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Retour aux origines
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Ailinn Kafka
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Re: Retour aux origines

Message par : Ailinn Kafka, Mar 02 Juil 2013, 20:13


Double trouble
PV  Alexie Scott




« Ailinn, ma chérie, qu'est-ce qui t'arrives, où es tu ? »

Ailinn pesta quelques instants contre son téléphone portable qu’elle ne parvenait toujours pas à utiliser correctement malgré tous ses efforts, avant d’enfin trouver le bouton du volume, et d’augmenter ce dernier jusqu’à ce que la voix d’Alexie n’ait plus l’air de parvenir d’une caverne du fin fond de l’univers.

La jeune femme tenait toujours la lettre de son autre main, la considérant telle une étrange créature potentiellement dangereuse qu’un scientifique maintiendrait tant bien que mal à distance. Et à vrai dire, elle aurait presque préféré que cette créature ne vienne jamais détruire à coups de griffe le fragile univers qui était encore le sien quelques minutes plus tôt.

Le visage de porcelaine d’Ailinn était encore plus pâle qu’à son habitude lorsqu’elle reprit la parole, sa voix frémissant comme celle d’une fillette apeurée.

« Dieu merci, tu es là ! J’ai besoin de savoir où habite ton père au plus vite, c’est très important ! Je serai en Bulgarie d’ici quelques minutes ! » s’écria-t-elle en rassemblant tout ce qu’elle trouvait pour l’emmener avec elle.

Des lettres, des photos, des albums. Tout un passé qu’elle n’avait jamais connu, et qui lui appartenait enfin. Sur l’un des murs incurvés du vieux grenier, une vieille photographie montrait deux femmes, l’une aussi rousse qu’un feu follet, l’autre plus brune qu’une aile de corbeau, souriant toutes deux timidement à l’objectif. Ailinn arracha rapidement le cliché du mur, faisant valser quelques épingles colorées sur le parquet crasseux.

La jeune femme se saisit d’une vieille théière ébréchée et murmura tout en la pointant de sa baguette, pensant ardemment à la Bulgarie et à son père : « Portus ». Elle avait encore quatre minutes avant que l’objet ne commence à s’agiter et à briller en lui signifiant qu’il était temps de partir.

« Je pensais que c’était impossible, et pourtant tout prête à croire que… » murmura-t-elle comme pour elle-même avant d’ajouter plus clairement à l’attention de son interlocutrice. « Alexie, je viens de retrouver mon père. Et je crois… Je crois qu’il a tenté de me parler de toi. »

La jeune femme faisait les cent pas dans le grenier poussiéreux, son téléphone portable coincé contre son épaule et sa longue chevelure rousse flottant derrière-elle en retombant sans relâche contre ses reins. Ailinn oscillait entre le rire et les larmes, sa joie incommensurable d’avoir retrouvé la trace de ce père qu’elle n’avait jamais connu et la nervosité à l’idée de le retrouver.

« Il faut que tu entendes ça, Alexia ! C’est écrit noir sur blanc ! « Mon nom est Ioan Evena et je suis né en Bulgarie. Je sais que tu es spéciale, que tu as quelque chose de particulier, et je crois savoir pourquoi. Petite fille, j’ai un frère, là-bas, en Bulgarie, et sa fille est comme toi. Cionadh, si tu vois la magie naître en toi, il faut que tu la retrouve. Retrouve Alexia. » Je n’arrive pas à le croire… » continua-t-elle d’une voix blanche avant de réaliser qu’elle ne laissait pas la moindre opportunité à sa patronne et amie de lui répondre. « Pardon, j’aurais peut-être dû te demander de t’asseoir avant de t’annoncer tout ça ? »
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Re: Retour aux origines

Message par : Alexie Scott, Mer 03 Juil 2013, 02:03


L'appel d'Ailinn inquiéta légèrement la jeune femme qui avait peur que sa stagiaire soit en danger. En effet, d'après sa voix nouée, paniquée et tremblante, Alexie pouvait s'attendre au pire et pensait que Linn allait lui annoncer une mauvaise nouvelle. La gorge de la brune se serra et la jeune femme attendit avec impatience la réponse de sa stagiaire. Cependant cette dernière ne lui communiqua pas l'endroit où elle se trouvait. Non, étrangement elle préféra parler du passé d'Alexie, un acte que cette celle-ci ne comprenait absolument pas, d'autant plus que la brune n'aimait pas trop parler de son pays de naissance. Ailinn demanda à sa patronne de lui communiquer l'adresse où résidait Maxim en Bulgarie. Une demande des plus étranges, surtout de la part d'Ailinn. Pourquoi parlait-elle soudainement de la Bulgarie et du père biologique d'Alexie ? Cette dernière était complètement larguée et ne comprenait rien à ce que racontait sa stagiaire. Cette dernière lui annonça également une grande nouvelle, elle avait retrouvé son père. Elle qui ne l'avait jamais connu, qui n'avait jamais entendu parler de lui.

Sa stagiaire poursuivit en lui lisant une lettre écrite par son père. Dans celle-ci il se présentait. D'après la lecture de Linn, il s'appelait Ioan Evena. Il portait le même nom que le père biologique d'Alexie, ce qui était assez étrange, mais cela devait surement être un nom connu et réputé dans le pays pensa la jeune femme. Alexie resta bouche bée en apprenant qu'Ioan avait un frère dont la fille s'appelait Alexia. Cette fois-ci, la coïncidence était trop énorme pour être vraie. Si tout ce qui est écrit était vrai, cela voudrait dire que biologiquement, Ailinn et Alexie faisaient partie de la même famille. C'était impossible. Alexie n'en croyait pas ses oreilles. Elle devait absolument retrouver Ailinn et la rejoindre. Malheureusement, la sang pur n'avait aucune idée de la localisation de son employée. Cela lui faisait une belle jambe. Elle ne pouvait quand même pas lui annoncer la nouvelle par téléphone.

- Ailinn je comprends rien ! Comment l'as tu trouvé ? Mais où es tu ?

Alexie était plus que perdue. Si elle faisait bel et bien le lien, Linn était sa cousine car leurs pères biologiques respectifs étaient frères. Ils étaient tous les deux Bulgares et s'appelaient tous les deux Evena. Cela ne pouvait pas être une coïncidence. De plus, la fille de Maxim se nommait Alexia et ce prénom était celui d'Alexie, donné par Erina. La sang pur fut ensuite renommé par Lily et Ewan, en remplaçant le "a" par un "e" et en changeant le second prénom par Juliet, sa grand-mère maternelle adoptive. Alexie ne pouvait pas rester dans sa boutique à se tourner les pouces alors qu'Ailinn découvrait enfin la vérité pour son père. Si elles faisaient bel et bien partie de la même famille, l'ancienne Serdaigle devrait être auprès de sa stagiaire à la soutenir et à tenter de lui expliquer l'histoire sur la famille des Evena.

- Ailinn, dis moi où tu es et j'arrive tout de suite. Tu ne pas décider de partir en Bulgarie, comme ça sur un coup de tête juste à cause d'une lettre ! Ne t'aventure pas dans ce pays toute seule, c'est trop dangereux. S'il te plait, dis moi où tu es.
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Re: Retour aux origines

Message par : Ailinn Kafka, Mar 09 Juil 2013, 00:50


Double trouble
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« Ailinn, dis-moi où tu es et j'arrive tout de suite. Tu ne pas décider de partir en Bulgarie, comme ça sur un coup de tête juste à cause d'une lettre ! Ne t'aventure pas dans ce pays toute seule, c'est trop dangereux. S'il te plait, dis-moi où tu es. » la supplia son amie et supérieure dont la voix tremblant d’anxiété.

Ailinn dégringola soudain en chute libre de son petit cocon familial nouvellement acquis et redescendit brutalement sur la terre ferme. Alexie n’avait pas tort, et bien qu’Ailinn ne soit plus depuis longtemps la petite fille aux boucles rousses incapable de se défendre à laquelle elle avait autrefois ressemblé, il ne valait mieux pas prendre de risque. Ne s’était-elle pas déjà jetée inconsciemment dans la gueule béante d’un piège enfantin par excès de spontanéité ?

Derrière la rouquine, la petite théière ébréchée aux couleurs fanées changée en Portoloin s’agitait de plus en plus distinctement contre la petite table de frêne sur laquelle l’avait abandonnée Ailinn.

La jeune femme hésitait toutefois, absorbée dans ses tergiversations entre ce qui était raisonnable et ce que son cœur la poussait à faire. Devait-elle prendre le temps de faire le point son passé avec Alexie, ou filer en Bulgarie pour retrouver son père ?

Sur la petite table vitrée, la théière poussiéreuse brillait intensément, son reflet illuminant tendrement les yeux d’émeraude de la Serdaigle qui ne savait toujours que décider. Tic tac, goes the clock and all the years they fly. Tic Toc, and all too soon, your father’ll surely die… Et si son père disparaissait Le Portoloin sursauta soudain en un ultime soubresaut, et disparut dans un grand craquement suivi d’un éclair de lumière crue.

« Tu as raison, Lexie, je dois réfléchir à quelques détails avant de partir. » répondit enfin la rouquine aux yeux verts en se résignant à la raison. « Je suis en Irlande. 128, Dochtúir Tsráid, la ruelle qui descend juste derrière la fontaine de Saint-Patrick. Si tu veux me rejoindre, je t’attendrai, sinon je me débrouillerai pour rentrer à Londres ou à Pré-au-Lard, mais cela pourra me prendre un certain temps. »

La jeune femme attrapa son sac à présent bourré à craquer d’objets et paperasses en tout genre, et en sortit une photographie moldue tirée sur un papier jauni et corné. Sur l’image, un homme d’une trentaine d’année fixait l’objectif d’un regard interrogateur, une tasse de café à la main. Cheveux bruns, peau mate et barbe naissante, ce dernier présentait en dépit de toute logique une indéniable ressemblance avec Ailinn.

« Alexie, je dois vraiment te parler… Il y a des tonnes de photographies et de lettres ici… Je vais tout emporter, il n’y a qu’une vieille servante ici, et j’ai fait en sorte qu’elle ne fasse pas attention à moi. Mais... Cela signifie-t-il que nous sommes… cousines ? »
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Re: Retour aux origines

Message par : Alexie Scott, Mer 10 Juil 2013, 17:01


Alexie tenta de dissuader Ailinn de faire la plus grosse bêtise de sa vie, à savoir partir en excursion à la recherche de son père dans un endroit qu’elle ne connaissait même pas. La considérant comme sa petite protégée, la sang pur ne pouvait pas rester là sans rien faire alors que sa stagiaire se jetait dans la gueule du loup en se rendant en Bulgarie. En effet, Alexie avait gardé un très mauvais souvenir de son séjour là bas. Son père refusa de la voir, étant persuadé qu’elle lui mentait. Maxim n’avait jamais été au courant de l’existence de sa fille et d’après sa réaction, il n’avait aucune envie d’en avoir une. C’était donc blessée qu’Alexie était retournée à Londres.

Guidée par son instinct, Alexie ne voulait pas qu’Ailinn soit déçue comme elle avait pu l’être. La sang pur voulait avant tout épargner un choc à la Serdaigle et tenta le tout pour le tout en lui disant que ce voyage était de la folie et qu’elle ne pouvait pas s’aventurer dans un pays complètement inconnu pour elle. La seule solution qu’Alexie trouva était de rejoindre Ailinn, mais pour cela, la jeune femme devait savoir la localisation de la plus jeune. A deux, elles seront plus fortes. Connaissant le caractère d’Ailinn, Alexie savait déjà à quoi s’attendre. La détermination de sa stagiaire faisait d'elle une personne persévérante et redoutable qui n’hésitait pas à foncer tête baissée.

- Cousines ? Je ne sais pas Ailinn, c’est possible, mais j’ai vraiment besoin d’en savoir plus, j’arrive.

Finalement, Ailinn écouta la voix de la sagesse – par conséquent celle de sa patronne – et lui donna enfin son point de localisation. Sans perdre une minute, Alexie accourut vers la porte de la confiserie, la verrouilla, tourna le petit carton pour signaler que le commerce était fermé, et s’empressa de transplaner en pensant très fort à l’adresse communiquée par Ailinn. Elle se trouvait en Irlande, ce n’était pas si loin. En quelques minutes, voire mêmes de simples secondes, Alexie se retrouva devant une maison – que l’on pourrait qualifier de vielle et sombre demeure. La jeune femme frappa à la porte et fut surprise de tomber sur une vielle femme. Alexie ne perdit pas de temps et monta directement retrouver Ailinn. Elle était là, assise sur une sorte de grand coffre, la tête penchée sur quelques photographies.

- Me voilà Ailinn, je suis là ! Raconte-moi tout ma puce.

Alexie restait toujours bouche bée. Et si c’était vrai ? Et si elles étaient réellement cousines ? Cela voudrait dire qu’inconsciemment, Alexie a fait d’Honeydukes un commerce familial. Une nouvelle qui avait de quoi tourmenter les deux jeunes filles. Alexie se questionnait sur son passé. Et si Erina ne lui avait pas tout dit ? Elle ne cessera donc jamais d’avoir des secrets. Toutefois, la sang pur tenta de se calmer, la panique et l’anxiété n’était pas un bon mélange pour la santé du bébé.
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Re: Retour aux origines

Message par : Ailinn Kafka, Sam 03 Aoû 2013, 17:40


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Ailinn ne fut pas le moins du monde surprise par l’étrange craquement qui résonna dans une petite ruelle déserte, juste derrière la vieille demeure familiale. À peine quelques secondes plus tard, la rouquine entendit une voix familière, juste derrière-elle, sur le palier du grenier.

« Me voilà Ailinn, je suis là ! Raconte-moi tout ma puce. »

« Alexie ! Merci d’être venue. »

Ailinn s’assit sur l’une des vieilles malles en faisant voleter un nuage de poussière grisâtre, et commença à tout raconter à sa patronne. Tout, depuis le début.

La grossesse non-désirée de sa mère biologique, cette femme froide et dure qui avait toujours considéré l’éducation de la fillette comme un fardeau avant de la rejeter comme une créature démoniaque lorsqu’elle avait découvert que sa fille unique avait des pouvoirs spéciaux.
Son amnésie partielle de ce qui s’était passé en Irlande à cette époque. Naomé, qui l’avait adopté après l’avoir découverte seule dans la rue. Son enfance chez Ahlys.

La jeune femme passa les détails de sa scolarité à Poudlard avant de revenir sur son obsession de retrouver ses origines.

« J’ai toujours voulu retrouver mon père mais… J’avais presque tout oublié de mon enfance en Irlande alors retrouver cet endroit n’a pas été facile. »

Ailinn sortit de sa besace les lettres que son père lui avait écrit autrefois, sans que sa mère prenne jamais le temps de les lui lire, et les tendit à Alexie.

« Tiens. Tu peux les lire si tu veux. »

La rouquine ayant elle-même une nature résolument curieuse, pouvait comprendre qu’Alexie veuille y jeter un œil. Après tout, ces lettres concernaient également le père de sa patronne.

« Est-ce que… Ce Maxim dont parle mon père dans ces lettres… Est-il vraiment ton père ? » murmura Ailinn.
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Re: Retour aux origines

Message par : Alexie Scott, Mar 06 Aoû 2013, 13:02


C'était complètement paniquée qu'Alexie avait pris la décision de rejoindre Ailinn. Où ça déjà ? Ah oui en Irlande. Ce n'était pas si loin, mais ce n'était pas non plus la porte à côté. Heureusement que la sang pur maîtrisait convenablement son transplanage autrement, la destination d'arrivée n'aurait surement pas été la bonne et l'état dans lequel elle serait arrivée, n'était pas prévu. Mais finalement, en quelques minutes elle atteignit la petite maison dont Ailinn lui avait la description par téléphone. Sans hésiter une seconde, la proprio rejoignit son employée à l'étage où elle découvrit une pièce remplie de bibelots, de malles et de poussières.

Alexie était contente de retrouver Ailinn qui semblait dépitée. La jeune femme ne pouvait que comprendre son désarroi. Mais alors, qui étaient réellement Ailinn et Alexie, l'une pour l'autre ? Et quels liens étranges les unissaient ? Tant de questions se bousculaient dans la tête de la brune et elle n'avait toujours pas les réponses. Elle ne voulait pas brusquer sa potentielle cousine et y alla donc en douceur en lui demandant de lui raconter l'étrange révélation qu'elle venait de découvrir. C'est alors que la rousse lui déballa toute l'histoire de a à z. Elle qui n'avait jamais connu son père, désirait en savoir un peu plus sur ce personnage plus que figurant dans sa vie. Mais une révélation en engendra une autre, puis encore une autre, jusqu'à ce que la vérité éclate enfin aux yeux des deux jeunes femmes.

- Je sais ce que tu ressens Ailinn. Rechercher un père qui a été un fantôme, j'ai eu le droit au même. A vrai dire, mais deux parents biologiques ont désertés rapidement. Heureusement, Lily et Ewan m'ont adoptée. La vérité c'est que je ne suis pas une sang pur. En réalité je suis née moldue, d'une famille bulgare. Ma mère, Erina m'a abandonnée alors que j'avais à peine quelques mois. En réalité, je m'appelle Alexia, mais ma mère adoptive a fait changé mon prénom, cela va de soi. Enfin, tout ça pour te dire, que je comprends ce que tu ressens.

Ailinn lui tendit quelques lettres, qu'Alexie attrapa malgré ses mains tremblantes. Elle les feuilla rapidement, puis s'arrêta lorsqu'elle vit inscrit le nom des Evena. Celui de son père biologique qu'elle n'avait jamais connu, à son grand regret. D'après sa grand mère, Maxim était un garçon, certes pauvre, mais généreux et loyal. Elle l'avait toujours apprécié, malheureusement, ce ne fut pas le cas de son mari qui interdit à sa fille de le revoir. Une décision qui engendra une séparation et un abandon.

- Pour moi, mon père c'est Ewan Scott. Mais oui, mon père biologique, mon véritable géniteur est Maxim Evena. Son nom est mentionné dans une des lettres. Cela ne fait plus de doute. Si ton père biologique est vraiment Ioan, nous sommes alors cousines... dit-elle alors qu'une larme perla le long de sa joue.
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Re: Retour aux origines

Message par : Ailinn Kafka, Lun 12 Aoû 2013, 23:38


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Ailinn fut touchée de la présence de sa patronne près d’elle, comprenant bien que transplaner lorsqu’on était enceinte n’était pas des plus aisés… Et la rouquine en appréciait d’autant plus le geste.

« Je sais ce que tu ressens Ailinn. Rechercher un père qui a été un fantôme, j'ai eu le droit au même. A vrai dire, mais deux parents biologiques ont désertés rapidement. Heureusement, Lily et Ewan m'ont adoptée. La vérité c'est que je ne suis pas une sang pur. En réalité je suis née moldue, d'une famille bulgare. Ma mère, Erina m'a abandonnée alors que j'avais à peine quelques mois. En réalité, je m'appelle Alexia, mais ma mère adoptive a fait changé mon prénom, cela va de soi. Enfin, tout ça pour te dire, que je comprends ce que tu ressens. »

Comprenait-elle vraiment ? Même si son père biologique n’était pas présent pour Alexie, elle au moins avait un père adoptif aimant, toujours là pour elle… Ce qui n’était pas son cas. Ailinn se mordilla les lèvres en repensant à son père qui l’avait cherché lui aussi, pendant tout ce temps… C’était sa mère la fautive. Comment pourrait-elle un jour lui pardonner ?

« Pour moi, mon père c'est Ewan Scott. Mais oui, mon père biologique, mon véritable géniteur est Maxim Evena. Son nom est mentionné dans une des lettres. Cela ne fait plus de doute. Si ton père biologique est vraiment Ioan, nous sommes alors cousines... »

La rouquine aperçut une larme rouler le long de la joue lisse de sa cousine et patronne, avant de se rendre compte qu’une perle d’eau identique glissait du coin de ses propres yeux.

« Alexie, je… Je crois que j’ai besoin de prendre un peu de recul. »

Ailinn attrapa vivement son sac pour cacher les larmes qui affluaient à présent sous ses paupières diaphanes, et s’apprêta à prendre la fuite mais quelque chose la retint.

La rouquine fit volte-face, et éclata en sanglots tandis qu’elle serrait sa cousine dans ses bras. Il y avait tant de choses qu’elle aurait voulu lui dire, tant de questions qui brûlaient ses lèvres, et pourtant sa gorge s’était tant resserrée que la Serdaigle peinait à respirer, ne laissant échapper qu’un sanglot étranglé de temps à autres.

« Je serai de retour pour mon service de demain. » murmura-t-elle avec un dernier regard d’excuse avant de dévaler les escaliers, et de disparaitre dans la brume irlandaise.

[RP terminé]

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Re: Retour aux origines

Message par : Invité, Mer 11 Sep 2013, 21:44


[HRPG: Le lieu se trouve à Florence, en Italie.]

Les oisillons chantaient gaiement, les feuilles d’automne tombaient élégamment, et le ciel était nappé d’une couche de nuage de coton… C’était une belle journée si on pouvait faire abstraction de la tombe, noir vernie, qui trônait au beau milieu du cimetière grisâtre. Je commençais à désespérer de cette journée… Mon cœur commençait à lâcher sérieusement, et j’étais épuisée de tout ce remue ménage depuis le début de la semaine. Je ne savais pas qu’organiser un enterrement était autant exténuant, aussi bien mentalement que physiquement… Je me rongeais tellement les sangs de peur que tout foire, que cela me rendait malade ! Et pour qu’au final, je puisse admirer la mort d’un confident de longue date, dans un une ambiance tonitruante…

Je ne savais pas qui allait venir, ou ne pas venir… Il ne m’avait parlé de personne bizarrement. Les regrets m’avaient assaillis, et je m’étais débrouillée pour que des personnes chères à son cœur puissent au moins être là le jour de ses adieux... Des affiches étaient collées de partout ! Tellement, que personne ne pouvait les rater. J’avais aussi tenté de trouver sa famille mais en vain. Cela me fit encore plus mal au cœur. Ne pas pouvoir s’imaginer toute sa famille rassemblée, j’avais dû me faire à l’idée éventuelle qu’il en avait peut-être pas. Une boule s’installa ma gorge quand je repensai à ça…

Toute seule… J’étais là, toute seule… A me demander si je ne devais pas agiter ma baguette afin que la tombe puisse se recouvrir de terre… D’un côté, s’en était angoissant. De se dire, qu’il n’y avait sans doute que moi qui allais être témoin de son départ… Mais, c’était aussi très agréable, j’allais pouvoir pleurer, lui parler, sans que personne ne le remarque, ou ne perturbe cette communion immatérielle… J’avais un sentiment d’être observée. De ne pas être toute seule… Comme si d’une seconde à l’autre, Franki allait se lever pour me faire une blague insensée de sa voix rauque, due à la cigarette… Mais pourtant, non. J’étais belle et bien seule au milieu de ses pierres tombales qui me rendaient mal à l’aise…

J’avais mis pour l’occasion, une simple jupe longue avec un t-shirt à bretelle noire. Mes cheveux étaient redressés en un chignon bien haut, et mes yeux ne portaient aucun artifice. Je me sentais… « Moi-même » dans cette tenue. Je me sentais comme la petite fille qui s’était faite consoler au chemin de traverse, vulnérable comme jamais… J’avais donc les yeux bouffis, les lèvres gercées, et le bout du nez rouge… J’inspirai profondément. Profitant de ce silence apaisant et du vent frais me mordillant le visage. Quand j’entendis des bruissements de pas, qui m’interrompirent de ma rêverie. Je me retournai brusquement pour voir la source de ces pas, quand je tombai sur… Quelqu’un ! Cela m’étonnait beaucoup… Peut-être que je ne passerai pas l’enterrement seule !
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Re: Retour aux origines

Message par : Invité, Mer 11 Sep 2013, 21:56


Florence... Solange n'y avait jamais mis les pieds et elle regrettait de le faire en ce moment même pour une telle occasion. Un enterrement... Non vraiment, elle ne pensait pas que le jour où elle irait dans la ville des plus grands peintres de la Renaissance Italienne, ce serait pour ce genre d'événement. Elle en voulait à Franceso d'être parti, elle en voulait au temps de se montrer aussi clément et radieux. Et elle en voulait à la vie, tout simplement.

Furieuse et triste à la fois, la blonde s'était habillée sobrement, comme son vieil ami avait eu l'habitude de la voir. Sauf qu'elle n'était vêtue que de noir, à l'exception de son chemisier couleur crème. Ses cheveux étaient retenus en une longue queue de cheval et elle ne portait pas de maquillage. Ses larmes auraient tout gâché de toute façon...

C'est ainsi que la Serpentard pénétra dans le cimetière de la ville. Lui était lugubre. C'était moche, ça vous fichait la chair de poule. Déjà que ce n'était pas simple que de venir ici, mais en plus, cela ne vous incitait pas à rester pour rendre les derniers hommages à une personne auquel vous teniez.

Solange avait eu vent de l'enterrement grâce aux affiches collées un peu partout dans Londres et Pré-Au-Lard. C'est comme ça qu'elle se retrouvait tout près d'un cercueil noir, qu'une personne était déjà entrain de veiller. Cette personne se retourna d'ailleurs et la blonde eut la désagréable surprise de trouver la concierge de Poudlard. La sorcière fut tentée de faire demi-tour, mais elle ne le pouvait pas, par égard pour l'italien qui l'avait aidé gamine, puis plus tard lorsqu'elle était revenue dans le monde sorcier. Aussi s'approcha-t-elle doucement et prit place à côté de la jeune femme, la saluant d'un signe de tête.

- Comment est-il mort ? Demanda-t-elle au bout de quelques minutes.

Elle n'avait pas eu cette information là et espérait sincèrement qu'il s'était endormi et qu'il était parti dans son sommeil. La vie l'avait tellement fait souffrir qu'il méritait au moins ça.
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Taylor Malëan
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Re: Retour aux origines

Message par : Taylor Malëan, Jeu 12 Sep 2013, 00:51


Toujours plus de sang avait coulé dans les songes de Malëan. Ce jour, ne serait en rien un jour radieux. Il n'y aurait ni musique, ni joie ni vie. L'heure était à la mort en cette superbe matinée. Sur la table de chevet, l'affiche portant le nom de Franscico gisait sous un verre d'eau, c'est d'ailleurs la première chose, sur laquelle Taylor ouvrit les yeux. Le visage de l'homme lui revint, à l'époque où son corps était encore animé, et qu'il n'était qu'une connaissance de bar, bien que toujours fidèle. Perdu dans ses pensées, Malëan se revoyait aux trois balais, accoudé au bar et totalement ivre. A ses côtés, se tenait Franky, le sourire au lèvres.

-Frank, merci. Je me demande ce qui se passerais si un jour j'entrais dans ce bar seul et désemparé comme aujourd'hui, et que je n'y trouvais pas ton épaule pour me soutenir.

Un bras vint perturbé sa rêveries, à côté de lui Era, sa compagne, remuait de plus en plus. Il ne lui avait pas dit un mot sur son activité du jour, ni sur la mort de Franscisco, bien qu'il savait qu'elle aurait aimé savoir, il n'avait pas le cœur, à laisser paraitre ses émotions. Silencieusement il quitta le lit, en attrapant son vieux manteau et son pantalon au passage. Après un rapide détour par la salle de bain, il était fin prêt à partir. Pour l'occasion, il avait attaché ses cheveux avec un tissu noir, seul effort de présentation possible pour lui. Puis des souvenirs plein la tête il passa le seuil de la maison, enfourcha son balai et décolla en direction du sud. Son voyage lui durerait probablement plus de six ou sept heures, mais fort heureusement, le sorcier avait prévu quelques escales. Les deux premières heures de vols il se vit franchir le nord de l’Angleterre, puis les ruines de l'ancienne York. il survola la manche fonçant droit devant, toujours autant émerveillé par la beauté des paysages qu'il traversait. Il ne manquait pas une occasion de se mêler au vol des oiseaux, ou d'aller frôler l'eau des rivières du bout des doigts. Chaque fois qu'une colline ou qu'une montagne se dessiné dans le décor, il ne pouvait s’empêcher d'en suivre finement les parois, pour la simple sensation de ne plus subir la gravité. En vue Paris, et la première escale du sorcier. En surveillant des cieux un endroit où il pourrait se poser discrètement, il finit par trouver une clairière à l’abri de tout regard.
Il s'y déposa pour une vingtaine de minutes, afin de reposer ses jambes et de se restaurer un peu. Au loin dans l'horizon, les tours de bétons se dressait vulgairement, pendant que la tour d'acier se dressait fière, en symbole de la modernisation.

-Quel gâchis. Bon mettons les voiles.

Le massif centrale, puis le sud de la France, Mentons, et enfin la frontière de l'Italie. Florence n'était plus très loin...
Le temps continua de fila aussi vite que les reliefs et les villes, en un instant Malëan se retrouva devant les portes du cimetière, son balais à la main. Il rajusta ses cheveux et le col de son vieux manteau, puis rangea son balais dans son fourre-tout. Deux vieilles grilles ouvertes, menaient sur une allée en petit caillou blanc. Le cimetière s'étalait sur un long périmètre , mais seul deux personnes étaient visibles. Deux femmes d'après leurs silhouette. Était-elle là pour l'enterrement ? En une réflexion rapide Malëan se surprit lui même, à penser qu'il allait être le seul à ces funérailles, se rendant soudain compte, qu'il venait pour assister, à l'enterrement d'un homme, qui avait toujours était là pour lui, mais qui demeurait un parfait inconnu. Est-ce que ses femmes étaient de sa famille ? Si c'était le cas, que fallait-il leur dire ?

-Imbécile tu n'aurais pas pu penser au fait, qu'il y aurait d'autre gens ?

Le vagabond finit par se ressaisir, et continua sa marche vers les deux silhouettes. Quelques corbeaux croissaient sur les arbres alentours, offrant un climat froid et morbide. Un vent frais passait au travers des mèches du sorcier et une délicate odeur de parfum approchait de plus en plus. L'une de ses femmes possédait une odeur unique. Distrait par se détail, Taylor continua d'approcher, et se retrouva bientôt nez à nez avec l'odeur qu'il recherchait. C'était à peine une femme, elle devait avoir la vingtaine tout au plus.
Soudain conscient que son attitude allait paraitre plutôt étrange, il finit par porter son attention sur la pierre tombale. En grande lettre gothique apparaissait le nom de son ami inconnu, sur une stèle de marbre noir. Son cœur se meurtrit un instant quand il lut son nom, puis plus aucune pensés ne lui vinrent en tête. Il se contenta de rester silencieux, face à la roche froide, à subir la morsure du vent, honorant silencieusement la dépouille face à lui.

Derrière lui, des voix ce faisaient entendre, mais il n'y prêtait pas attention. De nouveaux souvenirs lui revinrent en tête, de nombreux souvenirs heureux, où il se voyait avec l'homme enfermé dans cette cage en bois, rire, danser, pleurer.
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Hellyna Flynn
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Re: Retour aux origines

Message par : Hellyna Flynn, Jeu 12 Sep 2013, 11:22


Le temps n’était pas radieux en Ecosse ce jour-là. De gros nuages menaçaient à tout moment de déverser des litres de pluie, un vent d’automne précoce soufflait sur les arbres, les incitants à perdre leurs premières feuilles.
La jeune femme regardait tristement par la fenêtre. Non pas qu’elle était attristée par ce changement de saison, au contraire, mais aujourd’hui était un jour spécial. Celui de l’enterrement d’un ami, d’un confident de longue date, d’un être cher qu’elle ne reverrait plus. Elle se souvenait encore de sa rencontre avec cet homme aux cheveux grisonnant qui nettoyait les rues du Chemin de Traverse.

C’était il y a six ans, par une magnifique et très chaude journée d’été. La Bleue et Bronze venait d’obtenir ses A.S.P.I.C et cherchait à présent du travail au Chemin de traverse. Alors qu’elle arpentait l’allée sorcière, elle avait remarqué un vieil homme en train de balayer le passage. La jeune femme l’avait trouvé très courageux de rester en plein soleil par cette chaleur insupportable. Aussi, elle s’était empressée d’acheter des boissons fraîches dans un des nombreux cafés du chemin et les lui avait offertes. Au départ, l’homme avait paru surpris mais avait accepté ce modeste cadeau avec un sourire sincère. Depuis lors, Hellyna était venue au Chemin de Traverse tous les jours, aussi bien pour trouver du travail que pour voir le vieil homme. Ainsi, de la bouteille de jus de citrouille, ils en étaient venus à s’installer à une table sur la terrasse d’un café et avaient commencé à discuter de tout et de rien, jusqu’à ce qu’elle lui avoue ces appréhensions de ne pas trouver de travail ou de rentrer dans la vie active. Francisco n’avait pas hésité à la rassurer, à lui parler de sa propre expérience professionnelle, à être tout simplement là pour l’écouter. Pendant ces six années, dès qu’elle se rendait sur l’allée des sorciers, elle n’hésitait pas à passer lui faire un petit coucou et prendre de ses nouvelles.

À ces souvenirs, la brunette ne put contenir quelques larmes et les essuya rageusement d’un revers de la main. Francisco n’aurait pas voulu qu’elle pleure sa mort, elle le savait, mais la perte d’un être cher était toujours difficile.
L’aube pointait le bout de son nez quand elle décida qu’il était temps d’y aller. Ne connaissant pas vraiment l’Europe, la jeune femme ne se risqua pas à utiliser le transplanage pour s’y rendre, aussi préféra-t-elle utiliser son balai. Elle mettrait certes, trois fois plus de temps, mais elle risquait moins de se blesser.

Quand elle arriva enfin à destination, elle remarqua que le trajet lui avait paru moins long que ce qu’elle avait imaginé et contrairement en Ecosse, le temps était plus clément ici, à Florence. Dommage qu’elle s’y rendait pour un évènement aussi funeste.
Avant de franchir les grilles du cimetière, Hellyna vérifia sa tenue. Pour l’occasion, la Serdaigle s’était vêtue d’une robe et de bottines noires, ainsi que d’un manteau en polaire avec des doublures et bordures soyeuses, noir également. Elle pénétra alors dans le cimetière et arpenta l’allée de cailloux blancs quand elle distingua trois personnes regroupées non loin d’une tombe encore non recouverte de terre. Hellyna se surprit à penser qu’elle s’imaginait être la seule aux funérailles de son ami et c’est avec une grande tristesse qu’elle remarqua qu’elle ne connaissait presque rien de la vie de Francisco. Elle ne lui connaissait aucun ami, aucune famille et à part de bref moment de sa vie professionnelle, elle ne connaissait rien de sa vie personnelle. Une boule dans sa gorge se forma et elle se sentie complètement abattue à la pensée qu’elle avait pu être aussi égoïste en ne parlant que d’elle et en ne lui posant aucune question. Une fois de plus, elle ne put contenir ses larmes…
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Re: Retour aux origines

Message par : Ailinn Kafka, Dim 29 Sep 2013, 18:05


[J’ai retrouvé internet et mon ordinateur d’amour ! Milliards d’excuses pour le retard :( ]

C’était un jour noir, si noir… Ailinn ne se leva pas puisqu’elle n’avait pas dormi, ne jeta pas un seul coup d’œil au grand miroir de sa chambre. La jeune femme enfila lentement une longue robe d’un noir profond, et recouvrit ses cheveux à l’éclat trop vif, trop joyeux, d’un voile de dentelle du même ton qu’elle rabattit devant ses yeux.

Ce jour-là, même les vieilles bâtisses de Londres pleuraient. Belles-de-nuit, belles-de-jour, toutes les fleurs semblaient faner sur le passage pesant de la jeune femme abattue. De violentes bourrasques balayaient le pavé, projetant au loin pétales flétris, feuilles mortes et souvenirs algiques.
Tout était si fade. Comme s’il n’y avait plus de frontière entre la douleur et la réalité, que tout son monde sombrait dans ces limbes infiniment ternes.

L’ombre de celle qui avait été une irlandaise pleine de vie disparut dans un grand craquement, et se retrouva sans tarder en Italie. Un pays qu’elle avait aimé autrefois. Mais comment pouvait-elle encore l’aimer, aujourd’hui ?

Il y avait plusieurs autres personnes devant le trou béant qui s’ouvrait dans la terre, mais Ailinn ne voulait parler à personne. Il y a des moments que l’on ne partage pas. Les larmes se contentaient de rouler le long de ses joues d’albâtre, aussi froides et cruelles que des batayoles, avant de se noyer entre ses lèvres gercées en marbrant sa peau de ruisseaux rosés.

Elle ne savait presque rien de lui, et pourtant la souffrance était là, si palpable…
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Re: Retour aux origines

Message par : Invité, Mar 01 Oct 2013, 20:04


Je ne pensais pas trouver quelqu’un en cette journée désastreuse. J’espérais surtout être toute seule pour me recueillir sans intrus quelconque. Mais là, c’en était un bien gros ! La blonde d’Honeydukes… Aux bourlets sous les bras… En fait je ne savais même plus pourquoi je l’aimais pas, j’étais trop fatiguée pour réfléchir à quoi que ce soit en ce moment…
Je voulais qu’une chose c’était de crier : « Casse-toi salle pouf avant que j’arrache tes cheveux !! » Mais je me contentais de pousser un grognement quand elle vint à mes côtés…

-Comment est-il mort ?
Je m’apprêtai à lui rétorquer une réplique bien cinglante, quand je fus soudain frappée par le sens de ses paroles…
-D’une crise cardiaque. Il…
Quelque chose vint me couper la parole à nouveau. Cette fois-ci je ne cherchai pas à savoir qui cela pouvait être, je priai juste pour que ce soit n’importe quel sorcier qui irait déposer des fleurs à n’importe quelle tombe, mais comme l’intruse, il se plaça à côté de moi. Je commençai à avoir des doutes… Les affiches à l’aspect négligées que j’avais posté un peu partout, avaient vraiment marché ?

Un autre bruissement de pas vint confirmer mes pensées… Cette fois-ci je pris le temps de me retourner, et je découvris avec un certain étonnement une belle jeune femme aux longs cheveux bouclés, portant un grand manteau et des bottines qui claquaient sur le sol en pierre du cimetière. Je commençai sérieusement à me poser des questions. En fait, je ne connaissais vraiment rien de Franki ! Mon cœur se serra encore plus qu’il ne l’était quand je me rendis compte qu’en fin de compte, je ne l’avais jamais interrogé à propos de sa vie. Dans une vague d’anéantissement, une flopé de larmes se déversa sur mes joues déjà humides. Comment j’ai pu…

Après une minute à contempler le vernis noir intense du cercueil, j’essuyai d’une main rageuse mon nez, avant de me dresser devant les trois personnes présentes. Ils semblaient réellement abattus. Cela m’étonnait presque, dans la mesure où pour moi ce n’était que des inconnus qui dérangeaient la confiance entre le défunt et moi. Leurs visages pâles me firent prendre conscience qu'ils ’étaient plus que des importuns, et je me sentis bizarrement bête. Comme une petite fille perdue dans une vague d'adultes ayant vécu.

-Ecoutez… Daignai-je finalement à dire, dans une voix dénué de ton. Je suis très...
Quelqu’un attisa mon attention. Des bruits de pas sourds nous parvinrent, et une jeune fille au visage familier fit son apparition. Elle portait une longue robe noire, mais ses cheveux ainsi que ses yeux étaient cachés sous un voile noir également. Mais qui était-ce ?
Je détournai mon regard, dans un secouement de tête imperceptible.
-Je… J’ai... Je suis vraiment très honorée de votre présence. Mais le fait est que… J’ai horreur des discours ! Et je vous laisse volontiers commencer dire à… Quel point vous aimiez Francisco, si vous êtes vraiment là pour lui et que…

Je ne finis pas ma phrase. Je n’y arrivai pas, tout simplement. Je ne m’étais jamais sentie aussi vulnérable et je détestai cette sensation d’être une brebis égarée… Qui ne pouvait même pas trouver les bons mots pour paraître confiante devant des inconnus, devant une femme méprisable, devant des gens en qui elle n’avait aucune confiance… « Et comment veux-tu aider l’Ordre du Phénix dans cet état de faiblesse ? » Cette peur omniprésente refit surface, et mes sens se remirent en alerte. Toujours dans cette frayeur de ne pas être à la hauteur, de tout foirer, ou de perdre quelqu’un. Comment pouvais-je dormir sur mes deux oreilles avec la sensation d’avoir Liam ou Harradas dans un danger toujours présent alors qu’ils dorment à quelques étages de moi ? D’avoir le cœur qui bat quand je ne recroise pas Ailinn ou n’importe quel Phénix pendant des jours…

Je déglutis dangereusement, dévisageant l’assemblée d’un œil luisant. Finalement, je décidai de faire un pas, et je retournai à ma place, dans un état de conscience critique…
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Re: Retour aux origines

Message par : Invité, Mar 01 Oct 2013, 22:19


Ok... Elle allait la cogner la garce ! Solange n'avait pas loupé le regard qui lui avait été jeté et elle n'avait pas non plus oublié qui était la jeune femme à côté d'elle. Sérieusement, la gamine ferait mieux de rester polie si elle ne voulait pas voir sa face être mise contre une pierre tombale...

En attendant, elle eut un regard encore plus triste en entendant la réponse d'April. Une crise cardiaque... Une mort banale pour un sorcier, alors même que Francisco avait été plus qu'un banal sorcier. Il aurait mérité de partir dans son sommeil, sans souffrance. Avec un sourire aux lèvres, serein. Mais cela aurait été trop demander apparemment... En tout cas, d'autres arrivèrent. Un sale vagabond et une midinette en pleurs. Bon, elle n'avait pas le droit de juger la plus jeune mais le mec... Ouais, il aurait eu tout intérêt à être habillé autrement quoi...

April les laissa tous mariner un long moment, avant de leur déclarer, tout en bégayant bien sur, qu'elle n'aimait pas faire des discours et que cela serait à eux de le faire. Mouais... Bon bah vu que personne ne semblait prêt à se lancer, la blonde le fit, après avoir respirer un bon coup.

- Francisco... Je lui dois énormément. Quand j'étais enceinte de ma fille, j'étais mineure, paumée. Il m'a montré la voie à suivre. Retourner chez ma mère, faire le meilleur pour l'enfant. Aujourd'hui, il s'avère que mon choix pour ma fille n'était pas nécessairement le bon, mais Francisco avait été de bons conseils... Dit-elle d'une voix légèrement tremblante. J'ai disparu durant 17 ans de sa vie... Pourtant, quand j'ai pointé le bout de mon nez dans le monde magique, il était là, toujours au poste. Et il m'a accueilli comme si je n'étais partie que la veille. Jamais il n'a posé de questions, il m'a toujours écouté. Aujourd'hui, j'espère qu'il repose en paix et je regrette de ne jamais avoir pensé à lui poser des questions sur sa vie privée...

Voilà, la jeune femme avait fini. Elle aurait pu partir. Cependant, Solange était curieuse, elle voulait savoir comment ils l'avaient rencontré et surtout, elle voulait savoir si l'un d'eux en savait plus qu'elle sur lui.
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Re: Retour aux origines

Message par : Taylor Malëan, Mer 02 Oct 2013, 11:53


Deux nouvelles femmes s'étaient ajoutées au groupe silencieux. Tous restaient muet, balançant les regards de droite à gauche, épiant les tenues vestimentaires des uns et des autres. Malëan était entouré de femmes, comme tout italien, Francisco devait avoir le charme toscain auquel la gente féminine ne peut résister. Chaque personnes présentes portaient de lugubres vêtements, à l'exception d'une seule fille. Le noir prédominait ici, comme une énorme tâche d'encre dans le champ de pierre tombale d'albâtre. Des voiles, des robes, des coupes de cheveux bien serrées. Ce rassemblement ressemblait plus à une mascarade qu'un enterrement. On aurait dit que tous cherchaient à simplement paraître, plutôt que d'être ici pour honorer la mémoire d'un ami. Même l'ambiance n'était pas à la compassion. Deux des demoiselles présentes se connaissaient aux vues de la multitude de regards froids qu'elles se jetaient, et elles ne semblaient ni l'une ni l'autre apprécier cette présence.

deux amantes de Francisco peut êtrepensa le vagabond.

Le vent soufflait toujours dans les arbres alentours et cette odeur de parfum était restée immobile prêt des capacités olfactives de Taylor.  Quelques minutes avaient passé depuis la dernière arrivante et enfin pour la première fois depuis la cérémonie, une hiérarchie apparue. Une très jeune demoiselle, probablement l'organisatrice se dressa devant la petite foule pour s'adresser à tous. Elle déclara ne pas avoir le cœur au discours et demanda donc à l'assemblée de s'en occuper. Aussitôt une femme se présenta et fit un discours sur l'aide qu'elle avait reçu lors de sa grossesse et de l'aide psychologique que fut cette homme pour elle. Sa voix était monotone, son ton froid.
Décidément cette cérémonie n'avait rien d'exceptionnelle. C'était la première fois que malëan assistait à un enterrement si triste. Mais les seules mises en terre qu'il fit, furent toujours pour effacer ses traces de "meurtre".

Le vagabond savait que vu le petit comité tous allaient devoir faire un discours, lui y compris. Comme personne ne semblait se désigner, il décida d'avancer.
Il se posta prêt de la pierre tombale noire. À côté de lui, le cercueil verni lui aussi en noir, reflétait le peu de lumière qui restait dans cette endroit. Il posa sa main sur la boîte, comme s'il voulait se rapprocher une dernière fois, de la chaleur de l'homme qu'il avait connu, mais le bois froid le ramena vite à la réalité. Face à lui quatre femme silencieuse le fixaient intensément du regard.

-J'ai connu Francisco alors que je vivais encore à Poudlard. Du plus loin que je me souvienne il travaillait déjà dans les rues. Il n'était pas bien riche, ni forcément très beau. Son intelligence n'a jamais frôlé des records et mal grès tout, je ne crois pas que ça vie et valu moins qu'une autre. C'était un homme bon, toujours prêt à rendre service. Moi personnellement il m'a servi d'ami lorsque j'ai perdu tous les miens. Contrairement au reste des gens, il ne s'est jamais permis de juger. Il ne condamnait pas ce qui dépassait sa compréhension et je crois ne l'avoir jamais vu abattu. C'était un homme droit et fier et même avec la vie dure qu'il menait, il avait toujours du temps pour les autres. un silence s'interposa. La gorge du vagabond se serra. Au fur et à mesure de son discours, son cœur se serrait. Venait il à peine de comprendre que plus jamais il ne reverrait la joie de vivre du vieil homme ? C'est affreux de penser que je ne le reverrais jamais, je m'étais habitué à sa présence dans ses vieilles rues. Si jamais il existait une quelconque façon d'être après la mort, alors j'espère du fond du cœur qu'il profite de celle, qu'il aurait voulu avoir.

Malëan sortit sa baguette et traça sur le cercueil une grande croix qui fleurit au passage de la pointe de son arme. Des lys blanc et d'épineuses roses noires s'en tortillaient pour former un crucifix parfait. Il rangea sa baguette dans son vieux manteau de cuir et se mêla à l'assemblée, le temps de quelques derniers hommages.
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Hellyna Flynn
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Re: Retour aux origines

Message par : Hellyna Flynn, Jeu 03 Oct 2013, 10:37


Peu de temps après qu’elle fut arrivée à la sépulture, une jeune femme vêtue entièrement de noir, fit son apparition devant la tombe du défunt. Le petit groupe ne parla pas, laissant chacun se recueillir dans le silence et dans la souffrance d’avoir perdu un être cher.

Ce fut la jeune femme brune qui brisa le silence en leur avouant qu’elle avait horreur des discours et qu’elle les laissait commencer. Dans un premier temps, personne n’osa prendre la parole, puis la grande blonde fit le premier pas. Ainsi, Hellyna apprit que cette dernière avait connu Francisco quand elle était enceinte alors qu’elle était encore mineure. Le balayeur avait été d’une grande aide psychologique à ce moment si difficile de sa vie. Elle avoua qu’elle espérait fortement qu’il repose en paix et qu’à présent, elle regrettait de ne lui avoir jamais posé de question sur sa vie privée.
Ensuite vint le tour du seul homme présent qui fit un discours poignant. Ce dernier l’avait connu alors qu’il n’était encore qu’à Poudlard. Francisco avait été présent au moment où il avait perdu ses amis, il l’avait écouté sans le juger. À la fin de son discours, le sorcier fit apparaitre sur le cercueil un crucifix de fleurs.

Hellyna ne savait pas trop quoi dire, car les discours n’étaient pas non plus sa tasse de, mais elle s’avança tout de même devant la boîte noire et y posa une main, espérant ainsi être plus proche du défunt.

- Merci, murmura-t-elle. Je sais que je t’ai déjà dit ce mot un nombre incalculable de fois, mais il n’est pas aussi grand que la gratitude que j’éprouve pour toi. Même si cela peut paraître anodin, j’étais vraiment angoissée de devoir rentrer dans la vie active, désespérée de ne pas trouver de travail à la hauteur de mes attentes. Tous ces petits tracas ont été balayés de ma vie grâce à tes conseils et tes histoires. À présent, cela va me paraître étrange de me promener dans le Chemin de Traverse sans t’apercevoir au coin de la rue…

À cette pensée, les larmes se mirent de nouveau à couler et c’est avec difficulté qu’elle souhaita de reposer en paix. Puis, elle retourna auprès du petit groupe, laissant les dernières personnes lui rendre un ultime hommage.
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