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En journée...
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Mangemort 87
Mangemort
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Re: En journée...
Mangemort 87, le  Ven 12 Aoû 2016 - 8:15

-Invitation par Liz-

On en pétrit jusqu’aux narines
Entre ses yeux casse un oeuf

Effacement

L’animal voit et juge. Son oeil muet dit « Je ne sais trop ce qu’il t’est arrivé ensuite, Humaine. Le dernier trou blanc n’est lui coupé d’aucune couleur. Le mur est aussi blanc que le cadre et sa plaque cartonnée. Plus signe de vie. Un jour, t’as cessé de me nourrir. De me câliner et donner des coups de pied. T’étais plus là. Partie ? Malade ? Morte ? Impossible à savoir. De mon point de vue de chat, tu t’étais évaporée. Aussi simplement que ça ; ne restaient que quelques images, quelques placards, le souvenir d’une douceur instable, mais nulle trace n’est éternelle. Loup solitaire, tu avais regagné tes appartements, loin des hommes et des êtres vivants dans leur entièreté. L’effacée. L’éphémère. L’humaine. »

Troublant

Mais l’animal, lui, ne disparaît pas. Ne désépaissit pas. Elle était là. Toujours, même quand on ne la soupçonnait pas. L’Autre avait voulu satisfaire la demande de quelque gamin irrévérencieux. Pourquoi lui avait-il tapé dans l’oeil ? Elle n’en savait rien. Il fallait qu’elle se fasse sa petite idée du type. Elle suivait leurs vas et viens, leurs échanges. Notait tout. Elle voulait savoir qui il était avant de mettre en danger son identité. Car rencontrer quelqu’un est toujours un péril, sous masque. Un rendez-vous ne se prend pas à la légère. Surtout quand il vous connait. Alors elle jugeait. Tapie dans l’ombre, le silence. Il ne fallait pas qu’il sache qu’elle était là.

Peut-être que ses faux pas seraient trop nombreux. Qu’il ne mériterait pas de rencontre. Mais s’il tenait toute la journée face à l’Autre -l’humaine- -Bennet- alors peut-être, non, sûrement, qu’elle répondrait à ses questions. Pour l’instant, elle se contentait d’attendre.
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Re: En journée...
Marx Rosenzwag, le  Sam 10 Sep 2016 - 21:33

- La presse nous dira ça. Oh, tu es pressé de grandir...

La presse... Rien de bien étonnant à cela. Après tout, elle se chargeait très bien de transmettre le message de terreur des Mangemorts au reste de la communauté. Elle faisait tout toute seule, comme une grande. Suffisait d'agiter un sujet en lien pour que celle-ci s'occupe de la propagande mangemoresque sans même le réaliser. Un vrai trésor pour les mage noirs, qui pouvaient jouer leurs cartes comme bon leur semblait.
Marx se contenta de hausser les épaules, levant les yeux au ciel. Un petit compliment n'aurait pas été de refus. Non pas qu'il se soit décortiqué et mis en quatre pour réaliser son œuvre, mais il lui semblait d'assez bon gout pourtant. En même temps, à quoi voulez-vous vous attendre avec Miss Bennet? Soupir tandis qu'elle semblait perdue dans les méandres multiples de son esprit sordide et pervers -cette idée plut à Marx-

- Suis-la. Tue le prochain moldu qu’elle croisera.

Le sorcier fusilla sa mandataire de ses yeux noirs. Un regard froid et dur, souligné par des sourcils froncés. Tous son visage s'était brusquement fermé. Une boule se noua dans le ventre du jeune homme, et un large sourire se dessina sur les lèvres, donnant à Marx un air sadique. La sorcière les dépassa dans le silence. Voilà ce qu'il attendait! S'il exécutait cette demande, le sorcier était quasiment sur de s'attirer les faveurs de l'autre tarée. Il allait donc jouer le jeu, bien qu'un sentiment de panique et une irrésistible envie de transplaner loin d'ici l'eurent pris. Marx savait bien qu'il allait devoir en passer par là, mais d'avoir entendu ces mots prononcés aussi sereinement... La peur l'avait gagné. Ses bougèrent mécaniquement, mais rien ne transparu. Le mage murmura, tout en essayant de contrôler sa voix:

- Et bin voilà, on passe enfin aux choses sérieuses...

Rabattement de capuche, puis Marx s'engagea sur les pas de la sorcière sans jeter de regard derrière lui. Dès lors, son sourire s'effaça, et à mesure qu'il avançait, ses forces le quittèrent. Les doigts tremblants, les jambes molles, la gorge serrée... Comment s'était-il retrouvé dans cette situation?! Comment pouvait-il s'en échapp... Même pas en rêve mon coco, ce serait signer ton arrêt de mort! Cela valait-il la peine de tuer pour autant? Ce n'était qu'un Moldu et pourtant... Marx avait envie de vomir. Il suivit la sorcière un bon moment, s'arrêtant quand celle-ci s'arrêtait, ralentissait et accélérant au même rythme qu'elle, se torturant l'esprit pour ce qu'il allait devoir faire. Idée qu'il avait accepté quelque temps plus tôt mais qui maintenant le tourmentait. Les magiciens avaient quitté le Chemins de Traverse. Depuis combien de temps?! Combien de temps avaient-ils marché?! Pas assez longtemps selon Marx, qui sentait le moment fatidique arriver. Avait-il croisé quelqu'un déjà?! La peur des représailles était plus grande que tout. Londres se réveillait lentement. Une femme croisa le chemin de la sorcière.

Tout devait aller très vite. Quand la femme fut à sa hauteur, Marx l'attrapa dans le dos, lui pressant la bouche de sa main gauche, l(immobilisant de l'autre, et l'arracha de la grande rue pour s'isoler dans une allée privée, à l'abri d'une haie. La pauvre femme se débattait, mais son frêle gabarie ne pu échapper à l'étreinte musclée du jeune homme qui la jeta violemment au sol. La femme cria, un cri faible qui mouru dans sa gorge. Ses yeux étaient remplis de larmes, ses cheveux blonds étaient en bataille et elle tremblait de tous ses membres dans un silence de plomb. Marx la surplombait de toute sa hauteur, le regard froid et finalement déterminé. Mais... Pourquoi ne criait-elle pas? Pourquoi restait-elle là, silencieuse, tremblante, sans tenter quoi que ce soit pour sauver sa vie? Elle le fixait, en pleurant sans un bruit. Les traits du visage de Marx se durcir davantage lorsqu'il sortit sa baguette pour la pointer sur sa victime. Quelle faiblesse... Quelle médiocrité... Cette femme ne lui inspirait plus que dédain.

- Vous me faites vomir..., déclara-t-il d'une voix sûre et rauque.

Sa baguette fendit l'air, et la vie de son infortunée rencontre disparu. Un coup de baguette, et tout fut terminé. La lumière dans ses yeux bleus s'était éteinte. D'un simple #Avada Kadavra informulé, Marx venait de tuer. Sans effusion, sans flonflon. Froidement. Purement et simplement. Une sensation d'allégresse lui parcouru tout le corps dans un long frisson. La femme était étendue à ses pieds, le teint pâle et le regard vide. Le jeune homme se mit à rire, ivre de cette nouvelle émotion. Un rire presque inaudible. C'était grisant! Alors pourquoi des larmes coulaient sur ses joues? C'était beaucoup d'un seul coup. Marx se sentait vidé. Il restait là, debout, sans plus prêter attention au cadavre. C'était stupéfiant... Qu'avait-il fait?! Vraiment troublant... Ses jambes ne le portaient plus. Sa baguette glissait d'entre ses doigts. Mais il riait. Le corps brisé. L'esprit fracturé.
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Re: En journée...
Lizzie Cojocaru, le  Mer 21 Sep 2016 - 7:11

Non, décidément, je savais les choisir. Enfin, je disais les comme si j’avais l’habitude, alors que c’était le premier. Mais chéri, on avait pas fini de jouer. Il m’offrit un soupir, sans s’attendre à la suite des instructions. Ah, là, on y était, un regard noir, des sourcils froncés, tant de haine c’était juste magnifique. Tu avais changé, depuis Poudlard, Marx. En avais-tu conscience ? Tu avais sombré, sombré de mon côté. Ton sourire me surprit, mais me plut. Décidément, ton potentiel n’avait fini de m’amuser. Ta voix, perceptiblement contrôlée, joua les arrogantes. « Et bin voilà, on passe enfin aux choses sérieuses... »

Je ne saurais trop dire si j’étais déçue ou si mes attentes doublaient. J’avais bien envie d’être responsable de son tout premier meurtre. Qu’il s’en rappelle toute une vie. Je ris de sa réponse, et le laissai entamer sa filature -d’abord maladroite, puis plus régulière. Non, il n’y avait pas à dire, bientôt son pas se fit presque inaudible, et la pensée « On pouvait en faire quelque chose » martela mon esprit comme une pluie battante. Dans l’ombre je pris sa suite ; on eu dit un Un, Deux, Trois, Soleil, mais elle ne se retourna pas. Dommage, j’aurais aimé voir comment il l’aurait géré. Si son professionnalisme l’aurait ou non emporté sur l’instinct du bébé prédateur pris en faute.

Assez rapidement, il trouve sa proie, et tout va alors très vite. Il la bâillonne, l’attire dans une allée délicieusement ténébreuse, malgré l’heure de la journée. On aurait pu croire que la température extérieure y diminuait drastiquement en quelques mètres. Je restais en retrait, derrière le lampadaire. Elle, elle me voyait, lui, j’ignorais s’il avait su sentir ma présence. Je n’en avais trop l’impression, mais peut-être voulait-il seulement lui montrer à elle, car c’était me montrer à moi, combien il était acteur de sa violence, plutôt que se cacher en l’identité du mercenaire missionné par quelque âme dés-habitée. J’écoutais comme une berceuse le premier appel faiblard, puis le silence des larmes. Troublant que de voir une femme mue par l’état pur et simple de sidération. Troublant car pour un instant, un instant seulement, je m’identifiais à elle, revoyais quelque fantôme de violence passer.

Par chance, son silence n’eut sur lui le même effet ; comme s’il attendait qu’elle implore, se défende, quelque chose, et que cette absence de réaction, cet abandon, ce 0 volontaire, ne lui inspirait que mépris. J’attendis, impatiente, de voir comment il lui ôterait la vie. Par la force physique était une possibilité que la différence de gabarit lui faisait sans doute étudier, mais j’aurais été déçue. Je m’attendais à quelque chose d’au moins magique. Peut-être par l’usage des éléments. Il visa au-dessus. Non dans l’originalité mais dans la transgression. Le jet de lumière, d’un superbe vert, ne trompait personne : il avait cumulé meurtre et usage de sort impardonnable.

Je ne pus m’empêcher de savourer l’instant, murmurant un sarcastique « Miam miam, qu’en dirait le Ministère » avant de me couler jusqu’à lui. En vrai, double emprisonnement à vie, et amende, j’avais même pas besoin de m’occuper de lui, si je voulais le jeter, c’était d’une simplicité enfantine. Pourtant ce n’était trop ce que j’avais en tête. Rompre mon contrat avait quitté mes idées la première fois qu’il avait répondu à l’ordre de mise à mort. Je voulais voir comment il l’avait géré.

J’avais tout vu d’elle. Les tremblements chétifs, dents qui claquent, perles de sueur et larmes de désespoir, la raideur du corps qui ne comprend ce qui lui arrive, qui refuse de voir entrer la violence dans sa bulle, qui perd les secondes les plus salvatrices à refuser de se rendre compte de. La vivacité qui quittait ses yeux, le corps qui d’assis passe à couché, incapable de tenir sans tension musculaire pour l’animer.

Tout s’y vidait. Le rire de Marx me fit galoper, pas lupin, jusqu’à eux. Je posais ma main sur son épaule, et observais, intrusive, les larmes sur ses joues. C’était d’une beauté. J’en léchais une. Excitée. On aurait dit... Oui. Il semblerait que c’était son premier meurtre. Le mien était sous Impero, le sien de sang froid... D’autant plus remarquable. Sans parler de ce rire ! J’avais tant d’autres plans pour lui, certains impliquant œuf de poule et crapaud, d’autres violence plus immédiate, mais là, j’étais juste figée.

J’avais une perle de violence, juste là. Implosion palpable, et si jouissive.
- Que veux-tu faire de son corps ?
Le faire disparaître, prudence oblige ? Le mutiler, l'offrir à la vue de tous, comme une menace ?
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Re: En journée...
Marx Rosenzwag, le  Mar 25 Oct 2016 - 14:50

Une main posée sur son épaule. Elle était chaude et rassurante. Et pourtant... Il s'agissait de celle de la commanditaire de ce meurtre. De cet acte odieux qui retournait maintenant l'estomac de celui qui venait de l'exécuter, tout en lui apportant un état grisant dont il se délectait au compte goutte. Les larmes continuaient de couler, de façon mécanique, comme s'il se devait de pleurer face à la situation dans la laquelle il se retrouvait. Pourtant aucune tristesse, plus aucune peur ne le secouaient. Il avait été si facile de tuer... Une impulsion brute, pure, glaciale... A croire qu'il y était destiné, et que tout ce temps à attendre et à s'interroger n'avait été qu'une question de bonne mœurs.

- Que veux-tu faire de son corps ?

La voix de la sorcière fit sursauter Marx et le ramena brutalement sur Terre. Cette g*rce de Lizzie avait raison. Il ne pouvait pas se contenter de laisser les choses ainsi. Sinon tout cela aurait été vain, ou du moins aurait manqué de sens et... d'harmonie? Un peu comme un feu d'artifice sans son bouquet final voyez-vous? Comparaison oblige, et le jeune homme n'étant pas de ce genre là, il était hors de question de laisser les choses plates et insignifiantes dans un coin de ruelle, à l'abri des regards et des pires rumeurs. Il fallait exposer la chose aux yeux de tous, il fallait que ce soit remarquable! Quel intérêt de l'avoir sinon? L'esprit du jeune sorcier était maintenant noir comme les profondeurs obscures des abysses dans lesquelles il se perdait. Et son seul guide dans ces bas fonds était cette sorcière à l'esprit tordu, à qui il ressemblait plus qu'on y aurait cru.

- Je ne sais pas..., répondit-il après un instant de silence, son rire muet ayant cessé, Mais je ne vais pas la laisser là...

Marx avait recouvré son calme. Ses yeux ne pleuraient plus, et son cerveau recommençait à raisonner normalement -enfin si on considère que ce puisse être encore le cas-. Que faire donc? Y mettre le feu? Classique quoiqu'efficace... La démembrer? quel manque de classe! On ne mutile pas un corps voyons! On peut être un assassin sans être un sadique double d'un psychopathe. Un assassin... Ce mot raisonnait étrangement aux oreilles du sorcier. Un assassin... Pouvait-on tourner aussi mal? Fallait croire que oui, et avec une facilité déconcertante en plus... Bref! Ce cadavre n'allait pas se mettre en scène tout seul! Alors voyons... Ah mais... Ah! Une idée venait de germer... Germer, c'était le mot!

Sans un mot pour sa sorcière adorée, Marx revêtu la capuche de sa longue cape noire d'une main tandis que l'autre se resserrait sur sa baguette. Baguette qu'il pointa sur le corps sans vie de cette infortunée Moldu. Un #Wingardium Leviosa murmuré et le cadavre s'éleva dans les airs sur un peu plus d'un mêtre. Marx quitta la ruelle avec sa victime pour regagner la grande rue où il laissa tomber lourdement le corps inerte sur les pavés. Un hurlement raisonna. Une autre femme se tenait non loin de là, seule dans le tournant de cette rue. La belle affaire... Nullement interpellé, Marx finit ce qu'il avait commençait dans le plus grand des calmes. Des témoins? C'était parfait! #Orchideus Maxima. Une pluie de roses recouvra cet amas de chair sans vie. Le jeune homme n'entendait pas ce qu'il se disait dans la rue, mais un brouhaha commençait à se faire entendre: quelques Moldus avaient pointés leur nez, attirés par le cri strident de la spectatrice. Il était temps de mettre les voiles. Les choses allient bientôt bouger dans le coin. Sans attendre, sans consulter son mentor, Marx transplana dans un crac sonore.

Retour à la case départ. Silence de mort. Le sorcier était adossé à la façade du bâtiment. Ses mains tremblaient, ainsi que ses lèvres. Toute sa réalité venait de basculer. Quel choc... Qu'allait-il devenir? Qu'allait-il faire? Bennet?! Il avait besoin d'elle désormais...

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Re: En journée...
Lizzie Cojocaru, le  Mer 26 Oct 2016 - 6:24


un temps
de silence
de ses larmes qui pleuvent
comme un maigre torrent
maigre mais éternel
refusant de se tarir
robinet de douche pété
toujours ce filet d’eau
je tente de réduire le rythme des gouttes
approfondit la pression de ma paume
pommeau qu’on tente de remettre en place
rien ne vient
pas un mot
que ce sel sur ses joues
il pense
il doute
il hésite
il ne veut admettre
qu’il sait depuis longtemps déjà
j’aurais dû le repérer plus tôt
il est bon, vraiment
ses idées me séduisent sitôt qu’il les prononce
il parle de spectacle
il admet ses ignorances et refuse les silences
ne veut la laisser là, il faut l’exposer
et pour le faire, diantre, il offre des sorts
ironiques tant on peut les utiliser à d’autres fins
mais lui les re-dessine
se les ré-approprie
pour nos idées communes
on parle la même langue
un idiome de maléfices et de douleurs
on ne savait à poudlard
qu’on aurait un jour besoin l’un de l’autre
je le laisse à ses affaires et me coiffe d’un nigrum larva
hors de question qu’on identifie mon visage
aux côtés de la moldue qu’il malmène
c’est son combat et sa charge
c’est son fardeau et sa gloire
je suis heureuse je crois
d’avoir eu cette idée le jour où il est venu à la BAMN
il n’y a pas à dire
il mérite de rencontrer l’un des nôtres
la journée n’est finie mais il a accompli sa tâche
et s’il y a pris goût, il saura toujours où me trouver
on ira jouer et se trouver de nouveaux pantins
je suis sûre qu’il saura les choisir avec soin
je tiendrai ma promesse et t’enverrai une ombre

murmure
inaudible
comme un lacet qu’on noue
tout bas
tout insignifiant
tout déterminant pour la chute d’une journée
je sens que la pression publique commence à le stresser
le compresser
il a les épaules contractées et le souffle irrégulier
bientôt, le CRAC paraît
il a besoin de moi pour trouver ce qu’il cherche
alors il est probable qu’il aille où nous avons débuté
si ce n’est le cas, s’il a changé d’avis, c’est à ses dépends
il n’aurait d’intérêt à se battre pour moi
et se cacher l’instant d’après
alors je crois que je me surprends
à espérer
de savoir où il a filé
l’ombre le suivra
sous peu
vermeille s’écoulera
dans le chemin venteux

(liz quitte le rp)
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Re: En journée...
Mangemort 87, le  Mer 2 Nov 2016 - 7:21

L’animal attendait d’une patience sans trêve, comme certains s’endorment en désirant une nuit sans rêve. Il ne remuait de la queue, ne faisait crisser ses coussinets, rien. Toutes les 6 à 9 secondes, sa régulière nictation permettait de confirmer qu’il vivait encore. Le rythme était-il normal pour un félin ? Aurait-il dû être plus près d’une autruche ou d’un perroquet ? Qu’en savez-vous ? Y auriez-vous prêté attention ? Non, menteurs. L’animal restait sans broncher. Rien dans son comportement n’attirait l’attention, oui, hors le clignement des paupières, le reste n’était que silence.

Throw me in a landfill
Don't think about the consequences

Ce n’était un silence à vide, non : en son sein les pensées filaient par arborescence. En interne, des souvenirs affluaient, du pourquoi enfant elle s’appelait lily, ça sonnait comme le chat de sa soeur, mais surtout permettait aux parents un tir groupé. Du pourquoi elle aurait préféré un prénom ayant un peu plus de caractère dans sa chute. Qui sans claquer savait rouler. Gronder comme le tonnerre. Imaginez, suffisait d’un Pierre et pouf! elle allait dans le monde renommée Air. Rouler plus forte que l’orage et laisser ses éclairs par vagues déferler sur les landes des vivants. Non, non, il avait fallu qu’on lui coupe les griffes, la polisse, l’attendrisse, des années durant. Si encore ça l’avait rendu meilleur voleur...

Throw me in the dirt pit
Don't think about the choices that you make


Le chat ne paressait autant qu’il le paraissait, rassurez-vous. Calme, il observait les moindres pas de sa proie. Il aimait le goût du grandiose semblant se confirmer : cadavre soulevé et arboré comme un drapeau, fleurs de mariage étalées partout pour l’occasion. pour l’ironie. pour un peu de riz. L’animal aimait voir que l’humain ne soit trop inquiet des réactions de son public. Il aimait l’assurance qu’il semblait y puiser. Il était... satisfait. Oui, enfin, la journée allait pouvoir commencer. Quand le transplanage secoua l’espace-temps de la rue londonienne, il savait où aller... Ou du moins l’espérait. Une part de lui craignait trop que le sorcier ait pris peur. Il n’avait pas non plus l’air serein, en paix avec lui même, il pouvait utiliser ce CRAC pour disparaître dans le néant, ne plus jamais approcher...

Throw me in the water
Don't think about the splash I will create


Oui, c’était peu probable, la logique voulait qu’il cherche à rencontrer le chat, plus encore une fois que tout était fait, mais il pouvait aussi prendre des décisions déraisonnables sous l’émotion. Aussi, par sécurité, l’animal moins bestial que la couverture ne le suggérait lança un petit #Sequi Vestigium et suivit la trace lumineuse qui s’affirmer. Peu après, il s’infiltrait dans le pas de son jouet diurne. Comme calculé, prévu, espéré, rêvé ? il se trouvait à la case départ. Elle se lécha les babines et approcha de la silhouette, mais les tremblements qui l’agitaient l’inquiétèrent.

Pouvait-il regretter sa décision ? Lui en vouloir de l’y avoir poussé ? Il s'agissait d'émotions pouvant traverser l'esprit confus. Celui qui refuse de comprendre pourquoi il avait pris du plaisir en l'atrocité qu'il avait commis. Celui qui voudrait être un héros de conte -un type normal, un type normé, qui répondrait bien aux exigences de la société. Qui les remplirait tant et si bien qu'il pouvait les sublimerait les standards. La fin de ce masque pouvait coûter. Accepter nos vrais visages prenait du temps. Mais elle sentait qu'il était comme lui. Vibrait aux mêmes fréquences.

'Cause this is torturous electricity
Between both of us and this is
Dangerous 'cause

Le chat hésita, et finit par informuler un #Anatrista Allegro Minima pour alléger les doutes qui pesaient sur les épaules du jeune homme. Il aurait pu attendre, laisser au brun le temps de reprendre contenance, mais après un réajustement de masque de cuir -saleté de transplanage- s’approcha du né-moldu. Il lui laissa le temps d’assimiler sa présence comme n’étant ennemie mais au contraire accomplissement de la promesse de la vendeuse, puis s’adossa à son tour au bâtiment.

- La première fois n’est pas toujours facile... La femme en noir ne savait pas si elle aurait eu son courage après coup, s’il n’y avait l’Impero sur son dos. Oh, bien sûr, l’adrénaline et l’expérience aidaient vite à y prendre goût... Mais lui semblait avoir des prédispositions. Il n’y avait pas à dire : Bennet avait raison, il avait un beau potentiel. Sa voix était calme. Posée. Apaisante -plus que la sorcière n’aurait su l’être.
- Tu as besoin d’en parler ?
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Re: En journée...
Marx Rosenzwag, le  Sam 12 Nov 2016 - 16:34

Dans ce long frisson qui semblait ne plus se finir, les larmes s'étaient remises à perler sur les joues du jeune homme. C'était purement mécanique, comme s'il avait fallu qu'il pleure, que la situation l'obligeait. Marx ne ressentait aucune tristesse. Ni aucune colère. Juste du vide. Un énorme vide qui lui perçait le corps, lui déchirait ses entrailles. Il ne se posait même plus de question à vrai dire. Ou plutôt il ne savait à qui ou sur quoi s'interroger... Ce garçon venait de tuer une femme. Aussi froidement que s'il avait envoyé un hibou, avec une facilité déconcertante. Ses mains se portèrent sur son visage, tremblantes, pour se frotter les yeux et les joues de ses paumes froides. Un reniflement sonore, puis un souffle court. Ses jambes ne supportaient plus son propre poids.

Tout à coup, cet état de torpeur émotionnel pris fin. La grisaille et le flou dans lequel Marx se trouvait venait de dissiper comme le vent balaye le brouillard. Une infime sensation de chaleur et d'apaisement le remplissaient et le gonflaient. Ses mains retombèrent le long de son corps, que ce baume agréable recouvrait et pansait. Ses yeux se levaient vers le ciel, et le jeune homme se demandait comment il avait pu se mettre dans un état pareil pour cela. Cette idée même ne le dérangea pas. Une allégresse douce, un calme étrange. Mais il ne pouvait pas rester là. Il devait rentrer chez lui maintenant -enfin pas vraiment chez lui, mais c'était du pareil au même- et attendre que la Bennet tienne sa parole.

Mais il n'en fit rien. Marx ne pouvait pas partir. Ou plutôt ne pouvait plus. Pas avec cette femme en noir qui venait vers lui. Tranquillement.  Terrifiante et splendide à la fois. Un frisson couru tout du long de son dos à sa vue. Il n'y avait pas à se questionner, il savait à qui il avait affaire. La sorcière se stoppa devant lui un instant. Marx resta silencieux, presque bouche-bée, choqué de cette vision. Si tôt. Si prête. La faible allégresse céda à la crainte. Lizzie lui avait promis... Mais pas maintenant. Le mage noir était-il là depuis longtemps? A le juger et à observer chacun de ses faits et gestes depuis qu'il était arrivé? Que pouvait-il bien penser de lui? Qu'allait-il faire de lui? Était-il satisfait des actes du jeune sorcier? Ou allait-il le tuer ou le faire disparaitre?! Et surtout... Accepterait-il de répondre aux questions de Marx?

- La première fois n’est pas toujours facile... Tu as besoin d’en parler ?

Stupeur. Les yeux du jeune homme s'écarquillèrent et dévisagèrent la sorcière qui s'était installée à côté de lui. De la douceur, de la compassion, de la... Maternité? Il n'en était pas sur mais il lui semblait avoir perçu de la gentillesse, voir de l'empathie de la part de cette femme de l'ombre. La dernière chose à laquelle il se serait attendu de la part d'un mage noir. Et ce mots eurent l'effet d'un coup de massue. Marx du se retenir de ne pas fondre en larmes sur son épaule, de se maudire d'avoir fait "ça" et de regretter ses actes. Mais il ne pouvait pas se le permettre. Pas avec elle, aussi sympathique qu'elle puisse paraitre. Mais le brun ne pouvait pas tout contenir pour lui non plus. Et s'il était satisfait d'avoir atteint son premier objectif, cela lui avait couté son âme. Et c'était trop lourd à supporter.
Le garçon s'assit lourdement sur le sol, se laissant tomber, le dos contre le mur du bâtiment, le visage dans les mains. De gros sanglots secouaient sa carcasse déshumanisée. Ses pleures couraient et se perdaient sur le bout de ses doigts, et perlaient comme la pluie sur ses genoux. Demain, tout serait passer. La confusion, la peur, le regret... Mais seul ce moment interminable comptait actuellement, et il était insupportable.

- Que dois-je faire maintenant...?, furent les seuls mots qui purent s'échapper de sa gorge, dans un murmure mouillé.
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Re: En journée...
Mangemort 87, le  Dim 20 Nov 2016 - 10:23




Elle le regarde osciller -voit en ses yeux briller comme une peur de sa nature

- à lui, à elle ? -

C’est moins fugace que la raison l’aurait voulu. Bientôt pourtant le sentiment fait place -le changement fait face- il est stupeur. Il ne comprend pas son attitude, peut-être. Ou peut-être s’attendait il à ce que Elizabeth lui laisse 15 minutes sur le banc de touche. Qui sait ? Il pouvait pas être si *** pour penser qu’elle l’aurait laissé seul après ça. Elle savait combien ce type de situation peut transformer une personne. C’est un potentiel évolutif absolu. Après, en vérité, ça peut se faire avec des spécialités différentes.

Et non, c’est pas comme les Evoli. C’est plus proche d’un coquiperl. Oui, c’est ça, mettons que tout nouveau meurtrier était un coquiperl. Il pouvait rester seul et voir sa carapace se refermer petit à petit. Ou recevoir une Dent Océan et évoluer en Serpang. Ou recevoir une Ecaille Océan et évoluer en Rosabyss. Il était hors de question de le laisser en pâture aux phénix. Ils seraient capables de retourner l’affaire. De lui faire savoir que Elizabeth était mauvaise- qu’on ne commandite pas un meurtre juste pour permettre une rencontre. Ou qu’on ne tue pas tout court. Ils auraient pu tout faire pour qu’il la haïsse. Peut-être même auraient-ils réussi. Mais alors ils n’auraient jamais rencontré. L’homme qui se dessinait face à elle.

time to meet yourself, marx
and i know how scared you're feeling right now
been there, done that
i may be the first to acknowledge your new face
let me tell you
i really like it


Oh, elle aurait pu tenir un discours un peu glauque, à la 70. Un « tu sais, le sang, c’est comme boire un chocolat chaud, mais avec plus de cri. » Quoique non, ça c’était peut-être 28 dans quelques mois, 70 aurait plutôt dit « On se sent mieux, n'est-ce pas ? » ou « Ça t’a plu ? J’en ai d’autres ! » Malheureusement pour lui, il allait devoir se contenter de sa maternité plus pernicieuse. La femlinme l’observe glisser à terre comme un enfant brisé - bientôt il se morcèle en parcelles d’eau salée, les tremblements nerveux le secouent et elle hésite.

Elle aimerait aider. Guider. Mais s’y connait trop peu- n’a jamais trop accepté les mains tendues et ne sait, en conséquence, en être une. Ou peut-être est-ce l’inverse. Peut-être faut-il précisément penser à tout ce qu’elle aurait aimé qu’on lui dise. Sans forcément prendre des allures inquiétantes de psychopathe aux dents qui suent- sans voix souffreteuse jaillissant dans l’oreille sans prévenir- non, non, aucune de ces horreurs fictives inventées pour empêcher de penser aux monstres du monde. Elle se baisse à ses côtés, et pose une main sur le genou gauche de l’homme perdu. Il parle. Il a les mots trempés de doute. Alors elle retourne sa paume, de sorte qu’elle ne repose plus en soutient mais s’offre à aider le brun à se relever.

- Marcher ? Marcher ça fait du bien...?
Elle ne force rien. Elle attend qu’il saisisse sa main pour se redresser. Restera accroupie si c’est ce qui le met plus à l’aise. Le silence s’installe. Empreint de la torpeur, de la détresse du mage. De sa main gauche, elle prend sa baguette et trace des points sur le sol. Ils ont l’air aléatoires, mais -évidemment- il n’en est rien. Elle réfléchit à comment le décrire. Des îlots en manque de ponts ? Non. C’est plus que ça. Il était plus que ça. Il fallait une métaphore qui puisse le faire prendre conscience de qui il était. Elle était passée par là. Elle savait la peur de voir apparaître quelqu'un qui vous ressemble physiquement, tant qu'il est impossible de vous discerner. Qui pense (presque) comme vous. Même voix et manie. Et qui pourtant est un étranger.

Tu es étranger.

Mais il ne pouvait être étranger et à lui-même et à autrui. Il lui fallait un quelque chose- un ancrage? un ajut?- pour faire les quelques pas qui l'attendaient. Rosenzwag, les gens, c’est des étoiles. A des millions de km les unes des autres. Parfois, on a l’impression qu’ils sont dans un monde parallèle, parce que malgré un éclat similaire, les bouts d’eux que tu crois connaître sont morts depuis un bout de temps. Aucune étoile ne doit compter plus que toi. Mais pour qu’elle soit épanouie, une étoile gagne à s’inscrire dans une constellation. La jeune femme relie certains points, faisant apparaître là Aquila, plus à droite Leo, en bas Scorpius. Puis elle en efface certains, réajuste des constellations, là Orion s’affirme.

Les liens de ces constellations sont majoritairement immatériels- des mers entières de mots. Tu en définis le débit, la direction, l’intention... Mais il est important que tu en émettes. Que tu dessines ta propre constellation. Reste pas isolé, tu sembles crouler sous les questions- et si tu n’en fais quelque chose, tu vas imploser. Elle ne peut choisir pour lui si elle est digne de ses mots, mais il disait à Lizzie avoir besoin d’échanger avec l’un des leurs. Au moins, il en avait la possibilité. Un espace safe, avec celle qu'il croyait vouloir rencontrer- quand le seul intérêt de cette journée
était de faire connaissance
de lui-même.
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Re: En journée...
Marx Rosenzwag, le  Jeu 22 Déc 2016 - 11:58

'Scusez-moi de ce terrible retard...!

Tremblements. Une main chaude venait de se poser sur le genou du jeune homme morcelé. Une main rassurante malgré la singularité, l'étrangeté de cette situation malsaine. Tout y était noir comme la cendre. Et la lumière peinait à percer à travers ce voile épais pourtant tout juste formé. A croire que la chose avait, depuis toujours, été prête, l'attendait patiemment comme une promesse silencieuse oubliée qui vous rattrape inévitablement, sans aucun espoir d'y échapper.

- Marcher ? Marcher ça fait du bien...?

Un ricanement glissa entre les dents du garçon. Il préférai rester assis là, à tout jamais, ne plus bouger et juste patienter que ce mal promis passe et le laisse en paix. Mais Marx savait bien que cela n'arriverait jamais. Ce serait même le boulet qui trainerait ses forces, l'aurait à l'usure. Qu'il allait lui falloir combattre corps et âme, tous les jours, toutes les nuits. Et que ce combat avait déjà commencé, à l'instant où il avait brandis sa baguette pour prononcer le sortilège de Mort. Ne pas montrer sa faiblesse si flagrante, relever la tête, même si la fierté a été soufflée, rester droit... Tout ceci était bien beau, mais dans les faits, le jeune sorcier n'avait même plus la force de se mettre debout ni même de stopper ses pleures. Le silence. Lourd, oppressant et détestable, qui pourtant ne le retenait pas dans cette réalité sordide.

- Rosenzwag, les gens, c’est des étoiles. A des millions de km les unes des autres, le mage releva la tête, juste assez pour pouvoir admirer les petits points lumineux qui brillaient sous la baguette de la sorcière. Les yeux rougis, le visage humide, les traits tirés et le teint pâle donnaient au garçon au moins 20 ans de plus. Marx écouta, sans un mot, le regard braqué sur ces loupiotes fascinantes, Parfois, on a l’impression qu’ils sont dans un monde parallèle, parce que malgré un éclat similaire, les bouts d’eux que tu crois connaître sont morts depuis un bout de temps. Aucune étoile ne doit compter plus que toi. Mais pour qu’elle soit épanouie, une étoile gagne à s’inscrire dans une constellation.

Tandis que la carte du ciel se dessinait trait après trait au sol, l'esprit du sorcier s'était apaisé et commençait à construire un nouveau raisonnement. Une constellation... L'Ordre Noir? Dans l'hypothèse où c'était ce qui était sous entendu, des déceptions seraient au rendez-vous. Marx ne souhaitait pas se joindre aux rangs des Mangemorts. Du moins pas vraiment, ou pas maintenant. ses projets étaient tout autre. Le mage continuait d'écouter. Ses larmes ne coulaient plus. Mais il gardait le silence.

- Les liens de ces constellations sont majoritairement immatériels- des mers entières de mots. Tu en définis le débit, la direction, l’intention... Mais il est important que tu en émettes. Que tu dessines ta propre constellation. Reste pas isolé, tu sembles crouler sous les questions- et si tu n’en fais quelque chose, tu vas imploser.

Des questions... Il en avait un nombre impressionnant à poser, maintenant qu'il avait la chance de rencontrer un mage noir. Si l'état actuel de la situation n'avait pas été si critique, elles auraient coulées à flot. Mais ce n'était pas le cas. Les mots étaient coincés dans sa gorge, impossible à cracher. Mais le jeune homme gardait finalement une chose en tête. Rien qu'une. Celle qui l'avait poussée jusque là. Sa tête se redressa, et ses yeux croisèrent ceux de la sorcière. Son regard à lui était dur, c'était celui d'un assassin désormais. Qu'importe, le moment était enfin venu, quelqu'un allait lui répondre. Les mots s'écoulèrent doucement, graves, beaucoup plus fluides que ce que Marx aurait pensé. Ne devait-il pas communiquer après tout?

- Soit. Une seule chose requérait votre rencontre pour moi..., une sueur froide lui coula dans le dos. La sorcière pouvait très bien décider de l'exécuter après ça, Que savez-vous de la magie noire ancienne, celle liée à des objets, ou bien d'esprits frappeurs emprisonnés dans des reliques familiales?...

La question pouvait semblait bête, voir sortie de son contexte -ce qui était un peu le cas il est vrai- seulement personne ne lui avait apportait de réponse jusqu'à maintenant, ni les livres, ni les sorciers expérimentés qu'il avait interrogés. Et qui mieux qu'un mage noir pour parler magie noire? Parce qu'après toutes ces années, le jeune homme n'avait pas oublié sa promesse, ni cette scène terrible dans laquelle son ami se trouvait pris, face à son impuissance, dans un tourbillon de poussière noire humanoïde. Sheyla...
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Re: En journée...
Mangemort 87, le  Dim 29 Jan 2017 - 3:13

Il y avait en son regard
Dans ses épaules baissées
Dans son souffle irrégulier
Faiblesse et force emmêlées

Faut bien admettre que ça
Ça me déboussolait me troublait
Ça me coupait l’herbe sous le pied
Comment faut-il prendre
Les âmes si ambigües ?
Celles qui révèlent trop d’adversités ?
De complexités ?

Je -tu, je tue tant que je suis tu
(parfois tuée mais jamais tue)

Tu n’étais pas faite pour les gens
Ils étaient des créatures étrangères
D’autres planètes
Tu étais incapable d’appliquer
Tes propres conseils

Qu’était ta constellation ?
Les Mangemorts ?

Deux apprentis que tu n’épaulais assez ;
Une étrangère qui ne te connaissait ;
Un seigneur que tu allais décevoir ;
Un ex avec qui c’était compliqué ;
Un mentor qui te reniait ;

Tu parles d’une famille
Tu étais prête à mourir pour vos idées
Mais pour eux
pour eux que faisais-tu ?
tu n’étais qu’une demi-vie
un demi-être d’entre les ombres
qui étais-tu pour conseiller une âme brisée ?
quand tes étoiles à toi s’étaient éteintes
il y a quelques siècles ?

le coeur se gela
une fois de plus
ne se rappelant plus
comment battre
ta respiration n’en laissa rien paraître
tu étais là louvoyante
pleine de promesses et de sûreté
tu projetais les bras que le seigneur avait pour toi ouvert
tu n’en étais qu’une pâle copie
mais toi au fond
toi
tu ne savais même pas si tu faisais bien de lui parler

dans un état si ying sans yang

_negative

_dark
_feminine
dans son état si déséquilibre

tu aurais voulu avoir les mots plus aiguisés
le frapper comme une météorite
en lieu et place tu sentais ton verbe glisser
à côté de l’essence du sorcier
peut-être fallait-il attendre demain
peut-être n’était-il pas prêt à tout prendre de front
l’avais-tu brusqué ?
avais-tu balayé les chances qu’il t’accorde sa confiance ?

son interrogation tant attendue
tomba à droite de tes attentes
pourquoi ?
s’il voulait poser ses questions qu’il aille à Barjow & Beurk
qu’il interroge Parker voire Bennet
mais pas toi
il y avait tant de gourmandises à avoir avec toi
pourquoi revenir à la matérialité ?
il y avait nécessairement quelque chose derrière ça
un sens caché
dans la finalité des objets

. j’en sais quelque chose
. mais je peine à saisir pourquoi c’est à moi que tu poses cette question
. l’un d’eux doit avoir pour toi une signification particulière
. tant que tu me donnes pas plus d’informations...
. je vois mal comment t’être utile


un esprit frappeur tu dis?
pourquoi tu t’en préoccupes Marx?
l’esprit frappeur est un non-être
il n’a jamais vécu
il ne peut être un proche ou ancêtre enfermé
alors quoi
veux-tu seulement
te débarrasser d’un gardien ?

prends garde 87
on pourrait croire
de loin
que tu t’attaches à ce gars
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Re: En journée...
Seth McSoul, le  Dim 16 Avr 2017 - 0:17

RP avec Lizzie Bennet


Londres était déjà reputée pour être une ville sombre où il faisait rarement grand soleil, mais l'Allée des Embrumes devait être la mieux placée pour incarner cette image à forte connotation négative. De jour et de nuit, la rue semblait toujours aussi sale, obscure, déplaisante, pleine d'ombres et de mauvais présages.

Seth avait très peu de souvenirs dans cette Allée. Il y était allé quelques fois pour acheter des jouets maléfiques afin de préparer des mauvais tours à ses amis lors de ses années Poudlard, mais n'y était jamais revenu depuis. La condition de sa visite était double aujourd'hui : tout d'abord, elle concernait ses nièces Ivy et Hope, jeunes et gentilles mais déjà avides de coups fourrés, qui lui avaient demandé d'acheter pour elles des têtes de morts parlantes et des mains agrippantes pour faire peur à leur mégère de belle-mère le jour du premier avril – Seth, en tant qu'oncle aimant éprouvant une haine cachée envers sa belle-sœur, avait accepté sans hésiter.

Mais sa venue le concernait également lui directement, puisque, quelques jours plus tôt, le jeune homme avait eu la mauvaise idée d'essayer la nouvelle moto de son beau-père Jean-Eugène, fraichement achetée mais, après son passage, fraichement envoyée au garagiste du coin. Seth avait beau être à l'aise avec les transports sorciers, il n'avait jamais passé aucun permis moldu et s'était lamentablement écrasé contre le mur du jardin, lui valant deux points de suture mais, pire que tout, brisant en mille morceaux sa montre sorcière que lui avait offerte Elliot alors qu'il venait de quitter Poudlard. Elaborée en magie complexe, Seth n'était pas parvenu à la réparer même en utilisant tous les sorts possibles et s'était résolu à trouver un sorcier qualifié pour la réparer.

Le problème de l'argent se posait alors : Seth devait économiser pour acheter un appartement et devenait donc indéniablement pauvre. Ainsi, une seule solution se proposait à lui : il devait fricoter avec les infréquentables, les manigances des quartiers noirs, les sorciers au black, ceux qui lui proposeraient des affaires pas chères. Quel meilleur lieu pour assouvir ses besoins brumeux que l'Allée des Embrumes ?

Il était donc là, déboussolé mais déterminé à trouver son chemin, dans une foule inquiétante et au coeur d'une nuée de verrues et de chapeaux pointus, tout le nécessaire pour renforcer les stéréotypes grossiers du sorcier.

Après toutes ces années passées à réfléchir et à se contenter d'un mode de vie purement moldu, il était étrange pour Seth de se replonger dans la sorcellerie du jour au lendemain pour les besoins du quotidien. Il lui suffisait de trouver ce qu'il cherchait, puis de quitter la rue et de retourner chez lui, à parler à Meredith ou à dessiner dans sa chambre en attendant que le temps passe. Mais jamais il ne se serait douté que le même jour où il retournait dans ce monde magique qui lui avait causé autant de bien que de mal, il se retrouverait face à une vieille connaissance qui, somme toute, collait assez bien au décor néfaste de l'Allée des Embrumes…
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Re: En journée...
Lizzie Cojocaru, le  Dim 23 Avr 2017 - 21:02

Je sais pas exactement ce qui ne va pas aujourd’hui. J’ai l’impression d’avoir mal câblé mon cerveau, que les neurones sont connectés en inversé, que y a des ombres sans objet devant. Y a des reflets sans sujet. J’suis perdue, un peu, alors j’essaie de presser le pas, pour pas entendre mes pensées. Faut me concentrer sur le bruit de mes pieds sur les pavés, faut recentrer mon attention sur ce qui est réel, ce qui est commun, ce qui est humain. Faut essayer de comprendre. D’accepter.

Pourtant j’suis juste pas bien et plus j’me concentre sur mon corps plus j’ai envie de vomir. J’sais pas pourquoi. J’suis morte tellement de fois, ce corps est-il encore adapté à qui je suis ? Il me rappelle trop l’enfant. Celle qui était une étrangère. Y a des images qui font barrages, qui rappellent que je suis moi, comme les vergetures après l’accouchement ou l’oeil borgne. J’suis dégueulasse dans ce corps, c’est déjà prodigieux. Mais y a un truc qui colle pas, pas encore, y a trop de mythes et de fumée autour du réceptacle. Faut que j’arrive à le transformer en moi.

Qu’est ce 'moi' ? Difficile à déterminer. Mais le corps d’aujourd’hui va pas. Regardez, un peu : un elle plein de lumières de couleurs et reflets ; des dents presque nacrées. J’essaie patiemment de l’amocher, mais son corps me colle à la peau. Il est presque difficile, certains matins, de se souvenir qu’elle n’est pas moi.

Faut-il que je change physiquement ? Que j’me coupe les cheveux (déjà fait) me tatoue (déjà fait) me teigne les cheveux (les couleurs ne sont-elles pas encore plus empreintes de cette vanité ?) ou... peut-être. cesser d’être un elle. Peut-être que j’ai épuisé les possibilités du elle, que pour renaître il faut changer plus profondément. Me sentirais-je mieux en épousant l’agressivité que leurs préjugés genrés associent plutôt aux mecs ?

Ça paraît tellement vide et creux. Les mains dans les poches et le regard à demi-mort, j’approchais de mon lieu de travail quand une silhouette attira mon attention. Elle était bizarrement familière. Comme si lui, lui n’avait pas changé, jamais. Des centimètres en plus, de la barbe aussi, à part ça le même.
— Si c’est pas l’autre crétin de McSoul ! T’es encore en vie toi ?

Et m*rde.
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Re: En journée...
Seth McSoul, le  Sam 6 Mai 2017 - 16:22

Désolé du retard, voilà ma réponse !

Généralement, quand on retrouve quelqu'un que l'on n'a jamais aimé dans la rue après avoir passé plusieurs années sans l'avoir croisé une seule fois, on fait toujours mine de l'ignorer et on passe notre chemin, sans un mot. La vie n'a pas à être bouleversée par une rencontre douloureuse, autant reprendre sa route et continuer son petit train-train quotidien, pas vrai ?

Mais bon, ce genre de réaction ne devait apparemment pas être familière à Lizzie Bennet, fouteuse de Mer** professionnelle depuis les années Poudlard. Pour elle, le fait de « poursuivre sa route, ignorer, faire comme s'il ne s'était rien passé » devait être un vrai comportement de lâche digne d'un moldu ou d'un sang-mêlé. Heureusement que Seth ne lui avait jamais précisé la nature de son sang d'ailleurs, car, la connaissant, elle en aurait sans doute profité pour le rabaisser à ce sujet. Comment une catin comme elle s'était-elle débrouillée pour se retrouver à Poufsouffle ? C'était la question qu'il s'était posée en permanence alors qu'il était à Poudlard, mais il avait grandi désormais, il était plus mûr, il ne devait pas se mettre à son niveau et réfléchir de manière aussi provocatrice.

- Si c’est pas l’autre crétin de McSoul ! T’es encore en vie toi ?

Seth l'avait aperçue dès son apparition au bout de la ruelle quelques minutes plus tôt, mais avait tracé son chemin sans chercher à se retourner pour ne pas avoir à croiser son regard. Il tentait de faire de même à présent, bien qu'elle l'ait déjà repéré. « Moi, Seth McSoul ? Nonnnn ! Vous me confondez sans doute avec quelqu'un d'autre... » Bien entendu, maintenant qu'il se cachait dans un coin, elle n'hésiterait pas à le traiter de faible ou de fuyard à la première occasion, sans se rendre compte évidemment qu'une telle attitude provocatrice à son âge n'était sans doute pas plus mature et réfléchie. Avait-elle au moins songé à grandir un peu depuis toutes ces années ?

Physiquement en tout cas, elle s'était alaidie, bien que le terme en soi n'était pas le plus poli à utiliser. Seth fut surpris de constater qu'elle portait un bandeau pour camoufler son œil gauche : une petite lueur d'empathie apparut soudain en lui, et il espérait qu'il ne s'agisse là que d'un léger problème médical qui disparaîtrait vite – il ne souhaitait à personne un handicap tel que la perte d'un œil, même à son pire ennemi, mais se réserverait bien de le lui dire.

Le temps passait si lentement à essayer d'éviter ce vieil ennemi que Seth finit par se retourner pour faire face à Lizzie et tenter d'aborder la conversation de façon amicale. Le temps avait passé, ils devaient tous deux essayer de passer à autre chose, n'est-ce pas ?

- Hey, Lizzie ! Ça faisait un bail ! lança-t-il avec un sourire forcé. Sympa, ton approche !

Il se rapprocha et tendit la main à la jeune femme. Il n'était pas sûr de ce coup-là : les mauvais gestes ainsi que les mauvais jugements étaient la recette qui l'avait guidé à se faire tous ses rivaux à Poudlard. Mais il devait essayer ; il voulait essayer. S'ils pouvaient repartir sur de bonnes bases, ça ne ferait de mal à aucun d'eux !

- Ecoute, je sais qu'on n'était pas vraiment amis à Poudlard, dit-il directement sans passer par les conventions de politesse, mais je pense qu'on a tous les deux changé depuis cette époque, et si jamais tu aurais envie de passer à l'étape supérieure, je serais ravi qu'on se pardonne toutes les… toutes les crasses qu'on s'est faites quand on était à l'école.

Au fond de lui, Seth savait pertinemment que Lizzie lui avait causé bien plus de tord que lui, et il avait peur également qu'elle voie d'un mauvais œil (c'était le cas de le dire) le fait que ce soit lui qui fasse le premier pas. Mais, encore une fois, c'était un risque à prendre. Il restait donc la main tendue en fait de lui en attendant la réaction de son interlocutrice, aussi extrême soit-elle.
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Re: En journée...
Lizzie Cojocaru, le  Mar 30 Mai 2017 - 17:11

Silence, il m’évite
Mais j’ai parlé trop fort
Pour qu’il puisse prétendre n’avoir pas entendu
Il finit par me saluer d’une main tendue
Et d’un sourire forcé
Les mots qui suivirent puaient l’hypocrisie
Ou la crainte

Je l’observais un temps sans rien dire
Il croyais que j’avais le temps de faire ami-ami ?
J’avais pas le temps de faire ami-ami avec moi même

C’est un peu le truc tu sais
Les gens toxiques sont généralement
Les premières victimes de leur traitement

Ils traitent la vie avec dédain car ils ne jugent pas
mériter de vivre
Ils cherchent le danger car l’instinct de survie
Leur est dépourvu d’intérêt
Et ils appliquent leur recette leur jeux à l’autre
Car le sarcasme est la seule manière de s’en sortir

Pouvait-on rompre la boucle ?
Devenir autre —
Celle qu’Emily voyait
Celle que personne n’envisageait
J’en avais presque envie
Mais serrer sa main fallait pas déconner
A la place j’la jouais tope-la !
Et restais silencieuse

Parfois le silence est plus confortable
C’est comme une apnée verbale

Puis le sourire
— Pardonner c’est pas oublier, on était pas si terribles non plus !

Pis j’imagine que personne a jamais su te donner si chaud au pieu.
Tu sais que j’ai presque arrêté la pyromanie ?

Quoiqu'il advienne sache
Que je serai la dernière âme à la mer
Je nagerai danserai entre les courants
Je serai le corps refoulé par les rochers
Le cadavre par la rive déchirée

Mais c'est ainsi que l'on apprend
A aider
A aimer
A aidmer
Je serai la dernière âme à la mer
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Re: En journée...
Seth McSoul, le  Sam 3 Juin 2017 - 19:11

Lorsqu'il sentit Lizzie s'approcher de lui, Seth comprit presque immédiatement qu'elle non plus n'était plus la même. Elle n'était pas seulement changée par ses traits légèrement vieillis et son œil borgne, mais semblait plus mûre, plus réfléchie, ou plutôt plus... fatiguée, peut-être. Elle le salua silencieusement, et le sourire qui s'esquissa sur son visage n'était même pas véritablement méprisant comme Seth pouvait l'espérer. Il avait simplement l'air las, épuisé, comme si elle devait se forcer chaque jour à sourire, à parler, à marcher ; à vivre, peut-être ?

- Pardonner c’est pas oublier, on était pas si terribles non plus ! Tu sais que j’ai presque arrêté la pyromanie ?

Seth n'était pas vraiment certain de comprendre ces paroles et le ton qu'elle employait avec cela. Était-elle en train d'insinuer que le temps était passé ? Était-elle vraiment en train de passer à autre chose, elle aussi ? Alors tout le monde pouvait bel et bien changer ?

Alors qu'il s'apprêtait à lui répondre, Seth observa attentivement son ancienne ennemie, et se retrouva questionné par son air las. Pire que ça, il s'identifia à sa fatigue, partageant son épuisement. Il avait toujours eu la mauvaise habitude de partager les émotions des autres, mais pensait avoir appris à maîtriser ses propres ressentis, à les modérer durant ces cinq dernières années. Pourquoi, alors, commençait-il à ressentir de l'empathie pour Lizzie Bennet, cette fille qui l'avait tant humilié à Poudlard ? Il comprit alors, en l'observant, qu'elle arborait un air familier. Sa lassitude, son accablement, son allure écœurée de la vie, il comprit que c'était le même visage qu'il voyait et contemplait tristement tous les matins dans le miroir de sa salle de bain.

Bien sûr, cette pauvre borgne ne lui ressemblait pas. Il était bon, elle était mauvaise. Il était sincère, elle jouait sur les mots. Il aimait le vrai, elle se plongeait consciemment dans l'illusion. Mais ils étaient tous les deux là, dans la vingtaine à peine, et n'en pouvaient déjà plus de leur quotidien alors que leur vie venait tout juste de commencer. Et ils n'assumaient tellement plus ce qu'ils étaient devenus que tous deux dévoilaient leur malheur et leur solitude, et Seth décela tous le désespoir de Lizzie rien qu'en l'observant, elle qui aurait été la première à prouver au monde son élan de vie dans sa jeunesse et à camoufler son vide intérieur.

Comment en étaient-ils arrivés à dévoiler au monde leur détresse, eux qui aimaient tant la vie et prenaient toujours plaisir à se sauter dessus à la première occasion ? Seth ne connaissait rien de la vie de Lizzie, mais le regard qu'elle lui lança refléta son propre état de santé, celui d'un pauvre garçon qui, durant cinq ans, s'était persuadé d'avoir grandi intellectuellement et spirituellement, alors qu'il n'avait fait que stagner et avait perdu toutes les occasions de se sentir vivant. Si bien qu'il se sentait aussi vide qu'elle à présent et n'avait même plus l'impression de vivre, mais de survivre, tout simplement.

Lorsque sa mère lui demandait ce qu'il souhaitait faire de sa vie, Seth répondait qu'il trouverait la motivation pour faire avancer les choses. Lorsque Meredith lui proposait de montrer ses dessins autour de lui, Seth répondait qu'il deviendrait artiste et que le monde entier entendrait parler de lui. Lorsqu'il réfléchissait lui-même à son avenir, il se voilait la face. Qu'allait-il pouvoir faire ? Qui allait entendre parler de lui ? Qui s'intéressait aux incapables dans son genre ?

Il n'était rien. Lizzie non plus n'était rien. Des survivants, peut-être ? Non, à peine. Dans survivant, il y avait un côté héroïque, comme s'ils avaient un certain mérite, un certain courage pour être allés aussi loin. Seth, lui, n'avait aucun courage.

- Moi, j'ai tout arrêté, dit-il alors.


Dernière édition par Seth McSoul le Mer 26 Juil 2017 - 3:34, édité 1 fois
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Re: En journée...
Lizzie Cojocaru, le  Lun 24 Juil 2017 - 16:34

Tout arrêter
J’ai hoché la tête
Comprenant très bien ce qu’il voulait dire
Il y avait dans la jeunesse une sorte d’ivresse
Une folie de vivre

Une faim d’adrénaline

C’était l’âge où l’on était le plus vulnérable

Et pourtant on se drapait dans l’illusion d’être invincible
De pouvoir résister aux maladies à l’insomnie aux fantômes

De pouvoir résister aux pulsions suicidaires de pouvoir choisir la vie

Parce qu’on était plus forts que ça, tu sais ?

Je comprends que tu aies arrêté d’y croire

Que tu te soies rendu compte d’autres couleurs du monde

Comme si on t’avait retiré des oeillères et que tu te prenais la vie

La vie en pleine face, la pire des claques

T’avais peut-être envie de te cacher les yeux à nouveau

De retourner en enfance

J’y ai pensé moi aussi

Retourner là où Jane et Mary et Kitty étaient encore en vie
Retourner là où je trainais pas avec des Mangemorts
Là où j’étais pas une si piètre mère 

Là où tout était simple et que le mot responsabilité

Faisait rire ou rêver

Parce qu’on savait pas


J’y ai réfléchi et je sais que je ne peux pas

Je ne peux pas retourner là bas

Tu sais depuis il s’est passé des choses

Des choses auxquelles je ne peux survivre deux fois

Je ne peux pas retourner sous les ponts

Je ne peux pas retourner à Azkaban

Je ne peux pas retourner vivre leur deuil

Alors oui, je suis dans une impasse
Un train à direction unique
Mais j’ai pas peur tu sais

Enfin j’essaie de m’en convaincre

Alors j’vais courir en avant

J’vais courir vers demain
— quelque soit sa couleur, il ne saura être pire qu'hier
non ?

J’ai retenu ma respiration

Arrêter

De vivre

J’y ai pensé tu sais, quoique mon souvent que ma penseuse

Je t’éviterais un passage dans ma pensine

Mais faut pas

Parce que j’ai pas fini

Pas encore
Sunil a du travail pour moi



Voix faible, presque douce, quoique trop directe
J'ai jamais su prendre les détours
C'est pour ça que je suis pas douée avec les gens
Je parle trop vite trop droit

— Et qu’est-ce qui t’empêche d’arrêter de vivre ? qu'est-ce qui te fait vibrer ?


Quand le monde et ses conflits et ses douleurs

Se font trop fatigants 

Qu’est-ce qui te fait tenir

Qu’est-ce qui te fait te lever le matin ?

Tu le sais, ou pas encore ?

Raconte-toi, odieux personnage

J’ai l’impression que maux à mots

On apprend à moins se haïr
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