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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Londres ~¤~ :: Chemin de Traverse :: Allée des Embrumes :: Barjow & Beurk
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La devanture de la boutique
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Luke Belt
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Re: La devanture de la boutique

Message par : Luke Belt, Ven 6 Jan 2017 - 13:07


RP unique

Un nouveau jour venait de se lever, encore plus glacial que le précédent. Les arbres, dépourvus de leur feuillage, étaient teintés d'une délicate couleur blanche argentée. Le sol, recouvert d'une fine couche de neige, crissait sous les pas des passants. Tout le paysage semblait figé, comme sur une carte postale moldue en noir et blanc. De légères particules voletaient dans les airs, descendant des nuages clairsemés. Ce n'était ni des flocons, ni des grêlons, ni de la pluie, mais une sorte de substance intermédiaire, qui, mêlée au brouillard ambiant, rendait le décor opaque et pastel.

Luke rabattit le capuchon de son élégante cape de voyage sur sa tête afin de se protéger de la brise hivernale. Il n'avait jamais eu la santé fragile mais lorsqu'il se transformait en vieillard grâce à ses potions de vieillissement, comme à l'heure actuelle, son corps devenait beaucoup plus frêle. L'ancien Serpentard se dirigea ensuite d'un pas tranquille vers l'étroite ruelle située à sa gauche, où il pourrait transplaner à l'abri de tout regard non magique. Une fois parvenu à destination, il vérifia qu'aucun passant ne se situait aux alentours et tourna sur lui même. Le tableau enneigé de Godric's Hollow s'effaça alors pour laisser place à la sombre allée des embrumes.

Le Magenmage épousseta d'un geste sec et précis son vêtement, afin d'en retirer les petites particules blanches indésirables qui s'y étaient accrochées. Il sortit ensuite un trousseau de clef de sa poche intérieure et glissa l'une d'entre elles, la moins ouvragée, dans la serrure de l'établissement qui lui faisait face : celui dont il était propriétaire, la boutique d'accessoires de magie noire.

Alors que le sorcier pénétrait dans la salle principale de l'établissement, un semblant de sourire étira ses lèvres. Aujourd'hui était un grand jour, le jour du renouveau. La boutique allait renouer avec ses origines. Si elle était passée entre les mains de divers propriétaires et avait changé de nom à plusieurs reprises, son identité, elle, était demeurée intacte depuis sa fondation et la qualité des produits vendus n'avait fait que croître. Il n'était donc pas envisageable de continuer à vulgairement désigner ce magasin d'antiquités précieuses par "boutique d'accessoires de magie noire".

Outre ces questions proches de l'esthétique, Luke espérait également que cette modification permettrait d'adoucir les relations entre le ministère et l'établissement, c'est à dire que l'apparente légalité des marchandises vendues devienne plus crédible aux yeux des représentants de la loi. Evidemment, encore bien loin était le jour où il pourrait, sans craindre pour sa réputation, se montrer aux yeux de tous comme propriétaire d'un magasin de l'allée des embrumes. Il s'agissait néanmoins d'un progrès.

Le mage noir vérifia que son gérant s'était convenablement occupé de réceptionner les nouveaux artefacts, puis il dégaina sa baguette et retourna dans l'allée lugubre. Il leva haut son bras et, grâce à de complexes mouvements de poignets et sortilèges informulés, modifia la devanture de l'établissement. Les lettres effritées s'animèrent, s'étirèrent, se tassèrent, se décalèrent, jusqu'à former deux nouveaux mots : Barjow & Beurk.
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Lizzie Bennet
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Re: La devanture de la boutique

Message par : Lizzie Bennet, Mar 24 Jan 2017 - 9:28


RP Unique _ Emplettes personnelles

I do try, but whenever I start I am afraid I’ll end up wrap in your kiss. The thing is, I care for you, and it is nothing new. Maybe not from the day we met -back then, I feared your light could be fueled with hypocrisy. Too bright to be anything else than plastic. I have since understood how honest your attention to others is. And for every love you offer, for every fight you take, every fierceness you display -in your ideas and activism and drawing skills- I cherish you more.


Il m’arrive quelques soirs de me perdre entre les placards
Espérant que Parker ne traine pas trop tard
Rêvant d’un nouvel artefact une nouvelle promesse
L’étreinte d’un printemps intérieur
Est-ce matérialiste de le guetter dans cette boutique ?
Oui.
Sans aucun doute.
Cela tranche et contredit certaines de mes convictions.
Et pourtant en épouse tant d’autres...
Aujourd’hui pourtant, ce n’est pas pour moi que le larcin surviendra
C’est rare que je pense qu’à autre chose qu’à ma gue*le hein
Exceptionnel même
Je sais que je ne regretterai mon geste
Il est une personne que je dois remercier
Déjà d’avoir été une personne
Et puis d’en avoir créé une autre
En moi
Non pas dans ce sens là
Je parle pas du petit dont j’trouve toujours pas le nom
Juste
Juste du moi qu’il a altéré
Il en a trouvé le code source et s’est permis des modifications
Progressives
Progressistes
Et nul objet ne réparera jamais le tort que je lui ai fait
Mais celui ci
Enfin ceux ci
Ont une signification particulière
J’espère qu’il comprendra



Liz _ Mystère _ 15 G
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Nash Weezer
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Re: La devanture de la boutique

Message par : Nash Weezer, Jeu 23 Mar 2017 - 21:39


Privé, avec Lizzie


Parce qu'il me faut des réponses.
Parce qu'il me faut entendre des mots.
Parce que j'ai besoin d'aide.

Et je suis simplement là, à déambuler dans la rue comme un idiot. A ne pas savoir ce qu'il va faire de sa vie, comment il va finir ses études. Avec une démarche décadente, mais un style pas assez marginalisé. C'est la veste en jean noir et sa moumoute qui font tout, avec les baskets noir, le jean noir et puis meerde, je suis en noir de la tête aux cheveux. C'dingue. Cette passion si sombre. Et puis je sais pas trop dans quoi je m'embarque, où je vais, jusque sur le chemin de traverse je trouverais ce que je cherche. Belle partie de cache-cache. J'attends ces instants depuis quelques temps. Alors je continue, un pas devant l'autre, titubant presque et je me dis que j'arrive, bientôt.

Allée des Embrumes

C'est ce que la pancarte m'indique. Eh oui je suis à Londres, loin de mon chez moi, le manoir ou poudlard, je sais même pas où je suis le mieux logé. L'artère sorcière, chemin de traverse passée par le chaudron baveur y'a une petite dizaine de minutes. J'ai eu le temps de faire quelques détours et quelques lèches vitrines mais franchement, j’achèterais sûrement pas aujourd'hui. Alors je quitte l'allée qui semble joyeuse au profit de la sinistre, même si je pense que y'aura pas grande différence. Tout s'assombrit. Tout devient glauque. Ces derniers temps. Je sens que l'empire obscur l'emporte. Sombre monarque vient à moi.

Et c'est plus sombre. Froid dans le dos. Gens qui te regardent sous des airs de tueurs, envie de t'empoissonner. Et du coup je marche, mains dans les poches, parce que j'ai la chair de poule et que je commence à trembloter. J’accélère le pas et je reste jamais longtemps au même endroit. J'essaie de fuir les regards intenses. Je veux juste passer inaperçu. Je sais sans savoir ce que je fous ici. Barjow Et Beurk qu'on m'a conseillé pour toutes demandes et réponses sérieuses. Milieu de l'allée des embrumes, pas loin de la où je suis. 5 minutes plus tard. Je me pose et j'attends. Inspire. Expire. J'entrerais bien poser mes questions mais j'aurais peut-être envie d'une clope. Je me tâte encore.

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Re: La devanture de la boutique

Message par : Lizzie Bennet, Lun 27 Mar 2017 - 18:03


Pv Nash / LA accordé

Tu n'as pas la force
Pas aujourd'hui
T'es trop fatiguée d'eux
Tu sais pas pourquoi tu leur en veux
Ça fait un froid quand ils sont là
Et un creux quand ils le sont pas
Tu te rappelles encore du meeting avec les anciens
De l'envie de fuir
De la tendance à te réfugier dans l'oeil
Doux
Innocent
Inconscient
De l'enfant

Tu te rappelles encore de quand il est parti
Le poing fumant

Te disant de mettre le feu aux preuves
Et à ton corps tant qu'à faire
Pas dans le sens usuel
Non juste retourner aux cendres
Et te laisser dispatcher
Par la prochaine brise

Dans l'antre des potions les explosions se succèdent
Tu sais pas pourquoi t'es si mauvaise aujourd'hui
Mais tout casse
Rien ne passe pas même la médiocrité
Et tu commences à te lasser de ton mode emo croissant
A griffonner

Things I hate:
1. Lists
2. Irony
3. Lists
4. Repetition
6. Inconsistency
7. Dicks
Et t'en retourner à tes explosions
Et tes doutes et tes routines
Jusqu'à ce que naisse la nécessité
D'un break
Couper le cerveau
Quelques heures
A l'alcool
Aux pilules
Non tout ça c'était trop familier
Il fallait retourner à la base
Au perfecto
Alors t’as cherché les recettes
Mais t’avais pas la foi
Y avait en revanche des vieux restes
C'est comestible ?
Ça périme déjà ?

Tu es perplexe
Mais tu t'en fous
Alors tu testes
Avant de recracher précipitamment
C’était si révulsant
Ça n’avait pas gardé les propriétés
d’avant
seulement un arrière goût
si amer
qu’il t’enserre la gorge
comme une main humaine
Pas de modification comportementale
ni de planement planage plantation
(des bonnes herbes)
juste l’envie de gerber
alors que t’étais même plus enceinte !

peut-être aussi était-ce le message
que ton corps voulait transmettre
plus de c*nneries maintenant que t’es mère
on reprend le contrôle des voiles
et du souffle

ouais non rêvons pas trop
tu serais enterrée avant d'être sobre
enfin pas enterrée plutôt incinérée
tu te voyais bien incinérée
et puis 67 serait satisfait

remue toi
reprends toi
t'as encore une longue vie à vivre
avant que ce soit le cas
alors concentre toi

FOCUS
FOCUS
FOCUS
FOCUS
et invente
une nouvelle formule
une nouvelle potion
il faut du frais

tout ici commence à se ressembler
il est temps d'ouvrir les yeux
enfin le
mais des deux côtés
et pour te donner l'illusion de rest—pirer
t'as pris une gorgée d'air
la porte ouverte

y a une ombre qui hésite
qui lorgne sans avancer
alors pour l'inciter la faire fuir
tu entreprends de lui taxer
une clope
et suivant la longue tradition du film noir
tu lui colles une bouchée de fumée
dans la gueul*
— t'attends quoi, la fermeture ?

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Nash Weezer
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Re: La devanture de la boutique

Message par : Nash Weezer, Mar 28 Mar 2017 - 11:34


Puis je réfléchie plus, puis y'a une clope qui sort de mon paquet. Je la fume, j'apprécie, mais je sais que ça pardonnera pas, mais je m'en fiche, parce que je vis au jour, le jour, sans penser à l'avenir, et je le sais. Je le sais que c'est une erreur. Parce que y'en a qui savent déjà ce qu'ils veulent faire comme boulot, qui savent déjà quoi faire de leur avenir, enfant, appartement en couple, mariage, berk. Berk. J'ai pas ce genre d'envie, pas ce genre de projet, j'arrive pas à me prendre en main, puis j'ai besoin de mon côté maternelle, côté qui s'est barré avec ce que je recherche, ce que je veux être, que mon père veut que je sois alors je soupire et y'en a une belle qui soit, cheveux châtain, je distingue pas dans le noir. Elle vient pas d'acheter, elle a pas de sachet, peut-être qu'elle travaille là-dedans, j'sais pas. Je lui tends la clope qu'elle taxe, j'suis pas radin, j'accepte le partage.

Puis y'a un flash dans ma tête. C'était une ancienne poufsouffle et tu verras elle travaille dans les potions aujourd'hui. Lizzie qu'elle s'appelle ? Des putains d'info qui avaient filées de la bouche de certain, quand tu les payes ou que tu sais y faire. Alors je savais, du moins je pensais, que c'était elle, parce que qui d'autre. Elle dégageait ce charisme, charisme dont on m'avait tant parlé. Puis elle m'adresse quelques mots, si j'attends la fermeture. A quoi bon. Dedans ou dehors les murs auront toujours des oreilles. Dedans ou dehors ce sera toujours la même ambiance pour parler. Dedans ou dehors ce sera toujours aussi dangereux. Parce que le danger est proche, je le sens.

Mais j'ai le courage.

On m'a dit que je pourrais parler des chevaliers de l'ombre masqués dans ces coins.

C'était une métaphore, une image, mais elle allait comprendre, j’espérais qu'elle comprenne. J'étais sûr d'avoir des réponses avec elle. Mais je savais même pas si elle voulait en parler, s'exposer, à un inconnu ? Bientôt on se connaîtrait mieux. Parce que si elle aussi elle portait le masque des chevaliers de l'ombre, on allait peut-être être rapidement frère d'arme. Ou peut-être que je m'emballais carrément trop et que jamais, jamais tout cela allait arriver. Qu'elle allait me claquer la porte au nez. Destin surprend moi. Encore une fois.
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Re: La devanture de la boutique

Message par : Lizzie Bennet, Mer 29 Mar 2017 - 4:30


#parano

ça lui pose aucun problème
tu taxes et il accepte
gracieusement
alors c’est un vrai
un vrai fumeur
il sait combien parfois on a juste besoin
besoin d’une taffe de plus
d’une bouffée d’oxygène
branchée direct dans les poumons

ou alors c’est un peureux
un qui sait pas dire non
qui se tait hoche la tête
et surtout sourit
pas de ta mâchoire carnassière non
un sourire de ceux qui sourient pour de vrai
de ceux qui tendent les dents en attendant
qu’on les arrache
à la main
à la porte
à la hache


en fait non ça pouvait pas
pas être la deuxième option
car au lieu de demander son chemin
façon l’ombre perdue de vue
non lui fallait qu’il ouvre la bouche
et sorte une phrase
plus grosse qu’une acromentule
comme ça en pleine rue
ok pas n’importe quelle rue
mais il cherchait les ennuis un peu

toi t’voulais pas d’ennuis vous savez
azkaban t’avais déjà fait
le piou enragé qui débarque, idem
et plus récemment les aurors étaient passés
faire coucou
à leur façon
oh tu savais qu’ils t’avaient à l’oeil
autant au temps tu sais jamais alors dans le doute
il espionnait pour eux
il guettait ta réaction et irait te balancer
à l’imbécile qui montait contre toi un dossier

tu pouvais pas prendre le risque de le laisser filer
si c’était un pion il pouvait te relier à la tour
si c’était un vagabond il pouvait se lier à toi
oh t’en avais vu des âmes égarées
et il avait un regard qui donnait presque envie
d’espérer
ce qui était profondément stupide
mais tu t’y risquas
(plus fort)
— Des sombrals ? Désolée, on en vend pas ici. (rire léger) Va à la Boutique d’Animaux Magiques plutôt. En revanche, on doit avoir des éléments à base de sombral, genre crin ou quoi, si ça t’intéresse.

s’il était pas c*n
il te suivrait
et à l’intérieur vous pourriez discuter
plus librement

allez viens mon enfant
montre tes cartes
et sans farine
sans farine si tu l'oses

(la porte claque)
(une silhouette attend, dos contre l'étagère la plus proche)
(la discussion l'allèche)
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Nash Weezer
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Re: La devanture de la boutique

Message par : Nash Weezer, Dim 9 Avr 2017 - 15:13


Et c'est même les sous-entendus qui font peurs, qui déstabilisent et qui figent.
Les mêmes sous-entendus qu'on camoufle qu'on évite, dont on voudrait bien se passer.
Parce qu'ils effraient.

Et du coup le jeu de l’implicite s'impose et dicte ses règles, et tout le monde s'y met. Parce que c'est devenu un jeu commun. Et ça déforme en parlant de sombral, parce que c'est peut-être le cheval de ces cavaliers masqués qui effraient tant. D'autres armes de combat qui se vendent sur le chemin éclairé, pas ici, ici c'est les dérivés, les trucs illégaux ou louches ou simplement noirs, les trucs qui se vendent pas partout mais qu'on veut attraper, s'en emparer, la rareté. Alors ça m'interesse de voir les dérivés, le sang, les griffes, les crins, j'en voudrais bien pour une potion privée.

Et c'est ainsi, que la belle brune fut suivie, à l'intérieur, l'abris des regards ou des mots. Et les murs ont toujours les mêmes oreilles. Mais y'a des chuchotements et des ombres qui se mouvent de temps à autres, des enveloppes charnelles avec ou sans buts, qui traînent ou recherchent, parfois savent ce qu'elles veulent. Et comment ne pas savoir. Les portes du paradis de l'enfer sont ouvertes avec les accessoires de rêve, ceux devant lesquels on bave, parce qu'ici c’est sur fond noir que le blanc qui reste la meilleure cible. Magies opposées.

Les murs sont observés, du marbre ou des pierres noirs, une pierre précieuse orne les parois. Et les étagères remplient à rebord qui craquent me font saliver, je pense déjà à ce que je pourris acheter, mais je suis pas la pour commercer avec les gaillons, mais avec les mots. J'ai besoin de réponses, d’éclaircissement, parce que meerde, je m'embarque dans un truc dangereux et beaucoup savent que je suis un proie facile. Heureusement, elle, elle est là, elle va m'aider ou me tuer, à voir si je suis né sous une bonne étoile. Le coin de la pièce est sombre caché loin de tout, mais partout des oreilles traînent.

- Vous en savez quelque chose hein.. ils m'intriguent.. eux-aussi, ces chevaliers.

La puissance de l'ombre s'installe.
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Re: La devanture de la boutique

Message par : Lizzie Bennet, Mar 11 Avr 2017 - 2:42


@Nash

Il aurait pu avoir peur. Il aurait du. Comment pouvait-il être si naïf ? La belle vie, c’est dehors. L’innocence, la candeur, l’illusion, c’est là bas. Il faut qu’il sache que quand on suit cette voie là rien ne se passe comme prévu, que les blessures surviennent sur des malentendus, que les gens comprennent pas et jugent. C’est pas que c’est une mauvaise voie, non, juste une voie victime de bien des préjugés, comme toutes les voies enclines au changement.

Pour l’humain normal, l’altération de ce qu’il connaît est nécessairement une dégradation. Si on regarde bien, les politiques y vont toujours avec des pincettes. Ils prônent un changement avec une meilleure éducation, plus d’emplois, et puis une rénovation des infrastructures, genre les routes et les ponts, typiquement. Mais pas plus. Plus ça fait peur. Enfant, méfie-toi. Si tu n’aimes ce monde là on t’accusera d’être un anarchiste. Si tu l’aimes assez pour vouloir l’améliorer, tu seras le chaos incarné.

Es-tu prêt ? En es-tu sûr ? Tu parais hésitant, fébrile. Enveloppé d’une couette d’insécurité. Et Sunil, Sunil sait qu’il est impossible de presser les âmes impatientes mais encore fragiles.

Oh tu aimerais le prendre sous ton aile, mais tu as peur. Tu crains qu’il soit comme Marx, intéressé dans un premier temps mais si versatile ensuite. Il te faut une garantie. Et comment l’obtenir sans froisser l’enfant ? Oui. Il faut prendre le risque. De le mettre à l’épreuve. Pas dans le sens lui manquer de respect, lui faire peur, juste — tu voudrais savoir qui il est vraiment.

Parce qu’il respire un toi — enfin pas un toi, mais tu te reconnais un peu, ou tu reconnais Lestrange, tu sais pas trop, mais y a la froide nonchalance, y a le je-m’en-foutisme comme carapace. Tu crois voir l’enfant qui a déjà tutoyé la vie, qui sait combien elle peut vous en foutre plein la g*eule, qui ne veut plus avoir peur alors il se donne des airs de rebelle, mais pas trop. Parce que trop c’est se soucier, et il est pas comme ça, lui. Ouais, un air d’Azaël aussi. Bah m*rde, tu traines vraiment toujours avec les mêmes, ça craint.

Rire. Rire interne. Rire qui submerge en externe, comme une vague débordant de ses gonds — envahissant la plage plus haut que le constructeur de châteaux de sable l'avait prévu.

— Qu’est-ce qui t’intrigue chez ces cavaliers ? As-tu un souvenir qui est lié à eux, ou leurs idées ?

Oui. Bon. T’abusais. Mais en même temps, si tu ne savais, tu ne pouvais te risquer à donner trop d’informations. On viendrait pour toi. Et toi, tu pouvais pas faire Azkaban à perpétuité. Ils prennaient pas les enfants en prison, pas plus que les animaux de compagnie, quelle vilenie.

— Raconte toi; raconte toi à moi.
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Noah Alniott
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Re: La devanture de la boutique

Message par : Noah Alniott, Ven 2 Juin 2017 - 17:24


Nouveau RP avec Lizzie



Noah se réveilla en sursaut. Il était 19 heures, elle s’était assoupie, un hurlement l’avait réveillée. Elle avait brandit sa baguette en prononçant #Hominum Revelio, sans résultat. C’était encore son imagination. Elle faisait des cauchemars à chaque fois qu’elle s’assoupissait. Elle ne dormait presque plus en conséquent. Et devenait de plus en plus dingue. C’était comme une mue. Son corps quittait l’esprit de l’ancienne Noah, et se familiarisait peu à peu avec un nouveau mode de vie, une nouvelle façon de penser, de percevoir les choses.

La petite brune s’étira, alluma une cigarette, et observa longuement les dessins étalés à ses pieds. Elle en déchira plusieurs, en rangea trois dans un dossier, marcha pieds nus sur des bouts de verre, hurla de douleur.

-Sa raaaace, les bouteilles vides de meeeerde. Je saigne aaaaah. Je saigne maintenant !

Difficile de reconnaître l’ancienne Phenix en l’observant s’appliquer maladroitement un #Episkey. Dans ses moments de sobriété, Noah se demandait si elle serait encore capable de se battre comme avant où si face à des Mangemorts elle crevrait tout de suite. Au fond elle était certaine d’avoir toujours d’excellents reflexes, elle avait toujours été douée en duel, même adolescente. C’était plus une question de motivation. Est-ce que finalement, elle aurait l’envie de se défendre, tout simplement ?

Prise de court par ces considérations, Noah décida de se remettre à ses dessins et ses peintures. Elle commençait à trouver un fil conducteur à tout ce qu’elle créait, c’était une chose qui lui plaisait. Ca n’avait aucun but, c’était juste pour elle. Et ça la déchargeait de toute sa haine et de tout son dégoût.

Pourtant au bout d’une heure à déchirer parchemin sur parchemin, Noah hurla de rage, pris sa cape, et sauta sur son tapis volant garé dans son petit jardin de Godric’s Hollow. Alors qu’elle se dirigeait à toute vitesse vers Londres, la petite sorcière décida que finir sa bouteille d’hydromel était une bonne idée.

-« De toute façon ça va tout droit », bougonna t’elle avant de boire une rasade.


Noah effectua un atterrissage peu maitrisé sur le chemin de Traverse, laissant l'opportunité à deux jeunes sorciers de se moquer d’elle.

-« Cassez-vous, vous connaissez rien à la vie. Rien à l’art du tapis volant. Moi je l’ai étudié en Inde messieurs ! Oui en Inde, auprès du maitre du tapis volant. Il buvait toujours trois bouteilles de Saké avant. C’est fait exprès. On atterit pas comme avec un balai. Eh nan ! Ce serait trop facile. Il faut du laché-prise. Ce que vous êtes conventionnels vous alors ! Vous me faites pitié p’tain."

Soufflés, les deux sorciers ricanèrent nerveusement. Noah était si déboussolée qu’elle se dirigea non pas vers le Chaudron Baveur comme prévu, mais vers l’allée des embrumes.

Arrivée devant Barjow & Beurk, alors qu’elle allait franchir le seuil de la porte comme si elle entrait dans son bar préféré, elle aperçu des boules de cristal et des têtes réduites et s’arrêta nette. Comprenant son erreur, elle éclata de rire, et alors qu’elle allait faire demi-tour dans un geste théâtral, elle remarqua une silhouette plutôt gracieuse à l’intérieur de la boutique. Noah colla son nez sur la vitrine, se fit insulter par les têtes réduites, et tenta de reconnaitre qui était la fille qui s’occupait de la boutique. Sa tête lui disait vaguement quelque chose. M*rde elle l’avait vu. Elle n’avait pourtant fait aucun bruit !

Dans un dernier effort pour se camoufler, Noah s’adossa nonchalamment contre la vitrine, alluma une cigarette, et s’exclama à l’adresse des têtes réduites :

« Tu m’étonnes que les gens ont peur de venir par ici ! Avec vos sales gueules là. Et puis pas obligé d’insulter les passants comme ça aussi ! Une honte. »  
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Re: La devanture de la boutique

Message par : Lizzie Bennet, Mar 6 Juin 2017 - 0:12


Dans l’antre des Potions mes mains s’agitent
Ou affectent de s’agiter
Elles courent pour se rappeler
De respirer
J’ai les mains qui respirent
Presque autant qu’elles transpirent

La haine c’est comme boire un poison
Et espérer que l’autre en crève

Pourtant quand je pense à toi
Toi qui pars pour la première fois
Que je suis vulnérable
Que j’ai réellement besoin
De toi
Je te hais

Pourtant quand je pense à toi
Toi qui te tais
Devant l’injustice
Toi qui baisse les yeux
En attendant que ça passe
Qu’un autre change les choses
Comme on attend que la pluie se retire
Que la nuit lasse s’enivre du soleil

Bien sûr que c’est plus simple
De fermer les yeux
Ou plutôt c’est plus simple de regarder
Là où il fait beau
Dans le coeur d’une tarte à l’abricot
Semée de lavande
Dans la coiffe instable d’un palmier
Que le vent caresse et tracasse
Dans le sourire des blés
Par les insectes léchés
Dans le chat crapahutant
Jusqu’à tes genoux
Miaulant son manque d’attention
Son besoin addictif d’affection

Mais tu sais c’est pas du vrai
C’est de la surface c’est la part émergée
De l’iceberg
Arrête de te voiler la face de croire
Au Ministère aux phénix et même
Arrête de croire aux Mangemorts
Ou du moins à ceux qui te disent
Que tuer suffit

Regarder la vie en face
Ce n’est pas faire l’éloge de la barbarie
C’est se prendre la boue dans la g*eule
Et en demander encore
Car au fond pour défendre ta misérable vie
Tu ferais tout
Tu courrais plus vite que les tornades

La haine c’est comme boire un poison
Et espérer que l’autre en crève

Tu sais j’crois qu’au fond de moi
J’ai une force d’amour
Entremêlée de tout le reste mais toujours
Présente
Pressante

Je me suis emballée j’ai parlé trop vite
L’alambic improbable s’est à terre brisé
Oubliée l’expérience
ou plutôt
Repoussée
Une moue frustrée couvre mes lèvres
Alors que je m’élance décrocher une fiole
Des rayons principaux
Je n’aime pas prendre dans les rayons commerciaux
Mais les réserves sont un peu nues
Il faut que je retourne faire les courses

A l’étage pourtant
Une grimace m’interpelle
Une passante qui s’énerve contre la devanture
D’ordinaire je n’aurais fait cas de cela
Je ne regarde pas trop hors de ma bulle poisoneuse
Mais elle avait au bec des ronds de fumée
Et l’addict fut bientôt sur le seuil

— Eh, tu crois que je peux t’en taxer une ?

Ce n’est qu’après avoir parlé
Que j’ai réalisé
Qu’on se connaissait
J’sais pas trop quel souvenir je lui avais laissé
J’étais clairement pas son élève modèle à Poudlard
Mais ça ne l’avait empêchée de me recruter au Chaudron
Elle avait cru en moi
. une des premières ?
. une des seules ?

elle avait tort pourtant. le raisin est pas trop vert, non, le raisin est mort. le raisin a été oublié sur l’étagère, il y a deux mois. le raisin se dessèche tant que ses grains sont rabougris et sa peau frippée comme une cuisse de grand mère. le raisin n’en peut plus, d’attendre, un signe, une respiration.

le raisin a besoin d’être jeté,
une bonne fois pour toutes.
pour pouvoir pousser dans le prochain terreau.
alors vas-y,
file,
fais le concours avec les petits,
à qui le crachera le plus loin.
tu le libéreras.
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Re: La devanture de la boutique

Message par : Noah Alniott, Jeu 8 Juin 2017 - 11:01


La sorcière sortait de la boutique. Elle s'avançait vers Noah. Elle allait lui parler. L'engueuler sans doute. La petite brune s'apprêtait à riposter mais ...

-Eh, tu crois que je peux t'en taxer une ?

Noah leva les yeux sur son interlocutrice. Elle mis deux secondes de plus que nécéssaire à remettre un nom sur ce visage. Sans un mot elle sortir un paquet de cigarette d'une poche de sa cape et lui tendit le paquet entier. Lizzie Bennet avait été l'une de ses élèves les plus indisciplinées. Elle avait dû lui courir après dans le chateau la nuit pour la forcer à aller se coucher parce que "c'est dans le règlement". Pourtant Noah avait été la première à faire les quatre cent coups lorsqu'elle était adolescente (et encore longtemps après), et elle n'avait jamais eu aucune envie d'empêcher Lizzie de le faire. D'une certaine façon elle s'en était parfois voulu d'avoir dû être stricte avec cette jeune fille qui demandait juste à s'amuser, à s'oublier. Alors lorsqu'elle avait postulé au Chaudron Baveur, Noah l'avait embauché. Pas besoin de discipline au Chaudron Baveur. Besoin de poigne pour pas se faire harceler par les clients. Lizzie l'avait. Et puis elle était mignonne, Noah aimait les gens mignons, Noah aimait la beauté. Pourtant difficile de reconnaître la jeune sorcière un peu taciturne qu'elle connaissait il y a quelques années. Ses traits étaient durcis. Et surtout, il semblait qu'un œil lui manquait.

- Tu deviens quoi Bennet ? T'as vraiment perdu un œil ou j'ai carrément trop bu ?

L'ancienne directrice des Poufsouffles ne réalisait pas du tout que son approche était franchement malpolie, et super brutale. Bien sûr la relation de Lizzie et Noah était devenue moins "cordiale" au Chaudron qu'à Poudlard, la petite brune ayant vite fait comprendre à Lizzie qu'elle faisait ce qu'elle voulait du moment que les clients étaient contents et que l'argent rentrait. Mais après plus de deux ans sans s'être vu, la courtoisie veut qu'on demande "Salut ça va ? Ça fait longtemps Wouh ! Quoi de neuf ?". Noah n'avait jamais été une fana de courtoisie. Elle fuyait la superficialité et était persuadée que le meilleur moyen de se retrouver toujours fourrée avec (la superficilaité), c'était d'étre courtois. Elle l'était toutefois plus à l'époque où elle "faisait parti de la société". À l'époque où elle en faisait carrément parti même puisqu'elle était de toutes les fêtes, bossait dans un chateau prestigieux, un ordre prestigieux, et un bar super connu. C'était à gerber cette vie, quand elle y repensait maintenant. Comment avait-elle réussi à être amie avec tous ces sorciers croulants, comment avait-elle pu éprouver autant d'empathie pour tout ce monde ? À l'époque elle voyait tant de gens. Et les aimait tous. C'était pas superficiel, encore une fois, Noah fuyait la superficialité. C'était vraiment de l'affection. C'était son cœur immense prêt à accepter, à aider et à se sacrifier pour tout ce monde. C'est impossible en fait. Et petit à petit, Noah avait commencé à en haïr certains. Puis de plus en plus. Toute cette haine, elle ne voulait pas l'entendre, elle ne voulait pas se retrouver face à elle. Alors Noah était allée loin du petit monde anglais, dans un grand voyage en Orient. Ça n'avait fait que repousser le problème avec une longue parenthèse. Son retour c'était une explosion. À prèsent le monde entier la dégoûtait. Même cette Lizzie Bennet en face d'elle qui lui mendiait une clope. Et elle se haïssait elle même pour ces sentiments si moches. Noah avait tant aimé la beauté.


Dernière édition par Noah Alniott le Jeu 29 Juin 2017 - 13:48, édité 1 fois
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Re: La devanture de la boutique

Message par : Lizzie Bennet, Dim 11 Juin 2017 - 11:33


@Noah

Silence, d’abord. Silence ouaté, de ceux qui prennent des couleurs orangées quand le volet se replie. Le silence, c’était mieux que les mots facultatifs. Ça devrait être interdit ça, parler pour ne rien dire ; ça prenait tant de temps, d’énergie et de vie, pour rien. Enfin non, pas interdit, j’allais finir à Azkaban une fois de plus ; j’utilisais trop de mots pour ne rien dire, comme « enfin », « pis », « peut-être », « je ». J’étais futile à en mourir dans ma façon de penser, en fait. Ah, « en fait, » aussi. Et les onomatopées.

Mon ex-patronne semblait avoir changé depuis notre dernière rencontre. En même temps, ça faisait quoi, 5, 6 ans peut-être ? Elle fêtait quel âge à la fête d’anniversaire ? Incapable de m’en rappeler. La Noah avait toujours été aussi sans gêne que sans âge. Mais c’est aussi pourquoi j’appréciais travailler avec elle. Ça rutilait.

Ici, mes collègues étaient plus discrets, moins colorés. Pour quelqu’un qui n’aimait pas les fleurs j’avais une tendance papillon quand il s’agissait des gens. J’aimais bien que ça resplendisse d’idées, de mouvements, de folie. Ça diminuait l’ennui et vous donnait l’impression que quelque chose se passait dans votre vie. Mes collègues actuels… Difficile de dire s’ils étaient morts ou fantômes, mais ça faisait belle lurette que j’avais croisé personne.

Enfin, ça empêchait pas le monde de tourner. Parce que rien qu’à l’échelle de Londres, on était des fourmis, alors à l’échelle du monde, fallait se calmer, qu’ils existent ou non, que j’existe ou non, n’avait aucun impact. On est des rêveurs, mais c’est parce qu’on est des rêveurs que face à la Grande Ours on retrouve notre humilité.

Cela ne voulait pas dire que j’avais le droit de cesser de vivre. C’était un peu plus compliqué que ça ; les uns avaient besoin du Chat, les autres de la mère. Il ne s’agissait de vivre pour moi mais pour ceux qui m’estimaient utile, voire difficile à remplacer. Alors pour l’heure, il fallait me battre, me battre pour vivre, à l’échelle de mon âme.

Après un temps, elle me reconnait et me tend le paquet. J’en tire une clope, lui rend le paquet.
- Tu deviens quoi Bennet ? T'as vraiment perdu un œil ou j'ai carrément trop bu ?


Sourire aux lèvres et cigarette au bec, je sors mon meilleur briquet. Il m’avait fallu du temps pour doser l’intensité, mais c’était tellement satisfaisant à faire. Je plaçais ma main droite à la hauteur de l’embout de la clope, puis frottais mon pouce contre l’index et le majeur. Tadam.

L’incendio fit son travail, et après un bref éclat de flammes, rougeur et noirceur débutèrent leur guerre contre la queue blanche. Mon souffle fit le reste. C’est carrément magique, la manumagie.

Je reporte mon attention sur la brunette.
— T’as carrément trop bu, mais j’comprends. Moi j’deviens une fumée.

Une poussière de vie, virevoltant ; au gré des vents, cris et rires.

— Tu veux rentrer ?

J'sais pas si je fais bien de le proposer, j'ai l'impression que ces derniers temps tous les adultes qui passent ont peur de cet antre de paix et de recherche. Les gens sont bizarres quand même. Heureusement que les enfants ont plus d'imagination.
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Re: La devanture de la boutique

Message par : Noah Alniott, Jeu 22 Juin 2017 - 14:57


Noah acquiesça et entra à l'intérieur de la boutique, regardant dans chaque coin de la boutique, tentant en un regard circulaire de ne manquer aucune information. Elle était déjà venue ici, les phénix n'étaient pas "tout blanc", il y avait pas mal de matos utile dans cet antre. Et sa collocataire de jeunesse avait eu un job ici. Encore une fois, elle avait toujours été entourée de magie noire sans le vouloir. À force de vouloir la combattre pour pouvoir la fuir, elle n'avait fait que l'attirer toujours plus dans son périmètre.

-T'es sûre d'avoir brûlé ta vie au maximum, Miss fumée ? Ou il reste encore un peu de cire à cramer avant la fin ?

Noah sortit une fiole de whisky pur feu de sa cape et la tendit à son interlocutrice. Puis elle s'approcha des têtes réduites, une expression, à la fois soucieuse et perplexe sur le visage.

-Je peux te prendre ces trois petites débiles ? J'ai trop de tunes.

L'ancienne phénix éclata d'un rire fort et rauque, un rire perturbé, un rire de fou. Elle observa du coin de l'œil la jeune vendeuse, silhouette fine et attirante. Dommage qu'elle soit borgne. Quoi que, ça avait un côté sexy, cet aspect déchiré, gâché. La vie l'avait bien eue. Dommage, Noah avait cru en elle. Quand elle l'avait vu débarquer et progresser à Poudlard, elle s'était dit que la gamine pouvait espérer avoir une belle vie, grâce à son potentiel, son look, et puis elle se laissait pas marcher sur les pieds, défaut récurrent chez les pouffy. Alors à quel moment tout était parti en live ?! Elle n'osait lui demander. Pas tout de suite.
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Re: La devanture de la boutique

Message par : Lizzie Bennet, Sam 24 Juin 2017 - 23:39


@Noah

C’était mes mots contre son alcool. J’ai dit oui. J’ai dit oui parce que j’en avais besoin, comme d’autres ont besoin de respirer. J’avais essayé d’arrêter pourtant. La dispute avec Izsa. Ça m’avait changée, aidée à me reprendre en main. Mais avec la disparition d’Ashton, je reperdais le contrôle.

La vie était un navire en quête de capitaine, et j’avais à peine de quoi rassembler mes os. Ça tanguait au gré des mensonges, des magmas de loyauté aux gens et aux idées ; ça tanguait au gré des toi et des moi emmêlés.

Pourtant, quand je buvais, j’avais l’impression d’avoir une influence sur le cap. J’étais tant détachée du monde que je ne ressentais plus la peur ; je pouvais alors être une force motrice, une force impulsive, de vie.

J’ai bu, parce que j’avais envie, de croire en ses mots, de croire qu’il restait une cire regroupant mes organes en un tout unifié. Parce que c’est plus simple de croire ça que d’admettre qu’on se meurt — qu’on se meurt depuis des années. 

Le whisky m’a brûlé la gorge. Il était dégueulasse, il lapidait vos entrailles en passant, comme une trainée pourpre des dents aux intestins, et ça me donnait le sourire. J’aimais sentir que je pouvais encore ressentir ; j’aimais cette illusion de vivre, autant que je l’abhorrais, que je l’esquivais.

— Oh, t’en fais pas pour moi, il reste toujours des choses à brûler. Tu sais, tant qu’il y a de l’air, tout peut brûler. J’ai pas fini.


L’entrée dans la boutique lui inspira des envies capitalistiques ; son consumérisme faisant bon ménage avec mes finances, j’ai accompagné son rire d’un regard malicieux.

Oui, on peut être malicieux avec un oeil sans faire peur. Je vous le promets. C’est juste que les gens ont du mal à le capter.
— Si tu les veux, elles sont à toi ! 15 gallions, les langues de vipère. Mais on peinerait à en corrompre la loyauté. Une idée de nom ? Elles aiment bien les noms. Enfin, je crois.

J’ai pas fini. Promis. Pas encore.


Citation :
Noah Alniott : Têtes réduites parlantes x 3 = 15 Gallions
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Re: La devanture de la boutique

Message par : Noah Alniott, Jeu 29 Juin 2017 - 13:46


Noah chercha quinze gallions qu'elle tendit maladroitement à Lizzie. Il fallait maintenant qu'elle trouve trois noms à ces petites têtes qu'elle venait d'acheter de façon totalement compulsive ... Voldy pour celle qui parlait peu, Dumby pour celle qui parlait beaucoup trop, et ... Manatthan pour celle qui avait une barbe immense et un look de pirate. Pourquoi ? Pourquoi pas ? Ce n'était plus nécéssaire à la vie de Noah, la quête d'une signification à tout. Bien au contraire, elle ne faisait que des choses sans "but". De l'art par exemple. Ca ne sert à rien fondamentalement, pourtant c'est ce que l'humain fait de plus beau. Dans le futile on trouve le beau. (J'en viens à douter de ce que j'a pu apprendre en philo y'a des années lumières, mais osef.)  

- Tu veux savoir comment elles s'appellent ? Dumby, Voldy et Manatthan.

Noah sentait que c'était le moment de s'éclipser de cette boutique dans laquelle elle avait atterri de façon imprévue. Mais elle avait le sentiment que tout n'était pas dit, elle voulait en savoir plus sur cette ancienne élève, ancienne employée. Voir les dégâts, le vice, le mal. Mais ne trouvant pas de prétexte suffisamment intelligent et parfaitement calculé, Noah décida que se jeter dans le vide en posant clairement les questions était tout ce qui lui restait. Est-ce qu'elle avait peur de se retrouver pendue par le pied devant la boutique par la demoiselle borgne ? Non. Noah n'avait plus peur. Souvent elle se demandait ce qu'il se passerait si elle se retrouvait face à un épouvantard. Elle faisait des cauchemars effrayants, mais lorsqu'elle était éveillée, elle n'avait peur de rien. De tous les sentiments, la peur avait été la première à se dissiper du panel de sentiments qui s'atténuaient de jour en jour dans le cœur de Noah.
La petite brune s'approcha de Lizzie Bennet, se colla à elle avec force, imposante malgré son mètre soixante, une énergie folle émanant d'elle, une énergie explosive, féroce.

-Mais dis-moi pourquoi t'es devenue comme ça ? T'as 20 ans t'as pas le droit d'avoir une tête si triste, si fermée. Je sais que t'était un peu comme ça déjà à 16 ans, mais tu peux pas. Tu devrais vivre tout ce que la vie offre de plus beau là, maintenant. Et pourquoi t'es blessée à l'œil ? T'es trop jeune pour ça aussi j'te jure. Je sais qu'on vit dans un monde de fou, mais justement éloigne toi du danger, ça sert à rien, regarde ce que ça a fait de moi !

Déjà, Noah ne pouvait s'empêcher de penser aux Phénix et aux Mangemorts lorsqu'elle voyait des jeunes sorciers taciturnes et bléssés. Elle savait bien pourtant qu'il y avait beaucoup d'autres raisons dans le monde magique pour finir mal, que ce soit avec les trafics en tout genre, les accidents de balai ou d'apprentis chimistes... Mais c'était comme ça, être phénix l'avait rendu complètement parano, elle voyait de la gravité partout. Ensuite, Noah ne comprenait pas que les ados et jeunes adultes soient déjà torturés. À leur age Noah dansait, buvait, bai*ait plus que tout le monde, les excès lui donnaient des ailes, les excès c'était une boule chaude d'énergie et de bonheur dans son ventre. Arrivée à la moitié de sa vingtaine, tout s'était précipité. Mais au moins, elle avait vécu dix années de folie, des souvenirs de jeunesse plus beaux et intenses que tout ce qui était venu après.

La petite sorcière se rendit compte de sa trop grande proximité physique avec la vendeuse et fit un pas en arrière.

-Tu penses que c'est moi qui te fait le plus de peine, ou toi qui me fait le plus de peine ?



HRP : Dis moi si tu veux que j'édite quelque chose. J'ai vraiment écris les premières choses qui me venaient à l'esprit, j'espère que ça reste cohérent.
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Re: La devanture de la boutique

Message par : Lizzie Bennet, Mar 4 Juil 2017 - 12:48


Elle leur trouva des noms, ça oui.
Et puis l’espace, aussi. Froid pour les hommes mais parfait pour les planètes.
Et puis mes peurs, ensuite. Elle s’avança vers moi, comme si elle en savait trop, ou plutôt, comme si elle savait tout.

J’avais beau la dépasser d’une quinzaine de centimètres, quand une petite teigneuse qui a toujours été en position d’autorité vis à vis de vous vous plaque contre une surface plane, vous flippez. C’est comme ça. J’y ai pas échappé plus que les autres. Ses manières brusques me ramenèrent soudainement à Mkrovsk. Se connaissaient-ils ? Je n’arrivais plus à me rappeler si elle l’avait invité à son anniversaire. Mais je n’avais aucun doute sur la façon dont le rustre russe m’avait rouée de coups. Et si quand il avait pris la tête du Chaudron, c’était avec son accord à elle ? S’ils étaient proches ? Si elle me haïssait comme lui m’avait haïe ?

Ses mots pourtant, ses mots eurent la force inverse. Ses mots signalaient plutôt qu’elle ne me comprenait pas. Et non qu’elle voulait me faire comprendre ce qu’était la peur dans le sang. C’était pas la même chose. Elle était pas Mkrovsk. Respire, trouillarde.

C’était presque comique, et un sourire vint se planter entre mes dents, comme un soleil malade. C’était incroyable quand même. Même quand vous pensiez être cernés, la magie de l’être humain se révélait. Surtout, ne pas comprendre. Ne jamais comprendre l’autre ; on aurait dit que c’était une loi inscrite dans notre ADN. 


— Mon oeil ?
Expiration nasale, pour retenir un rire. C’est un Auror qui m’a fait ça. Avec un couteau, au travers d’une nappe de fumée. Agile le petit. Ça a suffi à m’éliminer de la coupe d’Angleterre des duels. J’aime bien me battre, malgré un manque certain de finesse, j’aime bien le spectacle... et je t’avoue que je m’y suis réinscrite à l’édition suivante quand même. C’est grave maman ?

C’était bizarre, à dire, maman. Ma mère je l’appelais pas comme ça. Je lui parlais à Tu ou à Mère, mais jamais maman. On avait pas été assez proches pour ça. Mais je sais pas si c’était juste l’ironie pinçante, ou un fond de vérité. Ce bout de femme faussement strict avait toujours eu une forme de bienveillance à mon égard. C’était rare, chez les adultes. Je sais même pas si elle en avais conscience. Mais quand on était à la rue, le salaire qu’elle m’avait octroyé avait permis une vague stabilité.

C’est précieux, la bienveillance. Je l’ai appris à mes dépends. Elle reculait, comme craignant m'effrayer. Mais après ses mots, j'étais rassurée. Trop, peut-être ? J'espérais pouvoir la berner de belles omissions. Rien n'était faux dans mes mots, mais tout était partiel. — Oh, à la tête que tu fais… J’dirais que je te fais plus de peine. Tu sais moi j’aime pas la peine. C’est comme la pitié, t’as l’impression que l’autre se place au-dessus, qu’il estime avoir moins mal que toi, être moins cassé, tout ça. C’est une émotion commune chez les humains, mais tellement malsaine. J’préfère la compassion, l’empathie. Tant qu’à souffrir, autant souffrir avec.


HRP : Pas besoin, t'es parfaite, te nem.
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