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Aux abords de la Tamise.
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Mangemort 39
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Re: Aux abords de la Tamise.

Message par : Mangemort 39, Jeu 5 Mai 2016 - 19:29


[Deux jours c’est pas du retard MDR ]

Vous suiviez des yeux la dame au tailleur gris. Elle était drôle à voir courir. Peut-être un jour se tordrait-elle la cheville dans sa course, car ses talons ne lui permettaient pas de tenir le rythme très longtemps. Vous ne saviez pas. En haussant les épaules, vous lui fîtes faire demi-tour avant de tester sa capacité à nager. Elle se stoppa net à une dizaine de mètres de vous, retira ses talons et s’assit au bord de la Tamise.

A cet instant précis vous remarquiez qu’un jeune homme arrivait droit dans votre direction. Non pas comme les autres qui marchaient en regardant leur but, il semblait vous fixer vous. Ombre parmi les ombres, vous vous glissiez à l’intérieur de votre abri de fortune, espérant qu’il s’en aille. Il ne s’en allait pas. Au contraire. Il continuait de se rapprocher. Vous fronciez les sourcils, ne comprenant pas pourquoi il ne s’alarmait pas. S’il souhaitait vous arrêter, ne presserait-il pas un peu plus le pas ? Il arriva et ne vous vit pas. Pas tout de suite. Mais alors que vous tentiez de vous esquiver son regard s’accrocha à votre masque. Mince, repéré. Et il vous dévoila une baguette qu’il avait dans la main. Sorcier. Vous vous désintéressiez totalement de la dame assise au bord de la Tamise. Elle n’avait pas encore plongé. Il ne manquait qu’une impulsion de votre esprit pour qu’elle choisisse de se noyer. Au lieu de cela, l’autre attira votre attention.

Sommes nous seuls ?
Pouvons-nous être seuls alors que nous sommes deux ?

A question stupide réponse stupide. Vous ne saviez cependant que faire. Gagnait-il du temps ? Il était rare qu’un sorcier vienne à votre rencontre en paraissant si neutre. Ni touché ni agacé par votre présence. Que souhaitait-il faire de vous ? Deviez-vous vous préparer à transplaner ? A riposter ? Peut-être fallait-il simplement le tester.

Ami ou ennemi ?

Car selon vous il n’existait pas de personnes indifférentes. La question lui était adressée, il devait répondre. Mais pour ce faire, il aurait sans doute à prouver ses dires. Car vous eûtes l’idée d’user de votre première victime. Celle-ci se releva et marcha au bord de la berge les dix mètres vous séparant. C’est juste devant vous qu’elle décida de sauter dans l’eau. Sa jupe grise serrée l’empêchait manifestement de battre des jambes. Le poids de ses vêtements la tirait vers le fond. Elle ne tarda pas à se débattre et à couler, refaisant surface de plus en plus rarement pour reprendre sa respiration. Choisirait-il de la regarder mourir ou de l’aider ?
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Re: Aux abords de la Tamise.

Message par : Mangemort 39, Mar 10 Mai 2016 - 22:20


Plouf. Plif. Plaf. Les sons du barbotage incertain de la dame au tailleur gris vous parvenaient aux oreilles comme une douce mélodie. Ils accompagnaient à merveille l’écoulement de vos pensées et rythmaient même vos mouvements, pour que vous en fassiez. Car vous étiez d’abord suffisamment concentré pour maintenant le lien avec elle et l’envoyer se noyer. Avant que vous ne vous rendiez compte que le sorcier était parti la sauver. Ami ou ennemi vous ne connaissiez pas la réponse, vous saviez simplement qu’il semblait tenir cette âme en estime comme s’il s’était agi d’une égale. Qu’importe.

Vous ne faisiez que le tester, aussi lâchiez vous l’emprise que vous vous étiez amusé à créer sur cette dame afin qu’il puisse la sauver. A croire que vous étiez gentil… A vrai dire vous n’étiez pas le plus cruel des mages noirs, loin de là. Vous torturiez moins par plaisir que par devoir, dans le simple but de réaliser la mission qu’On vous avait confiée lorsqu’On avait choisi de vous envoyer sur Terre. Vous portiez le masque parce qu’il correspondait davantage à votre nature, mais également parce qu’il vous permettait de vous trouver. Le masque était pour vous une manière d’assumer votre personnalité, vos idées vos convictions, non d’assouvir des fantasmes que vous ne vous permettiez pas dans la vraie vie. Car en vérité vous vous permettiez déjà tout.

Vint enfin le moment où il revint vers vous. La tête penchée sur le côté, vous vous étiez contenté de suivre la scène du regard afin de jauger votre potentiel partenaire. Autant qu’il était un potentiel adversaire. Et vous ne saviez toujours pas comment le cerner. Lui-même ne semblait pas savoir où se placer.

Difficile de répondre sans que le masque tombe. Alors, Ami ou ennemi ?
Vous vous permettiez un sourire. C’était affolant cette obsession que vos interlocuteurs avaient pour ce masque. Vous aviez presque envie de le retirer et de lui en faire cadeau tant il semblait l’intriguer. Vous leviez les yeux au ciel avant de plisser le visage, de vous concentrer et de modifier certains de vos traits. Le nez, les dents, les yeux, tant en forme qu’en couleur. La mâchoire surtout. Vous vous atteliez à vous donner un visage fin. La transformation n’était sans doute par parfaite mais vous pensiez bien paraître un tant soit peu androgyne. Un peu plus avec les beaux yeux bleus et les cheveux blonds soyeux que vous aviez voulu fournir. Dans le même temps vous choisissiez de faire apparaître votre marque et enfin, vous releviez à la fois votre masque et votre manche afin que votre peau soit visible de toute part.

- Cela vous permet-il de mieux m’appréhender ? Ou n’était-ce qu’un moyen de graver en votre esprit une image que vous souhaiteriez traquer ?

Vous auriez aimé partir sur cette note quasiment dramatique. Tel un téléfilm moldu – forcément de mauvaise qualité – vous auriez révélé qui vous étiez et auriez tourné les talons sans plus de cérémonie, laissant derrière vous un partenaire parfaitement effondré à la suite de cette rencontre. Vous ne pouviez cependant pas le mettre en œuvre. Car vous aviez souhaité transplaner et n’étiez parvenu à rien. Comme si le tuyau d’arrosage à travers lequel vous passiez durant chaque transplanage se refusait à s’ouvrir pour vous. Votre visage marqua sa surprise un bref instant avant qu’une pulsion de colère ne batte à vos tempes et remplace tout expression. Brusquement vous sortiez votre baguette et la pointiez sur le front du jeune homme.

- Qu’as-tu fait pour m’empêcher de partir ? Je ne cherchais qu’un allié, découvrir un ennemi risque de t’être fatal.
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Re: Aux abords de la Tamise.

Message par : Mangemort 39, Lun 16 Mai 2016 - 22:46


Vous auriez pu continuer à le secouer, il ne réagissait pas. Comme s’il ne se sentait absolument pas concerné par votre brusque accès de fureur. Et alors que vous desserriez votre emprise sur son col, il s’évanouit en un crac sonore sous vos yeux médusés. Et sa voix retentit derrière vous, vous faisant d’instinct lever les mains. Le contact de sa baguette, particulièrement, vous faisait frissonner. Vous déglutissiez, écoutant la moindre de ses paroles. Vous n’aimiez pas savoir qu’il était dans votre dos, encore moins savoir qu’il souhaitait discuter. Vous craigniez une barbante leçon de moral, simplement parce que vous aviez montré votre marque. Vous n’aviez pas besoin que l’on vous dise quoi faire ou non, on avait déjà essayé sur vous… Ca n’avait pas fonctionné. Et cette fois-ci, à part une moldue quelque peu traumatisée – et sérieusement, quelle importance ? – personne n’avait à se plaindre de vous.

Ne souhaitant pas l’avoir trop longtemps dans votre dos et ne sentant plus la pression de la baguette, vous vous retourniez lentement, sans aucun mouvement brusque, apercevant à peine un éclat blanc au coin du quai sans même vous en soucier.

Après tout, pourquoi es tu Mangemort ? Quel est cette cause qui te paraît si juste qu'elle mérite de venir au bord de la Tamise déranger les Moldus avec des sortilèges ?

Un soupir puis un sourire. Il disait œuvrer lui aussi pour une cause lui paraissant juste. Sur qui étiez-vous tombé pour ainsi subir un questionnaire ? Et puisqu’il semblait lui aussi avoir les idées bien arrêtées, vous n’étiez pas bien certain qu’il s’agisse d’un ami.

- Je ne souhaite plus me cacher. J’ai un pouvoir que je souhaite montrer. Les moldus doivent savoir. Et si vous n’étiez pas venu, cette demoiselle ne se serait pas noyée. Elle aurait cependant révélé l’existence du monde magique.

Un nouveau sourire illumina votre visage et vous baissiez les mains. Sans brusquerie aucune. Votre baguette était de toute manière déjà dans vos mains, et pour lui aussi. Mais vous ne souhaitiez rien faire. Vous ne saviez ce qui vous retenait d’agir, mais ce garçon étant de sang sorcier, vous auriez eu mal à le faire couler.

- Nous avons le pouvoir, montrons-leur. C’est tout ce que je souhaite. C’est aussi ce pourquoi je ne t’attaque pas… Car nous sommes pareil, n’est-ce pas ? Et toi, que défends-tu ?

Vous auriez aimé que sa baguette s’abaisse. Vous n’étiez pas rassuré de ce qui aurait pu se produire. Par simple précaution vous vous contentiez ainsi d’un Protego informulé.


[Let’s play !]
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Mangemort 39
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Re: Aux abords de la Tamise.

Message par : Mangemort 39, Dim 22 Mai 2016 - 19:01


Vous n'imaginez même pas ce que penseraient les Moldus s'il découvraient de quoi nous sommes capables ? Voulez vous les asservir ou bien les détruire ? Dans les deux cas, nous avons vu par le passé ce que ça pouvait donner, des guerres, des affrontements. Je crois que vous ne pouvez pas imaginer de quoi ces personnes sont capables.

Vous souffliez car il ne comprenait pas. Il n’avait pas vécu ce que vous aviez vécu. Cacher votre magie était pour vous une torture, pure et simple. Il ne s’agissait pas de savoir comment les Moldus pouvaient réagir. Ils seraient obligés de comprendre. Car pour l’instant les seuls à être asservis étaient les sorciers. Obligés de se terrer comme de vulgaires rats. Et vous aviez pu vous apercevoir que, lorsque les moldus faisaient un enfant sorciers, ils étaient bien souvent ravis d’apprendre que leur enfant avait des capacités particulières. Pourquoi ne rien révéler ? Pourquoi faire croire que le monde magique vivait en parfaite harmonie avec les autres espèces lorsqu’il n’était même pas capable de vivre avec les Moldus ?

Vous leviez simplement les yeux au ciel, le laissant vous faire la morale. Tant qu’il ne vous attaquait pas, finalement tout était bon. Et votre Protego vous assurait de ne pas recevoir le premier sort qui passait par là. Et jusqu’à ce qu’il indique qu’il était Auror, vous n’écoutiez qu’à peine ses dires. Après cependant, votre attitude changea du tout au tout. Car il vous demanda de lui donner votre baguette et de vous suivre bien gentiment. Sans même réfléchir, vous lui riiez au nez. Comme si vous alliez le suivre ! Et surtout lui confier votre baguette !

« Je ne pense pas suivre vos instructions, monsieur. »

Vous lui offriez un sourire, et sans même jeter un sort, vous reculiez d’un pas. Il avait transplané juste avant. Si bien que l’enchantement qu’il vous avait fait subir plus tôt avait déjà dû s’estomper. Vous fermiez les yeux, et sans vous préoccuper de la pauvre moldue rescapée et tombée dans les pommes, vous transplaniez, toujours sans permis. En plein cœur de la campagne anglaise d’abord, car vous saviez qu’il était capable de vous suivre. Et il était hors de question de lui indiquer l’emplacement du Bastion.

[Je te laisse le loisir de me suivre ou non, il suffit de me prévenir par MP]
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Leo Keats Gold
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Re: Aux abords de la Tamise.

Message par : Leo Keats Gold, Sam 9 Juil 2016 - 1:13


RP avec Asclépius
Le RP ci-dessus semblant être terminé,
Je récupère le sujet.
Me Mp si soucis.
Musique

Le chant d'ivresse...

Le moustachu là-haut,
Qui en a sorti de belles,
En ritournelle.
Chant de l'ivresse.
C'est ce qui te porte ce soir, un pied devant l'autre.
Sur les docks, tes pieds qui rappent les pavés,
Usent un peu plus leur vie.
Ce qui ne te tue pas te rend plus fort.
Quelle connerie.
T'embrasse tous les bestiaux que tu veux,
De Turin à Barcelone,
C'est pas encore ce qui te fait perdre pied.
Clip, Clop sur les pavés.
T'es pas mort,
Tu n'attends pas Godot.
Tu ne crois plus non plus.
Dieu est mort.
Et toi tu le cherches - Encore.
Lueur, lueur.
Descend de ta montagne, éclaire les hommes.
Mais toi c'est hors de la rame que tu poses ton premier pied.
Les yeux plus gros que le monde, M noir maudis, qui te pique tes idées.
Pupilles dilatées.

Joie et allégresse,
La tête en ritournelle,
Chant d'ivresse, j'accorche tout ce que mes yeux me donnent encore à capturer,
Avant de m'en retourner dans ma caverne,
De m'y enfermer à clefs.
À bas les idées.
Tourner,
Tourner.
S'étaler.
Sur les pavés.
Goûter à la semelle de deux cents ans d'histoires.
Pour un soir.
Bim.
Et Bam.
Tourne la page, t'escalade l’Everest,
Le long de cet escalier qui avance son ton aide.
De l'air.
De l'air.
Respirer.
Se perdre dans la jungle du métro,
Crapahuter, continuer à monter.
Et puis l'air, du soir, embrumé d'une senteur dérisoire.
Celle de cannelle, d'épices des soirs d'été.
Je souris à la nuit, j'étends mes bras.
Caresse la Tamise de deux iris azurées.
Ce soir toi et moi.
Ce n'est qu'un.
Viens donc embrasser la lune avec moi, petite truite.
Arbuste fleuri -flétri.
Plante en pot,
En mal de terreau.
Viens ce soir on oublie ?
On oublie le temps qui défile.
On superpose les époques.
On défie l'existence.
On visite le tout,
Celui qui tourne en rond depuis des millénaires,
Toujours le même,
Viens on refait la terre.
J'ouvre mes bras.
À la mer.
À l'amer.
Plic, ploc sur les pavés.
Moustache qui aide à oublier.
Le chant d'ivresse,
D'un lointain ermite,
Qui sortait de sa montagne,
Crier à tout va qu'il n'y avait plus d'espoir.
Tourne.
Tourne.
Contredis-le.
Et si pour un soir.
Dieux n'était pas mort ?


Dernière édition par Leo Keats le Jeu 28 Juil 2016 - 17:52, édité 2 fois
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Asclépius Underlinden
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Re: Aux abords de la Tamise.

Message par : Asclépius Underlinden, Ven 22 Juil 2016 - 17:02


Les yeux humides d’une nuit sans étoiles et le bout du nez perdu dans une contemplation olfactive, Asclépius attendait.
Il ne savait pas trop quoi, mais il avait l’impression qu’il devait attendre,
Là.

Cependant, ce n’était pas une certitude, juste une impression fugace, comme s’il avait un devoir transcendant, dans cette rame de métro.
Mais, comme il ne voyait pas exactement quoi, et que réfléchir sur la question ne l’aidait pas, il préféra mettre cela de côté : il ouvrit le tiroir des idées sans réponses, celles qui tournent en rond, mais qui parfois prennent des angles droits, y glissa l’impression, et referma le tiroir,
Entrouvert.

Le voici qui sort de la rame.
Sur le quai, il se poste.
La rame ne branle plus, elle reste statique.
Les derniers voyageurs du bout de la nuit rentrent, repartent, et ne prêtent guère d’attention au garçon bouclé et au nez d’une branche de tilleul, qui se tient planté dans un pot fictif, vêtu de son pyjama recouvert de sa robe de chambre, les pieds bien confortablement installés dans ses chaussons.

Pas un seul instant il se demanda ce qu’il faisait là.
Ah, si.
Il venait à l’instant de se le demander.

Pensée fugace qui lui traverse l’occiput le temps d’une réalisation,
Et qui s’évanouit comme la buée sur la vitre de la rame.

Avisant des monsieur-en-képi-moustachu, il part,
Ne sait où aller
Alors il marche.

Un pas après l’autre, un devant et l’autre derrière… Ce n’est pas compliqué,
Un automatisme mécanique, dans son organisme pelé.

Les marches, c’est ascensionnel.
Ça lui retourne le Gulliver, plus certainement que les crachats de potions, qu’il a eu l’audace de lécher.

D’un pas hésitant, il se retrouve dans l’air frais.
Ça siffle sur ses joues, ça lui balade les boucles, et ça lui plisse les cernes.
Qu’importe, autant continuer.

De nouveau, le mécanisme basique s’enclenche : une cheville après l’autre, des orteils qui se dégourdissent, et des ligaments qui pleurent. Peut-être ira-t-il consulter, un jour, pour la dépression de sa cheville ?
Bof,
Il ne l’a jamais spécialement porté dans son muscle.
Qu’importe sa cheville aussi.

Voilà qu’il frôle les dalles. Un frôlement de plus, et il tombe.
Sur le fil, il glisse,
L’équilibre, par le maintien de son corps.

Ce n’est, finalement, pas très compliqué.

Inspirant, puis expirant, le Serpentard s’approcha des flots noirs. Y avait de la brume, c’était pas très accueillant. Il croyait même distingué un bateau, et une lanterne au loin… Une sorte de radeau de la méduse, sauf que ça n’avait pas la forme de la méduse.
Mais effectivement, c’était désagrégé.

Quelques pas plus loin, il s’arrêta. Ça avait une forme qu’il méconnaissait… Ou qu’il connaissait… Il ne s’en souvenait pas très bien…
C’était pas bien grand, pas bien gros, pas bien odorant… Ce n’était donc pas un Troll.
Un peu moins qu’une certitude, mais un peu plus qu’une impression.
Ce n’était pas non plus un Dragon.

Des Dragons, il n’en connaissait que deux, et tous deux, étaient bien distincts. Des êtres avec des flammes dans la gueule, et des griffes de cristal au bout des écailles du matin.
Lui, là, il ne savait pas trop ce que c’était.

Mais il était là, au bord de la Tamise.
Il suffirait d’un élan, pour que l’idée lui vienne à lui aussi de rejoindre le radeau brumeux, un peu plus loin. Peut-être même aurait-il envie de se laisser séduire par la lanterne ? C’était… Qu’elle n’était pas vilaine, cette lanterne. Elle avait même l’indécence d’abriter une bougie, et cette même bougie, irradiait d’une faible lumière, souillée par la pluie de la nuit.

Grand imperméable obscur, qui goutte, goutte, goutte de pluie détrempée et sales.
Lui-même, était salit par cette pluie qui n’en était pas.

Ça s’imprégnait dans sa robe de chambre et, à coups sûr, il finirait par sentir le Boursouflet mouillé.

« - L’alme de la pluie,
S’égoutille,
Des pastels dans le potage.
»

Il cligne des yeux, puis oublie cette invitation à la parole.
En était-ce vraiment une ?
Oui, c’en était une.

Pourquoi ?

Pour le radeau au loin, qui naviguait dans les nuages, et qui se rapprochait du parapluie d’Ouranos.
L’autre connaissait-il aussi l’existence de ce parapluie aux nuées ?

Plouf.
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Leo Keats Gold
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Re: Aux abords de la Tamise.

Message par : Leo Keats Gold, Ven 22 Juil 2016 - 19:40


Tu frottes l'arcade de tes pupilles,
Polis les angles des murs déjà usés de tes regards envoûtants,
Tout se mélange, peu à peu, les époques, les gens, les effluves,
Tu sens au loin le poisson, mêlé aux effluves pétrolières des bateaux qui demain passeront à l'étroit.
Pour relever les deux bras des deux tours qui dominent la ville, le menton dans les étoiles.

Une moustache,
À la Eustache,
Qui se détache.
Surplombe les cieux,
Salut tes aïeux,
Mirage précieux.

Dans tes yeux,
Deux chaussons,
Un parquet,
Enlacés.  


La brûme qui se lève,
Un certain brouillard,
Ironique,
Quand on sait que c'est d'ici qu'est parti Mister Fogg,
Joueur de bridge,
Voilà peut-être qui pourrait t'aider à partir dans ton ballon.
Un brouillard sirupeux, dans lequel tu pourrais perdre tes mains,
Te perdre entier aussi,
Disparaître,
D'une traite.

Dans le flou,
Un glaçon,
Qui peu à peu fond.


Zéphir,
Saphir,
Bleu jeté par le vent,
Qui se casse le dents,
Sur le marbre dure,
De la tombe- en avant.

Un zèbre mal-rayé,
Qui dans la nuit s'en fait.
Cherche sa place,
Palais de glaces.
Déformées.


Au loin une chimère,
Un radeau, flouté.
Tu n'aperçois pas Wilson, mais un peu une lumière,
Une city of light, accessible seulement aux vivants.
Ceux de l'autre côté.
Tu restes au bord de l'eau.
Du mauvais côté du Styx.
T'as beau taper du talon,
Ça ne te mène à rien.
Pauvre Achille des temps modernes.
Tristesse.

Le ship qui s'en va vers d'autres bleus,
Porter du cotons, sous les autres blanc.
Port-Royal.
Tu te demandes si il croisera le moineau,
Celui qui aime le rhum,
Qui chante du matin au soir,
Danse sur son compas cassé.
La voie du cœur.
Tu ris tellement fort.


Le géant boiteux, qui t'aborde par la droite.
Tu sais pourtant bien qu'on se présente à un destrier par la gauche.
Fier étalon.
Mais tu pardonnes. L'homme-pyjama,
Aux cheveux bouclés-soyeux
Il est beau dans sa torpeur,
Il arrive.
Il tourne.
Les mots chez lui ne râpent pas.
Ils glissent sur les lèvres pour que l'onde sonore atteigne ton lobe sans artifice,
Sans écorchures.
Voix claire qui teinte comme une clochette.

À ma droite, un chameau,
Bossu,
Tordu,
Un lourdeau.
Prince des os.
Il est beau.


« - L’alme de la pluie,
S’égoutille,
Des pastels dans le potage.
»

Des carottes arc-en-ciel.
Sucrées, bravées, brûlées d'innocence.
Tu aimes l'idée.
Il te plait le jeune homme.
Même si il n'a pas de moustache.
Il est beau dans son brouillard, qui s'épaissit.
Une calèche au loin qui cataclop.  
Et plic.
Et ploc.
La pluie de tes cheveux, qui coule sur ton visage.
Familier.

- J'aime les craies.
Le goût sucré.
D'une pomme d'amour,
Trop amère.
Tu sais nager ?


Un poisson-chat,
Qui aboie.
Qui coule.


Toi t'en sais rien.
Un œuf ça flotte.
Alors pourquoi pas toi ?
Essaie.
Tu enlèves ton haut que tu jettes à la mer-amer.
Ne garde que ton pantalon trop étroit pour voler.
Et t'approche de l'eau.
Du muret.
Un petit poussin, qui veut apprendre à couler.
Roux-couler.
Les pieds en eau -de la falaise,
Le parapente bien ajusté,
Y a plus qu'à basculer- dans la mangrove.
Et espérer survivre.
Après vous irez vous promenez.
Tu veux juste voir l'autre côté.
Et t'es un peu loin pour te souvenir, qu'un truc existe.
Un pont.
On en revient toujours au bridge.
Pour parcourir le monde.
En ballon.
Avec Fogg.
Bye Moustachu.
Bye Verne.
Drapeau en berne.
Étoiles charnelles.


Dernière édition par Leo Keats le Jeu 11 Aoû 2016 - 11:32, édité 1 fois
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Asclépius Underlinden
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Re: Aux abords de la Tamise.

Message par : Asclépius Underlinden, Dim 24 Juil 2016 - 22:21


La tête dans la brume, et le nez dans la vapeur, le voici qui laisse couler des pensées par ses tympans : sorte de liquide amniotique qui s’enfuit, percé dans l’œuf,
L’avortement d’une idée.

Alors, il regarde l’hurluberlu. Histoire de se concentrer sur autre chose que sur cette impression d’écoulement morbide : un peu comme un lac, où tout vient naître et pourrir au même endroit.
Il aurait préféré avoir la mer comme placenta.

Le museau au vent, et les boucles qui suivaient le mouvement, le gamin se mit à se balancer sur une jambe, puis sur l’autre.
Il lui semblait apercevoir une vis, au loin, qui rebondissait…
Et des canards dans le ciel, qui repartent chez l’horizon, suivant la ligne mousseuse de la méduse…

Il plisse les yeux jusqu’à percevoir l’épicentre,
Et se rapproche de la rive :

Comme mat,
Le cyprès de sel qui se confond dans les flots.

Sensation odorante de ne pas exister.

Asclépius se tourne ensuite vers l’autre, l’impression qui chemine vers une certitude.
Il n’est pas dragon, il n’est pas familier.
Il est autre, mais un brin semblable.

Il retire son vêtement du dessus, et jette la nippe sur le sol.
V’là la couverture supérieure de l’anatomie qui s’échoue dans le sol, froissée, en proie à une pluie possible, mais délaissée. Une pluie qui a eu lieu, qui a lieu, et qui aura lieu ; encouragée par le brouillard et la proximité d’une aquasphère plus vaste.
Moins de fécondation, dans cette mer venue des profondeurs, là où le possesseur du Trident garde sa captive.

Un ressort miaule,
La caresse de la brume sur le silence.

« - Quand on a la tête pleine et le cœur lourd, on coule. Enonça le gamin du ton du docteur. D’abord, vous ne coulerez pas ; puis viendra l’enlisement, où il sera de plus en plus difficile de rejeter la caresse du sel sur votre pulpe. Et vous fermerez les yeux, et serez déjà parti. »

Les boucles en vis d’Archimède, qui font remonter l’eau jusqu’au cerveau. De là, la marée s’écoule dans la cavité occipitale, et l’irrigue, jusqu’à l’engorger petit à petit : le sel recouvre les parois de muqueuses, et de l’écume se déverse des orifices auditifs, jusqu’à épouser la forme de ces minions de Zéphyr. Et, ce qui reste dans le cerveau, ce qui est irrigué, trouve un moyen pour se désengorgé et fait circuler toute la bave des flots et les sédiments marins dans les veines, jusqu’à remplacer la sève sanguine.
On ne coule pas tout de suite, le procédé se fait lentement. Insidieusement, l’on pense sable, et nos épis deviennent des algues.

Asclépius amena ses mains devant son visage, avant de les plaquer en masque de plastique dessus. Soupirant, et appréciant cette sensation d’exister en tant qu’être de chair et d’entrailles, de ne pas être un simple rocher échoué en haut, ou en bas, enfouie dans le sable, avec une crevette qui aurait creusé son trou à l’intérieur de lui, avec des algues comme seul façon de s’élever dans les flots.
En était-il de même pour l’autre qui n’était pas lui ?

Toujours une main plaquée sur son visage, pour ne plus voir cette vision marine, le gamin approcha son autre main, longue, translucide, osseuse et arachnéenne, près du visage de son vis-à-vis, avant de la plaquer également sur les traits qu’il devinait comme était humain. Sous ses doigts, il y avait un nez, des joues, des pommettes, des lèvres, des narines, des yeux, un front, et peut-être même un menton.
C’était donc humain.

Les mains revinrent lentement le long de son corps, et le corps se tourna d’un regard vide, le regard vide porta sur une poubelle, et la poubelle bava.

« - Marchons. »

Et il marcha,
Au pas de l’un, puis de l’autre.

C’est mon dernier mot,
Maintenant
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Leo Keats Gold
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Re: Aux abords de la Tamise.

Message par : Leo Keats Gold, Mar 26 Juil 2016 - 14:34


Des pieds en flanelle.
Qui tournicotent au dessus du vide.
Penchent.
Valse du temps, sur le tic et le tac de ta tempe.
Une impulsion.
L'eau humide.
Pléonasme.
Sous tes pieds.
Une caresse saline sur ton visage.
Au vent mauvais.
Tu es venu lui dire que tu t'en allais
-À ta Sphynge,
Qui te pose encore une colle, bien plus grande que tes yeux.
Bleus.
Qui se pose sur les requins qui nageront ici bientôt.
De l'eau, des glaciers,
Autour.
Pas de grotte, mais des chars, des romains-vikings.
L'épée du rocher.
Soir.
De.
Dé-boire.
Et ton ami en pyjama-noir.
Imaginaire, à côté.
Pied crochu.
Bord de falaise, encore.
Prêt à sauter.
Rejoindre l'eau qui pâme dans l'eau tes jambes.

Sur la rive, un hibou.
Aux ongles-crochus.
Plumage-voile.
Voler sous l'eau.
Fermer les yeux.
Le Cataclop au loin.
Qui se rapproche.
La hache du bourreau.
À ma droite, Gavroche.


Dans l'air, une odeur de pistache,
Une ritournelle, un farandole,
Accordéon, une valse-papillon.
Qui tourne et vire, dans l'onde sonore.
Traverser, Nager,
Tu n'es pas Moïse.

Le Styx n'est pas une baignoire.
Tu n'es pas un saumon.
Deux, trois doigts qui caresse un piano.
Et si le poisson coule.
Qu'importe.
Tu t'en vas déserter.
Et que si l’œuf ne flotte pas.
Tu n'es pas armé.
Et ils pourront tirer.
Ivresse.
D'un soir-égo.
Seul.
Avec pour seule compagnie- Le chameau.
-En pantoufles.
Une Tamise de vinasse.
Orangée.  


Un peu de tristesse, de rêve, et d'allégresse,
Dans un rêve tout mélangé,
D'un homme un peu poète. Un peu rêveur.
Un peu poète.
Surtout rêveur.
Un alter-égo danseur.

« - Quand on a la tête pleine et le cœur lourd, on coule. D’abord, vous ne coulerez pas ; puis viendra l’enlisement, où il sera de plus en plus difficile de rejeter la caresse du sel sur votre pulpe. Et vous fermerez les yeux, et serez déjà parti. »


C'est un joli mot,
Pulpe.
De la tendresse contre laquelle se blottir,
De la chair habitée, chaleureuse,
Qui accueille en son sein.
Se blottir dans une orange.
Et oublier que le monde existe.
Pulpe.
C'est l'amour.
Sucré.
Sans pépin, ou plutôt si.
Un peu. Tout dépend de si la raie est clémente ou manda-
Rine.


La tête qui coule.
L'âme qui s'enfuit, dans l'eau- limpide.
Les pieds qui s'enfoncent dans le sable.
Puis le mollet.
La cuisse.
La taille.
La poitrine.
Le cou.
Juste la tête qui lutte pour y échapper.
Mais tout est en dessous.
Les pieds en eau- de la falaise.
Tu lui prendrais la main, chameau ?
Cerbère guette.

C'est une main- Tendre,
Qui arrive sur ton visage.
Coupe le lien avec les deux tours qui dominent, les flots impar-fées.
Le vide qui s'éloigne. Alors que tu descends du muret.
La vision saline.

Une anémone.
Qui trône.
Tends ses bras vers la surface,
Dans un sourire
- De clown.  



« - Marchons. »

Un pied-beau,
Pas d'Hyppolite,
Pas d'Homais,
Juste beau,
Devant l'autre.
Sur le rythme des cliquetis d'amures que portent les badauds qui vous dévisagent,
Destriers écumants,
Chariot de bœufs.
Odeur d'urine qui envahit le céleste.
Le Londres d'avant Wren. Le nez dans les étoiles.
Arthur, tout ça.
Courir,
Rouler.
Se battre.
S'occir.
Un pied.
Devant.
L'autre.

Te tourner vers le beau.

- Est-ce que t'es un néon ?
Un genre de poisson,
Qui d'arrière en avant,
Fait revenir le temps ?
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Re: Aux abords de la Tamise.

Message par : Asclépius Underlinden, Jeu 4 Aoû 2016 - 2:38


Ça sentait l’effluve d’un soir
Qui se meurt

Là, dans la nuit,
La fin d’un songe, le début d’un rêve

Seul, il marche,
Seul, on l’accompagne

Plus de miaulement de ressort, ou de bave de poubelle,
Seulement un inconnu avec qui partager un fragment d’Eternité
Une déchirure dans le voile de l’Existence

L’inconnu s’était dépouillé d’une partie de son habit, et avait le faciès d’un humain. D’ailleurs, son corps était tout aussi chaud que celui d’un humain pouvait l’être. Mais Asclépius n’en savait pas tant : il ne touchait pas les humains.

Mais, du sang coulait dans ses veines
Et non de la sève
Non un liquide maternel

Drôle de type qui se pavane dénudé
Offrande de sa poitrine à la première garde venue

« - Oui, je suis un néon. Je crois. J’ai attiré des insectes, et un s’est cramé les ailes. Peut-être. Je ne sais plus. Peut-être qu’il s’est tout simplement enlisé dans une bourbe quelconque, parce qu’il n’avait pas de pulpe ? Parce qu’il ne savait pas voler ?
Je ne le connais même pas cette insecte, mais j’aurais bien aimé.
Je crois qu’il me manque, il était sympathique.
Sans lui, je ne suis plus un néon.
Et si je ne suis plus un néon, je ne sais trop ce que je suis.
Un bout de plastique, qui ne brille plus.

Je n’ai jamais su briller.

Mais, j’ai du souffle,
Un peu,
Je suis asthmatique.

Mais, du Souffle.
Pas celui qu’on utilise pour faire vibrer une flûte,
Pas celui nécessaire pour humecter un basson
Non.
Un Souffle qui dit, qui parle.

Ça peut sembler prétentieux, mais vous ne m’avez toujours pas arrêté.
Ça veut donc dire que mon Souffle entre dans vos pores, un peu : je suis certain qu’il traverse votre propre pulpe.

Je vais m’arrêter de dire, pour parler un peu :

Marchons encore un peu. La nuit n’est pas encore morte pour nous, et nous pouvons encore aller loin.
Allons vers le Boursouflet mélancolique.
Ou vers le potimarron somnolent.
Allons vers la Lune
Ou vers le Soleil.
Allons rejoindre l’Etoile
Perdons-nous dans le lait maternelle
Etendons-nous dans les draps nuptiaux
Oublions le lendemain
Déversons le passé
Restons présents
Et présence

J’avance.
»

Encore quelques pas, et le voici qui s’éloigne
Qui étreint dans ses bras osseux la Dame Obscure
Qui se sent tel l’amant retrouvant en secret l’être aimé

N’ayant jamais été aimé, il avait toujours été amant
Amant d’une nuit,
D’un soir,
D’un instant aussi fugace que l’Existence n’en gardait aucune trace

Des Traces de pas sur la chaussée
Un va-et-vient rotatif

Voici la vis qui se déboulonne
Le moineau qui chantonne
La bouche qui entonne
Le pont, non loin
Pas si proche
Encore…

Encore trop loin, pas assez près
Mais proche, définitivement

Peut-être pourraient-ils s’en approcher ?
Il lui semble discerner au loin quelques carpes dans les nuages
Poissons nocturne qui se meuvent
Et laisse les clochards pleurer dans leur sillage.
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Re: Aux abords de la Tamise.

Message par : Leo Keats Gold, Lun 15 Aoû 2016 - 13:00


Comme Cadeau pour Asclépius,
J'ai écrit ce rp en Nadsat, parce que je sais qu'elle est une des seules à le comprendre.
Pour les autres, vous trouverez un lexique juste ici.
Il m'a l'air assez complet.

Question qui s'faufile hors de ta rote,
Alors qu'tu meurs d'envie de te bidonsker en y repensant.
Tu lui as quand même demandé si il était un néon.
Ton rassoudock qui turbine encore un peu plus cette noché.
Regarde toi tournoyer, si gloopy que même un gulliver mal rangé te prendrait en pitié.

Une cancerette qui s'échappe de ta carmane,
Pour itty directement s'poser dans ta rouke,
Et rejoindre tes lèvres.
Tu trembles, et clop en suivant le rythme imposé par le maltchick.
La fumée qui s'élève en volutes, dégageant une vonn tzarrible.
Le Bitva de l'écume d'la Tamise .
Des effluves océanes apportées par la brise.
Du sel en ritournelle.
Si peu couvert que tu sens l'air sur ton plott.
Caresse de la marine.

« - Oui, je suis un néon. Je crois. J’ai attiré des insectes, et un s’est cramé les ailes. Peut-être. Je ne sais plus. Peut-être qu’il s’est tout simplement enlisé dans une bourbe quelconque, parce qu’il n’avait pas de pulpe ? Parce qu’il ne savait pas voler ?
Je ne le connais même pas cette insecte, mais j’aurais bien aimé.
Je crois qu’il me manque, il était sympathique.
Sans lui, je ne suis plus un néon.
Et si je ne suis plus un néon, je ne sais trop ce que je suis.
Un bout de plastique, qui ne brille plus.

Je n’ai jamais su briller.

Mais, j’ai du souffle,
Un peu,
Je suis asthmatique.

Mais, du Souffle.
Pas celui qu’on utilise pour faire vibrer une flûte,
Pas celui nécessaire pour humecter un basson
Non.
Un Souffle qui dit, qui parle.

Ça peut sembler prétentieux, mais vous ne m’avez toujours pas arrêté.
Ça veut donc dire que mon Souffle entre dans vos pores, un peu : je suis certain qu’il traverse votre propre pulpe.

Je vais m’arrêter de dire, pour parler un peu :

Marchons encore un peu. La nuit n’est pas encore morte pour nous, et nous pouvons encore aller loin.
Allons vers le Boursouflet mélancolique.
Ou vers le potimarron somnolent.
Allons vers la Lune
Ou vers le Soleil.
Allons rejoindre l’Etoile
Perdons-nous dans le lait maternelle
Etendons-nous dans les draps nuptiaux
Oublions le lendemain
Déversons le passé
Restons présents
Et présence

J’avance
. »

"Tu vois la Baboochka là-bas ?
Celle qui cloque tzarriblement.
Qui sent baddiwad,
Comme une banda de bezoomy dans un asile mal organisé.
Bah elle se bidonske de Bog.
Du souffle.
Que tu ais brûlé un insecte qui ne faisait que craster.
Parce que voilà.
Moi j'en ai marre.
J'suis un peu colère.
C'est moche de vivre zoum.
Parce que y a des veshch qui fâchent.
Les Rapes par exemple,
La vellocet, les Toltchockes
Et la Staja.
Pleins de trucs qui coulent le Gulliver en bas,
Sous l'eau, sans remonter.
Sans que ta golosse puisse attendre une oreille.
J'en ai marre de cet eegra tu vois ?
Alors viens, on clope.
Et on visite le monde.
"

La Terre danse,
En ronde,
Et il y a des Lewdies étranges,
Différents.
Regarde là-bas, sous le pont.
C'est là qu'on va itty.
Le feu et les tambours.
Qui viennent d'un autre temps.

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