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Londres - Oxford Street
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Shela Diggle
Serpentard
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Re: Londres - Oxford Street

Message par : Shela Diggle, Mer 23 Mar - 17:29


~ E. Lefebvre


Je suis la méduse qui s'épanouit aux abîmes de la terre car composée d'un fort taux du milieu dans lequel je m'abime - la méduse d'eau, moi d'humain. Ou d'humanité, sait-on jamais. Valser dans des flots d'Hommes, s'y promener comme s'ils étaient l'élément et moi le protagoniste, se lover dans une masse qui n'est pas mienne et à qui je n'ai rien à rendre, personne ne compte pour personne et tout y est bien plus simple. Il est tôt pour la nuit et tôt aussi pour les gens, qui s'amènent déboursent et rient, souvent repartent légers de bourses et pleins de bouffe, alcool et addiction qu'est le désir de dépenser - en comptant, tout de même, en comptant pour mieux rougir rager réjouir -, il est tôt pour le monde et tard pour le jour. Et s'abandonner dans un cadre heureux est doux. Effervescence qu'apporte le soir, par les illuminées boutiques, peut être, illuminés feux et sourires, aussi, les blanches canines qui brillent plus fort dans le noir, les belles et les dangereuses, le marketing n'est pas le seul prédateur quand tombe le soleil. Une ivresse qui fait tout oublier, les autres aussi, se bousculer et à peine un regard, point grave, retourner à son émoi à soi, dépasser l'ennui le dégoût ou désir des autres, simplement soi, l'ego, se fondre dans cette mer avide d'elle-même et si peu risquée puisque peu attentive, si peu risquée car inattentive à ma personne. Pouvoir zieuter marcher et ne pas acheter sans soucis sans jugement, qui de toute manière m'est égal, sans personne pour croiser le regard et pouvoir regarder, justement, fouiller les gens sans être fouillée, être seule au milieu de tous.

Nuage rose que d'un bâton l'on élève au ciel, qu'aux passants l'on tend, promesse d'un ciel sucré au prix salé, bizarrement se laisser tenter, nuage rose de barbapapa. Entre les mains. Faire tournoyer du bout des doigts, peut être s'envolera-t-il, peut être pas, au hasard le léguer et continuer à valser, lente danse qui ondule autour des gens, s'éviter, se frôler, croiser une épaule ou un bébé, un enfant aux yeux hagards qui aussitôt accrochent mon nimbus coloré, un tango lent et articulé au sein d'une foule fébrile de bonheur et d'empressement. Y toucher, n'pas y toucher ? Hier, j'ai mangé. Parce que j'essaie. Parce que j'aime le vide ensuite, plutôt qu'un étau qui se serre petit à petit. Vent violent je préfère, grand coup et changement direct, tourner autour du pot est une fort mauvaise idée, se tromper l'on peut trop vite, et hésiter tue plus qu'elle n'apporte réponses. Détacher un bout de la toile de sucre, sourire, parce que certaine qu'un nuage de pluie aurait eu la même consistance, palper longuement cette étrange matière. Et finir par l'anéantir, mains collantes et sourcils froncés - si n'pas lécher un bavoir il va falloir trouver. L'air est doux et les Hommes vaillants; fiers guerriers de leurs commissions et de leurs bienvenus verres d'alcool, pressés, aller au suivants, avides des yeux des bras des corps, splendeur possession et sensualité; marcher à contre-courant, ou pas, selon les carrefours, rester dans cette rue fourmillante de vie et d'inattention, rouler dans les pas des autres qui eux s'enfuient et moi je reste - oups, oublié mon nuage rose. Préférer la langue à la serviette introuvable, se surprendre à ne plus reconnaitre l'âcre nuance d'un caramel trop amer, finir le travail tout de même et n'allez pas imaginer de bêtises, exception à la règle, l'on contourne parfois les règles, toujours s'y plier n'est pas humain, pas vrai. Les gens s'affolent et continuer à nager, méduse dans son élément, nébuleux animal silencieux mais présent dans un tout agité et qui n'y prend trop garde, avancer pour avancer et continuer sans trop penser, penser est dangereux et sur mon nuage ne pas se concentrer, pourquoi ne pas l'offrir à plus méritant. Soudaine tignasse rousse, même hauteur mais taches de rousseurs, tiens, m'fait tilter, choisir lui plutôt qu'un autre, déposer sur son nid de cheveux le nuage et admirer ce que le rose donne au roux et le sucre aux poils.

- Ca t'va bien.
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Esteban Lefebvre
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Re: Londres - Oxford Street

Message par : Esteban Lefebvre, Lun 28 Mar - 15:07


Kevin était incrédule, et  son incrédulité, peint sur son visage séduisant au marqueur indélébile offrait une vision hilarante. Par contre, Esteban n'avait pas envie de rire. Il boudait depuis plus de trois heures. Ils ne le croyaient pas quand il leur disait qu'il était devenu préfet. Andreas -le preux chevalier- sauva involontairement son prince du coup de poing vengeur du Serdaigle qui se renfrogna davantage. Image de môme privé de cadeaux. Gabriel l'aime bien, et c'est pour cela que quand il rencontra son regard amusé, il afficha un large sourire complice, mais sa mine favorite refit surface quand il posa ses yeux vairons sur le couple. « Comprend-nous, on a été très surpris, mais tu le mérites, tu es très intelligent, gentil  et... beau ? L'interpellé bomba le torse sous le flot de compliments, mais il regarda suspicieusement Andreas quand il hésita à dire qu'il était beau. Cette fois ce ne fut pas son poing, mais son pied qui cogna le torse de l'Autrichien. Il se leva prestement : - Vous m'énervez, j'vais voir Marie. » Il leur tira ensuite la langue, puis quittant le banc, il se dirigea un peu plus loin, devant la devanture d'un magasin chic de vêtements. Nu-pieds. sensation de vide ; sensation exquise. Les vacances. Il les attendait depuis longtemps.

« Rory ? Qu'est-ce qui se passe ? » L'interrogea Marie de sa voix douce et bienveillante. Esteban ne lui répondit pas tout comme il ignora son petit ami qui lui souriait chaleureusement. Un certain Max ou Nick... Bref, il ne l'aime pas. Il resta plusieurs minutes dans les bras rassurants de sa sœur cadette.  Après un cauchemar, c'est dans les bras de Marie qu'il se réfugiait, emportant avec lui Gabriel. Retour au temps présent : Oxford Street. Les gens viennent et partent dans un ballet enivrant, mais ô combien éreintant. Quelle chaleur ? Il n'en pouvait plus. Il délaissa le cocon rassurant dans lequel il se trouvait. Il s’imaginait à la plage : l'eau atteignait à présent ses pieds. Il s'étira tout en observant les baigneurs tentés par l'eau d'un bleu clair. Il piquera une tête plus tard, pour le moment une bonne glace lui ferait beaucoup de bien. Il sentit une main lui caresser les cheveux ? Bref, il dévisagea la jeune femme, très surpris.

« Ça t'va bien. » Elle. Le Français l'a déjà croisée à plusieurs reprises à Poudlard ; vague souvenir d'une préfète Serpentarde. Elle est bizarre. Légèrement bougon, il passa sa main dans ses cheveux vénitiens. Une substance aérienne, mais collante était sur ses doigts. Rose. De la barbe à papa ? « Oh je vois tu viens de l'Au delà ? Question rhétorique. Il fouilla dans l'une des poches de son short de bain (hum, pardon son bermuda) à la recherche d'un Gallion. Puis il essaya de faire tenir la pièce sur le front de la brune. - Viens on va aller s'acheter des attrapes rêves et des ballons roses. » Lui dit-il enfin, après avoir finalement posé la pièce sur sa tête. Elle est plus grande que lui.
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Shela Diggle
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Re: Londres - Oxford Street

Message par : Shela Diggle, Lun 4 Avr - 1:05


Peut être une extérieure raison au fait que ce soit sur son chef qu'a atterri mon nuage, peut être une vague souvenance de sa personne. Quelque part d'autre. Mais nous sommes ici et ici il est autre, deux personnages sur un plateau, il garde son chapeau et remue sa poche. L'Au-delà, tiens, et s'il était rose ? Il a peut être raison. Rose duvet. Rose sur roux ? Une pièce dans sa main sur mon front sur ma tête, chouette casquette. Viens on va aller s'acheter des attrapes rêves et des ballons roses. Il va sans rien aux pieds et ce doit être une bonne idée, et je l'attrape par le bras - sans violence, j'veux partir chercher un Monde et l'éloigner d'une demoiselle au regard, regard tout court, je n'aime pas être regardée. L'on n'est plus méduse mais anguilles, l'on file et louvoie dans les gens, flots d'Hommes qui s'étirent et se resserrent, immobile attention qui jamais ne s'éveille, ou si, parfois l'on s'émerveille du couvre-chef du jeune monsieur. Emerveillement-surpris, mais mieux vaut le voir beau que négatif; si certains ouvrent grand les yeux, c'est que la vue est chouette, point.

- Pourquoi attrapes-rêves et pas cauchemars ? C'pas les beaux qu'on veut capturer. Etrange façon de nommer les choses. Etrange façon d'en discuter également, cela ne mène qu'à presque rien, mais j'aime imaginer le reste, le tout, c'que l'on pourrait faire créer grandir en parlant, j'aime croquer les idées et ne rien en faire, simple bonheur de les avoir, art éphémère. A moins qu'il ne s'agisse d'une espèce de Pensine. Toucher les plumes et ravoir une nuit magnifique. Pas sûre d'en trouver. Pas sûre d'en chercher non plus. Pas sûre de ce que l'on fait mais l'on marche file vole presque, on décolle, la pièce sur ma tête tangue un peu et d'un doigt je triche parfois. On file sans aller vite, éviter les autres rallonge la course vers Nulle Part, longer les boutiques trop claires pour le ciel, les routes trop vives et les gens trop pressés, mais si incapables de se concentrer qu'il est délicieux de s'y lover, dans la masse. Il va sans rien aux pieds et de plus en plus je me dis, et moi, aussi ? Peut être. Il fait chaud. Sombre selon l'heure, éclatant selon la ville. Le sol doit l'être. Chaud. Tentant. Hé, vendeur de ballons. Aucun n'est de la bonne couleur, mais ils se balancent doucement, ils agitent leurs oreilles/pattes/queues, flamboyants de vie et ils attirent l'œil, mes yeux qui cherchent l'enfance et le plaisant caprice, qui cherchent à provoquer l'idée - prendre d'assaut le vendeur, lui en payer deux. L'ours jaune au pull rouge pour moi. La pieuvre violette pour lui. Ils me plaisent. Tentaculaire. Mordre dans le mien, inspirer le plus possible; voix à l'hélium. On part dans les aigües. Alors m'sieur Poulpe, qu'est-c'que v's'en dites d'un marathon d'essayage de T-shirt ? Voix parfaitement pénible, le juste ton. Aviser des stands de street-food. Inspirer une nouvelle bouffée de l'ours jaune. Marathon d'essayage de sorbets ou de granita, on a tous les choix du monde.
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Esteban Lefebvre
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Re: Londres - Oxford Street

Message par : Esteban Lefebvre, Dim 10 Avr - 12:48


« Pourquoi attrapes-rêves et pas cauchemars ? C'pas les beaux qu'on veut capturer. - Bah... On pourra prendre les deux t'sais ! » Ils pourront même demander un rabais. Esteban ne fut pas surpris de la facilité avec laquelle la préfète des Serpentard s'était prise au jeu. Bras dessus, bras-dessous ils allèrent en quête d'un magasin de merveilles. D'ailleurs, on les voyant passer son jumeau et toute la clique furent étonnés pour certains, et pour d'autres ce fut l'incompréhension la plus totale. Esteban leur fit un clin d'œil, et il se rapprocha de la brune, raffermissant sa prise autour de sa taille... De temps à autre, il jetait un coup d'œil à la pièce de gallion sur sa tête (bon d'accord il ne la voit pas du tout). Il était persuadé qu'elle s'y trouvait encore. Promis, à la fin du jeu il lui pose une autre pièce sur la tête.

« Alors m'sieur Poulpe, qu'est-c'que v's'en dites d'un marathon d'essayage de T-shirt ? » Monsieur Poulpe ? Esteban tata son corps pour voir s'il n'avait pas de tentacules (Merlin, non... Merci !). Zen. Rester zen, et puis monsieur poulpe est un adorable nom. Son visage fut illuminé par un sourire béat. Il se rapprocha davantage de sa compagne de jeux aux pouvoirs réfrigérants. Par Zeus, sa peau glacée (n'exagérons pas !) est un vrai délice. Esteban était en mode fusion ; se fondre en elle était devenu sa priorité. Finalement, il se détacha de son corps. Il venait d'avoir une révélation. « J'sais tu t'appelles Dracula ? Hum... Un marathon de granités ! Ils sont tous colorés !! »

Brusquement, il regarda ses pieds nus, faisant bouger ses orteils dans un ballet chaotique-ment saccadé. Il fit une moue très triste (sérieusement il avait des larmes aux coins des yeux). « Tu... Tu crois qu'il faut m'les couper ? Mais pourquoi ?! Ils n'sont pas laids... » Sûr qu'il a entendu quelqu'un dire "Orteils - coupent, coupent" (les morts reviennent d'entre les vivants). Mais l'heure n'est pas aux divagations. « Regardez Dracula il y a des granités arc-en-ciel ! Hum... J'ai faim... » Il passa sa langue sur ses lèvres ; image dément d'un ado qui a la dalle.
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Shela Diggle
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Re: Londres - Oxford Street

Message par : Shela Diggle, Dim 10 Avr - 17:55


C'est qu'il aime les free-hugs, le petit, free freeze charbons ardents, il est/fait trop chaud pour s'éparpiller en caresses mais le laisser faire. Après tout il ne m'est pas désagréable. Après tout il est délicieux de savourer le lâcher-prise, à ne rien s'accrocher et accorder au monde la possibilité de se tenir tout de même, qu'ils fassent, qu'ils aillent et viennent et repartent, je ne serais qu'observatrice ambassadrice d'une nouvelle commodité. Je ne refuse ni les bras lèvres cuisses qui s'ouvrent à moi, on profite, on vit un peu, on n'retourne pas se coucher caché et trop-pensant, on vit jusqu'à en tomber pour n'avoir à se relever que prêt pour une seconde chance, histoire d'éviter les noires idées, la solitude la nuit, nostalgie d'une chance dans laquelle l'on n'a assez croqué. J'sais tu t'appelles Dracula ? Hum... Un marathon de granités ! Ils sont tous colorés !! C'est ça, Dracula. Je suis ce que l'on souhaite. Suivre les idées, à chacun la sienne, Dracula qui au fond de l'océan rejoint le Poulpe et le monde virevoltant. Mille yeux et mille lucioles aux éclats différents.

On avance et but, non, bute, il bute, sur ses propres pieds - lacets, j'aurais dit, mais soit. Zieuter ses pattes, estimer la valeur, coupe-t-on, coupe-t-on pas, puisqu'avis il demande, s'apprêter à le rassurer, c'pas si cher de s'les faire remplacer, préférer s'occuper du problème de la pièce qui s'anime à glisser sur ma tête penchée - en avant. En avant aussi parce qu'il s'enfuit, mon bonhomme de mer. Regardez Dracula il y a des granités arc-en-ciel ! Hum... J'ai faim... Tss, la dalle, quel atroce besoin. Et pourtant. S'laisser tenter par les couleurs, peut être, se donner une excuse badigeonnée de bleu de rose de vert, faciles couleurs, m'enfin, sourire à tous et le rattraper lui, abandonner le ballon ourson qui s'envole certainement. Il appartient à l'Avant et sur l'Avant il ne faut se retourner, pas vrai. Une bleue une jaune une olive une rose et deux mélangées. Siouplaît. Au vendeur tendre un billet, à m'sieur Poulpe trois des gobelets au hasard, ce qui me tombe sous la main, d'une des pailles une bouche avide approcher. C'est froid, c'est gelé, c'est bordel de sucré. Sympathique. Deux mains pour trois récipients, jongler en marchant parce que déjà au reste je m'intéresse, vite déconcentrée. J'peux goûter ? Plonger sur une de ses pailles à lui, goût sorbet. Premier qui en termine trois. Hé, font griller des trucs là-bas. Se coller à lui parce que des mains en plus je n'ai pas. Etrange chose de que manger aussi cordialement. Considérer le rose dans ses cheveux, le vert dans mon gobelet, caler la marchandise sous un bras et attraper le vert d'un doigt, sur le front du petit faire la marque à Simba.
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Esteban Lefebvre
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Re: Londres - Oxford Street

Message par : Esteban Lefebvre, Dim 10 Avr - 20:06


Litanie d'un mélange subtil de saveurs : couleurs et autres ingrédients. Esteban dévisagea sa Dracula en mode "bug interstellaire". La langue à moitié sortit de sa cavité buccale, et les yeux aussi globuleux que ceux de Goliath au moment de sa chute fatale. Un granité couleur olive ? Grimace de dégoût ; il n'y goûtera pas, il préfère les granités couleur rose, orange, rouge, bleu et vert. « Je prends le rose, et toi tu prends ben... un qui te plait, j'sais pas. » C'était une affirmation irréfutable. Dracula -le vrai- ne gambaderait jamais dans les prés avec un tutu rose (naaan, il préfère le collant rouge). Sauf que sa Dracula à lui, elle est spéciale (venue tout droit de l'Au delà rien que pour lui). Génial, non ? Elle lui paie aussi la bouffe ! Plus qu'à tout goûter maintenant, mais pour un encas pour deux, ils sont très chargés.

« J'peux goûter ? - Bien sûr ! Hésitation jetée dans la fosse commune. Cette situation lui était parfaitement normale. Autrefois, partager sa paille avec quelqu'un lui aurait donné la nausée (il aurait vraiment vomi). - Premier qui en termine trois. Hé, font griller des trucs là-bas. » Oh un défi ? Cap ou pas cap Rory ? Allé cap ! Premièrement, répondre à sa demande muette-corporelle de ressentir sans doute pour elle un soupçon de chaleur humaine, et pour lui, un peu de fraîcheur pour le besoin vital de ses neurones. Deuxièmement, engloutir deux tournées de granités sans ciller. Voilà qu'un iceberg a élu domicile dans sa bouche. Enfin, pousser un cri aigu parce qu'il a la langue gelée, douloureuse, et qu'elle vient de marquer son front avec un stalactite.

« Aaah... Rumph... Ch'ais choiiiid ! Ch'ais-choi un bichous chur la bouche !! » Il était prêt à plonger sur ses lèvres, mais le regard stupéfait, sidéré, effrayé du vendeur le fit frissonner. Peur. Mince il fout la trouille ce type. Il se décala lentement du comptoir, comme un automate avec un rythme spasmodique de la Serpentard pour au final se cacher derrière elle. « Purée il m'fait peur. Abats-le et plongeons-le dans le carton là-bas... Après, on brûle tout ! » Murmures de conspiration.
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Shela Diggle
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Re: Londres - Oxford Street

Message par : Shela Diggle, Lun 11 Avr - 22:34


S'enfiler une des boissons solides, la jaune, jaune poussin pouffy profiterole, de loin se faire par le petit distancer. Hé, excusez la lenteur mais il n'est point dans mes habitudes d'autant se coffrer en une seule lapée. La morsure du froid qui mange la gorge, et rire aux éclats. Aaah... Rumph... Ch'ais choiiiid ! Ch'ais-choi un bichous chur la bouche !! Tiens, il a la langue tachée bisounours. Rire plus encore sans saisir le sens de ses dires, l'parlait de bouche, tendre la sienne vêtue de jaune, J'te la prête. Mais m'sieur Poulpe se fait robot et roule - des mécaniques, me fait rempart au comptoir. Purée il m'fait peur. Abats-le et plongeons-le dans le carton là-bas... Après, on brûle tout ! Moue renfrognée, mauvais bougre que voilà, surtout qu'il est effectivement fort louche. Son tablier, surtout. Moche. Deux gobelets en main, le vide quelque part dans le sac de quelqu'un, jeter le contenu sur le fourbe individu - avec le récipient en supplément cadeau. C'est toi l'chat ! Sourire méchant. Fourrer le Gallion dans une poche, attraper la main du gamin, fuir loin de l'arroseur arrosé. L'avait pas qu'à nous effrayer.

Pas si loin tout de même, mais être sûre qu'une flopée de gens stands parasols nous séparent de ses prunelles. Tirer sa pouffy de langue aux passants, discrètement replacer la pièce sur sa tête parce qu'en courant elle n'aurait su rester tranquille. Ce sucre n'est pas délicat, il est violent, tapageur, du sucre et de la couleur, mais soit, c'est rigolo. Fermons les yeux pour une heure. Ou deux. Où sommes-nous, parmi les Hommes, vois-tu, et c'est tout. Il ne doit y avoir d'étiquettes. L'on vit et voilà, fini. Autant vivre. Encore une main un coude tout un bras de libres, retirer ses chaussures et goûter l'asphalte doux de chaleur et rugueux de crasse, certainement, apprécier la rencontre de la peau et du Sol. Hé, de chouettes lunettes de soleil, qui se promènent - zut, au front d'un autre, méchant affront au caprice. Dodeliner de la tête, hésiter à faire la fête, faire la tête. On pourrait les lui piquer. Envie de faire pipi. Plus besoin qu'envie mais bon, la faute aux faiseurs de dires. Aussi solides qu'elles soient, les granités se coulent dans le tuyau de l'eau. T'veux ma dernière ? Tendre le gobelet vert.
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Esteban Lefebvre
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Re: Londres - Oxford Street

Message par : Esteban Lefebvre, Ven 15 Avr - 23:19


Le Méchant-Monsieur (Loup) ne fut pas assommé d'un coup de massue sur la tête, mais il reçut des flocons de granités en pleine tronche. Un être aussi effrayant uniquement par sa physionomie mérite qu'on l'arrose comme une plante fanée. Le jeu du chat venait de débuter. Monsieur pas cool nommé le chat, et deux souris atypiques en guise de déjeuner. Cela est plus distrayant que de commettre un meurtre. « T'es bête comme une zouris ! » Zozota Esteban à l'homme. Dracula et le Poulpe quittèrent la boutique comme les plus barbares des voleurs sous les réprimandes du vendeur.

Dehors. Trop chaud ; trop de gens; trop de pollution. Par terre, c'est sale ; gaspillé par les détritus répugnants des passants : cracha, morve, déchets. Tout cela conduit à une intoxication intérieure. Dracula aussi retire ses chaussures. Le soleil commençait à taper sur le système du métamorphomage. Ses lèvres se fondirent en une ligne fine. Agacé. De son côté, Dracula a une envie pressante. Toilettes publiques ou contre le mur ? Dans les deux cas, cela signifie s'éloigner d'elle et retrouver un peu de réalité dans son monde onirique. Pas question ! Sûrement pour le consoler elle lui proposa son granité.« T'veux ma dernière ? - Vi merzi !! Z'est bon  ! » Toujours ce zozotement ridicule. (Pourquoi ?) Pour démontrer une candeur enjôleuse.

« Ze veux que tu restes avec moi ! » Il reprit sa position initiale ; s'accrocha à elle comme s'il s'agissait d'une bouée de sauvetage. Il la tira fermement, déterminé à lui trouver un trou ou pisser. Étrangement, il avait une démarche de pingouin. Il interpella un citadin à l'air revêche et très stressé qui parlait au téléphone. S'cusez-moi dit-il. Il lui demanda l'emplacement des toilettes écolos. L'homme le dévisagea avec un rictus méprisant puis il s'exclama brusquement, résigné, à son interlocuteur à l'autre bout du fil : « Attends y a un ado louche qui zozote et qui me demande où sont les ch*ottes... Bordel il m'a pris pour un GPS de m*rde ou quoi ?! » Oups, il n'a pas l'air très content.
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Shela Diggle
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Re: Londres - Oxford Street

Message par : Shela Diggle, Dim 17 Avr - 18:38


Mains presque libres; mais point longtemps. Se faire agresser par un câlin-koala. Ne pas refuser le contact et s'accrocher en retour, suivre le petit monsieur à l'allure d'un poney. Poney Shetland. Atteindre un grand dadais pestilentiel - les gens très occupés sentent toujours bizarre, à moins que ce ne soit son regard - et laisser faire. Beaucoup de Z. La lettre de la fin, celle qui intrigue, les mots étranges, zèbre zeste zélé, les mots serpents qui bourdonnent, le S retourné et tranchant, aux bords limés, les griffes acérées d'un héros tout de noir vêtu. Bordel il m'a pris pour un GPS de m*rde ou quoi ?! GPS ? Gadget Pour S'lâcher ? Heu, en fait, ce serait juste pour faire pipi. Pas qu'il aille croire n'importe quoi. Mais le GPS-pas-de-m*rde s'échauffe s'énerve et commence à faire de grands mouvements, il est effrayant, il parle fort et si vite, l'dit des mots pas beaux. Ce type d'humains qui n'ont de temps que pour eux-mêmes, dommage qu'il ne me reste plus aucune munition.

Tirer le Poulpe de là et garder sa main, boutiques luxueuses en vue, sont bien obligés d'avoir des toilettes. Entrer chez Burberry, ça brille ça tonne ça criaille, mais c'est joli, alors entrer et soudain il fait bien trop frais. Pour le pieds, aussi, les pieds noirs sur le sol satiné, le sol qui n'aspire pas à une chaleur correcte. Trouver un miroir et nous trouver fort beaux, lui aux cheveux roses et moi à mon Gallion, nos mains pleines et l'un collé à l'autre. Tiens, regarde ça ! Attraper un foulard, faire du vent avec; bien trop chaud pour en emmener, mais ici ce sera parfait. Il va bien à ton teint. On va dire. Le faire s'envoler et en cape autour de son cou l'attacher, c'est superbe. Maintenant, à mon tour. Oublié le besoin naturel, parce qu'après tout il y a plus important. Mais ce qui doit être une vendeuse d'ici arrive et je n'aurais pas bougé d'un millimètre si elle n'avait pas eu cet air furieux et ce pas militaire. Parce qu'elle avance vite, dites donc, bien trop vite, et que je n'ai encore rien essayé. Hé, ho ! M'approchez pas ! Le client est roi ! S'enfuir soudainement et dans la boutique scander mon nouveau slogan Le client est roi ! C'est ce qu'ils disent tous. Quelque part ce n'est pas faux, le client en achetant promet de l'argent aux fournisseurs qui se mettent à demander plus de production alors oui, faut réfléchir avant d'acheter parce que l'client change les choses mais il n'y a pas moyen d'y penser juste là, parce qu'une autre vendeuse - sexisme dans les contrats ? - sauvage apparait. Sauter sur un tabouret, chat perché, évaluer rapidement ce que je pourrais tenter avant de me faire attraper.
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Esteban Lefebvre
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Re: Londres - Oxford Street

Message par : Esteban Lefebvre, Jeu 21 Avr - 10:11


« Heu, en fait, ce serait juste pour faire pipi. S'exclama Dracula. - Bah... Ouep ! » Ajouta le Poulpe qui trépignait d’impatience comme si c'était lui qui désirait aller au petit coin. L'homme était à deux doigts d'exploser, et grâce au ciel, les deux jeunes gens s'en allèrent aussi brusquement qu'ils étaient arrivés. Esteban avait du mal à courir, tiré par sa compagne de jeu, il manqua à plusieurs fois de trébucher à cause de sa démarche claudicante. Le plus jeune était essoufflé (il n'est pas connu pour avoir une grande endurance !). Heureusement pour lui, ils arrivèrent rapidement à destination ; la célèbre boutique de vêtements de luxe : Burberry ! La décoration des lieux était splendide. Esteban était émerveillé par tous les jeux de lumières, l'association harmonieuse des couleurs et l'odeur de pavot mélangée à une flagrance d'ambre (oui, le résultat est... surprenant).

« Tiens, regarde ça ! » Dracula lui présenta un foulard qu'elle lui fit porter comme une cape. Esteban bomba le torse, ravi. Un sourire éclatant illumina son visage quand elle lui dit que la couleur allait bien avec son teint, et il était tout à fait d'accord avec elle. Un sourire qui laissait place à une moue renfrognée quand ils furent pris en chasse par une amazone. Le terme était bel et bien justifié. Un cri aigu et perçant s'éleva. Il était effrayé ; un besoin vital de se cacher à nouveau dans les jupons de la Serpentard. Sauf que... elle se percha sur un tabouret, le laissant seul face à son destin. Merci Merlin ! La vendeuse était plus intéressée par la fautrice de troubles. « Sécurité ! SECURITE !!!! » Wawouh ! Elle a une voix d'enfer !

BOUM. BOUM. BOUM. Rythmique d'un troupeau d'hippopotames... Ah non, ce sont les agents de sécurité. Le Poulpe débuta une danse en rythme avec le tempo. BOUM. BADABOUM. Puis pris d'une pulsion quelconque il s'écria : « Hakuna matata ! » Terrible cri sauvage ; annonciateur de chaos. Un agent de sécurité réussit à choper le garçon, mais il gardait une attitude professionnelle : calme, impassible. Pardon, nous sommes dans un magasin de riches.
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Shela Diggle
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Re: Londres - Oxford Street

Message par : Shela Diggle, Mer 27 Avr - 22:06


Un COSTUME. Là bas. Pas loin. A peine évaluer la distance entre moi et le costume, pour homme, entre le costume et la vendeuse, entre la vendeuse et moi, que paf, elle se met à crier. Fort. Ne pas y prendre garde, se dire qu'après tout, si elle est heureuse d'être en sécurité, ce n'est point mon problème. J'aurais pu pinailler sur le fait que non, ce n'est pas utile de le chanter à qui ne veut pas l'entendre, mais - peu intéressant. Chat plus perché, jouons à l'épervier, j'arrive au rayon et vous perdez. Trois, deux, go ! parce que ce n'est pas drôle d'attendre. Et qu'un drôle de bonhomme aux grosses épaules s'avance, qu'il n'a pas l'air d'être content de savoir la dame en sécurité, peut être, et qu'il faut se dépêcher. Hakuna matata ! Cri de guerre ! Et une main sur la veste, une autre sur mon bras, mais elle n'est pas à moi. Moue bougonne; cause de lui je ne saurais proclamer un gagnant. Il gronde, tonne, parait immense. Peut être un petit géant. Ou un troll à l'air soigné. Marmonne des trucs bien vite bien bas, je n'entend pas, n'veux pas entendre, il a une poigne désobligeante. Ils sont plusieurs, vivent en troupeau. Danser d'un pied sur l'autre, opter pour le côté géant. Va falloir dégager. Oui. Sauf que moi, j'ai besoin de -

Jetés dehors. Littéralement. Mais ils ont récupérés la cape de m'sieur Poulpe, c'est affligeant. Et ont balancés sans ménagement mes pauvres chaussures que j'avais laissé de côté, histoire de pas m'y empêtrer. Mais nous sommes dehors, et plus dedans, peut être que les bonshommes à demi géants auraient préféré nous garder, gueuler au scandale, nous faire payer. Mais il n'y avait rien à payer. Nous sommes des troubadours, des coqs de scène, des gens dans les gens; pas des voleurs. Akounamatata quoi ? C'est joli. Des poètes, j'te dis. Même si j'aime pas la poésie. L'arrogance crâne des poètes, qui s'affolent s'exclament se clament visiteurs venus d'ailleurs, messagers du futur et d'un Dieu éphémère, eux qui s'imaginent au-dessus parce que trop souvent écrasés - point mon envie de les écraser, mais trop haut il ne faut s'envoler. Sinon l'on se brûle. Ailes de miel, je suis en sucre, le trop doux soleil me fait fondre sur sa langue, de feu, et tomber n'est pas dans mes idées. Tomber, d'où ? Je ne suis nulle part. D'autre qu'ici. A nouveau le sol cuirasse sous nos pieds, l'ardent astre du jour sur nos têtes sucrées, le besoin échappé, rien que l'envie d'aller plus loin. De bouger. De se fondre dans les flots comme la méduse, être Dracula parmi les humains. R-attraper une main du gamin, parler à l'oreille, l'air d'avouer, de lâcher quelques secrets. Là-bas, c'est pas un stand de pêche aux canards ? Les volatils en plastique, et les contours de jeux forains.
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Esteban Lefebvre
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Re: Londres - Oxford Street

Message par : Esteban Lefebvre, Ven 6 Mai - 18:40


Dehors. Chassés comme des malpropres ; "va falloir dégager" qu'il avait dit monsieur l'agent. Peut-être qu'elle est un peu fêlée du cerveau Dracula comme le Poulpe. Illustration du proverbe "Qui se ressemble s'assemble". Enfin, un Poulpe hors des fonds marins se comporte comme un clown peroxydé et constipé qui prône les merveilles de la coupe afro. Les chaussures de Dracula firent un magnifique vol plané. Monsieur le bonhomme à la chevelure à présent verte resta la bouche béante. Subjugué. Qu'il aurait aimé voler. Dommage que Dracula lui parle encore de... Akounou Tatamar ? Il devient inculte !

Le métamorphomage sentit la main froide de Dracula, et sans attendre il enclencha le mode fusion. Les koalas sont adorables n'est-ce pas ? Un koala vert qui mange du bambou... vert. Hulk-Le-Retour. Enfin, il est un peu maigrichon Esteban. D'ailleurs, il était encore en train de réfléchir au sens des mots Akounou Tatamar quand sa camarade de jeu le fit perdre le fil de ses pensées. « Là-bas, c'est pas un stand de pêche aux canards ? - Euh... Oui ! Allons voir des pêches de canards ! » Sa main bien emboîtée dans celle du vampire, il se dirigea vers le stand supposé abriter une pêche de volatiles. Depuis quand on pêche des canards ? Il accéléra son allure, intrigué par les mouvements effrénés et bizzaroïde-ment androïdes des cannes à pêche.

« Ah ! Mais ce sont des coin-coin en plastoc ! » S'exclama Esteban une fois qu'il put constater la nature des canards. Merlin ! Il est bêêêête... Il rit brusquement. Rire enfantin ; Habitude depuis des lustres. Il demanda une canne à pêche, mais il dut d'abord donner de l'argent au monsieur. Moue suspicieuse. Arnaqueur ! Il se fit la réflexion que les adultes sont les pires espèces de l'humanité. Voleurs et beaucoup trop réalistes pour savourer chaque instant de la vie. Il secoua frénétiquement sa tête puis il s'engagea dans une explication de la démarche à suivre pour pêcher. « Tu dois bien tenir ta canne. Tu te recules un peu et tu la lances. Fais gaffe hein, parce que si tu lances trop fort tu va t'crever un oeil. J'te dis, c'est pas jolie. 'Fin, prends soin de toi. Tes amis les Serpents ont besoin de ton intelligence... » Il afficha ensuite un sourire amusé. Il se souvenait lui avoir promis une autre pièce de gallion qu'il lui mit difficilement sur sa tête.
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Shela Diggle
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Re: Londres - Oxford Street

Message par : Shela Diggle, Dim 8 Mai - 16:39


Et qu'on y va, et qu'on s'impose dans la masse, et que le monde devient flou parce que peut être l'on s'y meut sans élégance, sans y prêter attention, ne le mérite pas, pas plus que nous, l'attention, attention, tu te perds, tu t'enivres, gonflé d'orgueil, la célébrité porte cette odeur qui t'attire de loin mais te repousse une fois que tu es trop proche; et c'est la fin, le déclin, tu as déjà perdu, mieux valait écouter, faire gaffe au panneau devant; sol glissant. L'on est un quelque chose qui ne doit l'être que pour certains. Encore un ballon ! Et lui s'envole, le suivre des yeux jusqu'à ce qu'il disparaisse, de mon champ autorisé, ne pas vouloir la tête basculer. Le sol est doux par sa température, et lui a cette touffe verte qu'on y voudrait planter des pâquerettes, mais en ville, compliqué d'en trouver. Compliqué d'œuvrer en leur nouvelle abondance, qui sont les gens de Londres pour vouloir faire refleurir leurs pelouses, les gens de Londres n'aiment pas les pâquerettes. Il me semble. Mais peut être que s'il y en avait - parle-t-on des Hommes ou des fleurs ? En suspend, et finalement oublier, la question la thèse et. Pourquoi les phrases se doivent elles de finir à leur fin ?

Les canards nagent et vont et viennent, avec leurs yeux grossièrement peints, leurs plumes roussies par l'ardeur du soleil, dans une flaque qui tourbillonne afin de les faire avancer. Un peu plus et ils seraient réels. Ils en ont la vague apparence. M'sieur Poulpe rit, et ça bringuebale jusqu'aux oreilles, c'est joli, ça claironne. Et un doigts curieux file jusqu'à l'eau, tester la température, pour satisfaire une interrogation pesante. Bassement tiède. La main se cache derrière le dos, heureuse d'avoir trouvé réponse, et croise deux doigts pour encourager le jeune m'sieur. Qui finalement reçoit une canne, et babille longuement sur elle, sur les Serpents, pas assez intelligents ? je dirais peu à même de vivre, vivre l'maintenant, peut être qu'ils ne sont plus enfants. Que leur enfant a disparu. C'est un peu triste mais ce qui m'intéresse réellement, c'est la canne à pêche, que je prend et qu'en suivant les instructions je tend, je lance, s'élancer dans la possibilité d'en attraper, dans la probabilité d'échouer, mais et alors, et pourquoi les histoires doivent elles toujours terminer par leur fin ? C'est mieux qu'il n'y en ai pas. Que je cesse de penser juste là. Qu'une suite il y a mais qu'elle est partout et qu'elle ne doit forcément s'inscrire ici, et -

Tendre un canard à un compagnon.


Fin du RP
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Re: Londres - Oxford Street

Message par : Kohane Werner, Ven 27 Mai - 19:05


RP avec Lizzie Benet

Boutique souvenirs, boutique souvenirs, boutique... Franchement, pourquoi les Moldus ont-ils besoin de s'encombrer avec ça ?! Je passe devant les vitrines d'un pas rapide, pressé. Y'a du monde. Trop d'monde. Foutus touristes. Savent pas rester chez eux ? Bah non, me dit une petite voix, sinon on ne les appellerait pas touristes. Roh, la ferme !
J'aime pas la foule. Trop dense. Trop plein de bruits. Et v'là que àa se bouscule. Eh, bougez-vous ! Avancez grand dieu ! Ne restez pas planté pendant cent sept ans devant cette foutue vitrine ! Y'en a qui ont des trucs à faire !

Vraiment, j'aime bien les Moldus, je n'ai rien contre eux mais parfois leur monde est tout bonnement suffocant. Quoique, me diriez-vous, c'est un peu la même chez les sorciers. Oui, bon, non, c'est pas pareil ! Il y a un petit je ne sais quoi en plus. Ou en moins. 'fin bref, je ne suis pas là pour débattre sur ça.
J'ai une mission ! Elle s'appelle acheter des vêtements. Un jean en particulier parce que les miens commencent à se faire vieux. Et quoi de mieux qu'une bonne boutique Moldue pour trouver des pantalons divers et variés, du plus sobre au plus extravagant ?

Je me fraie un chemin dans la masse humaine. Allez, bougez, bougez. Faut qu'ça circule tout ça. C'est comme le sang dans les vaisseaux sanguin. Pas l'temps d's'arrêter, ça bouge en permanence !

Tête baissée, lèvres serrées, je fonce. Zigzague. Tourne brusquement, là, à droite. S'éloigner de ce lieu bondé. Et voilà. Le magasin où j'allais souvent, avec ma mère. Pas très grand mais accueillant. Tenu par deux vendeuses les plus Moldues qui soit.
Je les salue d'un sourire. Contente d'être enfin à l'abri de la foule. Je farfouille. Y'a plein de trucs. Faire mon choix.
Autour de moi, quelques autres jeunes filles. L'une parle de ses cours à l'université avec son amie, tandis qu'elles regardent les robes. J'esquisse un sourire. Oui. Je suis décidément bien dans le monde Moldu. Ce n'est pas ici que j'entendrai le terme Poudlard ni personne pour parler de maisons, coup de duel et Mangemorts. Ici, je suis loin de tout ça.

Au bout d'une demi-heure, je dégotte un jean qui me plaît. Je pense à Asclépius chez qui le mot jean n'avait pas semblé allumer beaucoup de lanternes. Faudrait qu'il aille faire un tour chez les Moldus, tiens !
Je m'approche du comptoir. La vendeuse me sourit, enregistre mon achat. Je dépose de l'argent liquide devant elle. Ca me fait bizarre de voir des livres sterling et non plus des gallions. Ca fait si longtemps... J'ai l'impression que le monde non-magique est devenu loin, très loin de moi. Et je le retrouve, comme un vieil ami.

La petite monnaie est déposée soigneusement sur le comptoir. La femme me remercie, me souhaite une bonne journée. Oui, ça va être une bonne journée. Parce que j'ai fait ce que j'avais à faire.
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Re: Londres - Oxford Street

Message par : Lizzie Bennet, Lun 6 Juin - 19:36


Il y a cette photo. Immobile. Un humain d’argile, sourire figé dans le ciment, instant volé au temps. Des traits qui vous fixent. Raides comme une saillie, blancs comme un cierge de Pâques. Et puis qui balbutient et qui ont l'oeil qui divague. Il était brun et jeune et frais - 18 ans, à tout cassé - et déjà dans un linceul d’immobilisme. Son nez était aquilin, sans qu’un écusson d’aiglon n’ose ceindre son poitrail, ses yeux coquins, son sourire arrogant. Sa mâchoire était un peu trop fine à mon goût ; je les aimais carrées, robustes, féroces, farouches. Observant cet inconnu, je pris conscience d’une réalité effrayante. Le nombre de traits pouvant être endossés par une même espèce.

L’éventail de possibles, défrayant la chronique, tant et si bien que malgré les consanguinités, l’on peinait à croiser la route de nos sosies. De fait, tout portait à croire qu’il y avait, et avait eu, des gens, pleins de gens, beaucoup trop de gens, sur ces terres. Et pour une raison qui t’échappais, t’en avais peur. Parce que d’un coup d’un seul, tu croyais sentir le poids de leurs souffles dans ta nuque. Le monde était une sorte de Magicobus géant, où les gens se jugeaient sans relâche, toujours en mouvance, extensible autant qu’il était réductible, et surtout, le monde était trop plein. Le monde, dans ses vides, était incroyablement oppressants. Crise de chaud. Trop partout tout le temps, les nerfs qui se font la malle, les pieds qui courent les rues sans que l’oeil ne prenne le temps de fixer une adresse, une direction. Tu es en mode automatique,

tu fuis la foule et ses bains de sueur et d’hypocrisie.

Puis refusant de fuir, en pleine zone moldue, tu décides de t’en prendre à la cause de ta panique soudaine. C’est pas ton genre, cet affolement pour, littéralement, rien, du vent, des hommes ! Des fossiles déjà. Toi, tu étais la voix du désert. Non celle qui hurlait - « Yo soy la voz de Cristo en el desierto de esta isla y estáis en pecado mortal. Vivís en pecado y en él morís. ¿Por qué? Por la crueldad y por la tiranía que usáis con esta gente inocente. Decidme con qué derecho y con qué justicia tenéis en tancruel y horrible servidumbre a estos indios que vivían pacíficamente en sus tierras. »
Non.

Toi tu te fichais de la façon dont on traitait les gens - un jour ils crèveraient tous, ce qui importait était ce qu’ils avaient construit entre temps, et encore, l’immense majorité des projets n’étaient que des poussières que le vent soufflerait. Toi, ce qui véritablement t’insurgeais, c’était finalement cette certitude. Tu accroches l’épaule d’un inconnu. « Vous êtes trois hommes morts. » Un #Incendio embrase la photo qui t’avait accompagnée en route, et un poing rejoint son nez étonné. Pieds roulants, déroulants les pavés, comme une habitude de les compter, pour garder pied, quoique d’ordinaire tu préfères le prendre.

Une jeune femme sort d’une boutique. Moldue. C’est à sa gorge que tu dois te rappeler de cette urgence de la mort. Elle. Sans savoir pourquoi. La baguette dépassant de sa poche t’interpelle. Quoi. Sorcière, et pas foutue capable de voler des fringues de si mauvais goût ? Laguz te démange, et tu lui assènes un « Attention à la marche ! » #Radicis Perfidum informulé. Oui, c’était gratuit. Mais elle te déplaisait.
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Kohane Werner
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Re: Londres - Oxford Street

Message par : Kohane Werner, Jeu 16 Juin - 18:29


Il y a la journée qui commence bien.
Parce que beau temps.
Parce que journée banale.
Qu'on oublie, qu'on ne pense plus à ses soucis.
Et puis ensuite, la journée se transforme en cauchemar. Ambulant.
Rêver les yeux ouverts.
Voir l'horreur et ne pas avoir ce petit espoir de pouvoir ouvrir les yeux, se dire ce n'était rien... juste un rêve...
Il y a ces journées qu'on croit belles. Et qui finissent en larmes.
Qu'on voyait radieuses. Et qui ne sont en réalité qu'un Enfer sur Terre.
Ma journée. Est comme ça.

Première chose, qui me fige. Cette fille.
Je rêve ou elle vient de balancer son poing dans le nez du type qui ne faisait que passer ?!
Je m'immobilise sur le seuil du magasin, effarée. Juste... effarée. Bon sang...
Pourquoi ? C'est qui...?
Son visage ne m'est pas totalement inconnu. Mais je ne saurais replacer un nom sur ses traits.

Son regard se reporte sur moi. Et j'en frissonne.
Mauvais pressentiment.
C'est pas possible !
Pas encore !
J'attire vraiment toutes les merdes ou quoi ?!
En plus ici, au beau milieu du Londres Moldu !
Ils me poursuivent... où que j'aille. Ils sont là...
Paranoïa...

Instinctivement, je recule. Rentrer de nouveau dans le magasin ? Pas sûre que ce soit la meilleure solution. Si elle m'en voulait ? Si vraiment, elle avait une dent contre moi ? Pour une raison que j'ignore, étant donné que je ne la connais pas. Mais je ne cherche plus de raisons logiques. J'ai appris que tout peut te tomber dessus à tout moment. N'importe quand. N'importe qui. Suffit juste d'une infime chose. Parfois rien. Et ça dégénère. Le monde sorcier m'a appris ça.
Mais ici, on est chez les Moldus ! Ils ne vont pas s'y mettre, eux aussi ?

Soudainement, mon regard se pose sur l'objet de bois qu'elle tient dans sa main.
Ce n'est pas une Moldue.
Sorcière.
Encore plus terrifiante.
Pourquoi a-t-elle sorti sa baguette ? Qu'a-t-elle à redouter ici ?
Ou plutôt, à qui veut-elle chercher des ennuis de la sorte ?

Revenir dans la boutique n'est pas une bonne idée. Je ne ferai qu'attirer des ennuis aux vendeuses qui n'y pourront rien. Mais moi, puis-je sincèrement y faire quelque chose ?
Je me sens si démunie, parfois, face aux autres.
Et ce, malgré mes entraînements.
Malgré Rachel, malgré Lena, malgré les coups, encaissés, encore, encore.
Malgré tout, je me sens impuissante.
Et psychologiquement faible. Je me croyais plus endurcie que ça. Non. Je ne suis rien.
L'unique fois où j'ai su me défendre, reprendre le dessus, presque, j'étais saoule. J'ai regretté. J'ai sombré. Je sombre encore. Je regrette encore. Frapper cette fille m'a détruite. Et pourtant, je ne l'ai pas tuée. Juste frappée.
Je ne veux plus que ça recommence.
J'ai déjà bien assez peur de moi comme ça.
A me fuir, sans arrêt.
Course incessante.

Je ne veux pas regretter de nouveau. Je refuse !
Cependant, cela ne semble pas être l'avis de l'autre.

Avant même que je n'aie le temps de saisir ce qui se passe, je vis des racines épineuses et plus que menaçantes sortir de terre et commencer à s'enrouler autour de mes chevilles.
Panique.
Panique.
Qu'est-ce
que
tu
as
fait
bordel ?!

Perte d'équilibre, je m'étale, dévale les deux marches de perron, mal, très mal, le ciment sur le visage même si on essaie de le protéger, les angles qui cognent la peau, qui cognent et peur que ça déchire l'oeil, se recroqueviller, immobilisée, sans rien comprendre, sort qu'on n'a même pas vu venir.
Je finis à terre, peux plus bouger, incompréhension qui résonne dans mon crâne, se reflète dans mes yeux alors que je lève la tête vers la femme.

La baguette pointée sur moi, menaçante.
Je n'peux plus bouger alors que la plante avec ses dangereuses épines est toute entière autour de moi.
Bloquée à terre.
Et les Moldus, ne voient rien ?!

Pourquoi elle m'en veut ?
Plus question d'avoir des bleus ! De recevoir des coups, encore, encore.
Mais regretter... non, pas regretter... Pas de nouveau.
Dilemme.
Après tout,
c'est elle, non,
elle qui m'a attaquée
en premier ?
Légitime défense, cette fois.
La voix qui me culpabilise depuis assez de temps n'a rien à redire à ça.
Rien.

En même temps, je sais que si je continue, je vais partir. Pour de vrai. Pour de bon.
Aspirée vers le bas, inéluctablement.
Et ça, je ne le veux pas.

Alors essayer de s'en sortir, sans avoir recours à... sans utiliser... la violence.
Je ne veux pas essuyer de nouvelles larmes de culpabilité.

Peut-être qu'elle est folle, la femme.
Peut-être qu'elle ne savait pas...
Peut-être qu'elle me lâchera si...

Je la regarde, peux à peine lever la tête dans sa direction.
Campée sur ses deux jambes, elle me domine.
Et je suis à sa merci.
Mais veux tenter...
Pas sombrer.

-Il y a des Moldus ici, je dis d'une voix étranglée, tentant de calmer mes palpitations. Je ne sais pas ce que tu me veux mais... on peut régler ça... plus tard... ailleurs. Pas à Londres. Pas ici.
Voix suppliante.
Lâche-moi.
Je ne veux pas me battre.

Je ne veux pas aggraver mon cas.
Sombrer, plus loin.
Plus profond.
Jusqu'à un point de non retour.

Alors, lâche moi.
S'il-te-plaît.
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