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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Autres Lieux Magiques ~¤~ :: A l'étranger
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Retour aux origines
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Temperence Black
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Maitre de JeuSerpentard
Maitre de Jeu
Serpentard
Année à Poudlard : Septième année

Spécialité(s) : Aucune spécialité enregistrée actuellement.


Re: Retour aux origines

Message par : Temperence Black, Mar 14 Fév 2017 - 20:15


La brune s’était laissée faire. Elle restait docile avec Arcturus, comme avec les gens qu’elle appréciait énormément. Ensemble, ils avaient marché durant de longues minutes dans un silence religieux, un silence serein et apprécié. Des gestes valaient plus que de simples mots et ils n’étaient que deux âmes à la recherche de repos et de quiétudes. Lentement, ils arrivèrent chez la brune. Le grand portail en fer forgé noir s’ouvrit à leur approche, comme s’il avait reconnu, en l’un des deux êtres, son maître. Avec le sourire aux lèvres, elle rentra dans la propriété soignée des Blacks. Arrivée à la moitié du chemin, elle fit volte face et se jeta sur son frère en le serrant dans ses bras et en le gratifiant d’un doux baiser sur la joue.

« Merci pour cette folle soirée Arct’... » Murmura la jeune fille avant de quitter l’homme une bonne fois pour toute.
Elle se glissa dans le manoir sans discrètement et fut surprise par son père, le visage voilé d’inquiétude. L’homme serra sa fille dans ses bras forts en lui donnant une fiole de Pimentine qu’elle avala cul sec. L’homme garda sa fille dans ses bras durant de longues minutes avant de la relâcher tendrement.

« Temperence... la prochaine fois, prévient nous quand tu rentres si tard... ta mère était folle d’inquiétude.. »

La jeune fille lui envoya un simple sourire comme réponse avant de filer dans sa chambre pour prendre une douche et troquer ses vêtements sales contre un slim noir et un pull en laine à grosses mailles d’une couleur prune obscure. Le jour venait à peine de se lever mais la famille ne se recoucha pas, préférant profiter des derniers instants en famille avant le départ de Mr. Black pour Paris.
Rosalya Black, la mère de la brunette, fit préparer un petit déjeuner que quelques elfes de maison portèrent dans le petit salon où se trouvait le piano. Ils avaient manger tous ensemble sur la table basse, devant un feu crépitant. Lysandre déposa un baiser sur le front de sa femme avant de tirer sa fille contre lui et de la pousser s’installer à côté du piano. L’homme s’assit sur le tabouret du piano et Temperence se saisit du violon trônant juste à côté.
Rosalya serra ses genoux contre sa poitrine et attrapa sa tasse de café fumant qu’elle porta à ses lèvres. Lentement, un son mélodieux s’échappa des deux instruments réunis.
« Come up to meet you, tell you I'm sorry
You don't know how lovely you are... »


La femme observa sa fille chanter accompagnée de son père avant de fermer les yeux pour garder en mémoire ce tableau idyllique. Temperence, elle, pensait à Arcturus. Elle s’en voulait de l’avoir rejeté de la sorte mais elle ne voulait créer de conflit entre sa copine et lui. Elle le reverrait sous peu, elle le savait. Et lors de cette nouvelle rencontre, elle agirait comme une véritable petite sœur avec l’homme tourmenté qu’il était.

~Fin du RP~
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Rose Layroy
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Serpentard
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Année à Poudlard : Troisième année

Spécialité(s) : Fourchelang


Re: Retour aux origines

Message par : Rose Layroy, Jeu 2 Mar 2017 - 14:38


Poste unique


Bonjour petite fleur. Réveille-toi, souris-moi. Quitte les bras de Morphée pour enfin t'éveiller. Une longe journée t'attends, remplit de joie, de bonheur et d'aventures en perspective. Je sais, ce doux sommeil te permet d'échapper aux quelques tourments quotidiens, mais on t'a appris à ne pas te laisser abattre. À continuer à vivre. Alors vis ! Les vacances sont faites pour ça non ? À tenter tout ce qui est possible et imaginable. À danser et chanter. À repousser toutes tes limites. À partir à l'aventure. Mais quelle aventure, quel chemin, quel parcours cherches-tu maintenant ? Ces contrées boisées, ces champs de blé, ce lac où tu aimes te baigner, tous les alentours tu les connais sur le bout de doigts. Alors as-tu envie de rechercher de nouvelles choses dans ce que tu connais ? Dans la nature il n'y a rien de définitif. C'est ce que t'as appris ton grand-père. Mais aujourd'hui tu n'as pas envie de découvrir les secrets de ce monde. Aujourd'hui, le soleil et ses rayons ne t'appellent pas avec sa force habituelle. Tu as besoin de défi et tu sens que cette nature ne t'en procurera pas suffisamment. Tu veux découvrir quelque chose de tout à fait nouveau et tu sais que tu y parviendras dehors. Ce n'est donc absolument pas intéressant. Savoir par avance que l'on va réussir n'est pas ce qui te maintient en vie. Comme Agathe et Tina tu as constamment besoin d'être mise à l'épreuve intellectuellement parlant. Des défis, es épreuves, tu en veux toujours plus et des toujours plus difficiles. Alors tu as une idée...

Lève-toi doucement maintenant et goûte aux plaisirs qui t'attendent. Suis la lumière qui te guide vers ton prochain parcours. Une amie écailleuse, un grand-père gros nounours, une grand-mère studieuse. Ta famille adorée. Tu es dans la maison familiale des Layroy et tu sens, tout comme moi, toute la vie qui y s'est déroulée. Toutes les joies, toutes les peines, toutes les actions. C'est là que tu comptes trouver l'impossible, l'improbable. Là où tout n'est qu'ordre et beauté. Luxe, calme et volupté. Tu avances, tu marches sur ce parquet lissé par des siècles de passages de Layroy. Toute cette famille... Tu en as entendu des histoires sur eux. Sur tous ces grands hommes, sur toutes ces grandes femmes. Tous, sans exception, ont fait parti de la maison des grands aigles. Ces grands bleus et bronzes. Ces penseurs. C'est toi qui en as brisé la lignée. Toi, chapeauflou, tu aurais pu cependant arborer les mêmes couleurs que ta famille mais que voulez-vous. C'est finalement le vert qui te sied le plus. Le Choixpeau a bien fait. Savait-il déjà ? La première Fourchelang connue des Layroy c’est toi. Sache que tu es donc à l'origine de la fin d'une longue tradition. Celle des grands aiglons. C'est dommage et en même temps, il faut savoir détruire pour reconstruire quelque chose de plus important encore. N'est-ce pas là un peu ton but. Ajouter une toute nouvelle pierre à un meilleur édifice ? Mais là n'est pas la question. Il ne s'agit pas de découvrir de quelle nouvelle ère tu es à l'origine mais de découvrir quels sont ceux oubliés de l'ère précédente.

Dans cette grande maison des souvenirs tu trouveras sûrement ton bonheur. Un bonheur bien caché c'est cela qu'il te faut. Tu fouilles alors, tu fouines, tu fais et défais, te faufiles et défiles. Entre les livres, parmi les étagères, dans les boîtes par milliers. Tu remues ciel, mer et surtout poussières pour découvrir le secret. Mais quel secret ? Tu n'en sais rien mais chacun a ces secrets et le meilleur avec ceux-ci est qu'ils sont extrêmement drôles à chercher. Le meilleur endroit pour chercher, le grenier. Lieu où l'on entrepose tout ce qui ne peut pas être arboré dans la maison. De nouveau tu mets tout sens dessus dessous. Vieux vases, vieilles machines, anciens meubles, anciennes poussières. Antiques livres, vous êtes là, tristes de ne plus sentir vos pages jaunies se tourner. C'est l'heure de votre renouveau. Des yeux neufs vous contemplent, des mains douces vous caressent. Des mots, des sensations, des émotions. Une solitude immuable derrière la multitude mortelle. Phrase d'un mort des siècles passés. Et puis tu la vois. Le but de tout ce chamboulement. Le secret. Un indice. Sans nul doute. Une vieille photographie comme les appellent les moldus.

Un homme et une femme. Mais où sont-ils ? Tu observes et analyses. Cette image est tellement claire, tellement nette, tellement lumineuse. Le soleil brillait ce jour-là et illuminait le visage des deux jeunes gens. Du bleu, tant de bleus différents, tant de bleus éclairants. Un bleu pur dans le ciel signe d'une journée des plus agréable ou devrais-je dire des plus rares. Pas l'ombre d'un seul nuage, pas l'aperçu d'une seule tache blanche. Rien qu'un fond bleu magnifiquement clair. Puis un second bleu, plus transparent encore. L'eau d'une fontaine qui s'échappe dans les airs et s'envole. Des micelles de perles glacées s'y échappent et parfois tombent sur ces deux êtres. Ou peut-être ces gouttes sont-elles ardentes, chauffées par le rayon de ce grand soleil d'été ? Après tout, seule l'imagination nous permet de faire des suppositions. Ils sont là, assis sur son rebord fait de pierres grises. Du marbre poli et lisse sans nul doute. Un marbre qui contraste avec le sol pavé légèrement rosé fait essentiellement de granits. Un granit brillant à côté d'un marbre mat. Un contraste enchanteur qui nous emmène loin de nos contrées habituelles. Où sont-ils ? Sur une petite place d'un village abandonné ? Bien qu'il n'y ait aucun passant les petites maisons rustiques alentours sont bien trop belles pour ne pas mériter des occupants. Un endroit inconnu de toi petite serpent, tout comme moi, mais un endroit qui semble magique cependant.

Tu retournes la photo et y vois quelques lettres. Une ligne. Une simple ligne écrite à la main.

Mark & Agathe

Agathe ? Serait-ce ta Agathe ? Celle qui bébé t'as bercé ? Celle qui t'a enseigné l'amour de la lecture ? Celle que tu appelles mamie ? Ta grand-mère jeune, serait-ce t-elle ? Elle lui ressemble. Elle en a les yeux. Mais qui est-ce donc ce jeune homme à ses côtés ? Certainement pas son Pouffy' de grand-père. Ils ont l'air de se ressembler. Pourtant elle ne se souvient pas d'un homme Layroy lui ressemblant. À moins qu'on ne lui en ait jamais parlé. Mais alors pourquoi ? Qui est cet inconnu ? Un cousin ? Un frère ? Ou bien cette ressemblance n'est que le fruit de ton imagination et il ne s'agit que de simples amis. Peu importe, tu as envie dans savoir toujours plus. Voici l'aventure que tu cherchais. À toi de jouer les détectives à présent...
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Asclépius Underlinden
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Serpentard
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Spécialité(s) : Permis de Transplanage
Fourchelang
Legilimens


Re: Retour aux origines

Message par : Asclépius Underlinden, Lun 6 Mar 2017 - 16:18



RP unique


C’était un après-midi de Juillet.
Et comme, depuis le début de sa jeunesse, d’habitude, il les passait seul, allongé sur le tapis de sa chambre, où quelques taquins rayons de soleil venaient lui chatouiller les sens : la vue, brouillée par des teintes en clair-obscur, le toucher, avec cette sensation de chaleur, sur les paupières entrebâillés.

Affable, au repos, Asclépius paressait. C’était l’heure de la sieste, au château Underlinden… Ou tout du moins, une heure étrange, creuse, après le repas du midi, et avant la collation de dix-sept heures. Une heure vouée à la détente, car le matin était réservé à l’étude, et le soir aux loisirs imposés. Des heures pour lui, à somnoler à son envie, dans sa chambre insonorisée, aseptisée des mœurs du monde… Dans ce château incongru, au cœur d’une forêt allemande, à la frontière du Danemark… Forêt dense, à l’enchevêtrement des feuillages, où la brume se fait reine les soirs d’Hiver… Forêt porteuse de légendes diverses, variées… Les plus souvent terrifiantes, issues des temps anciens, où le danger régnait encore… Danger qui persiste, à travers ces comptines d’enfant… Qu’il lui prenait l’envie de fredonner, de temps à autre, lorsque le temps y était impropre.
Oui, il n’agissait, la plupart du temps, qu’uniquement en fonction de ses envies : éphémères ou non. Généralement sans songer aux conséquences, car la magie lui avait appris cela : quelque soit le sort que tu lances, il y aura toujours un contre-sort pour faire comme s’il ne s’était rien passé. Tout du moins, avec la magie qu’il avait expérimentée pour le moment.

Impassible, il écoutait le bruit tranquille de sa respiration. Pas de « boum-boum » dans la tête, seulement les lentes inspirations et expirations nasales, de cet air d’Eté, mêlé à la poussière d’une chambre impersonnelle et peu usitée, en raison d'un internement scolastique, la majorité de l'année.
Parfois, il discernait des pas dans le couloir, ou avait l’impression que quelqu’un se déplaçait, faisait quelque chose… Qu’il y avait du mouvement, mais que ce dernier était fondamentalement extérieur à lui-même. Un mouvement qui n’était pas dérangeant : simplement intriguant. Bien qu’un peu persistant.
Mais bon : sa famille avait tendance à oublier jusqu’à sa présence, alors, il faisait de même. Ce n’était guère compliqué : c’était de l’habitude, tout simplement. Tous les Underlinden étaient soumis à l’Habitude. C’était triste, mais ainsi. Lui, le benjamin, ne pouvait s’empêcher d’y trouver une forme de responsabilité coupable... Peut-être sa famille appréciait-elle cette façon d’appréhender l’Existence ?

Assez peu pour lui.
C’était bête, mais il préférait vivre, tant qu’il le pouvait, tout du moins.
La vie est courte : son accident de l’année dernière le lui avait bien rappelé…

A ce souvenir bref, il se retourna sur le côté, puis étira la jambe droite, la boiteuse. Celle qui lui causait des douleurs, diurnes et nocturnes… A moins que ce ne soit les fièvres, auxquelles il était fréquemment sujet ? Il n’avait jamais eu la santé de son côté, de toute façon. Risible pour quelqu’un qui avait longtemps voulu se destiner à la médecine… Avant de découvrir qu’il n’était pas enfermé par la signification de son prénom… Qu’il pouvait faire autre chose, expérimenter autrement… Participer ailleurs… Gagner une Coupe de duels, par exemple, même pour juniors…
Poudlard lui avait apporté beaucoup. Sa cinquième année, et sa sixième, avaient été riches. Pas spécialement en révélations (qu’y avait-il à révéler ?), mais en expérimentations, en expérience… A devenir un peu plus Demain, et un peu moins Hier, tout en jouissant des possibilités du Maintenant.

A cette réflexion, il esquissa un sourire caustique, puis se redressa doucement ; s’épousseta puis remit en place sa robe de lin avant de quitter les lieux : baguette sur l'oreiller, nu-pieds et cœur léger. Il avait envie d’une balade, à défaut d’une ballade… Pour ce soir : ils avaient des invités, et autant pincer quelques notes, pour satisfaire la galerie.
En Figuration, il avait toujours eu un certain talent. Transfiguration, c’était une autre affaire…

A pas de danseur ayant du verre moulu incrusté dans la plante des pieds, il tâcha de traverser les longs couloirs froids, les escaliers sombres, les portraits taciturnes, les plantes vivaces, et d’atteindre une sortie quelconque, pour sortir de la bâtisse et se diriger vers la forêt. Et plus particulièrement une clairière qu’il affectionnait, où il avait pris l’habitude de lire, de danser, de jouer de la musique, tout au long de ces Etés passés… Une clairière qui avait été le théâtre de nombres de choses, le concernant… La découverte de ses pouvoirs, par exemple… Ce qui n’allait strictement pas de soi, ni pour lui, ni pour les siens. L’un, devant probablement alimenter l’angoisse de l’autre. A voir dans quel sens, cependant…
Il y avait eu l’accident, aussi. Qui avait ajouté, à sa difformité. Ça l’avait marqué, peut-être un peu plus que ce qu’il en laissait paraître. Parce qu’il ne savait trop, ce qu’il laissait paraître, sur lui-même. Il se sentait plutôt transparent, vis-à-vis des autres, parce qu’il était anesthésié. Parce qu’il était un ver dans une pomme. Parce qu’il n’avait commencé à vivre, à explorer la Vie que très récemment… Et qu’il était toujours enthousiaste, passionné… Prêt à se casser les dents et à se rompre les os sur des pentes obtus, également. Des chemins semés de cailloux…

Mais tout cela, c’était une autre histoire.
Pour le moment, il cheminait tranquillement, à un rythme de croisière, appréciant l’air doux qui venait parfois caresser son cou et ses joues. Cet air embaumé, aussi, qui émanait de la serre familiale. Cet air d’Eté, et d’une certaine liberté. Parce que depuis un mois, il était majeur. Majeur et prêt à expérimenter, des choses, tout un tas… Des potions, surtout. Fini, les petits jeux estudiantins sur le philtre de paix. Sa rencontre avec la maîtresse des potions de cette petite boutique de l’Allée des embrumes, l’avait poussé à vouloir en savoir plus, en apprendre plus sur cet art qu’il affectionnait par-dessus tout. Cet art qui lui offrait à la fois libération et création. Cet art où il ne cessait d’apprendre et d’expérimenter… Où il pouvait laisser aller sa rigueur, son entêtement, sa curiosité, son sens de la découverte et de la fantaisie… Où il y avait milles ingrédients, un chaudron ou bien un autre récipient… Et que de ces breuvages naissaient de si fabuleux effets… Comme l’alcool, qu’il ne tarderait probablement pas de servir à quelques clients du Chaudron baveur… ça titillait les sens, ça aussi. Ça faisait voyager.

Des invitations au voyage, il en avait plein les manches. Plein la tête, surtout. Entre les portes qui s’ouvrent, qui se ferment… Les fenêtres qui s’entrouvrent et les volets qui se baissent… Tout cela, à sa disposition, uniquement… Même s’il n’était pas maître de son esprit. Ou des deux, il ne savait qui était le maître ; mais il ne trouvait pas la question spécialement pertinente.
Il vivait depuis si longtemps dans un tourbillon, que son cœur et son âme étaient désormais fait de la même matière. Et lui, était toupie en funambule. Ce qui faisait tout de même beaucoup de tours et de détours. De toute façon, le sens de l’orientation, il trouvait que c’était un peu surfait. C’était plus agréable, de se perdre au détour des chemins. Personne ne l’attendait au bout, de toute façon, alors autant jouir de sa solitude pour jouer au Promeneur solitaire, et rêvasser un peu plus.

Le sujet de l’instant ? La confiture de citron bleu. Il avait bien envie d’y goûter, si c’était possible, si ça existait… Et si ça n’existait pas, il lui faudrait en fabriquer par lui-même ! Ou trouver quelqu’un de compétent en matière de confiture, parce que les sucreries, c’est délicat, tout de même. Il faut une technique spéciale, qu’il n’avait pas… Un apprentissage, qu’il ne connaissait pas. Et probablement des outils, dont il ne disposait pas. Cela faisait déjà beaucoup… Donc, oui, autant demander à un Magister de la Confiture. Ça devait se trouver, non ? Au pire, il lancerait une annonce dans un journal quelconque. Moldu ou sorcier, hein, l’était pas très regardant. Il voulait juste de la confiture de citron bleu… Donc, oui, peut-être sorcier. Ça lui éviterait de devoir répondre à des questions du style : « pourquoi le citron est bleu » ? Bah, parce que, mon jeune ami, la Terre est une orange. Et vous aussi. Même si vous n’êtes pas couleur tomate, nous sommes tous des oranges mécaniques. Un petit rouage organique dans les tripes de la grande horloge de la société. Après, y avait les rouages qu’on voyait, et les autres, qu’on ne discernait pas nécessairement mais qui étaient là tout de même. C’était eux, sorciers. Selon certains. Peut-être même selon lui…
Mais toute cette histoire d’horlogerie (tiens, et s’il partait faire un tour en Savoie ?), ne l’aidait pas avec celle de la confiture de citron bleu. Il avait de nouveau dérivé, sur sa petite barque de pensées. C’était plutôt agréable… Surtout compte tenu la position dans laquelle il se trouvait : allongé dans l’herbe, les pieds dans un doigt de rivière.

Le temps de penser, il avait eu le temps de mouvoir son corps de façon automatique. Et de trouver un endroit confortable, pour faire la sieste. Sous les tilleuls qui bordaient la clairière, le chêne pas loin, le filament d’eau qui courait entre les galets et les touffe d’herbe fraîche, le parasol de feuillage et les petites tâches de soleil au coin de l’œil, la chaleur de l’Eté sur son corps de brindille, et la fraîcheur de l’onde sur ses membres pédestres endoloris.
Oui, tout était parfait pour la sieste. Ou pour se perdre, rêver, dans une mélodie des sens. Enchantement perpétuel, dans un rondeau des possibles. Une petite mélodie de l’âme, qui venait du cœur, et qui entrait en résonance avec les clapotis de l’eau, quand il bougeait les orteils. Petite mélodie du vent, qui faisait siffler l’herbe et frémir l’écorce des Gardiens de cette forêt. Petite mélodie, en sifflement dans l’herbe… Mais… Cette mélodie-là, avait déjà eu lieu. Y avait eu une rupture de style, où il ne s’y connaissait pas. Un petit sifflement à l’oreille, petit, ténu, un brin volontaire. Présent, en tout cas, car ça lui chatouillait l’oreille. L’oreille, et le vent, qui s’était tut en cérémonie, comme s’il s’attendait à assister à quelque chose de particulier. Comme une rencontre, ou quelque chose dans le genre. Alors qu’en ouvrant les yeux, et en tournant le faciès, il n’y avait que lui, l’eau qui s’écoule, l’arbre qui dort avec la chouette dans son ventre, prêt à accoucher chaque nuit du rapace, et la tête plate d’un reptile, que ses maigres connaissances reconnurent comme étant un serpent. Probablement un pas trop farouche, de type de ceux qu'on avale, de la part des gens qui mentent.

Un serpent, un brin différent de ceux qu’il avait l’habitude de côtoyer à Poudlard, étant donné que ce dernier était vivant. Et que s’il utilisait le terme « serpent », c’était pour désigner l’animal de cette espèce, et non une façon de parler de ses camarades vêtus de vert et d’argent, qui avait adopté l’appellation de « serpents », tout comme les Gryffondor étaient des « lions », les Serdaigle des… Bah… Des aigles et pas des corbeaux… Et les Poufsouffle des blaireaux. Oui, sans guillemets. Parce qu’il était quelqu’un d’arbitraire.
Donc.
Un serpent.
Un vrai, ce coup-ci. Du genre, avec des crocs, une face plate, une langue fourchu et généralement du poison dans les crocs. Des anneaux, pas de poils, des écailles. Ça avait un système digestif particulier, et ça pondait des œufs.
Voici, à peu près, l’ensemble de ses connaissances sur ces animaux. Ce qui ne lui permettait, en aucune façon et d’aucune sorte, d’identifier précisément la nature de la bestiole en face de lui. Etait-il venimeux ? Il n’avait pas l’air bien gros… Les couleurs ne lui disaient rien, mais, de toute façon, il n’aurait rien su en dire…

Il déglutit, et demeura figé dans la position qu’il avait adopté : tendue. L’eau n’émettait plus de clapotis régulier, le vent soufflait toujours, mais un seul être sifflait actuellement.
Le serpent.

Allait-il se faire mordre ?
Le reptile attendait-il que la proie qu’il était soit suffisamment pétrifiée, pour se jeter à sa face et lui mordre le bout du nez ?
Il imaginait d’ici la douleur provoqué par l’enfoncée précise de crocs dans son bout de nez noueux si délicat… Surtout que, tout de même, s’attaquer à son nez, c’était une proie facile… Son appendice nasal n’ayant quasiment rien à envier au personnage de Cyrano
Il déglutit.

Peut-être aurait-il mieux fait d’apprendre la flûte, comme les vieux Indiens, plutôt que le luth ? De ce fait, il aurait probablement pu charmer le serpent, à l’aide de sa musique, puis s’enfuir en courant…
Quoique, si ça se trouve, il avait affaire à un serpent esthète, amateur de musique de chambre. Qu’en savait-il ? Peut-être aurait-il mieux fait d’emmener son cher instrument avec lui, au lieu de le laisser dans sa housse… Quelle idée, aussi, d’entretenir son instrument…

Nouvelle déglutition, et amorce un mouvement, léger, pour se redresser. Pas de mouvement du côté du reptile non plus, seulement l’impression d’être suivi par ce regard vide et animal.

« - Je… Je vais juste me redresser, et m’en aller. »

Quelques petits mots, pour se rassurer. Entendre sa propre voix prononcer une phrase en porte de sortie. Plus qu’à suivre le plan, maintenant.

« - Bipède, je sssserssse de la sssssaleur. »

Oh.
Bah, si tout n’était qu’une question de sel.
Comme l’accommodement des pâtes quoi.
Même s’il se demandait bien ce que les pâtes venaient faire ici, alors, qu’au départ, rappelons-le, il était question de confiture au citron bleu.



Un regard prononcé sur le serpent. Le vent siffle, l’herbe aussi. Et le serpent aussi.
Un serpent, ça siffle. Parfois ça crache, parfois ça mord.
Ça parle pas, un serpent.
Pas l’humain, tout du moins.

Lui, avait le regard bête. Vide. Il y avait eu un court-circuit, dans son occiput lorsque la question de la confiture au citron bleu avait été mise de côté, face à un problème autrement plus présent, autrement plus réel, et autrement plus titillant pour son mental déjà… Bah… De ce qu’il en était, quoi. Un brin… Non, non, pas atrophié…
Ça parle, un serpent ?

Non, ça parle pas…
Ça parle pas…

« - Du sel ?
- Ssssaleur. »

Il avait sorti la langue.
Les deux.
Enfin, même si lui avait un accent, c’était pas aussi sifflant. Et il n’avait pas envie de sel. Il n’en avait pas besoin, là.

« - Du… Du sel… ?
- Sssssaleur. »

Le ton avait changé, semblait presque plus exaspéré.
Ce ne pouvait pas être lui qui avait dit cela, étant donné que son ton, à lui, était chevrotant. Oui, oui. Comme une chèvre. C’était des sons hachés, craintifs, qui sortaient difficilement.
Alors que les autres sons, étaient plus déterminés. Plus sifflant. Presque, plus… Musicaux… D’une façon bien étrange, d’une musique nouvelle, pour ses oreilles, inattendue, incongrue…

Les serpents, ça parle…
Et lui, déglutit.

Le reptile en face semblait très loin de ses états d’âme, puisqu’il s’approcha quelque peu. Comme s’il demandait une sorte d’autorisation à il ne savait quoi. Et lui, un peu débile (un peu beaucoup, mais c’était chose commune), hocha la tête, comme pour délivrer une autorisation quelconque. Autorisation à quoi ? Ça allait se savoir bientôt. Probablement à se faire bouffer le bout du nez, tiens. Il l’aurait bien mérité, à être aussi stupide…

Le reptile s’avança alors. Dans cette situation irréelle, il filait, lui aussi, comme la rivière sur ses cheville, et vint se glisser dans un entrebâillement de sa robe de sorcier, avant de trouver un endroit plutôt confortable, situé très précisément sur son ventre.

Doum-boum, faisait le cœur dans sa cage d'os.
Boum-boum, faisait le cœur dans son sang et ses oreilles.
Boum-boum, faisait le cœur dans la forêt, tandis que le serpent, plutôt satisfait d’avoir trouvé un bipède si conciliant, tâcha de commencer sa sieste sur la peau chaude.

Cœur froid, mais corps chaud. Ça, c’était certain. Réchauffé par le soleil, en plus…
Donc, confiture de citron bleu…
Etait-ce vraiment le moment pour la sieste ?

« - Tu…

Déglutition.

Tu as parlé ? »

Pas de réponse.
Un soupire.
Les serpents, ça ne parle pas, mieux valait faire la sieste.

Et c’est ce qu’il fit, avant de se réveiller, peut-être une heure plus tard, s’il en jugeait de ce qu’il pouvait percevoir du soleil… Actuellement, un rayon, taquin, qui était venu lui chatouiller la paupière, et l’avait forcé à l’éveil.
Eveil, où il pouvait toujours voir la bosse, sous sa robe, à l’emplacement de ses intestins. Forme repliée, qui semblait dormir, et qui lui chatouillait le nombril.

Bon…
Donc, ce n’était pas un rêve, il y avait bel et bien un serpent qui parle sur son ventre.
Super…
Enfin, qui parle, c’était pas certain, étant donné qu’il n’avait pas répondu à sa question. Peut-être parce qu’il la jugeait trop stupide pour être répondue ? Quel serpent prétentieux…

Faudrait bien s’occuper de ce « léger » problème à un moment ou à un autre…
Non pas que ça soit pesant, mais…
Un serpent. Sur son ventre. Qui dort, mais ça mord, un serpent. Ça parle pas, mais ça mord. Gnap, gnap, sur le boum-boum erratique.

Nouvelle déglutition.
Etrange qu’il ait encore assez de salive pour ça, alors que, tout de même, cette rencontre l’avait plutôt asséché…
Enfin…
« Rencontre »
Y avait pas vraiment eu discussion
Simplement une demande et une autorisation… Qu’il ne trouvait pas particulièrement étrange. Après tout, lui aussi, aimait bien dormir au chaud, quand il faisait froid dehors. Et les reptiles avaient le sang froid. Pas comme lui. Il paniquait.
Oh par Merlin, il avait un serpent qui dormait sur son ventre !

Il sentait sa respiration s’accélérer davantage, et le dormeur à écailles aussi, probablement, puisqu’il sentit une langue fourchu entrer en contact avec son épiderme.
Boum-boum de plus en plus erratique, le cri de l’hystérie qui pointe, la sueur qui recouvre la pulpe en écorce palpable, et un autre sifflement, plus insistant et cohérent, cette fois-ci.

« - Ssssaleur, dormir… »

Asclépius ouvrit sa robe, peut-être un peu trop vivement, et regarda le serpent, qui le regardait, à son tour, de ses grands yeux reptiliens, fendus… Moins menaçant que ce qu’il pensait…
Donc, serpent qui parle, moment de la discussion…

« - Tu… Tu parles ! »

La bête sembla le regarder un instant, puis opina du chef. Semblerait que le bipède agité ait besoin d’une confirmation sur de pseudos états d’âme, alors qu’il ne voulait que dormir, confortablement installé, et au chaud.

« - Comment ? »

Il ne sut quoi répondre, et siffla, à l'instinct : « - Sssss’est toi qui ssssait parler. »

Révolution des perspectives.
Un serpent, ça ne parle pas.
Un sorcier, ça pouvait siffler, par contre.
Ah oui, d’un coup, c’était tout de suite un peu plus cohérent.

Enfin, non, c’était pas cohérent du tout ça. Des gens qui parlent aux serpents, y en avait pas des masses… Y avait les gens qui jouaient de la flûte pour charmer les reptiles (sûr et certain que c’était ainsi qu’ils les charmaient), et l’autre à la face simiesque qui avait créé l’uniforme qu’il portait. Et celui qui avait une cicatrice. Et celui qui avait un faciès de reptile. Oui, ça en faisait du monde, d’un seul coup…
Et…
Lui… ?

« - C’est…
C’est moi qui…

- Ccccertains bipèdes. »

Et le reptile se rendormi, semblant agacé, ne souhaitant guère discuter, visiblement.
Asclépius se rallongea dans l’herbe, les pupilles exaltées, et le sang sur sa face, déserté.

« - C’est moi qui parle au serpent… »

Comment ça s’appelait…
Un don, ou quelque chose comme-
Fourchelang.
Voilà, un truc comme ça…
Fourchelang : les gens qui parlent aux serpents. Comme Ssssalazar Sssserpentard. L’était connu pour ça, d’ailleurs. D’ailleurs, tous ceux qui parlait le serpent, devait probablement descendre de lui. Parler le serpent, c’est pas commun. Et si c’est un don, c’est de l’innée, pas de l’acquis. Donc… Pas quelque chose qu’on peut apprendre avec une méthode de grammaire et des listes de vocabulaire…

Il n’avait pas vraiment pu se pencher sur la discussion, ou prêter plus ample attention aux intonations… Au bruit de la langue de cette bête à écailles somnolente… Pourtant…
C’était…
Original…

Pour lui, ça sonnait comme de l’anglais… Pas bien différent…
Enfin…
Ou des sifflements, lorsqu’il n’était pas en contact visuel avec l’animal…
Contact visuel…
C’était ça, qu’il fallait faire ?
Ouvrir la bouche, planter son regard et parler, comme il le faisait avec n’importe qui d’autres ?

Pas possible.
Les serpents, ça parle pas.
Il n’était pas un Fourchelang.
Pas possible.
C’était censé être un truc… Bah… Il ne savait trop quoi. Pour les gens un peu exceptionnels, quoi. Ou, tout du moins, qui descendaient de Salazar Serpentard.
Ce qui n’était pas le cas de sa famille. Ou alors, il avait mal révisé ses cours de généalogie, et était bon pour le rattrapage, à la fin de l’Eté…

Non, définitivement pas possible…

Souffle du vent dans les feuillages,
Souffle des naseaux de la bête sur sa peau,
Souffle à lui, qui sort de ses lèvres craquelées.

Pourtant, peut-être…
Ça expliquerait ce que ce serpent faisait ici, à dormir paisiblement sur son ventre… ça devait être une couleuvre, probablement… En tout cas, il ne l’avait pas attaqué, n’avait pas réclamé son territoire, ou quoi que ce soit d’autres…
Juste, un peu de sommeil et de chaleur. Ce qu’il pouvait offrir, présentement…
Ce qui expliquerait pourquoi il l’avait approché (truc de phéromones, peut-être ?), pourquoi, lui, avait entendu et compris que la bestiole voulait dormir au chaud. Pourquoi il y avait eu une demande à la sieste abdominale, pourquoi il y avait eu autorisation.

Il pouvait autoriser des reptiles à faire la sieste sur son ventre.
Il baissa les paupières, et soupire, à son tour, tandis qu’il sentait un vague tremblement le prendre, à partir des orteils.
Il commençait à avoir froid.
Il ne commençait pas à être perdu, par contre. Ça : il l’avait toujours été.

Un serpent, ça parle…
Après, y en a qui comprennent…
Et y en a qui parlent en retour…

Dernière déglutition,
Paupières qui s’abaissent,
Souffle un peu plus lent,
Heure de la sieste.


A son réveil, le serpent avait disparu.
Et lui, persuadé d’avoir rêvé ce moment surréel.

Dans son esprit, seules demeuraient les pensées de confitures bleues et citronnés…
Avec en arrière-fond, ces interrogations, et ces inquiétudes nouvelles, sans pour autant savoir à qui s’adresser pour se rassurer… Si ce n’est à un autre fourchu…
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Message par : Luna Dippet, Dim 19 Mar 2017 - 19:52


A Arthemis Lhow
Luna s'arrêta devant les panneaux d'horaire de train. Elle était à Gare du Nord et vérifiait si son train en direction de Lille n'avait pas de retard. Elle rentrait en Ecosse. Il y avait beaucoup de monde à la gare, des gens qui allaient, qui venaient. Parfois ils marchaient lentement comme s'ils se baladaient. Parfois ils marchaient à vive allure. Cela était d'ailleurs bien caractéristique des Français et plus particulièrement des Parisiens avait remarqué Luna. Luna venait souvent en France pour voir ses anciennes amies de Beauxbâtons mais aussi pour le voir... lui.

Comme à sa triste habitude, Luna était en avance d'une heure et demie par rapport au départ de son train. Que faire pour passer le temps ? Elle avait déjà lu le journal des moldus français dans le métro "Le Parisien ..." prononça-t-elle avec aisance mais un fort accent écossais. Luna s'assit alors sur les nombreux fauteuils disponible qui faisaient face aux quais. Les gens n'avaient pas le temps de s’asseoir. Tous pressés, tous en retard, peut être ? Elle s'amusa donc à regarder le comportement des gens. Elle faisait très souvent cela. Sans forcément avoir de jugements mais en rassemblant tous les clichés possibles et imaginablent, elle essayait d'imaginer une vie à chaque personne qui attirait son attention. "Cet homme là-bas ... il a une grosse valise en cuir marron, abîmée, un chapeau melon et une cage à oiseau vide ... Je suis sûr que c'est un sorcier !". La différence entre les sorciers et les moldus n'était pas quelque chose de visible physiquement. C'était peut être quelque chose que l'ont ressentait, entre sorciers, mais finalement rien était gravé dans le marbre. Tout était tangible. C'était la complexité du monde, mais aussi sa beauté. Luna fixa une vieille femme, pliée en deux, qui avait beaucoup de mal à marché. Canne dans une main et sac dans l'autre, le regard totalement dirigé vers le sol à cause de son dos : comment faisait-elle pour se repérer ? Pauvre femme, pensa Luna très fortement. "Profitez de la jeunesse !" rabâchaient les vieux. Ils avaient raison. Luna se leva, et aida la vieille femme à se diriger. Elle cherchait le quai 23. C'était la bonne action du jour et la vieille femme remercia fortement la jeune fille. Elle avait eu de la chance, ce n'était pas la première fois que Luna aida une personne âgée. Parfois ils sont aigris, ils refusent l'aide. C'était une forme de honte qui ressortait dans ce comportement. Comme une revendication de leur indépendance et de leur habileté à agir comme bon leur semblait malgré le ravage des âges.

Pour autant, la bonne action de Luna n'avait pas forcément fait passé le temps plus vite. Seulement dix minutes s'étaient écoulées. Pour ne pas trop désespérer, Luna considéra que c'était mieux que rien. Ses amies françaises n'avaient pas pu l'accompagner jusqu'à la gare, c'était dommage cela l'aurait aidé à passer le temps. Mais en même temps les adieux longs et déchirant, ce n'était pas terrible non plus.
Luna songeât alors au long voyage qui l'attendais. Elle attendait son train pour Lille, puis elle prendrait un Eurostar pour rejoindre Londres en passant sous la Manche. Arrivée à Londres il fallait prendre un train pour rejoindre Édimbourg. Sa journée était loin d'être terminée. Mais elle avait passé un bon week-end en France. Ses amies venaient de Paris et sa région, c'était déjà un avantage car l'Ecole de Beauxbâtons se trouvait dans le Sud de la France, dans les Pyrénées. Elles n'avaient pas visité les musées, elles les connaissaient déjà par cœur. Elles avaient simplement passé un moment entre amis, à faire les boutiques et des petites soirées autour d'une "raclette" à jouer à des jeux de société moldu ou sorcier. De bons souvenirs ! Elle avait aussi revu son copain avec qui elle avait passer son samedi après midi et soir. Il lui manquais déjà.

Le temps ne passait décidément pas. Luna retourna s’asseoir sur un banc en attendant le départ.
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Re: Retour aux origines

Message par : Artemis Lhow, Mar 21 Mar 2017 - 15:40




Un train à prendre

avec Luna Dippet

La France ... parcourir tant de kilomètres pour recueillir si peu d'informations fiables. J'aurai bien mieux fait de rester à Pré-au-Lard à glaner des informations. C'est effrayant la quantité d'informations qui transitent au château. Certains élèves sont plus informés que les grands journalistes de Londres sur les faits et gestes de certains mages noirs. Il fallait cependant que je prenne le risque de venir, s'il avait été ici j'aurai gagné de précieux mois de recherche et d'investigation. Malheureusement, c'est niet ! Retour à la case départ.

Transplaner pourrait se révéler utile parfois, ne serait-ce que pour éviter les transports moldus. Cette invention qu'ils appellent le train est lent, bruyant, inconfortable ... pas autant que la sensation de transplaner d'accord, mais tout de même ! Le pire, c'est sans doute le métro. Tout le monde s'entasse et se presse afin d'aller d'un point à un autre. C'est comme le train, mais version collé-serré !

J'aurai mieux fait de venir balai, c'est certes tout aussi inconfortable (encore que ... au moins je suis seul sur le balai) mais tellement plus rapide. J'ai besoin de calme et de silence pour me concentrer sur mes pensées et parvenir à cet état de calme absolu qui me permet de me décider sur les prochaines actions à mener.

Alors même que je suis plongé dans mes pensées, je bute sur une dalle et manque de m’étaler de tout mon long sur l'un des quai de la gare. Foutu maladresse ! Même cette mamie semble mieux voir où elle va ! Bon, faut dire que sa petite fille la guide. Sa petite fille ? Peut-être pas ... la vieille dame ne tarit plus de remerciement alors que la demoiselle s'éloigne. Ce n'était peut-être qu'une inconnue au final. C'est si rare de nos jours de voir une personne prendre de son temps pour aider son prochain (ou son ancien...).

Elle semble bien rêveuse alors qu'elle s'installe sur l'un des bancs et son regard vide se pose sur le sol. Pourquoi pas après tout, cela semble devenir une habitude chez moi que d'interpeller les gens sans raison apparente ! Mais cela aurait peut-être l'avantage de faire passer le temps plus vite non ?

- Il est rare de voir les gens faire preuve de compassion. Mais il est tout aussi agréable de voir que le monde n'en est finalement pas totalement dénué.

J'avais dit cela dans un Français presque parfait, mais mon accent Anglais trahissait clairement mon statut de touriste ...
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Re: Retour aux origines

Message par : Luna Dippet, Mar 21 Mar 2017 - 17:48


A Artemis Lhow

Rêver. Il fallait bien. S'occuper l'esprit pour ne pas pleurer d'avoir quitté quelques heures auparavant ses proches. Luna avait commencé par regarder les gens de près. Prendre en compte chacun des détails qu'elle voyait pour leur inventer une vie. Une vie basée simplement sur la déduction. Et puis Luna s'était perdu dans ses pensées. Elle regardait en direction de la foule puis le sol, mais ne voyait rien finalement. C'était le vide. Comme si elle s'était endormie sur place, les yeux ouverts.

- Il est rare de voir les gens faire preuve de compassion. Mais il est tout aussi agréable de voir que le monde n'en est finalement pas totalement dénué.

Une voix masculine réveilla Luna brusquement. Un jeune homme se tenait debout devant elle. Il paraissait gigantesque. En vérité il était naturellement grand mais, du fait que Luna se tenait assise, cela décuplait sa grandeur. Intimidée, Luna se leva. Le jeune homme souriait légèrement mais Luna senti que quelque chose le préoccupait, au fond. La situation était quelque peu comique, le jeune homme s'était adressé à Luna en Français alors qu'il était visiblement Anglais à en juger par son accent. C'était normal après tout, nous étions en France. Mais le monde était petit. Luna ne savait pas quoi faire, lui répondre en français ? Auquel cas son accent écossais l'a trahirait. Ou alors répondre en anglais, sous peine de surprendre le jeune homme. Pour l'aspect comique, Luna répondit en français.

- Vous parlez de ce que j'ai fais pour la petite grand-mère ? Oh ce n'est rien. J'ai du temps devant moi, et elle me faisait de la peine ! Elle avait un grand sourire.

Cela dit le jeune homme avait raison au fond. Aujourd'hui il était assez rare de voir des œuvres charitables autour de soit. Les gens n'avaient pas le temps. Les gens étaient égoïste. Luna n'était pas un Saint Bernard, loin de là. Mais quand une situation s'y prêtait elle faisait en sorte d'aider. D'autant plus qu'elle avait le temps. D'autant plus que la vielle femme avait vraiment l'air perdue.
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Re: Retour aux origines

Message par : Artemis Lhow, Mer 22 Mar 2017 - 0:07



- Vous parlez de ce que j'ai fais pour la petite grand-mère ? Oh ce n'est rien. J'ai du temps devant moi, et elle me faisait de la peine !

Oh ! Une anglaise ! C'est tout du moins ce que trahissait son propre accent. Amusant, les choses semblent souvent se goupiller étrangement bien ces derniers temps pour ce qui est des relations humaines. Pour une raison que je ne saurai expliquer, la jeune fille s'était levée avant de me répondre. Peut-être avait-elle été surprise de se trouver face à quelqu'un de plus âgé qu'elle. Après tout, elle semblait encore être en âge d'aller à collège. Certainement en troisième ou en seconde. Certainement pas encore majeure chez les moldus. Peu importe après tout.

Je suis curieux, ça me reprends, je ne peux résister à l'envie de poser mes questions. Dans ma langue maternelle cette fois, il n'y avait pas de raisons de continuer à se cacher derrière un dialecte que je maîtrisais bien trop peu pour convaincre.

- Excusez-moi, je ne me suis pas présenté ... je suis Artemis Lhow, enchanté de faire votre connaissance mademoiselle ...?

Sans attendre la réponse, j'enchaine, autant battre le fer tant qu'il est chaud ! Comme d'habitude, les questions se bousculent au portillons et je ne tiens pas spécialement à passer pour un dérangé qui souhaite tout connaitre dès l'instant ou il vous adresse la parole. Je fais rapidement le tri et sélectionne ma première question. Exercice difficile pour moi qui ai l'habitude de dire les choses comme elles me viennent sans vraiment réfléchir à leur impact...

- Il m'a semblé décelé chez vous un accent fort similaire au miens, de quelle région de Grande-Bretagne êtes-vous originaire ?

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Re: Retour aux origines

Message par : Luna Dippet, Mer 22 Mar 2017 - 16:22


A Artemis Lhow

- Excusez-moi, je ne me suis pas présenté ... je suis Artemis Lhow, enchanté de faire votre connaissance mademoiselle ...? Il m'a semblé décelé chez vous un accent fort similaire au miens, de quelle région de Grande-Bretagne êtes-vous originaire ?

Le jeune Artemis lui avait répondu en anglais avec un léger sourire. Luna était bien contente de trouver une personne "si bavarde" à ce moment précis de la journée où son moral n'était pas au plus haut. Un peu de compagnie ne faisait pas de mal, et en plus le fait que ce soit un Anglais qui vienne vers elle procurait un sentiment particulier à Luna. Comme déjà rentrée au bercail.

- Luna Dippet, enchantée Mr Lhow ! Je suis écossaise, d’Édimbourg. J'ai vécu trois ans en France mais cela n'a pas vraiment contribué à faire disparaître mon accent ! Répondit Luna en rigolant. Et vous, vous venez d'où ? ajouta-t-elle.

Ravie de faire connaissance avec une personne venant de la même région qu'elle, Luna avait envie d'en savoir plus. Quel âge avait-il, que faisait-il dans la vie ? Et même ... que faisait-il ici, à Paris ? Mais il ne fallait pas aller trop vite. Chaque chose en son temps. Mais avec un peu de chance, peut être que le jeune homme rentrait en Grande Bretagne aussi. Et peut être aussi qu'il prendrait le même train que Luna. Était-il moldu ou sorcier ? Une grande question qui, évidemment, ne pouvait être posée.
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Re: Retour aux origines

Message par : Artemis Lhow, Sam 25 Mar 2017 - 0:13



- Luna Dippet, enchantée Mr Lhow ! Je suis écossaise, d’Édimbourg. J'ai vécu trois ans en France mais cela n'a pas vraiment contribué à faire disparaître mon accent ! Et vous, vous venez d'où ?

Ravi d'avoir trouvé quelqu'un d'aussi avenant pour converser, je ne pouvais bien évidement pas ignorer sa question. Mais à comment lui répondre sans trop en dire ? Il ne faudrait pas que je sois obligé d'effacer la mémoire de cette moldue... à moins que ? Non. La probabilité pour que ce soit une sorcière est proche de zéro.

- Pareillement Mademoiselle Dippet ! Pour ma part, j'ai passé mon enfance en Grande-Bretagne et plus précisément à Londres mes parents travaillaient pour le gouvernement Londonien. Depuis la fin de mes études, je vais à travers mont et marais, je parcours les routes vivant de services rendus à autrui si je puis dire. C'est peu banal certes, mais extrêmement enrichissant sur le plan humain !

Ah oui, bien sûr, ces services sont pour la plupart de nature magique et je suis constamment à la recherche d'informations sur des magiciens semant la mort sur leurs passages ! Mais sinon tout va bien ... et vous ? Je dois faire attention à ne pas en dire trop ou cette conversation va tourner vinaigre. Quel idée de lui dire ce que tu fais de tes journées ? D'ailleurs si elle demande des détails j'aurai l'air fin.

Vite, pour une fois ma curiosité peut me sauver, une nouvelle question à son égard et ni vu ni connu !

- Et vous Mademoiselle Dippet, que faites vous dans la vie ?
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Re: Retour aux origines

Message par : Luna Dippet, Sam 25 Mar 2017 - 18:35


A Artemis Lhow

- Pareillement Mademoiselle Dippet ! Pour ma part, j'ai passé mon enfance en Grande-Bretagne et plus précisément à Londres mes parents travaillaient pour le gouvernement Londonien. Depuis la fin de mes études, je vais à travers mont et marais, je parcours les routes vivant de services rendus à autrui si je puis dire. C'est peu banal certes, mais extrêmement enrichissant sur le plan humain ! Et vous Mademoiselle Dippet, que faites vous dans la vie ?

Très compliqué de répondre à cette question. Et Luna n'avait pas songé à la difficulté dans laquelle elle s'était mise elle-même en posant cette question. Heureusement avec le temps elle s'était habituée à répondre de manière à ne pas dévoiler quoique ce soit sur sa vraie nature mais en même temps pouvoir poser le doute pour les sorciers qui connaissaient son école.

- Je suis encore étudiante. Une école privée qui se trouve en Ecosse. Encore deux ans et j'en ai fini !


Luna avait le sourire et elle se demandais si le jeune homme comprendrait de quelle école elle faisait mention. Rencontrer un anglais avait déjà été une chance ... rencontrer un anglais sorcier cela aurait vraiment été de l'ordre de miracle. Mais bon, pourquoi pas ? En vérité Luna ne s’attendait pas à se faire des camarades sorciers en dehors de son propre pays et encore moins en dehors de l'école. C'était tellement difficile de ne savoir si oui ou non une personne était un sorcier. Parfois elle songeait à un monde où les sorciers n'auraient pas à se cacher ... Un monde plus simple ? Pas vraiment. Si il serait plus évident de se présenter aux inconnus, il y aurait aussi probablement de grand conflit opposant les moldus et les sorciers.


Edit Asclépius : Bonjour Luna. Conformément au règlement RPG, votre RP doit faire au minimum 600 caractères, formulaire et citations non compris ; merci de bien vouloir éditer en conséquence. Cordialement.
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Re: Retour aux origines

Message par : Artemis Lhow, Mer 29 Mar 2017 - 8:14



- Je suis encore étudiante. Une école privée qui se trouve en Ecosse. Encore deux ans et j'en ai fini !

Une école en Écosse ? Niveau précision j'ai vu mieux ! Il existe des tas d'écoles en Écosse et je ne les connais pas toutes alors bon ... et puis à quoi cela m'avancerait-il de savoir dans quelle école elle étudiait ?! Bon après tout, c'était juste histoire de faire la conversation, le train ne tarderait plus à arriver alors autant continuer à discuter.

- En Écosse dites-vous ? Et dans quel domaine étudiez-vous ?

Il serait étonnant que je connaisse l'école en question, mais après tout j'ai pas mal bourlingué depuis ma sortie de Poudlard ... peut-être suis-je déjà passé non loin de son établissement. Elle semble avoir une idée derrière la tête, elle affiche un sourire franc et ses yeux pétillent de malice. Je ne peux m'empêcher de sourire à mon tour et de poser sur elle un regard interrogateur. Aurais-je mal compris quelque chose ? Serait-je passer à côté de quelque chose ? Aucune idée, mais mon petit doigt me dit que je ne vais pas tarder à le savoir !
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Re: Retour aux origines

Message par : Luna Dippet, Mer 29 Mar 2017 - 11:57


A Artemis Lhow

- En Écosse dites-vous ? Et dans quel domaine étudiez-vous ?

Là Luna était dans le pétrin. Là elle n'avait pas le choix. Soit elle lui dit la vérité en ayant une chance sur deux de révéler à un moldu l’existence de la magie. Soit elle invente une école au hasard au risque qu'il lui pose des questions auxquelles elle ne pourrait répondre. Le choix est difficile et en même temps semble évident. D'une part Luna ne pouvait lancer un "Oubliette" puisqu'elle était en dehors de l'école, ce qui compliquait les choses. Mais en même temps qu'elle serait la réaction d'un moldu face à ce genre de nouvelle ? Luna avait déjà vu une scène de ce genre avec son père. Le moldu en question avait tout bonnement rigoler. Éclaté de rire même. C'était donc risqué mais si le jeune homme réagissait de cette manière Luna aurait une chance de s'en sortir.

- C'est une école où on apprend la magie.

Voilà. Le mot était dit. C'était le tout pour le tout. Quelque chose nouait les entrailles de Luna. C'était une pression forte dans son estomac qui lui donnait presque envie de vomir. Elle n'aurait jamais pensé que la peur prenne cette forme physique. Luna regrettait déjà d'avoir dit çà. Surtout qu'en y réfléchissant elle aurait pu simplement dire qu'elle était au Fettes College à Edimbourg. Point barre. Tant pis le sort était lancé. Sans mauvais jeu de mot.
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Re: Retour aux origines

Message par : Artemis Lhow, Mer 29 Mar 2017 - 23:53



C'est étrange, ma question ne semblait pourtant pas si compliqué ... elle mit plusieurs seconde avant de me sortir le plus naturellement du monde :

- C'est une école où on apprend la magie.

Soit elle me parlait d'une école de prestidigitation (la magie des moldus), soit j'avais à faire à une jeune sorcier bien peu prudente ! Voyons voir ... comment faire pour m'assurer que nous parlons bien de la même chose ...

- Une école de magie ? Elle est connue ? J'ai cru comprendre qu'il n'y avait qu'une seule école de magie reconnu des cirques et des producteurs en Grande-Bretagne ... Pot-de-Lard, ça te dit quelque chose ? Si mes souvenirs sont bon, l'école comprends un lac et une foret, c'est bien cela ?

Un sourire aux lèvres, j'espère qu'elle va comprendre les références et qu'elle ne va pas trop me poser de questions si c'est une simple moldue. Mais dans l'absolu, les informations que je lui ai donné là ne lui serviront à rien si ce n'est pas une sorcière. Alors détends toi mon petit Artemis et observe...
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Re: Retour aux origines

Message par : Luna Dippet, Jeu 30 Mar 2017 - 11:49


A Artemis Lhow

- Une école de magie ? Elle est connue ? J'ai cru comprendre qu'il n'y avait qu'une seule école de magie reconnu des cirques et des producteurs en Grande-Bretagne ... Pot-de-Lard, ça te dit quelque chose ? Si mes souvenirs sont bon, l'école comprends un lac et une foret, c'est bien cela ?

Il n'avait pas rigolé, ce qui provoqua une mini crise de panique chez Luna. Deux solutions soit c'était un moldu doué d'une grande ouverture d'esprit. Soit c'était un sorcier. Enfin, visiblement Luna ne voyait que ses deux solutions. Pot-de-Lard ? Lac ? Forêt ? Il avait compris de qu'elle école elle parlait, c'était sûr ! Enfin ...

- Poudlard c'est bien cela, oui ! Étonnant que vous connaissez.

En vérité Luna avait peur. Elle avait très peur même. Elle prenait un risque considérable. Mais dans le pire des cas elle pouvait se rattraper en disant qu'elle souhaite travailler dans le milieu du cirque ... Pourquoi pas après tout. Il ne fallait juste pas qu'il regarde dans son sac son livre des Enchantements et autre livre des Animaux Fantastiques. Luna était encore partagée. Si l'homme en face d'elle connaissait bel et bien l’existence de Poudlard il y avait de grande chance pour que ce soit un sorcier. Mais il y avait toujours le bénéfice du doute. La conversation était agréable mais pour le coup Luna était vraiment sous pressions. Tentant tant bien que mal de le cacher, elle se demandait si les conversations avec les inconnus seraient toujours comme cela. Une chose était sûr, avant même de parler de son sublime week-end, elle demanderai à son père si les conversations entre inconnus étaient sensée ressembler à cela.
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Re: Retour aux origines

Message par : Artemis Lhow, Jeu 30 Mar 2017 - 20:57



- Poudlard c'est bien cela, oui ! Étonnant que vous connaissez.

Sans faire le moindre geste brusque et le plus discrètement du monde, je me saisis de ma baguette caché, comme à son habitude, dans ma manche. La respiration lente et l’œil aux aguets ... un "oubliette" aux bouts des lèvres ...

- En réalité, ce qui est surprenant c'est que vous connaissiez également mademoiselle ... je vais vous poser une simple question avant de ... comment se jouent les échecs version sorciers ?

J'espère me trompe ... si c'est une moldue je vais devoir intervenir et vite ... mais comment une moldue pourrait connaître Poudlard ?! Et si c'est une sorcière et bien ... le hasard ? Encore une fois ? C'est assez difficile à croire mais ne mettons pas les passeurs devant les cognards. D'abord on analyse, après on agit !
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