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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Pré-au-Lard ~¤~ :: Rues de Pré-au-Lard :: La Tête de Sanglier
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La Cuisine
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Lizzie Bennet
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Re: La Cuisine

Message par : Lizzie Bennet, Lun 10 Oct - 7:57


Ebenezer me regarde. Il me regarde suçoter la bouteille, c’est à croire que c’est de son sang dont je me délecte. Alors que l’alcool me brûle la gorge, ses joues se vident de couleur. Décomposition sans bague magique, sans sortilège, rien. Juste la pâleur du gars qui comprend un truc, et n’aime pas, et se pare d’un blanc maladif. Comme si l’être humain s’était créé une couleur valant un panneau stop. higher and higher higher and higherBientôt, tu ne le regardes plus, ou plutôt si, tu l’entrevois à travers le verre déformant de la bouteille dont tu puises des rires désordonnés, répondant en écho dépareillé à ceux de ton comparse.

Il finit, bien sûr, on parle de Lestrange quand même, à chercher à monnayer l’affaire. Quoi. Je te prête des droits sur mon gosse, et toi, tu veux quelque chose ? T’as cru que j’avais des choses t’intéressant ? Sorry copain, j’suis aussi pauvre que d’habitude, et non, je te ferais pas de ristourne indécente à la Boutique d’Accessoires de Magie Noire. higher and higherEnfin, en soit, je pouvais tout à fait.higher and higher Mais hors de question qu’il le sache, sinon j’étais juste morte, il ne me laisserait jamais y échapper. Ne pas faire de promesse qu’on pouvait regretter. Entre deux gorgées, je crachais « J’ai trouvé une nouvelle tite pilule, si tu veux la tester... »

Yep, l’avantage des autres emplois, c’est que l’un impliquait de chercher des gentils petits clients. Et rien ne fidélise tant que les premières gratos. Pis ça me permettait d’avoir un prétexte pour la prendre avec lui. De pas être juste l’alcoolique et droguée lambda, mais d’être quelqu’un qui aimait partager, tout ça, tout ça. Je commençais à farfouiller entre mes poches de la main gauche, la droite ne quittant la bouteille qu’elle ramenait encore et encore à mes lèvres. Pourquoi je trouvais pas ce cachet avec motherfucking comme deuxième prénom ? Il était cool pourtant. C’était un cadeau pour lui, mon employeuse, le bébé, moi, bref, c’était la baaase.

Je devais mettre trop de coeur à ma recherche, car il profita d’une faiblesse d’attention pour me voler sa bouteille. Le c*nnard. Oui je sais, pas safe, il faudrait d’autres rejets, des « bois mes règles » plus que des « va te faire foutre », mais pour le coup, j’y pense pas. Peut-être parce que je les ai plus ? J’aurais pu me taper celles d’anniversaire, j’avoue que j’apprécie que mon corps m’ait foutu la paix depuis quelques mois sur ce sujet. En même temps, vu comme le monde parvient à être relou tout le temps, c’est plus cool de pas être en perpétuel en désaccord avec notre corps.

Et bim, voilà que je me tapais ses désaccords à lui. Ebenezer, pas mon corps hein. Il avait ce regard tout pétri de jugement, de l’ordre de ceux qui me suivaient où que j’aille, higher and higher higher and highers’accompagnant parfois de dissection de mon gosse. Bande de- De quoi, je sais plus, il parle et mes doigts se referment sur le paquet. Bah dis donc, faut vraiment que je réorganise mes poches. M*rde ! Il parle, on disait. Que disait-il, déjà ? J’aurais mieux fait de pas faire rejouer. « Et qui est l'heureux papa ? » Haussement d'épaules désinvolte.

- J’en sais rien. Enfin presque rien, mais concrètement, je connaissais pas son nom, ni sa gueule, j’avais que son matricule, et c’est pas à lui que j’allais l’expliquer. Tu sais, en sortant d’Azkaban, j’avais des plaisirs à retrouver. Sourire carnassier, le retour, je mentais comme une arracheuse de dents. Depuis Azkaban, 49 était le seul mec que je me rappelais m’être fait. Les autres étaient toutes des meufs, donc ça limitait le potentiel de responsables. Je faisais tournoyer les petites pilules. higher and higherhigher and higherhigher and higherJoin me.
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Ebenezer Lestrange
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Re: La Cuisine

Message par : Ebenezer Lestrange, Dim 23 Oct - 16:49


En échange, elle voulait le droguer. C'était beau l'amitié sous-entendue, ça passait son temps à se tirer vers le fond alors qu'ils étaient déjà pas très haut. Le pire, c'était qu'Ebenezer n'était pas désintéressé. Parce que c'était drôle la vie quand on était pas clean, ça donnait des idées pas toujours brillantes à mettre en oeuvre puis souvent bien tordues. On exposera pas ici tous les détails, là n'est pas le problème et regardait Bennet s'auto-fouiller était bien plus marrant. Limite il avait envie de jouer à chaud-froid.

Elle buvait un peu comme si sa vie en dépendait, une main sur la bouteille, l'autre vidant ses poches. Il se demanda comment elle faisait pour respirer et comment le bébé faisait pour survivre avec une mère pareil. Un futur cas d'école ce gamin, il s'en frottait les mains d'avance et il alla piquer la boisson à Lizzie parce qu'il fallait qu'il se désaltère.

En échange, des pilules. Elle avait fini par les trouver ces p*tains de médoc et Ebenezer haussa les sourcils, circonspect. Il les connaissait, souvenir flou d'une soirée/nuit avec une blonde qui donnait dans les potions. Le reste des détails, un peu volatilisé. La faute à l'alcool, comme d'hab. Du rêve en comprimés en échange d'un filleul ou d'une... Restait à savoir la quantité échangée, c'était un coup à se retrouver avec une dose puis nada. Puis fallait savoir de qui c'était le gosse aussi. Hors de question de toucher, même avec un bâton, le gosse de Delaube ou autre McSoul.

- J’en sais rien. Tu sais, en sortant d’Azkaban, j’avais des plaisirs à retrouver.

Non, il savait pas, il voulait pas savoir surtout. Moins il en savait, mieux il se portait. Gorgée de sky, yeux au ciel en réponse du sourire de l'autre timbrée. Et vas-y que je fais mumuse avec le sachet de pilules. Il choppa le poignet au vol, un poil agacé. Nouvelle gorgée. Les clients, de l'autre côté de la porte de la cuisine râlaient. Flemme d'y retourner, qu'ils râlent et s'étouffent de mécontentement. En silence ce serait mieux.

- Redescends un peu tu veux... Ça, coup d’œil aux pilules, je connais déjà... Puis je veux pas savoir ce que tu voulais retrouver en revenant dans le coin si ce n'est que ton super pote génial... Pause, haussement d'épaules, elle avait gagné. ... Et futur parrain d'un morveux avec la moitié de ton ADN.

On boit pour fêter ça ? Carrément. Dingue comment il était toujours en accord avec lui-même sur ce sujet. Il farfouilla au hasard dans les placards, en tira deux bocks taille XL et partagea équitablement le sky. Un pour lui, un pour Lizzie, on trinque pour la forme, parce que bon, niveau santé c'était pas gagné. Fallait qu'il pense à récupérer les pilules aussi. Hors de question de se faire enfler vu l'histoire. Non mais Bennet enceinte... Il avait de nouveau envie de rire.
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Lizzie Bennet
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Re: La Cuisine

Message par : Lizzie Bennet, Mer 26 Oct - 4:52


Il me saoule. Il a vraiment rien à faire d’autre que freiner mes consommations ? Genre bam, j’essaie de boire, et pif, il m’arrête. C’est pas le jugement à la Izsa, c’est juste les yeux au ciel qui donnent envie de le passer à tabac. Je vais tous les défoncer. Le feu à la baraque, et bim, débarrassée. On y croit, hein. Autant, pour Delab, ce serait pas un souci, autant nier que je tenais à Ebenezer devenait au fil du temps compliqué. T’façon j’étais venue lui demander d’être le parrain de mon gosse, et vu mon espérance de vie, c’était presque comme le nommer père. Glauque. Pas père, c’est pas le mot. Mais c’était lui faire conf- y a vraiment aucun mot qui sonne bon en bouche pour désigner un Lestrange. Ça fait quoi, 5 ans qu’on se connaît et que je rechigne à le qualifier d’ami ? C’est presque ridicule, au fond.

Non. C’était mérité. Après la double interruption pour l’alcool, il voulait m’empêcher de sortir des jolies penseuses ? En vrai, je savais même plus lesquelles j’avais. La Nuage ? La Vol ? La Pays des Merveilles ? La Paradis ? La Dreamer ? Ok, toutes étaient bonnes en planage et regain d’énergie, mais c’était cool de savoir exactement ce que je lui proposais histoire que je me rappelle de laquelle il voulait la prochaine fois, et j’étais pas encore fixée sur le code couleur. Alors comment je savais sans la prendre, hein ? T’es pas fut-fut Lestrange. Laisse faire les grands.

J’essaie de dégager mon poignet, mais sa main est plus ferme que dans mes souvenirs, et il faut attendre qu’il soit sur la bouteille pour le libérer. M*rde, il s’est mis à la muscu ce c*n ? J’aimais bien quand il avait la force d’un cochon d’Inde malade, c’était pratique pour le séquestrer. Là, c’était un poil plus tendu. Et il le sentait, se risquant à utiliser de l’impératif à mon encontre. Il savait à quel point je détestais ça, pourtant, non ? Il connaissait les pilules. Semblait pas trop les vouloir. Je les rangeais. Se désintéressait de ma vie. Cool, t’avais qu’à pas demander le père et on arrivait encore plus vite à ce point. A mon tour de lever les yeux au ciel pendant son hyperbolique « super pote génial » qui lui vaut un léger coup de poing dans les côtes. On dirait des gamins p*tain. C’est abusé.

Enfin, la fin de sa phrase transforme le poing serré en main ouverte, plus haut, pour un f*cking high five. Admettons le, la cynique a un sourire plus grand qu’un enfant le soir de Noël. C’est abusé. Pourquoi je voulait qu’il soit parrain déjà ? J’sais plus. On va dire ça. On va dire que je sais pas pourquoi un cri de joie a jailli de ma gorge. Y a un Legilimens dans la salle d’à côté. Un truc comme ça. Sans doute pour cette histoire d’alcool qu’il lui retendait, finalement. Pour fêter ça, on va fêter ça, tout ça, tout ça. Beaucoup trop d’énergie pétillait dans le regard de la borgne, vive les lunettes de soleil pour éviter les nouvelles remarques. On trinque aux calmars sombraux et aux enfances alcoolisées.

Et le liquide nous brûle la gorge, arrachant un nouveau sourire.
- Merci, Eb.

Regard qui dit t'es mieux qu'un frère pour moi. Talk is too cheap to say it out loud. Mais c'est l'alcool, plus que mes pensées, hein. Parce qu'en vrai, ce serait limite une condamnation à mort que lui offrir une place dans ma fratrie-zoombie, donc on va rester sur le parrain. C'est cool en plus parrain. Ça réduit les débats sur le mot à utiliser -colocataire, partenaire de crime, comparse sonnaient vieux. Là, ça fait presque naturel. Et évite les débats. Trop d'excitation. Je chope une pilule, l'avale en renversant la tête en arrière ; un instant, mon regard transparaît sous les lunettes, et je redresse vite la nuque pour les replacer. L'alcool diffuse sa chaleur, Eb a accepté d'être parrain, dans un instant la pilule prendra effet. Envie de crier dans les nuages.
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Ebenezer Lestrange
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Re: La Cuisine

Message par : Ebenezer Lestrange, Lun 26 Déc - 23:44


Deux mois tout pile, avoue, c'est beau !

Oh que la situation devenait bizarre. Bennet faisait beaucoup trop petite fille heureuse alors qu'il n'y avait personne à tuer, à dépecer ou à manger. High-five, cri de joie, Ebenezer la regardait un peu éberlué. Pas qu'il n'aimait pas que son amie soit contente, juste qu'en plus de s'en foutre un peu de son humeur (la fuite en cas de regard trop furieux était easy), il n'était pas habitué aux effusions de joie. Là, il redoutait le câlin de remerciement, l'embrassade, les contacts physiques de ce genre. Rien que d'y penser, il en avait des frissons. La sortie n'était pas très loin dans le pire des cas, il irait plus vite qu'elle et son centre de gravité modifié. Rien de tout cela n'arriva, ouf. Verres levés bien haut, gorgée d'alcool.

- Merci, Eb.

Et il sourit, haussa les épaules  en mode "pas de quoi". C'était un peu gênant alors il se noya d'avantage dans son verre, limite il faisait des bubulles dedans pour changer de sujet. La sorcière était dans son trip et gobait un de ses médocs avec la posture du camé moyen, tête renversée, yeux révulsés et tout le tralala. Quoique pour les yeux, il ne savait pas, la miss avait pas enlevé ses lunettes qui devaient vachement lui servir vu qu'Ebenezer était encore mieux que le soleil. Pupilles entraperçues tout de même, il fronça les sourcils, un truc clochait mais il ne saurait dire quoi.

Il tendit la main, elle avait pas intérêt à faire la radine. Il lui aurait bien sorti un truc du genre qu'elle n'avait pas besoin de lui promettre pilles ou autre, qu'au fond il ne voulait rien en échange mais ça devenait beaucoup trop gentil pour qu'il assume derrière. Pour compenser rien que d'avoir pensé cette idée, il allait la dépouiller. Et lui filer un peu d'alcool. Fallait bien abreuver le bébé. D'ailleurs, fallait qu'il continue son interrogatoire, puis qu'ils fassent la fête. Le baptême des nouveaux-nés au champagne, c'était trop commun, autant faire celui des à naître.

- Il est pour quand ?

Il ne connaissait rien sur l'évolution de la circonférence des bides parasités. En attendant que Lizzie retrouve les chiffres arabes qui devaient tourner dans son esprit pas net, il ouvrit la porte de la cuisine brusquement. Celle-ci fit un joli bruit en cognant le mur, dévoilant la salle pleine de clients pas trop contents parce que les commandes traînaient. Ebenezer se fit un plaisir de tous les virer, du moins de virer la majorité, il n'avait pas trop envie de se baisser pour trouver les amateurs de cache-cache sous les tables ou autres hypothétiques détraqués. Quelques sortilèges plus tard, l'auberge était à eux. Privatisation du lieu en instantané, plus qu'à espérer que Monroe ne viendrait pas râler.

Hop, musique puis bouteilles alignées d'un coup de baguette. Lizzie était enceinte et ils allaient se faire un plaisir de l'oublier.
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Fantôme de Poudlard
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Re: La Cuisine

Message par : Fantôme de Poudlard, Mar 24 Jan - 18:46


Sa tâche était simple, il était supposé aller poster des affiches pour le bal de la Saint-Valentin dans quelques commerces pendant la nuit. Get in, do your thing, get out, quickly. Seulement voilà, il y avait eu un petit 1e année de Poufsouffle à embêter, quelques animaux de compagnie perdus à effrayer, les elfes de maison à narguer et, avant que l'esprit frappeur n'ai terminé sa petite tournée, le matin commençait déjà à pointer.

Bon, il était peut-être un peu en retard...

Ok, il était pas mal en retard.

Mais bon, du moment que la satanée affiche était postée, les autres fantômes allaient lui foutre la paix non?

Il se dirigea donc vers sa première cible, la Tête de Sanglier, un bar miteux, mais un bar pareil. L'odeur de l'alcool en matinée lui rappelait les nombreuses soirées qu'il avait passé à se saouler. Ça lui donnait quelques petites idées d'ailleurs...Se dirigeant vers la cuisine de l'établissement il se prit à mélanger tout ce qui pouvait bien lui passer sous la main. Alcool, jus, nourriture, finissaient tous au fond d'une casserole.

Il lui fallait quelqu'un pour goûter à son oeuvre, l'esprit frappeur se décida donc de faire le plus de bruit possible pour attirer quelqu'un. Dans une bourrasque spectrale, poêles, casseroles, verres et ustensiles partirent dans les airs, s'entrechoquant. Il ne manquait que la pièce maitresse de son oeuvre. Posant l'affiche aux côtés de la mixture auparavant créé, il relâcha les objets pour s'échapper dès que ceux-ci touchèrent à terre.

La cuisine de la Tête de Sanglier était maintenant un beau bordel d'objets éparpillés, une casserole au contenu des plus étrange et une affiche intacte dans le chaos.


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Lizzie Bennet
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Re: La Cuisine

Message par : Lizzie Bennet, Jeu 2 Mar - 3:38


(Le RP commence un peu à tourner en rond
Donc j’me dis que je me casse et qu’on en rouvrira un plus neuf
et à jour parce que omg avril 2016 on abuse)


merci
merci
depuis quand je parle aux gens
dans cette langue vernaculaire
c'est pas la mienne
j'comprends même pas ce que ça veut dire
habituellement quand j'bug
et dois dire merci
j'ai plutôt tendance à embrasser
mais avec lui ce serait
encore plus non———sens
_j’accouche à minuit quatre vingt
et des poussières
un truc comme ça

on a dansé
je crois
et puis bu
ça c'est sûr
en même temps y a des musiques
parfaites pour le liquide
et des liquides
nécessaires à la musique
et très vite c'est l'un à l'autre et l'autre à l'un et le vertige
et c'est que dans l'eau avec une ligne carbonnée
qu'on se raccroche
se rattrape

c’était vraiment pas net
ils se parlaient tous les deux
en mode doux et gentils
on aurait dit des chiots prêts à s’endormir côte à côte
après avoir joué toute la journée
svp c’était pas nous ça
nous on était les voleurs de chien
tu te rappelles de sac à puce numéro dix ?
dans un flash
comme juste avant de crever dans les films moldus
j’revois tout ce qui nous a conduit à ce moment
et merlin
j’ai le vertige
parce que franchement planter des oeufs dans les tulipes
ou des hurleurs nocturnes dans les oeufs mimosa
pareil au même
c’était vraiment pas cool
c’était le genre de chose qui pouvait dérègler tout un programme
et mon non-attachement m*rde ?
qu’est-ce que je faisais ici ?
pourquoi j’étais venue demander de l’aide ?
la lizzie surexcitée et aimante était remise à sa place
par les pilules de la vérité
et voilà qu’elle se rappelait
qu’elle était en retard
_Bois pour moi, faut que j’aille
faut que j’aille taille des mots dans la paille
J’ai vu qu’Ashton voulait les noyer dans une grenadine
C’est n’importe quoi
On va tous couler à ce rythme
Mais on remet la soirée
A la maison genre ?

Un truc comme ça
je continuais de parler
longtemps après être partie
perdue dans les rues de Londres
dans ces pavés qui étaient censés être plus familiers
qu’un tour de poche
j’ai fini par faire copain copain avec une meuf sous un pont
elle avait le teint halé
et le souffle bonbon
j’sais plus de quoi on a parlé
j’étais trop loin
mais marcher vous savez
ça libère de tout
ça permet d’envoyer fo*tre
tout ce qui n’a d’importance

[ESCAPE]
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Re: La Cuisine

Message par : Mangemort 82, Lun 27 Mar - 23:40


PV Phoebe Monroe - 87
Autorisation de Phoebe.


À cette heure, sept heure après le tombé de la nuit.  
À cette heure dense, avec Tu, On allions.
Pour faire parler,
pour faire saigner la nuit,
et faire briller les gyrophares de leur baguette,
deux yeux illuminés, rugissants rougissants dans les ténèbres.

Ici, le soleil nous donnait l’impression de dormir coincé entre deux strates du sommeil, deux niveaux de rêves d’où l’on ne revient pas. En réalité, il nous trompait à l’autre bout de la Terre, à éprouver son corps et sa tête dans des contrées lointaines, les baisant les caressant avec ses langues ardentes.

Il était tard, donc.
L’obscurité et les lampadaires se dévoraient chaque recoin.
Combat épique, vieux comme le Monde.
Ils se dévorent même dans ta tête.


Il était tard, donc, bientôt nous allions rouvrir la boutique de nos quelques désirs majeurs et violents qui hantaient notre esprit. En était-il de même pour Tu, elle qui tue-toi au travers des miroirs, Reine Dingue qui bouscule le monde avec sa vague à l’âme de tempête ? Sans doute.

Avec Tu, On avions donc enlevé les chaines qui trainaient à nos pieds afin de rendre visite au propriétaire de la Tête du Sanglier, Phoebe Monroe, un être singulier et solitaire qui, selon les rumeurs, avait abandonné ses convictions à l’Ordre du Phénix.

Dans la nuit noire,
Le poison de notre cigarette embrassait nos poumons
D’un voile envoutant –
séduisant notre esprit,
Séduisant
comme l’était le bruit étouffé du briquet
Clic, clac, clic, clac,
qui scarifie l’invisible
d’une flamme meurtrière.

Et entre un clac et un clic, un CRAC. L’un des cinq doigts du singe de la Main* se tord, se casse et à l’énonciation de notre vœu, toutes protections magiques qui protégeaient le Sanglier furent brisées. Il n'y avait plus qu'à entrer par une porte dérobée, et On et Tu étions dans la place.

-Est-ce que tu saignes ? que l’On chantonne, désinvolte, comme un enfant. Si tu saignes, réponds, petit Sanglier. Nous venons jouir du parfum de ton sang.




Spoiler:
 
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Re: La Cuisine

Message par : Mangemort 87, Lun 3 Avr - 0:31


à sept tu rejoins l’unique huit
l’unique vrai celui qui complète
qui sans toujours le savoir fait tripper
de l’autre côté du miroir
entre les éclats de verre dansant
et la fumée des chimères

à sept tu rejoins l’unique huit
et les ombres de londres se dessinent
le long des quais on les croirait manger
l’herbe dans la noirceur des pavés
on ne sait plus où l’on pourrait s’allonger
où qu’on se pose y aura ton torse
comme un refuge un abri

à sept tu rejoins l’unique huit
ombres et lumières se côtoient
se tutoient et se dévorent
en leur sein se cache un animal marin
un monstre même peut-être
avec deux têtes et huit pattes
mais seulement trois yeux
et lorsqu’il agite la nageoire
tu ne sais trop si le mouvement est vertical
il joue trop des reflets des réverbères
et dans l’atlantide meurtrière
la masse sombre avance
à la porte d’un autre mammifère
il ne lui veut du mal pas vraiment
il ne fait que mettre en garde
rappelle que les serpents n’en sont pas toujours
que parfois l’oiseau est python
capable d’ingurgiter cru un éléphant
sans que la bosse ne soit plus grosse qu’un biceps

à sept tu rejoins l’unique huit
dans l’ombre tu ressembles à on
en un peu moins fin
il faut dire que lui quand il parle
ça fait des confettis dans le noir
toi tout ce qui brille
c’est ton rire en arrière plan
il brille comme des néons
des néons plantés sans hésitation
dans la gu*ule du cyclope

dans l’ombre la masse sombre s’agite
elle trépigne d’en savoir plus
il faut fouiller le passé le présent le futur
de phoebe
ne laisser nul doute
car plus il vous apprend
moins emily est utile
et il est hors de question
que les mangemorts tapent la discute à lynch
tu t’en fais le serment
phoebe montre toi intéressant
donne moi ta main
et prends la mienne
la libération a sonné
dans les lèvres de ta reine
alors nous venons récolter
ce qu’elle sème

les monstres s’apprêtent
rugissants rougissants dans les ténèbres
nageur, oseras-tu
venir saluer l’étrange animal ?
plongeras-tu sous l’eau le temps d’une apnée ?
ou faudra-t-il qu’il vienne lui même te chercher ?
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Phoebe Monroe
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Re: La Cuisine

Message par : Phoebe Monroe, Mar 11 Avr - 15:38


Ainsi riait Zarathoustra

Ein Buch für Alle und Keinen




« - Je ne te crois pas Coco !
- Mais, qui eût cru qu’il existât un ouvrage tel que Mes secrets minceur, par Friedrich Nietzsche ?*
- Je ne peux concevoir que cet esprit brillant du XIXème s’amusât à nous lister ses conseils diététiques dans ses aphorismes, entre une apologie du philosophe nouveau et une polémique sur le sang frelaté des Français !
- Regarde donc ce que je t’apporte là, Coco poussa sur le comptoir un livre dont la couverture neuve était caressée par ses gros doigts burinés. Mes yeux parcoururent rapidement les lettres noires.
- Je n’y crois toujours pas. C’est une blague, rien de plus.
- Et quel serait mon intérêt à te faire une blague ?
- Il s’agit peut-être d’une manière étrange de philosopher à coup de marteau, mes lèvres se touchèrent à l’amorce du dernier mot, rappelèrent aux sens ma lenteur d’âme et ma luxure, puis, elles finirent en un sourire pompeux.
- Ça c’est du brandy. Ils n’en ont pas des comme ça à Cuba.
- Mais ils ont tout à Cuba.
- Tu ne connais rien l’Ecossais… Cuba souffre de l’inconfort d’être une île trop petite pour un peuple trop grand, fit-il la bouche sèche et le palais à moitié endormi par le brandy.
- Et mes cigares ? Tu en ramènes une nouvelle boîte ?
- Je n’ai plus rien, fiston. Les Américains, les Canadiens, les Chinois ; ils m’ont tous dévalisé.
- Je ne te crois pas Coco !
- Et si tu allais exercer ton esprit critique sur les aphorismes fitness de Nietzsche ? »

Je suis soulagé d’apprendre que nous sommes enfin en mesure de ne plus pouvoir expliquer l’univers. La science faillit à donner l’explication abrupte de la fille qui joue sous les rayons du soleil, des vagues s’échouant sur le dos de l’hommes qui porte son enfant à l’océan. La réalité est polyphonique, si elle peut être décrite et appréciée sous le regard de la science, celle-ci n’en observe qu’une infime partie ; si je peux décrire la roche scientifiquement, je peux la rendre aux mots comme je la comprends, si je peux détruire un être à coups d’armes chimiques, je peux le tuer à coups de mots. Dans cette conscience irradiante du caractère amorphe de la réalité, ma main tomba sur une poignée d’argent qui déclencha un cri d’enfer résonnant dans ces toilettes.

Un liseré de lumière trouble s’échappait sous la porte de la chambre de Coco. Au-delà du bois de chêne, il semblait échanger ses chaussures italiennes pour des pantoufles ne laissant qu’un murmure discret sur le parquet. Je ne parvenais pas à témoigner foi devant l’absurdité du livre qu’il m’apporta de Cuba : comment la volonté de puissance finit-elle par s’exprimer par le choix d’une vinaigrette sans matière grasse pour la salade ? Face à cette énigme intellectuelle, je fus sidéré, dans ce couloir à peine éclairé, par les derniers mots de Coco avant qu’il n’aille se coucher : « Si Dieu est mort, ça ne veut pas dire que tous les aliments sont permis – tout est dit dans ce livre. Au contraire du Discours sur l’origine et les fondements des bourrelets parmi les hommes de Rousseau qui m’a fait reprendre tous mes kilos perdus deux semaines après avoir arrêté le régime. »

Sur la première marche des escaliers, une petite boîte en essence exotique avait été posée. Sur sa surface sombre, les mots « Un viejo que leía novelas de amor » étaient gravés. J’eus, de la sorte, la saisie immédiate de cette vérité : l’homme et ses tréfonds psychiques ne parviennent à enterrer dans l’oubli les cigares. Ma descente vers la scène de la Tête de Sanglier baignée dans le noir fut perturbée par un craquement provenant des profondeurs sombres de l’édifice. Les bougies s’allumèrent.

Petit à petit, la maladie aura raison de moi… Je visualisai l’image floue, l’on sentit que je perdais pied, le poison de Cléopâtre de Syrie commençait à agir. Devant moi, deux silhouettes délirantes dont les formes changeaient à mesure que j’appliquais mes divers moyens d’appréhension du réel ; ils furent grands, petits, triples, patibulaires, souples, noirs, proches, lointains, menaçants, paisibles. La terreur de cette anomalie jaillissait, posant sur ma raison un voile noir et opaque. Mes doigts se refermèrent sur la boîte.

« Eh. » Pause. « Souhaiteriez-vous discuter dans la cuisine en face d’un café ? » La volonté de puissance ne trouva pas écho. Seul cet aphorisme nouveau s’affirma en moi :

« Un berger a toujours besoin d’un mouton conducteur, autrement il lui faut être à l’occasion un mouton lui-même. Le mouton est pourtant contrindiqué dans le cadre de cette cure minceur. » - Mes secrets minceur, Friedrich Nietzsche.
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Re: La Cuisine

Message par : Mangemort 87, Sam 8 Juil - 0:05


bonjour, je suis 8287
on a fait fusiooon comme garnet
c’est ce qu’il se passe quand on laisse deux âmes
dans la même eau trop longtemps
elles massèrent et se confondent
il devient impossible, impensable de les dissocier

le type en face est complètement barge
ne voit-il pas qu’il a affaire à un hybride ?
un dragon et un cachalot mêlé ?
affreuse bête si vous voulez mon avis
maline et maligne comme on ne les fait plus
non lui veut juste proposer un café

— j’préfère le chocolat, chaud

y a que les vieux pour tenter de se convaincre
que l’amertume leur procure un plaisir
soyons francs on est tous avides de cet été sur la langue
on veut les couleurs les chaleurs du chocolat
qu’il nous fonde sous la langue
comme un éclair
qu’il nous brûle la chair
oui, le chocolat est plus adapté

et tu t’avances vers le serveur
avide, d’un autre péché
— tu m’ajouteras deux sucres, en canards ?
— avec un peu de ton sang dessus

tu craques
ta finesse d’approche est morte

en même temps tu viens pas pour une bouffe
t’es missionée
missionée par 67, missionée par la vie
si tu ne mets quelques phénix hors d’état de nuire
il s’occupera d’emily
tu ne peux le laisser la toucher
pas elle
jamais elle

— à moins que tu tiennes à ce que je me serve
— je peux aussi, sale pro-moldu

on rentre dans le cru du sujet
avec un sourire impatient
celui de l’enfant qui attend son chocolat
avec les deux canards goût sang

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Phoebe Monroe
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Re: La Cuisine

Message par : Phoebe Monroe, Dim 16 Juil - 19:42


De mes lèvres s’échappa le café que je n’avais pas encore bu. Puis s’ensuivit un rire fort et appuyé par le gonflement inhabituel de mes artères qui altéra la teinte de mon visage buriné en un rouge carmin – ou plutôt une mélasse orangée digne de Rothko brouillant la capacité propre à l’homme de former des distinctions, de créer du mensurable. Ma figure était toile d’un expressionisme abstrait, aux lignes erratiques et qui jouait sous la lumière.

« En voilà une que ça ne dérange pas de passer du coq à l’âne sans transition, fis-je. Sache qu’il est hors de question que je te serve un chocolat chaud de mes couilles : ce n’est pas une maison propre, mais c’est une maison qui a des principes. »

Je suffoquais, ma vie défilait sous mes yeux en une série de vignettes nostalgiques. Un diaporama grouillant de paumés de tout poil : une ribambelle de poltrons, des casse-pieds de premières, des partenaires qui ne levaient pas le petit doigt sans consulter les astres, sans parler des régimes foireux, d’un type qui avait été impliqué dans une affaire de statue de cire ayant fait scandale et d’un gobelin qui refusait d’admettre qu’il était à la hauteur. Une soumission lobotomisée au dieu suprême qui se montrait à l’occasion, derrière un miroir. Il dansait comme Gene Kelly ou fumait un long cigare cubain, avant de hennir de rire, tel un cheval de course hongkongais.

« Qu’est-ce que tu veux que je te dise, ma grande, j’ai touché le gros lot. Je suis entré en contact avec mon moi spirituel et, à partir de là, ça a été banco : j’ai commencé à aimer tout le monde, même les moldus. C’est comme si on appliquait un filtre sur la réalité. Tu devrais essayer, ça t’évitera de paraître conne ! »

Des profondeurs d’un cortex qui avait généreusement mariné dans la Smirnoff, je me rappelai soudain m’être arrêté auparavant devant les tableaux d’une exposition intitulée « De Rembrandt à Vermeer : l’influence de la philosophie diététique dans la peinture hollandaise » au British Museum. Des peintres pour qui les aphorismes minceurs forgèrent une solide connaissance des bonnes attitudes culinaires se répercutant dans leur peinture : les traits du visage, les regards, le caractère bien-portant des corps, etc.  Dès lors, en compagnie d’une nauséabonde suprématiste, un pan entier de la philosophie occidentale ainsi que ses conséquences sur l’art s’ouvrirent à moi ; rendant raison à Coco et ses prérogatives extravagantes venues de Cuba.

« Tu sais quoi ? On va se boire une vodka et tout ira mieux ! »

« On n'aime plus assez sa connaissance aussitôt qu’on la communique aux autres. Ainsi donc, partagez autour de vous le mot : le pain est à éviter dans tout régime. » - Mes secrets minceur, Friedrich Nietzche.
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Re: La Cuisine

Message par : Lizzie Bennet, Ven 25 Aoû - 22:56


#LeChatNEstPasMort

Tu vois pas pourquoi il dit une
T’as pas une tête d’une
T’as pas un coeur d’une
Tu es deux et vu qui compose l’autre part de toi ce soir
Tu es même cinq
Cinq
Pour la différence de vos matricules
Pour les cinq genres chez les américains indiens
Pour les doigts d’une main
Pour le club dont vous faisiez presque partie
Mais alors qui était le Chien ?
Toi, sans doute
Mieux valait toi que le Serpent

Il proposait de pisser du chocolat chaud
Toi tu trouvais ça étrange
Mais ça devait être une composition moldue
Un truc comme la cup avec un pouvoir moldu
Enfin pas moldu justement, technologique
Il avait une machine, il faisait pipi dedans, et BRAM
Chocolat
Chaud comme la pisse, voire un peu plus
Mais quel monde ignoble que le monde moldu
On finit par s’y boire la queue toute la journée
Et toit tu vas t’arrêter là car en plus
En plus
Ses principes s’opposaient à t’offrir un chocolat

Remboursés !
Remboursés !

Crie ton coeur de radasse
Tu n’as rien dépensé mais ton ego a déjà pris un coup
Sans doute ferais-tu mieux de te calmer
De boire de l’eau
3, 2, 3, 4 verres d’eau
D’eau exclusivement

Pourtant ce n’est pas de l’eau qu’il te propose
Cela en a la couleur mais certainement pas le goût
Mais toi t’es faible t’es bien plus faible que t’en as l’air
Alors tu dis oui
Tu sais pas ce que 82 en pense mais toi
Tu vas te boire une vodka
Avec ce mec qui est tellement pété qu’il croit pouvoir sortir des miracles de son corps
Tellement pété qu’il croit que quelqu’un en haut à que ça à foutre, le couvrir de miracles
Tellement pété qu’il croit encore aux miracles
Ouais et puis bientôt toi aussi tu vas crever et rejoindre tes soeurs
Dans un monde où tout le monde s’habille en blanc et chante avant de passer à table
Avec plein d’herbe, du soeil, des lys, et surtout
Surtout des hortensias bleus
Vous danseriez sur « C’est beau la vie » et changeriez les litanies en farandoles

Ce mec
Il a craqué
Complètement craqué
Avec son soi spirituel qui calme le monde entier
Tu les connais toi les prêcheurs d’amour
Qui ont tellement de haine dans les veines qu’ils peuvent pas s’empêcher de cracher à la face
De ceux qui aiment différemment
De ceux qui croient différemment
De toute façon toi t’iras pas en enfer
T’en viens
Alors t’iras tout droit
Vers demain
Vers cette vodka qui te fait office de terre promise

— Balance ta vodka, j’doute que ça me fasse oublier que t’es un abruti. Tu sais, aimer aveuglement, c’est dangereux. C’est comme sauter dans le vide, sans balai ni baguette, ni même paravent.

— Alors raconte un peu, comment tu t'es ouvert le coeur, des plaies béantes dans l'estomac. Ce que ça t'a valu, si t'en as vraiment, vraiment tiré de la joie.

Parce que toi, jusqu'à preuve du contraire, t'en as tiré que de la mort. Et t'en peux plus de la mort.
Un enterrement de plus, et...
Et tu ne sais pas trop ce que tu ferais. Mais tu es épuisée. Epuisée de tout. Epuisée de vivre.
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Re: La Cuisine

Message par : Phoebe Monroe, Ven 29 Sep - 15:53


#LeClebsNEstPasMort

Nous étions confrontés tous deux au charabia attirant et exclusif ; aux termes de logique, de causalité, de prescription. Je me penchai pour récupérer une bouteille sous le comptoir. Mes doigts caressèrent quelques instants la surface polie du verre, si polie que ma peau n’y adhérait pas, ne semblait pas vouloir s’accrocher à l’objet – si bien que j’oubliai mon doigt, ne voyant qu’un vulgaire contact de surface à surface, entre deux objets quelconques qui s’effleurent suite à l’impulsion véloce d’un coup de vent ou d’un autre phénomène. J’ouvris enfin cette bouteille et servis deux verres.

« A la vôtre » : et tout fut bu d’une lampée.

Os (fémur) qui virevolte : espace !

Je cours vers les genoux de mon père, vers ce barbour trempé, vers ce visage cabossé et buriné par le sel et le vent fou,
__« Phoebe – Phoebe tu dois attendre ton tour ! Chacun son tour ! Patricia était là avant toi… » rugissait my ol’ lady,
les oreilles sifflent, le train démarre, les paysages défilent :
_________________je manque de mer dans cette cabine ; cette galère me perd, j’entre alors dans une errance erratique,
les couloirs gothiques avalent le gazon qui jouaient aux serveurs parmi les policiers teintés de flammes qui crépitent comme le feu dans une taverne,
trois enfants promenés par un loup qui bave, ils me touchent de leurs mains potelées tandis que je reste assis sur la terre sèche du Kenya.

Je pris avec force les mains de la silhouette et les mis autour de mon cou. « Allons-y ! Allons-y, te dis-je ! Il est l’heure ! » m’essoufflai-je, postillonnant. « Ou alors, dis-moi qu’il est encore temps, qu’il est encore temps pour devenir de bonnes personnes, pour devenir quelqu’un qui vit pour soi – Oh ! on en a entendu des merdes préconisant de vivre pour soi ce qui implique d’ignorer les autres et de faire tout ce qu’on veut ! Mais qu’est-ce qu’on en sait vraiment ? Qu’est-ce que j’en sais, moi, de ce que je veux ? Je n’ai pas les réponses… Alors pourquoi agir toutes ces années comme si j’avais peut-être le moyen de savoir qui j’étais et qui je voulais être ? Pourquoi ne pas avoir utilisé l’éthique qui était là pendant tout ce temps ? Mais est-ce trop tard maintenant ? Hein ? Je crains qu’il ne soit trop tard et que sous cette peau se soit diluée ce fait indéniable : je suis un c onnard. »

Fut un temps, ma tête se serait laissée tomber lourdement dans le vide, accordant à mes yeux la grâce de contempler passivement les volutes de poussières se présentant sous le rai autoritaire et monstrueux du soleil. Et, lentement, mes doigts auraient joué avec ces choses que je ne pouvais nommer ; caressant ce rai. Mes lèvres se seraient mises en mouvement, parlant peut-être, demandant à la Mystique ces mots : « Où vont-ils ? Où vont-ils tous ces maux ? »

Peut-être pensais-je que l’anima s’était enfuie face à l’animot – à l’animal que je suis.

« Fais de moi une bonne personne. Vas-y, dis-le que j'suis bon ! »
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Re: La Cuisine

Message par : Merry K. Harper, Lun 9 Oct - 15:58


RP Bubusserry ♥


Merry était de service ce soir-là et ne quitterait pas la Tête de Sanglier avant de longues minutes encore. Même si la fermeture était imminente et qu'il allait être temps pour elle de virer les derniers ivrognes qui gisaient à moitié inconscients sur leur table, dans leur bave ou autre substance dégoûtante qui la répugnait, la rouquine savait qu'elle avait encore du boulot avant de pouvoir rentrer. En effet, la cuisine avait besoin d'un sacré coup de rangement et la jeune femme devait terminer ça avant de partir. C'était pénible mais elle n'avait pas vraiment le choix de partir aussi tard. Au pire, ce n'était pas bien grave… c'était le week-end, elle pouvait rentrer tard… Mais le chemin serait long jusqu'à Poudlard. Et surtout jusqu'à son lit.

***

Un soupire s'échappa des lèvres de Merry qui fut soulagée d'avoir enfin terminé de jeter dehors la dernière personne qui était restée dans l'établissement. S'adossant un instant à la porte d'entrée après l'avoir fermé, la jeune femme ferma les yeux quelques secondes seulement, avant de se remettre droite brusquement, ouvrant grands les yeux pour se diriger vers la cuisine, plus motivée que jamais pour en terminer avec tout ça et retrouver au plus vite sa couette et son oreiller.

La rouquine passa de longues minutes dans la cuisine à lancer deux trois sortilèges pour finir la vaisselle, en profitant pour ranger à côté. Un petit coup d'ordre dans cette pièce ça ne faisait pas de mal. Ça faisait un moment que tout n'avait pas été réorganisé et il était grand temps que quelqu'un le fasse, alors elle pouvait bien s'en occuper. Elle serait bien partie à vrai dire, mais la pluie s'était mise à tomber et marcher dans les flaques, sur les pavés glissants, très peu pour elle… Elle n'avait plus qu'à attendre que ça se calme. Si ça se calmait à un moment donné néanmoins. L'orage venait de se mettre à gronder, la faisant bien déchanter…

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Re: La Cuisine

Message par : Albus Lupin, Mer 11 Oct - 19:44


RP Bubusserry ♥
LA mutuellement accordé

Pas de service aujourd'hui! C'est la fêêêêêêêêêêêêêêête!! Allez on regarde son petit cinéma privé dans son petit manoir et on oublie tous les tracas du quotidien, les commandes, les ivrognes, les soirées interminables même les gentilles petites rencontres. C'est bien sympa, ça égaye la journée mais bon, je préfère clairement passer du temps avec ma rousse... Oh, j'ai eu un flash. Juste le temps de repenser à qui fait le service ce soir.... Et oh! C'est elle! Merry! Depuis le temps que j'y suis à cette tête de sanglier, je ne l'ai à peine croisé là-bas... C'est plutôt dommage et si je me rattrapais ce soir? Après son service? Un petit coucou surprise pourrait, non va lui faire plaisir! Et comme ça ni vu ni connu je regarde si elle fait du bon boulot, bah on sait jamais hein. Et puis je suis le gérant, pas besoin de me justifier je sais ce que je fais!

Hop,  je prends mon long manteau, une écharpe, j'enfile mes chaussures noirs et me voilà de sortie. Je ferme magiquement la porte derrière moi puis le portail et me voilà dans la rue. Juste le temps de dire plop, de penser à ma destination et à celle avec qui je veux être...

Une tempête de vent très légère sonne quand j'arrive dans les rues sombres de Pré-au-Lard, me voilà à des centaines de kilomètres de chez moi mais à quelques mètres de mon cœur. Il est déjà tard, son service est terminée mais si je vais dans les cuisines il y a moyen que je la croise...

Je rentre à peine dans l'auberge qu'une tempête s'active, discrètement je m'approche de mon lieu de chasse, sans faire grincer la porte j'entrevois ma proie. Je marche sur la pointe des pieds, elle est de dos, parfait, la surprise sera donc optimal. Je pose délicatement mes mains sur ses yeux et lui embrasse la nuque, tendrement, un léger baiser qui lui donnera le plus merveilleux des frissons. J'espère qu'elle sera heureuse de ma présence. Par contre je vois que la rouge et or ne fait pas la cuisine à la main... Rah les sorciers, tous des fainéants, sale feignasse que j'aime, nah!

D'une voix assurée et douce je lui dis:

"Bonjouur serveuse, votre service s'est bien passé? Je viens inspecter tout ça!"

Je ne peux me retenir de rigoler légèrement et de la prendre dans les bras, bon sang ce que ça fait du bien.
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Re: La Cuisine

Message par : Merry K. Harper, Dim 15 Oct - 9:17


La soirée avait été longue pour Merry qui s'était imaginée durant les heures de son service, rejoindre son lit à Poudlard où elle savait que son oreiller et sa couette l'attendaient. La rouquine avait étouffé quelques bâillements en servant certains de ses clients, se détournant légèrement pour qu'ils ne remarquent pas son manque de politesse. Ce n'était pas vraiment sa faute si elle avait un coup de moue à ces heures-là, elle ne pouvait pas vraiment l'éviter après la longue semaine qu'elle avait eut.

Malgré tout, en virant les gens de la Tête de Sanglier lors de la fermeture de l'établissement, la Harper s'était retrouvée avec un coup de peps et la fatigue s'était bien volatilisée. Et c'était tant mieux car elle ne pouvait pas rentrer maintenant. Un orage s'était mit à gronder au loin lorsqu'elle avait mis les derniers ivrognes dehors. Si bien qu'elle n'avait pas voulu partir de suite, ces intempéries retardaient son départ de son travail... génial elle allait encore devoir attendre pour rentrer au château. De la pluie encore, elle s'en serait fichue... mais elle n'avait pas spécialement envie de prendre le risque de se faire foudroyer en marchant sous cette petite tempête.

Parce que oui, bien sûr plusieurs dizaines de minutes plus tard, temps où la jolie rousse avait rangé et nettoyé l'auberge, l'orage s'était transformé en tempête, chose qu'elle n'avait eut aucun mal à entendre depuis l'intérieur de la cuisine où elle se trouvait actuellement. La jeune femme écoutait le tonnerre faire un bruit fracassant, le vent qui sifflait contre les murs et la pluie qui s'abattait à un rythme impressionnant sur les fenêtres.

Soupirant une dernière fois, la rouquine posa ce dernier bocal sur une étagère, abaissant le bras une fois sa tâche faite. C'est à ce moment là qu'elle sentit une pression, chaude et agréable sur sa nuque qui la fit grandement sourire. Des lèvres s'étaient déposées sur sa peau pour un baiser, des mains sur ses yeux pour cacher ce qu'il se passait autour d'elle. Mais la lionne n'eut aucun mal à reconnaître l'identité de la personne qui se trouvait derrière elle, notamment lorsque la personne qui l'avait surprise pris la parole.

- Bonjouur serveuse, votre service s'est bien passé? Je viens inspecter tout ça!

Albus retira ses mains des yeux de la rouquine pour venir enlacer sa belle qui ne resta pas longtemps ainsi, à ne pas bouger. Se dégageant légèrement de l'emprise du Poufsouffle, Merry se retourna et vint passer ses bras autour de la nuque de celui qu'elle aimait, se rapprochant de lui, leur corps collés l'un à l'autre.

- Bonsoir patron ! Mon service s'est bien passé, vous pouvez inspecter tout ce que vous voulez c'est parfait j'en suis sûre. Mais je ne peux pas rentrer chez moi...

Sourire béas, le regard dévorant celui qu'elle aimait, la jolie rousse approcha son visage de celui du jaune et noir pour venir déposer ses lèvres sur les siennes, l'embrassant doucement et tendrement. L'arrivée d'Albus lui avait remis du baume au cœur. Quel chance pour elle et même pour eux, qu'il se soit retrouvé à travailler ici en tant que gérant. Cette nouvelle avait ravi la rouge et or qui n'avait malheureusement pas pu apercevoir tant de fois que cela son supérieur et bien-aimé.

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