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Londres - Oxford Street
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Ailyne Lawson
Poufsouffle
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Re: Londres - Oxford Street

Message par : Ailyne Lawson, Lun 22 Juil 2013 - 16:50


[Petit RP mais je pouvais plus laisser traîner ça Razz]


- N... Non ce n'est pas Matt... C'est ... Il y a longtemps...

Évidemment, c'était il y a vraiment vraiment longtemps. Mais les peines et les amours comme ça restaient longtemps. Les cicatrices restaient profondes, quand bien même les plaies n'étaient plus béantes. Mais alors quoi ? Qu'est-ce qui pouvait la faire autant souffrir ? Que pouvait-elle lui cacher ?

- Il y a une chose que je ne t'ai jamais dit. C'était quand j'étais petite. Bah .... En fait, avant j'avais 3 sœurs, et pas 2.
- QUOI ?

Elle ne put s'empêcher de retenir ce mot. Elle se sentait sur le coup affreusement trahie. Comment avait-elle pu lui cacher CA ? Ailyne lui avait tout dit, toujours. Elle s'était confié sur la mort de son frère, lui en avait parlé pendant des heures. Elle lui avait expliqué sa culpabilité, avait pleuré longtemps dans ses bras. Elle avait mal partout. Mal à la tête d'entendre ces mots. Mal au cœur de voir qu'il venait de Stéphanie.

Elle ferma les yeux plus forts qu'elle ne l'avait jamais fait, comme pour oublier ces paroles. Elle chercha des excuses à Stéphanie, elle devait avoir de bonnes raisons, c'était forcément ça. Mais le sentiment de trahison restait là, planté sur son cœur, le lui déchirant au passage. Sur un ton vexé et assez froid, qui ne lui ressemblait pas, elle lui demanda :

- Tu dois tout me raconter.

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Stéphanie Weasley
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Re: Londres - Oxford Street

Message par : Stéphanie Weasley, Mar 30 Juil 2013 - 13:19





    [Mini RP, j'ai pas d'inspi' Razz]


    Je savais qu'elle allait me détester après ce que j'allais lui dire. Il ne fallait pas que je laisse trainer mon secret. Il vaut mieux tard que jamais. Je soufflais un coup, puis regardais Ailyne dans les yeux.


    - Il y a une chose que je ne t'ai jamais dit. C'était quand j'étais petite. Bah .... En fait, avant j'avais 3 sœurs, et pas 2.
    - QUOI ? me répondit-elle.


    Aïe, le je le sens mal ce coup là. Elle m'en voulais, j'en était sûre. Son visage s'était décomposé, elle fermait les yeux, comme pour oublier ce que je venais de dire. Je me mordillais la lèvre inférieure. D'un ton froid que je détestais et qui ne lui ressemblait pas, la belle française me dit que je devais tout lui raconter.


    - Je ... J'ai ... Quand j'étais petite, ... J'ai assisté à ... La mort de ma grande sœur ... dis-je avant que ma voix ne s'éteigne une nouvelle fois, Je ne sais pas qui était la personne qui l'a assassiné avec ... L'Avada Kedevra ... Il avait un capuchon...          


    Je m'arrêtais. Tous ces souvenirs, je voulais les mettre dans une boîte. Et cette boîte je voulais la jeter au fond de la Tamise. Mon cœur était de plus en plus noir, mon esprit broyait du noir, ... Ma vie était noire. Je voulais partir. M'échapper. La venger. Mais il fallait que je continue de lui raconter à ma Jaune et Noire préférée. Je n'avais jamais osé lui expliquer. Pourquoi ? Et bien ... Je ne sais pas moi même. À mon entrée à Poudlard, j'avais peu à peu oublié cette nuit là. Je me refaisait une histoire avec mes amis, je construisait mes propres souvenirs doucement mais sûrement.


    - J'avais enterré ces souvenirs, je ne voulais plus y penser. Excuse moi, je t'en prie. Excuse moi de ne pas t'en avoir parlé plus tôt... dis-je. Je sentais les larmes monter. Enfin... Il y a à peu près deux mois, j'ai reçu une lettre de mon frère disant qu'il savait que le meurtrier de ma sœur était en Russie... repris-je.


    C'était dur à dire. Mais il le fallait.


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Ailinn Kafka
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Re: Londres - Oxford Street

Message par : Ailinn Kafka, Sam 7 Sep 2013 - 17:37


Awkward.
PV Antoni Londubat




C’était un brun après-midi d’automne comme les autres. Aussi bien Ailinn qu’Antoni avaient leur journée de libre, et tous deux en profitaient pour traîner un peu sur Oxford Street. Cela faisait quelques temps déjà qu’ils n’avaient pas passé de tels après-midis oisifs ensemble, et Ailinn était heureuse de retrouver le Toni qu’elle avait connu autrefois, à sa sortie de Poudlard…

Les deux amis s’assirent finalement sur un petit banc, un peu à l’écart de toute l’agitation commerciale de l’avenue, tandis qu’Ailinn farfouillait dans ses poches en quête de son baume à lèvres qu’elle avait dû oublier là quelques heures plus tôt. Comme de coutume, les poches de la rouquine étaient pleines d’un fatras inextricable. Herbes médicinales de l’apothicaire, quelques cigarettes vestiges de son passé, un bézoard desséché et des morceaux épars de parchemin.

C’est d’ailleurs l’un d’eux qui tomba à ses pieds. La rouquine soupira avec amusement et le ramassa avant de remarquer que quelques mots y avaient été tracés d’une écriture bien familière…

« J’ai dit toute la vérité à Toni, même si j’ai fait en sorte de l’oublier. Ailinn. »


La jeune femme resta quelques instants pétrifiée avant de se retourner vers son meilleur ami, aussi pâle que la mort. Depuis combien de temps ce parchemin était-il au fond de sa poche ? bien sûr, elle n’avait aucun moyen de se souvenir ce qu’elle avait dit. Et si… Et si, pendant tout ce temps, Antoni avait su ? Lorsqu’elle prétendait sortir avec des amies, rendre visite à sa marraine alors qu’elle se rendait au QG de l’Ordre, le Gryffondor savait-il quels étaient ses véritables motifs ?

« Toni… qu’est-ce que c’est que ce truc ?! »

Ailinn, soudain prise d’une colère désespérée à l’idée d’avoir trahi l’Ordre sans même en garder le moindre souvenir, jeta aussi fort qu’elle le pouvait sur le Gryffondor tout ce qui lui passait sous la main tout en lui criant :

« Qu’est-ce que je t’ai raconté, hein ?! T’as intérêt de me répéter mot pour mot tout ce que je t’ai dit, sinon je te jure que je vais te jeter le pire sortilège de toute ta petite vie ! »

La jeune femme avait baissé le ton sur le mot « sortilège » pour ne pas se faire remarquer par les moldus – l’incident de l’aéroport l’avait vaccinée contre ce genre de scandales – mais n’hésiterait pas à faire transplaner Antoni de force pour lui jeter un Chauve-Furie s’il refusait de lui révéler la vérité.

Ailinn resta les bras croisés, plus pâle que jamais tandis que ses yeux brûlaient d’une lueur meurtrière, attendant la réponse de son meilleur ami avec une terreur grandissante. Faites que je n’ai jamais trahi l’Ordre…

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Re: Londres - Oxford Street

Message par : Antoni Londubat, Dim 8 Sep 2013 - 12:00


Affalé sur un banc couleur ébène, dans une position qui reflétait sa paresse, Antoni, de repos ce jour-là, profitait de cette journée sèche pour, comme il le faisait autrefois, passer une après-midi en compagnie d'Ailinn. D'un côté comme les autres, leurs métiers respectifs faisaient qu'ils n'avaient plus trop de temps pour eux. L'une était Médicomage et l'autre était Auror, deux emplois qui nécessitaient temps et énergie, et qui rendaient rares les moments comme celui-ci. Une ballade au coeur-même de Londres, à se prélasser dans des endroits comme celui-ci, à savoir Oxford Street. Sachant que c'était une rue commerciale pour le moins importante, Londubat fut content de savoir qu'il n'était pas venu ici pour l'aider à remplir sa garde-robe. Ce n'était pas le genre d'activité que pratiquait un homme, car même si elle le lui aurait demandé, il aurait refusé !

Observant à moitié les nombreux passants qui défilaient devant lui, le jeune homme ne vit pas que la rousse farfouillait dans ses dizaines de poches remplies et que, par hasard, elle tomba sur un bout de papier qui la fit pâlir. Alors qu'il suivait des yeux une jeune femme d'une beauté fatale, le britannique sursauta lorsque la voix de son amie le fit sortir de sa contemplation. Elle lui lança divers objets sans qu'il ne comprenne pourquoi, avant de découvrir qu'elle parlait de ça. À son tour il pâlit, non pas en se remémorant cette journée mais en voyant l'expression du visage d'Ailinn, qui était maintenant en colère. Qu'est-ce qui lui prenait ? Pourquoi cela la mettait-elle en colère ? C'était incompréhensible. Il se massa nerveusement le front, où un objet qui y était atterrit avait provoqué une légère douleur.

Et dire qu'en lui révélant pourquoi elle disparaissant si souvent, elle lui avait fait aveuglément confiance, s'infligeant à elle-même un Sortilège d'Amnésie car trop douloureux a été le fait de divulguer ce secret qui la tourmentait. Il s'était dit que depuis longtemps elle le savait, mais non. Antoni n'aurait jamais cru qu'elle réagisse ainsi, et il ne comprenait pas pourquoi. Il ne put que se résoudre à lui répondre, le sort qui l'aurait attendu faisant qu'il ne tente pas de faire quelque chose qui lui aurait coûté la vie. Cependant, cela remontait à pas mal de temps et il ne se souvenait pas, mot pour mot, de ce qu'elle lui avait dit. Se redressant et fuyant un éventuel affrontement du regard, il dit, hésitant :

« Tu as dit que, ses yeux remontèrent légèrement, tu as dit que tu étais partie à la recherche de ta mère et que pour cela...tu...tu avais rejoint un groupe de mages noirs. » Termina-t-il, son regard se posant enfin sur celui de sa meilleure amie.

Pendant un instant, ils s'étaient tout dis et ça avait été un moment d'une profonde émotion, si bien que celle qu'il avait ressentie – un mélange de tristesse, d'amertume et de compassion , qu'il avait ressentie à son égard –, sembla revenir. Avant même qu'elle ne rétorque, il tenta de poursuivre. Le ton employé fut proche de celui qu'il avait utilisé la dernière fois. Il lui avait posé une question douloureuse, qui, juste après, avait fait qu'elle fonde en larme. Une image douloureuse d'Ailinn qui avait été obligée de répondre – sous emprise de Véritaserum, lui revint en mémoire, qui aurait très bien pu faire qu'il coule lui aussi une larme.

« Que se passe-t-il..? »
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Ailinn Kafka
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Re: Londres - Oxford Street

Message par : Ailinn Kafka, Dim 8 Sep 2013 - 16:40


Awkward.
PV  Antoni Londubat




Ailinn vit immédiatement dans le regard de son ami que quelque chose n’allait pas. La gorge de la rouquine se noua douloureusement tandis qu’elle attendait la réponse du Gryffondor. Oh non, non, non… Faites que je ne lui ai rien dit sur l’Ordre…

« Tu as dit que… tu as dit que tu étais partie à la recherche de ta mère et que pour cela...tu...tu avais rejoint un groupe de mages noirs. »

Ainsi donc, elle lui avait raconté cette histoire de mages noirs… Il était vrai qu’elle avait passé un certain temps avec un groupuscule peu fréquentable, mais cette période sombre était finie depuis longtemps. De plus, elle pouvait être certaine qu’Antoni lui disait la vérité : Elle ne se rappelait pas lui avoir parlé de ces mages noirs, et il n’aurait eu aucun autre moyen de l’apprendre. En outre, cet évènement datait d’il y a des mois, et elle n’avait donc pas pu mentionner l’Ordre…

Ailinn respirait beaucoup mieux à présent. Bon, c’était moins grave qu’elle ne l’avait pensé… Au moins n’avait-elle pas trahi ses frères et sœurs d’arme. Sauf que maintenant… Elle en avait trop dit. Damn. DAMN. Comment pouvait-on être aussi bête ? Elle aurait dû… Elle aurait dû…

« Que se passe-t-il..? »

Et voilà. La fameuse question. Qu’était-elle censée répondre, maintenant ?

« Rien. »
rétorqua vivement Ailinn tout en se rembrunissant. « Il ne se passe rien du tout. »

Cependant, il était quasiment certain qu’Antoni ne se contenterait pas de cette réponse, et Ailinn décida de le devancer en déballant le premier mensonge qui lui passait par la tête. Il fallait que ce soit quelque chose susceptible de la préoccuper et de la mettre dans cet état de colère, mais qui n’alerterait pas pour autant le Gryffondor. Un mensonge assez plat pour être crédible, mais assez gros pour qu’Antoni n’ose pas la contredire…

«  J’ai simplement cru que je t’avais parlé de… » Vite, vite, un mensonge ! « C’est vraiment idiot. Il y a eu un moment, un peu après avoir quitté Khaos, où j’ai cru que… » Oh, damn, n’importe quoi… « Je pensais être enceinte. » Voilà. Ça, ce n’était pas trop mal. « Ce n’est pas le cas, Merlin soit loué ! J’ai simplement cru que je t’en avais parlé sur le moment, c’est tellement le genre de réactions stupides et spontanées que j’aurais pu avoir… »

Ailinn passa la main dans ses cheveux et mordilla ses lèvres d’un air gêné dans l’intention de paraître plus crédible. Parfait. Insoupçonnable.

« Enfin bref, je n’aurais pas dû me mettre dans des états pareils. » ajouta la jeune femme avec un petit rire. « C’est à cause de toute cette histoire que je m’absentais si souvent… J’ai d’abord essayé de retrouver Khaos, et puis… Enfin, ça n’a pas d’importance, tout va bien maintenant. »

L’irlandaise reprit son souffle et soutint le regard du Gryffondor. C’était le moment où jamais de finir de le persuader… et d’étouffer tous ses soupçons. Maintenant qu’il était Auror, il devait forcément trouver suspect toutes ses absences, et si jamais elle devait être interrogée par le Ministère… Ailinn n’osait pas imaginer ce qui passerait par la tête de son meilleur ami.

« Et pour cette histoire de mages noirs… Je les ai laissé tomber depuis longtemps. Retrouver ma mère de cette façon, en rejetant toutes les valeurs qu’elle m’avait enseigné était… complètement insensé. »

Finir par une note sincère donnerait du poids au reste, se dit Ailinn.


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Antoni Londubat
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Re: Londres - Oxford Street

Message par : Antoni Londubat, Dim 6 Oct 2013 - 7:53


« Rien. Il ne se passe rien du tout. »

D'une part, Antoni fut légèrement rassuré en voyant qu'Ailinn avait retrouvé de ses couleurs, mais de l'autre, il se demandait pourquoi est-ce qu'elle avait eu une telle réaction ; il y avait quelque chose de louche. Curieux comme il est, il ne peut demeurer tranquille sans avoir le fin mot de l'histoire, et sa meilleure amie pouvait assurément s'en douter. Sans qu'il ne dise quoi que ce soit, elle poursuivit, disant qu'elle avait cru lui avoir parlé d'une chose qu'il semblait ne pas devoir savoir. Ne pas devoir savoir quelque chose ? Voilà une chose susceptible de vexer Antoni, qui fit une légère grimace. Cependant, il ne rétorqua pas, laissant Ailinn continuer son récit. Elle évoqua Khaos, son ex petit-ami, qu'elle semblait ne jamais avoir aimé, étant donné que leur histoire naquit juste après la disparition soudaine de Jackson Storm, l'éternel amour de la Kafka.

« Je pensais être enceinte. »

Londubat eut un léger mouvement de recul, mais garda son sérieux, étant dans une situation qui l'exigeait. Comme elle, il savait bien qu'il était trop tôt pour penser mettre au monde un nouveau-né. Ailinn était dans la fleur de l'âge et semblait avoir trouvé un équilibre dans sa vie, avoir un bébé serait une catastrophe ! Qui sait si elle aurait pu être capable de gérer tout ça.

« Enfin bref, je n’aurais pas dû me mettre dans des états pareils. C’est à cause de toute cette histoire que je m’absentais si souvent… J’ai d’abord essayé de retrouver Khaos, et puis… Enfin, ça n’a pas d’importance, tout va bien maintenant. »

Retrouver Khaos ? Encore ? Bon sang, pourquoi tout le monde disparaissait autour d'elle ?

« Tu devrais arrêter d'essayer de retrouver tout le monde, tu t'épuises et ça ne mène à rien. Bon ok, s'il arrive un jour que j'en vienne à disparaître je me doute que tu ne restes pas les bras croisé, dit-il, ironique. Soit. Un maigre sourire étira ses lèvres. J'espère que tous ceux que tu as perdus referont surface un jour ou l'autre. »

Les deux amis se fixèrent, avant qu'Ailinn ne poursuive en disant qu'elle abandonnait son groupe de mages noirs, ne supportant pas davantage le fait de tenter de retrouver sa génitrice de cette façon. Voilà qui rassurait Antoni, pratiquer cette voie était risquée, il n'avait donc plus à s'inquiéter pour elle. Il prit la main de la Médicomage et la serra fort entre les siennes, lui prouvant, par le biais de ce geste, qu'il resterait éternellement à ses côtés. S'en suit quelques longues secondes, jusqu'à ce que l'Auror se lève, jugeant qu'il était temps de rentrer. La fringale le tenaillait et il avait bien envie de passer chez un traiteur, histoire de rentrer au Manoir avec de quoi ce mettre quelque chose sous la dent. C'est donc l'esprit tranquille qu'ils s'engouffrèrent dans la rue commerciale d'Oxford Street.
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Luke Belt
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Re: Londres - Oxford Street

Message par : Luke Belt, Jeu 19 Déc 2013 - 16:19


RP avec Catherine Holmes

Je marchai d'un pas rapide dans la neige recouvrant les trottoirs et regardai régulièrement ma montre. J'avais rendez-vous et il était hors de question d'être en retard. Je fis encore une centaine de mètres, pris la première à gauche et je parvins enfin à Oxford Street, une avenue moldue assez cotée. Le soir commençait à tomber et les guirlandes scintillantes qui décoraient la rue venaient d'être allumée, donnant une ambiance festive. Je pressai le pas. Normalement, j'allais arriver avant Kate, mais je voulais en être sûr. En effet, je lui avait envoyé un hiboux en lui donnant l'heure et le lieu, mais je n'avais pas signé, je voulais que ce soit une surprise. Bien sûr, elle avait surement deviné l'origine de la lettre, mais elle ne pourrait en être sûre que lorsqu'elle me verrait.

Nous étions le 29 décembre, date de l'anniversaire de ma petite amie, et il fallait donc que cette soirée soit spéciale. C'est pourquoi j'avais réservé une bonne table dans un des plus meilleurs restaurant de Londres. Habituellement, je ne fréquentai aucun lieu non sorcier, mais la cuisine faisait exception. Il fallait bien avouer celle des grands restaurants moldus était excellente. De plus, même si nous n'avions jamais parlé de nos familles, j'étais quasiment sûr qu'un des parents de Kate était moldu, car elle utilisait des expressions que je ne connaissais pas.

Une fois arrivé devant le restaurant, j'ouvris la porte et aussitôt un serveur vint vers moi. Je lui indiquait mon nom et il m'emmena vers la table que j'avais réservé. Je constatai avec soulagement que la gryffondor n'était pas encore présente. Je la décris au serveur et lui demandai de l'accompagner ici lorsqu'elle arriverait. j'enlevai ensuite mon manteau et vérifiai que j'avais le cadeau dans ma poche intérieure. Etant donné que c'était pour noël ainsi que pour son anniversaire, je lui avait acheté un seul cadeau mais il avait de la valeur. J'espérais vraiment que cela allait lui plaire.
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Catherine Holmes
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Re: Londres - Oxford Street

Message par : Catherine Holmes, Ven 20 Déc 2013 - 16:24


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Debouuuuuuut! Allez, marmotte, lève-toi, c'est ton anniversaire aujourd'hui!!

Mmh, naaan. Laisse-moi dormir...

Mais je peux paaaas! T'as du courrier! Et en plus c'est pas signé... Que de mystères, tu nous caches un soupirant, frangine?

Whatwhatwhat?!! Donne-moi ça m'exclamai-je, parfaitement éveillée soudain.

Ta lettre t'attend en bas, grosse paresseuse! Allez, debout!

~~~~

Après avoir ouvert les nombreux cadeaux qui m'attendaient dans la cuisine de notre appartement familial, je pus enfin me tourner vers la fameuse missive. Elle était laconique: un rendez-vous m'était fixé sur Oxford Street, dans l'un des restaurants les plus en vue de toute la ville. Je n'avais aucun indice sur l'identité de mon mystérieux hôte... Si ce n'était le messager lui-même. Une magnifique chouette hulotte m'avait apporté cette lettre, déclenchant ainsi ce que ma sœur, ma mère et ma marraine se plurent à appeler "le parcours du combattant version Kate".

Bon, c'est vrai, j'avais passé la journée à retourner l'appartement, cherchant la robe sur laquelle je n'arrivais plus à remettre la main. Je la retrouvai sagement rangée dans ma garde-robe, parmi les autres. Certes, il ne me fallait pas forcément celle-là... J'en avais des tonnes, parfaites à mettre lors de réceptions, de bals, de soirées, et Merlin sait quoi d'autre (comme quoi, on sous-estime trop souvent les avantages d'être fille de diplomate). Mais je la voulais. Verte, d'un vert parfaitement identique à celui de mes yeux parsemés de paillettes bronze, pas trop habillée, mais juste au top pour un rendez-vous dans un endroit chic... The robe quoi.

Avec ça, j'avais passé la journée à me préparer; vu que je m'étais levée vers dix heures et que la rencontre était fixée en fin de soirée, je n'avais que trop de temps. Mais je voulais être juste parfaite, car je me doutais bien de l'identité de mon futur vis-à-vis. Qui n'était autre, j'en étais persuadée que Luke Belt, mon ravissant, musclé et galant petit ami. Qui d'autre?
De plus, il était inenvisageable pour une fille de la haute société telle que moi d'être moins que fabuleuse lors d'une rencontre dans un endroit huppé. Je ne voulais pas donner une image trop sexy, trop âgée, trop timide ou trop petite fille, ou encore mal fringuée.

Je finis par prendre le sac brun qui m'accompagnait toujours lors de mes équipées mondaines. J'y glissai précautionneusement le cadeau que j'avais prévu pour mon petit ami. Noël était passé depuis quelques jours maintenant, mais je ne le lui avais toujours pas offert. J'espérais de tout mon cœur qu'il lui plairait vraiment. Même si j'étais persuadée que, galant comme il l'était, le blond me cacherait sa déception...

Mes chaussures au pied, mon caban serré autour de mon corps tendu comme un arc, je quittai l'appartement qui se situait non loin de Downing Street pour me rendre sur l'avenue commerçante.
Lorsque j'arrivai dans le hall du prestigieux restaurant, je donnai mon manteau au serveur chargé des vestiaires, me regardai une dernière fois dans les miroirs en pied, puis avançai dans la salle où se prenaient les repas. Au moment où un second serveur s'avançait vers moi pour m'indiquer la table qui m'était destinée, mon regard croisa celui d'un homme à la chevelure couleur d'or, que j'aurais reconnu entre mille.

Résistant à la tentation folle de me jeter dans ses bras, je me tempérai et gardai une allure mesurée, calquée sur la musique que jouait à cet instant le duo qui assurait l'ambiance auditive. Lorsque j'arrivai près de Luke, je l'embrassai furtivement (même si j'avoue sans honte que j'avais envie de bien plus) et m'assis en face de lui.

Je ne me rendis compte que je serrais mon sac à m'en casser les doigts que lorsque je déposai ce même sac sur un siège voisin du mien.

Joyeux Noël, mon ange soufflai-je délicatement.

Oh-oh. Est-ce que j'avais vraiment dit ce que je venais de dire? Houps... Espérant que Luke ne se formalise pas de mes paroles, je réfléchis à ce qui m'avait entraînée à dire cela. sans doute les derniers rayons de soleil de ce jour hivernal pénétrant par les immenses baies vitrées du restaurant, ce qui faisait comme une auréole sublime autour de la tête de mon Serpy préféré. Ou le fait que dans ses bras je me sente invincible. Comme lors de notre rencontre dans la Salle Sur Demande... A ce souvenir, j'eus un frisson.
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Luke Belt
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Re: Londres - Oxford Street

Message par : Luke Belt, Sam 21 Déc 2013 - 6:21


Etant donné que j'étais en avance, j'en profitais pour vérifier ma tenue dans le miroir qui se trouvait non loin de la table. Je savais que j'étais bien habillé, mais j'étais nerveux et je ne pouvais m'empêcher de vérifier que tout était parfait. Pour l'occasion, j'avais un pantalon noir, une chemise blanche en soie boutonnée jusqu'au coup et un noeud papillon noir. Habituellement j'avais horreur des chemises fermées jusqu'au dernier bouton mais là, avec le nœud je trouvais ça plutôt classe.

Je tournai la tête vers l'entrée du restaurant et je la vis enfin apparaître. Kate s'avançait gracieusement vers ma table. Elle portait une robe verte qui lui allait à merveille et il me semblait que la robe était exactement de la même couleur que ses yeux. Au vu du regard qu'elle affichait, j'étais sûr que la gryffondor avait deviné depuis longtemps l'auteur de cette invitation. Enfin, je n'étais pas vraiment sûr mais je l’espérais, car sinon, cela signifiait qu'elle allait à des rendez-vous avec n'importe qui.

Je regardai Kate marcher lentement vers la table, au rythme de la musique. Lorsqu'elle arriva à ma hauteur, elle m'embrassa furtivement, trop rapidement, car ce n'était pas possible de faire autrement dans le restaurant et s'assit sur la chaise d'en face. Ma petite amie déposa son sac et ouvrit la bouche pour dire des mots que je n'aurais jamais pensé entendre.

- Joyeux Noël, mon ange.

Elle avait dit cela d'une voix douce, d'une manière naturelle, et je ne compris pas tout de suite le sens des mots. Ce n'est qu'en apercevant la drôle de tête que faisait Kate que j'en pris conscience. Elle m'avait appelé son ange... Je n'avais pas du tout l'habitude d'être nommé ainsi mais je décidai de ne pas faire de commentaire et de continuer la discussion normalement.

- Merci! Toi aussi, joyeux Noël et bon anniversaire!

Le même serveur que tout à l'heure arriva ensuite et déposa devant nous une carte pour l'apéritif. En l'ouvrant, je me rendis compte que la carte des vins avait été retirée. Le serveur pensait-il que nous étions des gamins ? C'était vrai qu'autour de nous il n'y avait que des adultes ayant la quarantaine, du coup il ne devait pas nous prendre au sérieux. De toute façon, il n'était qu'un moldu, ce n'était pas étonnant. Même si nous étions mineurs, je ne comptais pas fêter noël et l'anniversaire de Kate avec un verre de jus d'orange. Je fis donc comme si j'étais majeur et que je n'en voulais pas au serveur d'avoir cru que j'étais mineur.

- S'il vous plait deux coupes de champagne, demandais-je calmement avec un beau sourire.

Avec un peu de chance, le serveur penserait que étions majeurs. Kate paraissait un peu plus âgée dans sa robe. Quant à moi, le noeud papillon me donnait un air sérieux et j'étais suffisamment grand. Le seul problème c'était que je n'avais pas un poil de barbe, mais ça, j'y pouvais pas grand chose, ça ne voulait pas pousser et j'avais abandonné.
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Catherine Holmes
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Message par : Catherine Holmes, Mar 31 Déc 2013 - 18:38


Merci! Toi aussi, joyeux Noël et bon anniversaire!

Ouf. Le blond n'avait pas relevé. Et il n'avait pas oublié la date de mon anniversaire! Quoique, c'était plutôt logique, étant donné qu'il m'avait invité ce soir... Mais moi et la logique, on avait toujours fait mauvais ménage.

La carte arriva; pas d'alcool au menu, ce qui me convenait tout aussi bien. Mais Luke n'était visiblement pas de mon avis, puisqu'il demanda deux coupes de champagne au serveur. Je fêtais mes seize ans ce soir-là, et j'étais donc deux ans en-dessous de l'âge requis pour boire de l'alcool, mais si le serveur ne s'en formalisait pas, je ne le ferais pas non plus.

Lorsque les coupes furent servies, je saisis la mienne d'une main élégante et souris à mon petit ami.

Comment s'est passé ton Noël? lui demandai-je.

Pour ma part, je l'avais passé entourée de ma famille. Les grands-parents paternels étaient, comme chaque année, invités chez les maternels, dans le manoir écossais. Et l'atmosphère avait été, comme chaque année, tendue à craquer.
Peter était là avec sa dernière conquête en date, une jeune femme que j'avais tôt fait de classer dans la catégorie des insipides. Ma sœur s'ennuyait à mourir, coincée entre la débutante que mon aîné avait ramenée et la combattante aguerrie que j'étais. Car oui, dans la famille Holmes, il fallait un mental d'acier pour ne pas éclater en larmes.
Eleanor Crawley, Grand-Mère pour les intimes, était une redoutable douairière, dont les sentences méprisantes pleuvaient sans discontinuer. Thomas Crawley, ou Grand-Père, n'était pas en reste; Il faisait néanmoins quelques efforts pour tempérer son épouse... Au risque d'aggraver parfois les choses.
Ma mère ne disait rien, comme à son habitude, peu pressée de se lancer dans le conflit; mon père lui regardait son GSM en permanence, au cas où une Troisième Guerre Mondiale se serait déclarée. Aucun doute que, dans ce cas, il aurait été l'un des premiers volontaires pour le front le plus suicidaire. Tout plutôt que d'être là, assis, à supporter les remarques acides de ses beaux-parents.
Mes frères Sam et Fred, les inséparables d'habitude si loquaces n'osaient pas dire un mot de peur de se coltiner une réflexion bien sentie sur leur ascendance ou leurs derniers résultats.
Moi, comme chaque année, je me contentais d'échanger nombre de regards tour à tour compréhensifs, exaspérés, ironiques et autres encore avec les divers convives. Pour chaque remontrance de mon aïeule, j'imaginais trois réponses différentes, qui l'auraient renvoyée dans son trou.

Bref, l'atmosphère n'évoquait pas vraiment Noël... Mais je savais que ma famille n'était pas un exemple. Alors j'imaginais ce que donnait cette fête chez les autres. Moldus comme sorciers, réunis en paix... Cela sonnait un peu comme du Lennon, mais j'avais toujours été une idéaliste. Malgré le fait que je sache cela, j'espérais que Luke avait apprécié son réveillon. Je ne savais rien de sa famille; je ne pouvais que croire qu'il s'en tirait à meilleur compte que moi.

Impatiente de voir sa réaction, je posai mon cadeau emballé comme il se doit sur la table. Je n'en pouvais plus de cette attente, je voulais savoir ce qu'il allait en penser. Allait-il l'apprécier?
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Re: Londres - Oxford Street

Message par : Luke Belt, Ven 3 Jan 2014 - 14:06


Finalement, le serveur moldu avait dû nous prendre pour des personnes majeures puisqu'il ramena les coupes sur un joli petit plateau. Ce n'est qu'en regardant Kate attraper délicatement la sienne que je me rendis compte qu'elle fêtait juste ses 16 ans et qu'elle était donc loin en dessous de la limite d'âge autorisée pour boire de l'alcool. Mais bon, ce n'était pas si grave que ça. Ma petite amie me sourit puis me posa une question.

- Comment s'est passé ton Noël? 

La question me surpris un peu, je ne m'y attendait pas du tout. A vrai dire, nous n'avions jamais abordé le sujet de la famille car j'avais toujours éloigné la conversation de ce sujet sensible pour moi, ne voulant pas en parler. Mais là, je ne pouvais pas changer de sujet, la question était directe.

Avant de répondre, il fallait que je sache moi même comment ça c'était passé. Au départ, je m'étais senti mal à l'aise dans le grand manoir de mon père que je ne connaissais pas, avec une ribambelle de gamins qui courraient partout et ma belle-mère, la prof de Soin aux Créatures Magiques. Mais au fil des jours, j'avais appris à les connaitre et j'avais passé le meilleur noël que j'avais jamais vécu.

- C'est assez compliqué en fait... C'était bizarre comme noël. J'ai même eu des cadeaux, tu sais. Mais je crois que je ferais mieux de t'expliquer ma famille, tu comprendras mieux.

J'étais coincé, j'étais obligé de parler de ma famille pour répondre à sa question, moi qui avait horreur de me dévoiler et d'exposer mes secrets. Je me rendis après coup que je n'aurais jamais du dire que "j'avais même eu des cadeaux", car cela signifiait beaucoup plus que ça en avait l'air et je ne savais pas comment Catherine allait l'interpréter. Avec un peu de chance, elle passerait dessus comme je m'avais fait pour le "mon ange" de tout à l'heure.

Je réfléchis jusqu'à où je devais lui raconter. Après réflexion, je décidai de ne pas évoquer ma mère, la femme de mon père adoptif, elle était morte à ma naissance et je ne voulais pas évoquer de choses tragiques durant cette soirée qui se voulait romantique. Je choisis aussi de ne pas parler de ma soeur, ou plutôt demi-soeur, car dans le coma elle n'influait en rien mon Noël. A force d'énumérer les choses que je ne voulais pas dire, je me rendis compte que je vivais dans le secret. Personne ne savait réellement tout de moi et j'inventai des versions de mon histoire en fonction de la personne à laquelle je parlais. Je gardai tout pour moi et ça m'allait très bien, mais au moins je me faisait confiance à moi même, c'était déjà ça. Je bus une gorgée de champagne et me lançai.

- En fait avant j'habitais avec mon... père adoptif, mais je croyais qu'il était mon vrai père. Et il y a quelques mois j'ai rencontré un homme qui m'a avoué qu'il était mon père et il m'a proposé de passer Noël avec lui. Et tu sais quoi ? C'est le mari de la prof de SACM. Sauf que je la connaissais déjà avant. Enfin tu vois, c'est compliqué. Ils m'ont invité pour les vacances de Noël du coup ça faisait bizarre parce que je les connaissais pas trop et puis d'habitude je reste au château. Donc ouais, j'ai passé un bon Noël, j'imaginais pas ça comme ça mais c'était cool !

J'avais buté sur "père" au début de mon explication car il n'avait rien de père. Déjà il n'était pas mon géniteur mais de toute façon je ne l'avais jamais considéré comme tel. Comment aimer quelqu'un qui lui même vous haïssait ? Et bien ce n'était pas possible et c'était pas faute d'avoir essayé. De toute façon j'avais moi aussi fini par le detester au bout d'un moment, il faut dire que les "diffindo" et les coups quand il était soul n'aidaient pas.

- Et toi ça s'est passé comment ?

Juste après que j'ai posé ma question, ma petite amie posa sur la table un paquet. C'était pour moi ? Ça me gênait toujours quand je recevai un cadeau, j'aimais bien offrir mais pas recevoir, je trouvais ça bizarre. Je sorti à mon tour un petit paquet de ma poche. Il n'était pas très grand mais il avait beaucoup de valeur. C'était une fine gourmette en or massif sur laquelle était gravé d'une écriture calligraphiée un C et un L entremêlés, nos initiales. J'espérais que cela allait lui plaire et je décidai de n'ouvrir mon paquet qu'une fois qu'elle aurait ouvert le sien.

- T'étais pas obligée de m'offrir quelque chose, hein... Dis-je avant de tendre mon petit paquet à Kate. Tiens, c'est pour toi.
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Message par : Catherine Holmes, Jeu 9 Jan 2014 - 16:16


Accord de Luke pour le libre-arbitre

Luke réfléchit un instant. Pourtant son Noël ne pouvait avoir été pire que le mien, non? Je m'étais un peu renseignée auprès de ma chère grand-mère, qui m'avait affirmé que les Belt étaient une très ancienne famille de sorciers au Sang-Pur. N'osant lui en demander plus, de peur qu'elle devine la cause de mes questions, je m'étais contentée de cela. Mais je ne savais absolument rien d'autre au niveau de sa famille, de ceux qu'il aimait. Et je ne trouvais pas cela normal.

C'est assez compliqué en fait... C'était bizarre comme Noël. J'ai même eu des cadeaux, tu sais. Mais je crois que je ferais mieux de t'expliquer ma famille, tu comprendras mieux.

Comment ça, j'ai même eu des cadeaux? Le Serpy ne parlait pas sérieusement, tout de même? Certes le principe de Noël à la base était surtout de se retrouver en famille, mais bon, tout le monde savait que les principes étaient de nos jours bien pervertis.
Enfin, parfois, j'aurais préféré avoir plus de famille et moins de cadeaux... Parce que les cadeaux super-chers c'est bien, vachement bien même. Mais une famille normale c'est encore mieux. Bon, normale, je me comprenais: juste une famille qui peut se réunir autour d'une table sans s'envoyer les mariages ratés et autres erreurs impardonnables à la figure.

Luke interrompit bientôt mes réflexions:

En fait avant j'habitais avec mon... père adoptif, mais je croyais qu'il était mon vrai père.

Ouch. A l'hésitation avant de nommer son paternel, ainsi qu'à son ton momentanément durci, je sus que Luke et son père (adoptif, donc) ne devaient pas avoir une relation extrêmement complice. Bienvenue au club... Même si, de mon côté, il n'y avait pas de relation du tout. Faut dire que les postes à hautes responsabilités empêchent souvent d'être peinard chez soi avec ses enfants.

Et il y a quelques mois j'ai rencontré un homme qui m'a avoué qu'il était mon père et il m'a proposé de passer Noël avec lui. Et tu sais quoi ?

Alors il ne faisait pas vraiment partie de la famille Belt? Je ne savais pas trop ce que je devais penser de cela.
J'imaginai un instant ma vie bouleversée par une révélation de ce genre. Un inconnu, qui se révélerait à moi, m'offrant son temps et son affection. Qui me promettrait d'être toujours là pour moi, qui me raconterait ses aventures "du temps où il avait mon âge", qui tiendrait ses promesses et m'aiderait lorsque je me trouverais dans une impasse. Un père idéal, bien sûr. Mais surtout l'opposé à peu de chose près de mon père biologique.
Mais je savais trop bien que cela n'arriverait jamais; je ressemblais trop à ma mère, physiquement parlant, pour que ce soit le cas. Quant à mon père, je ne tenais qu'une chose de lui: l'asthme. Vivent la génétique et les lois de l'hérédité...

Donc ouais, j'ai passé un bon Noël, j'imaginais pas ça comme ça mais c'était cool !

Ah, sh*t, j'avais manqué une partie des explications de Luke! Ma distraction me perdrait...

Et toi ça s'est passé comment ?

Ah. Oui. Forcément, j'aurais dû m'y attendre. En parfait gentleman, mon blond préféré ne comptait pas me raconter sa vie sans me demander comment était la mienne. Du coup, j'allais devoir lui raconter...
Je ne savais pas pourquoi cela me choquait autant. Après tout, je l'avais toujours raconté à mes amis, qui savaient tout de moi. Mais là, le problème n'était plus le poste de mon père. C'était son sang. Je savais, oh bon sang, je savais que les Serpentards n'accordaient pour la plupart aucune importance à l'ascendance. Mais ici, c'était différent. Car si c'était le cas de mon petit ami, notre relation ne s'en remettrait probablement pas. Et je ne pouvais pas me le permettre, je ne pouvais pas tout court!
J'avais besoin de Luke, de ses sourires énigmatiques, de sa galanterie hors d'âge, de son charme, de sa voix ferme mais douce en même temps... De son nez droit, de ses baisers, de sa simple présence à mes côtés... Tout cela m'était devenu plus que nécessaire, indispensable.
Et c'était pour ces mêmes raisons, réalisai-je, qu'il me fallait tout lui dire.

T'étais pas obligée de m'offrir quelque chose, hein... dit Luke en me tendant un petit paquet. C'est qu'il pouvait être d'une logique des fois...

Mais je n'y couperais pas, il fallait que je lui raconte. Je décidai de commencer par le commencement. Parce que ça risquait d'être long.

Mon père à moi, dis-je, reprenant les premières paroles de mon petit ami, est Ministre. Euh, Moldu, je veux dire! Enfin, il est Ministre aussi... Pas Ministre de la Magie, hein! Juste... un membre du Gouvernement.

Voyant la tête que faisait Luke (on aurait dit que le champagne ne passait pas... sauf qu'à mon avis ce n'était pas dû à la boisson), je sentis une boule d'angoisse m'étreindre le cœur. Non! Non, il ne pouvait pas me faire ça! Je ne pouvais pas être tombée amoureuse de quelqu'un pour qui le sang comptait plus que le reste! C'était impossible, pas lui, pas mon Luke!
Sous le coup de l'émotion, je me levai et courus vers les toilettes du restaurant. Ce n'était pas classe du tout, et plusieurs clients me regardèrent fuir, outrés. Mais je n'en avais cure. J'avais bien trop mal pour cela.
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Re: Londres - Oxford Street

Message par : Luke Belt, Sam 11 Jan 2014 - 17:38


Tout du long de mon récit, au combien palpitant sur mon noël, je remarquai que Kate semblait dans ses pensées et n'écoutait pas trop. Était-elle ennuyée par ce que je racontais, alors que c'était la réponse à sa question, ou bien ce que je disais lui faisait penser à autre chose ? Je ne savais pas, et puisque je n'étais pas Legimens, je ne saurais jamais. Plus j'y pensais, plus je me disais que posséder ce pouvoir serait génial. C'est vrai quoi, qui n'a jamais rêvé de pouvoir lire dans les pensées des gens ? Il allait falloir que je me renseigne et que je trouve des livres sur le sujet. Je rajoutai ce projet à la suite de tous ceux que j'avais déjà. La liste commençait à être longue, je voulais faire plus de choses que j'en avais le temps.

Après que j'eus donné mon paquet à la gryffondor, voyant qu'elle ne l'ouvrait pas et ne répondais pas non plus à ma question, je décidai d'ouvrir le miens. Je décollai soigneusement le scotch, pour prendre mon temps et faire durer la surprise. Arrivé au noeud du ruban, n'arrivant pas à le dénouer et ma patience arrivant au bout, je saisi le papier et le déchirait d'un coup. Je découvris alors un super nécessaire à balais. Apparemment, ma petite amie avait bien compris que j'adorais le Quidditch ! Le cadeau était vraiment génial, mon balai allait être tout beau tout brillant. Certes, techniquement, je n'en avais pas encore un tout à moi, mais j'avais décidé de m'en acheter un avant le prochain match. Au moins je pourrais prendre soin du balai dès sa sortie du magasin. Le cadeau était très bien pensé.

- C'est génial ! Merci beaucoup Kate.

Ignorant les regards des moldus tout autour de nous, je me levai, me penchai par dessus la table, et embrassai ma petite amie, pour qu'elle voit que j'étais sincère et que son cadeau me plaisait vraiment. Je me rassis ensuite et elle commança le récit de son noël, en me racontant ce que je n'aurais jamais pensé entendre.

- Mon père à moi est Ministre. Euh, Moldu, je veux dire! Enfin, il est Ministre aussi... Pas Ministre de la Magie, hein! Juste... un membre du Gouvernement.

Dès la phrase prononcée, je senti deux idées contraires s'opposer en moi. Je fis donc une tête bizarre. D'un coté, mon coeur me hurlait que ça ne faisait rien que sont père soit moldu puisque ce n'était pas elle et que si elle avait été de sang pur, elle aurait peut-être été différente et je ne serais jamais sorti avec. Mais d'un autre coté, mon esprit essayait de me raisonner, de me dire qu'elle n'était pas pour moi puisque son sang n'était pas pur, me répétant les phrases anti-moldu que mon père adoptif proférait à longueur de journée. J'étais scindé en deux, entre deux idées opposées.

Au moment où je parvins à décider que Catherine n'était pas moldue puisqu'elle était à Poudlard, trouvant donc un juste milieu politiquement correct entre les deux idéologies, un des mots qu'elle avait prononcé me revint en mémoire. Son père était ministre, il était au gouvernement. Le ministère, celui qui fixait les Lois, celui qui faisait des politiques débiles, celui qui essayait de nous voiler la face en cachant des choses à la populations. Certes, mon aversion était pour le ministère sorcier et non moldu, mais une expression dédaigneuse s'afficha tout de même sur mon visage.

Je vis alors ma petite amie se lever d'un bond et courir au travers de la salle, en direction des toilettes. Je cru au départ qu'elle avait un problème, qu'elle était malade, mais je fini par comprendre que ce n'était pas le cas. C'était de ma faute, j'étais un abruti. J'avais fait une tête bizarre en pensant au ministère sorcier et elle avait dû interpréter ça comme du dégoût envers elle même. Evidemment qu'elle l'avait mal pris ! J'étais un sang pur de la maison de serpentard, elle devait maintenant croire que j'avais tout un tas de préjugé contre les moldus. Certes, il y avait tout de même une pointe de vérité dans tout ça, mais ce n'était pas pour la même raison que la plupart de mes congénères.

Je décidai de ne pas laisser croire ma petite amie de fausses idées à propos de moi plus longtemps, aussi je partis à sa suite, non sans avoir attrapé le paquet contenant la gourmette au passage. Je ne savais pas trop ce que j'allais pouvoir dire pour rattraper le tir , mais normalement dès qu'elle aurait déballé le cadeau tout devrait aller mieux car il était la preuve que j'étais sincère. Heureusement, je courrais beaucoup plus vite que ma petite amie, aussi à l'instant où la porte des toilettes des femmes s’apprêtait à se refermer, je tendis le bras et attrapait in-extremis la main de Kate. Je la tirai en arrière, pour la faire sortir du lieu où je ne pouvais aller. Je la serrais alors dans mes bras, ne sachant pas quoi dire pour rattraper la bourde.

- Je suis désolé, j'ai pensé à autre chose...

J’espérais vraiment que la Gryffonfor n'allait pas rompre avec moi sur le champ. Elle m'en voudrait et douterait de moi pendant un moment, mais je savais que seul le temps permettrait de calmer les choses. Aussi, je lui tendis le paquet sans dire un mot.
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Message par : Catherine Holmes, Dim 12 Jan 2014 - 13:39


J'avais trop mal. Je me sentais trahie. Comment avais-je pu...? Je ne parvenais même plus à mettre des mots sur ma douleur. Sur mes erreurs. Je traversai inconsciemment la salle principale du restaurant, me cognant contre les coins de l'une ou l'autre table. Cela n'avait aucune importance, plus rien n'avait d'importance. A part peut-être cette douleur, quelque part, du côté du cœur.
Arrivée enfin devant la porte des toilettes pour dames, où je pensais pouvoir m'effondrer tranquillement, je sentis qu'on me tirait par le bras. Enfin, on... Je savais pertinemment de qui il s'agissait. Mais je refusais de prononcer son nom, fût-ce en esprit.
Lorsque je me retrouvai collée contre un torse musclé cependant, il me devint plus difficile d'ignorer mes souvenirs...


Tout avait commencé par cette simple phrase:

Hey! T'as fait tomber ta plume!

S'en était ensuivi un moment que je n'étais pas près d'oublier, malgré tous les efforts que je pourrais faire en ce sens. Un moment gorgé de soleil et d'odeurs florales, un de ces moments rares dans une vie, qui vous marquent. Un moment durant lequel j'avais appris le nom de mon ravissant camarade... Luke Belt.



Et c'était lui maintenant qui me tenait serrée tout contre lui tandis que je martelais son torse de mes poings sans force. Je ne pouvais que répéter

Je te hais, je te hais, je te hais tellement...

Alors que je ne pensais que "Je t'aime, je t'aime, je t'aime tellement!"
Je finis par entendre sa voix.

Je suis désolé...

Tu crois que ça va suffire? avais-je envie de hurler. Tu crois sincèrement qu'il suffit de se dire désolé pour que tout s'efface? Pour que tout disparaisse, comme si de rien n'était?

J'ai pensé à autre chose.

A ces mots, le battement irrégulier de mes poings contre la cage thoracique du blond s'arrêta net. Et je fondis en larmes. C'était une fontaine, une tornade, un cyclone d'émotions qui tombaient de mes yeux sous forme salée.
Tous nos baisers dans la Salle sur Demande, cette douce mélodie sur laquelle nous avions dansé. Les senteurs du Parc en cette après-midi de fin de septembre. Les lumières de la Soirée Polynectar... J'abandonnai la lutte et me laissai aller dans les bras de Luke. Je n'étais pas convaincue par ses paroles, il m'en faudrait bien plus pour effacer les traces de son expression dédaigneuse dans ma rétine. Mais je décidai de lui offrir une seconde chance. Tout le monde méritait une seconde chance.

Lorsqu'il s'écarta légèrement de moi, mes larmes reprirent de plus belle. C'est pourquoi je ne vis pas tout de suite le paquet que me tendait mon compagnon. Je le pris de mes mains tremblantes, mais ne parvins pas à défaire l'emballage.
J'inspirai profondément, essuyai les larmes qui finissaient de rouler sur mes joues et me concentrai sur mes doigts soudainement malhabiles. Je parvins finalement à décoller les rabats de l'emballage... Pour trouver à l'intérieur un bracelet en or, tout simple et pourtant si sophistiqué, sur lequel étaient délicatement entrelacés un C et un L calligraphiés. Nos initiales soufflai-je.
Encore pleine de doutes et d'appréhensions, le cœur battant, je ne pus que plonger mon regard dans les yeux pers de mon amoureux. Pour une fois, j'étais à court de mots.

Merci... fut le seul mot que je prononçai distinctement.

Mais il en cachait tant d'autres... Merci de ne pas m'avoir rejetée. Merci de ne pas m'avoir laissée partir. Merci d'être là, merci d'avoir été là.
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Re: Londres - Oxford Street

Message par : Luke Belt, Ven 17 Jan 2014 - 13:19


En invitant Kate à dîner et en laissant le sujet de conversation dériver sur le thème difficile de la famille, je n'avais pas du tout imaginé que la soirée pourrait mal se finir. Je m'en voulais de ne pas y avoir pensé, d'avoir oublié que nous avions été éduqués dans des idéologies contraires et que la discussion ne pouvait que finir en discorde. Et cela n'avait pas raté, puisque à présent, la gryffondor me frappai faiblement sur le torse tout en répétant qu'elle me haïssait.

Pendant un moment, blessé par ces mots, ne savant pas s'ils étaient sincères ou non, j'hésitai à lâcher Kate et à la laisser en plan. Mais je tins bon, je resserrais mon étreinte. Elle disait forcément cela sous le coup de la colère. Bien sur, j'étais certain qu'en temps normal, elle n'était pas amoureuse de moi, puisque je savais que l'amour n’existait pas. Mais entendre dire quelqu'un qu'il vous détestai, cela faisait quand même mal, bien plus que je ne voulais me l'avouer.

Cependant, les coups cessèrent instantanément lorsque j'expliquai avoir pensé à autre chose et lui tendis mon paquet. Mais au contraire de ce que j'avais pensé, Kate ne se calma pas, bien au contraire. Elle se mit à pleurer, à pleurer des larmes, des larmes et encore des larmes. Je ne savais pas quoi faire pour la consoler, surtout que tous les regards de la salle étaient à présent tournés vers nous. On était en train de se taper l'affiche dans un des restaurant les plus chic de Londres. La honte quoi. J'aurais bien attiré Kate dans un endroit plus à l'abri des regards mais elle aurait pensé que je n'en avais rien à faire d'elle et voulait juste garder ma propre image. Aussi j'attendis patiemment qu'elle se calme.

Au bout de quelques instants, la Rouge et Or sembla prendre conscience que je lui tendais un cadeau. Elle sécha ses larmes et parvins difficilement à libérer le bracelet de son emballage, ses doigts étant tremblants. Lorsqu'elle murmura "Nos initiales", je compris que j'avais eu raison de ne pas la laisser partir s'enfermer dans les toilettes pour pleurer. J'avais eu raison d'insister. Ma petite amie me fixa alors d'un regard profond, comme si elle ne savait pas quoi dire et cherchait des explications dans mes yeux. Après tout, on dit que les yeux sont les fenêtres de notre âme, aussi peut-être qu'elle y voyait des réponses à ses questions.

- Merci...

Ce fut le seul mot que prononça Catherine mais il était largement suffisant. Il n'y avait rien besoin de plus, elle n'avait rien à dire de plus. Ce n'était pas à elle de me remercier. C'était à moi de m'excuser de ne pas être tout à fait sincère, de l'avoir fait pleurer, et de tout un tas d'autres choses. Mais je ne pouvais pas le faire, je n'arrivais pas à m'excuser, je ne m'excusais jamais, je n'arrivais pas à faire taire mon ego, même le court instant d'une excuse. Je lâchai quelques mots à Kate puis parti précipitamment en direction de notre table.

- Je reviens tout de suite.

Je n'avais pas envie de m'attarder plus longtemps dans le restaurant. Nous avions passé un bon moment mais à présent que nous étions le centre de l'attention, terminer le repas ici aurait été particulièrement désagréable, nous aurions eu l'impression d'être des animaux dans un zoo que des touristes avides observaient sans relâche. Aussi, je pris rapidement nos affaires ainsi que le nécessaire à balai, caché sous du papier cadeau afin que les moldus ne se posent pas de question, je laissais ensuite un billet moldu en papier avec écrit un gros "200" dessus, espérant que ce serait suffisant pour le repas, et partis chercher nos manteaux.

Je revins ensuite auprès de la Gryffondor, lui tendis son manteau, et la pris par la main, pour l'entraîner à l’extérieur de ce restaurant. Je ne savais pas quoi dire pour rattraper tout ce qui c'était passé. J'avais envie que la soirée termine sur une bonne note, parce que je voulais que l'anniversaire de 16 ans de Kate reste gravé dans sa mémoire comme un bon souvenir, mais jouer avec les mots pour consoler les gens n'avait jamais été mon truc.
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Re: Londres - Oxford Street

Message par : Catherine Holmes, Dim 19 Jan 2014 - 9:45


Dehors... Nous étions dehors. Mon esprit embrumé par les larmes sembla se réveiller dans la froideur de cette soirée. Les lumières de fête brillaient dans les devantures des magasins de la plus grande rue commerçante de Londres.
Cela me rappelait des souvenirs plus heureux; cinq soirées d'anniversaire, passées ici, entourée de mes amis, parcourant les boutiques (et les dévalisant bien souvent) pour trouver les dernières démarques.

Je me tournai vers Luke, tentant d'éclaircir ma mémoire. Nous avions quitté le restaurant, cela je m'en souvenais. J'avais le bracelet d'or autour du poignet. Cela devait signifier que Luke m'aimait vraiment, après tout...
L'air froid séchait mes dernières larmes mais me frigorifiait. Cependant je n'osais plus me serrer contre mon petit ami. J'avais eu tellement peur... Quoique, si ça se trouvait, lui aussi. Puisqu'il m'avait dit qu'il n'avait pas pensé à mal... Il faudrait un jour que je lui demande à quoi donc il avait bien pu penser. Décidant que la réponse à cette question viendrait d'elle-même au moment opportun, je me contentai de lui prendre la main.

Nous marchâmes un petit temps, que j'occupai à regarder la rue illuminée en évitant surtout la personne qui se trouvait à mes côtés. Il me faudrait du temps pour pouvoir le faire comme avant.
Lorsque nous parvînmes à l'extrémité d'Oxford Street, je hélai un taxi d'un geste élégant. Je lâchai la main du blond et lui fis un bref signe d'au revoir avant de monter  dans la voiture noire et d'en fermer la portière.

Je m'en voulais un peu d'avoir été aussi brusque, mais il fallait que je m'en aille. Que je respire, que je réfléchisse. M'éloigner de Luke pendant quelques jours (même si je savais que nous nous reverrions au Nouvel An)  indispensable.
Je donnai l'adresse de l'appartement familial au chauffeur et me coulai sur la banquette arrière. C'était certain, cet anniversaire resterait gravé dans ma mémoire... songeai-je en jetant un coup d’œil au bracelet doré.

J'avais donné une deuxième chance à Luke, encore allait-il devoir s'en montrer digne. "Forgiven, not forgotten", comme le chantaient si bien les Corrs.

Fin du RP pour moi
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