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Londres - Oxford Street
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Kohane Werner
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Re: Londres - Oxford Street

Message par : Kohane Werner, Jeu 16 Juin - 18:29


Il y a la journée qui commence bien.
Parce que beau temps.
Parce que journée banale.
Qu'on oublie, qu'on ne pense plus à ses soucis.
Et puis ensuite, la journée se transforme en cauchemar. Ambulant.
Rêver les yeux ouverts.
Voir l'horreur et ne pas avoir ce petit espoir de pouvoir ouvrir les yeux, se dire ce n'était rien... juste un rêve...
Il y a ces journées qu'on croit belles. Et qui finissent en larmes.
Qu'on voyait radieuses. Et qui ne sont en réalité qu'un Enfer sur Terre.
Ma journée. Est comme ça.

Première chose, qui me fige. Cette fille.
Je rêve ou elle vient de balancer son poing dans le nez du type qui ne faisait que passer ?!
Je m'immobilise sur le seuil du magasin, effarée. Juste... effarée. Bon sang...
Pourquoi ? C'est qui...?
Son visage ne m'est pas totalement inconnu. Mais je ne saurais replacer un nom sur ses traits.

Son regard se reporte sur moi. Et j'en frissonne.
Mauvais pressentiment.
C'est pas possible !
Pas encore !
J'attire vraiment toutes les merdes ou quoi ?!
En plus ici, au beau milieu du Londres Moldu !
Ils me poursuivent... où que j'aille. Ils sont là...
Paranoïa...

Instinctivement, je recule. Rentrer de nouveau dans le magasin ? Pas sûre que ce soit la meilleure solution. Si elle m'en voulait ? Si vraiment, elle avait une dent contre moi ? Pour une raison que j'ignore, étant donné que je ne la connais pas. Mais je ne cherche plus de raisons logiques. J'ai appris que tout peut te tomber dessus à tout moment. N'importe quand. N'importe qui. Suffit juste d'une infime chose. Parfois rien. Et ça dégénère. Le monde sorcier m'a appris ça.
Mais ici, on est chez les Moldus ! Ils ne vont pas s'y mettre, eux aussi ?

Soudainement, mon regard se pose sur l'objet de bois qu'elle tient dans sa main.
Ce n'est pas une Moldue.
Sorcière.
Encore plus terrifiante.
Pourquoi a-t-elle sorti sa baguette ? Qu'a-t-elle à redouter ici ?
Ou plutôt, à qui veut-elle chercher des ennuis de la sorte ?

Revenir dans la boutique n'est pas une bonne idée. Je ne ferai qu'attirer des ennuis aux vendeuses qui n'y pourront rien. Mais moi, puis-je sincèrement y faire quelque chose ?
Je me sens si démunie, parfois, face aux autres.
Et ce, malgré mes entraînements.
Malgré Rachel, malgré Lena, malgré les coups, encaissés, encore, encore.
Malgré tout, je me sens impuissante.
Et psychologiquement faible. Je me croyais plus endurcie que ça. Non. Je ne suis rien.
L'unique fois où j'ai su me défendre, reprendre le dessus, presque, j'étais saoule. J'ai regretté. J'ai sombré. Je sombre encore. Je regrette encore. Frapper cette fille m'a détruite. Et pourtant, je ne l'ai pas tuée. Juste frappée.
Je ne veux plus que ça recommence.
J'ai déjà bien assez peur de moi comme ça.
A me fuir, sans arrêt.
Course incessante.

Je ne veux pas regretter de nouveau. Je refuse !
Cependant, cela ne semble pas être l'avis de l'autre.

Avant même que je n'aie le temps de saisir ce qui se passe, je vis des racines épineuses et plus que menaçantes sortir de terre et commencer à s'enrouler autour de mes chevilles.
Panique.
Panique.
Qu'est-ce
que
tu
as
fait
bordel ?!

Perte d'équilibre, je m'étale, dévale les deux marches de perron, mal, très mal, le ciment sur le visage même si on essaie de le protéger, les angles qui cognent la peau, qui cognent et peur que ça déchire l'oeil, se recroqueviller, immobilisée, sans rien comprendre, sort qu'on n'a même pas vu venir.
Je finis à terre, peux plus bouger, incompréhension qui résonne dans mon crâne, se reflète dans mes yeux alors que je lève la tête vers la femme.

La baguette pointée sur moi, menaçante.
Je n'peux plus bouger alors que la plante avec ses dangereuses épines est toute entière autour de moi.
Bloquée à terre.
Et les Moldus, ne voient rien ?!

Pourquoi elle m'en veut ?
Plus question d'avoir des bleus ! De recevoir des coups, encore, encore.
Mais regretter... non, pas regretter... Pas de nouveau.
Dilemme.
Après tout,
c'est elle, non,
elle qui m'a attaquée
en premier ?
Légitime défense, cette fois.
La voix qui me culpabilise depuis assez de temps n'a rien à redire à ça.
Rien.

En même temps, je sais que si je continue, je vais partir. Pour de vrai. Pour de bon.
Aspirée vers le bas, inéluctablement.
Et ça, je ne le veux pas.

Alors essayer de s'en sortir, sans avoir recours à... sans utiliser... la violence.
Je ne veux pas essuyer de nouvelles larmes de culpabilité.

Peut-être qu'elle est folle, la femme.
Peut-être qu'elle ne savait pas...
Peut-être qu'elle me lâchera si...

Je la regarde, peux à peine lever la tête dans sa direction.
Campée sur ses deux jambes, elle me domine.
Et je suis à sa merci.
Mais veux tenter...
Pas sombrer.

-Il y a des Moldus ici, je dis d'une voix étranglée, tentant de calmer mes palpitations. Je ne sais pas ce que tu me veux mais... on peut régler ça... plus tard... ailleurs. Pas à Londres. Pas ici.
Voix suppliante.
Lâche-moi.
Je ne veux pas me battre.

Je ne veux pas aggraver mon cas.
Sombrer, plus loin.
Plus profond.
Jusqu'à un point de non retour.

Alors, lâche moi.
S'il-te-plaît.
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Ian Benbow
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Re: Londres - Oxford Street

Message par : Ian Benbow, Jeu 4 Aoû - 12:23


RP avec Emily Sinclair

8h00 du matin, hôtel de luxe du sud-est de Londres. La pièce est spacieuse et décorée avec goût.

J'ai mal la tête. Il fait chaud, en plus. J'ouvre les yeux, mais ma vision est brouillée. J'me les frotte pour essayer d'y voir plus clair. J'suis sur le dos, les yeux figés sur le plafond. J'le reconnais pas, c'est bizarre. Pourquoi je suis pas chez moi ? Et pourquoi j'ai si mal la tête ? C'est affreux, j'ai l'impression qu'un vieux con me tape sur les tempes de l'intérieur. J'me sens comme si j'avais pris une cuite la veille, pourtant je me rappelle de rien. C'est pas bon signe. Je me masse un peu le crâne, en espérant que ça m'aide.

Après je me redresse. Je reconnais rien. La chambre est assez grande, ça ressemble à une chambre d'hôtel. Juste en face, un bureau. Au dessus, un miroir. J'me regarde quelques instants, encore dans les vappes. Ce mal de tête veut pas me laisser. Ce n'est qu'après quelques instants que je remarque, via le miroir, un pied qui dépasse de la couverture. Définitivement pas le miens.

- Qu'est-ce que..

Je regarde, enfin, à ma gauche. Je ne vois rien, juste la couverture. En étant plus attentif, je remarque quelques cheveux.. roux dépassant à droite à gauche. Une femme. Je soulève le drap, histoire de savoir à qui j'ai affaire. Je le rabaisse aussi vite. Elle était nue. Genre complètement à poil. Dans quel pétrin je m'étais fourré, encore ? C'est qui elle, put"in! C'était toujours pour ma gueule ces conneries. Elle dormait encore. D'un coup sec, je la découvrais. Laissant apparaître son corps. Nom d'un Potter, qu'est-ce qu'elle était sexy. J'espère que je me la suis faite. Elle saura sûrement mieux que moi. J'pose ma main sur ces fesses et la secoue doucement.

- Hey! Hey la rouquine, reveille-toi!

La voir comme ça, ça m'excite un peu. Ce n'est que maintenant que je remarque que je suis nu, moi aussi. Et dans une position plutôt gênante. Je prends le premier coussin disponible et je le mets de manière à cacher mon sexe, qu'elle avait peut être déjà vu d'ailleurs. J'vois qu'elle commence à se réveiller alors j'ajoute une dernière chose.

- T'es qui et qu'est-ce qu'on fout ici ? Finalement j'vois enfin sa tête. Jolie, mais.. Très jeune. J'plonge la tête dans les mains. Ho non. Steplaît, dis-moi que t'es majeure ?!
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Re: Londres - Oxford Street

Message par : Emily Sinclair, Mar 16 Aoû - 2:00


Vraiment désolée, mon temps de réponse est pas si long d'habitude


Yeux fermés, pourtant la demoiselle est éblouie par le soleil. Un réveil inhabituel pour la sorcière, qui se réveille généralement dans le noir, ne supportant pas l'agressivité de la lumière du jour. C'était déjà la première chose qui indique qu'un truc tourne pas rond. Difficilement, ses paupières commencèrent à s'ouvrir pour se refermer instantanément, rétines capricieuses face à cette luminosité bien trop vive. Une tête comme remplie de plomb, une sensation vraiment étrange, inconnue presque indescriptible s'était emparée de son être. Quelque chose ne va pas.

« Hey! Hey la rouquine, reveille-toi! »


Voix inconnue mais appartenant manifestement à un homme. Une main qui se pose soudainement, et au mauvais endroit qui plus est. La rousse ne peut s'empêcher de sursauter légèrement car ça, c'est clairement pas normal. En faisant volte-face c'est là qu'elle se rendit compte que de un, un mal de tête ravageait son esprit, que de deux ses vêtements avaient mystérieusement disparus et que de trois: tout ceci étais bien réel et non le fruit de son imagination. Voilà qu'elle se trouvait maintenant face à un homme. Inconnu. Pas mal, mais inconnu. Premier réflexe de survie: attraper la couverture pour cacher sa nudité.

« T'es qui et qu'est-ce qu'on fout ici ? Ho non. Steplaît, dis-moi que t'es majeure ?! »

« Oui, oui... » D'un point de vue magique en tout cas. Avait-elle soufflé.

Ignorant la première question de l'homme, les sourcils froncés, la rousse tentait de se souvenir par quelle sorcellerie s'était-elle retrouvée ici.... Sans succès. Rien, nada le vide total. Et ça c'était inquiétant car il ne s'agit pas d'un petit trou de mémoire, mais une soirée complète passée à la trappe. Le genre de truc qui n'arrivait jamais, vraiment jamais, à la préfète.

Reprenant ses esprits, malgré ce réveil atypique elle avait du mal à sortir de sa torpeur, Emily prit en compte l'homme de l'autre côté du lit et réalisa vraiment cette fois-ci qu'elle n'était pas seule. Qu'avaient-ils donc fait ? Valait mieux ne pas y penser, genre vraiment pas.

« T'es qui toi d'abord ? » Oui, il avait demandé en premier mais tant pis. « Je sais pas c'qu'on fout là à toi de me le dire ! »

Il devait surement savoir. C'était obligé. Après avoir jeté un vague coup d’œil à la pièce, il n'avait pas fallu longtemps à l'anglaise pour se rendre compte qu'elle n'avait jamais visité l'endroit et qu'il serait donc complètement illogique pour elle de se trouver ici. C'était forcément lui. Surement une mauvaise blague, c'est ça ? Quoique, une blague pas très drôle alors...
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Re: Londres - Oxford Street

Message par : Ian Benbow, Jeu 18 Aoû - 12:20


Pas de soucis  Wink

Même bourré, j'aurais dû me rendre compte qu'elle était jeune. Beaucoup plus jeune que moi. Ou peut-être que c'était juste parce qu'elle était nue. Avec un tailleur et des talons, une jeune étudiante pouvait prendre 5 ans facilement. Un peu de maquillage aussi. J'aurais très bien pu me faire avoir, en fin de compte. Puis, elle avait un sacré corps d'adulte, ça ne faisait aucun doute. Elle commençait par se recouvrir, réaction typique, fallait s'y attendre. C'était légèrement déçu que j'écoutais sa réponse. Je l'attendais avec impatience, juste dit-moi que ce qu'on avait fait durant la nuit n'allait pas m'envoyer chez les pédophiles.

- Oui, oui..

Je n'avais pas pu retenir un rictus et un souffle de soulagement. Ça faisait du bien. J'avouais que ça m'avait légèrement effrayés toute cette histoire. C'était sérieux ce genre de truc, couché avec une mineure c'était déjà pas cool. Quand il y avait de l'alcool en jeu, ça le devenait encore moins. Ce genre de truc, ça pouvait gâcher une vie.

Je l'observait du coin de l'oeil, elle semblait en pleine réflexion. Visiblement, elle non plus ne se souvenait de rien. Ils avaient dû passer une sacrée soirée. L'espace de quelques instants, je pensais à l'argent que ça m'avait coûté. Sûrement beaucoup. Cette chambre d'hôtel était plutôt luxueuse, et l'alcool n'était pas gratuit à Londres. Ni ailleurs. Et vu l'état dans lequel je me trouvais ce matin, ont devaient en avoir consomner pas mal.

- « T'es qui toi d'abord ? Je sais pas c'qu'on fout là à toi de me le dire !


C'était pas une bonne nouvelle. Je me levais du lit, complètement nu, et m'approchais de la porte-fenêtre, elle donnait sur un petit balcon. J'ouvrais la porte, fouillais dans mon pantalon qui se trouvait quelques mètres plus loin et en ressortais mon paquet de de cigarette. J'avais bien besoin de ça, là tout de suite. Sans aucune pudeur, je commençais à fumer, me positionnant le plus proche possible de l'ouverture de la porte, tout en évitant d'être vu de l'extérieur. Par la même occasion, je commençais à chercher mon caleçon du regard, histoire de quand même enfiler quelque chose.

- J'en sais rien non plus, si j'le savais je ne le demanderais pas. disais-je tout en soufflant la fumée vers l'extérieure. Je me souviens de rien. J'ai du mal, là.. ajoutais-je tout en me massant les tempes pour tenter de faire disparaître mon mal de crâne. Ian. Mon prénom, c'est Ian.

Un petit silence s'installait entre nous. Je supposais qu'elle aussi essayait de se souvenir de quelque chose. Pour ma part, ma mémoire me faisait toujours défaut. J'essayais de revivre ma journée. Je m'étais levé tôt, j'avais déjeune avec Raphaëlle dans son manoir, après ça je m'étais rendu à Londres pour trouver du travail. Recherche infructueuse comme d'habitude. Ensuite, lassé par tout ces refus, j'étais retourné au manoir. Que j'avais à nouveau quitté aux alentours de 22h. Je m'étais rendu à.. Pré-au-lard, oui c'était ça. Après, ça devenait plus compliqué.

- J'crois me souvenir d'un truc. J'ai été à pré-au-lard, tard dans la soirée. J'sais plus trop pourquoi, sûrement boire un coup. La tête de sanglier, probablement. Mais ça n'a pas vraiment de sens.. Je jetais un rapide coup d'œil à l'extérieur. On est à Londres, là.

Pour le moment c'était tout ce dont j'étais capable. En me concentrant un peu, j'arrivais à avoir quelques flashs de la soirée. Je me voyais danser avec la rouquine, mais le décor restait flou. C'était maintenant à elle de m'aider un peu. Fallait y mettre un peu du siens aussi, rouquine.

D'un geste de la main tenant le paquet de cigarette, je lui en proposais une.
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Re: Londres - Oxford Street

Message par : Emily Sinclair, Mer 7 Sep - 23:05


Il était assez difficile de former une pensée cohérente dans cette situation. Le regard vif, observant la pièce et tout ses recoins, dans l'espoir de reconnaître l'endroit, trouver un indice, une simple indication de ce qu'il s'était passé la veille. Reposant son regard sur l'homme, elle put remarquer qu'il semblait soulagé. Tout d'abord elle ne comprit pas vraiment pourquoi, avant de réaliser que c'était surement en rapport avec le fait qu'elle soit majeure. Sur le coup, cela ne lui avait pas semblé important, elle se savait majeure, lui ne pouvait pas deviner son âge.

Il se leva après qu'elle lui ai demandé qui il était, ce qu'ils faisaient ici. Aucune pudeur de sa part, ce qu'Emily trouva étrange pendant quelques instants mais après ce qu'il s'était vraisemblablement passé la nuit dernière, c'est pas comme si il restait des choses à cacher... La rousse se laissa retomber contre la tête de lit, fixant le mur droit devant. Qu'était-on sensé faire dans ce genre de situation ? Voilà qu'il se mettait à fumer, un moyen de gérer le stress peut-être ? Lui aussi devait être complètement déstabilisé par cette situation qui en soit n'était pas vraiment inquiétante, c'est surtout le manque de souvenir de la veille qui était dérangeant.

De là où elle se trouvait, la sorcière ne voyait que le dos du jeune homme. Jusqu'à présent, elle n'avait pas prit le temps de le regarder. Vraiment le regarder, bien trop distraite par cette situation atypique. Un dos assez musclé, des épaules dessinées, il avait vraiment l'air pas mal... Secouant la tête, la Serdaigle s'empêcha de laisser trainer son regard plus bas et opta pour une recherche de ses vêtements. N'importe lequel. S'asseyant sur le bord du lit, elle n'eût autre choix que d'abandonner le cocon qu'offrait la couverture, se retrouvant complètement dénudée. Pas sûre qu'elle aurait osé s'il avait été retourné, même si ça n'avait pas été un problème la veille apparemment... Tout à coup, son regard fut attiré par un tissu sur le sol, à ses pieds, qui n'était autre que sa culotte. Bon, bah c'est déjà ça de trouvé, pensa-t-elle en l'enfilant rapidement.

« J'en sais rien non plus, si j'le savais je ne le demanderais pas. Je me souviens de rien. J'ai du mal, là.. » Apparemment il était dans le même état, pas de souvenir, rien. « Ian. Mon prénom, c'est Ian. »

« Emily. » Ajouta-t-elle avant de se plonger dans ses propres pensées.

Ce dont elle était sûre, c'est qu'elle avait été à L'Occamy Doré une bonne partie de la journée et en était sortie vers dix-huit ou dix-neuf heures, une fois son service terminé. Quelque chose lui rappelait les rues de Londres, elle avait dû s'y rendre. Oui, maintenant qu'elle se concentrait un peu plus elle se souvenait avoir traversé les rues de la villes afin de se rendre chez sa tante moldue et un peu excentrique sur les bords. Elle était censée passer la nuit las-bas, mais visiblement les choses s'étaient passées autrement.

Passer une main sur son front eut un petit effet sur sa mémoire visiblement puisqu'elle se souvenait vaguement avoir entendu sa tante lui demander d'aller récupérer une chaise qu'elle avait prêté au propriétaire du bar au bout de la rue. Pourquoi avait-elle prêté cette chaise ? Pourquoi voulait-elle absolument la récupérer à vingt-trois heures ? Emily avait apprit depuis bien longtemps qu'il était inutile de questionner sa tante, et vu l'insistance avec laquelle cette-dernière lui demandait de récupérer cette fameuse chaise, c'est que l'objet devait vraiment être très spécial.

C'est là que ça commençait à se compliquer. Les souvenirs étaient moins précis, mais des morceaux étaient quand même ancrés dans sa mémoire, restait plus qu'à les analyser, les décortiquer et les remettre dans l'ordre. Elle avait surement du boire un verre "pour la route", histoire de pas être venue juste pour cette foutue chaise. A partir de ce moment là, les souvenirs n'étaient plus que des lambeaux de pensées qui devenaient de plus en plus difficiles à attraper. Le souvenir d'une brève conversation avec l'homme, Ian, peut-être avaient-ils plus parlé mais tout ce dont elle se souvenait était une simple conversation banale. Puis après elle se voyait danser avec lui, étrange, elle avait dû sacrément boire, danser ça avait jamais trop été son truc. Dans un autre flash, elle se souvenait qu'ils avaient quitté le bar ensemble, sûrement pour se rendre dans l'hôtel dans lequel ils se trouvaient actuellement.

« J'crois me souvenir d'un truc. J'ai été à pré-au-lard, tard dans la soirée. J'sais plus trop pourquoi, sûrement boire un coup. La tête de sanglier, probablement. Mais ça n'a pas vraiment de sens.. On est à Londres, là. »

En effet ça n'a aucun sens. En aucun cas la rousse se souvenait avoir mit les pieds à Pré-Au-Lard, et encore moins à la Tête de Sanglier, elle n'avait vraiment aucune raison de se rendre là-bas. Pas ce soir là en tout cas. Mais comme il l'avait dit, ils étaient à Londres maintenant, signifiant belle et bien qu'elle n'était pas complètement folle et qu'elle ne s'était pas rendu au village sorcier sans aucune raison.

La sorcière était maintenant levée du lit, à la fois en quête d'indices qui pourraient lui donner plus d'indications sur la soirée d'hier, tout en essayant de rassembler ses vêtements. Elle jeta alors un coup d’œil au paquet de cigarette tendu et n’hésita pas une seconde avant d'en prendre une en murmurant un "merci". Elle n'était pas une grande fumeuse, loin de là, mais ce genre de situation faisait exception pensa-t-elle alors qu'elle positionnait la cigarette entre ses lèvres.

« Je pense pas avoir été à Pré-Au-Lard hier soir, j'en suis sûre en fait, je suis restée à Londres. » Commença-t-elle  « On a dû se croiser dans un bar, boire et venir ici, ça semble logique » Ajouta-t-elle d'un ton détaché tout en balayant la pièce du regard, elle cherchait quelque chose. « T'as vu ta baguette quelque part dans la pièce là ? »

Ses yeux avaient fait le tour de la chambre. Du bureau à la pile de vêtement posée sur le sol en passant par la table de chevet, et aucun signe de sa baguette. A ce moment là, elle esperait vraiment que l'objet soit caché quelque part sous un oreille et non pas perdu quelque part, là où n'importe quel moldu pourrait mettre la main dessus.
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Ian Benbow
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Re: Londres - Oxford Street

Message par : Ian Benbow, Sam 10 Sep - 13:01


Emily m'avait rejoints, elle se trouvait à côté de moi, une de mes cigarettes au coin des lèvres. Elle avait trouvé le temps d'enfiler un petit quelque chose, cachant par la même occasion son intimité. La mienne, a l'inverse, était toujours visible. Pas vraiment de quoi me gêner, je ne me considérais pas encore comme un naturiste, mais j'appréciais le fait de ne rien porter. Je n'avais aucun problème à afficher mon corps de cette manière.

Évitant de dévisager la rouquine, je décidais de concentrer mon attention sur l'extérieur. Fallait oublier que j'avais une paire de nibard à l'air juste à côté de moi. Il devait être très tôt, genre 7 ou 8 heures, pas une heure pour se lever après s'être torché la gueule bien comme il faut. D'habitude, c'était au lit jusque midi après ce genre de soirée. Là, l'effet de la gueule de bois commençait à me rattraper. Maux de tête et soif. Au début, le réveil au côté d'Emily m'avait fait zapper les effets indésirables du jour d'après. La voix de la rouquine me tirait de mes pensées, je l'écoutait rempli d'espoir.

- Je pense pas avoir été à Pré-Au-Lard hier soir, j'en suis sûre en fait, je suis restée à Londres. On a dû se croiser dans un bar, boire et venir ici, ça semble logique.

Bon, bah les images avaient dû se mélanger avec d'autres souvenirs, ceux d'une autre soirée fortement alcoolisé. Fallait dire que j'abusais un peu trop avec l'alcool. C'était mon péché mignon, substance à laquelle j'étais certainement un peu trop accrochée. Bon, du coup ça réduisait un peu notre champ de rencontre, on s'était vu à Londres. Au final, les détails me paraissaient peu important. Ma principale crainte avait été écartée lorsqu'Emily m'avait assurée être majeur. Je continuais de fumer tranquillement, sans rien dire.

- T'as vu ta baguette quelques parts dans la pièce, là ?

Ho. En voilà une vrai bonne question. J'y avais pas pensé à ça, et pourtant c'était important. Perdre sa baguette, c'était pas cool. Avant de me lancer dans mes recherches, je tentais de détendre l'atmosphère. Je calais ma cigarette entre mes dents et, de mes deux mains, me tatait l'arrière des fesses, mimant le geste que l'on faisait tous lorsqu'on cherchait quelque chose dans nos poches arrières. Non, pas là. Petit clin d'œil vers Emily, puis je me dirigeais vers mon caleçon qui se trouvait juste à côté de la porte d'entrée. Tu l'as balancé loin, celui-là ajoutais-je avec un sourire en coin.

J'enfilais le vêtement d'un geste. J'essayais d'éviter de mettre Emily mal à l'aise, me voir nu comme ça ne devait pas l'aider à avoir les idées claires. Je retournais auprès de la rouquine, endroit où se trouvait mon pantalon. Une nouvelle fois, je m'étais particulièrement concentré pour éviter de poser mon regard sur les courbes d'Emily. Dur, mais faisable. Mon jeans entre les mains, j'entreprenais sa fouille, à la recherche de ma baguette. Pas là non plus.

Je m'étais assis au sol pour chercher dans mon pantalon, j'étais resté dans cette position après la fouille. Je tirais une nouvelle fois sur la cigarette coincée depuis toute à l'heure, puis collais mon visage au sol pour regarder sous le lit. Ho! Un bout de bois. Je m'approchais et l'attrapais. Malheureusement, ce n'était pas le mien.

- Tiens, ça doit être la tienne. Ce qui nous laisse toujours un problème, la mienne. Je soufflais un coup et commençait à soulever un vêtement puis l'autre. J'avais maintenant ce qui ressemblait à un t-shirt de femme entre les mains, que je déposais sur le lit. Alors, Emily, dis-moi.. Je soulevais maintenant ma propre chemise, qui finissait sur le t-shirt d'Emily.. Tu fais quoi dans la vie ? Ma cigarette me glissait des lèvres.
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Esteban R. Lefebvre
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Message par : Esteban R. Lefebvre, Lun 31 Oct - 14:18


HRPG : Sujet inactif depuis plus d'un mois. Je me permets... Si problème MP !

RP avec Kokotine ♥

Maître Huy : Cela ne tient qu'à toi de donner un sens à ton existence. Donner un sens à son existence ? Dire que deux ans plus tôt entendre cette phrase lui aurait foutu les chocottes à un tel point qu'il se serait évanoui.

Esteban sait qu'il est en retard de plusieurs minutes à son rendez-vous, mais il s'obstine à ne pas accélérer le pas ; prendre son temps, observer son environnement. Être en parfaite harmonie avec son esprit. Hum... Il déteint un peu parmi ces gens qui l'examinent comme un phénomène inexplicable. Et il se sent fier. Fier parce qu'au fond, ils ne le regardent pas avec ces yeux qui l'effrayaient autrefois. Après tout, il y a tellement de... diversité dans le Monde Moldu que ce soit sur le plan vestimentaire que le comportement de chacun qu'il y a de quoi se désintéresser. Pieds nus. La tête dans les nuages. Un sac en toile de jute dans une main. Il étire un sourire carnassier qui s'évanouit et laisse place à cet air rêveur. Quelle belle journée aujourd'hui. Bon il caille un peu !

Plus tard, il passe la porte en bois du commerce, sautillant sur ses pieds, un sourire éclatant aux lèvres. Il est heureux, car la personne qu'il va rencontrer n'est pas une personne comme les autres. Tout est partie d'une phrase innocente prononcée alors qu'il était euphorique et droguer à l'Appolo aux 3B en compagnie de son ami aux Sabots ailés et de Maman Gâteau. Puis il a eu envie de la revoir.

Il s'assoit sur l'un des fauteuils pastels qui forment un coin de détente et observe les Moldus qui, comme lui, profitent de l'ambiance apaisante néanmoins dynamique du salon de thé. Grand et magnifié avec des structures lumineuses qui chevauchent au-dessus des têtes. D'un geste lent et tout en délicatesse il réajuste la couronne de fleurs sur sa tête. Fleurs cueillies plus tôt en passant par le parc à quelques rues d'ici. De là où il est assis, il a vu sur l'entrée. Bon. Où est la Déesse ? Peut-être qu'elle n'est pas encore arrivée... ou, elle se cache ! - Où es-tu Kohane ? Sous la table peut-être ? S’exclame-t-il en regardant sous la-dite table.
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Kohane Werner
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Re: Londres - Oxford Street

Message par : Kohane Werner, Mar 1 Nov - 21:59






Réponse à Estetine amour


Je me sens bien.
Et ça fait longtemps. Que je ne me suis pas sentie bien.
Un ciel dégagé et un léger vent frais. Un vent qui soulève mon t-shirt trop large et trop grand, tombant à mi-cuisses. Un t-shirt dans lequel je me sens bien parce que je flotte. Loin de l'uniforme dans lequel on est étriqués et que ce stupide ruskov barbu s'obstine à nous faire porter H24 à l'école.
Un t-shirt trop grand, donc, avec une jupe en jean délavé. Des bottes de gros cuir à moitié lacées. Une veste de sport à capuche pour se portéger du climat frais.
Une tenue décontractée dans laquelle je me sens planer.
A deux-milles.
Décoller dans le ciel.
Au-dessus des nuages.
S'étendre dans l'univers tout entier.
L'esprit rêveur et le corps transcendé.

Et je plane.
Et je flotte. Tandis que mes pas me guident sur le trottoir.
Tandis que certains Moldus se retournent sur mon passage. Sur mes cernes de ces nuits blanches. Et mes vêtements loin de leurs foutus costards trop sérieux.
Je gambade sur des jambes qui veulent sauter. Danser.
Sautille, sautille petit moineau. Piaille, piaille donc. Ton bonheur.

Les bus rouges, les voitures et les piétons passent devant mon sourire béat.
Ca fait du bien. Sentir les lèvres qui tirent à gauche, à droite et découvrent les dents. Le coeur plus léger. Le rire dans la gorge.
Oublier les ombres et les coups. Oublier le Noir et les Ténèbres.



Je vois l'enseigne du salon de thé.
Où je dois retrouver l'oiseau sautillant de la dernière fois.
Celui qui a pointé son nez aux 3B en compagnie de l'irrécupérable sinople.
Je dois être à peu près à l'heure.
Et le sourire, toujours. Ne pas le quitter. Pas aujourd'hui.
Parce qu'aujourd'hui est un bon jour.
Alors faut découvrir les dents face à la Vie. Et chanter comme les oiseaux au printemps.

Je pousse la porte sur laquelle une pancarte indique les horaires d'ouverture.
Une petite cloche tinte joyeusement pour annoncer mon arrivée.
Quelques personnes sont assises, en groupe. Famille, amis... Ils dégustent un verre tout en discutant dans leur tranquille quotidien de Moldu. Pas de vague, pas de voix plus haute que l'autre.
C'est calme. Voilà tout.
Je m'arrête quelques secondes sur le seuil, voit débouler d'un angle une femme blonde, souriante, commerciale. La patronne. Ou une simple employée.
D'un geste grand, je porte ma main à ma tête et retire le chapeau de paille que j'y ai posé avant de partir. En pensant que le soleil taperait fort. Ou tout simplement parce que j'avais envie de le mettre. Ou les deux.
Je l'agite dans la direction de la femme pour la saluer. Et saluer les autres clients au passage.
Puis mes yeux parcourent rapidement la salle. Le petit oiseau ne semble pas être là. Un peu de retard ? Hum... ce n'est pas grave, je vais l'attendre dans un coin. Après tout, qu'importe le temps aujourd'hui ?
Il nous appartient.



-Ne vous en faites pas, je sais où m'asseoir, prononcé-je en direction de la femme blonde qui s'apprête à me proposer un coin où me poser.
Elle paraît décontenancée tandis que, autour de nous, d'autres s'activent. Des plateaux de gâteaux défilent, des tasses de thé fumant ou de café bien noir. Un sucre, un nuage de lait. C'est beau.
J'adresse un sourire radieux à l'employée -ou patronne- et vais me poser dans un fauteuil, devant une table pas très loin de l'entrée.

Je pousse un petit soupir de contentement.
On est bien, là.
Attendant ce cher oisillon, je sors de la poche de ma veste une bille. En verre. Je l'ai retrouvée chez moi. Parmi d'autres billes qui datent de l'enfance. De quand j'étais dans une école avec d'autres enfants Moldus. Cette bille-là est différente des autres. Je ne sais pas pourquoi. Elle a une jolie couleur. Un aspect qui fait rêver.
On la regarde.
On la touche.
On la caresse.
Et on s'envole. On s'imagine à l'intérieur d'elle. Dans un monde lisse, d'une paroi lisse de verre. Et surtout, un monde colorée.
La bille tourne et tourne entre mes doigts, face à mon sourire satisfait.
Je n'entends toujours pas le petit oiseau arriver en sautillant.
Alors je m'amuse.
Roule, roule petite bille sur la table.
Elle glisse sur la nappe blanche et je l'arrête avant qu'elle ne chute. Sa couleur semble s'étaler sous mes yeux. Tout est beau.
Et soudain... la seconde de retard. Et la bille roule et tombe. Rebondit. Glisse. Au sol.



Je jure entre mes dents.
Ni une ni deux, me voilà à quatre pattes à lui courir après.
Elle va bien finir par s'arrêter !
Je passe à côté de la table d'une famille très chic. Le père me fait les gros yeux, la mère semble outrée de me voir me traîner par terre derrière ma bille et les deux gosses rient.
Qu'importe !
Elle est là !
Je m'engouffre sous une nouvelle table, heureusement vide.
Un geste rapide. Et ma main se referme sur l'objet. Capturée ma belle ! Tu ne fuiras plus ! Je t'ai eue !

- Où es-tu Kohane ? Sous la table peut-être ?

Cette voix, familière, et le nom -le mien- me fait relever subitement la tête. Le chapeau se cogne contre ce plafond si bas et, toujours à quatre patte, j'émerge de nouveau dans la salle.
Une employée transportant un plateau plein d'appétissants gâteaux me regarde, mi surprise mi réprobatrice.
Mais j'm'en fous.
J'ai repéré le petit oiseau. Qui regarde sous la mauvaise table.



-Hep, par ici ! je m'exclame en me relever, la bille prisonnière dans ma paume.

Puis, grand sourire aux lèvres, je vais dans sa direction.
J'aime comment il est habillé.
Et puis ces fleurs...

-Eh, tu t'es fait tout beau mon Apollon, je constate en tapotant sa couronne si soigneusement posée sur son crâne. C'est tout joli et tout joyeux !
Sur ce, je prends place en face de lui.
Et sens les regards. Qui s'attardent sur deux décalés. Décalés par rapport à leur austérité.
Nous, on préfère sourire quand ils boudent, lancer des fleurs quand ils lancent des papiers de compta et de finances, courir quand ils ne font que de tous petits pas, le corps étriqué dans un costume trop petit, arborer de la couleur quand eux ne sont qu'en gris.
Nous, on veut faire différent.
Parce que la vie normale est juste triste à mourir.
J'ai assez donné, niveau malheur.
Maintenant, je veux rire. Et partager un peu de bonheur.
Avec un Apollon qui rêve de lui-même.

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Esteban R. Lefebvre
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Re: Londres - Oxford Street

Message par : Esteban R. Lefebvre, Mer 23 Nov - 17:37


Sorry *.*

Bah... elle n'est pas sous la table ? Doit-il s'approcher de la moquette pour voir si elle ne s'est pas transformée en atome ? Dans ce cas, il a besoin d'un microscope très puissant. Est-ce qu- Hep, par ici ! - AÏE !! Il se tient le sommet du crane qui vient de rentrer désagréablement en contact avec une partie de la table. Il rit parce que c'est drôle. Se moquer de sois-même évite d'être humilié quand les autres le font. Il tourne la tête. Dans la mauvaise direction. Il fait beau aujourd'hui, rien n'a d'importance.

Eh, tu t'es fait tout beau mon Apollon - Je sais. De toute façon je le suis toujours. Acquiesce-t-il d'un ton léger avec un sourire rayonnant. Merlin qu'il est heureux de la voir. Cette gamine qui lui fait penser à une femme qui a refusé de grandir. C'est beau l'enfance... Elle se positionne devant lui, nonchalante et pénètre peu à peu dans sa bulle. Ne pas faire fi des regards ostentatoires des gens qu'on appelle communément "Normaux". Ce mot craint, comme une craie blanche qui nous martyrise avec des formes géométriques, chiffres et lettres sur le tableau.

Après un petit silence ; ses yeux vairons sur ce visage candide et indéniablement mature, il lui prend les mains puis il resserre la prise. Peut-être par peur qu'elle s'échappe. - J'ai fait un rêve il y a deux jours. J'ai rêvé qu'on transformait le monde en arc-en-ciel. Juste un arc-en-ciel perdu dans le néant. Oh Kohanne c'est magnifique !!! S'exclame-t-il bruyamment en se levant avec le même entrain, celui d'un enfant turbulent, mais attachant. Les personnes à côté d'eux ont sursauté : hey, relaaax.

L’Apollon lui, continue sa tirade, imperturbable. - C'est pour cela que j'ai voulu qu'on se voit. J'avoue que c'était soudain, mais tu es là. C'est super ! Un instant. Comme dans une pièce de théâtre. On peut même imaginer les didascalies : Apollon étire un sourire rêveur. Debout, comme Méduse statufiée. Puis il s'assoit. Silence. Appolon réfléchit. Sa bouche se déforme en une moue boudeuse, puis comme si il y avait pas eu ce changement, il retrouve un sourire rêveur.

-J'ai un cadeau pour toi ! Il fouille dans son sac en toile de jute. Peut-être espérez-vous qu'il sorte le fameux cadeau. Et bien non. Patience. Il sort une autre toile de jute, puis une autre et encore une autre. Enfin, il se retrouve avec quatre toiles de jute dont trois vides et la dernière plus petite que les autres contient un objet inestimable. Il le brandit haut, aussi haut que lui permet sa posture bancale. Bateau : le retour. Puis il lui tend le cadeau ; qui tient dans sa paume. Poing fermé, il laisse durer le suspens. Puis il ouvre Sésame et on voit la chose cachée : une petite pierre couleur vert jade. Tout ça pour ça ?! C'est quoi ce bins ?! Il est toqué ou quoi ?!

Bah oui. Et puis, c'est original non ? Il ignore pourquoi il donne des pierres aux gens. Kohane est la deuxième personne à laquelle il offre un tel présent. L'autre c'était... hum, mince... il était... C'est une image floue. Un homme ? Jeune ? Il se souvient s'être senti enfin lui-même à ses cotés... Comme si la part de lui refoulée depuis longtemps avait trouvé un ami fidèle ; une moitié.


Brrrr. - Tiens kohane c'est pour toi, ô tendre demoiselle.
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Kohane Werner
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Re: Londres - Oxford Street

Message par : Kohane Werner, Dim 18 Déc - 12:53





Assise face à ce lui, dans ce salon de thé anonyme de Londres, j'ai l'impression que tout le reste s'est envolé.
Les ombres ne sont plus.
Il n'y a plus que ses fleurs, assemblées en couronnes, son côté délirant déluré, son sourire, son aura légère.
Il rayonne. Comme un soleil.
Réchauffe l'atmosphère.
Brise les ténèbres de son grain de folie.
Même son côté égocentrique, narcissique devient attachant. Sans ça, on ne l'aimerait sans doute pas autant. Voilà la grosse ironie de l'histoire : aimer un narcissique parce qu'il est narcissique et, qu'en tant tel, il ne pourra aimer que lui.
Mais qu'importe. Son pouvoir de faire sourire est immense.
Et je suis heureuse qu'il ait donné ce rendez-vous. Même si je ne sais pas bien encore à quoi m'attendre.

A lui seul, il parvient à faire vivre le tableau qui me hante, me fait envie. Celui que je pourchasse en tentant d'outre-passer les ombres qui s'accrochent à moi.
Une herbe verdoyante sous un soleil estival éclatant. Un air purifié, léger, doux voile que l'on pose sur le monde. Des fleurs -des centaines, des milliers- qui s'ouvrent avec bonheur à la vie. Déploient leurs pétales au soleil de miel, ouvrent leurs feuilles à la plénitude, répandent leur parfum aux nez curieux. Les insectes -abeilles, bourdons, coccinelles, papillons...- qui volettent, vie qui s'active et respire le bonheur.
Tout. Tout ce tableau magnifique, tableau magique est contenu dans ce visage éclatant, plein d'une vie que j'aimerais retrouver.




Soudain, ses mains se saisissent des miennes.
Les serrent ; un partage de chaleur et une lueur intense dans l'oeil.
Le moment en suspend, qui annonce qu'une grande chose va être dite.
Peut-être qu'il s'est enfin décidé à officialiser son mariage avec lui-même.
Ou qu'il aimerait repeindre les Trois Balais en rose -je ne serais pas contre.
Qu'il a choisi la pièce montée multicolore pour le repas qui suivra son mariage. Un gâteau plein de teints tous aussi joyeux, chauds et écarlates les uns que les autres.
Qu'il a apprivoisé une licorne pour parcourir le monde sur son dos.

-J'ai fait un rêve il y a deux jours.
Ah, ce n'est encore qu'un rêve. Il ne l'a pas transféré dans la réalité.
Mais peut-être est-il venu pour me dire qu'il va arroser le monde de confiseries pour rendre tout le monde heureux ? Comme dans son rêve ?
-J'ai rêvé qu'on transformait le monde en arc-en-ciel. Juste un arc-en-ciel perdu dans le néant. Oh Kohane c'est magnifique !!!
J'ouvre de grands yeux surpris tandis que son corps, presque sur ressort bondit, surgit.
Sursaut à la table d'à côté -mais c'est qui ce type qui fait autant de remue-ménage, bon sang ?!
J'observe cet Apollon totalement enthousiasmé par cette idée... qui fait battre mon coeur un peu plus fort.
Un arc-en-ciel pour colorer le néant.
Des couleurs pour illuminer et remplir le vide.
Un tapis multicolore pour rattraper les corps déchus, les corps tombés -comme moi- et leur offrir une nouvelle chance.
Seulement ça.
Un arc-en-ciel au milieu du rien. Qui fera de ce rien un tout.
Un idée magnifique !

Esteban continue sur sa lancée. Dans sa tirade d'où s'échappent des bribes de joie. Des lueurs de douce folie. Et d'un optimisme à toute épreuve.
Un temps.
Une pause.
Un sourire. Rêveur. Il est parti. Dans les cieux, voler parmi ses arc-en-ciel de rêve. Flotter sur des routes aux mille teintes. Entre deux jets de paillettes.
Son corps se rassoit et lui réfléchit. Combien de pensées traversent-elles son esprit, comme ça ?
Une moue boudeuse vite évanouie.



-J'ai un cadeau pour toi !
Hein ? Il me surprend de plus en plus !
Et moi, je n'ai pas pensé à le lui en amener un. Mais... pas grave. Je trouverai le moyen de lui en faire un. A ma façon. Je pourrai le peindre d'or, par exemple. Ou...
Mes pensées s'interrompent lorsque je le vois sortir de son sac... un autre sac.
Puis un autre.
Un autre.
Des poupées russes, quoi !
Un sourire franchement amusé se dessine sur mes lèvres. J'aime le voir étaler ses sacs de plus en plus petit.
Et soudain, trouvé ! Il brandit son poing, le cadeau sans doute renfermé à l'intérieur. Le brandit vers le ciel, vers la victoire, vers le soleil.
Un poing brandi en signe de lutte. Lutte pour le bonheur et la couleur.
Puis il tend la main vers moi, desserre ses doigts.
Au milieu se dévoile une pierre couleur jade. Une magnifique pierre, d'un vert à faire rêver de la prairie sous le soleil.
-Tiens Kohane c'est pour toi, ô tendre demoiselle.
Un "oh" muet se dessine sur mes lèvres. Je suis sincèrement touchée par ce présent inattendu.
Petit mais si précieux.
Doucement, je m'en saisis, l'observe à la lumière du jour.
C'est beau. Illumine la journée.
Et étire le large sourire qui vient se ficher sur mon visage. Mes lèvres n'ont pas la capacité de s'étirer autant que je l'aimerais. Et mon coeur se gonfle du plaisir que procure ce doux cadeau.

-Roh, merci ! je m'exclame en refermer mes doigts sur la pierre.
Ce sont des morceaux de bonheur qui sont renfermés à l'intérieur.
Une pierre pour me rappeler que tout n'est pas moche.
Qu'il y a encore des âmes colorées. Lumineuses.
Et que, même si le Noir est là, majoritairement là, autour de moi, il y a toujours un phare, quelque part.
Lui. Esteban. Et sa couronne de fleurs.
Son geste me fait tellement plaisir que j'aimerais lui rendre la pareille. Maintenant. Sauf que je n'ai pas de peinture or pour le recouvrir, lui donner encore plus d'éclat.
Je réfléchis quelques instants en silence puis...

-Je suis désolée, je n'ai pas pensé à t'amener un quelque chose...
Pause.
Légère hésitation.
Mais si. Il le mérite.
Il est ta lumière, aujourd'hui.
Autant de lumière est parfaitement digne de recevoir un tel présent.
-Mais maintenant, je sais ce que je veux te donner.
Posant avec précaution la pierre sur la table, je fouille dans ma poche et en sors ma bille pleine de couleurs. Je l'observe un instant. Regarde le monde qu'elle porte à l'intérieur d'elle -un monde arc-en-ciel.
-Elle était à moi quand j'étais petite. Je l'ai retrouvée ce matin. Je ne sais pas pourquoi je suis partie avec. Mais maintenant, j'ai compris. Je suis venue avec parce qu'elle doit te revenir.
Un sourire enthousiaste.
Personne d'autre ne saurait plus en être digne.
Alors je la lui tends.
Mon regard brille. De mille feux face à cet Apollon plein de vie.

-Viens, on colorera le monde comme dans ton rêve ! Comme le monde contenu dans cette bille !
Je me lève, enthousiaste.
Pose ma main sur la sienne, comme pour lui indiquer de me suivre.
-Et si on demandait aux serveurs un pot de peinture ?

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Esteban R. Lefebvre
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Re: Londres - Oxford Street

Message par : Esteban R. Lefebvre, Dim 15 Jan - 10:55


Kohane. Ko-Ha-Ne. Ko comme "Komplice", Ha comme "Hami" et Ne comme Nébuleuse.

Il rit brusquement. Des petits sons aigus franchissent joyeusement ses lèvres. On croirait qu'il chante. Une douce mélodie qui résonne dans sa tête. Il la trouve magnifique. - ... rci ! Quoi ? Il est surpris. Figé, un instant, avant que son esprit retrouve les limites de la conscience. Alors, il se souvient lui avoir donné une pierre précieuse -artéfact de son coeur-. Il sourit, rêveur et dodeline bêtement de la tête quand elle dit n'avoir rien à lui offrir en retour. D'un geste de la main il lui fait comprendre que ce n'est pas grave, car sa présence à elle seule est le plus merveilleux des cadeaux.

Elle était à moi quand j'étais petite. Je l'ai retrouvée ce matin. Je ne sais pas pourquoi je suis partie avec. Mais maintenant, j'ai compris. Je suis venue avec parce qu'elle doit te revenir. - Oooh la jolie bille !!! Ses yeux, s'illuminent, les mains tendues en coupe vers ce trésor qu'il prend délicatement. Ne vaut-il pas deux cadeaux qu'un seul pour satisfaire une âme avide ? Il lui fait un large sourire. Ici, les mots ne peuvent pas exprimer son bonheur.

Viens, on colorera le monde comme dans ton rêve ! Comme le monde contenu dans cette bille. Et si on demandait aux serveurs un pot de peinture ? - Quelle idée genialissime ! Renchérit Esteban, une fois bien stable sur ses deux jambes. Il tape joyeusement dans ses mains, frétillant d'impatience. Il interpelle un serveur : - Excusez-moi... En cette belle journée auriez-vous l'amabilité de nous donner un pot de peinture ? Le jeune serveur ne semble pas surpris de sa requête. - Vous êtes au moins la troisième personne à nous faire cette demande. Qu'est-ce qu'il se passe aujourd'hui ? J'ai l'impression que tout le monde est déconnecté. Il se détourne ensuite après avoir levé les yeux au ciel.

Tenez c'est le dernier pot qu'il nous reste. Au fait pourquoi vou- Esteban lui arrache le pot des mains et sans lui laisser le temps de terminer il le remercie. Sand plus attendre il attrape la main de sa camarade de jeu et sort précipitamment du salon de thé. Une fois à l'extérieur, il se met à galoper vers des contrées que lui seul connait sans lâcher Kohane. Un instant plus tard, il stope brusquement sa course et se tourne vers elle, un sourire rayonnant aux lèvres. - Regarde ces parterres de fleurs ! Que dis-tu de colorer le monde et de le rendre plus beau ? On peut même  utiliser ces tulipes comme des pinceaux !
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Re: Londres - Oxford Street

Message par : Kohane Werner, Sam 18 Fév - 23:40


Désolée de ce retard !!!!




Les papillons volettent dans l'esprit déjà coloré de ces couleurs vives et joyeuses.
Un brin de folie
Un sourire espiègle
Un rêve déjanté
Le tout réuni dans un salon de thé...
Le monde deviendra merveilleux !

Le bonheur colore délicieusement les traits d'Esteban alors qu'un sourire vient se planter sur ses lèvres.
Il brille alors qu'il accepte mon modeste présent.
Une pierre
Une bille
Ne nous reste plus qu'à colorer tout ça ! Colorer les vies, les sourires, les paroles même. Oui. Peindre les paroles de cent-une couleurs joyeuses. Ce ne seront plus des mots que nous déverserons. Mais de ces teintes qui font chaud au coeur et, mieux que tout, sait rendre le sourire aux déprimés. Chaque parole sera un nouveau soleil dans ce monde brumeux. Chaque mot sera un rayon de lumière pour venir soulager les âmes enfoncées dans le noir.
Oui, c'est cela.
Cela qu'il faut faire.
Lorsqu'Esteban parle d'un arc-en-ciel.
Que tout resplendisse de cette douce folie lumineuse !

L'idée continue de grandir, grossir, prendre forme dans les esprits.
Quand Esteban se lève, heureux, enthousiasmé. Petit enfant il se met à frapper dans ses mains de cette impatience qui bouillonne en lui.
Oui, oui, oui ! Allez quérir un pot de peinture.
Sans plus attendre, le voilà qui hèle un serveur. Un esprit rationnel dirait que demander de la peinture dans un salon de thé n'est pas la meilleure solution.
Mais...
Pas pour moi.
Je trouve ça tout à fait logique.
Et le type interpelé aussi. Il ne parait pas surpris et ajoute même qu'Esteban n'est pas le premier à demander.
Le monde entier se serait-il donc concerté pour offrir aujourd'hui une journée couleur et arc-en-ciel ?
Rien que l'idée d'un tel mouvement m'enchante.
Je vois de grosses armées avec, pour seuls ustensiles, un pinceau et un pot de peinture. En ligne, démarche militaire et hop, hop un coup par-ci, un coup par-là, on colore, on colore !
Le monde entier danserait sur ces vagues arc-en-ciel ! On s'y roulerait ! On s'y...

Le mouvement brusque d'Esteban qui vient d'arracher le pot des mains du serveur me ramène à la réalité.
Un empressement s'empare à nouveau de lui.
Il remercie rapidement le type, attrape ma main.



Ni une
Ni deux.
Nous voilà dehors. Courir. Il guide. Je suis.
Courir dans des rues sans nom vers une destination que lui seul connaît.
Courir, le coeur en fête. L'enthousiasme plein la gorge.
Réchauffons le monde de nos sourire et nos projets !

Je m'arrête lorsqu'Esteban s'arrête.
Il semble avoir atteint le point qu'il voulait atteindre. Là où débutera notre grande campagne.
Il rayonne encore. Toujours. Même plus qu'avant, si c'est possible.
Il semble enchanté tandis qu'il propose de démarrer le jeu :
- Regarde ces parterres de fleurs ! Que dis-tu de colorer le monde et de le rendre plus beau ? On peut même utiliser ces tulipes comme des pinceaux !
L'âme d'enfant excitée me submerge et, comme lui précédemment, je me mets à trépigner en tapant des mains.
Oh oui
Oh oui
Oh oui !
L'idée est génialissime !

Je ne me fais pas prier pour cueillir une tulipe et l'observer quelques secondes.
Elle sera par-fai-te !
Nous avons tout le matériel nécessaire et réuni.
Je m'approche donc du pot de peinture tenu par Esteban, l'ouvre délicatement pour en regarder la couleur.
Une sorte de orange chaud. Brillant. Eclatant.
De quoi dessiner des soleil partout ! Pour rappeler aux gens que ça brille toujours quelque part.

J'approche ma tulipe de la couleur pour un premier essai.
Bon, je teste où ?
Mes yeux parcourent un instant les fleurs -elles ont vraiment de belles couleurs, elles.
Et j'opte pour le sol. Le macadam qui les borde. C'est moche. Ce gris face à ces beautés. Faut arranger ça !
Premier coup de pinceau. Large trait. Qui, de suite, illumine le goudron.
Mon sourire s'éclaire en parallèle. Mes yeux se lèvent vers Esteban :
-C'est super ! Ca marche hyper bien ! Les gens pourront avoir l'impression de marcher sur un soleil à côté de fleurs si multicolores et joyeuses !

Deuxième coup de pinceau.
Ca va être magnifique. On peut même faire des motifs joyeux. Pour apaiser le monde en crise.
Pour rendre optimistes les pessimistes.
On va avoir du boulot. Mais ensemble, on y arrivera !



Non, non, je n'ai pas le temps ! Je suis déjà en retard ! Mais... quoi ? Que dîtes-vous ? Vous pouvez pas régler ça vous-même ? Mon emploi du temps est surchargé !
Cette voix pressante me fait lever les yeux de mon ouvrage.
Voilà un Moldu qui passe.
Il est aussi gris voire plus que le macadam que je m'efforce d'illuminer.
Il a, à son oreille, ce que les Moldus nomment téléphone.
Sa voix est angoissée par la surcharge de travail. Son pas pressant par le retard.
Il n'en peut plus, étriqué dans son costume triste, sa cravate faisant presque noeud coulant sur son cou.

En voilà un qu'il faut transformer !
Je me redresse et déboule devant lui, armée de ma tulipe.
Surpris, il stoppe, constate que je ne bougerai pas.
Attends, je te rappelle dans un instant.
Toute son attention est focalisée sur moi. Il me dévisage avec méfiance, me demande de me pousser.
-Vous êtes trop triste, m'sieur ! Vos vêtements sont trop tristes !
Sur ce, je m'applique à mettre un peu de couleur sur la manche de son costume.
Cri d'horreur. Avec violence, il me repousse, me balance une bordée d'injures en s'éloignant à grands pas.
Mais...
Mais...
Il s'éloigne. Dans un costume toujours aussi triste et gris.

Je tourne vers Esteban un regard déçu.
Le monde refuse-t-il donc d'être plus beau ?!

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Esteban R. Lefebvre
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Re: Londres - Oxford Street

Message par : Esteban R. Lefebvre, Dim 5 Mar - 19:15


Tu es pardonnée !

Du orange.
Comme la lettre M d'une mélodie enchanteresse.
Il veut transformer le monde
Mais-

-Tu n'y arriveras jamais seul.

La solitude, vile ennemie de ses sens et de son expression artistique. Guérir l'Homme et le Monde dans lequel il vit en le sublimant, mais d'une manière atypique que seuls deux esprits aériens-volatiles sont capables de faire. Il est heureux de partager une partie de son Monde secret avec la jeune femme. Elle ne peut pas le juger. Jamais ! Deux artistes contemporains libres des chaines sont un Symbole. Alors la voir embellir cette tulipe d'un orange vif le remplit d'une joie immense.

Oh la belle tulipe... Contemplation. Inhabituel chez lui, l’Apollon qui se considère réincarnation de Narcisse, mais pas un égal des Dieux. S’obstiner à rester dans son monde onirique sans franchir la limite infranchissable : celle de l'absurde. A son tour, il plonge une tulipe dans le pot de peinture, succédant sa partenaire dans sa tâche interrompue par un Anonyme-Uniforme qu'il ne remarque pas au début. Ainsi, il poursuit son oeuvre avec une ferveur délicate : paradoxe.

Vous êtes trop triste, m'sieur ! Vos vêtements sont trop tristes ! Kohane ? La tête blonde se lève, à la recherche de la présence rassurante. Son sourire indéniablement rêveur fane comme une orchidée blanche. Pourquoi est-elle... triste ? Il n'arrive pas à mettre un nom sur l'expression de son visage. Habitué à voir les traits de son visage -poupée de porcelaine- représenter une figure simple, joyeuse.

L'Anonyme se fait Viking. Une brutalité qui perturbe Esteban. Stupéfait. Pourquoi tant de... violence ? Ses yeux reviennent sur Elle-point d'ancrage. Elle semble déçue. Il ne sait pas quoi faire ?

T'as pas intérêt à chialer.
-Que - Pense à la couronne de fleurs sur notre tête. Quoi ?! J'ai dit "notre" Non je voulais dire ta tête ! Je ne suis pas débile moi ! -Merci.


Le sourire d’Apollon-des-Temps-Modernes se fait lumineux. Trace des rayons sublimes sur l'espace-temps qui l'entoure. Il s'approche de la brune et la prend dans ses bras. - Allons ma belle pas de quoi se morfondre. Tu sais, pas besoin que les autres soient d'accord avec nous. J'ai une idée ! Il prend une rasasse généreuse de peinture puis l'étale sur son visage. Il rit joyeusement. - Tenez ma petite dame. Sa cible : une femme qui passe par là, intriguée par ce spectacle original. Elle sourit et le remercie chaleureusement en prenant la tulipe orange. Il se tourne vers sa compagne des beaux jours : - Tu vois, il y a des adultes compréhensifs. Nostalgie. La voix se fait baryton sur la fin. Prémisse d'une combinaison parfaite.

Ne prenez pas le sujet s'il vous plait Kohane arrive ^^
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Re: Londres - Oxford Street

Message par : Kohane Werner, Mar 25 Avr - 16:35



   

 Chuis vraiment désolééééée ><
/me est impardonnable
/me propose du chocolat pour essayer de se faire pardonner


 

Une seconde seulement,
une personne grogon
et tout peut basculer. D'un rire à une déception, d'un sourire à une presque larme.
Pourquoi les gens sont-ils aussi ternes ? Pourquoi sont-ils aussi sombres ? Et surtout, surtout, pourquoi refusent-ils qu'on les aide à être plus colorés ?
Y'a vraiment des trucs qui m'échappent.
Les fesses au sol après avoir été si brutalement et méchamment repoussée, je reste muette. Stupeur. Mêlée d'une profonde tristesse.

Le regard d'Esteban est tourné vers moi.
J'aimerais lui dire que je ne comprends pas. Que tout m'échappe. Que pourtant, cette journée était tellement belle !
Mais je n'en ai pas le temps. Un sourire vient colorer ses lèvres, illuminer les rues et les trottoirs trop gris. Un sourire vient asperger de soleil toute la capitale anglaise.
L'Apollon retrouve ses origines de Dieu Soleil.
Et le voilà qui referme ses bras sur moi.

Un geste de réconfort tout simple qui en vaut mille bien plus complexes. Parce que cette simplicité est d'une sincérité magnifique.
D'un seul coup, je me sens un peu mieux.
Qu'importe, les autres qui refusent la beauté de l'art et préfèrent leur morne gris quotidien.
Il y a lui, Esteban.
Il y a le rêveur artiste qui sait peindre le monde, en faire un arc-en-ciel d'orange et de joie.
Il y a lui.
Qui gambade sur la même longueur d'onde que moi. Ca me suffit.

Cependant, il ne se contente pas d'une étreinte réconfortante.
La prole suit.
Et ses mots m'arrachent un sourire d'espoir.
Il a raison, au fond. Pas la peine d'avoir l'accord des autres. En vrai, les autres, on les em*erde ! Ce ne sont pas eux qui vont nous empêcher d'exprimer ce qu'on veut exprimer. Peindre le monde si on veut le peindre.
Nous sommes des électrons, des artistes libres.
Et nous vivrons
et nous nous assumerons comme tels.
Pas besoin de l'accord des autres.
Ils devront se contenter de nous supporter s'ils ne peuvent nous accepter.
Qu'importe.
Nous sommes là, nous serons là. Quoiqu'il arrive. A hanter leurs pas.



 

Esteban a raison.
Et mon sourire revient alors qu'il s'éloigne, alors que je vois une dame intriguée s'approcher, alors que, joyeux comme à son habitude, il lui tend une tulipe colorée.
Un don accepté.
Chaleur dans sa voix alors que ses mots remercient.
Elle s'éloigne.
Je reste muette. Face à ce spectacle.
Ce spectacle magnifique d'un échange tout simple. Retrouver les petits goûts de la vie.

- Tu vois, il y a des adultes compréhensifs.

Je veux dire quelque chose, n'importe quoi. Mais ma voix ne semble pas vouloir aligner quelques syllabes.
Alors je me contente d'un hochement de tête, sourire au coeur, yeux brillants.
Finalement, je me relève.
Esteban a sur faire renaître l'espoir que cette journée était parfaite et sera parfaite.
Ce ne sera pas une de ces journées qui commence bien et finit mal.
Non.
C'est décidé.
De A à Z, ce sera beau. Et cela ne tient qu'à nous.
Faire fi des autres,
pour trouver le bonheur en soi, en ses actes, en ce qu'on fait.

Détermination dédoublée.
Regard d'acier.
Volonté accroissée.

-Ouais, t'as raison, je parviens finalement à dire en cueillant une nouvelle tulipe. On n'a pas besoin des autres. Juste toi et moi. On peut faire de grandes choses, de belles choses ensemble.

Je regarde un instant la fleur que je tiens délicatement entre mes doigts.
Je fais tourner sa tige sans rien dire.
Les pétales ouverts, un sourire presque palpable sur ses couleurs.
Et mon regard se reporte sur Esteban.

-Je propose qu'on finisse ce qu'on a commencé. Comme ça, enfin, le monde sera plus beau, plus brillant, plus lumineux.



 

Sans attendre sa réponse, mon pinceau improvisé plonge de nouveau dans le pot de peinture.
Cette fois, je m'attelle à foutre de la couleur sur les grilles noires d'un jardin privé. Les volets de la maison paraissent fermés. Si ça se trouve, les proprios sont partis en vacances.
Ils auront la chance de retrouver leurs grilles encore plus belles qu'à leur départ ! Pour peu, je serais tentée également de repeindre leurs haies qui bouchent les regards.

Un travail de précision
alors que la vie de la ville
file et défile
sur les trottoirs
sur les routes
dans les bars
et les magasins
alors que parfois
les gens intrigués ralentissent
s'arrêtent
rient
prennent des photos -moldues, figées et non animées
adressent quelques mots

la journée s'écoule
le soleil parcourt
l'horizon
mes tulipes pleines de peinture s'accumulent
la grille de colorie
le trottoir aussi, un peu
c'est beau.

Le soleil décline
presque bas
éreintée de cette mission
mais un sourire de beau jour.

-Merci, je prononce en tournant la tête vers Esteban, pour cette journée. C'est une belle journée pour un plus beau monde.
Pause.
-Ca faisait longtemps que je n'avais pas eu une belle journée comme ça.

Le soleil décline.
On reste encore un peu ?
Je suis bien ici.
On pourra peindre dans le noir. Dans la nuit.
Quand Londres se réveillera, elle verra la vie en orange.
Ce sera beau, non ?



Fin du rp pour moi. Merci pour ce rp et j'espère qu'on aura l'occasion de se recroiser (pour le mariage d'Esteban avec lui-même !)
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