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Retour aux origines
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Mary Drake
Préfet(e)/Serdaigle
Préfet(e)/Serdaigle

Re: Retour aux origines

Message par : Mary Drake, Lun 17 Avr 2017 - 18:42


Musique

Danser
Courir
Marcher
Vivre
Respirer
Mourir
Naître
Subvenir
Bouger
Ecrire
Réagir
Aimer

Cela a-t-il un sens ?
De simples verbes les uns après les autres.
Des lettres, inventions.
Des mots tout aussi inventés.
Un tout qui n'est que création.
Comme la plupart des choses qui nous entoure.
J'me demande parfois.
Si Forrest Gump avait raison.
Enfin, sa maman,
Si la vie se résumait réellement à une boîte de chocolat.
Parce que si c'était le cas, les verbes n'auraient plus de sens.
Ils ne sont qu’éphémères ou diffamations.
Alors que j'ai foi en eux.
Non pas leur consonance, ni même à cette suite de lettres.
Plutôt à ce qu'il représentent.
Pensez-vous que les mots sont fières d'avoir étés choisis ?
Pour le destin qu'ils doivent décrire.
Matin, midi, soir.
Ils sont 12.
Douze mais ce n'est pas une liste exhaustive.
Tant d'autres.
J'ai choisis ceux là aujourd'hui.
Et voilà pourquoi.

Je danse en suivant le souffle du vent qui me guide. Tantôt je coure, tantôt je marche. Toujours je vis jusqu'à ce que je m'efface. Respirer est essentiel pour éviter de mourir, mais avant toute chose il faut naître et subvenir à notre envie de boire et de manger. Nous oublions toujours la parole et l'écoute. Sourds et muets pourront toujours bouger, même si il leur est compliqué d'entendre ou de parler. Même ceux qui ne savent lever un bras à l'extérieur, à l'intérieur, il y aura toujours quelque chose en mouvement. A chaque instant nous écrivons notre histoire, que se soit littéralement ou au figuré, mais pour changer notre destiné il nous faut réagir, sans jamais oublier que le plus beau des plaisirs c'est celui d'aimer : la vie, le chocolat, les hommes, les femmes, un banc... Une palette d'éléments qui n'attendent que cela. Chose précieuse à ne pas oublier Mary.

De la libération et de la crainte.
Pour le meilleur et pour le pire.
Encore la France.
Ce pays m'a transformée.
Je ne voulais plus y retourner.
Papa et maman ont insisté.
Ce sont les vacances, et pas moyen de partir loin.
J'ai fini par bien vouloir.
Tant que nous ne retournons pas à Paris.
Je ne veux plus jamais y aller.
Cette ville m'a beaucoup trop traumatisée.
Revoir les démons alors que je ne suis pas encore sauvée ?
Hors de question.
Jamais catégorique.
Je ne veux pas et nul ne pourra m'y faire retourner.
Même si il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis.
Je veux pas.
Trop de peur.
De faiblesse.
Parce que là-bas il y avait la chapelière.
Depuis quand n'avais-je plus dansé ?
Il y a eu cette fameuse convention
Je me souviens d'elle.
Là j'avais dansé.
Mais sinon.
Le vent m'a toujours emporté.
Mais plus de la même manière.
Ce serait si bon de retourner.
Dans les tornades de feuilles.
Tourner jusqu'à en perdre la tête.
Au milieu des couleurs de l'automne.
Si bien...
Si loin...
On me dit de regarder l'avant.
Pourtant quand je vois le passé.
J'ai envie de m'y réfugier.
Comme on le ferait avec une couverture.
Petit oiseau égaré
Qui ne retrouve plus son nid.

Je ne sais pas quel type de volatile je suis. Ce que je sais en revanche, c'est que cette ville, Lyon, c'est plus calme, plus tranquille, moins effrayant. Je crois que je dirais ça de partout en réalité. Cependant, si on oublie un peu la position géographique, tout se ressemble. Des lampadaire effrayants, de la noirceur à perte de vue. J'essaie de trouver quelque chose de rassurant mais en fait il n'y a que ça : me dire encore et encore que je suis loin des problèmes, de la chapelière, de la vipère, de Poudlard, de tout. Je me répète ça inlassablement en tant que murmures pour les étoiles et j'espère que ça fonctionne. Si j'arrive à y croire, beaucoup plus de choses seront possibles. Mais il y a des différences. Je n'ai pas fuit encore une fois parce que j'étais à la recherche d'histoires à raconter. Je suis très loin de tout cela. Je voulais juste écouter les lettres. Oublier le fait que je ne suis qu'une bête, comme tout être. Respirer et sentir le frisson glacé de la nuit, cette adrénaline de faire quelque chose qu'on ne se conseille pas à soi-même. Et, plus que tout, je me suis dis que je pouvais à nouveau danser.

Tout est parfait.
Je le croyais.
J’espérais.
Mais il ne faut jamais écouter ses rêves.
Une tache d'encre est présente partout.
Alors que je traverse un pont, je vois les mains.
Elles ne doivent pas se trouver là.
Surtout pas.
Et j'hésite.
Mais tout va trop vite.
Et j'ai peur.
Tout comme les battements de mon cœur.
Et je ne peux attendre.
Sinon, les mains vont se rendre.
Sans même écouter la raison.
Je bondis vers ce qui s'apprête à faire une bêtise.
Et je retiens.
Juste à temps.
Moment suspendu.
Je suis un raccord.
Deux mains qui tienne une vie.
Trop difficile.
Une masse trop lourde.
Pour deux menottes.
Qui doivent lutter contre la gravité.
Contre la mort aussi.
Je n'ai pas l'audace d'essayer d'attraper ma baguette.
Un geste de trop, un geste de moins.
Chute sera précipitée.
Je peux pas faire ça.
Je ne veux pas de mort sur la conscience.
Avec la faible force de mes bras faibles.
J'arrive après maints efforts.
A la remettre sur la terre ferme.
Regard réprobateur impossible.
J'en ai temps rêvé...
D'un jour en finir.
Pourtant j'ai sauvé cette chose.
Que je ne peux distinguer dans l'ombre.
Alors que je pouvais moi aussi sauter.
Partir pour ne plus revenir.
A deux c'est toujours mieux.
Mais mon premier réflexe étant de ne pas laisser couler.
J'ai éviter le pire, je le sais.

-Est-ce que ça va ?

Je demande tout bas.
Question ridicule.
Inutile.
Réponse évidente.
Ça ne va pas.
On ne va pas bien quand on fait se genre de chose.
Ou qu'on essaie, du moins.
Alors je change et j'oublie.
Je compatis, sans pitié,
Je ne sais pas quoi faire en réalité.
Je secoue la personne une bonne fois.
Et termine par une question logique.
J'suis pas du genre très douée.
Pour la délicatesse.

-Pourquoi t'as essayé de faire ça ?
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Mered Adand
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Re: Retour aux origines

Message par : Mered Adand, Mar 18 Avr 2017 - 23:49


Musique

Trois. Adieu Lyon. Adieu maman...
...
J'ai dis trois bordel!

Incompréhension. J'étais suspendue dans le vide mais ne tombais pas. Tu avais appris à maîtriser la gravité pendant mon absence? Tu m'en cachais des choses, ben chacun ses petits secrets, j'emporterai les miens aussi. Ce gouffre m'appelait, tel les bras d'une mère, si chaleureux, si réconfortant. Mon bonheur était là, en bas, si proche. Allez lâche-moi maintenant, laisse-moi rejoindre maman, tu ne veux donc pas me voir heureuse?

Allez, c'est plus drôle! Je t'ai dis adieu alors fout-moi la paix! Puis t'as les mains froides tu sais, pense à demander des gants pour ton anniversaire même si je ne pourrai pas te les offrir. T'as de la force dans les bras dis donc, tu t'es mis à la muscu? Tu me surprendras toujours. Qu'est-ce que tu me veux à la fin? Respecte ma volonté, moi je respecte la tienne quand tu te décides à obscurcir telle ou telle rue ou d’illuminer un lampadaire ou encore quand tu me bloques dans les embouteillages avec Anna.

T'insistes ce soir. Pourquoi tu te donnes tant de mal pour me maintenir dans ce monde? J'y ai plus rien ici hormis un légume que j'appelais maman et toi. Tu sais pas non plus mais je veux pas t'emmener avec moi, t'as rien demandé. J'veux pas te perdre comme j'ai perdu maman. Toi il te reste encore de beaux jours à vivre Ville des Lumières, si seulement je pouvais en dire autant d'Anna...

T'as gagné ce soir, je remonte. Ce n'est que partie remise.

Montre-toi mon vieil ami. C'est une bonne occasion pour enfin me dévoiler ton visage. Hé oh doucement, j'suis pas un prunier, me secoue pas comme ça! Tient tu es donc une fille, non t'es trop grande pour ça, une femme plutôt. Il fait trop sombre pour que je vois ton visage dommage, quoique tu ne peux donc pas distinguer le mien non plus, c'est pas plus mal. J'dois avoir une sale tête, j'aurai aimé te rencontrer dans de meilleurs conditions mais t'as persisté, assume.

Tes lèvres bougent, tu vas me parler? T'es pas sérieux là? Tu me demandes si ça va, vraiment? Tu sais tout. Depuis le départ de la maison à ce terminus j'te raconte ma vie et tu oses me poser cette question? Serais-tu sourd? Tu me déçois, tu baisses dans mon estime. Bon je te pardonne j'ai pas pas envie de te faire la gueule, j'aime pas être fâché avec mes amis. Deuxième chance, rattrape-toi.

"Pourquoi t'as essayé de faire ça ?"

T'es nul, à croire que t'as été victime d'Oubliettes copain. Tu m'as écouté quand je t'ai parlé ou tu t'en foutais? On dirait bien que tout ça t'en avais rien à faire... J'nous croyais être des proches, je te faisais confiance, après maman, je t'avais perdu toi visiblement...
Dans ce cas pourquoi? Pourquoi tu m'as empêché de sauter? T'en as vu d'autres dans ta vie, t'étais plus à une près. Dis-moi tout camarade. Explique-moi, je veux comprendre. Une dernière confession avant la séparation.

"Pourquoi tu m'as sauvé? Je n'en vaux pas la peine!"

Bam dans ta face! Clair, concis. Désolé pour l'amabilité, tu m'avais gonflé. J'étais pas d'humeur et tu le savais. Si t'avais zappé il était tant de retrouver ta mémoire. C'est pas parce que tu es chez toi que t'as tous les droits.

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Mary Drake
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Re: Retour aux origines

Message par : Mary Drake, Sam 22 Avr 2017 - 20:10


Musique

J'ai parlé.
Encore une question ridicule.
Elle n'a pas de sens.
Vraiment pas.
Je sais pas pourquoi.
Je l'ai sauvé.
Ma conscience je crois.
Même Elle
Le voulait.
Et j'pige pas.
Elle veut ma mort.
Mais pas celle des autres.
Pourquoi ?
Pourquoi d'autres peuvent vivre ?
Et non moi.
Mais après.
J'me dis.
Qu'en fait Elle est plus là.
Si je faisais machine arrière.
L'aurai-je sauvé ?
Où aurais-je passé mon chemin ?
Est-ce que ce simple fait aura un impact
Sur le reste ?
D'accord, je ne pouvais pas laisser l'être se tuer.
J'ai une conscience.
Mais si j'étais à sa place.
Qu'en aurai-je pensé ?
Je luterais pour partir.
Parce que je le voulais.
Je voulais m'enfuir !
Et j'aurai réessayer.
Me serai battue si il le fallait.
Continuer.
Tout faire, quitte à devoir tuer.
Pour en finir.
Alors est-ce la bonne solution pour la fille ?
T'façon, impossible de revenir en arrière.
A l'aube et changer les choses.
Lyon finira dans la liste noire après cette soirée.
J'en voudrais bien à la fille.
Mais j'peux pas.
Elle est faible en ce moment.
Et pas forcement plus vieille que moi.
Peut-être que si je lui montre les verbes.
La gamine décidera.
De ne plus s'enfuir.
De vivre.
Et si elle le veut, un autre jour
Je ne m’inquiéterai pas.
Si elle souhaite mourir.

Je louche sur le ciel qui dévoile ses étoiles. La nuit était vraiment parfaite pour danser. Je me vois déjà courir et tourner sur les toits tout en respirant. Murmurant à l'oiseau de me laisser être avec lui. Je demanderai au sourire de partir. Parce que lui il est toujours présent. Je ne sais pas pourquoi. La voix a disparue, mais des fois les dents blanches viennent illuminer le sombre lorsque je ferme les yeux. Souvenir d'une grande énigme qui ne sait pas réellement si la jeune femme était une illusion ou bien un être de chair et de sang. C'est le pire des impacte. Je me demande ce qui sera le moins bon quand j'aurai la réponse : le fait d'avoir cru à un leurre, ou bien d'avoir pris la réalité pour un mensonge. Peut-être que la réponse ne viendra jamais à moi. Qui sait ? Seul le mirage en a consicence. Ainsi que les personnes qui l'ont déjà rencontré, si elle est réelle... Mais le sourire ne part pas. Il s'impose. Alors je le laisse prendre de la place, si il est bien ici, tant mieux pour lui. Je n'ai pas les moyens nécessaires pour le chasser. Je ne veux pas qu'il me manque. Alors il n'a qu'à rester là si ça lui chante. J'suis contente que le ciel n'écoute pas nos pensées maussades. Si il y a une personne sur qui il se braque pour décider du temps, j'espère qu'elle est heureuse. En attendant, il n'y a que ça qui compte.

Petite voix sortant de nul part.
Le nul part étant un corps.
Un corps étant celui de la sauvée.
Dans un effort je distingue ses contours.
C'est qu'elle est mignonne.
.innocente.
Je veux pas que la vie la bouffe.
Que la mort l'entourloupe.
Pas aujourd'hui.
Ni demain.
Un utopiste préciserais le jamais.
Mais never n'existe pas ici.
Y'a pas moyen qu'un jour une mort ne te rattrape pas.
Je suis tentée de dire que c'est interdit.
Qui aimerait voir tout le monde partir ?
Alors que sur lui le temps n'aura plus d'impact.
Il sera alors obligé de partir.
De briser des coeurs, dans les vies éphémères.
Ridicule et dangereux.
A ne pas faire donc.
J'aime pas quand le but est de détruire.
Soi, toi, les autres.
Je m'approche.
Ses paroles me percutent.
Je reste près.
J'peux pas me défiler.
Pas cette fois.
Surtout avec ce qu'elle dit.
Non j'peux vraiment pas.
Je t'ai sauvée
Parce que je ne l'ai pas été.
Je t'ai sauvée
Il le fallait.
Revanche contre certains.
Espoir pour toi.
Je t'ai sauvée
En mettant en sourdine le cœur.
Pour écouter la raison.
Tu ne peux pas savoir comme ça fait longtemps.
Evidemment.
Et je t'ai sauvée
Parce qu'on ne choisis pas de partir sur un coup de tête.
T'es jeune.
Ça fait pas 20 ans que tu y réfléchis.
J'veux pas perdre les gens.
Ni les voir se perdre.
Est-ce que seulement tu sais me comprendre.
Approche encore.
Je pense pas
J'y réfléchis aussi.
Tellement.
Je me suis perdue.
J'ai regardé le fil laisser du leste.
Me déstabilisé.
J'ai écouter les voix des enfers un bon nombre de fois.
Je n'ai jamais passé le pas.
Par peur ? Par faiblesse ?
Parce qu'il y a une part qui trouve ça ridicule ?
J'en ai pas la moindre fichtre idée.
Alors écoutes moi.
Et ne le fais pas.
Ne fais pas ce plaisir.
Aux raisons qui t'ont pousser à essayer.
Quand tu ne seras plus là pour le voir.
Tu comprendras bien vite.
Qu'en tous les cas.
Tu auras perdu.
Et ça faut pas.
T'as encore des trucs à vivre.
L'adrénaline t'es passée.
Maintenant réveille toi.
S'il te plaît.

Mais il n'y a pas que ça. Elle me dit qu'elle ne méritait pas d'être sauvée. Mais là, je ne peux rien faire pour l'aider. Je ne suis pas dans sa tête et je connais encore moins sa vie. Si elle le dit, qui peut m'assurer que cela soit vrai ou faux. Mais en essayant de percer la nuit, je ne vois pas une allure dangereuse. Alors pourquoi ne le mérite-elle pas ?  Je me vois mal le lui demander. Mais je peux tenter de la rassurée. De faire en sorte qu'elle ne veuille pas encore tomber. C'est ma seule et unique force. Je n'ai pas d'autres supers pouvoirs. Enfin, je suis sorcière. Mais ça, je ne sais pas si je peux le lui dire. Alors je tais. C'est un peu comme un secret. J'dois pas le dire dire dire. Des fois je le veux, mais je tiens encore un tout petit peu à ma peau.

-Écoutes, je sais pas qui tu es, ni pourquoi tu ne mérites pas d'être sauvée. Mais je ne pouvais pas te voir lâcher le bord sans rien y faire. Je ne comprends pas non plus d'où tu viens. Alors quoi que t'es fais, je m'en fiche, mais tu vas vivre.

Je crois que ces mots étaient destinés à nous deux, mais elle n'a pas besoin de le savoir. Je me détourne un petit peu et chuchote #lumos à ma baguette. Si c'est une moldue, elle n'y verra que du feu en pensant que c'est une sorte de lampe torche. J'approche donc la baguette de son visage. Il m'est familier. Je ne sais pas d'où je le connais, mais je sais que ce n'est pas la première fois que je l'ai vu. Raison de plus pour ne pas l'avoir laisser tomber, ne serait-ce qu'une seconde.
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Mered Adand
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Re: Retour aux origines

Message par : Mered Adand, Mar 25 Avr 2017 - 15:04


Musique

Alors vieil ami Lyon, quels sont tes arguments? Je souhaitais te rejoindre pour l'éternité, inerte, enterrée, bien au chaud dans ton sol douillé, dans tes bras chaleureux, bercée d'une étreinte infinie là où personne n'aurait pu nous séparer. Magnifique preuve d'amour non? Alors pourquoi t'as préféré me garder ici, sur la terre ferme, à ta surface, j'avais sombré, tu n'étais pas très hospitalier... c'est donc comme ça que tu me remercier de ma fidélité? T'es décevant, un ami est censé soutenir pas mettre des bâtons dans les roues. J't'apprendrai cette dernière leçon avant de te quitter, t'en seras moins idiot.

La situation est plutôt tragique, du moins aurait pu l'être, c'était bien le moment de m'afficher un sourire. T'avais l'air satisfait, genre j't'ai bien eu, je suis victorieux ce soir, la vie l'a emporté. Ahaha, imbécile, t'as gagné une bataille mais pas encore la guerre, tu n'as fait que retarder l'échéance. T'as perdu ta langue? Regretterais-tu ton geste héroïque? Vas-y approche-toi, n'ai pas peur j'vais pas te manger ou te faire du mal avec mes bras musclés ressemblant à deux baguettes de pain. Tient en parlant de baguette, elle est resté à la maison, un souvenir pour maman, puis bon j'avais pas envie qu'on la découvre sur mon corps, Anna n'avait pas besoin de subir des interrogatoires, elle avait bien assez de souci comme ça.

Ah ça y est, tu t'es réveillé! Alors t'as quoi à me dire? J'attends pas forcément des excuses, t'es trop fier pour ça, j'ai juste à regarder les alentours et l'obscurité environnante pour m'en persuader. Tu manques pas d'audace! Tu oses me faire la morale! Qui je suis? Moi une Adand dont la famille a vécue chez toi depuis des générations, moi l'unique sorcière de la famille et pourtant si impuissante... Mes pouvoirs me servent à rien, j'peux pas sauver maman, j'suis inutile et incapable, même si mais résultats sont bons, elle se meure et j'ai pas l'antidote... Mourir toutes les deux, si complice, si indissociable, que vivre seule, c'était mon choix. Ok elle n'était pas morte physiquement mais c'était tout comme, je l'avais perdu, la souffrance était trop forte, j'étais trop faible pour le supporter.

Quoi que j'ai fait? Justement rien! Enfin pas exactement, j'avais incité maman à revenir à tes côtés pensant que ça la remettrait sur pied. Raté une fois de plus, elle restait enfermé dans l'appartement tel un poisson dans son aquarium, j'avais cru naïvement que pour qu'elle s'évade de sa prison mentale, la confiner physiquement serait une solution... Quelle honte! Je l'avais tué, je ne pouvais plus vivre, mon tribunal intérieur avait donné son verdict, la peine de mort. T'as été contre la justice, c'est pas très sérieux, tout ça pour me permettre de vivre, plutôt de survivre.

Oui je suis coupable je le sais. Pas la peine de me mettre un projecteur en pleine tête. Oh mais je reconnais cette lumière, ce n'est pas celle d'une ampoule moldue, n'essaye pas de me berner, j'suis pas encore idiote. Tu t'es matérialisé en une sorcière pour m'aider? Tu sais pourtant que je n'aimais pas ce monde, moi qui suis très attaché à mes racines de simple humaine, tout comme l'est maman. Je m'y étais fait par demande d'Anna, c'était risqué d'utiliser la magie ici, tu connais les règles.

T'en impose vu ta taille, je me croirais naine. Tu sais que fait peur à voir toi aussi, tu viens de te lever? Entres tes cernes et tes cheveux en batailles on dirait bien que je t'ai extrait de ton lit. J'comprend mieux ton humeur, j'suis comme toi et pas à prendre avec des pincettes au réveil sauf que là personne t'avais obligé à venir, tu pouvais rester au chaud, bien emmitouflé en attendant que tes habitants s'éveillent.

Ça fait mal aux yeux ta loupiotte. Baisse-moi ça, mieux éteins-le, t'as pas à voir mes larmes. "#Nox", on sait jamais, sur un malentendu, ça pouvait peut-être au moins tamiser ton ustensile encore trop aveuglant pour moi. Et maintenant on fait quoi? Je rentre gentiment chez moi et on se dit à la revoyure? J't'ai sorti de tes draps, tu vas pas te recoucher vu l'heure, autant te tenir compagnie jusqu'à l'aube. J'avais encore des choses à éclaircir avec toi et quelques leçon à te donner aussi.

"Tu devrais plutôt dire survivre... Ma vie s'est arrêtée. Pourquoi tant d'acharnement? Sais-tu seulement ce que c'est de vouloir disparaître?"

J'te fixais dans les yeux malgré ton air supérieur. T'étais certes chez toi mais t'étais dans mon monde, chez les moldus! A bien te regarder, tu me rappelais cet autre monde, celui que j'avais découvert il y à quatre ans. Qui étais-tu réellement jeune femme? Depuis quand les sorcières s’intéressent aux être inférieurs? C'est bien comme ça que la plupart d'entre vous considèrent les moldus, à moins que tu m’aie pris pour l'une des tiennes mais tu ne faisais pas partie de mes amies même si ton visage ne m'était pas totalement inconnu.




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Mary Drake
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Re: Retour aux origines

Message par : Mary Drake, Mer 10 Mai 2017 - 19:43


Musicaaa

Choc
Qui transperce la poitrine
Qui enfonce le couteau
Tombée sur la pointe
Pas pouvoir m'en sortir
Je suis embrochée
Immobile
Yeux ravagés
Dévoilant un tristesse
Infinie
Sortie d'où ?
Je ne sais pas.
Une des nombreuses histoires
Que je ne connais
Mais je vois
Je sais reconnaître quand ça ne va pas
Il y a cette ressemblance
Fulgurante
Entre ce visage
Le sien
Et celui que j'ai au quotidien
J'aimerai toucher cette peau de porcelaine
Cette innocence ravagée
Lui enlever les mœurs
Les envoyer au fond d'un puits profond
Pour ne plus les jamais les en faire sortir
Qu'ils restent en enfers
Souhait très cher
Mais les enlever de sa vue
Ne les feront pas disparaître
J'aimerai lui donner ma force
Pourtant je dois la garder
pour moi

Si seulement j'en avais à partager
Je dois être égoïste
Sur ce coup là.
Désolée
Lui crier de tenir bon ?
Quand dans le cœur ça ne suit plus
Rien n'est plus difficile
La tête n'a jamais suffit.

Je sens que ça ne va pas. Qu'il y a une colère, une frustration contenue. J'aimerai l'aider. Mais comment ? Ai-je assez de force pour ça ? Je suis déjà en train de paniquer à la vue de cette pauvre enfant dévastée. J'ai envie de la serrer dans mes bras, le câlin ne servirait à rien. Il n'est qu'une petite barrière protectrice sans influence. Il n'enlève pas les faits. Elle a voulu se tuer. Mais je refuse. Je ne peux pas la laisser faire ça. Ma baguette est éteinte par elle. C'est une sorcière. Voilà d'où je la connais. En ayant pu m'y pencher encore plus, je crois même pouvoir assurer qu'elle fait partie de ma maison. Mais ce n'est peut-être qu'une illusion. Le secret magique n'étant pas révélé par ma faute, je respire un coup, histoire de réfléchir. Le souffle s'en va et se mêle au vent. Peut-être que je pourrais lui montrer la voie de la danse. Prendre sa main et partir. Il y a moyen de laisser la musique créer par l'élément enchanteur nous transporter. J'ai envie de lui montrer les verbes. De les faire jaillir hors de moi, qu'ils s'envolent. Je n'attends que ça. J'veux j'veux j'veux. Parce qu'ils sont là. Présents. Aident parfois à se sentir mieux. Pas eux. Ce qu'ils veulent dire. Ce sont des petites paroles futiles. Le premier l'est sortit. Il n'est plus possible. Les nuages ont couvert. La lune m'a tournée le dos - encore. Mais nous pouvons encore. Neuf. Des dizaines d'autres. Se sont les miens. Qu'elle trouve les siens.

Sauf qu'elle ne veut pas
Déni qui s'approche.
Sentiment qui rapproche
Lourd de sens
Survivre
Premier infinitif
Aussi pesant
Aussi compliqué
Ça tourne
Parce que ça a toujours tourné
Survivre
Pourquoi ?
Pourquoi est-ce qu'il existe ?
Je ne veux pas survivre
Compliqué
pour moi

J'veux pas de ça
pour moi

pour elle

pour nous

Personne
Alors comment ?
Pourquoi
Encore
des questions
Je sais plus
si ça sert
Y'a pas d'inutiles
Mais y'en a sans réponses
-s'est arrêtée
Arrêter

Nouveau
Le net
Stop
Tu ne peux pas survivre
En voulant que ça s'arrête
C'est l'un ou l'autre
Bribe d'espérance
Monde de souffrance
Pas fini
Rien ne se termine
-se perd
se crée

tout se transforme

Alors j'veux pas
Que le survivre devienne en finir
Arrêter si tu préfères
Je vois en toi un moi
Si tu sombres tu m’emporteras
Mais que vois-tu ?
Hormis un mensonge
Un songe
Je sais pas
J'ai jamais su
Ignorance
disparaître
Je connais
Plus que tout
S'enfuir
Pas revenir
Éternelle répétition
Je n'ai jamais voulu rester
Elle m'a obligé
Oui
Je sais ce que ça fait
Je sais à quel point cette envie ronge
Qu'on a envie de la laisser murmurer
Je l'ai laissée m'embobiner
C'est qu'il est un beau parleur celui-là

Mais je ne peux pas. Tes yeux ont beau me fixer. Je ne te laisserai pas. Du moins, pas tant que je suis là. T'as pas le droit. C'est égoïste. Pourtant je t'interdis. Ouais. C'est mal. Je sais. On me permet pas de fuir. Alors tu l'oublies. C'est trois là. Poubelle. Réfléchis pas. Cherches même pas. On va vivre. Pas survivre. La déchéance c'est pour plus tard. Faut qu'on s'aide. Toi. Moi. Alors tu vas écouter mes verbes. Tu vas les laisser t'expliquer. Les visages qui voient le monde s'acharner. Tu les lances. Je tenterai pas un sourire. Je n'aime pas les faux. Mais là y'a comme une niaque tu vois. Elle n'est pas là souvent. Je compte sur toi. Sur nous

J'attrape ta main
Courir
Marcher
Suffit de faire un pas
Je te tire
Je sais pas si tu suis
Si t'es illusion ou non
-J'insère un nouveau
crions-
Je sais pas si tu vas comprendre
Je sais pas si tu vas te rendre
Ou m'écouter
En vrai je m'en fiche
Suis
S'il te plaît
Je veux sentir ta présence
Avant de hurler
A cette traîtresse
Comme elle m'a abandonnée
J'veux mettre les cartes sur tables
Tu vois
J'veux plus me laisser emporter
J'veux t'aider
T'aimer
Te libérer.
Alors
Je te le redemande
S'il te plaît.
Vis avec moi
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Mered Adand
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Re: Retour aux origines

Message par : Mered Adand, Lun 15 Mai 2017 - 23:53


LA de ma sauveuse  Smile

Musique


J’ai éteint ta baguette. J’avais vu juste, t’étais bien une sorcière. Et maintenant camarade ? Vas-tu seulement me répondre ? Pourquoi m’avoir sauvée ? Tu faisais quoi ici chez les moldus ? Chez moi ?! Tu fais quoi là ? Tu m’agrippes la main et ? Tu tires, tu veux m’emmener où ? Loin du vide ? Proche de la vie ?  De ta vie ? Attend ce soir m’appartient. Je résistais, t’as de la force, vraiment, arrête ça ! Ma détermination a gagné, tu ne luttes plus, tu abdiques. Tu voulais bouger, on va le faire, je sais où t‘emmener ma sauveuse.

La prise reste la même, ma main dans la tienne sauf que tu vas me suivre, c’est moi qui mènerai la danse. Mes yeux dans les tiens, je tentai de dégager une aura de confiance, pas facile après ce que tu avais vu. N’ai pas peur, je vais pas t’embarquer dans le vide, pas ce soir. Mes sales pensées dorment depuis ton intervention. J’ai encore besoin de toi, tu peux peut-être réussir là où ils ont tous échoué. Tu es ma dernière chance...

« Vient avec moi ! »

Un pas, un deuxième, laisse-toi entraîner par ma berceuse. C’est ça, détend-toi. J’accélérais le rythme, changement de mélodie. Parfait, j'allais te faire visiter Lyon, tu vas voir comme il beau, comme il peut présenter des raisons de vivre. Je te tenais fermement, comme menottée à moi. Tu étais avec moi jusqu’à ce que je te libère acolyte d'évasion. La course folle commença, j’espérais que t’avais du souffle, il y en avait pour un moment. Prête?! Je te laissais pas le choix en fait, c'était parti !

T’aurais sans doute jamais imaginé que de si petites jambes pouvaient courir si vite, avoue. Première pause. Ces grilles ont changé de couleurs, la dernière fois elles étaient vertes, les voilà devenues rouges. Peu importe, la bâtisse, elle, est identique à celle de mes souvenirs, je te présente mon ancienne école moldue. Tu l’avais sans doute deviné, faut dire que le mot ECOLE écrit sur la devanture aide. Ce n’était qu’une étape, pas le temps de rester ici, nous repartîmes. Les ruelles s’enchaînaient. Même aveuglée par la nuit, je connaissais par cœur mon chemin, tu n’avais pas changé tant que ça vieil ami. Deuxième arrêt. Là, une boutique de jeu Tempus Ludi. Comment ça banque ? Oh en fait tu avais évolué depuis mon départ... C’était bien dommage, j’aurai bien aimé revoir le gérant. Pas le temps de te reposer louloute, il nous restait un dernier trajet pour atteindre le terminus. J’augmentais encore la cadence, je te sentais faiblir car par moment tes doigts se décollèrent des miens. Hors de question de te semer et encore moins de t’abandonner! Je resserrai mon étreinte, un dernier effort s’il te plait, nous étions si proche du but. Virage à droite, une succession de maison, une, deux, trois, quatre… Stop ! C’est bon nous étions arrivés.

Le banc est toujours là, nickel. Je t’invitai à t’asseoir à mes côtés pour reprendre ton souffle. Je pouvais te lâcher maintenant. Ma respiration était difficile, mon rythme cardiaque s’était emballé. Tu semblais encore vivante après cette promenade effrénée. Tu étais coriace, ça me plaisait. L’adrénaline était redescendue, c’était utile de s’être défoulée, ça avait éteint mon cerveau, celui qui m’avait poussé à sauter… Je souhaitais te remercier mais les mots me manquait, puis j'avais un service décisif à te demander avant. Tu te questionnais probablement sur où on était ? Il était temps de te donner des réponses et de t'informer sur la raison de ta présence ici.

« Te voici devant chez moi », lui dis-je en pointant la porte de mon domicile. « Là-dedans se trouve la raison qui m’a poussé à faire ce que tu as vu ce soir. Peux-tu la sauver elle aussi ? Du moins essayer s’il te plait ?! Personne n’a réussi cette épreuve, je crois en toi… »

Mes larmes revinrent. Tu m'avais envoyé une sorcière Lyon. Étais-ce la solution pour réparer maman? Je voyais en elle l'espoir, après tout elle m'avait sauvé ce soir, alors pourquoi pas Anna? Rien n'arrive par hasard... il paraît.

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Mary Drake
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Re: Retour aux origines

Message par : Mary Drake, Mer 24 Mai 2017 - 20:24


Courir,
C'est ce que j'essaie.
Marcher même
En l'emportant dans le passage
J'en veux
Vraiment
Montrer à ses p*tains de verbes
Que j'en veux m*rde
Il faut, je peux le faire
Pour Elle, déjà
Pour moi aussi
Il ne faut pas se voiler la face, ça ne va pas que dans un sens
Et je le sais
L'égoïsme encore et toujours
Présent
-Danser
S'est arrêté
Alors courir, tu dois y être
Vraiment
Je veux te sentir
Dans les cheveux
L'air qui arrache tout
Dévoile les faces cachées
Voir les masques s'envoler
Rejoindre l'eau
Se noyer
Comprends-moi
Et suis moi
J'ai besoin, de ça
Du fait que tu ne sombres pas
Qu'au moins quelqu'un se relève
Voir que tout n'est pas parti
Quand ça le semble
Voir que tout n'est pas fini
Lorsque la dernière larme tombe
Que tu sors de la pièce en trombe
Y'a des choses encore possible
C'est le message que tu dois transmettre
La déchéance n'est pas l'unique résultat
Quand dans l'équation rien ne va
Lorsqu'on tombe dans un puits pour la première fois

Mais ça finit par se coincer
Click
Il y a une présence qui craque
Clac
Les paysages ne défilent pas
Tic
Impression fugace
De faire partout du surplace
Tac

Poigne ferme
Qui me retient
Conclusion déterminante
Nous ne sommes pas partie
Je dois encore virer
Certaines choses
L'amertume apparaît
Et on se tait
Pour ne pas brusquer
Celle qui voulait en terminer
Marcher est gardé
L'élan est déjà passé
L'émotion intense
Retombée
trop tard trop tard trop tard
Heureusement, il y a toujours un peu
De ci et de ça
De détermination
Très loin par là
Apparue
Comment ?
Si rapidement
Est-ce normal ?
Regard vers l'autre
Qui retient
Non, c'est elle qui est forte
Même si son choix était d'en finir
Elle s'en est sortie
Battante
Ses morsures empoisonnées
Rejettent plus vite le venin
Et les plaies ensanglantées
Finissent plus vite
Par cicatriser
Ou alors
Tu es une formidable actrice
Et moi une idiote de spectatrice

Puis tu m'entraînes
Et je suis
heureuse
Même si tu m'as refusé deux choses
Je ne rechigne même pas
Ton salut, tes choix
Marche, amène nous
Je te suivrai
Partout
Je crois bien que si tu ressautes
Ta chute sera mienne
A moins que je me dégonfle
En ballon lâche
Éclaté, en grandes pompes
Sûrement telle sera ma fin
Un petit coup
Bim, celui du lapin

Et là
-Surprise
Le bien n'était pas refusé
Elle cours
Je cours
Nous courrons
Merci
Merci
Merci

Le tout s'envole
Mes cheveux sont plumes
L'air s'y engouffre
Je deviens un poids volant
Et les pieds s'en vont
Guidés par les siens
Et le sourire arrive
Parce que c'est ça que j'aime
Et les sensations explosent
L'air revigore
Toujours

Puis tu montres
Des choses
Des lieux
Arrêts rapides
Fugaces
Que sont-ils pour toi ?
L'école était-elle si mauvaise que ça ?
Que sont-ils pour toi ?
Des places cruelles
Des raisons pour lesquelles
Tu as voulu en finir
Mais
Que sont-ils pour toi ?
Une banque ?
Les pièces du puzzle ne s'agencent pas
Rien ne se comprends
Je suis dans le néant
Aide moi
Explique moi
Ne me laisse pas là
Sans savoir quoi
Ne me dit pas rien
Je veux comprendre
Savoir
Pourtant tu continues
Et me mène dans ces ruelles
Sombres, différentes
Nous tournons, je suis perdue ?
Le chemin du retour n'a plus d'importance
L’appréhension commence
A ronger un peu le ventre
Il perd du terrain
A force d'être dévoré
J'ai peur, vraiment
Où est-ce donc que tu vas m’amener ?

Ensuite s'arrête le navire
Il est arrivé à destination
Tu nous assieds toutes deux
Sur un banc
Reprendre le souffle ?
Aucunement
Je pouvais continuer
Sans m'arrêter
Mourir de faim
D'épuisement
Me laisser être chassée
A petit feu
Lentement
Mais non
Ton choix, tes envies
Pointement de doigt
Vers là
Chez toi
Consternation
Qu'est-ce que je fiche là
Sauver
Elle ?
Qui est " Elle "
Pourquoi suis-je sensée l'aider ?
Et comment lui expliquer
Alors que ses yeux sont ravagés:

Je suis pas un super-héros
Je n'ai pas assez de force
De courage
Si cette chose t'as poussée
Penses-tu que je saurais l'aider
Non
Inimaginable
Je peux faire beaucoup de choses
Mais loin de moi l'idée
D'inspirer des faux espoirs
Comment après ça
Pourras-tu me pardonner
Encore une fois
preuve de lâcheté

-Je n'en suis pas capable
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Mered Adand
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Re: Retour aux origines

Message par : Mered Adand, Lun 29 Mai 2017 - 17:12


Musique


C’était difficile de contenir ma souffrance, quand aucun mot ne sort, les émotions parlent. Et quand elles se taisent, les bêtises arrivent ou du moins essayent de se faire leur place au soleil pour me mettre à l’ombre… Dans la nuit noire de Lyon, une lueur était apparue : toi ! Oui toi jolie brune, sorcière de surcroit, toi qui m’avais retenue à la vie, toi qui pouvais ramener maman à la vie, toi que j’apprêtais à inviter chez moi, chez nous, chez toi si tu le voulais, tu étais la bienvenue… Les amis le sont toujours.

Plus je t’observais, plus les rares étoiles du ciel, se fixaient dans mes yeux. Ne pas te dévisager de la sorte, c’est pas bien, j’entendais la voix d’Anna dans ma tête. Tient en parlant d’elle, on y va ? Pas capable ? … Déception, pourquoi te dévaloriser de la sorte ? Tu m’avais sauvé ce soir, t’étais dans une bonne dynamique ! Je t’en voudrai pas si tu échoues, promis. Personne n’a réussi à rallumer les étincelles dans ses mirettes, le vide y règne en maître. Tu n’as rien à perdre à essayer… Ma foi tant pis, je respecterai ton choix.

Je me hissai sur mes gambettes et plongeai mes émeraudes sur ton visage. L’éclairage de ma rue me suffisait pourvoir la bonté en toi, enfin mon cœur plutôt, Lyon ne se montrait pas très coopératif, vieux jaloux !  Je te souriais et essuyais mes larmes. Plus de tristesse, tu représentais la joie, ma lumière dans l’obscurité. Je mourrais d’envie de t’attraper les mains et de te faire rencontrer Anna mais t’avais refusé, je voulais pas aller contre ta volonté alors je restai plantée devant toi sans bouger.

« Je comprends. Tu as déjà fait beaucoup ce soir. J’voulais te montrer maman, peut-être que tu aurais pu la guérir. »

Pause. Me rasseoir. Je ne voulais pas qu’elle me laisse seule. Pas tout de suite. Reste encore un peu. S’il te plait. La nuit ça fait peur. Soit ma lumière. Au moins ce soir. Illumine-moi. Devient réverbère, panneau publicitaire, phare de voiture, lune si tu veux même mais t’enfuis pas. M’oblige pas à te courir après. Mon étincelle. Mon espoir.

« Discuter tu peux le faire ? », probablement oui. Envie de le faire j’étais moins sûre. Vite se lancer avant que tu ne répondes. Peut-être que montrer l'exemple t'inciterai. « Qui es-tu ? Moi je suis un Aigle bleu et bronze qui a failli s’aplatir comme une crêpe que certains appellent Mered. »

Je n’avais plus de doute sur ton statut. Il était temps de se présenter non ? On s’était empressé. T’avais géré l’urgence c’était pas plus mal. Sans toi, ce passage de mon histoire n’existerait pas. La suite, je souhaitais la construire avec toi. Le plus dur commencer sans doute pour toi. Converser, te livrer des morceaux de moi, me livrer des morceaux de toi, c’était jamais simple je le savais. Je me faisais violence. Mettre des mots sur mes maux. Néanmoins si tu acceptais, toi pourrait devenir nous. C’était tentant, très, trop.



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Re: Retour aux origines

Message par : Mary Drake, Dim 4 Juin 2017 - 9:00


♪ ♫ ♪ ♫

Je me sens mal
J'ai encore laissé tomber
Y'en a marre
De répéter ce schéma
Incessant
D'abandon
Je ne veux pas être une briseuse d'espoir
Juste une donneuse de verbes
Obsédée par les significations
Qui cherche un p*tain de sens
J'veux que ça moi
Du sens
Mais aussi des sourires
Ils me manquent beaucoup
Parfois j'ai envie qu'ils reviennent
Même si souvent ils sont faux
Ne plus en voir me tue
Comme beaucoup de choses
Je me consume à petit feu
Autant dire que pour une sensation
C'est affreux
D'avoir cette impression
-Pourtant délicate
De quelque chose qui d'abord t'effleure
Avant de t'empoigner
Pour finir pas te manger
Entière
J'en peux plus
De ça
Et d'être lâche
De de pas pouvoir davantage l'aider
J'ai pas la force d'affronter à nouveau
Des regards brisés
Comme si des morceaux de verre y étais enfoncés
J'en peux plus de ces visages dévastés
Alors que au fond ils méritent tous d'être aidés
Pourquoi sommes-nous devenus si
si
si
si faibles
si
si
si morts
A l'intérieur, c'est comme ça que nous sommes
-Morts
Avec une pointe de vie
Toujours ce cœur qui bat
Et cette tête qui pense
Un coup dedans
La chute commence
Tout se finit
Très vite
Un seul
Mourir

Les perles de ton regard essaient de croiser les noisettes du mien. J'ai toujours détesté ça. Les yeux dans les yeux. Parce que certaines personnes arrivent à trouver tellement de chose en quelques secondes de cette manière. Ils ne trahissent que rarement, souvent ils sont emprunts de vérité quand c'est une personne observatrice qui se penche dessus. Des fois quand je m'observe dans la glace je n'ose même pas croiser le mien. J'ai tellement peur d'y trouver certaines choses que je les contournes, croise la courbe de ma paupière, le creux de mes joues. Les os de mes bras. Et quand parfois, je prends mon courage à deux mains pour essayer d'en finir avec le brun, une main se pose souvent pour cacher après quelques secondes. C'est tellement difficile d'entrer en contacte avec la réalité. Puis j'ai perdu l'habitude. De l'affronter. Toujours dans un autre univers, celui que un événement, quelque part, à décider de créer pour que tout devienne à nouveau facile. Mais qui s'est bien foutu de moi en sachant que jamais je ne me serai plonger dedans sans poser de questions.

Et elle reste là
Ne bouge pas
J'admire encore une fois
Son courage
Rester alors que je n'arrive pas à l'aider
C'est méchant
Mesquin
Et à la fois de son côté
Une preuve de bonté
Pourtant elle m'explique
Qui
Pourquoi
Comment
Regard vers la maison
Une mère
Déchue
Je sais ce que c'est
Mais c'est trop difficile
Maman ne veut pas m'aider
Et là une gamine veut que...
Trop peu de force en moi
Une autre fois
Si mes pas reviennent par ici
J'essaierai
Promis
Je ferai mon possible pour que ça ne soit pas des paroles en l'air
Je vais les déposer dans un écrin
Et les regarder chaque jour
Pour ne pas oublier
Car je suis admiratrice
De tes 'c'est pas grave'
Alors que ça l'est
Du fait que tu ne sois pas fâchée.
Faire beaucoup
Sans doute que non
J'ai juste vu ce que je pouvais être
Et j'ai fais ce j'aimerai qu'on fasse
-Enfin, je crois
Pour ça je ne suis pas sûre-
Le jour où je déciderai
De sauter
D'enfin voler
Même si ça se termine par être écrasé

Alors tu t'assieds à nouveau. Et reprends la parole. Parler je peux faire. Si ça peut encore t'aider, je veux bien discuter avec toi toute la nuit. Je pourrais en faire des choses pour me racheter tu sais. Alors tu donnes ton identité. Mered. Un prénom peu commun, c'est le moins que je puisse dire. Bleu et bronze. Même maison, même école. Pourquoi pas Beauxbâtons alors ? Tu as l'air d'être française vu là où nous sommes. Ce n'est pas important n'est-ce pas ? Je trouve ça pourtant triste. De t’associer à une crêpe aplatie. Les actes comme ça ne doive pas être pris en compte dans les présentations j'imagine. Je crois qu'à ta place j'aurais fait pareil et ça me tue de devoir le dire.

J'ai aussi
Envie
De parler
Mais par où ?
Par où commencer ?
Il y a tellement de possibilités
Alors je me cale sur son ton
Sa façon de dire et de faire
-Je suis aussi de serdaigle
Ce qui explique pourquoi ton visage
Me disait quelque chose
Et pourquoi je m'identifie aussi
Beaucoup de lignes qui se rapprochent
-Je m'appelle Mary
Et je ne suis pas fan de cette identité
Elle me rappelle mamie
C'est elle qui avait choisit
Elle y tenait
Moi aussi
D'un côté
-Et j'ai souvent peur
Et j'aime pas les fleurs
Et des fois j'ai envie
De sauter moi aussi
Des fois j'crois que c'est ce qui me motive
A terminer une journée
Me dire qu'à la fin
C'est terminé
Pourtant je suis toujours là
Et je n'ai jamais osé
Tu en as du courage
Mais ce n'est pas une solution

J'ai envie de croire à cette phrase. Pas une solution. Enfin, si. Mais pas une bonne. Si je la répète, peut-être que je finirais par la penser.
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Mered Adand
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Re: Retour aux origines

Message par : Mered Adand, Ven 9 Juin 2017 - 23:39


Musique


J’avais lancé le dialogue. Tient attrape ou laisse s’envoler ces morceaux de moi. Tu savais où j’habitais, qui je voulais guérir, mon nom et ma maison. Pas mal pour une première rencontre hein ? T’ignorais ça Lyon ! Enfin tu connaissais tout sauf ma maison, celle de Poudlard, je n’étais pas revenue te voir depuis mon départ lorsque j’avais onze ans. Moi aussi je pouvais être cachotière tu vois. Enfin on s’attardera là-dessus plus tard, j’suis avec ma sauveuse là, tu m’en voudras pas. En plus, elle me livrait des infos sur elle, laisse-moi écouter !

D’abord une couleur, Serdaigle, la même que moi, pas étonnant que son visage me parlait un peu. S’en suit un prénom, Mary, je trouve ça joli et il a la même initiale que le mien, que de points communs entre nous. Elle termina par un mini poème, ce fut pas évident de tout comprendre à la première écoute. J’étais quand même pas au maximum de mes capacités vu les évènements de la soirée. Je marquais un silence absolu, limite inquiétant, et je dévisageais cette brune sans bougre d’un poil. Non je n’étais pas morte hein, j’analysais ses vers. Vas-y Lyon exprime-toi si tu le désires, t’as une ouverture.

« Et j'ai souvent peur » Toi aussi tu as peur, oui je pouvaus comprendre ce ressenti même si je connaissais pas la cause de ta crainte. Moi j'avais la frousse de perdre maman, tu l'avais sans doute déjà remarqué. « Et j'aime pas les fleurs » T’aime pas les fleurs ? Mouais je voyais pas l’intérêt de dire ça en l’instant, je misais sur le fait que tu cherchais une rime. « Et des fois j'ai envie De sauter moi aussi » Han toi aussi t’as déjà pensé à sauter… Tristesse, mes yeux se baissèrent, on était vraiment similaire, je voulais pas te faire fuir en te dévorant de la sorte. Tu devais bien connaître ce sentiment d’impuissance alors, celui qui m’avait poussé à disparaître, celui que t’avais effacé au moins ce soir. « Des fois j'crois que c'est ce qui me motive A terminer une journée Me dire qu'à la fin C'est terminé » C'était compliqué à comprendre, je croyais que tu disais que cette émotion qui m’avait parcouru ce soir, toi tu la vivais tous les jours ! T’étais si courageuse, je t’admirais, mes mirettes se reposèrent sur toi pour bien enregistrer tes traits, je ne devais jamais t’oublier ! « Pourtant je suis toujours là Et je n'ai jamais osé » Ah t’avais jamais osé passer à l’acte, ben tant mieux, sinon tu serais peut-être plus là pour échanger avec moi ce soir et le monde aurait perdu une bien belle demoiselle. « Tu en as du courage » C’est faux ! J’avais choisi de fuir plutôt que de me battre, plutôt de l’aider à combattre, moi son unique famille… Quelle lâcheté ! Je tournai la tête, sur ce point nous étions bien différentes, je t’arrivais à peine à la cheville… « Mais ce n'est pas une solution » Pas une solution… solution… T’avais raison même si ça me semblait en être une sur le coup. La vérité ça fait mal à entendre. Lyon était resté calme et n’avait pas perturbé ma réflexion comme si, lui aussi, avait saisi l’importance de ce moment. T’aurai pu jouer le trouble-fête et éviter que ce vers n’atteigne mes oreilles. T’étais un drôle d’ami quand même Ville des Lumières.

Bon ben voilà, j’avais tout enregistré dans mon cerveau. J’avais une vie heureuse à côté de la tienne en fait. Pauvre Mary… D’un côté sans ton vécu aurais-tu effectué tout ce que tu as a accompli pour moi cette nuit ? J’avais étais odieuse et non reconnaissante au début mais t’es restée. J’avais remis en cause tes bonnes intentions mais t’es restée. Je t’ai fait courir dans toute la ville sans rien t’expliquer mais t’es restée. T’avais rien demandée et j’ai fait ma curieuse en voulant te connaître mais t’es restée. La plus courageuse des deux c’était bien toi Mary ! Je devais vivre pour maman et pour toi aussi désormais, pour t’aider à affronter tes démons que je connaissais pas mais pas besoin de savoir pour te soutenir. D’une voix frêle, des verbes sortirent de ma bouche.

« T’as raison c’est pas une solution, c’était une bêtise et tu m’as évité le pire. Ta vie n’a pas l’air rose… Pardon de t’avoir dérangée… J’aimerai t’aider à mon tour. »

Comment te remercier de cette soirée ? J’étais à deux pas de chez moi, cependant, hors de question de me sauver comme une voleuse. Je voulais te faire un cadeau. Me vint une idée ! Je savais quoi t’offrir, l’ultime secret de Lyon, bien caché et méconnu de beaucoup. Puis c’était pas très loin d’ici, pas de quoi t’essouffler et plus de course, si tu venais, on marcherait tranquillement afin de se confesser encore un peu si tu le souhaitais. Je te forcerai pas la main, va à ton rythme pour les révélations. Je me hissai sur mes jambes et lui tendis la main. Mon sourire était revenu et ma voix avait du mal à cacher son excitation.

« Mary, je veux te monter quelque chose.  Une merveilleuse chose que seul Lyon possède. Même si tu connais la ville, je doute que tu connaisses. C’est mon cadeau pour tout ce que tu as fait ce soir pour moi…  »

On s’était bien baladés, t’avais le droit de refuser et de rentrer chez toi, d’aller où tu voulais tout court. Peut-être que je te gavais, j’avais accaparé ta nuit après tout. Je te demandai un dernier effort, ça en valait le coup, j’allais te montrer une raison de vivre, ma raison.



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