AccueilPortailFAQPublications internesRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion

Harry Potter 2005 :: ~¤~ Autres Lieux Magiques ~¤~ :: A l'étranger
Page 4 sur 15
Amérique du Sud
Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4, 5 ... 9 ... 15  Suivant
Emma Ewatson
Poufsouffle
Poufsouffle

Re: Amérique du Sud

Message par : Emma Ewatson, Dim 11 Déc 2011 - 15:07


La crise de folie qu'elle vivait se dissipa progressivement alors qu'elle entendait des voix lointaines autour d'elle. A qui appartenaient ses voix? Où était elle? Emma mit du temps à retrouver ses esprits. Enfin, elle ouvrit les yeux. Il faisait sombre, les murs étaient sales, et un groupe de trois jeunes se trouvait proche d'elle. A la vue de ses visages familiers, sa mémoire se raviva comme lorsque l'on se réveille après un rêve et que l'on se demande où l'on est.
Emma se leva doucement pour ne pas être prise de vertige, et essaya de faire un faible sourire à Lysander, Hayden et jack, ses trois compagnons d'infortune. Infortune? Non! En y réfléchissant, ils s'étaient très bien débrouillés, et avaient réussit à se battre face à tous ces sorciers. C'est vrai que les brésiliens à qui ils avaient eut affaire n'étaient pas les meilleurs sorciers du monde; mais ils avaient certainement plus d'expérience, et les quatre jeunes avaient merveilleusement gérer leur sang froid pour trouver du courage au plus profond d'eux même et ne pas penser à autre chose qu'à se protéger.

Hayden avait sur le front des taches de sang séché qui collaient à ses cheveux, mais les blessures semblaient avoir été réparées. C'était elle qui avait le plus souffert, après avoir été capturé et drogué. Emma avança vers ses trois amis et les serra dans ses bras. Ils étaient tous les quatre serrés les uns contre les autres dans une grande accolade silencieuse. L'ironie de la scène était le lieu en désordre qui témoignait du duel qui venait d'avoir lieu. Il y avait du sang par terre, des hommes paralysés les yeux grands ouverts sur le sol. Bref, rien d'avenant, emma voulait sortir de cette pièce rapidement et aller à l'hôtel pour dormir. Ensuite, le lendemain, ils auraient tout le temps de faire du tourisme dans des coins beaucoup mieux fréquentés que les ruelles de Rio la nuit.

-On rentre? Et cette fois, on se dépêche et on fait attention, je ne veux pas finir la nuit à combattre contre un autre gang!

Dit la jolie blonde en plaisantant et en ouvrant la porte qui menait dehors. Le vent s'engouffra dans ses cheveux, et une sensation de bonheur l'envahit lorsqu'elle réalisa toutes les péripéties de la soirée. Elle se tourna vers ses camarades avec un grand sourire et ses yeux verts qui brillaient tels des émeraudes soleil. Elle allait pouvoir finir de faire connaissance avec dans le jakuzi de l'hôtel, ça serait sans doute plus convivial!


Désolé pour le poste cours et e temps de réponse, le RP commençait à trainer ... Wink
Revenir en haut Aller en bas
Zepheryn Belkoven
avatar
Serdaigle
Serdaigle
Spécialité(s) : Permis de Transplanage
Occlumens


Re: Amérique du Sud

Message par : Zepheryn Belkoven, Dim 5 Fév 2012 - 15:31


Thallan & Zepheryn

Quand le passé refait surface.



Un doux rayon de soleil baignait ses cheveux bruns d’une source dorée, y faisant refléter des couleurs dorées. Elle sentait cette chaleur l’envelopper tout entière. Ses grands yeux étaient fermés. Elle inspirait cette douce odeur. Une odeur de miel se mélangeant à du jasmin et de la lavande. Elle la sentait lui chatouiller les narines et délicieusement s’infiltrer le long de son nez sans plus s’en départir. Zepheryn respirait calmement. Enfin, elle l’avait fait. D’un coup de tête et sans plus attendre. Du jour au lendemain, elle avait déposé son congé et avait prit le premier vol disponible. Elle s’était sentie fin prête. A enfin avancer, à se jeter à l’eau et affronter ce passé qui la tourmentait tant… Un passé qui avait constitué les huit premières années de sa vie. Des souvenirs qui lui revenaient de plus en plus fréquemment et avec une force déconcertante. Cependant elle était bien loin d’avoir oublié. Elle qui espérait qu’avec le temps et la maturité, les horreurs disparaîtraient de ses cauchemars et de ses pensées. Mais comment oublier de telles images… ?


Flashback
Zepheryn a huit ans.

    A demain ma Zephou, n’oublies pas nos fleurs !


Les deux petites s’observèrent, une demi-seconde, avant de laisser échapper de leur petite bouche rose un long rire complice. Elles s’enlacèrent, se firent un bisou sur chaque joue avant de se quitter l’une et l’autre. La petite rousse resta sur le seuil de la porte, faisant des petits signes à la brunette qui s’en allait par un chemin escarpé en se retournant pour en faire autant. L’une et l’autre étaient loin de s’imaginer qu’elles ne se verraient plus jamais. Absolument tout peut survenir sans que personne ne s’en doute et qu’on ne se l’imagine une traitre seconde. Les deux jeunes filles riaient encore, pourtant se séparant pour de bon. Elles s’imaginaient se retrouver le lendemain à l’école, pouvoir se rassoir côte à côte et lancer des petits avions en papier dans la classe pour divertir un peu les troupes. La porte se claqua et la petite brune se laissa glisser dans les profondeurs des champs de blé, resserrant avec fermeté les deux petits pots de confiture à la myrtille que lui avait gracieusement offert la mère de Rosa. Deux longues tresses pendaient dans son dos découvert. Les pans de sa petite robe orangée se mouvaient à chacun de ses pas. Zepheryn semblait heureuse. Un grand sourire éclairait son visage et ses yeux noisette semblaient briller de mille feu. Elle l’était, malgré cette partie au fond d’elle-même qui la poussait quelques fois à se sentir coupable de beaucoup de choses. Elle était encore jeune pour comprendre les simples lignes de la vie et comprendre de quoi se font les sentiments, mais elle sentait beaucoup les choses. Elle n’était pas la plus intelligente de son âge, bien loin, mais la vie qu’elle menait la rendait différente des autres enfants. Un sourire s’éclairait à présent sur son visage non plus par la joie d’avoir partagé une belle après midi avec son amie mais d’avantage et principalement parce qu’elle voulait et allait pouvoir s’occuper de son père. Raconter ses journées ne semblait jamais le lasser, comme les autres parents se cachent de dire. Il prenait ce rôle de père et de mère que chaque parent, certes, se tient de prendre, et qui pourtant le poussait à se placer plus haut. Pourquoi ? Son père lui semblait être le meilleur. Il n’y avait pas d’autres et de meilleurs explications que ça. Il avait beau revenir épuisé et affamé après avoir passé plus de douze heures aux mines, il ne pouvait s’empêcher d’apporter tout son amour à sa fille et de la faire rire en toute circonstance. Zepheryn était encore trop petite pour comprendre. Mais cet homme avait simplement peur qu’elle ressente ce manque. Cette perte de mère allait un jour ou l’autre l’affecter. Il l’affectait déjà au plus haut point, la fillette choisissait simplement de le cacher tout comme il le faisait. Parler d’Alycia Belkoven n’était pas un tabou. Seulement se respectant l’un et l’autre, ils choisissaient simplement de ne plus le faire. Pourtant Zepheryn n’avait pas encore réellement conscience de la difficulté d’encaisser ces deux rôles de parent en gardant cette profonde doleur de la mort, mais au moins voyait-elle à quel point il se donnait corps et âme pour la rendre heureuse et lui permettre de vivre comme tous les autres enfants. Elle s’amusait et prenait d’ailleurs tr-s à cœur de prendre soin de lui comme une mère ou une femme le ferait. Adopter soudainement des manières fières et sérieuses pour boutonner ses chemises, ajuster sa veste ou tout bonnement préparer avec attention le petit déjeuner lui semblait servir de reconnaissance et surtout lui permettait de lui offrir de l’attention et cette tendresse qu’il ne lui restait plus. Leur vie dans ce patelin n’était d’ailleurs pas tous les jours facile, même avec tout l’amour puisable. Plus d’argent rimait à grande faim. Le froid comme la malade en temps plus frivial. Zepheryn avait beau cacher à ses amis modestes en trouvant des esquisses de peur ou de honte, elle était bien loin d’habiter dans un palace…

Zepheryn arrivait d’ailleurs devant la petite cabane qui leur servait à tout deux d’habitation. Elle était d’allure mignonne, toute faite de bois et munie de petites fenêtres peintes de blanc. De l’extérieur on aimerait presque y habiter. Pourtant la fillette savait bien à quel point on souffrait du froid en temps d’hiver et à quel point également on pouvait facilement y étouffer en période de grosse canicule. Desserrant ses pots de confitures et pressant le pas, elle découvrit la porte entrouverte. Ca n’était pas des habitudes de son père, mais elle n’imagina pas un seul instant ce qu’elle allait découvrir. Elle posa à peine un pas qu’un spectacle déchirant s’offrit à ses yeux. Elle ouvrit la bouche. Cria. A s’en casser la voix.

    Papa… PAPA !


Des larmes chaudes roulaient sur ses joues. En un bruit sonore les pots de confitures s’explosèrent sur le sol, recouvrant ses pieds moitié-dénudés de verre qui s’émincèrent entre ses orteils. Zepheryn se jeta sur son corps, baigné d’un sang noirâtre s’écoulant de son ventre. Ses vêtements faits de toile encore salis par son travail de mineur en étaient tout tachetés. Il avait une expression effrayée sur son visage, malgré ses yeux clos. Zepheryn n’arrivait plus à s’arrêter d’hurler à la mort. Un son suraigu à en briser les tympans. Sa tête lui tournait. Tout tournait autours d’elle. Elle ne savait plus où elle était. Mais c’était impossible. Impossible… Il ne pouvait pas. On ne pouvait pas ! On ne pouvait pas lui retirer son dernier parent… On ne pouvait pas lui retirer le dernier être cher qu’elle aimait. On n’avait pas le droit. Personne n’avait le droit… Zepheryn ne se posa pas la question sur le moment de comment du sang s’écoulait de son ventre, pourquoi un couteau était posé à terre empli de ce même sang noirâtre. Elle voyait toute sa vie chavirer. N’était-elle pas enfant ? Aucun enfant n’aurait dû voir un tel spectacle. Elle n’eût la force de ne prévenir personne. Elle resta sur le corps de son père en larme, cependant sans plus réussir à hurler tant sa voix était détruite. Pourquoi hurler, après tout ? Elle ne comprenait pas ce qu’elle avait fait. Pourquoi, qui lui en voulait. Elle avait tué sa mère, en naissant. Cette hémorragie trop chère pour être soignée l’avait tuée. Si elle n’était pas sortie chez Rosa, elle aurait pu rester avec lui… Si elle n’était pas partie, il ne serait pas… Mort. La fillette eut la chance de voir un paysan passer par hasard par leur habitation et qu’il ai su la diriger vers les bonnes personnes. Zepheryn, elle ne voyait pas ça du même œil. Elle en voulait à tout le monde. Puisque tout le monde semblait lui en vouloir…

Flashback off.


Zepheryn ouvrit les yeux. Elle se sentait enfin chez elle. Pourquoi avoir attendu si longtemps ? Elle se sentait bête. D’avoir perdu tant de temps, alors que tout étais là… Bien loin d’elle, et pourtant pas impossible à atteindre. Il faisait une chaleur délicieusement douce. Une chaleur qui lui avait beaucoup manqué et qu’il est bien impossible de ressentir même en plein été à Londres. Elle retira ses sandales et s’avança nus pieds dans un champ de couleurs miroitantes. Des fleurs par milliers qui se courbaient à chaque caresse du vent et qui rayonnaient sous les rayons de soleils. Elle sentait chaque pétale effleurer sa peau dorée et sa robe rouge s’imprégner de leur odeur alléchante. Qu’allait-elle faire ici ? Simplement profiter… Redécouvrir les lieux. Voir ce pays avec des yeux adulte. Et se remettre à l’aimer et à y repenser sans avoir à sans cesse revoir ces images terrifiantes… Elle se sentait à présent comme revivre. Avoir reprit une dose d’oxygène de cet air frais la reboostait. Ses affaires reposaient toujours au haut du champ. Elle, s’y trouvait en plein milieu. Elle se sentait encore légèrement fatiguée par le voyage, si bien qu’elle se sentit s’allonger sur l’herbe et les fleurs sans éprouver le besoin de se retenir. Sa baguette bien calée dans sa robe, déposant ses pieds nus entre quelques fleurs, elle se laissa bronzer tranquillement sans penser à plus rien. Simplement au pas qu’elle venait de faire. Au bonheur merveilleux qu’elle éprouvait en remettant les pieds sur cette terre bénite. Elle se sentit lentement glisser dans un sommeil léger. Les oiseaux gazouillaient non loin, un parfum de vanille vint s’ajouter à celles des fleurs, de la nature et du miel, la plongeant dans un état second de récupération…

Soudainement, elle se réveilla. Le soleil n’était plus à la même place mais brillait avec d’avantage d’intensité et sa lumière projetait sur ses cheveux des reflets dorés. Ses yeux noisettes parcoururent le long champ de fleurs colorées. Quelque chose bougeait, au loin. A l’endroit exact où elle avait posé ses affaires. Elle se releva, la tête un peu lourde mais l’esprit vif. Réajustant sa robe et retirant la pince qui nouait ses cheveux ondulés, elle courut vers le point noir qui au fil des pas s’agrandissait en une forme humaine. Une silhouette évasée, grande. Un homme semblant chercher quelque chose, dont les traits devinrent de plus en plus nets. Son sac et son fin gilet étaient toujours posés en même endroit, et elle crut bon de croire qu’il n’y avait pas touché. Son regard s’attacha au sien. Une seconde qui lui parut être éternité. L’homme ouvrit la bouche, puis la referma. Elle aurait juré… L’avoir vu, quelque part. Qui était-il ? Pourquoi son visage… Lui paraissait-il si familier et si lointain à la fois ? Zepheryn n’osait parler. Elle se sentait familière à ce personnage qui ne lui disait rien. Il devait être un peu plus jeune qu’elle, l’un et l’autre arrivant presque à la même taille. Les yeux bruns du jeune homme brillaient, lorsqu’enfin…

    Zephy… ?


Le lieu ensoleillé s’emplit d’un silence assourdissant. Elle sentit ses lèvres trembler. Sa tête lui tourner… Les traits de l’homme lentement s’éclaircir et finalement former ceux d’un enfant. Elle se revoyait, elle. Plus grande que lui. Il prenait sa main. Elle prenait la sienne. Elle avait peur, mais sentir sa paume dans la sienne lui retirait toutes ses craintes. Toutes ses peurs, tous ses tourments… Elle revoyait cette première rencontre, ses parents adoptifs la présentant à leurs vieux amis italiens et ainsi à leur fils unique, Thallan. Dans son monde. Dans sa bulle. Cette différence les avaient bien trop rapidement reliés. Pour une amitié solide, qui assez rapidement chavira… En histoire enfantine amoureuse. Personne n’oublie son premier amour. Zepheryn était loin de l’avoir oublié… Elle revoyait soudainement des passages de leur histoire. Des moments qu’ils avaient passés, à jouer ensemble. A se réconforter l’un et l’autre. A se comprendre. Une histoire pure et innocente, chargée de souvenirs impossible à oublier. Une violente dispute entre leurs parents eut tôt fait de les séparer… Définitivement, soudainement. Peu de temps avant d’entrer à Poudlard. Elle n’avait cessé d’y repenser… D’imaginer sa réaction en apprenant qu’elle avait des pouvoirs magiques. S’il aurait été fier d’elle. De l’imaginer grandir. Puis au fil du temps, elle fut forcée… De l’oublier. Douloureusement. Etais-ce bien lui ? C’était lui… Personne ne l’avait jamais appelée Zephy. A part lui. Elle s’avança, incertaine, à la fois heureuse et encore sous le choc, puis finalement se jeta dans ses bras, ne pouvant se retenir d’avantage. L’étreignant avec force contre sa personne.

    Thallan… C’est toi, n’est-ce pas ?


Elle se détacha doucement de lui, puis le contempla un peu mieux. Il n’avait pas tellement changé, elle revoyait ses grands yeux innocents et ses lèvres formées de la même manière. Ces fossettes qui lui donnaient un air jeune. Cet effet mal rasé lui allait plutôt bien. Qu’était-il devenu… Après tout ce temps ? Que faisait-il ici ? Comment ? Les yeux de la jeune femme brillaient, de bonheur pur. Elle ne voulait pas s’imaginer s’il avait une copine, même une femme. Elle était simplement heureuse de le revoir, de le savoir toujours en vie – après tout tout peut arriver. Elle voulait tout savoir… Savoir ce qu’elle avait manqué. Elle lui prit une main de ses deux mains et lui sourit avec tendresse. A vrai dire elle ne savait pas si ce sentiment lui déchirant la poitrine était amical ou amoureux, comme autrefois…
Revenir en haut Aller en bas
Invité
avatar
Invité

Re: Amérique du Sud

Message par : Invité, Sam 18 Fév 2012 - 12:33


Thallan et Zepheryn
« La lettre d'un lointain passé »



*Avant toute chose*


Cela fait maintenant deux mois que notre sorcier a atteint sa 18éme année. Il était enfin devenu un grand garçon et avait finis ses études à l'école de Poudlard. Après avoir enfermé dans les barreaux les tueurs du père de sa cousine, après avoir retrouvé le tueur de sa marraine, sa vie était devenue aussi calme que l'eau coulant via un ruisseau. Il commençait même avoir un peu de barbe, ce qui lui donnait l'air d'être mature et adulte, alors que dans le fond, il avait encore l'esprit d'un jeune.


*Et maintenant.. le présent*



Dans une belle matinée de printemps, Thallan sortit de sa nouvelle voiture pour enfin rentrer chez ses parents. Sourire au lèvre, cheveux au vent tout en portant fièrement une veste luxueuse, il marcha soigneusement vers le pas de la porte. Il sonna une fois, attendait 2 minutes, puis ressonna une seconde fois, mais toujours sans réponse. Il se souvenu d'une chose à un moment donné, il recula doucement et regarda discrètement sur le toit. Le sourira ce fit plus grand et c'est là qu'il sorta "Alors comme ça, vous êtes toujours dans ce petit nid bien douillet... après tant d'années.."
Il finit par ouvrir la porte tout doucement, mais quoi qu'il arrivait, elle finissait pas grincer affreusement fort. Il la referma derrière lui, mais encore une fois, comme toujours, le serpentard devait la reclaper assez fort pour pas qu'elle se rouvre derrière lui. Il essuya ses pieds, déposa sa valise à côté de lui ainsi qu'un tas de paperasse sans aucunes utilités. Il marcha sur la pointe des pieds jusqu'à atteindre la cuisine toujours aussi blanche et magnifique. L'endroit visé était bien sûr un panier en osier où se trouvait un morceau de pain fait maison. L'italien dévora la tranche de pain avec quelques bouchées et finis par jeté l'emballage du pain à la poubelle, quand tout à coup, une personne se précipita de descendre par les escaliers, sauta et ré-atterrissait sur ses jambes. Cette personne n'était autre que son père, toujours aussi fou et gaga que dans le passé. Notre grand valdoram était heureux de revoir son fils en pleine forme et avec fière allure. Tandis que Bueno, le père de Thallan, lui, était toujours habillé de façon melting pot, toutes les couleurs sur une seule chemise affreusement moche, un pantalon en velour, une cravate de type hawaïenne, des bas noirs et rouges et pour couronner le tout, un chapeau venant tout droit de l'Irlande. Sans que Thallan eu la moindre chance de répliquer quelque chose, son père dit:

    -Et alorsssss fiston, comment ça va ? Ahahah ! Ça doit faire maintenant... 4 ans, qu'on ne sait plus vu ?! Ta bien changé dis donc ! Tu as toujours autant le style, on voit de qui tu tiens hein ! Ahahah !


Cette réponse laissa à désirer, il ne savait que dire, si ce n'est que:

    -En tout cas, mon style vestimentaire ne viens certainement pas de toi ! Répliqua t-il promptement.
    -J'espère que tu n'as pas que ça à me dire en quatre années consécutives.. j'ai reçu ton coup de fil, tu m'as dis que c'était important.. de quoi il s'agit ?


Sans prendre le temps d'expliquer quoi que ce soit, Bueno alla à l'étage chercher un objet quelconque. Pendant ce temps, notre sorcier s'asseyait comme un flemmard sur le grand divan mou et confortable. La pièce était toujours si belle avec les couleurs noire et blanche, le bi-color dit "Parfait" dans le quartier ou celui-ci habitait, où dans ce cas-ci, deux teintes bien distinctes dirons-nous. Toujours aussi calme et reposante, notre grand goinfre ferma les yeux et pensa à un tas de choses venant tout droit de son enfance. L'italien repensa à ses meilleurs souvenirs passé dans cette maison. Ses anniversaires avec toute sa famille, l'arrivée de nouveaux voisins extraordinaire, sa première console de jeu où encore le jour ou Kyara était venue dormir chez lui pour passer une journée entre cousins. Les grandes vitres tout autour de la pièce laissa entrer un maximum de lumière et de chaleur pour la rendre encore plus agréable et plus attachante. Le serpentard entendait quelques grincements de planché mais ne s'en souciait pas plus que ça, mais c'est alors que quelqu'un se mit à souffler de plus en plus fort.. il ouvrit les yeux et vit son père, toujours avec un regard d'idiot et Thallan sursauta jusqu'à tomber du divan.

    -Non mais ça va pas la tête ?! T'aurais pu me prévenir que tu étais là, j'allais faillit piquer ma crise cardiaque moi !


Bueno se mit à rigoler comme si ils étaient plusieurs. La discrétion n'était pas son fort mais il finit par vite reprendre son sérieux. Il regarda son fils droit dans les yeux, d'un air de tueur. Cet air était si sérieux que Thallan commençait à en avoir peur, puis il sortit de sa chemise une enveloppe avec un cachet rouge et pu lire en première page "Pour Thallan Valdoram".
Sans dire un mot, Thallan prit la lettre dans sa main, quand à son père, il remonta au premier étage. Tout en gardant un air sérieux, il prit soin d'ouvrir l'enveloppe pour voir la lettre qui était dedans. Ses mains tremblotantes, il finit par ouvrir l'enveloppe et prit la lettre dans sa main. Le beau brunl stressa à l'idée qu'une personne lui écrive, car, jusqu'ici, personne ne lui avait encore envoyé quoi que ce soit mise à part sa cousine.

    Cher Thallan Valdoram, mon nom est Chris. Je ne sais pas si ça te dis quelque chose, ni si elle ta déjà parler de moi auparavant. Je suis le frère adoptif de Zepheryn.. Zepheryn Belkoven. Je pense que ce prénom doit te rappeler beaucoup de choses étant donné que c'était ton premier véritable amour, mais que vous vous êtes perdues de vue au fil du temps. Elle ma beaucoup parlé de toi, d'ailleurs je pense que en ce moment même elle pense encore à toi. Je te rassure, elle n'a personne en ce moment, son cœur est aussi froid que le froid lui-même. Après je pense que ça lui ferait plaisir de croiser ton regard à nouveau, c'est pourquoi je ne lui ai pas dis que je t'écrivais cette lettre. En revanche, je sais où elle se trouve en ce moment, je peux même t'indiquer l'endroit exacte, en espérant que tu ailles encore quelques sentiments à son égards, ça va de soit. Je t'ai glissé un billet d'avion, car oui.. l'Amérique du sud t'attends mon cher ami ! Je n'ai qu'une envie, c'est de voir Zepheryn heureuse, et si pour ça je dois payer 250 euros pour que tu ailles la voir, et bien.. je n'ai même pas réfléchis.. et j'ai payé.


Une fois la lettre finie, son cœur se mit à s'emballer, avec sa main, il poussa fort contre son ventre pour qu'il cesse de taper aussi fort. Zepheryn.. ce prénom lui rappelait un des meilleurs moments de sa jeunesse. Cette charmante demoiselle au doux visage, son baisé aussi frais qu'un matin d'automne, sa peau était aussi claire qu'une couche de neige dans la moitié l'hiver.. tout ça lui rappelait ce qu'était le vrai bonheur. Sans le vouloir, un billet avec écris "America" glissait entre ses mains et tomba aussi délicatement qu'une feuille tombant d'une branche. Il ramassa le billet et l'embrassa tout en disant "Merci Chris, merci !". A la fin de lettre, on pouvait lire en tout petit "P.s: N'oublie pas de me rembourser à ton retour, merci". Il esquissa un sourire et rangea la lettre dans une armoire, fermée à double tour grâce à une clé façonnée dans de l'or pure. Dans l'enveloppe se trouva un petit dessin, crayonné avec un crayon graphite. Le dessin représentait un champs avec un village l'entourant. Une flèche était dessinée vers le champs, vers une maison, vers un pont et pour finir vers un moulin. L'italien trouvait le dessin très moche et sans aucuns intérêts, mais venant de Chris, il préféra tout de même le prendre avec lui en voyage. Vue qu'il était majeur et qu'il pouvait prendre ses responsabilités en mains, il fila en glissant un mot sur le pas de la porte, pris sa voiture, et fonça vers l'aéroport indiqué dans la lettre.
Le temps de donner le billet, d'attendre que l'avion arrive et de monter dedans, 3 heures étaient passées. Le décors de l'aéroport laissait à désirer, en revanche une puanteur extrême ressortait des toilettes, pas mal de sdf dormaient sur les bancs de l'aéroport, et tandis que certains gardes tentaient tant bien que mal de les faire disparaître de là, Thallan, lui, n'y prêta aucunes attentions et mangea son burger en toute tranquillité. Quelques minutes plus tard, le serpentard entra enfin dans l'avion et s'asseyait au siège indiqué, le numéro 8, côté fenêtre. A côté de lui se trouvait un barbu âgé de la soixantaine, et devant lui une jeune demoiselle qui ne devait pas avoir au-dessus de la dizaine.

Quand l'avion démarra, son ventre fit quelques gazouillis, car oui, c'était la première fois qu'il prenait l'avion, où du moins, un vrai et bel avion qui n'est autre qu'un boeing 767. Pendant le voyage il se passa que très peut de choses.. mise à part que la jeune fille se trouvant de lui avait vomie plusieurs fois car elle avait le mal du voyage, que le vieux barbu à côté de lui ronflait comme un gros porc, tout était parfait. Le ciel était d'un bleu océan, on pouvait voir l'océan Atlantique à perte de vue ainsi que quelques rares bateaux à l'horizon. A l'est se formait sûrement un fameux orage au vue des gros nuages noir se rapprochant à toute vitesse vers l'avion. Le co-pilote annonça qu'il allait y avoir quelques perturbations mais rien de bien important pour se tracasser. Le reste du voyage se déroula sans encombres et ce n'est qu'après quelques heures qu'il atterrissait enfin dans l'aéroport prévu. Une fois arrivé là-bas, il descendit de l'avion précipitamment et fonça vers le premier taxi qu'il pouvait trouver. Parlant quand même très bien l'anglais, il demanda au chauffeur d'aller dans le village indiqué sur le dessin conçu sur papier. Le taximan acquiesça et mit 1h30 pour arriver finalement à l'endroit prévu. Pour commencer, il ne savait que faire car il y avait plusieurs flèches indiqués sur la carte, du coup, il allait commencé par la maison. Le temps était magnifique, il n'y avait aucuns nuages et l'odeur de la campagne était à son paroxysme. Il y avait quelques rares voitures qui passait sur le sentier fait de terre et de quelques pierres. Une fois arrivé à la maison, il sonna à la porte et une vieille dame ouvra celle-ci. La réaction qu'elle eu était de revenir sur ses pas tout en claquant la porte et en disant "Désolé je suis pauvre, je ne vend rien, partez d'ici !". Thallan était stupéfait de cette réaction.. il pensa qu'elle devait être seule depuis bien longtemps, et schizophrène avec le temps. Sans se demander le pourquoi de tout ceci, sa prochaine destination était le pont, qui dit en passant, était à quelques mètres de la maison. Le serpentard marcha tranquillement dans l'ombre des arbres, le soleil tapait très fort, la température devait atteindre les 30°. Il appréciait fort bien la chaleur, surtout si celle-ci était accompagnée d'un vent rafraichissant. Le pont était ridiculement petit et à moitié défoncé. Une fine rivière passait par dessous et prenait fin quelques mètres plus loin sous un tas de rochers et de branches. Thallan constatait rapidement qu'elle n'était pas ici et finis par prendre sa prochaine cible, un champs au milieu de nulle part. Le beau brun continua sa marche tranquille sous le chant des oiseaux et des grenouilles accompagné de quelques bruits de criquets. A un moment donné, l'italien trébucha sur une branche qui dépassait légèrement du sol, et comme à chaque fois, il s'excita sur place pour un rien, tout en gueulant sur la branche totalement inerte et innocente.

Le grand valdoram s'essuya vite fait en enlevant les quelques crasses se trouvant sur son pantalon encore neuf. D'ailleurs il regrettait à l'instant de pas avoir mis un short au vue du temps radieux et sublissime. En sortant de la petite forêt il avait la vue d'un grand champs d'une couleur dorée grâce au blé se trouvant à ses pieds et allant jusqu'à l'horizon. Mais c'est alors que, tout en avançant et en regardant du coin de l'œil, il vit quelques affaires, et au vue de la marque du sac, ça ne pouvait être qu'une fille. C'est alors que ses paupières devinrent lourdes, que son cœur se mit à battre comme de la chamaille, que les bruits autours de lui devinrent flous et graves. Thallan se retourna délicatement et vit une silhouette avec de beaux cheveux courir vers lui. Son cœur battait de plus en plus vite au point qu'il commençait à avoir du mal à respirer, l'excitation lui montait au plus au point, sa respiration s'étouffa et... son nez se mis à couler. Il prit vite fait son mouchoir et se moucha d'un grand coup et le remit dans sa poche. Et c'est alors.. que la silhouette était devenue parfaitement distincte, il pouvait voir autant de détails qu'un être humain avait de cellules dans son corps. Ses yeux, ses cheveux, sa bouche et sa couleur de peau, tout cela faisait que son cœur se mit à buguer et à mal fonctionner. Pour essayer de se rattraper, les seuls mots qui sortirent de sa bouche étaient:

    -Zephy… ?


*Flash Back*


    Dans une triste matinée d'hiver, sous la pluie agressive, une petite fille accompagnée de ses parents sonna à la porte d'une maison quelconque située dans un quartier dénudé et vide d'espoir. Un jeune homme ouvra la porte à son tour et accueilla timidement la famille présente devant lui. Le père du jeune homme lui dit d'aller voir dans sa chambre si il n'y était pas. Pourquoi ? Personne ne le savait, mais son caractère de Mer** rendait la famille présente sur le pas de la porte peu souriante. Les deux familles prirent place autour d'une table faites de bois et de marbre, accompagnée d'une magnifique bougie rouge et blanche faisant ressentir l'odeur de l'été. La jeune demoiselle monta sans autorisation à l'étage et entra dans la chambre du jeune homme. La première chose qui lui est venu à l'esprit, c'était de dire à la fille de sortir de sa chambre, mais celle-ci refusa catégoriquement de rejoindre ses parents à leur discussion d'un ennuis monstrueux. La petite fille jeune et innocente finit par dire:

    -Tu m'aimes ?

    Le jeune se mit à rougir comme pas deux et se demanda pourquoi la fille disait ça subitement, sans aucuns fondements. Mais le tout, c'est qu'une personne lui avait tout de même le mot aimé.. une chose dont il n'était pas habitué dans cette famille si stricte et religieuse. Ce jeune homme s'appelait Thallan, et aussi petit soit-il, sa vie était affreusement triste et solitaire... mais cette fille allait changé la donné.. pour longtemps


*Fin du Flash Back*


Après ces quelques pensées datant d'un lointain passé, le serpentard revint enfin à la normal et à la réalité. La fille se trouvant devant lui avait les mêmes réactions, elle tremblait un peut et semblait aussi perdue dans ses pensées. Tout les deux se reconnurent mutuellement, et sans qu'il eu le temps de rajouter quelques mots, elle glissa:

    -Thallan… C’est toi, n’est-ce pas ?


La première réaction que tout être humain normalement constitué devait avoir, il l'eut aussi. Sans prononcé d'autres mots, il se jeta dans les bras de Zepheryn, une vieille compagnie qu'il n'avait jamais eu le temps d'oublié, et qui, surtout, ne voulait JAMAIS au grand jamais oublié. Cette fille qui, autrefois, était jeune et innocente, était devenue une grande et belle demoiselle à la peau blanche et aux cheveux reflétant les couleurs du soleil. Quelques larmes sortirent de ses yeux, sûrement dû au faites qu'il était très heureux de la revoir. Mais par dessus tout, il n'avait pas oublié que c'était le premier amour de sa vie et que celle-ci, avait changé son enfance au plus au point. Son cœur se remit à battre normalement et sa transpiration diminua de minute en minute. La première réaction que Zepheryn était bien entendu:

    -Mais comment as-tu su que je me trouvais ici ? J'en ai parlé à personne excepté mon frère adoptif..


Il retroussa ses manches et sortit de sa mince veste le dessin que Chris lui avait fait.. ce qui fit apparaître chez Zepheryn, un sourire aussi grand qu'on ne pouvait l'imaginer. Elle regarda le dessin attentivement et devait sans doute reconnaitre les traits de dessins moches de son Chris. Le soleil était toujours aussi chaud et pesant, la lourdeur de l'air augmentait avec le temps et le Serpentard finissait par se mettre en T-shirt. Le grand valdoram repensa au passé, et , sans vouloir à s'attendre à une réaction positive de la part de Zepheryn, il finit par dire une phrase qu'elle seule, n'aurais jamais oublié..:

    -Tu m'aimes ?



Revenir en haut Aller en bas
Edjin
avatar
Gryffondor
Gryffondor
Spécialité(s) : Permis de Transplanage
Légilimens
Occlumens


Re: Amérique du Sud

Message par : Edjin, Mer 14 Mar 2012 - 21:17


- Luna, tu es prête ? cria Edjin de l'autre bout de la boutique.

Les deux jeunes vendeurs se trouvaient dans leur boutique Honeydukes à Pré-au-Lard. Comme à son habitude, Luna préparait des pâtisseries dans la cuisine, tandis que le co-gérant de la boutique... ne faisait rien. Cela faisait quelques temps qu'il avait remarqué ne pas faire grand chose concernant l'administration de la boutique, et le pire, c'est qu'il se plaignait constamment et intérieurement qu'il avait trop de travail. C'était assez paradoxal, certes, mais moins il en faisait, mieux il se portait. Même si d'un autre côté il avait envie de plus s'impliquer dans la vie de la boutique. Après avoir appelé Luna qui ne répondait pas, il partit faire un tour dans les rues de Pré-au-Lard, le temps que son associée finisse de faire son boulot. Même si sa boutique était installée dans ce village, il détestait ce lieu. Il préférait de loin la capitale Londonienne, là où il avait une maison avec Robert, Hayleen, et Hélène. Même s'il les voyait peu souvent du fait de la situation géographique de son travail, il passait toujours de bons moments avec ses amis qu'il avait rencontrés à Poudlard. D'ailleurs, il partit en direction de Poudlard qui ne se trouvait guère loin de Pré-au-Lard, pour ainsi se remémorer des souvenirs de lorsqu'il y était, il y a de là maintenant quatre ans. Il se rappelait absolument de tout, sa répartition, les profs qu'il appréciait, les profs qu'il détestait... C'était une partie de sa vie qui resterait gravée dans sa mémoire à jamais.

Le jeune blond repartit en direction de sa boutique. Une fois dedans, il alla dans la cuisine pour aller chercher Luna, mais elle ne s'y trouvait pas. Il fit le tour de tout le restaurant pour tenter de la trouver, mais en vain. Il commença à paniquer légèrement... Il était parti depuis seulement dix minutes et voilà qu'il ne retrouvait plus son associée ! Il en avait de la chance ! Toute la boutique ainsi que les revenus étaient maintenant pour lui ! Il se mit à chercher Luna sous les fauteuils et sous les tables, sous les fauteuils, même à l'extérieur de la boutique, mais il ne la trouvait pas. Il commençait sincèrement à désespérer... Tout à coup, il entendit un bruit. Il se dirigea vers les toilettes - là d'où le bruit provenait - et ouvrit la porte. Un spectacle surprenant se tenait devant lui. Luna se tenait le ventre et était en train de vomir. Etait-elle malade ? Certainement. Peut-être une erreur de manipulation lors d'une préparation d'une pâtisserie, et en goûtant une intoxication alimentaire. Le co-gérant d'Honeydukes s'exclama :

- Mais qu'est-ce que tu as ?

La jeune femme ne répondit pas. Elle passa devant lui sans lui lancer un regard. Elle prépara rapidement ses affaires et sortit de la boutique sans un mot... Bien, message reçu, il ne fallait pas lui parler de son vomissement. Son ou ses vomissements ? Peut-être que ce n'était pas la première fois qu'elle vomissait de cette manière, sait-on jamais. Edjin rejoignit son associée à l'extérieur de la boutique et lui lança un regard. Ils partaient quelques temps en Amérique du sud. Tout d'abord car Luna voulait voir leur fournisseur en cacao pour les pâtisseries, puis pour prendre quelques vacances. Cela faisait peu de temps que les deux jeunes vendeurs travaillaient, et bien qu'il n'y avait eu que trois visites à la boutique, il y avait eu beaucoup de commandes, et donc beaucoup de travail. Les associés avaient donc besoin de repos. De plus, le blondinet souhaitait s'éloigner quelques temps de sa vie actuelle. Entre son aménagement récent avec Noémie et Lucas, ainsi que sa collocation avec Hayleen, Robert et Hélène, il souhaitait prendre un peu du recul pour pouvoir faire un point sur tout cela. Le co-gérant d'Honeydukes regarda Luna et se dit qu'elle avait grossi depuis quelques temps. Mais pour éviter de la vexer, il n'en dit rien. Il prit le bras de la jeune femme et enclencha le transplanage d'escorte.

POUF !

Les deux jeunes adultes apparurent au Pérou, pas exactement là où voulait aller Edjin, mais tant pis. Comme à son habitude après un transplanage, il se pencha en avant et vomit... sur les pieds de Luna. Il ne comprenait toujours pas pour quelle raison après chaque transplanage il vomissait. Certes, il détestait les moyens de transport. Certes, le transplanage était très turbulant. Mais de là à vomir à chaque fois, il commençait à s'inquiéter. Peut-être devrait-il consulter un médicomage pour en apprendre plus sur ses vomissements. Ou alors, au lieu de se rendre à Sainte Magouste pour aller voir un médicomage, il était aussi préférable de demander à Lizzie qui souhaitait devenir elle aussi médicomage. Affaire à suivre, l'important n'était pas là pour le moment, il souhaitait passer des vacances en tranquillité. Et le meilleur dans l'histoire était qu'il allait passer ses vacances en compagnie de Luna. Lorsqu'il se releva en essuyant ses lèvres du revers de sa manche, il dit avec un sourire ironique à Luna :

- Oups ?
Revenir en haut Aller en bas
Luna Lovely
avatar
Serpentard
Serpentard

Re: Amérique du Sud

Message par : Luna Lovely, Ven 16 Mar 2012 - 22:48


Luna terminait les cookie qu'elle était entrain de préparer, en les sortant du four. Le jolie couleur brunâtre du cookie s'accordait parfaitement avec le noir des pépites de chocolat. Elle fourra les gâteaux dans une boite, qu'elle mit à son tour dans un sac. Elle se saisit de la cuillère reposant dans le reste de chocolat, maintenant figé qui avait servit pour les pépites. Elle grignota le chocolat avec ses dents, et eut une soudaine nausée. Elle n'eut que le temps de se précipiter dans les toilettes, pour y vomir tripes et boyaux. Les nausées avait cessés, depuis qu'elle se savait enceinte, mais visiblement ce n'était que pour mieux reprendre. De plus, la jeune-femme ne supportait que trop mal certaines odeurs.

La nausée finit par se stopper, alors que tout ce qu'avait pu manger la gérante plus tôt, y compris son repas de midi et les bonbons et gâteaux englouties dans l'après-midi, était désormais dans les toilettes. Elle tira rapidement la chasse, et remarqua finalement Edjin, son co-gérant. C'était la première fois qu'il la surprenait dans ses nausées. Habituellement, il s'occupait si peu d'elle quand elle était dans la cuisine, qu'elle pouvait s'enfuir à sa guise dans les toilettes. Luna ne répondit pas à sa question, le contournant pour sortir des toilettes.

Pour une raison inconnue, même pour elle, elle n'osait pas lui en parler. Peut-être par peur de sa réaction. Elle finit de boucler ses bagages, quoi que maigres. Des vêtements légers, et même une robe, puisque que le climat d'Amérique du sud était radicalement contraire à celui de l'Angleterre, encore frais et humide. Cela avait arrangé Luna. Elle portait encore de gros sweat, si bien qu'elle pensait son petit ventre invisible.

Effectivement, les signes de sa grossesse devenait visibles. Cela faisait 2 mois et demi, et son ventre commençait à gonfler légèrement. Sans se pré-occuper plus de la réaction de son ami face à son silence, Luna se saisit de ses bagages, et sortit, accompagnée d'Edjin. Elle était un peu réticente au transplanage, mais bon. Pas d'autre moyen ! Il prit doucement son bras, et...



Pouf ! Les deux gérants réapparurent dans une ville, heureusement dans une ruelle vide, ou... Edjin rendit tripes et boyau sur les magnifiques ballerines de Luna. Elle sentit la nausée monté en elle plus vite que la marrée sur la plage, ou qu'un cheval courant au galop. Elle se força à se maîtriser, avec beaucoup de mal, mais réussit. Elle sortit sa baguette de la poche de son sweat et marmona un récurvite. La bouillie provenant de l'estomac de son ami disparut de ses chaussures, maintenant immaculées. Elle avala difficilement sa salive, avant de reprendre le bras de son ami. Ils n'étaient pas au bon endroit, ils étaient censés arriver dans la rue sorcière de Panama.

La brunette n'était pas réellement chaude à l'idée de transplaner de nouveau. Visiblement, Edjin ne maitrisait pas encore totalement cet art. Les deux jeunes gens traversèrent donc la ville. Ils finirent par trouver la rue sorcière, et prirent des cheminées jusqu'à celle de Panama.

Alors que l'ex-gryffondor faisait beaucoup de pauses pour s'extasier sur les boutiques, Luna elle, marchait droit, évitant les sorciers et les sorcières. Elle suait à grosses gouttes sous son pull, mais refusait de l'enlever, refusant qu'Edjin voit son ventre. Elle entra dans la boutique de leur collaborateur, n'attendant pas réellement son co-gérant pour commencer les dures négociation.


Quelques petites heures plus tard, la futur mère sortait de la boutique, satisfaite des négociations. Son co-gérant suivait. Il proposa de s'arrêter à la terasse d'un café, et Luna accepta bien volontiers. Elle était sure qu'elle aurait le droit à plusieurs questions.... N'y tenant finalement plus, arrivée à la terasse, elle retira son sweat, et se dépêcha de baisser son t-shirt, qui s'était un peu remonté...
Revenir en haut Aller en bas
Edjin
avatar
Gryffondor
Gryffondor
Spécialité(s) : Permis de Transplanage
Légilimens
Occlumens


Re: Amérique du Sud

Message par : Edjin, Mar 20 Mar 2012 - 22:57


Luna ne répondit rien lorsqu'Edjin rendit ses tripes sur ses chaussures. Normalement, la jeune gérante d'Ollivander's aurait dû hurler, voire même tuer le malheureux transplaneur. Elle lança simplement un récurvite sur ses chaussures puis partit dans une direction inconnue du jeune blond. Celui-ci se posa plusieurs questions avant de suivre son amie. Qu'avait-elle en ce moment ? Elle vomissait, ne rigolait plus comme avant, ne s'énervait pas lorsqu'on lui faisait quelque chose de normalement contrariant... n'avait plus goût à la vie quoi. Si Luna était plus vieille, le co-gérant d'Honeydukes aurait dit que c'était la crise de la quarantaine. Malheureusement, à part dire que la gérante d'Ollivander's avec sa crise d'adulescente, on ne pouvait pas en dire grand chose. Cela dit, ce n'était peut-être pas plus mal, car au moins le blondinet s'en sortait bien. Il n'aurait certainement pas apprécié de se prendre deux baffes pour avoir le mal des transports, ce qu'il espérait soigner d'ici peu.

Celui-ci suivit Luna jusqu'à arriver dans une petite rue évidemment inconnue du jeune blond. A ce moment-là, les deux jeunes collaborateurs prirent de la poudre de cheminette pour se rendre là où ils devaient réellement aller. Ils arrivèrent ensuite à Panama... Evidemment, toujours fidèle à soi-même, après avoir pris un moyen de transport, Edjin s'en alla un peu plus loin pour rendre son petit-déjeuner cette fois-ci en évitant de le faire sur les magnifiques ballerines de Luna. Celle-ci partit sans un mot vers le fournisseur en cacao des jeunes vendeurs tandis qu'Edjin s'arrêtait constamment devant des boutiques. Habituellement, c'était Luna qui s'arrêtait devant des boutiques en bavant. Cette dernière devait réellement aller mal car elle avait un comportement tout à fait inhabituel. De plus, ils étaient dans un pays relativement chaud, elle transpirait, mais elle n'enlevait pas son pull. Peut-être voulait-elle cacher quelque chose ? Si elle avait remarqué comme le jeune blond qu'elle avait pris du poids, peut-être qu'elle était complexée.

Tandis que Luna s'engageait dans la boutique pour aller négocier avec leur fournisseur de cacao, Edjin préféra partir dans son coin pour aller visiter une des nombreuses boutiques présentes dans le lieu où il se trouvait. Certes, en principe, il était venu pour le cacao. Mais à vrai dire c'était plutôt l'envie de sa collaboratrice. Lui il voulait simplement prendre des vacances le plus loin possible de l'Angleterre, histoire de décompresser après tout le travail qu'il avait, ce qui n'était pas franchement beaucoup il fallait l'admettre. Il partit tout d'abord en direction d'un bar pour pouvoir se rafraîchir avant de dépenser son argent. Juste avant de partir, il avait échangé ses gallions avec des balboas pour pouvoir acheter tranquillement dans l'Etat ou il se trouvait. Une fois arrivé dans le bar, il prit simplement un verre d'eau et repartir pour acheter diverses choses. Quelques heures après, il attendit Luna à la sortie de la boutique où elle se trouvait et la suivit une fois qu'elle sortit. Lorsqu'ils passèrent devant un café, Edjin lança à son amie :

- Ça te dirait que l'on s'arrête un instant à la terrasse de ce café ?

Luna accepta volontiers. Ils prirent alors une table et s'assirent avant d'être servis. La jeune brune enleva son pull et Edjin en profita pour regarder son ventre un court instant. Oui, elle avait bel et bien grossi. Mais seulement au niveau du ventre. Elle n'avait pas pris de graisse non plus... C'était simplement la peau qui tirait. Le jeune blond comprit enfin le pourquoi du comment. Les vomissements, le comportement inhabituel, le ventre grossi... Tout cela avait un lien. Le récent emménagement d'Aymeric et Luna aussi pouvait être un facteur de ÇA. Ce "truc". Cette "chose". Ce "machin". Tout ce qui pouvait qualifier cet être vivant bizarre grouillant dans le ventre de la jeune adulte. Tout ce qui pouvait qualifier cet être vivant bizarre grouillant dans le ventre de la jeune adulte. Maintenant, le jeune blond en était certain, Luna était enceinte. La pauvre, elle ne savait sûrement pas ce qui l'attendait. Ou peut-être que si, mais alors dans ce cas-là elle aurait immédiatement avorté. Après tout, qui voudrait vivre un véritable enfer durant une vingtaine d'années ? Le jeune blond prit son courage à deux mains et dit à Luna :

- Hm... Tu ne serais pas enceinte par hasard ? Enfin, ce n'est pas une question, j'en suis sûr. Toutes mes condoléances hein. Tu aurais dû m'écouter quand je disais à Hayleen en cours de Potions il y a trois ans à Poudlard qu'avoir un gosse était la pire erreur de sa vie. Durant neuf mois tu vas le supporter dans ton ventre et te sentir grosse. A l'accouchement, tu n'imagines pas combien tu vas souffrir. Ensuite, bébé, tu auras des nuits blanches à cause des pleurs et des cris inutiles, le visage plein de pots pour bébé car il recrachera tout, et j'en passe. Bambin et enfant, il courra partout, il fera des bêtises, il aura toujours besoin de vêtements, de jouets, alors qu'il t'offrira rien à part pour la fête des mères, et encore. Ensuite, ça devient un ado en crise qui veut un portable, un ordi, la solitude mais que tu sois à son service quand même. Puis quand il part de la maison, tu pleureras quand même ! Non sérieusement, je te plains ma pauvre. Je l'ai toujours dit, les gosses c'est une horreur.

Encore pire dans l'histoire ça devait être Aymeric... Endosser le rôle de père à son âge, il allait en prendre un sacré coup. Cela dit en passant, LE pire à vivre allait être pour le gosse. Avoir des parents ainsi... Le jeune blond commanda deux diabolos fraise, en tendit un à Luna et commença à boire le sien.

[Rp terminé, manque de temps pour répondre]
Revenir en haut Aller en bas
Zepheryn Belkoven
avatar
Serdaigle
Serdaigle
Spécialité(s) : Permis de Transplanage
Occlumens


Re: Amérique du Sud

Message par : Zepheryn Belkoven, Sam 5 Mai 2012 - 14:26



Le retour de Zepheryn.



___Sa peau dorée torturée se brûlait au soleil, chacun de ses rayons pénétrant chacune de ses couches sans que la douleur n’interpelle la jeune femme. Jambes croisées l’une sur l’autre, ses yeux gris se confondaient dans l’immensité de l’Océan. Un châle blanc recouvrant ses épaules et ainsi délaissant ses jambes nues se meurtrir face à la puissance du Soleil. Plusieurs mois s’étaient écoulés. Isolée du monde magique dans ce pays qu’elle n’aurait jamais dû quitter si tout avait été différent, elle se sentait comme couvée par cette chaleur lui semblant enveloppante et protectrice. Elle parlait avec les gens qu’elle ne connaissait pas pour le simple bonheur de reparler sa langue natale, elle souriait sans arrêt pour aucune raison valable. Elle s’était acheté un petit chalet, au haut d’une étendue d’un champ débordant de gazouillants petits oiseaux et de gerbes multicolores. Vivant tranquillement en paix avec elle-même et avec les autres, elle se sentait elle-même. Vivante, libre. Deux grands oiseaux majestueux passèrent au dessus de sa tête. N’étaient-ils pas des albatros ? Maître des cieux et insouciants, là-haut dans ce ciel bleu azur, de la vie qui se tramait au-dessus de leurs ailes ? Elle les observa, voguer au loin, battre de leurs ailes bénites vers des contrées plus éloignées. Un sourire figé se portait sur les lèvres de Zepheryn. Même sur son visage, par ailleurs. Elle évitait de se poser des questions. De penser au moment où toute la réalité transparaîtra sur son âme et où un gouffre interminable l’emporterait loin de cette beauté et de cette irréalité, finalement. On devait la croire disparue. Partie, fuyant ses responsabilités. Lâche. Personne ne devait la comprendre. Pourquoi y pensait-elle ? Non, elle ne devait pas. N’était-elle pas merveilleusement bien, sur cette terre ? La sienne ? Certaines personnes lui manquaient. Ou… Peut-être pas, finalement. Pas tant que ça. Celle qui lui manquait le plus, aujourd’hui, n’était rien d’autre qu’Emma Ewatson. Elle seule aurait pu deviner cette évasion et ce besoin incessant de fuir la réalité des choses. Elle seule aurait pu la comprendre. Elle était ce genre de personne battante et forte qui vous booste et vous incite à avancer malgré les erreurs, malgré les tristesses, malgré les confiances perdues et malgré les difficultés quoi qu’il advienne. Elle l’avait fait vivre, lui avait donné confiance en elle, lui avait donné envie de goûter à la vie. Zepheryn avait peur des gens qui la jugeaient. Elle avait tout quitté sans prévenir quiconque, laissant planer le doute dans les esprits de chacun. Elle avait laissé une maison en détresse, un poste merveilleux qui la comblait chaque jour d’avantage entre les mains d’un sorcier dont elle ignorait l’existence, et surtout avait-elle abandonné les Phénix à ses dépends. Peut-être avait-elle eut peur. Peut-être n’était-elle pas encore prête à surmonter les injustices et les puissances qu’elle mesurait hors d’atteinte. Peut-être avait-elle fait un mauvais choix. Peut-être Claire avait-elle eut raison, peut-être également avait-elle eut tord en lui déclarant lui ressembler. Elle avait abandonné, lâchement. Elle ne se sentait pas pour autant coupable de son geste. Car depuis ses huit ans, enfin, elle revivait. Elle revivait, comme jamais.

    N’as-tu pas suffisamment eu le temps de vivre ?


___Un murmure face aux vagues en écho avec sa personne. Un frisson. Plus rien. Elle les observait, ces vagues. Se déferler sur le sable brûlant et rejoindre les profondeurs océaniques. Elle les avait rejoints, elle, ces profondeurs. Mais n’était-il pas temps pour elle de retourner sur le sable ? Son visage se crispa, s’attardant sur les grains de sables se comptant par milliards. Elle était seule, sur cette étendue de sable, dans ce village sans-nom. Aujourd’hui, tout le monde la connaissait. Elle n’était plus l’étrangère, comme autrefois, mais Zepheryna. Elle aidait chacun du mieux qu’elle pouvait, dans cette pauvreté terrible qui la transissait de terreur. D’un tremblement de fureur, de hardiesse. Ce qu’elle aurait aimé qu’une femme vienne au secours de son père. Qu’il paie les dettes, et qu’il lui permette finalement de vivre jusqu’à ce que son corps ne supporte plus sa conscience et la laisse partir, on ne sait où, en paix. Elle voyait des petites filles, mignonnes comme elle l’avait été, autrefois. Aujourd’hui, elle se sentait laide. Elle ne ressemblait plus à ce qu’elle était, auparavant. Cette insouciance de la vie et cette innocence qui l’avait hantée depuis toujours était partie avec son père. Et ne reviendrait plus jamais, quoi qu’il advienne. Rien ne pourrait le changer. Rien… La jeune femme se leva, plissant les yeux face à la beauté du lieu. Son châle tomba, dénudant ses épaules et son ventre. Elle avait un peu grossi, avec tout ce qu’elle mangeait ici. Les femmes âgées venaient souvent lui proposer de souper à leurs côtés, de leur raconter certaines histoires. Ces femmes auraient pu être la mère qu’elle n’avait jamais connue, morte à sa naissance. Elle aimait les écouter, écouter leur voix fredonnant et frêle. On sentait les années passées se morfondre dans leur gorge, cependant le bonheur et la fierté prédominait le tout. Elle, savait qu’elle ne l’atteindrait jamais. Bien heureusement, Zeph était assez grande, ce qui compensait largement avec son actuel poids. Sa silhouette se courba, ramassant le fin châle et le noua autours de son cou, avant de laisser ses pieds nus la porter à son domaine. Quelque fois, elle rêvait. Elle ne parvenait plus à rêver de son père se baignant de son sang, semblant avoir retrouvé une paix intérieure depuis qu’elle était ici. Cependant elle rêvait à présent de magie. Il semblait en effet que chacun de ses rêves aient une appartenance aux choses qui lui manquaient. Nier que pratiquer la magie ne lui manquait pas serait blasphémer. Sa baguette reposait dans un tiroir, soigneusement dissimulée sous un tas de paperasse. Elle n’y touchait plus. Elle ne s’y autorisait pas, car vivre sous les dépends de la magie serait signifier qu’elle ne retrouvait pas sa vie d’entant. Zepheryn s’enfermait ainsi dans une complexe psychologie sans tenter d’y réfléchir mieux. Elle en avait peur. Elle s’y refusait. Elle ne voulait, ne pouvait pas !

La brune monta la légère colline avant d’arriver à destination. Son habitation n’était pas faite de grand luxe comme sa maison à Loutry, et elle s’y accommodait parfaitement. Elle y pénétra et se dirigea vers sa commode. Un regard. Ses yeux, perplexes et soudain déchirés, douloureux, s’y posèrent. Sa main se leva, se rabattit. Une hésitation, un échec. Une deuxième, de même. Mais finalement, avec une dureté qui ne lui allait pas, Zepheryn ouvrit brutalement le tiroir en l’y arrachant presque et sortit triomphalement sa baguette. Elle l’observa, torturée. Tentée. Elle se sentait partagée en deux. Ne comprenait pas ce qui lui prenait. Que faisait-elle ? Qu’allait-elle faire ? Que lui prenait-elle ?! Savait-elle ce qu’elle faisait… ? Elle pencha la tête, et observa la baguette figurant dans sa main. Ses sourcils se froncèrent, un flot de questions tourbillonnant dans sa tête. Elle ne pouvait vivre éternellement de la sorte. Elle ne pouvait oublier la vie qu’elle avait menée avant son arrivée ici. Elle ne pouvait encore moins oublier ce que la magie avait apporté dans sa vie, cette seconde chance qui avait rendue sa vie meilleure. Ni d’ailleurs sa meilleure amie. Ce refuge lui avait apporté beaucoup. Retour aux origines, retour à la vie d’entant, retour à la vie de tous les jours. Mais sa vie, à elle, n’appartenait-elle pas simplement au monde magique ?

    Bombarda. prononça-t-elle distinctement, sa baguette pointée sur une carafe emplie d’eau faite de terre cuite.


___La carafe qu’elle visa s’explosa brusquement, en même temps que toutes les pensées trop irréelles et spirituelles qu’elle n’avait cessé ces quatre mois de faire tourner en une boucle incessante. L’eau s’écoula et se parsema sur le sol. Elle sourit, d’elle-même et de ces morceaux de verres, de cette magie qui malgré tous ces moyens pour la refouler, demeurait toujours en elle. Elle se sentait différente, comme délivrée d’un maléfice l’ayant empêchée de se maîtriser et de penser librement. Son cœur battait, d’une force inouïe. D’un coup de tête et en un rien de temps, elle rassembla le peu de choses qu’elle avait ici, les rangea dans son sac, et transplana. Son âme transparut de ce lieu si important pour elle. Elle savait à présent où se rentre, où se réfugier si, quelque part, quelque chose lui manquerait de nouveau… Mais à présent, elle était certaine d'elle. Plus mature, moins réfugiée, plus adulte, Zepheryn arriva dans sa demeure. De retour dans le monde des sorciers qui, elle aurait tord de le nier, lui avait tant manqué.
Revenir en haut Aller en bas
Chléo Hardaway
avatar
Gryffondor
Gryffondor
Spécialité(s) : Aucune spécialité enregistrée actuellement.


Re: Amérique du Sud

Message par : Chléo Hardaway, Mer 27 Juin 2012 - 20:03


/Rp avec Noémie Duncan\


Chléo était pressée, elle allait bientôt partir en vacances au Brésil avec Noémie, une bonne amie qu'elle avait rencontré à Poudlard. Il restait une heure et demi aux jeunes femmes avant de se retrouver et de prendre leur portoloin. La gryffondor était très en retard, elle n'avait toujours pas fini sa valise et il fallait qu'elle s'habille. Heureusement qu'elle avait déjà prit sa douche !
La jeune femme fouilla dans son armoire à la recherche d'une tenue adéquate à la température du Brésil ainsi qu'à son voyage en Portoloin, jupes et robes étaient interdites pour le voyage. Elle se décida donc pour un short en jean et pour un débardeur blanc avec un attrape-rêve indien comme motif. Elle attacha ses longs cheveux blonds en une queue de cheval haute et se maquilla d'un trait de crayon noir et de mascara. Elle attrapa ensuite les affaires qui lui manquaient, les plia et les rangea dans sa valise, qui était vraiment énorme. La rouge et or avait peut-être un peu abusé sur le nombre d'affaires...
Elle lança ensuite un Reducto sur sa valise pour qu'elle soit plus transportable et regarda sa montre, plus que 20 minutes et la jeune femme n'avait pas encore passé son permis de transplanage, il fallait vraiment qu'elle se dépêche ! Elle mit sa père de sandale camel et parti en courant en direction de leur lieu de rendez-vous. Heureusement pour elle, le lieu de rendez-vous n'était pas très loin de chez elle.
Lorsqu'elle arriva, son amie n'était toujours pas là et le portoloin partait dans 10 minutes, cela lui laissait parfaitement le temps de reprendre contenance et de se fumer une cigarette. Elle espérait juste que Noémie n'arriverait pas avec trop de retard.
Revenir en haut Aller en bas
Noémie Duncan
avatar
Poufsouffle
Poufsouffle
Spécialité(s) : Aucune spécialité enregistrée actuellement.


Re: Amérique du Sud

Message par : Noémie Duncan, Jeu 28 Juin 2012 - 18:56


Noémie se leva tranquillement ce matin, prenant tout son temps pour prendre un petit dej' en amoureux avec Lucas. Elle traînait dans la cuisine, une tasse de thé à la main lorsque son esprit encore embrumé de sommeil se souvint qu'elle était censée partir avec son ami Chléo dans moins d'une heure.

Paniquée, la jeune fille se jeta sur sa penderie qu'elle vida entièrement pour faire entrer le tout dans une ribambelle de valises colorés. Elle pris grand soin de ranger avec amour ses douze paires de Louboutins dont elle ne se séparait jamais puis entassa tant bien que mal tous ses habits à l'interieur.

Se faufilant ensuite jusqu'à sa salle de bain, elle enfila rapidement une robe d'été en crêpe nude venant d'un célèbre créateur moldus : Lanvin. Elle réussie à mettre de grandes boucles d'oreilles en topazes tout en se vernissant les ongles d'un joli vernis corail. Elle parvint à extraire de justesse une paire d'escarpins d'une de ses valises. C'était des sandales à talons haut fushia, c'était pas le top de l'accessoirisassions, mais ça s'harmonisait parfaitement avec sa robe nude.

Un peu d'ombre à paupière plus tard et elle était prête, debout sur le pallier, ses sept valises derrière elle.

- Boooon... Il faut trouver ce portoloin maintenant...

La jeune fille soupira et se mit en route. Au bout de quelques minutes de marches, elle aperçue au loin son amie, cigarette à la bouche qui l'attendait.

- Ouch ! En retard, désolée.. il part dans combien de temps ? Demanda-t-elle à son amie, sa propre montre étant restée dans l'une des valises, sous deux tonnes et demi de fringues.

D'un coup de baguette, ses valises cessèrent de chahuter dans son dos et se posèrent lentement au sol. La Poufsouffle se rapprocha encore du Portoloin au cas ou..
Revenir en haut Aller en bas
Phoebe Monroe
avatar
Gryffondor
Gryffondor
Spécialité(s) : Permis de Transplanage
Loup-Garou


Re: Amérique du Sud

Message par : Phoebe Monroe, Sam 6 Avr 2013 - 12:10


RP AVEC ALEXIE SCOTT

Se fondant dans la masse tel un parfait moldu, Phoebe se trouvait plongé dans l'étrangeté de leur monde si compliqué. Ici, la plupart des choses étaient dénuées de sens, la plupart des personnes étaient dénuées de réflexion et la plupart de leurs machines étaient dénuées d'utilité. Ils semblaient se plaire dans le tourbillon frénétique d'activités qu'ils avaient crée, bien qu'il venait de ce milieu, Phoebe ne s'imagine pas vivre dans cette communauté. Il n'arriverait pas à se contenter de savoir peu de choses sur ce qui l'entoure. Il se prenait actuellement la tête avec l'hôtesse d'accueil de l'aéroport de Londres. Le professeur comprenait bien qu'elle avait des horaires à respecter mais elle pouvait très bien le faire passer dès maintenant même si l'embarquement allait commencer dans une dizaine de minutes. Si seulement il n'y avait pas toutes ces caméras, il aurait pu allonger ses deux dents de devant qui étaient, par ailleurs, bien protubérantes.
- Je vous dit qu'il ne sert à rien d'attendre plus longtemps, l'équipage est déjà prêt !
- Monsieur, je vous prierais de bien vouloir rejoindre votre place, l'hôtesse semblait s'obstiner à ne vouloir laisser passer personnes. Merci !

Maugréant à son attention, Phoebe daigna se rasseoir sur les sièges d'attente inconfortables tout en lui lançant un regard meurtrier. Respirant un bon coup, il se remit alors à l'esprit qu'il était en vacances et que rien ni personne ne réussira à lui enlever sa bonne humeur. Il avait décidé de passer une bonne semaine sous le soleil éclatant de Rio De Janeiro et il ne pouvait qu'être enthousiaste à cette pensée. Sa valise était remplie essentiellement de crèmes solaires, il était sujet aux coups de soleil qui l'handicapaient lors des sorties à la plage. Il ne souhaitait pas retourner devant ses élèves avec la peau plus rouge que les tomates du Garde-Chasse. Le jeune homme était vraiment pressé de découvrir ce pays, de pouvoir fouler ses plages de sable blanc et reluquer les corps gracieux des femmes brésiliennes. Être professeur lui donnait l'avantage de pouvoir bénéficier d’énormément de vacances, c'est d'ailleurs l'unique et seul raison de sa candidature. Quel plaisir obtient-on à passer ses journées en compagnie d'élèves plus idiots les uns que les autres ? Il méritait amplement cette semaine de repos. Feuilletant une brochure intitulée "Alors comme ça je prends l'avion pour la première fois !", le jeune homme fut interpellée par une voix qui sortait de nulle part.
- Votre intention mesdames, messieurs, l'embarquement pour l'avion 735 en direction de Rio De Janeiro peut à présent débuter.

C'était en réalité l'hôtesse d'accueil qui venait de parler à travers un micro ... Il ne rêvait pas, elle le regardait bien avec un air moqueur ! Bouillonnant, Phoebe reposa la brochure pour enfin se dirigea vers la file d'attente qui annonçait qu'il allait devoir attendre une bonne quinzaine de minutes, encore, pour pouvoir embarquer. Quand ce fut enfin son tour, il déposa sa valise sur le tapis roulant et donna son ticket à l'hôtesse.
- Tout est en ordre, vous pouvez passer, nous espérons que vous passerez un bon voyage, fit-elle avec son sourire minaudant et sa voix dédaigneuse.

Passant par plusieurs couloir pour pouvoir accéder à l'avion, Phoebe fut content de trouver sa place avec personne à côté. L'avion semblait plein et le décollage allait bientôt commencer, il va surement pouvoir passer le trajet sans devoir supporter un voisin totalement encombrant. Oh non ... Pas elle ! Pourquoi vient-elle par là ? Vite, pour se cacher le visage Phoebe prit le premier papier qu'il avait sous la main pour le placer devant sa face. Entendant le bruit d'une personne qui prenait place à côté de lui, le jeune homme ne put s'empêcher de maudire le hasard. Combien de temps durait le trajet déjà ? Douze heures ! Non, ça n'allait pas le faire. Phoebe va devoir trouver un moyen, oui, il va détourner l'avion. Ça semble être un bon plan. Il ne compte pas passer douze heures protégé par un papier qui est en réalité la brochure rappelant les consignes de bords. Il va surement avoir le temps de les relire au moins mille fois ...

[Autorisation d'Alexie Scott pour faire bouger son personnage]
Revenir en haut Aller en bas
Alexie Scott
avatar
Serdaigle
Serdaigle
Spécialité(s) : Permis de Transplanage


Re: Amérique du Sud

Message par : Alexie Scott, Sam 6 Avr 2013 - 15:04


La crème solaire ? Dans le sac. Un chapeau ? Dans la valise. Les billets d'avion ? Ils sont là. se disait Alexie pendant qu'elle attendait à l'aéroport de Londres. Le système moldu était décidément très long. Il demandait d'arriver une heure en avance juste pour faire attendre leurs clients. Rester assise et ne rien faire agacer fortement Alexie. Vivement qu'elle soit assise dans l'avion pour dormir et rêver des sublimes plages qui l'attendaient. Heureusement, la jeune fille avait amené de quoi lire, pour ne pas s'ennuyer durant le vol ou même en attendant l'embarquement. Sa valise était remplie de sa garde-robe aux habits ravissants, mais aussi de quelques bons vieux romans qu'Alexie aimait lire ou relire. Après tout, avec douze heures de vol, il fallait bien quelque chose pour la distraire.

- Votre intention mesdames, messieurs, l'embarquement pour l'avion 735 en direction de Rio De Janeiro peut à présent débuter.

Enfin... Après une heure d'attente, Alexie allait enfin pouvoir prendre place dans l'avion. Enfin, ce n'était pas encore gagné. La jeune fille suivit la foule et se rendit à un bureau où elle put enregistrer ses bagages. Ce n'est pas comme si la sang pur n'avait jamais voyagé avec un transport moldu, mais cela ne lui était pas habituel. Sa valise envoyée dans la soute, l'ancienne Serdaigle s'empressa de suivre les autres voyageurs jusqu'à atteindre l'avion. Qu'il était grand... Qu'il était blanc... Alexie fut accueillie par une charmante hôtesse, coiffée telle une mariée, d'un chignon et habillée d'un uniforme bleu qui mettait ses formes en valeur. Alexie fut donc reçue par une personne très aimable qui lui montra même le chemin, comme s'il y en avait dix. Ah là là les moldus et la logique, cela ne s'arrangeait pas avec le temps. Bref, Alexie préféra agréer et partit en direction de son siège. Une personne était déjà assise à son rang. Oh non ! Elle qui aimait bien être tranquille... De plus, cette personne avait le visage caché d'un carton. Une feuille montrant les consignes de sécurité. Cela devait être passionnant. Quoique si cette personne passait son temps avec ce carton, en moins Alexie aura la paix tout au long du voyage. Assise et confortablement installée, Alexie sortit un de ses romans qu'elle avait rangés dans son sac à main et reprit sa lecture, quand une voix résonna...

- Mesdames, messieurs bonjour. Le commandant de bord et l'ensemble de l'équipage ont le plaisir de vous accueillir à bord de cet Airbus 735. Nous nous assurons de votre sécurité et de votre confort durant ce vol à destination de Rio De Janeiro. Veuillez attacher et ajuster votre ceinture de sécurité. Notre départ est imminent. Nous vous souhaitons un agréable voyage.

Quelques minutes après ce discours, le chef de cabine montra les différentes consignes de sécurité puis se rendit à son siège avant le décollage. L'avion roulait pour rejoindre la piste de décollage. Les réacteurs s'enclenchèrent. L'avion commença à prendre de la vitesse, sous le contrôle de l'équipage, totalement concentré et absorbé par cette phase essentielle. Puis la montée commença soudainement. Des mètres et des mètres d'altitude. Du hublot, les personnes devenaient des fourmis, les maisons des carrés et l'aéroport un point minuscule. Tout se passait bien. Alexie reprit donc sa lecture quand soudain un faux mouvement de l'avion la poussa vers la droite et donc sur son voisin. Cette bousculade fit tomber le carton et elle put enfin apercevoir son visage. Une tête assez familière se présenta à elle. Est-ce un rêve ? Plutôt un cauchemar ! Lui ? Ici ? Quel cauchemar ! Ce n'était pas possible. Pas lui ! Pas maintenant !

- Phoebe ? Dites-moi que je rêve ! C'est un cauchemar...
Revenir en haut Aller en bas
Phoebe Monroe
avatar
Gryffondor
Gryffondor
Spécialité(s) : Permis de Transplanage
Loup-Garou


Re: Amérique du Sud

Message par : Phoebe Monroe, Mar 9 Avr 2013 - 18:24


Le jeune homme était complètement affolé, il ne supporterait jamais un vol de douze heures à côté d'Alexie, son ex qu'il voyait désormais comme une sorte de tyran qui ordonnait que l'on exécute ses quatre volontés. Phoebe ne se voyait pas lui cirer les bottes et lui baiser la main durant le trajet. D'ailleurs, la seule chose qu'il avait en face des yeux la brochure des consignes de bord, il ne pouvait même pas sortir sa tête pour admirer les stewards et les mignonnes hôtesses de l'air exécuter leurs fameuses démonstration. La seule chose q'il avait en face des yeux était une sorte de bonhomme, assez grossièrement dessiné, retirer un masque à oxygène situé au dessous du siège ; le tout accompagné de ridicules petites phrases du genre : " Un masque à oxygène vous alimente en oxygène au cas où l'appareil serait en manque d'oxygène. " Bon, ces douze heures vont être très longues ... Décalant légèrement sa tête pour entrevoir Alexie, il put l'apercevoir en train de lire un bouquin, depuis quand elle savait lire ? Puis il remit vite fait la brochure en place devant sa tête quand il entendit la voix du pilote de lignes :

- Mesdames, messieurs bonjour. Le commandant de bord et l'ensemble de l'équipage ont le plaisir de vous accueillir à bord de cet Airbus 735. Nous nous assurons de votre sécurité et de votre confort durant ce vol à destination de Rio De Janeiro. Veuillez attacher et ajuster votre ceinture de sécurité. Notre départ est imminent. Nous vous souhaitons un agréable voyage.

Le voyage risquerait d'être tout, sauf agréable ... Il fallait qu'il sorte de l'avion et tant pis pour les vacances de rêves, de toutes façons, s'il partait touts les deux à Rio ils risqueraient de se croiser ... Idéal pour plomber une journée entière. L'avion roulait à présent sur la piste, ses chances de s'en aller s'amenuisaient en même temps. La dureté du sol laissa peu à peu place à la légèreté de l'air, les oreilles de Phoebe sifflèrent pendant la montée et il aurait pu trouvé cela sympathique de regarder par-dessus le hublot mais la situation n'avait rien de sympathique. Soudain, suite à un faux mouvement de l'avion, la brochure laissa place à la tête ébahie et horrifiée d'Alexie, bienvenue dans la galère poupée !
- Phoebe ? Dites-moi que je rêve ! C'est un cauchemar...
Le jeune homme aurait bien aimé répondre à Alexie que ses suppositions étaient vraies mais malheureusement ... Phoebe se contenta de lui lancer un regard d'effroi pour enfin se détacher et se lever subitement.
- Arrêtez l'avion ! Arrêtez tout !!
- Rasseyez-vous monsieur ! L'avion n'a pas fini sa phase de décollage !
- Mais qu'il redescende !
- Rasseyez-vous où j'appelle la sécurité !

Contre son gré, Phoebe fut contraint de s'asseoir sur son siège sous le regard étonné des autres voyageurs. Il était vraiment énervé et ce n'était vraiment pas le moment pour Alexie de venir le déranger. Comment cette idiote d'hôtesse a-t-elle pu lui parler sur ce ton ? Quelle vieille bique ! Maugréant à son intention, Phoebe finit par se radoucir. Se retournant vers Alexie, il la toisa de bas en haut : elle n'avait pas vraiment changé, mis à part le faut qu'à l'époque elle était encore blonde elle avait gardé la même tête qui avait tant plus au jeune homme dans le passé ... Mais le passé reste dans le passé et elle n'aurait jamais du resurgir dans sa vie. Prenant un air comme si rien ne s'était passé, il prit la parole.
- Alexie, quelle... bonne surprise.

L'hypocrisie était un art que Phoebe maîtrisait bien tout comme l'ironie qui était cette fois-ci vraiment évidente. Même Alexie pouvait le deviner.
Revenir en haut Aller en bas
Alexie Scott
avatar
Serdaigle
Serdaigle
Spécialité(s) : Permis de Transplanage


Re: Amérique du Sud

Message par : Alexie Scott, Mer 10 Avr 2013 - 20:43


Phoebe. Un cauchemar à lui tout seul. Un film d'horreur même. De toute sa vie, Alexie n'aurait jamais cru le revoir. En quatre ans, la jeune fille avait réussi à l'éviter. Elle avait pratiquement réussi à l'oublier. Les sentiments n'étaient plus là, plus aucune de ses affaires ne trainait dans son ancien appartement, et surtout toutes les photos et tous les souvenirs avaient été brûlés ou bien jetés dans la tamise. On pouvait encore voir une photo des tourtereaux, flotter et voguer sur le fleuve de la capitale anglaise.

Comme d'habitude, Phoebe piqua sa crise de diva pour se mettre en avant, soi-disant parce qu'il voulait absolument descendre de l'avion pour ne pas à devoir supporter son ex pendant les douze heures de vol. Quelle chochotte. Même si Alexie n'était pas plus enchantée à l'idée d'être assise à côté de lui, elle n'allait pas faire un scandale et crier dans tout l'avion comme une folle. Regardez le celui-là. Toujours obligé de faire son cinéma pour se sentir exister et pour que tous les regards se retournent vers lui. Mais quel bouffon ! Il ferait mieux de revenir à sa place, au lieu de s'afficher devant tout le monde ! Il faisait franchement pitié à s'agiter - ou plutôt à s'exciter - comme cela.

Finalement, il regagna son siège. Il était fusillé du regard par le membre de l'équipage et tous les voyageurs. En même temps, en agissant comme tel, il passait pour un fou, un malade mental ayant besoin de soin. Mais comment Alexie avait-elle pu rester neuf mois avec ce dingue ? Cela la surpassait. Elle ne préférait même pas trouver ni même chercher la réponse. Phoebe n'avait pas changé caractériellement et physiquement. Il était toujours aussi paranoïaque. Ses cheveux étaient toujours bruns et son état ne s'était pas non plus arrangé. C'est donc le même Phoebe qu'il y a cinq ans, qui se présenta devant la jeune fille.


- Alexie, quelle... bonne surprise.

Le roi des hypocrites. Phoebe était le roi de beaucoup de choses. Roi des idiots, roi des bouffons et aussi le roi des hypocrites. Comme s'il était enchanté de revoir son ex. Les deux sorciers ne pouvaient même pas se voir en peinture, alors en vrai, face à face, le pire était à craindre. Il n'était même pas capable de dire ce qu'il pensait sincèrement. Son hypocrisie n'avait donc pas changé en cinq ans, comme un bon nombre de choses chez lui. Mais Alexie n'avait pas l'intention de discuter avec lui. Avoir une conversation avec cet individu lui demandait trop d'efforts qu'elle ne voulait pas fournir. Elle mit rapidement les points sur les i tout en jouant avec l'alliance qu'elle portait, en prenant le même air que lui.

- Ça va fais pas l'hypocrite. Mais tu sais ce n'est pas parce qu'on est à côté qu'on est obligé de se parler. Je vais donc reprendre ma lecture et t'ignorer tout le long du voyage.
Revenir en haut Aller en bas
Phoebe Monroe
avatar
Gryffondor
Gryffondor
Spécialité(s) : Permis de Transplanage
Loup-Garou


Re: Amérique du Sud

Message par : Phoebe Monroe, Jeu 2 Mai 2013 - 14:55


{Vraiment désolé pour le temps d'attente ...}


Ne lâchant pas des yeux Alexie une seule seconde - on ne sait jamais avec elle, prit d'une crise de folie elle pouvait très bien faire péter l'avion - Phoebe vit sur son doigt quelque chose qui l'horrifia, il était au bord de l'attaque après une telle vision, il avait bien devant ses yeux le doigt de son ex accompagné d'une bague de fiançailles. Il n'était pas jaloux, bien au contraire, c'est simplement que pour une fois dans sa vie il pensa au malheur des autres mais surtout à celui de son fiancé qui lui a promis maintes et maintes choses pour qu'après il se rende compte que sa femme est l'une des sorcières de la pire espèce. Le jeune homme aurait mis sa main à couper que son fiancé regrettait déjà son acte, elle avait beau être mignonne mais Phoebe se souvient qu'à certains moments elle le laissait ... Comment dire ? Insatisfait, oui c'est le mot. Surpris par le son crissant qu'était sa voix, il écouta ce qu'elle avait à dire :
- Ça va fais pas l'hypocrite. Mais tu sais ce n'est pas parce qu'on est à côté qu'on est obligé de se parler. Je vais donc reprendre ma lecture et t'ignorer tout le long du voyage.

Voilà comment est Alexie, elle n'aimait pas jouer et ne s'amusait que quand elle cassait les délires des autres. Phoebe, lui, était prêt à passer douze heures à faire l'hypocrite, il s'était entraîné toute sa vie, ça aurait pu être une sorte de championnat du monde de l'hypocrisie mais non, il fallait qu'Alexie joue franc-jeu, ridicule ... Le professeur se retourna alors, grognon, vers son hublot. Ok, des nuages super, douze à regarder les nuages ça va être génial ... Pourtant, c'est dans les moments de parfait ennui que l'on trouve les meilleures occupations et c'est ce qui arriva à l'écossais. Prenant son sac à dos, il en sortit discrètement sa baguette magique pour qu'Alexie ne la voit pas. Faisant semblant d'avoir perdu quelque chose sous son siège il se pencha et, à l'abri des regards, informula #Serpentsortia à plusieurs reprises. Plusieurs serpents venimeux se promenaient alors dans l'avion, il rangea alors vite fait sa baguette et d'un air innocent reprit la parole pour s'adresser à Alexie :
- Dis-moi, qu'est-ce que tu de...
- AAAAAAAH !!! DES SERPENTS DANS MON GOBELETS !!!!


Se retournant, Phoebe vit une femme portant un gobelet qui contenait un serpent, il ne put d'empêcher de rire mais il le fit discrètement. Au fur et à mesure il y eut d'autres cris, c'était la panique dans l'avion et il en était l'unique responsable. Cette idée venait d'un film moldu assez ancien qu'il avait vu alors qu'il n'était qu'enfant chez ses parents et, honnêtement, il ne s'était jamais imaginé causer cette scène quelques années plus tard dans un avion. Tout le monde s'excitait, les couloirs entre les sièges étaient empruntés par des passagers et des hôtesses qui couraient dans tous les sens, c'était réellement la panique mais Phoebe les avait prévenu, l'avion allait redescendre si ça continu et par la même occasion il avait anéanti les vacances de tous ces braves gens - mis à part Alexie, moins brave tu meurs. Souriant, il dit à Alexie d'une voix on ne peut plus sévère :
- Je ne sais pas ce que tu es venue foutre dans cet avion mais jamais je ne passerai douze heures ici !

Mettez deux ex comme Alexie et Phoebe dans un avion et ça donnait ça.Phoebe s'amusait vraiment mais il explosa littéralement quand il vit l'un des serpents se lover au-dessus du siège de son ex, il la regarda alors d'une manière lourde de sens tout en ayant cet habituel petit sourire enjôleur.
Revenir en haut Aller en bas
Alexie Scott
avatar
Serdaigle
Serdaigle
Spécialité(s) : Permis de Transplanage


Re: Amérique du Sud

Message par : Alexie Scott, Mer 8 Mai 2013 - 12:21


Ce voyage qui s'annonçait être une escapade géniale et féerique se transforma en un véritable cauchemar en l'espace d'une seconde. Il a fallu une simple seconde pour donner l'envie à Alexie de partir, de quitter cet avion et de faire une croix sur ce séjour paradisiaque au Mexique. Et ceci à cause d'une seule et même personne qu'elle méprisait au plus haut point, son ex. Allait-il vraiment lui pourrir sa vie encore longtemps ? Avec lui, elle avait vécu un enfer. Un enfer de neuf mois. Pendant tous ces mois, Alexie crut mourir, mourir d'ennui la plupart du temps. Phoebe était si ennuyant. Voilà qu'il parle de ses études de son emménagement à Londres, de ses parents, de ses animaux, bref un calvaire. Un fardeau que la brunette du porter pendant neuf mois. Les femmes enceintes, elle, portent leur enfant pendant neuf mois et Alexie, elle, devait se coltiner Phoebe la diva, capable de faire un scandale quand l'une de ses mèches n'est pas plate ou une broutille dans le genre.

Autant dire que lorsqu'elle tomba sur lui, les retrouvailles ne furent guère chaleureuses. Sa main dans la figure, c'est ce qu'il méritait. Voilà la seule envie d'Alexie. S'il y avait un legilimens à bord, c'est cette pensée qu'il trouvera dans la tête d'Alexie. Elle se voyait déjà lui coller une grosse baffe, bien avec la paume de la main, ou bien un point, bien dans l'oeil, histoire de le défigurer, même s'il était déjà bien amoché. Ah non autant pour elle, c'était son visage habituel. Eh bah, avec cette tête-là, il ne devait pas beaucoup ramener de filles à moins qu'il ait changé de bord. Cela n'étonnerait pas Alexie. Déjà parce qu'il n'avait jamais su draguer les filles et aussi son côté coquet et diva lui faisaient perdre sa virilité. Pour la brunette, c'était sûr et certain, il était gay. Mais là n'était pas la question. Gay ou pas gay, en couple ou célibataire, Alexie allait devoir supporter miss Monroe en personne pendant douze longues heures. Bref, le cauchemar.


- Dis-moi, qu'est-ce que tu de...

- AAAAAAAH !!! DES SERPENTS DANS MON GOBELETS !!!!


Des serpents ? Ou ça ? Ah non hein ! Surtout pas ces bestioles-là. Alexie détestait les reptiles et en particulier les serpents. Cela remontait à son enfance. Partie en expédition avec ses parents, une de ces maudites bêtes a mordu son père. Sûrement une vipère. Berk, quelle saleté. Depuis, le serpent était devenu la phobie d'Alexie et pour parler comme les sorciers, c'était son épouvantard. À Poudlard, elle du faire face à cette peur au milieu des Serpentards et des Fourchelangs, mais cela n'avait pas toujours été facile. Qu'est-ce qu'elle pouvait détester ces satanés reptiles. Mais d'abord, que faisait-il à bord d'un avion ? Ça a tous les coups, c'était Phoebe. Il avait encore voulu amuser la galerie en faisant apparaître des serpents en sachant pertinemment que c'était son épouvantard. Ah le chien.

- Je ne sais pas ce que tu es venu foutre dans cet avion mais jamais je ne passerai douze heures ici !

- Aah ! Au secours, enlevez-le-moi, enlevez-le-moi.
dit-elle en se levant de son siège à la vue d'un serpent. T'es qu'un crétin Phoebe, je sais très bien que c'est toi et tu sais très bien que je déteste ces créatures. Sale con va ! Si tu n'es pas content, dégage, saute de l'avion ça me fera des vacances.

Il voulait jouer ? Très bien. On verra qui craquera le premier. Dommage qu'il n'est pas d'épouvantard, autrement Alexie se serait fait une joie de l'inviter parmi eux, à bord de cet avion à destination un cauchemar.
Revenir en haut Aller en bas
Phoebe Monroe
avatar
Gryffondor
Gryffondor
Spécialité(s) : Permis de Transplanage
Loup-Garou


Re: Amérique du Sud

Message par : Phoebe Monroe, Sam 18 Mai 2013 - 12:39


La panique qu'il avait créé dans l'avion réjouissait fortement Phoebe. Il était tellement fier, la roue avait tourné : il avait été contraint par les hôtesses de rester dans l'avion ce qui va avoir comme conséquence de lui gâcher les vacances, mais il était hors de question qu'il soit le seul à voir ses rêves de plages interminables et de cocktails sucrés réduis en miettes. C'est donc pour cette raison qu'il avait fait apparaître des serpents dans l'avion, pour équilibrer la balance. Il était désormais quitte avec l'ensemble de la population dans l'avion, sauf avec Alexie. Heureusement, en cet instant il était beaucoup moins remonté contre cette dernière grâce à son occupation qui lui avait permis de penser à autre chose mais il suffirait de peu pour que celle-ci revienne à la charge et déclenche en lui une colère qui sera dure à calmer.

Pour le moment, il était toujours obnubilé par le serpent au-dessus de son siège, il se demandait ce que le reptile comptait faire : sauter à la gorge d'Alexie, s'enrouler autour d'elle pour créer un effet de construction qui l’étouffera, ou alors se glisser dans ses vêtements pour qu'elle ressente la désagréable sensation du reptile visqueux contre sa peau. La dernière solution plaisait d'avantage à Phoebe, il paierait cher pour voir Alexie s'exciter et farfouiller partout dans ses vêtements pour enfin se rendre compte qu'un serpent s'était amusé à lui coller à la peau. Evidemment, il était conscient du peu de chances qu'il y avait pour que cela se produise : Alexie se débrouillait toujours pour gâcher son plaisir. C'est exactement ce qu'il se passa, par un (mal)heureux hasard elle remarqua le serpent lové sur son siège pour après réagir d'une manière qui n'est pas du tout excessive, pas du tout ...

- Aah ! Au secours, enlevez-le-moi, enlevez-le-moi. T'es qu'un crétin Phoebe, je sais très bien que c'est toi et tu sais très bien que je déteste ces créatures. Sale con va ! Si tu n'es pas content, dégage, saute de l'avion ça me fera des vacances.

Sur le coup, Phoebe ne comprit pas la réaction d'Alexie, elle le décevait un peu, elle était ce genre de filles chochottes qui hurlent dès qu'elles voient une araignée ou qui pleurent dès que l'héroïne d'un feuilleton idiot réussit à déclarer sa flamme à l'homme de leurs rêves. Ridicule. C'est alors qu'il se souvint que dans un passé qui lui paraissait être lointain, Alexie lui avait révélé que l'une de ses plus grandes peurs était la vue des serpents. Tout aussi ridicule. Bien heureusement, Phoebe ne lui avait pas révélé que sa plus grande peur était de se réveiller et de la retrouver nue dans son lit. Le cauchemar, rien que d'y penser il avait la chair de poule. Il comprenait que ça lui faisait peur mais il n’adhérait surement pas au fait qu'elle l'insulte de cette manière. Elle se prenait pour qui la vendeuse de baguette ?! Qu'elle retourne dans sa campagne perdue avec des gens aussi civilisés que des ânes. Prit de colère il se leva pour lui faire face.

- Mais tu te prends pour qui ?! Pauv' fille ! Tu crois qu' tu peux me parler comme ça sans que je réagisse ? T'es qu'une... Une...

Le jeune homme n'arrivait pas à finir sa phrase, il était dérangé par une sensation vraiment étrange. Quelque chose de froid et visqueux était blotti contre sa cuisse. Il remontait lentement pour enfin s'arrêter et contracter fortement. Un serpent, il ne s'était vraiment pas attendu à ça. Bien que ces reptiles ne lui fassent pas peur, il n'avait pas vraiment envie de finir dans leurs gosiers. Phoebe essaya de le déloger mais rien à faire, il devait se sentir trop bien là où il est Le sang ne passait plus, sa jambe commençait à prendre une couleur violette assez inquiétante. Il prit alors sa baguette et informula #Finite Incantatem. Il sentit sa jambe se relâcher, les voyageurs étaient désormais calmes. Phoebe s'empressa de ranger sa baguette pour que personne ne la voit.
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé

Re: Amérique du Sud

Message par : Contenu sponsorisé


Revenir en haut Aller en bas
Page 4 sur 15

 Amérique du Sud

Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4, 5 ... 9 ... 15  Suivant

Permission de ce forum:Vous pouvez 
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Harry Potter 2005 :: ~¤~ Autres Lieux Magiques ~¤~ :: A l'étranger-

L'univers d'Harry Potter est la propriété de la Warner Bros ainsi que de J.K Rowling.
Tous droits réservés sur ce site ©Copyright HarryPotter2005. Affichage optimisé sous Firefox.