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[Habitation] Wolf's House
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Elenna Benson
Poufsouffle
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Re: [Habitation] Wolf's House

Message par : Elenna Benson, Sam 15 Juin 2013 - 1:18


Debout, se dandinant légèrement sous l’impatience, la jeune femme regardait Daryl ouvrir son paquet cadeau avec rapidité. Un sourire plein de tendresse s’afficha sur ses doux traits. Il ressemblait à ses enfants que l’on voyait dans les films lors du matin de Noël. Ceux qui se levaient en courant pour descendre les marches des escaliers trois par trois pour se précipiter sous le sapin et ouvraient bien souvent des yeux émerveillées et une bouchée bée face à la masse de paquets aux couleurs vertes et rouges. Bien souvent, les petits garnements courraient dans la chambre de leurs parents, sautaient sur le lit et les secouaient pour avoir une réponse. Pouvaient-ils ouvrir les cadeaux ? Pouvaient-ils découvrir ce que renfermaient ces magnifiques petites boîtes à toutes les tailles possibles et inimaginables ? Malheureusement, Elenna n’avait jamais eu à faire tout ce rituel. Pour elle, ce n’était qu’une légende. Qu’un préjugé qu’utilisaient les films moldus pour vendre du rêve aux gens dans un monde où celui-ci n’existe presque plus… La petite fille qu’elle était s’était contentée d’une pomme ou une orange chaque année et n’avait jamais réellement reçu de cadeaux. A Poudlard, elle avait refusé de se lever le matin où les cris de joie résonnaient dans la salle commune des Poufsouffles. Elle n’aurait jamais de cadeaux et ne voulait pas voir les autres élèves de son âge ou non découvrirent les leurs. Pourtant, lors de sa troisième année dans l’école de magie, Elen avait entendu son prénom lors de la distribution des paquets qui se trouvaient sous l’arbre de Noël. Ce fut ce jour-là qu’elle eut son premier balai et se découvrit une véritable passion pour la Quidditch. Malheureusement, elle ne sut jamais qui était l’auteur de ce formidable cadeau… La brune soupira doucement, regardant son amant agir comme un gamin surexcité, ayant le même regard qu’elle avait dû avoir…
 
Le sourire qui rayonnait sur le visage de Daryl eut pour effet de rendre les pommettes de la vendeuse de baguettes roses, se perdant à nouveau dans ses pensées sentimentales. Le corps de son compagnon émettait sur elle la même chose qu’un aimant, elle était tout simplement attirée par lui et dans n’importe quelle circonstance. Alors que les mains du bel homme s’agrippaient au papier cadeau, les muscles roulaient sous sa peau, faisant se mouvoir son torse et ses épaules dans une danse qui aurait fait certainement tourner la tête d’Elenna si elle s’était trouvée plus près de lui. Se mordillant légèrement la lèvre, la demoiselle laissa son regard glisser sur le corps du gérant avant de reporter son attention sur son regard. Il était merveilleusement beau et merveilleusement à elle. Ce fut à son tour de sourire, d’un sourire victorieux, carnassier. L’ancien Poufsouffle avait dû en faire tourner des têtes blondes mais voilà qu’il disait maintenant vouloir partager beaucoup plus que quelques semaines avec Elen. Elle était comblée et éperdument amoureuse, elle qu’il avait choisi parmi toutes les filles qui pouvaient se trouver sur cette planète, dans les deux mondes qu’ils connaissaient. La belle était possessive et encore plus depuis qu’elle se comportait comme un loup alpha lors des nuits de pleine lune. Aucune femme ne devrait avoir envers lui des sentiments autres que l’amitié, sinon elle n’en ferait qu’une bouchée…
 
Daryl faisait littéralement des bons sur le canapé, ce qui fit rire la jeune femme. Il criait sa joie comme un gosse âgé d’à peine quelques années et cela ne pouvait faire qu’attiser la tendresse qu’Elenna avait à son égard. Depuis qu’elle était avec le beau brun, elle s’était découvert un petit côté maternelle, souhaitant diriger tout et s’occuper de son homme comme d’un bébé, le choyant comme pas possible. Puis le mâle finit par se calmer, posant le balai qu’il avait dans les mains sur le sofa et se précipita dans vers le petit bout de femme, qui crut un instant qu’elle allait se retrouver sous la masse que représentait son copain. En effet, si l’envie de la plaquer lui venait, elle finirait certainement sous lui sans pouvoir y faire grand-chose bien que sa force était légèrement décuplée depuis qu’elle menait une double vie. Les bras puissants l’étreignirent et la soulevèrent légèrement du sol pour que la louve se retrouve au niveau du visage de Daryl. Celui-ci ne pouvait plus s’arrêter de sourire. Il l’embrassa avec passion comme premier remerciement. La tête de la belle lui tourna légèrement avant de reprendre ses esprits pour lui rendre son baiser et enfin l’écouter parler.

Ma Belle… C’est un cadeau plus que merveilleux. C’est magique. Tu es folle ! En plus aux Halles ! Tu as fait comment ? Tu es magique. Tu es parfaite, tout simplement parfaite. "

Elenna était heureuse de voir que le cadeau et la nouvelle plaisaient au gérant des Halles. Elle rit doucement, ravie de son effet de surprise et de faire plaisir à l’homme qu’elle aimait. Les yeux de Daryl luisaient légèrement, trahissant son émotion. La belle fit alors une moue touchée, caressant avec tendresse la joue du brun. Celui redressa un peu plus la jeune femme dans ses bras qui en profita pour coller son corps au sien et enrouler ses jambes autour de sa taille, collant leur bassin. L’amant se mit à tournoyer sur lui-même alors qu’ils s’embrassaient avec passion. Les cheveux bruns de la belle formaient une tornade autour de leur visage mais ils ne semblaient pas s’en soucier, s’embrassant encore, leurs langues se mêlant dans une danse sensuelle. Malheureusement, cela ne dura pas assez longtemps pour la demoiselle car Daryl dégageait déjà ses lèvres de celles de la jeune femme. Elen voulait encore l’embrasser mais contrairement à ses envies, il la déposa au sol et but sa bière cul sec et disparut rapidement. Haussant un sourcil, la vendeuse de baguettes le vit revenir rapidement, deux verres dans une main et une bouteille dans l’autre. Le tout fut posé sur la petite table basse.

Cette boisson était mon ami de malheur. Ce soir, ça sera mon ami de bonheur. Tu me rends heureux et je veux faire pareil. On part à Paris. En amoureux. Je paye tout, tu ne t’occupe de rien. Et ce soir, on profite d’être très heureux pour parler de notre passé parce que ce balai, c’est un rêve de gamin que tu m’offres. "

Le bonheur, lui aussi semblait heureux. Certainement autant qu’elle et ils partageaient ensemble et dans leur amour cette émotion nouvelle pour la brune. C’était la première fois qu’elle aimait et la première fois qu’elle était si heureuse. Décidemment, si Daryl et elle se construisaient un avenir ensemble, il lui ferait certainement découvrir beaucoup de choses comme Noël ou même son anniversaire. Paris ? De quoi Paris ? La capitale de la France ? Elle en rêvait et quelle ville pouvait être plus romantique que celle-ci pour un jeune couple. Elenna lui avait fait son cadeau, voici qu’il sortait le grand jeu pour le sien. Elle ne savait que dire et se rapprocha de Daryl avant d’apercevoir les larmes qui roulaient sur les jours de son homme.

" Han mon cœur... Pleures pas, je suis la femme la plus heureuse si tu l’es. Paris est une destination merveilleuse, je crois que tu vas gagner le concours du plus beau cadeau ! "
 
Les larmes lui étaient aussi montées aux yeux. Depuis quelques temps, Elen avait remarqué qu’elle faisait preuve d’une grande empathie à l’égard de son amant. Si celui-ci était heureux, elle n’éprouvait que le besoin de l’être aussi mais s’il était triste ou s’était levé du mauvais pied, cela affectait beaucoup trop ses émotions à elle. Les deux verres de rhum étaient posés sur la table alors la belle glissa ses petites mains dans celle de Daryl et l’entraîna avec elle sur le canapé de nouveau. Assise à côté de lui, elle se blottit contre son torse nu, posant sa tête au creux de son cou et l’embrassant doucement. La louve ferma les yeux durant quelques secondes, profitant de la sensation du corps chaud du gérant des Halles contre le sien et écoutant paisiblement les battements du cœur de celui-ci. Une de ses mains s’enroula autour de la taille de son compagnon et l’autre se posa sur son torse, la rapprochant toujours plus de lui. Elle soupira doucement. Si seulement le temps pouvait s’arrêter, personne ne dirait non, du moins pas le couple. Elenna était si bien lorsqu’elle était avec le batteur et ne voulait pas que cela change. A vrai dire, maintenant qu’elle passait ses journées à attendre son retour à la maison, la brune se rendait compte qu’elle ne voyait plus son quotidien sans lui. Il était celui qui la faisait sourire dès le réveil et qui la forçait à regarder l’heure lorsqu’elle était au travail. La demoiselle attendait toujours de retrouver son amant. Rouvrant les yeux et reniflant doucement, Elenna se recula lentement et plongea son regard dans celui de Daryl, caressant sa joue pour chasser les quelques larmes encore présente.
 
" Sinon, tu as vu comme je suis douée ? J’ai dû faire comme Mission Impossible pour acheter nos balais. Ton p’tit vendeur m’a aidé d’une aide précieuse… D’ailleurs, je pense qu’il me prend pour une folle et toi aussi du coup. Je devais être la seule personne avec un bonnet, surtout avec le temps qu’il fait en ce moment. "

La belle rit doucement, jetant un coup d’œil dehors alors que la luminosité baissait peu à peu, teintant les rues de Pré-au-Lard de couleurs orangées et rosées. Puis comme pour illustrer ses paroles, elle remonta légèrement sa petite robe sur ses cuisses, à la limite de son sous-vêtement.
 
" De quoi veux-tu que nous parlions ? Demandes moi ce que tu veux… "

Cette phrase était à double sens mais Elenna ne s’en cachait pas. Elle embrassa de nouveau son compagnon, caressant sa nuque d’une main.
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Daryl C. Hopper
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Re: [Habitation] Wolf's House

Message par : Daryl C. Hopper, Sam 15 Juin 2013 - 13:41


« Han mon cœur... Pleures pas, je suis la femme la plus heureuse si tu l’es. Paris est une destination merveilleuse, je crois que tu vas gagner le concours du plus beau cadeau ! »

Pleurer, un acte que Daryl n’aimait pas. En fait, non. Un acte que Daryl n’avait jamais connu. Pleurer, c’était donc juste avoir des larmes qui coulent le long de la joue. Il venait alors de le faire pour la première fois depuis bien longtemps. A vrai dire même depuis qu’il n’était plus en couche culotte. L’irlandais avait un cœur assez dur. On disait souvent de lui qu’il était un insensible notoire. C’était certainement vrai. Il n’avait jamais montré réellement ses sentiments. Quand il était triste, il se relevait de suite, il ne voulait pas que la tristesse prenne les gens qui l’entouraient. Quand il était heureux, c’était bien plus difficile pour lui de le cacher. A vrai dire, il ne le cachait pas tant que cela. Il avait beau perdre une personne qui lui était cher, la tristesse n’était pas le premier sentiment qui lui arrivait. C’était la colère. Ecrire était pour lui un exutoire. Du moins, cela l’était.

Maintenant, il n’avait plus à se cacher. Elenna allait tout savoir de ses humeurs, de ses pensées. Daryl n’est pas du tout du genre à croire au petit jardin secret. Un grand défaut de l’irlandais. Il voulait tout savoir de la personne qu’il aimait. Il pouvait en devenir jaloux. Avoir vécu, en tant que grand frère, avec beaucoup de petite sœur, Daryl avait toujours été protecteur au maximum avec les demoiselles. Il savait très bien qu’une femme pouvait bien me se défendre qu’un homme mais le fait de devoir jouer son rôle de grand frère avait implanté cette idée fausse. Elenna serait sa protégée. Mais au vu du tempérament de la demoiselle, Daryl allait devoir lever la pédale, il savait très bien qu’elle n’hésiterait pas à lui rentrer dedans pour faire valoir son mécontentement.

Paris serait donc leur prochaine destination. Quoi de mieux que la ville la plus romantique du monde. Daryl savait très bien  que ce n’était pas vrai, la plus belle et plus romantique ville du monde étant Cork mais après tout, il fallait se laisser aller à découvrir d’autres horizons. Il savait que ce voyage ne lui couterait pas grand-chose. La vie chez les sorciers était beaucoup moins chère que chez les moldues. Ils pourraient donc faire beaucoup de chose. Du Sacré-Cœur à la Tour Eiffel, ils allaient devenir de vrai petits touristes moldus. Daryl se voyait déjà marcher sur la dite plus belle avenue du monde, à rire, main dans la main avec Elenna. Il avait presque envie de partir directement le lendemain. Le travail lui ne serait pas très heureux de ce départ prématuré. La jeune demoiselle que Daryl avait dans les bras s’était elle aussi mise à pleurer. La situation pouvait sembler très belle ou très ridicule.

Le canapé sur lequel ils venaient de se poser allait être leur nid d’amour pour la nuit. Le corps d’Elenna se greffa à celui de Daryl. L’irlandais bu une gorgée de rhum. Il avait le gout de victoire, il avait le gout de désir. Après avoir posé son verre, Daryl commença doucement à laisser ses doigts caresser les cheveux noirs de la demoiselle. Il avait la plus belle de demoiselle du monde pour lui. Il en était tellement amoureux. La tête d’Elenna était venue se poser sur son torse. La chaleur était grande. Il avait une soudaine envie, bien charnelle. Le rhum avait cet effet assez radical et rapide chez Daryl. Les îles où il avait été fabriqué en étaient certainement la cause. Daryl se mordit les lèvres, Elenna était trop belle pour qu’ils ne finissent pas  en tenue d’Adam et Eve ce soir. Un léger sourire s’était affiché sur le visage brut de Daryl. C’est la douce voix de la demoiselle qui fit revenir les idées de Daryl sur Terre :

« Sinon, tu as vu comme je suis douée ? J’ai dû faire comme Mission Impossible pour acheter nos balais. Ton p’tit vendeur m’a aidé d’une aide précieuse… D’ailleurs, je pense qu’il me prend pour une folle et toi aussi du coup. Je devais être la seule personne avec un bonnet, surtout avec le temps qu’il fait en ce moment. »

Elle avait été très douée. Trop même. Daryl pouvait s’attendre donc à d’autres surprises. Il l’espérait en tout cas. Le rhum faisait encore son effet quand il prit une autre gorgée. Cette odeur lui faisait plaisir ce soir. Elenna quant à elle venait de faire preuve d’une culture moldue à toute épreuve, citant un film qui était sorti bien des années auparavant. Ce qui était drôle, c’était aussi le fait qu’Elenna arrive à qualifier Nat’ de  petit. Il était aussi grand que lui. Daryl s’imaginait donc la scène. Une petite folle à bonnet. Comment il avait fait pour ne pas la voir. C’était fou, il n’avait même pas été capable de voir que sa petite copine était venue dans son magasin, alors qu’il y était pour acheter des balais. Soit elle avait été vraiment très rapide, soit son travail lui prenait vraiment beaucoup de temps et surtout d’attention. A vrai dire, il avait remarqué les deux balais manquant dans le registre. Sur ce coup, Daryl n’avait pas été le meilleur, Elenna si. Daryl ouvrit donc la bouche et répondit à la belle brune :

« Plus que douée. J’espère que tu l’es pour d’autres choses aussi. En tout cas bravo, tu es vraiment très forte. J’aurai pu quand même entendre ta voix. Même pas, tu as bien de la chance que je sois souvent dans les stocks, seul »

Il fit une moue de gamin qui voulait se faire plaindre. Il fit ensuite un nouveau sourire. Il était béat devant la beauté angélique d’Elenna et ce n’était pas rare qu’il puisse sourire assez bêtement. C’était ça l’amour et il aimait ça. Daryl parti à nouveau dans ses pensées. Si Paris serait son cadeau, il fallait quand même qu’il lui fasse une surprise. Une plus petite mais Daryl devait toujours acheter son cadeau d’amour, comme disait tout le temps son père. Il irait voir dans les magasins. L’amour pour Elenna lui dirait quoi prendre. Elenna aimerait certainement la compagnie d’un animal de compagnie bien que Daryl en était finalement un gros. Il était un peu l’ours en peluche d’Elenna quand il s’agissait de faire des câlins aussi. Un gros ours, un bel ours qu’elle avait le droit d’avoir rien que pour son petit corps. Daryl laissa sa tête tombé. Ses lèvres arrivèrent au contact de celle de la douce Elenna. La main d’Elenna avait monté doucement sa robe. La chaleur était assez grande, encore plus après ça. La main de Daryl commença doucement à faire des allers-retours en caressant la cuisse d’Elenna, s’arrêtant là où la robe commençait. Il aurait voulu rester comme ça toute la nuit. Il était bien. A vrai dire, c’est toute la vie qu’il aurait voulu passer  avec Elenna dans ses bras.


« De quoi veux-tu que nous parlions ? Demandes moi ce que tu veux… »

Daryl en avait presque oublié qu’il lui avait demandé de parler de leurs souvenirs. Daryl avait réalisé qu’il ne connaissait finalement pas si bien Elenna. Du moins, il savait tout d’Elenna actuellement mais il n’avait jamais eu beaucoup de détail sur son enfance. Daryl avait toujours été très entouré, Elenna non. Il voulait savoir ce qu’il allait devoir combattre. Il voulait savoir ce qu’il n’allait pas devoir faire, ce qu’il n’allait pas devoir dire. Daryl ne voulait pas du tout agir comme certaines personnes avaient pu le faire, en mal avec la demoiselle. L’irlandais voulait être l’amant parfait, l’ami, le confident voir même le fiancé. Et puis Daryl avait toujours aimé parler du passé avec les autres. Il serait certainement très drôle de savoir comment était Elenna avec les garçons à l’époque de l’école de Poudlard. La main toujours sur les cuisses d’Elenna, Daryl dit :

« Tout ce que je veux. Beaucoup de chose que je veux mais je pense que c’est pour plus tard dans la soirée.  Et pour maintenant, j’aimerai savoir des anecdotes ou autres. Je me rends compte qu’on ne connait pas beaucoup de chose de nos enfances. Je sais que la tienne a été très dure mais étant ton petit ami, ton futur mari et le futur père de nos enfants, je pense qu’il serait bien pour moi de savoir les difficultés que tu as eu. Mais si tu veux je commence »

Daryl bu à nouveau une gorgée dans son verre de rhum qui commençait doucement à descendre. Par magie, le verre fut rempli à nouveau un éclair de seconde. Daryl avait toujours aimé utiliser la magie pour faire apparaitre de l’alcool à foison. Ce qui l’avait rendu assez célèbre chez les sorciers de Liverpool. Il voulait faire le premier, parlé  de ce qu’il avait pu vivre. Il savait que ça serait très difficile pour Elenna d’en parler. Daryl donnerait envie à Elenna de connaitre sa belle-famille. Une chose était sure, si Elenna venait à rencontrer les Hopper, elle aurait une nouvelle famille qui serait prêt à l’accueillir les bras grand ouvert. Daryl le savait, Elenna serait une reine chez les Hopper. Daryl embrassa Elenna avec passion puis il commença :

« Bon, je suis le premier d’une très grande famille, j’ai presque que des sœurs. Dont Lisa qui a provoqué une folie jalouse en toi, n’est-ce pas.  J’ai eu la chance de vivre dans une famille soudée. Et pour tout te dire, j’ai annoncé à mes parents que j’étais en couple. J’aurai rapidement leur réponse mais je suis sûr que si tu viens chez les Hopper, tu seras une petite reine, tu seras un nouveau membre de la famille. On est comme ça chez les Hopper, on n’a pas les moyens mais on est bien.  Sinon, ma plus longue relation avant de rencontrer la plus belle des demoiselles au monde, c’était 3 mois. Je sais que je vais battre un record, je dirais que je suis prêt à être ton homme pour 3 …00 ans »
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Re: [Habitation] Wolf's House

Message par : Elenna Benson, Dim 16 Juin 2013 - 15:21



La belle sourit. Elle était si bien dans ses bras que le monde pouvait bien s’écrouler autour d’elle, elle ne le remarquerait même pas. Ou alors sa vie continuerait sans qu’elle s’en soucie. Les bras de son amant étaient pour elle le meilleur endroit au monde, le cocon qui la protégeait de tout et de n’importe quoi. Humant doucement l’odeur de Daryl, Elenna ne pouvait que sourire. Son parfum lui était maintenant si familier et elle savait que s’il le fallait, elle pourrait le retrouver sans soucis grâce à ses sens développés. Tout frôlait la perfection si bien que la demoiselle se demandait si c’était cela le bonheur. Sourire niaisement lorsqu’on voyait son compagnon, voir la vie en rose, oublier ses problèmes et ses doutes, aimer son travail et avoir l’impression d’être la femme la plus heureuse et la plus chanceuse parmi le monde sorcier et moldu. Dans cet élan d’amour et de réflexion qui faisait bouillir ses pensées, la jeune femme serra un peu plus le buste du gérant comme pour lui couper la respiration ou lui transmettre sa joie.

Elen repensait à ce qu’avait dit son homme. Paris. Cette ville capitale de la France était connue pour être un des endroits les plus romantiques sur la planète. Et Daryl l’y emmenait. Etait-ce un coup de tête ou bien y réfléchissait-il depuis déjà quelques jours ? La louve n’en savait rien mais il lui tardait déjà ce merveilleux voyage. Elle avait toujours rêvé de se rendre en France et encore plus à Paris, mais en étant accompagnée de son amoureux et surtout si c’est lui qui gérait tout, c’était encore mieux. La belle s’imaginait déjà, main dans la main, marchant avec Daryl sur ce que les gens appelaient les Champs Elysées. Quel serait le programme ? Elle voulait absolument voir la Tour Eiffel mais le beau brun l’avait certainement prévu. Peut-être qu’ils passeraient sur ce pont si connu des amoureux. En effet, les couples qui visitaient la capitale connaissaient tous cette tradition. Pour sceller leur amour, les deux jeunes gens devaient accrocher, aux barrières de la passerelle, un cadenas où les initiales de leurs prénoms étaient gravées. C’était peut-être trop nunuche, mais c’était une belle preuve d’amour. La brune rêvait de voir la matérialisation de tout cet amour…

Revenant enfin sur terre, Elenna se dandina légèrement sur le canapé, s’appuyant toujours plus sur le colosse qu’elle n’avait en aucun cas peur d’écraser un peu trop. Celui-ci attrapa son verre et en but une gorgée avant de le reposer sur la table. Dans son regard, un désir certain semblait y briller et bientôt ses pensées seraient accompagnées par ses actes. Il glissa sa main dans les cheveux bruns de la vendeuse de baguettes qui ferma les yeux de plaisir, souriant. Ses doigts à elle caressaient le torse de son amant ainsi que sa nuque. Au début innocentes, ses caresses savaient l’effet donné sur le bel homme et la jeune femme continua, exprimant ses envies en les déclenchant chez Daryl. Il se mordit d’ailleurs doucement la lèvre, faisant sourire Elen, avant de sourire légèrement, des idées certainement bien en tête. Le gérant des Halles l’écouta parler, un air amusé sur le visage en entendant ses propos. Comment ça le vendeur était plus grand qu’elle ? Certes, mais plus jeune en âge non ? Alors pour elle, elle avait le droit de l’appeler « p’tit gars » si cela lui chantait. Mais il est vrai que cela devait être étonnant sortant de la bouche d’un petit bout qui n’atteignait même pas les un mètre soixante. L’amant semblait s’imaginer la scène dans son esprit et parut amusé. Peut-être se serait-il moquait d’elle s’il l’avait vu ? Elenna soupira, ravie d’avoir su être discrète pour ne pas être ridicule aux yeux de son compagnon. Il lui répondit alors.

Plus que douée. J’espère que tu l’es pour d’autres choses aussi. En tout cas bravo, tu es vraiment très forte. J’aurai pu quand même entendre ta voix. Même pas, tu as bien de la chance que je sois souvent dans les stocks, seul. "

Daryl fit une légèrement moue de gamin vexé et abandonné avant de lancer un sourire charmeur qui fit battre le cœur de la belle un peu plus vite. Elle lui mordilla alors la mâchoire en lui lançant :

" Tu doutes encore de ma… douétude ? Je doute que ce mot existe… Mais après les nuits passées ensemble je pensais t’avoir assez prouvé que j’étais parfaite en tout point ! Elle rit doucement. Mais pas grave, je me devrais de te le montrer à nouveau. Puis tu sais, j’ai parlé doucement… M’enfin si tu es souvent seul dans les stocks, je pourrais toujours venir te tenir compagnie si tu t’ennuis… "

Le regard de la belle en disait long. Elle but à son tour une ou deux gorgées de rhum qui n’arrangèrent pas son cas. Une vague de chaleur vint se rajouter à celle qu’elle ressentait déjà. Cet alcool semblait en leur faveur ce soir et bien plus décidé à les déshabillait qu’à les rendre triste. De toute façon, Elenna n’avait pas la boisson triste, au contraire. Elle se retrouvait souvent très joyeuse avec d’irrémédiables envies comme celles qui semblaient envahir son corps et son esprit peu à peu. Faire l’amour avec Daryl était totalement différent qu’avec ses précédentes conquêtes. La jeune femme s’était faite plaisir de temps en temps, passant une nuit avec un homme rencontré en soirée mais rien de plus. C’était amusant, décontractant, cela aidait à penser à autre chose mais là tout était tellement différent. Offrir son corps par amour changeait tout. Le plaisir était différent et les gestes aussi. La tendresse et l’amour semblaient se dégager de chaque baiser, de chaque caresse. Elenna ne parviendrait certainement à jamais s’en passer et en voulait encore. A ses pensées, ses joues rosirent légèrement. Pour se calmer, elle but une autre gorgée avant de reposer son verre sur la table, mais elle ne fut en rien plus posée… Le baiser échangé laissait à prévoir la fin de la soirée et la main baladeuse de Daryl sur la cuisse de la jeune femme ne cessait de lui donner encore plus chaud. Lui demandant un sujet de discussion, elle savait qu’elle lui offrait des réponses à tout. D’ailleurs, il semblait aussi curieux qu’elle alors elle devrait s’attendre à lui raconter des moments certainement déplaisants de sa vie.

Tout ce que je veux. Beaucoup de chose que je veux mais je pense que c’est pour plus tard dans la soirée.  Et pour maintenant, j’aimerai savoir des anecdotes ou autres. Je me rends compte qu’on ne connait pas beaucoup de chose de nos enfances. Je sais que la tienne a été très dure mais étant ton petit ami, ton futur mari et le futur père de nos enfants, je pense qu’il serait bien pour moi de savoir les difficultés que tu as eu. Mais si tu veux je commence. "

Elenna rit doucement, essayant de cacher la frustration que déclenchaient les propos de son amant. Si elle s’était écoutée, la jeune femme aurait certainement sauté au cou de Daryl une seconde après ses deux premières phrases. Mais elle avait eu raison, il voulait parler de leur enfance. Malheureusement pour lui, la belle n’avait pas grand-chose à dire mais soit. Elle voulait tout savoir de lui et lui voulait tout savoir d’elle. Même si ce ne serait pas forcément facile de comparer un début de vie heureuse et l’autre malheureuse. Pourtant, elle sourit tout-de-même. Daryl venait lui-même de se qualifier comme son futur mari et père de ses enfants. Tout cela était peut-être trop rapide mais Elen parvenait déjà à se projeter avec lui sans avoir une peur bleue. Le beau brun but encore une gorgée de son verre déjà vide mais celui-ci se remplit à nouveau, faisant naître un énième sourire sur le visage du mâle. Comme pour faire disparaître les craintes de la belle, le colosse l’embrassa avec passion une fois de plus.

Bon, je suis le premier d’une très grande famille, j’ai presque que des sœurs. Dont Lisa qui a provoqué une folie jalouse en toi, n’est-ce pas.  J’ai eu la chance de vivre dans une famille soudée. Et pour tout te dire, j’ai annoncé à mes parents que j’étais en couple. J’aurai rapidement leur réponse mais je suis sûr que si tu viens chez les Hopper, tu seras une petite reine, tu seras un nouveau membre de la famille. On est comme ça chez les Hopper, on n’a pas les moyens mais on est bien.  Sinon, ma plus longue relation avant de rencontrer la plus belle des demoiselles au monde, c’était 3 mois. Je sais que je vais battre un record, je dirais que je suis prêt à être ton homme pour 3 …00 ans. "

Elenna s’était reculée légèrement pour l’écouter, son regard plongé dans celui de son amant. Laissant le bout de ses doigts courir sur le buste de Daryl, elle était totalement attentive à tout ce qu’il pouvait lui dire. Il était donc le premier des enfants de sa famille et le seul garçon, ce qui fit sourire la louve. Vivre avec que des femmes devait être compliqué mais lui semblait le vivre très bien. Après tout, vu le parfait compagnon qu’il était, il avait dû être un frère parfait. Peut-être qu’elle avait un frère elle aussi, non ? Un triste sourire s’étira sur son visage. Il parlait donc d’une famille soudée, ce qu’elle n’avait jamais connu car n’avait pas de famille à ses yeux. Puis Elen ouvrit de gros yeux à sa révélation suivante. Daryl avait parlé d’elle à sa famille et aussitôt, les jours de la belle devinrent rouges. Cela voulait donc dire qu’il comptait la présenter à celle-ci. La demoiselle se retrouvait à la fois impatiente et totalement effrayée par cette perspective. Cependant, elle était totalement rassurée par les propos de son amoureux. Sans même savoir eu de réponse, il semblait persuadé que sa copine serait acceptée par sa famille et qu’elle ferait même partie. Cela donna du baume au cœur de la jeune femme. Sa dernière phrase finit d’achever la vendeuse de baguettes qui avait les larmes aux yeux. Ils étaient si heureux, si amoureux qu’elle priait pour que rien ne vienne gâcher leur bonheur. Embrassant doucement ses lèvres, elle lui répondit :

" Je suis à la fois ravie, honorée et stressée que tu es parlé de moi à ta famille. Saches que je serai très heureuse de faire leur connaissance si nous venions à nous voir. J’espère ne pas leur décevoir. Par contre, je ne pourrais pas te rendre l’appareil. A part te présenter à mes amis, je n’ai pas de parents qui pourront te donner leur bénédiction. "

La belle lui fit un petit sourire en coin, à la fois contente et triste. Se penchant vers la table basse, elle prit son verre et le finit cul sec. Elle le reposa, se disant qu’elle nettoierait demain matin. La jeune femme se releva, détachant son corps de celui de son amant et lui prit la main pour l’attirer à elle. A la hauteur de son torse, elle y déposa un baiser avant de l’entraîner vers la chambre ouverte. Elenna la lâcha tout-de-même, détachant sa robe dans son dos et la laissant glisser sur sa silhouette fine, dévoilant son ensemble de sous-vêtements en dentelle noir. Elle finit par se glisser sur le ventre sur le grand lit, attendant que Daryl s’allonge à ses côtés. Une fois qu’elle sentit le poids du beau brun près d’elle, Elen posa son regard sur lui et lui sourit. Le menton au creux des mains et les pieds qu’elle balançait doucement, ramenés vers ses fesses, allongée sur le ventre, elle reprit la parole en répondant aux attentes de son compagnon.

" Je ne sais pas si j’ai de la famille. Du moins, je le suppose, au moins deux parents. Aucune idée de frère ou de sœur possible. Mes…parents m’ont abandonné quelques jours après ma naissance aux portes d’un orphelinat moldu. J’appris donc à grandir sans eux, sans personne à vrai dire. Plus les années passées, plus j’étais définitivement abandonnée. Le peu d’amis que je me faisais partaient à chaque fois, adoptés par des couples ou des mères célibataires. Moi, j’allais d’orphelinat en orphelinat, changeant presque chaque année mais personne ne voulait de moi. Des choses étranges et inexplicables se passaient lorsque j’étais dans les parages, certainement les premières manifestations de mes pouvoirs de sorcière. J’étais regardé par les dames qui s’occupaient de nous comme si j’étais le diable en personne. J’ai dû abandonner rapidement mon enfance pour devenir plus mature que les autres. Je ne savais ce qu’était de rire ou de sourire et je devais me débrouiller seule. Mais un jour, lors de mes onze ans, la liberté et la délivrance se sont offertes à moi. Une personne est venue me chercher pour m’emmener dans une école pour les gens spéciaux, comme moi. Tu te doutes que c’est à ce moment-là que j’ai découvert la magie et Poudlard. J’ai pu enfin être moi, sourire et m’amuser, choses que je n’avais jamais faites auparavant. Je pense d’ailleurs que si j’ai un côté enfantin parfois, c’est parce que je n’ai eu l’occasion de l’avoir quand j’en avais l’âge. Je me suis faite des amis mais je restais toujours étrange aux yeux de certains, mais cela m’importait peu. J’ai eu des copains, des aventures d’un soir, mais rien de sérieux, je ne voulais pas être sérieuse, j’avais peur de m’attacher. Puis lors de ma dernière année, j’ai encore changé lorsqu’un soir de pleine lune j’ai décidé d’aller dans la Forêt interdite. Je te laisse imaginer ce qu’il s’est passé. Et voilà. Maintenant je suis là, couchée près de l’homme le plus parfait de la terre… "

Le regard toujours posé sur Daryl, quelques larmes roulèrent sur ses joues sans qu’elle s’en rende vraiment compte. C’était la première fois qu’elle se confiait ainsi et Elenna se rendait compte qu’elle en avait eu besoin. Soudain le poids sur son cœur se fit plus léger et l’impression de mieux respirer ce fit sentir. Elle se laissa rouler sur le dos, ses yeux gris fixant le plafond. Un sourire s’étira sur ses lèvres, contrastant étrangement avec les petites perles salées qui continuaient leur chemin sur ses joues…

" Merci Daryl… Merci d’avoir donné un autre visage à ma vie. Je t’aime… "
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Re: [Habitation] Wolf's House

Message par : Daryl C. Hopper, Dim 16 Juin 2013 - 19:58


« Je suis à la fois ravie, honorée et stressée que tu es parlé de moi à ta famille. Saches que je serai très heureuse de faire leur connaissance si nous venions à nous voir. J’espère ne pas leur décevoir. Par contre, je ne pourrais pas te rendre l’appareil. A part te présenter à mes amis, je n’ai pas de parents qui pourront te donner leur bénédiction. »

Elenna n’avait jamais eu de famille. Daryl ne savait pas pourquoi, il ne savait même pas si la jeune demoiselle avait eu la chance de connaitre sa famille. Il savait juste que sa petite amie était son opposé. Il avait eu tout ce qu’elle avait certainement désiré. Il ne devait pas se sentir mal à l’aise pourtant il avait une certaine gêne face à son amour. Jamais elle ne lui en voudrait, jamais elle ne pourrait lui reprocher une telle chose, d’avoir vécu heureux. L’irlandais le savait mais le fait d’aimer une personne si grandement et ne pas pouvoir parler de son enfance en étendant des bons souvenirs, c’était pour lui un grand déchirement. Il voyait dans le regard de la louve une expression qu’il n’avait pas encore eu l’occasion de voir. Elle semblait gênée aussi.

Les parents de Daryl avaient toujours été présent pour lui mais lui avait toujours donné une grande confiance aussi. Beaucoup de liberté, peut-être trop. Hoppy n’avait jamais été interdit de boire dans des soirées, jamais ses parents ne lui avaient interdit d’aller avec ses amis voir des matchs de quidditch ou encore, jamais il ne lui avait interdit d’avoir de petite amie. Daryl aurait de toute façon fait le contraire. Sa liberté était trop importante à ses yeux. Cette liberté, les personnes qui connaissaient Daryl depuis un bout de temps, pourrait sembler ne plus exister étant avec une demoiselle. Mais Daryl voyait ça totalement différemment. Il ne pouvait plus avoir des coups d’un soir. Il avait une demoiselle qui l’aimait et qu’il aimait pour lui seul. Partir en voyage, il pouvait encore le faire et encore mieux, il n’était plus seul. Il avait quelqu’un avec qui partager sa vie, ses galères, ses humeurs. Rien que pour ça, sa liberté était encore plus grande.

La bénédiction des parents avaient toujours été un sujet de désaccord. Sa mère avait en tête que les préceptes du mariage étaient sacrée. Né dans une famille de moldue croyante, le mariage était pour elle plus qu’un acte d’amour. Daryl, comme dans beaucoup de cas, était à l’opposé de sa mère. Si la mère Hopper avait donné son caractère à Daryl, leurs idées étaient assez différentes. Cette bénédiction, il l’avait déjà. C’était Elenna qui lui avait donné en l’embrassant dans cette grande roue au-dessus de Londres. Tout ce que Daryl voulait, c’était un aveu favorable de la demoiselle qui l’aimait. Cette demoiselle si belle … Alors qu’elle venait de terminer de parler, Elenna déposa doucement son verre sur la table, partant de l’étreinte qu’elle s’était fabriqué avec son amant.

Daryl fit de même. L’ancienne Poufsouffle marchait doucement devant lui en direction de leur chambre. Des frissons parcouraient Daryl de la tête aux pieds. Il était en couple avec l’une des filles les plus sexy qui lui avait été donné de rencontrer. L’irlandais avait d’ailleurs fait des jaloux du côté de ses amis quand il avait montré une photo montrant la jeune demoiselle. Son stagiaire des Halles lui-même lui avait fait remarquer la beauté remarquable d’Elenna. Daryl se demandait même si elle n’était pas une vélane. Du moins jusqu’au soir où il l’avait vu prendre une potion Tue-Loup. Secouant la tête pour faire sortir les images moins charmante de sa petite amie, les nuits de pleine lune, Daryl se concentra sur le dos d’Elenna. Elle venait de faire tomber sa robe à ses pieds. Il lui en voulait vraiment.

Daryl, sur le seuil de la porte de sa chambre était torturé. Il voulait vraiment parler, il voulait vraiment savoir tout sur tout de sa petite amie. Mais elle faisait monter le désir comme jamais personne n’aurait pu le faire chez notre gérant. En petite tenue noire légère, Elenna aurait pu demander n’importe quoi à son amant qu’il l’aurait fait. L’irlandais était très respectueux de la personne et surtout il n’était pas du genre à sauter sur la première occasion mais le fait de savoir que ce petit corps pouvait être sien quelques secondes plus tard, l’aurait obligé à faire tout et n’importe quoi. Daryl s’allongea quand même à côté d’Elenna. Il pouvait quand même parler encore pendant quelques heures, il le ferait. Coucher aux côtés de sa belle et tendre, Daryl vit le sourire effacée de la demoiselle. Elle semblait plus sérieuse, elle ne l’aguichait plus. Elle voulait aussi vraiment parler. Les draps étaient encore frais, une fraicheur qui ne pouvait faire que du bien au torse chaud de Daryl. Les lèvres douces à leurs habitudes de la charmante fille s’ouvrit puis elle dit :

« Je ne sais pas si j’ai de la famille. Du moins, je le suppose, au moins deux parents. Aucune idée de frère ou de sœur possible. Mes…parents m’ont abandonné quelques jours après ma naissance aux portes d’un orphelinat moldu. J’appris donc à grandir sans eux, sans personne à vrai dire. Plus les années passées, plus j’étais définitivement abandonnée. Le peu d’amis que je me faisais partaient à chaque fois, adoptés par des couples ou des mères célibataires. Moi, j’allais d’orphelinat en orphelinat, changeant presque chaque année mais personne ne voulait de moi. Des choses étranges et inexplicables se passaient lorsque j’étais dans les parages, certainement les premières manifestations de mes pouvoirs de sorcière. J’étais regardé par les dames qui s’occupaient de nous comme si j’étais le diable en personne. J’ai dû abandonner rapidement mon enfance pour devenir plus mature que les autres. Je ne savais ce qu’était de rire ou de sourire et je devais me débrouiller seule. Mais un jour, lors de mes onze ans, la liberté et la délivrance se sont offertes à moi. Une personne est venue me chercher pour m’emmener dans une école pour les gens spéciaux, comme moi. Tu te doutes que c’est à ce moment-là que j’ai découvert la magie et Poudlard. J’ai pu enfin être moi, sourire et m’amuser, choses que je n’avais jamais faites auparavant. Je pense d’ailleurs que si j’ai un côté enfantin parfois, c’est parce que je n’ai eu l’occasion de l’avoir quand j’en avais l’âge. Je me suis faite des amis mais je restais toujours étrange aux yeux de certains, mais cela m’importait peu. J’ai eu des copains, des aventures d’un soir, mais rien de sérieux, je ne voulais pas être sérieuse, j’avais peur de m’attacher. Puis lors de ma dernière année, j’ai encore changé lorsqu’un soir de pleine lune j’ai décidé d’aller dans la Forêt interdite. Je te laisse imaginer ce qu’il s’est passé. Et voilà. Maintenant je suis là, couchée près de l’homme le plus parfait de la terre… »

Les douces envies coquines de Daryl s’étaient envolées. Elles avaient laissé de la place pour un sentiment aussi fort mais bien moins correct à ressentir. Daryl été peiné par ce qu’il venait d’entendre. Pour un enfant de savoir ses parents morts, c’est plus que terrible. On ne peut pas se fier à un modèle parental, un vrai, un modèle de sang. Le cas d’Elenna était encore pire. Ses parents avaient été des lâches. Pour Daryl, aucune raison ne peut pousser des parents à délaisser un enfant. Ils avaient failli détruire une vie. Si jamais elle n’avait pas été une sorcière, qu’aurait fait Elenna ? Les pires images passaient dans la tête de Daryl. Elle aurait été dans la rue, peut-être droguée. Dans des états mortels, des états qui faisait frémir de peur Daryl. Il était donc bien loin de la vérité quand il avait pensé l’enfance d’Elenna. Daryl était même en colère. Sa petite amie n’y était pour rien, tout ce qu’elle avait pu faire de mal, Daryl le mettait sur le dos de ses géniteurs. L’irlandais ne pouvait même pas penser appeler « parents » les choses immondes qui avaient mis Elenna au monde. Comme des personnes aussi lâche avait pu faire naitre, un petit bout de femme aussi courageux, aussi fort et avec des sentiments aussi grand. Elle n’avait rien de ses géniteurs, au grand bonheur de Daryl.

Sa nuit fatale dans la Foret, c’était aussi la faute à ses parents. Lui laissant faire certaines choses, les parents de Daryl lui avait fait comprendre que certaines choses devaient avoir des limites, que certains actes pouvaient devenir mortel. Et avec le recul, Daryl s’en portait plus que très bien. Le fait qu’elle ait été lâchement jetée par ses parents, Elenna n’avait pas eu de bornes posées, pas de limite. Un professeur qui donne des règles est bien moins imposant qu’un parent. Dans la tête de toutes personnes, on écoute plus facilement les siens qu’une personne lambda. Si elle avait eu la chance d’avoir des parents, Elenna ne serait peut-être jamais aller dans cette forêt, jamais elle n’aurait été un monstre aux yeux de certain. La chaleur parcourait rapidement tout le corps de Daryl. Il bouillonnait de colère et de peine. Il savait que de parler du passé d’Elenna allait être difficile mais pas à ce point. Attendant quelques secondes, qui parurent durer des heures, Daryl chercha à se calmer. Après tout, sans toutes cette malheureuse vie, peut-être qu’ils n’auraient jamais eu la chance d’être ensemble. Si ce livre était tombé au bar, qu’il lui avait parlé de loup garou mais qu’elle ne l’avait pas été, est-ce qu’elle lui  aurait fait confiance comme c’était le cas en ce moment ? Elle ne serait peut-être même pas aller dans un bar, ses parents lui auraient peut-être trouvé un travail dans un autre pays. Le passé était triste mais c’était le futur qui comptait aux yeux de Daryl. Leur futur, ensemble, heureux. Le plus beau des bras d’honneur que pouvait faire Daryl aux parents d’Elenna c’était de la rendre heureuse. Mais après tout, peut-être que ses personnes étaient dans des états qui auraient mis en danger sa petite amie. Sa colère était descendue. Il venait de juger trop rapidement, il s’en voulait.

« Merci Daryl… Merci d’avoir donné un autre visage à ma vie. Je t’aime… »

Le sourire d’Elenna se dessina avec les larmes qui coulaient sur les douces petites joues de l’ancienne Poufsouffle. Daryl la regarda. Il ne savait pas quoi dire. Il était du genre à être toujours dans l’humour pour remonter le moral des personnes qu’il aimait. Mais dans ce cas, il n’en était pas capable. Il voulait vraiment montrer son amour. Il l’aimait. Le terme était même trop faible. Ses pensées étaient toutes embrouillées, il ne savait vraiment pas faire. Il déposa un doux baiser sur les lèvres d’Elenna. En la regardant, il voyait les quelques mois qui s’étaient passés, les plus beaux de la vie de Daryl et certainement d’Elenna.  L’irlandais prit une très grande respiration puis il dit :

« Petit cœur. Je t’aime aussi. Je ne sais même pas quoi penser de ton enfance. J’en suis plus que triste. Au moins je sais ce que tu as vécu, ce que j’ai à te dire la dessus … Je hais tes parents, peut-être que je ne devrais pas, ils ont des raisons obscures pour t’avoir abandonné. A vrai dire, je ne veux même pas savoir. Tout ce que je sais, c’est que tu es la plus belle des choses qui m’ai donné d’avoir et de voir. Je suis totalement fou amoureux de toi, je ne peux plus vivre sans toi. Je crois même que je t’ai attendu tout ce temps. Tu es mon ange, celle qui me sauve de ma vie terne. Sans toi, je ne sais même pas ce que je ferais. J’ai bien fais d’être dragueur ce soir-là aux Trois Balais. Oui, c’est ton physique qui m’a attiré mais je savais quand je t’ai demandé si on se connaissait, je savais que tu allais être l’amour de ma vie, je l’ai vu dans tes yeux magnifiques, Je t’aime plus que tout au monde. C’est bateau de dire ça, mais je crois que personne ne peut aimer plus que je ne le fais. Et tu sais quoi, tu es exceptionnelle. Tu as vécu tellement de chose négative et pourtant, tu es si courageuse. Tu as tellement de bonté en toi. Je t’aime pour tout ça, pour tout ce qu’on a vécu, pour tout ce qu’on vit et surtout pour tout ce qu’on aura à vivre. Oui, Elenna Benson, vous êtes la femme de ma vie, de me rêve. Oui je serai un jour le père de tes enfants. Tu seras une mère parfaite »

Daryl n’avait pas réfléchi et tant mieux. Lui aussi devait dire tout ce qu’il avait sur le cœur. Il se sentait léger. Il était dans un état qu’il n’avait jamais connu et qu’il ne connaitrait peut-être plus jamais. Dire son amour était une chose, le dire à la femme de sa vie, c’était encore mieux. Il s’était relever, il était maintenant debout devant le lit. Il regardait sa petite amie. Beaucoup de chose passait dans sa tête, ses mois passés ensemble à rire. Et dans son élan d’amour, son envie de crier sur les toits qu’il avait la chance d’être avec l’amour de sa vie, il tendit les mains vers Elenna. Il la fit asseoir sur le bord de lui. Un geste machinal de Daryl et il se mit à genou :

« Elenna, veux-tu être ma femme ? »


 
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Re: [Habitation] Wolf's House

Message par : Elenna Benson, Jeu 20 Juin 2013 - 14:57



Le silence avait pris la place des rires et des sourires qui avaient précédé les révélations et les phrases douloureuses. Elenna avait mal. Elle m’avait mal de repenser à ces années qu’elle voulait plus que tout oublier. Si elle le pouvait, elle effacerait elle-même sa mémoire. Pourtant, cette vie, cette enfance qu’elle avait tant détesté, c’était cela qui avait d’elle la femme qu’elle était aujourd’hui. La petite fille qu’elle était serait allée à Poudlard avec ou sans famille mais si ses parents ne l’avaient pas abandonné, peut-être qu’elle n’aurait pas le même caractère ou les mêmes envies, les mêmes rêves et les mêmes hontes. C’était sa vie. Et qu’elle le veuille ou non rien ne changerait. D’ailleurs, maintenant elle ne voulait plus changer. Un petit rayon de soleil avait fait son apparition dans son existence, réchauffant son cœur, son âme et bouchant peu à peu le trou causé par la douleur au creux de son ventre. Le flot de ses larmes de nuit s’était tari dans les bras de cet homme merveilleux. Les journées où le passé resurgissait dans son esprit avaient disparu. Les envies de ne pas rentrer et de passer la nuit à boire ou en compagnie d’un autre homme pour oublier s’étaient envolées. La jeune femme ne voulait pas perdre la personne qui avait changé sa vie, celui à qui elle s’était donnée corps, cœur et âme.

Posant son regard sur lui, son sourire vint faire tâche sur son visage trempé de larmes qui commençaient à se calmer. Raviver les mauvais souvenirs n’était jamais bons mais elle voulait tout partager avec son amant. Elle voulait tout savoir de lui, de sa vie alors la belle savait qu’elle devait faire pareil. Pour la première fois de sa vie, Elen remercia ses parents dans sa tête. Qui sait ce qu’elle aurait été à l’heure qu’il est ? Peut-être qu’elle aurait quitté la Grande-Bretagne. Peut-être qu’elle serait professeur à Poudlard ou bien qu’elle serait une des employée du ministère. Toute une ribambelle de métiers qui auraient pu s’offrir à elle  certainement. Pourtant, la demoiselle ne voulait rien de tout cela. Quand elle plongea son regard dans celui du beau brun qui était à ses côtés, elle voyait le bonheur, elle voyait son avenir, elle y voyait le monde car il était devenu le sien…

Daryl l’écoutait attentivement. Il n’avait pas bougé, allongé près d’elle. Même si son visage n’exprimait pas grands choses, plusieurs émotions semblaient se battre dans le regard du beau brun. Le pire était son odeur. La colère se mit à bouillonner tellement fort à l’intérieur du gérant des Halles que celle-ci imprégnait l’atmosphère. La brunette connaissait cette sensation qui devait faire naître beaucoup de réflexion dans les pensées de son compagnon. Elle aurait aimé lire dans les pensées du bel homme mais ce n’était pas bien dur à déchiffrer. Elenna ne doutait en rien de l’amour de son amant, elle lui faisait confiance. Et si lui aussi avait eu un passé douloureux ? Des gens à détester ? Comment aurait-elle agit ? La jeune femme les aurait certainement haïs aussi et aurait souhaité leur arracher leur vie dans leur sommeil. Daryl était toute sa vie et jamais elle ne supporterait de le perdre ou de le voir souffrir. Alors c’était normalement la même chose pour lui. L’amour de sa vie détestait certainement les parents de la demoiselle mais il n’avait pas à être blâmé. S’il ressentait cela, c’est qu’il l’aimait. La belle le comprenait même si par moment, elle n’en voulait pas à ses géniteurs. Peut-être avaient-ils eu une bonne raison ? Elle ne le saurait certainement pas de sitôt…

La louve avait détaché son regard du plafond pour fixer l’homme qui détenait son cœur entre ses mains. En le lui donnant, elle lui offrait aussi la possibilité de la détruire. Pourtant, Elen lui faisait confiance et lui confierait son existence sans hésiter. Leurs regards se croisèrent alors que le brun n’avait toujours pas dit un seul mot. La scène semblait figée et le silence effrayant mais Daryl se redressa enfin légèrement, approchant son visage de celui baigné de larmes du petit bout de femme. Ses douces lèvres vinrent retrouver la fine bouche de la belle qui se laissa faire, fermant les yeux pour apprécier une fois de plus les sensations qui la submergeaient lorsque son amoureux l’embrassait. Se reculant doucement mais ne la lâchant pas du regard, il inspira et expira doucement avant de prendre la parole.

" Petit cœur. Je t’aime aussi. Je ne sais même pas quoi penser de ton enfance. J’en suis plus que triste. Au moins je sais ce que tu as vécu, ce que j’ai à te dire la dessus … Je hais tes parents, peut-être que je ne devrais pas, ils ont des raisons obscures pour t’avoir abandonné. A vrai dire, je ne veux même pas savoir. Tout ce que je sais, c’est que tu es la plus belle des choses qui m’ai donné d’avoir et de voir. Je suis totalement fou amoureux de toi, je ne peux plus vivre sans toi. Je crois même que je t’ai attendu tout ce temps. Tu es mon ange, celle qui me sauve de ma vie terne. Sans toi, je ne sais même pas ce que je ferais. J’ai bien fais d’être dragueur ce soir-là aux Trois Balais. Oui, c’est ton physique qui m’a attiré mais je savais quand je t’ai demandé si on se connaissait, je savais que tu allais être l’amour de ma vie, je l’ai vu dans tes yeux magnifiques, Je t’aime plus que tout au monde. C’est bateau de dire ça, mais je crois que personne ne peut aimer plus que je ne le fais. Et tu sais quoi, tu es exceptionnelle. Tu as vécu tellement de chose négative et pourtant, tu es si courageuse. Tu as tellement de bonté en toi. Je t’aime pour tout ça, pour tout ce qu’on a vécu, pour tout ce qu’on vit et surtout pour tout ce qu’on aura à vivre. Oui, Elenna Benson, vous êtes la femme de ma vie, de me rêve. Oui je serai un jour le père de tes enfants. Tu seras une mère parfaite. "

Elenna s’était tue et l’avait écouté sans un mot, sans un geste. La bouchée légèrement bée, elle semblait boire le flot de paroles que Daryl prononçait. Il l’aimait et jamais elle ne se lasserait de l’en entendre dire. Le brun lui exposa alors enfin ce qu’il pensait sur son passé, sur ce moment de la vie qu’on appelle enfance et qui est censé être le plus beau. Puis il exprima enfin la colère qui semblait flotter autour de lui comme une aura. Pour le calmer, la vendeuse de baguettes posa sa main sur sa sienne, entremêlant ses doigts aux siens. Quand elle était en contact avec lui, elle était apaisée et espérait donc faire de même avec son compagnon. Il sembla d’ailleurs penser à autre chose, lui parlant d’elle et de ce qu’elle représentait à ses yeux. Elen écoutait sa voix suave. Elle avait l’impression que tout ce qu’il disait était ses mots, qu’elle aurait très bien pu lui dire la même chose. Cela prouvait une chose, ils étaient éperdument amoureux l’un de l’autre. Il ne s’agissait en rien d’un premier amour de jeunesse, d’un amour qui n’est en fait qu’une amitié. Non, le vrai coup de foudre venait de leur tomber sur la tête, bouleversant leur vie et leur cœur.

Il parlait d’avenir et de ses qualités. Chaque mot embrumait les pensées de la louve ainsi que son cœur. Elle aimait Daryl mais encore plus quand il la complimentait autant. A vrai dire, Elenna n’avait jamais eu le culot de dire qu’elle était belle, n’y croyant pas trop. Mais lorsqu’elle était aux côtés du brun, elle l’était. C’était lui qui la rendait belle et souriante. C’est par son regard qu’elle arrivait à se faire confiance, c’est dans ses yeux que la vérité existait. Quittant le lit, ne laissant qu’une marque chaude là où il était allongé, le gérant des Halles se tenait debout devant le lit, fixant la demoiselle comme s’il allait lui annoncer qu’il la quitter. Ravalant sa salive, la brune ne dit rien, le regardant aussi. Ses bras se tendirent vers elle. Encore allongée, Elen glissa ses petites mains dans celle du géant et elle fut rapidement assise sur le bord du lit. Alors qu’elle allait ouvrir la bouche pour lui dire qu’il lui faisait un peu peur là, Daryl se laissa glisser au sol, mettant un genou à terre, ses mains tenant toujours celle de la peureuse.

" Elenna, veux-tu être ma femme ? "

Les yeux de la belle formèrent deux petits ronds étonnés, abandonnant leur forme en amande. La bouchée bée et le cœur battant la chamade, Elenna sentit tous ses muscles l’abandonner dans le combat, comme si elle ne devenait plus qu’une poupée de chiffon.

" Daryl, je… "

Elle ? Mariée ? Le bel homme se rendait-il bien compte qu’il demandait à un loup-garou de l’épouser ? Il souhaitait la prendre pour femme, pour épouser. Il allait promettre de la chérir dans les meilleurs moments comme les pires, dans la richesse ou la pauvreté, dans la maladie ou la santé et de l’aimer jusqu’à ce que la mort les sépare. La louve avait la tête qui tournait. Tout cela n’était pas vrai, c’était comme dans un rêve. Depuis sa plus tendre enfance, la petite fille qu’elle était s’était jurée de ne pas aimer, de ne pas tomber amoureuse pour ne pas souffrir. Elen avait eu toujours peur de ce qu’il pourrait arriver si elle était charmée pour un homme. C’était peut-être l’amour entre ses parents qui lui avait donné la vie mais ils n’en avaient pas eu assez pour elle et pour la garder. Le mariage était donc une chose qu’elle n’avait jamais envisagée. Pourtant, depuis qu’elle avait rencontré son compagnon tout devenait possible à ses yeux. La jeune femme voulait se marier et avoir des enfants sans refaire les erreurs de ses parents. Elle voulait avoir une vie heureuse et équilibrée. Mais là, elle restait plantée devant le brun et les secondes passaient dangereusement. Pour ajouter au tout, des larmes se remirent à rouler sur ses joues de porcelaine, quoi de mieux pour inquiéter le beau brun.

La bouche légèrement entrouverte, Elenna essayait de parler mais son souffle était court et les mots ne parvenaient pas à sortir. Alors elle laissa passer encore un peu de temps, son visage baigné de perles d’eau salée. Elle ne savait pas ce qui était plus compliqué, réussir à parler ou regarder le regard de Daryl qui semblait commencer à avoir peur de la réponse. Secouant légèrement la tête pour retrouver ses esprits, si la demoiselle n’arrivait pas à aligner de mots, il fallait au moins qu’elle agisse. Dans un élan de rapidité et de force qu’Elen ne se connaissait pas mais s’en doutait grâce à sa nature, elle bondit sur Daryl, s’accrochant à son cou comme à la vie, serrant de toutes ses forces le corps musclé de l’homme qu’elle aimait. Emporté par l’élan, celui-ci s’était retrouvé assis sur le sol, un petit bout de femme accrochée autour de lui comme une huitre à son rocher. Ses bras étaient enroulés autour de sa nuque et ses jambes autour de sa taille comme si les deux corps étaient inséparables. Le visage enfoui dans le cou du beau brun, elle l’embrassa avant de ne reculer que sa tête pour l’embrasser encore et encore, déposant pleins de furtifs baisers sur son visage, ses lèvres, sa mâchoire, son nez et ses joues. Les larmes de joie coulaient toujours de ses yeux, accompagnées de son maquillage noir qui commençait à prendre d’assaut ses joues dans des traînées humides. Prenant sa respiration un bon coup, la brune réussit enfin à parler.

" Oui. Oui ! Oui je veux devenir ta femme. Han je suis désolée, je t’aime tant. Plus que tout au monde. "

Elenna se sentait mal d’avoir mis autant de temps à lui répondre alors elle l’embrassa et cette fois-ci en exprimant tout son amour et sa tendresse. Ses bras ne cessaient de serrer d’étreindre son corps comme si la jeune femme avait peur qu’il s’envole. Daryl lui rendit alors son baiser et se releva, gardant la fine silhouette dans ses bras, les allongeant sur le lit pour l’embrasser encore et encore…
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Re: [Habitation] Wolf's House

Message par : Daryl C. Hopper, Mar 25 Juin 2013 - 13:18


La Valse des corps avait commencé. Les deux êtres étaient en fusion, ils se donnaient l’un à l’autre. L’acte charnel dura une trentaine de minute d’une rare intensité. S’il faisait assez chaud dehors, c’était maintenant pire à l’intérieur de la chambre. Même si les deux êtres avaient connu une éducation en partie moldue, ils n’avaient en aucun cas été les moutons d’une religion. Ils ne pouvaient pas croire en cette force supérieur qui faisait tant peur à certains moldus, les sorciers étaient supérieur à l’image que les humains normaux avaient de leur être suprême. Dans un cas pareil, tous les préceptes sur le mariage et les pêchés n’existaient pas. Ils n’avaient jamais existé pour Daryl. Elenna, elle, avait peut-être dû passer quelques temps avec des nones, c’était souvent le cas pour les enfants sans parents. Tout ce qui était sûr, c’est que les deux amants avaient déjà eu des relations sexuelles avec d’autres partenaires avant de tomber amoureux. Elenna semblait d’ailleurs avoir fait tourner beaucoup de tête. Et à juste titre. Les deux corps de  nos amants, dans le plus simple appareil, étaient partis dans un doux câlin, reprenant doucement leurs souffles, revenant d’un nirvana. Un 7ème ciel que Daryl n’avait jamais atteint à ce point. L’irlandais laissait ses pensées venir.


Il était maintenant fiancé, il allait devenir un mari. Il serait le mari de Madame Elenna Hopper. Hoppy ne savait pas trop si Elenna choisirait son nom ou si elle souhaiterait garder son nom de jeune fille. Tout ce qu’il savait, c’est que ce nom la rapprochait de personnes qui lui avaient fait beaucoup de mal. Il allait avoir la bague au doigt. Il serait ce genre de mec, qui va au bar avec ses amis célibataires. Ce garçon sur qui on peut compter, le mariage étant un engagement sérieux. Même si Daryl était quelqu’un qui était déjà comme cela, le mariage le montrerait au monde entier. Ses mains dans les cheveux de la demoiselle, Daryl laissait ses pensées venir et repartir. Il avait tellement de chose à quoi penser. Il se taisait, le silence semblait porter l’amour dans la pièce. L’acte avait été assez bestial, la fatigue était présente mais c’était l’envie de figer le temps qui faisait que Daryl ne parlait pas. Il pouvait maintenant qu’imaginer ce que serait ce jour. Toutes les personnes mariées qu’il connaissait lui disaient que ça serait le plus beau jour de sa vie. Daryl savait que ce n’était pas vrai. Même si Elenna était l’amour de sa vie, le plus beau des jours serait celui où cette même petite demoiselle brune lui donnerait le plaisir d’être père. Un mariage symbole l’amour entre deux êtres, faire un enfant n’est pas un symbole d’amour mais une preuve. L’irlandais regretta même quelques instants de ne pas avoir de fils ou de fille. Il aurait aimé voir une petite d’ange courir dans les allées de chaise pour donner maladroitement les anneaux qui scelleraient l’amour des deux amants face aux autres.


Cet amour flottait encore dans l’air. Il était d’une rare puissance. Les deux amants s’étaient donné dans un corps à corps qui avait été d’un plaisir mutuel. Pour repos, Daryl avait ses idées qui arrivaient encore dans sa tête. Le natif de Cork voyait maintenant une liste. Une grande liste. Une très grande liste. Celle des invités. S’il ne savait pas vraiment combien d’ami avait Elenna, il était sûr que sa liste à lui serait d’une grandeur qui ferait peur. Sa famille était très grande. Le problème, c’est que certains membres de sa famille maternelle ne savaient rien de la magie. Il lui été donc difficile de l’invité. Après tout, du côté de sa mère, il n’était pas aimer. Il était même haït par la plus part des gens. Seul son cousin Al avait toujours été là pour lui. Ce que ces gens pouvaient penser, il s’enfichait pas mal, ça lui passait dessus. Le fait qu’il est fait beaucoup de peine à sa mère l’encourageait quand même à ne pas vouloir voir à un moment très important pour lui, des personnes sans respect. C’était décidé, la famille de sa mère ne serait pas présente. Sauf Al bien entendu. Le problème dans tout ça, c’est que sa mère n’avait que 3 frères. Une petite famille en sorte. En revanche, du côté Hopper, la famille était grand, trop grande même. Ses grands parents avaient donné naissance à 6 garçons et 4 filles.  Et aucun d’entre eux n’étaient pas dans le cœur du grand brun. Ses oncles et tantes avaient bien sur tous eu des enfants. Sa tante Aileene était celle qui avait eu le moins d’enfant. Elle en avait eu 2, qui eux même en avait 2 chacun. Daryl voyait un arbre généalogique beaucoup trop grand dans ses pensées. Mais après tout, il avait les moyens, il pouvait donc se permettre d’avoir véritablement toutes les personnes qu’il aimait autour de lui. Il fallait aussi ajouter à cela ses amis, pas très nombreux mais pour l’irlandais, c’était aussi sa famille. Il compterait aussi sur ses collègues de travail. Solange et Nat’ serait bien sur les premiers invités.


Le voyage vers Paris était totalement sorti de la tête de l’homme qui s’étendait nu sur son lit. Il pensait maintenant qu’au mariage. Les deux choses qu’il trouvait les plus difficiles se trouvaient maintenant devant lui. D’une part, il n’avait pas de témoin. Daryl n’était pas du genre conformiste mais s’il voulait bien garder une tradition, c’était celle que tout homme né Hopper devait avoir 2 témoins hommes. Pour Daryl s’était un peu dur. Il n’avait pas de vrai ami très proche. Ses deux meilleures amies étaient des demoiselles. Une évidence venait d’arriver au crâne bouillant de Daryl. Al. Son cousin Albert, de son vrai nom, serait forcément un des deux témoins. Ils savaient vécu tellement de chose ensemble. Il était très proche et en plus, même s’il était moldu, Al connaissait très bien le monde magique. Quand ils étaient plus jeunes, les deux garçons avaient tout appris de l’autre, sans rien se cacher. En repensant à cela, Daryl voyait une vérité simple. Son meilleur ami était finalement son cousin. Le problème était quand même encore présent. Daryl devait trouver un autre témoin. Il n’avait aucune idée. Il ne pouvait pas prendre un de ses deux frères, ils étaient jumeaux et Daryl, avec le cœur qu’on lui connait, aurait eu bien trop de mal à devoir faire un choix entre les deux. Il n’avait pas d’autres amis. Il verrait certainement plus tard ce détail qui était une petite épine dans le pied.


D’une autre part, il y avait la question du lieu. L’endroit devait être magique. Un mariage devait se faire dans un lieu qui transpire l’amour. Seulement, Daryl ne voulait pas de quelques choses de classique. Il aimerait se marié dans un endroit qui lui était spécial, un lieu qui ressemblait vraiment à la relation que les deux amants avaient. Un lieu où l’amour simple côtoyait un côté rebelle. Un mariage était conformiste en soi mais Daryl aimerait voir dans le sien une facette beaucoup moins rigide. La France serait un bel endroit mais l’Irlande le serait encore plus. Il se voyait bien à Cork, dans la maison familiale décorée étrangement. Un côté jeune libéré dans un classicisme de couleur. Son mariage sera tout sauf banal. Il ne voulait pas le faire pour qu’on le remarque mais parce qu’il se sentirait mieux dans un lieu qui lui serait plaisant. Il savait qu’Elenna allait penser pareil. Sur ce point, il n’y aurait pas de divergence. Daryl sorti doucement de ses pensées. Un petit vent chaud entrait maintenant par la fenêtre qui était restée ouverte lors de leurs ébats.  Il se foutait de savoir s’ils avaient été entendus. Il déposa ses yeux sur le corps nu d’Elenna. Il lui fit un grand sourire puis il lui dit :



« Tu vas être ma petite femme. Elenna, je t’aime. Il nous faut une date, un lieu. Enfin tout quoi ! Maintenant, tout de suite. Désolé je trop heureux pour attendre. Je veux une chose ce soir, qu’on continue à parler … du mariage »
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Re: [Habitation] Wolf's House

Message par : Elenna Benson, Dim 24 Nov 2013 - 16:34


[Pv: Noah Alniott]


Nos choix sont plus nous que nous.


L
e silence n’avait rien d’apaisant depuis que Daryl avait quitté l’appartement. C’était vide, tellement vide. Dans ce doux foyer, Elenna avait l’impression de ne voir plus que son ex-fiancé, de sentir son odeur sur chacun de ses vêtements ou dans ses draps sans parler du tissu canapé qui paraissait s’être imprégnait de son parfum. Pour une fois, la belle aurait préféré ne pas avoir ces sens développés que lui avait offerts sa nouvelle vie de loup-garou. Elle se surprenait par moment à cesser de respirer, coupant son souffle pour oublier les derniers cris qui avaient déchiré l’harmonie qui régnait autrefois dans l’appartement. En effet, depuis la dispute qui avait fait du couple Elenna – Daryl d’eux des célibataires, il n’y avait plus de bruit dans le petit coin de paradis de la jeune femme…

Elle était maintenant seule, terriblement seule et devait se raccrocher à quelque chose. Heureusement que Dwayne était revenu d’ailleurs. Elle avait déjà partagée quelques instants avec lui depuis son retour et cela lui avait fait un bien fou mais à chaque fois qu’elle rentrait chez elle, c’était l’irlandais qui lui revenait en mémoire. La brune le revoyait, se tenant debout près de la baie vitrée qui donnait sur le balcon, pointant sa baguette sur elle qui se trouvait non loin du lit. Le flot de mots qui sortaient de leur bouche n’avait aucun sens. Ils se reprochaient des choses comme si le véritable problème n’était pas là. Puis cela avait fini par arriver, Daryl avait enfin ouvert son cœur pour briser celui de la demoiselle. Le problème était donc là, devant lui. Le problème, c’était ce qu’Elenna devenait les nuits de pleine lune. Une fois par mois, la demoiselle disparaissait dans la forêt interdite pour profiter de sa liberté lupine et l’irlandais avait beaucoup de mal avec cela. D’autant plus que sa fiancée parvenait maintenant à contrôler l’animal qui sommeillait en elle et qu’elle tentait de le faire sortir au grand jour. Cela faisait plus de 7 ans qu’elle était loup-garou et Elen savait qu’elle pourrait le faire avec le temps. Mais le brun ne voulait pas de ça, pas de cette vie, pas d’une femme comme celle-là. Tout s’était terminé sur des menaces, des cris et des pleurs…

C’était le seul souvenir qui hantait la mémoire de la belle lorsqu’elle pénétrait dans son appartement. Heureusement, ce jour-là, alors qu’elle rentrait d’une journée de travail chez Ollivander’s, Elenna avait la tête à autre chose et n’avait pas le choix. Déposant ses affaires sur le sofa, elle fila prendre une bonne douche pour se détendre après une journée de boulot. Ce soir, la vendeuse de baguettes ne serait pas seule avec ses cauchemars car elle avait une invitée. Certes, la dite invitée n’était pas là pour prendre l’apéritif mais cela permettrait à Elenna de penser à autre chose qu’à son ex-fiancé. Il y a de cela quelques jours, une réunion avait eu lieu dans les cuisines du Chaudron Baveur dont la propriétaire était une certaine Noah Alniott, ancienne Poufsouffle d’après ce qu’il se disait sur elle. La belle avait eu l’occasion de la croiser une ou deux fois mais ne l’avait réellement vu que lors de cette assemblée de rebelles. La plupart des personnes pour cette rébellion était des jeunes qui étaient encore à Poudlard, d’ailleurs, le meneur y était lui aussi. Cependant, il y avait quelques adultes comme Noah ou Elenna. Celles-ci avaient donc été recrutées pour entraîner les écoliers au combat, cela promettait de grandes choses.

La jeune femme avait enfilé un jean et une veste à capuche pour l’occasion. Après tout, elle n’était pas là pour recevoir les plus grands invités que l’on puisse avoir et elle était chez elle. La classe et l’élégance n’étaient pas demandées. La propriétaire du Chaudron Baveur lui rendait visite pour parler de ces fameux entraînements. Il fallait trouver un lieu car si les jeunes avaient la Salle sur Demande à Poudlard, ils ne pouvaient pas combattre fictivement dans l’appartement de la vendeuse ou éternellement dans les cuisines du bar. Les deux jeunes femmes se revoyaient donc pour mettre ce plan à exécution et pour s’échanger leurs idées. Elenna était pressée de voir enfin quelqu’un franchir la porte de son doux foyer sans que celle-ci lui crache à la figure qu’elle était un monstre et que sa vie ne pourrait jamais être normale. Mais après tout… Que cela voulait-il dire « être normal » ? Chacun avait sa propre définition de la banalité ou de l’originalité. Elen avait elle-même la sienne et elle se trouvait tout à fait apte à vivre une vie comme les autres. Sur cette réflexion, ce fut trois petits coups sur le porte qui lui répondirent, annonçant l’arrivée de l’invitée…


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Re: [Habitation] Wolf's House

Message par : Noah Alniott, Dim 24 Nov 2013 - 20:27


Noah manqua de s'étaler par terre au milieu des rues de Pré-au-lard. Pas de sa faute, elle transplanait très bien bien sûr, après onze ans de pratique. Le problème, c'était les chaussures. Des talons de de plus de 10 centimètres qu'elle avait acheté, comme ça sur un coup de tête. Pour fêter quoi? Ses 1 an de séparation avec Jendy qui approchait à grands pas peut-être ...  Enfin bon, toujours est-il qu'au moins elle était grande, bien habillée, élégante pour son rendez-vous de travail avec Elenna Benson. Cette jeune femme travaillant chez Ollivanders et anciennement Poufsouffle était devenue allié de l'ordre grâce à Liam qui lui avait touché un mot du rendez-vous au Chaudron Baveur. De là les deux jeunes femmes avaient prévues de se voir pour organiser les entrainements des autres alliés, pour la plupart des élèves qui avaient besoin de conseils en matière de duels. Noah s'était donc un peu plus renseignée sur qui était cette mystérieuse femme. Et Phoebe et Dwayne lui en avait parlé, d'une même voix. C'était une loup garou, depuis assez longtemps, qui se contrôlait presque. Cela avait amené tout l'ordre à réfléchir, car le départ d'Abygaël dans des contrées lointaines les obligeait à chercher d'autres partisans de confiance, forts, et intelligents. Noah n'allait pas seulement réfléchir à l'entrainement de leurs alliés, elle allait aussi poser quelques questions à Elenna... La tester un peu peut-être. 

La brunette tapa trois petits coups secs à la porte du charmant appartement de Miss Benson. La jeune femme, vêtue d'un jean et d'une veste  apparu dans l'encadrement de la porte. Les deux ex Poufsouffles s'installèrent tout d'abord dans le salon, autour d'une table, après les salutations d'usage. Noah était plutôt exubérante, parlait fort, souriait, ne restait pas tranquille sur sa chaise, tandis qu'Elenna semblait plus posée. Pour la première fois, la phénix observa vraiment le visage de celle qui était en face d'elle. Elle l'avait déjà croisé avant la réunion au Chaudron, elle en était certaine. Evidemment! Elles ne devaient pas avoir une trop grosse différence d'âge, elles avaient probablement plusieurs fois mangés ensemble à la table des Poufsouffle. Mais c'était il y a plus de dix ans, ce qui expliquait que Noah ait mit tant de temps à se souvenir des traits de cette connaissance lointaine. De plus, si elle avait été mordue depuis, il était possible que ses transformations mensuelles aient changé quelques peu ses traits... Alors qu'un blanc allait s'installer, Noah relança immédiatement la conversation.

- Je viens de réaliser qu'on a dû se croiser souvent à Poudlard toutes les deux! Ravie de voir que la maison des Jaunes est tant impliquée dans cette guide qu'a créé Jean-Baptiste! 
Elle marqua une petite pause et reprit:
-Pour les entrainements, je pense qu'il faudra commencer par les bases, la stupefaxion, le sortilège de saucissonnent, et puis celui d'entrave. Et naturellement il faut vérifier que tous savent utiliser "l'expelliarmus"! Et pour les lieux ... Je ne sais pas trop ....

Noah espérait qu'Elenna aurait des bonnes idées, et qu'ensuite il serait facile de l'interroger et d'aborder le sujet des phénix... Tout dépendait de ses réactions, de cette petite heure que les jeunes femmes allaient passer ensemble.
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Re: [Habitation] Wolf's House

Message par : Elenna Benson, Lun 25 Nov 2013 - 3:34



Ce fut donc ainsi que la monotonie qui régnait dans l’appartement de Pré-au-Lard fut brisée, soulageant la propriétaire de celui-ci. Ajustant sa veste à capuche et sautillant sur place pour remettre son jean en place, la jeune femme d’habitude si rayonnante fila vers la porte, ses petits pieds nus ne faisant aucun bruit sur le sol en lino gris clair. Sans grande surprise, la porte s’ouvrit sur ce visage si peu familier mais pourtant connu d’Elenna. La gérante du Chaudron Baveur était un peu plus grande que la louve mais à vrai dire, cela n’était pas bien compliqué. De plus, elle était perchée sur des échasses que certains appelaient talons et que d’autres préféraient ne pas appeler. La belle dut lever la tête pour observer la frimousse de Noah. Un mince sourire se dessina sur ses lèvres pour la saluer et elles échangèrent quelques politesses avant de s’avancer dans le loft.

Miss Alniott avait pour l’occasion enfilée une de ses plus belles tenues et là encore, Elen se serait certainement sentie mal à l’aise si elle n’était pas chez elle. Pourtant, elle commençait à être habituée. La belle n’aimait pas se prendre la tête et il était rare qu’elle s’habille avec autant de classe sauf lorsqu’elle sortait de nuit. D’ailleurs, ce n’était pas la première fois qu’elle se trouvait dans cette situation. Quelques jours plus tôt, lorsque les retrouvailles avec son frère avaient eu lieu, il portait une belle chemise repassée et elle avait mis un sweat pour prévoir leur nuit de chasse sous la lumière de la pleine lune. Mais tout cela n’était que détails pour la vendeuse de baguette et le regard des autres lui importaient plus, elle avait passé ce cap depuis son arrivée à Poudlard et encore plus depuis qu’elle cachait au plus profond d’elle une bête meurtrière et sanguinaire. Elenna finit par inviter la propriétaire du bar à s’asseoir face à la table dans le salon où là encore, elles parlèrent de tout et de rien pour lancer une conversation sans gêne.

La jeune femme n’était pas vraiment elle-même depuis que Daryl avait quitté l’appartement, qu’il avait tout simplement quitté sa vie. A vrai dire, ce fut en regardant Noah qu’elle s’en rendit compte : hyperactive, souriante et bavarde. C’était exactement comme cela qu’était Elenna et pourtant, elle se contentait de parler avec calme, affichant de minces sourires comme si tout cela n’était qu’un masque. Depuis qu’il n’était plus là, il avait emporté avec lui une part du cœur de la vendeuse de baguettes et un morceau de sa joie aussi. Elen s’en rendait enfin compte et ce fut durant ce début de conversation avec la brune aux cheveux courts qu’elle décida que tout allait redevenir comme avant. Qu’elle allait sortir, voyager, découvrir le monde et le protéger. En ayant été à cette réunion au Chaudron Baveur, elle avait déjà fait un premier pas vers ce renouveau et cette soirée avec l’ancienne directrice de Poufsouffle n’était qu’une continuité. Elle voulait changer le monde, ou du moins le rendre plus sûr. Un léger silence vint répondre à sa réflexion mais Noah reprit de plus belle.

" Je viens de réaliser qu'on a dû se croiser souvent à Poudlard toutes les deux! Ravie de voir que la maison des Jaunes est tant impliquée dans cette guide qu'a créé Jean-Baptiste! Pour les entrainements, je pense qu'il faudra commencer par les bases, la stupefaxion, le sortilège de saucissonnent, et puis celui d'entrave. Et naturellement il faut vérifier que tous savent utiliser "l'expelliarmus"! Et pour les lieux ... Je ne sais pas trop ... "

Elenna répondit cette fois-ci d’un sourire franc, c’était toujours un vrai plaisir de passer du temps en tant qu’anciens partenaires d’une maison. Même si les élèves de sa génération étaient maintenant adultes, personne n’oubliait jamais ce qu’avait décidé le Choixpeau pour leur vie à venir. Bien souvent, ils grandissaient avec sa maison, ils apprenaient avec leur maison et ils devenaient les grandes personnes qu’ils étaient actuellement grâce à leur maison. Et si l’un d’elles était la meilleure, c’était forcément Poufsouffle. Il était certain que toutes les maisons devaient dire ça les concernant. Si les blaireaux étaient souvent critiqués, de grandes têtes et de grandes célébrités venaient de cette maison. Un jour peut-être, les jaunes et noirs seraient récompensés pour leur travail accompli. La belle répondit donc de sa voix douce à Noah.

" Si ça se trouve, nous étions à côté dans la Grande Salle ou nous avons joué dans l’équipe de Quidditch ensemble ! Cela ne m’étonnerait pas venant de toi, tu m’as l’air très casse-cou et tout le monde sait que le vol en balai est le meilleur moyen de se casser quelque chose. Mais je n’aurai jamais douté du souhait des blaireaux de représenter le « bien » et de vouloir lutter contre lui. Malgré les railleries des autres maisons, tu sais aussi bien que moi qu’il n’en ait rien de tout ce qu’ils peuvent dire. "

Elenna lui lança un regard entendu. Même si elle ne se l’avouait pas réellement, la belle savait qu’elle aurait beaucoup de choses en commun avec Miss Alniott. Elles avaient un caractère similaire et le Choixpeau semblait avoir fait le bon choix pour les deux demoiselles.

" Entraînements donc ! J’avais pensé aux mêmes sorts que toi pour les bases du combat. Il faudrait peut-être aussi revoir les sortilèges plus simples tels que le sortilège d’attraction, celui de disparition ou même le sortilège de réduction. Ce sont les grands classiques qui ne sont pas forcément des sorts offensifs mais qui peuvent s’avérer très utile. Plus tard, viendront peut-être le sortilège de combustion ou celui d’explosion. Si tu veux mon avis, commençons par des choses simples et prudentes avant de se lancer dans ce qui pourrait être dangereux. Après, s’ils sont là c’est qu’il y a une bonne raison mais l’on ne sait jamais. Cernons nos élèves avant de leur laisser entre les mains de véritables armes. "

Sur ces mots, la jeune femme se redressa, sa chaise couina légèrement sur le linoléum alors que l’assise reculait doucement. Posant ses deux mains sur la table, Elenna sourit à sa nouvelle acolyte avant de se diriger vers la cuisine ouverte, ainsi Noah n’aurait pas besoin de se lever pour continuer la discussion.

" Hors sujet : veux-tu boire quelque chose ? J’ai toutes sortes d’alcools moldus ou sorciers et une vingtaine de jus comme à la citrouille, à la rose ou les plus classiques… "
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Re: [Habitation] Wolf's House

Message par : Noah Alniott, Mar 26 Nov 2013 - 18:28


Si ça se trouve, nous étions à côté dans la Grande Salle ou nous avons joué dans l’équipe de Quidditch ensemble ! Cela ne m’étonnerait pas venant de toi, tu m’as l’air très casse-cou et tout le monde sait que le vol en balai est le meilleur moyen de se casser quelque chose. Mais je n’aurai jamais douté du souhait des blaireaux de représenter le « bien » et de vouloir lutter contre lui. Malgré les railleries des autres maisons, tu sais aussi bien que moi qu’il n’en ait rien de tout ce qu’ils peuvent dire." 

- Oui je suis assez turbulente en effet ... Les risques ça donne une saveur très particulière à la vie, tu ne trouve pas ? Et en général les Poufsouffles en prennent ... Mais simplement plus discrètement que les têtes brulés que sont les Gryffondors.

Renchérit Noah. Elle notait bien dans un coin de sa tête tout ce que venait celui dire Elenna, en particulier ce qu'elle avait dit concernant la lutte contre le mal, représenter le bien. Et puis le fait qu'elle soit aussi Jaune et Noir plaisait à l'ex directrice des Poufsouffles naturellement! Elle semblait aussi loyale et juste qu'Helga Poufsouffle elle même. Mais Noah restait un peu méfiante, elle avait appri à ses dépends qu'on ne savait jamais ce que pouvaient cacher des gens... Et les Poufsouffles dans leur grande diversité sortaient facilement des rangs qu'on leur attribuaient en général.

La conversation continua donc sur l'entrainement des élèves de Poudlard, de la jeunesse sorcière...Elenna montra qu'elle avait de très bonnes compétences en matière de défense et de sortilèges, elle semblait intelligente, et cela plaisait beaucoup à Noah. Un phénix ne pouvait se montrer chancelant et imbécile. Parce que justement il y avait de la prise de risque, et il fallait être très fin pour ne pas basculer. 

Hors sujet : veux-tu boire quelque chose ? J’ai toutes sortes d’alcools moldus ou sorciers et une vingtaine de jus comme à la citrouille, à la rose ou les plus classiques… 

- Oui merci... Une B... Un verre de jus de citrouille!

Décréta Noah avec un sourire. Elle s'était ressaisit le plus vite possible, afin d'éviter de prendre (encore) une boisson alcoolisée. Elle travaillait pour l'Ordre là, alors elle voulait rester parfaitement sobre, et montrer une bonne image d'elle à Elenna au cas où celle-ci venait à devenir sa soeur d'arme.
D'ailleurs, la sorcière pensa que c'était le moment d'aborder discrètement, sur le ton de la conversation le sujet des phénix. L'ordre avait discuté, et avait clairement dit à Noah que si Elenna se montrait enthousiaste à vaincre le mal, à l'idée de parler d'organisation telle que celle des phénix, et si en plus elle faisait bonne intuition à Noah, alors elle devait tenter de la recruter. C'était aussi simple que cela, et Noah sentait qu'elle était plutôt sur la bonne voie avec Elenna.

-En fait j'ai l'impression qu'avec cette organisation pour laquelle on "travaille" là, bah on reproduit un peu ce que faisait l'Ordre du Phenix... Parfois je me dis même que c'est peut-être l'Ordre lui même qui manigance tout en secret!

Noah avait prix une voix naïve, et savourait le jus de citrouille bien frais que la brune venait de lui ramener de sa cuisine ouverte. Elle ne lâchait pas des yeux Elenna, cillant à peine, mais gardant un sourire amical et naturel. 
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Re: [Habitation] Wolf's House

Message par : Elenna Benson, Mar 26 Nov 2013 - 20:36



Comme elle s’y attendait, Noah confirma ses propos, renchérissant pour le plus grand plaisir de son hôte. Cela faisait énormément de bien à la jeune femme d’être de nouveau avec un Poufsouffle, une personne qui partageait les mêmes traits et certainement les mêmes convictions qu’elle. Ce ne pouvait même pas être une hypothèse. Après tout, la propriétaire du Chaudron Baveur avait prêté son établissement pour la réunion des rebelles de Poudlard et elle s’était impliquée là-dedans comme toutes les personnes présentes ce beau matin précis. Aucun d’entre elles n’avait été forcé et tous étaient venus de leur plein gré pour lutter contre le mal, contre les Mangemorts et contre tous ceux qui souhaitaient anéantir l’équilibre qui régnait dans le monde sorcier comme dans le monde moldu.

" Oui je suis assez turbulente en effet ... Les risques ça donne une saveur très particulière à la vie, tu ne trouve pas ? Et en général les Poufsouffles en prennent ... Mais simplement plus discrètement que les têtes brulés que sont les Gryffondors. "

Elenna s’était contentée de lui répondre d’un sourire franc, se sentant bien plus proche de Noah qu’elle aurait dû l’être mais les deux jeunes femmes se ressemblaient et même si cela ne se voyait pas réellement, la vendeuse de baguettes en était certaine. Dans son enfance et même encore à ce jour, Elen était la première à se mettre dans la panade, sautant toujours partout et débordante d’une énergie trop importante pour paraître vraie. La fille à la coupe garçonne avait raison, c’était les risques, l’aventure et les quêtes qui rendaient une vie mouvementée, qui permettait de ne pas s’enfermer dans un train-train assourdissant et ennuyant. C’était l’action qui permettait à une existence d’avoir tout simplement un sens. Et  les Poufsouffle avaient toujours su y faire, là encore, elles étaient d’accord.

La discussion sur les entraînements continuait donc alors que la louve parlait de ce qu’elle savait et de ces idées pour ces petits moments qu’elle devrait se prévoir avec les jeunes sorciers. D’ailleurs, il faudrait qu’elle réfléchisse à quand tout cela serait-il possible. Ces horaires n’étaient pas fixes chez Ollivander’s et les plannings changeaient selon les semaines. Elle devrait donc s’arranger avec ses collègues pour avoir toujours les mêmes créneaux. La demoiselle s’était donc  levée, gagnant sa cuisine et ouvrant le frigidaire pour regarder à l’intérieur ce qui s’y trouvait. Noah lui demande donc une B… un jus de citrouille finalement. Elen esquissa un sourire en attrapant la bouteille du fameux breuvage. La proprio du bar voulait faire bonne figure, c’était glorifiant. Elles se sourirent

" En fait j'ai l'impression qu'avec cette organisation pour laquelle on "travaille" là, bah on reproduit un peu ce que faisait l'Ordre du Phenix... Parfois je me dis même que c'est peut-être l'Ordre lui-même qui manigance tout en secret! "

Elenna venait de poser le verre de jus de citrouille devant Noah, l’accompagnant d’un sourire et l’écoutant parler. Elle se rassit face à elle, un verre semblable entre les mains sauf que le sien était parme et non jaune comme celui qu’elle avait donné à la brune pour lui rappeler les couleurs de leur ancienne maison. La voix de cette dernière s’était d’ailleurs faite un peu rêveuse comme si l’idylle résonnait dans ses propos. Elle se mit à siroter sa boisson, laissant Elen réfléchir aux propos qu’elle venait de tenir. L’Ordre du Phénix… C’est vrai que leur petit groupe de rebelles faisaient penser à celui du passé, à l’armée de Dumbledore qui avait combattu le Seigneur des Ténèbres. Les jeunes du château reproduisaient ce que leurs ancêtres avaient fait par le passé et cela fit naître comme une émotion de nostalgie dans le cœur de la louve.

" C’est vrai, tu as raison. Ces jeunes font comme l’ont fait Harry Potter et ses amis. C’est plaisant à voir et encourageant de voir que les plus jeunes assurent déjà la relève. Je suis certaine qu’ils parviendront à de grandes choses, surtout s’ils nous ont comme professeurs ! "

Un sourire amusé se dessina sur le visage de la belle qui pensait maintenant à la supposition de Noah. L’Ordre du Phénix de retour ? Elle en doutait fortement. Après tout, il avait été dissout lorsque tout cela c’était terminé, lorsque Vol-de-mort n’était plus une menace pour les sorciers. Il n’existait tout simplement plus. Mais Elenna aurait aimé que ce soit le cas, elle aurait aimé se rattacher à cette idée. Si l’Ordre avait su remettre les choses en place une fois, il aurait certainement pu le faire à nouveau. La belle prit une gorgée de son jus à son tour en croisant les jambes sous la table avant de prendre la parole à son tour.

" Ce serait tout simplement génial mais tu sais aussi bien que moi que l’Ordre du Phénix a été dissout après la chute du Seigneur des Ténèbres. Pourtant, si un jour il y avait l’espoir de le reformer, je n’hésiterai pas une seconde à en faire partie. J’aurai aimé vivre à cette époque juste pour combattre à leur côté, pour la même noble cause. Cette même cause que nous recommençons à combattre en ce jour. Alors si l’Ordre n’existe plus, j’ai bien l’intention d’aider à la formation de celui qui adviendra avec les jeunes que nous allons aider… "

Sa voix restait douce comme à son habitude mais la pointe de joie et d’humour qui y régnait avait été remplacée par celle de la détermination.
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Re: [Habitation] Wolf's House

Message par : Noah Alniott, Mer 27 Nov 2013 - 20:42


Ce serait tout simplement génial mais tu sais aussi bien que moi que l’Ordre du Phénix a été dissout après la chute du Seigneur des Ténèbres. Pourtant, si un jour il y avait l’espoir de le reformer, je n’hésiterai pas une seconde à en faire partie. J’aurai aimé vivre à cette époque juste pour combattre à leur côté, pour la même noble cause. Cette même cause que nous recommençons à combattre en ce jour. Alors si l’Ordre n’existe plus, j’ai bien l’intention d’aider à la formation de celui qui adviendra avec les jeunes que nous allons aider… "

Un mince sourire se dessina sur le visage de Noah. Ca lui brûlait les lèvres, elle souhaitait tout déballer. Et tout de suite. Les phénix, le fait que c'était eux qui recrutaient ces élèves, qui avaient placé Jean-Baptiste à la tête de ce groupe, pour leurrer, pour la discrétion et la sécurité... Enfin la sécurité de l'ordre mais peut-être pas de JB, et ça, Noah s'en voulait. En même temps l'Ordre surveillait de près le Poufsouffle afin qu'il ne lui arrive rien... Tout était savamment organisé bien sûr, il y avait eut des heures de réunion pour mener à bien ce projet, et encourager dans l'ombre la résistance, face à des aurors trop impuissants. 
Un long silence s'installa entre les deux jeunes femmes... Noah se racla la gorge. Mais c'était trop tard, ce n'était plus naturel, elle n'était plus naturelle, alors elle allait devoir crever l'abcès, et enfin tout expliquer. 

- Bon écoute, si ce que je te dis ne te plait pas, je vais devoir effacer tes souvenirs! Mais attends, t'inquiètes pas, je pense que ça va te plaire. L'ordre du phénix existe toujours. Il perdure, enfin il essaie. C'est pas facile tous les jours... Mais voilà, j'en fait parti. C'est pour ça que j'étais là à la réunion. Parce que j'ai en partie organisé ce projet avec mes confrères. On a placé Jean-Baptiste à la tête du groupe pour leurrer les gens et protéger l'ordre. 

Noah laissa une courte pause pour vérifier que Elenna suivait, ne faisait pas de crise cardiaque, ou n'allait pas tenter de la tuer. 

- Je voulais savoir si ça t'intéresserais de faire parti de l'Ordre du Phenix. On est sept autres sorciers et sorcières à se battre pour les causes qui semblent t'être chères à toi aussi... Et on aurait certainement besoin d'une sorcière comme toi... Un peu différente en plus d'après ce que je sais ... 

Noah reprit son souffle, aux aguets, prête à dégainer sa baguette en cas d'urgence... Mais elle ne s'inquiétait pas trop compte tenu de ce qu'elle avait vu d'Elenna jusque là. 


HRP: Désolée, c'est court ...
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Re: [Habitation] Wolf's House

Message par : Elenna Benson, Dim 1 Déc 2013 - 1:39



Il paraîtrait que l’espoir fait vivre. Et Elenna était assez d’accord avec cela. Depuis sa plus tendre enfance, la petite fille qu’elle était avait passé son temps la tête pleins de rêves et d’espoirs pour l’avenir. C’était cela qui lui avait permis d’avancer, de se dépasser et de devenir la femme qu’elle était à ce jour. Pourtant, la belle ne savait pas réellement ce qu’elle voulait mais elle savait qu’en discutant avec Noah, son destin allait se tracer peu à peu et cette fois-ci, ce serait elle qui en serait le maître. Fini le hasard, la chance et la malchance, elle devenait capitaine de sa propre existence et n’en souhaitait pas moins. Si l’Ordre était toujours là ? Il y avait peu de chance mais en parlant avec cette jeune femme qui était son invitée, elle venait de se rendre compte d’une chose, elle ne pouvait pas rester là les bras croisés à attendre que tous ses jeunes se fassent tuer.

Elenna n’avait pas l’étoffe d’un champion ou même d’un héros sans parler d’être chef. Cependant, si un nouvel Ordre du Phénix devrait naître, elle n’hésiterait pas à en faire partie et à en prendre son « commandement » s’il n’y avait pas d’autres alternatives. Mais elle restait persuadée que si un nouveau groupe de rebelles devait être crée, chaque membre serait un petit bout de la tête de l’équipe. Il ne fallait pas de hiérarchie stricte mais bien une cohabitation et une entente parfaite. Toutes ses pensées faisaient rêver la jeune femme et elle ne devait pas être la seule à souhaiter le retour de cet équilibre, entre le bien et le mal. Un mince sourire se dessinait sur son visage alors qu’elle s’imaginait déjà la renaissance d’une utopie. D’ailleurs, Noah devait penser à des choses semblables car un même sourire s’était installé sur les doux traits de sa frimousse. Un léger silence s’installa mais la propriétaire du Chaudron Baveur se racla doucement la gorge comme si elle était en plein doute mais parut enfin se lancer.

" Bon écoute, si ce que je te dis ne te plait pas, je vais devoir effacer tes souvenirs! Mais attends, t'inquiètes pas, je pense que ça va te plaire. L'ordre du phénix existe toujours. Il perdure, enfin il essaie. C'est pas facile tous les jours... Mais voilà, j'en fais partie. C'est pour ça que j'étais là à la réunion. Parce que j'ai en partie organisé ce projet avec mes confrères. On a placé Jean-Baptiste à la tête du groupe pour leurrer les gens et protéger l'ordre. "

Le cœur d’Elenna venait de louper un battement, faisant un raté qui l’aurait certainement fait chanceler si elle n’était pas assise. Ses doigts s’étaient resserrés sur son verre de jus de citrouille alors que Noah s’élançait dans des propos que la vendeuse de baguette n’aurait jamais pu supposer réels, il y a de cela quelques secondes. Premièrement, si elle la menaçait d’effacer sa mémoire, c’est qu’elle allait lui révéler un secret. Et deuxièmement, elle n’était pas déçue de la surprise. L’Ordre du Phénix avait donc perduré et la brune à la coupe garçonne en faisait partie. Bon dieu que le monde était étonnant, comptait-il arrêter de la surprendre un jour ?

" Je voulais savoir si ça t'intéresserais de faire partie de l'Ordre du Phenix. On est sept autres sorciers et sorcières à se battre pour les causes qui semblent t'être chères à toi aussi... Et on aurait certainement besoin d'une sorcière comme toi... Un peu différente en plus d'après ce que je sais... "

Noah semblait légèrement stressée et Elen complètement perdue. Mais elle se ressaisit rapidement, levant son verre à ses lèvres pour boire une gorgée de sa boisson, se laissant un peu plus de temps pour réfléchir. Elle ne voulait pas oublier, elle souhaitait ce souvenir cet instant quoiqu’elle décide. Pourtant, dans le cœur de la belle, son choix était déjà fait. Elle avait toujours souhaité se trouver du côté des gentils et combattre les forces du mal, quelques qu’elles soient. De plus, si l’Ordre du Phénix était toujours debout, c’était comme une porte ouverte pour elle. D’ailleurs, l’autre Poufsouffle semblait avoir cernée la louve car elle lui proposa de rejoindre leurs rangs. Posant son verre de nouveau sur la table, ce fut un sourire éblouissant qui trônait sur les lèvres de la belle.

" Waouh. Hé bah si je m’attendais à ça… L’Ordre du Phénix encore vivant, un rêve éveillé. Je partage vos convictions en effet et c’est vraiment un honneur d’avoir attiré votre attention. J’accepterai avec plaisir de vous rejoindre…et que tu ne m’effaces pas la mémoire au passage ! "

Elenna rit doucement, la joie faisant bouillonner son cerveau. C’était une journée pleine de surprises décidemment. Mais elle s’arrêta quand même sur quelque chose, sur un des propos de Noah car l’Ordre semblait connaître la belle plus qu’elle ne le connaissait réellement.

" Il me tarde de voir qui compose cet ordre, surtout si tu as tant d’informations que ça sur moi. Mais en effet, je suis… différente ? C’est comme ça que tu as dit ? Je suis un loup-garou depuis maintenant plus de 7 ans et je commence à contrôler la bête qui est en moi, de nuit comme de jour. M’enfin, nous aurons tout le temps d’en parler je suppose. Que dois-je faire ? Savoir de plus ? Y-a-t-il un protocole à suivre pour vous rejoindre ou non ? "

Les lèvres de la jeune femme brûlaient de questions et surtout d'excitation, pourvu que son enthousiasme ne gâche pas tout...
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Re: [Habitation] Wolf's House

Message par : Noah Alniott, Dim 1 Déc 2013 - 19:54


Le visage d'Elenna se fendit d'un sourire, un sourire magnifique et plein d'espoir qui réchauffa le coeur de Noah. La pression retomba, et l'idée d'avoir une nouvelle phénix comme Elenna lui plaisait beaucoup. Une Poufsouffle, un peu en marge de la société, un peu paumée, comme eux tous, mais qui voulait se battre visiblement. Ca tombait vraiment bien. Vraiment très bien, car plus que jamais ils avaient besoin d'être forts. 

"-Waouh. Hé bah si je m’attendais à ça… L’Ordre du Phénix encore vivant, un rêve éveillé. Je partage vos convictions en effet et c’est vraiment un honneur d’avoir attiré votre attention. J’accepterai avec plaisir de vous rejoindre…et que tu ne m’effaces pas la mémoire au passage !  Il me tarde de voir qui compose cet ordre, surtout si tu as tant d’informations que ça sur moi. Mais en effet, je suis… différente ? C’est comme ça que tu as dit ? Je suis un loup-garou depuis maintenant plus de 7 ans et je commence à contrôler la bête qui est en moi, de nuit comme de jour. M’enfin, nous aurons tout le temps d’en parler je suppose. Que dois-je faire ? Savoir de plus ? Y-a-t-il un protocole à suivre pour vous rejoindre ou non ? "

-Oui je suis au courant de tout ça ... Sur ton self-contrôle. C'est super. Enfin si on peut dire ça ... Je sais pas... Euh...

Noah sentait qu'elle était proche de la gaffe. Pourtant elle ne souhaitait pas mettre mal à l'aise ou être incorrecte à cause de cette différente vie que menait Elenna... Différente de celle de la plupart des sorciers. Mais finalement Noah aussi menait une vie différente, était en marge de la société... D'une autre façon bien sur, c'était plutôt au niveau de ses relations... Etaient-elles pour autant atroces? Laissant ses habituelles questions existentielles dans un coin de son cerveau, elle reprit la parole, la voix plus assurée cette fois, et ne sortant pas des absurdités comme elle venait de le faire.

- Oui donc je vais te donner une adresse. L'adresse d'Eagle Place, lieu complètement protégée bien sûr, qui est le Quartier Général de l'Ordre du Phenix. Il y a aussi des chambres, et tout pour y vivre au cas où il nous arriverait quelque chose ... Les menaces peuvent venir du ministère comme des mages noirs, c'est pour ça qu'il faut être constamment vigilant. Rends-toi demain à dix heures à Eagle Place donc ... Nous serons tous là pour t'accueillir et t'expliquer tout. Et pas un mot... 

Après ce flot de parole, Noah s'empara de son verre et avala le fond de jus de citrouille d'une traite. Elle se leva ensuite, recoiffa rapidement ses cheveux en se regardant dans un miroir placé dans le salon de la louve, et prit le chemin de la sortie. Face à la porte d'entrée ou de sortie, ça marche aussi, Noah salua très chaleureusement la propriétaire des lieux.

-A demain donc! Je suis ravie que tu es acceptée. Je suis certaine que tu feras une superbe phénix! 

Noah se retrouva dans le froid hivernal, resserra sa cape sur ses épaules, et transplana directement au QG de l'ordre du phénix pour annoncer la nouvelle à ses frères et soeurs d'arme. Elle dormirait là bas cette nuit, elle se sentait moins seule que dans son chalet de Godric's Hollow qui était bien vide lorsque Jude était dans son internat... 
 


HRP : Libre à toi de clôturer ou non ^^
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Re: [Habitation] Wolf's House

Message par : Elenna Benson, Mar 3 Déc 2013 - 18:36



Ce fut comme un immense moment de pure joie, de pur bonheur pour la jeune femme. C’est comme si depuis peu, tout prenait un sens. En premier temps, Dwayne était revenu et c’était pour elle le plus beau cadeau que cette nouvelle année pouvait lui offrir. Son petit frère était de retour, elle avait pu le serrer dans ses bras et parler avec lui comme au bon vieux temps. D’ailleurs, il faudrait qu’elle l’invite à l’appartement et qu’elle lui fasse un bon petit repas. Depuis quelques temps, Elenna s’était mise à la cuisine moldue pour ne plus penser à ses problèmes. Ensuite, elle avait rencontré Alexander, un jeune homme russe qui s’était trouvé au même endroit qu’elle au bon moment. Elle ne l’avait vu qu’une fois mais le moment qu’ils avaient partagé était important à ses yeux. Peut-être le reverrait-elle rapidement ? Ils s’étaient laissés en se promettant de s’envoyer des lettres. Il y avait Ollivander’s qui recherchait un nouveau propriétaire et la demoiselle avait entendu dire qu’elle avait de grandes chances d’être prise. Enfin, l’Ordre.

L’Ordre du Phénix était toujours en vie, son existence n’avait d’ailleurs jamais cessé d’après ce qu’elle avait pu comprendre. Les justiciers sorciers avaient donc su se cacher tout en gardant un regard sur les actions des Mangemorts. C’était plaisant à savoir que malgré leur ignorance, les gens de ce monde avaient, posé sur eux, un regard bienveillant et qui  souhaitait que l’équilibre de cette paix reste à tout jamais et soit restaurée si elle venait à disparaître. Les Phénix n’étaient que des légendes, des mythes ou des histoires que l’on racontait aux enfants le soir pour qu’ils rêvent de héros et de sauveteurs sorciers. Du moins, ils étaient comme dans ses racontars jusqu’à ces dernières minutes, aux yeux de la belle. C’était un rêve éveillé, tout simplement impossible mais tellement mieux quand cet idylle est réel.

Elenna avait souri lorsque Noah n’avait pas su comment aborder la « malédiction » qui rongeait ses nuits de pleine lune. Pourtant, la vendeuse de baguette n’était jamais mal à l’aise lorsqu’elle en parlait, plus depuis qu’elle s’était fait larguée du moins. Elle avait toujours su qu’elle était différente et l’acceptait mais maintenant, c’était face aux regards des autres qu’Elen ne se sentait plus anormale. Encore plus depuis qu’elle parvenait à se contrôler les nuits de pleine lune et qu’elle pouvait prendre sa forme lupine lorsque cette fidèle amie n’était pas de sortie… La propriétaire du Chaudron Baveur finit par lui donner l’adresse du QG des Phénix, scellant ainsi pour de bon son adhésion dans ce groupe qu’elle avait toujours admiré et dont elle avait espéré le retour. Puis elle lui donna rendez-vous le lendemain à dix heures tapante à l’adresse donnée. Terminant son discours sur trois petits mots qui faisaient très films d’espionnage moldus, Noah finit son verre d’une traite et se leva, rajustant ses vêtements et sa coupe garçonne et regagnant la porte de l’appartement.

" A demain donc! Je suis ravie que tu es acceptée. Je suis certaine que tu feras une superbe phénix ! "

" Je suis ravie que tu m’ais proposée et je l’espère de tout cœur, mais tu sembles si convaincue alors je ne peux que te croire ! Bonne soirée et à demain Noah. "

Sur un sourire ravi, Elenna referma la porte, prête à aller se coucher, des rêves pleins la tête et des promesses d’avenir meilleur...


[ Rp terminé ]
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Re: [Habitation] Wolf's House

Message par : Elenna Benson, Dim 26 Jan 2014 - 17:05


( Pv: Alexander Scott )


Là où on s’aime, il ne fait jamais nuit.


L
a nuit était tombée depuis maintenant plusieurs heures déjà et la fraicheur commençait à se faire de plus en plus présente en cette belle soirée d’une nouvelle année. C’était l’hiver alors il faisait forcément froid et une brise légère mais glaciale s’amusait à faire bouger les feuillages et les herbes du champ voisin. Elenna, avant de prendre la route, plongeant son regard vers l’immensité sombre qui les recouvrait, l’air émerveillé. Que la nuit était belle, que la nuit était grande. Pourquoi ne faisait-il pas aussi noir tout le temps ? La belle aurait aimé vivre sans soleil. Quoique, elle était persuadée que l’entité solaire aurait fini par lui manquer mais là maintenant de suite, alors que son esprit lui faisait faux bond pour avoir des pensées nettes et claires, elle souhaitait que le monde soit recouvert de noirceur sans arrêt. Des milliers de petites étoiles semblaient s’être posées là comme par enchantement. Plus elle regardait le ciel, plus elle en apercevait. C’était magique, c’était de la magie. Déjà petite, alors que la fillette ne savait pas qu’elle était sorcière, elle était persuadée que le monde ne tournait pas aussi rond que les gens le prétendaient, il y avait forcément quelque chose de surnaturel derrière toute cette beauté. Elle l’avait toujours su et si elle avait été surprise qu’on vienne la chercher le jour de ses 11 ans, c’était comme si elle avait attendu ce jour toute sa vie. La magie avait façonné cet univers, elle le savait, elle savait tout, de toute façon, elle savait toujours tout, elle n’avait jamais raison. Comment ça l’alcool la rendait prétentieuse ?

La jeune femme gloussa un peu à ses pensées alors qu’elle avait oublié l’espace de quelques instants le jeune homme qui était derrière elle. Une, deux, trois, quatre, cinq, six, sept, huit, neuf, dix, onze, douze, treize, quatorze, quinze, seize, dix-sept, dix-huit, dix-neuf, vingt, vingt-deux, quarante-douze… Oui bon d’accord, il n’y avait aucun logique dans son compte mais les étoiles… Que les étoiles étaient belles et nombreuses. A cette pensée, Elen perdit le nombre qu’elle avait en tête et songea à recommencer mais dans un élan de lucidité, elle se dit qu’il y en avait beaucoup trop. Finalement, elle posa son regard sur la lune. Elle, elle ne bougerait pas, elle était fidèle et unique, c’était beaucoup plus facile à compter : Une. Non, elle n’aimait pas la nuit, du moins pas autant que l’astre éclatant qui brillait dans le ciel. La lune ne formait pas un rond parfait et tant mieux d’ailleurs. Prenant la silhouette d’un croissant moldu, la demoiselle se demanda si elle avait le goût. A l’occasion, il faudrait qu’elle voyage jusque là-bas et qu’elle en croque un bout. La lune devait être divine, la lune devait avoir un parfum à faire pâlir les plus belles fleurs. Elenna adorait la lune, elle qui le rendait si vivante lorsqu’elle était pleine et ronde.

La propriétaire de la boutique de baguettes magiques avait enfin fini par monter dans le Magicobus, suivi de près par Alexander qu’elle avait attendu sur le bord de la route. Ce moyen de transport était tout simplement magique, c’était le cas de le dire. De l’extérieur, c’était un magnifique bus à deux étages d’une couleur prune et à l’aspect un peu vieillot. Les sorciers l’utilisaient la plupart du temps en cas d’extrême urgence, de dernier recours. Et là, c’était le cas. Elenna n’était pas apte à rentrer en balai et Alex certainement pas à transplaner, ils voulaient certainement rentrer en un seul morceau en évitant la case accident mortel ou la désartibulation. Cet engin était donc leur dernier moyen pour rentrer à Pré-au-Lard. Le petit bout de femme était tout excité à l’idée de prendre ce bus pour la première fois de sa vie. Le russe lui, semblait un peu moins rassuré. Etait-ce aussi une grande première pour lui ? Les portes se refermèrent derrière le couple dans un grincement vieillot. La demoiselle sourit au co-pilote qui ne ressemblait pas à grand-chose, juste à une vieille tête. Le chauffeur lui avait les cheveux en bataille et grisonnants, bien qu’il semblait sortir tout droit d’une explosion nucléaire. Elen se retourna, avançant dans le bus et laissant à Alexander l’honneur de discuter avec les conducteurs de cette expédition que le voyage allait être. La vue des lits en ferraille rousse la fit sourire. Coooooool ! Derrière la belle, la voix du chauffeur résonna et le blond dit seulement quelques mots. Ce fut, bref, rapidement et intense. Le Magicobus venait de bondir tel un félin, se lançant à une vitesse déconcertante. Elenna n’eut même pas le temps de flancher que son aventurier la fauchait déjà, l’envoyant au fond du bus sur les lits qui les avaient précédés. Entrelacée avec son compagnon, la jeune femme partit d’un fou rire alors que le voyage promettait de ne pas être de tout repos.


------------------

" Pré-au-Laaaaard, tout l’monde descend. "

Ce fut la brune qui sortit en premier du bus, gloussant à n’en plus finir. A chaque fois qu’elle se calmer, elle recommençait. Elen donna quelques gallions au chauffeur pour son voyage et celui d’Alexander. La tête lui tournait et elle se mit à tanguer sur le trottoir sur lequel le Magicobus les avait déposés. Le voyage ? Cela avait été très mouvementé. Entre les bonds, les virages, les freinages intempestifs, les deux jeunes gens allaient certainement découvrir de beaux bleus sur leur corps le lendemain matin. La louve cognait l’arrière du crâne à une étagère qui était là juste pour assommer des gens, puis elle s’était fait coincée sa jambe entre deux lits lors d’un dérapage contrôlé sur la droite et après… Elle ne se souvenait plus. A vrai dire, Elenna était tellement touchée par l’alcool qu’elle n’avait pas réellement eu mal et les douleurs se feraient certainement ressentir plus tard, lorsque l’effet anesthésiant aura disparu. Elle avait ri, beaucoup, plus qu’Alex. Elle avait croisé deux ou trois fois son regard et lui semblait plus effrayé qu’autre chose. Y avait-il déjà eu des morts dans ce moyen de transport des plus étonnants ?

La demoiselle fit un signe de la main au Magicobus avant qu’il ne disparaisse en l’espace de seulement quelques millièmes de secondes. Un sourire niais était dessiné sur son visage, sourire que le beau russe ne semblait pas partager. Elle regarda rapidement autour d’eux pour voir où ils étaient et histoire de savoir vers où se diriger pour une bonne douche chaude et un bon lit douillet. Tournant sur elle-même, la belle mit cinq secondes avant de se décider. Elle choisit enfin à remettre ses talons hauts pour reprendre la route. Marcher pieds nus en ville n’était pas des plus classes et des plus propres. Elenna glissa sa petite main dans celle du blond, ravie de retrouver sa chaleur et un contact avec lui. Elle lui sourit, se collant contre son corps pour l’embrasser encore avec plus de délicatesse cette fois-ci, ses talons hauts lui permettant de ne pas avoir à se suspendre à lui ou à se hisser sur la pointe des pieds. Après ce baiser furtif, la louve entraina le bel homme vers son appartement, pressée de lui faire découvrir son monde.

Le silence régnait sur le village sorcier alors que la plupart des personnes censées dormaient déjà à cette heure-là. Quelques flocons se mirent à tomber avec élégance, voletant dans le ciel et arrachant un sourire à la jeune femme. Elle repensait à leur première rencontre. Qui aurait pu se douter que ce moment dans la jungle glaciale de Russie les mènerait ici. Ses doigts s’entrelacèrent à ceux d’Alex, se rapprochant de lui, posant la tête sur son épaule alors que le bâtiment où elle habitait n’était plus très loin. Aucun homme n’était venu depuis Daryl, aucun n’avait réussi à intéresser la demoiselle. Le russe lui avait réussi et il en avait fallu peu pour qu’elle s’intéresse à lui. La seule explication était qu’il était incroyable, tout simplement. Après quelques mètres parcourus, Elenna lâcha la main de son compagnon, les joues légèrement rouges alors qu’elle s’avançait pour ouvrir la porte qui menait à son petit chez elle. Sans attendre, elle monta les quelques marches qui menaient à l’étage et sur le palier de sa porte. La porte d’en bas se refermait en claquant un peu à cause du courant d’air et la brune attendit Alexander, le dos appuyé contre la porte de son appartement. Elle ne put s’empêcher de sourire alors qu’il apparaissait dans la cage d’escalier et lui tendit la main pour l’inviter à la rejoindre. Appuyée contre l’entrée, la vendeuse de baguettes se laissa embrasser encore. Chaque baiser la rendait toute chose, comme si ce sentiment ne pouvait s’effacer avec le temps. Elle avait l’impression de redécouvrir le goût de ses lèvres à chaque nouveau contact. Le blond finit par se reculer et elle lui murmura.

" Je te préviens, je ne suis pas seule chez moi… "

Elle sourit, ravie de l’effet que produirait cette phrase. A quoi pouvait bien penser Alex ? Vivait-elle avec sa mère ? Son père ? Son fiance ? Sa sœur ou même son frère ? Peut-être bien un colocataire ? Sans plus attendre, la jeune femme se retourna, ouvrant la porte qui était fermée à clef et alluma la lumière. Elenna passa sa tête dans l’encadrement et un « wouf » endormi résonna à l’intérieur de la pièce. Elle ouvrit la porte en grand et le petit chiot relevait la tête, clignant des yeux comme un fou furieux pour s’habituer à la lumière. Rapidement, Eden se mit sur ses quatre pattes, bondissant de son lit et fonçant vers sa maitresse comme un bolide, ne marchant pas droit, l’air encore endormi. La belle fit quelques pas avant de se mettre à genou par terre dans son salon, le petit Golden Retriever lui sautant dessus, les deux pattes en avant sur sa robe blanche. Heureusement, ce n’était encore qu’un bébé et il n’était pas sale. La petite peluche se mit à couiner, toute joyeuse, faisant des bonds pour atteindre le visage de sa maman à grands coups de langue. La porte fut refermée derrière le chien et sa maitresse qui se faisaient des papouilles réciproquement dans un bruit discret, mais pas assez pour le petit monstre. Eden abandonna Elenna pour courir vers le nouvel arrivant qu’il ne connaissait pas, se mettant à sauter autour de lui, ses grosses pattes se posant sur les jambes d’Alexander, couinant toujours plus. Le Golden semblait ne pas réagir à l’odeur féline de l’animagus, lui faisait la fête comme il le ferait à n’importe qui.

" Je te présente Eden, le petit nouveau dans la famille et son second membre après moi… Allez Eden, on retourne au dodo ! Et donc ici, c’est chez moi. Petit mais je m’y plais, ça nous suffit à nous deux. "

La brune retira ses talons qu’elle posa près de l’entrée et attrapa son chiot par le bassin, le tirant un peu en arrière alors que ses pattes glissées sur le sol. Elle l’entraina jusqu’à son panier où il se coucha sans broncher, reprenant rapidement sa nuit de sommeil sous le regard attendri de sa mère adoptive. Elen secoua doucement la tête pour remettre les pieds sur terre, pivotant pour faire face à Alex qui se tenait toujours dans l’entrée droit comme un piquet. Les joues de la demoiselle reprirent des couleurs rosées alors qu’elle s’avançait vers son compagnon, passant dans son dos pour lui retirer sa veste de costume. Elle la glissa sur un cintre avant de la mettre dans le placard qui se trouvait dans l’entrée. Prenant de nouveau la main du beau blond, elle le fit avancer un peu plus dans la salle principale, l’invitant ainsi à se mettre à l’aise. Les effluves d’alcool commençaient à se dissiper petit à petit, lui permettant de retrouver un peu ses esprits.

" Je vais aller prendre une douche, tu permets ? J’ai l’impression de sentir la boue… Capt’aine Elen a besoin de se frotter derrière les oreilles… Tu peux t’installer sur le canapé et tu as la cuisine derrière toi si tu veux manger ou boire un truc. Je fais vite ! "

Déposant un baiser rapide sur le coin de ses lèvres, Elenna abandonna le bel homme sans son salon, bien que sa chambre fût ouverte sur celui-ci. Heureusement, le verre de sa douche était brouillé et la salle de bain se trouvait sur le côté. Seul un curieux qui se pencherait pourrait voir la silhouette nue de la jeune femme dans sa cabine de douche. Elle détacha la fermeture de sa robe qui se trouvait sur son flanc et la fit glisser rapidement au sol avant de se glisser sous l’eau chaude. Elle laissa échapper un soupire mais se lava rapidement avec des produits aux parfums boisés qui rehaussaient toujours plus l’odeur de sa peau Cela ne dura que quelques minutes. Elle se sécha rapidement, essorant ses cheveux bruns et enfila la première nuisette qui lui passait sous la main. Et ça aurait pu être pire. Celle-ci était rouge et blanche, les bords en dentelle et le tissu particulièrement doux. Si la demoiselle avait voulu draguer le russe, elle aurait mis cette tenue sans aucun doute. Les joues roses, elle se brossa ses cheveux encore humides et regagna le salon pour retrouver le beau blond…
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