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[Habitation] La colline étoilée
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Mangemort 67
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Re: [Habitation] La colline étoilée
Mangemort 67, le  Ven 2 Nov - 15:59

Un livre ouvert. Voilà ce qu'elle semblait vouloir être en ce moment.

Montre patte blanche, s'assurer que je pouvais l'exploiter au mieux, une tentative de retrouver grâce à mes yeux, peut-être, même probable. Ces propos avaient de quoi étonner. Une sorcière aussi polyvalente était gâché par des démons intérieurs et je ne parlais pas de la bête féroce qui dormait en elle, attendant sa libération lorsque la Dame Lune se montrait entière et pleine. Je voyais en elle un être torturé mais cherchant à reprendre le contrôle et trouver une voie dans laquelle s'engouffrer afin d'avoir enfin quelque chose à se raccrocher.

- Tu es donc pleine de ressources. Tu pourrais faire des merveilles si tu savais te contrôler. D'ailleurs, as-tu déjà subi une transformation ? Question intime mais ô combien intéressante. Pour l'Ordre, pour moi. Pour ces créatures qui me fascinent toutes plus les unes que les autres. Jamais encore je n'avais pu découvrir la métamorphose de l'humain lycanthrope.

- L'Ordre Noir a besoin de nouveaux fidèles. Penses-tu pouvoir t'assurer d'en recruter ?

Mais c'était trop peu pour une sorcière de son envergure. Elle voulait probablement plus.

- Nous parlerons Magie Noire lorsque tu seras revenue avec succès de ta mission. Chaque chose en son temps. As-tu déjà quelques noms en tête ? C'est une mission discrète mais l'Ordre se fera entendre bien assez tôt et les rues de Londres ne seront pas aussi calmes, je peux te l'assurer mais pour atteindre notre but il faut être certain d'avoir les soutiens nécessaires.




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Re: [Habitation] La colline étoilée
Sariel Fawkes, le  Sam 3 Nov - 11:13

Elle parlait trop. D'ailleurs, le savait pertinemment. Mais elle savait aussi qu'elle ne pouvait réellement lui cacher les choses. Tôt ou tard il saurait. Et il devait savoir. Dans cette guerre, aussi personnelle que sociétale, il fallait mettre ses atouts en valeur. Non seulement pour soi, se protéger et se vendre, mais aussi pour ceux qu'on voulait suivre.

Bien que l'envie de connaître le visage derrière le masque devait prendre aux tripes quiconque rencontrait le Seigneur des Ténèbres, Aya ne voulait finalement plus. Peu lui importait qui se cachait derrière ce masque. Peu lui importait si elle le connaissait, si elle l'avait déjà croisé, si elle le côtoyait parfois. Pour elle, il était masque rouge de sang, Maître d'Idéaux qu'elle touchait du bout des doigts et empruntait, petit à petit. Une nouvelle carapace. Et ça lui suffisait.
On voulait trop souvent mettre un visage sur une Idéologie. Mais ça ne servait à rien. Le plus important était ce qu'on défendait, coûte que coûte. Et bien que le mage qui lui faisait face devait pouvoir faire confiance à ses alliés, elle savait elle-même que si elle ne le trahissait pas, si elle se fiait à lui, elle n'aurait pas de problèmes. Elle pouvait continuer à avancer dans le noir et suivre sa voix. Elle y admettait une bonne part de dévotion, un culte silencieux, pour elle seule.

Elle s'en était à peine doutée, mais son statut de Loup-Garou l'intéressait. Et à sa question, elle haussa timidement les épaules, en fausse pudeur. C'était une question légitime, au final. Et même si avouer le monstre qu'elle était lui était plus que difficile, elle y trouva une forme d'échappatoire. Il trouvait cela plus intéressant qu'affligeant.
- Oui, j'ai quelques Lunes derrière moi. Malheureusement, dans ces moments, c'est toujours la Louve qui prend le dessus. Il faut... que j'apprenne à me contrôler.
C'était une autre affaire. Elle avait, petit à petit, décidé de laisser tomber les barrières que son sort lui imposait. Tester la potion Tue-Loup n'était pas une si mauvaise idée, et elle avait chargé Azphel de lui en ramener de Barjow & Beurk, à l'occasion de sa prochaine virée nocturne dont elle ne gardait, en général, aucun souvenir.

Sa voix demeura étouffée. Parce qu'il avait recommencé à parler, et ses mots prenaient l'allure d'une nouvelle mission. Instinctivement, Aya retint son souffle, comme pour mieux filtrer les informations dont elle avait besoin. Juste le strict nécessaire, en espérant ne pas échouer à nouveau.
L'Ordre avait besoin de nouveaux fidèles et Aya devait s'assurer d'en trouver. De les faire bifurquer sur le droit chemin, celui de la Cause, tout simplement. Pour elle-même, la sorcière hocha le menton, mâchoire crispée car ses sens à fleur de peau depuis l'arrivée de sa nouvelle nature, et en stress latent depuis l'arrivée du Maître ici, ne dormaient plus tellement. Impossible de les faire taire. Impossible de taire le souffle indescriptible derrière ce masque, et qu'elle percevait sans vraiment le comprendre.
Ses mots s'arrachèrent à sa gorge endolorie car elle pensait à quelque chose :
- J'ai un nom, déjà. Un nom que vous connaissez peut-être, qui que vous soyez, sous ce masque. Je ne sais pas s'il a déjà fait partie de l'Ordre, son passé m'est trouble mais son présent m'est entièrement dévoué. Et son futur rejoint le mien. Je sais que nos idéaux se rejoignent nettement, tout comme nos chemins de vie ainsi que nos statuts, si vous voyez ce que je veux dire. Il peut être l'un des soutiens que vous recherchez, tant par son expérience que par ses aptitudes.
Elle avait calmé son agitation de pressions insensibles de ses ongles sur sa main pâle. S'approcha des baies vitrées du salon de la Colline, qui donnaient sur le Tout Londres à peine endormi, à peine conscient de ce qui se tramait en son sein.
- Bientôt, j'intégrerai Poudlard. J'ai donné ma démission à Barjow & Beurk, il y a quelques temps. Je pense que je saurai trouver des profils intéressants. C'est vers l'avenir qu'il faut se tourner, après tout. Et la parole d'un professeur peut parfois aider les plus jeunes, en quête d'eux-mêmes. Je suis assez douée pour trouver les mots et flairer les gens. Vous n'aurez pas à vous en faire.
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Re: [Habitation] La colline étoilée
Mangemort 67, le  Ven 16 Nov - 11:19

Fascinant.

Jamais je n'avais eu l'occasion de parler de la pleine lune et des sorties nocturnes des lycanthropes. Dans mes délires les plus fous, stopper la transformation à son état animal sauvage pour ensuite arriver à l'apprivoiser. Garder pour soi une créature aussi puissante et sauvage. Une main de Maître sur un loup-garou. Mais sacrifier sa vie d'humain pour moi, c'était beaucoup trop demandé, moi qui prône liberté de chacun. Je ne pouvais exiger un tel acte de fidélité. Un fantasme qui en resterait un.

J'écoute et souris derrière mon masque.

Oh mais je connais ce nom déjà. Chez les Mangemorts, les anciens ne sont que rarement oubliés. Car peu sont morts, certains continuent de vivre loin de l'Ordre. Mais la Cause est forte et puissante. Difficile de ne pas y revenir.

- La créature qui vous habite est incroyablement fascinante. Mais malheureusement, crainte par beaucoup de sorcières et sorciers. La maîtriser peut-être une bonne chose. Pause. Si ce nom est si lié au vôtre, il me semble effectivement que je le connais. Un bien intéressant duo. Peut-être est-il temps effectivement que vous combattiez ensemble pour la Cause. Pensez-vous pouvoir organiser une rencontre ?

Puis Poudlard. Autre place forte de la Grande-Bretagne. Rare de ne pas y voir des partisans ou même des Masqués mais notre influence en son sein ne serait jamais assez suffisante.

- Il est toujours important de s'assurer que les jeunes élèves suivent le bon chemin. Prenez vos marques dans un premier temps. Peut-être est-il temps de faire quelque enquête sur vos futurs collègues afin de savoir sur qui nous pouvons compter. Je vais tâcher de vous faire remonter l'information, il serait bête vous faire mal voir dès votre premier jour de travail.

La discussion suivait une ligne intéressante. L'envie d'agir se faisait sentir.








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Re: [Habitation] La colline étoilée
Sariel Fawkes, le  Dim 18 Nov - 10:04

Réceptif, il semblait bien plus réceptif désormais. Même si pareil constat était difficile à établir en présence d'un masqué, Aya sentit qu'il était peut-être un peu temps de souffler. Au moins de lâcher du lest, puisqu'elle ne se sentait plus vraiment en danger.
Pour autant, ses doigts ne desserrèrent pas de leur emprise sur eux-mêmes. Bien plantés dans sa chair, leur emprise persistait, comme un rappel de méfiance. Elle avait beau vouloir suivre le Maître, lui faire confiance, il était quelque part seul à mener la danse, dans toute cette histoire. Et elle savait de quoi il était capable. N'était pas franchement idiote. Il valait mieux ne plus le décevoir, encore moins le mettre en colère cette fois-ci.
- Il faudrait que je lui en parle. Pour voir où il se situe, aujourd'hui. Peut-être pourriez-vous vous retrouver ici-même ? Ou dans un endroit de votre choix...
Aya demeura silencieuse, un instant. Elle avait déjà vu, gravé sur le bras d'Azphel, une forme qu'elle semblait reconnaître. Quelque chose de commun à tous les masqués. Mais elle n'était pas sûre, pas sûre parce que la marque était scarifiée. Comme un morceau de passé qu'on voulait voir disparaître, au moins de soi. Une deuxième peau qu'on avait du mal à assumer. En ce sens, la sorcière ne savait où situer son compagnon. Avait-il tiré un trait sur la Cause des Mangemorts ? Voulait-il, aujourd'hui encore, s'en tenir loin, bien loin, pour recommencer une nouvelle vie, sous un nouveau soleil, ou au moins une nouvelle lune puisqu'il ne dépendait plus que d'elle ?
Elle hésitait. Parce qu'elle ne savait pas comment Azphel pourrait réagir, surtout face au fait : elle-même souhaitait s'engager pour l'Ordre. Elle-même souhaitait réagir au monde, faire, agir. Bâtir quelque chose. Allait-il s'en dédouaner ? Allait-il s'éloigner, pour persister dans son repli ? Saurait-il tolérer ses idées ? Elle ne saurait faire autrement, elle ne pouvait que tolérer les siennes, parce qu'elle l'aimait. Mais l'amour pouvait-il s'insinuer ainsi dans la bataille ? N'était-ce justement pas trop dangereux ?
- Je ferai tout mon possible, concernant Poudlard. Je suis assez discrète, je devrais pouvoir ne pas me montrer trop entreprenante à ce sujet et me tenir loin de possibles détracteurs. Avez-vous connaissance de pareilles adversaires au sein de Poudlard ?
Elle avait confiance en sa mission. En ses capacités, quelque part aussi, mais si celles-ci semblaient ne pas totalement lui coller à la peau. Du moins, pas pour l'instant. Reprendre le contrôle, quand on l'avait perdu, semblait être impossible, mais rien ne l'était totalement. Elle l'avait appris. S'était forgée à cette idée. Et dans tout cela, savoir parler, c'était quelque chose. Un atout dont on ne pouvait se passer. User, abuser des mots, du langage, de ses formes, de ses aléas, de ses fautes, de ses plis. Vénéneuse juste ce qu'il fallait ; comme une belle fleur qui charmait pour mieux envelopper de sucs toxiques, juste prêts à retourner l'âme. Belladonna aux formes attrayantes mais au vénéfice redoutable.
- Où puis-je vous contacter, pour établir un rendez-vous, vous donner des nouvelles de ma mission ?
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Re: [Habitation] La colline étoilée
Mangemort 67, le  Mer 12 Déc - 9:51


Un couple des Ténèbres, voilà qui n'était pas sans rappeler de biens sombres et puissants matricules lorsque j'avais rejoint les Mangemorts. Bien que cela faisait bien longtemps qu'aucune nouvelle n'avait été donnée. Peut-être que là, nous aurions une noirceur supplémentaire à exploiter pour la Cause.

- S'il se montre récalcitrant, sois persuasive. Chaque baguette est importante. L'Ordre a changé depuis que je suis à sa tête. Nous n'agissons que pour la Cause et nos débordements impulsifs se sont faits de plus en plus rares avec le temps. Mais ne craignons pas d'employer la manière forte lorsque cela est nécessaire. La fin justifie les moyens. - Nous sommes plutôt bien présents au Château mais les informations sur les enseignants manquent cruellement. Certains d'entre eux sont de notre côté. La seule personne qui s'est ouvertement opposée à nous est le Monsieur Lhow, l'ancien Auror. Mais soyez sur vos gardes, nous savons que certains élèves portent grand attention à l'Ordre du Phénix ou aux Aurors.

Puis vint la question du compte-rendu. Toujours une inquiétude pour nos partisans de ne pas pouvoir nous contacter et de nous informer de leur réussite en mission. Crainte d'en subir de terribles conséquences.

- Allumez une torche devant votre porte. Notre elfe de maison m'en informera, cela signifiera que je peux venir vous rendre visite. Cependant si vous craigniez avoir été compromise. Promenez-vous sur les toits de Londres, je les affectionne particulièrement.





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Re: [Habitation] La colline étoilée
Sariel Fawkes, le  Sam 15 Déc - 11:30

Comme étourdie. Peut-être par les conclusions que cette visite surprise allait apporter à sa vie, désormais. Conclusions ou nouveaux chapitres. Elle n'en savait rien pour l'instant. Tout était trop embrouillé, presque comme évanescent entre ses mains *
Quelque part, se savait déjà dévouée à la Cause qu'il représentait. C'était en lui, gravé en son masque comme des faits à passer. Le monde ne pouvait changer sans eux. Il ne pouvait stagner non plus, rester tel qu'il était. Les choses se devaient d'évoluer. C'était ainsi que l'Univers était fait : destructions pour transformations ; tout ce qui change n'est plus, devient. Il fallait laisser savoir passer pour devenir. Et Eux seuls représentaient ce changement, aux yeux d'Aya. Ceux qu'elle avait déjà rencontré un jour, et Lui aujourd'hui, encore une fois. Au plus près de sa vie privée. Comme un message, quelque part : quoi qu'elle fasse, où qu'elle aille, se rattacher à leur Cause n'était pas que dans un domaine extérieur. C'était avec ses tripes, qu'il fallait joindre ses prières intérieures.

Poudlard était évidemment un quartier presque neutre, toutefois habité par des entités aux sonorités diverses, aux idéaux contrebalancés. Il y avait sûrement de tout. Comme à l'époque où sa propre silhouette hantait ces murs de pierre. Des apprentis Aurors, aux futurs Phénix embrasés. Jusqu'aux fervents admirateurs des Mangemorts. Parfois pour les bonnes raisons, parfois pour les mauvaises. Le goût du sang n'était cela dit pas une motivation suffisante du tout. Mais à l'époque, Aya ne savait pas tout ça. Ne s'y intéressait même pas un minimum. Pour elle, tout ce qui comptait était sa vengeance personnelle. Rien d'autre. Le monde pouvait se laisser aller à la dégringolade, elle n'en avait cure.  

Mais les choses avaient changé aujourd'hui. Elle respirait, inspirait le monde différemment. Abordait les événements sous un autre point de vue ; celui d'une Aya qui avait grandi, bien évidemment changé, comme il le fallait. A ce jour, il n'y avait plus seulement elle. Mais aussi l'Autre, et le reste de ce qui faisait sa vie ; ses idéaux, un avenir qu'elle laissait germer.
Tout ça, petit à petit, en elle.
- Je veillerai à ne pas me frotter à ce qui pique.
Jouer double-jeu, quelque part, ça lui plaisait. Arborer la mine de la professeure accomplie, sans reproches peut-être, pour nourrir des projets bien plus obscurs, ça lui plaisait. Elle espérait juste croiser des oreilles prêtes à l'écouter, et des profils intéressants. A moins que les graines peut-être plantées par ce Mister Lhow n'aient déjà eu raison de ce carré de terre fertile. Avancée qui risquerait bien de compromettre ses plans. Un ex-Auror toujours animé par sa même verve de soi-disant justicier, c'était particulièrement dangereux. Même si Aya n'avait pas spécialement peur des petits caniches du Ministère, même de ceux à la retraite, elle préférait éviter de trop se faire remarquer. Le propre des ombres, c'était d'y rester.
- Et à vous donner des nouvelles dès que possible, ajouta-t-elle rapidement. Je ne compte pas décevoir l'Ordre une seconde fois.

Des airs de promesse, sans se risquer à véritablement sourire.

* Et non pas "Evan naissant entre ses mains", ce serait bizarre.
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Re: [Habitation] La colline étoilée
Mangemort 67, le  Mar 8 Jan - 11:12


Silencieux, je reste, je réfléchis.

Poudlard avait en son sein bon nombre de nos partisans. Peut-être était-il temps d'en saisir l'opportunité pour soumettre l'école à l'Ordre Noir ? Pourtant, il nous fallait plus d'alliés, j'en étais certain. Le nombre de nos ennemis était incertain. Nous ne nous croisions plus autant qu'avant. Était-ce là la volonté de s'éviter avant l'affrontement final ? Éviter les pertes inutiles, les captures et les trahisons. Ou alors ils préparaient quelque chose de grand.

- Je compte sur toi. L'Ordre est exigeant et vorace. Il te laisse une deuxième chance cependant. Ne l'oublie pas. Si tu as besoin d'aide, en revanche. Nous tâcherons de faire le nécessaire. Nous n'abandonnons pas nos partisans.

Sur ces mots, je me retournai et me dirigeai vers la porte. Rencontre terminée.


Fin du Rp, désolé pour le temps de réponse.
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Re: [Habitation] La colline étoilée
Devon Starck, le  Mar 8 Jan - 20:01

RP unique


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Les souvenirs resurgissaient, toujours. Tapis dans un refus systématique de vivre dans le passé, ils finissaient quand même par revenir à sa mémoire, hantant Azphel d'images terribles. Parfois, il entrevoyait des membres de l'Ordre du Phénix ou des Aurors, des personnes dont il revoyait encore les visages, mais sur lesquelles il ne pouvait plus mettre de nom. Il sentait encore, dans ses nuits les plus obscures et les scènes agitées, la fraîcheur et l'oppressante atmosphère qui se dégageaient des murs de Hollow Bastion. Le sentiment de sécurité qu'il y ressentait alors. Il revoyait parfaitement son uniforme d'Ombre, entendait les ordres du Seigneur des Ténèbres frapper ses oreilles comme des prières inespérées. À ses tympans résonnaient des cris de voix étrangères, qui martelaient toujours la même chose, sans relâche : son matricule.

L'orage éclata en un sanglot terrifiant au dehors, et un éclair gigantesque lacéra le ciel, éclairant l'intérieur du salon de la Colline Etoilée de sa lumière spectrale.

Assit dans la pénombre, Azphel ne trembla pas. Lentement, son bras se baissa, le verre de whisky porté à ses lèvres redescendit et retrouva la sécurité de la table basse dans un calme olympien. Il devait être là depuis une bonne heure maintenant, à ressasser ses souvenirs, à voir des images fantasmées d'un Poudlard en cendres, à entendre les cris de mille tués, les pleurs d'autant de désespérés.
Un autre éclair frappa le sol sur les terres londoniennes, et étendit en spectres effroyables des ombres tétanisées sur les murs du salon de la Colline.

Combien étaient morts à cette époque ? De Phénix, d'Aurors, de Frères d'armes ? Combien de batailles livrées ?
Des morts.
La Mort.
Un frisson naquit sur les bras du mage. S'il était devenu aisé pour lui de dispenser la vie aux personnes qu'il jugeait inutiles ou dangereuses, il n'avait pas toujours pensé ainsi. Longtemps, l'idée de donner la mort avait été synonyme d'opprobre pour Azphel, comme une chose insensée, un acte irresponsable... Peut-être que cette peur avait trouvé sa source dans son conflit avec sa famille, refusant longtemps d'être l'homme qu'ils espéraient tous, le parfait miroir de son père et de tout Lamar qui se respecte...

Il avait oublié les noms et les visages de tous ceux qu'il avait tués. Tous, excepté un.

Il n'avait pas connu son nom, mais se souvenait de son visage, de l'endroit, une ruelle de Londres, du pourquoi, sa médiocrité d'homme, et surtout, de ce qu'il avait ressenti alors. Un plaisir, une satisfaction incontrôlable, un sentiment de puissance ultime. Azphel avait compris ce jour-là qu'il n'aurait jamais peur de personne, tant qu'il serait prêt à en payer les conséquences. La valeur morale, le poids de son âme, n'avaient plus aucune importance. Il avait bien songé à la déchirer cette âme, la réduire en lambeaux, laisser un peu d'humanité de côté, pour transformer sa propre mort en une chose impossible, en créant l'objet fantasmé par tous les grands mages noir, un Horcruxe. Il y avait pensé.

Nombre de choses avaient changé cette année-là, et trouvaient dans la naissance du mage noir un point d'origine. Ce n'était pas là que tout avait commencé, c'était là que tout s'était décidé. Les origines du mal trouvaient leur Genèse beaucoup plus loin.
Le sorcier termina lentement son whisky en écoutant l'orage se morfondre au dessus de la capitale anglaise. À la lueur d'un éclair électrique, il se leva de son canapé et alla jusqu'à la porte qui s'ouvrait sur un escalier de bois plongeant au sous-sol de la Colline Étoilée. Dix marches jusqu'à l'angle, et quatre autres avant de fouler le sol.

Il descendit religieusement chacune de ces marches, les pensées excédées de directions entre tous ces évènements de son passé qui ressurgissaient, et la valeur sentimentale et personnelle de ce qu'il s'apprêtait à faire. En foulant le sol, il illumina la pièce à l'aide de sa baguette magique, un lumos révélant la présence de cages, d'objets débarrassés là, et dans un renfoncement central, un coffre de bois sculpté, fendu de multiples serrures magiques. Un autre frisson parcourut l'échine d'Azphel, se remémorant tout ce qui s'était passé ici, dans cet endroit où la lumière n'avait pas sa place. Mais ce n'était pas le soir pour remuer les fluctuations malsaines de sa lycanthropie. En lieu et place, il se dirigea vers le coffre de bois et s'accroupit devant. Il retroussa ses manches, la lueur de sa baguette magique mettant alors en évidence la marque des ténèbres sur son avant bras gauche, scarifiée depuis de nombreuses années.

Dans des cliquetis venus des profondeurs, le coffre se déverrouilla et son couvercle bascula. Là, posé délicatement sur une couverture de velours pourpre, un bâton sculpté reposait en son sein, comme s'il avait été placé là religieusement, à la manière d'un pharaon mis en dernière demeure dans sa sépulture millénaire. Le mage noir effleura les contours du bout de ses doigts, délicatement, et ses poils se hérissèrent, les images des morts revinrent dans son esprit.
Il eut un mouvement de recul, ferma les yeux en une grimace de douleur qu'il ne ressentait pas, et se releva. Il était temps de mettre fin à certaines choses, il était temps d'entrevoir un nouveau commencement.

Azphel respira longuement, tentant de calmer son coeur qui s'était élancé dans un rythme beaucoup trop rapide, et admira l'arme qui avait été jadis sa meilleure amie. Il médita longtemps son geste, bien qu'il savait que s'il était là ce soir, à s'imaginer le faire, c'est qu'il avait déjà décidé de.
Lentement, il leva sa main au dessus de son ancienne arme et dirigea sa baguette vers elle. Après quelques secondes éternelles, il prononça distinctement :
- Reducto !
Le jet de lumière frappa violemment le bâton et celui-ci se désintégra en milliers de morceaux et de particules, dans un flash aveuglant. La mâchoire d'Azphel se contracta, il eut un pincement au coeur sévère. Quelques secondes, il regretta ce qu'il venait de faire.

Puis, comme si tout sentiment était mort avec le bâton, il referma lâchement le couvercle et s'en détourna. Un instant, il crut sentir sa marque des ténèbres lui faire mal.

Personne ne reste Mangemort. Personne n'arrête de l'être.
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Re: [Habitation] La colline étoilée
Devon Starck, le  Sam 14 Déc - 18:47

Mouvante, l'atmosphère était particulière ce matin-là dans la Colline Étoilée. Des portes-fenêtres du salon, entrouvertes, la brise extérieure portée par un vent venu de l'ouest pénétrait par va-et-vient, chamboulant sur son passage quelques feuilles égrénées de ci de là, laissant vibrer les aiguilles de l’horloge murale dans son sillage. Le regard inexpressif, Azphel contemplait les murs de sa demeure comme un pantin, momentanément dénué de sentiments. La Colline avait une saveur particulière ce jour.

Les murs exhalaient tout le sang dont ils étaient imbibés, marqués de la colère de 50 frappant la fragilité de Lily Gordon. Ils avaient plus tard reçu en échos les répercussions féroces des cris d'Azphel, fut un temps jeune loup-garou reclus au sous-sol de la demeure. Puis était venu le temps, plus doucereusement, des fluctuations amoureuse d'Azphel et Aya, expiant la morsure de la louve entrée un soir pour prendre Azphel, la tentative maladroite de meurtre d'une dénommée Moira, reine des moires. Le couple avait su apprivoiser la demeure, et elle transpirait aujourd'hui encore cette sensation de havre de paix, de refuge, de sécurité. De sentiments d'hier.

Sèchement, le verre de whisky frappa le sol rustre de la table basse du salon, quand Azphel le reposa. Le mage noir s'éleva de toute sa grandeur, sa stature étouffant soudainement l'atmosphère délétère des lieux, forçant presque les murs à se ratatiner sur eux-mêmes. Il était le maître de l'endroit, et la Colline avait toujours obéi à sa seule volonté, à ses moindres désirs.
Le vent ébouriffant ses cheveux, il s'approcha lentement de la porte fenêtre ouverte, qui laissait déployer au loin, sous un jour grisâtre et capricieux, la ville de Londres, sanctuaire de nombre de ses crimes.

Avec une lenteur pernicieuse, il referma les fenêtres, inspirant une dernière fois la bourrasque étrangère. L'horloge sonna une fois. Le regard émeraude du sorcier coula sur le mobilier, la cuisine proche, le salon, témoins retenus à charge de mille vies. Rien ne bougerait plus jamais. Il alla, d'une démarche nonchalante, jusqu'à la porte qui basculait sur l'escalier descendant au sous-sol. Il écouta avec délectation chacune des marches grincer sous ses pas, émettant un "poc" caractéristique. Sur le sol terreux, il observa la pièce avec froideur, se remémora les cages entreposées autrefois ici, recueillant ses jeunes pleines lune.

Dans l'alcôve façonnée au fond, le coffre de bois centenaire demeurait entrouvert, son bois victime de sa dernière colère. Il s'en approcha, juste pour vérifier que le bâton qui s'y trouvait ne pourrait plus jamais servir. Il éprouva un certain soulagement à sa vision. Les débris de 05 étaient bien là, il ne commettrait plus jamais de crimes.
Fermant les yeux, Azphel prit une profonde inspiration, laissa l'air oxydé de toute la bâtisse consumer ses poumons jusqu'à ce qu'il exècrent sous l'odeur de souffre sanglant. Alors, le regard ferme, la démarche déterminée, il remonta les marches jusqu'au salon, sortit sa baguette de la poche de son jean, et formula une longue incantation qui résonna comme un chant mélodieux.

A mesure qu'il s'avançait vers la porte d'entrée pour quitter la maison, le décor derrière lui changeait singulièrement : les murs se décrépissaient, la poussière s'amoncelait sur les meubles, les accablant d'un fardeau centenaire ; des fissures creusèrent le sol et le plafond, l'horloge murale, dans un "BONG" sonore, se fendit en deux. Les vitres qui donnaient sur Londres se fissurèrent sans se briser, et la maison, alors qu'il était sur le palier, prêt à le franchir, grinça d'un cri sinistre. Le mage noir y jeta un dernier coup d'oeil, avant de quitter la Colline et de sceller la porte derrière lui. Lentement, des lierres grimpèrent des nimbes sur toute la structure, s’agrippèrent férocement aux gouttières, emprisonnèrent la Colline Étoilée dans un état de gisant abandonné.  

Le mage se retourna sur la cour intérieur : Aya l'y attendait, faisant apparaître un sourire soudainement humain sur le visage du sorcier. Autour d'elle, il revoyait Nour s'esclaffer inlassablement, Duchesse batifoler de grognements pour réclamer des caresses ; sur son épaule dénudée, le spectre de Berlioz vivait encore.
Dans l'air vicié de la Colline, des hululements résonnèrent autour du manoir, révélant les caprices de Kivol et de Sîn, les fidèles amis ailés des deux sorciers. Il ne restait, dans les spectres des souvenirs, que les meilleurs. Sans se retourner vers la maison, Azphel rejoignit la sorcière.

- Est-ce que ça va ? lui demanda-t-elle avec un regard soucieux.
- Oui, tout va très bien ! dit-il en lui empoignant la main.

Ils marchèrent jusqu'à la grille extérieure qui se referma sur leurs pas. Dans un dernier geste de baguette commun, ils regardèrent les plantes grimpantes emprisonner les barreaux, la serrure fondre sur son encoche de clé, le paysage de la Colline se figer dans un ultime râle immortel. Tout était terminé, ils pouvaient mettre le passé derrière eux, pour vivre dans un ailleurs, sereins.
Les deux mages se fixèrent, avant de s'embrasser longuement ; et dans un souffle silencieux, transplanèrent dans le lointain.
Sariel Fawkes
Sariel Fawkes
Serpentard
Serpentard
Année à Poudlard : Diplômé(e)

Matière optionnelle : Médicomagie

Spécialité(s) : - Permis de Transplanage


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Re: [Habitation] La colline étoilée
Sariel Fawkes, le  Mar 7 Jan - 23:50

Dernier RP sous Aya Lennox.
Autorisation des MDJ-G pour poster.

Nous nous étions mis d’accord pour en finir avec ce monde de la plus belle manière qui soit : en prenant la fuite, tout simplement.
Je savais que je ne pourrais jamais vraiment en finir avec mes vieux démons, et Azphel avait lui aussi conscience de ce que notre départ impliquerait. D’autres noms, une nouvelle adresse, un nouveau but en commun, et peut-être à trouver. Nous marier sûrement sous un nouveau soleil, ou rester d’éternels fiancés. Nous n’avions rien décidé, nous voulions simplement faire table rase du passé et possiblement tenter autre chose. Pas forcément plus concret. Mais quelque chose de différent. Oublier sa famille, et oublier la mienne. Si l’on pouvait appeler ces gens-là ainsi. La vie ne nous avait de toute manière jamais gâtés. Nous avions fini par en être une à deux, de famille, et depuis de nombreuses années.
Nous délester de nos noms, de n’importe quel sobriquet. N’être plus qu’Aya et Azphel. Ou des ombres sans but précis. Des lambdas, des laissés pour compte éternels, d’autres visages à oublier. Même si les nôtres perdureraient. Au fond de moi, je le savais.

Le changement serait forcément brutal, et l’acclimatation difficile, hors de tout ce que nous avions connu jusque-là. Nous n'avions pas peur de l'inconnu, mais cet inconnu-ci m'effrayait plus que je ne voulais l'admettre.
Après tout, n'importe quelle blessure colle bel et bien à la peau. Même si peu à peu la cicatrice disparaît, la sensation reste. Ce n’est pas une légende. Ce n’est un secret pour personne. Et nos plaies, elles, ont toujours eu une forme particulière, une saveur presque aigre-douce laissée sur le palais. Une nausée qui ne voulait pas vraiment s'affirmer. Si je n’avais vu autant ce merdier que j’appelais chienne de vie défiler sous mes yeux, peut-être n’aurais-je jamais rencontré Azphel. Peut-être nos routes ne se seraient-elles jamais croisées. C’était un constat difficile à faire, et pourtant, il apparaissait comme bien plus limpide à cet instant. Parfois, sans douleur, il n’y a d’amour qui tienne.

Non, je mentirais, à m’en écorcher la peau. Il ne m’avait pas fait que du bien. Loin de là. Sans lui aussi, je n’arborerais pas cette cicatrice à mon bras, et la marque d’une Lune sanglante ne serait gravée en mes chairs. Je ne serais pas louve. Mais je ne serais pas fauve non plus. Je ne serais pas Aya.
Parce qu’il a réveillé en moi ce que bien des femmes rêvaient de ressentir. Il a laissé la femme un peu cassée éclore de la jeune fille paumée. Il a tout pris. Et aujourd’hui encore, c’est moi qu’il emmène, c’est moi qu’il transporte. Au-delà des flots d’océans inatteignables, au-delà des dunes d’un désert inconnu. Au-delà de tout ce que j’ai jamais connu. C'est lui que je suis. Poussée par ce monstrueux Bonheur.
Jamais je n’aurais osé. Demander ça. Exiger ça de l’Inatteignable. Finir à genoux peut-être, sous le joug d’un nouvel être solaire, Lui, ou d’une autre lune qui surveillerait le moindre de mes gestes. J’avais peur peut-être, de ce que cela impliquerait. Me montrer vulnérable et par là, effectivement fragile, si fragile. J’ignorais encore à l’époque où j’avais dit oui à cet amour ce qu’il signifierait exactement. Ma perte ou mon envol. Peut-être les deux. J’étais de toute façon bourrée de contradictions. Rien ne changerait cela. Ni une fuite, ni un doute, aussi minime que possible.
J'étais gamine, et lui rendu profondément sage par le Temps, les obstacles vaillamment passés. Je l'admirais pour cela. Et peut-être avais-je besoin de m'abreuver directement à la source de cette force si particulière. Peut-être n'étais-je qu'intéressée, jusque dans cet Amour que je voyais pourtant si pur, au-delà de tout. Peut-être étais-je plus cruelle encore que le Monstre qui m'avait mordue.

Puisque de toute façon, mon véritable don était la destruction. Casser, rompre, déchirer tous ces morceaux de moi. Et des autres. Des autres aussi, puisque tout était en relation dans ce fatras. Tout était lié. Me flageller à cause des autres, me disloquer à cause de moi. Si j'osais le comparer à un Soleil, qu'étais-je moi ?
Si malheureuse, si misérable cette fierté à se savoir foutue. Je me nourrissais d'elle, à rire de tout et surtout de moi. De mon absence d'avenir et d'exactitude dans l'effort. J'essayais tout et je ratais. Même à passer outre. Trop de défaites pour une impératrice habitée par la soif de se vaincre seule à chaque coup porté à son empire. Il paraissait qu'on ne pouvait vivre en se considérant sans cesse comme sa propre Némésis. Je n'avais jamais vu les choses ainsi. Peut-être était-ce là ma dernière erreur.

Quitter le travail n’était pas compliqué. On peut disparaître simplement si l’on s’y applique. On finit par ne plus être payé, et basta. Les gens nous cherchent et finissent par se faire une raison. Tous les jours des gens disparaissent pour reprendre à zéro. Nous n’étions pas les premiers à souhaiter tout recommencer.
Les valises étaient bouclées en un tour de main ; nos compagnons à quatre pattes mis en sûreté dans notre nouveau chez nous. Derrière nos silhouettes, la Colline étoilée méritait plus que jamais son nom. Toujours plus belle la nuit, et seulement éclairée par les vestiges et les naissances de corps célestes en fusion. Elle n’était pas totalement abandonnée. Nous vivions toujours en elle. A s’y méprendre, les souvenirs ont bel et bien une forme. Cela dépend surtout de l’oeil et du regard qu’il porte sur l’invisible.

Un temps, je me surpris à penser à ceux que je laissais derrière moi. Cet abruti d’Azaël, Lizzie, Arty l’orphelin-Loup, le Maître. A ceux déjà partis. A ceux qui restaient et à qui je ne manquerais de toute façon pas. Qui me chercheraient peut-être dans le noir.
Là où nous allions, ils sauraient nous oublier. Ce n’était pas que moi qui tournait la page, au final. Eux, n’avaient tout simplement pas le choix. Le monde ne les attendrait pas pour continuer à se démanteler.


vaniteuse de ta propre rage

tisse lentement
sûrement
ta lourde et vicieuse petite toile

et salue ton audience
une dernière fois.
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