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Retour aux origines
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Max Valdrak
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Re: Retour aux origines

Message par : Max Valdrak, Lun 14 Aoû 2017 - 22:40


Seule, je marchais. Me baladais. M'évadais. Ne voulant penser à rien. Sous la forme d'un écureuil, je me déplaçais. D'arbre en d'arbre, je sautais. Sensation de liberté. Le soleil se couchant. Je devrais bientôt devoir rentrer m'occuper des enfants. Je ne savais pas encore si Lizzie aurait besoin de moi ce soir. Mais dans le doute, je préférais rebrousser chemin. Descendre de mon perchoir.

Un craquement attira pourtant mon attention. Me tournant vers la source du bruit. Petit écureuil sur sa branche toujours posé chercha l’émetteur du regard. Une ombre se distingua alors des autres. Une forme humaine. Qui était cette personne? Il était rare de croiser des personnes dans le coin en cette heure.

Partagée entre curiosité et raison. J'hésitais sur ma décision. Que devais je faire? Suivre l'inconnu tel était le désir de l'animal curieux. Rejoindre les miens, choix des plus sages. Cependant, ma forme actuelle jouant contre moi. Le duel, la raison le perdit. Et d'un pas discret, l'ombre fut suivit.

Soudain, une voix se fit entendre. J'étais démasquée. Mon corps agit pour moi, avant que la réflexion et les doutes s'installent. Les pattes sur terre, je repris ma forme originelle à l'abris de tous les regards. Cachée derrière mon arbre. Et, mains dans les poches de ma fine veste en cuir que je mettais seulement pour mes balades, je sortis à découvert. Du côté droit, baguette à portée, tandis qu'à gauche un katana n'attendait que d'être sorti. Ne savait on jamais, il fallait mieux rester prudent.

-Bonsoir

Une apparence décontractée. Comme un simple moldu ou sorcier se baladant pour passer le temps. Une veste fermée, un jean un peu ample et délavé, des baskets ayant bien vécu. Rien ne pouvait laisser penser que derrière ce masque serein, paisible, se cachait un esprit à l’affût, prêt à réagir surtout la nuit en ce lieu.


Dernière édition par Max Valdrak le Jeu 7 Sep 2017 - 18:37, édité 1 fois
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Re: Retour aux origines

Message par : Mangemort 40, Mer 23 Aoû 2017 - 14:05



Murmures du vent contre l’écorce arrachée. Froid pénétrant, s’insinuant, par tous les pores du lourd vêtement. Adaptation difficile. Rien qui ne laisserait présager un inconfort quelconque : se rendre maître et possesseur de la nature.

Faire un pas, puis un deuxième : main gantée contre un tronc, épouser la forme de l’écorce. Vacillement ? Mouvement de faiblesse ? Simple observation.
Salut retourné : pas de discussion engagée.

Enfant du coin, vu l’allure : rien qui peut être porté pour un long voyage en extérieur. En extérieur où seul le blanc s’étend, le froid dansant contre la pulpe sommairement protégée.
Artifices.

Enfant du coin : probable.
Pas d’intérêt.

Petite moldue perdue dans les bois ou vagabonde hors de son toit. Peut-être tout simplement quelqu’un de plus âgée. Mais face à sa quarantaine tassée depuis bien longtemps, tous, tous, étaient des enfants.
Enfants : car modelables. Car, apprentissage. Car, possibilité de leur faire ouvrir les yeux, afin de redécouvrir leur monde.
Les enfants sont en perpétuelles reconstruction d’eux-mêmes. Une renaissance en flocon.

Et c’est dans cette renaissance, qu’il faut aller puiser au fond des cœurs.

L’appel des battements enclenche un pas, puis un deuxième, puis un autre, dans la quiétude de la forêt : souffle retenu. Arrêt. Pause. Observer un instant les traits de l’enfant, et sa non familiarité dégoulinante. Obstruant les pores de sa vision celtique.

Un flocon passe.

« - Enfant… Trouve ton chemin, pour ne pas te retrouver avec le cœur gelé. »
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Re: Retour aux origines

Message par : Max Valdrak, Sam 23 Sep 2017 - 18:40


Tête sur le côté penché. Visage semblant chercher quelque chose. Je tentais de décrypter la silhouette face à moi. Mais seuls les contours de l'ombre se faisait nets dans cette forêt. Sous ma forme animal, j'aurais sûrement humer l'air mlagré moi pour tenter de discerner une odeur connue. Familière. Cependant sur mes deux pieds j'étais là, face à l'individu à la voix masculine et sombre.

Cape noir. Cet individu était tel une ombre ancrée dans les ténèbres. Pour ma part on aurait dit un enfant. Un enfant guidé par sa seule curiosité qui le pousse à se rapprocher. Qui lui fait se poser des questions. Questions qui me brûlaient les lèvres. Raison certaine de l'envolée soudaine des mots lorsque le silence allait reprendre sa place de maître après les parole de l'ombre.

- Mieux vaut-il pas avoir un cœur gelé qu'un cœur de pierre? Mon chemin lui s'est effacé, plus personne pouvant me guider. Tel un funambule, je marche un fil, vacillant entre deux mondes qui m'attirent autant l'un l'autre. Celui de la lumière et celui du royaume des ombres.

Soudain une nouvelle interrogation, me coupant en pleine réflexion. Je ne savais plus bien où j'en étais. Le curiosité de nouveau de sortie. Les paroles elles s'enfuient d'elles même.

- Mais au fait c'est la première fois que je vous vois par ici. Vous êtes vous perdu?
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Re: Retour aux origines

Message par : Mangemort 40, Mar 26 Sep 2017 - 16:18



« - L’on se perd toujours en cherchant son chemin. »

Observation en flocon de l’enfant d’en face.

« - Moi, j’ai trouvé le mien. »

Un mouvement imperceptible de l’argile qui se tourne au firmament. La tâche représentée par sa présence haute et singulière semble se fondre dans l’atmosphère. Ne vouloir plus exister que comme particule, faisant partit d’un Tout, unique et semblable.
Pourtant, la figure demeure et approche même. D’un pas silencieux, s’enfonçant dans la neige. Le dos, long, se courbe doucement pour approcher le masque d’argile du visage de l’Enfant. De la personne qui enquête. Sur la Vie. Sur soi-même. Sur le chemin à emprunter.

« - Tu inscris tes pas dans la neige, laissant ton empreinte indécise. Pourquoi hésites-tu ? Il n’y a que l’exaltation de la révolte, qui peut faire fondre un cœur gelé. Il n’y a que cet espoir chaleureux pour un monde nouveau, qui peut te guider. »

Gentillesse pédagogique.
Haute figure, presque austère.
Presque confiante.

Après tout, avoir été disciple. Celui de 39. Celui du Monde.
Etre au Monde une tâche irréversible.

« - Mais, tu as également la possibilité de garder ton cœur gelée dans l’apathie du monde qui défile sous tes fenêtres. »

Et sur ces mots,
Se redresser, et esquisser un mouvement de retrait.
Imperception sur la neige.
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Re: Retour aux origines

Message par : Max Valdrak, Dim 29 Oct 2017 - 17:52


Excusez moi pour le retard mon sombre ami



Curiosité. Animal bien présent. Il me faudrait un jour le contrôler. Cela finira par me jouer des tours. Comme parler à une silhouette inconnue. Se déplaçant d'un pas étrange. Parlant d'une voix envoûtante. Si spéciale. Ses mots si justes. Je voulais jouer avec . Laissez moi me perdre. Aller vers cette ombre. Si attirante.

Quand la nuit tombait, seules les ombres restaient. Elles régnaient. Parfois, attirée par cette étrangeté, je me laissais emporter. Guider parmi ces taches noires. Elles effrayaient. Elles me faisaient peur. Et en même temps autour d'elle, j'en oubliais le reste. Comment faire pour ne plus avoir peur?

Ses paroles me prenaient. M'emportaient dans les pensées. Dans les réflexions. Masque concret sur son visage. Le mien en vacances depuis trop longtemps. Je ne savais plus comment le fixer. Il ne faisait que tomber. J'avais du mal à réaliser. L'action sous mes yeux. Qui pouvait être cette personne me faisant sentir si petite. Si faible. Comme un animal sans défense.

Silence. Plus aucun mot ne sortait. Plus rien. Seule la nature parlait. La silhouette se redressait. Allait-elle partir? Non, j'avais des questions. Aurait-elle les réponses? Allait elle m'abandonner à mes réflexions? Mes paroles devancèrent ma pensée. Les phrases se formèrent sans discutions avec l'esprit préalable. Tourner sept fois sa langue dans sa bouche avant de parler. Sans mon masque avec la curiosité cela m'était compliqué.

- L'apathie n'est point pour moi. L'empathie, un drôle de maux. Ressentir les autres... Savez vous comment sceller un cœur? Le rendre plus dur? Plus fort? La glace est fragile. Elle peut certes fondre mais aussi se briser. Tout ne tient qu'à un fil. J'aimerais ne plus hésiter. Les empreintes sont indécises car aucun guide n'ouvre la marche. Le cœur fissuré par tout les remèdes ne s'est point soigné. Pourriez vous l'aider?

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Re: Retour aux origines

Message par : Mangemort 40, Sam 11 Nov 2017 - 22:06



Il y eut un temps de latence, dans ce paysage immuable, hors du temps. Quelque chose qui semblait se produire, non pas de façon concrète. Mais qui touchait davantage à l’immatériel. A, en tout cas, quelque chose qui n’avait rien de raisonnable, qui ne tenait pas de la Raison. Ce n’était pas toujours elle, qui guidait les pas de l’Ombre. Non. La plupart du temps, c’était son cœur-monde, ouvert sur une poitrine béante et sans sexe. C’était quelque chose qui ne tenait pas tant des sentiments que des affections. Des élans du cœur.
Par le Masque, l’on se permet beaucoup. Mais avec ce cœur sous le masque, il était impossible de dévier de sa droiture propre, de ses principes, de sa conduite, de ses sentiments particuliers… De ses familiarités. Notamment en ce qui concerne les êtres : bestioles bien trop complexes… Davantage qu’une tâche rousse sur un manteau blanc.

Mais cette tâche rousse était visible. Comme quelque chose d’enfouit qui ressurgit, quelque chose qui émerge petit à petit : qui est là, qui sort de l’invisible peut-être, pour… Conscience encore ensevelie, peut-être… Mais il semblait y avoir dans cette spontanéité de la parole quelque chose comme un appel. Un appel à ne pas abandonner, à poursuivre… A guider ?

L’Ombre oscillait toujours entre ses impulsions et ses réflexions : jamais de demi-mesure, toujours une attitude dans l’Absolu. Et c’est ce caractère double, qui commença à transparaître, au fil de ses mots : « - N’aie pas peur, d’avoir le cœur trop ouvert, que ton empathie te rende vulnérable. Nos faiblesses constitue notre force : peut-être cela t-a-t-il permit avec le temps de te construire une force de caractère. Peut-être maintenant ton cœur désire-t-il autre chose, qu’il s’effrite, car il ne supporte plus de ne plus être lui-même, de ne plus avoir la possibilité de se montrer tel qu’il est… S’il en a eu un jour la possibilité. Tu es un Etre. Tu as en toi la possibilité et le devoir d’exister mais… Le peux-tu ? Le souhaites-tu ? »

Pas de pas, mais un bras, qui se tend, puis une main gantée de noir, paume ouverte, en direction de la jeune fille à la tâche rousse.
Invitation à se laisser guider. A lâcher prise, peut-être une fois, peut-être la dernière, qui sait ? Mais volonté obstinément tourner vers l’autre. Cet Autre familier.

« - Laisse-moi de parler de l’Evolution. »

Et par ces mots, inviter à se perdre dans un obscur Eveil, à destination de ceux qui un jour, petites feuilles tombées de l’arbre, trouveront le repos en eux-mêmes.
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Re: Retour aux origines

Message par : Max Valdrak, Ven 17 Nov 2017 - 9:51


Bn pas vers l’ombre. Cette forme. Cette silhouette qui se dessinait petit à petit. Cette voix qui emplissait l’air. Comblant le silence.

-Que désire donc ce cœur qui se fissure?

Le mot existence. Un concept. Beaucoup de choses à dire à supposer que le concept d’existence soit par définition le fait d’être, je suis depuis mon premier souffle, de même avant, à en croire certains philosophe de la vie, certains moldus qui, pour des raisons d’éthiques, pensent que la vie d’un individu, dans le cas présent humain car nous parlons bien d’humanité, démarre lors de la formation de la cellule première, ou devrais-je plutôt évoquer la rencontre des gamètes, car cette cellule nait de cette union et avant cela d’une autre union mais là n’est pas le sujet, se fait au sein du ventre de la mère, plus précisément au cœur de l’utérus, pour reprendre les mots utilisés par les savants férus de biologie, et jusqu’à aujourd’hui, jour de notre rencontre, qui me permet d’ouvrir mes yeux et mon esprit, quelque peu assombris et codifiés par cette société qui nous conditionne par le biais de l’éducation dans une pensée unique, non pas que cela soit une mauvaise chose, mais du manque de discernement un voile sur les intentions de nos compères, pas toujours malveillants loin de là , qui nous manipulent, s’installe et nous empêche de voir au loin, l’horizon, caché derrière les nuages, je suis toujours, par le fait de respirer, ma présence, témoin de mon existence qui définit elle-même mon absence, pensée qui pourrait se résumer par une célèbre citation, d’un illustre homme, ancré dans l’histoire, des mots encrés dans le temps et dans le théâtre, littéraire britannique qui fut dramaturge de son temps dont les pièces sont encore reprises aujourd’hui, servant de modèle d’apprentissage aux jeunes générations, qui nous suivront lorsque nous ne serons plus, retour au questionnement sur l’existence, six mots, to be or not to be, , à supposer que, si vous, oui vous qui êtes tombé sur cette réflexion, permettez que je brise l’espace d’un instant le mur qui nous sépare et que je replonge dans les dédales de mes pensées sans vous tendre le fil d’Ariane qui pourrait être facilement visible si vous aviez ce texte sous les yeux tout comme moi cependant il n’en est point, enfin seulement si vous l’écoutez mais, après étude, plus grandes sont les chances que vous possédiez le texte ou plutôt la phrase un peu longue, vous vous retrouvez ici à devoir baser votre confiance que je sais difficile à gagner, en moi votre guide par les mots dans le labyrinthe de l’esprit ou devrais-je dire des réflexions qui nous poussent au questionnement qui n’est pas sans rappeler le but premier de cette interrogation sur l’existence et notre supposition, nous existons vraiment, dans notre définition du début de l’existence et que nous ne rêvions point car le rêve est une grande source de doute qui lui-même nous entraine dans un cercle vicieux, doute entrainant le doute comme les mots se superposant aux autres dans cette réflexion bien trop longue mais qui continu toujours pour quelques mots supplémentaires, non pas que d’autres choses ou arguments utiles aux débats soient à rajouter même si je pourrais l’envie me manquant, s’ajoutant encore et toujours comme si la fin de cette phrase n’arriverait jamais à supposer que l’on n’appose pas un point ici.

-A supposer que le concept d’existence soit par définition le fait d’être, je suis depuis mon premier souffle et jusqu’à aujourd’hui je suis toujours à supposer que nous existons vraiment et que nous ne rêvions point.

Une pensée résumée. Une réponse courte. Son sens quelque peu vague. Flou. Comme ses questions et ses réponses. Un jeu. Mais des esprits qui semblaient se rencontrer sur le même plan. L’ombre me parlait d’évolution. Mes pensées partirent vers les livres. Que quelle évolution parlait-elle?

-Je suis toute ouïe. Pouvez-vous m’éclairer?

Les ombres autour de moi. L’esprit qui s’assombrissait. Une lumière nécessaire. Mais une ombre pouvait elle l’apporter dans ce rêve?
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Re: Retour aux origines

Message par : Mangemort 40, Sam 18 Nov 2017 - 16:21



La main n’a pas été prise, la voici qui se rétracte, prenant le vide et le froid – peut-être quelques flocons – au cœur de sa paume. Une légère appréhension, une légère suspicion. Quelque chose d’intangible, loin du concret, dans un abstrait en pleine perdition. Presque percevoir les filaments d’idées qui s’envolent de tout côté, impossibilité de les intercepter, seulement celle de les observer.
Et dans cette observation, se forme petit à petit la réflexion, et la confrontation verbale. Non, il faut parler, pouvoir performatif du langage, qui saura rassurer cette jeune âme perdue dans la neige.

« - Non. La voix est douce mais sévère, pédagogique. Exister ne signifie pas juste être, ce n’est pas un synonyme de vivre. L’on peut vivre sans exister, mais l’on ne peut exister si l’on n’est pas vivant. Exister, c’est prendre conscience de sa place et de sa position dans le monde. C’est évaluer ses actions, les soupeser, et avoir conscience que l’on vit. Cette conscience prégnante et permanente que nous sommes un être fini aux capacités d’évolutions infinis. C’est prendre conscience que notre passage sur Terre et dans le Temps est insignifiant et que c’est à nous, par nos actions, de le rendre signifiant. »

La marche se fait alors petit à petit dans la neige, dans une volonté péripatéticienne. A la façon d’un Socrate, d’un Platon ou d’un Aristote, le corps se met en mouvement en même temps que l’esprit. Et si l’âme enneigé souhaite poursuivre le chemin de la découverte, il ne tient plus qu’à elle de suivre ses pas… A défaut d’avoir voulu prendre sa main.

« - C’est en ayant cette conscience de toi, que tu sais que tu ne rêves pas. C’est en cessant de te faire observateur passif, et en entrant dans l’action, l’action de toi, que tu existes. C’est en te faisant toi-même acteur. Et cette Evolution, entre dans cette dynamique existentielle, que chacun se doit de trouver au cours de son existence. Une Evolution, non pas des espèces, mais des pensées et des corps. Il est avéré : ceux qui souffrent, ont souffert, sont les plus à même de comprendre la peine, la douleur et les difficultés qui se trouvent sur le chemin de la Vie. Ce sont ces âmes-là, qui deviennent fortes, à force d’avoir été propulsées contre les difficultés. La solitude, les violences, les traumatismes, la perte de confiance, les coups… Tout cela fortifie l’esprit, et ceux qui s’en relèvent par la force du temps ou de leur âme, atteignent ainsi un niveau supérieur de compréhension du monde. Ils voient, sont en puissance d’agir avec plus de sincérité et de prescience que sont dont l’existence n’a jamais été remuée. Ils sont plus éveillés face aux injustices, voient le monde tel qu’il est, et ont en eux la possibilité de changer les choses. Là, se fait alors la différence. Un arrêt, brusque. L’exposé était terminé, il était temps de se confronter à la réponse de l’Enfant. Après avoir souffert, souhaite-t-on souffrir encore ou, au contraire, préférons-nous nous battre, afin de ne plus avoir à souffrir ? »
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Re: Retour aux origines

Message par : Max Valdrak, Mar 2 Jan 2018 - 22:15


Désolée pour la réponse tardive

Les mots dansaient. Ses mots flottaient. Je les attrapais au vol. Je tentais de les comprendre. De les retenir. D'en chercher le sens. J'étais comme une enfant. Une enfant qui écoutait son maitre parler. Lui donner un cours. Une leçon de vie. Des pensées un peu philosophique. Non je ne devais pas laisser mon esprit s'égarer. Le froid m'en empêchait. Sa voix, elle, me retenait. Je voulais en savoir plus. Malgré ce froid qui me prenait. Ce vent glacial qui me caressait la joue. Les yeux sur l'ombre face à moi. La curiosité. J'essayais de la détailler plus. Mais ses phrases me faisaient cogiter toujours plus.

Evolution. Rêve. Vie. Choix. Peines. Douleurs. Les deux derniers je les connaissais. Ils me prenaient encore. Cauchemars de l'enfant. Enfant qui d'une pensée à l'autre se posa une question. Son épouvantard. Son pire cauchemar s'était réalisé. Qu'allait-il donc se passer si elle faisait face de nouveau à la créature magique. Il y avait il une peur pire qui se cachait derrière la première. Oui, il y en avait bien une. Mais l'enfant essayait de la cacher. Un mur de briques devant. Il s'effritait. Bientôt elle serait sans défence. Petite fille perdue. Les yeux levés vers l'inconnue. L'ombre à elle.

Une question à la fin du discours. Une réponse qui ne se fit pas attendre. L'enfant que j'étais, réfléchissait vite. Je connaissais déjà la réponse pour m'être souvent interrogé sur la question. L'exposé n'ayant ma vision.

-Au risque de vous décevoir, ma pensée n'est point tranchée sur la question. Tout dépend de comment on souffre. De l'intensité. Du pourquoi. Si ne plus souffrir implique de faire souffrir quelqu'un d'autre alors je préfère garder ma douleur. La laisser exploser quand je suis seule. Mais à côté de cela, je trouve que le plus important est de toujours se relever. De toujours garder la tête haute. Même si on tombe des dizaines de fois, il faut se relever et se battre. Pas que pour soi. Pour ceux qui comptent pour nous aussi.
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Re: Retour aux origines

Message par : Mangemort 40, Lun 15 Jan 2018 - 19:30



Patience attentive, pédagogique. L’attitude de l’Ombre renvoyait une certaine forme de confort ou, tout du moins, de confiance. Comme un pilier contre lequel se (re)poser. Quelque chose de toujours là, intangible, disponible, prêt à élever. C’était cela, son but. Peut-être un peu plus avec les autrui proches de l’être sous le Masque. N’être qu’un être humain, après tout, avec ses sentiments et sa subjectivité. Alors, il semble logique que cette personne soit plus à même de vouloir aider des personnes qui lui sont sympathiques, que de parfaits inconnus. Bien que cela ne soit pas nécessairement vrai non plus : l’inconnu total est un défi qu’on se plaît à relever au bout de sa rhétorique.

« - Je ne suis pas déçu.e. Léger sourire. Volonté en face de ne pas décevoir le matricule que l’on est ? Attitude positive, mais encore trop spéculative. Il aurait été trop orgueilleux d’avoir su y répondre sans trébucher. Ou bien trop peu préparé à faire face au monde. Punir autrui pour sa propre douleur est une attitude méprisable : c’est en toi seule qu’il te faut expier et te pardonner. Tu soulèves un bon point : peu importe le nombre de fois où tu chuteras, il te faudra toujours te relever. Mais, tu n’es pas seule, tu peux demander de l’aide dans ton élévation. Un léger sourire, sous le masque, ton doux, rassurant. Je peux t’aider, comme tu pourrais nous aider. Aider notre Cause qui prône l’acceptation de soi-même. Une volonté de sacrifice de son ego au profit des autres. Abolir la stagnation des consciences pour faire émerger l’Idéal de liberté publique et privée. Ne plus subir les réactions, mais devenir action, au monde, au sein de la société. Une pause, le temps que la proposition soit entendue. Le veux-tu ? »

Nulle volonté de sa part de forcer le consentement, jamais. Simple interrogation, après exposé des faits.
Attente, de facto, d’une réponse… En espérant que celle-ci soit positive.
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