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Vieil entrepôt désaffecté
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Nathanaël Danham
Serpentard
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Re: Vieil entrepôt désaffecté
Nathanaël Danham, le  Mer 4 Sep 2013 - 22:30


“ What the F*CK ? „


“ Pv : Nikki Sullivan „




Il se sentait...léger. Oui Nate se sentait léger, comme si un lourd poids c'était enlevé d'on ne sait où. C'était Nikki. Il venait de la retrouver. Il se sentait extrêmement coupable, vraiment, sincèrement, mais il ne pouvait s'empêcher d'être... heureux ? Heureux qu'elle ne l'ati pas abandonné de son plein gré. C'était malsain certes, mais... Mais il n'y pouvait rien. Heureux... Heureux qu'elle ne se souvienne pas de tout le mal qu'il lui avait fait. C'était comme une deuxième chance, une deuxième chance qui était la bienvenue. Ouais, Nate l'accueillait à bras ouvert. Même si au fond de lui il culpabilisait, culpabilisait de ne pas savoir quoi faire. Pour la première fois de sa vie, il voulait être honnête et ce, même si en échange il perdait quelque chose qui lui était cher. Mais d'un autre côté il ne pouvait s'y résoudre. C'était purement et simplement égoïste.

Et puis... Le blond se posait des questions aussi sur ce qu'il s'était passé. Sur ce qu'on lui avait fait. Avec de la "chance", elle avait simplement dû recevoir un sortilège d'oublis bien maîtrisés. Par contre... Non. Il ne voulait même pas y penser. Pourtant, les blessures, les marques, les traces ne trompaient pas. Pas plus que le regard perdu de Nikki, un regard où on sentait une pointe de...Panique ? Pourtant, elle n'avait même pas l'air d'être conscience de son état. La brune se comportait comme si... Comme si tout était normal. Pourtant, elle devrait ressentir la douleur, elle devrait réfléchir à ce qui lui avait infligé ça... Si... S'il apprenait ce qui s'était passé... Si des personnes étaient dans le coup. Il les retrouverait coûte que coûte. Ça, c'était une certitude.

De cette même tête béate, elle sourit à nouveau. Et quelque part, Nate en était sûr, quelque part en lui, quelque chose était en train de fondre. Comment avait-il pu imaginer ne serait-ce qu'une seconde de lui dire la vérité et de tout gâché ? Sans doute qu'il n'aurait plus revu ce fameux sourire sur ces fameuses lèvres sur ce fameux visage que le blond chérissait tant. En fait, il ne se lassait pas de la regarder, d'ailleurs, il se demandait comment il avait pu en venir à là. A.... A ressentir ce qu'il ressentait. Et il avait beau réfléchir, encore et encore. Tous les chemins mènent au lac. Ce fameux lac. Un lieu... magique ? Un lieu qu'à eux. Oui, c'était leur lieu. Il se souvenait de la totalité de leur échange lorsqu'ils avaient été au lac.

La première fois, elle était venue. Lui ne savait pas encore l'effet que la jolie brune aurait sur lui. Et ce jour là... C'était devenu officiel. Il lui avait demandé de sortir avec lui. Mais au départ, Nate était sceptique. C'était juste une fille de plus pour un homme à femmes. Rien de bien passionnant. Puis arrive la deuxième fois. Entre temps, la pauvre verte-et-argent en avait bavé. Il ne se rendait même pas compte du mal qu'il lui faisait. Puis le jour où, le moment où, enfin, il voulait mettre enfin du sien. Il était venu la chercher à la Tête du Sanglier. Et l'avait confondu avec sa soeur jumelle. La dispute avait éclatée, ils ne se parlaient plus. Puis elle était à nouveau venue le retrouver au lac. Elle lui avait avoué ses sentiments, lui n'avait pas osé. Il était encore trop idiot pour y penser. Il s'en foutait. Peut-être pas autant qu'il le pensait, mais il n'avait pas encore compris. Quoi qu'il en soit. Ils avaient reprit leur relation.

Puis vint la troisième fois, la meilleure. A nouveau des disputes avaient éclaté, son infidélité y était pour beaucoup. Et ils avaient cassé. IL avait cassé. Ce que Nate était con bordel, ce qu'il était con. Il s'en était mordu les doigts mais d'une force inimaginable. Le blond avait essayé plusieurs fois de la reconquérir, mais ça n'avait pas marché, enfin si, une fois. Leur première fois. Mais c'était bourrés, dans les chiottes et limite sous les yeux de son nouveau copain. Très glam's ! Nan, le meilleur souvenir qu'il avait de Nikki. C'était lors de la troisième fois.

Il était triste. Terriblement triste. Et cette fois, c'était lui qui était venu la chercher. Lui qui était parti pleurer dans ses bras comme un gosse de quatre ans. Malgré sa réticence au départ, elle l'avait réconfortée. Ils avaient parlé. Comme jamais ils n'avaient parlé. Et elle avait cédé... C'était un peu avant sa disparition. Il se souvenait de tout avec précision. D'abord, la main du blond était venue effleurer la peau de la brune, puis c'étaient leurs lèvres qui avaient fini par s'effleurer, puis par se joindre en un baiser furtif, puis encore un, et encore un. De plus en plus doux. De plus en plus passion et entreprenant. Les langues avaient fini par se trouver elles aussi, les mains se joignant entre elles, les caresses, les baisers dans le coup, l'herbe fraîche, l'air pur, le parfum... ce parfum exotique. Oui, le même qu'il avait senti dans une potion, un jour de cours. Les vêtements qui se retrouvaient quelques mètres plus loin, comme ça, par magie. Cette fois, c'était peau contre peau, Adam contre Eve, puis leur corps n'avait fait plus qu'un. Il en ressentait encore les frissons, les sensations, c'était juste... Il avait eu l'impression de revivre, comme une bouffée d'oxygène après des heures et des heures d'apnée. Et tous ces effets, ces émotions, ces sensations c'est elle, elle seule qui les déclenchaient.

«
Oui je me souviens du lac mais.. Nate.. C'est quoi c'est question bizarre ? On dirait que tu me prends pour une attardé.. Enfin.. J'veux dire que j'peux pas oublier un truc qui c'est passé y a deux jours tu vois ? »

«
Nan mais en fait oublie, je t'aime c'est tout.»

Nate resta un instant immobile à la fixer dans le blanc des yeux, surpris par sa propre audace. Puis sans réfléchir colla à nouveau ses lèvres aux siennes. Un baiser plus long que les autres, plus passionné, un baiser comme au lac. Un vrai baiser. Un baiser qui vient du cœur. D'ailleurs, il n'y avait pas que ce baiser qui venait du cœur, son souffle qui se mêlait à celui de la brune aussi, des poumons certes, mais aussi du cœur. Il était vraiment fou d'elle. Il ne savait pas ce qu'elle lui avait fait, mais il était fou d'elle. Il ne serait même pas étonné d'apprendre qu'elle est en fait une demi-vélane. Exerçant une légère pression, Nate la fit basculer à terre en douceur, c'était sale, c'était pas beau mais il s'en fichait. DU moment qu'il était avec elle, le lieu importait peu.


Tu me pardonne Babou ? *^*
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Re: Vieil entrepôt désaffecté
Pandora Forester, le  Mar 29 Oct 2013 - 14:38

PV Dawyne Maddison


∆ And I'm Off to the Races ∆
.............................................................................................................................



Je farfouille dans la poche intérieure de ma veste en Jean. Dès que mes doigts touchent la surface solide et plastifiée du paquet de clopes, je me saisis de l'objet et le sort de mon blouson. Mes mains manucurées avec du vernis noir ouvrent habilement la boîte et en sortent une cigarette. Je porte cette dernière à ma bouche et la coince entre mes lèvres le temps que je jette par terre, à côté de moi, l'emballage des Lucky Stricke et que je m'empare de mon briquet. Je fais tourner la molette et une flamme sort de l'orifice. Je fais briller le bout de ce qui sera bientôt un mégot. Je tire dessus. La fumée toxique et nocive s'empare de ma gorge et va vagabonder dans mes poumons. J'inspire une grande quantité d'air. Je tourne la tête vers la gauche. Le magnifique soleil couchant donne à la ville de Londres une atmosphère presque irréelle. Le Big Ben se détache des autres monuments, par sa hauteur et sa splendeur. De là où je suis, on peut même apercevoir un bout de la Tamise, ce fleuve tranquille qui parcourt les rues.

Je suis bien, moi, seule avec ma saloperie, examinant tout autour de moi. Je me trouve actuellement sur le toit d'un immeuble. Un peu désaffecté on pourrait dire. Personne n'habite dans ce taudis, seuls des squatteurs, que je connais pour la plupart, ainsi que des clochards dormant sur le sol crasseux, dans les locaux. Je suis assise sur le rebord. C'est-à-dire que je fais un faux mouvement, c'est la chute. Mon dos est adossé à la cheminée poussiéreuse et remplie de suie. Mes jambes sont tendues devant moi, mon slim gris ne me permettant quasiment pas de fléchir les jambes et mes converses noires, littéralement défoncées, les lacets noués n'importe comment, pendant presque dans le vide. Je n'ai pas froid, pourtant, les températures sont fraîches en ce jour d'automne. Je ne porte qu'un simple T-Shirt blanc, très fin, laissant voir mon soutif noir sous les tissus. Cela ne me dérange pas. J'avais enlevé ma veste et l'avais posée juste à côté de moi.

Mes cheveux auburn sont en bataille, comme à leur habitude. Cela non plus ne me gêne pas. Je ferme les yeux, mon visage étant éclairé par la douce chaleur de l'astre. J'esquisse un sourire. Ce moment est très agréable. Quand j'ouvre à nouveau les paupières, je baisse automatiquement le regard vers mon bras droit. Je pince les lèvres quand je vois cette cicatrice. Elle est se distingue très bien, car elle est récente. J'élève mon bras, pour mieux l'examiner, à la lumière. Je pousse un soupir agacé et frustré. Les souvenirs de la cause de cette blessure restaient flous. Et à vrai dire, je voulais qu'ils le restent. Vivre dans l'inconscience, l'innocence et l'ignorance sont la meilleure forme de vie qu'il soit. Et c'est mon mot d'ordre à présent. C'est donc pour cela que je me situe ici, sans but précis, sans avoir réelle connaissance du danger, des gens peut recommandables qui m'entourent. Et ça me plaît. On ne se soucie de plus rien, on laisse la vie coulé et on arrête d'anticiper.

J'écrase ma clope presque terminée sur le sol puis me redresse. Je me mets debout, aplatie encore plus mon joint à l'aide de la semelle de ma chaussure puis me baisse pour ramasser ma veste. Je la dépoussière un peu puis la met sous mon bras. Je commence alors à marcher. Je tire vers moi la lourde porte en fer permettant d'entrer à l'intérieur de l'établissement, puis descends quelques marches dans la pénombre. Je prends plusieurs couloirs et appuie sur le bouton de l'ascenseur, presque hors d'usage. Néanmoins, j'entends les câble de grincer derrière la grille : il arrive. Le temps que le grillage puisse être déverrouillé, je m'appuie contre le mur d'en face. Je scrute tout autour de moi, l'air un peu rêveur. Les murs sont sales et la peinture s'écaille. Le parterre est jonché de trucs en tous genres (bouteilles de bière, emballage de chips....) et une étrange brume flotte autour de moi. Comme un brouillard. Un miroir brisé n'est pas loin de là. Je me dirige vers lui, d'un pas nonchalant.

Je me stoppe devant lui pour me regarder. Mon reflet n'est pas très flatteur. Même pas du tout en fait. Mon teint blafard ressort énormément à mon goût, mes yeux argentés brillent et luisent d'un éclat que je ne leur connaissais pas, mes joues sont plus rouges que d'habitude, ma chevelure est un enchevêtrement de noeuds et mes paupières sont fardées et entourées de fards noirs et d'eye-liner. Ma bouche à la couleur du sang et mes taches de rousseur donne un air mutin à l'ensemble. Je me permets un petit sourire en coin. Mes membres fins sont marqués de noir (surement de la saleté) et c'est maintenant que je remarque que mon haut est troué à plusieurs endroits, tout autant que mon pantalon. Mes baskets en toile, enfilées à la va-vite et complètement débraillées complètent la panoplie de la parfaite petite rebelle. Je réajuste mon sac sur mes épaules. Une belle besace en cuir, cloutée et super pratique pour ranger plein d'objets en tous genres.

Le grincement du grillage du monte-charge me sort de ma torpeur. Je me dirige vers lui et m'engouffre à l'intérieur. Il n'y a personne. Tant mieux. Les canettes vident sur la moquette miteuse me suffisent. J'appuie sur le bouton qui me mènera au rez-de-chaussée, et les câbles se mettent à fonctionner. Dans un bruit abominable et dans des secousses désagréables, j'arrive à destination. Je sors de l'habitacle et pousse la porte d'entrée, gardée par un chien (surement celui de l'autre clodo, à l'étage au-dessus). Il ne me fait rien, car il m'a vu entrer. Je pose alors mon pied dehors. L'odeur de la rue est forte : l'essence, les égouts et les poubelles. Je fais une petite grimace, range mon blouson roulé en boule dans ma sacoche puis traverse la route. Tout en même temps, j'attrape mes cheveux et les nouent en un chignon flou et désordonné, quelques mèches me tombant sur le visage. Je prends plusieurs directions, pour déboucher sur une grande artère.

C'est une avenue très grande, et très connue : Oxford Street. Je me fonds dans la foule et m'oriente vers le Starbucks Coffee le plus proche. Autant vous dire que je mets la main dessus bien vite. Je pousse la porte et tout en même temps plonge la main dans la poche arrière de mon jean. J'en sors quelques billets puis va directement au comptoir. Je pose mon avant-bras sur le bois vernis puis attend. Les serveurs sont occupé avec d'autres clients arrivés avant moi. Tous ces derniers sont pratiquement accompagnés de leurs ordinateurs et pianotent sur le clavier, un cappucino près d'eux, et d'autres sont avec des amis ou avec leurs copains. Le café est bien décoré et il y règne une bonne ambiance. Je ne peux sentir que le café et aucun autre parfum. Dommage pour moi, je n'aime pas ça. D'ailleurs, je n'aime pas non plus cette boisson. Quand ce fut mon tour, je me redressai, pris la parole et m'adressai à la dame qui venait de surgir devant moi :

-Un Frapuccino s'il vous plaît.

Sans attendre, je pose la monnaie devant elle, la somme exacte, connaissant le prix par cœur. Elle me dévisage pas très discrètement et part me chercher ce que j'avais commandé. Quand elle tourne le dos, je lui jette un regard noir. Je prends mon gobelet qu'elle me tend et part sans demander mon reste. Je sais où je veux aller et accélere le pas. Je traverse un des ponts qui enjambent le fleuve puis évitent les passants qui viennent en contresens. Je suis déjà arrivée. Je pousse la porte d'un des entrepôts désolés qui peuplent ce quartier non fréquentable et pour la plupart du temps désert. Il n'y a personne à l'intérieur. Tant mieux. Je laisse glisser mon sac par terre puis va m'asseoir sur une caisse en bois, dans le fond de la pièce, en buvant ma boisson.
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Re: Vieil entrepôt désaffecté
Dwayne Maddison, le  Mar 29 Oct 2013 - 15:39



J'étais dans une chambre d'hôtel miteuse. J'avais beau avoir un père vachement riche, je n'avais pas le courage de lui demander un peu d'argent pour m'acheter une belle maison. Fallait savoir que, pour lui, le prix d'une maison n'était rien du tout. Par contre, prêter cette somme à son sorcier de fils était impossible à imaginer pour lui. Il était loin le temps où mon père m'aimait comme l'homme que j'étais. Maintenant, il ne me voyait plus que comme la bête qui avait tué sa femme lors d'un voyage en Norvège. Il n'avait pas pu comprendre que ce n'était pas moi qui l'avait tué, mais la chose qui avait prit possession de mon corps cette nuit là. Je n'en pouvais rien, je n'avais pas voulu que ce meurtre soit commis. Si j'aurai pu faire en sorte de l'éviter, je l'aurai fais. Malheureusement, je n'étais encore qu'un jeune Loup. Je n'avais pas la maîtrise nécessaire pour éviter aux gens que j'aime de mourir. Maintenant j'en étais plus ou moins capable. Durant 6 années je m'étais entraîné avec de vieux Loup Norvégiens. Ils m'avaient expliqués comment eux faisaient pour se transformer en Loup à volonté. Je voulais y arriver moi aussi, mais j'en étais encore loin. Loin de 20 ans plus ou moins. Il en fallait de l'expérience pour maîtriser ses transformations, je ne l'avais pas encore acquise.

Je vivais dans un 10m², meublé de seulement une garde robe, une télévision à moitié cassé ainsi qu'un lit, sans draps. J'avais dû amener les miens. De toute manière, c'était la meilleure chose à faire, je ne pouvais pas m'imaginer dormir dans les même draps que les précédents locataires de cette chambre. Je n'en pouvais plus de rester enfermé dans ce si petit espace. J'étais dans ce qui servait de salle de bain commune. Oui, j'ai bien dis salle de bain commune. L'hôtel n'avait pas prévu d'espace douche exclusif à chacune des chambres. C'était pas très propre, mais c'était mieux que rien. J'avais dû attendre mon tour pendant plus d'une demi heure et lorsque j'avais enfin pu rentrer dans la pièce, j'entendais déjà le suivant marteler la porte, criant que je devais me dépêcher. Je lui aurai bien lancer un sort, malheureusement cela incluait un séjour à Azkaban, ce qui n'était pas à l'ordre du jour pour moi. Quoique, même en attaquant un moldu, je n'étais pas sûr de subir les foudres du ministère, qui n'était pas très réactif en ce moment. La preuve en était avec la Une de la gazette du jour, une attaque dans le Poudlard Express. Je ne l'avais pas encore lu, mais apparemment les mangemorts avaient commis un meurtre. Pauvre gamins.

Je m'observais dans la glace, dos à elle je pouvais apercevoir la cicatrice que je gardais de la morsure d'Elenna. Elle était toujours là, malgré tout ce que j'avais pu essayer de faire pour l'ôté. Chirurgie ? Même pas la peine d'essayer, les livres disent bien que ce n'était pas conseillé. Au pire, ce n'était pas bien grave. Elle n'était pas visible, contrairement à celles d'autres personnes. Je n'étais pas le plus à plaindre. Oubliant presque que je me trouvais en plein milieu du couloir de l'hôtel, j'ouvrais la porte et en sortait à moitié nu. Habillé d'un simple caleçon. Ce n'était qu'en voyant le regard des autres se porter sur moi que je remarquais mon état. J'accélérai alors le pas, afin de me rendre le plus rapidement possible dans ma chambre. Une fois à l'intérieur, j'y ouvrais ma malle de vêtement et en enfilait quelques-uns. Il faisait froid dehors et même si je n'étais pas du genre frileux, je préférais enfiler des vêtements chauds. Je mettais un t-shirt vert à col roulé, au dessus du quelle je mettais un gilet en laine avec des motifs brodés dessus. Le gilet resterait ouvert. Pour le bas, j'avais mis un jeans claire avec des chaussures noires. Un dernier coup d'oeil vers le miroir, je remettais mes cheveux en batailles en position puis démarrait mon petit périple.

Je ne savais pas trop vers où me diriger, je laissais mes pas me guider à travers Londres. Tout en avançant, j'observais les passants. Il y en avait de tout genre, des gens plutôt beaux, d'autre plutôt moche. Des bien habillés, d'autres mal habillés. J'aimai beaucoup observer les personnes dans la rue, c'était quelques choses que j'aimais faire lorsque j'étais seul, sans occupation particulière. J'envisageai l'idée de me poser à une terrasse tranquille de Londres lorsqu'un événement m'en empêchait. Au loin, j'apercevais un visage qui me semblait familier. Je décidais d'accélérer le pas afin de la rattraper, histoire d'entamer la conversation avec une de mes connaissances. Au loin, je l'avais aperçue entrée dans un café. Ne voulant rien commander, je me contentai de l'attendre à l'extérieure, une fois qu'elle sortirait je l'interpellerai. Je n'avais pas réussi à mettre de nom sur le visage de cette personne. Pourtant, j'étais sûr de la connaître. Et je n'oubliais jamais un visage, foi de Maddison.

Je scrutai le visage de chaque personne sortant de la boutique, essayant d'y reconnaître la personne aperçue plus tôt. Ce n'était qu'au bout d'une dizaine de minute que cette personne sorti. J'entre-ouvrai la bouche, j'étais comme paralyser par l'image. Cette.. fille. C'était elle, la fille de Loutry St Chaspoule. Celle qui m'avait accosté juste avant ma transformation. Celle dont je n'avais plus trouvé la trace une fois redevenu humain. Je la cherchais depuis et au moment où je commençais à perdre espoir, elle m'apparaissait comme ça ? Par pur hasard ? Ce ne pouvait pas être possible. Cette moldue ne pouvait pas être encore en vie ? Le loup avait dû la chasser, la tuer dans d'atroce souffrance ? Comment avait-elle pu lui échapper ? J'étais persuadé que c'était elle, son visage.. Je l'avais vue, remplie de terreur. Je ne pouvais pas me tromper. Une demi-minute plus tard, je démarrais ma poursuite. J'allais la suivre, l'accoster et voir ce dont elle se souvenait.

Elle était là, plus loin. Elle n'avait plus rien de cette fille que j'avais vu ce jour là. Ces vêtements étaient déchirés, elle semblait triste et perdue. Elle me faisait penser à moi, après m'être fait mordre par Elenna. Peut-être avait-elle échapper au loup juste après que celui-ci l'ait mordue ? Elle en était-une ? Je ne savais pas où elle me conduisait, mais j'eut rapidement une idée. Autour de nous, il n'y avait plus rien. Mise à part ce vieille entrepôt au bout du chemin. Elle devait vouloir le rejoindre, s'isoler du reste du monde.. Oui, moi aussi j'avais voulu faire cela.. mais je n'avais pas pu. Poudlard était tout sauf un endroit où l'on pouvait se retrouver seul. Elle entrait. Quelques minutes plus tard, j'entrais moi aussi. Le bruit de la porte semblait l'avoir prévenu de mon entré, ce n'était pas grave.

Qui êtes vous ? Comment avez-vous pu lui survivre ?

Le lui faisait référence au loup. Oui, je le désignai par "lui" car cette chose n'était pas moi. Nous ne faisions pas une seule et même personne. Lui était le mal incarné, moi je n'étais rien de tout ça. Je continuais de m'approcher de la jeune fille. Plus je m'approchais, plus je reconnaissais son visage, transformé par rapport à ce qu'il était il y a quelques jours, semaines de ça. J'observais son corps, on pouvait voir à travers son t-shirt blanc, mais ça ne m'intéressait pas en ce moment. Ce qui m'intéressait c'était de trouver une cicatrice similaire à la mienne. Je la trouvais rapidement, son bras droit. Je le prenais en main et l'observais de près, c'était sûr, elle était comme moi. Sans rien ajouter, je lui lâchai la main et reculais de quelques pas. Je retirai mon gilet, puis mon t-shirt et lui montrait mon dos. Près de ma clavicule gauche, trônait une cicatrice similaire à la sienne.

Je suis comme toi. Je .. suis.. désolé.

J'avais honte. Mon regard était pointé vers la porte. Je ne m'étais toujours pas retourné et je ne voulais pas le faire. J'étais torturé par les remords, j'avais certainement gâché sa vie et tout comme j'en avais voulu à Elenna elle devait m'en vouloir aussi. J'espérai juste qu'elle réaliserait que je n'étais pas moi-même ce soir là. Que je ne voulais pas la mordre, lui faire ce que cette bête lui avait fait. Je voulais l'aider et j'allais l'aider, peu importe que j'ai son accord ou pas.

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Re: Vieil entrepôt désaffecté
Pandora Forester, le  Mer 30 Oct 2013 - 10:38

Je sirote tranquillement mon frapuccino, assise sur la caisse en bois. L'entrepôt où je me trouve, je le connais, je suis déjà venue. Il est assez petit, et il est rempli de grosses boîtes où on devait stocker toutes sortes de choses. Les murs décrépis sont sales et la peinture qui les recouvraient auparavant n'est plus là. Le sol est jonché de détritus de toute sorte, et surtout, très poussiéreux. Il y flotte une sorte de fumée, comme dans l'immeuble où je me trouvais il y a un quart d'heure. Une sorte de brouillard, qui vous embrouille les sens et qui vous donne la sensation d'être littéralement prêté, sous l'emprise d'un joint. Je suis seule, il n'y a personne. C'est parfait, je n'aime pas tellement la compagnie, surtout celle des squatteurs aux activités douteuses. Je lève les yeux vers le plafond. Des luminaires cagneux éclairent d'une lumière jaunâtre la pièce, et les ampoules clignotent par moments, avec des légers bruits de dijonctements.

Tandis que j'étais en train de fixer le faible éclat, j'entends la porte en fer grincer horriblement. Je plisse les yeux et fais une grimace, je déteste ce bruit. Je me redresse, prête à dire au nouveau venu de dégager immédiatement, surtout si c'est un dealer ou autre chose dans le genre, mais je me tais quand l'homme que je vois me dit quelque chose. Il m'a l'air vraiment familier. On aurait dit que je le connaissais mais que je ne pouvais pas mettre de nom dessus. J'arque un sourcil alors qu'il s'avance vers moi. Il est grand et musclé, il doit bien faire 1,80 m. Il porte un pull à col roulé (alors que je n'ai qu'un misérable T-Shirt) et un gilet. Il doit être frileux ce type. Il s'avance vers moi et me scrute. Il a l'air surpris, voire ahuri. Je baisse le regard sur moi, pour voir si je n'ai pas oublié de mettre un pantalon ou un truc du genre, à voir son visage marqué d'une expression bizarre. Je pose mes iris sur lui, blasée. J'hésite à prendre la parole pour lui demander ce qu'il a, mais il prend la parole avant moi.

-Qui êtes vous ? Comme avez-vous pu lui survivre ?

Je me tais, ne voyant pas le moins du monde de ce qu'il veut parler. Personne n'a tenté de m'agresser ou de me tuer violemment. Je me lève de mon caisson et me met debout. Sans détourner le regarde, je pose mon gobelet rempli de boisson là ou j'avais mes fesses quelques secondes avant et m'approche de mon sac, par terre. Il me semble louche ce type. Je fronce les sourcils, m'apprêtant à le questionner sur ce qu'il veut dire, mais là aussi, il me devance. Il s'approche dangereusement de moi, puis prends dans sa main mon bras droit. Je le laisse faire. Pour l'instant, à part un fou, il ne montre pas qu'il à de mauvaise attention. Il observe attentivement ma cicatrice (c'est ce qui semble l'intérresser). Il lâche mon membre après quelques moments d'observation puis recule. Il ôte sa veste, ainsi que son T-Shirt. J'ai envie de rire. Mais qu'est ce qu'il fiche ? Il se met dos à moi puis désigne une marque sur sa clavicule gauche. Je penche la tête pour mieux voir. Il à une cicatrice comme la mienne, presque la même.

Je me baisse en silence et attrape ma baguette magique, dans une des poches de mon sac. Je le mets dans ma poche arrière, par précaution. Tandis que je ne disais rien, toujours sans me fixer dans les yeux, il parle d'une voix gênée, voire quasiment honteuse.

-Je suis comme toi. Je... suis... désolé.

-Désolée de quoi ? Demandais-je brusquement, de plus en plus agacée par ses mimiques et ses gestes sans aucun sens.
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Re: Vieil entrepôt désaffecté
Dwayne Maddison, le  Mer 30 Oct 2013 - 11:14



Je m'étais attendu un peu à tout. J'avais pensé qu'elle pourrait me frapper, m'engueuler, m'insulter, me frapper et m'insulter, peut-être même me mordre ? Durant tout ce temps où je l'avais cherché, j'avais imaginé mille et une façon de lui dire que son bourreau, hé bah c'était moi. Tout ce que j'avais imaginé avait disparut je n'avais pu que lui dire des paroles insensées qu'elle n'allait peut-être pas comprendre. Ou encore faire semblant de ne pas comprendre. De toute manière, elle pouvait faire ce qu'elle voulait je savais très bien que c'était elle la personne de la forêt, j'avais une très bonne mémoire et ce genre de détails ne disparaissait pas de ma mémoire aussi rapidement. J'étais dos à elle, je ne la voyais pas du tout. Que pensait-elle ? Son visage était-il rempli de haine ? De tristesse ? Du regret de s'être trouvé au mauvais endroit au mauvais moment ?

Désolée de quoi ?

J'ouvrais grand les yeux. N'avait-elle pas compris ? Lui fallait-il que je lui explique l'histoire en entier ? S'il le fallait, j'allais le faire. Je soufflais un coup, assez fort pour qu'elle m'entende, tout en secouant la tête de droite à gauche. Je ne me retournais pas encore, d'abord je prenais le temps de me rhabiller, de cacher l'horrible cicatrice que m'avait faîte Elenna. Mon t-shirt, puis mon gilet. J'étais fin prêt. Je me retournais lentement. Le silence régnait en maître dans la pièce depuis quelques minutes maintenant. Je voulais laisser la jeune fille fouillée dans sa mémoire, à la recherche de qui j'étais. Elle ne devait pas se souvenir de mon visage, peut-être de mon allure mais le visage c'était fort peu probable. Après tout, il faisait nuit. La seule source de lumière avait été la pleine lune, mais cette dernière avait vite caché le vrai moi. Je prenais une longue inspiration puis m'approchais une nouvelle fois de la jeune fille. Elle était debout à présent. Je ne l'avais pas vue bouger. Sur la caisse de toute à l'heure était déposé un café ou je ne sais quoi d'autre.

Tu ne te souviens pas ? De cette nuit, de la semaine dernière ? Ne joue pas l'ignorante, je te l'ai déjà dis je suis comme toi.

Je fermais les yeux, regrettant mes derniers mots. J'avais été un peu trop virulent dans mes propos. J'aurai voulu retourner en arrière et recommencer depuis le début. C'était une très mauvaise entrée en matière, j'aurai dû demander des conseils à Elenna avant. J'aurai dû lui demander comment on faisait pour entrée en contact avec une personne que l'on avait mordu. Je me pinçais les lèvres, soufflait une nouvelle fois puis reprenait la parole.

C'était moi. Si tu savais comme je m'en veux.. La chose qui t'as faîte cette cicatrice. Je la montrais d'un signe de tête. C'était un Loup Garou, c'était lui. Tu dois savoir que si tu y a survécu c'est que tu en es une toi aussi. A la prochaine pleine lune, tu te transformera.

J'avais ajouté ce détails. En la regardant, je n'avais pas l'impression qu'elle ait réalisé ce qu'elle était à présent. Je n'avais pas l'impression qu'elle savait qu'à partir de maintenant, elle serait considéré comme une reclue. Qu'à partir de maintenant, elle ne pourrait plus jamais se présenter comme elle était vraiment. J'avais l'impression qu'elle ne réalisait pas à quel point sa vie allait changer. Je devais la mettre en garde, lui expliquer tout ça. Je ne voulais pas qu'elle trouve le fait d'être une Louve comme cool. Elle allait tuer, peut-être même des proches à elle. Je m'approchais encore un peu plus près.

Je ne voulais pas te mordre. Je.. tu dois savoir qu'on ne maîtrise pas cette bête. On fait des choses terribles, des choses qu'on regrette. Je faisais une pause, pensant à ma mère que la bête en moi avait tué. Je peux t'aider.. t'apprendre certaines choses.

C'était maintenant à son tour de parler. Je supposais qu'elle avait compris maintenant. Ce n'était pas possible autrement. A moins d'être une moldue, elle ne pouvait pas ne pas comprendre. Ce n'était pas possible qu'elle en soit une, une moldue n'aurait jamais survécu à l'attaque de la bête. Elle n'aurait jamais pu s'en sortir, se protéger. Je gardais le silence, tout en fixant cette fille. Je la regardai dans les yeux, essayant de lui faire comprendre que ce qui lui était arrivé était quelque chose de grave.
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Re: Vieil entrepôt désaffecté
Pandora Forester, le  Mer 30 Oct 2013 - 13:11

Après ma remarque, le type souffle, assez fort pour que je réussisse à l'entendre. Si c'était pour me faire remarquer que je le faisais c*hier avec mes questions, pour moi, cohérente, hé ben, ça marchait. Je m'apprêtais à lui demander si je le gênais, avant de le faire dégager, quand il remit ton T-Shirt, ainsi que son gilet pour se retourner vers moi. Le silence s'installe dans la pièce et nous nous regardons, droits dans les yeux, sans ciller. Cette scène est assez comique en somme. Je ne baisse pas les yeux, ne supportant pas de perdre à ce petit jeu. Après quelques minutes, l'homme en face de moi se met à parler en premier. Je croise les bras sur ma poitrine, prête à l'entendre. Je me demande sérieusement qu'est-ce qu'il veut me dire, quel est le pourquoi de sa venue, et pourquoi ma cicatrice l'intrigue tant, alors que moi-même n'y fait même pas attention. D'ailleurs, je ne sais pas comment je me la suis faite. Je ne me souviens plus. Peut-être pourra-t-il éclairer ma lanterne ?

-Tu ne te souviens pas ? De cette nuit, de la semaine dernière ? Ne joue pas l'ignorante, je te l'ai déjà dit, je suis comme toi.

En entendant le début de la phrase, je pense immédiatement à un coup d'un soir. Ce qui expliquerait l'air familier, mais pas sa marque qu'il s'évertue à me montrer depuis tout à l'heure. Donc, je me dis que ce n'est pas ça, mais surement autre chose. Je me torture les méninges, me forçant à trouver une explication, mais j'ai besoin de plus d'indices. Je le laisse continuer sa phrase.

-C'était moi, Si tu savais comme je m'en veux... La chose qui t'as faite cette cicatrice, c'était un Loup-Garou. C'était lui. Tu dois savoir que si tu y a survécu c'est que tu en est une toi aussi. A la prochaine pleine lune, tu te transformera.

O.K. C'est une blague c'est ça ? Où est la caméra cachée, sérieusement ? Il raconte vraiment n'importe quoi celui-là. Je fronce les sourcils et fouille au plus profond de ma mémoire. C'est alors, qu'en pensant que le mec en face de moi disait de la Mer**, je suis frappé violemment par un souvenir que je viens de dénicher. C'était moi. Dans une forêt dense en train de courir très vite. L'image est floue mais je peux voir comment je suis habillée et la panique qui se lit sur mon visage, pâle comme la mort. Je semble fuir quelque chose, mais quoi . Ce Loup-Garou, comme à dit le type ? Non, ce n'est pas possible. Je laisse encore défiler devant mes yeux ces images, qui me paraissent surréaliste. Petit à petit, je vois ce qui me poursuit, et je n'ai pas tellement envie d'y croire. C'est une bête féroce, grande (bien plus grande qu'un immense chien). Elle va très vite, et elle arrive bientôt à me rattraper. Elle me plaque sur le sol puis, elle me prend le bras et....

-Je ne voulais pas te mordre. Je... Tu dois savoir qu'on ne maîtrise pas cette bête. On fait des choses terrible, des choses qu'on regrette. Je peux t'aider, t'apprendre certaine chose...

Je suis très calme, je ne l'interromps pas. À quoi bon ? Je veux savoir toute l'histoire, tout ce qu'il dit est susceptible de m'en apprendre plus. Je m'humecte les lèvres après son monologue. J'ai les yeux dans le vide, même si je le regarde. Je pense à des millions de choses. Et si c'était vrai . Il ne faudra plus que j'approche Liam, mon petit frère. Je pourrais le mettre en danger. Et est-ce que c'est si nul d'être un loup-garou ? Est-on rejeté par les autres ? Cette pensée-là me fait frémir, l'idée d'être seule et détestée par les autres ne m'enchante pas beaucoup. Je suis condamnée à rester avec ceux qui sont comme moi ? Ou peut-être je peux y échapper . Avec une potion, ou autres ! Mais malheureusement, mes très bonnes connaissances en Potions me confirment que non, aucun breuvage ne permet de soigner ce qui semble être cette tare.

Je respire un bon coup, me sortant de mes pensées.

-Peut-être que tu ne maîtrise pas cette bête, mais tu sais ce que je maîtrise moi ? Les gifles. Et accessoirement la magie.

À l'aide de ma main droite, je le claque de toutes mes forces. Je sors ensuite la baguette de la poche arrière de mon jean, ne lui laissant même pas le temps de revenir à la réalité, complètement éberlué par la claque que je venais de lui donner. Je pointe ma baguette magique sur lui et m'exclame :

-Stupéfix !

Ça doit lui rappeler des choses non . Il se fait éjecter avec violence et se marrave dans des caisses, derrière lui, près de la porte. Cela fait un fracas assourdissant, et je devine qu'il a dû se faire mal. Tant pis.
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Re: Vieil entrepôt désaffecté
Dwayne Maddison, le  Mer 30 Oct 2013 - 13:52



J'observais la jeune fille. Elle semblait perdue, ne se souvenir de rien. Au fur et à mesure que je déblatérai, je voyais son regard reprendre vie au fur et à mesure de mes "explications". Comme si elle ne se souvenait de rien, comme si je lui apprenais la raison pour laquelle elle avait une cicatrice sur son bras droit. C'était bizarre mais compréhensible. Le choc avait dû être violent, de quoi peut-être oublié cette chose horrible qui lui était arrivé. J'en avais fini avec mon monologue, c'était à elle de s'exprimer. Elle semblait hésiter, c'était en tout cas l'impression que j'avais. Je me rendais vite compte que ce n'était pas le cas. La jeune fille me répondait d'une manière assez virulente. Je ne m'y étais pas attendu, en tout cas pas tout de suite. J'avais pensé que, d'abord, elle me poserait tout un tas de questions. Puis, qu'ensuite, elle m'attaque et me pourchasse pour ce que je lui avais fais. Apparemment, ça allait se passer dans l'autre sens.

Peut-être que tu ne maîtrise pas cette bête, mais tu sais ce que je maîtrise moi ? Les gifles. Et accessoirement la magie.

Que.. quoi ? Elle m'avait fait mal cette gifle. Au final, je l'avais plutôt bien mérité donc je l'acceptais sans broncher. A cause du choc, je fermais les yeux, simple réflexe que l'on a lorsqu'on se fait frapper dessus. Je les rouvre ensuite, pensant pouvoir poser mon regard sur la demoiselle et lui demander si ça lui avait fait du bien, si on pouvait discuter. Mais c'était à ce moment que je me rendais compte qu'elle n'en avait pas eut assez. En tout cas c'était le sentiment qu'exprimait sa baguette pointé sur ma poitrine. Elle me lançait un sortilège, ce dernier me touchait de plein fouet et me propulsait quelques mètres en arrières. Je retombais lourdement sur des caisses placées un peu plus loin, les brisant à l'aide de mon poids. Je m'étais fais mal, mais pas trop. Mon corps de Loup Garou résistait mieux aux chocs. Nul doute que si j'avais été un humain normal, j'aurai quelques blessures, mais ce n'était pas le cas. Par contre, j'étais paralysé par l'effet du sortilège. On était parti du mauvais pied. J'aurai bien voulu me relever mais ce n'était pas possible. C'était frustrant et énervant. Pourtant, je pouvais comprendre la réaction de la jeune fille. Lorsque j'avais été à sa place, j'avais réagi de la même façon.. enfin, j'étais aussi énervé. Je n'avais pas attaqué Elenna MOI. Ne pouvant ni bouger, ni parler j'attendais que la demoiselle se calme et se décide à me remettre dans mon état normal.

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Re: Vieil entrepôt désaffecté
Pandora Forester, le  Sam 2 Nov 2013 - 12:37

Wha. J'hallucine comment ça fait un bien fou. Le voir s'éclater dans les caisses en bois et ne plus bouger sous l'emprise du sortilège était littéralement jouissif. Un sourire mauvais étire mes lèvres. Il l'avait bien mérité. Il venait, selon ses propres dires, de gâcher le reste de ma misérable existence. En retour, je lui devais bien ça. Au fond de moi, je savais que ce n'était pas réellement lui qui m'avait attaqué, et qu'il n'y était pour rien, mais le désir, l'envie et le besoin de se défouler avait pris le dessus sur tout le reste. Maintenant, il faut que je me calme si je ne veux pas lui exploser la tronche. Sachant que ce que je viens de faire n'est pas très juste et pas très sympathique, je souffle un bon coup puis passe ma main dans mes cheveux et bois plusieurs gorgées de mon Frapuccino. La situation est assez comique en somme. L'autre type est paralysé au fond de la pièce et je sirote tranquillement ma boisson. Personnellement, cela ne me dérange pas plus que ça, mais vu que j'ai bon fond, malgré tout, je me retourne vers lui.

Je sais que mon visage exprime une expression indéchiffrable, partagé entre la colère, la satisfaction (de l'avoir fait valdinguer à travers la pièce), un désir de vengeance et de calme commençant à se faire sentir. Je mets la plupart de ses sentiments de côté pour ne garder qu'un visage de marbre. Je fais tourner ma baguette magique entre mes doigts en regardant le mec avachi et immobile, sous l'emprise de mon sortilège. J'hésite. Je ne sais pas si je dois le ramener à la vie ou au contraire, me tirer d'ici, oublier tout ce qu'il vient de me dire et aller m'envoyer une bière au bistrot du coin. La seconde idée me paraît plutôt bonne, mais je sais que ce ne serait pas bien. Si je pouvais éviter d'avoir mauvaise conscience par la suite, ça serait cool. Presque à contre-coeur, je m'apprête à lancer le conter-sort. Je m'humecte les lèvres, m'approche de lui, le regarde quelques secondes, pesant une dernière fois le pour et le contre puis pointe ma baguette sur son corps inerte.

-Enervatum.

Une sorte de filament très translucide et quasiment transparent sort de l'extrémité de mon bout de bois magique. Il flotte jusqu'à l'homme et l'effleure. L'effet est immédiat. Il devient soudain plus « normal ». Ses membres ne sont plus crispés et il paraît soulagé. Je le laisse se relever tant bien que mal puis abaisse ma garde. Je pince les lèvres et respire un grand coup. J'attends qu'il parle. C'est idiot, mais je n'ai rien à dire, à part que j'ai très envie de lui filer un pain dans la figure. Mais je décide quand même de lui laisser encore une chance de s'expliquer. Je le fixe d'un air un peu hautain, qui ne fait pas partit de mon panel d'expressions habituelles puis croise les bras sur ma poitrine. Mes yeux argentés le scrutent fixement. Ce n'est pas juste maintenant que je prends le temps de vraiment l'observer, et à quel point, en effet, son visage m'est étrangement familier. Je penche un peu la tête sur le côté, comme le font souvent les enfants. Oui. J'en suis sure. Je rend compte minutes. Je le connais.
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Re: Vieil entrepôt désaffecté
Dwayne Maddison, le  Ven 8 Nov 2013 - 21:50



J'avais envie de souffler, j'avais envie de crier, j'avais envie de me venger également. Pourtant, je ne pouvais pas. J'étais incapable d'effectuer le moindre mouvement suite au sortilège que la jeune fille m'avait lancé il y a quelques minutes maintenant. En réalité, ça ne faisait peut-être que quelques secondes mais mon immobilité rendait les secondes beaucoup plus longues qu'elles ne l'étaient réellement. Plus je restais immobile, plus je sentais un énervement monter en moi, plus l'envie de me venger augmentait. C'était sûrement mon côté Loup-Garou, depuis que j'avais été mordu j'étais beaucoup plus nerveux qu'à l'habituel et ça c'était pas cool. Je ne savais pas si c'était un trait caractéristique des lycans ou juste un nouveau trait de caractère que j'avais attrapé suite à ma blessure. Au pire, ce n'était pas bien grave, j'étais devenu nerveux fin de l'histoire.

Alors que je ne m'y attendais pas, la jeune demoiselle se rapprochait de moi tout en restant à quelques mètres de moi, puis lançait l'antisort dans ma direction. Peu à peu, je sentais chacun de mes muscles reprendre vie, je me sentais comme libéré. Si l'adversaire avait été un homme, je lui aurais certainement sauté dessus tel un moldu en colère. Malheureusement, ou heureusement c'est selon, la personne qui se dressait devant moi était une femme, qui plus est une femme à qui j'avais fait du mal. Je prenais une inspiration, pour me calmer, puis je me mettais à réfléchir. Même si je n'en avais pas envie, je laissais un sourire se forger sur mon visage. Je ne savais pas s'il était crédible, mais au pire ce n'était pas grave. Je sortais ma baguette, juste au cas où la jeune fille souhaiterait me faire à nouveau du mal. J'informulais le sortilège "ragnarok", celui du mur invisible, puis reportait mon attention sur la demoiselle.

- Je ne pense pas que nous soyons parti du bon pied. Je pense qu'on devrait régler ça. Après tout, depuis que je t'ai mordu nous sommes liés à jamais.

Je pensais avoir été convaincant, peut-être pas assez pour la demoiselle, c'était selon son appréciation. Je faisais une petite pause, afin de la laisse digérer tout ce qu'il se passait actuellement. Après tout, la jeune fille venait d'apprendre qu'elle était maintenant une lycans et qu'à chaque pleine lune elle se transformerait en un monstre assoiffé de sang. M'enfin, elle ne le savait peut-être pas mais il existait une potion appelée "tue-loup" qui permettait de garder le contrôle. Malheureusement, je ne l'avais pas su lors de ma première transformation. Et je m'étais transformé et je l'avais tué.. Ma propre mère. Je ne voulais pas que ce genre de chose arrive à cette fille, je devais empêcher ça.

- Je m'appelle Dwayne. Ne me vois pas comme un ennemi, je suis là pour t'aider. Je suis sûr que tu as un tas de question à me poser, je suis là pour te répondre. Vas-y. Je terminais ma phrase avec un sourire encourageant.


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Re: Vieil entrepôt désaffecté
Pandora Forester, le  Mer 20 Nov 2013 - 13:27

Dès que mon sort fut jeté, l'homme devant moi, affalé parmi les débris des caisses en bois qu'il avait cassé avec son poids et le choc, se releva péniblement. Finalement, il n'avait pas dû avoir si mal que ça en s'éclatant par terre sous mon sort. Je déglutis difficilement, sans pour autant me démonter et en gardant ma baguette mi-levée. Je recule de quelques pas, soudainement intimidé quelque peu par la carrure du garçon. Je l'avais peut-être sous-estimé en fin de compte... Une fois debout, il se dépoussiere et s'embraille correctement, en arrangeant ses vêtements. Son regard me met mal à l'aise et je me sens étrangement toute petite. Il sort sa baguette magique et je comprends que je dois arrêter de faire ma maligne et réussir à me calmer. Essayant de faire abstraction à la façon dont je pourrais être projetée contre le mur du fond, je hausse un peu la tête et croise mes bras sur la poitrine, paraissant sure de moi à la perfection.

Ma colère diminue peu à peu tandis que je suis en train d'assimiler le fait que si je ne le provoque pas, il ne m'arrivera rien. Mes muscles se détentendent, eux qui étaient crispés depuis qu'il était entré dans la pièce et venait de m'annoncer une terrible vérité. Mes doigts se desserrent d'autour de la poignée de ma baguette, et ma respiration se fait plus détendue. Je me mordille la lèvre, encore un peu chamboulée au fond de moi par ce qu'il vient de me dire. À cause du Loup qui avait pris possession de lui cette nuit-là, je me retrouve comme une de ses semblables. Cette idée me parait dingue. Le rejet de la société ne me fait pas peur, au contraire, mais le fait de surtout devenir un être sanguinaire une fois par mois, un soir de pleine lune, et de savoir que je pourrai tuer des gens si je ne prenais pas une potion adéquate pour réduire les effets me donne la nausée. La personne pour qui j'ai le plus peur est mon frère bien sur, c'est la personne la plus proche de moi, et il n'est malheureusement plus à Poudlard, protégé.

L'autre prend la parole :

- Je ne pense pas que nous soyons parti du bon pied. Je pense qu'on devrait régler ça. Après tout, depuis que je t'ai mordu nous sommes liés à jamais.

Je cligne plusieurs fois des yeux, ma rage s'étant totalement dissipée. C'est à ce moment précis que je trouve le bon moment pour penser que j'ai quand même un comportement de bipolaire. Je chasse cette idée de ma tête : ce n'est pas le moment de savoir combien de personnes ont ma tête pour résidence. Je suis assez d'accord avec mon interlocuteur : j'aurais pu faire un effort pour ne pas l'agresser, mais comment auriez-vous réagi ? Le fait d'être « liée » avec cet homme me semble aussi très étrange à entendre, en partant du principe que c'est la deuxième fois que je le vois de toute ma vie et que notre première rencontre avait très mal tourné. Je regarde le sol, penaude. Je n'ai pas grand-chose à dire, ou plutôt, je ne sais pas quoi dire. Je sais qu'il veut m'aider, et je m'en rend compte au fur et à mesure qu'il me parle, mais pourquoi ? Personne ne m'a jamais porté de l'aide, me laissant me débrouiller seul, mais alors pourquoi un inconnu le voudrait ?

- Je m'appelle Dwayne. Ne me vois pas comme un ennemi, je suis là pour t'aider. Je suis sûr que tu as un tas de question à me poser, je suis là pour te répondre. Vas-y.

Sa phrase se termine dans un sourire. Je sais qu'il est forcé, mais en tout cas, c'est assez encourageant. Je m'humecte les lèvres et décide de lui dire mon prénom, c'est la moindre des choses.

-Je... Moi c'est... Heu... Annabella.

Je suis assez décontenancé, et ça doit se voir. Je lui offre un sourire exaspéré, mais involontaire. Tiens, c'est bizarre, je n'ai pas sourit comme cela depuis longtemps. Je veux le remercier, mais pour l'instant, les mots me manquent un peu. J'attends qu'il prenne la parole tout en voulant arrêter d'avoir ce petit sourire en coin.
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Re: Vieil entrepôt désaffecté
Dwayne Maddison, le  Ven 22 Nov 2013 - 10:06




J'avais l'impression qu'elle ne voulait pas de mon aide, elle semblait encore plus borné que je ne l'avais été avec Elenna. Je savais ce que c'était de se retrouver, si soudainement, dans un nouveau monde. Elle allait subir des choses qu'elle n'avait sûrement jamais vue avant. Elle allait tuer, c'était inévitable. Elle était jeune et oublierait certainement sa potion un jour ou l'autre. Elle allait peut-être même transformer quelqu'un. Je pensais que tuer était la pire chose, maintenant j'étais d'accord pour dire que faire subir la transformation à quelqu'un d'autre équivalait le sentiment qu'on avait après un meurtre. On avait honte, honte d'avoir gâché la vie d'une personne qui aurait pu en avoir une belle. Avec mon acte, je lui avais fermé des portes c'était sûr et certain.

Je... Moi c'est... Heu... Annabella.

Elle se stoppa net après sa déclaration. Elle n'était pas très bavarde, peut-être était-elle timide. Dans son visage, je n'arrivais à déceler aucun sentiment, comme si elle était parfaitement capable de les maîtriser. C'était une qualité, même si parfois il fallait laisser tout sortir. J'avais pensé qu'elle me poserait des questions et non qu'elle me laisserait parler. Je ne savais pas quoi dire, ou plutôt je n'arrivais pas à choisir l'information que je souhaitais faire passer en premier. Je pensais qu'elle avait peut-être reçue une information trop déboussolante pour aujourd'hui et qu'elle souhaitait maintenant se reposer.

J'ai l'impression que tu as besoin de temps pour avaler tout ça. Prend ce papier avec ma baguette j'imprimais dessus mes coordonnées. réfléchis à des questions et quand tu en auras viens me trouver.

Je lui souriais sincèrement. Je ne voulais l'ennuyer. Une fois qu'elle eut pris le morceau de papier, je tournais les talons et m'en allait vers la sortie de ce "hangar". Soit elle m'interpellerait, soit on se reverrait quand elle le souhaitera.

Fin du RP pour moi. On en refera un bientôt, j'espère Wink 
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Re: Vieil entrepôt désaffecté
Pandora Forester, le  Dim 1 Déc 2013 - 16:23

Ma réponse semble lui convenir, puisque le garçon tourne les talons et semble vouloir sortir d'ici après sa réponse.

Je le regarde. Je ne bouge pas, je reste plantée là. Je ne sais pas quoi faire. Je ne connais même pas son nom. C'est alors que je décide de l'interpeller. Il a raison. Seule, je ne m'en sortirai jamais. Si personne ne m'aide, je vais couler. Je suis déjà au fond du gouffre, je refuse de tomber encore plus bas. Je ne dis pas que cet homme va me tirer de toutes mes emmerdes et me rendre mon bonheur et la vie que j'avais avant, loin de là, mais il sera là. Il ne sera pas inutile.

-Attends ! Lui dis-je.

Il se retourne.

-Laisse-moi venir avec toi.

Il sourit.

Je regarde mon café. Je fais une moue puis le laisser finalement sur la caisse en bois. Je prends mon sac, a mes pieds puis mon manteau. Je l'enfile car dehors, par l'interstice de la porte, je vois la nuit. Je trottine jusqu'au garçon. Je ne lui demande pas son nom, je pense que je le saurais assez tôt. C'est alors que nous sortons.

Nous marchons sur la route. Deux étrangers, qui ne se connaissent presque pas, mais liés à jamais, et pour toujours. C'est alors que nous nous enfuyons dans la nuit.


[Fin du RP]
Harel Chaitan
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Re: Vieil entrepôt désaffecté
Harel Chaitan, le  Jeu 23 Jan 2014 - 0:19

{ Rp avec Taylor Malëan}

Selon un rituel bien précis, Harel avait réunis ses affaires, appelait son félin qui s'était fait désirer comme chaque vendredi, avant de quitter le château pour rejoindre Pré-au-Lard son sac sur l'épaule. A l'endroit convenu, Taylor Malëan l'attendait pour transplaner jusqu'à une petite maison érigé au beau milieu d'une forêt écossaise. Ce soir-là, l'adolescente brilla par son absence recluse dans le dortoir vide. Attitude inhabituelle, à la normale elle se montrait plus bavarde suivant le contenu de sa semaine de cours. Toute la nuit, ses réflexions l'avaient maintenus éveillées, et au petit matin quelques lignes griffonnées sur un bout de parchemin abandonné sur le comptoir du bar, attesta de son absence pour la journée.

Grace au réseau de cheminée, l'orpheline pu aisément rejoindre Londres avant de prendre le métro qui la conduirait en banlieue. Les Greenwood gardait un objet qui lui appartenait. Cela l'insupportait que le couple ne le lui eut jamais remis. De plus, entre son statut d'étudiante et son entraînement, elle participait très peu aux recherches qui la concernait. Son comportement était puéril d'autant qu'elle n'avait fait mention de son initiative à aucun moment. Et ce pour deux raisons : tout d'abord car récupérer un simple objet ne requérait pas de compétences particulières juste quelques informations qu'elle avait en sa possession, donc nul besoin de se présenter à deux ; ensuite parce que son refus que l'on ne s'immisce sur cette partie de sa vie persistait. A mesure que ses pas la rapprochaient de la maison qui l'avait vu grandir, son malaise augmentait.

Ses membres inférieurs furent les premiers à la trahir lorsqu'ils passèrent devant le bâtiment religieux qu'elle fréquentait encore quelques années plutôt. Sa respiration devint désordonnée et des frissons parcoururent sa peau protégée par ses vêtements moldus. Deux visages familiers apparurent sur le parvis de l'édifice duquel sortirent un groupe de personnes. Une femme au visage dégagé, ses cheveux châtains réunis en chignons sur le haut de son crâne, tenant la main d'un enfant surement adopté, celui-ci tenant de son autre main, celle d'un adolescent légèrement plus jeune qu'elle, aux traits asiatiques. Paralysée, Harel aurait voulu réagir d'une manière ou d'une autre, mais ses membres refusait d'obéir. Plusieurs sentiments se disputaient l'exclusivité, la maintenant entre nostalgie et colère. Partagé entre le plaisir de revoir une personne chère et celui de déverser sa rancœur. Avant qu'elle ne puisse se positionner, son regard rencontra ceux agrandis par la surprise de Me Greenwood. Un pas hésitant, un second plus assuré, et un troisième qui en entraîna une série de plus en plus rapide dans sa direction.

- Harel !

Cette voix ... un sortilège de réanimation n'aurait pas eu un meilleur effet. L'interpellé se détourna et sans demander son reste prit la fuite sans se retourner, craignant d'être rattrapée. La fuyarde s'engouffra à l'intérieur du train qui s'apprêtait à rejoindre la capitale. Essoufflée, elle s'assit sur un siège prés de la fenêtre contre laquelle son crâne ne tarda pas à se posée. Sa main droite entoura son poignet gauche. Au cours du trajet de retour, l'étudiante repensa au cours de Défense Contre les Forces du Mal, en quatrième année, et le parcours organisé par l'enseignant. Elle avait passait les trois premières étapes plus ou moins laborieusement, mais avait lamentablement échoué à la dernière face à un simple épouvantard. Sa peur la régissait encore bien trop, cela l'énervait de se laisser ainsi malmener. Mais, elle avait beau les repousser, les enterrer, les ignorer, elles finissaient toujours par ressurgir. Obstacles récurrents et indestructibles qui se reformaient inlassablement. A présent, son index droit grattait la cicatrice qui abîmait la face interne de son poignet gauche.

Revenu à Londres, l'adolescente déambula au hasard des rues. La façade du Chaudron Baveur l'invita à rejoindre le Chemin de Traverse, seulement ce jour-là, la fréquentation des lieux destinés essentiellement à la population sorcière ne la tentait pas. Le ciel clément l'encourageait à continuer son chemin. La gare de King's Cross en outre l'attira. La jeune asiatique s'entraîna à se déplacer au milieu de toutes ses personnes en évitant de les toucher. Ca l'occupa une partie de l'après-midi, l'activité permis à son esprit de se focaliser sur autre chose que sa mésaventure de la matinée. A l'aide de sa magie, elle chaparda une friandise pour la grignoter assise sur l'une des nombreuses marches que comptaient l'endroit.

En fin de journée, sa promenade s'acheva sur les Docks, coin de la ville peu reluisant, sale, inamical, et certainement malfamé à la nuit tombée. Tout ce qui lui plaisait. Le genre d'endroit que le plus grand nombre évitait. Cette fois-ci, le hasard la conduit à l'intérieur d'un vieil entrepôt. Il subsistait plusieurs caisses, éventrés pour la plupart, du verre brisés, des cannettes, des mégots de cigarettes et des bouteilles, dont se servaient les artistes de rues, jonchés le sol cimenté, recouvert de poussière, tandis que les murs étaient recouverts de graffity. A force de ne cotoyer que des sorciers, sa mémoire effaçait des détails simples qui caractérisaient le monde des moldus. L'endroit devait servir de squatte ce qui n'avait rien d'étonnant étant donné les faibles températures.

Baguette en main, Chaitan examina les lieux. Sa magie ne détecta aucune présence. Par mesure de prévention, elle appliqua un sort qui confinerait le bruit à l'intérieur de la structure et déposa une alarme qui la préviendrait en cas d'intrusion. Seulement après avoir pris ses dispositions, elle commença à modifier la disposition du mobilier présent. Peu à peu se formait une espèce de parcoure du combattant version sorcier. Son corps ne brillait pas par sa puissance, sa petite taille et son poids plume constituant des handicaps certains. Ce parcours servaient à développer les atouts en sa possession associé à l'utilisation de sa magie.

Jugeant que l'exercice effectué à la gare servirait d'échauffement, Harel s'attela à dépasser chaque obstacle qu'elle rencontrait. Ses jambes se pliaient pour mieux bondir, ses muscles mettaient à profit se légèreté pour gagner en vitesse et sa main gauche s'activait à parer ou attaquer selon les modalités. L'unique adversaire présent se constituait de deux caisses empilées sur lesquelles était dessinée, à la l'aide d'une des bouteilles aérosols échouées au sol, une silhouette replète et chauve. A l'évidence, cette dernière servait aussi à aiguisé sa précision. On remarquait des endroits plus touchés que d'autres.

L'initié n'envisageait pas de rentrer avant d'être satisfaite. Cela englobait le parcours ainsi que l'un des recoins sombres de l'entrepôt qui lui rappelait désagréablement l'épouvantard. Affronter devenait le maître mot, peu importait qu'elle y passe la nuit. Son cœur bondit contre sa poitrine lorsque l'alarme se déclencha la prévenant qu'une ou plusieurs personnes pénétraient dans le bâtiment.
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Re: Vieil entrepôt désaffecté
Taylor Malëan, le  Mer 12 Fév 2014 - 15:51

-Tu étais donc là ?

C'était Malëan qui venait d'entrer sans aucune discrétion. Malgré le froid dehors son manteau était totalement ouvert laissant apparaitre, son maigre torse. Ses cheveux étaient en bataille, et sa pilosité faciale était brûlée sur tout un côté de son visage. De larges poches noires se dessinaient sous ses yeux, témoignant de sa fatigue, et ses yeux injecté de sang, laissaient penser que son organisme était altéré par une substances tel que l'alcool ou la drogue. Il était dans un piteuse état, et pourtant, il parlait et se comportait tout à fait normalement. Quand il se rapprocha, Harel put voir que sa chaussure droite était imbibée de sang, et qu'elle laissée derrière elle de petites marques rouges.

-Alors qu'est ce que tu fais toute seule ? Tu t'entraîne ?

Taylor se raprocha jusqu'à pouvoir poser sa main sur la tête de la Miss, puis il lui caressa doucement les cheveux en lui montrat son approbation.

-Bravo. C'est ainsi que tu seras plus forte. Mais ne te dérange pas pour moi. Je vais m'assoir un peu plus loin, et nous discuterons demain. Reprend ce que tu faisais.

Et aussitôt dit, aussitôt fait. Harel hocha la tête sans un mot. Elle devait probablement être étonné au premier abord de le voir là, mais au final, ça n'avait rien de bien étonnant. Le vagabond partit s'asseoir dans un coin de la salle, puis il se posa à même le sol, en s'appuyant contre le coin du bâtiment. Puis là, il ferma les yeux. Pour se reposer un peu. Il entendait Harel bondir, ramper, jeter des sortilèges d'attaque ou de protection. De temps à autres le craquement du bois, ou le bruit sourd d'un vieux baril vide, qui venait de se prendre une offensive renversante.
Harel avait quittée la Guilde en informant Taylor, toute fois, toute la journée il s'était inquiété pour elle. S'il avait imaginé avant qu'elle ne faisait que s'entraîner...

Sa journée à lui fut plus mouvementé. Alors qu'il avait remarqué l'absence de la Miss, il avait décidé d'en profiter pour effectuer un petit tour en reconnaissance chez l'homme, dont il voulait donner le nom à Harel. Cependant le repérage ne s'était pas passé correctement, et il avait passé une bonne demi-heure sous adrénaline permanente, à essayer de fuir d'un manoir dans lequel il avait essuyer un terrible combat. Par chance plus que par maitrise cette fois, il s'en était sortit, mais maintenant bien convaincu que cet homme avait quelque chose à cacher. Comme il disait toujours, les plus gros secret sont toujours les mieux gardés. Après avoir put sortit de son cauchemar, il avait décidé de faire part de ses découvertes à Harel, d'où sa présence dans le hangar cette nuit là. Mais finalement, il avait fini par tomber d'épuisement, son combat, l'avait bien trop fatigué.

A son réveil ses chausses étaient enlevées, et son pieds qui s'était fait tranché sur une bonne partie de la voute plantaire, ne comptait plus qu'une toute petite cicatrice. Ca ne pouvait être l'oeuvre d'Harel vu la propreté de la cicatrice, elle n'aurait pu réussir si bien un sortilège de guérison à son âge. Mais après tout, était-il possible, que quelqu'un d'autre les faits ?
Il chercha Harel des yeux, qui était déjà réveillée, à lire un bouquin posé sur ses jambes en tailleurs, dans un des autres coin de la pièce.

-Tu as une idée de qui à...

Mais Harel le coupa en lu disant bonjour, et en lui demandant pourquoi il était venu. Ce qui lui fit naturellement perdre l'idée de lui poser sa question, puis banalement il répondit.

- Je devais te voir. J'ai enfin trouvé une piste sur ta famille. J'ai un nom, et c'est tout ce que j'ai. Cependant, il va falloir t'entraîner encore. Je suis partis hier simplement faire un repérage des lieux et tu as vu l'état dans lequel je suis rentré. Ces gens là ont des choses à se reprocher je peux te le dire. Mais ils ont aussi de très bon protecteur. Et il te faudra être encore plus forte si tu veux m'accompagner...

Les yeux d'harel s'étaient mit à briller. Elle attendait probablement ça depuis le premier jour où elle avait rencontrée le Vagabond dans l'allée des embrumes, et depuis plus de deux mois avaient passées ne lui apportant presque aucune connaissance sur le sujet qu'elle désirait traité plus que tout autre.

-Mais ce n'est pas la seule chose que j'ai fait hier, pour être honnête. J'ai aussi activement recherché le meilleur moyen de te rendre forte, agile, intelligente, courageuse, et prudente. Je ne sois pas certain qu'il soit le plus facile, ni le moins dangereux. En fait, tu risqueras de nouveau ta vie tous les jours, mais je peux t'assurer que chaque jour que tu passeras à t'entrainer où je t'emmène sera comme dix jours d'entrainement intensif ici.

Il repenssait à sa décision. Etait-il vraiment conscient du danger qu'il faisait prendre à la gamine ? Bien qu'il se soit arrangé avec l'Irlandais pour garantir un maximum la sécurité de sa protégée, allait-il vraiment emmener une gamine faire son entrainement aux beau milieux des Fosses d'Irlande ?

-Je me suis arrangé pour qu'il ne t'arrive rien en dehors de tes exercices quotidien, qui se dérouleront sous ma surveillance. Toute fois je ne peux te garantir que tu reviendras en pleine santé. Mais pour sure, tu reviendras sans peur, et avec une maitrise parfaite des situations de stress. L'endroit où je veux t'emmener c'est là où moi, j'ai débuté mon entrainement, c'est ce lieu, qui m'a rendu si fort, et si imaginatif. C'est lui qui m'a tout enseigné, et c'est grâce à lui je penses, que je vis encore. Alors qu'en dis tu ? On peut rester là à s'entrainer moyennement. Ou on peut partir ce soir pour L'Irlande, et commencer ton entraînement dès le lendemains.

Taylor se dirigea vers la porte du hangar, sans attendre de réponse.

-Bien sur, cette entrainement sera au moins cent fois plus dur que le dernier.

Il sourit le plus largement que ses lèvres lui permit, et ses yeux se voulaient le plus rassurant possibles. Puis il quitta le bâtiment en ajouta qu'il attendrait sa réponse à la guilde. Qu'il n'aurait qu'à se trouver là bas, puis il laissa tomber par terre, une petite bourse de tissu dans laquelle était confinait de la poudre de cheminette...
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Re: Vieil entrepôt désaffecté
Harel Chaitan, le  Lun 17 Fév 2014 - 14:28

La tension apparu en une fraction de seconde, suite au déclenchement de l'alarme, s'évapora aussi vite. Ses épaules se détendirent et son souffle redevint léger et régulier lorsque la voix de Taylor raisonna entre les parois de l'entrepôt à l'abandon. En outre, ses sourcils s'affaissèrent en découvrant son état. Il ressemblait à un épouvantail dépenaillé, non pas qu'à la normal il prêtait une quelconque importance à son image, cependant les vêtements déchirés, la brûlure au niveau du visage, et les traces ensanglantées qu'il laissait dans son sillon ne présageaient rien d'optimiste. Sa blessure au pied impactant sur sa démarche et ses yeux injectés de sang le rendait inquiétant. Il faisait penser à ces hommes imbibaient d'alcool qui inhibés chercher querelle à la moindre occasion ou ne manquait pas de se mêler au premier affrontement. Dans le cas présent, sa voix et sa manière d'être assuraient à Harel qu'il n'en était rien.

En se posant sur sa tête, sa main dégagea une chaleur qui se diffusa dans le reste de ses membres. Sa mâchoire se contracta insensible aux paroles encourageantes. Il la traitait comme une enfant et à ce moment précis c'était la dernière chose dont elle avait besoin. Elle se retint de faire la moindre remarque, hochant même la tête machinalement, les cernes qui alourdissaient ces yeux, ajoutés aux autres éléments, attestait d'une journée éprouvante. Qu'est-ce qui l'avait mis dans cet état ? Et pourquoi venir la voir plutôt que de rentrer à la Guilde se soigner ? Cela la concernait-elle ?

A l'évidence, sa présence n'avait aucun caractère urgent puisqu'il se contenta de s'éloigner sans plus d'explication, s'installant dans un coin de la pièce après lui avoir dit de continuer sans se préoccuper de lui. Exaspérée, la jeune fille se détourna reprenant l'exercice qu'elle s'imposait éprouvant sa résistance et son endurance. Néanmoins, une note d'inquiétude l'empêchait de s'immerger dans sa pratique. L'homme endormi n'avait même pas pris le soin de s'occupait de son pied sous lequel une trace de sang s'étalait un peu trop généreusement. Fatigué de lui jeter des coups d'œil, elle délaissa ses enchaînements pour aller s'accroupir devant le blessé. Sa chausse était imbibée de sang et goûtait sur le bitume.

Harel hésita un long moment avant de passer à l'action. Pour ne pas interrompre un sommeil bienfaiteur, elle s'aida de la magie pour enlever le tissus qui faisait barrage à un examen plus approfondit de la plaie. Une fois découverte, celle-ci lui arracha une grimace. L'auteur s'était montré impitoyablement généreux. Un objet contondant ou un sort belliqueux ? D'un mouvement de tête, elle chassa ses réflexions stériles, pour le moment, qui retardaient surtout son intervention. Voilà bien des sortilèges que l'on n'enseignaient pas suffisamment à Poudlard : les soins. Suivant, le contenu du cours quelques-uns de leurs professeurs leur apprenait à soigner une blessure spécifique à la situation. De ce fait, se connaissances en la matière se restreignait au pratique les plus basiques.

- Episkey.

Evidemment, l'entaille ne pouvait pas être qualifiée de superficielle, cependant elle espérait qu'en l'appliquant plusieurs fois il suffirait en attendant plus efficace. Elle compléta son initiative par un Sortilège de stérilisation. Ses maigres compétences ne lui permettant pas d'intervenir au-delà, elle rabattit sa capuche sur son visage, puis s'évanouit dans l'obscurité de la  nuit guider par la lumière pâle de la lune.

Le lendemain matin, l'étudiante lisait tranquillement assise à l'opposé de Malëan qui se réveilla comme un bienheureux. Depuis sa mésaventure de la veille toutes bonnes manières semblaient l'avoir déserté. En plus d'avoir passé une nuit exécrable, malmenée par l'inquiétude et rongée par la curiosité. Ils n'allaient pas entreprendre une conversation sur une plaie aussi soigneusement nettoyée, puis refermée. Comment n'avait plus d'importance. Pourquoi par contre ...

- Je devais te voir. J'ai enfin trouvé une piste sur ta famille. J'ai un nom, et c'est tout ce que j'ai. Cependant, il va falloir t'entraîner encore. Je suis partis hier simplement faire un repérage des lieux et tu as vu l'état dans lequel je suis rentré. Ces gens là ont des choses à se reprocher je peux te le dire. Mais ils ont aussi de très bon protecteur. Et il te faudra être encore plus forte si tu veux m'accompagner ... Mais ce n'est pas la seule chose que j'ai fait hier, pour être honnête. J'ai aussi activement recherché le meilleur moyen de te rendre forte, agile, intelligente, courageuse, et prudente. Je ne sois pas certain qu'il soit le plus facile, ni le moins dangereux. En fait, tu risqueras de nouveau ta vie tous les jours, mais je peux t'assurer que chaque jour que tu passeras à t'entrainer où je t'emmène sera comme dix jours d'entrainement intensif ici.

A mesure que les phrases se succédaient, sa mauvaise humeur s'allégeait au profit d'un sentiment plus positif qui parcourra sa peau de frisson. Plusieurs informations s'entrecoupaient, cependant la première qu'elle intercepta fut celle à propos d'un nom. C'était si sous soudain et inespéré qu'elle ne réalisa pas de suite. Les mots se bousculaient et l'impatience en accroissait le désordre. L'entrepôt ne lui apparaissait plus aussi ni grand ni aussi vide. Ces doutes relégués, temporairement, au second plan. Son esprit d'orpheline n'avait pas inventé toute cette histoire. Les derniers temps, elle redoutait un mauvais tour de son esprit, une sorte de folie hallucinogène.

-Je me suis arrangé pour qu'il ne t'arrive rien en dehors de tes exercices quotidien, qui se dérouleront sous ma surveillance. Toute fois je ne peux te garantir que tu reviendras en pleine santé. Mais pour sure, tu reviendras sans peur, et avec une maitrise parfaite des situations de stress. L'endroit où je veux t'emmener c'est là où moi, j'ai débuté mon entrainement, c'est ce lieu, qui m'a rendu si fort, et si imaginatif. C'est lui qui m'a tout enseigné, et c'est grâce à lui je penses, que je vis encore. Alors qu'en dis tu ? On peut rester là à s'entrainer moyennement. Ou on peut partir ce soir pour L'Irlande, et commencer ton entraînement dès le lendemain.

Formulé de la sorte cela semblait simple. Il restait toujours très vague sur ce qui concernait son passé. L'expression " fosse " avait été prononcée à plusieurs reprises, mais sans plus de détails, sans explication, juste amenée. Un sujet que l'on évitait d'aborder était soit peu reluisant ou trop douloureux. Ici, à en juger les termes employés précédemment, il s'agissait du premier cas. Taylor s'éloignait déjà vers la sortie avant de conclure, un sourire étalé sur le visage :

-Bien sur, cette entrainement sera au moins cent fois plus dur que le dernier.

Harel s'apprêtait à répliquer, mais à peine ses lèvres s'entrouvrirent-elle que la silhouette revigorer par la nuit avait disparu. Un vrai courant d'air. Il s'infiltrait par une ouverture, mettait tout sans dessous, dessous, puis s'évanouissait. Spectateur désarmé, vous n'aviez plus qu'à vous atteler à remettre de l'ordre.

L'ombre de l'entrepôt devenue écrasante et étouffante, la silhouette juvénile quitta à son tour les lieux, non sans avoir ramassé la petit bourse qui contenait rien de plus que de la poudre de cheminette. Les rafales de vents si elles pouvaient se montrer des ennemies redoutables ne duraient jamais, chassant rapidement les nuages menaçants au profit des rayons du soleil réconfortants.

En ce dimanche matin, les rues de Londres grouillaient. Pourtant, Harel ne prenait pas garde à ce qui l'entourait. Elle réfléchissait à ce prétendu entraînement plus dur que le précédent. Pour pouvoir prendre une décision encore aurait-il fallu qu'elle dispose d'un peu plus de précisions quant à l'endroit. Tout ce qu'elle savait était que cela serait difficile bien plus que ce qu'il lui avait fait traversé jusque là, plus dangereux aussi. C'était ce versant là qui l'inquiétait d'avantage que la difficulté. Sa volonté presque inflexible et sa force mentale bien présente lui permettait de survivre dans des situations sensibles et de se débrouiller avec plus ou moins de facilité. En outre, son corps ne présentait pas les mêmes dispositions. Elle en connaissait les faiblesses et les limites, de ce fait, elle redoutait de l'exposer à une épreuve qui risquerait de lui nuire. Malgré son sourire et la lueur bienveillante des yeux de Malëan avant qu'il ne s'éclipse, son discours ne cachait pas les risques qu'il ne pourrait empêcher dans certaines circonstances. Sauf qu'elle avait besoin de tous ses membres et de toute sa raison.

De plus, si elle acceptait de se soumettre à l'épreuve pour se forger plus rapidement, et plus efficacement, cela sous-entendait se livrer complètement à l'inconnu. Son seul repère deviendrait Taylor et ce n'était pas forcément pour la rassurer. Se rapprocher du passé d'une personne, s'était aussi lever le voile sur certains aspects que l'on aurait préférait continuer d'ignorer. On ne connaissait jamais véritablement une personne, néanmoins, elle avait appris à lui faire confiance sur le sol anglais, en irait-il de même sur les terres irlandaises.

En fin de journée, l'orpheline utilisa le réseau de cheminette du Ministère de la Magie pour retourner à Locus Scient. Son entrée fut laborieuse et peu assurée. Des ses mains, elle épousseta ses vêtements et ses cheveux. La chaleur des lieux l'enveloppa, l'accueillant  chaleureusement. La salle principale était vide, mais la porte de la bibliothèque grande ouverte l'invita silencieusement à se rapprocher. Elle l'y retrouva en pleine réflexion devant une étagère chargée d'ouvrages.

- Avant de me jeter dans la gueule du loup, j'apprécierai d'en apprendre un peu plus sur ce qu'il m'attend. Si cela s'avère être cent fois pire que la dernière fois, je ne suis pour autant pas cents fois mieux préparée, mais je ne me laisserai pas ridiculiser. J'espère seulement que le risque est mesuré. Je ne suis pas toi.

Le plus agaçant étant de constater qu'il n'était même pas surpris, il savait qu'elle allait accepter. Non pas à défaut, puisqu'elle aurait pu refuser de l'accompagner auprès de l'informateur et attendre passivement, et en sécurité, qu'il lui rapporte les informations, mais bien parce que ça faisait partie d'elle. Même une menace pesant sur son intégrité physique ne suffisait pas à  refuser une telle opportunité. Se défier, se mettre en danger, se confronter à la douleur était autant d'éléments qui lui permettaient de sortir de l'état d'inertie dans lequel elle se plongeait à Poudlard attendant que le temps passe en essayant de le meubler.

-Je vais rassembler mes affaires
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Re: Vieil entrepôt désaffecté
Taylor Malëan, le  Lun 17 Fév 2014 - 23:07

-Attends !

Il se devait d'être totalement honnête avec elle. A partir d'aujourd'hui il n'y avait plus grand moyen pour éviter à la jeune Chaitan de devoir grandir, et devenir un véritable adulte.

-Harel, tu dois prendre cette décision avec beaucoup de recule. Là où je t'emmène, tu vas être enfermée dans un dortoir commun, avec d'autres participant. Les fosses, c'est une arène. Où les règles et les décors changent chaque jours. C'est là où les plus assoiffé de sang et d'argent viennent jouer leur vies. Mais c'est aussi là bas que l'on rencontre des Artistes de la magie. Là bas, tu vas devoir faire souffrir des gens que tu ne connais pas, sans raison, simplement parce que le public en a décidé ainsi. En fait ton entrainement consistera à te battre chaque jour en évitant la mort.

La nouvelle n'était-elle pas déjà assez accablante ? Au son de toutes les attrocités qu'il se rendait compte d'avoir dit devant une enfant, Taylor resta bouche bée quelques instant. Les deux iris braqué sur la petite fille qui se tenait devant lui.
*A quoi penses-tu ? C'est son choix, et tu aurais tué pour qu'on t’apporte ce soutient à son âge.*  Il s'en voulait tellement de proposer cette alternative, pourtant, il savait que c'était sans nulle doute celle qu'Harel aurait choisit, si elle avait eu connaissance de toutes les possibilités. Il le savait, parce qu'ils se ressemblaient tant.
Son sourire se brisa puis il continua d'une voix basse et grave.

-Là bas il n'y a qu'un moyen d'arrêter le combat c'est d'y mettre un terme... La plus part des participants tuent, parce que le corps corps humain est si fragile, qu'il est plus facile de le détruire entièrement que de le neutraliser. Mais il est hors de question que tu tues quelqu'un, alors tu vas devoir travailler deux fois plus dur pour être au niveau. Mais si tu acceptes, voilà le marcher que j'ai réussi à nous obtenir

Il fouilla un instant sa poche, et il en sortit un petit parchemin qu'il déplia au moins une bonne trentaine de fois avant qu'il n’atteigne sa taille normale. Il faisait au final, trois pages de long. Finalement il le posa sur la table, qui était non loin de là, celle où Harel avait vu le livre de la Guilde pour la première fois, et où elle l'avait signé.
Citation :


Fosses des Leprechaun !

Offre unique:

Moi:
Un combat par jour sous ton Ordre, avec ta protégée. Pendant trois mois. Tu pourras utilisé mon arène, mes combattants. Aucune mort tolérée.

Toi:
Le retour du champion ou l'éclat de sa protégée pour deux matchs.


Signatures:   L.H.                                              Date:



Il n'y avait rien de plus sur le papier mais tout était bien assez clair ainsi. De toute façon L.H. n'aimait pas se perdre dans de longues phrases, il aimait aller à l'essentiel. Et l'essentiel était les trois mois d'entrainements qu'il offrait. En contre partie toute fois, sois Malëan soit Harel devraient combattre dans l'arène, pour deux matchs, une fois l'entrainement terminé.

-Si tu acceptes d'aller là bas, il n'y aura pas de retour en arrière, et les horreurs que tu risques de voir, subir, ou faire subir ne s’effaceront jamais... Il faut que tu sois certaines de pouvoir en tirer le meilleur partie. Ou que tu ne le fasses pas tu comprends ?

Il voyait beaucoup de confusion dans ses yeux. Sa peau d'une blancheur lumineuse reluisait dans la vieille battisse. Ses cheveux noires tombaient jusque sur ses lèvres muettes, et tout son corps semblait trembler un peu. Malëan ne savait plus quoi dire, il regardait la fille muette, conscient qu'il venait de lui proposer l'enfer et qu'elle sauterait probablement dedans. Si jamais elle assimilé la force de Malëan, au lieu qu'il lui proposait de visiter, elle saurait que c'était l'endroit où il lui fallait être, pour devenir assez forte et continuer sa quête vers sa famille.

Il s'approcha. Posa sa main sur l'épaule de la Miss, se voulant le plus rassurant possible.
Dans ce toucher il voulait lui offrir toute sa présence. Le soutient qu'elle n'avait plus depuis longtemps. L'épaule sur laquelle pouvoir déverser quelques larmes. Il voulait qu'elle comprenne que peut importait son choix, il ferait en sorte de la garder en vie, et de lui faire retrouver sa famille.

-Demain, c'est Lundi, Tu as cours à Poudlard, et il est hors de question que tu n'y ailles pas pour le moment. Je veux que tu prennes une bonne semaine pour y réfléchir. Ensuite, quand nous nous reverrons j'attendrais ta réponse. Mais si il te fallait plus de temps, je serais être patient.

Il lâcha l'enfant puis s'en alla prêt de la porte après avoir ajusté son vieux manteau de cuir, toujours dans un piteux états. Les taches de suies, de brûlures et de sang de la veille avaient seulement étaient recouvertes d'un peu plus de poussières.

-Je suis désolé, mais je ne vais pas pouvoir m'occuper de toi cette dernière journée. Je t'ai tout de même préparé dans la bibliothèques quelques ouvrages que tu voudrais peut être étudier. Moi, je dois partir m'entraîner. A moins, que tu veuilles venir avec moi. Peut être aussi serait tu intéressées par l'idée d'un autre genre d'entrainement que les fosses...
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