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Vieil entrepôt désaffecté
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Re: Vieil entrepôt désaffecté
Invité, le  Mer 28 Déc 2011 - 21:27

Le saut de l’ange… Allez savoir pourquoi on l’appelle ainsi… Certainement parce qu’une fois dans le vide, on voit toute sa vie défiler. En l’occurrence, Will admirait le film accéléré d’une vie de maladresses et de bêtises involontaires de plus en plus grosses, avant d’avoir le réflexe de lancer de nouveau un sortilège de coussinage juste en-dessous d’eux, et de placer correctement son bras pour que sa baguette ne soit pas cassée lors de la chute. Autant dire que les quelques réflexes qu’il avait affûté au cours de sa carrière de mangemort, puis d’Auror, avaient bien servi pour cette journée. Qui sait, peut-être avaient-ils permis de sauver la vie d’un jeune fou et d’une idiote ce soir…

Néanmoins, la chute fut beaucoup plus brutale qu’il ne la pressentait. Etant certain que le sortilège amortirait totalement le choc, il ne s’était pas préparé à ce qu’il soit ralenti aussi rapidement, bien que cela ne leur fit pas mal. Son souffle s’arrêta, son cœur, lui, eut certainement très peur puisqu’il accéléra d’une manière impressionnante, tandis que Will, lui, cherchait désespérément à faire entrer un peu d’air dans ses poumons. Pendant de longues minutes, il resta étalé là, sur un sol plutôt confortable grâce à son sortilège qui avait apparemment plutôt bien fonctionné. Le choc avait été rude, la prochaine fois il devrait améliorer un peu l’atterrissage… Enfin bon, ils étaient en vie…

Se retournant difficilement sur le dos, il constata que ses membres étaient quelques peu endoloris, mais que lui était étrangement bien éveillé. Le souffle d’air frais qu’il s’était reçu pendant la chute lui avait redonné un petit coup de peps, qui s’était bien vite enfui du reste de son corps lorsque le choc avec le sol était arrivé mais bon… Au moins il était conscient. Peut-être était-ce le choc même qui avait déréglé son cerveau déjà pas toujours en très bon état de marche et l’empêchait de faire un mouvement brusque, de peur de tomber de nouveau.

Pourtant, lorsqu’il se reçut un jet d’eau en pleine tête, se mêlant ainsi au whisky qu’il s’était pris précédemment, il réagit instinctivement et plaça rapidement ses mains devant son visage


« Hey mais… keuf keuf… Arrête ! »

Respirant un grand coup sous ses mains, il les retira, ouvrit la bouche et prit toute l’eau possible pour que, dès que le jet se soit arrêté, il puisse la lui recracher à la figure. Non mais, on ne joue pas à ça avec Will Crow ! Faisant une moue de petit enfant boudeur, c'est-à-dire fronçant les sourcils, plissant les lèvres et croisant les bras, il lui administra un superbe regard qui tue qui en disait long… avant de redevenir lui-même, d’afficher un grand sourire et de dire avec enthousiasme :

« On recommence !? »

Il savait pertinemment que la réponse allait être négative… D’ailleurs, à choisir, il ne le referait pas, tout du moins pas sans améliorer le sortilège d’arrivée. Seulement que pouvait-on fait à part un sortilège de coussinage ? Peut-être un petit Arresto Momento, juste avant de tomber sur le sol rembourré… ah oui c’est vrai, ce serait sympa ça ! Pourtant, alors qu’il réfléchissait à cela, son esprit se scinda en deux et une autre idée germa dans son esprit. Oui, c’était étrange pour un homme de parvenir à penser à deux choses en même temps, surtout pour lui, mais ceci étant exceptionnellement rare, il n’y était pas très habitué et chassa rapidement la recherche de nouveaux sortilèges de son esprit. Il attrapa plutôt de nouveau la main de Gloire et l’entraîna avec lenteur vers la sortie des Docks

« Je parie qu’y a tout un tas de trucs que t’as jamais fait dans Londres toi ! Je connais bien la ville maintenant, j’ai passé huit ans à chercher tous les soirs un endroit où pioncer… Alors, ça te tente de te balader un peu de nuit ? D’escalader Big Ben, de pénétrer dans Buckingham en douce… !? »

Mais il n’attendait pas de réponse… De toute manière elle n’avait pas le choix, elle le suivait, il n’y avait pas à discuter. Cette demoiselle lui semblait trop niaise pour pouvoir faire quelque chose d’aussi fou, et lui cherchait à tout prix à mettre un peu d’action dans sa petite vie d’Auror trop paisible. Alors autant s’éclater ! Et pourquoi pas aller en progressant, en commençant pas entrer dans des endroits qu’elle ne connaissait certainement pas, le sex shop, la boîte de strip tease, les bars mal famés, pour ensuite grimper sur un pont pour sauter dans la Tamise, gelée au dernier moment pour ne pas se noyer… Les possibilités étaient infinies… Peut-être n’avaient-ils même pas besoin de partir des docks…

« Aller chérie c’est toi qui choisit ! J’ai toute la nuit devant moi et toi, t’as toute une vie à rattraper ! »
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Re: Vieil entrepôt désaffecté
Gloire Lecomte, le  Mar 17 Jan 2012 - 3:00

{ Hrp : désolée pour la médiocrité mais je ne pouvais laisser ce rp traîner plus longtemps xD.
Je ferai mieux la prochaine fois, promis. }
- Hey mais… keuf keuf… Arrête !

Riant, la jeune femme arrêta de jouer la fontaine et lança un simple "ah ben t'es vivant..." tout en lissant ses vêtements et en remettant ses cheveux en place... mais c'était peine perdu avec l'idiot qui lui recrachait l'eau qu'il avait accumulé dans sa bouche.

- Tsss... c'est pas... commença-t-elle quand il l'interrompit avec un air malicieux.

- On recommence !?

- T'es fou ? fut sa seule réponse.

Mais l'homme n'était pas du genre à baisser les bras aussi rebondit-il sur ce refus - à croire qu'il l'avait anticipé - et rétorqua aussitôt sur une idée encore plus farfelue qui la laissa perplexe de longues minutes.

- Je parie qu’y a tout un tas de trucs que t’as jamais fait dans Londres toi ! Je connais bien la ville maintenant, j’ai passé huit ans à chercher tous les soirs un endroit où pioncer… Alors, ça te tente de te balader un peu de nuit ? D’escalader Big Ben, de pénétrer dans Buckingham en douce… !? Aller chérie c’est toi qui choisit ! J’ai toute la nuit devant moi et toi, t’as toute une vie à rattraper !

C'était à elle de choisir ? C'était l'hôpital qui se fout de la charité oui. Il était déjà tout émoustillé et sautait littéralement sur place. Comme à son habitude, Gloire - et ses flashs bien connus - l'imaginait habillé en tenue de petit mousse aux joues roses sautant sur place tout heureux de prendre le bateau la première fois. La jeune femme secoua la tête d'un air désespéré mais en le voyant tout excité, elle n'eut hélas pas le coeur de le décourager.

- Mmm... laisse-moi réfléchir.

Pensive, elle essaya de se remémorer les endroits de Londres qu'elle connaissait et bien que diverses idées de lieux lui effleuraient l'esprit, elle n'arrivait pas à se décider. Finalement, mieux valait peut-être mieux marcher et ils s'arrêteraient dès qu'elle en aurait envie ?

- Franchement, je ne sais pas mais comme je n'ai pas envie de rester là toute la nuit, allons-y. Nous aviserons sur place.

Puis, sans lui laisser le temps de réfléchir, ce fut elle qui cette fois lui prit le poignet et l'entraîna à sa suite. Leurs pas résonnant sur les quais, ils sortirent des docks et là seulement, elle le lâcha pour tenter une nouvelle fois de se donner une allure présentable. Quand elle fut plus ou moins satisfaite de son apparence, elle se retourna et observa Will tout débraillé. Soupirant, elle faillit presque tendre la main pour le rendre lui aussi présentable mais finalement se contenta de lui dire un petit signe pour lui signifier que sa chemise était déboutonnée et que ses cheveux ressemblaient à des épis de maïs séchés au soleil avant de se retourner prête à affronter les rues de Londres en pleine nuit.

Ils passèrent devant plusieurs commerces fermés, devant des terrasses pleines de monde et des places tout illuminées mais rien n'attiraient la maîtresse des potions pourtant, inlassablement, elle continuait d'avancer, sûre et certaine qu'elle approchait d'un but invisible. Les deux compères avaient probablement du marcher plus d'une heure et demi, et Gloire avait du repousser plus d'une fois les idées burlesques de Will qui essayait de l'entraîner dans des lupanars et des ruelles douteuses, quand enfin ce qu'elle cherchait depuis les docks venait de faire son apparition.

- Viens Will !!! dit-elle toute excitée. Et avant que son compagnon n'ait le temps de réagir, elle l'entraîna, poussa une grande porte et pénétra dans la salle à la voûte taillée, suivie de l'infortuné qui l'accompagnait.

- Bonsoir ma mère... chuchota Gloire à l'intention d'une none à l'air bienveillant qu'ils croisèrent quand la jeune femme se mit à chercher un banc pour s'asseoir. Chut maintenant hein ?

Un doigt sur les lèvres à l'intention de l'auror, l'asiatique se tut alors et se laissa emporter par l'immense orgue qui jouait un fond sonore et par le silence de ce lieu saint.
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Re: Vieil entrepôt désaffecté
Invité, le  Ven 20 Jan 2012 - 17:48

"ah ben t'es vivant..."

« Bien sûr que je suis vivant ! Mais c’est pas grâce à toi hein ! Aucun réflexe ! Si j’avais pas lancé ce sortilège de coussinage on s’en serait pas sortis ! »

Et la victime devient coupable… C’était tellement plus facile de l’accuser, alors que c’était pourtant lui qui l’avait entraîné dans sa chute. Oui mais lui savait qu’ils ne risquaient rien… Elle par contre, aurait dû tout faire pour stopper la chute, à moins que les pensées suicidaires qu’elle devait avoir au fond d’elle-même soient plus présentes qu’elle ne savait… Auquel cas malgré ses airs outrés, elle se serait bien laissé tenté par un autre saut, plus haut, plus dangereux, plus risqué, mortel.

Désormais le choix lui appartenait. Il lui avait laissé tout le loisir de faire ce qu’elle désirait, une chose qu’elle n’avait encore jamais fait dans sa vie et qui la rendrait plus excitante. Les pensées suicidaires arrivaient forcément beaucoup plus vite quand la vie était morne et sans aucun intérêt. Déjà que la vie normale était sans aucun intérêt – c’est vrai, à quoi bon naître pour mourir ? – alors si en plus cette vie là n’était pas pimentée, si elle n’avait aucun but réel, si la personne qui la vivait était absolument incapable d’en profiter, autant en terminer tout de suite.

Ils marchaient dans les rues de Londres, l’une cherchant ce qui lui plairait, l’autre bannissant tout ce qui ne lui plaisait pas et émettant de plus en plus d’idées farfelues, toujours refusées. La demoiselle ne savait décidément pas s’amuser. Pourquoi ne voulait-elle pas grimper au prochain immeuble ? Pourquoi ne pas lancer des sortilèges à chaque moldu qui passait ? Remplir des ballons avec de l’eau et les jeter sur les pauvre gens qui marchaient. Et puis, avec le froid qu’il faisait dehors, et aussi avec un peu de chance, quelques parties de leur corps gèleraient et il faudrait les amputer ! Oui ça aurait certainement été génial ! Et pourtant non ! Après plusieurs interminables heures à marcher, sentant ses pieds s’engourdir dans des chaussures à présent glacées, Gloire poussa enfin les battants d’une porte… D’une porte oui, mais elle venait de franchir l’entrée d’un lieu sacré, d’une église.

Avant même de comprendre où il se trouvait, la demoiselle salua une sœur. En la voyant, Will ne put s’empêcher de rigoler. La pauvre avait l’air d’être en deuil et n’était vraiment pas très attirante. Sa robe ne laissait voir aucune forme, et il se demandait même si elle était vierge. Complètement débraillé, se recoiffant à peine, il regarda la sœur avec un sourire pervers et lui demanda :


« Y’aurait pas une pièce où on pourrait être tranquille tous les deux ? Fin mon amie et moi… J’aimerais bien… Vous voyez quoi, mais elle trouvait qu’il faisait trop froid dans la rue… »

Un énorme sourire sur les lèvres il suivit l’asiatique. Monsieur n’avait jamais mis les pieds dans une église. Jamais il n’avait été invité à un mariage, jamais il n’avait assisté à un enterrement, et surtout jamais on ne l’avait emmené lorsqu’il était petit. Oui de toute manière, on n’aurait jamais pu l’emmener quelque part, il avait toujours un membre bandé à cause d’une fracture ou d’une autre… Un véritable petit enfant battu disaient ses parents ! Et dire qu’ils ne s’étaient jamais rendu compte que c’était le cas ! Allant s’asseoir à ses côtés, il lui murmura à l’oreille :

« J’avais pas dit un truc que t’avais jamais fait ? »

Mais il se fit rembarrer avec un « chut » qui lui cloua le bec. Et dire qu’il était dans une église… Il se tut, essayant d’écouter la musique… Ce que ça pouvait être chiant tout de même ! Et puis, il trouvait que ça manquait de chanteurs… L’orgue produisait un joli son, il ne manquait plus que la voix. S’approchant de l’oreille de sa compagne, il se mit à chanter, pour qu’elle seule l’entende :

« Wimboé, wimboé, wimboé, wimboé, wimboé, wimboé, wimboé… Dans la jungle terrible jungle, le lion est mort ce soir… Et les hommes tranquilles s’endorment le lion est mort ce soir… »

Sol réééé, do ré do si, ré ré ré ré… Bref, vous voyez le truc ! Bougeant les épaules en rythme, il l’empêcha soigneusement de poursuivre sa méditation. Et puis pourquoi aller dans une église pour rester assis sur un banc inconfortable ? Ses pieds s’étant réchauffés, il avait une soudaine envie de visiter un peu les alentours. Pourquoi tant de parties étaient cachées au public ? Y avait-il des choses à cacher ? Enfin disons… Plus que ce que l’obscurantisme constant de l’église faisait déjà ! Des cadavres, des preuves matérielles… Il fallait qu’il aille voir.

Se levant discrètement, il prit la main de l’asiatique, ouvrit une porte au hasard et se glissa dans la pièce, avec un escalier en colimaçon. Très bien, commençons par là. Will aimait bien la hauteur, même s’il avait le vertige lorsqu’il faisait trop sombre en bas, alors autant en prendre. Il préférait élever son corps plutôt que son esprit, et c’est d’ailleurs pour cette raison qu’il ne se laissait pas envahir par cette musique tellement lente et monotone. Forçant toujours la demoiselle à le suivre, et ce malgré toutes les protestations qu’elle pouvait fournir, ils finirent par arriver dans une petite salle qui, lorsqu’on allait au bout et franchissait la porte, donnait sur l’extérieur… Un toit était plus haut qu’eux, et ils pouvaient y accéder, mais pour le moment, Will souhaitait rester ici et regarder sur la rue.


« C’est quand même mieux ici qu’à l’intérieur nan ? Bon… Ca ressemble un peu aux docks, mais là au moins y a des passants. Bon alors, on leur jette des bombes à eau ? Aller je te jure que ça fait du bien ! »

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Re: Vieil entrepôt désaffecté
Gloire Lecomte, le  Dim 22 Jan 2012 - 5:54

« Wimboé, wimboé, wimboé, wimboé, wimboé, wimboé, wimboé… Dans la jungle terrible jungle, le lion est mort ce soir… Et les hommes tranquilles s’endorment le lion est mort ce soir… »

C'est pas possible. Il venait de lui casser sa méditation. Ce mec était vraiment une calamité... mais quand elle lui glissa un regard en coin, c'est avec grande peine qu'elle se retint de rire. A le voir se déhancher sur le banc, elle pouvait presque voir le petit garçonnet insouciant qu'il avait du être autrefois.

- Tu sais que...

Elle ne put finir sa phrase. Pour la deuxième fois cette nuit, il l'interrompait pour la tirer par la main. Elle allait devoir se décider à lui mettre une claque derrière la tête s'il continuait. Tout aussi discrètement que lui, elle se leva tant bien que mal à sa suite, pestant tout bas mille et une tortures qu'elle lui ferait subir une fois sortie d'ici.

Après quelques couloirs, ils débouchèrent sur le toît. "Encore ?" ne put-elle s'empêcher de penser tout en s'approchant précautionneusement du parapet tout en l'écoutant divaguer.

« C’est quand même mieux ici qu’à l’intérieur nan ? Bon… Ca ressemble un peu aux docks, mais là au moins y a des passants. C’est quand même mieux ici qu’à l’intérieur nan ? Bon… Ca ressemble un peu aux docks, mais là au moins y a des passants. Bon alors, on leur jette des bombes à eau ? Aller je te jure que ça fait du bien ! »

- Will Crow, tu sais que tu es complètement taré ?

Elle lui avait dit cela avec un air amusé, les mains sur les hanches. Il avait l'air si content et si satisfait de lui.

- Sors de ce corps, esprit du malin ! s'exclama-t-elle en faisant une croix avec ses doigts tout en riant puis reprenant son sérieux, elle lui dit : Je croyais pourtant t'avoir dit que ce n'était pas mon style... mais si tu veux absolument faire quelque chose que tu n'as jamais fait... et que je n'ai jamais fait, alors je sais. Viens. A mon tour maintenant.

Et cette fois-ci, ce fut-elle qui prit les commandes. Passant derrière lui, elle se mit à le pousser et hop ! les revoilà à faire le chemin en sens inverse sauf qu'au lieu de retourner sur les bancs, elle les emmena dans un coin reculé de l'église où deux cabines semblaient les attendre.

- Entre la ! fit-elle en le poussant dans la première avant de s'engouffrer dans la deuxième. Une fois assise, elle ouvrit une petite niche lui permettant ainsi de distinguer son interlocuteur et dit : Allons-y, je suis prête. Faisons quelque chose de peu commun, je t'écoute. Confesse-toi "mon fils"...

{ hrp : MDR }
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Re: Vieil entrepôt désaffecté
Invité, le  Mar 31 Jan 2012 - 0:14

Petite pièce isolée, prison de bois sombre, silencieuse, ne disposant que d’un trou d’air à ses côtés pour récupérer l’oxygène de l’air extérieur… Ou peut-être était-ce simplement pour avoir de la compagnie ? N’ayant jamais mis les pieds à l’intérieur d’une église, il était certain qu’il n’avait pas non plus eu l’occasion d’entrer dans un confessionnal. Aussi, lorsqu’il fut projeté à l’intérieur, analysa-t-il à une vitesse ahurissante tout ce qui l’entourait, cherchant ce pourquoi Gloire l’avait enfermé dans ce trou à rat. Elle avait sans doute bloqué la porte, l’ayant jugé trop dangereux pour rester en liberté. La demoiselle avait donc des facultés bien plus diaboliques qu’il ne l’avait pensé, et le laisserait mourir de faim à l’intérieur d’un endroit où on ne viendrait assurément pas le chercher.

- Allons-y, je suis prête. Faisons quelque chose de peu commun, je t'écoute. Confesse-toi "mon fils"...

Aussi étrange que cela puisse paraître, la demoiselle avait souhaité l’accompagner dans ses souffrances. Peut-être souhaitait-elle admirer son travail, se faire supplier par celui qui pensait que tout lui était dû. Mais ce qui l’avait marqué était ce qu’elle avait osé lui dire. Ne connaissant aucune pratique de l’église, le jeune homme ne pouvait pas comprendre les derniers mots qu’elle avait prononcés dans leur sens premier. Aussi eut-il entendu « Con, fesse-toi mon fils », et il ne put supporter qu’on le traite ainsi. Il avait beau être un peu long, disposer parfois d’un raisonnement étrange, cela ne faisait pas de lui quelqu’un d’idiot. Quant au verbe « fesser », il ne le connaissait pas, mais supposait qu’il devait s’agir d’une façon détournée de lui demander de s’asseoir, de poser ses grosses fesses sur le bois dur de la cabine, d’où l’expression « fesser ».

Obéissant à sa bourrelle, le blondinet s’assit brusquement, non pas qu’il avait peur, mais plutôt qu’il pensait que lui montrer un certain mal-être qu’il ne ressentait pas faciliterait la venue du remord… D’ailleurs, en s’asseyant de la sorte, il eut l’impression de se prendre une véritable claque, une fessée donc, et comprit l’utilisation de ce verbe.

Puis, le silence s’installa… Long… Lourd… Seuls les souffles des deux personnes en présence se faisaient entendre, calmes, profonds, presque en osmose, pénétrant l’air de leur puissante force. Cela faisait longtemps qu’il ne l’avait plus entendue, mais profitant de cet instant de silence, sa conscience, éternelle petite voix sournoise prenant plaisir à s’introduire dans la tête du plus torturé, commença à lui poser un grand nombre de questions. Ce n’était pas elle qui se trouvait prise de remords, mais lui, désormais persuadé qu’il n’aurait pas dû l’épargner en arrivant sur le toit, malgré les bons moments de tir à la bouteille qu’ils avaient pu passer. Submergé par ce silence assourdissant, il fut obligé de le rompre, et parla de lui-même à voix haute cependant qu’il était persuadé de se répondre seulement à lui-même.


« Ce que j’ai fait je ne regrette pas. J’ai besoin de ça... Longuement torturé, on aurait pu me crucifier à la vue de tous que personne n’aurait réagi, tout le monde aurait été trop lâche pour défier mon bourreau. C’est ça, la société actuelle, et je me dois de la purifier de tous ces êtres trop hypocrites pour admettre leur nature humaine. Quant aux femmes… Ce sont les tentatrices, celles qui sont à la base de la dégénérescence du monde, elles usent d’artifices pour m’attirer dans leurs filets, je ne fais que leur répondre… Aussi faible que les autres, je ne me distingue que parce que j’en suis conscient… Je comprends ce qui se passe, je comprends tout ce qui se passe, je sais ce qu’on veut me faire subir, et jamais je ne laisserai faire. »

Pris de folie, ses paroles n’avaient fait que répondre aux questions de sa conscience, si longtemps oubliée. Quelques minutes de silence lui avaient suffit pour que son esprit soit envahi par une folie toujours dissimulée. Persuadé d’être pris au piège, il se leva et frappa son épaule contre la porte… qui elle, s’ouvrit toute seule, le laissant s’écraser au sol comme une fourmi lancée du haut de la Tour Eiffel. Comme la fourmi, il était néanmoins toujours vivant, juste un peu amoché. Aveuglé par la haine que lui avait révélée sa détention provisoire dans cette cage de bois, il se releva, ouvrit la porte qui renfermait la demoiselle à la volée, et l’empoigna par la manche de son vêtement, l’entraînant avec une toute autre force que précédemment vers l’autel. Il prit soin de veiller à ce que personne ne les surprenne, colla la demoiselle contre l’autel, pressa son bassin contre le sien, et appuya sa torse contre le sien de manière à ce qu’elle recule. Même s’il ne la désirait pas, son regard ne laissait rien présager de bon. Sortant sa baguette de sa manche, il la glissa le long de son corps, savourant cette domination sur la demoiselle, et la faisant s’arrêter juste sous la mandibule.

« Peut-être avais-tu raison… peut-être le Diable me possède-t-il… Dans ce cas, que dirais-tu de participer à un petit sacrifice ? Un rituel sataniste, quelques tortures… Veux-tu en faire partie ? Ta religion m’est inconnue, laisse-moi donc t’apprendre la mienne… » Puis s’approchant de son oreille, il alla lui susurrer sur un ton presque sensuel « Tu ignores ce dont je suis capable, alors évite de jouer avec le feu, tu finirais en cendres »

Ceci étant dit, le jeune homme se retira… Eh bien oui, pourquoi lui faire peur davantage ? Ces quelques paroles lui avaient donné lieu à penser qu’elle n’avait jamais souhaité le faire prisonnier, alors autant ne pas l’affoler. Lui tournant le dos un instant, il put ensuite se retourner, son masque de tous les jours revenu sur le visage. Comme il était étrange de pouvoir changer de facette aussi brusquement sans même pouvoir se contrôler, et se rendre compte enfin de la bêtise qui nous prenait. Rangeant sa baguette, il lui prit délicatement la main et l’entraîna au pas vers la sortie :

« Aller, ça me fait flipper ce genre d’endroits… On dirait une grande secte, et je me crois revenu chez les man… Les… Les gros mangeurs… Ouais j’ai fait des concours du plus grand mangeur de tarte et… Ben vu que je perdais tout le temps je suis parti. Bref, faut qu’on change d’endroit, et cette fois, c’est à moi de choisir… J’ai très envie de te dévergonder un peu, et cette fois, moi non plus je ne suis jamais allé là où je veux aller… »

Effectivement, monsieur n’avait jamais eu les moyens d’entrer dans une boîte de strip-tease (mixte s’il vous plaît), mais ce soir c’était jour de fête, et il comptait même payer l’entrée pour madame.
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Re: Vieil entrepôt désaffecté
Gloire Lecomte, le  Dim 5 Fév 2012 - 0:43

Gloire ne s'était pas préparée à une telle explosion de violence. Elle l'avait écouté parler en silence, sans juger, quand avant qu'elle ne comprenne quelque chose, il s'était précipité dans sa cabine et l'entraîna vers l'autel. Le corps à corps n'avait rien de sensuel ou de romantique, c'était plutôt une sorte de frustration. C'était comme si Will avait une double-personnalité que l'exercice de la confession avait réveillé ou exacerbé.

- Peut-être avais-tu raison… peut-être le Diable me possède-t-il… Dans ce cas, que dirais-tu de participer à un petit sacrifice ? Un rituel sataniste, quelques tortures… Veux-tu en faire partie ? Ta religion m’est inconnue, laisse-moi donc t’apprendre la mienne… Tu ignores ce dont je suis capable, alors évite de jouer avec le feu, tu finirais en cendres.

Sans piper mot, l'asiatique le regarda reculer et ranger sa baguette. Elle essayait encore de se maîtriser quand il lui reprit la main - plus calmement cette fois - pour l'entraîner dieu sait où encore.

- Aller, ça me fait flipper ce genre d’endroits… On dirait une grande secte, et je me crois revenu chez les man… Les… Les gros mangeurs… Ouais j’ai fait des concours du plus grand mangeur de tarte et… Ben vu que je perdais tout le temps je suis parti. Bref, faut qu’on change d’endroit, et cette fois, c’est à moi de choisir… J’ai très envie de te dévergonder un peu, et cette fois, moi non plus je ne suis jamais allé là où je veux aller…

Comme dans un rêve, la jeune femme sentit ses jambes le suivre mais sa main, comme saisie d'une impulsion, prit un vase de porcelaine qui traînait sur l'autel où il l'avait plaquée et de sa main libre, se dégagea tout en lui envoyant l'objet fragile à la tête.

- Espèce d'abruti ! lui lança-t-elle sans même s'inquiéter de savoir si elle l'avait touché ou non. Oser me prendre pour l'une de ces "tentatrices", tu pousses un peu. Tu mériterais que... que... Je devrai te couper la langue ! Ou mieux, tu devrais te la couper toi-même tiens ! On ne t'a jamais appris à ne pas généraliser ? Surtout que dans notre cas, c'était toi qui faisait le vil serpent et c'est encore toi qui essaie de me tenter depuis tout à l'heure. Je me demande ici qui est l'instrument...

Mais il n'était pas dans le caractère de la jeune femme de réagir ainsi. A vrai dire elle n'était même pas fâchée, elle avait plutôt agi par instinct. Depuis son enfance, elle avait été élevée dans le respect de soi et d'autrui aussi qu'on puisse la comparer aux autres la rendait folle... et son agression à Londres n'avait pas arrangé les choses. Elle évitait depuis la compagnie trop rapprochée des hommes. Cependant, son caractère empathique reprit vite le dessus et s'approcha-t-elle de Will.

- Tu ne dis rien, je t'ai fait mal ? demanda-t-elle doucement, hésitant à effleurer ses cheveux pour s'assurer qu'elle ne l'avait pas blessé pendant son éclat. Elle avait peur de l'avoir énervé pour de bon... si ça se trouve, il allait la planter là et s'en aller...

- Si tout va bien, allons-y. Sortons d'ici. Finalement je crois que l'église a une mauvaise influence sur nos deux caractères. Tu voulais aller où déjà ?

C'était un geste envers lui. Et elle espérait qu'il le comprendrait. Les deux compères quittèrent alors les lieux et s'enfoncèrent dans l'obscurité de la nuit, la jeune femme suivant docilement son compagnon.

[ Fin du Rp ]
Juliet Lennox
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Re: Vieil entrepôt désaffecté
Juliet Lennox, le  Mar 13 Mar 2012 - 22:20

[PV Lizzie Parker]

Londres.
Je n'y étais pas retournée depuis un an, et bien que ne connaissant pas très bien la capitale anglaise, je m'y sentais indéniablement rattachée, puisqu'on y trouvait le Ministre de la Magie, qui était sûrement en lien direct avec Poudlard. Mon école me manquait. Là-bas, chaque nouvelle journée était synonyme d'aventures, et pour peu, se battre contre des araignées géantes ou des Épouvantards devenait un passe-temps comme un autre. Aucun établissement d'études magiques n'était semblable à celui-là, et aucun ne lui arrivait à la cheville. Encore aujourd'hui, j'étais heureuse d'avoir pu l'intégrer, même si j'étais originaire de Nouvelle-Zélande. C'était une chance, et je me demandais ce que je serais devenue si je n'avais pas étudié là-bas... En fait, mieux valait ne pas y penser.

Londres, donc.
C'était un plaisir de se balader dans les petites ruelles comme dans les grandes artères, admirer Big Ben, Buckingham Palace, the London Eye et autres merveilles touristiques, prendre des photos, parler avec de parfaits inconnus, boire du Whisky Pur Feu sur le Chemin de Traverse, baver devant les vitrines de l'Allée où se côtoyaient les magiciens, échanger les dernières nouvelles, puis revenir du côté Moldu et regarder d'un air inquisiteur les gens qui passent sous des lunettes noires énormes et une fausse moustache, avec l'air plus drôle qu'effrayant, se changer en coyote et prendre un bain matinal, et puis, épuisée sans raison, se sécher dans un entrepôt désaffecté.
Certes, on a déjà vu mieux, comme endroit, mais inhabituellement éreintée, j'étais entrée sans bien regarder. A l'aide d'un petit sortilège, toute trace d'humidité quelconque disparût bientôt, et je me retrouvais ici, à ne rien faire, l'esprit vide.

Et tout à coup, je fus prise d'une violente nausée, ma tête me faisait mal, aussi. Cela n'était pas arrivé depuis des années, sept ans peut-être. Et je pensais qu'après ma "pause" en Nouvelle-Zélande, chez mon frère, avec Thor, cela s'arrangerait. Je croyais vraiment que c'était fini, qu'il y avait de l'espoir. Visiblement pas. C'étaient des nausées, mais je ne vomirais pas. Soit cela finirait par passer, soit je deviendrais la pire des garces. Joyeux avenir en perspective.

Je m'étais recroquevillée sur moi-même, les mains appuyant avec force contre mon crâne pour l'empêcher d'exploser, tremblant de tout mon corps, lorsque j'entendis du bruit.
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Re: Vieil entrepôt désaffecté
Lizzie Parker, le  Mar 27 Mar 2012 - 18:47

On ne peut pas dire que Lizzie se sentait particulièrement d’humeur joyeuse ce jour là. Non au contraire, la jeune fille était plutôt d’humeur morose, nostalgique… Pourtant le printemps faisait son entrée dans la vie londonienne, amenant avec lui les beaux jours, la verdure et le doux soleil, il n’y avait pas de quoi se sentir déprimé. Néanmoins, pour la serveuse du Sanglier Rieur c’était plutôt le cas. Tout n’allait pas dans le meilleur des mondes à vrai dire. Elle venait d’apprendre que sa mère avait quelques soucis de santé, rien de bien grave, mais cela était suffisant pour qu’elle s’en inquiète, c’était la personne qui comptait le plus pour elle après tout. Sa relation avec Orion était au point mort en ce moment, en effet, les deux amoureux traversaient une passe plutôt difficile. Leurs occupations et le peu de temps qu’ils avaient à se consacrer l’un à l’autre commençait à avoir raison de leur couple. Les disputes se multipliaient, les reproches fusaient, et les moments d’intimité se faisaient toujours de plus en plus rares. Tout cela la rendait malade, et l’ex-Serdaigle espérait vivement que cela s’arrangerait. Ajouté à cela les récents changements au sein de l’Ordre du Phénix. Ces derniers mois les nouvelles recrues allaient et venaient, et la Phénix avait toujours du mal à s’habituer aux départs de certains membres et aux nouvelles têtes, bien qu’elle appréciait tous ses sœurs et frères d’arme sans exception.

Cela avait commencé avec Rily il y a quelques années, celle sans qui rien de tout cela ne serait arrivé, la femme sans qui elle n’aurait jamais connu le groupuscule et toutes les personnes extraordinaires qui en faisaient partie. C’était à regret que la jeune femme avait quitté la société secrète, et Lizzie avait encore parfois du mal à s’en remettre, elle avait toujours l’impression d’avoir perdu un véritable repère. Jamais elle n’oublierait à quel point son ancienne directrice de maison avait joué un rôle clé dans sa vie. Après cela, les choses s’étaient accélérées ces derniers mois, car ce fut au tour d’Eleonore de partir, sa formatrice, celle qui lui avait tout appris, celle qui lui avait donné les moyens de se battre, l’une des premières sœurs d’arme à l’avoir intégré dans l’Ordre, une femme courageuse qu’elle admirait. Et puis dernièrement Zepheryn, une de ses meilleures amie depuis sa scolarité à Poudlard. La nouvelle de son départ l’avait presque achevé. C’était comme perdre une véritable sœur, une sœur de cœur. C’était avec nostalgie que la bleue et bronze repensait à tous les bons moments qu’elle avait vécu et partagé avec ces trois jeunes femmes, le réconfort qu’elles lui avaient prodigué durant sa période de dépression suite à la mort de Ruby – sa défunte meilleure amie dont l'assassinat avait de ce fait tout déclenché –, son intégration dans l’Ordre, ce fameux réveillon de Noël au lac de Côme il y a 4 ans… Tout cela appartenait au passé désormais. Heureusement, il restait Abygael, fraiche, souriante, toujours à ses côtés, toujours présente dans les bons et les mauvais moments… Parfois l’ex-Serdaigle se demandait comment elle aurait fait si elle ne l’avait pas connu. Sa joie de vivre, son caractère bien trempé, sa présence… C’était une bénédiction de l’avoir pour amie et la Phénix espérait que cela durerait. Elle pouvait également compter sur Mélina, sa sœur d’arme et patronne au Sanglier Rieur, une personne très gentille avec qui elle s’entendait très bien. Et puis évidemment, il y avait Nathalie. La coriace, la brave, la battante, l’indéfectible Nathalie. La jeune femme qui lui avait redonné espoir, qui lui avait donné une chance de faire ses preuves. Aujourd’hui sa sœur d’arme avec laissé sa place de chef de l’Ordre à Arya depuis quelque temps déjà, mais cela n’avait pas empêché Lizzie de continuer à éprouver secrètement une très grande admiration pour elle. C’était sans doute la personne pour qui elle avait le plus d’estime au sein des membres du groupuscule, bien que la jeune femme se faisait discrète ces derniers temps.

Tout cela ruminait depuis quelques jours dans la tête de la jeune fille qui ne savait plus comment faire pour se débarrasser de ses tourments. Elle arrivait encore à s’en défaire durant ses heures de travail au restaurant de Godric’s Hollow, ou durant ses études de médicomagie, mais cela la travaillait tellement que la sorcière ressentait de plus en plus le besoin de faire le vide avec tout ça. Il lui fallait de l’action, ou partir carrément… En voyage, en mission, vers une destination inconnue, peu importe. Tant que cela restait loin des soucis… En attendant d’aller à l’autre bout du monde, les pas de Lizzie l’avaient mené jusqu’aux docks de la capitale britannique, bordant la Tamise. Allez savoir pourquoi. Mais au moins, se promener lui permettait de se changer un peu les idées et de profiter un peu du beau temps. L’endroit n’était certes pas des plus appropriés pour une balade champêtre, mais il faut dire que tous ces grands hangars abandonnés avaient de quoi intriguer. Qui sait ce qu’on pouvait bien y trouver… Sale, puant, vétuste, les qualificatifs ne manquaient pour cet endroit un peu sordide, il fallait le reconnaitre. Mais l’ex-Serdaigle avait besoin d’être seule, et c’était exactement le genre de lieu qu’il lui fallait pour avoir la paix intérieure, ce qui n’était pas toujours garantis dans une ville telle que Londres. Sans savoir où elle allait exactement, la Phénix se dirigea vers un vieil entrepôt désaffecté où elle pourrait peut-être s’y poser quelques minutes pour réfléchir, ou tout bêtement explorer les lieux. Toute proche de l’entrée, un bruit suspect attira alors son attention, brisant le silence environnant. Par réflexe, Lizzie s’empara de sa baguette magique, quoi que cela puisse être, on lui avait toujours appris à rester sur ses gardes en toutes circonstances. Peut-être qu’on l’avait suivi, peut-être pas, dans le doute mieux valait considérer toutes les options. S’approchant à pas feutré, l’ex-Serdaigle pénétra dans le vieil entrepôt, de nouveaux sons se firent entendre. Là c’était sûr, il y avait quelqu’un. Curieuse de nature, la bleue et bronze n’avait aucunement l’intention de partir sans connaitre d’abord la source de ce qui la titillait. En espérant que cela ne lui attire pas d’ennui… S’avançant de quelques pas, la sorcière prit alors le risque de déclarer son arrivée, avait-elle véritablement quelque chose à craindre après tout ?


- Y’a quelqu’un ? demanda-t-elle.


Dernière édition par Lizzie Parker le Sam 7 Juil 2012 - 14:05, édité 1 fois
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Re: Vieil entrepôt désaffecté
Juliet Lennox, le  Mer 4 Avr 2012 - 15:47

J'avais mal, et surtout, j'avais peur. Terriblement peur. Il n'y avait pas de lumière, et, métaphoriquement, les ténèbres m'engloutissaient. Une plainte s'échappa de ma gorge, un gémissement désespéré qui exprimait le sentiment fondamental que j'éprouvais en ce moment. Détresse. Pourquoi avais-je été la préférée de ma mère ? Malgré moi, je ne pouvais m'empêcher de me poser cette petite question qui pouvait faire germer la haine. Parce que c'était moi qui avait été destinée à cet avenir assombri par le passé, moi encore destinée à ces humeurs si fluctuantes.
Trouble bipolaire. La maladie, après des années, avait progressivement reflué, à force de rencontres. Je n'en avais jamais vraiment parlé, pas même à Abyss. Seul mon frère savait, et Thor. Petite, je n'avais pas eu le droit d'aller étudier à l'école, mais un an plus tard je fus envoyée à Poudlard... Une chance inespéré. En cet instant, je pensais simplement que si je n'avais pas existé, ç'aurait été plus simple. Et en même temps, j'en voulais surtout à ma mère. Tout se mélangeait dans ma tête, et mon cœur battait à toute vitesse, tandis que je respirait avec difficulté, suffoquant presque. Seulement lorsque j'étais seule, je prenais le temps de pleurer, de dévoiler mes faiblesses. Je regrettais d'être partie de l'Angleterre pour passer du temps dans mon pays natal, car maintenant que j'étais de retour en Grande-Bretagne, je ne reconnaissais plus rien, tout m'était inconnu. Et sans la présence rassurante d'Abygael, je me sentais désemparée, perdue, comme une petite fille effacée et timide.
Les mains toujours appuyées sur mon crâne pour l’empêcher d'exploser, bien qu'il n'y ait bien sûr aucun risque que cela arrive. J'aurais pu rester là des heures, avec pour seule compagnie un désespoir aussi profond que l'abîme, mais un bruit me tira légèrement de ma prostration.

C'était un bruit de pas, qui, bien que tentant d'être silencieux, n'y parvenait pas. Peut-être était-ce à cause de mon don d'animagus, mais le fait était que j'avais bien entendu la marche de la personne qui s'approchait. J'essayais de me reprendre pour faire face à une source potentielle d'agression, et sortais ma baguette de ma poche. Quelque chose d'autre déchira le silence de l'entrepôt. Cette fois-ci, c'était une question, prononcée par une voix féminine.

- Y’a quelqu’un ?

Étrangement, cela me fit sursauter, et, sans que je le veuille vraiment, par automatisme, je lançais le premier sortilège qui me vint à l'esprit sur la silhouette que j'apercevais vers l'entrée de du bâtiment désaffecté.

- Pecus Udis !

Je ne savais pas si mon maléfice avait atteint sa cible, et encore moins si il avait eu les effets escomptés, surtout vu mon état psychologique immédiat. Je m'approchais de quelques pas pour observer la réaction de mon adversaire...
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Re: Vieil entrepôt désaffecté
Lizzie Parker, le  Ven 6 Avr 2012 - 11:12

La question de Lizzie flotta dans l’air quelques secondes, quand subitement un sortilège jaillit de nulle part dans sa direction ! Par réflexe, la Phénix plongea sur le côté, et esquiva habilement l’attaque dans un superbe roulé-boulé. C’était moins une !

- Hey ! s’écria la jeune fille en se relevant, les cheveux tout ébouriffés. Ça va pas la tête ! Qui êtes-vous ? Je ne vous veux pas de mal !

Sans laisser le temps à l’individu de riposter, la jeune fille courut alors se cacher derrière un énorme container abandonné, afin de se protéger et pour éviter de se prendre une nouvelle offensive par surprise. Toujours sa baguette en main, la sorcière se mit à réfléchir à toute vitesse : qui était cette personne qui venait de l’attaquer sans aucune raison ? Un Mangemort ? Il y avait peu de chance pour que cela en soit un. Les Mages Noirs avaient souvent pour habitude d’attaquer de front et sans prendre la peine de se cacher, grâce à leur masque ils n’avaient pas besoin de le faire. Mais alors ? Une personne isolée qui ne souhaitait pas être dérangée ? Possible, mais pour quelle(s) raison(s) ? Était-ce un sans-abri ? Un voleur ? … Si l’ex-Serdaigle voulait connaitre la réponse, elle n’avait plus qu’à passer à l’action et débusquer l’inconnu de sa cachette. Si cet individu venait de l’attaquer en traitre, sans motif apparent, c’était qu’il se sentait soit menacé, soit il voulait rester tranquille, ou les deux, et à cela il pouvait y avoir deux explications : cette personne avait besoin d’aide ou alors elle était en train de commettre un méfait. La bleue et bronze avait bien l’intention de découvrir ce que cette personne mijotait et ce qu’elle faisait là, et surtout pourquoi avait-elle cherché à l’attaquer. Si l’inconnu considérait cela comme un jeu, alors très bien, Lizzie allait jouer. Après tout, il faut toujours se méfier de l’eau qui dort comme on dit.

Pour s’assurer de la présence de l’inconnu, la Phénix informula sans plus attendre un * Hominum revelio *, cela lui permettrait également de localiser plus ou moins sa position. Grâce au sortilège, l’ex-Serdaigle pouvait clairement distinguer une fine silhouette en mouvement, sans doute féminine, ce qui collait bien avec la voix qui avait prononcé le sortilège. La femme avait décidé apparemment de bouger elle-même de sa cachette, et Lizzie en profita alors pour contre-attaquer à son tour. Surgissant de derrière le container, la bleue et bronze se posta face à son adversaire, à présent à découvert, et s’écria :

- Expelliarmus !

La jeune fille n’avait aucunement l’intention de blesser son opposante, elle voulait juste la neutraliser afin d’en savoir plus, et surtout, d’éviter le combat. Mais ne sachant pas vraiment si elle était face à un ennemi – Lizzie pria pour qu’il ne s’agisse pas d’un Auror –, tout dépendrait de la réaction de la jeune femme, la Phénix serait alors fixée. Dans tout les cas, la demoiselle n’était pas un Mangemort puisqu’elle n’était pas cagoulée, c’était déjà ça. Sans laisser l’occasion à son adversaire de réagir, la bleue et bronze enchaina avec un second sortilège :

- Everte Statis ! lança-t-elle.

Avec un peu de chance, la sorcière pourrait peut-être alors comprendre ce qu’il se passait …
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Re: Vieil entrepôt désaffecté
Juliet Lennox, le  Sam 21 Avr 2012 - 1:56

Mon sort rata, apparemment : en effet, à peine quelques instants plus tard, une exclamation fusa, me suggérant que la personne avait échappé à mon maléfice qui avait pour but de lui faire avoir l'attitude d'une chèvre. La voix était féminine, et elle s'insurgeait contre mon attaque, vu qu'elle prétendait ne me vouloir aucun mal. Ces quelques paroles me soulagèrent, et je choisis de souffler un peu, complètement exténuée d'un point de vue psychologique et sans avoir cette habituelle paranoïa qui, en tant normal, m'aurait fait me demander si la personne ne dissimulait pas ses réelles intentions. Cependant, même avec la garde baissée, je continuais à surveiller les mouvements de l'inconnu(e) qui ne s'était pas encore présentée à moi. Je ne la voyais certes pas, mais la personne faisait du bruit, aussi avec l'aide de mes sens animaux je pouvais sentir le moindre de ses gestes, sa respiration rapide, ses pas sur le sol du vieux bâtiment. Aussi je l'entendis se déplacer avec rapidité, tandis que je faisais de même, le plus silencieusement possible.

J'avais envie de savoir qui était la mystérieuse sorcière, et en même temps je ne voulais pas qu'elle me découvre. Mon moment de faiblesse était passé, et à présent je me sentais bien trop honteuse, dégoûtée de moi-même, si faible et fragile, naïve. Bien sûr, depuis quelques temps, j'avais commencé à montrer un certain intérêt pour la communauté magique et sa politique, mais tout cela était complexe et souvent, je pensais que tous ces petits fonctionnaires étaient étranges à vouloir calculer pour du pouvoir. Alors que j'étais assez semblable, et que me venait l'envie de participer à cette valse de faux-semblants. Juste pour rire...
Parce que ma vie manquait de piquant. Après avoir passé du temps à grappiller en Nouvelle-Zélande, que j'appelais tendrement « Terre du Milieu » à cause de sa géographie rappelant ce continent imaginaire sorti tout droit de l'imagination de J. R. R. Tolkien (béni soit-il), et après que mon exaltation de revoir l'Angleterre fut passée, un grand vide s'était installé. Il me fallait trouver du travail, un logement, et c'était banal, terne. Trop.
Aussi cette rencontre inattendue était une aubaine, qui mettait un peu de mouvement et d'action dans mon quotidien sans intérêt.

- Expelliarmus !

Le sort me prit totalement au dépourvu, et ma baguette tomba sur le sol. J'ouvris de grands yeux étonnés, et ne trouvant pas la volonté et la force de réagir, je me retrouvais bêtement allongée lourdement sur le sol avant d'avoir pu esquiver le second maléfice que la silhouette féminine m'avait lancé. Intérieurement, je mis à profit mon immense connaissance des jurons : je n'avais aucune idée des intentions de la fille qui m'avait neutralisé. Elle pouvait tout aussi bien être un Mangemort qu'autre chose. Mon amour-propre ayant subi une blessure beaucoup plus cuisante que ma chute, je me relevais avec précaution en ne quittant pas mon adversaire du regard, sans penser même à ma baguette. De toute façon, j'étais meilleure au combat physique que magique.

Et parce que j'étais stupide et en mauvaise posture, je rangeais mes répliques cinglantes et oubliais mon immense fierté pour prononcer quelques mots.

- Je m'appelle Ithylis.


Après ça, j'entrepris de m'épousseter, tous les sens en alerte. La jeune femme qui me faisait face ne semblait pas me vouloir véritablement du mal. Je décidais de ne pas la dévisager tout de suite, et, avec un soupir, je laissais enfin éclater ma colère :

- T'es totalement malade ! Pourquoi tu m'as fait ça ? Mon maléfice était mineur, et surtout c'est normal que je prenne mes précautions, on est dans un entrepôt désaffecté, il pourrait très bien y avoir des Mangemorts en rode !


Mon monologue fini, je me sentis mieux, plus calme. J'avais senti le besoin de me justifier car mon interlocutrice ne me semblait pas dangereuse. Si elle aurait vraiment voulu me faire souffrir, elle aurait choisi des sortilèges moins inoffensifs. Encore trop affaiblie par ma "crise", je ne me sentais pas de taille à combattre qui que ce soit. Si l'inconnue voulait tout de même combattre, je me transformerais en coyote et je prendrais la fuite. La métamorphose animale était l'une des rares choses que j'arrivais à maîtriser malgré la fatigue, cependant, m'échapper, si cela devait arriver, ne me plairait jamais.
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Re: Vieil entrepôt désaffecté
Lizzie Parker, le  Mer 9 Mai 2012 - 14:40

[ HRPG : Vraiment désolée pour le retard. :/ ]



La manœuvre mise en place par Lizzie pour neutraliser l’inconnue marcha à la perfection. Grâce au sortilège de désarmement qu’elle lui avait lancé, la baguette de la jeune femme lui échappa des mains pour atterrir quelques mètres plus loin, roulant sur le sol de l’entrepôt. La demoiselle ne s’était très certainement pas attendue à ça au vu de l’expression qu’elle affichait sur son visage. Le regard étonné qui en émanait exprimait sans nul doute l’incompréhension de la situation, peut-être même la peur. Ne sachant plus quoi faire, et sans baguette, l’individu ne put rien pour parer le second sort jeté par la Phénix, et tomba lourdement à terre. S’en suivit alors une tirade de jurons proférés par la sorcière qui n’était pas du tout ravie de sa position, ce qui était tout à fait compréhensible. Néanmoins, la bleue et bronze était certaine qu’elle ne pourrait plus agir, ou du moins attaquer, et les deux jeunes femmes pourraient alors discuter. Une fois calmée, l’inconnue se releva péniblement, non sans lâcher la serveuse du Sanglier Rieur du regard. Méfiante, l’ex-Serdaigle maintenait son instrument magique fermement, qui sait comment l’individu pourrait réagir. Elle n’avait certe plus de baguette, mais ça ne voulait rien dire.

- Je m'appelle Ithylis, lança-t-elle alors simplement.

Décontenancée par cette réaction pour le moins inattendue, Lizzie compris qu’elle n’était finalement pas face à un ennemi, sinon pourquoi capitulerait-elle en se présentant en cet instant ? A moins que tout cela ne soit qu’une ruse pour gagner sa confiance, ce qui n’était pas impossible. La franco-anglaise décida donc de ne pas baisser sa garde, pas encore. Cependant, la sang-mêlé n’eut pas vraiment le temps de répondre quoi que ce soit que la dénommée Ithylis se mit soudainement à péter littéralement un câble.

- T'es totalement malade ! Pourquoi tu m'as fait ça ? Mon maléfice était mineur, et surtout c'est normal que je prenne mes précautions, on est dans un entrepôt désaffecté, il pourrait très bien y avoir des Mangemorts en rode ! s'écria-t-elle.

- Et c’est justement pour ça que j’ai décidé de me défendre et essayer de te neutraliser lorsque tu m’as attaqué la première. Simple précaution également, rétorqua Lizzie. Mais je vois que tu n’as pas l’air d’un mage noir donc tout va bien. Je suis désolée, j’espère que je ne t’ai pas fait mal. Au fait, je me nomme Lizzie, enchantée Ithylis.


Maintenant que les présentations étaient faites et que tout danger était écarté, la Phénix baissa sa baguette et la rangea dans sa manche. Elle était certaine que la jeune femme ne représentait pas une menace et qu’il n’y avait plus rien à craindre d’elle. Cependant, de nombreuses interrogations se bousculaient dans la tête de la bleue et bronze à son sujet, et elle était bien décidée à en savoir plus sur son compte, histoire de ne pas en rester là.

- Et sinon, qu’est-ce que tu faisais toute seule ici ? Ce n’est pas vraiment un endroit très approprié pour une … ballade, lança Lizzie.

Pour le coup, elle n’avait pas tout à fait raison puisque c’était exactement ce qui avait amené la sang-mêlé jusqu’ici. Mais bon, se planquer dans un entrepôt désaffecté c’était pas ce qu’il y avait de plus normal à faire selon elle. Il fallait qu’elle sache à qui elle avait affaire afin de voir si elle pouvait avoir confiance en cette personne. A regarder Ithylis de plus près, l’ex-Serdaigle avait la nette impression que la jeune fille semblait paumée, faible, et franchement pas dans son assiette. Avait-t-elle des ennuis ? Avait-elle besoin d’aide ? Un élan de compassion s’empara alors de la franco-anglaise qui décida de tendre la main à cette sorcière esseulée.

- Est-ce que tout va bien ? Tu as vraiment mauvaise mine tu sais. Je peux faire quelque chose pour toi ? Tu veux en parler ailleurs, autour d’un verre ou dans un lieu moins glauque peut-être ? Enfin, c’est comme tu veux, je ne te force pas, adressa la jeune fille.

Quelque chose dans le regard de la jeune femme lui faisait penser à un animal perdu, loin de chez lui et de sa famille, un peu sauvage. Peut-être était-ce véritablement le cas d’Ithylis. En tout cas, Lizzie espérait que celle-ci accepterait sa proposition car sa demande était sincère. Mais si la sorcière refusait, elle comprendrait et en resterait là, après tout, on ne pouvait pas dire que leur rencontre avait commencé dans des conditions favorables.
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Re: Vieil entrepôt désaffecté
Juliet Lennox, le  Mar 29 Mai 2012 - 22:41

Tandis que je déchargeais mon exaspération et ma frustration sur elle, la demoiselle continuait à me toiser en tenant fermement sa baguette, prête à faire face. J'appréciais son attitude défensive, et constatais qu'elle semblait avoir l'habitude de combattre et de rester sur ses gardes. Une Auror ? La sorcière occupait probablement cette position enviée dans le Ministère. Elle en avait du moins l'air... Songeuse, j'écoutais la réplique qu'elle avait préparé à mon égard suite à ma tirade énervée.
    Et c’est justement pour ça que j’ai décidé de me défendre et essayer de te neutraliser lorsque tu m’as attaqué la première. Simple précaution également. Mais je vois que tu n’as pas l’air d’un mage noir donc tout va bien. Je suis désolée, j’espère que je ne t’ai pas fait mal. Au fait, je me nomme Lizzie, enchantée Ithylis.
Suite à ces paroles, la fille rangea sa baguette dans sa manche. Ainsi, son prénom était « Lizzie » ? Peu courant, un peu trop enfantin à mon goût. Mais après tout, ce n'étais pas elle qui l'avait choisi, donc il n'y avait aucune raison à ce que je perde mon temps pour formuler une pensée aussi frivole que celle que je venais d'avoir.
    Et sinon, qu’est-ce que tu faisais toute seule ici ? Ce n’est pas vraiment un endroit très approprié pour une … ballade.
Disant cela, la dénommée Lizzie me considéra un instant du regard. Et je fis de même avec elle. Bien que toujours faible, bien que de lourdes cernes devaient me trahir, je m'appliquais à paraître tout à fait normale. C'était toujours la même chose, il m'était impossible de montrer clairement ce que je ressentais, et c'était d'autant plus difficile que je me trouvais en présence d'une personne que je ne connaissais pas. Avec un ami, cela aurait été légèrement différent : j'aurais pu exprimer un peu de ma joie et de mon excitation, cependant mes craintes seraient restées obscurément dissimulées, tout comme mes secrets, en une éternité morbide et sombre.

Je disais donc que d'un œil exercé, j'observais mon interlocutrice. Son visage agréable et doux était encadrés d'une masse de cheveux bruns, légèrement ondulés. Mais ce qui étaient remarquables, c'étaient ses yeux. Pétillants, bleus, ils laissaient transparaître une malicieuse intelligence, et illuminaient sa face pâle. Son physique n'avait sinon rien de réellement particulier, ou du moins qui n'attira mon attention au point que je m'en souvienne de façon marquante. D'ailleurs, la jeune femme se fendit en une expression compatissante qui m'intrigua autant qu'elle me répugna, moi si orgueilleuse et indépendante. Cependant, les quelques phrases qu'elle prononça l'instant d'après purent éclairer mon esprit sur cette pitié dont Lizzie faisait preuve.
    Est-ce que tout va bien ? Tu as vraiment mauvaise mine tu sais. Je peux faire quelque chose pour toi ? Tu veux en parler ailleurs, autour d’un verre ou dans un lieu moins glauque peut-être ? Enfin, c’est comme tu veux, je ne te force pas.
Surprise, j'esquissais un geste de recul, mais la sincérité de la sorcière me toucha, me laissant dans une faiblesse grotesque. Après quelques secondes de répit que je m'accordais, je me surpris à répondre, en m'emmêlant quelque peu dans les mots. Autrement dit, en hésitant.
    Hein ?! Ah, nan... Ehm, c'est rien, vraiment. Merci quand même, hein ! Mais... Il n'y a aucune raison de s'inquiéter.
Cette réponse me convenait peu. Car la physionomie avenante et la combattivité qu'avait montré la demoiselle me plaisaient beaucoup, et j'aurais aimé m'en faire une amie. Or, commencer une amitié sur un secret qu'on n'osait dévoiler était assez inconvenant et pouvait, à l'avenir, fortement nuire à l'alchimie qui pouvait découler de cette rencontre.

Mais je n'avais pas envie de révéler quoi que ce soit. J'aurais aimé avoir une petite pancarte, où aurait figuré en lettres brillantes le terme « bipolaire », une pancarte que j'aurais montré quand bon me semblerait et qui aurait évité bien des questions dérangeantes. Cependant, les troubles bipolaires étaient considérés comme une maladie psychologique, et être toisée comme une handicapée, soit une pestiférée dans la société actuelle, ne me seyait guère. Je fis donc mine de rien, même si j'avais l'impression diffuse qu'un jour ou l'autre je le regretterais, et répondis cette fois à la question concernant ma présence dans l'entrepôt insalubre et abandonné.
    Bref. Si je suis ici, et malgré ce que tu sembles penser, c'est bien pour me balader ! Ouais, c'est un peu bizarre comme endroit, mais bon, se perdre dans des lieux insolites, c'est bien mon truc... Et toi ? Tu peux parler, on est au même endroit ! Alors, qu'est-ce que tu fais là ?
Je venais de remarquer l'incongru de la situation. La chose risquait en effet fort de tourner à la discussion emplie de futilités sur le temps qu'il faisait. Et le cadre n'était pas propice à cela, vu que nous nous trouvions à Londres, dans un bâtiment désaffecté. Dans mes prunelles dorés passa une lueur d'amusement que je refrénais. J'espérais que derrière le bourru de mes paroles, Lizzie ne décernerait pas le rire caché, qui risquerait de la vexer...
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Re: Vieil entrepôt désaffecté
Lizzie Parker, le  Lun 11 Juin 2012 - 16:15

[ HRPG : Désolée pour ce RP médiocre. T_T ]



Observant son interlocutrice avec attention, Lizzie guettait la moindre réaction pouvant la mettre sur la voie, un signe, n’importe quoi qui puisse lui permettre de déchiffrer quelque chose de cette jeune femme assez énigmatique. Ithylis s’efforçait tant bien que mal de ne rien laisser paraître de ce qui pouvait éventuellement la tracasser, et la franco-anglaise avait beaucoup de mal à cerner cette personne pour le moins intrigante. Elle avait comme l’impression de faire face à un mur parfaitement lisse et impénétrable, face à un visage – séduisant certes – caché derrière un masque. Qu’essayait-elle de dissimuler ? Quels secrets se terraient au fond d’elle ? Quelle était l’histoire de sa vie ? Autant de questions sans réponse qui se bousculaient dans l’esprit toujours en ébullition de l’ex-Serdaigle… C’était comme tomber sur une fleur sauvage à la beauté éclatante, donnant irrémédiablement l’envie d’être cueillie pour être sentie, mais qu’on ne pouvait atteindre… Dommage qu’elle ne fut pas légilimens, cela aurait pu l’aider à en savoir plus. Enfin, quoi qu’il en soit, la Phénix trouvait cette pratique assez… répugnante, et ne l’aurait très certainement pas utilisé même si elle en avait eu le pouvoir.

Continuant de se fixer du regard, Lizzie avait alors proposé son aide. La sang-mêlé remarqua qu’Ithylis réagit d’une curieuse manière, son imperceptible mouvement de recul signifiait clairement qu’elle souhaitait se dérober. S’était-elle sentie agressée ou insultée par les paroles de la bleue et bronze ? La manager du Sanglier Rieur avait-elle été trop curieuse ? Trop rapide dans son approche ? Après quelques secondes qui semblèrent durer des heures, la jeune femme ouvrit enfin la bouche pour briser le silence. Mais si Lizzie avait espéré une réponse pleine d’enthousiasme, il n’en fut rien. Au lieu de cela, la sorcière émit une suite de mots précipités et hésitants, qui se voulaient rassurants mais qui en réalité ne faisaient qu’accroître la curiosité de la Phénix à son égard. Elle n’était donc vraisemblablement pas prête à se confier à elle, et encore moins à tisser des liens, pas pour le moment en tout cas. La franco-anglaise en était presque déçue, mais n’étant pas du genre incommodante, elle se contenta d’hausser les épaules pour toute réplique. Elle verrait au fil des choses, et tenterait une nouvelle approche, pas besoin de brusquer cette jeune femme qui ne voulait pas trop en dire sur elle. Celle-ci enchaina, avec cette fois-ci plus d’assurance dans ses propos.

- Bref. Si je suis ici, et malgré ce que tu sembles penser, c'est bien pour me balader ! Ouais, c'est un peu bizarre comme endroit, mais bon, se perdre dans des lieux insolites, c'est bien mon truc... Et toi ? Tu peux parler, on est au même endroit ! Alors, qu'est-ce que tu fais là ?

- C’est vrai, tu n’as pas tort ! confirma Lizzie en riant à la remarque d’Ithylis. Je dois bien avouer que je me suis retrouvée ici un peu pour les mêmes raisons que toi. Je me promenais, sans savoir où aller, j’avais juste besoin de marcher et de prendre l’air pour… Enfin, pour me vider un peu la tête en fait. Comme quoi, je ne suis pas la seule finalement ! ... S’arrêtant de parler, la bleue et bronze observa de nouveau le décor glauque autour d’elle avant de reprendre. Ça ne te dirait pas de sortir d’ici ? On pourrait discuter dehors non ? Cet endroit me fout un peu les jetons …

Anticipant la marche, Lizzie fit quelques pas avant de poursuivre la conversation, tout de même décidée à en savoir plus sur la mystérieuse Ithylis.

- Et sinon, tu fais quoi dans la vie ? Tu habites à Londres toi aussi ? demanda-t-elle.

La sang-mêlé espérait que cette fois-ci ses questions ne paraitraient pas trop intimes aux yeux de la jeune femme et qu’elle lui répondrait avec engouement et sincérité. II était encore bien assez tôt pour parler d’amitié, mais quelque chose en cette inconnue poussait l’ex-Serdaigle à découvrir qui elle était. Et contre toute attente, des liens se formeraient peut-être, qui sait ?
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Re: Vieil entrepôt désaffecté
Invité, le  Mer 22 Aoû 2012 - 10:42

(Je me permets de poster, vu que cela fait 2 mois qu'il n'y a pas eu de réponse, si souci, MP. Ceci est un rp unique)

La torture s'était arrêtée, mais au final, la douleur psychique était toujours là. Persuadée qu'elle avait vu deux de ses enfants mourir sous ses yeux de la main de 30, Alicia ne sentait même plus qu'elle se vidait de son sang. La vie s'écoulait lentement d'elle, tandis que ses larmes coulaient abondamment sur son visage. Épuisée, elle finit par s'évanouir alors que la porte s'ouvrait sur son persécuteur. Puis ce fut le trou noir.

~~~~

Ce fut le froid ambiant qui la tira de sa torpeur. Allongée à même le sol, la jeune femme reconnut avec difficulté les docks de Londres. Ainsi, les mangemorts l'avaient relâché... Sans vraiment chercher à comprendre les agissements des mages noirs, bien que de toute façon elle n'était pas vraiment en état de le faire, la Phénix essaya de se relever, mais ses forces l'abandonnaient de plus en plus. Le sang qui s'écoulait de ses différentes blessures avaient formé une flaque tout autour d'elle et elle se demanda combien de temps elle était là, par cette nuit noire...

Un vertige la prit et elle eut soudain l'impression que la température ambiante venait de chuter. Cependant, aucun nuage d'air chaud ne sortait de sa bouche lorsqu'elle respirait et cela s'imposa dans son esprit. Elle était entrain de mourir. La mort la prenait au fur et à mesure, s'engouffrait en elle par ses différentes blessures. Peut-être que le pire dans tout cela était qu'elle ne cherchait nullement à lutter contre. Elle croyait tellement que ses enfants étaient morts qu'elle ne cherchait pas à lutter, culpabilisant de ne pas les avoir assez bien protégé.

Une petite voix lui murmura cependant un mot : Phénix. Et Alicia sut qu'elle devait rejoindre ses compagnons. Mais les différents de transport qu'elle connaissait ne lui servirait à rien. Elle ne pouvait pas transplaner et encore moins voler ou se transformer en renard. Aussi elle murmura un nom :

- Thémis...

Un crac sonore se fit entendre et une elfe de maison apparut. Alicia avait sauvé ce petit être, mais elle avait beau chercher, elle ne savait plus exactement quelle avait été la situation. Une torpeur grandissante la gagnait et la jeune femme se sentait partir. Oui, sa fin était proche. Sans un mot, Thémis se décida à prendre la main sanglante de la Phénix et transplana avec elle au QG de l'Ordre.

Fin du rp
Raphaëlle Elfast
Raphaëlle Elfast
Serpentard
Serpentard
Année à Poudlard : Aucune année renseignée

Matière optionnelle : Pas encore disponible

Spécialité(s) : Métamorphomage
Permis de Transplanage


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Re: Vieil entrepôt désaffecté
Raphaëlle Elfast, le  Jeu 11 Avr 2013 - 18:33


~Pv avec Hugh Dey & Gloire Lecomte~


[size=9]
Contexte il est 19H, le ciel est nuageux et sombre. Il fait sec et froid.



C'était un samedi et Raphaëlle avait profité de son après-midi pour se ballader dans Les Docks. Elle trouvait ce coin sympathique et aimait y prendre des photos. Elle avait enfilé un long pull en laine , ainsi qu'un leggings qui affinait ses jambes. Elle marchait insouciamment dans les recoins de la ville avec curiosité, elle cherchait un endroit pour prendre des photos de ces sortilège, et elle voulait notamment voir comment rendait un patronus sur photo. Bien sur il fallait qu'elle trouve un endroit sans moldu et à l'abri des regards, car elle ne devait surtout pas se faire voir. Elle continuait à marcher sans vraiment savoir ou aller. Elle tomba enfin sur un lieu parfait: un de ces vieux entrepôts désaffectés qui puait l'odeur d'essence et de renfermé. Elle se faufila à l'intérieur, à travers un petit trous, et remercia Merlin Tout Puissant d'être si fine.

Elle se glissa alors dans l'ouverture et atterrit enfin dans les décombres du bâtiment abandonné. Il y faisait un peu meilleur , mais le sol était poussiéreux et c'était vraiment un endroit miteux. Elle sortit alors sa baguette et son appareil photo, elle pris son arme dans sa main droite et son objectif dans l'autre. Elle se concentra visualisant alors son patronus, qui était un somptueux corbeau. Elle leva sa baguette et:


*Expecto Patronum*

Un jet de lumière bleu jaillit alors de sa baguette, ainsi que quelques étincelles. Un majestueux corbeau s'envola et éclaira l’entrepôt, et y mit un peu de joie. Quand il fût à peu près visible, Raphaëlle se précipita pour prendre quelques cliché du volatil. Raphaëlle d'un coup de baguette fit disparaître l'animal, le transformant en traînée bleuâtre qui s'éparpilla dans l'air. Raphaëlle se dépêcha de regarder ses clichés, cependant aucun de ses clichés n'étaient bons! Soit la photo était floue, sauf elle ne distinguait qu'un fumée à peine opaque. Elle fronça les sourcils, pourtant elle était sûr d'avoir bien cadré l'oiseau.. Elle tenta une deuxième fois, fit les mêmes gestes et arriva une fois de plus au même résultat. Elle laissa tomber, et décida de retourner à Poudlard pour le dîner qui ne devait plus tarder. Elle se dirigea machinalement vers la porte et s’aperçût en fin de compte, qu'elle était ouverte. Elle souffla et sortit dehors.

Il faisait encore plus nuit qu'à son arrivé et des croassements de corbeaux la firent tressaillir. Elle regarda les alentours, mais était incapable de savoir dans quelle direction aller. Elle se retourna, encore et encore, en recherche d'indice, mais rien. Il fallait qu'elle demande son chemin , or comment pourrait-elle savoir si elle tombe sur un moldu ou bien un sorcier ? Elle tapa du pied par-terre, comment allait-elle faire pour rentrer au château. Il fallait qu'on lui indique le chaudron Baveur. Sauf qu'il n'y avait personne dans les alentours. Elle commença à tourner en rond, cherchant une solution, quand une silhouette survint.


"Monsieur ? Excusez-moi je peux vous demander quelque chose ? " dit-elle en s'approchant de la silhouette masculine qui se dressait au loin.
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