AccueilPortailFAQPublications internesRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion

Harry Potter 2005 :: ~¤~ Londres ~¤~ :: Chemin de Traverse :: Allée des Embrumes
Page 2 sur 17
En journée...
Aller à la page : Précédent  1, 2, 3 ... 9 ... 17  Suivant
Invité
Invité

Re: En journée...

Message par : Invité, Mer 09 Nov 2011, 16:09


Comprendre, toujours comprendre ! Vous n'avez que ce mot là à la bouche. Antigone avait bien raison. Mais vu votre mentalité, je doute que vous soyez assez instruits pour comprendre cette référence Moldue. Bien sûr, j'ai dit que j'en doutais. Parce que moi, je ne vous ai pas jugé dès la première seconde où je vous ai vus. Peut-être que vous vous intéressez à autre chose que votre petit monde.

Houlà, quoi ? Le cerveau d'Alicia venait de se concentrer sur les paroles de la jeune fille. Déjà, elle n'écoutait plus le reste. Cette petite sotte venait de se contredire elle-même, sans s'en rendre compte... Malheureusement, Alicia avait fait attention et elle ne manquerait pas de le lui dire. Elle ne les jugeait pas hein... Pourtant, elle se permettait de faire une réflexion sur l'instruction qu'ils n'avaient pas... Enfin, en ce qui concernait Anthony, Alicia ne savait pas ce qu'il en était, mais en ce qui la concernait, elle connaissait Anouilh pour l'avoir lu et étudié plus jeune... Cela allait être bien agréable de le faire remarquer à la petite fille en face d'elle. D'ailleurs, Alicia n'entendit que les dernières phrases de la petite Evanna, le reste étant un tissu d'inepties auquel elle préférait ne pas trop faire attention pour ne pas répondre trop méchamment. Cependant, elle ne put s'empêcher de rire froidement lorsqu'elle parla de la haine qu'Alicia était censée ressentir à son égard.

- Si je te haïssais, tu ne serais déjà plus de ce monde. Tu prétends ne pas nous juger, pourtant tu oses prétendre que nous n'avons pas assez d'instructions pour connaître Anouilh et sa pièce qui fut un signe de résistance durant les guerres en France il y a de cela des siècles ? Tout comme tu prétends qu'on te haïsse... Tu vois, à agir comme cela, tu n'auras jamais de bons rapports avec les gens. Et pour finir, rien ne t'empêche de partir si tu le souhaites vraiment...

Alicia avait pris une voix calme, seule la sécheresse de celle-ci montrait combien elle était agacée par cette situation. De plus, elle était repassée au tutoiement, signe qu'elle n'en pouvait plus. La gamine voulait du respect et de la considération pour sa personne. Seulement avec une telle attitude, c'était assez dur de lui donner ce qu'elle demandait. Et puis, elle se comportait vraiment en gamine, à rejeter tout le temps la faute sur les autres... Pour un peu, elle lui aurait rappelé Céleste à l'époque de leur brouille ! Seulement à la pensée de l'auror, Alicia eut une légère grimace. Cette petite altercation lui avait presque fait oublié ce qu'elle avait appris cette nuit même... Cependant, ça n'était pas le moment d'y repenser, sinon, Evanna aurait de gros ennuis. Et pour une directrice de département au Ministère, ça n'aurait pas fait une très bonne publicité...

Quoiqu'il en soit, la tentative de la jeune fille pour être froide et cassante avait lamentablement échoué en ce qui concernait Alicia. Elle avait vu son père adoptif à l'oeuvre lorsqu'elle était plus jeune, aussi, comparé à lui, peu de gens tenaient la comparaison. La gamine avait encore des cours à prendre. Et ça ne serait pas Alicia qui s'en chargerait ! Moins elle verrait Evanna, mieux ses nerfs se porteraient ! Comme les gens du Ministère, elle tenait à l'éviter... Tiens, la petite n'avait pas parlé du Ministère plutôt justement ? Alicia chercha quelque secondes ce qu'Evanna avait bien put dire...


*Ah oui, ça me revient maintenant...*

- Au fait... Je ne me considère pas plus intelligente ou respectable qu'une autre personne, alors à l'avenir, je te conseillerais de modérer tes propos... Certains pourraient réagir encore plus mal que moi...

Et voilà qu'elle se mettait à lui donner des conseils... Alicia se serait gifler pour ça. Mais bon, voilà, c'était fait, passons à autre chose...


Dernière édition par Alicia Newman le Ven 11 Nov 2011, 13:38, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Anthony Aznable
avatar
LégendeGryffondor
Légende
Gryffondor
Spécialité(s) : Permis de Transplanage
Occlumens


Re: En journée...

Message par : Anthony Aznable, Mer 09 Nov 2011, 17:31


Cette fois il en était certain. Il n’arrivait vraiment pas à exprimer le fond de sa pensé. Ou alors c’était la jeune femme qui était à côté de la plaque. Il partirait du principe que la faute lui revenait. Mais que pouvait-il dire de plus ? De plus son état d’énervement augmentait de plus en plus. Il soupira, il n’exploserait pas quoiqu’il arrive. Cependant il allait devoir reprendre les propos de la jeune femme un par un. Il attendit qu’Alicia eu fini de répondre. Elle semblait être plus ou moins dans le même état d’esprit que lui. Il parla donc avec calme.

- Bon… Premièrement, je connais Antigone… Donc oui je suis sorti de mon petit monde. Je te juge ? Peut être. C’est ce qui fait de moi un humain et non un livre. Tu parles d’essayer de voir la vie de ton point de vue… Si je n’avais pas essayé je ne me serais pas permis de te faire un semblant de leçon.

Il marqua une pause, cela serait long et ça l’ennuyait profondément mais tant pis. Il reprit :

- En effet, je ne connais pas et je ne connais pas ta vie. Et je n’essais pas de me faire bien voir. Je n’ai pas de pitié pour toi et si je ne fais pas preuve d’ouverture d’esprit, crois moi, je ne serais plus là depuis longtemps. Je ne me considère pas comme intelligent ou respectable et je n’ai pas dis que j’étais différents des idiots que j’ai mentionné. J’ai mes défauts comme tout le monde. Je ne te hais pas…

Voilà il avait répondu assez rapidement à tous les points soulevés par la jeune femme. Mais il ne s’arrêta pas là. Comment le pourrait-il ? Il reprit avec une voix calme mais extrêmement froide

- Toi non plus tu ne me connais pas. Tu es à des années lumières de pouvoir t’imaginer ce que j’ai vécu. La réciproque est vraie d’ailleurs. Mais le fait est que je me suis mêlé de ce qui ne me regardait pas, en l’occurrence ta façon de pensée, parce que je ne pense pas que tu pourras avancer en continuant ainsi. Je me suis sans doute mal exprimé. Mais malgré mon manque de tact ou ce que tu veux, sache que pour pouvoir nouer des liens les efforts de compréhension devront venir des deux côtés…

*Par contre si elle vient encore me faire chi** avec une quelconque citation, je doute pouvoir me retenir…*

Anthony eut un léger soupir. Il était fatigué d’essayer de faire avancer la jeune femme qui semblait se renfermer un peu plus. Si elle ne pouvait pas accepter les points de vue différents du sien, alors autant qu’il parte tout de suite en oubliant son existence. Cela serait bien plus simple ainsi. Il avait essayé de calmer un peu le jeu mais il ne savait absolument pas comment elle allait réagir. La dispute avait commencée avec Alicia et maintenant c’était lui qui était principalement impliqué.

*Comme quoi j’ai vraiment eut une brillante idée en m’occupant de ce qui ne me regardait pas… Cela me servira de leçon à l’avenir. Laissez les gens avec leurs problèmes. Après tout j’en ai déjà bien assez comme cela…*

Il pouvait toujours essayer d’imaginer la vie sans avoir les moindres sentiments, il serait toujours loin de la réalité vécue par la jeune femme.
Revenir en haut Aller en bas
Evanna Ayling
avatar
Poufsouffle
Poufsouffle
Spécialité(s) : Permis de Transplanage
Legilimens


Re: En journée...

Message par : Evanna Ayling, Ven 11 Nov 2011, 16:28


Après mon coup d'éclat, Newman soupira : Si je te haïssais, tu ne serais déjà plus de ce monde. Puis elle enchaîna sur le fait que je n'aurais jamais de bon rapports avec les gens, et que rien ne m'empêchait de partir. Mais c'est vrai qu'en y réfléchissant, et bien que ce soit relativement douloureux à admettre, elle avait un peu raison. Je ne voulais pas partir. Et je me demandais bien pourquoi. Après avoir réfléchi durant quelques secondes à al question, je me rendis compte que je tenais absolument à lui prouver qu'elle pouvait me considérer comme quelqu'un de normal. Voir que j'accordais de l'importance à son jugement me surpris, puis je compris que j'avais besoin que quelqu'un pense du bien de moi, pour une fois. Qu'on commence à croire en moi.

Elle me dit également qu'elle ne se considérai pas comme supérieure. Par rapport aux autres peut-être, mais par rapport à moi si. Après, tout, elle avait réussi. Peut-être, même si cela me coutait de le dire, que j'étais dans mon tort.

Mon ami le moralisateur reprit sa leçon. mais je n'avais pas envie de l'écouter. Alicia avait la qualité de présenter son point de vue de façon claire. certes, lui voulait m'aider, mais je n'avais pas demandé cela. Il n'était pas vraiment à sa place ici, et même si je voulais comprendre ses intentions, je n'appréciais guère sa manière de faire. Après c'était une affaire de couleur et de goûts sans doute.

Mais lui aussi avait raison sur le fond. J'avais été illogique et j'avais été abusé par la colère. cela ne devait pas se reproduire, et donc, j'allais faire ce qu'il fallait pour ça.

Très bien. Admettons que vous avez raison. Vous avez raison, je ne pars pas, parce que pour une fois, j'ai envie que quelqu'un pense quelque chose de positif à mon égard, et donc, j'essaye de vous faire adhérer à mes arguments. je m'y prends de la mauvaise façon, je le sais, mais j'ai envie pour une fois, de réussir autre chose que mes examens. Donc, je m'excuse encore d'avoir été illogique, vu que j'étais aveuglée par la colère. Mais je suis encore jeune, et tout le monde peut faire des erreurs. J'essaye de m'ouvrir, et j'ai beaucoup de mal à vous comprendre il est vrai. Mais ce n'est pas une raison pour vous accuser. Je suppose que je vous ai fait perdre beaucoup de temps déjà aussi, et je m'en excuse également. Enfin, je suis encore désolée d'avoir failli faire tomber votre miroir. Voilà, c'était ce que j'avais à dire.

Et cette fois, j'étais sincère, cela s'entendait je crois. Je reconnaissais ne pas être la meilleure, et bizarrement, cela n'était pas si douloureux...

Revenir en haut Aller en bas
Invité
avatar
Invité

Re: En journée...

Message par : Invité, Dim 13 Nov 2011, 12:56


Un café... Elle avait besoin de caféine, ça devenait vital là. Elle est lasse et fatiguée, et maintenant que la jeune fille avait admis ses torts et semblait avoir compris le point de vue d'Alicia et d'Anthony, la gérante de la ménagerie magique ne voyait pas ce qu'elle pourrait faire ou dire de plus. Et elle était trop fatiguée pour y réfléchir. Sa colère momentanément calmée, Alicia n'aspirait plus qu'à une douche et un bol de café bien serré pour la réveiller. Ou du moins, la maintenir éveillée durant quelques heures.
Alicia regarda Anthony. Tout comme elle, il semblait prêt à s'en aller vaquer à ses occupations. Aussi elle se décida. Elle n'avait plus rien à dire et une douche chaude l'attendait chez elle.


- Bien, cela est réglé, on ne va pas continuer à polémiquer là dessus. Tu sembles avoir compris ce qu'on essayait de te dire. C'est le principal. Et sur ce, je vais vous laisser, on m'attend. Bonne journée.

Elle avait parlé d'une voix calme, mais fatiguée. Elle n'en pouvait plus et il lui fallait absolument rentrer chez elle pour reprendre un peu d'énergie. Alors qu'elle allait s'éloigner pour transplaner, elle entendit Anthony dire à Evanna que lui aussi devait partir. Alicia se retourna vers lui, puis après un salut de la tête, elle transplana. Chacun reprenait son train-train habituel.

HRP : Rp court, mais pas d'idées, navrée. Autorisation d'Anthony pour faire partir son personnage.
Revenir en haut Aller en bas
Ashley Mary Shepper
avatar
Poufsouffle
Poufsouffle
Spécialité(s) :



Re: En journée...

Message par : Ashley Mary Shepper, Ven 23 Déc 2011, 23:19


[RP avec Yun]

Quel journée ennuyante ! Je n'avais pas cours de l'après-midi. Je ne savais pas quoi faire. Le château avait beau être très grand, je n'avais pas envie d'y rester : il faisait trop beau dehors. Descendant les escaliers menant des dortoirs jusqu'à la salle commune, je sortis du "coin" des Poufsouffle. La salle commune n'était pas très loin des cuisines alors une odeur de poulet se fit sentir mais ne me donna pas faim, elle me donna plus envie de vomir, j'avais le ventre plein et le fait de penser à la nourriture me donna la nausée. Je me hâtais de sortir de Poudlard.

J'avais envie de me promener et pourquoi pas, aller un peu plus loin que d'habitude. Normalement, je ne m'éloignais quasiment pas du château mais là, j'avais envie. Au pire, j'utiliserais ma baguette. Je décidais donc d'aller jusqu'au Chemin de Traverse. Cela ne faisait pas très longtemps que j'y étais allé. C'était pour aller acheter ma baguette.
J'avais vraiment envie d'y retourner, je voulais surtout sortir de Poudlard et d'oublier un peu tout ce qui se passait. Ce qui m'avait troublé, c'était l'histoire à propos de la Chambre des Secrets. Elle avait été rouverte et le Basilic se promène dans le château. Une histoire qui donnait froid dans le dos mais je ne devais pas être déstabilisée car les examens approchaient.

J'étais enfin arrivée dans ce Chemin bondée de sorciers et de sorcières. Il y avait des magasins tout le long du Chemin. J'adorais cette endroit, je ne savais pas pourquoi. C'était comme la capitale du monde des Sorciers, un endroit où j'aime aller. Je marchais vers l'autre bout. Il m'était difficile de voir quoi que ce soit, j'étais trop petite. Je m'écartais de l'endroit et je me retournais pour voir où j'étais. C'était très sombre, je voyais mais c'était bizarre car lorsque je regardais le Chemin de Traverse, tout était clair. Je continuais à marcher voir qu'est-ce-que ce chemin était.

Il y avait des gens bizarres. Ils ressemblait à des sorciers mais pas des sorciers comme moi et ceux à Poudlard mais comme ceux que l'auraient décrits les moldus : des verrues, des dents qui ressortaient et des rires étranges. Je voulais faire demi-tour jusqu'au moment où je compris où j'étais : Le Chemin de Traverse. Je fus envahi par une bouffée de panique quand je vis une ombre, mon seul secours était de crier.
Revenir en haut Aller en bas
Lizzie Parker
avatar
Serdaigle
Serdaigle
Spécialité(s) : Permis de Transplanage
Animagus : Mésange azurée


Re: En journée...

Message par : Lizzie Parker, Dim 19 Fév 2012, 14:38


{ RP entre Abygael Thompson et Lizzie Parker }



L’Allée des Embrumes. Une rue près du Chemin de Traverse pas très recommandable et mal famée à ce qu’on disait, dont la fréquentation n’était pas ce qu’il y avait de plus accueillant, où bon nombre de gens louches aimaient faire leur petit commerce douteux dans certaines boutiques et autres lieux tout aussi louches. Mais alors pourquoi diable une demoiselle aussi raisonnable et convenable que Lizzie Parker s’était-elle retrouvée là, dans un tel endroit ? Nom d’un Hypogriffe mal emplumé ! La raison était très simple et ne tenait qu’en deux mots : Abygael Thompson. Cette jeune fille qui était soit-disant son amie, et pour qui elle éprouvait désormais un vif ressentiment, l’avait entrainé contre son gré dans ce coupe-gorge sans vraiment lui laisser le choix. Pourquoi déjà ? Ah oui… Parce qu’elle aurait soit-disant aperçu quelqu’un qu’elle connaissait, qui serait soit-disant un ami, et que soit-dit en passant elle avait très envie de jeter un œil et de fourrer ses pieds là-bas… Il se trouva finalement que le soit-disant ami n’était pas le soit-disant ami qu’elle croyait, et voilà que maintenant elles se retrouvaient là, dans cette rue exiguë et sombre, sans aucune raison apparente, et où le danger pouvait surgir de partout et à tout moment. L’Allée des Embrumes… L’Allée des Embrouilles oui ! Ce qui ne devait être au départ qu’un simple après-midi shopping entre filles, histoire de profiter des beaux jours qui revenaient et du temps libre qu’elles avaient, venait de se transformer en cauchemar.

Cela faisait une semaine que l’ex-Serdaigle avait tout prévu. Depuis longtemps la jeune fille souhaitait passer un peu plus de temps avec sa sœur d’arme, car hormis les quelques réunions avec l’Ordre du Phénix, les vieilles amies n’avaient jamais vraiment eu le temps de passer des moments ensemble, dans un contexte différent et autre que la lutte contre les mages noirs. Ce qui n’était pas forcément quelque chose de très joyeux, et qui était même très très sérieux, ce n’était pas le genre d’occasion où l’on pouvait s’amuser, vous en conviendrez. Après tout et étant donné le lien fort qui les unissaient toutes les deux depuis quelques années, il était normal aux yeux de la bleue et bronze de continuer à entretenir cette amitié. Et puis, il n’y avait pas que le boulot et la société secrète dans la vie ! Il fallait bien qu’elles se détendent et profitent un peu de leur jeunesse de temps à autre ! C’est pourquoi Lizzie avait décidé qu’il était devenu urgent d’organiser un petit après-midi rien qu’entre elle et sa Pouffy d’amie afin de s’éclater un peu. Certes, toutes les deux n’avaient pas tout à fait la même vision – voire pas du tout en fait – en ce qui concernait l’éclate, mais cela faisait tellement longtemps que l’apprentie médicomage rêvait d’une journée shopping. Parce que oui, contrairement à ce qu’on pouvait croire, la demoiselle n’était pas qu’une sorcière studieuse toujours plongée dans les bouquins, parfois, ses hormones de filles pouvaient aussi prendre le dessus sur la sagesse dont elle faisait souvent preuve. La Phénix avait donc proposé à sa sœur d’arme cette idée de sortie, et à force de harcèlement et de dizaines de hiboux envoyés, Abygael avait fini par capituler, pour la plus grande joie de l’ex-Serdaigle.

La jaune et noire et la bleue et bronze s’étaient donc retrouvées bras-dessus bras-dessous à arpenter les nombreuses boutiques de la capitale britannique. Il faut dire que Lizzie n’était pas contre donner quelques petits conseils de mode à Abygael, qui très franchement, en avait parfois besoin. Bien que sa sœur d’arme n’était pas très emballée par cette excursion londonienne, les deux amies s’amusaient et rigolaient comme des folles. Elles parlaient de tout et de rien, s’était empiffrées de muffins au Starbuck Coffe™ et de glaces Ben & Jerry’s™ du côté de Picadilly Circus avant de faire quelques magasins. Après cela, les deux amies avaient décidé d’un commun accord de faire un petit tour au mythique Chemin de Traverse, lieu privilégié de la communauté magique. Cela faisait un moment que la Phénix n’y avait pas mis les pieds, depuis sa sortie de Poudlard elle n’avait plus eu vraiment l’occasion d’y mettre les pieds. Néanmoins le plaisir de pénétrer dans cette rue toujours bondée et colorée restait parfaitement intact. L’ambiance joyeuse, magique et conviviale restait toujours fidèle à elle-même, et l’ex-Serdaigle avait à chaque fois l’impression de se retrouver dans un monde totalement à part, surréaliste, ce qui était plus ou moins le cas en fait. Les deux amies s’étaient tout d’abord rendues Au Royaume du Hibou. Avec ses deux chouettes Lizzie avait régulièrement besoin de faire le plein de nourriture, même si elles les laissaient toujours sortir pour chasser, et était alors repartie avec plusieurs boites de noix spécial hibou ainsi qu’un kit de soin. En effet, Athéna, sa chouette effraie qu’elle possédait depuis maintenant 10 ans, commençait à se faire vieille et sortait beaucoup moins, aussi, le volatile avait besoin de plus d’attention. Contrairement à Freyja, une superbe harfang des neiges qui lui avait été offerte par son ancienne Maitresse des Potions – Gloire Lecomte – lors de sa dernière année, qui était jeune et en pleine forme, et dont la bleue et bronze se servait pour les longs courriers. Après cela, les Phénix étaient parties faire un tour chez l’Apothicaire car la jeune fille était constamment à la recherche d’ingrédients rares comme banals pour ses expériences en potion. Une fois dehors et leurs bourses plus allégées, les deux amies s’apprêtaient à continuer leur promenade mais ce fut à ce moment là qu’Abygael décida de changer de plan. Et c’est ainsi qu’elle se retrouvèrent toutes les deux dans cette sinistre Allée des Embrumes.

D’après ce que Lizzie avait souvent entendu dire, l’Allée des Embrumes était un endroit qu’il valait mieux contourner, et la jeune fille avait toujours pris soin d’éviter de s’y rendre, méfiante comme elle était. Certes depuis des années, l’endroit avait bien changé et il n’était plus aussi sordide qu’auparavant car bon nombre de sorciers honnêtes s’étaient attelés à rendre le lieu plus fréquentable. Mais l’Allée des Embrumes restaient indubitablement accrochée à l’image néfaste qu’on voulait bien lui donner, comme si on y avait jeté de la Glu Perpétuelle. Les rumeurs courraient toujours et n'étaient pas prête de s'arrêter. Comme en témoigne les derniers évènements au Bar des Ténèbres – à savoir le mariage de sa sœur d’arme Eleonore Wonderland, dont la fête avait tourné au drame à cause d’une attaque de Mangemorts, et où le marié n’avait pu en réchapper – les ennuis n'étaient jamais loin là-bas. C’est pourquoi la bleue et bronze trouvait l’idée d’Abygael particulièrement mauvaise, risquée et dangereuse. Agacée et inquiète, l’enthousiasme et le bonheur qu’elle avait pu ressentir tout au long de la journée était retombée comme un soufflé. La bleue et bronze n’avait aucune envie de rester ici une seconde de plus, et voulait fuir au plus vite, n’en déplaise à son amie.

- Bon, maintenant que ton ami fantôme a disparu dans la nature, on pourrait s’en aller non ? Je n’ai pas du tout envie de rester là, lança-t-elle d’un ton irrité.

Mais c’était sans compter la témérité et l’obstination qu’éprouvait la jaune et noire, particulièrement tenace…


Dernière édition par Lizzie Parker le Sam 07 Juil 2012, 14:03, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Invité
avatar
Invité

Re: En journée...

Message par : Invité, Lun 20 Fév 2012, 10:32


Le retour des beaux jours! Yeah! Le soleil nous avait boudé pendant une longue période mais il était enfin de retour, au beau fixe qui plus est. La température s'adoucissait, elle prenait son temps pourtant je sentais le climat devenir plus clément. Les oiseaux avaient chanté le matin même, preuve irréfutable que l'hiver ne s'attarderait pas bien longtemps. Pas de favoritisme pour les saisons en ce qui me concernait, j'admirais la beauté des tourbillons de flocons comme de feuilles mortes et la nature pouvait bien revêtir n'importe quel aspect, de l'estival à l'automnal, je l'aimais tout autant. J'avais passé mon enfance dehors, par tous les temps, et même si cette période de ma vie m’apparaissait de plus en plus lointaine, je continuais à regarder bon nombres de choses avec mes yeux d'enfants. Ce jour-ci donc, je m'émerveillais des rayons solaires qui éclairaient le ciel, éclairant le paysage londonien d'une nouvelle lumière.

Bon, la ville n'avait pas la même saveur que la campagne et si j'avais dépassé mes trois cent soixante-cinq jours et des poussières de vie dans la capitale, l'accommodation n'était pas tout à fait terminée. J'aurais volontiers passé les premiers beaux jours de l'année dans un environnement moins pollué cependant je m'étais promise de ne pas retourner à Gossypium avant d'avoir décrocher un boulot digne de ce nom. J'avais donc passé ma semaine, encore, à taper de portes en portes pour répondre à des annonces de la Gazette ou des affiches qui réclamait un employé, à écrire des lettres de candidatures, à passer des entretiens... Tout en me tenant au courant de l'actualité magique, donnant des coups de main à quelques amis, m'entraînant aux sortilèges informulés, me mettant à la cuisine (entreprise peu concluante), écrivant mes lettres habituelles, me livrant aux activités "humanitaires" relative à "l'association" à laquelle j'adhérais, etc. Je vivais des journées bien remplis pour oublier ce mot qui me trottinait dans la tête. Inactive. Pas de panique, j'allais y remédier d'ici peu.

Cette après-midi en revanche n'était considéré ni au travail, ni à "l'association", ni à toutes leurs préparations, ni à aucune chose en rapport. Cet après-midi était un après-midi shopping. J'ignorais jusqu'alors qu'une telle expression pouvait exister. Comment les mots "après-midi" et "shopping" peuvent-ils coexister dans une même phrase ? C'était Lizzie qui m'avait appris le concept environ sept jours auparavant. Selon elle, cela consistait à faire les boutiques l'après-midi entier. J'étais on ne pouvait plus sceptique quant à la possibilité d'un tel truc, on ne pouvait pas passer tout un après-midi dans les magasins, hein ? Apparemment si puisqu'elle l'avait déjà fait et en avait réchappé. Plusieurs fois. C'était même agréable. Ah. Je n'avais pas été franchement enthousiasmée par la proposition, le moins que l'on put dire c'était que je n'étais pas une fervente adepte des achats. Mais Lizzie pouvait être très tenace quand elle tenait quelque chose à coeur et le shopping devait y avoir une place toute particulière car elle ne lâcha pas l'affaire. Je ne comptais plus les fois où elle avait remis le sujet sur le tapis du mmmh... de la résidence associative -- quartier général cela ne se disait pas pour une assoc'? Ni les bouts de parchemins qu'elle m'avait envoyé. Sa pauvre chouette Freyja avait résisté aux allers-retours à répétitions et sa vaillance me la fit tout de suite prendre en affection, Minerve partagea de bon gré ses repas lorsque cela fut nécessaire. Je finis par baisser les bras, me rendant à ses arguments aux termes d'un long combat.

Après tout, si d'autres personnes pouvaient aimer cela, ça ne devait pas être si désagréable. Et à la vérité, une pause allait me faire le plus grand bien. J'étais plus que réjouie de passer la moitié de ma journée avec mon amie, qui elle aussi méritait bien de se détendre. Nous n'avions pas pris le temps d'un moment rien qu'à nous depuis des lustres et même pour une rustre comme moi ces moments privilégiés avaient de l'importance. J'étais heureuse de profiter d'une journée ensoleillée avec elle car... il n'y avait pas d'explications et il n'y en avait pas nécessité, il m'était toujours agréable de passer du temps avec Lizzie qui était devenue une amie un peu spéciale: une soeur d'arme [on est des chevaliers! Play Boy ]. Arme métaphorique, bien sûr, on ne combat pas physiquement dans une association, uh.Ou pas.

Même si je ne le lui avouerai pas, je ne regrettai aucunement d'avoir accepté sa proposition. Londres n'avait plus rien de morne en bonne compagnie! La ville reprenait des couleurs, ravivée par les éclats dorés du soleil, à mesure de nos bavardages et éclats de rire. Lizzie avait un sens très aiguisé en ce qui concernait les tenues, quoi porter avec quoi, qu'est-ce qui allait bien ou pas... Pour ma part j'ignorais le mot bustier, et comble du blasphème! je ne connaissais pas les converses. Le problème fut réglé sans une goutte de sang versé malgré le regard assassin que je reçus suite à cette déclaration. Nous engloutîmes maintes sucreries entre deux magasins (c'est que mon portegallion prit cher) : muffins, glaces, etc. Je raffolais des friandises en tout genre et je dus me faire violence pour mettre un frein à ma gourmandise.

Notre prochaine étape fut le Chemin de Traverse (à même le sol cette fois-ci, la dernière fois m'avait vacciné... pour un mois tout au plus). D'autres sorciers et sorcières avaient mis à profit le temps pour sortir et la rue était bondée, quoiqu'un peu moins que pour les préparatifs de la rentrée scolaire. Nous entrèrent Au Royaume du Hibou, Lizzie put y faire le plein de nourriture pour Freyja et Athéna [parce qu'en plus nos chouettes sont quasi homonymes! ♪]. Un tour ensuite chez l'Apothicaire pour réapprovisionner son matériel à potions. Le magasin était vraiment intéressant, il y avait quantité d'ingrédients en tout genre, en vrac, fioles, bocaux de diverses contenances. J'observais intriguée toutes ces choses, ma soeur d'armes les nommant et m'expliquant brièvement leurs propriétés et dans quels potions les retrouver.

Nous sortîmes, Lizzie toujours prête à augmenter son nombre de sacs déjà respectable qui tenait tous dans son sac à main. Comment font les Moldus ? Je lorgnais la boutique de Quidditch au bout de la rue, du moins son enseigne: une foule était amassée à la vitrine et je n'aurais sûrement pas pu voir ce qu'elle contenait à cette distance. Je n'avais pas besoin d'y entrer pour un nouveau balai, je voulais voir à quel point marchait l'entreprise de Papa. Il n'abordait jamais le sujet du travail de lui-même mais n'en était pas moins passionné par l'élaboration de balai. Je savais qu'il y avait de plus en plus de concurrence et j'étais curieuse de voir d'un peu plus près les autres balais du marché.

Un passage fugace que je ne vis que du coin de l'oeil. Je tournais aussitôt la tête. Il s'enfonça dans une ruelle, je lui emboîtais le pas, soufflant un "Excuse moi" à ma soeur d'armes sans aucune forme d'explication. Je n'étais pas certaine... Le regarder de plus près, j'aurais ma réponse. La ruelle était vide, si ce n'était cette homme devant moi. Et derrière Lizzie. Sa mine inquiète désapprouvait mon acte et me lançait des regards réprobateurs qui me firent sourire. En effet, le contraste avec le Chemin de Traverse était saisissant. Le brouhaha joyeux se diluait dans un silence un peu inquiétant, la ruelle était trop mince pour laisser véritablement entrer la lumière solaire, les couleurs avaient disparus, ne restait que du noir et blanc. Je ne pris pas la peine de lire les pancartes pour situer notre position. Nous nous rapprochions de l'Allée des Embrumes. Et pourtant Lizzie continuait d'avancer.

- Je crois que je le reconnais, lui soufflais-je pour éclairer un peu mon action. Bon, ça l'aidait pas des masses mais je me serais sentie stupide à lui en dire plus. Ne pas arriver à reconnaître son propre père quand même ça craint.

L'homme ne marchait pas très vite, une démarche soutenue et pas insoutenable pour mes jambes. Je pouvais le rattraper. Je n'en avais pas vraiment envie. Je voulais juste m'assurer de quelque chose. Nous débouchèrent dans la rue principale, l'Allée des Embrumes à proprement parler. C'était la deuxième fois que j'y mettais les pieds, je n'étais pas fan de l'endroit. Surtout qu'après ce qu'il s'était passé pour les Hampton. La réputation de l'Allée s'améliorait avec les efforts de Mrs Adams et Mrs Cz... quelque chose pour la redorer, toujours était-il qu'on ne pouvait pas le classer dans le top 100 des lieux les plus sûrs du Londres sorcier.

Nous le suivîmes encore plusieurs mètres et tournèrent à une intersection... Plus là. Volatilisé. Je scrutais les alentours, m'assurant qu'il était bien absent et cherchant des indices. Ma soeur d'arme était désormais à bout de nerf d'après la phrase qu'elle me lança:

- Bon, maintenant que ton ami fantôme a disparu dans la nature, on pourrait s’en aller non ? Je n’ai pas du tout envie de rester là!
Fantôme... Le mot est juste. Bloody hell.
- Désolée, je...Je voulais juste retrouver mon père sauf, me blanchir. Je ne parviens pas à mentir aux autres, pourtant en moi j'entretiens des rêves inespérés avec un terreau mensonger. Quelle ironie!
Cela faisait un bail que j'avais plus fait ce genre de conneries. Je ne rêvais pas, je savais que cela ne pouvait pas passer définitivement. Mais aujourd'hui et maintenant c'est NON. Pas de crise bordel. Je me sentais à deux doigts de sombrer, je sentais les caractéristiques de la panique poindre. Je regardais autour de moi avec un air détaché qui se voulait rêveur, cherchant désespérément quelque chose pour me distraire. La devanture de la Boutique d'Accessoires de Magie Noire s'imposa à moi.

- Lizzie, on continue le shopping ? fis-je innocemment en désignant la BAMN du menton. Il y a sûrement des choses intéressantes.

J'appuyais légèrement sur le dernier mot, espérant qu'elle comprendrait que je parlais plus des clients que des produits. Il était candide de penser que les mangemorts furent stupides au point d'y aller régulièrement, ce qui revenait à se promener avec un "MANGEMORT" rouge inscrit sur le front. Fin bon, ils ont quand même une grosse marque moche sur leur avant-bras, la discrétion c'est pas leur priorité.

Je regardais d'un air suppliant ma soeur d'armes, ayant résolu cette fois de lui demander son avis. Vu l'humeur où elle était, fallait pas trop la brusquer.

- Allez... S'il te plaît!


[HRP: Les pensées d'Abygael qui dévoilent certaines choses de son histoire sont cachées. Mais ne t'attend pas à des révélations choc. Wink ]
Revenir en haut Aller en bas
Lizzie Parker
avatar
Serdaigle
Serdaigle
Spécialité(s) : Permis de Transplanage
Animagus : Mésange azurée


Re: En journée...

Message par : Lizzie Parker, Sam 25 Fév 2012, 16:05


Continuant de jeter des regards désemparés tout autour d’elle, Abygael semblait troublée et surement déçue d’avoir perdu la piste de l’homme qu’elle suivait et qu’elle pensait avoir reconnu. Face à l’agacement de Lizzie, qui elle-même lançait des coups d’œil à chaque coin de l’Allée des Embrumes, craignant de se faire attaquer à tout moment, la jaune et noire avait vraiment l’air désorientée, presque égarée. Ce fut d’un ton hésitant qu’elle répondit à la remarque que lui avait adressé son amie :

- Désolée, je...

Mais la suite ne vint jamais. Le reste de la phrase se dissipa dans l’air comme dans un nuage de fumée, et l’ex-Serdaigle continua d’observer sa sœur d’arme, les bras croisés, attendant que celle-ci réagisse avec plus de vigueur et prenne une décision. Ce n’était pourtant pas dans les habitudes de l’ex-Poufsouffle de se comporter de manière aussi… Taciturne. La Phénix la connaissait assez bien pour savoir à quel point elle pouvait se montrer tête brûlée. Abygael était le genre de fille qui n’avait jamais froid aux yeux, qui pouvait être très impulsive et imprévisible dans les pires comme dans les meilleurs moments, et qui ne voyait aucun problème à prendre des risques totalement inconsidérés. Tout le contraire de ce qu’était Lizzie en fait. Plutôt calme et avisée, la jeune fille était du genre à réfléchir avant d’agir, à peser le pour et le contre, à mesurer et analyser chaque situation avec méthode avant de se jeter dans la gueule du loup. Quelque part, la bleue et bronze admirait beaucoup sa sœur d’arme pour sa témérité car cela pouvait se révéler être un sacré avantage dans certains cas. La dépouille du Basilic de Poudlard devait s’en souvenir encore d’ailleurs, et elle aussi. C’était sans doute pour cette raison que les deux Phénix s’entendaient aussi bien car dans leur caractère si opposé, elles trouvaient une certaine complémentarité qui les unissaient. C’est pourquoi les deux amies étaient toujours enthousiastes à l’idée de partir en mission ensemble pour l’Ordre quand cela l’exigeait. Lizzie pouvait calmer les ardeurs de sa coéquipière quand il le fallait, tandis qu’Abygael l’entrainait et la poussait à agir au moment propice : un véritable tandem de choc en vérité ! Sans comprendre comment ni pourquoi, le feeling était tout de suite bien passé entre elles, en effet, la Poufsouffle possédait cette spontanéité et cette fraicheur qu’on rencontrait rarement de nos jours, et cela n’était pas prêt de s’arrêter.

- Lizzie, on continue le shopping ? demanda subitement Abygael d’un ton des plus innocents, comme si de rien n’était. Il y a sûrement des choses intéressantes, ajouta-t-elle à l’adresse de la Boutique d'Accessoires de Magie Noire qui leur faisait face.

Et voilà, ça c’était du Abygael Thompson tout craché : prendre les gens à revers. Lizzie ne s’était certainement pas attendue à cette proposition, bien que de la part de son amie il fallait toujours s’attendre à tout et à n’importe quoi. La jeune fille fixa alors la pancarte rouillée qui pendouillait lamentablement, indiquant le nom du magasin qu’on parvenait à peine à distinguer. Était-ce là un élément de « décoration » volontaire afin de donner un aspect intimidant et peu recommandable qui allait de paire avec l’Allée des Embrumes ? Ou les propriétaires ne s’étaient-ils simplement pas donnés la peine de redonner un petit coup de neuf à l’enseigne ? Quoi qu’il en soit, bon nombre de rumeurs circulaient à propos de cette boutique, et pas forcément des plus rassurantes. Certes, de ce qu’elle savait, cet endroit n’était plus aussi craignos qu’autrefois, et la clientèle s’était grandement améliorée et largement étendue, néanmoins la bleue et bronze n’y avait jamais mis les pieds, et rechignait à le faire. Le lieu ne lui inspirait ni confiance ni sûreté, et c’était sans doute ça qui donnait envie à la jaune et noire d’y faire un petit tour d’inspection. Car évidemment, la jeune fille l’avait bien compris, ce n’était pas le shopping à proprement parler qui intéressait sa sœur d’arme, mais la découverte d’indices ou d’éléments pouvant mener à quelque chose de louche, et d'intéressant concernant leurs activités illégales. Mais au diable pourquoi fallait-il que son côté Phénix prenne le dessus en cet instant ? C’était sensé être un après-midi de détente ! Certes, chaque membre de la société secrète se devait d’être sur le qui-vive à tout moment, mais par Merlin, tout le monde avait le droit à une petite pause non ?

- Franchement… ça sent les ennuis à plein nez moi j’dis, rétorqua Lizzie. Je ne sais pas trop… dit-elle en jetant un oeil à la devanture d'un air anxieux.

- Allez... S'il te plaît ! répondit alors son amie d’un ton suppliant tout en la fixant d’une expression faussement larmoyante.


Face à cette paire de jolis yeux vairons, impossible pour l’ex-Serdaigle de résister toutefois. La jeune fille détestait particulièrement quand la Poufsouffle se comportait de la sorte car elle savait très bien qu’elle jouait sur sa corde sensible, et que bien souvent Lizzie avait du mal à lui refuser quoi que ce soit. C’est vrai quoi ! Comment ne pas céder quand on vous observait de la sorte avec un joli minois implorant :

Spoiler:
 

Et puis après tout… C’était la bleue et bronze qui avait presque harcelé sa sœur d’arme pour l’accompagner dans les rues de Londres, afin de pratiquer une activité qui ne devait surement par faire parti de son top 10 des loisirs les plus extraordinaires de la Terre. Mais la jaune et noire avait tout de même accepté, alors bon… La jeune fille pouvait bien lui faire plaisir pour cette fois, elle lui devait quand même bien ça… Tiraillée entre son désir de quitter les lieux illico presto et son envie de satisfaire son amie, Lizzie ne savait quelle décision choisir et commençait à culpabiliser. Un peu comme : « Chocolat au lait ou chocolat blanc ? Oui mais ça fait grossir... D'un autre côté c'est tellement bon ! Oui mais je ne rentrerai plus jamais dans mon jean... Oui mais c'est trop bon ! » ... Un dernier regard en direction d’Abygael eut finalement le don de la faire craquer.

- Oué bon, c’est d’accord. Allons jouer les détectives, capitula Lizzie tout en adressant un sourire de coin à son amie. Mais on ne reste pas longtemps, ok ? J'ai pas très envie que les problèmes nous tombent dessus si tu vois ce que j'veux dire...

Comme prévu, la jeune fille avait fini par accepter et voilà qu’elle allait maintenant s’embarquer dans on-ne-savait-quoi. Elle ne pouvait pas non plus en vouloir toute sa vie à sa sœur d’arme après tout. Et puis, peut-être que cette petite excursion allait se révéler florissante qui sait ? la BAMN recelait peut-être des choses intrigantes et d'autres mystères à découvrir. La Phénix ne demandait finalement qu’à le savoir, et puis comme on dit, qui vivra verra ...
Revenir en haut Aller en bas
Invité
avatar
Invité

Re: En journée...

Message par : Invité, Jeu 22 Mar 2012, 09:34


A la perspective d'entrer dans une boutique lugubre aux produits inquiétants, avec en prime la possibilité de rencontrer des sorciers aux occupations louches (et à la personnalité au mieux originale au pire psychopathologique), Lizzie eut un hurlement de joie suraigu qui aurait fait rougir la groupie la plus fanatique du joueur en vogue... Comment s'appelait-il déjà ? Oreillon quelque chose ? Non, oreillon ce n'était pas un prénom... Wakefield.

En fait non, sa réaction fut un peu moins enthousiaste : elle poussa un long soupir qui signifiait à peu près "Mais Abyss ça fait au moins UNE SEMAINE que cette après-midi est prévu, j'ai du suer sang et eau pour te convaincre, tout était organisé, parfait! Je te demande pas grand chose, juste de passer un moment SYMPA en filles NORMALES sans mort ni blessé et aucune préoccupation de fin du monde livré aux mangemorts!" Cependant ma soeur d'armes n'était pas du genre à parler si directement et ménageait les personnes qu'elle appréciait, faisant beaucoup d'effort sur soi pour ne jamais incommoder autrui. Elle avait reçu de son éducation une politesse de dame et faisait comprendre ce qu'elle pensait de manière subtile sans recourir aux mots crus. Ses méthodes forçaient le respect : un regard appuyé, quelques mots froids, un port de tête haute et tout le dédain du monde semblait être exprimé dans ces gestes simples. En cela, comme en bien d'autres domaines en vérité, Lizzie était complètement différente de moi. Je disais ce que je pensais haut et fort, autant par amour pour les phrases sans détour que par incapacité à me la fermer. Dans la vie en général, j'avais bien des difficultés à garder mon sang froid et fonçais souvent tête baissée, avisant ensuite des conséquences de mes actes. Heureusement que tous les hmmmm bénévoles ? n'étaient pas comme moi et que notre gentille communauté associative comptait des membres réfléchis comme Lizzie. Parce qu'il fallait plus que de l'inconscience et de la témérité pour zigouiller pour aider les pauvres pêcheurs à obtenir le pardon de Dieu, la stratégie n'était pas à négliger. De plus, la prudence de mon amie m'avait évité de nombreux problèmes (oui il m'arrivait parfois d'écouter quelqu'un d'autre que moi).

- Franchement… ça sent les ennuis à plein nez moi j’dis. Je ne sais pas trop…

Ce fut à ce moment que je sortis mon arme fatale, profitant (vilement il est vrai) de son indécision. Ce n'était pas très réglo d'utiliser l'argument du regard de chien battu, technique que je maîtrisais à merveille. C'était ma dernière carte et si elle ne portait pas ses fruits, j'entrerais dans la boutique sans ma soeur d'armes ce qui serait nettement moins drôle. Et puis sa présence me rassurait. Je ne pensais pas avoir de problème de type combat contre mage noir en entrant dans cette boutique, ç'aurait été trop kitch. Je ne me sentais pas au mieux de ma forme et dans ces cas-là je ne préférais pas être seule. Je ne savais pas à quoi m'attendre lorsque j'avais ce genre de crise notamment précédée d'une apparition d'outre-tombe. Enfin, tant que Lizzie était avec moi, tout irait bien!
Allez, pourvu qu'elle dise oui...

- Oué bon, c’est d’accord.

- Yeeees! dis-je en serrant les points, mon visage à mi chemin entre le sourire victorieux et l'expression de gratitude.

Sans plus perdre de temps, je saisis son poignet de façon vive mais pas brute et l'emmenais jusqu'à la devanture du magasin. Elle n'était pas franchement attrayante. A moins que le propriétaire ne tint à coller avec l'image que se faisaient la plupart des gens d'une boutique de magie noire. A ma connaissance il n'y avait pourtant aucune règle qui stipulait "plus une boutique est miteuse, plus ses articles sont puissants". D'un autre côté, ils ne pouvaient pas se permettre une décoration aux couleurs pétillantes, joyeuse et enfantine. Le magasin serait la risée de l'Allée des Embrumes. Cependant un petit coup de neuf ne ferait pas de mal, par exemple le rouge sang (en petite quantité, pas d'effusion) aurait redonné un coup de fouet à la devanture sans pour autant la dénaturer. Enfin, quelques points positifs cassaient tout de même le mythe de la boutique d'accessoires de magie noire : la vitrine n'était pas aussi crasseuse que je m'attendais, elle était même propre (il y avait finalement une limite dans le repoussement) et l'établissement avait l'air de bien tenir debout là où on se serait attendu à ce qu'il ait l'air de s'affaisser à tout moment.
Je passais donc la porte du magasin avec ma soeur d'arme, le souci du plafond qui nous tomberait sur la tête en moins.


[HRP: Désolée à Lizzie pour la qualité du RP au regard de l'attente... Pas trop le temps en ce moment, je suis vraiment navrée. :/
Désolée à Kimoka si la description que Rabastan fait du magasin n'est plus d'actualité, Ismaël écrit qu'elle a été retapée sans donner de précisions (ou je ne les ai pas trouvées).
Revenir en haut Aller en bas
Maximilien Nerolase
avatar
Serpentard
Serpentard

Re: En journée...

Message par : Maximilien Nerolase, Mer 09 Mai 2012, 19:42


Maximilien se souvenait parfaitement de cette personne. Il l'avait tout d'abord vu, et rencontré, dans la grande salle, où il avait eu une conversation étrange et des problèmes en perspective. Ensuite, il l'avait vu lors d'une petite bataille dans la salle commune, où il avait démontré qu'il était intelligent et réfléchi. Il avait réussi à détruire une dizaine de statues et sauver une autre fille, sa petite amie s'il avait bien compris.

Ensuite, il avait entendu des rumeurs, des ragots sur lui mais, rien d'important. Juste des élèves voulant lui salir la réputation et celle de sa famille par la même occasion. Maximilien n'en avait pas tenu compte. Car, il avait espionné, grâce à un intermédiaire, une conversation entre lui et Emma. Il avait appris, sous des mots couverts, que Valens avait souffert de son éducation. Maximilien était encore là, derrière la scène, attendant de pouvoir se servir à son tour de Valens, bien que d'une autre manière.

Ici, encore, il entendait sa conscience lui faire la morale, lui demandant ce qu'en penserait July de tout ça. Là, il ne comprenait pas en quoi elle avait un rapport avec ceci mais, se sentait honteux et essayer d'oublier ses pensées. Bien sûr, plus tard, il pensait qu'il valait mieux qu'il utilise Valens avec ses manières à lui plutôt qu'avec l'éducation de ses parents. Là, il faisait taire la petite voix infâme qui lui disait qu'il pouvait tout simplement ne rien attendre en retour.

Du haut de ses 19 ans, Maximilien avait alors envoyé un hibou à Valens. Il était soit à la boutique d'animaux magiques, soit à Poudlard. Il lui avait demandé par la lettre de venir le voir, à 15 heure tapante, ici, dans l'allée des embrumes. Il l'avait aussi averti qu'il ne servait à rien d'essayer de le contacter, il était injoignable et que s'il ne pouvait pas venir, que le Vert et Argent l'attendrait à partir de ce jour, de 15 heure à 19 heure au même endroit.

Pourquoi Maximilien s'usait-il à vouloir voir Valens ? Car il avait certains doutes sur certaines choses. Et qu'il avait des questions à lui poser. Mais, s'il était franc avec lui-même, il dirait aussi que Valens était une personne mystérieuse et que la créature le poussait à savoir quelle relation il avait avec Emma. Maximilien lui-même ne savait rien de ce que la créature voulait mais, si elle voulait savoir, quelle importance ?

C'est ainsi que lui, l'héritier des Nerolase, attendait Valens dans une rue sombre et mal éclairé, la tête couverte par une capuche rouge sang et sa baguette dans sa manche. Il ne faisait que très peu confiance à certaines personnes, surtout qu'il ne connaissait pas si bien que ça Valens. Mais, pour l'instant, il était le seul relativement utile pour lui et pouvant lui répondre à ses questions.
Revenir en haut Aller en bas
Valens Fenwick
avatar
Serpentard
Serpentard
Spécialité(s) : Permis de Transplanage


Re: En journée...

Message par : Valens Fenwick, Dim 13 Mai 2012, 01:07


Toc... Toc... Toc... Ce n'était guère le moment. S'occuper d'un demiguise réclamait une certaine dose d'attention. Toc... Toc... Toc... Mais l'incessante percussion commençait à l'agacer. Le jeune homme restait toutefois concentré sur sa tâche car s'il détournait le regard, il ... Toc... Toc... Toc... Un instant Valens regarda vers la fenêtre le hiboux qui s'impatientait. Il paraissait ulcéré qu'on puisse ainsi le faire attendre. Pourtant cet instant suffit au singe pour disparaître. S'étant préparé à cette éventualité, la main du serpentard se referma sur un bout de la créature qui se révéla plus tard avoir été une cuisse. De mauvaise humeur, il sermona l'animal invisible qui n'y comprit rien mais entendit parfaitement le ton qu'il employait. Il redevint alors visible tandis que le vert et argent le remettait temporairement dans sa cage.

Lorsque il vint ouvrir la fenêtre pour laisser entrer l'oiseau de nuit, ce dernier le regarda d'un air outrager avant d'entrer et de se poser sur le lustre. De son bec, il arracha et lâcha lui même le message accroché à sa patte, l'envoyant tournoyer quelques instant dans les airs en dessous de lui avant que le parchemin ne heurte la table en contrebas. Comme si l'humain était complètement idiot, d'un signe de tête, le volatile lui indiqua que le message l'attendait lui et décolla ensuite pour sortir par la fenêtre. Que ne fallait-il pas faire de nos jours quand on était hibou devait-il probablement penser. L'humain en question referma la fenêtre derrière lui avant d'approcher du message.

Le déroulant à la chiche lueure d'une bougie, dans cette salle faiblement éclairée à cette heure indue afin de ne pas troubler le repos de certains animaux, il chercha tout d'abord qui pouvait en être l'expéditeur. Il tomba bien vite sur un nom, un nom qui ne lui était pas inconnu...

...

Une table immense semblait emplie d'élèves mangeant et discutant. Décontenancé, un élève approcha. Une discussion, une confrontation, un accord. Les prémices d'événements à venir se dessinaient déjà.

...

Une porte volait en éclat tandis qu'une foule de statues en furie s'insinuaient à toute allure dans une salle d'étudiants. Deux regard se croisèrent. Ils tirèrent alors leurs baguettes prêts à en découdre quelque soit la menace. Leurs motivations étaient certes complètements différentes mais leur détermination face à l'adversité ne souffrait l'échec. Au milieu de la panique, une stratégie efficace mais complètement folle mettait fin au chaos.

...

Deux ombres se croisaient dans des couloirs que la nuit ne pouvait rendre que plus sombres encore. Un sentiment, la vengeance. Un objectif, les poufsouffles. Une méthode, la terreur. Préparés et convaincus, leurs motivations différaient une fois de plus mais ils étaient tout deux convaincu de la nécessité de ne pas laisser faire. Un bruit, un cri, une course poursuite. Ce n'était pas cette nuit-ci que le crime serait puni. Leur préparation et leur ingéniosité serait utilisé pour assurer leur fuite plutôt qu'afin de remplir leur mission

...

... Maximilien Nerolase. Sa lettre était mystérieuse. Non pas sibylline mais suffisament peu éloquente pour ne pas savoir de quoi il pouvait s'agir. Le ton était déterminé. L'appel portait en son sein un certain désespoir. Le stagiaire sentit quelque chose l'appeler, comme un devoir qu'il aurait vis à vis de l'auteur de cette lettre. Leur lien pourtant était plus flou et presque plus ambigu que ceux qu'il entretenait avec ses différentes amies. Il serait au point mentionné, à 15h, il le devait.


L'allée des embrumes semblait sombre même au coeur de l'après midi. Etroite, mal famée, elle n'était que le lieu des rendez vous les plus louches. Il n'aimait pas ça, c'était aussi un lieu surveillé car particulièrement louche. Il ne savait pas quelles oreilles trainaient mais derrière chaque paire d'oreilles se tenait une bouche prête à répéter l'information pour quelques galions. Il marchait d'un pas normal, craignant qu'un pas pressé n'attire une indésirable attention sur lui.

Il aperçu finalement l'objet de ses recherches alors qu'il n'était déjà plus très loin de lui. Sans ôter la capuche noire, il ramena en arrière la cape noire qui lui ceignait les épaules découvrant une assez habituelle stricte robe de sorcier. A mi-voix, il le salua.

- Mes salutations Maximilien. Avez vous un endroit plus approprié afin de m'expliquer ce que je fais ici? Le sujet semble grave, je suis venu si tôt que possible, me demandant ce qui pouvait vous tourmenter à ce point.

Les mots étaient simples, l'introduction incomplète. Pourtant, dans le même temps, il en avait déjà trop dit, trop pour un monde où un mur pouvait avoir de véritables oreilles...
Revenir en haut Aller en bas
Maximilien Nerolase
avatar
Serpentard
Serpentard

Re: En journée...

Message par : Maximilien Nerolase, Dim 13 Mai 2012, 16:20


Maximilien eut un sourire, qui passa inaperçu sous l'ombre de sa capuche. Valens, car c'était certainement lui marchait d'un pas plutôt normal, bien qu'on sentait sa nervosité. Il ne devait certainement pas venir souvent ici... Lui, était déjà venu plusieurs fois ici, il suffisait juste de savoir où on marchait et qui on regardait. Et surtout, qui on payait. Il fallait des gens pour couvrir ses arrières et Maximilien, lui, les avait payés. à moindre prix, certes, mais payé quand même.

- Mes salutations Maximilien. Avez vous un endroit plus approprié afin de m'expliquer ce que je fais ici? Le sujet semble grave, je suis venu si tôt que possible, me demandant ce qui pouvait vous tourmenter à ce point.

Le Vert et Argent eut un demi-sourire. La situation, grave ? Oh que non... En tout cas, tout dépendait de qui on parlait... Quant à ce qui le tourmentait... Il allait y venir après. Pour l'instant, il allait d'abord parler à demi-mots, puis, un peu plus franchement. Plus le temps passait, plus un plan se formait dans son esprit. Valens commençait à, sans le remarquer, prendre un peu plus d'importance au fil des jours.

- Mes salutations, Valens. Un autre endroit ? Personne ne viendra ici. Des hommes de mains, des mercenaires, sont pas loin, ils protègent cette petite ruelle. Ne vous inquiétez pas, tout est sous mon contrôle.

Sa dernière phrase pouvait être prise de plusieurs façons. Il pouvait parler du fait de la peur de Valens du fait que la conversation risque d'être entendue et... Du fait qu'il contrôlait tout ce qui se passait ici, et que ses hommes de mains pouvaient aussi l'attaquer en cas de litige. Ce qui était vrai. Maximilien avait tout prévu, si Valens fuyait, il se ferrait attaquer. S'il décidait de l'attaquer, il se ferait attaquer par derrière. Bien sûr, il n'y avait aucune raison à ceci mais, on n'était jamais trop prudent.

- Mais, tout d'abord, comment se sont passé tes vacances ? Cela doit faire deux ans qu'on ne s'est pas vu, non ? Longtemps mais, rassure toi, je ne t'ai jamais oublié.

à vrai dire, ce n'était pas comme ci l'on pouvait oublier quelqu'un de son genre. Surtout vu ce qu'il avait découvert, à la fin de l'année il y a deux ans. Bien sûr, il aurait pu tout de suite parler de ce qu'il avait entendu avec Valens mais, il voulait voir comment ses "professeurs" allaient l'éduquer lorsqu'il ne serait pas à Poudlard. Et son allier ne semblait pas avoir reçu un lavage de cerveau donc, il pouvait estimer qu'il parlait toujours au "Valens de ses souvenirs", en plus âgés, naturellement.

- J'aurais voulu te parler plus tôt, fit-il d'un ton mystérieux, présagent que tout allait commençait, mais, j'ai été occupé. L'un de mes cousins s'est retrouvé perdu au milieu de personnes hostiles pendant longtemps. Il a maintenant une peur bleue du feu et du sang...

Toutes personnes informées sur sa famille comprendrait qu'il parlait de choses louches. Il était le seul héritier des Nerolase, il n'avait aucun frère, aucun cousin. Maximilien ne s'était pas trompé, il parlait juste à demi-mots, pour évaluer Valens. Car, en vérité, c'était de lui qu'il parlait. Les personnes hostiles étaient ses parents, quels parents laisseraient le feu et le sang éduquer leurs fils ? Des gens hostiles, certainement.

Il attendit donc, avec une certaine impatience, caché derrière son masque de froideur, la réponse de Valens. Ici, c'était lui le maître. Valens ne savait pas ce que Maximilien savait. Il ne connaissait pas la raison de sa venue ici. Il devait rester là, à attendre, essayer de comprendre dans quelle toile il était tombé. Dans quel piège...
Revenir en haut Aller en bas
Valens Fenwick
avatar
Serpentard
Serpentard
Spécialité(s) : Permis de Transplanage


Re: En journée...

Message par : Valens Fenwick, Mer 16 Mai 2012, 14:54


Des hommes de mains? Des mercenaires pour bloquer la ruelle? Le jeune homme se demanda ce que Maximilien pouvait bien trafiquer. Et plus encore, dans quoi lui même s'était fourré. Une moue intriguée se dessina sur son visage. Il ne regarda pas autour de lui, il n'en avait pas besoin. Par défaut, il devait prendre en compte la présence de ces hommes. Il vérifierai en temps voulu si c'était ou non du bluff. Son regard resta braqué sur son condisciple tandis que sa main gauche caressait son menton. Il ne laissa échapper que quelques mots qui arboraient également de multiples sens, trahissant à moitié sa perplexité.

- Etait-ce vraiment nécessaire...

Le "maître des lieux" lui demanda comment ses vacances s'étaient passées. C'était là une question qui creusa la perplexité de Valens. Que savait-il de sa situation? Elle avait changée depuis qu'ils s'étaient connus. Lors de leur rencontre, sa personalité était toute jeune et émergeait tout juste au dessus de celle générée par le conditionnement. Depuis du chemin avait été fait. Valens ne comptait pas lui mentir, mais il ne savait pas jusqu'à quel point il devait lui dire. Maximilien était un être complexe et dangereux qui recelait trop de ressources pour pouvoir sous-estimer son impact. Il avança une réponse neutre en soulignant certains termes.

- A vrai dire, mes "médiocres" résultats dans certains domaines m'ont valu systématiquement une forme de longue "retenue" à Poudlard en "réprimande" de notre Directrice. Mais ce n'est que temporaire, toute fuite en avant finit toujours par rencontrer un mur. Et les tiennes, comment se sont-elles déroulées?

Il s'ensuivit une phrase sibylline sur les déboire de l'un de ses cousins. Valens repassa rapidement en mémoire sa lignée mais le serpentard ne lui avait jamais parlé de cousins. Toutefois, il lui avait parlé d'un oncle, même s'il ne savait pas si c'était là sa position ou un titre. Peut être avait-il eu un enfant. Mais la fin de sa phrase sema le trouble dans son esprit. Peur du feu et du sang. Cela lui collait à la peau bien plus qu'un éventuel cousin. Mais comment aurait-il pu savoir. Il ne se souvenait de lui en avoir parlé et ceux à qui il en avait parlé lui semblaient fiables, pas du genre à vendre ce genre d'information surtout en sachant ce qu'il savait d'eux en retour. Il ajouta alors une phrase plutôt neutre en retour qui pouvait s'appliquer autant à son cousin qu'à lui même.

- Et surement craint-il de retomber entre leurs mains...

Une certaine méfiance naissait en lui face à cette situation. Il était venu sans se douter de rien et sans se méfier, il se fustigea mentalement pour cet excès de confiance fortement imprudente. Il n'était plus en mesure de se permettre ce genre de fantaisie et allait peut être en payer pour la première fois le prix. Mais sans doute cela lui servirait-il de leçon. Son visage se fit alors plus neutre, peut être plus dur aussi. Il devait percer ses intentions à jour avant de comprendre quelle attitude adopter envers lui...



Revenir en haut Aller en bas
Maximilien Nerolase
avatar
Serpentard
Serpentard

Re: En journée...

Message par : Maximilien Nerolase, Mar 22 Mai 2012, 14:55


Maximilien eut un petit sourire suite à la remarque de Valens. Nécessaire ? Oui et non. Tout dépendait du fait de sa collaboration et le Vert et Argent était sûr que Valens ne ferait rien qui était contre ce qu'il voulait. Après tout, il ne lui demanderait pas grand chose. Il parlerait juste un peu, essayant de tirer certaines informations au clair, tout en essayant de contrôler son monstre, qui, lui, ne s’embarrasserait pas de tact, ou de discrétion.

- Ne t'inquiète pas, c'est pour que tu puisse être rassuré, rien de plus. Et puis... Des barrières anti-transplannage ont été placé ici depuis des années, et y sont encore fonctionnelle. C'est justement pourquoi je tenais à ce que notre rendez-vous se tienne ici.

La question qu'il posa ensuite pouvait aussi se révéler idiote. Après tout, ce que lui avait dit son esprit vaudou aurait bien pu devenir incomplet, ou que la situation est terriblement changé. Mais, pourtant, il était sûr que ce n'était pas le cas. Après tout, certaines personnes de confiances lui avait assuré qu'il avait encore certains problèmes à Poudlard. Son éducation devait certainement prendre le dessus lors des vacances, laissant une ombre plus grande après coups.

- Plutôt bien. Je suis partit quelque part, ces deux dernières années, c'est pour cela que je n'ai pas pu te voir plus tôt. J'ai fait des rencontres étonnantes... J'ai appris beaucoup plus sur certaines choses.

Il lui parla ensuite de son cousin inexistant. Il vit les rouages de son coéquipier chauffer. Il devait certainement se remémorer leurs conversations, cherchant à comprendre comment aurait-il pu savoir cela de lui. Bien qu'il ait parlé d'un cousin, sa description ressemblait beaucoup trop à la sienne. Et même s'il ne connaissait pas leurs idiotes traditions, la description collait quand même. Il eut un sourire face à la phrase de son interlocuteur. Peur ? Non, pas à ce qu'il sache...

- Pas vraiment, non. Son éducation l'empêche de vouloir quitter le nid familial. Triste, non ?

Il eut ensuite un sourire énigmatique suite à l'expression de Valens. Il comprenait enfin qu'il aurait dû s'y préparer un peu plus. Dès qu'il avait reçu cette lettre, il était venu, sans se poser des questions. Et maintenant, il était trop tard pour reculer. Il ne savait même pas si lui, Maximilien, allait décider d'en finir avec lui. Il avait peut-être peur, aussi, ce qui ne serait pas plus mal.

- J'ai d'ailleurs découvert à quel point le monde était petit. J'ai croisé certaines de tes connaissances, de tes amies, et elles m'ont beaucoup parlé de toi. Je veux bien sûr parler d'Emma, d'Axelle, d'Isadora, de Katniss... Et d'autres personnes.

Bien sûr, il en avait même pas rencontré le tiers des connaissances de Valens ! Mais, à ce qu'il avait vu et à ce qu'il savait, c'était les amies de Valens. Normalement, à ce moment-là, il devrait prendre peur, peur du fait d'avoir été trahi par ses amis. Heureusement pour lui, Maximilien mentait. En effet, toute ces informations venaient d'un esprit vaudou qui avait surpris par hasard un début d'informations mais qui, pourtant, constituait l'action principal de ses recherches. Maximilien espérait néanmoins que Valens n'allait pas le prendre mal. L'ancien élève avait besoin de lui, pour certaines choses.

- Je trouve, en vérité, que mon cousin et toi, vous vous ressembliez beaucoup. Et c'est pourquoi j'ai envie de t'aider. Je ne peux pas aider l'aider, comment pourrais-je renier les décisions de mon oncle ? Mais, je peux peut-être t'aider... Car il y a certaines choses que, j'imagine, tu aimerais savoir... Concernant tes repères que tu t'es fabriqué ses deux dernières années. Après tout, il est normal que ta vie soit dur, ne voir que des personnes lors de bals et autres pendant quinze ans... Tu ne sais pas vraiment à qui faire confiance. Tu n'as pas appris le gout amère de la trahison.

Il savait que c'était mal de mentir ainsi à Valens. Il pourrait le prendre mal et son alliance avec lui serait terminé assez rapidement. Mais, il ne pouvait pas laisser Valens évoluer dans un monde où il pensait que beaucoup de monde voulait l'aider. Se confier était dangereux et il ne parlerait plus de la même façon, ne verrait plus les autres de la même façon. Maximilien aussi avait vécu cette injustice de croire que ses amis l'avait trahi. Il avait grandi maintenant et savait qu'il ne pouvait plus parler ainsi à certaines personnes. Qu'il ne pouvait plus accorder sa confiance à n'importe qui.
Revenir en haut Aller en bas
Valens Fenwick
avatar
Serpentard
Serpentard
Spécialité(s) : Permis de Transplanage


Re: En journée...

Message par : Valens Fenwick, Jeu 07 Juin 2012, 18:52


Être rassuré? Il goutait toute l'ironie et le cynisme de ces paroles alors que son angoisse avait davantage tendance à monter qu'à descendre. Maximilien lui affirma que ce lieu avait été spécialement choisis à cause de sa protection contre le transplanage. Une ruelle? C'était hautement improbable. Ce n'était pas un endroit spécialement stratégique, il y avait du passage et des magies pas toujours avouables. Pourquoi quelqu'un de puissant aurait-il mit un enchantement permanent à cet endroit précis ou pourquoi quelqu'un de moins puissant entretiendrait-il régulièrement un tel enchantement? Hautement improbable mais... possible. Etait-ce du bluff ou non? Les certitudes vacillèrent et il lui sembla entendre le son d'une porte aux gonds mal huilées se refermant derrière lui.

Pourtant il n'avait pas écarté complètement la possibilité du bluff, un bluff servant une manoeuvre d'intimidation bien entamée. La porte n'était pas restée complètement fermée derrière lui et au besoin, il pourrait tout de même tenter le coup. Il espérait ne pas en avoir besoin mais qui savait comment cela pouvait tourner? Il ne répondit rien mais ses yeux plissés lui rendirent un regard pénétrant sans parvenir à déceler ce qu'il y cherchait.

Le jeune homme ajouta, toujours au sujet de son cousin, que l'éducation l'empêchait de vouloir quitter le nid familial. Valens voulait bien croire aux coïncidences, mais là cela était allé bien au delà des coïncidences possibles. L'ancien élève était désormais persuadé que ces paroles n'était qu'une allégorie qui le représentait lui même en personne dans un discours voilé. Mais comment, comment avait-il pu savoir? La question restait entière. Il répondit alors d'une manière similaire en apportant des précisions toutes aussi hypothétiquement vraies.

- L'éducation ne fait pas tout même si c'est une arme redoutable, le cerveau est suffisamment complexe pour ménager des zones de rébellion dormantes qui parfois se réveillent et résistent. Mais la chute est d'autant plus dure...

Tout en parlant, il réfléchit à ce qui se trouvait aux alentours et ses possibilités. Max connaissait l'existence des billes et des caltrops et cela ne pouvait pas servir contre lui. Contre ses sbires peut être mais ils étaient sans doute prévenus. Toutefois, il n'avait pas encore vu sa carte maitresse qui ne pouvait malheureusement servir qu'une fois par personne.

Ses révélations suivantes furent à la fois bien plus terribles et plus rassurantes. Aussi surprenant que cela paraisse, les deux émotions parvinrent à cohabiter, l'une après l'autre. Alors que son interlocuteur insinuait avoir obtenu ses informations de la part de ses amies, il fut horrifié de ce qu'impliquait cette nouvelle révélation. Une trahison. Le regard empli de stupeur, il regarda sans comprendre devant lui, le regard dans le vide. Mais quelque chose sonnait faux. Katniss aurait peut être pu livrer ces informations même s'il répugnait profondément à le croire. Ce qu'elle avait à perdre n'était pas suffisamment grave pour pouvoir croire que Axelle disposait d'autres informations et, même si elle avait à perdre à les révéler, elle aurait pu le faire aussi. Par contre, Isadora ne savait rien et Emma avait trop à perdre à le faire. Trop de détails commençaient à clocher pour que le serpent ne puisse se douter du coup de bluff qui se préparer. Tout ce ceci n'était qu'une vaste campagne de déstabilisation qui ne visait qu'à préparer la suite. Maximilien n'avait rien perdu de son habileté à conduire une discussion et à manipuler sa cible. Toutefois, cela ne lui indiquait tout de même pas comment il pouvait savoir tant de choses, par quel biais? Il se décontracta alors et reprit une expression neutre avant de lui affirmer.

- Oh je suis sûr que la plupart d'entre elles ne t'ont dit que du bien de moi.

La discussion prit ensuite un tournant des plus étranges. Après ces coups de bluff et ces menaces à peines voilées, il lui proposait son aide. Quelle nouvelle fourberie était-ce là. Devez-t-il continuer à l'écouter? Pouvez-t-il continuer à l'écouter? Ses repères... Le goût de la trahison... Il songeait qu'en effet, en ne se méfiant pas, il commençait doucement à la goûter. Certes, ses parents avaient trahis leur rôle, mais ils ne l'avaient pas vraiment trahi lui. Etait-ce une leçon qu'il voulait lui apprendre d'une curieuse manière? Avec un sourire il ajouta...

- Ne te fais pas trop de soucis, je tomberai probablement avant que la confiance et la trahison ne puisse avoir raison de moi. D'où qu'elle puisse venir. Et si cette école me perturbe grandement, à l'extérieur elle ne m'affecte pas tant.

Encore une fois, c'était trop d'informations. Mais il montrait par là même qu'il ne se montrait pas si facilement influençable...



Revenir en haut Aller en bas
Maximilien Nerolase
avatar
Serpentard
Serpentard

Re: En journée...

Message par : Maximilien Nerolase, Sam 16 Juin 2012, 19:21


Maximilien sentit Valens se tendre face à sa phrase. Il sentait un piège, un piège inconnu, se refermer sur lui. Des barrières anti-transplannages ? Qu'est-ce que des barrières de ce genre feraient ici ? C'était hautement improbable qu'un sorcier juge la peine de bloquer cette endroit contre le transplannage. Cette personne était un ancêtre de Maximilien, son grand-père s'il ne se trompait pas. Utile pour des rendez-vous auquel il y avait de grandes chances que cela se finisse par une confrontation. Ainsi, l'autre personne ne pourrait pas fuir en cas d'attaque.

Ainsi, Maximilien comptait déstabilisait son adversaire. Un adversaire n'ayant aucun repaire était une proie facile. Un homme désespéré était un homme qui faisait des erreurs. Et faire des erreurs étaient fatal. Petit à petit, il donnait un surplus d'information à Valens pour qu'il soit déstabilisé. Ensuite viendrait la peur. Et, si Maximilien n’intervenais pas à temps, venait la compréhension et le doute envers ses paroles. Mais, les mots resteraient et il s’interrogerait toujours. Jusqu'à poser la question, plus ou moins directement, à ses amis. Et là, ils se sentiraient trahi du fait qu'il puisse douter de leurs amitiés.

Mais ceci n'était pas son but, bien au contraire. Il allait bien sûr essayer d'agir au bon moment, l'empêchant ainsi de remettre en question ce qu'il venait de dire. Cela serait bénéfique autant pour lui que pour Valens. Il vit ensuite le cheminement des pensées de Valens. Il ressentait enfin la trahison d'être chers. Le regard vide, il était en train de perdre, petit à petit ses repères. C'était enfin le bon moment pour intervenir et pour l'avoir sous sa coupe. Que cherchait-il à la fin ? Il l'ignorait lui-même mais, il se doutait bien qu'il le saurait une fois qu'il aurait Valens de son côté.

Il allait enfin parler, agir, lorsqu'il vit que son "adversaire" se décontracta. Il ne prenait pas ça à la légère, si ? Il venait de perdre ses amis, sa confiance envers eux ! Il l'avait vu dans sa manière de recevoir les informations ! Il ne pouvait quand même pas agir comme un être froid et sans âmes... à moins que son éducation ait repris le dessus. Avait-il sous-estimé cette éducation sinistre ? Peut-être avait-il mal préparé le terain. Il aurait dû essayé de s'y renseigner un peu plus, de parler à sa famille pour connaître les points faibles et points forts de l'éducation. à la place, il avait demandé un entretien avec Valens en faisant un paris risqué...


- Oh je suis sûr que la plupart d'entre elles ne t'ont dit que du bien de moi, fit Valens tout en prenant un visage neutre.

Il avait raté son coup. Il le savait. Valens s'était reposé sur la seule chose qu'il haïssait le plus, certainement inconsciemment : Son éducation. Cette même éducation qui lui avait permis de reprendre un peu trop vite le contrôle de lui-même. Il avait ensuite analysé ses paroles et vérifié ses souvenirs, pour voir si tout collé. Son coup de bluff avait apparemment raté à moitié. Valens n'était pas en position de sûreté. Il s'était, dû moins, sur l'avis de Maximilien, reposé sur son éducation. On avait jamais demandé de l'aide à ses ennemis. Jamais et Maximilien comptait bien l'utilisé, formant un plan risqué dans son esprit.

- Ne te fais pas trop de soucis, je tomberai probablement avant que la confiance et la trahison ne puisse avoir raison de moi. D'où qu'elle puisse venir. Et si cette école me perturbe grandement, à l'extérieur elle ne m'affecte pas tant.

Maximilien sentait par contre un léger doute. Il se trompait peut-être mais l'éducation de Valens lui avait forcément appris à ne jamais oublier certaines informations. Elles étaient juste de côté et elles lui reviendrait forcement, d'un moment à un autre. Peut-être dans quelques instants. Tout dépendait de la tournure de la conversation. Si jamais il se dévoilait un peu trop, alors Valens découvrirait le coup de bluff et pourrait donc abandonner l'idée de trahison. Et abandonner du même coup son alliance avec Maximilien. Que faire ?

- Je comprends. Tu porte une trop grande confiance sur tes amis. Soit, après tout, c'est ta vie. Et puis, je comprends que tu dois te reposer sur les autres, avec la confiance de tes parents (accentuation sur le mot) sur toi. Ils en attendent tellement de leurs seuls fils. Savent-ils d'ailleurs que tu travaille dans la boutique d'animaux magiques ?

Il essayait d'utiliser l'éducation de Valens contre lui. éduquer par le feu et par le sens ? Et bien soit, voyons voir s'il allait s'en souvenir suite à ses paroles. Qu'il cache à ses parents sa liberté "conditionnelle". Maximilien ne se gênerait pas, en cas de pépin, à avertir la famille de son cher ami comment Valens essaye de se libérer de son éducation. Mais, pour l'instant, Maximilien compte bien utiliser cette éducation pour son compte. Qu'il se cache à sa famille. Il ne pourra pas se cacher à lui...

- D'ailleurs, j'aimerais bien les rencontrer..
.
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé

Re: En journée...

Message par : Contenu sponsorisé


Revenir en haut Aller en bas
Page 2 sur 17

 En journée...

Aller à la page : Précédent  1, 2, 3 ... 9 ... 17  Suivant

Permission de ce forum:Vous pouvez 
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Harry Potter 2005 :: ~¤~ Londres ~¤~ :: Chemin de Traverse :: Allée des Embrumes-

L'univers d'Harry Potter est la propriété de la Warner Bros ainsi que de J.K Rowling.
Tous droits réservés sur ce site ©Copyright HarryPotter2005. Affichage optimisé sous Firefox.