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Prague, son vieux pont, son château, ses pavés, ses retrouvailles ...
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Crystal M. Ertz
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Re: Prague, son vieux pont, son château, ses pavés, ses retrouvailles ...

Message par : Crystal M. Ertz, Lun 31 Oct 2016 - 14:26



~ Introduction à la Guilde de Lizzie Bennet
HRP: Autorisation de Lizzie pour son LA

L'air était froid dans les rues de Prague. Autant dire que ça ne l'aidait vraiment pas à être sereine. Le visage à moitié enfoncé dans une grosse écharpe en laine bordeaux, la sorcière attendait contre le mur d'une des artères principales de la ville. En cette fin de soirée, personne ne s'attardait vraiment ici. Leurs démarches étaient pressées et leurs regards fixés vers leurs pieds, comme s'ils avaient l'impression qu'en les fixant avec plus d'intensité, ils seraient plus vite chez eux. Crystal contrastait à sa manière avec les passants moldus. Elle était fixe, son corps était tendu et son regard scrutait chaque passant. Elle attendait... Quelqu'un. Et comme dans la vie rien ne se faisait simplement, elle ignorait vraiment qui elle attendait.

C'était sa première vraie "mission" pour la Guilde et le stress jouait avec ses entrailles comme avec une pelote de laine. Qu'est ce qui leur avait prit aussi, de lui confier cette tâche? Timide et maladroite comme elle était, la brune n'était vraiment pas faite pour nouer le contact avec un inconnu et l'impressionner. Car c'était un peu le but aujourd'hui. Impressionner, intimider si nécessaire, faire tout ce qui lui semblait juste envers cette personne mystérieuse qui s'amusait à contacter la Guilde et à les balader un peu partout. C'était July qui s'était d'abord vue confiée cette rencontre mais lorsqu'elle était allée au premier rendez-vous, l'Inconnu lui avait posé un beau lapin. Ce Monsieur Eiffel ne s'était pas montré ce jour-là, et avait laissé à la rouquine une autre note, indiquant un jour et un nom d'une rue de Prague. Rien de plus.

Malheureusement pour l'Apprentie Alchimiste, son amie July avait décidé de s'éloigné quelques temps de sa vie londonienne et avait disparu on-ne-sait-où. Crystal espérait qu'elle allait bien, où qu'elle soit. Elle lui en voulait quand même de ne pas lui envoyer un hibou, à elle ou à Elenna, pour donner un signe de vie. Quoi qu'il en soit, la mission d'entrer en contact avec Eiffel était dorénavant dans les mains fines et inexpérimentées de la brunette. Ah, ils étaient intelligents, les gens de la Guilde. Le temps était venu de laisser "Crystal" s'effacer quelques temps pour devenir l'Ombreuse. Une personnalité en construction. Une facette plus professionnelle, aventureuse et plus sûre qu'elle-même. Et quoi de mieux pour construire cette personnalité que de la confronter à une situation imprévisible?

Toujours appuyée contre son mur, les passants se faisaient plus rares avec le soleil qui descendait. Elle attendait maintenant depuis plus de deux heures. Hors de question de craquer maintenant. Attendre ne la dérangeait pas tellement en fait. Ce qui la faisait stresser, c'était de louper l'inconnu ou que celui-ci décide une nouvelle fois de se défiler ou de laisser un autre mot. L'Ombreuse voulait rentrer à la Guilde avait des nouvelles, qu'elles soient bonnes ou mauvaises...

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Lizzie Bennet
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Re: Prague, son vieux pont, son château, ses pavés, ses retrouvailles ...

Message par : Lizzie Bennet, Mer 23 Nov 2016 - 2:24


Des pas pianotent sur les pavés ; ils courent et tournent et tombent et volent quelques fois. Aussi légers que lourds selon les humeurs et les peurs. Ils disent un corps tout en tensions tout en peurs un corps ayant besoin de devenir plus d’une nouvelle chance une floraison. Il faut éclore loin des cadenas loin du verrou mémoriel. Il faudrait que je permette au vide de venir m’habiter.

Je ne veux plus me faire la peau me déchirer pour ceux que le temps m’a volé, non, je veux me battre plus et mieux et dans le même temps cette brisure qui coule comme un venin qui m’affaiblit me ralentit je perds l’équilibre et tourne et tourne et tourne et elles ne sont pas là elles sont parties mes fantômes mais surtout, surtout je suis partie, moi, je ne me trouve plus, dans le corps sur l’oreiller, le miroir d’en face non, juste une étrangère qui me ressemble en tout dont les lèvres sentent peut-être comme les miennes, pouvant tromper quiconque pense me connaître, pourtant je le jure c’est pas moi.

C’est un sosie qui prend le contrôle et l’apparence en range Lizzie au placard et moi je courre les rues de Prague pour l’y chercher. Enfin, plus indirectement. Je les courre pour retrouver les contacts de l’homme Vagabond. Le mercenaire que j’avais cherché à contacter alors que je n’étais qu’une enfant. Dont Marcus m’avait donné l’adresse- j’aurais aimé ne pas me rappeler de Marcus, mais ce serait mentir, cet homme en quelques mots m’avait retournée, ré-appris les contrastes, je me plaignais d’être à la rue mais au moins même alors j’avais une famille et un emploi et une scolarité et ma job. Bon, c’était plus discutable à présent, mais le souffle court de l’homme qui sentait le vin rouge et le tabac et le rhum restait net dans ma mémoire.

Tout comme les tentatives infructueuses de contact du Vagabond. Boîte aux lettres silencieuse, chemins qui se croisent lorsque j’avais été virée du Chaudron. Nouveau rendez-vous, et nos routes s’éloignent toujours plus alors que mon emprisonnement se dessine courbant l’horizon. J’ignore si la lettre leur était parvenue à temps. Ou si ils prendraient le temps de m’attendre. De revenir, même date, même heure, année après année jusqu’à me trouver. Pour une raison quelconque, trois ans plus tard, alors que mon pas effrené courrait les rues de Prague, comme avant moi la pleureuse, la boiteuse, il tomba sur un visage.

Connu.

Je veux dire, de tous les endroits où l’on peut croiser une sorcière, admettons que celle-ci ne pouvait être un hasard. Oh, Crystal, je ne connaissais que sa surface, issue de souvenirs de la manifestation, des entrainements du Quidditch, de son passage à la BAMN, d’autres rencontres plus festives, -mais de toute évidence, elle, la vraie elle, je ne la connaissais pas. Son nez se noyait dans une écharpe bordeaux et un élan de satisfaction bondissait dans ma poitrine. Qu’on me dise pas qu’elle était là attendre un ami, non, non, la coïncidence serait trop grosse.

Crystal faisait partie de la Guilde. Damn. Je l’avais pas vue venir, celle-là, mais qu’est-ce que j’aimais ça... Enfin, on n’allait non plus attendre le coucher de soleil pour cette entrevue, non. On avait un horizon à écrire, pardi ! Je l’approchais, oeil alerte, un brin rieur, langue torve.
- Monsieur Eiffel.
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Crystal M. Ertz
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Re: Prague, son vieux pont, son château, ses pavés, ses retrouvailles ...

Message par : Crystal M. Ertz, Mer 18 Jan 2017 - 11:12



L'Homme a toujours peur de ce qu'il ne connaît pas. Les choses qu'il ne peut prévoir et contrôler à sa guise. Depuis toujours existe l'envie de prédire le futur, d'assurer ses pas pour ne pas faire d'erreur, pour ne rien perdre et ne rien négliger. Chaque action d'une vie, chaque rencontre détenait sa part de mystère et de Sublime, inatteignable, terrifiant et magnifique à la fois. Si certains avaient à coeur de tout faire pour tenter de maîtriser les aléas, ce n'était pas le style de la jeune femme mais ce n'était pourtant pas l'envie qui lui manquait. Elle qui avait peur des Ténèbres, elle qui voulait par dessus tout sourire en s'enfonçant sans réfléchir dans l'inconnu. Petite sorcière errant le noir, qui posait un pied après l'autre sans jamais savoir si le pas qui allait suivre la ferait tomber dans un trou, ou se révélait être la première marche d'un escalier menant plus haut. Avec cette mission, elle avait mit un nouveau pied devant elle, mais il n'était pas encore retombé. Moment de suspens: allait-elle tomber dans un trou ou s'élever? La troisième option, celle où il ne se passait rien de spécial, l'inconnu qui ne viendrait pas, n'était pas envisageable. Non, pas aujourd'hui.

Par Merlin qu'il faisait froid par ici. Si elle continuait à attendre de la sorte, figée ainsi, elle finirait par geler sur place. Puis, une silhouette féminine attire son attention. Et très vite, celle-ci devient mutuelle. Un regard partagé, l'espace qui les sépare se réduit alors que les pensées s'accélèrent. Chaque pas se confond avec le tambourinement d'un tambour dans la tête de la brunette, totalement prise au dépourvu. Tempête dans sa tête, tempête dans ses yeux. Ses mains se serrent. Etait-ce possible? Etait-ce réellement Lizzie Bennet derrière le masque de M. Eiffel? Jamais elle n'aurait pu prévoir une telle chose, c'était tellement...surréaliste? Quelles étaient les chances qu'une telle situation se produise? Crystal n'était jamais vraiment à l'aise avec les gens en général, sauf aux Halles, endroit béni. Mais cette sensation était décuplée avec Lizzie. Leur... échange? dans l'Antre des Potions n'avait fait qu'accentuer cette sensation. Elle se sentait affreusement gênée, et comme avec ses précédentes rencontres avec la sorcière, ne savait vraiment pas, absolument pas du tout prévoir ses réactions, ses pensées. Le noir était renforcé, terrifiant. Comment déchiffrer une sorcière indéchiffrable? Et pourtant, elle continuait de ressentir cette admiration, cette attirance étrange vers elle. Un poison divin.


C'est un Bien qui fait Mal
ou
Un Mal qui fait du Bien?


En bref, elle ressentait tout ce qu'elle s'était promise de ne pas ressentir. Alors que Lizzie finissait d'approcher, ces quelques pas paraissaient avoir duré des heures, la guildienne remit de l'ordre dans ses pensées. Le moment n'était vraiment pas choisi pour être une marionnette de ses émotions contraires. Elle n'était pas Crystal aujourd'hui, mais l'Ombreuse. Même si elle ignorait encore ce que cela signifiait vraiment...

- Monsieur Eiffel.

Sourire farouche et un brin menaçant, l'oeil unique brillant pour les deux. La surprise était bien entendu mutuelle, mais Lizzie en semblait ravie. Peut-être le serait-elle aussi, à long-terme. Mais là, tout de suite, elle aurait sans doute préféré affronter un sorcier de la cinquantaine, misogyne et violent. Soupire léger, la sorcière ferme les yeux un court instant. Deux, trois respirations pour tout remettre en place. Pour enfermer ses émotions dans une boîte qui lui éclaterait à la figure plus tard.


Crystal
          Devient
                        L'Ombreuse.


- C'était donc toi qui t'amusait à faire courir la Guilde? Si elle t'intéresse vraiment, pourquoi courir le risque de manquer la première chance qu'on te donne?

HRPG: Ne pas poster à la suite s'il vous plait ♥
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Lizzie Bennet
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Re: Prague, son vieux pont, son château, ses pavés, ses retrouvailles ...

Message par : Lizzie Bennet, Jeu 23 Mar 2017 - 3:28


chacune dans un monde parallèle
on se regarde sans comprendre
je crois pourtant qu’on ne tire
la même satisfaction de cette rencontre
parce que toi toi t’as l’air déçue
soupirante

t’as l’air de t’être attendue à mieux
mieux quoi ? formé ?
ouais j’avais jamais eu mes aspic
sorry not sorry j’étais trop busy bee busy bee
en prison si ça peut me faire pardonner

mieux quoi ? vêtu ?
on fait avec ce qu’on peut
quand on s’en fout et qu’on a pas

les moyens d’être comme toi mieux quoi ? choisi ?
dans ce cas fallait préciser vos modules
de recrutement
parce que personnellement j’vous avais trouvé
via des ivrognes et des sans abris

certes le bouche à oreille est pratique
mais vous auriez pu peaufiner votre communication
ou c’est juste moi
qui me plains tout le temps
possible aussi

j’espère que c’est pas un critère de refus
parce que le self-pity fait partie de mon monologue
interne
donc sinon bute moi
mais reste pas là
à rien dire à juger

j’sais plus ce que je dois faire
la réponse tomba crue dans l’assiette
quand tu te décidas enfin à sortir le nez de l’écharpe
et causer

vous trouviez que je vous faisais courir
c’était pas faux
en un sens
je suppose oui que dans votre perspective
la narrative était inversée

c’est qu’il avait du vous interroger ce Eiffel
si vous lui tourniez encore autour sans avoir su
qui il était

— Ouep, navrée pour la fausse joie. J’ai pas pu venir à mon premier rendez-vous parce que j’ai été virée de mon taff quand un richou a pris le contrôle de l’établissement, puis bah... y avait Azkaban. Du coup à mon retour je me suis dit, on sait jamais, peut-être qu’ils se souviendront...


on aurait dit une enfant prise en faute
j’sais pas pourquoi je dansais d’un pied sur l’autre
hésitante
comme si j’étais en tort

j’avais fait de mon mieux
avec les cartes que le maître du jeu me fournissait
c’était pas idéal
mais c’était un début
et cette guilde était peut-être
ma rédemption
j’allais pouvoir changer
j’avais besoin de changer

mais là j'allais rien convaincre du tout
donc on se reprend petite lizzie
c'est crystal elle va pas te manger
et tu veux la rejoindre cette guilde
cette troupe de mercenaires et étranges lurons
tu sais qu'ils apporteront le souffle
manquant à ton existence

alors vends-toi p*tain
respire
intérieurement sinon c'est pire
et puis reviens en mode lizzie
voilà
ton regard se vrille sur le sien
presque pressant
c'est déjà mieux

— Ça se passe comment du coup ? Y a une mise à l’épreuve pratique, théorique ou je sais pas quoi ?

on avait vu mieux comme accroche mais ça passait
ça relevait déjà le niveau des minutes précédentes
merlin lizzie solidifie toi

dans ma tête se joue soudain
une mélodie trop rapide
trop envoutante trop brusque
je dois m'assurer de ne pas la laisser vibrer
dans mon corps
il a cette soudaine envie de s'animer

I dance because I need to give me,
as a speaker,
a sense of presence and life rather than absence and death.

en un claquement de doigts
de notes inaudibles
le corps est connecté
le prédateur apprêté


bon appétit
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Re: Prague, son vieux pont, son château, ses pavés, ses retrouvailles ...

Message par : Crystal M. Ertz, Lun 10 Avr 2017 - 0:15




L'information. C'était ce qui faisait courir le monde en fin de compte. C'était la clé d'un peu près tous les problèmes à un degré ou à un autre. Certains étaient prêt à tout pour l'obtenir. Ceux qui l'obtenaient souhaitaient parfois ne l'avoir jamais possédée tels des enfants toujours insatisfaits par les objets de leurs désirs. L'information était synonyme de pouvoir et de force. Elle pouvait avoir plus d'impact que n'importe quel sortilège et avait une portée difficile à calculer.

Ne pas savoir était terrible, voir terrifiant. Tout le monde voulait savoir, mais plus important encore: savoir devant les autres. Car en fin de compte, c'était tout ce qui comptait non? Garder la face devant autrui. Paraître forte et puissante. Les mots de l'autre ne font qu'effleurer l'armure que l'on porte mais l'Information protège malgré tout. Lorsqu'on ne savait pas, et qu'une information brute, inédite et terrifiante, vous percutait de plein fouet, il était presque impossible de garder cette face et de paraître forte.
L'information était une arme. Elle était puissante.

- Ouep , navrée pour la fausse joie. J’ai pas pu venir à mon premier rendez-vous parce que j’ai été virée de mon taff quand un richou a pris le contrôle de l’établissement, puis bah... y avait Azkaban. Du coup à mon retour je me suis dit, on sait jamais, peut-être qu’ils se souviendront...

Cet à cet instant précis que l'information percuta la sorcière. Personne ne lui avait apprit que Lizzie avait fini à Azkaban. Elle avait du manquer un numéro de la Gazette. Lizzie ne lui étant pas particulièrement proche, personne ne lui avait parlé d'elle. L'Ombreuse avait remarqué son absence mais n'avait pas cherché plus loin. Des sorciers qui disparaissent quelques temps, ça courait les rues pour toutes sortes de raison. Difficile de conserver cet air impassible qui était pourtant de mise. Les pensées tourbillonnent dans sa tête et la heurtent violemment. Elle sent une larme couler le long de sa joue et se ressaisi par ce sentier froid qui venait de terminer sa course sur ses lèvres.

La jeune femme ignorait tout de la sorcière qui lui faisait face et qui semblait avoir une vie déjà plus que bien remplie. Il était sûr et certain qu'elle serait un élément plus qu'intéressant pour la Guilde qui comptait dans ses rangs déjà pas mal de membres mystérieux aux histoires complexes. Un regard long et lourd s'en suit. L'Ombreuse tente de déchiffrer ce qui se cache derrière cette histoire. La dernière chose qu'elle voulait, c'était trahir la Guilde malgré elle. Elle se devait d'être prudente et forte. Aucun reflet maléfique. Une étincelle d'envie et de volonté surtout. Comme son regard il y a quelques années de cela.

Ça se passe comment du coup ? Y a une mise à l’épreuve pratique, théorique ou je sais pas quoi ?

- J'aimerai d'abord savoir quelles sont tes motivations réelles pour rejoindre la Guilde. C'est une question qui peut paraître assez banale, mais elle n'en est pas moins capitales. Petit silence, avant de rajouter: Ne rien omettre est plus que préférable.
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Re: Prague, son vieux pont, son château, ses pavés, ses retrouvailles ...

Message par : Lizzie Bennet, Dim 23 Avr 2017 - 2:02


elle essaie d’avoir le visage dur
le visage qui dit chut
le visage de la prof qui sait
qui a la puissance de la connaissance

pourtant elle est humaine
et à l’évocation de mon passé
je vois des fragilités
s’incruster dans ses joues

elle a l’automne sur le visage
et les feuilles roulent roulent
et tombent pour se faire piétiner
par des enfants insouciants

et moi j’vois ses feuilles
transpercées
et j’sais pas quoi dire
quoi faire

j’pensais qu’elle savait
quel était mon passé
pourquoi il avait été si compliqué
de trouver un emploi
pourquoi j’avais quitté un bar pour la bamn

l’automne ne dura pas longtemps
bientôt l’hiver était de retour
ses joues
gelées

sa question
me cloua
je pensais pas avoir à raconter
ça
par où on commence ?
— Je me rappelle pas du pourquoi. Pas exactement. C’est un peu le problème, tu sais. Un matin, je me suis réveillée, en me demandant ce que je faisais ici. Dans leur prison de briques dans leur enfer de terre tout était trop plein. On aurait dit un conte pour enfants tant les images étaient irréalistes. Il y avait bien, à l’étage, toute une clique, mais leurs visages familiers m’étaient, endormis, paisiblement étrangers. J’ai su tout de suite. Qu’il fallait partir.

une insatisfaction
avec ma vie
les chemins pris
un besoin d’écrire
d’autres voies
sur lesquelles le potentiel reste
caché
muet
mais là

— J’ai besoin d’un nouveau départ. D’une renaissance. Je suis morte trop souvent ; il est temps d’apprendre. Et la guilde, avec ses projets et ses recherches, me paraît être la plus adaptée.


besoin que la naissance
soit encore
permise
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Re: Prague, son vieux pont, son château, ses pavés, ses retrouvailles ...

Message par : Crystal M. Ertz, Mer 31 Mai 2017 - 12:50



Ses mots coulaient naturellement, un flot de sincérité pure qui ne devait pas être souvent dévoilé. Peut-être était ce la naïveté légendaire de la brunette, mais il lui semblait que Lizzie ne lui mentait pas, qu'elle n'avait pas d'arrières pensées. Qu'elle avait répondu à sa question sans prendre de chemin de traverse. Une petite boule de feu s'alluma dans le ventre de l'Ombreuse, chaleureuse et optimiste. Petite sphère qui se faisait plutôt rare ces temps-ci, qu'il faudrait protéger à tout prix.

Sans rien ajouter, la sorcière regarde l'autre dans les yeux l'oeil, laissant le silence recouvrir sa déclaration. Ces simples mots avaient suffit à changer son état d'esprit. Telle une petite fée, l'Ombreuse n'avait pas la place pour deux émotions puissantes à la fois, si bien qu'elle avait un don pour passer de la peur à la joie sans prévenir. Don ou malédiction?

Elizabeth Bennet, ancienne Poufsouffle hors du moule, virée de son travail et ex-locataire l'Azkaban. L'aura qui l'entourait était aussi forte que le mystère qu'elle semblait répandre autour d'elle. Peut-être était-il un peu tôt pour le dire, mais ses yeux avides de renaître, ses talents déjà connus pour les potions semblaient taillés sur mesure pour la Guilde. Il y avait en plus de tout cela ce petit quelque chose qui vibrait, qui donnait l'impression qu'elle voulait croquer la Réalité et ses secrets. C'était à la fois terrifiant et fascinant.

- Très bien, souffla la brunette en rompant le silence magnifique. Il y aura deux épreuves aujourd'hui. La première commencera dès que je disparaîtrai. Pour prouver ta détermination et tes talents, je te demanderai d'abord t'imprégner de la ville et de ses secrets. Parce que même si la Nature est une énigme, les villes sont des Entités à double-fonds. J'ai besoin que tu découvres ce que celle-ci cache. J'ai demandé à certaines personnes de garder quelques indices pour toi. Il faut que tu trouves ces personnes, que tu réussisses à leur soutirer ces informations qui te permettront de trouver le lieu de la deuxième épreuve. L'Ombreuse sourit et fait un pas en arrière: J'espère que tu aimes les chasses au trésor. Sans attendre d'avantage, elle transplana.

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Re: Prague, son vieux pont, son château, ses pavés, ses retrouvailles ...

Message par : Lizzie Bennet, Ven 30 Juin 2017 - 13:15


La belle semblait hésiter, comme souvent quand on se croisait. J’essayais d’adoucir mon regard ; je n’aimais pas lui faire peur, pas à elle. Quelque chose me fascinait chez elle, et j’étais troublée de cette impression que je lui inspirais principalement de la révulsion.

Difficile de savoir si l’effort fut noté, ou effectif, mais la voix de Crystal fut plus sereine. Elle énonçait très professionnellement la suite des événements. Je me demandais un peu si c’était la même pour tout le monde, ou si celle-ci m’était dédicacée suite à mes fourberies lettrées. Quoiqu’il en soit, l’idée m’enthousiasmait. 

Les villes ont quelque chose d’hypnotisant. Elles ont à la fois de la place pour tout le monde et pour personne, elles oscillent entre quartiers bariolés et solennels, tout se côtoie sans se connaître… Mis à part quelques instances fugaces où au contraire, l’heure se fait au rassemblement.

Où pour fêter la première olive verte chacun s’éveille et s’habille de coutumes et de rires, où dans la rue le boulanger s’amuse avec la bouchère, où l’on se pare de merveilles que sont les mots, les mots échangés sans éclat teinté d’ébène. Pas de crachat sombre, pas de souffle ombre, pas de soufre monstre, non — des rires, de la légèreté. Pour un instant, parfois moins.


Où pour chanter nos droits on s’arme de drapeau en arc-en-ciel, de cheveux verts et de chapeau licorne, on s’arme d’unité dans nos différences, à réclamer ensemble le droit d’exister, la solidarité, la reconnaissance due aux êtres humains. Oh, ces manifestations, ces chants scandés à faire pâlir les policiers, jusqu’à ce que l’un d’eux se lasse et nous rejoigne, chantant les mêmes droits, vibrant aux mêmes fréquences.

Puis le retour au quotidien, où l’on se salue en s’ignorant, où l’on prétend se rappeler que l’autre a perdu son mari il y a quelques mois parce que nous, nous ça nous avait pas touchés plus que ça. Où l’on laisse notre voisin crever sous le porche en mendiant, en lui claquant parfois la bise mais en s’essuyant les joues, gênés — et s’il avait des poux dans la barbe, il sent toujours autant le mauvais vin, je n’aime pas quand il me parle de si près, j’ai toujours l’impression qu’il divague, et puis ses tableaux, ses… L’empathie est morte dès le lendemain des grandes effusions où tous s’embrassaient.

Oh, si les villes n’étaient que les gens qui les peuplent, quel triste portrait d’hypocrisie… Non les villes c’était aussi, et surtout, des siècles d’histoire et de projets, c’était les mélodies des compositeurs qui dans les rues planaient, comme un rappel d’où tu viens, où tu vas, c’était les sculptures antiques et puis celle de Marius. Oh, Marius, le troubadour, qui s’était fait sa sculpture de berger à côté d’une fontaine, qu’il gardait comme la sienne, entre deux sentiers oubliés. La ville c’était la solitude des travailleurs et des artistes, mais c’était aussi, mille langues qui sans se parler, tissaient à l’unisson des miracles.

Prague, Prague, qui étais-tu, toi ? Tu sais, je ne suis jamais venue par ici. Je m’y sens étrangère. Alors il va me falloir du temps pour t’apprivoiser. Mais c’est excitant, tu ne trouves pas ? Je ne connaissais que ta Pleurante, celle dont le pas claudiquait. C’était tout. Tu ne sentais pas le soleil dans le creux de l’épaule ; rien.

J’ai marché longtemps. Je te cherchais. Toi.
« Cette inconnue, qui donc est-elle ?
Une vision, elle-même porteuse, semeuse de visions. Une vision avare de ses apparitions. Elle ne s'est montrée que peu de fois, et toujours très brièvement. Mais chaque fois sa présence fut extrême.
Une vision liée à un lieu, émanée des pierres d'une ville. Sa ville, - Prague. Jamais elle n'a paru ailleurs, bien que certainement elle en ait le pouvoir.
Cette femme n'a ni nom, ni âge, ni visage. Peut-être en a-t-elle, mais elle les tient cachés.
Son corps est majestueux, et inquiétant. Elle est immense, une géante. Et elle boite fortement. »


Je me trompais. Il ne fallait chercher quelqu’un de spécifique. Il fallait scruter tous les visages, poser deux trois questions, telles que :
— Bonjour, comment allez-vous ?
— Vous êtes d’ici ?
— Sauriez-vous me dire où Prague est née ?

Mais qui que j’interroge, les réponses n’étaient pas satisfaisantes. Alors j’ai continué ma manoeuvre, en quête de réponses peut-être muettes.

C'est près de l'eau que j'ai fini par m'arrêter, réfléchissant.
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Re: Prague, son vieux pont, son château, ses pavés, ses retrouvailles ...

Message par : Crystal M. Ertz, Mar 25 Juil 2017 - 18:24


Les Hommes mentent. De toutes les phrases que l'on pouvait prononcer, la véracité de celle-ci ne laissait aucun doute. Qui pouvait aujourd'hui se vanter de ne jamais avoir menti? Les écarts à la Vérité avaient bien des poids et des couleurs. Ils étaient parfois aussi légers qu'une plume et d'une transparence presque parfaite. C'étaient les petits mensonges, ceux du quotidien qui ne font pas de mal, en général. Il y avait ceux qui étaient plus colorés, les mensonges sympathiques qui font rire, qui sont avalés par les naïfs mais repérés par les plus sceptiques. Puis venaient les mensonges plus lourds et plus sombres. Il y avait toute une palette de gris qui permettaient aux mensonges de devenir uniques. On aurait pu les prendre pour les œuvres d'art à en parler ainsi, et certains devaient sans doute les prendre pour tels.

Une chose à laquelle on pensait moins était que les gens n'étaient pas les seuls à détenir le monopole du mensonge. Les villes, les bâtiments, les objets, pouvaient eux aussi cacher des choses. Ces mensonges étaient plus difficile à repérer. Ils pouvaient s'être développés pendant des années, s'être dissimulés entre deux générations. Les hommes meurent mais les secrets restent et il devenait toujours plus difficile de les révéler.

Alors que disait Prague? Quelle était sa vérité qui avait été oubliée par l'Histoire? Comme bien trop souvent dans l'histoire de l'humanité, ce qui avait été oublié était une femme, Libuše. Lorsque l'on demandait aux passants de raconter ce qu'ils savaient de la naissance de Prague, beaucoup racontaient les conquêtes, les guerres, les histoires des hommes au sang chaud. Alors qu'elle avait été choisie pour diriger Prague, elle avait été contrainte de prendre un mari pour ne pas froisser l'orgueil si délicat des hommes qui l'entouraient. Libuše était la femme au pouvoir, celle qui fallait cacher. Aujourd'hui, elle n'était plus qu'une anecdote amusante pour beaucoup. Rares étaient les gens qu'elle réussissait encore à émouvoir. L'Ombreuse s'était installée au pied de sa statue, dans la région de Vyšehrad. Elle n'était pas inquiète quant aux ressources de Lizzie pour la retrouver et passait ces précieuses minutes à rendre hommage à cette Dame victime de l'histoire.

HPRG: Je me rend compte après coup que j'ai été inspirée par "L'île aux mensonges" de Frances Hardinge que je recommande chaudement

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