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La devanture de la boutique
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Lizzie Bennet
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Re: La devanture de la boutique

Message par : Lizzie Bennet, Mar 4 Juil 2017 - 12:48


Elle leur trouva des noms, ça oui.
Et puis l’espace, aussi. Froid pour les hommes mais parfait pour les planètes.
Et puis mes peurs, ensuite. Elle s’avança vers moi, comme si elle en savait trop, ou plutôt, comme si elle savait tout.

J’avais beau la dépasser d’une quinzaine de centimètres, quand une petite teigneuse qui a toujours été en position d’autorité vis à vis de vous vous plaque contre une surface plane, vous flippez. C’est comme ça. J’y ai pas échappé plus que les autres. Ses manières brusques me ramenèrent soudainement à Mkrovsk. Se connaissaient-ils ? Je n’arrivais plus à me rappeler si elle l’avait invité à son anniversaire. Mais je n’avais aucun doute sur la façon dont le rustre russe m’avait rouée de coups. Et si quand il avait pris la tête du Chaudron, c’était avec son accord à elle ? S’ils étaient proches ? Si elle me haïssait comme lui m’avait haïe ?

Ses mots pourtant, ses mots eurent la force inverse. Ses mots signalaient plutôt qu’elle ne me comprenait pas. Et non qu’elle voulait me faire comprendre ce qu’était la peur dans le sang. C’était pas la même chose. Elle était pas Mkrovsk. Respire, trouillarde.

C’était presque comique, et un sourire vint se planter entre mes dents, comme un soleil malade. C’était incroyable quand même. Même quand vous pensiez être cernés, la magie de l’être humain se révélait. Surtout, ne pas comprendre. Ne jamais comprendre l’autre ; on aurait dit que c’était une loi inscrite dans notre ADN. 


— Mon oeil ?
Expiration nasale, pour retenir un rire. C’est un Auror qui m’a fait ça. Avec un couteau, au travers d’une nappe de fumée. Agile le petit. Ça a suffi à m’éliminer de la coupe d’Angleterre des duels. J’aime bien me battre, malgré un manque certain de finesse, j’aime bien le spectacle... et je t’avoue que je m’y suis réinscrite à l’édition suivante quand même. C’est grave maman ?

C’était bizarre, à dire, maman. Ma mère je l’appelais pas comme ça. Je lui parlais à Tu ou à Mère, mais jamais maman. On avait pas été assez proches pour ça. Mais je sais pas si c’était juste l’ironie pinçante, ou un fond de vérité. Ce bout de femme faussement strict avait toujours eu une forme de bienveillance à mon égard. C’était rare, chez les adultes. Je sais même pas si elle en avais conscience. Mais quand on était à la rue, le salaire qu’elle m’avait octroyé avait permis une vague stabilité.

C’est précieux, la bienveillance. Je l’ai appris à mes dépends. Elle reculait, comme craignant m'effrayer. Mais après ses mots, j'étais rassurée. Trop, peut-être ? J'espérais pouvoir la berner de belles omissions. Rien n'était faux dans mes mots, mais tout était partiel. — Oh, à la tête que tu fais… J’dirais que je te fais plus de peine. Tu sais moi j’aime pas la peine. C’est comme la pitié, t’as l’impression que l’autre se place au-dessus, qu’il estime avoir moins mal que toi, être moins cassé, tout ça. C’est une émotion commune chez les humains, mais tellement malsaine. J’préfère la compassion, l’empathie. Tant qu’à souffrir, autant souffrir avec.


HRP : Pas besoin, t'es parfaite, te nem.
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Re: La devanture de la boutique

Message par : Noah Alniott, Lun 17 Juil 2017 - 19:54


Noah écouta soucieusement ce que lui disait la tenancière des lieux. Le mot auror attira son attention plus que de raison, elle ne pu masquer un léger mouvement de sourcil. Il était temps qu'elle se remette à l'Occlumencie. L'idée que Lizzie était peut-être phénix lui traversa rapidement la tête. Juste à sa façon de dire "auror", on sentait qu'elle ne les tenait pas dans son cœur. Mais c'était le cas de beaucoup de sorciers de nos jours. Bons et mauvais.

-C'est grave maman ?

-Mais non chérie.

Noah avait répondu du tac au tac, d'une voix neutre, plongée dans ses pensées. Elle acquiesça ensuite tout ce que lui disait la jeune femme sur la nuance qu'il y avait entre empathie et pitié. C'était étrange la sensation qui la parcourait. Elle avait l'impression qu'elle comprenait ce que ressentait Lizzie comme si c'était elle-même qui lui avait appris tout ça. Ce qui était bien évidemment faux. Cette approche qu'elle avait avec la jeune Bennet était suffisamment rare pour que Noah s'attarde dessus. C'était comme si elle la connaissait de façon limpide sur certains sujets. Et comme si elle restait un mystère entier en même temps. Comme une mère et son enfant qu'elle voudrait "formater" selon son ideal, mais qui pourtant s'écarte forcément du schéma initial. Il n'y a alors plus qu'une compréhension mitigée de l'autre, mais normalement, l'affection reste intacte. En general lorsqu'on ne comprend pas tout de quelqu'un, on s'en écarte au bout d'un laps de temps. Là, elle s'en fichait, elle n'avait pas besoin de comprendre plus pour apprécier la personne qui se tenait en face d'elle. C'était un peu comme avec son neveu Jude. Il était parfois extrèmement turbulent et arrogant, Noah ne comprenait pas le comportement qu'il avait en public, comme si il portait un masque. Pourtant elle n'essayait pas de chercher plus d'explications, elle l'aimait et c'était tout.

- Ca m'a fait plaisir de te voir Lizzie. J'ai beaucoup d'empathie pour toi. Hésite pas à m'envoyer un hibou si tu as besoin de quoi que ce soit. J'ai plus rien à foutre en Angleterre, mon neveu vient de rentrer à Poudlard. Donc si je peux t'aider à quoi que ce soit, j'suis là. Je sais faire le ménage, chanter, écrire des poèmes, me battre en duel, et conduire des tapis volants. J'ai toujours à boire chez moi, je dors pas la nuit, et je connais une multitude de sorciers extraordinaires. Aller chuss.

Noah franchit le seuil de la boutique avec ses trois têtes réduites et grimpa sur son tapis volant. Elle était tellement absorbée par une réflexion sur le mot "Chuss" et son côté ridicule qu'elle oublia qu'elle devait à la base aller au Chaudron Baveur.
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Lizzie Bennet
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Re: La devanture de la boutique

Message par : Lizzie Bennet, Ven 21 Juil 2017 - 16:33


Elle est partie. Elle est partie et je sais pas pourquoi, mais ça m'a fendu le coeur. J'ai pas perdu mon roi dans le pli, non. C'était pire que ça. C'était quelqu'un qui au lieu de la jouer froide et condescendante, moqueuse et méprisante, vibrait sur la même longueur d'ondes.

Elle est partie. Elle est partie et ça a fait un grand vide, de ceux qui vous coupent la faim pendant deux semaines et vous donnent envie de crever, d'abdiquer, d'oublier. Elle était personne pour moi, et c'était déjà trop. J'pouvais pas laisser le moindre pli m'échapper ? Je collectionnais les gens ? C'était ça, le souci ?

Je crois pas. Je suis trop seule, tout le temps, pour que ce soit le cas. Même Jade, elle que j'avais cru comprendre à l'époque, ne m'atteignait pas, ou plus. Je me fichais de les avoir près de moi. J'avais appris à être un être de passage, un vagabond dont la vie tient dans une valise. J'prenais pas de place dans les discussions, qu'un tapis dans la colocation, et un tiers de chaise dans les restaurants.

Je l'ai laissée partir avec un trou à la place des poumons. Vous savez, de ceux où même votre respiration se fait plus (re)tenue, discrète, où on prend pas de place. Oubliée la Lizzie qui souffle dans le creux des nuques pour déstabiliser quelque client. A nous, gamine désespérée attendant vainement que Noah se retourne. Juste un mot de plus.

C'était un peu comme si la batterie se taisait avant la fin du morceau. Et le saxophone, solitaire, crachait ses dernières notes -- comme un trop plein, comme un trop vide. Mais je voulais pas. Je voulais pas non ; j'allais la retrouver. Quelque chose chez elle me touchait plus que cela ne devrait. Je laisserais pas la cire refroidir.

Les mains tremblantes, j'ai susurré quelques creuses promesses en chatouillant un tapis volant. Il y avait longtemps que je n'en avais chevauché... sans trop savoir pourquoi. Je vendais du rêve en bouteille mais en profitais finalement peu. Il fallait corriger ça. On ne bouleverse pas une vie en un coup, mais chaque pas compte. Et commencer par un vol, c'était un sacré pas, non ?

L'oeil humide j'ai fermé la boutique, coincé les clefs à une attache, et pris le large. Mon ancienne patronne avait disparu bien loin, mais ce n'est pas elle que je cherchais. Ce soir j'étais en quête de moi. De vrai. Ce n'était peut-être pas un rêve bleu, mais les voilures des nuages m'arrachèrent un sourire. J'vais vivre, Noah. J'vais vivre. Et dépasser les 19 ans.
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Re: La devanture de la boutique

Message par : Ambroisie Palel, Mer 2 Aoû 2017 - 12:14


Douce innocence avec Aya Lennox

Vagabonder, un pas en avant, trois en arrière. C'était la vie d'Ambroisie. Si jeune est pourtant déjà si consciente que le monde était plus complexe que ce qu'on avait pu lui apprendre à Poudlard, ou même au sein de sa famille. Sa famille, on pourrait en parler pendant des heures, une bande de gens obtus, près à tout accepter tant qu'on les laisser en paix avec leur croyance.  Et pourtant je les aime d'un amour profond et sincère...
Et voilà qu'Ambroisie se remettait à avoir des considérations candides, ça devenait lassant. La jeune femme c'était engagée quelques minutes auparavant dans l'allée des Embrumes, l'échappatoire pour sorciers en manque de compréhension d'après elle.  

Ambroisie s’attardait désormais devant la boutique Barjow & Beurk, observant les objets en tout genre présent dans la vitrine mais également ceux qu'elle arrivait à discerner un peu plus loin. Elle aurait aimé avoir le cran de passer la porte, de se renseigner, d'apprendre plus sur cette forme de magie qui l'intriguait tant. Mais à chaque fois qu'elle s'apprêtait à passer le pas de la porte, elle voyait le visage de son père, sévère, presque inhumain. Ce ne sont que de foutus considérations de ma conscience familiale et j'ai la stupidité de les écouter vraiment?

Le teint d'Ambroisie était encore plus pâle que d'ordinaire, cadavérique même. En saisissant son reflet dans la vitrine elle avait presque peur de cette silhouette fine et si pâle...
Comment pouvait-elle être plus blanche que la neige ? Que la porcelaine française de sa mère ?
Ambroisie émit un soupir empli de lassitude. Elle aurait aimé qu'on la comprenne, qu'on l'aide, qu'on la guide, qu'on l'empêche d'aller vers un chemin ou un autre. Réfléchis, qui s'intéresserait à la petite poupée si fragile ?

Elle paraissait si douce, si innoncente et pourtant elle se sentait si perturbée au plus profond d'elle même. Elle avait plus d'une fois songé à la vengeance par la magie noire lorsque quelqu'un avait l'aplomb de la pousser un peu trop loin dans ses retranchements ou de s'en prendre à sa famille. Elle refusait souvent l'aide de ses deux frères aînés. Pourtant Dieu sait qu'ils voudraient me protéger du monde entier...

Des secondes, des minutes, des heures peut-être qu'elle observait des objets de la boutique en restant plantée devant, et elle se reconnaissait en certains objets qui semblait banals : si inoffensifs à l'extérieur mais avec un tourbillon si sombre en leur coeur.
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Re: La devanture de la boutique

Message par : Aya Lennox, Dim 6 Aoû 2017 - 12:58


Ambroisie ;

Elle attendait le monde au tournant, un peu comme reine et sa suite.
En recontextualisant le tout, se rendait compte qu'elle n'était qu'Aya au milieu d'objets qui rythmaient sa vie, de tic-tac lointains au grésillement austère d'un lustre.
La clochette d'argent n'avait pas beaucoup tinté aujourd'hui. Y avait un type ou deux, puis une nana, puis plus rien que ses pensées en effervescence. Une pastille dans une carafe d'eau, puis la carafe d'eau qui dégouline, front sur le comptoir.

Un mois que le perse et l'arabe lui constellaient l'esprit de bribes lexicales en tout genre ; pourtant l'apprentissage était comme un nouveau point de départ. Une nouvelle capacité extatique. Un nouveau refrain à garder pour elle.

Mamie n'avait donné de nouvelles et était désormais passée du stade de grosse menace à celui d'ombre perdue dans l'espace. Elle demeurait pourtant, vigueur empoignant parfois sa verve pour mieux se laisser oublier.
___Ma si chère et tendre belligérante.

Irréconciliable avec son sang. Comme si on lui avait un jour ouvert les bras. Porter Lennox était moins un fardeau aujourd'hui. Sempiternelle banalité. Question d'administration.
___Demeurait toute entière Aya.
______________Juste Aya.

Tiens,
_____toi.

Se taire. Qu'est-ce qu'elle faisait là ? Enfin, voilà, elle stagnait devant la boutique comme une chiffe molle et pour être honnête, Barjow & Beurk c'était pas vraiment l'endroit où on faisait du lèche-vitrine, nez retroussé et gueule mignonne.
Du moins, c'était ce que la norme voulait inculquer au monde. Elle trouvait plus de plaisir à traîner ici et à découvrir le catalogue conséquent que partout ailleurs.

Elle s'ennuie.

Et puis un bruit s'est perdu dans l'espace. Une rencontre.
- Pour découvrir, il faut parfois oser pousser les portes. T'as peur de quoi ?

Velours de la voix, regard nauséabond. Le jugement sans y voir clair.


Dernière édition par Aya Lennox le Lun 13 Nov 2017 - 9:01, édité 1 fois
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Re: La devanture de la boutique

Message par : Ambroisie Palel, Mer 30 Aoû 2017 - 19:13


Le tourbillon prenait de l'ampleur.
Encore. Encore. Et encore.
   C'était compliqué, difficile, comme si quelque chose venait du plus profond de son cœur et de son âme et voulait sortir, pour retrouver ce dont on l'avait privé trop longtemps : la liberté.
Libre d'être elle, entièrement elle.
Uniquement elle.


Mais qui est-tu ? C'était une drôle de question mais si juste. Elle était Ambroisie petite fille fragile, Ambroisie jeune femme souriante, Ambroisie jeune femme perturbée...
   Ambroisie Palel, fille d'Andrew Palel grand protecteur de la justice et du bien et dans cette société pourrie le bien voulait dire le blanc.
Le blanc voulait dire magie blanche, donc la magie noire était le contraire. Pourquoi pour que l'un vive l'autre devrait mourir ?

Foutaise, pure foutaise.

                   Société de moutons incapables de réfléchir.

Soudain une ombre, un mouvement puis une phrase...
    La peur ? Peur de qui ? De quoi ? Elle avait peur de quelque chose Ambroisie ?
Peur de ne jamais retrouver quelqu'un capable de la supporter et de l'accepter comme elle voulait être.
Plus seulement la petite fille fragile du Docteur Palel, mais juste Ambroisie.
Ambroisie Palel si elle avait encore le droit de porter fièrement ce nom, mais juste elle.

Et elle qui-était elle ? Une sorcière de passage ? Un mage noir ? Une cliente régulière de la boutique ? Elle n'avait pas l'air bien vieille.

Découverte, surprise et réponse.


- Peur de l'ombre d'un passé bien trop lumineux pour pouvoir emprunter un autre chemin. Tu sais ce que c'est d'être rejeté des siens parce qu'on veut être soi même ? Découvrir je veux bien, mais qu'est ce que j'y gagne si je perds tous le reste ?

Attente et douceur dans la voix, une rencontre assez spéciale.
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Re: La devanture de la boutique

Message par : Aya Lennox, Dim 1 Oct 2017 - 12:30


Monologue sans syllabes vraiment séduisantes. Tordre le cou pour tenter de mieux comprendre, mais déjà on perdait le fil et les questions tombaient dans l'ennui. Une emphase un peu contraignante. Cette belle enflure de sentiments dans le verbe.
Pourquoi tant de questions ?
Avec douceur pourtant les lèvres se rejoignirent dans un sourire quelque part vicieux. Un peu comme si on comprenait trop de quoi il s'agissait. Hochement fugace, un regard vers l'arrière, puis vers l'avant, vers la bouille adorable de mademoiselle qui ne doit pas être plus jeune qu'elle.

Si je tends la main,
Si je te dis ・Viens・.
Est-ce que tu m'écouteras ?

Pas vraiment un modèle à suivre, tout compte fait. Elle ne doutait pas d'une certaine bonne volonté chez la gazelle à l'oeil perdu. Ce visage qui allait finir par péter une durite, un jour ou l'autre. Une voie sans issue.

- Être soi-même, c'est une excuse. C'est tellement plus drôle quand on peut devenir tous ces quelqu'un d'autre qu'on ne soupçonne pas.
Un léger raclement de gorge, à peine perceptible, pour un changement de tonalité. La voix emprunte ces accents doucereux dont on vante la délicatesse chez les adeptes de mondanités. Il manque pourtant petits fours et vanités.
- Qu'as-tu à perdre auprès de ceux qui t'empêchent d'être toi-même ? Le prix du rejet est à payer, je sais ce que c'est, crois-moi.
Changement brusque, un crachat dans la gorge, félin en détresse. C'était plus facile d'oublier et de ravaler que d'en parler, à tort et à travers. Un étalage, mauvais goût, badinage.
- Tu vis entortillée sur toi-même, un monstre de ficelle en désordre. Tes questions se répondent elles-mêmes. Il te suffit de trouver le bout du fil et de tirer dessus, comme une vilaine attache qu'on arrache. A moins que tu sois trop faible.

Sourire en coin, plus destiné à tromper la conscience qu'à la courber entre ses doigts.
- Et dans ce cas, rien ici ne pourra t'aider.
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Re: La devanture de la boutique

Message par : Ambroisie Palel, Dim 29 Oct 2017 - 21:11


Mots destinés à faire réagir, à faire comprendre, à engrainer peut-être.
Les mots de l'inconnue résonnaient en Ambroisie comme une affirmation que nul ne pouvait révoquer.

Voulait-elle plonger ? La tête en avant ou les pieds ? Volontairement ou après avoir explosé à la suite de trop grands débats en son être ?
Elle voulait le faire d'elle-même, tirer sur cette ficelle qui lui permettrait enfin d'accéder à la connaissance d'elle, Ambroisie.
Garder ce nom qu'on lui avait imposé ou en choisir un nouveau ? Qui pouvait l'en empêcher ? La contraindre ?
--------------------------------Personne.


D
écision unanime.
Peu importe si Conscience pleurait au fond de son fauteuil, la brunette ne l'entendait plus. Des changements s'imposait d'eux même, un éclat dans le regard d'abord, puis une posture plus droite, plus déterminée.
L'inconnue avait provoqué un changement, si bienfaiteur, si jouissif.

Elle payerait le prix Palel, elle le payerait quoi qu'il en soi pour enfin vivre. Ne plus être dans l'ombre paternelle, ne plus être soumise aux bons soins de quelqu'un qui ne comprenait pas ce qui était bon pour elle.
-----Mais elle, pourrait-elle lui apprendre ? La guider ? L'emmener vers ce chemin qui attirait tant l'esprit et le corps ? Il fallait plonger, et la tête la première de préférence, pour saisir, voir, devenir.

- La faiblesse n'a pas sa place dans de telles circonstances, elle a rarement sa place.
Emmènes-moi.

Comprendrait-elle cet appel ? Mais oui, Ambroisie la fixait, dans les yeux, un air de défi mélangé à de la dévotion, elle était prête.
-----Elle avait tiré sur le fil et elle avait trouvé son bout.
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Re: La devanture de la boutique

Message par : Aya Lennox, Mer 1 Nov 2017 - 12:08


C'était si simple, de faire réagir. C'était si simple, de faire naître d'une remarque une réaction instantanée. Un semblant de vie sur un visage fermé ou tourmenté.
La jeune fille devait être plus jeune qu'elle, à peine. En réalité, l'âge lui importait peu. Aya ne jugeait pas forcément le chiffre — à part quand celui-ci se montrait trop impétueux. Non.

Un sourire en suspension. Qu'est-ce qu'elle voulait, exactement ? Qu'est-ce qu'elle cherchait dans cette rue ? Qu'est-ce qu'elle attendait ? Personne, puisque apparemment, la solitude la guettait. Un peu comme Aya finalement. Mais les choses s'arrangeaient d'elle-même. La preuve en était de cette présence dans sa vie, désormais toujours auprès d'elle. Azphel.

Pas de louve, Aya s'approcha, angélisme latent dans les prunelles. Il fallait parfois se méfier des portes fermées qui s'ouvraient sur un visage ami.
Elle ne craignait rien, pourtant.
Elle semblait prête à payer le prix de ses décisions.

- Bonne réponse, susurra la sorcière au plus près de l'inconnue. Pas si lointaine finalement. Comme un air de déjà-vu. Un semblant de reflet.
La demande fusa, électrique. Un espoir dans une ruelle bien trop sombre pour l'espérer.
Il ne valait mieux pas que ça se reproduise.
- T'emmener.
Un rire cristallin s'échappa des lèvres d'Aya, vaguement retenu.
- Jusqu'où es-tu prête à aller trop loin ?
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Re: La devanture de la boutique

Message par : Ambroisie Palel, Mer 1 Nov 2017 - 22:55


Il fallait si peu de temps pour changer de direction. Un coup au Nord, l'autre au Sud. Et Ambroisie s'était retrouvée sur le chemin de la connaissance de soi. La réelle connaissance.
Jusqu'à maintenant si seule, elle voulait qu'on l'emporte, loin de tout ceux qui la tourmentait, loin de considérations dont elle se moquait.
-------------Etre entière, peu importe le prix.

Puis la sorcière c'était approché d'elle, très près d'elle, cherchant quoi ? Une faille? Oh bel ange infernal, il n'y en avait plus aucune.
Rien que de la détermination.
Elle susurrait l'inconnue puis elle avait ri.
Conscience continuait à geindre au fond de son fauteuil,  à prier Ambroisie de partir retrouver sa famille, sa vie. Mais quelle vie ? Ce n'était plus la sienne, en tout cas plus celle à laquelle elle aspirait.
------Un bâillon pour Conscience, pour ne plus l'entendre, le temps qu'elle comprenne, qu'elle change elle aussi.

La jeune brune n'avait pas eu besoin de très longtemps pour répondre à la belle inconnue, la réponse était écrite, comme un saint commandement biblique ou quelque chose de ce genre.

- Une limite existe-t-elle ? Peu importe où je devrai aller, tant que j'obtiens ce que je veux. Etre entièrement moi, juste moi.

Un ton doux, presque mielleux pour défier. Une approche, il fallait rentrer dans son jeu, alors elle s'était approchée aussi près de l'inconnue qu'elle l'avait fait. Entrer dans son jeu ? Plutôt dans son monde, bientôt le tien également.
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Re: La devanture de la boutique

Message par : Aya Lennox, Dim 12 Nov 2017 - 13:01


Sourcils froncés. Qu'est-ce qu'elle attendait, exactement, la minette ? Être entièrement elle. Par quels moyens exactement ? Simplement se laisser bercer par des idéaux de magie noire ? Aya défia l'univers entier de lui trouver la réponse, écrite autrement que par les simples adages verbaux.
Regard soutenu de la jeune femme qui lui faisait face. Elle n'hésitait pas à confronter le regard. Etait-ce à cela que ressemblait la détermination ?
Elle ne se souvenait pas, de quoi elle avait l'air, quand l'envie de dépasser ces frontières était passée de désir à précepte de vie. Aujourd'hui, tout cela était part entière de son univers. Il n'était plus question d'assumer, ou de rebrousser chemin. Il fallait accepter. Vivre avec, ne faire qu'un.

Aya patienta encore quelques instants. Le temps de se poser les bonnes questions. Puis décida.
- Mardi prochain, disons le soir aux alentours de 20h. Au Chaudron Baveur. Le Piano-Bar. Elle n'y était pas encore allée, voilà l'occasion. De quoi discuter toi et moi.

Elle n'avait pas le temps. Rendez-vous scellé par la simple voix.
A peine le temps pour penser, mettre en garde.
Peut-être même qu'elle n'irait pas. Elle laissa la jeune fille aux bribes d'idées seule sur le trottoir.

Aya retourne bosser. Tu peux clôturer si tu veux.
A suivre. Merci à toi pour ta plume, miss !
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Re: La devanture de la boutique

Message par : Lizzie Bennet, Mer 22 Nov 2017 - 17:12


Post unique

En ville, j’ai entendu quelqu’un s’affoler. De la propagande mangemoresque, apparemment. Je savais pas d’où ça sortait, mais l’idée me plaisait, alors je me suis arrangée pour en avoir qui traine un peu du côté de Barjow & Beurk aussi. Pas sur la devanture, juste à côté. Sur le mur. Si on était dans un meilleur quartier, et en France, y aurait sans doute écrit « Défense d’afficher loi du 29 juillet 1991 » ou un truc comme ça. Mais que voulez vous. On était pas en France. Ou alors, si on l’était, j’l’avais pas vu. Ebenezer peut en témoigner ; en Auvergne, je le croyais pas quand il disait qu’il y avait des volcans autour, au début. La magie quoi. Quoiqu’il arrive, je peux dire que j’avais pas vu. Et être crédible.



Je crois que j’ai décidé d’être positive. Une guerre lancée contre la négativité. Et chaque bataille remportée ne définit pas le résultat final, mais c’est un petit pas vers la victoire. Le petit pas, c’est important. C’est un début. Cela demande un peu de patience. Un peu de temps. Une persévérance dans la montée. Il n’y a pas de raccourci, tu sais ; pour quitter les entrailles de la Terre, laisser le temps au temps ne suffira pas. Il faut se persuader d’être heureux. Alors on commence aujourd’hui, avec ce petit bout d’hier que je rapproche de mon aujourd’hui. Je ne pense pas que les clients s’en indigneront ; d’ordinaire, ils sont assez intéressés par ce type d’information.

Et je vais y arriver, à coup de rituels. J'vais me faire un philtre de joie plus efficace que vos alcools et pilules.




L'Impardonnable


Le monde change. Dans les arbres le vent souffle plus intensément, comme sur les villes magiques qui murmurent l'air de la Liberté. Il est un Secret qui perdure depuis bien trop longtemps. Qui occulte tout ce que notre monde pourrait avoir sans se restreindre derrière de banales formalités. Il est temps d'ouvrir les yeux, de regarder en face les incohérences de la Justice, pour les rayer jusque dans les fondements des inepties qui la compose. Une nouvelle aube se profile, sans les chaines de la Restriction, et ce jour-là la seule question qui se posera est, quel est votre choix ?


Appel des Ténèbres




Murmures de l'Ombre

Il y a des mots qui se déforment dans le creux d'une oreille, courant d'une bouche à l'autre et forcés parfois d'épouser la forme des pensées étriquées de ceux qui ne les comprennent pas. Nos idées ne sont plus celles de nos prédécesseurs, nous les avons modelées, pour les faire correspondre au besoin de notre temps. Ce qui était vrai hier ne l'est plus aujourd'hui. Nous nous sommes adaptés, devenant une voix qui se bat pour la communauté magique et non forcément contre elle.

Le temps est venu que les mauvaises langues se taisent, que la vérité soit de nouveau établie, celle dont le ministère nous prive pour mieux s'enraciner dans sa bêtise. Nos idées ne sont pas le Chaos mais bien l'Ordre pour tous, une liberté absolue, sans chaînes nous privant de nos droits les plus fondamentaux.

À commencer par le Secret Magique. Nous en voulons l'abolition. Réfléchissez, pourquoi aurions-nous à nous terrer dans l'ombre comme des indésirables alors que les moldus ne représentent désormais aucune menace pour nous ? Alors qu'il serait possible de cohabiter sans que l'on ait à se cacher d'eux ? Cette entrave à notre liberté ne peut plus durer, nous n'avons plus à nous soumettre à des idéaux d'un temps passé,  ancrés dans les peurs d'un ministère n'ayant plus lieu d'être.

Le ministère justement, qui n'a de cesse de nous prouver son incompétence au travers de nombreuses erreurs et approximations. Que dire de l'inefficacité des Aurors quand l'école a été attaquée aussi librement qu'un moulin au milieu d'un champ ? Ou encore au travers de ses lois les plus absurdes et de sa hiérarchie trop verticale, dominés par un ministre incompétent que peu de vous apprécient ?

Il est venu le temps de s'unir, de se défaire de ce système que l'on nous impose. Et ce par tous les moyens possible. Le pacifisme ayant depuis longtemps prouvé qu'il ne mènerait nul part, se perdant en discours ennuyeux ou en promesses illusoires. Il est grand temps d'agir, et non plus du subir.

Parce que notre liberté ne doit pas être un choix, mais un acquis.




La déchirure du monde

1/ La vie moldue a-t-elle la même valeur que la vie sorcière ? Accordes-tu de l'importance au statut sanguin de tes proches ?
La seule chose qui puisse différencier l’importance que nous accordons à un être humain est liée à ses actions, sa personnalité, bien plus que des notions comme le sang ou les pouvoirs magiques. En vérité, nous jugeons que les moldus et sorciers, tous sangs confondus, sont égaux. Technologie et magie ne sont que des bifurcations dans l’espèce humaine ; aucune n’est supérieure à l’autre. C’est précisément pourquoi le contraste entre le cocon dont jouissent les moldus, et l’asservissement auquel le Secret nous soumet, est intolérable.


2/ Que penses-tu de la séparation des mondes magique et moldu ? Est-ce l'option que tu juges la plus viable sur le long-terme pour les deux communautés ?
La séparation mise en place entre les mondes magique et moldu est, au mieux inefficace, au pire dangereuse. Nous pensons que la méconnaissance mutuelle développe des deux côtés haine, mépris, et peur. Une véritable aberration, on est pas du bétail à séparer chacun dans son enclos ! Pour cohabiter, il faut dialoguer, et non se laisser enraciner dans une ségrégation pluriséculaire. « Les mariages "mixtes" (sorcier/moldu) prouvent que cette acceptation et ce vivre-ensemble sont possibles. » Oui, mettre fin à cette séparation risque d’avoir un coût humain, mais c’est le coût de la liberté.


3/ Quel est l'équivalent moldu de la lutte contre le secret magique ?
Nous connaissons trop peu l’univers moldu pour tirer des conclusions hâtives. Cependant, nous trouvons des parallèles possibles entre les idéaux de l’Ordre noire et des mouvements comme la lutte pour la mixité sociale ou la transparence politique.


4/ Qui détient le monopole de la violence légitime ? Es-tu satisfait de cette répartition des pouvoirs ?
Nous ne sommes pas totalement d’accord sur la question, principalement parce que cela dépend du référentiel. Dans la communauté sorcière britannique, le Ministère détient la violence légitime. En effet, il est le seul à pouvoir user de violence (directement ou par délégation aux Aurors) sans avoir à subir de préjudice. Nous trouvons qu’il lui arrive d’abuser de cette impunité, de faillir à sa mission de protection.
Si l’on prend pour repère les communautés moldues et sorcières, certains d’entre nous sont tentés de songer que ce monopole est détenu par les moldus. Ce sentiment est surtout lié à l’asymétrie des jugements en cas de conflit entre moldus et sorciers.
De manière générale, cette répartition des pouvoirs ne nous satisfait pas vraiment. Le gouvernement devrait avoir moins de pouvoir, se fier à son peuple. « Ne sommes-nous pas prêts à nous assumer en tant qu’Etat-nation ? »


5/ Si le Ministère était un objet, lequel serait-il ? Le bureau des Aurors serait-il fait de la même matière ? (Si non, laquelle ? Si oui, d'autres différences seraient-elles à noter ?)
Clairement, ici on n’est pas deux à voir les choses de la même façon. Mais c’est normal hein, chaque cerveau fonctionne différemment, c’est ce qui fait la beauté de l’être humain. Soyons synthétiques, ne choisissons que deux métaphores ! Si le Ministère était un bateau en train de sombrer, ses Aurors en seraient la bouée défectueuse. Une autre image serait celle du Ministère comme une porte, une entrave, un non-lien, derrière laquelle le secret peut disparaître et les communautés se rejoindre. A une ouverture près…


6/ Si les deux principaux groupuscules (Ordre du Phénix et Ordre Noir) étaient des animaux, que seraient-il ? Pourquoi ?
Nous avons des avis mitigés sur la question.
Pour la plupart, nous voyons l’Ordre du Phénix comme un chien. Ils sont pour nous, un mélange de bons petits toutous qui peuvent montrer les crocs sans logique. Un animal donc en apparence de confiance, fiable et domestiqué mais qui peut très bien révéler un côté violent et dangereux. Cependant, d’autres voient cet Ordre comme un beau Paon, qui agite ses plumes pour paraître grand, mais qui n'a pas plus d'utilité que cela au fond, hormis faire mal quand on se fait pincer. Mais nous pouvons aussi voir l’Ordre du Phénix comme un moustique, un animal en voie d’extinction ou même un cheval qui se laisse dompter facilement. En somme, un animal qui ne serait pas exceptionnellement dangereux.
L’Ordre Noir, pour nous, s’apparente plus à une meute de loup ou à un serpent. Pour les premiers, ils chassent en meute et ont un Alpha pour pouvoir diriger cette vraie communauté. Pour les seconds, c’est un Serpent, patient et qui attend toujours le bon moment pour agir et qui instinctivement suscite la crainte. Dans l’ensemble, L’Ordre Noir ressemble à un prédateur tel que le dragon, l’ours ou même le crocodile.


7/ Quelle émotion t'inspirent les Mangemorts et pourquoi ?
Nous éprouvons principalement de la crainte mais surtout beaucoup d’admiration, de fascination envers cet Ordre. Pour certains, nous y voyons une source d’inspiration, de justice, de savoir, de modèle qui nous pousse à nous surpasser. Leur force d’oser se lever face au pouvoir en place afin de défendre la liberté et lutter contre le Secret Magique, accroît notre détermination.


8/ Si tu portais un masque, que ferais-tu de différent par rapport aux Mangemorts actuels ? Au Seigneur des Ténèbres ?
Pour la plupart, nous n’agirons pas forcément différemment. Mais si nous devions réellement innover, nous pensons qu’attaquer de grandes personnalités moldues ou accentuer le côté discutions afin de faire mieux comprendre l’idéologie serait un plus. De plus, ce serait un bon point de contrôler les écoles de Magie afin de créer une nouvelle génération plus impliquée dans les débats politiques et soutenant notre cause.


9/ Que représente la technologie moldue pour toi ? Penses-tu qu'elle soit l'équivalent de la Magie ?
Pour nous, la technologie moldue est l’évolution même de leur communauté. Cependant, elle n’est absolument pas l’équivalent de la magie. Pour certains, nous la voyons comme une faiblesse, comme un substitut à notre magie en beaucoup moins bien. D’autres, pensent qu’elle pourrait être utile, que c’est avantage dont on pourrait tirer profit malgré le fait que la magie a un peu de mal à se mélanger avec les objets technologiques moldus. Cependant, nous y voyons aussi une certaine complémentarité puisque souvent la magie permet de faire des actions que la technologie ne permet pas et inversement.


10/ Si tu pouvais choisir le ministre de la magie, qui voudrais-tu ?
Nous voulons du changement, tout simplement. Quelqu'un qui soit là pour briser les codes malsains établis et ne pas plier sous le poids de ses responsabilités. Nous voulons voir cette barrière entre les moldus et les sorciers abolis, que le secret de notre existance soit enrayé pour toujours. Un seul sorcier au pouvoir pourrait-il vraiment y parvenir seul ? Nous voulons que la communauté soit justement représentée. Luttant fièrement contre le despotisme actuel, nous voulons voir monter au pouvoir un gouvernement apte à prendre les décisions qui s'imposent.

11/ Penses-tu qu'il faudrait réformer l'éducation magique ? Si oui comment et si non, pourquoi ?
Nous savons tous que l'éducation est un tremplin commun : c'est à ce moment que nous acquérons nos bases et apprenons à nous considérer comme de véritables citoyens magiques. Poudlard devrait être indépendant du Ministère - et pour cause, on nous enferme. Nous suivons des cours d'Histoire et de théorie sans jamais avoir le droit à des bribes d'informations concrètes et d'actualités. La faute aux professeurs ? Nous pensons que non. Mais nous contraindre à ignorer ne fait que renforcer notre colère. Les jeunes aussi ont le droit de savoir et de comprendre ce qui se passe réellement autour de nous.


12/ Que dirais-tu pour convaincre la communauté magique que la cause Mangemoresque est juste ?
Nous voudrions leur offrir la liberté dont ils ont été trop longtemps privés. Braves gens, voyez comme nous sommes prisonniers de leurs décrets néfastes ne visant qu'à les protéger, eux ! Cela fait des siècles que nos dirigeants se protègent par peur de se mouiller. Nous voulons simplement vous offrir un monde où vous pourrez sortir de chez vous et exercer la magie sans crainte de vous voir sanctionné ou pire, rejeté. Vous êtes des sorciers. Cela fait partis de votre identité - nous voulons simplement que cela soit reconnu de tous. A tous ceux qui critiquent nos méthodes parfois extrêmes : sachez que nous n'avons pas eu le choix. Il a fallut que nous nous défendions, que nous vous défendions, pour que nos voix soient entendues.


13/ En tant que partisan de l’Ordre des Ténèbres/des Mangemorts, as-tu un message à faire passer à la communauté magique ?
Vivez. Apprenons ensemble des erreurs du passé. Battons nous ensemble pour ce que nous jugeons juste. Parce que tout ce que nous voulons offrir à notre société, c'est la liberté de vivre en étant soi-même.





Éclats d'Ombre

Les messagers de la nuit,
Filent dans les ombres,
Ils sont le phare qui luit,
Et éclaire la pénombre.

Sonnent sonnent les heures,
Est venue celle de la délivrance
Chantent chantent les pleurs,
Entend les cris dans les silences.

Ils veulent abolir le Secret,
Pour le monde magique,
Un plus grand bien à créer,
Une communauté unique.

Sonnent sonnent les minutes,
Est venue celle du partage,
Volent volent les volutes,
Des sorciers sans esclavage.

Le Crépuscule porte sa lame,
Et se dresse comme l'Ordre,
Dans l'Obscurité il est flamme,
Ou se blesse le Désordre.

Sonnent sonnent les secondes,
Est venue celle du Temps,
Danse danse donc ce monde,
A ce parfum de dément.

L'Ombre étend son emprise,
A son souffle frissonnant,
Rejoignez cette douce brise,
Devenez leurs partisans.




Les journaux de propagande et celui de la Vérité.

Parler au nom du peuple est donné à tout le monde, mais connaître réellement ses attentes, ce n'est pas le cas. Nos ennemis ont cru bon de publier des ramassis de propagandes pour vous rassurer, alors que leur but premier était de veiller à ce que les chaînes attachant votre liberté soient encore bien en place ! Il est grand temps que votre esprit s'ouvre sur un monde meilleur où nous n'avons plus besoin de nous cacher. Laissons la Magie s'exprimer.



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Re: La devanture de la boutique

Message par : Ariana Hastings, Mar 16 Jan 2018 - 1:37


Réponse au post de Lizzie juste au dessus.

PV avec Aya
(LA mutuel accordé sur tout le RP)


Elle passait devant tous les jours depuis plusieurs semaines, placardée sur la devanture de la boutique, cette affiche au fond noir et mots rouge carmin. La première fois, elle n'y avait pas fait attention. La deuxième fois, elle avait été choquée : comment osaient-ils faire de la propagande de cette façon, aux yeux de tous ? La troisième fois, elle avait été curieuse. Elle avait lu chaque mot en détail, chaque phrase, chaque message clamé haut et fort ou dissimulé entre les lignes. Et puis, elle était partie travailler. Mais une graine était plantée, une certaine curiosité commençait à germer dans son esprit, arrosée de doutes à chaque fois qu'elle se retrouvait dans son rôle de soutien des Aurors. Avait-elle fait le bon choix ? Bien sûr, les événements d'Halloween l'avaient confortée dans sa décision de s'engager auprès du Ministère de la Magie et de leurs agents, mais, depuis sa première rencontre avec Elly, elle n'était toujours pas sûre d'adhérer complètement à leur idéologie.

De l'autre côté de la rue, en face de la boutique, il y avait un mur en plâtre entamé d'une crevasse qui semblait s'élargir chaque jour. Si Ariana se laissait aller aux mauvaises métaphores (et elle était peu friande de ce genre de choses), elle aurait comparé ses questionnements à cette fissure, difficilement remarquable de loin, mais grandissante un peu plus chaque jour. Elle n'oserait jamais en parler à Elly, elle voulait garder cette image de jeune sorcière totalement engagée dans leurs actions, mais elle commençait à se dire que peut-être elle devrait en parler à quelqu'un. Juste pour être sûre, sûre d'être sur la bonne voie.

Une longue jupe vert bouteille, un pull en laine noir, ses bottines aux pieds et une plume dans ses cheveux, elle s'apprêtait à entrer dans la boutique pour commencer sa journée, quand elle s'arrêta une nouvelle fois devant l'affiche. L'Impardonnable.
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Re: La devanture de la boutique

Message par : Aya Lennox, Mer 17 Jan 2018 - 9:43


Avant, lorsque tout se passait encore à Dust & Spite, aller au boulot n'était qu'une question de minutes. Mais la Colline avait progressivement repris ses droits sur la jeune femme. La demeure d'Azphel avait été, pendant de nombreux mois, un précieux refuge pour Aya.
Aussi, elle profitait de la distance toutefois respectable pour faire une partie du chemin à pieds. De temps en temps, un petit coup de Transplanage aidait à passer la partie la plus redondante du trajet. Mais vivre aux limites de la ville offrait souvent un spectacle bien plus réjouissant qu'en restant coltiné en son centre. Sortir du vieux Manoir et voir le reste du monde — ou de Londres plutôt — s'éveiller tranquillement, ça n'avait pas de prix.

Aujourd'hui, le temps était au maussade. Un épais nuage gris enveloppait les hauteurs urbaines. Aya l'avait vu se déplacer tranquillement au-dessus des toits mais n'avait pas jugé bon de s'attarder sur la météorologie assez capricieuse. Le temps et ses aléas demeuraient agréablement incontrôlables.
Un simple Umbrelum protégeait ses cheveux soigneusement brossés. On pouvait nettement distinguer les jours d'intense toilette de la jeune femme. Les trois quarts du temps, ses cheveux étaient volumineux et relativement sauvages. Et puis d'un coup, disons un jour sur quatre, sa masse capillaire se trouvait parfaitement soignée et coiffée. Aya se demandait parfois si un jour, par inadvertance, elle trouverait le sens de la vie caché dans ses mèches de blé. Pour l'instant, celui-ci demeurait aux abonnés absents.
Cette fois-ci, elle s'était un peu attardée sur le Chemin de Traverse. La jeune femme voulait voir ce qu'il était advenu des rues, maintenant que le Marché de Noël était terminé. Mais celles-ci n'étaient pas vraiment bondées et le monde entier semblait avoir repris sa course folle, laissant à peine le temps aux paumés de prendre le train en marche. Elle en faisait partie, des paumés.
Des gens qui comprenaient mais qui ne faisaient pas grand chose pour autant.

Elle accéléra le pas lorsqu'elle rejoignit enfin l'Allée des Embrumes. Un bref passage devant Dust & Spite lui indiqua que sa demeure semblait toujours aussi délabrée. Et c'était parfait comme ça. Maintenant, il était vraiment l'heure d'aller bosser. Un coup d'oeil à sa fine montre en argent le lui indiqua.
Tout en traversant les ruelles, Aya repensa à sa rencontre avec le Seigneur des Ténèbres, qui s'était déroulée non loin de là. La mission n'avait toujours pas été accomplie, faute de moyens pour l'instant. Elle n'était pas vraiment facile, à vrai dire. C'était loin d'être un cadeau. Mais la sorcière aux idées de plus en plus affirmées n'allait pas se laisser abattre. C'était une tâche, pas une simple proposition. Et elle n'avait pas de marche à suivre précise, ce qui l'arrangeait bien en soi.
Ses pensées se défilèrent lorsqu'elle arriva près de la boutique. Une silhouette observait l'Affiche qui y avait été placardée, quelques temps auparavant. Comme une piqûre de rappel pour la jeune femme. Aya ne mit pas longtemps à reconnaître sa collègue, Ariana, qui s'était légèrement retournée en la voyant.
- Salut, lui lança-t-elle tout en se débarrassant du parapluie qui l'abritait. C'est maintenant que tu la découvres ?
Ce n'était pas moqueur. Simplement curieux. Il était vrai que les seules fois où elles étaient passées devant ensemble, Aya n'avait pas vraiment surpris Ariana à l'observer.
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Re: La devanture de la boutique

Message par : Ariana Hastings, Mer 14 Fév 2018 - 15:56


Elle avait entendu Aya arriver, le bruit de ses pas sur les pavés, et avait légèrement détourné son regard de l'affiche pour jeter un coup d’œil à sa collègue. Elle ne se connaissait peu – pour ne pas dire pas – mais Ariana appréciait la jeune femme. Elles se fréquentaient de manière professionnelle tout en restant amicales. C'était tout ce qu'on demandait de quelqu'un avec qui on travaille après tout. Mais ce matin là, Ariana s'était arrêtée devant l'affiche, Aya l'avait surprise, et elle avait posé une question. Une question innocente en apparence, mais qui pouvait rapidement les rediriger du professionnel à quelque chose de plus intime.

« C'est maintenant que tu la découvres ? »

« Non. »

Elle avait répondu avec un petit sourire comme pour faire passer une blague entre elles.

« Je ne suis juste pas sûre d'adhérer à l'idée que n'importe qui puisse faire de la propagande de cette manière. »

Ses mots étaient tellement ironiques car elle-même avait distribué les tracts des Aurors quand Elly lui avait demandé, mais Aya n'était pas censée savoir ça.

« Je sais qu'on n'est pas dans une rue très fréquentée ni fréquentable, mais on ne sait jamais qui pourrait tomber sur de telles affiches... »

Le reste était sous-entendu : et décider de joindre les Mangemorts afin de répandre la terreur et le chaos à leurs côtés.
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Re: La devanture de la boutique

Message par : Aya Lennox, Jeu 15 Fév 2018 - 16:08


Le Non d'Ariana ne savait tromper Aya, qui laissa échapper un léger sourire façon miroir. La jeune femme s'immobilisa un instant, d'esprit et de corps, pour observer plus attentivement l'affiche posée ici, sur la façade.
Bon, ce n'était pas très utile puisqu'Aya elle-même avait contribué à cette propagande. Alors faire semblant de lire, non merci. La sorcière n'allait pas jouer au jeu de l'ignorance devant sa collègue. Déjà, elle n'avait pas honte de ses idéaux, et en plus, elle n'avait pas grand chose à cacher. Son caractère insondable lui permettait d'éviter cet effort.
Tout ce qu'elle voulait, c'était de prendre le temps de se remémorer pourquoi elle avait fait ça. Ses motivations propres.
- Tu crois donc que tomber sur une telle affiche serait une mauvaise chose, conclut la sorcière après un moment de silence.

- Je ne vois pas où est le mal. Ce sont des idéaux, comme il en existe bien d'autres.
Aya fit la fine bouche un instant, avant de prendre l'air de celle qui a compris, moquerie légère à l'adresse de sa comparse de comptoir.
- Oh, c'est parce qu'il s'agit des Mangemorts, n'est-ce pas ? Un petit sourire se dessina sur ses lèvres, presque attendri. La règle du "Les Mangemorts, ce sont des méchants" et de l'habituelle rime en chaos et destruction que les tons à leur égard pouvaient laisser entendre, ça la faisait doucement rire. Son rôle n'était pas de juger les réactions Ariana, chacun avait ses idéaux après tout. Mais elle ne pouvait s'empêcher, en tant que partisane de peu ou de près de l'Ordre Noir, de s'amuser de ce qu'ils pouvaient parfois provoquer. Epanchement ou répulsion, cela dépendait. Mais c'était toujours intéressant à observer.
- Que penses-tu des autres propagandes qui circulent, dans ce cas ?
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