réfugier aux Trois Balais ou à la Tête de Sanglier : l'hiver était la plus belle saison de l'année ! Une saison froide mais douce en même temps, qui donnait envie à Alicia d'user de sa capacité d'Animagus pour courir dans la neige. Aussitôt dit, aussitôt fait ! La grande blonde disparut pour laisser place à une petite hermine blanche qui s'élança à toute vitesse vers les montagnes qui surplombaient le petit village sorcier.

La petite bestiole ne mit que peu de temps avant d'atteindre une montagne qui donnait une belle vue dégagée sur Pré-au Lard. Aah, le vrai bonheur ! Se couchant docilement, l'Hermine profita de ce spectacle, pour profiter du calme et de la paix qui régnait en ces lieux.
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Vhagar Meraxès
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Re: Montagne et hauts sommets

Message par : Vhagar Meraxès, Dim 18 Déc 2016 - 1:30


Plus qu'une déroute habituelle, la pâle bête foulait l'homogène neige, à coup de pattes trapues et de griffes forçant l'équilibre. Le blanc ponçait le blanc, en pensant encore et encore à ces blessures qu'on ne panse pas. Il se pinça, mais la joute sensorielle et élégiaque se riait de lui et de sa misérable lui. Et Vhagar vint encore la déloger, lui rappeler que jusqu'à maintenant, il avait atteint tous ses objectifs haut la main. Il était plus fort que jamais, mais ça n'était pas encore assez. Ses derniers combats le lui rappelait sans cesse, et il souhaitait maintenant plus que tout retrouver son nouveau rival masqué à deux chiffres marqués au fer rouge sang sur ce symbole du secret. C'était donc non pas tourmenté mais préoccupé que le Nordique grimpa les rocailles, pour atteindre le sommet de la petite montagne.

Le vent emmêlait le velour du dos de la panthère. Sa fourrure le protégeait du froid, mais même à nu il ne s'en serait probablement pas plaint. Aussi fréquemment qu'il procédait à son habituelle randonnée, il appréciait chaque instant d'accalmie et de décontraction. Le Nord lui manquait, la Norvège, les dragons... L'hiver n'était pas sans rappeler le temps scandinave, mais, il n'y avait pas tout ce qui fait son charme. La montagne à flanc des falaises au bord de l'eau, l'océan plus clair que l'obscurité de la pollution. Mais il se plaisait là ou il était. Et maintenant que quiétude était revenue, il guetta les alentours, à la recherche d'une attraction. Il valsa un peu entre les arbres, manquant de peu un ou deux hiboux, et continua sa route, comme si une capture n'avait pas réellement grande importance. Un diner de plus ou de moins, il n'en était pas à faire ses provisions, et vivait dans un certains confort. Peut-être même trop, ce pourquoi il était là.

Sieglinde volait à ses côtés. Inséparables depuis le jour ou le coup de foudre avait opéré à la boutique d'animaux magiques, un sorcier s'y connaissant un minimum aurait aisément décelé la fourberie. D'autant plus que ses tatouages formaient ses tâches. Et plus il en dessinait de nouveaux, plus les tâches sombre de sa fourrure semblaient gagner densément. La chouette épervière ne participait pas vraiment à la partie de chasse, mais elle restait aux côtés du fauve. Le duo semblait sortir d'un dessin animé moldu, ou ces bêtes sont toutes deux capables de cohabiter l'une avec l'autre. Fait possible, dans le monde magique.

L'attention du félin fut dirigé vers un petit animal, qui courrait vers le haut d'un flanc de montagne. Le pelage aussi blanc que le sien, quoique uni, et pas plus grosse qu'un gros chaton. Pas de quoi se sustenter, mais de quoi bouger un peu et pourquoi pas prendre un quatre heures protéiné. A pas de loup dans l'herbe givré, Vhagar avançait vers la petite hermine qui s'était arrêtée comme pour admirer le paysage. Sans faire le moindre bruit, et sens la faire fuir ou se retourner, il se trouvait alors quelques mètres plus haut, près à bondir. Au dernier moment et avant de montrer les crocs, il poussa un puissant rugissement, et sauta de son perchoir, les griffes en premier.
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Sean Balor
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Re: Montagne et hauts sommets

Message par : Sean Balor, Mer 18 Jan 2017 - 23:01


Je pique le topic,
Si soucis mp Alicia,
Elle avait qu'à poster,
cette saleté de piou Ange

Tour De Garde

L'air froid aussi froid que la branche d'arbre. Pourquoi il est monté ici ? Il en a bien aucune foutre idée tiens, il est de garde cette nuit. Enfin de garde tout seul, Arcturus le laisse voler de ses propres ailes maintenant qu'il a sa plaque, il avait jamais réalisé à quel point c'était pénible de faire cela tout seul. Il observe les chaumières déverser le flot incessant de fumée depuis leur cheminées, c'est beau enfin il trouve. Tout seul ici, seul avec le vent, seul avec le froid, seul avec tout cela mais surtout seul avec ses pensées. Il continue à regarder ce hameau, tout ces gens qui dorment paisiblement, sans soucis, sans penser que dehors des dangers les guettent. Il se dit qu'heureusement il est là, qu'heureusement des gens comme lui existe. Dans l'immédiat il se fiche bien d'arrêter un quelconque mage noir ou un terroriste de Phenix, non dans l'immédiat il s'imagine les petits bouts de chou dormir paisiblement, les parents vivre tranquillement leur vies sans se préoccuper du lendemain.

Il se dit que c'est grâce à lui qu'une si douce nuit peu exister, que grâce à lui des gens sont en sécurité et peuvent vivre sans toutes les immondices de ce monde. Il y a des gens, des gens ordinaires, qui n'ont jamais rien demandés d'autre que la paix, que de pouvoir vivre une vie sans soucis, sans devoir subir les actes affreux d'une quelconque personne ou de tel ou tel organisation. Il y a bien des sorciers normaux dans ce monde mais les gens les oublient si facilement.. Qui peux donc agir au nom d'une quelconque justice ou d'une quelconque liberté sans faire attention au prix que paye les autres ? Le dégout ?.. Non, c'est la colère qui prend le dessus sur lui.

De quel droit des sorciers peuvent prétendre à défendre des valeurs quand celle-ci ne sont que des valeurs stupides, qui peut prétendre défendre la veuve et l'orphelin lorsque ces "justiciers" se permettent d'exposer leur crimes aux yeux du monde entier. Et les autres ? Ceux qui sont comme lui. Oui, comme lui. Ceux qui veulent que l'on ne se cache plus, eux, oh oui eux. Ils ne comprennent pas le monde, ils ne comprennent rien de tout cela. Ils ne comprennent pas les impacts que les actions qu'ils font ont sur le monde magique.

En réalité les gens comprennent rarement les impacts des gestes qu'ils font, ils ne voient pas le monde comme tu le vois. Ils voient le monde comme des personnages tirés par des ficelles, ils ne savent pas eux. Ils ne savent pas tout ce qu'ils font, tout ce qu'ils détruisent mais lui il le voit, il le voit chaque jour parce qu'il est au contact des gens dont ils ne connaissent rien. Il a cette chance, cette nuit et comme toutes les autres, de pouvoir voir le monde paisible. Le monde qui ne subit ni combat ni répression, le monde qui vit paisiblement. Ce monde qui est à la portée de chacun si ils arrêtaient tous pendant un instant ces stupidités, si ils s'arrêtaient pour parler aux sorciers lambdas dans la rue. Alors, ils comprendraient peut-être pour les moins imbéciles. Oui, ils comprendraient que ce monde n'a pas besoin de gens comme eux, que ce monde a juste besoin de paix.  

Mais qui est-il pour remettre en question ce qu'ils pensent ? Ils pourraient être dans le faux lui aussi ? Lui, qui se considère comme le milieu parfait, lui, qui est si incroyable. Qui est-il pour vouloir imposer cette vision pacifique quand certains prônent le sang et les pleurs ? Après tout, les gens comme lui ne gardent que les clés de ce monde, il suffit d'un coup de vent et tout bascule, tout se perd et les portes s'ouvrent.
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Elias Baxter
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Re: Montagne et hauts sommets

Message par : Elias Baxter, Jeu 9 Fév 2017 - 11:19


PV  Kohane Werner


Migration vers le nord pour une bonne suée d'effort. Il était l'heure de chasser du composant. Dans les fins fonds écossais s'baladait l'Elias, quelques lieues au-dessus du village. Tout à fait littéralement au-dessus puisqu'il était monté tout en haut des collines pour vaquer tranquillement à ses occupations. L'air était frais mais ne gênait aucunement le sorcier, équipé de son lourd manteau bleuté et d'son jean bien molletonné. Il avait déjà repéré plusieurs plantes fort intéressantes qu'il avait mis à ses poches, agrandies pour l'occasion d'un revers de baguette magique.

« Allez y aurait pas un petit lézard par là ? Petit petit petit petit ! » Son pas se fit plus lent, et l'oreille à l'affut il guetta le sol en quête d'écaillés tout cru. Leur peau, leurs ongles, tant d'utilité pour si peu de chair. Il s'rait bien content de tomber dessus. C'était les machins les plus chers en boutique. Il pourrait même en revendre s'il en trouvait beaucoup. Il avait assez tapé dans la réserve végétale, il était temps de s'tourner vers la faune écossaise. Y avait même bien plus que des lézards dans l'coin. Il avait de quoi s'trouver de la plume, du poil, du coeur, de tout. Il fallait qu'il reste bien aux aguets. Il chopa sa baguette dans sa poche et continua son avancée sereine, mesurée. « V'nez à moi mes chéris... »
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Re: Montagne et hauts sommets

Message par : Kohane Werner, Mar 28 Fév 2017 - 19:06





Houhou !
Loup y es-tu ?
M'entends-tu ?
Que fais-tu ?

...

Bah, tu pourrais répondre, quand même.
Ca gâche toute la chanson si tu réponds pas.
Enfin... si tu répondais, je n's'rais pas là en train de courir après un fantôme échappé de mes doigts quelques minutes plus tôt.
Parce que oui, je cours.
A appeler le grand méchant loup.
Non le petit gentil loup.
Non l'adorable mini Moke.
C'est surtout ça.

Klaaaaaus !
Où es-tu ?
M'entends-tu ?
Que fais-tu ?

...

Bah toujours pas d'réponse. A croire qu'il a vraiment pas envie que je le retrouve, ce lézard.
Je regrette d'avoir voulu le sortir prendre l'air.
J'me suis dit : ça lui fera du bien, lui qui passe le plus clair de son temps à roupiller et chasser les mouches dans le dortoir !
Mais sitôt qu'il s'est retrouvé à Pré-au-lard
le v'là déjà qui se barre !
Il m'a filé entre les doigts -avec une belle dextérité.
J'ai l'ai à peine senti couler.
Il s'est presque évaporé.
Et hop, hop, hop, plus de Moke à regarder.

Voilà, il a filé.
Discretos, silencieux et peu scrupuleux. Pas même un au revoir. Rien. Il s'est échappé.
Certainement heureux de retrouver sa terre natale.
Enfin... natale, je sais pas trop.
Mais c'est ici, dans une de ces rues, que je l'ai trouvé, seul, abandonné.
Un Moke pas vraiment bien en point. Bourré de tics et de tocs et la tête légèrement de travers. Mais il me regardait l'air de dire : j'en ai marre de traîner seul ici ! J'en ai marre d'errer ainsi, dans cette vie de m*rde !
Alors... que voulez-vous ? J'ai pas résisté ! Je l'ai adopté. Mon Moke adoré.
Je l'ai pris avec moi, gardé sous mon aile.
Il est mignon, inintéressant mais plein de bons sentiments.
Calme et pas prise de tête, il mène sa tranquille existence chez les Gryffondors.

Jusqu'à aujourd'hui.
Sortie fatale.
The sortie.
Qui doit sceller son destin.
Le voilà qui s'échappe de mes mains.
Et moi, courant, qui essaie d'emprunter son chemin.

Moke y es-tu ?
M'entends-tu ?
Que fais-tu ?

Pas de Moke ici, apparemment.
Mes pas foulent l'herbe et les pierres.
Un peu à l'écart du village, surplombant les demeures et les rues.
Klaus a dû vouloir retrouver un peu de verdure quelque part.
Mais il me faut le retrouver. Vite. Comment survivra-t-il sans moi ?
Bon.. Ok, il s'en sortira très bien sans moi ! Mais je me suis habituée à lui ; je ne veux plus le lâcher, le pauvre.
Alors je lui cours après.

-Houhou ! Klaus y es-tu ?! M'entends-tu ?
Je crie dans la pampa, espérant que ma voix atteindra les petites oreilles du lézard.
Mes yeux cherchent et guettent.
Regardent partout.
Sauf devant.

Et v'là que je rentre dans un genre de grand animal.
Etrangement, l'animal ressemble à un homme.
C'est pas trop un Moke.
Un "oh" surpris et muet se dessine sur mes lèvres. Et je le regarde, silencieuse, yeux clignant. Qu'est-ce qu'il fiche là, baguette à la main ?

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Re: Montagne et hauts sommets

Message par : Elias Baxter, Mar 7 Mar 2017 - 9:32


Du tressaillement dans les broussailles indique au sorcier une présence, un petit animal terré au creux d'une motte de paille. Il se fige sans attendre, brandit sa baguette vers la bestiole dont il ne voit ni la queue ni le museau. Avec un peu de chance, il s'agit d'un splendide spécimen qui fera flamber sa collection de potion ! « Houhou ! Klaus y es-tu ?! M'entends-tu ? »

La voix a retentit plus loin dans la plaine bosselée, et Elias cessa nette de remuer les lèvres, taisant l'incantation toute prête à s'en échapper. Qui c'est donc qui se baladait dans ces collines ? A la recherche d'un Klaus. C'était bien germanique comme nom ça. Y avait donc un allemand perdu entre deux vallons ? Qu'est-ce que c'était donc que cette affaire là ? Un brusque mouvement dans le frêle nid de hautes herbes sèches. Elias en fait le tour à pas mesurés histoire de s'assurer que la bestiole s'évade pas dans un galop endiablé. Mais alors qu'il embraye sur un énième pas chassé, une forme vient le bousculer sur son côté, le déséquilibrant par la même occasion. « Hey ! Oh... »

C'est une petite personne, une brunette aux yeux noirs qui le regarde d'en bas. Le teint pâle, les traits fatiguées, sans nulle doute la propriétaire de la voix jaillissante d'il y a un instant. Elias regarde sa baguette d'un oeil contrit, comme prit sur le fait. Est-elle une sorcière ? Une moldue ? Une cracmole ? Une vélane enchanteresse ? Une caissière de supermarché ? Il n'en sait rien, mais là tout de suite armé de son bâton, pour un non-magique, il a sans doute l'air d'un psychopathe. Il lui adresse un sourire bêta, fait des ronds du bâton sous son nez. « Hey salut hein ! » Et là l'agitation reprend dans le fourré, et Elias brandit l'arme vers la bête cachée. « Pas bouger toi ! » Puis il se tourne vers la jeunette et lui tire une révérence. « Elias, pour te servir jeune demoiselle. Tu cherches un ami ? »
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Re: Montagne et hauts sommets

Message par : Kohane Werner, Dim 9 Avr 2017 - 19:40



   

   

Pas une tête de Moke
Mais une tête d'homme.
Ouais, un homme, vraiment, pas un ado, un grand, sorti d'nulle part, comme ça.
Un type tout aussi surpris que moi de cette rencontre impromptue.
Instant de flottement vite déchiré par un sourire béat. Sourire qui remplace la surprise première. Apparemment, temps des présentations. Un truc dans l'genre. Le truc dont je n'ai plus l'habitude. Le truc que je ne fais plus. Plus vraiment.
Parce que j'ai perdu l'habitude des trucs banals.
C'est triste à dire
mais c'est ça.

Il me salue donc de son sourire idiot.
Et étrangement, ce sourire le rend presque attendrissant.
Je ne sais pas ce qu'il fiche là, avec sa baguette, seul, comme en quête de...
oh, ça bouge derrière lui !
Oeil intrigué posé sur les fourrés.
Son arme qui se braque soudainement vers la chose cachée. Roh, ça m'intrigue de plus en plus, là.
J'aime les petits mystères.
Percer ce qu'on ne dit pas.
Savoir ce qu'on s'échine à taire.

Mon oeil brille tandis que l'inconnu reporte son attention sur moi.
Révérence poli, voix distinguée.
-Elias, pour te servir jeune demoiselle. Tu cherches un ami ?

Un silence pour faire suite à sa question. Imperceptiblement, ma tête se penche. L'oeil regarde -essaie de voir- au-delà de son épaule. Là. Dans les fourrées. Où ça a bougé précédemment. Où il y a eu quelque chose -quoi ? J'en sais rien. La chose à laquelle il a parlé.
Et si mon petit Klaus adoré avait trouvé refuge dans ces ombres profondes ?
Regard intense dirigé vers l'étrangeté.
Question brûle les lèvres.
Mais je me retiens de demander ce que c'est.

Au lieu de ça, consciente que je dois regarder avec un peu trop d'insistance au-dessus de son épaule, je reporte de nouveau mon attention sur le dénommé Elias.
J'ai bien aimé sa révérence polie, phrasé distingué tout ça tout ça.
On pourrait presque faire une parodie de ces romans de chevalerie, Chevalier et Dame face à face, l'un pour servir l'autre dans toutes les grandioses missions qu'il pourrait accomplir en son nom. Duels et joutes pour la couleur de sa maison et l'honneur de sa famille, combats contre de féroces monstres pour sa main.
Bref, le genre d'histoires bien jolies et totalement niaises où la nana reste à attendre en haut de sa tour que le preux chevalier revienne victorieux.

Cependant, avec un sourire amusé, je décide d'entrer dans cette forme de jeu.
Parce que ce n'est pas tous les jours que quelqu'un parle comme ça. Ca détonne, au milieu des autres.
Et j'aime les gens qui détonnent dans un morne gris sociétal.

-Eh bien, preux Elias, ravie de te rencontrer. Je suis Kohane. Et oui, je cherche un ami qui m'est très cher. Il s'appelle Klaus-le-Moke. Le Moke n'est pas son nom de famille mais comme je ne croie pas qu'il en ait, je lui ai attribué celui-là. Peut-être l'as-tu vu passer ? Ou tes talents de chevalier vaillant et téméraire pourront m'aider à le retrouver ?

Un large sourire
puis un nouveau regard
par-delà son épaule.
Ca m'intrigue franchement. Mais je ravale encore ma question.

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Re: Montagne et hauts sommets

Message par : Elias Baxter, Mar 2 Mai 2017 - 11:38


« Eh bien, preux Elias, ravie de te rencontrer. Je suis Kohane. Et oui, je cherche un ami qui m'est très cher. Il s'appelle Klaus-le-Moke. Le Moke n'est pas son nom de famille mais comme je ne croie pas qu'il en ait, je lui ai attribué celui-là. Peut-être l'as-tu vu passer ? Ou tes talents de chevalier vaillant et téméraire pourront m'aider à le retrouver ? » Vu passer, vu passer, c'était vite dit. Le regard de la femme vient se perdre en retrait du bosquet, et le coeur de l'Elias manque soudainement un battement. Faut pas, nan, faut pas. Pas qu'elle voit. Faut qu'il garde le Moke pour lui, son Klaus tout rikiki. Tellement petit, pourquoi que ça lui manquerait hein ? Sa baguette s'abaisse tandis que le bruissement se fait plus intense.

« Kohane ! Enchanté ! » Il se débat dans sa tête, cherche les mots juste pour la distraire. « Le moque... comme le moqueur ? Un homme de mots qui abîment le coeur ? Pourquoi chercher ? Klaus n'a qu'à se moquer des gens d'ici et toi tu peux aller faire ta vie, vivre heureuse ! » Il se perdait sans fioritures, et derrière lui se jouait un grand drame de la nature. « M'enfin si tu y tiens tant moi je n'ai rien vu ! » Il se banda les yeux en bonne illustration et désigna le paysage alentour. « Quoi que plus tôt j'ai entendu des cris par là-bas, sait-on jamais. Je peux même t'y conduire ! »
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Re: Montagne et hauts sommets

Message par : Kohane Werner, Sam 27 Mai 2017 - 12:42





Ca pourrait être le vent,
qui agite feuilles et feuillages.
Mais ça pourrait être aussi une bestiole. Mini. Toute petite. Qui tient au creux de la main. Fragile et inoffensive. La petite bête qu'on a envie de protéger parce qu'elle est tellement petite que le monde l'écraserait sans souci. La petite bête pour laquelle on a peur parce que, rikiki comme elle est, elle ne saurait se défendre seule. La petite bête que l'on aime parce qu'elle est tranquille, ne demande jamais rien à personne et vit sa vie dans son coin, à la fois discrète et attendrissante.
Bref. Klaus, quoi.
Mon p'tit Klaus perdu dans ce vaste univers !

Le type dénommé Elias abaisse sa baguette alors que, derrière lui, fourmillement reprend de plus belle.
Trop puissant, trop agité pour qu'il puisse s'agir de vent.
D'autant que vent, il n'y en a pas trop pour l'instant. Pas une brise pour venir effleurer la peau, faire voleter les cheveux et plisser le tissu des vêtements.
Non. Clairement il se trame dans ces buissons quelque chose qui pourrait bien être la solution à mes soucis.

Cependant Elias repart de plus belle. Ses mots coulent et défilent.
Et des sourcils en accent circonflexe d'interrogation viennent surmonter mon regard circonspect.
Il commence à parler de Moke... moqueur... Klaus, moqueur qui n'a qu'à rire des gens d'ici tandis que moi je peux aller faire ma vie et...
Dans mes yeux la lueur de la méfiance s'allume.
Il s'embrouille et s'enfonce tellement que la fausseté des mots ne fait que briller d'avantage.
Comment peut-il être sorcier et ignorer ce qu'est un Moke ? S'il avait été Moldu, je l'aurais compris. Or, premièrement, nous sommes à Pré-au-lard. Seul village peuplé uniquement de sorciers. Deuxièmement, c'est une baguette magique qu'il tient dans sa main. N'allez pas me faire croire avec tout ça que l'Elias est un moldu qui parle de moqueurs pour Moke en sincère ignorance !

Regard aveugle par la main qui cache les yeux, il me dit que non, il n'a rien vu.
Quoique...
il a entendu crier, oui, là-bas. Par là. Ouais, ouais, dans l'coin. Il peut même m'y conduire.
Une volonté un peu trop empressée peut-être,
unn embrouille qui se sent à plein nez.

J'esquisse néanmoins le sourire de celle qui sait qu'il y a quelque chose gardé secret et qui compte bien savoir quoi. Etre têtue et curieuse, c'est ma spécialité. D'autant qu'aujourd'hui, c'est de Klaus qu'il s'agit. Il faut donc rajouter à ces deux caractéristiques le besoin presque vital de le retrouver qui ne fera que renforcer mon entêtement.
Doucement, je croise les bras sur ma poitrine et prend appui sur ma jambe gauche.
Position de la fille qui ne compte pas bouger. Pas encore. Pas de sitôt.

Mes yeux scrutent Elias, détaillent ses traits et tentent de percer tout le mystère qu'il entend conserver.
-Klaus ne crie pas, je réponds calmement. On ne l'entend pas souvent, d'ailleurs. Par contre, il lui arrive de s'agiter et remuer.
Mon regard glisse lentement sur le bosquet qui continue de bouger par moments.
Je fais un pas vers lui, combler un peu le vide.
-Un preux chevalier n'abandonnerait quand même pas une pauvre créature en détresse, seule, perdue dans une nature hostile ? D'accord, ce n'est pas une princesse mais il est tout aussi mimi, mon Klaus !

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Re: Montagne et hauts sommets

Message par : Elias Baxter, Mar 30 Mai 2017 - 16:12


C'était pas très sympa non. Il se disait, c'était quand même son animal de compagnie. Pis aussi il était pas infâme, il aimait les animaux. Mais il avait un métier tout de même ! Bon, les potions avaient pas grand chose à voir là-dedans, c'était plus pour le vendre et se faire de l'argent mais tout de même. Il pouvait pas laisser passer une occasion pareil ! Les sacs en peau de Moke ça se vendait à bon prix après tout.

De toutes façons elle a un air qui dit qu'elle l'a grillé. C'est clair. Ça se lit dans son regard à la demoiselle, qu'elle sait qu'il emplume son discours de jolis mots pour l'embourber. « Klaus ne crie pas. On ne l'entend pas souvent, d'ailleurs. Par contre, il lui arrive de s'agiter et remuer. » Oui ben comme le buisson qui se trouvait derrière. Et qu'elle matait d'un oeil acerbe. Bon. Il était fait comme un rat, débusqué.

« Un preux chevalier n'abandonnerait quand même pas une pauvre créature en détresse, seule, perdue dans une nature hostile ? D'accord, ce n'est pas une princesse mais il est tout aussi mimi, mon Klaus ! » Certes. Bon. Passer pour un héros ou tenter de la mener en bateau ? Il n'était pas connu pour faire dans le sentiment, mais le lien d'un humain avec son animal c'était sacré. Il pouvait bien témoigner, lui qu'était Animagus. « Mmmhf. » Il grommela. Pis d'un coup il s'écarta pour montrer le buisson d'un bras.

« Je te l'admet, je t'ai menti je... je l'ai vu ton Moke. Il se trouve ici, sous ce buisson. Il se cache. J'essayais justement de le récupérer mais je t'avoue que je n'étais pas sûr qu'il soit vraiment à toi tu sais. Tu pourrais être n'importe qui... ? » Crédible ? Assurément ! « Enfin si c'est vraiment ton animal, récupères le ! » Elias se fendit d'un soupir résigné, bruyant, agacé même.
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