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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Autres Lieux Magiques ~¤~ :: Grande-Bretagne
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[Habitation] Manoir Arcadia
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Elly Wildsmith
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Re: [Habitation] Manoir Arcadia

Message par : Elly Wildsmith, Dim 8 Avr - 15:28


Réflexion profonde

RP unique

Pensive. Tel était le mot qui pouvait te définir actuellement pour quiconque te regarderait. Vautrée dans le canapé, tes pieds posés sur la table basse, tes jambes croisées, et ton regard profondément ancré dans l’âtre de la cheminée où brulait un feu incandescent. Tu n’avais de cesse de caresser du regard ce brasier. Alors que tes pensées cheminaient tranquillement sur le terrain pentu de tes souvenirs.

Te ramenant à cette soirée, celle où tout avait basculé. Ou plutôt, celle où toi, tu avais basculé. T’affranchissant du joug du Ministère, de l’empreinte qu’il avait laissé sur toi. En toi. Sur ton âme. Cette soirée, où, dans des ténèbres hurlantes à la lune, tu avais prêté allégeance à celui qui avait marqué ton corps de son matricule.

Regard sur ton épaule que tu dénudes, appréciant la cicatrice du regard alors que tu passes tes doigts frêles dessus. Étonnamment, la douleur n’était pas partie, c’était le genre de souffrance fantôme qui marque l’âme autant que le corps. Mais cette cicatrice, cette torture, cela avait été le début de ton cheminement. De ta pensée intérieure qui plonge davantage encore dans le noir de la nuit.

« Valor ! ». L’écho de ta voix se répercute sur les murs vides du manoir. « Oui Miss Wildsmith ? ». Discret, comme toujours. Et il comprend vite ce que tu veux, puisque, devant le verre que tu lui tends, il te demande « La même chose Miss ? ». Hochement de tête de circonstance alors que tes yeux n’ont toujours pas quitté l’âtre. Et tu l’entends qui te resserre un verre et te le pose sur la table basse, s’effaçant quasi instantanément.

Tu regardes un instant le verre avant de te décider de te relever, de te rassoir correctement pour le saisir et boire le liquide qu’il contenait. Whisky. Pas ta boisson préférée mais il fallait faire avec, cela aidait à mettre tes idées au clair. Et tu en avais bien besoin. Le masqué rouge t’avait confié une mission il y a de cela quelques nuits, et depuis, cela hantait tes pensées.

Tu avais profité qu’Evan passe la nuit à Poudlard pour te permettre de venir à Arcadia, profitant de l’espace du manoir, de sa beauté, de sa grandeur. Tu étais certaine que le vide, que le paysage, te serait profitable dans ta réflexion. De même que la solitude. Pour y voir clair et pour dégager les idées qui pourraient convenir à la mission qu’on t’avait confiée.

Il avait demandé à décrédibiliser les ennemis. Les ennemis, tu savais de qui il s’agissait. Les phénix, oiseaux de feu qui avait un tempérament de justiciers. Tu avais la rage contre eux, contre le Ministère. Contre tous ceux qui se revendiquaient d’une justice mais qui étaient incapables de la faire respecter. Attaquer le Ministère, c’était attaquer de front, et prendre le risque que tu y sois reconnue. Ce qui n’était pas spécialement ton envie. Tu n’avais pas l’intention de finir tes jours à Azkaban.

Ton verre à nouveau vide, tu le reposais sur la table basse alors que tes coudes restaient sur tes genoux, et que tes doigts vinrent masser tes tempes. La réflexion, c’était un art difficile surtout lorsqu’on ne savait pas sur quoi se baser. Mais tu étais pleine de ressources – en tout cas tu espérais l’être et pouvoir le prouver. Si le Ministère était écarté, il y avait de nombreux lieux sorciers auquel tu pouvais t’en prendre, mais il fallait pour cela que tu la joues finement.

Demain, tu retournerais sur Londres et ferais le tour des lieux sorciers fréquentés pour trouver celui qui ferait face à tes foudres manipulatrices. En attendant, tu t’allongeas sur le canapé pour faire ta nuit, prête à sombrer dans les bras du sommeil qui ne voudraient peut-être pas immédiatement de toi. Alors tes yeux ne quittaient pas la cheminée, et tes pensées continuaient à défiler sous tes paupières.  

Suite ici
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Evan
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Re: [Habitation] Manoir Arcadia

Message par : Evan, Mar 17 Avr - 16:23





(Se) Détruire & (se) Reconstruire
With Elly


~ M ~

Monde déchu qui renait de ses cendres. Braises poussées par le vent, redeviennent progressivement, flammes d'un glorieux passé qui ressurgit avec plus d'ardeur, et le Monde retrouve peu à peu toute sa splendeur.

C'est ainsi, le film de la vie, de votre vie sur le théâtre impitoyable des épreuves douloureuses. Là, dans la chambre, par la fenêtre qui donnait sur le large balloté par un vent timoré, et quelques nuages observateurs qui défilaient lentement sur la scène, tu refaisais passer dans ta tête l'album délicieux de vos souvenirs.

Un soleil chantonnait, comme ce jour d'entrainement près de Pré-au-Lard, et les embruns de la mer venaient mourir non loin de toi, laissant dans l'air un petit goût de paradis, comme tant de fois vécu à la plage de ses bras, ou au rythme de son cœur.

Entre sourires et blessures, entre rires et déchirures, entre bien et mal, entre magie blanche et magie noire, vous vous étiez dessinés. Vous vous étiez cherchés, trouvés, et formiez une complémentarité à faire frissonner les astres. Même quand vous aviez été proches du désastre, toujours avaient subsisté, ces vestiges de flammes qui ne demandaient qu'à de nouveau se rallumer.

Pour que le ciel se recompose, que les nuits retrouvent leurs étoiles, que les journées perdent cette fadeur amère. Parce qu'il y avait un constat implacable que tu faisais, là, avec tes prunelles qui balayaient la nature dans son berceau de renaissance resplendissant sous tes yeux.

Que pour être heureux dans la vie, il ne faut parfois pas grand chose. Bien souvent, le bonheur est à portée de main, aux portes d'un sourire, à l'éclat d'un regard, à la tendresse d'un geste, et, toujours, à l'audace d'un choix.

Et pour toi, être heureux, c'était synonyme d'être avec elle, d'être près d'elle. Elle représentait cette définition sur tous les mots importants, cet air vital qui te donnait l'envie d'avancer, cette force qui te permettait de te battre pour lui offrir le meilleur, cet espoir de forger un Demain où chaque aube se lèverait à ses côtés.

Et aujourd'hui, vous regardiez de nouveau vers le même horizon. Et si tu savais qu'elle devait venir au manoir, vous n'aviez rien de réellement prévu. Peut-être que vous feriez l'amour dans toutes les pièces pour goûter à nouveau à cette passion longtemps camouflée sous l'amertume, ou passeriez simplement un moment des plus simples à profiter de la présence de l'Autre.

Tu sortais de la chambre, non sans laisser ton regard se perdre sur les boiseries ancestrales. « Hum... » Un sourire étire silencieusement tes lèvres, une idée loufoque venant prendre place dans ta tête.

Tu ne tardais pas à gagner le salon, où Aube et Crépuscule se levèrent pour venir autour de toi et réclamer un peu d'affection. « Oui on va sortir les amis ! ». Tu récupérais ta baguette sur la table, regardant le bout de la pièce, la cheminée éteinte depuis l'apparition joyeuse du printemps, et une carafe de whisky qui résidait avec des verres sur un plateau d'étain au milieu de la table de bois.

Tu fis se remplir deux verres et les fis léviter jusqu'à toi dans les airs. Et tu allais ouvrir la double porte d'entrée en grand, afin que l'air frais s'engouffre dans la bâtisse. Les deux loups ne se firent pas prier et sortirent rapidement dehors pour gambader dans l'herbe fraîche.

Le vent frais se faufilait sur ton torse par le haut de ta chemise blanche entrouverte, et tu retroussais tes manches jusqu'aux coudes, après l'avoir sortie de ton pantalon noir en mode décontracté. Tu récupérais les deux verres et rangeais ta baguette dans ta poche arrière.

La journée était des plus magnifiques, et ça te donnait un côté festif qui serait encore accentué lorsque ta compagne arriverait. Plus d'une idée derrière la tête, tu rejoignais les loups dans l'herbe fraîche, les deux verres à la main, n'attendant plus que ta moitié pour que tout aille parfaitement bien.
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Re: [Habitation] Manoir Arcadia

Message par : Elly Wildsmith, Lun 23 Avr - 15:03


Une journée à l’allure particulière, de celle où tu devais retrouver celui qui rythmait tes jours et tes nuits. Des combats acharnés avaient eu lieu, tant intérieur qu’au-devant de la scène. Cela avait été une étape difficile – mais nécessaire – dans la reconstruction de votre couple, de votre histoire. Passé par ce manque de confiance, de tolérance entre vous, vous vous étiez finalement retrouvé. Tu ne savais pas si cela durerait, mais tu y tenais, alors tu faisais les efforts qu’il fallait pour que cela fonctionne, bien entendu.

Habillé d’un jean gris, quelque peu délavé mais oh combien confortable, tu avais enfilé par-dessus une espèce de chemisier noir qui t’allait plutôt bien. Manches remontées pour profiter du beau temps, de l’air frais qui passait sur ta peau à mesure que tu avançais face au Manoir. Tu avais transplané sur les limites du domaine, un peu plus loin que les imposantes portes qui fermait le territoire de Lival. Pour permettre à Etoile de se remettre du transplanage qu’elle ne supportait pas vraiment. Tes pas te portaient doucement sur le territoire conquis de l’homme que tu aimais. Doucement, sereinement. La louve sur tes talons.

Passé l’imposant portail, tu ne tardas pas à repérer l’objet de ta venue, visiblement confortablement allongée dans l’herbe. La louve, passait le portail, ne t’attendit pas pour rejoindre Aube et Crépuscule. L’homme allongé dans l’herbe se releva, t’offrant un sourire à décrocher les étoiles alors que tu t’approchais. Un sourire sur tes lèvres alors que tu arrives à sa hauteur « Se rouler dans l’herbe fraîche fait partie de tes nouveaux passe-temps ? »

Tu n’as guère le temps d’entendre sa réponse, puisqu’Aube et Crépuscule, occupés à jouer avec Etoile, viennent de se rendre compte que tu étais présente et se faufile jusqu’à toi pour réclamer quelques caresses, avant de repartir pour une course endiablée. Toujours debout alors que lui est assis, tu t’exprimes « Pardon, tu disais ? »
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Re: [Habitation] Manoir Arcadia

Message par : Evan, Lun 23 Avr - 18:29







Tu t'installais confortablement, posant les deux verres dans l'herbe, et t'allongeant non loin des deux loups qui se chamaillaient comme deux enfants. Passant tes deux bras sous ta nuque, le regard pongé dans le ciel et savourant le vent qui venait fouetter gentiment ton visage.

Les pensées tournées vers des soupirs éternels, écrits au bord de la falaise non loin, promesses à graver le cœur d'une même envie éternelle. D'Elle. D'être là, d'être tout, de tout faire, tout bâtir, détruire, reconstruire, pour elle, son bonheur, et voir cette étincelle inestimable au fond de ses yeux, au fond de ses sourires, quand elle était heureuse.  

Parce que c'était bien là le but, ce qui te possédait, ce qui t'obsédait jour après jour, ta quête, celle de ton trésor, accrocher à chacun de ses rêves un pont pour l'aider à les réaliser. Faire qu'elle soit comblée. Arracher des lampées de nuages pour faire souffler dans ses espoirs les plus fous, les vents d'un Possible en lui tenant la main.

Côte à côte, sur tous les chemins, face à toutes les épreuves, les tempêtes comme les écrins d'argent, les typhons comme les cascades d'or, les Demains éternels comme les Avenirs à dessiner en Somptueux. Et, toujours, près d'elle, être heureux.

Pensées d'élixir, en tes veines sourires, et un cotonneux aventureux que tu suis de tes yeux, semble conter vos nuits les plus chaudes dans les limites de ce manoir. Où tu revois le chant vertueux de vos corps, les cris de l'Accord, les griffures d'Encore, en volutes de plaisirs données aux lèvres de l'Autre. De l'Alter égo.

Tes pensées s'enfuirent dans le ciel en même temps que le portail grommela en laissant apparaître ta belle. Divine, comme toujours. Tu la regardes avancer, t'asseyant, alors qu’Étoile trace dans l'herbe pour retrouver ses deux potes et leur faire la fête.

Tu offres un sourire resplendissant à ta compagne alors qu'elle t'interroge sur tes nouveaux passe-temps, et tu réponds en prenant un air amusé.  

« Oui... Et encore, d'habitude je me roule tout nu ! Dommage pour toi... »

Mais ta phrase se perd dans le silence des brises de vent, parce que tes loups étaient partis au même moment en direction de leur maitresse, et semblaient tout heureux de la revoir également.

« Et oh doucement vous deux ! Elle va croire que vous êtes plus contents que moi de la revoir après... »

Tu la regardes s'occuper des deux loups un instant, grand sourire aux lèvres. Puis ils finirent par s'extirper de ses caresses et retournèrent jouer dans l'herbe avec Étoile. Reportant son attention sur toi, tu lui réponds en te relevant, récupérant les deux verres de whisky laissées dans l'herbe au passage.

« Je disais que d'habitude j'étais tout nu quand je me roulais dans l'herbe, et que ça aurait été plus plaisant pour toi comme vue... »

Tu attendis qu'elle décroche un grand sourire pour t'approcher d'elle et déposer tes lèvres sur les siennes, le temps d'un baiser furtif et pourtant aimant.

« Bonjour chérie... Plaisanteries à part, c'est agréable ce temps... Et ça me permet de m'évader et de penser à tous les bons moments... Les nôtres en fait... » termines-tu avec un clin d'œil, lui tendant un des deux verres.

Tu trinquais avec elle, buvant une gorgée, regardant un instant les loups qui s'amusaient comme des petits loups fous. Tu reportais tes émeraudes dans le bois féérique de ses yeux, ta main libre glissant le long de son bras en de subtiles caresses.

« Ça fait du bien de retrouver des journées ensoleillées comme ça non ? Tu sais, je pensais à une chose... »

Brève pause, le temps d'avaler un peu du nectar ambré.

« On a toujours parlé de refaire le manoir... Et depuis que tu es partie des Aurors, tu n'as plus vraiment eu l'occasion de t'entrainer j'imagine... Alors je me disais qu'échanger quelques sortilèges ça pourrait être sympa... Et à l'intérieur tant qu'à faire, et s'il y a des dégâts, tant pis... La majorité de nos affaires sont à Londres alors... A moins que tu aies peur de perdre ce que je comprendrais... »

Ta dernière phrase était laissée avec un grand sourire en coin, pour la piquer dans son orgueil. Tu ne savais pas si ça la tenterait. Au fond, peu importe ce qu'elle voudrait faire elle, tu l'accompagnerais, l'envie au fond de toi que vous soyez tous les deux, peu importe pour faire quoi...
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Re: [Habitation] Manoir Arcadia

Message par : Elly Wildsmith, Dim 29 Avr - 17:02


Il se relève et attrape les verres que tu n’avais pas vu jusqu’alors. Il te délivre quelques paroles idiotes – ou humoristiques, ça dépend où vous vous situez en fait sur l’échelle de l’humour – et tu rigoles d’un rire sincère, quoiqu’un peu désabusé. Comme si t’avais perdue l’habitude de ce trait de caractère chez ton compagnon.

Un baiser furtif qu’il dépose sur tes lèvres avant de te saluer d’un bonjour empli de gaieté. Et puis il te parle du beau temps et là tu te demandes si tu n’as pas changé d’homme en cours de route. D’ailleurs, tu le regardes un peu interloquée alors qu’il plonge dans son verre.

Et puis il te parle du manoir. C’est vrai que vous deviez le retaper tous les deux, pour enlever ce gout austère et vieillot qu’Evan avait laissé un peu partout (ça c’est cadeau), et puis il te laisse une pique bien sentie. Dans le genre que tu ne serais pas à la hauteur. Tu soupires, laisse un baiser sur sa joue, avant de murmurer à son oreille « Lival, tu me sous estimes ».

Ton verre échoue par terre mais tu t’en moques, ta baguette est dans tes doigts et tu le vises sans l’ombre d’un remord ou d’un regret. Il recule à mesure que tu t’approches, et rapidement, vous vous retrouvez devant l’entrée du manoir « Repulso Maxima » et la silhouette d’Evan s’écrase contre la porte d’entrée et quelques mètres plus loin. Un rire s’élève alors que tu lui demandes, innocemment « Bah Chéri, ça ne va pas ? »
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Re: [Habitation] Manoir Arcadia

Message par : Evan, Lun 30 Avr - 18:20







La provoquer, encore et toujours, pour déclencher, ce délicat atour, dont se paraient ses lèvres à tes mots. Ou encore, entendre la mélodie de ses rires qui s'échappait joyeusement et donnait un air plus délicieux au quotidien.

C'était là ton activité préférée, l'embêter, la taquiner, la voir heureuse à en symboliser le monde, voir dans ses yeux cet éclat si communicatif qui criait que tu étais l'Important. Vivre de cela, et, à chaque aurore de nouvelle journée, recommencer, avec ce même entrain pour qu'elle se sente, pour qu'elle soit, comblée.

Elle vient embrasser ta joue avant de te murmurer quelques mots, qui t'étirent un grand sourire, parce qu'elle était tombée dans ton jeu. Ou du moins faisait-elle comme-ci. Tu savais que tu la piquerais dans son orgueil, qu'elle voudrait à tout prix te prouver le contraire.

Vous partagiez ce même trait de caractère, cette même détermination d'avoir envie de se surpasser dès lors qu'on remettait en cause vos compétences, quand bien même l'humour dormait en élément déclencheur.

Et tu l'observes, dans les silences de ses gestes qui murmuraient sa détermination. Elle lâche son verre dont le contenu se répand dans l'herbe, et tu hausses un sourcil songeur sur la suite. Et elle finit par sortir sa baguette, te mettant alors soudainement en joue.  

Elle s'approche de toi, alors tu fais un mouvement de recul. Comme cela, un instant, jusqu'à te retrouver devant le manoir, vos deux regards se confrontant et se disant mille mots au milieu de sourires qui se faisaient et se défaisaient comme des étoiles qui apparaitraient et disparaitraient dans le ciel.

Tu termines ton verre tout en continuant de la défier de tes émeraudes, et tu le balances dans l'herbe à ton tour, comme lui criant un "J'attends" qui serait provocateur. Mais tu n'as pas le temps de parler, que sa voix lance le premier acte.

Le sortilège t'envoie en arrière dans l'entrée, heurtant lourdement la porte entrouverte pour t'étaler sur le sol trois bons mètres plus loin. Le choc est rude, ta tête heurte le marbre du sol et pendant quelques secondes, tes yeux affichent une impression de flou en regardant le plafond au-dessus.

Et tu entends sa provocation qui s'élève, te relevant douloureusement en prenant appui sur tes coudes, lui adressant un regard entre l'amusement et l'avertissement. Tu finissais par te relever, sortant alors ta baguette, l'agitant devant toi sans la cibler réellement.

« L'herbe dehors était plus confortable... Je serais pas contre un massage Chérie...»

Tu te passes un instant ta main libre derrière la nuque, comme pour essayer de faire fuir cette petite douleur que tu avais gagné dans ta chute. Elle démarrait fort les hostilités, mais après tout tu l'avais bien cherché en la provoquant, et tu ne comptais pas t'arrêter là.

« Je t'avoue que, quand même, je m'attendais à mieux de ta part... » Grand sourire aux lèvres avant d'éclater de rire, juste pour qu'elle rage. Puis tu levais ta baguette rapidement vers elle. « Incendio ! »

Sans voir si ton sortilège l'avait atteinte, tu t'étais empressé de t'engouffrer dans la salon sur ta droite, partant tout au bout de la longue table, près de la cheminée, où tu posait tes mains sur la chaise juste devant.

Celle-là même qui vous avait vus dans les bras l'un de l'autre le jour où elle avait appris ton appartenance aux Ténèbres. Pensée exquise. Les grandes vitres qui donnaient sur l'extérieur laissaient apparaître les trois loups qui ne semblaient pas se soucier le moins du monde de vous. Au-dessus de la table, les lustres imposants soupiraient d'avance de la suite des réjouissances.
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Re: [Habitation] Manoir Arcadia

Message par : Elly Wildsmith, Dim 6 Mai - 19:02


Il n’avait pas l’air content. Enfin, tu ne savais pas trop à dire vrai, à cette distance, son sourire pouvait paraître narquois, désabusé, arborer une tristesse sans nom ou au contraire être synonyme d’une certaine joie. En bref, tu ne savais pas. Alors t’attendais que la réponse se fasse entendre, savoir, voir ou sentir d’ailleurs, s’il était décidé à te balancer quelques sortilèges.

Tu le vois qui se relève, échappant une provocation d’entre ses divines lèvres, et tu souris, immédiatement. L’instant serait joueur, tu t’en doutais un peu, même si tu avais eu quelques instants de doute peu avant. Tu le regarde qui passe sa main sur sa nuque alors que son autre main s’occupe de sa baguette, et l’esquisse de sourire qui s’était dessiné sur ton visage s’agrandit alors. Une nouvelle provocation s’extirpe en ta direction alors qu’un éclat de rire se fait entendre.

Tu n’as pas le temps de lui répondre qu’un incendio te vise directement. Tu as tout juste le temps de tomber à terre que le sortilège te passe au-dessus, un soupir s’extirpe et tu marmonnes « Il s’en ai fallu de peu » alors que le sortilège termine sa course sur un arbuste qui s’enflamme immédiatement. Tu grommelles en te relevant, s’il comptait s’en sortir ainsi, il pouvait être sûr de te trouver sur son chemin.

Quand tu relèves la tête, tu te rends compte qu’il a disparu de ton champ de vision, ne te reste plus donc qu’à t’engouffrer, à ton tour, dans le manoir. « Toc toc toc », et le geste qui suit la parole alors que tu frappes trois coups forts sur la porte d’entrée. Tu ne le vois pas, alors tu en profites pour un « Protego Horribilis », probablement que ça pourrait t’être utile. « Chériii, je sais que tu es là ». Arrêt sur image, ce n’est pas un sourire machiavélique qui se trouve sur ton visage là ? Les loups sont sur tes talons, mais tu refermes la porte, non sans un « Non, restez dehors, c’plus prudent », et tu avances tranquillement dans le manoir.

L’instinct ou le sixième sens (de la narratrice) te pousse à te rendre dans le salon, et là, tu le vois. Debout, ses deux mains posées sur le dossier d’une chaise qui te rappelait un vague souvenir – pas forcément si vague d’ailleurs. La veille de ce jour-là, il avait failli te tuer avec son masque d’émeraude. Tu ne retiens pas un sourire avant de le provoquer « Je crois que tu t’es un peu loupé ». Regard sur toi, regard sur lui « Oui, je n’ai aucune brûlure ». Tes yeux sont vifs, ton sourire toujours présent, tu ne sais pas lequel de vous deux lancera les hostilités, enfin … tu t’en doutes un petit peu, quand même, sinon ce ne serait pas drôle.

D’ailleurs, tu ne te fais pas priée pour lui dire « Tu sais que tu ne sortiras pas indemne de cette confrontation », toi non plus, d’ailleurs, tu le savais. Mais fallait faire bonne figure, lui prouvait que tu n’étais pas rouillée, loin de là. « Terra soluenta ! » visé le sol à ses pieds, et attendre qu’il s’enfonce dans celui-ci, impassible.
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Re: [Habitation] Manoir Arcadia

Message par : Evan, Dim 6 Mai - 23:14







Ton cœur battait à tout rompre, l'adrénaline déjà bien présente, bien ressentie, dans l'échange de ces premiers sortilèges. Parce que tu savais, que tout comme toi, elle ferait tout pour gagner, pour ne pas abandonner, c'était dans votre ADN. Jusqu'à votre dernier souffle vous pourriez vous protéger, il en était de même pour un duel, quand bien même aucun de vous deux ne souhaitait faire réellement de mal à l'autre.

Là, à attendre près de la cheminée, tu entends son appel à toi, tu entends qu'elle referme la porte après être entrée, s'adressant aux loups qui recevaient pour seule consigne de sa part que de rester loin de tout ce tumulte qui allait se jouer entre vous. Ils seraient bien plus tranquilles dans l'herbe à se rouler comme des fous.

Puis elle finit par apparaître par la porte, t'offrant un grand sourire, avant de se faire un plaisir de te dire que tu l'avais loupée, que ton sort était partie ailleurs ou qu'elle l'avait détourné. Vos regards se confrontent, comme annonçant des éclairs qui ne tarderaient pas à naître. L'atmosphère pesante résonnait dans vos tempes.

Et elle te nargue une nouvelle fois, te disant que tu ne sortirais pas indemne. Tu éclates d'un rire franc, te préparant à lui balancer une réplique cinglante. Mais trop tard, elle enchaine sur un sortilège, et tu as tout juste le temps de réagir en voyant le faisceau de lumière qui se dirigeait vers le sol non loin de toi.

« Deflectere ! »

Tu vois son sortilège qui se fait repousser par le tien, et s'en va heurter le mur à ta gauche. Valait mieux pas s'appuyer dessus maintenant, c'était un coup à disparaître à travers. Tu avais su réagir juste à temps, et heureusement pour toi. Car tu savais qu'elle ne te ferait pas de cadeau, et c'était pas le moment de tomber prisonnier dans ce genre de sortilège.

Manquerait plus qu'elle mette un terme au duel après deux sorts, et tu en entendrais parler encore et encore pendant des années. Autant que tu étais prêt à perdre, autant pas si rapidement. Tu vendrais chèrement ta peau, quitte à ce que le mobilier du manoir prenne une sacrée claque. Tu repars alors sur le chemin des taquineries.

« J'espère que c'est pas tout ce que tu sais faire, j'espérais un peu de challenge... » Légère pause en lui offrant ton plus grand sourire. « Au moins maintenant on a un mur sable mouvant, c'est original, je savais que tu étais douée pour la déco... »

Baguette fermement serrée dans ta main, tu réfléchissais à quoi lui envoyer. De longues secondes mourraient, où la tension entre vous était palpable, comme si l'initiative suivante pourrait être fatale pour celui qui la prendrait. Mais tu ne voulais pas qu'elle ait un autre coup d'avance.

« J'avais oublié que la précision c'était pas ton truc... Et je viens de repenser aux lardons... »

Nouvel éclat de rire qui englobe tout le salon. Là, tu te fous carrément de sa tête. Tu savais que ça l'énerverait davantage, mais c'est ce que tu voulais. « N'empêche, c'était une belle soirée non ? » La distraire, encore et encore, jouer avec ses émotions. Et essayer de la surprendre. Alors tu visais rapidement l'attache qui maintenait le lustre de cristal au-dessus de toi.

« Diffindo »

Un léger craquement résonna, avant qu'il ne se détache, prêt à s'écraser sur la table, alors tu le visais en son centre.

« Repulso ! »

Et un lustre de cristal qui fonce vers ta belle, un. Bien sûr tu espérais qu'elle ne le prenne pas en pleine tête, ou votre duel se terminerait amèrement. Tu étais persuadé qu'elle aurait les réflexes nécessaires. L'idée était de fracasser un peu le décor. Déjà dans ta tête, tu savais ton prochain mouvement.

A moins qu'elle ne s'extirpe du salon face à ton assaut. Il y avait trop de paramètres en jeu. Une seule chose était sûre. Que cette journée laisserait des traces, peut-être un peu de sang, mêlé à quelques éclats de rires, quelques taquineries, mêlées à des forts soupçons de provocation. Mais qu'à la fin, il ne resterait plus que l'essentiel, dans vos regards enchainés, elle et toi.
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Re: [Habitation] Manoir Arcadia

Message par : Elly Wildsmith, Dim 13 Mai - 19:27


Oups, le mur se décompose littéralement. Enfin, c’pas vraiment de la décomposition vous voyez ? C’plus comme si, subitement, le mur avait décidé de couler, voilà, le mur s’écoulait en un sable étrange. Visiblement, la gravité et ce sortilège ça ne faisait pas ami ami. Il avait de bon réflexe le vieux Lival, tout de même. Sans doute parce qu’il s’entraînait auprès de ses frères d’armes, sinon, tu étais certaine qu’il commencerait à rouiller.

Une provocation s’extirpe de ses lèvres et tu éclates de rire suite à celle-ci. Il te met au défi, te provoque encore et encore. Tu le sais, tu le connais. Ton sourire reste posément sur ton visage, tu sais que de toute façon, qu’il le veuille ou non, tu auras le dessus, il sera le déçu. Puis après il parle des lardons, alors tu piques un fard, léger. Parce que tu sais qu’il blague, quand même. Sinon, forcément, il allait payé l’affront fait. Il te pose une question à laquelle tu n’as pas le temps de répondre puisqu’il balance un sortilège.

Et puis finalement, tu rigoles, tu commences une phrase piquante, sanglante « Tu ne sais plus vi … » et t’as pas le temps de finir que tu comprends ce qu’il s’apprête à faire. Tu glisses au sol, parce que ramper y’a pas à dire t’adores ça, alors que le lustre s’encastre pile là où tu te trouvais deux secondes avant. Pour un peu, il aurait encore du te sauver la vie, et tu en aurais entendu parler pendant trop longtemps pour pouvoir être capable de le supporter.

Tu cherches à te faufiler loin du salon, histoire d’avoir un peu de temps pour parfaire une solide attaque qu’il ne pourrait pas éviter. Histoire qu’il se tape un peu le cul par terre, ça lui ferait du bien. Ca faisait longtemps que personne ne lui avait mis de raclée, fallait bien que tu lui rappelles que tu étais plus forte que lui, bien entendu. Toussotement, parce que même toi tu n’y croyais pas. Même si, on disait bien que l’élève dépassait toujours le maitre, non ?

Toujours allongée sur le sol, ta baguette en main, tu le vises et, doucement, murmure « Sphaera ignis » et une petite boule de feu, de la taille d’une main, s’extirpe de ta baguette pour foncer droit sur Evan. Tu en profites pour te relever  et pour fuir dans la cuisine, lieu que tu n’avais pas l’habitude de côtoyer puisque, comme il l’avait lui-même dit, tes talents culinaires n’étaient pas au top du top.

« En parlant de lardon, tu fais à manger ? Il est temps hein ! J’AI FAIM ! » ta voix est rieuse et provocante, tu t’assois sur le plan de travail et tu attends qu’il se décide à venir dans la cuisine, lieu qu’il connaissait bien pour l’exploiter souvent. N’est-ce pas. Dans ta tête, un petit stratagème qui se met en place, doucement.
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Evan
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Re: [Habitation] Manoir Arcadia

Message par : Evan, Dim 13 Mai - 23:25







Le bruit qui te vint, du lustre qui alla s'encastrer contre le mur derrière là où elle se tenait, te dit qu'elle a réussi à l'esquiver. Un fracas de verre résonna comme un ouragan balaierait une maison. Et une seconde, en ne la voyant plus, tu te demandes si elle n'avait tout de même pas été touchée.

Instant ou l'adrénaline ébouillante tes veines, et tu la vois alors qui se faufile comme elle peut sur le sol, et tu expires un soupir de soulagement. Entre le jeu et le danger, il y avait parfois une frontière bien trop mince pour qu'elle résiste éternellement. Elle reste allongée, tu ne vois pas pour autant si elle est blessée, et tu t'apprêtes à la charrier.

Quand tu la vois te pointer à nouveau, et qu'une petite boule de feu s'envole alors en ta direction. Tu la vois s'empresser de se relever, tu fais un pas sur le côté pour éviter la boule. Mais pas assez vite, elle te heurte l'épaule gauche, t'arrachant une sensation de brûlure à l'épaule qui te fait sévèrement grincer des dents pour ne pas lâcher un cri de douleur.

Qu'elle croit qu'elle t'avait loupé, ça serait bien. Tu te tiens un instant l'épaule où ta chemise laissait maintenant place à ta chair nue et bien rougie. Et tu commences à faire le tour de la table vers l'entrée du salon quand tu entends sa voix qui t'appelle, qui te nargue. Elle était dans la cuisine, assurément, et tu souris à sa demande.

Tu savais le risque derrière. Était-ce une nouvelle taquinerie de sa part ? Une volonté de trêve dans votre duel ? Ou au contraire un piège qu'elle te tendait et dans lequel tu te dirigeais ? Tu te mordais la lèvre en longeant la grande table, perdu à ses envies incertaines, le regard rivé sur les morceaux de verre où le lustre avait terminé sa course.

Arrivé à l'entrebâillement de la porte, tu glisse un regard curieux dans le hall, comme t'attendant à ce qu'elle soit là pour te prendre par surprise. Elle en était capable, tu le savais. Mais non, elle semblait bien dans la cuisine, aussi tu y vas, non sans garder ta baguette devant toi, partagé sur l'issue de son jeu.

Et tu la trouves assise sur le plan de travail, avec un de ses sourire à te damner. A tout lâcher pour aller l'enlacer, quand bien même le danger se faisait ressentir, quand bien même tu savais qu'au delà de ce jeu, il restait toujours un duel qu'elle comme toi ne voudrait pas perdre.

Mais tu t'avances jusqu'à elle, d'un pas léger, les yeux ancrés dans les siens, avec cette envie de la dévorer, là, de lui faire l'amour follement dans la cuisine, sur le plan de travail, à en peindre les murs de soupirs et de cris nés d'une passion charnelle sans limites.

« Tu veux manger quoi Chérie ? Je te prépare ce que tu veux... Dis-moi, et tu auras... »

Mots sortis tout en écartant les bras d'un geste théâtral, comme si tu lui disais « Tes désirs sont des ordres ». Du moins tu voulais qu'elle le croit, la tester, savoir, comprendre, la désirer, jouer, te brûler, la brûler, posséder ses sens, qu'elle en fasse de même, et recommencer ce refrain enchanteur à la graver sur ta peau.

Et tu vas jusqu'à elle, te positionner entre ses cuisses, tes mains posées dessus, toujours ta baguette dans la droite plaquée sur elle. Tu vas déposer un baiser dans son cou, avec ta langue qui glisse dessus, jusqu'à son oreille gauche, où tu laisses dans un murmure, perdu entre le désir, l'envie, la provocation et le jeu.

« J'ai bien une petite faim de toi moi... »

Et dans la foulée tu recules tes lèvres pour lui faire face, que vos souffles s'entrechoquent comme deux aimants se faisant face, changeant de sujet, comme pour chercher à voir ses réelles intentions, tes mains toujours posées sur elle.

« Comment tu verrais la future cuisine ? Je verrais bien quelque chose de moderne, dans des tons blancs, gris et noir, non ? »

Sourire aux lèvres, ancré à ses prunelles somptueuses qui rythmaient tes journées et tes nuits sur une sulfureuse danse obsessionnelle. Bois de ta renaissance. Et, comme si tu ne pouvais t'en empêcher,  après avoir évoqué les désirs, après avoir évoqué l'avenir, tu partais sur une nouvelle provocation, pour qu'elle dévoile son jeu, qu'elle te montre, ce qu'elle avait en tête, ce qu'elle voulait de toi, de ton corps ou de tes doigts, de glace ou de feu, de brise ou de tempêtes.

« Il manquait un peu de puissance ton dernier sort quand même... Va falloir que je t'entraine un peu si tu veux devenir une sorcière aguerrie... »

Tu t'efforces de rester sérieux, bien que l'orée d'un sourire s'empare de tes lèvres. Tu voulais qu'elle boue de mille émotions folles, de désirs comme d'envie de se battre, d'amour comme de douleurs, de tendresse comme de folie, de passion comme d'irraison.
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Elly Wildsmith
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Re: [Habitation] Manoir Arcadia

Message par : Elly Wildsmith, Lun 14 Mai - 16:03


Il passe l’embrasure de la porte de cuisine et tu retiens un sourire énigmatique alors qu’il te pose une question tendancieuse, pleine de sous-entendu divers et variés, tu en étais absolument certaine. C’est que tu finissais par le connaitre l’énergumène, quand il avait une idée derrière la tête, il était tenace et têtu. Toi aussi d’ailleurs, alors peut-être que ses doubles-sens étaient destinés à te perdre, à te faire perdre ce duel qu’il t’avait lancé – ou que tu avais lancé, tu ne te souvenais plus trop désormais.

Tu éclates de rire lorsqu’il écarte les bras en maitre de cérémonie, prêt à te satisfaire de tes moindres désirs et envies. Tu te mords la lèvre sur cette vision, mais tu restes néanmoins toujours concentrée à ton but, ta baguette tournant entre tes doigts frêles, attendant la suite, le déroulé, pour lui montrer qui maitrisait l’autre. Parce qu’il était évident que la réponse, c’était toi qui l’avait.

Finalement, il s’approche de toi, tombe dans ce piège tendu. Se laissant distraire à déposer quelques baisers dans ton cou, remontant ses mains le long de tes cuisses, jusqu’à ton oreille où il offre quelques mots qui te font frissonner. Etait-ce toi ou lui qui rythmait votre jeu ? Ce duel machiavélique qu’aucun de vous deux n’était certain de gagner ?

Il se recule un peu, ne quittant pas cette étreinte qu’il avait lui-même crée. Il reste dans ton espace vital à ses plus grands risques, et tu ne tardes pas à lui offrir un sourire particulièrement carnassier. Comme si tu voulais l’avertir de la chute, brutale, qu’il allait faire. Finalement, tu descends du plan de travail alors qu’il te demande, l’air de rien, si tu avais de quelconque projet pour la cuisine. Un murmure, sans doute inaudible, s’extirpe de tes lèvres « Je verrais bien du bleu », mais tu ne sais pas s’il a entendu ou non.

Toujours est-il qu’il te provoque, tu l’entends bien, cette petite pique bien sentie sur la puissance de ton sortilège et ton sourire provocant s’agrandit davantage. Ta langue claque le long de ton palais alors que tu fais le tour de ton compagnon, comme le détaillant, comme envisageant le moindre détail de son corps. Savoir où taper pour faire mal.

Finalement, tu t’arrêtes, restant dans ce jeu de l’observation, avant de dire « Tu sais … ». Tu te rapproches, poses ta main libre sur son épaule, et murmure quelque mot à son oreille « Tu sais Lival … il ne faut jamais sous-estimer la puissance d’une femme en colère ». Non, t’étais pas en colère, mais c’était quand même vachement plus classe à lui faire croire. Ta baguette contre son torse, tu l’expulse violemment avec un « Aguamenti » puissant et salvateur.

Evan est propulsé contre un mur – encore, c’est parce qu’il adore ça – et tu en profites pour lâcher un « Ou rouge, c’est beau le rouge sang, non ? ». Tu fais cesser le sortilège qui t’obligeais à crier pour te faire entendre, et tu balances, dans la foulée un « Incendio » ravageur, vous bloquant la sortie de la cuisine – à moins de sortir par les fenêtres, ce qui n’était pas à exclure. Vous n’alliez pas mourir pour un duel, ce serait bête tout de même. Et tu partages cette pensée idiote avec Lival « T’imagine, la Gazette qui titre demain ? Une ancienne auror et son compagnon brûle dans leur manoir pour une histoire de lardon grillé ». Ce serait tout de même dommage, mais tu ne peux t’empêcher de rire.
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Re: [Habitation] Manoir Arcadia

Message par : Evan, Lun 14 Mai - 23:56







Jeu d'ombres sur les murs de Vous, de Sucres sur vos lèvres avides, de Ténèbres à ces chaines vous liant, de Désirs à vos prunelles communiant. Appétit de l'esprit, du corps, des sens en éveil, face à Celui, face à Celle, face à cet Autre qui transforme chaque parcelle d'une journée en une terre divine, aux essences énigmatiques et enivrantes, fusion dans les veines.

Tes mains quittent ses cuisses quand elle se lève, et tu fais un bref mouvement de recul, alors qu'elle s'échappe de l'étreinte de vos yeux noués, te lâchant un murmure duquel tu ne distingues que le mot bleu. Tu imagines que c'est la couleur qu'elle te donne, qu'elle choisit.

Tu vois ce sourire qui orne ses lèvres, celui qui annonce qu'elle sait déjà ce qu'elle va faire, qu'elle compte bien mener les prochains pas de votre danse folle. Tu entends sa langue qui claque, et elle revient près de toi, te tourne autour, et tu la suis autant que tu peux du regard, photographiant ses mouvements délicats, cette lueur qui courait dans ses ébènes comme celle à sa bouche rêvée.

Deux mots suspendus au Temps qu'elle contrôle, qu'elle électrise, sa main venant à ton épaule comme l'émissaire envoyé pour annoncer l'arrivée de la Tempête. Et elle murmure les premières rafales, te disant qu'il ne fallait pas sous-estimer une femme en colère. Tu restes pensif, l'était-elle vraiment ? Au milieu de ce bal des miroirs, la vérité était diffuse, changeait à chaque seconde, perdue à l'intersection de la Raison et de la Folie.  

Tu savais qu'elle pourrait te battre sans trop de problème si tu ne faisais pas attention. Le feu de la victoire brûlait en chacun de vous, tu le savais, tu l'avais observé plus d'une fois en elle. Tu l'avais éveillé parfois, endormi d'autres jours après le brasier annoncé par votre élan de Justice. Justice masquée.

Et sa baguette se retrouve plaquée, sur ton torse, éclair entre les émeraudes et le bois somptueux, et le sortilège t'expulse avec une si grande force que tu ne peux réagir. Une seconde, presque deux, le choc se fait, le mur t'a réceptionné, non sans t'être sacrément cogné le dos et l'arrière du crâne - une nouvelle fois -, et tu fermes les yeux pour éviter le jet puissant qui te trempe jusqu'aux os.

Tu entends sa voix qui pourfend le bruit de la magie aquatique, suggérant un rouge sang qui pouvait autant être ironique vu la situation, qu'être l'aube d'un désir réel. Elle finit par stopper son sort, et tu craches au sol, un mélange de salive et d'eau avalée, te passant ta main libre sur le visage. Ta chemise blanche, ou ce qu'il en restait, devenue transparente et collée à ton corps.  

« Merci pour la dou... »

Tu entends l'incantation qu'elle fait, et instinctivement tu lèves ta baguette, prêt à parer le sort en même temps que ton regard se pose sur elle. Et tu vois qu'elle ne t'a pas visé toi cette fois, mais l'entrée de la porte qui se retrouve entravée par un mur de feu aux flammes voraces.

Et elle te lance alors son délire, imaginant les gros titres des journaux le lendemain si vous restiez prisonniers dans la pièce. Elle éclate de rire à la fin de sa phrase et tu ne peux t'empêcher de faire de même, repensant aux fameux lardons en question, imaginant cette fin qui serait tragique bien que tu la voyais lié à elle jusqu'à la fin, au milieu des braises de votre Chaos, jusqu'à ce qu'elles vous consument. Alors tu suis son délire, comme une rime s'enclenche à sa compagne laissée à la phrase précédente.

« Ils laissent derrière eux trois magnifiques loups qui se retrouvent sans propriétaire, un phénix et un augurey. Le monde magique pleure ce matin cette tragédie. »

Regard ravageur vers elle, alors que tes cheveux dégoulinaient encore de l'eau reçue plus tôt. Puis tu reviens sur la couleur, faisant des mouvements circulaires avec ta baguette.

« Oui... Rouge... Comme une passion intense... Comme un frisson qui parcours la chair... Comme un baiser qui embrasse ciel et terre... Comme... »

Sourire pour elle, clin d’œil appuyé, puis tu reprenais, comme si tu voulais diriger la visite, alors que le feu toujours criait violemment et s'attaquait lentement aux murs adjacents.

« Peut-être l'agrandir un peu non ? Je verrais bien un grand plan de travail au centre... Avec ce qu'il faut de rangements en-dessous... Un évier incorporé d'un côté... Une plaque de cuisson à l'opposé... Et tous les autres appareils nécessaires dans les meubles autour... Tu en dis quoi ? »

Question en suspend, ta baguette s'arrête sur un placard face à toi. Tu informules une incantation qui le fait s'ouvrir, et vise ce qu'il contient.

« Accio verre multiplicare ! »

Trois verres arrivèrent près de toi, et tu dévisageais ta belle, sourire aux lèvres. Magnifique même énervée, magnifique même ensanglantée, magnifique même dans tes bras épuisée. Une pensée, là, à la contempler ainsi, qui te saisit le cœur. Et, l'envie de lui faire passer un message. « Je crois qu'on pourrait faire notre premier vrai repas ici non ? » Tu voulais qu'elle se questionne, qu'elle te questionne. Mais votre duel ne devait pas s'éteindre pour autant, et tu avais deux coups de retard pour le moment.

Alors pendant qu'elle semblait cogiter, tu enchainais. « Désolé Chérie, il parait que ça porte malheur mais... Repuslo ! » A l'image du lustre dans le salon, les trois verres foncent vers ta compagne. Et tu restes à l'affut pour sa riposte, alors que les flammes s'envolent lentement vers le plafond de la pièce. Sur votre échiquier, Reine et Roi continuaient de se déchirer, au milieu des pions dans le décor qui s’enflammaient.
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Re: [Habitation] Manoir Arcadia

Message par : Elly Wildsmith, Mar 15 Mai - 17:31


Tu éclates de rire face à sa poursuite de ton délire. C’est franchement drôle. Pas le fait de laisser trois petits loups orphelins, non, juste qu’il continue ainsi ton propos. Il était totalement trempé, du genre de la tête au pied. Preuve en était que tu n’y avais pas été avec le dos de la cuillère. Il voulait voir de la puissance, tu lui montrais, rien de plus qu’un petit exercice donc.

Puis il commence une phrase, la laisse volontairement en suspens et tu te surprends à te mordre la lèvre inférieure rageusement. Comme si t’avais l’intention d’éteindre tous les incendies de la pièce avec ce geste. C’était peine perdue, forcément. Il avait ce don d’allumer la moindre étincelle, de faire partir le moindre brasier. Pourtant, tu ne comptais pas te laisser faire, aussi préfères-tu sourire lorsqu’il change de sujet pour évoquer la cuisine et la refonte de cette dernière.

Il laisse sa question planait un instant, et puis, subitement, sa baguette s’arrête sur un placard face à lui. Il vise, mais ne formule aucun sortilège alors tu ne sais pas à quoi t’attendre. Tu te tenais donc sur tes gardes, prête à réagir s’il était décidé à relancer les hostilités.

Ce qui ne se fit pas attendre longtemps à vrai dire, puisque trois verres sortirent du placard. Là, tu avais la baguette levée face à toi, prête à abattre le moindre sortilège qui viendrait de lui. Pourtant, il te pose une question, et tu fais l’erreur d’y réfléchir, l’erreur de croire qu’il s’agissait d’une réelle demande, alors qu’il ne s’agissait que d’un stratagème visant à te déstabiliser.

T’as pas le temps de faire grand-chose, si ce n’est un simple « Repulso » mais plutôt que de viser en l’air tu vises le sol, et les verres hargneux se retrouvent brisés sur le sol en de multiples morceaux. Le choc est violent car ton sortilège mal dosé, les éclats de verres s’éjectent en tous sens, certains ne se privant pas de venir s’échouer dans tes chairs, notamment sous le genou et tu te retiens de crier. Faudrait pas qu’il pense avoir gagner le loustic face à toi.

« Tu sais ». La gorge est sèche, mais tu vas continuer, faisant comme si tu n’avais pas quelques morceaux de verre planté dans la jambe. Normal, donc. Sourire de circonstance, bien qu’un peu coincé. Un sourire qui reste en surface, en fait. Mais tu continues « Tu sais, je verrais bien une cuisine ouverte, ici là … » Tu montres le mur qui jouxte la porte, toujours aux prises du brasier. « Une belle petite ouverture ici … ». A mi-chemin entre vous deux, il était probable que le souffle de l’explosion vous projette çà et là, mais qu’importe, tu comptais pas le laisser gagner « BOMBARDA ! ».
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Re: [Habitation] Manoir Arcadia

Message par : Evan, Mer 16 Mai - 2:08







De petits rien, naissent les rempart d'un Tout. De bouts de chemins, se dressent les fondations de Vous. Tout résidait dans cette pièce. Une cuisine, qui rappelait votre première soirée en tête à tête, elle, habillée dans cette robe à condamner aux Enfers. Qui rappelait également ta demande en mariage, après cette nuit dans Londres, voués à des étoiles en spectatrices scintillantes. Vos corps en fusion, entre gestes tendres et ivresse à vous fendre.

De vos chaines à l'Autre, succulence sur vos lèvres qui se mêlent comme des notes se chevaucheraient pour dessiner des gouttes divines à l'apogée de vos sens. Et là trottait dans ta tête cette pendule, à ce moment précis, les aiguilles s'agençaient, comme si tout te ramenait à cette fameuse journée, et tu espérais qu'elle rebondirait, dans cette question laissée à sa bouche comme un appât, comme un filet qui la conduirait à tes bras.

Et la réalité reprend ses formes, chassant les brumes de ton esprit quand elle pare ton sort, et les trois verres vont se fracasser sur le sol avec une violence qui ne les épargne pas. Les éclats volent en tout sens et tu as le réflexe de te protéger le visage. Un morceau cependant t'entaille le côté de la main gauche, laissant une trainée rougeâtre qui prit rapidement forme.

Elle a l'air indemne, et continue alors sur ta proposition pour la cuisine, après une légère latence, comme si elle réfléchissait à la suite de votre puzzle aussi machiavélique que passionnel. Le chemin de ses pensées te fait visualiser une cuisine ouverte, et tu acquiesces de la tête, en accord avec ce qu'elle voit, ce qu'elle décrit comme votre futur chez vous peint à vos deux images, que tu savais forcément étroitement liées et similaires.

Un instant de communion, à saisir au delà de ses gestes, ce petit sourire qui perlait sur ses lèvres comme la rosée au printemps sur les arbustes d'une forêt, embellissant en Merveille leur visage. Le sien rayonnait, écrin de tes sentiments, poison étaient ses lèvres, dans l'élixir de tes rêves.

Et l'image de la cuisine se dissipe dans les volutes brûlantes de son sortilège, elle avait lancé l'incantation au bout de sa phrase, et tu ne pus anticiper quoi que ce soit. Tu te sentis juste projeter, une nouvelle fois, par la force du souffle, et tu vas t'écraser contre un des meubles de la cuisines, le côté gauche de ta tête heurtant violemment l'arrête, et tu chutes au sol lourdement, ta baguette s'échappant de tes doigts.

Un bourdonnement dans la tête, tu clignes des yeux, autour de toi tout semble flou pendant quelques secondes. Des morceaux du carrelage trainaient partout, comme du plan de travail qui avait souffert aussi. Tu ressentais une vive douleur sur le côté gauche, et en passant les doigts de ta main droite, tu te rendais compte que tu étais ouvert au-dessus de l'arcade sourcilière.

Il te fallut une bonne trentaine de secondes pour arriver à reprendre tes esprits, tes yeux se posant sur ta baguette non loin. Tu vas la récupérer, alors qu'en face, tu voyais Elly qui elle aussi avait été projetée de l'autre côté. Et les flammes qui rongeaient les murs laissaient une fumée un peu trop épaisse pour la suite des réjouissance. Tu balançais alors un « Aguamenti » rageur que tu dirigeais du sol au plafond, et tant pis si ta belle en recevait, ça serait le juste retour des choses.

Mais vous ne pouviez pas rester non loin des flammes. Tu te relevais et aller vers elle, toujours au sol, visiblement elle aussi quelque peu touchée. Et tu lui tendais ta main pour qu'elle s'en saisisse, et l'aidais à se relever, vos yeux au milieu de mille promesses, autant d'amour que de détermination à continuer votre duel. Alors tu lui laisses quelques mots en même temps que tu l'attires contre toi comme si tu voulais l'emmener dans un slow endiablé.

« Si tu avais visé le mur plutôt que le sol, ça aurait avancé l'idée de cuisine ouverte tu sais... »

Sa main dans la tienne, ton pouce qui caresse le revers de la sienne, comme si le temps s'était suspendu avant un baiser qui ne venait pas. Que tu désirais avec une ferveur à enrager un volcan, mais que tu ne lui offrais pas, tes émeraudes lui criant mille mots, mille désirs sauvages, mille plaisirs ravages, secondes en osmoses d'Être, à elle, pour elle, comme l'inverse, qu'elle soit ton averse. Et tu lâches sa main pour te diriger vers le hall en dehors de la cuisine, y allant à reculons, lui faisant toujours face pour ne pas lui tourner le dos. Et tu retournes sur ce qu'elle n'avait pas relevé, sur cette pensée qui, même si tu ne l'avais pas crié distinctement, hurlait dans tes veines comme un écho qui reviendrait encore et encore, appelé à sa soif de Toujours.

« Quand je parlais de premier vrai repas tu sais... Ce n'était pas pour rien... Tu te souviens de ce qu'il s'est passé au bord des falaises, sous ce somptueux coucher de soleil ? »

Mots en suspend, sourire délicieux aux lèvres, le regard un instant tourné vers l'extérieur. Qu'elle cogite, qu'elle comprenne, qu'elle surprenne, qu'elle désire, qu'elle s'enivre jusqu'à se perdre, jusqu'à sombrer, à ce temple à la fois érigé et qu'il restait à bâtir, encore et toujours, graines de chaque jour, arrosage de Vous, aux portes de Tout.

« Je vais dans la chambre... Tu me rejoins ? J'ai envie de... » Sourire joueur, autant que d'envie. « ...Voir ce qu'on pourrait fait là-haut, dans les futures décorations... Comme le lit... Tu vois... »

Tu mimes un baiser de tes lèvres que tu envoies vers elle, comme pour lui dire « Je t'attends déjà », mais tu lâchais à la place un « Diffindo ! » vers elle. Sortilège contenu pourtant, tu n'avais guère mis une grande puissance, sachant les dégâts dévastateur qu'il pouvait faire. Là, au pire, elle aurait quelque légères entailles. Et tu t'engouffrais dans les escaliers jusqu'à l'étage, allant dans votre chambre. Tu t'allongeais sur le lit, la tête surélevée par un oreiller, ta baguette posée à côté de toi à sa place à elle, les yeux rivés sur l'ouverture de la porte, à l'attendre avec une pointe d'impatience, autant que de plaisir, exquis mélange qui te donnait le sourire.
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Re: [Habitation] Manoir Arcadia

Message par : Elly Wildsmith, Mer 16 Mai - 21:39


Trop dosée l’explosion, véritablement beaucoup trop dosée. Tu te retrouves toi aussi expulsée contre un mur, et tu glisses lamentablement au sol, lâchant au passage ta précieuse baguette. Et écrasant au passage l’écrin que tu cachais le long de ta hanche, sous ton débardeur. Tes oreilles sifflent et bourdonnent, tu ne sais plus trop où tu es pour le coup, tu perds quelque peu tes repères et tu mets beaucoup plus de temps à te relever qu’Evan, partis à l’assaut du brasier avec un Aguamenti absolument pas dosé qui t’aspergea des pieds à la tête. C’était moche à voir, on aurait dit un chaton qui venait de tomber dans une bassine d’eau.

Tu ne cherches pas ta baguette, tu sais qu’une plus jolie, plus maniable, plus personnelle te tend les bras. T’entends à peine la provocation dite par Evan car tes oreilles bourdonnent encore de ce bruit infernal qui ne veut pas cesser. Mais tu vois sa main tendue que tu saisis dans la foulée pour te relever. Il sort de la cuisine, sans te lâcher du regard, te laissant quelques paroles pleines de sous-entendus mais dont tu ne comprenais pas vraiment le sens – la faute, sans doute, à l’explosion que tu venais de subir de plein fouet.

Et puis, de nouvelles paroles qui heurtent tes sens et aiguisent la carnassière en toi, tu passes ta langue sur tes lèvres et tu dois te mordre rageusement la lèvre pour éviter de faire divaguer ton esprit. Malheureusement, tu sembles déjà partie sur d’autres contrées puisque tu n’as pas le temps de voir venir le sort qu’il te jette pourtant tout en disparaissant à l’étage. T’as pas eu le temps de bouger, le sortilège creuse quelques entailles, rien d’inquiétant, il te suffit d’ailleurs d’un simple « Episkey » pour voir les plaies se refermaient aussi vite qu’elles sont apparues.

La montée de l’escalier se fait lente, ton dos te lançant quelques craquements annonciateurs du mal qui le rongeait, se prendre des murs c’était décidément pas une bonne idée. Tout comme lancer un bombarda sur le sol, fallait l’avouer. Arriver au palier, tu ne mis pas longtemps à savoir où se trouvait Evan et tu le rejoignis donc dans la chambre. « Dis-moi, l’effet dortoir Serpentard, c’était voulu ? ». Tu voulais qu’il se pose des questions, tu n’étais pas supposé l’avoir vu ce dortoir après tout.

Tu vois qu’il se redresse sur le lit, pose sa main sur sa baguette. Tu hoche la tête de droite à gauche. « Attends, j’ai quelque chose de mieux pour toi ». De derrière ton dos, tu extirpes l’écrin quelque peu abîmé par la bataille, tu l’ouvres, te saisis de ta baguette de sorbier, et tu refermes quasi immédiatement l’écrin. Tu le regardes et lui montres l’œuvre de loin « Tu ne le vois pas, mais elle est juste sublime ». Et puis, reportant son attention sur lui, tu lui envoies la boite contenant sa baguette, boite qu’il attrape à la volée, c’est que, pour un vieux, il avait de sacré bon réflexe tout de même. Tu restais néanmoins énigmatique, ce sourire toujours vissé sur ton visage, et l’interrogation présente en tête, de savoir s’il aimerait ou non le cadeau.
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Re: [Habitation] Manoir Arcadia

Message par : Evan, Mer 16 Mai - 23:37







Les secondes s'étirent, le souffle haletant, les yeux rivés vers la porte à attendre de voir sa silhouette divine apparaître. Que la suite de votre jeu continue, que tout s'agence et s'enchaine, le Bien et le Mal, le Paradis et l'Enfer, territoires que vous maitrisiez et arpentiez ensemble.

Et quand elle arrive, elle te laisse une phrase énigmatique, qui t'arrache un regard des plus interrogateurs. Tu te demandais à quoi elle faisait allusion précisément ? Et à quel moment les dortoirs de Serpentard entraient dans votre ronde. Tu ne l'avais jamais emmenée là-bas, bien que tu aurais pu. Aussi tu restais pensif sans la quitter des yeux, alors qu'elle semblait ravie elle aussi de te poser une colle.

Alors tu te redresses un peu, ta main retrouvant ta baguette comme t'attendant à subir un assaut de sa part. Mais elle te fait un signe de tête qu'elle accompagne d'une phrase encore plus énigmatique que la précédente. Elle dit avoir quelque chose de mieux ?  

Un instant ton esprit part sur des rives sucrées, ou vos lèvres se retrouveraient pour des jeux bien plus sulfureux. Et puis elle sort ce qui ressemble à une boîte de derrière son dos, l'ouvre et en extirpe une baguette qu'elle te montre. Tu restes intrigué, ne comprenant pas vraiment. S'était-elle offerte une nouvelle baguette ?

En tous cas elle en avait l'air particulièrement heureuse, et alors que tu ouvrais la bouche pour parler, elle t'envoie la boîte que tu attrapais d'une main. Le coffret était fort joli, et tu l'ouvrais après un énième regard à ta belle. Et là, tu tombais sur une magnifique baguette, que tu savais immédiatement faite sur mesure, rien que par le symbole en son centre et son aspect.

C'était assurément le genre de baguette qu'on ne donnait pas à un nouveau sorcier. Tu reste bouche bée, la sortant et la prenant entre tes deux mains, la faisant tourner sur elle même pour admirer la travail réalisé.

« Je... Elle est magnifique... Elles le sont toutes les deux j'imagine... »

Tu te redressais, à genoux sur le lit, t'avançant jusqu'au bord non loin d'elle qui te regardait comme pour discerner la moindre de tes émotions, avec un sourires à te faire fondre, et tu restais enfermé dans ton air de surprise. Tu lui fis un signe du doigt pour qu'elle vienne vers toi, le temps de lui offrir un baiser parfumé à la passion de tes sentiments, avant de poser ton regard sur la sienne qu'elle avait aussi en main.

« Elles sont jumelles ? En tous cas c'est... Un superbe cadeau... Ça me touche beaucoup... Merci Chérie... »

Sourire qui prend aussi possession de tes lèvres, et tu la vois qui semble satisfaite de ta réaction. Tu ne pouvais qu'être heureux, tu y avais déjà pensé toi aussi à cette idée, sans jamais avoir fait en sorte de la mettre à exécution (pis bon ton narrateur sachant que sa narratrice avait eue cette idée aussi, ça aurait été con de faire deux fois la même chose). Et ce présent te ravissait au plus haut point, ce petit quelque chose qui vous liait un peu plus dans la magie.

« Il va falloir les tester pour voir si elles fonctionnent bien... Si elles nous obéissent... Sinon tu imagines comment la future chambre ? Je vois bien un grand lit ! Autre chose que ce vieux truc tu vois... Et quelque chose de plus sobre... Et intimiste à la fois... »

Tu te taisais pour la laisser répondre, la couvant avec ce regard langoureux qui la déshabillait, l'embrassait fougueusement, et à la fois posait une caresse tendre sur sa peau, à faire frémir tout son corps. Avant de repartir sur les phrases laissées en suspend, peut-être pour déclencher d'autres sortilèges.

« Pourquoi la référence aux dortoirs de Serpentard ? Et, sinon, j'ai moi aussi un cadeau pour toi tu sais... C'est la réponse que tu cherches... » Légère pause. « Et du coup, c'est tout ce que tu avais, on marque une trêve c'est ça ? Tu veux souffler ? Te reposer ? Ou peut-être que tu abdiques juste au fond, que tu admets que j'ai gagné... C'est ça ? »

Sourire narquois sur le visage, encore une fois tu jouais avec ses émotions, prêt à la faire fondre peu importe ce qu'elle choisirait, à la faire tourner, voyager, espérer, rager, rêver, mais toujours, armé de l'envie qu'elle voit combien tu l'aimais.
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