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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Autres Lieux Magiques ~¤~ :: A l'étranger
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Amérique du Sud
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Lydie Nouël
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Re: Amérique du Sud

Message par : Lydie Nouël, Sam 22 Juil 2017 - 23:55


Frisson d'une peau révélée. Ses poils s'hérissent à ce contact nouveau. Aventure charnelle, nouvelle. Elle se laisse guider, emporter. Ses mains suivent le cours logique de l'histoire. Son corps s'impatiente, espère retrouver de sa simplicité. Et bientôt elles repartent, deux pièces rougies, à la découverte de l'enveloppe de l'autre. Elles explorent des coins à la recherche de sensibilité, restent à l'écoute des envies. Ici. S'attardent. Ses pensées l'abandonnent et écrivent un récit plus brouillon, l'ordre n'a plus de sens que la fébrilité de ses mains qui, timidement, parviennent à faire s'envoler ce qu'il restait en travers de son chemin.

Une forte attraction, force de pesanteur, s'imposent à ces deux corps, en suspension dans une bulle excluant l'environnement. Bientôt l'air n'a plus sa place, n'est plus capable de les séparer. Plus rien ne pourrait les en empêcher, elles désirent s'échapper. Pas même l'eau, glaciagréable. Pas même les sons de la forêt ou de la cascade, mystensorcelants. C'est cette atmosphère qui avait eu raison de Lydie. Elle avait perdu le peu de contrôle qu'elle exerçait sur ses impulsions. La flamme d'une lionne était de sortie, comme à l'arrivée d'une proie. Babines affinées sur peau délicate. Canine appuyée sur une jugulaire à sa portée. Griffes enfoncées sur des flans innocents, la rapprochent intensément. Doucereuse, elle feint la tendresse, caresse doucement des écailles qu'elle craint d'abîmer sous trop de brutalité. Le feu l'embrase et consume avec lui les dernières patiences de la rouquine. Elle attire sa sirène entre ses bras et toutes deux coulent vers des eaux moins profondes.

.
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Max Valdrak
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Re: Amérique du Sud

Message par : Max Valdrak, Lun 24 Juil 2017 - 10:21


Des baisers. Des caresses. Ma tête me hurlait de me contrôler tandis que mon corps lui bouillant, en voulait toujours plus. Dans ce combat interne, un seul en sorti maitre. Un instinct animal. Je me laissais être la proie de la nymphe près de moi. Et sans avoir le temps de pouvoir dévoiler sa tenue d’Eve, mon esprit partit. Le souffle s’accélérant à chaque toucher. Ma peau. Mon corps vibrait malgré moi.

Je sentis un instant son emprise se relâcher. Je redescendis alors, seulement quelques secondes, juste assez pour attraper son visage de mes mains. L’approcher du mien. Ses lèvres qui se déplaçaient sur mon tronc manquaient aux miennes. Profitant de ce baiser, mes doigts glissèrent un peu plus bas. Les morceaux de tissus tombèrent. Rejoignant l’eau.

Peau contre peau. Même l’eau ne pouvait passer entre nos deux corps enlacés. Les mains qui se voulaient baladeuses. Un peu plus bas descendirent. Un léger sourire se dessina sur mon visage avant que je m’attaque à mon tour à son cou. La proie devenue chasseur. Des doigts qui venaient de se frayer un chemin. Une autre main qui l’attirait encore et toujours plus près.

*** Ellipse ***

L’une dans les bras de l’autre. Corps ne pouvant plus se quitter. Allongées dans l’eau. Nous avions toutes deux cédées à la tentation. En revenant à la réalité, plusieurs sentiments se mêlaient. Non je n’avais pas envie que le rêve se termine ainsi. Je voulais en savoir plus. En découvrir plus sur cette inconnue collée à moi.

D’une main sous son menton, j’amenais ses lèvres aux miennes. Un mouvement doux. Calme, docile. Ces quelques instants de répits dans l’eau immobile, m’avaient adoucie. Mais je ne contrôlais toujours point mon rythme cardiaque encore trop élevé.

Je ne voulais qu’elle. J’en voulais plus. Mais, mon esprit avait repris sa place de chef. L’animal en moi, se fit plus petit. Tandis que je décollais lentement mon visage du sien. L’observant. La détaillant. Ses yeux me faisant fondre. Puis soudain une réalité. Dure.

Et si tout cela n’était qu’une illusion ? Et si la nymphe dont je venais malgré moi de tomber amoureuse, ne voulait pas plus d’une simple relation charnelle ? La peur était là. Pouvant se lire dans mon regard que je détournais, glissant, enfouissant mon visage dans son cou. La main auparavant sur son visage se dirigea dans son dos.

Je la serrais contre moi. Quelques instants avaient suffi pour que sa présence me semble une évidence. Avais-je un problème ? Etait-ce ce que certains qualifiaient de coup de foudre ? Pourquoi mon cœur s’emballait ainsi ? Et encore cette même question qui me trottait depuis le premier regard échangé…

-Est-ce un rêve ?

Un murmure. Une pensée envolée qui échappait à la barrière des lèvres. Me rendant compte de ceci, je me figeais légèrement avant de faire comme si de rien était. Le dos dans les cailloux, je la gardais près de moi, mais je ne pourrais point la retenir s’il lui venait l’idée de s’envoler.
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Lydie Nouël
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Re: Amérique du Sud

Message par : Lydie Nouël, Mer 23 Aoû 2017 - 23:46


désolée je suis en plein sur le départ mais comme j'ai pas envie qu'on se fasse piquer le sujet je fais une réponse rapide que je viendrais éditer promis ♥

L'eau s'infiltrait et sur ses pores se mouvait. Tout contre elle, elle se réchauffait. Elle fermait les yeux et pouvait s'imaginer ailleurs, état de détente supérieure. Une buée lui montait au nez, enfoui dans une nuque à sa merci. Elle glissait la pupille de ses doigts sur une peau imprimée de dessins captivant. Comme si elle en levait le sens à son toucher. Y portait parfois un baiser. Une douce brume de chaleur qui vient humidifier ses cheveux encore noués. Elle savoure la présence à ses côtés, lui tend les bras une dernière fois. Elle a envie de lui dire que ce n'est pas un rêve, pourtant ce ne peut être la réalité. Ça avait été comme une pause dans leurs deux vies, une escale passionnée. Elle ne peut lui promettre de la retrouver, et pourtant elle sait parfaitement qu'une fois qu'elle l'aura quittée, elle ne fera plus qu'y penser. Elle profite des derniers instant, l'oeil clos délibérément. Se contente de savourer le corps et l'eau chaude contre elle.
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Max Valdrak
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Re: Amérique du Sud

Message par : Max Valdrak, Dim 24 Sep 2017 - 18:28


Ne pas la lâcher. Dans ma tête cette seule phrase dominait. Je la gardais contre moi. Ne voulant pas revenir à la réalité. Ne voulant pas que cet instant hors du temps ne s’arrête. Mais il faudrait bien y mettre fin. Cependant il était encore trop tôt. Son corps contre le mien. Partage de chaleur. De sentiments.

La raison se réveillait, s'étirait. Reprenant sa place de maître. Les yeux s'ouvrant doucement. Regard vers le ciel. Le soleil tombait tranquillement. Alors, à contre cœur, je me relevais. Me redressant. Assise, l'inconnue dans mes bras. Gênée, je detournais la tête. Rouge montant. Je m'enfouie dans son cou. Imprimant son odeur dans ma mémoire. Bras autour de sa taille, l'amenant toujours plus près de moi.

Après quelques secondes. Quelques minutes. Je la relâchais. Desserrant mon emprise. Sans un mots, sur mes deux pieds je me dressais. Lui tendant une main. Un nouveau câlin. Aucune ne voulant sortir du rêve. Je l'aidais à se rhabiller. Elle fit de même. Entre deux baisers, les vêtements éparpillés sur les corps de nouveau installés.

Un léger coup de baguette de sa part séchant nos habits. Une nouvelle accolade, les pieds effleurant toujours l'eau. Eau symbole du rêve. Nouveau baiser. Puis nouvelle séparation. Elle allait reprendre son chemin. Je la retiens. Main dans la poche un papier de sorti. Un prénom griffonné. Une adresse indiquée.

Je lui glissais le mot dans sa main. Un dernier contact. Lèvres se frôlant. Une dernière fois. Chacune devant reprendre son chemin. Espérant revoir l'autre à un nouveau croisement.


Fin
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Jacob G. Kenway
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Re: Amérique du Sud

Message par : Jacob G. Kenway, Sam 7 Oct 2017 - 2:18



LA DESCARADA
RP Unique




Je me saoule du vin purgé dans les raisins de la colère. Le doux arôme du ressentiment frétille sur mes lèvres, mon coeur s’imbibe d’un anesthésiant pur. Mon âme s’alourdit d’efforts et de besoins. Ce texte est offert par ce qui dicte la vie de l’homme, ses pulsions, ses sentiments, ses désirs et ses démons.  


– SOIR PRÉCÉDANT LA PLEINE LUNE NUMÉRO HUIT –
Dans un quartier de Cali en Colombie


Assis, je la traque. Elle danse autour de ces hommes sans foi et je la guette. La descarada sera mon dîner ce soir.  
C’est le troisième verre que je vide : mes convictions ne sont pas aussi fortes que mon esprit et ma curiosité. Je l’attends depuis bien longtemps. Chronos me chuchote à l’oreille les mots qui me rassurent et Dionysos me glisse à la main la glace à remplir puis à finir. Je l’observe depuis deux semaines. Il me fallait d’être sûr qu’elle serait la bonne personne pour cela. Elle n’a personne qui l’attend ; car la descarada n’est aimée de personne.

Des yeux s’attardent sur ses lèvres pulpeuses, longent ses hanches et dansent avec son bassin ; des mains se risquent à passer entre ses jambes, sous sa robe, mais personne n’oserait prendre la sienne. Nul ne sait que c’est la pire erreur qu’ils pourraient commettre. Car l’effrontée vie de l’argent et des vivres de l’autre. C’est une sangsue de disgrâce qui ne laisse ses victimes avec la peau sur la moelle et avec pour douaire un baiser de damnation. Elle tourne et danse sur la piste, les reins comme un tourbillon qui n’attend qu’à perdre un navire de la flotte espagnole.

Garce aux cheveux de jais, qu’attends-tu ?

Son regard couleur bouteille croise le mien, et ce sourire de succube me fait tressaillir. J’interprète là mon premier signal, je me lève et déploie les voiles vers la tempête. Elle comprend, agite sa croupe et me prend au piège dans sa toile. Dans une rumba endiablée nous brûlons donc sous le regard envieux des mortels que je sauve par ma faim. Je niche mon nez dans le creux de son cou et de mes mains je reproduis les gestes de ces hommes qui ont été là avant moi. Je feins la maladresse et d’un regard je l’invite.

Apprends-moi à tomber dans ton jeu.

La chaleur de son corps dissimule le froid de son coeur. Le goût de sa peau me colle à l’âme et celui de son parfum n’a jamais quitté le mouchoir de poche que j’avais à mon gilet ce jour-ci. Bien rapidement, elle m’attire en dehors, prête à s’offrir à moi. Elle se met à courir en m’invitant à sa suite. Jouer avec la nourriture. Sa silhouette gracieuse, courant sous les néons de la Calle 66 sera l’image que je garderai éternellement de sa dot ; le vent contre sa robe fleurie ; sa peau huilée par la sueur brillant sous la lumière des nightclubs et sa main qui m’invitait à la dévorer.

Elle me coince dans un coin de rue et m’embrasse. Je lui mords la lèvre jusqu’au sang. J’y goûte. Il y eut un hurlement qui me brisa le coeur. Une partie de moi hurlait que ça n’était pas la chose à faire, mais le loup qui sommeillait n’allait pas avoir autant de pitié que moi.
Je pense à ces hommes dans la rue ; à ces vies et genoux brisés pour l’amour de ces yeux aux couleurs des bouteilles qu’ils ont vidé un nombre incalculable de fois et je souhaite à mon tour avoir eu l’opportunité de finir une bouteille de plus. L’ivresse n’est pas suffisante pour m’enlever remords et souvenirs. Je la fais taire, sort ma baguette et l’assomme d’un sortilège informulé : sa chute lui épargne la douleur des dommages que son corps allait subir.

Arrivant dans cette villa que j’ai pu louer sans grand soucis, je l’ai allongée sur ma table de salle à manger. J’ai sorti la baguette et j’ai dénudé progressivement la chair que j’étais prêt à goûter, persuadé que cela calmerait l’appétit de l’animal qui sommeille. Le bois que je manie du bout des doigts coupe plus proprement que n’importe quel couteau. Le goût de sa peau me colle à l’âme et celui de son parfum n’a jamais quitté le mouchoir de poche que j’avais à mon gilet ce jour-là.
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Kohane W. Underlinden
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Re: Amérique du Sud

Message par : Kohane W. Underlinden, Mer 28 Fév 2018 - 0:19




Rp avec Megan

J'ai laissé ma baguette chez moi
J'ai laissé ma baguette chez moi
J'ai...
Rengaine d'un ton angoissé au fond de la tête. Ca ne m'est jamais arrivé. De partir à l'aventure sans ma baguette. Ce n'était pas un oubli. Ou un oubli volontaire, alors. Plutôt un choix. Un test. Une expérience. Drôle d'idée qui m'a traversé l'esprit. Tenter de se fondre dans la masse Moldue. Et observer. Jouer. Apprendre. Expérimenter. Que de grands et beaux mots, n'est-ce pas ? Que de grandes et belles idées !
Je veux savoir, connaître un peu mieux. De l'intérieur.
Et pour mieux connaître, quoi de mieux que de se mettre dans la peau de son sujet ? Bien sûr, cela ne sera jamais parfait. Je reste sorcière malgré tout.
Cependant, partir sans baguette, c'est déjà un grand pas.
Je me sens vulnérable, au début. Pas à l'aise. Comme si ne n'étais qu'à moitié habillée. Mais rapidement, alors que j'avance, décidée, un sac sur le dos, une petite valise derrière moi, cette angoisse se dissipe.
Je me rassure.
Je n'ai rien à craindre.
Les Moldus ne sont pas terrifiés à chaque fois qu'ils embarquent pour un voyage organisé. Pourquoi le serais-je, alors ?
Il n'y aura que des vieux. Et des couples d'âge mûr qui s'extasieront sur le moindre grain de sable. J'en suis sûre.
Pas de quoi en faire une menace.

Petit transplanage quand même pour essayer de s'avancer un peu. Dernière fois que j'use de magie, promis ! J'ai même pas agrandi mon sac, voyez, je joue le jeu.
Puis j'emprunte les transports en commun d'une ville trop bruyante. Direction l'aéroport !
C'est qu'on part loin. A la découverte du Chili ! Et du désert d'Atacama. Ce qui m'intéresse le plus, dans le petit tour prévu.
Encore un désert.
Je ne pensais pas que j'y retournerais si vite. Après notre expédition en Judée avec Peter, Asclépius et Rachel... et le Grapcorne rencontré au détour d'un tombeau...
Néanmoins, cette fois, pas de bête magique -normalement. Les Moldus fréquentent des coins de Moldus. Donc des bêtes Moldues -pas toujours plus sympas, hein.
Et sinon
On sera sacrément dans la m*rde. Sans magie ni rien, nous serons bien faibles face à une créature un poil surnaturelle.
Croisons les doigts pour qu'il n'y ait pas un tel scénario !

L'après-midi est bien avancé. Quand les canards se regroupent autour du type qui nous suivra en long en large et en travers, jusqu'au bout du monde.
Les gens paraissent assez excités.
Un merveilleux voyage de deux semaines en prévision. Normal que ça en exalte plus d'un. Les gens se sourient, prêts à se connaître davantage. En même temps, on va être les uns sur les autres pendant ces quatorze jours. On a plutôt intérêt à faire connaissance, ouais.
Dans le lot, une fille se détache.
Parce qu'elle est jeune. Trop jeune, peut-être même. Pourtant, personne ne remet en question sa présence. Est-elle majeure ? Seule ?
Enfin. Ca me fait une autre présence de presque mon âge !
Trêve de blabla. Le grand périple va commencer. Et pour bien débuter, faut retenir ses tripes dans l'avion. C'est pire qu'un balais, ce truc !

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Megan K. Hayajân
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Re: Amérique du Sud

Message par : Megan K. Hayajân, Dim 25 Mar 2018 - 21:45


L.A de Kohane accordé
____________________


Elle avait juste besoin de vacances.
De vacances, pas de deux semaines pendant lesquelles elle resterait enfermée dans une chambre d'hôtel à bosser sa botanique. Enfin un hôtel, ok, mais pas un hôtel à Londres. Alors elle avait suivit les bons vieux conseils de sa grand-mère - et elle s'était inscrite à un voyage organisé. Comme ça, rien à préparer. Elle n'aurait qu'à suivre le groupe et se détendre. Elle n'avait pas regardé la destination - qu'est-ce qu'elle en avait à faire, vraiment ? Tout ce qu'elle voulait, c'était roupiller et ne plus réfléchir. S'éloigner de l'écosse et de sa vie qui partait en lambeaux. Elle serait moldue parmi les moldus. Pas de baguette, pas de potions et pas de métamorphomagie. Ce serait ça, le plus dur. Refouler sa nature profonde et contrôler cette infatigable énergumène qu'était son corps.

Meg est debout entre un couple de vieux anglais affublés de curieuses lunettes de soleil et d'une petite mamie qui demandait à tout le monde si prendre l'avion pouvait être dangereux pour les chats - aux étranges bruits en provenance de son bagage à main, on pouvait presque croire que...

Megan ne voyait pas grand monde de son âge... ah si. Une nana. Une brunette l'air un peu désemparé. La jeune sorcière se détourne de cette condisciple des moins de 50 ans - elles ne sont que deux dans le club... et finit par suivre le guide. Après la paperasserie habituelle, l'heure d'embarquer. Megan regarde l'air un peu bête ce passeport. La dernière fois qu'elle s'en est servit, elle avait usé de toutes ses économies pour partir en Iran rencontrer sa famille paternelle. Elle s'était refait un fond de commerce grâce à son petit job à la Tête du Sanglier et... enfin, le reste.

La sinople s'installe sur son fauteuil, côté hublot. Elle est derrière les ailes. Mieux vaut ça que le cul de l'appareil... elle ne parvient pas à se souvenir si oui ou non, le repas sera servit dans l'avion. Elle admire la piste, profite d'être encore au sol. Le guide passe vers elle pour lui demander si tout va bien. Elle lui réponds par un signe de tête et un sourire, puis se retourne vers la mamie qui caresse son sac en regardant affolée la fermeture éclair qui s'agite.

Puis, finalement, la brunette de tout à l'heure s'installe près de Megan. Pas sa faute : les billets et les places sont attribuées. Mais la métamorphomage aurait préféré la solitude qu'un charmant collé-serré avec une inconnue. Les sièges ne sont pas bien grands et à moins de se déporter totalement sur la gauche, elle est inexorablement condamnée à toucher l'étrangère. Bon... comment lance-t-on une conversation, déjà... ?

- Bonjour. On va où ? demande Megan avec un sourire.
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Kohane W. Underlinden
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Re: Amérique du Sud

Message par : Kohane W. Underlinden, Mer 4 Avr 2018 - 22:50




Et voilà. Faire demi-tour, c'était avant. Là, c'est trop tard. On embarque dans la machine infernale, le truc avec des roues et des ailes et qui vole sauf qu'on contrôle rien, nous, hein, c'est pas comme un balais, non, c'est pire qu'un balais. On remet notre survie entre les mains de quelqu'un de parfaitement inconnu et anonyme. De quoi avoir quelques sueurs froides.
Les gens qui sont avec moi ne paraissent pas angoissés d'un poil. A part peut-être la mamie qui nous embête encore avec son histoire de chat. Je prends le parti de l'ignorer. Laissez-moi avec ma propre angoisse, Merlin !
Les gens sont polis : ils ne se bousculent pas.
Faut passer toutes les étapes réglementaires, paperasse, bagages, embarquement, enfin, j'me perds dans tout ça, je me contente de suivre le mouvement, suivre la vague de gens qui vont, tranquillement. Je me laisse porter par le flot. Notre carrosse à ailes est là. Attendant bien sagement. Y'a du monde qui se met en ligne pour monter. Y'a nous, le groupe, plus d'autres, venus d'autre part. Je me creuse ma place dans la queue et le tout s'ébranle, monter les quelques marches qui mènent à l'avion, une madame nous salue d'un anglais très distingué.
Il paraît que les places sont numérotées. Toutes façons, je connais personne ici, j'évite ainsi les déceptions de ne pas être à côté de...
Coup d'oeil à mon billet.
Chercher la place qui va avec.
Je ralentis le pas et ça se bouscule un peu derrière moi. Du calme, les amis, je cherche juste ma place !

Ah, voilà.
Tiens, c'est rigolo, ma voisine de siège c'est la seule jeunette du groupe à part moi.
Du coup, elle doit être sympa. Non pas que les vieux ne le soient pas. Mais ça sera sans doute plus facile de discuter avec elle. Bien que, pour l'instant, ce soit plutôt l'appréhension qui me tord le ventre.
J'aime
Vraiment
Pas
Les
Avions.
Je m'installe avec un air pincé. Regarde autour de moi. Personne n'a l'air de craindre quoi que ce soit. Les gens se mettent bien à l'aise. Après tout, on en a pour quasiment une journée toute entière de vol en comptant le temps passé durant les escales. Plus de 20h avant d'atteindre notre but !
Le transplanage, ça va plus vite. Bien que j'suis pas certaine de réussir à faire un transplanage Londres- quelque part au Chili. Trop éloigné. L'autre bout du monde, presque ! Mais on aurait pu faire plusieurs transplanage, étape par étape. On aurait quand même mis moins de temps.
Mais bon, c'est vrai.
Jsuis plus une sorcière. Pas pour ce voyage. J'ai laissé baguette et magie à la maison en faisant mes bagages.

Je croise mes doigts sur mon ventre, attendant le grand moment.
L'instant fatidique.
Où les portes vont se fermer.
Où on va
dé-co-ller.
Souffler.
Je sens la présence physique proche de la fille à côté de moi. Qui, soudainement, m'adresse la parole. A moi. Oui, oui, à moi. Sans doute le rapport d'âge qui délie la langue.
Je tourne lentement la tête vers elle, me pince la lèvres -on n'est pas encore partis.
Je la regarde, la dévisage puis

-Au Chili, je crois.

On fait la pair, toutes les deux. Elle n'a pas l'air de savoir où elle va alors qu'elle est bien inscrite dans ce groupe, normalement. Et moi, j'ai un peu pris la destination au hasard de même que le guide, juste l'envie de bouger, partir, loin, un temps, souffler un peu, ne plus voir Londres, ni Pré-au-lard, ni les Alpes ni rien d'Européen.

-Paraît qu'on va jusqu'à Calama. Pis qu'on prend un bus. Jusqu'à San Pedro de Atacama.

Voyez, j'ai choisi n'importe comment la destination.
Mais je retiens l'itinéraire !
Un maigre sourire à la jeune fille alors, ça y est, ça annonce le décollage. Et là, je la ferme, pas un mot, pas avant d'être sûre d'être dans le ciel et stabilisé.
Quelques instants en suspend.
Un peu d'angoisse au fond des tripes.
Mais
Etrangement
Rien de particulier à signaler. On décolle. Et voilà.
Quand l'avion se stabilise, je daigne porter de nouveau mon attention sur ma voisine de siège.

-C'est la première fois que tu vas au Chili ?

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Megan K. Hayajân
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Re: Amérique du Sud

Message par : Megan K. Hayajân, Mar 15 Mai 2018 - 15:49


____________________


Megan a toujours aimé l'avion. C'est tellement plus simple, tellement plus pratique. La manœuvre est simple. Vous montez dans l'immense appareil, vous vous endormez et quand vous ouvrez vos yeux ébahis, vous êtes à l'autre bout de la planète, suant ou grelottant. Le départ est riche de sensations formidables - le retour fait l'effet d'une claque. C'est moche et il pleut. Meg remonte ses cheveux en une queue de cheval lâche pour ne pas avoir de mèches dans les yeux tandis qu'elle regarde vaguement la carte. Les mignonnettes sont hors de prix, mais un peu de whisky ne lui ferait certainement pas de mal...

La jeune métamorphomage ne s'attendait pas à ce que la jeune femme assise à côté d'elle lui réponde. Elle se tourna vers elle, étudia les prunelles qui lui faisaient face. Le chili ? Très bien. Oh, Meg était persuadée que ça ferait l'affaire. Elle se contenta d'un sourire tandis que la brunette décrivait l'itinéraire. Des mots, des destinations inconnues. La sinople se contenterait donc de suivre son instinct, de se laisser porter par l'esprit du groupe. Qu'est-ce que ça allait faire du bien, de mettre le cerveau sur pause ! Toutes les railleries qu'elle entendait à Poudlard concernant sa différence pesaient lourd sur ses épaules. Elle avait l'impression que le poids s'allégeait, qu'elle recommençait à respirer plus facilement. Ce voyage était une véritable délivrance.

Le décollage se fit en douceur : pourtant, sa voisine semblait légèrement tendue. Meg pouvait comprendre. Le mal d'avion était assez fréquent et tout le monde n'était pas aussi habituée qu'elle. Meg prenait l'avion régulièrement autrefois. Maintenant, il s'agissait souvent d'aller explorer le monde, ou alors d'aller voir sa famille paternelle, en Iran.

- Jamais non. Et vous ? C'votre baptême de l'air ? J'connais pas d'moyen d'transport plus sur que l'avion.

Non parce que, question transplanage, balais ou portoloin - ou pire ! Le Magicobus ! La sécurité n'était pas forcément la mise principale. Bien sur, afin de ne pas trahir le secret face à la moldue, Megan adopta un sourire de surface tout en replongeant ses yeux dans le bleu du ciel. Le décollage était passé : ne restait plus qu'à se montrer patient. La métamorphomage distinguait déjà les flots bleus qui s'étendaient à l'horizon. Bientôt, ils survoleraient l'océan atlantique et le véritable périple commencerait. Pourtant, Megan savait pour l'avoir vu que le plus beau spectacle que l'on pouvait voir en avion, c'était l'immense étendue du Sahara qui se déchirait en montagnes.

- J'suis jamais allée en amérique latine. Parait qu'c'est encore assez naturel comme coin. Meg eut un sourire. ça ressourcera ! On est là pour ça, nan ?

Et puis autant déterminer dès le début si sa voisine pouvait être une âme aussi perdue que la sienne en quête du réconfort de l'inconnu ou bien si elle était assez gâteuse pour s'être volontairement incluse dans un groupe de voyage du troisième âge - qui serait forcément calme et lent. Megan cherchait cela. Et un petit quelque chose lui disait que la brunette aussi.
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Kohane W. Underlinden
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Re: Amérique du Sud

Message par : Kohane W. Underlinden, Lun 4 Juin 2018 - 19:05




Coup d'oeil à travers ce qu'on peut apercevoir du hublot. Rien à signaler. Du bleu limpide et du soleil, voilà qui vous change de la grisaille habituelle londonienne.
La voix de ma voisine de siège me ramène vers elle. Drôle de créature quand même. A s'embarquer sans savoir où. J'ai presque envie de lui demander quel âge elle a, si elle est majeure parce qu'elle est seule et tout ça me paraît trop bizarre. Les Moldus ne sont-ils pas toujours inquiets pour leurs gosses et assez stricts sur les âges requis pour partir si loin ? Après, j'ai peur de la vexer. Alors je ne demande rien. Ce n'est pas mon souci, après tout. Mais je garde dans un coin de ma tête qu'elle est une bien drôle de fille. Du coup, elle est d'autant plus intéressante.
Elle m'interroge sur mes expériences en matière d'avion. J'affiche une moue lorsqu'elle parle du moyen de transport le plus sûr.

-C'est vraiment safe ? je demande sans dissimuler la légère inquiétude. Genre... on parle parfois d'avions écrasés ou disparus, nah ?

Air pensif au visage, je me tais. Peut-être que je devrais arrêter de parler ou causer d'autre chose. Ca ne fait que renforcer mon angoisse, tout ça.
Franchement, je préfère le transplanage. Au moins, on sait c qu'on fait et on contrôle plus ou moins le tout. Mais je me garde bien d'en parler à ma voisine de siège. Elle comprendrait sans doute pas. Pis il paraît que y'a un truc, ça s'appelle le code du secret magique, c'est vieux et archaĩque m'enfin c'est comme ça pour le moment et j'ai pas envie de prise de tête.

-Ouais, pareil, j'y suis jamais allée.

Je regarde le sourire qui est venu décorer son visage. Se ressourcer ? Oh. Belle idée.
A dire vrai, je ne sais pas bien pourquoi j'suis partie comme ça. Juste un mot laissé à Thermidor pour avertir de mon envol. Pour deux semaines. Puis. Ciao bye-bye. Fuir.
Oh. Oui, c'est sans doute ça.
Fuir.
Belle et bonne raison de monter dans un avion.
Mes doigts tapotent mes cuisses en réfléchissant.

-J'crois j'suis là pour voir du paysage. Loin de la grisaille britannique. Voir, découvrir autre chose. Fuir le quotidien.

Maigre sourire de ma part. Avenant. On est deux jeunes à s'embarquer ensemble dans une aventure lointaine. Autant être chaleureuse, avenante et bien s'entendre.

-Au fait, j'suis Kohane. Et toi ?

Une présentation en bonne et due forme. Voilà qui est bien. Ca fait longtemps que je n'ai pas connu ça. Mais ça fait du bien. Retrouver ces petites choses d'une vie dite normale et bien rangée.

-Tu es orginaire de Londres ? Au fait, tu parles espagnol ?

Question cruciale. Parce que moi, non. Mais l'anglais est langue internationale, n'est-ce pas ?

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Elhiya Ellis
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Re: Amérique du Sud

Message par : Elhiya Ellis, Mer 29 Aoû 2018 - 11:43



Pv Lydie.

Des vacances. Du soleil, un verre de cocktail moldu, de la chaleur, des senteurs inconnues, des paysages inconnus, tu n’aurais jamais cru que cela pouvait te faire autant de bien. Après avoir demandé une semaine de congés à Rachel, tu avais longuement hésité à quoi en faire. De base  c’était pour quelque jour en France, chez la maman de Mered, mais sans elle, tu te voyais mal y aller. Ton sac était resté sur ton lit bouclé –en avance- , sans la force de le défaire et profiter de ces quelques jours pour  flâner dans Londres. A la place, c’était de quelques heures de fin de rangement que tu t’étais occupée, jusqu’à tomber sur un livre d’enfant, Luna et toi, aviez consigné avec vos écritures encore bien rondes, les pays que vous vouliez visiter.

Le bout des doigts avait parcouru avec nostalgie les images collées des contrées lointaines pleines de promesses. Ca semblait si loin tout ça. Un monde diffèrent qui ne verrait jamais le jour depuis que l’irlandaise avait elle aussi disparu.  Il ne restait de ce carnet d’adolescente que des soupirs et des rêves fanés. A quoi bon tenir une promesse de gosse sans la moitié responsable des souhaits ? L’hésitation avait croisé le regard de quelques photos disposées dans ta chambre, et s’étaient muée en une décision soudaine : retrouver ton passport et faire quand même ce voyage. En mémoire de Luna !


Des heures d’avion trop longues et bien moins rassurantes que lorsque ton amie était avec toi pour occuper ton esprit, tu avais atterrit à Rio la belle. Lunettes de soleil de rigueur, minishort et t-shirt large t’avais décidé d’en profiter pleinement et une fois les yeux en face des trous, à toi le le zardage sur la plage avant d’échouer dans un bar sorciers hauts en couleurs. La musique exotique rajoutait au dépaysement. Dos au bar, accoudé d’un seul bras qui tenait ton cocktail incroyablement délicieux –bien qu’inconnu- tu le sirotais tranquillement, te laissant bercer pas les notes entrainantes et les mirettes curieuses. Tu ne regrettais pas d’être là… C’était un fait certain !
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Lydie Nouël
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Re: Amérique du Sud

Message par : Lydie Nouël, Dim 16 Sep 2018 - 10:43


Lydie a 18 ans.

Sans objectif clair, ni but précis, autre que la découverte spontanée de contrée inconnues. Voir d'autres moldus, les sorciers d'ailleurs, aussi. Ouvrir l’œil sur une culture nouvelle, sur une faune bien différente de l'européenne. Ses cheveux sont attachés, pour dégager la nuque, les habits sont légers pour supporter l'air chaud tropical : un débardeur simple et un short marrons. Se mêler aux touristes en période de fête, parfois déplorer la solitude qu'offre un voyage en solitaire, puis s'en remémorer les bienfaits. Se chercher, se trouver?

La langue maladroite qui roule dans les airs d'un portugais fraîchement appris, elle se dépatouille comme elle peut auprès du bar sorcier de bord de plage. Des cocktails hauts en saveur dont elle peine à prononcer le nom correctement. Une jeune femme accoudée sur le côté porte les airs pâles des touristes venant d'amerrir sur les côtes corails/turquoises. Elle porte à ses lèvres rosées une boisson fraîche, un air de vacances, à faire saliver la rouquine, qui, du bout du doigt pointée vers le verre, s'essaye à quelques notes brésiliennes.

- Como ela!

Le barman semble habitué, il lui lâche un sourire qui aurait pu la faire craquer si son cœur n'était pas déjà si dur. Elle reste aimable mais neutre, rend la somme due avant de guetter place où s'asseoir dans les chaises longues au soleil de la terrasse. Maintenir, malgré tout, sa position d'attente près du bar, le temps que sa commande lui parvienne. Un mince sourire de joie apaisée grimpe sur ses joues aux premiers sons d'une musique dansante. Dans ses pensées, elle n'a même pas reconnue sa voisine.
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 Amérique du Sud

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