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La devanture de la boutique
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Matt Austin
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Re: La devanture de la boutique

Message par : Matt Austin, Lun 22 Juin - 15:31


En pleine réflexion, l'Auror regardait l'édifice détruit face à lui, les racines le transperçant de part en part et certains murs écroulés. Un tel déchainement de violence était chose rare, surtout envers un magasin comme celle devant lui. Après tout, la Boutique d'Accessoires de Magie Noire restait fréquentée par des personnes peu recommandables. Et c'était bien ce genre d'endroit que les malfrats attaquaient en dernier. Qui oserait s'en prendre à son propre stock de livraison ? Le dernier des imbécile surement.

Songeur, le brun fut ramené à la réalité seulement par le bruit de pas qui se rapprochaient de lui. Une jeune femme se présenta devant lui, au bord des larmes devant le massacre de la boutique. Sans mal, l'agent d'élite du Ministère de la Magie reconnu Merit Sullivan, la propriétaire de la fameuse Boutique d'Accessoires de Magie Noire. Comment le savait il ? Le Ministère gardait un oeil sur ce magasin, dont la vente d'objets illégales était une certitude mais qu'un manque cruelle de preuve empêchait sa fermeture. Ainsi, les autorités pouvaient seulement surveiller l'endroit en espérant un faux pas de la part des vendeurs, gérants ou de la propriétaire.

D'un rapide coup d'oeil, l'américain détailla Merit Sullivan. Aux premiers abords, la sorcière semblait être la parfaite propriétaire, sans reproches, mais si le brun avait bien appris une chose dans son métier, c'était bien qu'il fallait jamais se fier aux apparences. Pourtant, à ce moment même, l'Auror avait la certitude que la jeune femme était désemparée devant l'étendue des dégâts occasionnés à sa boutique. D'habitude, Matt avait un piètre opinion des propriétaires de tels lieux, pourtant, il ne pût s'empêcher de compatir à la tristesse de la femme.

- Est ce que vous savez ce qui s'est passé ? Lui demanda-t-elle la voix enrouée par le chagrin.

Alors qu'il allait répondre à Merit, une nouvelle jeune femme fit son apparition, inconnue au bataillon. Jamais il ne l'avait aperçu dans les dossiers au Ministère. Une nouvelle vendeuse ? Une stagiaire ? Pire, une journaliste ? Matt jeta une regard impassible à Izsa Hilswood, la détaillant du regard et en haussant un sourcil.

- Je vous prie de m'excuser Miss Sullivan, je vais essayer de répondre à votre question, mais avant.. Qui êtes vous jeune femme ? Demanda l'Auror à Izsa, posant un regard interrogateur sur elle. Miss Sullivan, permettez vous à cette jeune femme d'écouter le court rapport que j'ai pu établir sur les événements ou préférez vous que cela soit confidentiel ?

En effet, seule Merit pouvait dire à l'Auror si elle était d'accord pour que Izsa écoute ce qu'avait à dire le brun. Après tout, c'était à la propriétaire de décider des personnes qui pouvaient être au courant de ce qui venait de se passer, non à lui.

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Merry K. Harper
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Re: La devanture de la boutique

Message par : Merry K. Harper, Ven 3 Juil - 16:23


En se rendant à sa boutique ce matin là, Merit ne s'était vraiment pas attendue à découvrir la bâtisse en ruines. Surtout pas avec un Auror devant... bien qu'elle se doutait que ce n'était pas lui qui avait fait ça et qu'il était simplement là pour constater les faits. La jeune femme l'avait déjà vu à sa boutique il y a quelques jours, il était là durant la perquisition de la boutique d'Accessoires de Magie Noire. Evidemment, lui et ses collègues n'avaient rien trouvé permettant de fermer le gagne pain de la Sullivan.

Effondrée, la belle brune avait demandé d'une voix tremblante qui était l'auteur de ses actes... Le même Mangemort qui était venu lui voler un collier d'Opale peut être ? Elle ne pourrait sans doute jamais trouver le coupable... sauf s'il se dénonçait ce qui était parfaitement impossible à ses yeux. Depuis quand ces terribles mages noirs dévoilaient leur identité aux yeux de tous...

- Ca va, tu n'as rien ?

L'arrivée d'Izsa avait fait sursauté l'australienne qui était encore dans ses pensées à ce moment là. Elle hocha tout simplement la tête, toujours les larmes aux yeux, se collant presque à la jeune femme, cherchant une part de réconfort pour supporter cette épreuve. C'est à ce moment là que l'Auror reprit la parole, près à répondre aux questions de la Sullivan, perdue et désespérée.

-Miss Sullivan, permettez vous à cette jeune femme d'écouter le court rapport que j'ai pu établir sur les événements ou préférez vous que cela soit confidentiel ?

- Oui... bien sûr, elle peut tout savoir...

Merit releva ses grands yeux noisettes vers son interlocuteur, attendant sa réponse avec impatience. Elle espérait qu'il trouverait le moyen de rechercher les traces du coupable.
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Matt Austin
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Re: La devanture de la boutique

Message par : Matt Austin, Mar 7 Juil - 15:15


Le regard de Matt Austin fixait la jeune femme qui se tenait aux côtés de la gérante de la Boutique d'Accessoires de Magie Noire. Elle était bien jeune, ce devait surement être une stagiaire d'un des magasins situés dans la même rue. Ou un malfrat habitué des lieux. De toute manière, sans l'autorisation de Merit, le jeune homme ne pouvait pas donner des détails sur la destruction de la boutique devant elle. Mais bientôt, la gérant ne tarda pas à lui donner son accord:

- Oui... bien sûr, elle peut tout savoir...

L'agent d'élite du Ministère de la Magie se racla alors la gorge. Même s'il n'avait pas relevés d'indices sur les lieux, il se devait de décrire exactement ce qu'il s'était produit. Le brun comptait bien aussi émettre quelques suppositions et questionner les deux femme qui se trouvaient face à lui pour essayer de trouver une réponse à cette attaque éclaire et destructrice du commerce.

" L'attaque a eu lieu ce matin, très tôt, surement pour éviter d'être interrompu par des passants. Il est rare de croiser des sorciers au levé du soleil dans cette partie là de l'Allée. Ainsi, le malfrat a pu faire sa petite affaire dans calme. D'après ce que j'ai pu voir, le sorcier qui a attaqué votre Boutique Miss. Sullivan, à dans un premier temps, détruit deux murs. Par chance, ces derniers ne soutenaient pas la toiture, ce qui a limité les dégâts. Après, le malfrat a sans nul doute, utilisé un Radicis Perfidum, car de nombreuses racines ont transpercé les fenêtres et la porte d'entrée, pour tout saccager à l'intérieure. Et en parlant de l'intérieure... De nombreux articles ont été détruits ou endommagés, tout comme les meubles et le comptoir. Laissant une petite pause, le brun enchaina: C'est tout ce que j'ai relevé, cette attaque a été préparée car il n'y a aucun indices exploitables. "

Matt laissa le temps à Merit d'assimiler les nombreuses informations qu'il venait de lui dire. Cela devait être un choc pour la jeune femme et il ne voulait pas la presser avec ses hypothèses et ses questions. Ainsi, le brun laissa écouler plusieurs minutes avant de reprendre:

" Avez vous eu un conflit récemment avec l'un de vos clients Miss Sullivan ? Et en se tournant vers Izsa: Du coup, je vais avoir aussi besoin de votre nom, prénom et profession, pour mon rapport Mademoiselle. "
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Merry K. Harper
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Re: La devanture de la boutique

Message par : Merry K. Harper, Ven 10 Juil - 4:08


Merit était plus que chamboulée. Sa boutique détruite, même à l'intérieur. Heureusement pour elle, le toit tenait encore. Mais ce n'était pas avec deux murs et une toiture que la jeune femme pourrait attirer les clients dans sa boutique. Il lui faudrait des semaines avant de pouvoir rouvrir la boutique aux clients. D'autant pls qu'elle devait se réapprovisionner pour renflouer ses stocks de marchandise... et surtout remplir la caisse d'argent qu'elle allait perdre dans la reconstruction de la boutique.

Assez perturbée, la Sullivan avait été heureuse de voir une de ses jeunes amies arriver. Un soutien idéal et nécessaire pour encaisser ce qu'on allait lui dire. Oh, bien sûr, Izsa pouvait écouter, elle lui faisait confiance. Beaucoup plus qu'à cet Auror hautain malgré le fait qu'il allait l'aider.

L'attaque a eu lieu ce matin, très tôt, surement pour éviter d'être interrompu par des passants. Il est rare de croiser des sorciers au levé du soleil dans cette partie là de l'Allée. Ainsi, le malfrat a pu faire sa petite affaire dans calme. D'après ce que j'ai pu voir, le sorcier qui a attaqué votre Boutique Miss. Sullivan, à dans un premier temps, détruit deux murs. Par chance, ces derniers ne soutenaient pas la toiture, ce qui a limité les dégâts. Après, le malfrat a sans nul doute, utilisé un Radicis Perfidum, car de nombreuses racines ont transpercé les fenêtres et la porte d'entrée, pour tout saccager à l'intérieure. Et en parlant de l'intérieure... De nombreux articles ont été détruits ou endommagés, tout comme les meubles et le comptoir. C'est tout ce que j'ai relevé, cette attaque a été préparée car il n'y a aucun indices exploitables. "

En entendant les paroles de l'Auror, Merit tâtonna derrière elle, cherchant de quoi s'asseoir. Un des murs en ruines de sa boutique était assez stable pour qu'elle s'y installe. Et ce n'est qu'une fois assise qu'elle leva la tête vers ses deux interlocuteurs, écoutant les derniers mots de l'Auror. Au même moment, elle claqua fébrilement des doigts pour appeler Abysse, son elfe de maison, qui arriva aussitôt.

- Si ça ne vous dérange pas, je vais rentrer chez moi... J'ai besoin d'un instant pour me remettre... Mais non je n'ai eu aucun soucis, mis à part le cambriolage...

A peine avait elle répondu à la question qu'elle salua ses deux interlocuteurs d'un signe de tête, avant de prendre la main de son elfe de maison qui l'amena directement chez elle. Elle s'installa sur une chaise, un verre d'eau devant elle et la tête dans une main, réfléchissant à ce qu'elle allait pouvoir faire...

Fin du RP pour moi
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Izsa Hilswood
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Re: La devanture de la boutique

Message par : Izsa Hilswood, Lun 13 Juil - 19:39


Toute les capacités d'actrice de la jeune fille étaient à rude épreuve. Son cœur battait fort, cependant elle devait garder son calme. Cependant elle ne devait surtout pas paraitre calme, au contraire ! Il fallait qu'elle ai l'air un minimum étonnée, voire paniquée ! Et en plus de de cela, il fallait qu'elle ne montre pas que son ignorance était feinte, et qu'en réalité elle en savait  bien plus long sur ces attaques, grâce aux informations des Phénix.
En bref, ce n'était pas gagné. Surtout avec une Merit au bord des larmes, qui s'approchait d'elle à la recherche de son soutient. Izsa aurait aimé lui dire : "Reprend toi ! On va les retrouver, les c*nnards qui ont fait ça ! Et ont va leur faire cracher leurs tripes !", mais vous conviendrez que ce n'était pas la meilleure façon de garder sa couverture.

L'Auror, de son côté, continuait son boulot :

- Miss Sullivan, permettez vous à cette jeune femme d'écouter le court rapport que j'ai pu établir sur les événements ou préférez vous que cela soit confidentiel ?

Qu'elle accepte ! Qu'elle accepte ! pria-t-elle immédiatement.

- Oui... bien sûr, elle peut tout savoir...

Izsa ne montra rien, mais elle n'en était pas moins très contente. Elle était définitivement arrivée au bon endroit, au bon moment.

" L'attaque a eu lieu ce matin, très tôt, surement pour éviter d'être interrompu par des passants. Il est rare de croiser des sorciers au levé du soleil dans cette partie là de l'Allée. Ainsi, le malfrat a pu faire sa petite affaire dans calme. D'après ce que j'ai pu voir, le sorcier qui a attaqué votre Boutique Miss. Sullivan, à dans un premier temps, détruit deux murs. Par chance, ces derniers ne soutenaient pas la toiture, ce qui a limité les dégâts. Après, le malfrat a sans nul doute, utilisé un Radicis Perfidum, car de nombreuses racines ont transpercé les fenêtres et la porte d'entrée, pour tout saccager à l'intérieur. Et en parlant de l'intérieur... De nombreux articles ont été détruits ou endommagés, tout comme les meubles et le comptoir. C'est tout ce que j'ai relevé, cette attaque a été préparée car il n'y a aucun indices exploitables. "

Mouais, c'était pas non plus extraordinaires comme information. Les racines qui défonçaient les murs, elle le voyait bien elle même. Et il n'y avait pas besoin d'être devin pour savoir que l'attaque s'était forcement déroulée entre la fermeture du magasin la veille et ce matin. Donc l'attaque avait eu la nuit, CQFD. Mais avaient-ils volés quelque chose ? Ça, c'était une question vraiment importante. Si - comme elle le suspectait - les Mangemorts étaient responsables de cette attaque, alors elle aurait apprécié de savoir si un article surpuissant de magie noir risquait de leur tomber sur le coin de la gueule.

" Avez vous eu un conflit récemment avec l'un de vos clients Miss Sullivan ? Il s'adressa ensuite à elle. Du coup, je vais avoir aussi besoin de votre nom, prénom et profession, pour mon rapport Mademoiselle. "

Merit répondit la première, ce qui lui laissa le temps de potasser ce qu'elle allait bien pouvoir répondre. La jeune femme s'en allait, ce qui n'était pas trop étonnant au vu du choc qu'elle venait d'avoir. Il fallait espérer qu'elle s'en remettrait.
Elle lui adressa donc un signe de tête amicale, et dans un craquement sonore la métisse avait disparu avec son elfe.

A présent, il n'y avait plus que la Phénix sous couverture et l'Auror. Normalement, en se la jouant innocente toute mimi, elle s'en tirerait sans trop de soucis.

- Je m'appelle Izsa Hilswood, indiqua-t-elle posément. Vous connaissez peut-être mon père, il travaille dans le bureau de la Coopération Magique Internationale. Le Ministère était grand, ils ne s'étaient peut-être jamais croisés. Cependant Mr Hilswood était un homme plutôt respecté, Izsa espérait donc que si l'Auror avait déjà entendu parlé de lui, la bonne image de son père lui induirait que sa fille devait également être une bonne personne. Mine de rien, elle savait quelle corde tirer, la Serpy. Je suis encore à Poudlard - je passe mes ASPIC à la fin de l'année - mais je bosse aussi comme stagiaire à Ollivander's.

Il était fou de voir à quel point elle pouvait subtilement suggérer des choses dans une seule phrase. Elle montrait sa candeur en lui indiquant son jeune âge (pour une fois qu'elle ne souhaitait pas que ses exploits à la Coupe de Duels soient remémorés...) et lui suggérait la raison de sa présence en lui disant qu'elle travaillait tout près d'ici. Et le mieux dans tout ça ? C'était la pure vérité.

- Vous avez une idée de qui sont les responsables ? demanda-t-elle tranquillement.

Elle ne dépassait pas les bornes, du moins elle le supposait. Au pire, l'homme ne répondrait pas, et ce ne serait pas bien grave. Elle avait juste envie de savoir si les représentants de l'ordre pataugeaient complètement, ou s'ils avaient des pistes.
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Harradas Spinner
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Re: La devanture de la boutique

Message par : Harradas Spinner, Mer 2 Sep - 22:20


RP Unique

Arrivant devant la boutique, il inspira un grand coup. Ce n'était pas la première fois qu'il venait ici. La dernière fois -qui était la première fois- c'était pour délivrer une baguette magique il me semble. Les lieux étaient toujours aussi lugubres -en même temps c'était de nuit à chaque fois-, et il ne put s'empêcher de se retourner violemment lorsqu'il entendit un son derrière lui. Ouf, ce n'était qu'un chat. Enfin il était noir avec une tache blanche sur la tête donc bon. Bon alors. Il n'avait pas réussit à décrypter l'énigme mais il savait que s'il avait quelque chose à trouver ce serait quelque part devant le magasin... Scrutant le trottoir qui longeait la boutique son regard s'arrêta sur un bocal. Cela devait être ça. Il s'en rapprocha et y découvrit une langue coupée. Ewww disgusting really. Humaine ? Je ne l'espère pas. Bien un truc qu'on peut espérer trouver devant une boutique de magie noire ça. Il ouvrit le bocal dont l'odeur répugnant faillit le faire vomir. Il plongea sa main à l'intérieur et eut un haut le coeur lorsque sa main entra en contact avec la langue au lieu du papier qui était juste à côté. Berk berk berk. Il extirpa le papier hors du bocal et lança celui-ci au seul et explosa. Plein de verre. Partout. Tant pis il n'avais pas le temps.

N

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C'est bien ! Tu m'écoutes comme un petit chien.
Va donc là où on vend les animaux.
On dit que j'ai 9 vies et que si je suis noir je porte malheur.
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Facile. *Plop*
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Lizzie Bennet
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Re: La devanture de la boutique

Message par : Lizzie Bennet, Lun 19 Sep - 0:58


RP unique

J’en peux plus. Je craque. Coquille vide, dépossédée de toute énergie, de tout interlocuteur à contacter. J’ai tout brisé. J’ai tout brisé, fixé trop d’objectifs, là je suis censée courir, aller chez Madrevier, ou chez Peverell, je sais plus, je suis pas encore remise de ma journée à la BAMN, j’ai les hormones en pagaille, mais faut courir, être partout, pour tous. Et il le faut, pour mes idées, pour mes salaires. Je peux pas me contenter de vivre dépendante du bon vouloir de mes colocataires, il faut de l’indépendance, mais j’ai plus la force de l’avoir. Trop de nuits au sommeil limité, et anxieux, anxieux depuis le DOUTE. Un doute froid comme un gant de marbre qui vous bloquerait la gorge. Pas de respiration, rien. Le silence le plus oppressant.

Faudrait envisager un congé de maternité. Je le sais, au fond. Ça approche de trop, et c’est pour ça que je prends encore plus de précautions, mais chaque précaution est un risque, et tout risque a trop de coût. Ce qui est mathématiquement faux, puisque risque=coût - bénéfice, mais vous m’avez comprise. Les bénéfices, moins bénéfices que besoin d’ailleurs, ne compensent plus les coûts physiques et intellectuels, je suis juste à bout. Ce soir, j’irais pas. Désolée patrons, je vous fausse compagnie, mais je crains d’atteindre vite un point de non retour si je ne prends pas le temps. Il faut laisser le temps au temps.

Et j’en ai plus assez, chaque jour me rapproche de l’accouchement, de la mort, un tout englobé de voiles d’incertitude. Un tout solitaire, mais moins vide que pensant de cette amertume que je n’éprouvais avant. Je me traine, yeux demis clos, dans l’un des accès secrets de la boutique. Il fait nuit, mais nul besoin de fentes de chat pour savoir où je vais. C’est presque une maison, la BAMN. Alors les mains fébriles, je me rue vers la première potion pouvant faciliter la perte de contrôle, de stress, de joug.

Aujourd’hui, je me sustente pas de Regain mais de Philtre de Confusion. Juste assez pour m’octroyer deux heures de pur répit. Une confusion trop intense pour être bridée par des tentatives de réflexion. Évidemment, la fiole, je la vole. A un moment, mes patrons s’en apercevront. Peut-être me vireront. Peut-être pas. Peut-être que Parker serait prêt à comprendre. Pis c’est qu’un gallion, même s’il sait tout ce que pourrait m’être un gallion.

Je soupire, et siffle le flacon. La désorientation me fait tituber quelques instants, puis la fatigue prend le dessus, et dans la sombre salle, je m’effondre. Faut accepter, quelques fois, de choir, pour mieux se relever demain. Tant que je ne mêle pas de métaphore flamboyante, j'évite le jargon phénix. Je souris presque à cette pensée. Perdue.

Lizzie - Philtre de confusion - 1G
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Alexander Scott
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Re: La devanture de la boutique

Message par : Alexander Scott, Ven 23 Sep - 4:51


Pv Lizzie Bennet


Comment en étaient-ils arrivés là ? Comment une telle chose avait-elle pu se produire ? Comment étaient-ils parvenu à la kidnapper ? Comment avait-il pu laisser faire ça ? Comment l'Ordre allait-il survivre après cette défaite ? Comment Alexander allait-il survivre après cette perte ? Combien de temps allaient-ils la garder vivante ? Était-elle seulement toujours vivante ? Leur cause méritait-elle qu'on sacrifia Elenna à son succès ? Avaient-ils été trop imprudents ? Avaient-ils été trop orgueilleux ? Le sorcier de l'est n'avait pas dormi cette nuit là, pas plus que la nuit précédente d'ailleurs, comment diable aurait-il pu trouver le sommeil après une telle perte ? En l'espace de quelques heures l'Ordre du Phénix avait été décapité et Scott avait été privé de sa raison de vivre. Peut-être certaine personne aurait immédiatement trouvé les ressources pour se relever après un tel choc mais bizarrement pas le chasseur de mage noir. Les heures qui avaient suivis le kidnapping avaient été les plus éprouvantes pour lui, Alexander était resté au milieu du salon de 21 Eagle Place, prostré, muet, les yeux dans le vide. Pendant plusieurs heures ses camarades avaient discuté des différents plans pour retrouver Elenna mais une telle chose était impossible, tout bonnement impossible. Depuis plusieurs année l'Auror traquait les mages noirs, il les avait combattu un nombre innombrable de fois, avait fait couler des litres de leur sang, il était même parvenu à capturer le seigneur des ténèbres, mais jamais ô grand jamais il n'était parvenu à les faire parler. Les mangemorts étaient entièrement dévoués à leur tâche et si par miracle ils parvenaient à en capturer un dans les prochaines heures alors il y avait fort à parier que ce dernier serait sacrifier pour la cause par ses camarades. Il n'y avait pas de solution alors le pourfendeur de magie noir était resté là à se lamenter. Finalement Elenna et lui s'étaient fait rattraper par la vie, comment avaient-ils pu imaginer vivre une vie normale dans leur situation ? Comment avaient-ils pu imaginer faire partie de l'Ordre du Phenix et rester au ministère de la magie ? Comment avaient-ils pu imaginer tromper le système et les mages noirs ? Comment avaient-ils pu imaginer être heureux ? Ils avaient été orgueilleux, vaniteux et imprudents jusqu'au bout. Le soir même du kidnapping était à l'image de leur existence commune, ils avaient bu, ils étaient fatigués mais ils n'avaient appelé aucun renfort pour affronter ces deux mages noirs. Dernière erreur, erreur fatale. Il n'y aurait pas de mariage, il n'y aurait plus de nous.

Alexander serra sa baguette à l'intérieur de sa poche, bois d'ébène, crin de bébé licorne noire. Elle avait fait couler le sang de tant de mages noirs par le passé, elle n'allait certainement pas s'arrêter là. Le sorcier de l'est grimaça en entendant toutes ses articulations gémir tandis qu'il quittait le canapé du quartier général de l'Ordre du Phénix. Cela faisait presque deux jours qu'il n'avait pas quitté le divan, il était plus que temps de passer à l'action. Si il restait une infime chance de sauver son aventurière des neiges alors il fallait la saisir et si il était trop tard alors il allait prendre aux mages noirs tout ce qui leur été chère. Cela faisait bien longtemps que l'organisation ancestrale avait des doutes sur certaines personnes mais leurs principes leur interdisait de s'en prendre eux, la présomption d'innocence... Ce soir le pourfendeur de magie noire était bien décidé à ranger ses principes dans un coin d'où ils n'étaient pas prêts de ressortir. Par où commencer ? Scott avait déjà sa petite idée sur la sujet, sa première destination serait l'antre de la magie noire en Grande-Bretagne, le lieu où l'on pouvait tout trouver, le lieu où on pouvait tout acheter, là où on pouvait trouver des réponses à presque toutes ses interrogations, la boutique d'articles de magie noire. Le chasseur de mage noir s'était déjà rendu là-bas par le passé, sa première visite avait été amicale, un simple achat de miroir à double sens. La deuxième visite avait été officielle et avait bien faillit dégénérer. La troisième visite ne serait pas amicale, pas plus qu'elle ne serait officielle. Ce soir le sorcier de l'est venait pour avoir des réponses et si il ne parvenait pas à en avoir nul doute que l'endroit aurait besoin de quelques réparations. Quelle somme de gallions représentait l'ensemble des objets entreposés là-bas ? Une petite fortune à n'en pas douter. Nul doute que personne ne souhaiterait perdre une telle fortune. L'Auror jeta un coup d’œil et constate qu'il était seul, absolument seul, visiblement le QG était désert et s'était mieux ainsi. Alexander jeta d'abord son badge d'Auror sur la table basse avant de se débarrasser de son gallion d'urgence. Cette affaire ne concernait plus ses camarades, pas question de leur laissé un moyen de le retrouver. Le pourfendeur de magie noire enfila son éternelle veste de cuir, elle était encore recouverte de poussière, ni elle ni son propriétaire n'étaient passés par la case nettoyage après l'affrontement fatidique. Sans plus de préparation l'ancien Serdaigle quitta 21 Eagle Place transplanant en direction du lieu le plus sinistre de grande Bretagne.


CRAC

L'allée des embrumes était déserte et silencieuse ce qui n'avait rien d'étonnant puisque la nuit commençait lentement à tomber. En générale personne ne faisait long feu dans cette endroit lorsque l'obscurité commençait à s'installer. Les rares personnes qui s'y aventuraient étaient les aspirants mages noirs, les mages noirs, les criminels, les voleurs, les Aurors et quelques élèves inconscient à la recherche de sensations fortes mais qui ne trouvaient bien souvent que la mort. Comment un tel endroit pouvait persister à exister à côté du Chemin de Traverse ? Alexander lui même n'avait jamais compris une telle aberration mais comme d'habitude le ministère de la magie semblaient avoir des préoccupations bien plus importantes. Visiblement aucun Auror ne trainait dans les parages, peut-être même était-ce à lui de veiller sur cette rue, ou peut-être était-ce le tour d'Elenna... Il était si loin de ce genre de préoccupations, de toute façon cela faisait bien longtemps qu'il ne se considérait plus comme Auror, si il était resté au ministère ces derniers jours c'était simplement pour accomplir la dernière tâche que lui avait confié l'Ordre. Le sorcier de l'est attrapa sa baguette et s'enfonça dans l'obscurité naissante de l'Allée des Embrumes en direction de son objectif. Quelle heure était-il exactement ? Les vendeurs étaient-ils toujours sur les lieux ? Plus ils seraient nombreux et plus ses chances d'obtenir des informations seraient élevés. Devait-il chercher à payer les informations ou devait-il utiliser la force ? Les questions se bousculaient dans l'esprit du jeune homme tandis qu'il avançait à pas de loup en direction de la boutique d’accessoires de magie noire. Peu importe ce qui allait se passer, il ne devait pas faire preuve de pitié, les mages noirs n'auraient aucune pitié pour Elenna... Après quelques minutes de marche le chasseur de mage noir était enfin devant son objectif. La boutique n'avait pas changée, elle était telle que dans ses souvenirs, tordues, poussiéreuse, elle émanait une aura menaçante comme si elle défiait en permanence le ministère de la magie. Le sorcier Russe jeta un rapide coup d'oeil à l'intérieur de l'établissement, une faible lueur émanait de l'arrière boutique comme si une bougie ou une lampe défectueuse était allumée, visiblement il y avait encore de la vie dans cet endroit. Alexander respira un grand coup et posa sa main droite sur la porte de la boutique tandis qu'il pointait cette dernière avec sa baguette dans sa main gauche. Désormais il n'était plus question de faire demi-tour.

Le pourfendeur poussa légèrement la porte de la boutique qui ne résista le moins du monde, visiblement les clients étaient encore acceptés en cette heure tardive ou alors la porte ouverte était un oubli. Sans perdre une seconde, mué par des réflexes qu'il avait développé durant ses années au ministère de la magie, Alexander informula un Anthemius Vocania pour empêcher tout sorcier de s'échapper à moins d'être aidé par une quelconque créature magique. Désormais toutes les personnes se trouvant à l'intérieur de la sinistre boutique se retrouvaient bloqués, le sorcier de l'est lui même ne pouvait plus fuir si les choses tournaient mal, mais ce soir là fuir n'était pas dans ses objectifs. La clochette signalant l'arrivée d'un client avait tinté dés l'arrivée du Phenix mais il n'en tint pas rigueur, de toute façon il n'était pas là pour être discret. Il était impossible de marcher silencieusement sur le sol de cette boutique si bien que le sorcier de l'est avait l'impression de faire autant de bruit qu'un Nundu en chassa tandis qu'il avançait dans les rayons en direction de la faible source de lumière. Baguette armée vers l'avant l'ancien Serdaigle était prêt à déchaîner les enfers au moindre signe d'agressivité.
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Lizzie Bennet
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Re: La devanture de la boutique

Message par : Lizzie Bennet, Dim 25 Sep - 22:29


Pv Alex

Arrivée sur les lieux. Apangeios. Enfin. La célèbre cité spatiale dont on nous a rabâché les oreilles la semaine passée se déroule sous nos pieds. On se situe en périphérie, sur l'une des passerelles reliant deux des 3 ailes de la ville. Notre guide, Logan, nous conduit vers un amphithéâtre. Nous prenons place.
lizzie
Garçons et filles sont séparés et ma gorge se noue quand il me faut lâcher la main de ma petite soeur. Mais qu'a-t-elle à craindre ici ? Rien, n'est-ce pas ? Nous sommes au coeur d'un refuse, et elle est enfin intouchable. J'inspire lentement. 
-Bonjour à tous, mesdemoiselles, messieurs. 

Il parle anglais. Je suppose qu'ils se sont arrangés pour que les 'rescapés', comme ils nous appellent, aient tous une maîtrise minimale de la langue pour faciliter la compréhension de tous. Etant bilingue, la langue est loin d'être une barrière. Tout à coup, les chuchotements s'éteignent. Le silence se fait dans la salle : un gigantesque hologramme, j'ai été exposée à trop de films moldus, détaillant en trois dimensions le plan de la ville, vient d'apparaître.
lizzie

Apangeios est un immense triangle, dont les sommets sont fait de bulles ovales. En son centre, deux cercles imbriqués, au sein desquels on distingue l'entrelacement de salles de toutes tailles et toutes formes : un véritable labyrinthe. Et au milieu de ce dernier, une pyramide de verre, immense.

Le concept est captivant, et nous restons là, bouche bée. Des exclamations admiratives s'élèvent de temps à autre, puis l'attention revient sur le jeune homme qui nous a mené ici lorsqu'il se racle la gorge. Logan débute alors son discours, et je tente de mémoriser rigoureusement le moindre de ses mots. 
lizzie tu peux pas faire ça

Bienvenue à Apangeios. Au cours de votre semaine de préparation, vous avez été mélangés avec des jeunes d'âge, sexe, origine, religion, milieu différents. Vous avez tissé des liens, certes encore fragiles pour l'instant, mais des liens réels. Vous vous êtes positionnés dans ce groupe d'inconnus, avez découvert des similitudes entre vous. Vous remarquez ici, au premier coup d'oeil, que la cité d'Apangeios est divisée en trois ailes.
lizzie arrête toi


Ainsi le serez vous. Trois groupes définiront votre place dans la société que nous sommes amenés à former. Les Sendurants, tenaces, persévérants, travailleurs, ambitieux, rusés. Les Escurieux, ouverts, sensibles, courageux, sincères, passionnés. Les Limpides, clairvoyants, francs, justes, désintéressés, assoiffés de connaissances. Auquel êtes-vous destinés ? La prochaine lune nous l'apprendra.
lizzie reviens. reviens, c’est important. important de vivre. tu peux pas juste disparaître dans les méandres de ton imagination.
Vous vous tiendrez ici (à ces mots, il pointe la pyramide cristalline que j'avais identifié auparavant) quand aura lieu l'Orientation. Enfin, inutile d'entrer dans les détails, vous le saurez bien assez tôt. 

Tu parles. Maintenant qu'il avait annoncé une chose pareille, nous mourions d'envie de savoir ce qu'il allait nous arriver. Un bon orateur que ce Logan. Il s'assurait avec aisance le support de la foule.Méfiance trop nette. Ça émerge. Revient.
LIZZIE P*TAIN arrête de te cacher. d’inventer des histoires. d’ailleurs elles sont nulles, aussi ségréguées que le monde en lequel tu vis. tu peux décidément pas rêver d’un ailleurs. t’es pas libre, mais t’en es moins consciente que tu le prétends. tu vis dans ce carcan, ne fais que le dorer de rêves. lizzie, réveille toi, le carcan il est là déjà, sous tes yeux. lizzie, arrête de rêver et reprends ta vie en main.


Quelle heure était-il ? J’en savais rien. J’avais eu un dernier délire. Troubles du sommeil, jongle improbable entre trois emplois et cent besoins et cette grossesse qui me pompait le sein. Expirer. Expirer.
J’ignorais l'heure, mais surtout le jour. Et sachant que j’étais employée chez Madverier avec les mêmes conditions que Peverell, à savoir que je devais venir sitôt mon temps à la BAMN fini, c’était un peu compliqué de savoir quel employeur j’étais en train de décevoir. Il y en avait un, forcément. Et puis pourquoi j’avais trainé à la base, au lieu de filer ?

Etaient-ce les effluves de mon dernier essai qui poussaient au délire ? Cette demande d’Heather... L’avais-je volontairement ratée ? J’en étais tellement capable. Jute pour m’assurer de ne pas pouvoir vérifier le statut sanguin de mon gosse. La déesse de l’échec avait-elle vraiment besoin de se saboter pour ce genre d’affaires ? Sans doute pas. Banale sécurité. Depuis quand j’avais besoin de sécurité ? Je me dégoutais. Pis j’étais si fatiguée. Si molle. Déjà, ma tête dodelinait à nouveau sur le côté.

Wake up wake up this ain't no dream.
Se reprendre. Oui, tu t’étais déprise de tout, mais il fallait réapprendre, si tu voulais comprendre ce qui clochait dans les effluves de ta potion. Il fallait procéder silencieusement, pas que ça se sache, que ça s’exploite. Un bruit attira mon attention. Je posais un couvercle de bois sur le chaudron, limitant le départ d’autres senteurs, puisqu’elles paraissaient avoir des vertus somnolentes voire hallucinogènes. Il semblait si réel, ce... j’sais plus son nom.

Crissement du parquet. Je le rêve encore ? Je secoue la tête, comme un enfant pris en faute, un nageur quittant l’étang, un objet empoussiéré. Plus d’attention, de vigilance. Non, tu n’attendais personne cette nuit. C’était pas normal qu’il y ait du bruit. Au plus noir de ma nuit, j’étais biensomniaque. En parfaite adhésion avec mes démons. Nous avions eu les débats les plus passionnants qui soient, et enfin les griffes retombaient, quittaient leur émoi. Passé lavé au savon, dents aussi, restait plus que la Pureté. Et une eau un peu rougeâtre, un peu sombre, un peu envoûtante, une eau qui sentait le métal, qui donnait soif comme en cours de DFCM.

Dans le temps. Elle était loin cette époque pourtant où je pouvais lécher des fontaines de sang, m’abandonner aux délires, non, aujourd’hui les brisures étaient toutes tombées, étaient toutes défaites, la Sanité avait vaincu, toute armée de cette morsure qui m’embrasait le bras. Maintenant, qu’importe l’intensité des couleurs qui m’aveuglaient, je n’étais plus un CryBaby, je n’étais plus un stock de bonbecs tout enduit de plasma.

Nope, maintenant j’étais re-née, la Nouvelle Amérique, ou presque. Presque parce qu’il y avait des prérequis et que les dessins les plus fascinants m’enflammant la chair ne dispensaient guère du passage à l’action. Après l’Art, le Bazar. L’envol. Mes démons étaient morts, provisoirement. Le seul bruit ne venait de mon imagination mais d’en haut. Quelqu’un était dans la boutique. Et vu que Parker était beaucoup trop flemmard pour faire du zèle, ça sentait pas bon.

Baguette en main, j’empruntais l’escalier, remontant vers le comptoir dont semblaient émaner les bruits. Espérant quelque peu trouver vraiment quelqu’un. Me prouver que j’étais capable de distinguer bruits imaginés et réels. De vivre dans le « bon » monde. Dernier pas, et le pallier. Une silhouette sombre oscille entre les rayons. #Lumos.
- T’es au courant qu’on a un service de livraison ? C’est une urgence ou quoi ?


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Re: La devanture de la boutique

Message par : Alexander Scott, Mar 27 Sep - 12:54


LA de Lizzie

La boutique d'accessoires de magie noire était sombre, terriblement sombre. La seule source de lumière dans la pièce principale provenait sans doute d'une pièce adjacente et jetait des ombres inquiétantes sur les murs de l'échoppe. Pouvait-on imaginer un lieu plus sinistre sur Terre ? Difficile à imaginer, ici la magie noire était omniprésente, l'atmosphère était naturellement étouffante tant et si bien qu'on pouvait s'imaginer si de l'air filtrait parfois dans la pièce. Depuis qu'il était rentré dans la boutique Alexander était aux aguets, tout les sens du chasseur de mages noirs étaient mobilisés et le moindre de ses muscles étaient tendus. Le membre de l'Ordre du Phenix avait parcouru la forteresse d'Azkaban pourtant il s'y était senti plus en sécurité qu'ici même. Comment les étudiants de Poudlard pouvaient-ils oser venir faire leurs emplettes ici ? Avaient-ils seulement idée des personnes qui fréquentaient cet endroit ? Il y avait fort à parier que les vendeurs eux mêmes faisaient parti de la pire engeance de mage noir ! La dernière fois que l'ancien Serdaigle avait posé les pieds dans cet endroit Merit Sullivan était la propriétaire et elle avait été assassinée quelques jours plus tard, visiblement le contrôle de la boutique n'était pas chose aisée. Qui s'occupait de ce lieu désormais ? Qui étaient les employés ? Si ils n'avaient pas changés alors le jeune Ashton Parker devait toujours être vendeur ici, Scott avait toujours eu des doutes sur lui et ces derniers s'étaient vérifiés puisqu'il avait été envoyé à Poudlard pour avoir tué un gobelin. Aux dernières nouvelles Parker avait été libéré. Le sorcier de l'est jeta un coup d’œil autour de lui, une telle manœuvre n'avait pas grande utilité puisqu'il n'y voyait pas à plus d'un mètre autour de lui, mais le Russe ne pouvait s’empêcher de se demander d'où viendrait la menace si elle devait surgir. Alexander était repéré depuis bien longtemps, il ne cherchait pas à se cacher, pourtant si un combat devait éclater en ces lieux il n'aurait pas l'avantage du terrain.

Des bruits de pas, une personne approchait, en face du sorcier de l'est. La baguette du pourfendeur de magie noire était pointée dans la direction du son avant même de distinguer l'origine de ce dernier. Qui venait ? Visiblement la personne n'avait pas d'intention hostile puisqu'elle ne cherchait pas à attaquer par surprise, ou alors elle était particulièrement sûre d'elle et ne cherchait pas à se dissimuler. Alexander plissa les paupières lorsqu'une lumière jaillit de la baguette du vendeur nocturne. Après quelques secondes d’acclimatation qui auraient pu lui coûter la vie, le sorcier de l'est distingua une silhouette féminine, visiblement les vendeurs avaient changés. Prudemment l'Auror effectua quelques pas en arrières tenant sa baguette toujours pointée sur sa futur interlocutrice. Qui était-elle ? La connaissait-il ? Impossible à dire, malgré le lumos l'obscurité restait étouffante et on y voyait goûte. Au fond peu lui importait de savoir qui se tenait en face de lui, si cette personne travaillait dans cette boutique alors elle devait avoir de près ou de loin des liens avec la magie noire et si elle ne savait rien alors il la forcerait à appeler son patron.


- T’es au courant qu’on a un service de livraison ? C’est une urgence ou quoi ?

Une urgence ? Pouvait-on seulement encore appeler ça une urgence ? Il y a deux jours le kidnapping d'Elenna était une urgence, désormais c'était une cause veine, une cause perdue pour laquelle Scott était prêt à tout et cette vendeuse allait peut-être l'apprendre à ses dépends. Sérieusement, quelle était la probabilité pour qu'elle sache quelque chose ? Alexander grimaça, il se retrouvait si acculé qu'il était forcé de formuler des suppositions foireuses pour espérer retrouver sa moitié... Le pire dans tout ça ? Il allait sans doute devoir faire quelque chose qui le révulsait au plus haut point, s'en prendre à une innocente pour avoir un hypothétique indice qui ne le mènerait sans doute à rien. Finalement la seule chose qu'il trouvait pour se rassurer c'était de se dire qu'une personne travaillant dans la boutique d’accessoires de magie noire était forcément impliqué dans la magie noire et donc forcément coupable de quelque chose... Le pourfendeur de magie noire resserra son emprise sur l'ébène de sa baguette, il n'était pas question d'avoir des doutes maintenant.

- Expelliarmus !

Qu'est ce qui détermine ou non la réussite d'un sortilège ? L'expérience du lanceur ? La surprise de la victime ? Le contexte extérieur ? Le bois de la baguette ? Le composant de la baguette ? Les théories sont nombreuses mais pour le sorcier de l'est les dues comportaient une grande part de chance et ce soir là le destin voulu que son sortilège désarme son interlocutrice sans que cette dernière ne puisse réagir. Savoir qu'il n'était plus sous la menace aurait du rassurer le sorcier de l'est mais l'enjeu était bien trop grand pour qu'il se permette un tel luxe... Peut-être la sorcière avait-elle une baguette de rechanger, peut-être avait-elle une arme blanche, peut-être était-elle capable d'utiliser la magie sans baguette. Malgré sa réussite le pourfendeur de magie noire décida de ne pas baisser son arme et garda son regard fixé sur la silhouette. Il n'était pas question de lui laisser reprendre les choses en main, ce soir le félin était bien décidé à mener la chasse et pour le moment cette femme était sa proie.

- Effectivement, je n'ai pas de temps à perdre... Je ne sais pas qui tu es mais je te déconseille vivement d'essayer de récupérer ta baguette, je peux te garantir qu'à cette distance je ne te raterai pas. La tension transparaissait dans la voix du sorcier de l'est, son accent russe était ressorti. Il y a deux jours de cela une jeune femme a été kidnappée à quelques lieux d'ici. Ses agresseurs avaient tout des parfaits mages noirs, des parfaits mangemorts en vérité... Je me suis laissé dire que si il y avait un endroit où on était au courant des derniers ragots chez les mangemorts c'était à la boutique d'accessoire de magie noire. J'en viens donc à ma question... Où est-elle ? Inutile d'essayer de me baratiner, je ne partirai pas d'ici avant d'avoir ma réponse peu importe la manière dont je dois m'y prendre.

La jeune femme l'avait-elle reconnu ? Si c'était le cas alors il était peu probable qu'elle prenne ses menaces au sérieux, après tout un Auror ne pouvait décemment pas torturer une civile... D'ailleurs aurait-il seulement la force d'arriver à de telles extrémités en conditions normales ? Et en sachant que cette jeune femme ne savait peut-être rien ? Le pourfendeur de magie noire s'était lancé dans une véritable vendetta personnelle sans même en mesurer les conséquences. Si il usait de la torture ce soir alors il ne pourrait sans doute plus faire demi-tour... Combien d’innocents devrait-il torturer avant de parvenir à trouver un semblant de piste ? Qui serait la prochaine victime de sa vengeance aveugle ? Qui pâtirait de son incompétence à protéger sa dulcinée ? Si elle s'était faite capturée n'était-ce pas de sa faute ? Alexander grimaça, pour cette mission il ne pouvait pas s'accorder le luxe de douter... Douter c'était accepter le fait qu'Elenna était peut-être déjà morte et qu'il était mort avec elle.
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Re: La devanture de la boutique

Message par : Lizzie Bennet, Jeu 29 Sep - 2:23


3700e post - cadeau ♥

Tension palpable, partout. Je pourrais presser des citrons que j’en tirais pas de jus si vite. Là tout est prêt, suffit d’appuyer sur les bons boutons -ET VLAN voyez comme ils me pénètrent l’esprit, ces conn*ries de moldus, que je m’approprie leurs raisonnements et expression, comme si les hommes avaient des boutons. Non de non ! Fallait qu’on arrête avec ça, qu’on cesse de créer des ponts entre magie et technologie, récemment j’avais lu qu’un nouveau sort était découvert, Anima Onnat, Anima Offat, au delà des apports en situation de combat tout ce que je pouvais voir était le danger de la familiarisation avec leur monde. Danger ? Non, non c’était pas du danger, je voulais que nos mondes se confondent, on se prenait déjà leurs dérives électriques plein la face, autant les comprendre, les contrôler, mieux les démonter, désarmer. Et leur apprendre, à leurs dépens, qu’était la magie soumise et cadenassée depuis des siècles, là, sous leur nez.

Fallait accepter d’être inclusif, comprendre leurs machines, même celles qui me prenaient Mary, il fallait faire de leur monde le nôtre pour le changer de l’intérieur. Être la flèche plantée dans le coeur du monde, celle qu’on tourne et agite en déchirant la chair ; être le ver gourmand qui ronge et détruit, silencieux, immonde, mais efficace. Passer par là était sans doute une nécessité. Alors je pouvais utiliser des expressions moldues, tant que je les gardais à titre d’outils, n’y attachait trop de valeur. N’y voyait nul besoin. Je les voyais, eux, marcher toujours téléphone en main, l’esprit perdu entre deux écouteurs, oubliant ce que c’est qu’être lucide, qu’être soi, qu’être présent à la vie. Non que je le sois, moi, mais j’avais mes démons pour excuse ; eux n’avaient que des addictions, moins libératrices que les substances que nous vendions.

Ils avaient leurs religions leurs dealers de dogmes leur foi comme dopamine et les mots comme injection. Ils avaient leurs technologies leurs dealers d’instants de mémorisation électronique des moindres de leurs pensées où il fallait tout chroniquer référencer en s’attachant à avoir sa part de visibilité, sa caution de vues, qu’importe les fausses intimités qu’il fallait afficher. Ils avaient leurs moeurs dans une boîte tout à part, je la sentais Pandore, la voulait pas dans ma vie, sentais pourtant qu’un jour tout s’évaporerait s’échapperait s’emmêlerait et je refusais. Lui, lui j’ignore s’il refusait, mais j’avais pas trouvé les bons boutons pour faire descendre ses crispations et anxiétés trop violentes et visibles et bim, je savais que le cas de charité était encore pour moi. Sauf qu’il était pas juste un perdu pathologique, il était une version agressive, de celles qui au premier soupir bondissent, qui gravissent des montagnes pour une lueur. De celles que j’aimais connaître, parfois, je crois, y trouvant des miroirs, mais pas ce soir non pas ce soir, j’avais des plans tu vois, je pouvais pas m’adonner à tes jeux.

T’en voulais, pourtant, toujours plus. Tu regardais autour de toi, cherchant tes repères dans les noirceurs de mon aire, ça semblait t’être une vraie galère. Tu pivotais avec une vigilance constante tatouée sur le front, des yeux écarquillés d’anticipation. Et non, t’avais pas résisté, il avait fallu que tu joues à me désarmer. Sans baguette, j’étais nue, vulnérable. Sauf que mignon, je me baladais avec un minimum de deux baguettes, et autres joyeusetés de la boutique, il allait falloir être un poil patient pour que je sois 100% inoffensive. Pour l’heure, jouer sur la défensive, prétendre n’avoir plus une seule corde à mon arc. Te regarder t’enliser, savoir précisément ce que tu voulais. Et une fois que tes cartes seraient toutes tombées, aviser. Oeil affolé, donc, un pas à reculons. Mode proie activé, et sa voix qui s’empresse, des syllabes si gonflées d’inquiétude qu’en leur sillage se creusent des ravins et mines.

Une voix pas d’ici, teintait d’un accent, qui n’était pas sans me rappeler Quelqu’un. Quelqu’un qui malgré le temps soulevait encore ce frisson entre mes poils, un frémissement de l’échine, une appréhension n’ayant rien de feinte. Jamais je n’avais su l’oublier, et ce n’était faute d’avoir tenté. Il m’interdisait de récupérer ma baguette, la jouait sorcier inégalable bla, bla, bla, rien que pour ça il commençait à me fatiguer et pour ranger son arrogance aux tréfonds d’un tiroir dont on brûlerait l’armoire l’envie ne manquait pas. Plus que sa détresse, un mot pourtant suffit à interrompre ton flot de rage aux conséquences imprévisibles. Kidnapping. Ahem, ça sentait bon cette histoire. Bon le feu et l’hier. Le motif de sa venue était la disparition d’une femme prise par de "parfaits mangemorts." Oh, franchement, l’adjectif définissait plutôt les tortionnaires ; je t’assure que pour le reste, ils avaient leurs failles. Mais c’est gentil de les encourager, je transmettrais.

La baguette, tombée à terre, n’éclairait plus si distinctement le visage de l’homme ; seules quelques ombres dansaient loin de son menton. Il avait d’ailleurs des clavicules assez plaisantes. Pour le reste, j’essayais de me souvenirs des détails aperçus avant l’Expelliarmus. Son visage m’était bizarrement familier. Je n’oubliais jamais un visage, les noms, c’était plus aléatoire. L’impression de l’avoir croisé dans une autre vie, au bras d’une blonde en noir, avec tout un monde en papier virevoltant autour. Et l’autre, celle qui sentait la fumée. Là. Une ancre ; je l’avais peut-être aperçu à l’anniversaire de Noah. C’était possible. C’était pas sûr, en soit, vu que déjà les détails de son visage disparaissaient dans les vapeurs de poussière que la boutique semblait cracher sur tout souvenir. Il devait y avoir eu autre chose.

Pas possible que je me rappelle de lui si c’était un effleurement si léger. Je devais le confondre. J’avais vu sa tête ailleurs. Ou alors il était un Lambda. Un Monsieur Toutlemonde. Un John Doe. Une hallucination sous potion, basée sur un visage aperçu dans la rue. J’étais bien avancée si c’était le cas... Faites qu’il y ait autre chose. N’importe quoi. Mais un hameçon, pour le raccrocher, le situer. Il continuait de se plaindre de ses vilains mages noirs qui lui avaient piqué sa donzelle. Nope, je pensais pas qu’on en avait kidnappé d’autres dans les dernières 48h. Y avait des chances qu’il en soit un proche. Ce qui serait juste délicieux, vu qu’avec son affaire de brûlure la situer était un peu malaisé. Peut-être allait il m’apporter la pièce manquante. Je retiens un rire.

- En gros, tu veux que je regarde si j’ai pas des clients qui ont acheté des menottes et instruments pervers dans les derniers jours ? Tu sais que c’est une partie intégrante de notre commerce, qu’on a des gosses qui s’y servent ?
Je m’arrête. Pardon, j’devrais sans doute pas en parler avec un tel sarcasme. C’est juste que c’est tellement gros comme intrusion que c’est difficile à croire. Silence. Lourd. J’arrête de faire la vendeuse stupide et me montre un poil plus humaine et accessible. L'air de la meuf qui percute : c'est pas un hoax, c'est juste un type avec zéro piste, qui tente ce qu'il peut tenter. Oh fck. Décomposer chaque étape de la réalisation dans l'expression faciale. Tu as l’air sérieux. T’as des informations un plus précises qui m’aideraient à tracer l’affaire dans nos comptes ? Parce que navrée de te l’apprendre, mais s’ils se fournissent ici, ils viennent pas masqués pour le faire. J’aurais du mal à te guider sans indication préalable. Garder mon calme, face à la tempête qui semblait faire rage dans sa tête. Attendre qu’il parle. Se dévoile, lui. Il avait la langue prompte de ceux qui ont tout perdu ; peut-être en saurions nous plus.
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Re: La devanture de la boutique

Message par : Alexander Scott, Ven 7 Oct - 14:40


Combien de missions avait-il accompli pour le ministère de la magie ? Combien de missions avait-il livré pour l'Ordre du Phénix ? Combien de combat avait-il mené pour défendre la communauté magique ? Depuis plusieurs années maintenant Alexander vouait son existence à la protection de la veuve et l'orphelin, chaque jour il mettait sa vie en danger sans rien demander en retour, chaque nuit il mettait son identité en danger pour protéger une société qui le considérait comme un criminel. Cette nuit tout changeait, il n'était pas question de défendre qui que ce soit. Cette nuit le pourfendeur de magie noire agissait pour sauver son existence, ce soir le futur ancien auror agissait égoïstement.  De nombreuses fois Scott s'était demandé si il serait rentré dans l'Ordre du Phenix si Elenna n'y avait pas été, était-il réellement animé par un esprit chevaleresque ? Avait-il rejoint les aurors animé par un profond sentiment d'indignation et par un désir de justice ? Répondre par l'affirmative aurait sans doute été un profond mensonge. Rentrer au ministère de la magie n'était qu'un moyen parmi tant d'autre pour vivre une vie d'aventure et d'adrénaline, après tout n'était-ce pas la vie dont il avait toujours rêvé lorsqu'il était plus jeune ? Était-il rentré dans l'Ordre pour les même raisons ? Pas vraiment, entre temps le fougueux sorcier avait fait la connaissance d'Elenna, il était immédiatement tombé sous le charme de l'anglaise et en l'espace de quelque semaine il aurait littéralement pu la suivre aux confins des Enfers. Rejoindre l'Ordre du Phénix lui permettait certes de poursuivre sa vie d'aventure mais il pouvait surtout protéger sa moitié lors des affrontements avec les mages noirs, du moins c'était théoriquement le cas puisque quelques heures auparavant il avait échoué à cette tâche. Alors qu'allait-il se passer si la tête pensante de l'organisation ne refaisait pas surface ? Le départ du ministère était déjà acté. Le gallion d'urgence était posé sur la table basse du salon de l'Ordre.  Retrouver Elenna coûte que coûte.  

Le silence était pesant, les dernières paroles du sorcier de l'est avait raisonné dans la petite pièce sombre puis s'étaient éteintes aussi vite. Qu'attendait la vendeuse ? Le sorcier de l'est était presque persuadé qu'elle le jaugeait, ce genre de chose se faisait habituellement lors des affrontement baguette à la main mais pas seulement... Quelques semaines auparavant Scott avait eu le même sentiment lors de sa rencontre avec Clyde Higgs. La même sensation le parcourait lorsqu'il se retrouvait en présence de Mkrovk. Faisait-elle parti de cette catégorie de personne ? Faisait-elle parti des gens qui ne prononçait jamais une parole de trop et qui préférait peser chacun de leur mot avant de parler ? Si c'était le cas alors il y avait fort à parier que l'issue de la soirée ne pourrait être que funeste car ce genre d'individus ne se laisserait pas impression à coup de vaines paroles et de quelques sortilèges lancés pour l'impressionner. Pouvait-on réellement s'attendre à autre chose venant de quelqu'un travaillant dans une boutique de magie noire ?  



- En gros, tu veux que je regarde si j’ai pas des clients qui ont acheté des menottes et instruments pervers dans les derniers jours ? Tu sais que c’est une partie intégrante de notre commerce, qu’on a des gosses qui s’y servent ?  Pardon, j’devrais sans doute pas en parler avec un tel sarcasme. C’est juste que c’est tellement gros comme intrusion que c’est difficile à croire .

Jointures serrées. Mâchoire crispée. Envie de meurtre. Définitivement elle n'était pas de la même classe que Mkrovk ou Higgs. Provoquer un inconnu qui pénètre dans votre boutique de magie noire en plein milieu de la nuit n'était peut-être pas la meilleure idée au monde. Alexander demeura cependant stoïque au milieu de la pièce attendant une véritable réponse. Comptait-elle se limiter à ces quelques mots ? Se contenterait-elle de la provoquer ? Prendrait-elle un tel risque alors qu'elle était désarmée et qu'il avait sa baguette pointée dans sa direction et qu'il était prêt à déchainer sa frustration sur elle si elle lui offrait une raison valable. S'en prendre à un animal blessé était une mauvaise idée, une très mauvaise idée et Scott n'avait jamais été aussi blessé que ces derniers jours.  

- Tu as l’air sérieux. T’as des informations un plus précises qui m’aideraient à tracer l’affaire dans nos comptes ? Parce que navrée de te l’apprendre, mais s’ils se fournissent ici, ils viennent pas masqués pour le faire. J’aurais du mal à te guider sans indication préalable.

Qu'est ce qu'elle voulait exactement ? Le prénom et le nom d'Elenna ? Son lieu de travail ? Son lieu de résidence ? son lieu de naissance ? Son groupe sanguin ? Sa carte d'électeur ? Son badge d'Auror ? Son compte en banque ? Elle n'avait besoin de rien de tout cela, à quoi diable ça pourrait lui servir ? Ils avaient beau être dans l'Allée des Embrumes, les kidnappings n'étaient pas si courant. Scott était auror et il savait pertinemment qu'aucun n'avait eu lieu depuis plusieurs semaines. Qu'elle ait des information ou pas, elle n'avait pas besoin de savoir ces choses là. Le pourfendeur de magie noire effectua quelques pas en avant.  Que cherchait à faire cette femme ? Essayait-elle de gagner du temps en attendant l'arrivée de renforts ? Essayait-elle d'apprendre qui s'était fait kidnapper ? Ce qui sous entendrait qu'elle savait des choses. Cherchait-elle simplement à apprendre des choses qui lui permettrait dans le futur de se faire des gallions facilement ? Si c'était le cas alors elle savait à qui revendre ces informations. Essayait-elle de lui faire baisser sa garde en sous entendant qu'elle savait des choses ? Dans tout les cas son stratagème n'allait pas fonctionner, les seules choses que le sorcier de l'est lui avait révélé à propos du kidnapping étaient selon lui suffisantes. Donner des informations à propos de l'identité de l'aventurière des neiges était une chose proscrite mais peu lui importait de donner des informations sur sa personne à lui. Elle allait comprendre qu'il n'était pas là pour repartir bredouille. Il voulait des informations. Il avait besoin d'informations. Il exigeait des informations et peu lui importait le prix qu'il devait payer... Peu lui importait le prix qu'elle devrait payer. Il obtiendrait des informations.  

- Nos larmes guérissent, nos flammes punissent... Deux pas en avant supplémentaires. La population magique était au courant pour la statut du ministère. La communauté magique avait entendu parlé du cadavre mortellement brûlé à Gringott's. L'Ordre du Phenix n'était pas une association caritative. Je suis venu pour des informations et je ne repartirai pas les mains vides. Je ne sais pas ce que tu essayes de faire mais tu n'as pas besoin des indications que tu ne me demandes. Baguette toujours pointée dans sa direction, menaçante. Ne me force pas à me répéter, il n'y aura pas d'autres avertissements.
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Re: La devanture de la boutique

Message par : Lizzie Bennet, Dim 9 Oct - 19:48


L’homme ne rigolait pas. En rien, du tout. Tu pouvais sentir sa méfiance, palpable jusqu’au bout des ongles. Enfin, pas tu, je. Je, parce que si j’étais Tu, alors il pouvait sentir des vibrations, il pouvait jouer avec mon esprit, il pouvait, par des moyens divers dont la magie regorge, savoir qui j’étais. smooth criminal Et ça, ça je pouvais pas le permettre, ni pour moi ni pour l’autre Je ni pour l’ensemble de l’alphabet. Je représentais quelque chose qui me dépassait, et ne pouvais me permettre de jouer avec le feu. Il fallait, dès l’heure, éteindre les braises, cracher sur elles un soufre au froid inextricable. Extinction des doutes.

Sa tension, croissante, l’affectait par tous les endroits où sa chair était visible. Poings, clavicules, tempes, mâchoire... mais je ne les voyais pas plus que son genou, puisqu’il avait choisi de nous draper dans l’obscurité. Ce qui d’ordinaire était plutôt bon signe, hein. Il ne m’était, quand j’avais encore Kaunan, paru repoussant, et les hommes cherchant mes faveurs dans le noir étaient des cas relativement aisés à gérer. smooth criminal smooth criminal Lui, en revanche, était animé d’autres pulsions. Je n’arrivais pas encore à tout cerner, mais il y avait quelque chose qui me plaisait dans ses idées arrêtées.

Sa conviction qui vibrait dans sa baguette brandie. smooth criminal smooth criminal Un homme d’idées ? Un homme de gens ? smooth criminal smooth criminal smooth criminal Difficile à juger, mais il était déterminé, et prêt à tout pour préserver ce qu’il estimait. C’était un homme de valeur, et au delà des provocations, ton sourire s’adoucit. Tu ne dégageais rien d’hostile non pas tu, moi, moi, je restais neutre, accueillante, un peu trop malicieuse. C’était un trait qui me coûtait souvent l’amitié des clients, me jugeant sournoise ou malpolie, mais il faut dire que ça vous parfumait la vie. smooth criminal Genre la Elfast là, j’ai cru qu’elle allait me foutre un procès aux fesses pour avoir osé ne pas lui lécher les bottes. Et sa gamine qui se serait chié dessus s’il n’y avait eu la promesse d’un échange de bons procédés.

Il y avait des ombres, aussi, comme Damien qui avait voulu faire de moi son bras droit, avant de disparaître dans le néant. C’était drôle en soit, comme les gens étaient pris de cette idée qu’une ex-détenue, duelliste éternellement recalée, soit un nom de choix pour sauver leurs arrières. Car Madverier semblait le penser, lui aussi. J’arrivais à inspirer de la confiance aux plus bizarres créatures... Car oui, nous avions une fréquentation particulière. Mais pas au sens qu’il l’entendait. Aucun Mangemort ne venait (se) servir en tenue d’officine, non, sinon j’aurais su dès longtemps qui m’avait engrossée.

Non, nous avions juste des gens qui voulaient apprendre. Dont les pratiques déviaient parfois des recommandations du Ministère, mais tous ne s’opposaient aux moldus. Certains étaient juste épris de découverte. Et d’argent, car vu le prix de nos offres, l’aspect ostentatoire était une réalité. Ici, tout se faisait soit par contacts, soit par héritage.smooth criminal Peut-être que les gens importaient, quelques fois. Qu’il faudrait que je le reconnaisse. Je sentais à sa détresse que lui, lui il avait quelqu’un à qui il tenait. Il était inquiet. Des émotions qui m’avaient quitté quand j’avais tiré mes traits. Fait mes adieux à ma famille, réduit au strict nécessaire mes échanges à tendance amicale...

Enfin, strict, pas encore. A y bien regarder, je n’avais encore coupé les ponts avec certains qui l’auraient mérité. Il y avait du travail à faire. Mais je savais parvenir sur le long terme à repérer les gens puants. Non parce qu’ils étaient maléfiques, juste malsains. Qu’ils vous blessaient l’esprit, le ralentissaient de leurs idées et de leurs mensonges et de leurs attachements illusoires. Et il fallait s’en distancier, les laisser être eux pour pouvoir mieux être moi, être toi, être Sunil et tout ce qu’il y a de bon en moi, embrasser mes couleurs et mes nuances quitte à m’arracher à mes racines. Pour devenir une sans-visage, il fallait toujours larguer les amarres.

Lui lâcha les siennes. Quitta la retenue pour louvoyer dans le bon vent de la rage. Les mots ricochèrent contre ses dents et se répercutèrent dans l’obscurité en un sourd écho. smooth criminal smooth criminal smooth criminal smooth criminal Nos larmes guérissent, nos flammes punissent... Tu sentis son poids faire ployer le plancher tandis qu’il s’avançait. Tu connaissais ces mots. Tu les avais lu dans la Gazette, dans les regards soucieux, dans les lèvres embrasées et les poignets embarrassés. Aucun allié ne s’en serait revendiqué avec tant d’aplomb, ce serait disgracieux, irrévérencieux. Ça semblait indiquer qu’il s’identifiait phénix. T'en connaissais pas beaucoup, des phénix. Des soupçons pesaient sur Altaïr et Amnesius, depuis notre altercation, mais je les aurais reconnus. Hier soir, hier soir Elle a lâché un nom masculin. Un nom qui te parlait, que t’avais lu dans les journaux, mais t’avais pas eu le temps de vérifier. Avais-je l’Auror Scott face à moi ? Qui sait ? Combien étaient ces volailles ?

La blonde avait maintenu un tel flou... Que devais-je faire ? Qu’aurait-Il dit ? Un Phénix là, rien que pour moi, mais à cette heure j’ignorais si mes comparses sauraient s’inviter à la soirée. Pouvais-je miser mon identité sur sa capture ? C’était trop vaniteux. Il s’avançait sur moi, sûr dans sa fébrilité. Il savait ce qu’il voulait, et n’hésiterait pas quant aux moyens permettant de l’obtenir. Après tout, il avait raison. Nous étions en guerre. Il était bien fâcheux qu’il se dessine de l’autre côté de la ligne, car un bref instant il avait su m’intriguer, mais cela ne changeait rien à la répartition des objectifs.

Il parlait encore. Jugeant mes demandes troublantes, non-nécessaires. Je murmurais dans un demi-souffle, en bonne vendeuse qui comprend pas ce qui lui arrive « Ouais donc en gros, bosser à la BAMN=être la besta de tous les Mangemorts et connaître les moindres de leurs plans, l’est trop barge... » Sa baguette, toujours plus affirmée, tranchait l’air au couteau. smooth criminal Dernier avertissement.smooth criminal smooth criminal « Ecoute, j’ai rien su d’un enlèvement il y a deux jours. Je te demandais juste des détails parce que si l’affaire était préméditée, des détails semblant anecdotiques pouvaient permettre de remonter aux agresseurs. Si tu refuses d’en transmettre par manque de confiance en mon honnêteté, soit. Mais je peux pas te renseigner sur les achats de tous nos clients depuis l’existence de notre enseigne. A la rigueur, tu peux regarder l’évolution de nos stocks sur les deux derniers mois. » Difficile, dans l'obscurité, de savoir s'il approuvait. Mais tu n'avais mieux à offrir.

Tu soupiras, et reculas vers une section personnelle de l’arrière-boutique. smooth criminal Pas tu, je. smooth criminal J’en profitais pour checker mon décolleté, mais tout était en ordre : l’amulette y siégeait. Il se passa peut-être une minute avant que je ne reparaisse, document en main. Pas le livre de compte, juste la balance des stocks. J’ouvris la zone mentionnée précédemment, et me défonçais l’oeil à tenter de déchiffrer le tout dans le noir. M’enfin, demander de la lumière aurait été l’accès direct à une crise de NOOON TU VEUX ME BLESSER SALE MANGEMORTE donc on allait éviter. A peine excessif le type. « On a vendu des philtres de confusion, tapis, bouquins, amulettes protectrices, une bague-pompe sang... Et j’ai formé quelques gamins en potions, mais ils avaient pas quitté Poudlard. Vu le déficit en larmes de phénix, je suppose qu’il y a eu un Lonéat dans le lot. Est-ce que l’un de ces artefacts colle avec les informations dont tu disposes sur la disparition de cette femme ? »

Posée, je contrôlais mon rythme cardiaque en approfondissant imperceptiblement mes respirations. Je n’avais rien à me reprocher, après tout. C’était Ta faute, pas la mienne. smooth criminal Et auror, phénix, ou pas, il était hors de question de lui fournir la moindre indication quant à opinions politiques. smooth criminal smooth criminal Question de survie. La leur, la mienne.
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Re: La devanture de la boutique

Message par : Alexander Scott, Lun 24 Oct - 12:17


Accord de Lizzie pour le sortilège impardonnable et LA
Comment diable était-il arrivé à cette situation ? Il lui était arrivé des dizaines de fois de menacer des personnes, que ces dernières soient innocentes ou non. Cette fois quelque chose différait, d'habitude il savait qu'il n'irait pas au bout de ses menaces. Après tout n'était-ce pas partie intégrante de son métier de paraître plus menaçant que ce qu'il était réellement ? Mais le fait de faire partie du ministère de la magie était une véritable laisse qui l'empêchait de mettre ses menaces à exécution, qui retenait ses pulsions les plus primaires. La dernière fois qu'il avait mis les pieds dans cette boutique il avait pourtant bien faillit s'en prendre à la gérante et à son crétin de vendeur prépubère, la seule chose qui l'avait retenu c'était cette insigne, ses collègues et le jugement d'Elenna... Aujourd'hui il n'y avait personne d'autre qu'eux dans cette boutique? Aujourd'hui son insigne gisait quelque part sur le sol du quartier général de l'Ordre du Phenix, il l'avait abandonné en même temps que ses grands principes. Aujourd'hui Elenna était portée disparue, peut-être n'était-elle même plus en vie... Qu'est ce qui pourrait le retenir ?  Si cette vendeuse ne lui donnait pas un os à ronger alors rien ne pourrait l'empêcher de lui sauter à la gorge. Un os à ronger, il était comme un chien errant recherchant désespérément son maître disparu. L'image était ironique pour quelqu'un dont l'alter-ego s'avérait être un félin. La sorcière était innocente ? Pouvait-on réellement innocent lorsqu'on travaillait dans cet établissement ? Pouvait-on réellement être innocent lorsqu'on vendait des livres de magie noire ? Pouvait-on être innocent lorsqu'on distillait la mort en flacon ? Pouvait-on réellement innocent lorsqu'on était un trafiquant d'armes destructrices ? Avant même qu'il pénètre dans la boutique, non avant même que le kidnapping n'ait lieu elle était déjà coupable. Avant qu'elle ne donne sa réponse elle était déjà condamnée.

Le sorcier de l'est plissa les paupières essayant de distinguer son adversaire dans la pénombre ambiante, étouffante, quelle serait sa réaction ? Que déciderait-elle de faire ? Malgré tout ses efforts il était tout bonnement impossible de voir à quoi ressemblait la jeune femme qui lui faisait face, d'ailleurs était-ce réellement une jeune femme ? C'est en tout cas ce que laissait penser la voix mais chez les sorciers les apparences pouvaient parfois être trompeuses, d'autant plus lorsqu'on se trouvait dans une boutique de magie noire ! Peut-être lancer un lumos aurait-il été une bonne idée mais Alexander ne tenait pas particulièrement à ce que s on interlocutrice distingue son visage. Il n'avait a jamais chercher à cacher son identité mais ne tenait pas non plus à la révéler à la première personne venue. Au fond de lui le pourfendeur de magie noire bouillonnait, comment décrire le feu intérieur qui le rongeait littéralement de l'intérieur ? Depuis bientôt des dizaines d'heures il avait besoin extérioriser sa colère, de libérer sa peine, de hurler son inquiétude. C'est pourquoi il était là ce soir, là pendu aux lèvres de cette vendeuse comme si de simples paroles pouvaient éteindre ses maux. Le russe était naïf, bien peu de paroles auraient pu le soulager et ce n'est pas ici qu'il allait pouvoir les trouver.  


- Écoute, j’ai rien su d’un enlèvement il y a deux jours. Je te demandais juste des détails parce que si l’affaire était préméditée, des détails semblant anecdotiques pouvaient permettre de remonter aux agresseurs. Si tu refuses d’en transmettre par manque de confiance en mon honnêteté, soit. Mais je peux pas te renseigner sur les achats de tous nos clients depuis l’existence de notre enseigne. A la rigueur, tu peux regarder l’évolution de nos stocks sur les deux derniers mois.

Quelle ironie ! Voilà qu'on lui proposait d'accéder aux stocks de la boutique alors même qu'il avait échoué à y avoir accès quelques mois auparavant ! Comme quoi les méthodes du ministère de la magie n'étaient visiblement pas appropriés... Si on l'avait laissé faire comme il le souhaitait à l'époque alors cette boutique aurait été fermée depuis bien longtemps et Elenna n'aurait sûrement pas été kidnappée. Manque de confiance ne son honnêteté ? C'était un euphémisme ! Cette femme empestait le mensonge et le secret, mais comment aurait-il pu en être autrement ? Elle vivait quotidiennement dans un lieu baignant dans la magie noire. Personne travaillant dans cette boutique ne méritait une quelconque confiance quelle qu'elle soit. Trop d'atrocités avaient été commises ici. Trop de sang avait coulé sur ces planches. Le chasseur de mage noir effectua quelques pas en avant tandis que la vendeuse reculait en arrière pour attraper un bouquin. Il fallut à Scott toute sa maîtrise pour ne pas la foudroyer d'un sortilège au moment où elle esquissa un geste.  

- On a vendu des philtres de confusion, tapis, bouquins, amulettes protectrices, une bague-pompe sang... Et j’ai formé quelques gamins en potions, mais ils avaient pas quitté Poudlard. Vu le déficit en larmes de phénix, je suppose qu’il y a eu un Lonéat dans le lot. Est-ce que l’un de ces artefacts colle avec les informations dont tu disposes sur la disparition de cette femme ?

Elle ne lui dirait rien. Depuis le début elle n'avait jamais eu l'intention de rien lui dire. Oh évidemment peut-être qu'elle ne savait rien mais le doute n'était plus un luxe qu'Alexander pouvait se permettre. Si Elenna était toujours en vie alors chaque seconde était vitale, chaque seconde était précieuse et si il devait gâcher une vie pour en sauver une autre alors peu lui importait, à plus forte raison si c'était la vie d'une trafiquante de magie noire. Si la damnation était le prix à payer pour pouvoir sauver sa dulcinée alors il était prêt à vendre son âme au diable. Peu lui importait d'être découvert. Peu lui importait de finir à Azkaban. Peu lui importait de mourir. Le ministère pouvait bien faire revenir sa cohorte de détraqueur, il leur ferait fasse le cœur léger si il savait que sa moitié était saine et sauve. Les lèvres du sorcier de l'est bougèrent presque naturellement tandis qu'il laissait échapper avec un fort accent russe un mot qu'il n'aurait jamais cru prononcer.  

-Endoloris !

On dit que le sortilège est d'autant plus puissant si la volonté du lanceur est grande. L'effet fut immédiat... Dans un bruit sourt la vendeuse se laissa choir à genoux dans un premier temps, sans un cri, sans un pleure pourtant Scott pouvait entendre ses efforts pour résister à la douleur. Le Russe aurait pu lever le sortilège, la libérer de cette lame invisible qui ouvrait ses entrailles les plus profondes mais il n'en fit rien, bien au contraire... Un pas en avant, puis un deuxième, puis un troisième jusqu'à finalement se tenir au dessus de sa victime qui convulsait littéralement au sol se retenant toujours à grande peine de hurler. Combien de temps aurait-elle pu tenir ? Sans doute peu de temps. Combien de temps aurait-il pu tenir ? Sans doute peu de temps. Le sinistre spectacle trouva sa conclusion bien plus vite que prévu lorsque Alexander constata avec effroi que le ventre de la jeune femme était incroyablement gonflé. Qu'est ce qui lui avait pris ? Pour retrouver ce qui lui était de plus cher au monde, il était devenu ce pour quoi il avait toujours éprouvé la plus grande haine... Pour son intérêt personnel il s'était rabaissé plus bas que les pires mages noirs... Pour sauver une vie il était prêt à en sacrifier trois. Le feu intérieur n'était plus, il était bel et bien éteint et remplacé par une étrange sensation de nausée, un dégoût intérieur comme il n'en avait jamais ressenti auparavant. Le pourfendeur de magie noire n'était plus, il n'était plus que détresse et désorientation. D'un mouvement de baguette le sorcier de l'est leva son sortilège anti-transplanage et disparut en direction du quartier générale de l'Ordre du Phénix.

Départ d'Alexander Scott
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Re: La devanture de la boutique

Message par : Lizzie Bennet, Mer 16 Nov - 19:49


Tu avais tenté la carte aimable - la carte commerciale - des cartes que tu ne jouais pas, en principe. Toi t’étais la dure, le roc, celle qu’on ne courbe ni ne brise - plus après le reste, en tout cas. Tu avais voulu jouer autre chose. Peut-être pour la bonne et simple raison que tu n’oubliais les pleurs de cette femme que vous aviez interrogée. Oh, ne vous y trompez pas ! Tu savais y prendre ton plaisir, tu étais aussi sadique qu’on voulait le penser. Mais tu avais eu une douleur dans la gorge quand il l’avait marquée. A vie. De son matricule. C’était compliqué, parce que ça restait une femme prise pour du bétail. C’était compliqué, car c’était un croisement de deux combats qui t’étaient chers. Et qu’il semblerait que tu ne pouvais courser les deux lièvres à la fois. Mais qu’ils étaient là.

Tu avais fait ton choix, hier, mais face à cet homme, tu flanchais. Aidais presque. Ou alors était-ce juste que tu couvrais tes fesses et ne voulais passer pour partisane de ces idées, pas quand tout dans son être criait qu’il était des leurs. Tu ne pouvais plus, aujourd’hui, prendre le moindre risque d’être découverte. Démasquée. Démarquée. Tu te battais pour plus grand que toi. Tu ne pouvais les mettre en danger. Tu ne pouvais le mettre en danger. Quoiqu’il en soit, donner l’accès à ces documents -pour lesquels Parker t’aurait tuée, mais Parker était un sale c*n et le géniteur de ton gosse alors il fermait sa g*eule- n’était pas assez pour l’homme. Il voulait plus, mais tu ne pouvais rien fournir sans incriminer les tiens.

Alors tu découvris la gorge et le laissas s’abandonner à ses noires torpeurs. Un siphon l’aspirait, le phénix changeait. Etait-il au début ou à la fin de sa vie ? Combien de temps avant la combustion ? Tu assiégeais ton esprit de pensées aussi vaines que possible, car tu t’apprêtais à jouer une carte que tu regretterais. Mais tu te savais incapable de l’arrêter seule, alors il faudrait renoncer à l’usage de Laguz. S’en remettre à l’amulette pour épargner ton corps que la grossesse rendait si faible. Ne pas lui donner de raison de croire que tu étais plus qu’une vendeuse précaire d’une rue malfamée. De tous les sorts qu’il pouvait choisir pourtant, le mage ne choisit pas le plus innocent. C’est d’un Endoloris qu’il te cloua à terre. Ou, plus exactement, qu’il cambra ton corps, élan de la mâchoire en avant, comme pour hurler contre la violence électrique qui corrompt ta chair... sans compter les dents scellées les unes aux autres.

Hors. De. Question. De lui donner ce plaisir.

Vite ton ventre prend la tournure inverse, ton dos s’arrondit, tes mains viennent comme pour protéger ta misérabilité. Sans trop faire d’effet. Ton amulette est tout aussi impuissante. Tes jambes se dérobent quand tu décides d’être ferme. Dans ta douleur, ne pas répliquer. La position foetale s’affirme assez vite, comme le retour à l’embryon. Tu aurais aimé ne jamais être sortie de son ventre. Tu aurais aimé rester au chaud. Tu aurais aimé ne pas être là, faible et petite, aussi petite que quand Mkrovsk resserait ses mains sur ta gorge. Il n’était le seul à t’avoir soumise à la violence. A la peur. Mais il était l’un des premiers. L’un des plus intenses. Et c’est son empreinte que tu retrouvais en succombant aux confins de la souffrance.

Tes contorsions étaient fébriles, secouées de sursauts. Tu vibrais, comme prise de spasmes, et ta gorge plus que le reste tremblait. Retenir un cri, ce n’est pas comme retenir un hoquet. Pourtant il y avait comme un rictus sur tes lèvres ressemblant assez à ceux des hoqueteurs. Sa baguette, droite et preste, te contemplait de toute sa hauteur. Se délectait de la souffrance justement redistribuée. Ton souffle se raccourcit, comme prenant sa dernière inspiration avant de crier à pleins poumons. Tu n’en eus, bizarrement, le temps. Il finit par éprouver comme un dégoût pour tes convulsions inhumaines. Ou par ses propres l’ayant poussé à faire ses choix ? Se pouvait-il que les phénix s’y connaissent si peu en torture ? Difficile à juger, mais le sort s’interrompit. Et lui s'en alla.

Difficile d’en dire autant de la douleur, qui diffuse, marquait encore ton corps. Tu ne parvins d’ailleurs à te relever tout de suite. Ton corps se ramassas, de plus en plus dense, de plus en plus petit. Loin était la bulle de feu qu’on ne pouvait toucher sans se brûler. Ne restait qu’une mue humaine. Un déchet. La seule pensée que tu parvenais à formuler était la volonté de disparaître. Te dissoudre dans le néant.

Cette fois, il n’y avait de professeur Riu pour venir ramasser les poussières.
Pour croire en toi et panser les plaies - au delà de vos incompréhensions.
Que le silence et ce pied de chaise auquel ton bras s’accrochait.
Comme dépendant d’une dernière amarre.
D’un rempart contre l’annihilation.

fin de RP
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Luke Belt
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Re: La devanture de la boutique

Message par : Luke Belt, Ven 6 Jan - 7:07


RP unique

Un nouveau jour venait de se lever, encore plus glacial que le précédent. Les arbres, dépourvus de leur feuillage, étaient teintés d'une délicate couleur blanche argentée. Le sol, recouvert d'une fine couche de neige, crissait sous les pas des passants. Tout le paysage semblait figé, comme sur une carte postale moldue en noir et blanc. De légères particules voletaient dans les airs, descendant des nuages clairsemés. Ce n'était ni des flocons, ni des grêlons, ni de la pluie, mais une sorte de substance intermédiaire, qui, mêlée au brouillard ambiant, rendait le décor opaque et pastel.

Luke rabattit le capuchon de son élégante cape de voyage sur sa tête afin de se protéger de la brise hivernale. Il n'avait jamais eu la santé fragile mais lorsqu'il se transformait en vieillard grâce à ses potions de vieillissement, comme à l'heure actuelle, son corps devenait beaucoup plus frêle. L'ancien Serpentard se dirigea ensuite d'un pas tranquille vers l'étroite ruelle située à sa gauche, où il pourrait transplaner à l'abri de tout regard non magique. Une fois parvenu à destination, il vérifia qu'aucun passant ne se situait aux alentours et tourna sur lui même. Le tableau enneigé de Godric's Hollow s'effaça alors pour laisser place à la sombre allée des embrumes.

Le Magenmage épousseta d'un geste sec et précis son vêtement, afin d'en retirer les petites particules blanches indésirables qui s'y étaient accrochées. Il sortit ensuite un trousseau de clef de sa poche intérieure et glissa l'une d'entre elles, la moins ouvragée, dans la serrure de l'établissement qui lui faisait face : celui dont il était propriétaire, la boutique d'accessoires de magie noire.

Alors que le sorcier pénétrait dans la salle principale de l'établissement, un semblant de sourire étira ses lèvres. Aujourd'hui était un grand jour, le jour du renouveau. La boutique allait renouer avec ses origines. Si elle était passée entre les mains de divers propriétaires et avait changé de nom à plusieurs reprises, son identité, elle, était demeurée intacte depuis sa fondation et la qualité des produits vendus n'avait fait que croître. Il n'était donc pas envisageable de continuer à vulgairement désigner ce magasin d'antiquités précieuses par "boutique d'accessoires de magie noire".

Outre ces questions proches de l'esthétique, Luke espérait également que cette modification permettrait d'adoucir les relations entre le ministère et l'établissement, c'est à dire que l'apparente légalité des marchandises vendues devienne plus crédible aux yeux des représentants de la loi. Evidemment, encore bien loin était le jour où il pourrait, sans craindre pour sa réputation, se montrer aux yeux de tous comme propriétaire d'un magasin de l'allée des embrumes. Il s'agissait néanmoins d'un progrès.

Le mage noir vérifia que son gérant s'était convenablement occupé de réceptionner les nouveaux artefacts, puis il dégaina sa baguette et retourna dans l'allée lugubre. Il leva haut son bras et, grâce à de complexes mouvements de poignets et sortilèges informulés, modifia la devanture de l'établissement. Les lettres effritées s'animèrent, s'étirèrent, se tassèrent, se décalèrent, jusqu'à former deux nouveaux mots : Barjow & Beurk.
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