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Montagne et hauts sommets
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Re: Montagne et hauts sommets

Message par : Invité, Ven 11 Nov 2011, 16:19


- Malheureusement, l'en faut bien des gens comme ça... La base de l'apprentissage, c'quand même les erreurs, et quand les enjeux sont grands, les erreurs aussi, faut bien des personnes qui les commettent, avec les conséquences qui s'ensuivent.

- Oui. Le problème c'est que tout le monde n'est pas près à assumer les conséquences.


Je m'étonnai que Klarh soit préoccupé par son physique (monstreux ou pas m'avait-il demandé).

- Pas plus qu'ça, mais j'aimerais éviter d'faire fuir les gens, t'es toujours à Poudlard, tu dois bien savoir que l'apparence compte beaucoup au regard des autres...

En fait, non, je ne savais pas, j'en avais juste une vague idée. J'évitais d'entrer en contact avec des personnes qui jugeaient les autres à tout bout de champ, en n'utilisant n'importe quel prétexte.

- Bon après, si j'me blesse autant, c'pas pour des prunes, et mieux vaut moi qu'certaines personnes...
Je haussais les épaules:

- En même temps tu peux pas assurer à toi seul tout les progrès magiques du monde des sorciers.


Ma remarque semblait l'avoir un peu vexé.

- T'en fais pas, je sais cogner quand il faut... Je suis peut-être "gentil", comme tu dis...Mais j'pense avoir une tolérance qui n'approche pas du tout l'idéal de la bonne poire.

- Et pourtant tu viens de dire que tu avais décidé d'être Auror pour aider les autres... Tu penses que toutes ces autres personnes sont au-dessous de ton seuil de tolérance alors qu'il est si minime ?


Il en vint ensuite à parler de son métier, justement:

- Oh, t'sais, pour être Auror, faut pas être aussi blanc qu'la lumière. On a tous nos fautes, plus ou moins graves.

Cela je l'avais deviné. Personne ne pouvait être tout blanc. Par contre être tout noir était bien plus à la portée des êtres humains.


- T'sais... Ce serait parfait si les bonnes personnes se mettaient à se bouger à sortir de l'ombre au lieu de se battre contre ce qui pourrait être leur alliés.

Euh... il parlait en langage codé ? Manque de bol, je n'avais acheté ni dico ni décodeur. J'allais lui demander ce qu'il entendait par là mais il enchaîna :

- Ensuite, la loi n'est pas si horrible que ça, elle est faite par les hommes, justement... Et si certains aspects sont déplaisants, c'est parce que la décision prise a été faite en l'absence de la meilleure option, j'sais pas si tu m'suis...

Oui, je suivais mis à part que je ne comprenais pas pourquoi il me parlait de la loi. Me voyait-il comme une délinquante, une ado s'autoproclamant rebelle qui cracherait sur la totalité du monde en déclamant "tout ça c'est de la bouse de dragon"? Si c'était le cas, il était bien loin du compte. (Okay, juste loin du compte.)

- Je n'ai pas dit que la loi est horrible. En fait, je n'en ai pas parlé du tout. Je vois cela de manière globalement positive sans entrer dans les détails. Je n'ai pas vraiment d'opinion sur le sujet, si ce n'est que comme tu l'as dit, elle est là pour éviter le pire même si ce n'est pas de la meilleure façon qu'il soit. Si le monde était parfait, nous n'en aurions pas besoin mais ce n'est pas le cas.


- T'vois..., il y a des personnes qui se battent... Des hors la loi... Ils ne sont pas forcément mauvais, mais leurs méthodes sont parfois discutables, et ils n'ont aucune envie de se rapprocher d'nous. Une sorte de haine injustifiée envers le Ministère, peut-être... Du coup on est obligés de les arrêter pour conserver un semblant d'ordre.

Comment ça des hors-la-loi pas forcément mauvais mais pas forcément bons non plus ? De quoi parlait-il ? Est-ce que cela avait un rapport avec son autre phrase incompréhensible ? Je jugeais qu'il était grand temps de l'avertir qu'il m'avait complètement perdue.

- Sincèrement ? Tu me surestimes là. Et cela faisait mal de l'admettre. Je ne suis pas au courant de ce qu'il se passe dans les coulisses du "combat entre le bien et le mal". J'aimerais bien mais malheureusement je n'ai que seize ans [hrpg: me semble que quand on a commencé à RP elle n'avait pas encore sa majorité mais suis pas sûre]et je vois mal comment je pourrais être dans la confidence. Tu es le premier impliqué avec qui je parle. C'est qui "ces hors-la-loi aux méthodes discutables" qui ne veulent pas se rapprocher de vous ? Ce serait pas les personnes qui devraient "se bouger à sortir de l'ombre au lieu de se battre contre ceux qui pourrait être leur alliés" en supposant que ces derniers sont les Aurors ?

Je ne lui laissais pas le temps de répondre et continuai:
- Avant que tu m'expliques ou pas, je veux dire mon premier avis. "Conserver un semblant d'ordre" ? "obligés de les arrêter"? C'est ça qui me plaît pas trop. Comme vous devez faire régner la loi et tout ben vous êtes souvent contraints de faire des trucs qui ne sont pas tout à fait justes... Rassurer la population et éviter la débandade, c'est aussi ça votre rôle. Et de tout temps on a vu que cela pouvait amener à des dérives. Et franchement cela me fait peur. Je pense qu'il faut être super ultra fort pour arriver à tenir ce rôle sans déroger à ses principes. Après pour ce qui est de ces personnes qui sont dans l'illégalité... J'en sais trop rien. Tout dépend de à quelle point les méthodes sont discutables. Enfin, jusqu'à il y a pas longtemps, toi et tes collègues aussi étaient des hors-la-loi non ? T'as bien du voir que tout ceux qui vont à l'encontre de la loi ne sont pas forcément des méchants pas beau ?
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Klarh Findirs
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Re: Montagne et hauts sommets

Message par : Klarh Findirs, Ven 25 Nov 2011, 15:56


La discussion battait son plein : Klarh exposait ses idées, s'ouvrant peut-être un peu trop à cette jeunette. De toute manière, il avait des idéaux, des façons de penser et des comptes rendus bien à lui, rien n'allait l'empêcher de donner son point de vue. Tout dépendait ensuite de la personne en face : dire ses quatre vérités au Ministre en personne devait être abordé d'une autre façon, le pouvoir, ça change un homme, par forcément en bien ou en mal.

Abygael savait bien réfléchir, et ses réponses démontraient une certaine maturité. Enfin, au moins, elle se posait les bonnes questions.

- Et pourtant tu viens de dire que tu avais décidé d'être Auror pour aider les autres... Tu penses que toutes ces autres personnes sont au-dessous de ton seuil de tolérance alors qu'il est si minime ?

Klarh eut comme un léger sourire, détendant un bref instant ses traits. Encore une fois, il s'était mal expliqué, il commençait à avoir l'habitude, lorsqu'il se lançait, personne ne pouvait suivre son raisonnement. Ceci était peut-être dû à ce manque de rencontres et interactions sociales (autres que les combats et les menaces de mort furent légion) de son enfance... Mais pas question de se laisser abattre.

" Hrmm, ouais, vu comme ça, c'vrai que ça à l'air pas très logique. Disons qu'en général, ceux qui ont vraiment besoin d'aide ne font pas la fine bouche. Mais t'as tout à fait raison, des fois j'en viens à regretter d'avoir aidé quelqu'un."

Eh voui, les gens ne sont pas toujours si sympathiques ou innocents, mais face à quelque chose de vraiment dangereux, l'Auror type est bien obligé d'agir. Et puis l'on ne pouvait décemment pas laisser quelqu'un mourir dans un complot de mages noirs tout simplement parce qu'il est "odieux et malpoli". Abygael mentionna ensuite son intervention concernant les lois et toutes ces choses parfois encombrantes, s'insurgeant contre les sous-entendus de l'Auror.

" Oh, bah pardonne moi d'faire l'habituel rapprochement entre les adolescents et la révolte contre le système... c'est quand même courant, surtout pour ceux qui sont encore à Poudlard ou qui en sortent tout juste."

Il baissa les yeux vers sa baguette, la faisant tournoyer entre ses doigts. La laissant terminer sa longue tirade, notant dans un coin de sa tête tout ce dont il allait être obligé de répondre.

" 'Faut dire que la vie active, ça change d'la sécurité et simplicité de l'école de sorcellerie. " ajouta-t-il comme s'il annonçait la météo. " Enfin, sans vouloir t'faire peur... "

C'était bien plus compliqué de parler à un enfant ou adolescent, en fait : ne pas pouvoir aborder certains thèmes, certaines réalités, en plus il fallait (en général) éviter les débordements verbaux pour "préserver leur innocence". Oui, bien sûr, l'innocence, de nos jours, elle s'envolait de plus en plus tôt... Mais bien évidemment, il ne se permettait pas de juger la jeune fille à ses côtés en se basant sur ses constatations globales (parce qu'intérieurement, il espérait se tromper, et rencontrer des gens admirables et dignes de confiance -sauf que jusqu'icil, il enchaînait entre mages noirs, mangemorts, Anna enragées, Céleste hystériques, Kimoka grognantes et autres spécimens Aurors féminins assez particuliers-).

Elle avait également abordé le sujet de la légitimité de la loi et de ceux qui l'appliquent... Un point peut-être un peu trop sensible.


" Je suppose qu'tu va pas me croire si j'te dis que le Ministère est la perfection absolue... De toute façon ce s'rait un mensonge. J'pense qu'faut raisonner sur le fait que plus on essaye d'atteindre d'une utopie, perfection, ou ce-que-tu-veux, plus on s'en approche."

Ce point là lui tenait à cœur, pas question de perdre Abygael en se lançant dans des discours un peu trop développés.

" Tout ça pour dire qu'ouais, y'a bien des mauvais points, mais si je suis chez les Aurors, c'est bien pour faire pencher la balance... Et pour l'instant, j'ai pas dû à choisir entre le travail et la morale..."

A ces mots, il fronça les sourcils : justement, que ferait-il, le jour où il désapprouverait totalement une décision de Céleste, du Ministre, des "hautes instances" ? Pour l'instant, il ne fallait pas s'embêter avec cela, il verrait bien lorsqu'il y serait confronté, vu que tout dépendait de la situation, du contexte...

"Après, moi j'vois pas de cas de conscience à arrêter un mangemort, au contraire... Ce serait presque un plaisir. Bien qu'il est assez décevant d'voir à quel point ils sont irrécupérables, dans la plupart des cas."

Lui laissant un petit instant pour méditer sur ces paroles, il reprit.

" Concernant la situation rétablie des Aurors, j'suppose que c'est pas pour rien, c'comme je te disais tout à l'heure : faut que les gens se bougent pour avancer leurs idées, pour arranger les choses... C'est c'qu'on a fait, du mieux qu'on pouvait. Pour ce qui est des autres hors-la-loi, il y aura toujours un soucis, un détail qui empêchera leur retour dans la société... Mais là, j'peux pas t'en dire plus, je préfère pas trop réfléchir sur ça, c'est un sujet assez trouble et dangereux."

Après tout, ce n'était pas pour rien qu'il n'aimait pas les termes de "méchant" et "gentil", la vision enfantine ne s'applique plus du tout à partir d'un certain âge, lorsque la survie devient une démarche nécessaire. Comment disait ce moldu dans cette "aiglize", déjà ? Que celui qui n'a jamais pêché lui jette le premier rocher ? Bref... peu importait...

Il ne souhaitait pas vraiment continuer cette discussion faite de critiques et remises en question, la vérité qui blesse, il n'aimait pas parler de malheurs (avec tout ce qui lui était tombé dessus, c'était compréhensible). La jeune fille était, certes, capable d'apprendre, de comprendre, mais il est de certaines notions et expériences qui ne s'expliquent pas, qui se vivent, s'éprouvent, auxquelles il faut se heurter pour en saisir toute l'étendue.

Pour détendre l'atmosphère et lui signaler, en quelque sorte, qu'il valait mieux ne pas trop s'occuper "des affaires des grands", il envoya sa main sur la tête de la jeunette, en grognant, amusé.


" Puis bordel, qu'est-c'qu'tu cherches à te compliquer la vie, t'as encore un peu de temps pour profiter de ton statut d'élève..." dit-il en lui ébouriffant le crâne.

Retirant rapidement sa main, conscient de sa bêtise, il l'observa un instant. Peut-être que ce n'était pas la meilleure chose à faire, la prendre par surprise, même pour une chose aussi basique qu'un coup de main décoiffant, au dessus du vide, ajouté au fait qu'il était un parfait inconnu tout imposant... formait un résultat peu prévisible. Il espérait au moins ne pas l'avoir effrayée ou vexée.

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Re: Montagne et hauts sommets

Message par : Invité, Jeu 08 Déc 2011, 11:28


Klarh, tout d'abord récalcitrant à dévoiler son métier, m'en parlait maintenant avec enthousiasme. Bien sûr, il laissait planer des zones d'ombres (encore heureux sinon je me serais demandé comment il faisait pour être Auror et vivant) mais j'étais contente de voir qu'il m'accordait autant de confiance. Pour une élève de Poudlard, c'était peu courant de pouvoir parler librement (enfin, plus ou moins) d'un tel sujet avec quelqu'un qui s'y connaissait vraiment. Les "je fais parti d'un nouveau groupe d'Aurors composé uniquement d'enfants surdoués aux dons magiques, intellectuels et physiques incroyables" avaient beau être amusants, on finissait rapidement par se lasser quand on constatait que les fanfarons n'avaient même pas de suite dans les idées.

L'interrogeant sur ses motivations, j'eus pour réponse:
- Hrmm, ouais, vu comme ça, c'vrai que ça à l'air pas très logique. Disons qu'en général, ceux qui ont vraiment besoin d'aide ne font pas la fine bouche. Mais t'as tout à fait raison, des fois j'en viens à regretter d'avoir aidé quelqu'un.

Je me demandais ce qu'il convenait de faire dans un de ces cas. En quoi pouvait-on juger du mérite de quelqu'un ? Qui valait la peine d'être sauvé ? Dans le feu de l'action, pas le temps pour les longues délibérations. Alors qu'on voudrait jauger soigneusement les pour et les contre, on devait faire un choix en un millième de seconde. Je voyais mal comment prendre le meilleur choix dans des conditions de stress. Bah, au pire, on répare la casse après coup.

Il s'excusa d'avoir versé dans les stéréotypes:
- Oh, bah pardonne moi d'faire l'habituel rapprochement entre les adolescents et la révolte contre le système... c'est quand même courant, surtout pour ceux qui sont encore à Poudlard ou qui en sortent tout juste.

- Pas grave, j'ai l'habitude, ris-je. Nous aussi on fait des généralités sur les adultes. Comme 'les adultes ne te trouvent jamais assez mature pour parler sérieusement avec toi". C'est cool de voir qu'il y des exceptions à tout.

Je lui exposai mon point de vue sur les Aurors, la Justice Magique et tout ce qui va avec. Rien de bien précis en fait, juste l'idée que je m'en faisais avec les quelques informations que j'avais à ma disposition.

- 'Faut dire que la vie active, ça change d'la sécurité et simplicité de l'école de sorcellerie. Enfin, sans vouloir t'faire peur... commença-t-il d'un ton banal. Okay, exception mais pas trop.

- Je suppose qu'tu va pas me croire si j'te dis que le Ministère est la perfection absolue... En fait je doutais qu'il se crût lui même. De toute façon ce s'rait un mensonge. Ah. J'pense qu'faut raisonner sur le fait que plus on essaye d'atteindre d'une utopie, perfection, ou ce-que-tu-veux, plus on s'en approche.

Je haussais les épaules. Je n'étais pas vraiment d'accord sur ce point mais je trouvais que cette manière de pensée portait de l'espoir. L'espoir c'était beau, c'était rare et on en avait tous bien besoin alors je ne dis rien et souris.

- Tout ça pour dire qu'ouais, y'a bien des mauvais points, mais si je suis chez les Aurors, c'est bien pour faire pencher la balance... Et pour l'instant, j'ai pas dû à choisir entre le travail et la morale...

J'acquiesçai, satisfaite et rassurée. J'espérais que cela n'aurait pas lieu. Mais si cela arriverait... Pourvu qu'il choisisse la morale.

- Après, moi j'vois pas de cas de conscience à arrêter un mangemort, au contraire... Ce serait presque un plaisir. Bien qu'il est assez décevant d'voir à quel point ils sont irrécupérables, dans la plupart des cas.

Ses premières paroles me firent sourire, les autres... un peu moins. Cela soulevait trop de questions, que je me posais trop souvent.

- Concernant la situation rétablie des Aurors, j'suppose que c'est pas pour rien, c'comme je te disais tout à l'heure : faut que les gens se bougent pour avancer leurs idées, pour arranger les choses... C'est c'qu'on a fait, du mieux qu'on pouvait. Pour ce qui est des autres hors-la-loi, il y aura toujours un soucis, un détail qui empêchera leur retour dans la société... Mais là, j'peux pas t'en dire plus, je préfère pas trop réfléchir sur ça, c'est un sujet assez trouble et dangereux.

- Mais c'est aussi un sujet intéressant. Tu as dit tout à l'heure qu'il fallait bien des gens qui se risquent pour faire progresser les choses. Là c'est pas de la métamorphose mais ça n'empêche pas. Enfin je veux dire: je comprends que tu ne veuilles pas parler de ça avec moi mais pas que tu ne veuilles pas y réfléchir.

Oula ça sonnait très "écoute la voix de la sagesse qui t'ordonne de" cependant j'avais du mal à exprimer clairement et avec diplomatie ce que je pensais. Faute au manque d'expérience, je suppose...

- Puis bordel, qu'est-c'qu'tu cherches à te compliquer la vie, t'as encore un peu de temps pour profiter de ton statut d'élève... lâcha-t-il mi-grognant mi-souriant, me décoiffant (fin c'est pas comme si j'avais une coiffure supra sophistiquée pour grimper en montagne) de sa grosse patte d'ours.

Je me serais bien glissée dans le vide pour lui faire peur, le laissant croire qu'il m'y avait fait involontairement tombée, cependant j'avais un doute quand aux chances que j'avais de réussir l'Arresto Momentum qui me permettrait de me rattraper.

- Rectification: TE compliquer la vie, ris-je. Ouais je sais pas, je crois que j'aime juste bien énerver les autres, fis-je avec un sourire malicieux. Ou alors prends ça comme un entraînement pour supporter les adolescents.
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Klarh Findirs
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Re: Montagne et hauts sommets

Message par : Klarh Findirs, Lun 19 Déc 2011, 12:49


Klarh commençait à bien l'aimer, cette petite. Pas bête, curieuse, ne se laissant pas faire... Il n'y avait plus qu'à voir ce qu'elle allait devenir dans quelques années. Tout ceci ne l'arrangeait pas, lui même n'était pas très vieux, mais avec dix ans de plus, cela commencerait à devenir préoccupant...

Très à l'écoute depuis le début, elle se décida enfin à parler davantage, exposant ses opinions. Elle semblait apprécier le fait que l'Auror ne la prenne pas comme une enfant qui n'avait rien à savoir. Pour lui, il s'agissait d'une personne comme une autre, et elle était en âge de comprendre les choses, alors pourquoi l'envoyer balader ?

Voulant couper court à la discussion concernant le statut des "groupes hors-la-loi", il fut quelque peu agacé qu'elle veuille en parler davantage.


- Mais c'est aussi un sujet intéressant. Tu as dit tout à l'heure qu'il fallait bien des gens qui se risquent pour faire progresser les choses. Là c'est pas de la métamorphose mais ça n'empêche pas. Enfin je veux dire: je comprends que tu ne veuilles pas parler de ça avec moi mais pas que tu ne veuilles pas y réfléchir.

Grimaçant légèrement, il tourna la tête un instant et entreprit de changer de sujet en lui ébouriffant la tête, lui conseillant de ne pas se compliquer la vie alors qu'elle avait encore du temps devant elle.

- Rectification: TE compliquer la vie, ris-je. Ouais je sais pas, je crois que j'aime juste bien énerver les autres. Ou alors prends ça comme un entraînement pour supporter les adolescents.

Hrmm, ah mais oui mais non ! Pourquoi aurait-il besoin d'un entraînement pour supporter les adolescents ? Ce n'est pas comme s'il allait travailler en compagnie dans ce milieu (s'il savait...).

" C'pas comme si j'comptais travailler avec des braillards... J'ai déjà un boulot. 'Puis bon, pour en revenir à tout à l'heure... C'n'est pas vraiment que je ne veux pas en entendre parler, c'est juste que je peux pas te dire à l'avance ce que je ferais dans telle ou telle situation. En plus j'fais que suivre les ordres, pour l'instant... " répondit-il en se relevant.

Il regarda en contrebas... Outch, c'était haut. Il fit un pas sur le côté pour s'éloigner du bord : ce genre de précipice était à envisager différemment lorsque l'on était assis ou debout.

" Évitons d'se faire rapatrier à Sainte-Mangouste..."

Puis il ajouta, à l'adresse d'Abygael...

" Aller... J'dois y aller, j'ai pas tout mon temps moi. J'aurais bien aimé discuter davantage, mais le travail m'attend. En tout cas j'te souhaite bonne chance pour le reste de ton... cursus ? "

Il s'éloigna un brin, jetant un œil à l'affreuse pente escarpée qui lui avait servit d'accès pour son arrivée. Soupirant, l'imposant sorcier grommela :

" A force... C'même plus une épreuve..." fit-il avant de s'adresser à nouveau à la jeune fille. " Bon, désolé d'partir comme ça, à moins que tu n'ai quelque chose à me dire ou demander."

Sans la pointer dans une direction précise, il agita imperceptiblement sa baguette magique, et la sphère magique (qui lévitait toujours dans le vide, depuis tout à l'heure) revint vers lui, se transformant en une sorte de sangle (toujours de la même matière, évidemment) courte, s'accrocha aussitôt à sa ceinture.

Lui répondant si elle avait quelque chose à ajouter, il se retourna, prêt à transplaner...


" Oh, et bien sûr, si t'as un soucis, viens m'voir au Ministère, ou envoie un hibou... Ça fait pas d'mal aux gens de leur rappeler que les Aurors sont tout d'même là pour les aider."

Il lui accorda un sourire sincère, qui changea son apparence dure et brute en quelque chose d'assez protecteur, toujours un peu bourru, avec une pointe de son charme caractéristique.

" J'me déplace pas pour les chats coincés dans les arbres, par contre." finit-il en grognant, amusé.

Et sur ce, CRAC, il transplana, direction le Ministère, pour voir si ce Lysander n'était pas référencé en tant qu'animagus ou quelque chose dans le genre... (ne pouvait-il pas y penser plus tôt ? Quel idiot...). La longue discussion avec cette jeunette le laissa quelque peu songeur durant toute sa journée. Mais il ne se laissa pas aller à l'inquiétude.
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Re: Montagne et hauts sommets

Message par : Invité, Mer 21 Déc 2011, 12:54


Manifestement, la perspective de travailler avec des adolescents n'emballait pas Klarh:

- C'pas comme si j'comptais travailler avec des braillards... J'ai déjà un boulot.

Je haussais un sourcil à "braillards" et à son ton ironique mais ne me lançais pas dans une autre tirade sur les injustes préjugés que les adultes portaient aux adolescents. Pour le coup, je ne pouvais pas nier ce qu'il affirmait. Avoir un travail et y bosser dur, c'était une chose qui n'était pas donner à tout le monde. Je supposais qu'il devait y avoir une quantité suffisante de bons à rien adultes pour ne pas rajouter les bons à rien ados... Cependant ce n'était pas lui seul qui allait choisir les nouvelles recrues et c'était fort probable qu'il ait un jour à faire à des Aurors tout juste majeurs. Ce qui était selon moi tout à fait normal: la guerre jouait aussi notre avenir, nous n'allions pas rester les bras croisés à attendre que ça se passât. Si ces jeunes Aurors manqueraient d'expériences, ils seraient sûrement plus réactifs et dynamiques que les anciens et l'équipe pourraient n'en être que meilleure. Enfin, Klarh aurait bien le temps de constater tout ça, je ne voulais pas lui faire peur tout de suite... Je me contentais de lâcher une petite phrase, histoire qu'il y réfléchît un peu :

- Il n'y a pas d'âge pour mourir. Pourquoi y aurait-il un âge pour se battre ?

Revenant à un sujet qui ne lui plaisait guère non plus:
- 'Puis bon, pour en revenir à tout à l'heure... C'n'est pas vraiment que je ne veux pas en entendre parler, c'est juste que je peux pas te dire à l'avance ce que je ferais dans telle ou telle situation. En plus j'fais que suivre les ordres, pour l'instant...

Ainsi donc, il n'avait pas exactement le même avis que ces supérieurs puisqu'il me disait plus ou moins qu'il serait tirailler entre son choix et les ordres. Je n'allais pas plus loin dans le sujet. Il se releva et eut un regard pour le sol qui était terriblement loin au vu de son expression un peu... affolé.

- Évitons d'se faire rapatrier à Sainte-Mangouste...

A-t-il peur du vide ? me demandais-je, amusée. Cela aurait été drôle de le voir combattre les mangemorts au bord d'un précipice. Avec ses connaissances en métamorphose, il pouvait bien se créer un baudrier et se rattacher à quelque chose pour se rassurer.

- Allez... J'dois y aller, j'ai pas tout mon temps moi. J'aurais bien aimé discuter davantage, mais le travail m'attend. En tout cas j'te souhaite bonne chance pour le reste de ton... cursus ?

- Merci, répondis-je avec un sourire. Mets une bonne raclée aux mangemorts, ou du moins essaie de survivre.

Une petite pique ne lui faisait pas de mal, surtout dorénavant qu'il était à distance respectable de la lanceuse (je tenais encore à mes bras).

Je l'entendis grommeler quelque chose à propos d'épreuve ou je ne sais quoi. A vrai dire je n'étais plus très attentive. Son départ soulevai une grande question: quelle heure était-il ? Je me demandais si l'une de mes poches contenait une montre ou un réveil. Avais-je enlevé cette vieille peluche parlante ? Si elle était encore quelque part à l'intérieur, j'avais une chance de me situer dans la journée. Découragée à l'idée même de fouiller mes poches (mes parents y avaient lancé un sortilège d'extension), je décidais qu'il n'était pas l'heure de s'inquiéter pour rentrer à Poudlard et balançais mes pieds dans le vide.

- Bon, désolé d'partir comme ça, à moins que tu n'aies quelque chose à me dire ou demander.

- Non, je ne crois pas, répondis-je. Je me levais vivement, m'approchait de lui en tendant ma main: Au fait, enchantée de t'avoir rencontrer. C'était cool de discuter de ça.

Je lui serrais la main avec enjouement. Elle était grande et forte, faisait un peu patte d'ours. Elle concordait bien avec le reste de la personne.

- Oh, et bien sûr, si t'as un soucis, viens m'voir au Ministère, ou envoie un hibou... Ça fait pas d'mal aux gens de leur rappeler que les Aurors sont tout d'même là pour les aider.

J'eus envie de dire que je me débrouillais très bien toute seule, merci bien, pourtant il eut un sourire si sincère, comme si cela lui faisait réellement plaisir, que je n'en fis rien. J'aimais voir les gens sourire, d'autant plus lorsque c'était naturel. C'était de plus en plus rare. Je lui rendis donc son sourire avec joie.

- J'irais peut-être d'embêter mais compte pas sur moi pour faire la victime passive qui se bouge pas quand il y a un problème...

- J'me déplace pas pour les chats coincés dans les arbres, par contre.

Je ris, lui adressai un signe de la main juste avant de l'entendre transplaner. C'est bien pratique ce truc... Vivement que j'aie mes ASPICS et que je passe mon permis.

Je restais encore un moment perché là-haut, contemplant la vallée et retraçant ces courbes et les détails que je parvenais à saisir sur un parchemin.


FIN DU RP
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Maria Lunae
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Re: Montagne et hauts sommets

Message par : Maria Lunae, Ven 30 Déc 2011, 19:13


Le soleil ne pointait pas encore à l’horizon, les alentours étaient couleur de cendre, encore teintés de la couleur de la nuit mourante. Maria jeta son vieux sac déchiré sur son épaule et calcula la meilleure façon de quitter l’enceinte de l’école.
Ces derniers temps elle était particulièrement surveillée à causes de ses escapades à répétitions et les heures de colles pleuvaient comme l’eau tombant des nuages et pour bien faire en plus de sécher les heures de cours elle séchait aussi les heures de colles. Elle se faisait de plus en plus absente, à tel point que les professeurs étaient étonnés quand ils la voyaient en cours, elle se demandait pourquoi ils ne l’avaient pas encore renvoyée. Sûrement parce qu’elle avait des notes acceptables malgré son absentéisme, à vrai dire elle avait même de bonnes notes.
Elle emprunta un passage différent que ceux qu’elle utilisait habituellement. Elle était presque sortie lorsqu’elle entendit miauler derrière elle et se retourna.

- Nyx, chut, tu veux me faire repérer ou quoi ? !!! Tu ne peux pas me suivre, s’ils te voient à l’école ils penseront que je ne suis pas loin, ça me laissera du temps avant d’être découverte.

Le félin passa devant elle en l’ignorant de façon royale. L’animal avait aussi mauvais caractère que sa maîtresse.

- Fais ce que tu veux, dit-elle exaspérée par son comportement.

Elles allèrent jusque Pré-au-Lard, s’ignorant aussi bien l’une que l’autre lorsque Maria aperçu quelqu’un qu’elle connaissait plutôt bien sortir de la Tête de Sanglier. Elle attrapa en vitesse son chat et se cacha dans une ruelle afin de mieux observer sans se faire voir. Elle se pencha légèrement, de même que sa boule de poils pour confirmer l’identité de celui qu’elle avait cru apercevoir.

- Mais c’est Yun, que fait-il ici à cette heure… Il va vers les montagnes …

Elle décida de le suivre de loin, rongée par la curiosité, le chat sur ses talons. Ils marchèrent pendant des heures à travers la forêt, trop épaisse pour que la neige nocturne ait recouvert le sol.

Le soleil arrivait à son zénith et cette partie de filage n’avait pas encore prit fin, peut être voulait-il simplement se balader après tout. Mais vu son accoutrement c’était fort peu possible. Son attention se relâchant elle marcha sur une branche morte qui craqua sous son poids. Yun se cacha brusquement derrière un arbre et sonda les alentours. Elle eût à peine le temps de se cacher.
Il se posa dans le creux d’un rocher fit un feu et s’apprêta à manger après avoir mis en place ce qui semblait être un sortilège contre les créatures magiques… Des créatures magiques ? Elle n’était pas spécialement peureuse mais cette idée ne la rassurait pas tellement. Elle vit la nourriture au loin et imagina le goût qu’elle devait avoir, elle n’avait rien mangé depuis la veille au soir hormis quelques gâteaux qu’elle avait pris avant de partir. Elle dévisagea son chat, l’eau à la bouche.

- Dis ma petite chérie, tu m’en voudrais beaucoup si je te passais à la casserole ?

L’animal l’observa avec un regard voulant dire « Quelle question, t’es devenue folle ou quoi ? » ce qui tira bien évidement un sourire à Maria.

- Détends toi je plaisante, t’es avariée depuis longtemps.

Le chat tourna la tête, la reboudant de nouveau quand leurs estomacs gargouillèrent en cœur.

- Bon et bien nous n’avons pas le choix, cette partie de cache-cache a assez duré.

Elles se levèrent et avancèrent vers Yun sans trop se préoccuper du bruit qu’elles faisaient. Elles passèrent la protection et Maria s’abaissa au niveau de l’oreille de Yun pour chuchoter

- Bouh, nous sommes les horribles monstres des montagnes …

Il se retourna brusquement ce qui eut pour effet de surprendre Maria qui tomba à la renverse.

- Calme on vient t’emprunter un peu de nourriture. On meurt de faim …

Affirmation ponctuée d’un grognement de son estomac qui confirma à la perfection ses dires. Elle se releva et frotta les feuilles et la terre sur ses vêtements.

- Désolée de t’avoir surpris, mais qu’est-ce que tu fais ici tout seul ?
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Re: Montagne et hauts sommets

Message par : Invité, Dim 29 Jan 2012, 12:19


[Hrpg : PV avec Svenn, autorisation de Kimoka pour les dés.]

Une journée sans plus, en voilà encore une ennuyante qui allait se déroulée. Eh oui, depuis la perte de son job Ethan erre dans les rues de Pré-au-lard, à la recherche d’animation, d’excitation et d’adrénaline. Le goût du risque lui manquait, il avait besoin de s’amuser. Quoi de mieux qu’un combat avec quelqu’un pour se remettre dans le bain ? Restait plus qu’à trouver qui affronter. De préférence une personne jeune de manière à ce que le combat puisse durer…

Soudain l’esprit génialissime du jeune homme fit tilt et un nom apparut dans sa tête. Svenn. C’était le frère d’une vieil ami d’enfance qu’Ethan avait perdu de vu avec le temps, sauf que son jeune frère étudiait à Poudlard, il était donc en mesure de se battre avec lui. En voilà une bonne idée, le Serdaigle allait donc pouvoir affronter un jeune élève.

Le soleil était plutôt présent aujourd’hui, ce qui allait faciliter le combat entre les deux jeunes hommes. Ethan devait absolument trouver un lieu adéquat, tranquille, où ils pourraient se battre sans avoir à faire attention à ce qu’il y a autour. Tout en arpentant silencieusement les rues de pré-au-lard afin de se rendre à l’extérieur du village Ethan ne cessa de chercher éventuellement un technique, une stratégie pour mettre le plus de chance de son côté. Bien qu’il ait la supériorité sur le niveau il fallait s’attendre à toute éventualité.

Oui car Ethan avait maintenant 26 ans, et Svenn lui devait être à peine majeur. Un avantage de taille, mais il ne devait surtout pas sous-estimer les capacités de son futur (cadavre ?) adversaire. Après une bonne petite demi-heure le jeune homme arriva enfin au pied d’une montagne (falaise ?). Voilà qui ferait un excellent terrain de jeu, un sol rocailleux, des bosses partout etc. Les cachettes y étaient nombreuses, tout ce qu’il fallait pour un combat sanglant. Ou pas.

Car il faut le dire quand même, il y a des petites règles à respecter. Pas de sortilèges trop puissant ou pouvant blesser gravement l’adversaire. Dommage… ça aurait pu être funky un peu de sang par-ci par-là, un bras au loin, une tête ici. Ah mais non c’est vrai, le duel est amical… Pas grave, Ethan se débrouillerait autrement.

Il s’assit alors contre un arbre avant de se laisser tomber par terre de manière à pouvoir profiter de la douce chaleur du soleil qui venait s’étaler sur son corps. Il ne restait plus qu’à attendre Svenn en espérant qu’il ait bien reçu la lettre lui disant où ils devaient se retrouver.
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Re: Montagne et hauts sommets

Message par : Invité, Mar 31 Jan 2012, 22:18


« Svenn,
Il m’a semblé ce matin que l’air était propice à un duel amical. Rejoins-moi à l’extérieur de Pré-Au-Lard, au pied des falaises, dès que tu liras cette lettre.
Ethan. »


Il était rare, voire invraisemblable que Svenn Hudklyn se lève à l’aube un samedi matin. Pourtant, alors qu’il dormait paisiblement du haut de la haute tour des Serdaigle, on le tira sans ménagement de son sommeil. Les rayons du soleil peinaient encore à éveiller la nuit, qui fuyait doucement au rythme des minutes. Alors que Poudlard semblait encore somnoler, un fracas retentit dans un dortoir de l’aile ouest du château. Parmi les quatre élèves qui l’occupaient, trois d’entre eux sursautèrent et échappèrent d’un seul homme à la nuit. Ils ne mirent que quelques secondes à percevoir l’origine du bruit, car celui-ci fut réitéré à de nombreuses reprises. Malgré la pénombre qui régnait sur l’aile ouest de Poudlard aux heures matinales, les jeunes sorciers distinguèrent sans aucun mal la silhouette majestueuse d’un hibou grand-duc impatient. Ils s’empressèrent de lui ouvrir la fenêtre, il s’engouffra promptement à l’intérieur du dortoir. Ce qui irrita les jeunes sorciers, c’était de comprendre que ce hibou grand-duc affairé n’avait pour préoccupation que Svenn Hudklyn, un condisciple du même âge qu’eux à qui ils avaient déclaré la guerre sept ans plus tôt.

Svenn fut arraché de son lit par un monstre de plume enragé. La bête, à coups de bec et de serre, attaqua littéralement le jeune homme sans défense, si bien qu’il tomba de son lit à baldaquin. Eberlué, il tenta dans un premier temps de repousser l’animal, puis, contraint de reprendre ses esprits au plus vite, il s’affaira avec difficulté à détacher la lettre que lui portait le hibou. Celui-ci, satisfait, s’envola d’un battement d’ailes – Svenn fut giflé par les immenses membres de l’animal-, traversa le dortoir en une fraction de seconde et disparu par la fenêtre ouverte.

Tout le monde était secoué par l’évènement, Svenn en particulier, et, avec la fatigue, l’incompréhension s’imposait sur les visages des quatre élèves. Il jugea brièvement que la situation aurait pu être comique dans l’éventualité où il n’était pas par terre, légèrement blessé au bras droit et à la joue gauche. Il détailla en silence ses camarades. Tevey et Geffen étaient deux gaillards bien bâtis, qui seraient prêts à se donner la mort s’ils n’avaient que la mention Effort Exceptionnel à un devoir. Ils étaient doués, et se projetaient tous deux dans une carrière d’Auror. En revanche les deux jeunes hommes, âgés de dix-sept ans, étaient issus de bonnes familles de sorciers et ne pouvaient supporter Svenn. Il se démarquait des autres Serdaigle de sa promotion par son attitude, sa dérision et sa démesure, Tevey et Geffen le considéraient que dangereux, aussi leurs familles avaient à de nombreuses reprises demandé à ce que Svenn soit renvoyé définitivement de Poudlard, sans succès.

Réciproquement, Svenn les haïssait, et ne manquait pas une opportunité de les ridiculiser publiquement. Partager le même dortoir avec des personnes que l’on déteste relève vite du cauchemar. Svenn avait fait en sorte de devenir le cauchemar de Tevey et Geffen. Toutefois le troisième élève, Axel Sorrow, était plus réservé, passif lors des échauffements entre Tevey, Geffen et Svenn, mais très intelligent. Il n’était pas dans le même état d’esprit, de compétitivité, de combativité que Tevey ou Geffen, mais obtenait toujours les meilleurs résultats. Il parlait peu, mais restait attentif en permanence. Svenn l’aimait bien. Il était d’ailleurs en retrait, fixant Svenn d’un regard énigmatique. Son visage était insondable, comme d’habitude, et l’attaque du hibou ne semblait pas l’avoir perturbé. Sorrow était mystérieux, donc intéressant.

Svenn était intrigué par la lettre d’Ethan. Ethan Lestrange. Quelle avait été sa surprise en découvrant un vieil ami de son frère Ayrton à Poudlard ! Ethan avait quitté Poudlard au terme de la première année de Svenn. Ils avaient été assez proche durant cette période, mais Svenn n’avait jamais été très à l’aise avec Ethan. Il y avait quelque chose de terrifiant chez lui. Son regard, glacial, calculateur, avait toujours mis Svenn dans l’embarras. Après le départ d’Ethan, ils avaient continué à communiquer par correspondance, et s’étaient parfois rencontrés dans un bar de Pré-Au-Lard. Ethan était beaucoup plus âgé que Svenn, et malgré qu’il soit certainement le meilleur ami qu’avait le jeune homme, ils se parlaient peu lorsqu’ils étaient ensemble. A travers leur lettres, Ethan restait très vague sur sa vie personnelle, aussi le jeune homme ne savait qu’un détail : il était stagiaire à Ollivander’s. Axel Sorrow lui rappelait beaucoup Ethan Lestrange. S’il avait certainement moins de prestance, ils étaient tout aussi énigmatiques.

Il était anormal qu’Ethan provoque Svenn en duel. A vrai dire, ce n’était jamais arrivé. Un duel, aussi amical soit-il, n’avait pas grand intérêt aux yeux du jeune homme. Svenn n’avait jamais su si Ethan était bon en sortilèges à Poudlard, mais il était de six ans son aîné et avait donc plus d’expérience en tant que sorcier. Tout en se préparant, il s’interrogeait sur les intentions d’Ethan, s’il y avait une raison à leur duel et si oui quelle était-elle. On ne décide pas d’un duel en se levant le matin, à part lors d’une compétition ou d’un entrainement digne des aurors. Il remarqua alors qu’il ne connaissait Ethan Lestrange qu’en surface. Il ne savait pas. Il ne savait rien.

Svenn prit congé de ses condisciples après s’être habillé. Il portait son vêtement des grands froids, un long manteau épais, noir, qui lui tombait aux genoux, ainsi qu’un jean troué toujours précautionneusement rentré dans ses rangers, ses uniques chaussures dont il avait dû racheter un exemplaire chaque année lorsqu’il changeait de pointure. Le soleil avait enfin prit ses droits sur la nuit lorsqu’il sortait des murs de Poudlard, sans être allé manger, et ses doux rayons réchauffaient agréablement à leur contact grâce à l’absence totale de vent. Une fine couche de neige crissait sous les rangers de Svenn. Il traversa Pré-Au-Lard encore endormi, même si un début d’agitation se faisait pressentir, quelques commerces préparaient leur ouverture. Si Ethan n’avait pas précisé exactement le lieu qu’il avait choisi pour leur duel, c’était parce que « le pied des falaises » correspondait à l’endroit où ils avaient pris l’habitude de se rencontrer ces derniers temps. Il y avait de nombreux rochers, le lieu était isolé et il y avait peu de chances pour qu’un importun les dérange, il était un peu élevé et offrait un panorama appréciable sur le paysage alentour. Svenn aimait bien ce paysage, il lui permettait de se soustraire au regard d’acier d’Ethan.

Il ne marcha que quelques minutes, puis arriva sur les lieux. Le sol rocailleux était couvert de neige, les quelques arbres présent étaient nus et les rochers inchangés à leur dernière retrouvaille. Svenn avait suivi des traces de pas dans la neige et avait atteint sa destination en marchant à côté du chemin emprunté par Ethan. Les traces sillonnaient le sol, louvoyaient entre les rochers, pour s’évanouir derrière l’un d’entre eux. Svenn dépassa le rocher, et, sans un regard vers Ethan, lui tournant le dos, regardant le paysage enneigé d’un œil distrait, il resta silencieux un instant. Il cherchait ses mots. Puis il engagea la conversation.

- L’air est-il toujours aussi propice à un duel que tout à l’heure, Ethan ?

Doucement, le vent semblait se lever. Svenn laissa ses mots prendre leur envol, il restait immobile.
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Re: Montagne et hauts sommets

Message par : Invité, Dim 05 Fév 2012, 21:13


Oh oui que le duel allait s’annoncer serrer, Ethan avait besoin de se dégourdir, d’adrénaline, tout ce qu’il y a dans un combat. Bien qu’amical, Ethan n’aurait pas de mal à s’amuser comme il se doit. Le soleil chauffait le jeune homme et lui donnait se sentiment de puissance. Tandis que la neige, elle le dégoutait. C’est vrai, c’est froid, blanc, mouillé….

Voilà quelques minutes que le jeune homme attendait quand une silhouette fit son apparition, sans mal Ethan pu reconnaitre son jeune ami Svenn. Visiblement, il avait été tiré de son sommeil un peu tôt à en juger par sa démarche lente. Sans aucun coup d’œil vers lui, Svenn lui tourna le dos et lança :

Svenn – « L’air est-il toujours aussi propice à un duel que tout à l’heure, Ethan ? »

Oh oui plus que tu ne peux l’imaginer. Ethan était chaud bouillant, rien que l’idée de reprendre enfin les combats l’excitait à tel point qu’il n’en pouvait plus d’attendre. Ne voulant pas prendre son adversaire en traitre, il répondit :

Ethan – « Bien sûr qu’il l’est toujours autant. D’ailleurs, si cela ne te gêne pas, passons les politesses et commençons les choses sérieuses. »

Tandis qu’Ethan se déplaça un peu plus loin de manière à ce qu’il puisse avoir plus ou moins une ve d’ensemble il sortit sa baguette et la serra dans sa main droite. Sans plus attendre, il lança un sort à l’encontre du jeune sedaigle. « Expeliramus ! »
Voilà qui était bien, mais un sort seul n’est pas suffisant et un protego l’annulerait sans aucun problème. « Cogitati calamitas » voilà qui rajouterais un peu d’ambiance, ce sortilège avait pour effet de rendre pessimiste le sorcier visé, avec ça Svenn ne pourrait pas penser gagner le duel. Encore faut-il que ce sort l’atteigne.

Finalement, Ethan décida d’envoyer un dernier sortilège, un de ses favoris. Si jamais le sort frappait Svenn, la suite du combat ne serait plus la même. « Flemjemb !», si avec ça le jeune svenn s’en sort, le combat sera alors bel et bien lancé, pour le plus grand plaisir d’Ethan.
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Re: Montagne et hauts sommets

Message par : Cupidelfe, Mar 14 Fév 2012, 07:35


*PLOP*


- Bonjour, désolé du dérangement, je ne fais que passer. Lequel de vous deux est Svenn Hudklyn ? J'ai un message pour lui...


Bonne St-Valentin
_______________



Parce qu'on s'était entendu là-dessus,
je te souhaite bonne St-Valentin mon coincoin.
Anonyme


Ayant accompli son devoir, l'elfe se courba et disparut dans un nouveau PLOP, ne laissant derrière lui que l'impression d'un mirage.
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Re: Montagne et hauts sommets

Message par : Juliet Lennox, Dim 27 Mai 2012, 11:57



November Hauswald S'cusez l'incruste, mais il n'y a plus de réponse depuis février, alors...
Il faisait chaud. Le genre de chaleur qui fait regretter une petite balade en montagne. Bien sûr, le soleil avait raison de darder ses rayons sur la Terre, c'était dans l'air des choses, puisque nous étions en été. Mais tout de même, si j'avais su, j'aurais choisi de passer ma journée au bord du lac, ou à la mer. A vrai dire, j'étais censée être habituée à une température torride, mais le fait était que même quelqu'un ayant passé son enfance auprès de dragons (qui, rappelons-le, n'hésitent pas à cracher un torrent de flammes quand l'envie leur prend, c'est à dire souvent), habitué à se dépenser sans ménagement, même quelqu’un comme ça pouvait quelquefois avoir des faiblesses. Parfois.

Bref. Aujourd'hui, j'avais décidé de me promener dans les montagnes voisines de Pré-au-Lard. Un peu de temps pour soi, c'était rare, car je partageais désormais ma vie entre Waddiwasi, la boutique dont j'étais la co-gérante avec ma meilleure-amie Abygael, et le Sanglier Rieur, charmante auberge où j'exerçais le métier de serveuse, en partie grâce à une autre amie, Lizzie, rencontrée de façon peu commune. En effet, c'était dans un entrepôt désaffecté de Londres que je l'avais connue. Je ne pouvais pas oublier ce hasard du destin qui nous avait lié, car la miss n'avait pas manqué de me jeter des sorts. Ce jour-là, j'avais manqué faire une rechute, et la venue de la jeune femme m'avait inconsciemment bien aidé à remonter la pente.

Ah ! Enfin, j'arrivais au sommet. L'effort demandé pour gravir le mont était plutôt moindre, et malgré une tendance au relâchement en ce moment, je n'étais pas le moins du monde essoufflée. Mais à cause de la chaleur, je transpirais, c'était inévitable. De la «cime», on pouvait voir tous les alentours, et c'était beau. Émouvant, aussi. L'air soufflait, et me rafraichissait agréablement. Et pourtant... Quelque chose n'allait pas.

Depuis toute petite, j'étais passionnée par la métamorphose. Plus particulièrement, j'admirais les sorciers capable de se transformer en animal sans baguette, les Animagi. Aussi, de mon arrivée à Poudlard jusqu'à mes dix-neuf ans, j'avais travaillé d’arrache-pied pour en devenir une moi-même. Je passais mon examen avec succès, obtenant la note de 19,5/20. Ma d=forme animale était celle d'un coyote, et depuis quelques années, méfiante, j'avais pris l'habitude de ne jamais laisser léthargique mon esprit animal. En l’occurrence... J'avais senti une odeur d'être humain. Par la même occasion, je sentais également sa respiration.

Assise, je me levais avec vivacité, baguette à la main, ressassant tous les sortilèges que je connaissais, prête à sortir mes armes de prédilections pour le combat, à savoir poignards et autres. Je m'efforçais de me détendre, car j'avais tendance à être légèrement crispée. Reprenant mon calme, ralentissant les battements de mon cœur pour garder mon sang-froid si combat il y avait, je m'exclamais à l'attention de l'inconnu : « Montrez-vous !». Plus que sommaire, comme phrase, mais qui avait le mérite d'être claire. Ma voix avait pris cette intonation impérieuse, et, fermement campée sur mes pieds, le port de tête fier et les yeux noisette-doré flamboyants, je n'avais pas l'air de pouvoir tolérer la désobéissance. C'était une méthode d'intimidation qui marchait plutôt bien chez les sorciers n'ayant pas d'intention trop maléfiques ou n'étant pas trop fous, et les Moldus. Aussi j'espérais qu'elle fonctionnerait aujourd'hui...
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November Hauswald
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Re: Montagne et hauts sommets

Message par : November Hauswald, Ven 15 Juin 2012, 18:59


Il faisait chaud. Le soleil dardait de ses rayons incandescents le terrain sur lequel progressait lentement November. Les pieds endoloris, la tête dans un étau, la jeune femme tentait tant bien que mal, de rejoindre le sommet de cette haute montagne. Elle détestait la chaleur. Le soleil était son pire ennemi et, à chaque fois que l'ex Gryffy pouvait l'éviter, elle s'en donnait à coeur joie ! D'ailleurs, on pouvait se demander ce pourquoi November se trouvait à cet endroit de Pré-au-lard, à la merci des rayons incandescents de l'astre lumineux. Considérons simplement que l'envie lui avait pris de marcher, loin, très loin. Il lui venait, parfois, des idées saugrenues, comme, la veille, celle de se jeter de la fenêtre de son appartement. Bien évidemment, la jeune femme avait amorti sa chute à l'aide d'un puissant sortilège.

Haletante, elle arriva enfin au sommet de la montagne. Elle soupira de soulagement jetant un coup d'oeil des deux côtés afin de s'assurer qu'elle était vraiment seule et s'assit lourdement à terre. N'ayant jamais pratiqué aucune activité physique autre que la magie, November ne se révélait pas être une très grande sportive. La jeune femme resta immobile pendant quelques instants puis se releva péniblement, le souffle bruyant.

Soudain, elle entendit un bruit : Une branche craqua, son coeur fit un bond énorme dans sa poitrine. S'immobilisant, elle tenta de savoir d'où parvenait ce bruit. Elle tendit l'oreille. Quelques secondes passèrent quand soudainement, une voix féminine cria à son attention : «montrez-vous !» Tremblotante, November se releva lentement et contourna le buisson derrière lequel elle se trouvait et fit face à l'adversaire. Se préparant mentalement à une éventuelle attaque, l'ex-Gryffondor passa en revue tous les gestes défensifs qu'elle avait appris. Hélas, ses défenses étaient minces, November ne tiendrait pas une seconde devant une jeune fille sportive.

Quel fut son soulagement lorsqu'elle découvrit que la femme qui se trouvait devant elle n'avait pas l'air vraiment dangereuse. Elle avait seulement eu peur de l'ex-Gryffy. En effet, la jeune femme pouvait être bruyante lorsqu'elle effectuait un effort physique particulièrement intensif, quitte à se rendre ridicule ! Soulagée, November répondit : «euh ... z'êtes qui ?»
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Zepheryn Belkoven
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Re: Montagne et hauts sommets

Message par : Zepheryn Belkoven, Jeu 09 Aoû 2012, 13:04


RP UNIQUE avec PNJ Kate Bennet (Belkoven)

Code:
Arbre doré. 9 août. Minuit.

Zepheryn arpentait la taie touffue de hauts buissons, s'eccorchant les poignets et les chevilles, le sang tombant goûte par goûte, ses yeux-même injectés de ce même sang tirailleur. Elle semblait se confondre dans l'obscurité brûlante, l'obscurité purificatrice semblait l'étreindre de ses fermes bras. Une nuit sans lune. Douce pour certains, étouffante pour d'autres comme cette demoiselle. Ses cheveux mal coiffés effleuraient les feuilles, les irradiaient de leur pureté, tandis que ses pieds nus imprimaient la marque sur le sol encore humide. Au loin on aurait vu une sauvage. Un intrus dans ce monde civilisé. De près l'on voit une femme forte. Une femme qui affronte ce qui l'attends. Une femme dépassant ses peurs, mais en proie à cette phase que l'on pourrait qualifier de chute. Une chute vers les tréfonds de la Terre, la chute de l'âme, la chute de l'être. Non. Plus jamais elle ne serait ce qu'elle était auparavant. Aujourd'hui, il ne lui restait plus rien. Plus d'Aloys. Plus de passé. Plus d'avenir. Il lui semblait que seul le présent comptait. Ou plutôt ne comptait-il plus. Peu importe, cependant le rendez-vous qu'on lui avait fixé n'était pas un hasard. Elle n'avait à présent plus rien à perdre, et surtout n'avait-elle plus peur de rien. Il lui semblait avoir affronté les pires situations. Si bien que plus rien ne pourrait lui faire de peine. Plus rien ne la fragiliserait. Plus rien... Non, plus rien. La femme courrait. Elle courrait ainsi cheveux volants, yeux assombris, tête haute - toujours haute - portée vers le ciel, vers cette merveilleux orage qui se préparait au dessus de sa tête de mortel. Des masses sombres se confrontaient, illustrant ce qui se déroulait continuellement en Zepheryn depuis à présent deux mois. Elle ne voyait plus personne. Car plus personne n'importait à présent dans sa vie.

Cours, cours. Elle courrait. Plus vite que son ombre. Le haut chêne surplombait le village. Il était haut et fier. Ses feuilles dorées demeuraient accrochées à ses branches, et il semblait à quiconque qui passait que jamais aucune n'en tomberait. Zepheryn ralentit quelque peu la cadence. Sa mâchoire crispée, elle découvrit une masse haute appuyée contre son tron. La jeune femme reprit au pas de course sa montée fulgurante. Ses pieds auraient pu glisser ? Il ne glissèrent pas. Ses orteilles se cramponnaient à la terre. Elle ne se sentait pas sale. Elle se sentait libre. Une curiosité l'envahissait. Qui étais-ce ? Qui voulait donc la voir ? Et pour quoi ?

Après quelques efforts supplémentaires, la Brésilienne parvint au haut de l'imposante montagne. L'air y était plus frais, ce qui eut bon de remodeler quelque peu ses mèches rebelles. Elle se tenait près de l'ombre. Près de la silhouette aussi haute que la sienne. Elle ne voyait pas. La nuit voyait pour elle. Mais elle refusait de lui chuchoter de qui il s'agissait. Un silence imposant régnait. Aucune des deux ne bougea, comme attendant un signe de l'autre. Soudain un éclair jaillit-il dans le ciel. Un éclair éclairant les deux visages. Le visage de Zepheryn, reluisant de jeunesse et pourtant vieillit par ce laissé-allé, par cette mine maussade, par ces yeux jaillissants. Le visage d'une autre. Plus vieux, certes, mais plus matûre. Des yeux d'un bleus clair presque troublant restaient posés sur la silhouette de Zepheryn. Ses cheveux longs et fins tombaient de part et d'autres de son visage pâle, tandis que ses mains restaient serrées l'une dans l'autre. Un sourire demeurait là, plaqué, des rides naissantes dévoilées. La brésilienne se recula vivement, toute hébétée.

Bonjour, Zepheryn. Bonjour, ma fille.
Comment oses-tu.

Kate Belkoven s'avança, rattrapant les pas manqués vers sa fille. Sa tête se pencha légèrement, observant les moindres recoins de la peau de sa fille. N'avait-elle pas grandit depuis toutes ces années ? Il lui était arrivé de l'observer de loin. Toujours de loin... Bien trop loin.

Comment oses-tu venir jusqu'à moi. N'as-tu pas honte ?

Zepheryn, tentant de cacher sa surprise et de garder son calme, de se montrer forte et téméraire - comme Kate elle-même le lui avait recommandé dans cette lettre maudite - serra les points, retrouvant la rancoeur et la haine éprouvée face à la vérité révélée au cimetière. Elle revoyait ce faux cadavre dans ce cercueil, cette lettre, chacun de ces mots la cisaillant de toute part. Qui au monde aurait-il eu l'idée de dédoubler son corps, de l'enterrer et de se faire croire morte de la sorte ? De faire du mal à un homme et un bébé à peine né ?

La honte n'est pas un sentiment à éprouver. Il arrivera un jour où tu sauras la repousser et la maintenir en parfait équilibre. Ce jour là, tu sauras être en harmonie avec toi-même. Car cela signifiera que tu sauras faire de bons choix.
Tu peux m'épargner tes salades et te les garder pour toi-même. J'ignore pour quelle raison tu m'as amené à toi, mais à ta place je ne me permettrais pas d'employer de tels mots sans les appliquer.
Je les applique, ma chérie. Non d'une veracrasse, tu parles comme ta mère. Je suis fière de t'avoir comme f...
Je ne te ressemblerais jamais. Jamais. Tu entends ?

Zepheryn sortit sa baguette. Elle lança un #Levicorpus qui toucha sa cible. La jeune femme menait du bout de la cheville sa propre mère, à qui elle lança un regard fier et hautain.

T'as tout foutu en l'air. Papa est mort, et ce par ta faute. Oui, tout est ta faute. Tu m'as fais croire des horreurs des années durant, tu m'as laissé croire que j'étais fautive de tout de A à Z. Tu n'es pas ma mè...

La baguette pointée de Kate, un sort frappa Zepheryn qui la crispa. Elle voulait parler ? Elle ne pouvait. Elle voulait son orteille ? Elle ne pouvait pas mieux. Elle était toute paralysée, tandis que sa mère retombait légèrement sur le sol ferme en époussetant sa cape.

Ne m'oblige pas à être désagréable, mais tout compte fait c'est mieux ainsi. Ne trouves-tu pas ? Oh oui, tu ne peux plus parler. Ni bouger. Tu as hélas encore beaucoup à apprendre... La puissance ne suffit pas toujours, il fait toujours être attentif, vois-tu. La rapidité est la clé de tout. Ne te laisse pas aveugler ma chérie. Un simple sort suffit souvent à calmer les ardeurs.

Le regard noir de haine de Zepheryn coulait dans le sien. Sa mère contourna l'arbre, laissant ses doigts effleurer l'écorce.

J'aime cette lueur dans tes yeux. Tu jettes des flammes flamboyantes. C'est beau à voir. Mais je ne suis pas là pour te complimenter. Ne sois pas déçue, tu es bien à la hauteur de mes espérances. La vérité est souvent dûre à avaler. Je sais ce que tu ressens. Il m'est arrivé de ressentir autre chose par le passé, mais il n'est pas l'heure d'en parler. Aujourd'hui, c'est de ton père que je veux parler. Zepheryn, ne te baigne pas d'illusions. C'est la vie, noire et dure, qu'il faut endurer. Il faut cesser de croire tout ce que l'on voit et tout ce que l'on entends. Il faut mener ta vie et combattre d'arrache pied.

Kate s'accroupit à la hauteur de Zepheryn et lui aggrippa violemment le menton. Une odeur de jasmin envahit son nez. Elle ne plissa pas du nez, ça non, c'était là la senteur qu'elle aimait plus que tout... Elle sentait... Elle se sentait étrange, soudain... Elle se sentait comme... Dévoilée.

Regarde-moi dans les yeux. Laisse-toi aller. Je veux te montrer quelque chose.

Ses yeux s'affaiblissaient. Elle se sentait aller à sa mère. Elle se sentait se détacher d'elle-même. Et soudain, elle était en elle ! Sa mère avait pénétré son esprit. Elle la sentait serpenter. Elle la sentait ramper tel une vipère. Aucun de ses souvenirs ne furent fouillés. Kate Belkoven tenait à lui laisser sa vie privée, et lui montrer qu'elle n'avait à présent qu'un but. Lui montrer la vérité. La vérité, seulement la vérité. Et violemment le lâcha-t-elle. Un souvenir. Un seul... Le plus douloureux souvenir de son existence.

___

Un visage se penchait. Spectatrice, invisible à leurs yeux, Zepheryn se tenait là quelque part, non loin des deux êtres. Elle reconnut bien vite le visage neuf et frais de sa mère. Elle lui ressemblait énormement en cet instant, s’en était presque troublant. Son père lui aussi jeune l’observait avec une douceur enveloppante.

Qui es-tu réellement, Kate ?
Pourquoi tant de questions inutiles. Elle ne te mèneront à rien. Mon passé est derrière moi, et je ne cherche pas à l’exploiter de nouveau. L’essentiel à viser est l’avenir, ne penses-tu pas ?


La jeune femme toucha son ventre délicatement, son ventre rond et si gros qu’il était facile à imaginer qu’elle arrivait au terme de sa grossesse. Paolo le caressa à son tour, sans toutefois se relâcher.

L’avenir n’existe pas sans le passé. Pour l’enfant, Kate, pour moi, pour parvenir à délaisser pour de bon ton passé, il te faut le partager. Tu ne peux te résigner à t’emmurer indéfiniment. Me penses-tu aveugle ? Je la vois dans tes yeux, cette lueur… Etrange.
Me trouves-tu étrange ? Sois sincère.
Par moment, je ne te reconnais pas. Par moment je réalise que je ne connais qu’un bout de toi. J’ai le sentiment que tu me caches des choses, et ça fait mal. N’aurais-tu plus confiance en moi ? M’aimes-tu ? Si oui, alors prouve-le.

Kate soudain partit d’un rire nerveux.

J’aurais pu choisir de m’inventer une fausse vie trésor. Je ne l’ai pas fais. Car je hais le mensonge. Il arrive cependant des fois… Où il est nécessaire de cacher la vérité. La vérité peut faire mal, peut faire peur.
Je n’ai peur de rien.
C’est ce que tu penses. Pas ce que tu ressens.

Paolo soupira. Zepheryn observait surtout sa mère. Chaque traits de son visage. Elle semblait sereine, mais elle se doutait qu’un combat continuel se menait en son être sans parvenir à savoir pourquoi ni comment.

Je n’ai peur de rien.
Crois-tu en la magie, Paolo ?

Ce dernier l’observa, un instant, incrédule.

- Ne changes pas de sujet Kate, je parle d’un sujet sérieux, le moment n’est pas pour les enfantillages. Je parle de toi. Je parle de nous. De notre enfant. Notre situation n’est pas facile, mais nous nous aimons. Il faut baser le tout sur notre confiance, tu comprends ? C’est le seul élément qu’il nous reste. Ou tout s’écroulera. Fais-moi confiance. Je t’aime, Kate, et je ne veux que ton bonheur. Rien d’autre.
- Je n’ai jamais été aussi sérieuse de toute mon existence. Crois-tu en la magie, oui ou Mer**.
- Non.
- Alors il va te falloire y croire. Je suis une sorcière. Ne me regarde pas ainsi, je ne me moque pas de toi. J’ai tout quitté. J’ai tout quitté. Ma famille, le monde magique, tout pour toi. Regarde tes yeux. N’est-ce pas là de la peur que je décèle ? Ne parle pas. Ecoute moi. Tu es un moldu, Paolo. Comme des millards de gens dans le monde. Mais il existe une communauté d’hommes doués de magie, des milliers d’hommes et de femmes tout comme d’enfants perpétuent leur lignée, comme il arrive à de simples hommes comme toi de se découvrir ce don. J’appartient à une noble famille. Je suis riche, Paolo. Aujourd’hui, je suis pauvre à tes côtés. Je suis pauvre d’argent et j’ai perdu mon rang, mon sang est putride à leurs yeux. J’ai tout abandonné pour toi, mon amour… Parce que je t’a…
- Sorcière… Sorcière… Je ne te crois pas, tu te fou de moi. Comment oses-tu inventer une histoire pareille.

La voix s’élevait. Il était en colère, et pourtant ses mains tremblaient légèrement. Kate se leva et sortit sa baguette délibéremment. #Aguamenti. Un filet d’eau se déversa de sa baguette et vint humidifier le visage de son compagnon.

- Un petit rafraichissement ? Tu es pâle, ne va pas t’évanouir. Je n’invente rien, je suis une sorcière que tu le veuilles ou non.

La femme se rassit près du moldu.

- Difficile à croire, n’est-ce pas ? J’avais un avenir tout tracé. Ma famille perpétue une lignée de sang pur, c'est-à-dire de sorciers purs sans aucun mélange moldu. J’ai été élevée dans la théorie que les moldus sont indignes de confiances, mauvais, ingrats. Mais c’est faux. Et c’est en bravant mon propre père que je me suis enfuie de ma famille. Ne me regardes pas comme ça, je n’ai que très rarement utilisé ma magie.
- Sor… Sorcière…

Paolo se leva brusquement, saisissant sa baguette d’une main. Kate se débattit pour la rattrapper. Son compagnon tenta des moulinés afin de s’en servir mais, naturellement, rien n’en sortit.

- SORCIERE !
- Arrête !
- SORCIERE !
- Paolo !

Il était rouge de colère et ivre de pouvoir. Crac. La baguette de Kate Bennet fut cassée… Coupée en deux. Horrifiée, la jeune femme se précipita sur les débris, des soubressauts l’assaillant de toutes parts.

- Tu n’es qu’une… Qu’une sorcière… Depuis le début, je le voyais dans tes yeux de démones, dans tes yeux déchus ! Comment ai-je pu te toucher ! Abomination. Regarde tes yeux larmoyants, tu es parvenue à m’enchanter pour m’amener à toi et pérpetuer ta lignée n’est-ce pas ?
- Comment oses-tu me dire une chose pareille ! Tu ne connais rien à la magie, je ne t’ai pas une seule fois touchée de ma magie, je n’y ai d’ailleurs pas une seule fois touchée jusqu’à aujourd’hui depuis que je me suis enfuie.
- Ne parle pas, ta langue de vipère sifflotte et m’envenime tout entier.
- Paolo !
- Tous les gens du village sauront qui tu te caches derrière ton masque. Et tu mourras, éttrippée par tous. Toi et ton enfant. Pas le miens. Une créature mauvaise et aussi veule que tu ne l’es.
- Oh mais quel importuné !

Kate se releva brusquement, le fusillant du regard et s’approchant telle une fusée vers lui. Elle était rouge de colère.

- Comment oses-tu me parler sur ce ton. Me parler ainsi. Sais-tu réellement qui je suis ? Sais-tu réellement ce que je peux faire à ta bouche infestée de cafards ? J’ai tout quitté pour l’homme que tu es, et à l’heure actuelle ma famille me recherche toujours. Je suis une femme importante, bien plus importante que tu ne le penses. Je te déconseille de…

Un gémissement sortit de sa bouche et la jeune femme s’écroula lourdement sur le sol. Sa robe s’impreigna d’un liquide translucide. Elle perdait les eaux. Paolo face à ce spectacle se retourna sans un seul regard.

- De te laisser ? Crève en enfer.

Et la haute silhouette du père de Zepheryn s’évapora, tandis que le visage torturé par la douleur de sa mère s’estompait.


___


Le retour à la scène postapocalyptique du ciel s’éclairant vivement au dessus de leurs visages raisonnait en sentance aux images et aux paroles qu’elle venait d’assister. Kate souriait simplement, comme habituée et insensible. Zepheryn elle restait scotchée, et son expression la trahissait vivement. Etais-ce un cauchemar ?

- Non, la réalité.

Kate Bennet – tel était son nom – s’approcha de sa fille et posa une main sur son épaule qui ne fut pas retirée. C’était une première victoire pour cette mère.

- Que s’est-il passé par la suite ?
- J’ai accouché seule. Là où il m’avait laissé. J’étais faible et, sans baguette, démunie. J’ai eu la chance de trouver une femme passant dans le champ qui eu la bonté de me conduire chez elle et de nous prodiguer des soins à nous deux.
- Pourquoi ? Pourquoi m’avoir laissé chez ce monstre… Pourquoi était-il ainsi. Si gentil avec moi ? Il semblait si… Si inhumain dans ce souvenir. Est-ce un vrai souvenir ?
- Doutes-tu un seul instant de cela ? C’est un véritable souvenir, Zepheryn. Je suis ici pour t’apprendre l’unique vérité, rien de plus. Je ne souhaite pas t’influencer dans tes choix mais demeurer enfin à tes côtés pour t’aider. Tu as beaucoup de choses à apprendre sur moi, et sur toi-même en partie. Sur ta famille. Je suis soulagée que tu ai rencontré Ethan. Un chic type. Mais le moment n’est pas d’évoquer tout ceci, il te faut du temps pour tout assimiler ou tu ne t’en remettras jamais. N’est-ce pas ?

Elle se répartit d’un rire, et soudain l’enlaça avec violence. Comme une pulsion nécessaire, une attente trop longuement insatisfaite. Surprise mais rassurée par cette présence maternelle, Zepheryn s’en alla à elle. Aucune larme ne coula. Car elle avait fait une promesse. Celle de demeurer forte en toute circonstances. Elle se sentait rassurée, et à la fois enragée.

- Oui, je sais. Je sais, et combien je le suis également ! Tant de fois j’ai espéré, imaginé ce moment. Je t’ai observé depuis toujours. Mais laisse-moi d’abord te dire que si j’avais pu je t’aurais gardé à mes côtés. Seulement cela m’était impossible. Il me fallait regagner ma famille, et refaire mes preuves auprès des miens. Ce ne fut pas une tâche facile, et toi à mes côtés, tout aurait été compliqué. Tu es une sang-mêlé Zepheryn, et cela, ma famille ne l’aurait jamais accepté. Mais à mes yeux, tu es la plus belle, la plus fulgurante, et surtout la plus courageuse des femmes. Tu es une sang-pur, et mon sang coule dans tes veines. C’est une preuve indéniable que tu sauras avancer comme je l’ai moi-même fait. J’ai donc fais le choix de t’apporter à lui. Je t’épargnerais la scène, qui fut plus violente encore que la précédente. Cependant une somme importante d’argent le convaincut finalement de te garder. A tes 10 ans, tu devais me revenir. J’ai attendu bien longtemps, crois-moi. Et tu ne m’es jamais revenue. J’ai donc commencé à chercher ta trace. Il m’était impossible d’entrer dans l’enceinte de Poudlard. Que de complications. L’essentiel est que nous soyons de nouveau réunies. Ma petite, je sais que nous avons beaucoup à rattrapper ensemble. Mais je serais à présent toujours présente à tes côtés…

Zepheryn se détacha lentement de ce parent. Elle était belle. Elle relâchait autours d’elle une aura forte et persuasive. Mais elle ne cherchait pas à se laisser persuader, ce souvenir avait suffit à balancer la balle dans l’autre camp… Elle éprouvait soudainement ce sentiment étrange qui vous fait vous sentir en colère.

- Mère, je regrette de m’être emportée. Mais comprends-tu, pendant toutes ces années…
- Je sais.
- Tout est à présent différent.
- Tout.
- Que s’est-il passé lorsque tu as retrouvé ta famille ?

Kate Bennet l’observa un instant, comme hésitante. Elle lui prit soudain la main.

- J’ai beaucoup de choses à t’apprendre, ma fille. Allons-y doucement, étapes par étapes. Ce rendez-vous est satisfaisant, et je pense qu’il est nécessaire de s’en arrêter là pour le moment. Tu as une famille, Zepheryn. Ne l’oublie plus à présent. N’oublie pas non plus le passé. Car ton père avait sans doutes raison sur une chose : le passé construit l’avenir…

Sa mère l’observait étrangement. Soudain l’enlaça-t-elle de nouveau et se retourna-t-elle vivement.

- Je reviendrais à toi le moment venu. N’oublie pas ton cousin Ethan. La famille, c’est important…

D’un plop s’envola-t-elle. Un éclair jaillit. Tout était clair. Tellement plus clair... Elle voyait ses souvenirs soudain se remodeler. Tout changer. Les sourires lui semblèrent hypocrites. Les poignets de mains lui semblèrent féroces et violentes. La torture lui semblait voulue. Et la mort méritée. Zepheryn s’adossa à l’arbre doré. De loin on croirait reconnaitre la silhouette de sa mère. La jeune femme ignorait encore des choses sur elle. Mais la vérité, à ses yeux, n’avait plus aucune autre importance. Elle se sentait apaisée. Les deux mois qu’elle venait de passer semblaient loin à ses yeux. Aloys était partit. Sa mère lui était revenue. Son père était un connard.

Un connard de moldu.

FIN.
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Re: Montagne et hauts sommets

Message par : Nikki Sullivan, Sam 02 Mar 2013, 21:09


[ PV Yuze Perceval Jedusor ]


Nikki errait dans les rues désertes de Pré au Lard depuis maintenant un bon bout de temps. Il faisait froid mais, peu importe. Elle n'avait vraiment pas envie de retourner dans le château et expliquer le comportement assez bizarre qu'elle avait depuis quelques temps. En fait, elle fuyait. Elle fuyait les gens, les questions et tout ce qui pouvait s'ensuivre. Elle n'avait pas envie de parler, avec personne. Elle voulait juste être seule et réfléchir un peu à tous les bouleversements qui était rentré dans sa vie depuis peu.

Cela faisait des heures qu'elle marchait ou tourner en rond et ses membres commençaient à être légèrement engourdi. Elle s'en fichait aussi, elle avait envie d'hurler. D'hurler à quel point sa vie était misérable. Elle voulait pleurer aussi mais, rien de ce qu'elle pourrait faire ne changerais ce qui s'était passé. Alors, elle rester là, tel un fantôme ne sachant plus vraiment quoi faire ou quoi dire pour s'en sortir. Elle aurait aimé ne plus rien ressentir, plus de sentiments, plus de peine, plus de regret. C'était peut-être ça la solution.

La verte et argent se dirigea d'un pas décider vers une montagne attenante au petit village. Si seulement elle savait transplaner, cela aurait été beaucoup plus rapide. L'avantage est que pendant toute son ascension elle pourrait réfléchir. Être sur qu'elle faisait le bon choix. Elle laissa ses pensées l'envahir, ses souvenirs remontèrent à la surface. Après tout qu'avait-elle à perdre ? Rien. Personne ne viendrait pleurer sa disparition et ce serait mieux comme ça. Il y avait peut-être bien Nathanaël, Ailinn et Alexie qui en serait affecté mais, il valait mieux cela que de continuer à vivre avec ce fardeau.

De plus ça la libérerait elle. Elle souhaitait tant effacer cette soirée de sa mémoire qu'elle aurait été prête à tout pour ça. Elle arriva finalement au sommet, essoufflé de la marche qu'elle venait de faire. Le temps n'était pas vraiment lumineux et le ciel était à présent gris prévoyant sûrement un gros orage. La Serpentard avait l'impression que cela reflétait bien son humeur du moment. Du moins, l'état dans lequel elle était depuis un certain. Seule une personne était au courant de ce qui se passait et Nikki l'évitait le plus possible ne voulant pas revenir dessus. Elle n'en parlerait à personne d'ailleurs, elle ne savait que trop bien la réaction qu'ils pourraient avoir. Ensuite ce serait des rumeurs, des murmures sur son passage et elle ne pourrait pas le supporter.

Elle imaginait déjà assez bien le surnom qu'on lui donnerait. Nikki le monstre. Mais au fond n'était-ce pas ce qu'elle était ? Elle poussa un long soupir refusant de supporter ça plus longtemps et s'approcha du bord de la falaise. C'était vraiment haut et il y avait une jolie vue d'ici mais, c'était sans importance. Plus rien n'avait d'importance et bientôt tout serais terminé. Une larme roula le long de sa joue. Il fallait qu'elle trouve le courage de sauter.
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Montagne et hauts sommets.

Message par : Yuze Perceval Jedusor, Sam 02 Mar 2013, 21:30


Cela faisait longtemps que Yuze n'avait pas mis les pieds à Pré-Au-Lard depuis bien longtemps, mais à ce qu'il pouvait voir, rien n'avait bien changé ... Il n'y avait pas grande nouveauté et il ne comptait pas s'y attarder. Il passait juste voir, le temps d'une petite balade, pour s'occuper l'esprit et se dégourdir un peu les jambes plutôt que rester cloitrer à Poudlard, dans son dortoir à ne rien faire. La seule chose qu'il faisait dans une journée, c'était changer les bandages qui couvraient la moitié de son visage brûlé. Il faisait toujours attention qu'il n'y ait personne à proximité, qui vienne le déranger et voir son beau visage malheureusement calciné. Par-dessus les bandages, il mettait une sorte de foulard, qui était bien plus beau.

Il avait eu l'intention de se rendre à la tête du sanglier pour voir si Axelle y travaillait toujours. Au moins, il reverrait une ancienne connaissance avec qui il pourrait parler librement, mais bon, elle avait sûrement du quitter son job vu que cela faisait des mois que Yuze avait quitté Poudlard. A cette pensée, il se résigna à se rendre au Bar et préféra continuer la balade. Il ne savait trop quoi faire à vrai dire. Il n'avait jamais vraiment visité Pré-Au-Lard et n'avait pas l'intention de le faire.

Après une quinzaine de minutes de marche, il remarqua un petit chemin qui menait en haut de la montage qui surplombait tous les environs. De là, il pourrait apercevoir une belle vue en gris et blanc vu que son deuxième oeil, qui lui n'était pas calciné, avait un autre problème ... Il était devenu daltonien, il ne voyait plus aucune couleur ... Grimpant la colline à petit pas, il voyait de plus en plus les horizons s'ouvrirent devant lui. C'était un assez beau spectacle, malgré la couleur qui n'y était pas. Puis, enfin, il aperçut le bout de sa montée et remarqua une silhouette.

De dos, on pouvait apercevoir les cheveux bruns, qui devait sûrement appartenir à ceux d'une fille. Elle était au bord de la falaise et il ne savait pas ce qu'elle faisait ... Peut-être voulait-elle sauter ? Il n'en avait aucune idée, mais ne préférait pas la laisser comme ça. Si elle n'apercevait que l'horizon elle lui dirait, mais si elle voulait en finir avec la vie, il serait toujours là pour l'en empêcher ... Si c'était le cas, cela ferait deux fois qu'il viendrait en aide à une personne et franchement, cela ne lui ressemblait pas.

S'approchant derrière elle sans trop de brusquerie pour ne pas lui faire peur et qu'elle glisse accidentellement, il posa délicatement une main sur son épaule :

- Excuse-moi de te déranger, mais je voulais juste savoir si tu regardais seulement l'horizon, où si tu comptais faire autre chose ?

Si elle ne fixait que le paysage, il la laissera tranquille et redescendrait de la falaise pour la laisser toute seule et ne pas la déranger, mais si c'était autre chose, il devrait l'aider un petit peu ...
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