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Collines de Loutry Ste Chaspoule
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Pandora Forester
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Re: Collines de Loutry Ste Chaspoule

Message par : Pandora Forester, Dim 20 Oct 2013 - 17:39


RP avec Dwayne Madison


∆ Everything eventually changes. Even myself. ∆
.............................................................................................................................



Je soupire longuement avant de poser mes fesses sur une souche d'arbre. Je me gratte mon nez retroussé et ferme les yeux dans un souffle. Mes paupières sont lourdes et l'envie de dormir est omniprésente depuis quelques heures déjà. Je passe mes mains sur mon visage plus pâle que d'habitude à cause de l'absence de sommeil. Je reste plusieurs minutes dans cette position puis dans un effort considérable, retire le tissu de ma manche qui recouvrait le cadran de ma montre pour jeter un œil à l'heure qu'il est. Le soleil avait décliné depuis longtemps déjà, et seules les étoiles me tenaient compagnie ce soir-là. Les aiguilles dorées indiquaient 23h56, très précisément. Je m'humectais les lèvres avant de regarder derrière moi, par-dessus mon épaule. La route destinée aux voitures n'était pas très loin. Si jamais un véhicule motorisait passait, je pouvais très clairement l'entendre. Cependant, aucune personne n'avait semblé s'être aventuré là depuis brave lurette.

Je sors mon portable de ma poche, puis le dévérouille en tapant un code sur le clavier. En quelques secondes, mon fond d'écran apparut. C'était Liam et moi, prenant la pose comme des débiles et souriant de toutes nos dents. Il portait son T-Shirt favoris et moi son bonnet rouge American Apparel que je lui avais piqué dans sa penderie le matin même. À la main, il tenait une glace et moi j'avais passé mon bras autour de ses épaules. Je me tenais sur la pointe des pieds, mon frère étant devenu plus grand que moi, malgré ses deux ans de moins. Mon bras tendu tenait l'appareil photo. Je me souvenais très bien de ce jour. C'était celui où nous étions allé à la fête foraine, pendant les grandes vacances d'été. En fond d'écran, les lumières des attractions étaient floues et le ciel orange coloré à cause du soleil couchant donnait une magnifique teinte au cliché. Dans un coin, on pouvait même apercevoir un petit bout de bleu foncé, ondulé : la mer. Ce parc était sur la plage.

Ne m'attardant pas plus longtemps sur la scène, j'allais directement dans mes applications et cliquai sur celle que j'avais choisie : un plan. J'avais sérieusement un don pour me perdre, ou que j'aille. Heureusement que je trimballai mon téléphone partout avec moi. Une carte des alentours se matérialisa sur l'écran. Je fronçai les sourcils. La pénombre contrastait avec la lumière vive de l'appareil et de plus, je ne comprenais rien à leur truc. Il y avait plein de chemins qui se croisaient, des flèches, des noms de villages et l'emplacement de certains commerces. Je lâchai un grognement en faisant bouger le curseur. Le manque de réseau faisait ramer la machine et l'image apparaissait pixélisée. Après plusieurs longues secondes d'attente, résigné, je me levai de mon siège pas confortable, sorti de cette fichue carte à la noix puis remis le cellulaire dans la poche arrière de mon pantalon. Je regardai autour de moi, ayant l'espoir que de belles pancartes se matérialisent devant moi. Il n'en fut rien.

Résignée, je me mis marcher. Au lieu d'aller vers la route, que je venais de faire de long en large, je me dirigeais dans la direction opposée, vers le fond de la forêt en pente douce, se situant sur une des collines bordant le petit village de Loutry-Sainte-Chaspoule. Peut-être qu'au bout de quelques instants de promenade, j'allais trouver un nouveau chemin qui me mènerait tout droit hors de ce bois. Je replaçai une de mes mèches de cheveux auburn derrière mon oreille puis entama mon opération sauvetage. Je reniflai de temps à autre, entre deux chutes dues à des racines ou entre trois branches prises dans la tête. Voilà que je commençais à être malade, Youpi. Grognant une énième fois, j'allais me décider à sortir ma baguette de la poche intérieure de ma veste en jean pour éclairer mon chemin, les feuilles des arbres hauts obstruant tout passage ou interstice pour laisser passer la lumière de la lune. Néanmoins, je me ravisai : du bruit.

e me stoppait soudainement et tourna vivement la tête vers la gauche (c'est de là-bas que le bruit provenait). Je faillis sauter de joie en apercevant la silhouette d'un homme, ses détachant quelque peu de la noirceur de l'endroit. Si je ne me trompais pas, il était de dos et avait une large carrure. Ne valait mieux pas l'embêter. Un sourire béat étirant mes lèvres, je lançai d'une voix claironnante une question stupide :

-Hé ! Vous là ! Vous pouvez pas m'aider ? Je me suis paumée. Vous êtes du coin ?
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Dwayne Maddison
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Re: Collines de Loutry Ste Chaspoule

Message par : Dwayne Maddison, Dim 20 Oct 2013 - 19:36




6 longues années. Autrement dit, une éternité. Mes pieds n'avaient plus foulé le sol anglais depuis tout ce temps. J'avais vécu ailleurs, dans un monde qui me semblait être un autre. Un endroit où les personnes acceptent les gens différents, les personnes dans mon genre. Norvège, terre de providence. J'y avais vécu ces 6 dernières années, afin d'en apprendre plus sur mon statut. Apprendre à me maîtriser, à savoir comment je pourrai optimiser mon contrôle lors de mes transformations. Bien entendu, j'étais encore loin d'avoir atteint mon objectif. Je ne pouvais pas contrôler le monstre lorsque la pleine lune trônait haut dans le ciel. Non. Je pouvais juste me permettre quelques éclairs de lucidité, de temps à autre, rien de plus. J'avais vécu auprès de Loup Garou vieux de 60 ans, eux savaient se maîtriser à la limite du possible. Il m'avait appris les bases, je devais peaufiner mon entraînement seul.

L'homme torturé que j'étais il y a 6 ans s'assumait mieux qu'avant. J'étais revenu des idées plein la tête, un rêve hantait mes pensées. Je voulais faire de l'Angleterre un pays comme la Norvège, c'était mon but et j'avais hâte de le mettre en place. Lors de ces 6 années, j'avais vécu loin de mon père, de ma soeur.. Si je ne l'avais pas tuée de mes crocs, j'aurai également put cité ma mère. C'était une des raisons qui avait précipité mon départ, j'avais tué ma mère. Quel homme pourrait vivre avec ce geste sur la conscience ? Je n'en connaissais pas tellement, moi-même je n'y arrivais pas. Je ne l'avais avoué à personne, pas même à mon père. Pour lui, une bête sauvage nous avait attaqué pendant la nuit, rien de plus. Jamais il ne saurait que la bête ayant tué sa femme était son fils. Je m'en étais voulu, je m'en voulais toujours.

A mon retour, j'avais prévu de rendre visite à quelques personnes. Tout d'abord, ma famille bien entendu. Ensuite Elenna. C'était elle qui m'avait transformé, c'était également mon pilier. Je voulais lui faire part de mon projet, voir si elle souhaitait me rejoindre dans la bataille que je voulais mener. Au fond de moi, je savais que tout ce qui m'était arrivé jusqu'à maintenant était de la faute d'Elenna, pourtant je n'arrivais pas à lui en vouloir. Dés l'instant où elle m'avait avoué que c'était elle qui était à la base de ma situation, je l'avais pardonné. J'avais pu lire dans son regard toute la peine qu'elle ressentait d'avoir fait d'un innocent un monstre sanguinaire. Je ne lui en voulait pas, même lorsque j'avais tué ma mère sous ma forme lupine. Après tout, elle n'était qu'à la base de ma transformation. Les choses qui en découlaient n'était pas de sa faute, mais de la mienne. C'était moi qui ne m'était pas renseigné sur la prochaine pleine lune, à l'époque.

Chassant toute ces mauvaises pensées de ma pensée, je revenais peu à peu à moi. J'avais calculé mon retour, je savais qu'aujourd'hui était jour de pleine lune. Je voulais courir dans les champs anglais pour la première fois depuis longtemps, je savais que mon autre moi apprécierait. Avec le temps, j'avais appris que le meurtre faisait partie quotidienne de la vie d'un Loup Garou, j'avais fini par accepté qu'il se pouvait que je tue une ou deux personnes par nuit. J'essayais de ne pas y penser, après tout je ne me souvenais plus de rien une fois la nuit passée. Ce soir, je me transformerai dans les collines de Loutry Saint Chaspoule, petit village sorcier où personne ne se promène aux environs de minuits. Je reniflais l'air frais qui entrait et sortait de mes poumons. L'heure allait arrivé, d'ici 1 minutes je pourrai laisser la bête prendre le contrôle.. Oui, je la laisserai. J'avais appris, avec l'expérience, que lutter contre cette chose était de l'ordre de l'impossible.. Plus on résistait, plus elle te faisait mal. Je fermais les yeux près à subir ma sentence mensuel..

Hé ! Vous là ! Vous pouvez pas m'aider ? Je me suis paumée. Vous êtes du coin ?


Quoi ? Non. Ce n'était pas possible. Pourquoi y'avait-il quelqu'un dans ces collines ? Je pensais avoir bien calculé mon coup. Elle devait courir, elle devait s'en aller le plus vite possible. Je l'avais sentie, je savais son odeur. Même sous mon corps humain je gardais l'odorat du loup, je sentais son parfum, j'entendais sa respiration. Le loup allait se focaliser sur elle, il allait retenir cette odeur et la suivre.

Pars d'ici ! criais-je Pars loin d'ici ! Protège t... HAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA

La transformation commençait, je n'avais pas eu le temps de la prévenir suffisant bien. J'espérais que le regard apeuré que je lui avais lancé allait suffire à lui faire peur. Bon sang ! Qu'est-ce qu'une jeune fille comme elle foutait ici ? A peine de retour en Angleterre et je recommençais. Non. Elle devait partir, je ne savais même pas s'il s'agissait d'une sorcière. En imaginant que ça soit le cas, elle aurait au moins sa baguette pour se protéger, sinon.. Je ne donnais pas chère de sa peau.

Je ne pouvais plus penser correctement, la douleur était atroce. Je sentais chacun de mes os se casser pour mieux se ressouder juste après. Je devais résister le plus longtemps possible à la bête, je devais laisser un maximum de temps à la fille. Je sentais mon visage s'allonger, chaque os de mon visage se fracturant eux aussi. Je criais. Le son des craquements étaient parfaitement audible pour les personnes autour de moi. Je me sentais grandir, mes pieds, mes jambes, mes muscles. Je devenais plus puissant, puis petit à petit, je sentais ma conscience s'en aller. Je n'étais plus rien, j'étais à la place de la bête lorsque la pleine lune n'était pas présente. Obligé à rester silencieux dans un coin de la tête de cette chose.

Le loup se dressait sur la colline, le regard fière et prêt à se repaître de la personne que l'humain avait senti il y a quelques instants déjà. Avait-elle fuie ? Il l'espérait. Après tout, la nourriture n'était-elle pas meilleure si elle avait été chassée juste avant ? La traque ne produisait-elle pas des sensations uniques ? La peur qu'il pourra lire dans ses yeux allait-être un plaisir à dévorer. Le loup ouvrait les yeux, cherchant ce qu'il avait désigné comme sa chose pour la nuit.
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Pandora Forester
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Re: Collines de Loutry Ste Chaspoule

Message par : Pandora Forester, Dim 20 Oct 2013 - 21:07


Il était bouché ou quoi ce type ? Il m'entendait pas lui parler ? Pourtant, je m'étais exclamée, j'avais dit ma phrase d'une voix assez forte pour qu'elle parvienne à ses oreilles. Peut-être avais-je affairé à un sourd ? Je fronçai les sourcils en guise de mécontentement. Il ne s'était même pas retourné pour me faire face. Bon, en même temps, s'il ne m'avait pas entendu... L'homme semblait concentré. Il était de dos mais je voyais qu'il n'était pas en train de rêvasser en regardant les étoiles et leurs constellations. Il faisait quelque chose de bien précis, ici même, maintenant. Je toussotai bruyamment, pour qu'il daigne me regarder. Peine perdue. Mécontente, je mis mes mains sur mes hanches, m'apprêtant à lui sortir une de ces répliques cinglantes et cassantes dont j'avais le secret. Il ne voulait pas m'aider ni me porter un zeste d'attention . O.K. Je m'humectai une nouvelle fois les lèvres, prête à lui dire de se retourner immédiatement, quand il eut une réaction. Surprise mais satisfaite, je m'apprêtais à lui dire que je croyais qu'il ne m'avait pas remarqué, sauf que je n'osai alors pas.

Il me regarda d'un coup par-dessus son épaule d'un air... presque apeuré, si on peut dire ça comme ça. Cela était très étrange. Un homme grand et musclé comme lui, regarder une jeune fille de 20 ans, toute maigre et toute fine, avec comme seule défense sa baguette magique que qu'elle allait avoir du mal à sortir après avoir fermé sa poche avec la fermeture éclair et un état de fatigue trop grand pour courir à son maximum. Je pinçai les lèvres, une boule se formant au creux de mon ventre. Cela n'était pas normal. Pas normal du tout. Commençant à sentir la panique monter en moi à une vitesse plus qu'impressionnante, je me retournai doucement, la crainte qu'une chose qui terrifie le bonhomme soit derrière moi. Mais rien. Juste la pénombre ambiante. Je reposai les yeux sur l'homme. Avec un air d'incompréhension, je le scrutai quelques secondes, mes yeux gris perçants tentants de farfouiller dans les profondeurs de son âme. Alors que j'allais presque y arriver, il hurla, sans prévenir, sur un ton alarmant et d'une voix forte.

-Pars d'ici ! Tonna-t-il. Protège t...

Il n'eut pas le temps de terminer son avertissement. Son cri déchira la nuit.

-HAAAAAAAAAAAAAAAAA !!!!

Même si je n'avais pas de miroir en face de moi pour me montrer la tête que je devais faire en ce moment, je n'en avais pas besoin, car je m'imaginais parfaitement. Sans vraiment savoir pourquoi, je hurlai à mon tour, de ma voix féminine, aiguë et stridente. Un cri de fille quoi. Je plaquai mes mains contre ma bouche pour stopper le cri. J'écarquillai alors les yeux, ces derniers devenant ronds comme des billes. Comme une handicapée, je fis des gestes vains pour tenter d'attraper ma baguette, devant ce spectacle horrifiant. Mes yeux commencèrent à me piquer et quelque chose obstruait maintenant ma gorge. Je défis le zip doré de mon blouson en jean et attrapai avec frébrilité mon bout de bois magique. Dans ma tête, je me récitai alors tous les sorts qui pouvaient m'être utiles en cet instant. Tous pouvaient me sortir d'affaire plus ou moins bien. Mais pour les enchantements, on verra plus tard. Pour l'instant, j'étais trop terrorisé pour faire quoi que ce soit. La preuve, la seule chose que je pouvais faire, c'était m'enfuir à toute jambes.

C'était la seule action qu'il m'était donné de faire. Détournant la tête, je m'élançai dans les bois, ce que j'avais compris être un loup-garou à mes trousses.
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Dwayne Maddison
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Re: Collines de Loutry Ste Chaspoule

Message par : Dwayne Maddison, Sam 26 Oct 2013 - 10:36




Je prenais enfin possession du corps qui était le mien, moi le Loup Garou enfermé pendant d'innombrables heures quelques parts dans le corps de ce sorcier. Autour de moi, je pouvais voir les vêtements du sorcier qui jonchaient le sol, en plus d'être débile il n'avait aucun goût. Sa chemise à carreaux étaient complètement déchiré, chaque bouton avait lâché. Son jeans, assombrit par la nuit, n'était plus que lambeau. Je souriais devant le spectacle, je savourai ma vengeance. J'allais me venger de Dwayne Maddison. Il avait vraiment cru pouvoir me berner, moi la bête, moi le maître ? J'étais seul capitaine à bord pour cette nuit, j'allais le faire souffrir. La dernière fois, j'avais tué sa mère. Cette fois-ci, j'allais gâcher l'existence de cette personne, de cette odeur qui passait par mes narines. Je l'avais entendue fuir dans la forêt. La naïveté humaine. Croyait-elle réellement pouvoir me semer dans les bois, un de mes terrains de jeu favori ? J'allais lui laisser de l'espoir, j'allais lui donner l'opportunité de penser qu'elle m'avait semé.

J'étais un prédateur, et les prédateurs jouaient avec leur proie. Ce jeu ajoutait du goût lorsque je déchirerai la chaire de la jeune fille. J'ignorai son nom, mais je m'en fichai comme de la dernière pluie. Je ne la reverrai certainement plus jamais. J'avais des instincts que je me devais d'assouvir. Après tout, je n'étais qu'un loup, qu'une bête sans cervelle. Malgré tout, j'avais tout de même une pensée. Les humains ne pouvaient pas l'entendre, mais comme tout-un chacun je savais penser. Comment un animal saurait-il faire la différence entre ce qu'il peut ou ne peut pas manger ? Comment saurait-il qu'il est mieux pour son espèce de vivre en meute ? Les loups étaient des animaux très intelligent de base, moi j'étais plus qu'un loup. J'étais un Loup Garou. Personne ne savait me maîtriser, même pas moi.

Je savais jouer avec mon envie de meurtre, en essayant de me calmer pour jouer avec la cible, mais c'était tout. Une fois que l'excitation était trop intense, je ne pouvais plus catalysé mon envie de meurtre, mon envie de sang. Je dérapais et retournais à mes plus bas instincts, ceux du loup de base. Il était temps pour moi de passer à l'attaque, je reniflais l'air à la recherche de ma proie, cette jolie demoiselle âgée de 20 ans tout au plus. Il m'avait fallut quelques secondes pour la repérer. La bougre, c'était qu'elle courait vite en plus. Elle devait déjà être à un kilomètre d'ici. Aucun soucis, mes longues pattes allaient me servir ce soir. Je jetais un dernier regard vers mon maître, la lune, en la remerciant de m'offrir cette opportunité. Je commençais ma course, j'allais vite, beaucoup plus vite qu'elle. Après quelques minutes de courses, j'arrivais tout près d'elle. D'un grand bond, je la dépassais. Passant au dessus d'elle, cachant pour quelques secondes la lumière éclatante venant de la lune. Je retombais sur mes pattes, dos à la demoiselle. Je reniflais une dernière fois l'air, espérant y sentir l'odeur de la peur.


Dernière édition par Dwayne Maddison le Mar 29 Oct 2013 - 11:45, édité 1 fois
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Re: Collines de Loutry Ste Chaspoule

Message par : Pandora Forester, Lun 28 Oct 2013 - 21:06


∆ Born To Be Wild. ∆
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Je me surprends décidément de jour en jour : je n'avais jamais courru aussi vite. Jamais. Mes jambes semblaient portées par une énergie inépuisable. Je fonçai à une allure qui me semblait ahurissante à travers la forêt. Les arbres, les branches, les racines, je les évitais aussi facilement que si je passais au travers. Tous mes sens étaient en alerte. Ma respiration était saccadée et un point de côté commençait à se faire sentir. Cependant, je n'avais pas ralenti l'allure pour autant. Toutes les 15 secondes, je jetais un regard rapide derrière mon épaule. Je ne voyais pas la bête, mais je la sentais. J'avais la très sure impression qu'elle était déjà à mes trousses, qu'elle s'était élancée à mes trousses. Elle devait sentir mon odeur, et mon parfum. C'est à ce moment-là que je me serais bien stoppé, que j'aurais soufflé un coup et que je me serais encastré la tête dans un tronc pour avoir mis autant d'eau de toilette ce matin. J'étais deux fois plus repérable à cause de ça.

Malheureusement pour moi, m'adonner à cette occupation m'aurait ralenti. Une branche m'effleura le visage et m'entailla. Pas grave. Avec un petit cri néanmoins, je ne m'arrêtai pas de prendre mes jambes à mon coup, increvable. J'avais des larmes qui me brouillaient la vue. Comment ne pas craquer face à cette situation ? C'était surement dû à la panique. Alors que j'étais prête de m'écrouler par terre dans les minutes qui allaient suivre et que j'avais l'infime espoir que j'avais semé le loup-garou, je me pris le pied droit dans une racine sortant du sol et que je n'avais pas vu, puis m'écroulai violemment. J'eus le souffle coupé quand mon thorax heurta la terre. Poussée dans un élan de survie, je ne m'en occupai même pas et me relevai le plus rapidement possible. Je repris ma course avec toutes les forces qu'il me restait et fit quelques pas à peine avant de voir une ombre se dessiner sur moi, cachant la lumière de la Lune, passant à travers le feuillage.

Mon cœur ne battit quasiment plus. Je fermai les yeux et émis un sanglot avant d'ouvrir mes paupières, tremblant comme une feuille. Il se tenait là, devant moi. Le loup. Féroce, méchant. Il avait les babines retroussées et des dents d'un tranchant affolant étaient prêtes à me mâcher toute crue. Je reculai de quelques décimètres à peine, paralysée par la peur. La peur. Elle-même. Je reconnus alors qu'à cet instant, il n'y avait rien de plus fort et de plus prenant. Certains disent que le sentiment le plus fort est l'amour, l'amitié, la haine ou encore la colère. Je n'étais pas d'accord. Ce que je ressentais à ce moment-là était d'une violence inouïe. Mes membres, ma voix et mes pensées ne voulaient plus m'obéir. Pourtant, c'était moi qui décidais, c'était mon âme, mon corps. Mais l'aura du loup-garou était si intense qu'elle englobait tout autour d'elle, y compris moi et mes sensations. J'ouvris la bouche alors que la bête ignoble s'avançait vers moi, menaçante.

-Non... Attendez... Dis-je la voix suppliante, faible et le regard empli de larmes de désespoir et de terreur. Vous... Vous... Vous vous souvenez ? Hein ? Vous étiez un homme il y à peine 10 minutes... N'est-ce pas que vous vous en rappelez...

Le loup eut un grognement comme... Amusé. Comme si le fait de le voir me mettre à genoux et de lui parler de l'homme qu'il était avant lui plaisait. Et en plus, pourquoi j'avais fait cela ? Il ne souvenait pas, c'était évident. L'animal avait pris entièrement le contrôle. Il sauta : sur moi. Il me plaqua au sol, sur le dos, quelques mètres plus loin. Je hurlai de douleur et de surprise, mêlé à de l'indignation. Près de moi, mon agresseur me regardait avec intérêt et j'ai compris qu'il allait me bouffer dans peu de temps. Je tentai une dernière fois :

-Non ! Attendez ! Regardez-moi. Je me relevai un peu, et reculai.

Je plongeai mon regard d'humaine dans le sien, bestial. Mes yeux argentés, brillant à la lueur de l'astre, laissait des reflets autour de nous ; C'était quelque chose que je n'avais jamais compris. Pourquoi mes iris luisaient comme une montre au soleil. Le temps d'une seconde, j'eus la furieuse impression que le loup-garou me jeta un œil empli de désespoir, puis de pitié, puis d'attachement... Puis de méchanceté. Sans vraiment prévenir, il se rua sur moi. Il planta violemment ses crocs dans ma chair. Celle de mon bras droit. Le cri strident qui s'échappa de ma bouche était si fort que le monstre recula. Oubliant la douleur fulgurante, rassemblant tout mon courage, je pris ma baguette et tonnai :

-Stupéfix !

Ma hargne et tous les sentiments qui se mélangeaient en moi en ce moment firent que le sort fut si puissant que la bête fut éjectée si loin, que je n'y cru pas. Croyant à une hallucination, je me relevai, chancelante, et me remis à courir, le plus loin possible, le mal que me faisait ma blessure si lancinante qu'il me faisait tourner la tête.
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Dwayne Maddison
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Re: Collines de Loutry Ste Chaspoule

Message par : Dwayne Maddison, Mar 29 Oct 2013 - 11:44





Je me retournais vers ma proie, j'étais a plus ou moins dix mètres d'elle. Je la laissais entrevoir mes crocs, histoire de lui montrer qu'ils étaient assez aiguisés pour lui déchirer les membres. Je le voyais, je le sentais. Ce sentiment de peur que la demoiselle laissait se promener dans les environs. Je m'en nourrissais, comme s'il s'agissait de mon entrée froide, comme celle que les humains prennent dans leurs restaurant. Lentement, je m'approchais d'elle. Je n'accélérai pas le pas, malgré l'envie qui m'oppressait. Je sentais l'excitation grandir en moi, qu'est-ce que j'avais envie de la manger, de la tuer, de la déchiqueter. Je n'étais plus très loin lorsque la voix de l'humaine se mit à retentir.

Non... Attendez... Vous... Vous... Vous vous souvenez ? Hein ? Vous étiez un homme il y à peine 10 minutes... N'est-ce pas que vous vous en rappelez...

Veine tentative. Je n'étais plus ce bel homme qu'elle avait vu toute à l'heure, je n'avais plus rien de lui. En ce moment même, il était enfermé quelques parts. Il ne pouvait rien dire, il ne pouvait rien faire. Cette nuit, ça serait moi le chef. Je trouvais vraiment dommage de ne pas pouvoir communiquer avec elle. Je n'étais qu'un Loup-Garou, nous ne pouvons pas communiquer avec ces êtres faibles. C'était réellement dommage, j'aurai bien aimé pouvoir faire souffrir cette chose plus qu'actuellement, pouvoir lui expliquer ce que j'allais lui faire, ce que j'allais lui arracher. Les paroles de la jeune fille me remplissaient encore un petit peu plus l'estomac, je sentais que l'heure du dîné était maintenant arrivé. Je prenais appuis sur mes pattes arrières, hurlait de toute mes forces puis bondissait vers l'humaine, gueule ouverte. Je l'avais plaqué au sol, nul doute qu'elle avait dû avoir mal. Elle ne pouvait plus bouger, il ne me restait plus qu'à la mordre.

Non ! Attendez ! Regardez-moi

Elle tentait de nouveau. N'avait-elle pas compris que j'étais un monstre ? Que je ne pouvais rien ressentir d'autre que l'envie de la tuer, de la mordre jusqu'à transpercer son corps de part et d'autre. Je relâchais un peu l'étreinte que j'exerçais sur son corps, elle put alors se dégager l'espace de quelques secondes. Un dernière espoir, le tout dernier. J'avais prévu de la mordre et de la laisser vivre, mais je ne pouvais pas me retenir. Ses prières, le fait qu'elle me supplie de la laisser vivre. Tout ça avait exacerbé mes instincts, l'excitation était à son summum. Je commencerai par le bras, j'ouvrais grand la gueule et plantait mes crocs dans le bras droit de la jeune fille. Quel bonheur. Le sang jaillissaient des trous que j'avais moi-même ouvert, il remplissait ma gueule et je m'en délectais. Fermant les yeux, je savourai mon festin. Plus pour longtemps.

Stupéfix !

Rhaaa la peste. Je ne l'avais pas vu venir, son sortilège m'avait touché de plein fouet. J'étais un loup, je ne serai pas paralysé par le sort mais ce dernier avait tout de même réussi à me propulser loin de ma cible. Cette dernière avait eu le temps de s'enfuir à toutes jambes. Si je l'avais voulu, j'aurai pu la poursuivre. J'aurai pu terminer le travail et aussi me venger de l'affront qu'elle venait de me faire subir mais.. non. La meilleure vengeance était celle que j'allais exercer dés maintenant. Elle allait vivre et devenir cette chose dont elle avait eu peur, et ce à chaque pleine lune.

Quelques heures plus tard.

J'étais redevenu moi-même, j'étais toujours dans ces bois, nu. J'avais froid, mais ce n'était pas la chose qui me tracassait. Cette fille, qu'était-elle devenue ? Que lui avait-il fait ? Était-elle morte ? Que faisait-elle dans cette endroit isolé, ce soir ? Comme par hasard, il fallait que le jour de mon retour une jeune fille se promène dans mon bois. Je fermais les yeux et reniflait l'air autour de moi. Mon odorat n'était pas aussi développé que celui du loup, mais je gardais quand même quelques attributs en plus. Je fermais les yeux, je repérais un endroit isolé, dans le quelle flottait comme une odeur familière. Ce devait-être elle. Je courais le plus vite possible, j'étais lent. Peut-être même trop lent. Tout dépendait de son état. Il m'avait fallut une dizaine de minutes pour arriver sur les lieux, je n'avais pas pris la peine de ma rhabillé, je n'avais pas le temps. Je la cherchais du regard. Elle n'était pas là. Mais.. cette odeur ? Je tournais en rond sur une quinzaine de mètre carrés. Plus ou moins 5 minutes plus tard, je trouvais un peu de sang. Ce devait être le siens, ou celui d'une bête peut-être ? Comment pouvais-je en être certain ? Je priai pour qu'il ne soit rien arrivé à cette jeune fille. Mes espoirs étaient minces, mais j'en avais tout de même un peu.

FIN DE CE RP - Suite ici

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Noah Alniott
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Collines de Loutry Ste Chaspoule

Message par : Noah Alniott, Mer 20 Nov 2013 - 18:55


PV Phoebe Monroe- Noah Alniott. "Quelle belle cueillette nous fîme !"

D'abord, il bruinait. Cette connasse de pluie qui mouille sans vous toucher, qui vous glace la peau et rend vos cheveux inexploitables, intraitables. En plus, Noah était avec Phoebe Monroe. Elle le connaissait très mal, juste comme un "collègue", ou un annonciateur de mauvaise nouvelles, au choix. Oui, elle avait toujours le gout amer de leur entrevue à propos de Jendy. Et le pire, c'est que c'était pour cueillir des champignons. Pas hallucinogènes, des vrais, comestibles, pour faire de la soupe, ou du gratin, ou un ragout dans le genre. Mais Noah n'aimait pas les champignons. Elle avait tout intérêt à s'Avadakadévriser sur le champ...
Tout avait commencé alors que l'ordre du phénix était en réunion à Eagle Place. Noah était installée dan son fauteuil préféré, assise en tailleur, la douce chaleur de la cheminée l'apaisant. Elle se curait les ongles avec un bout de parchemin, et pensait à tout sauf au sujet de la réunion. Elle serait même incapable de vous dire quel était le thème de celle-ci. Il y avait des jours comme ça, où le cerveau ne voulait pas faire d'efforts et se concentrer. Noah pensait à Firenze son chien qui avait une belle vie parce qu'il gardait juste sa maison. Elle pensait à la vie que devait avoir les boursouflets, si leur monde ressemblait réellement à celui des bisounours, ou si eux aussi avaient des traquas existentiels, du genre "Est-ce-que Boursoufflette va trouver que ma nouvelle couleur de poils me va bien?". Bon puis elle pensait aussi un peu à Jendy, à Jude, aux aiguilles de l'horloge du salon où se tenait la réunion qui ne semblaient pas vouloir avancer... Et là .. Le drame! 
Tous les regards se tournèrent vers elle, et Phoebe qui était dans le fauteuil juste à côté du sien. (Pas de leur faute si c'était les plus intelligents et qu'ils avaient tous les deux prit les places près de la cheminée!). La sentence tomba alors, brutalement, alors que Noah balbutiait quelques mots sur l'élevage des boursouflets qu'entreprenaient les mangemorts. Puisqu'ils avaient l'air si réfractaires à la réunion, ils avaient qu'à aller chercher des champignons pour le déjeuné. Mais attention, pas les vieux pourris des supermarchés moldus, des vrais qui venait de la forêt! Abasourdis, les deux phénix se levèrent mécaniquement pour obéir à leur frères et soeurs d'arme. Le transplanage vers le bois le plus proche les tira brutalement de l'atmosphère douillette qu'ils s'étaient créer dans le salon de l'ordre. Noah demanda à Phoebe d'une voix rauque, encore un peu endormie...
- C'est ... Ils ont dit la marque des champignons déjà ou on prend au pif? J'me souviens plus ...

 
Edit Solange : Bonsoir Noah, comme dit dans le Règlement RPG, il est interdit de poster dans un sujet en cours d'utilisation sans accord des membres qui ont pris le sujet. Aussi je vais déplacer ton rp dans un endroit libre. Merci d'être plus vigilante à l'avenir. Cordialement,
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Re: Collines de Loutry Ste Chaspoule

Message par : Antoni Londubat, Sam 30 Nov 2013 - 18:48


{Post unique - Accord de Phoebe pour poster.}

Le froid persistait. Il était d'autant plus mordant sur la côte sud de la Grande-Bretagne. À chaque expiration, une buée s'évaporait dans les airs. On était bien en-dessous du 0 à l'heure actuelle et la seule perspective d'un café brûlant à côté de son lit douillet pouvait réchauffer le corps déjà frigorifié de l’Auror. Même si emmitouflé dans des gants en peau de dragon, ses doigts zinzolins étaient incapable de se courber et il eut du mal à dégainer sa baguette. La coinçant entre son pouce et la paume de sa main, Antoni décrivit un arc de cercle et fut recouvert d'air chaud, ne pouvant supporter la froidure ambiante. Au sommet de la plus grande colline de Loutry Ste-Chaspoule, sa vue était imprenable et au loin, à l'horizon, se dessinait une ligne bleue ; la Manche.

Il sied à même le sol, scrutant de ses petits yeux son village natal. Il fut saisi de nostalgie en se rappelant des nombreuses fois où il gravissait cette même monticule avec son géniteur. Ce dernier devrait sans nul doute sommeiller aux côtés de sa femme, bien au chaud, lové dans ses draps. Assis ici, Londubat évitait de pénétrer le village, à défaut d'accourir jusque chez lui. Ses venues ici étaient de plus en plus rares et il regrettait peu à peu et s'en voulait de ne pas autant penser à ses parents. Son premier chez-soi lui manquait terriblement et le voir aussi loin lui fit un pincement au coeur. Malheureusement, sa présence était strictement professionnelle et il dût se résoudre à repousser le moment où il reviendrait chez lui, où il reverrait enfin sa seule famille. Peut-être était-ce ça, le vide qui se creusait dans son organe cardiaque.

Une demi-heure s'en suit et voyant que rien ne semblait pouvoir troubler ce calme apaisant, Antoni transplana vers la côte ouest, dans les Cornouailles.
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Re: Collines de Loutry Ste Chaspoule

Message par : Phoebe Monroe, Sam 14 Déc 2013 - 14:32


Vraiment désolé pour ce super long retard...

Je crois qu’on était dans la m*rde. Je ne savais pas où on était, je n’avais qu’une vague idée de ce qu’on y faisait et je savais parfaitement qu’on était dans la m*rde. J’étais avec Noah et elle me regardait, un peu ennuyée, moi, je m’amusais beaucoup : les champignons, c’est mon dada. Si on m’avait dit ce matin que j’allais partir cueillir des champignons, je n’aurais cru personne ; mais voilà, on y était. J’étais un Chef respecté, choyé, adoré, respecté parmi mes semblables. C’est pour cette raison que l’on m’envoya chercher le dîner de ce soir, à savoir des champignons. Les champignons, c’est la meilleure invention de l’Homme. Non ! de Dieu ! En réalité, il n’avait mis qu’un jour pour créer la race humain et tout le tralala, deux jours pour me créer et trois pour inventer les champignons (c’est un génie c’gars là !), le septième jour il s’est reposé en mangeant des champignons. Les champignons, c’est la vie ! Les champignons, c’est l’amour ! Toutes personnes devraient se recueillir devant une pousse de champignon !

Alors quand je vis Noah bougonner dans son coin, j’étais à deux doigts de la tuer ! Elle me décevait tellement… Au premier abord, elle a l’air sympathique, cool, le genre de fille à qui on peut dire « lol » sans ressentir une gêne particulière. Foutaises ! En fait, elle ne sembla même pas apprécier les champignons, c’est le genre de choses que je ne peux pas tolérer. Non ! De toutes manières, je l’ai toujours su : cette fille là, elle est plus œuf que champignon. Par conséquent, son cas était perdu, on ne pouvait plus rien faire pour elle. Je ne voulais plus rien faire pour elle, si ce n’est l’insulter en lui lançant des bolets à la figure !

Qu’est-ce que représentent les champignons pour moi ? C’est bien simple, tout. Je suis fait à 80 % de champignons. Je me souviens encore des poêlés de champignons de maman et des bébés champignons qui poussaient dans mon jardin à toute vitesse, la belle époque. Désormais, on cultive des champignons que l’on met dans des boîtes et qui finissent dans nos assiettes sans avoir eu la chance de recevoir de l’urine de chien ou de Mangemorts. Moi, je dis que les champignons ne doivent pas être élevés, je veux bien me battre pour l’Ordre du Phénix mais y a quand même des choses qui sont bien plus importantes : se battre pour la cause des champignons. D’où vient cette passion pour les champignons me diriez-vous ? Contrairement à ce que vous pensez, elle ne vient pas de quelques expériences avec des femmes-champignons, bien sûr que non ! Je suis, comme tout le monde, tombé dans la spirale infernale du champignon. Quand j’étais à Poudlard, pas mal d’élèves fumaient des champignons, un jour on m’en proposa et comme un c*n j’ai accepté, juste pour faire comme tout le monde. Petit à petit, je fumais un paquet de champignons par jour, puis deux, puis trois ; j’étais devenu dépendant. C’est comme ça… J’ai tenté d’arrêter à plusieurs reprises mais c’était horrible : ma gorge était sèche, mes yeux exorbités et injectés de sang, j’étais tout le temps énervé, j’avais trop envie de champignons. Mais depuis, j’ai commencé à me réguler, je suis devenu moins dépendant, je profite de chaque occasions de manger de ces choses, comme celle-ci. Il est donc, bien entendu, hors de question que Noah me gâche ce plaisir !

Elle était là, elle ne semblait même pas chercher, elle ne faisait preuve d’aucune motivation, puis elle commença à me parler d’une voix à faire frémir les champignons :
- C'est ... Ils ont dit la marque des champignons déjà ou on prend au pif? J'me souviens plus ...
Alors champignent, je lui champignit à champignoix champignasse :
- M’enfin, c’est simple ! Il nous faut quelques hyménomycètes, des hypholomes, des helvelles, des géasters fimbriés, de superbes coulemelles,…
Net, j’arrêtais de parler, il y a des moments où il ne faut pas parler par peur de troubler la beauté du moment… Je me penchai pour attraper une forme étrange et la soulever à la lumière de la Lune. Subitement, le monde se prosterna (même-moi) devant un magnifique champignon vert fluo avec quelques teintes de saumon.
- J’le mange.
Et c’est ce que je fis, rapidement, j’le bouffai !
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Re: Collines de Loutry Ste Chaspoule

Message par : Antoni Londubat, Jeu 20 Fév 2014 - 18:41


{Pv Mia Wilson.}

« Du gris ? Non...Du noir ! Disait Antoni en essayant successivement ses manteaux gris et noir. Nan...Va pour la grise ! » S'écria-t-il en laissant tomber les deux vestes, optant finalement pour un manteau beige.

La pagaille s'était installée dans la chambre du Gryffondor, indécis quant à ce qu'il allait porter aujourd'hui. Angoissé et stressé, cela faisait près d'une heure qu'il retournait sa garde-robe menue dans tous les sens, à la recherche de quelque chose de convenable pour le rendez-vous auquel il avait été invité, il y a près d'une semaine. Un hibou, de la part d'une certaine Mia Joy Wilson et auquel il ne s'était pas attendu, lui avait été parvenu. Cette dernière fut l'une des nombreux congénères de l'Auror lorsqu'il étudiait encore à Poudlard, elle qui était également issue de Gryffondor. Il ne la connaissait que de vue, et rares étaient les fois où ils s'étaient adressées la parole. Elle lui avait parue particulièrement malheureuse et distante lors des mois qui avaient précédés son départ de Poudlard, surtout qu'elle ne semblait pas éprouver de quelconques signes de sympathie à l'égard de notre héros.

Tenant à être présentable pour cette entrevue, Londubat prit même la peine de se passer un coup de rasoir, tâche qu'il détestait au plus haut point. Espérons que ça en vaille la peine...Bref, il se regarda dans le miroir et resserra le noeud de sa cravate, et jugea qu'il était enfin prêt. Il abandonna sa chambre dans un état déplorable et quitta le 424, Moonstone Street, avant de pouvoir transplaner jusqu'au lieu de rendez-vous, le Manoir étant soumis à un sortilège Anti-Transplanage. La rue moldue étant déserte, c'est rapidement que l'Animagus tourna sur lui-même et dans un crac sourd, disparu de Londres et ses environs. C'est aux alentours de Loutry Ste Chaspoule, village natal de notre charismatique personnage, qu'il réapparu, dans les collines du village semi-sorcier. Personne à l'horizon...Il devait sûrement être en avance. Consultant sa montre à gousset, il remarqua qu'il avait quelques minutes d'avance.

Mains dans les poches, il regarda autour de lui à la recherche de Miss Wilson, en espérant qu'elle vienne. « Sait-on jamais... » Soupira-t-il.
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Re: Collines de Loutry Ste Chaspoule

Message par : Mia Wilson, Jeu 20 Fév 2014 - 19:30


« De temps en temps je plie sous le poids du sort et des souffrances collées au corps ». Je regardais à l'horizon, appréciant le spectacle unique du soleil franchissant les collines lointaines de Loutry Ste Chaspoule. J'avais pris congé chez ma mère, chérissant les retrouvailles avec l'endroit où j'avais passé toute mon enfance et adorant sentir son parfum habituel lorsque ses bras m'enserraient. J'étais juste bien. Tous dormaient encore, laissant le manoir dans un silence presque étouffant. C'est dans un de ces moments que j'arrive à me rendre compte à quel point Poudlard me manquait ; son bruit, ses élèves trop peu discrets, ses tableaux parlants et ses escaliers mouvants... Tant de chose qui donnait l'impression d'être toujours accompagné d'un quelque chose. J'avais presque trouvé un sens à ma vie. Il y avait toujours ce paroxysme incroyable dans mon être, incapable de choisir entre deux opposés s'attirant inévitablement...

Je n'osais que trop respirer, de peur de perturber ce moment précieux. C'est Teara, notre Elfe de maison, qui s'approcha de moi avec tant de délicatesse qu'il me fit sursauter lorsqu'il posa avec douceur ses doigts frêles sur mon épaule nue. Il s'excuse immédiatement de m'avoir importuné et je ne pus que lui sourire devant tant de gentillesse. Il faisait partie de la famille, on faisait de notre mieux pour le traiter comme un être humain mais il gardait sa nature protectrice envers nous et semblait obtenir satisfaction uniquement en nous rendant service. Le petit être me rappela mon rendez-vous prévu dans peu de temps et s'étonna de me voir paniquer. J'avais bêtement oublié. Très certainement parce que j'avais proposé cela près d'une semaine auparavant... Mon esprit était occupé par les récents événements et je me perdais souvent dans mon emploi du temps.

Je lui ai alors demandé quelques minutes, me laissant la possibilité et le temps de me préparer correctement plutôt que d'y aller dans cet habit de nuit. Enfilant rapidement un jean clair et un pull beige, une veste noir pour la température légèrement fraîche et un foulard fin pour la touche féminine. Je suis redescendue au salon, s'attachant à prendre ma baguette et regardant enfin mon Elfe...

« Si ça ne te dérange pas Teara, j'aurai besoin de ton aide pour aller aux pieds des Collines de Loutry, mon retard m'empêche d'y aller à pied, je suis navrée... »

Il sembla me regarder étrangement ; je crois que ça lui faisait toujours cet effet lorsque je prenais le temps de m'excuser auprès de lui. Il ne pût s'empêcher de faire apparaître sur sa petite tête un large sourire qui allait jusqu'à ses petites oreilles dressés. Me saisissant délicatement de ma main, nous partîmes ainsi dans un plop peu sonore vers ma destination finale. Une fois que nous furent arrivés, je le congédia grâce à un merci sincère avant qu'il reparte dans ce même bruit familier.

J'avais envoyé une missive Antoni Londubat, légèrement désemparée et ne sachant plus à qui m'adresser après avoir constater avec effroi le retour anormal d'Hugh Dey, celui qui m'avait détruit... Je ne le connaissais que peu mais, il avait toujours été là lorsque nous étions à Poudlard, tout deux étudiant à Gryffondor. Même si je lui en avais que peu demandé, il s'attachait toujours à répondre présent malgré ma solitude voulue dans mes dernières années au château.
Il se trouvait là, non loin, les mains dans les poches. Il avait cet air sérieux et il semblait également incroyablement soigné avec sa petite cravate correctement nouée. Cela me fit sourire, j'avais toujours apprécié les hommes en costumes.

Alors que je m'approchais doucement de lui, je me suis rendu compte que ce rendez-vous pouvez paraître complètement idiot et je ne savais plus tout à fait comment je devais l'appréhender. Mon coeur sembla manquer un battement et je ne savais plus quoi dire, je détestais me retrouver dans ce genre de situation, non maître de la situation, incapable de savoir quoi faire. Je lâcha alors simplement :

« Bonjour Antoni. Je... Merci d'être venu après mon étrange missive... Je ne savais plus vraiment vers qui me tourner pour ce genre de... problème ».
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Re: Collines de Loutry Ste Chaspoule

Message par : Antoni Londubat, Jeu 20 Fév 2014 - 20:54


Quelques instants après son arrivée, la jeune femme qu'était Mrs Wilson arriva, mettant fin à l'attente insupportable qui angoissait tant l'Auror. Elle arriva à son hauteur et lui dit :

« Bonjour Antoni. Je... Merci d'être venu après mon étrange missive... Je ne savais plus vraiment vers qui me tourner pour ce genre de... problème. »

Ne savant pas trop comment la saluer, le jeune homme s'approcha d'elle et tendit sa main un peu moite, avant de rétorquer :

« Bonjour Mia ! Merci à toi d'être venue, et je suis persuadée que tu fais le bon choix ! J'ai été surpris en consultant le dossier de Mr Dey...Je n'avais pas été au courant de cette histoire. En tout cas, d'après un récent rapport, il m'a été assuré qu'Hugh Dey était alcoolique, mais qu'il ne souffre plus de cette "maladie", si ça peut te rassurer. Il avait déjà plusieurs victimes à son actif... » Déclara-t-il, une once de dépit ancrée dans son regard.

Et dire qu'il avait été Directeur de Gryffondor pendant un temps, et qu'avant cela, il avait été auteur d'un viol sur une élève. Il ne pouvait certes pas comprendre la souffrance qu'elle avait endurée, mais il était évident qu'elle ait passé une passe difficile. Et dire que pendant ce temps, Antoni souffrait de ses peines de cœur, cette douleur n'était rien comparée à ce que Mia ait pu ressentir. De quoi s'en vouloir. En tout cas, elle semblait avoir tourné la page. Elle avait même troquée sa chevelure blonde contre une teinture brune...Qui lui allait plutôt bien.

Londubat se demandait s'il n'avait déjà pas mis fin à leur petit rendez-vous...Il en avait un peu trop dit en une fois ? Il ne pouvait s'empêcher d'être précis dans ses explications, à force de rédiger des rapports à longueur de journées. Au fond, il se résignait déjà à tourner les talons et se préparait à ramasser une nouvelle déception. Une faible lueur d'espoir sommeillait au fond de ses prunelles, lorsque son interlocutrice s'apprêta à répondre.
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Re: Collines de Loutry Ste Chaspoule

Message par : Mia Wilson, Jeu 20 Fév 2014 - 21:31


« Doucement sans faire de bruit, comme on réveille la pluie, je vais prendre ta douleur  ». Il s'était approché de moi avec une aisance presque effrayante, avançant promptement sa main afin de serrer la mienne. Je lui souris faiblement, emportée par une soudaine timidité plutôt envahissante.

« Bonjour Mia ! Merci à toi d'être venue, et je suis persuadée que tu fais le bon choix ! J'ai été surpris en consultant le dossier de Mr Dey...Je n'avais pas été au courant de cette histoire. En tout cas, d'après un récent rapport, il m'a été assuré qu'Hugh Dey était alcoolique, mais qu'il ne souffre plus de cette "maladie", si ça peut te rassurer. Il avait déjà plusieurs victimes à son actif... »

Il avait dit ça si simplement que ça me désarçonna avec excès. De nouveau, mon coeur manqua un battement de vie, et le fil auquel mon âme semblait si faiblement accroché paraissait disparaître dans les méandres d'un passé éprouvant. Il avait prononcé son nom avec tellement d'aisance en comparaison de ma difficulté à le faire que je me suis sentie si faible à ce moment là, mon envie de creuser un trou et d'y rentrer sans jamais en ressortir était grande.

En lui demandant ainsi de fouiller certains dossiers pour répondre à mes diverses questions, je devais m'attendre à cette douloureuse confrontation. Je me trouvais maintenant face à quelqu'un qui connaissait la pire histoire de ma vie, celle qui avait forger la personne que j'étais devenue aujourd'hui, celle qui avait changer ma vie, celle qui m'avait fait mourir un peu. Un viol. Même si j'avais vécu ça il y a maintenant plus de huit ans, rien ne s'effaçait. Toutes les traces avaient été marqués sur ma peau à l'encre indélébile. J'ai glissé mes mains dans mes poches, comme pour refermer ma bulle et pour me protéger.

« Savoir qu'il a infligé ça à d'autres personnes... Pardonne moi mais ce n'est pas rassurant d'entendre qu'il est guérit. On ne guérit pas de ça. Ça me conforte dans l'idée que sa libération ou sa sortie de l’hôpital psychiatrique, appelle ça comme tu veux, n'est absolument pas normal. »


Pourquoi tant de laxisme de la part du magenmagot à ce moment là ? Pour autant son crime était important et il n'eut que quelques pauvres années d'enfermement à l’hôpital. Hôpital qu'il a pu quitter bien plus rapidement que prévu pour bon comportement. Comment accepter ça lorsqu'on est victime de son crime ? Parce qu'il ne m'avait pas tué mais simplement torturé, on lui devait clémence ? Le système judiciaire magique n'avait rien de glorieux pour les victimes.

« Je l'ai vu récemment au Chaudron Baveur, par hasard.  Il exerce un emploi. Comme toi et moi. Tout naturellement. Sans problème. Comme si rien était arrivé. Et moi dans tout ça, je dois réagir comment ? »


Je m'étais plantée devant lui, cachant mes mains tremblantes dans les poches de ma veste, avec la volonté de ne pas montrer ma faiblesse qui semblait pourtant vouloir faire surface un peu trop rapidement. Cacher mes appréhensions, ravaler mes larmes, tenter d'effacer tout ça... Je luttais depuis des années pour réussir à le faire et en un instant, tout s'écroulait.

« Tu es la seule personne que je connaisse faisant partie du Ministère, étant Auror... Je comptais un peu sur toi pour apprendre à me calmer et éviter de pulvériser cette pourriture sur place. Est-ce que... ? »


J'ai laissé ma phrase en suspend, je ne voulais pas trop lui en demander ; il était rare que je demande de l'aide à quelqu'un. Mais ma rage remontait tellement à la surface qu'il m'était nécessaire de trouver une personne suffisamment forte pour me calmer.
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Re: Collines de Loutry Ste Chaspoule

Message par : Antoni Londubat, Jeu 20 Fév 2014 - 22:59


« Savoir qu'il a infligé ça à d'autres personnes... Pardonne moi mais ce n'est pas rassurant d'entendre qu'il est guérit. On ne guérit pas de ça. Ça me conforte dans l'idée que sa libération ou sa sortie de l’hôpital psychiatrique, appelle ça comme tu veux, n'est absolument pas normal. »

En deux phrases, le sourire qui étirait les lèvres de Londubat s'effaça, jusqu'à ce que ces dernières ne se pincent.

« Je l'ai vu récemment au Chaudron Baveur, par hasard.  Il exerce un emploi. Comme toi et moi. Tout naturellement. Sans problème. Comme si rien était arrivé. Et moi dans tout ça, je dois réagir comment ? »

Il s'apprêta à répondre, mais s'en ravisa. La voilà à près d'un mètre de lui, l'air sévère. Il se recula un peu, n'étant pas vraiment à l'aise lorsqu'il était trop proche de son vis-à-vis. À vrai dire, elle le déstabilisait un peu.

« Tu es la seule personne que je connaisse faisant partie du Ministère, étant Auror... Je comptais un peu sur toi pour apprendre à me calmer et éviter de pulvériser cette pourriture sur place. Est-ce que... ? »

Ses sourcils se arquèrent, le voilà qui devenait psychologue ? Bien...Il ne pouvait y avoir plus compréhensif que lui. Il se mit à réfléchir. Son regard se posa sur ses chaussures, lui qui n'aimait pas vraiment être dévisagé lorsque ses méninges fonctionnaient à toute allure. Elle était frustrée, comme lui. Se disait-elle qu'Antoni approuvait le choix qu'avait fait le tribunal magique il y a de cela des années ? Oui, les actes étaient graves et le coupable avait évité Azkaban mais ce dernier n'était pas stable mentalement...Il ne pourrait donc pas payer pour ses crimes. Oui, c'était injuste. Mais ni Mia, ni Antoni ne pouvaient y changer grand-chose.

En tout cas, la première nommée devait cesser de s'apitoyer sur son sort. Elle devait véritablement passer à autre chose et arrêter de se morfondre sur cette histoire...C'était certes facile à dire et dur à faire, mais la haine la rongeait et elle devait être sacrément forte pour avoir encore du maintien, et ne pas exterminer Hugh Dey. Mais lui était avait passé la page, elle devait faire de même. Elle avait relancée sa vie en retournant à Poudlard, et le seul moyen pour elle de se faire justice était qu'elle se prouve à elle-même qu'elle était forte, et que ce qui s'était passé n'avait fait que la forgée.

« Oui...Tu as raison. Mais... On aurait dit qu'il doutait. Il cherchait ses mots, ce qui était rare pour une personne qui, comme lui, avait des véritables talents d'orateur. Mr Dey semble avoir changé, il n'est plus le même. Oui, ce qu'il a fait est atroce... Et moi qui ne suis pas directement impliqué dedans, je ne pourrais pas dire que les Magenmages ont fait le bon choix mais...n'aurais-tu pas préférer qu'Hugh Dey devienne une personne meilleure, plutôt qu'il culpabilise le restant de ses jours ? Pose-toi la question, et dis-toi que ce que tu as enduré t'as rendu plus forte que tu ne l'es. Oui...Je suis très mal placé mais... Il commençait à se répéter. Tu dois définitivement tourner la page ! Dis-toi qu'à l'instar de Mr Dey, tu peux te vanter d'être quelqu'un de...bien ! Il ne peut certes pas s'en rendre compte, ne peux pas payer pour tout ça, mais n'éprouves-tu pas ne serait qu'une once...de satisfaction en sachant qu'il est devenu quelqu'un de bien...Comme toi...et moi ? Ca, il pouvait s'en vanter. Réfléchis-y... »

Il s'arrêta. Il savait qu'il ne pouvait pas atténuer une haine profonde en un flot de paroles sans doute insignifiantes pour elle. L'Auror, même en se mettant à la place de Mrs Wilson, avait toujours ce même avis objectif et ne pouvait pas la raisonner, sans même avoir partagé ne serait-ce qu'un centième de sa souffrance, de son affliction. Il le savait, mais ça ne l'avait pas empêché d'essayer. Qui ne tente rien n'a rien, n'est-ce pas ? Son regard s'était à nouveau posé sur le faciès de Mia à mesure qu'il parlait, et il s'attendit au pire. Si ça se trouve, elle va le frapper....

« Est-ce que..? »
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Re: Collines de Loutry Ste Chaspoule

Message par : Mia Wilson, Jeu 20 Fév 2014 - 23:55


« Ce visage inexpressif rempli de tristesse, de nombreuses fois j'ai du te mentir ou me mettre dans la peau d'un autre ». L'atmosphère était étrange. Particulièrement pesante, comme si le temps s'était arrêté et que plus rien autour d'eux ne bougeait. Même le vent, une toute petite brise, ne s'amusait pas à perturber ce moment. Les feuilles des arbres restaient silencieuses et la nature s'était donc mise d'accord pour que le tout cesse. Comme si ces confidences devaient absolument rester secrètes et que l'immensité du monde devenait témoin de ce moment. Je respirai à peine afin de me calmer. Parler de mon passé me faisait atrocement souffrir. Tout revenait à la surface sans aucun détour, comme un coup de poing dans mon visage. Après avoir essayer de cacher, de dissimuler, d’ensevelir au plus profond de mon être cet événement tragique, en quelques secondes à peine il revenait. Aussi vif et brûlant qu'auparavant. Cette trace sera éternelle sur mon corps.

« Oui...Tu as raison. Mais... - Il cherchait ses mots, semblant visiblement ne pas vouloir me blesser. C'était touchant, mais j'étais tellement sensible, renfermée et sur la défensive lorsqu'on parlait de mon agression... - Mr Dey semble avoir changé, il n'est plus le même. Oui, ce qu'il a fait est atroce... - L'euphémisme était réel. Atroce me semblait presque faible. A mes yeux, cela ressemblait plus à un apocalypse ; mais seulement à mes yeux - Et moi qui ne suis pas directement impliqué dedans, je ne pourrais pas dire que les Magenmages ont fait le bon choix mais...n'aurais-tu pas préférer qu'Hugh Dey devienne une personne meilleure, plutôt qu'il culpabilise le restant de ses jours ? - Clairement ? Non. Pas le moindre du monde. Il avait détruit ma vie, et celles de nombreuses filles auparavant également. Et alors quoi ? Si au bout de cinq ans le monsieur et gentil ou le relache ? Non. Ca ne devrait pas marcher comme ça. Ce genre d'homme, ou plutôt ce genre de monstre, guérit ou non, est capable de recommencer ce geste à n'importe quel moment - Pose-toi la question, et dis-toi que ce que tu as enduré t'as rendu plus forte que tu ne l'es. Oui...Je suis très mal placé mais... Tu dois définitivement tourner la page ! - Je sentais bien qu'il cherchait ses mots, et au fond, il ne souhaitai pas me blesser. Mais, pensait-il que je m'étais laissé aller dans la dépression tout ce temps ? Que je n'avais pas essayer de tourner la page, d'oublier, de passer à autre chose ? Aussi étrange que cela puisse paraître ce n'était pas si facile, c'était même impossible. On vit avec, on ne l'efface pas. - Dis-toi qu'à l'instar de Mr Dey, tu peux te vanter d'être quelqu'un de...bien ! Il ne peut certes pas s'en rendre compte, ne peux pas payer pour tout ça, mais n'éprouves-tu pas ne serait qu'une once...de satisfaction en sachant qu'il est devenu quelqu'un de bien...Comme toi...et moi ? Réfléchis-y... »

Je ne pus m'empêcher de froncer les sourcils. Incapable de plus. Tentant de focaliser mon esprit sur autre chose que la haine. Il était maladroit mais adorable. Je voyais qu'au fond il tentait de trouver les mots justes pour me faire remonter la pente, pour m'apprendre à vivre de nouveau au jour le jour et non pas dans le passé.

« La vérité, c'est que je n'arrive pas à passer outre. J'ai essayé, je le jure. J'apprends encore à respirer pleinement de nouveau. Mais ce n'est pas facile. J'ai peur de tout. Je n'arrive pas à faire autrement. J'aimerai être cette fille forte, mais je ne le suis pas bien au contraire... »

Oui. Simplement. Une carapace peut être, mais encore très frêle et fragile. Très, ou trop, difficile à construire. Au final, j'avais besoin d'aide, de personnes qui acceptent de me tendre la main bien que je n'arrêtais pas de les refuser. Me laisser aller, accepter. Changer.

« Est-ce que..?
- Accepterais-tu de m'apprendre à me défendre ? J'ai pas forcément suivi mes cours de défense contre les forces du mal en dernière année et j'ai de nombreuses lacunes sur la pratique... Je sais que c'est pas commun comme demande mais... Qu'en dis-tu ? »
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Antoni Londubat
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Spécialité(s) : Permis de Transplanage



Re: Collines de Loutry Ste Chaspoule

Message par : Antoni Londubat, Dim 23 Fév 2014 - 0:53


Finalement, la tête de l'Auror ne vola pas quelques mètres plus loin, aussi fut-il content de la garder. Il fixa longuement Mia, comme s'il la contredisait du regard, lorsqu'elle se dévalorisait. Elle ne voyait pas que ce qu'elle faisait là était une preuve de force. Elle se sous-estimait.

« Accepterais-tu de m'apprendre à me défendre ? J'ai pas forcément suivi mes cours de défense contre les forces du mal en dernière année et j'ai de nombreuses lacunes sur la pratique... Je sais que c'est pas commun comme demande mais... Qu'en dis-tu ? »

Il eut un mouvement de recul, surpris par cette demande. Non pas que ce serait totalement impossible, mais devenir, l'espace d'un instant, une sorte d'enseignant, ça avait de quoi surprendre. Toutefois, avec tout ce qu'il avait appris ces dernières années, il était devenu un sorcier complet. Alors pourquoi pas...Cette jeune femme l'intriguait. Elle était quelque peu mystérieuse, aussi Londubat était curieux de davantage la connaître. Bref, il avait déjà sa petite idée en tête quant à ce qu'il allait lui apprendre. Il s'agissait d'un charme qu'il avait appris au début de sa formation d'Auror, et qui lui avait utile bon nombre de fois. Se massant fébrilement le bout du menton, il lui dit :

« C'est d'accord ! Bon...Commençons tout de suite si ça ne te dérange pas, sors ta baguette. Je vais commencer par t'apprendre un sortilège de défense avancé, celui de la Vitre à Sens Unique. Il te convient plutôt bien, car il nécessite du calme et une bonne maîtrise de soi. Si tu te concentres bien, tu parviendras facilement à le maîtriser, j'en suis sûr ! »

Il se recula, laissant entre eux une distance d'à peu près dix mètres. Dégainant sa baguette, le Gryffondor décrit, avec cette dernière, un cercle devant lui. Le voilà qui venait de disparaître, purement et simplement. Il était toujours là. Sauf qu'on ne pouvait plus le voir. Ce charme semblait n'être utile que pour les couards, afin de permettre à quelqu'un de fuir mais il avait une autre faculté, qui faisait de ce sort un bon moyen de récupérer lors d'un combat. Ca, elle n'allait pas tarder à le découvrir. Même si invisible à l'œil nu, la voix de l'Animagus était parfaitement audible, ce qui prouvait qu'il était toujours là, et qu'il n'avait pas disparu.

« Si j'ai choisi ce sort, c'est parce qu'il est capable de camoufler un grand nombre de personnes à la fois et qu'il te protège d'attaques ennemies, du moment qu'elles ne sont pas trop puissantes. Ca peut vraiment être utile, crois-moi ! Maintenant, lance-moi un éclair de Stupéfixion. Il ricochera sur la barrière que je viens de créer, histoire de te montrer comment ça marche. Dit-il. N'oublie pas que plus tu t'exerces, plus ton sort sera perfectionné et résistant ! »
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