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Europe de l'Est
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Re: Europe de l'Est

Message par : Invité, Ven 10 Nov 2017 - 20:03



L’Enfant pleurait. Quelques larmes éparses : celle de la révélation ? De la concertation, de la peur ? Des larmes pleines de sens, d’engagement, de remise en question ?
Un « patpat » de la part de l’Ombre, histoire de chasser tous ces atermoiements. Il fallait avancer.

Car, cette Ombre était en remise en question permanente. Se dire « Pédagogue » ne suffisait pas, il fallait le prouver, le démontrer en permanence. Car c’est un titre qui s’acquiert par l’expérience, et non par un achat de fonction. L’institution n’est pas directe. Qu’était un Pédagogue ? Il avait été éduqué à la Cause par 39. Le grand 39, ce caméléon des mots et des formes. Mais 40 en avait voulu plus. Et lorsque cette volonté a eu la possibilité de se manifester… 39 n’était plus. Disparu dans la nature…
Evaporé

Qu’était un Pédagogue ?
Ce n’était pas simplement quelqu’un qui délivrait un discours, comme ça, comme pour nourrir une bestiole avide. Non. Ce n’était pas du gavage d’idées, à bourrer dans le crâne. C’était apporter de quoi réfléchir. Il faut que l’Ordre soit Légions. Oui. Mais Légions de quoi ? D’ignorants qui suivent aveuglément grâce au charisme des différents Mangemorts ? Non. La transmission se faisait par la réflexion. Et c’est là, où son intervention est possible.

Mais avant toute chose, il fallait tâter le terrain. Planter doucement dans la terre meuble des esprits, les graines d’idées de la Cause, son idéologie. Discuter des principes, des enjeux, des difficultés. Prendre soin, ensuite, des jeunes pousses, de ses mains douces, en les rassurant…
Mais parfois, il fallait se montrer brutal.
Pour vivre ou exister, il fallait se montrer actant, démontrer son être. Et quoi de mieux que les actes pour cela ?

Sa prise se resserra sur l’épaule de l’Enfant, devenant douloureuse. Ses mains dures et froides d’araignée sont inflexibles.

« - Tu veux participer ? Mais as-tu seulement la moindre idée de comment ? De quoi ? De pourquoi ? »

Et dans un CRAC, les deux silhouettes, celle de l’Ombre et celle de l’Enfant, disparurent.
Réapparaissant ensuite, non loin, dans un lieu étudié dans ce but. Un fleuve, qui semble profond, un pont, au loin, pour traverser. Et le manteau de neige qui recouvre tout. Pourtant, il ne fait pas encore assez froid pour avoir gelé l’eau vive.

D’un geste de nouveau sec, mais non brutal, le matricule récupéra la baguette de l’Enfant et, dans un CRAC supplémentaire, se trouva de l’autre rive. Un #Illusionis plus tard, et de nouvelles silhouettes de sa personne apparurent. Toutes, indifférenciables, deux visibles : une au bout du pont, et l’autre juste en face du probable aspirant partisan.

Il n’y a apprentissage qu’à partir du moment où il y a blocage.
Alors, ce Pédagogue générera le blocage, afin que l’aspirant à ses Idées, puisse se faire actant. Et dans son essai, l’apprentissage pourra se faire.

Ecartant largement les bras, les silhouettes donnèrent en cœur la consigne, d’une voix forte et sans détour : « - Viens ! Trouve-moi, cherche par toi-même la Vérité ! Et quand tu y seras parvenu, laisse-moi entendre les principes et enjeux de ton Idéologie ! »

Elles baissèrent les bras et attendirent, patientes, curieuses...
Car, seul est sans crainte celui qui ignore le Danger.
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Enzo M. Aiken
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Re: Europe de l'Est

Message par : Enzo M. Aiken, Mar 14 Nov 2017 - 16:04


FICHE PAR SWAN -  bazzart & Azryel ( Pv 40 ).

Un nouveau départ...
pour une nouvelle vie qui m'emmènera aussi, quelque part...
Quand vient l'instant des Réfléxions...

- « Tu veux participer ? Mais as-tu seulement la moindre idée de comment ? De quoi ? De pourquoi ? » [...] « Viens ! Trouve-moi, cherche par toi-même la Vérité ! Et quand tu y seras parvenu, laisse-moi entendre les principes et enjeux de ton Idéologie ! »

Pas le temps de réponse que lors d'un grondement semblable à un coup de tonnerre plus tard, j'apparais à un endroit que j'avais vu venir de nulle-part. Sentant mon épiderme craqueler sous les effets de mon premier transplanage d'escorte, je tombais à genoux à terre, mains dans la neige. Les fissures béantes de mon cœur gelé se brisaient en plusieurs parties, aussi fines que des flocons de neige. Je croyais même que j'allais vomir tant le sol n'arrêtait pas de bouger. Puis, des paroles parvenaient jusqu'à mes oreilles, un jeu... un test. Était-elle sérieuse, cette Ombre ? ... Découvrir une vérité en choisissant l'une de ces deux copies conformes... L'idée en soi était d'un ridicule tant la métaphore qui me sautait aux yeux, me fit rire nerveusement. Mes humeurs tumultueuses me faisaient perdre la tête ou la raison, qu'importe puisque j'étais en train de me perdre dans mes réflexions, toutes plus absurdes, les unes que les autres.

Face à la tempête monstrueuse que j'avais en tête, ravageant chaque partie de mon être, de mon âme, je m'agrippais à cette surface glacée sous mes doigts, mordant ma lèvre si fortement que mes canines transperçaient ma peau comme si elles avaient été aiguisées spécialement pour l'occasion. Des gouttes de sang atterrissaient sur le sol immaculé d'un blanc aussi pur que l'air, me faisant, soudainement "douter". L'ouragan dans mon cœur, s'agitait si fort en moi, que je pouvais même l'entendre battre jusque dans mes tympans. Ne cessant pas un seul instant, de croître sous le couvert de mon masque invisible que je portais sur le visage. Cette furieuse folie dont les vents violents de ma rage intérieure, élevaient des vagues d'émotions si fortes, que chaque souvenir douloureux dans leurs valses meurtrières, funeste, ne laissait que derrière eux... De vastes et ternes vestiges de mon passé massacré.

Ces cauchemars ancestraux qui me poursuivaient dès ma naissance, prenaient fin d'une manière assez brutale, ce soir. Mis aux pieds du mur, bloqué par des paroles insensées, j'étais en pleine perdition et je ne tardais pas à craquer, véritablement. Sanction suprême d'une existence bafouée par des choix, d'une vie ratée par une existence désirée et d'un mensonge monté de toutes pièces, il n'appartenait plus qu'à moi de devoir faire un choix à mon tour. Spectateur naïf de mes sentiments, désillusionné de la vie et de mes tourments. Je me mentais jusqu'à maintenant, sachant qu'à peu près, ce que ça impliquait de devoir faire un choix. La facilité d'un mensonge pour l'un, impliquant des propres craintes de rester enchaîné à vie, dans des mœurs et des étiquettes qu'on colle à chacun. Des mots créés de toutes pièces, fait pour rassurer des moutons dans une bergerie, des mensonges triés sur le tas, pour pouvoir contrôler des vies qui n'appartiennent à personne. Tout ça pour un monde égoïste et imbu de lui-même. Monotonie habituelle d'une vie sans encombre, sans saveur, pâle comme la neige, pâle comme mon cœur... pâle comme mes sentiments. Une non-existence qui n'existe que pour rassurer des âmes en peine. Trop facile... Trop fragile... Trop vulnérable.  

.... D'une Résignation ou Abnégation d'une Solution...
Et de l'autre côté du mur, de cette rive, une folie constante, un manque de compréhension de ma part et qui pourtant, à ce stade de ma vie, ne demandait que des choix réalistes tant le rêve de les atteindre, me paraissait sur-réalistes. Certaines personnes s'obstinaient à vouloir me faire rentrer dans le moule de la monotonie, faire de moi, une copie conforme de ce qu'attendait la société. Copie conforme d'une réalité difforme... Très peu pour moi, n'est-ce pas ? Artiste de mes propres démons, je réalisais progressivement, jusqu'au plus petit détail qu'on était esclave d'une société malade, esclave de devoir faire constamment des choix. Comme en ce moment même, je devais faire un choix, qu'importent les conséquences, pour autant que je les assume en toute âme et conscience. J'étais maître de mon destin, compositeur funeste de mon impitoyable vendetta à ma juste valeur, envers la société et ses petits protégés.

Suivant le fil fragile de ma terrible frénésie si passionnée, une persévérance à outrance naissait, lentement, dans mon regard, le temps que je me remettais debout, sur mes pieds. J'étais tellement intrinsèquement emmêlé à la vie de ma meilleure amie d'enfance, Tempérence, que je réalisais aussi, ce dont le pourquoi, je m’apprêtais à faire, ce que j'allais faire sans regret, ni remords. J'avais lié mon âme à la sienne pour l'éternité, envers cette âme damnée, il y a de cela dix ans que je me disais aussi, que cette Ombre, qui se tenait debout sur le pont, à l'autre bout de la rive, n'était que le reflet d'un désir qui brûlait dans mes veines et ce, depuis si longtemps que de le constater si violemment, m'en retournait l'estomac. Cette Obscurité n'incarnait que mon envie la plus profonde de battre mon semblant de père à son propre jeu. Incarnant de toutes pièces, le but ultime que je m'étais fixé depuis que j'avais perdu l'innocence d'une enfance gâché par les choix d'un homme désespéré. Alors, quoi de mieux à faire que devoir, une fois de plus, grandir. Passer de la cour des Enfants à la cour des Grands. Prenant mon courage à deux mains, par la main... même si le danger de l'inconnue me rongeait intérieurement, je m'avançais vers le bord de l'eau silencieusement. Cette douce Obscurité et cette brutale Clarté n'étaient que l'expiration vengeresse de mes idées torturées dont je m'exhalais lorsqu'elles se retrouvaient, enfin, réunies.

Cette Vérité, incontestable me tuait de mille façons, m'électrisant tellement violemment qu'une fois, à mi - chemin, je me laisse tomber dans l'eau glacée, vers l'avant. Basculant, ainsi, sous la surface pour me mettre à sourire de façon sincère et assez douloureusement. Chacune des pulsations de mon muscle cardiaque, brisait chaque tour de verre qui le protégeait. Je craquais. Je pleurais. J'expiais chaque émotion qui me maintenait en vie jusqu'à présent. Dans ce semblant de vie, contrôlée par des lois mensongères, des trompe-l’œil absurdes, insipides. Je souffrais. Et la Vérité brutale, fait mal à "entendre", le constater de cette façon, c'était un résultat violent. Cette seconde "Ombre", c'était mon seul moyen de survie contre mon passé et c'était à moi, de trouver le courage nécessaire, d'avancer pour pouvoir l'approcher. Soudainement, je lâchais prise, hurlant de toutes mes forces, expirant ce qu'il me restait d'air dans les poumons pour briser chaque chaine qui me maintenait prisonnier de ma propre prison dorée.

L'eau glacée me lacerait le corps et le tissu qui l'entourait comme des lames de rasoirs. Une première gorgée et je me rendais compte que je commençais à me noyer. Un sursaut d'une rare violence, me forçait à battre la mesure de mes pieds. Tendant les mains vers la surface, je grimaçais si fortement que je continuais de pleurer sans qu'on puisse l'apercevoir. Douleur superficielle, apitoiement futile... L'espoir n'existait que lorsque l'envie d'exister se montrait utile. Quelle beauté sauvage, résidait dans la rage qui m'animait, me poussant dans mes derniers retranchements pour, finalement, sortir la tête de l'eau et prendre une bouffée d'air si soudainement. Cette rage, ce désir de vivre, cette volonté de tout envoyer valser, explosait dans l'atmosphère environnante. Géante, immense, elle emplissait le moindre des centimètres de l'eau qui m'entourait et je souriais tout en regardant le ciel. Ce besoin vital de devoir rire, je ne me comprenais pas, moi - même, d'ailleurs. Je ne voulais juste plus sacrifier ma vie pour un passé démoli, je voulais construire mon futur, mon avenir... Pour un monde meilleur, dont mes souhaits, mes envies, il ne me restait plus qu'à les construire, les bâtir... Leurs donner "Vies".

...Il n'y a qu'un pas à faire vers la Libération.
Puis, un dernier sacrifice se faisait, un dernier choix qui me forçait à m'avancer malgré le froid qui commençait à se faire sentir à chacune des extrémités de mon corps. Nageant difficilement pour atteindre la rive opposée à mon point de départ, je n'avais plus qu'un désir en tête. Me réchauffer lorsque j'arriverais à destination. Sortant de l'eau tout en titubant, je m'étais mis à tousser, frictionnant mes bras tout en espérant, ne pas mourir de froid, ce soir. Lorsque mon regard hasardeux se retrouvait sur cette agréable noirceur, je m'étais mis à grelotter. Non pas de peur, mais parce que mon souffle devenait de plus en plus visible, mais au moins, j'avais l'esprit plus libre, plus tranquille et je pouvais dès lors, avoir les idées plus claires, plus lucides aussi. À mes lèvres, se dessinait malgré tout, une courbure malsaine qui faisait danser mes prunelles d'une lueur si mauvaise que j'en avais le souffle coupé. L'Ombre incarnait tant de puissance, tant de prestance que face au ridicule de la situation, je peinais à marcher dans sa direction. Un mouvement de ma main se levait vers elle, comme si j'avais trouvé là, l'inexorable solution, seulement, dans un mouvement de recul... Je m'arrêtais, restant là, debout, face à elle, à quelques mètres. Et c'était sur ce dernier geste que je laissais place à mes sincères paroles, pour une fois, le visage démasqué...

«  La Vérité, c'est qu'elle est propre à chacun. On peut se mentir à soi-même, mentir à d'autres, mais qu'importe son sens, la Vérité finit toujours par se faire entendre, qu'importe ma décision. Pourquoi je choisirais, maintenant... Ce que j'ai déjà choisi de faire, de vouloir atteindre, ce que j'ai promis à une seule personne, depuis si longtemps. ... »

Face à ma propre indolence, je murmurais mes condoléances à mon enfance, m'avançant silencieusement, avec une légère assurance jusqu'à l'effroyable Silhouette. Déglutissant d'une légère impuissance, je m’effondre à genoux, à terre, meurtri par le froid. Gelé de la tête aux pieds, tant mes lèvres étaient devenues bleutées. Je ne doutais pas de mes capacités, mais d'avoir montré la vulnérabilité de mon intimité mentale en cette nuitée glacée.

«  ... Je ne sais pas encore comment, ni de quoi il s'agit... Et j'ai beau y réfléchir... Je ne comprends pas mais, ça...ne me dérangerait pas d'apprendre... Seul ou Ensemble, qu'importe le temps que ça prendra pour ça. Mpfhh...»

Et dans un dernier soupire, je m'assois sur mes pieds, soufflant sur mes mains meurtries, je remarquais mes brulures causées par le froid d'hiver... J'avais froid. Froid. Tellement froid... Et pourtant, je n'avais pas l'intention de fuir, ni l'intention de partir. Cet inconnu et cette Inconnue, possédaient un bien qui m'appartenait en leurs possessions. D'une part, ma baguette et de l'autre, ma curiosité, ma volonté d'apprendre davantage de la situation, pour au bout du chemin, en fin de compte, prendre part à mon tour, à la révolution... à cette Mystérieuse Rébellion.


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Re: Europe de l'Est

Message par : Invité, Jeu 16 Nov 2017 - 17:45



Attente irréversible. Quelque chose qui pousse les êtres. Une pulsion vers l’avant. Un saut, rien qu’un saut, pour comprendre, pour commencer à entrevoir ce qui est Vrai. Pour ouvrir les yeux, sortir de soi, sortir des autres, sortir du monde. Commencer à mettre de côté son individualité, pour envisager la Cause dans son essence la plus pure. C’était cela, le message que ces mains tendues des deux côtés, ces mains dédoublées, laissaient transparaître face à l’Enfant, de l’autre côté de la rive frémissante. Il semble hésiter. Aurait-il peur ? Rien ne plus normal. Qui serait assez sain pour se lancer volontairement dans un tel périple ? Mais visiblement, cette Ombre a croisée la route de quelqu’un à l’esprit dissonant. Quelqu’un à l’écoute des mots qui peuvent être prononcés en le fort intérieur des êtres en quête d’un Idéal. Quelqu’un qui pourrait être une feuille supplémentaire, arrachée de l’arbre par le vent. Peut-être. Tout ceci demeurait possible, en puissance.

Et ce n’était pas la puissance qui était requise. Tout du moins, pas physique. Tout du moins, pas mentale. Une puissance du cœur et du dire-vrai.

Alors, l’Enfant s’élance. Les gestes sont saccadés, sa maladresse et l’attraction de ses vêtements, la température, les difficultés dus à la surface l’empêchent de progresser comme il le devrait. Il ne s’agit plus de tâter l’eau du pédiluve du bout de quelques orteils poilus et indolents : maintenant, il faut plonger. Pas d’indolence, seulement de la résistance !
Et il se bat, l’Enfant.

L’Ombre est surprise, quelque peu. La possibilité du pont n’a pas été envisagée, c’est donc quelque chose à écarter. Ainsi, la figure attendant de l’autre côté du pont, s’évanouit en un coup de vent. La Nature n’a pas retenu son souffle, mais, au contraire, semble déverser son tempérament dans cette lutte contre les éléments. Une lutte qui semblait atteindre son paroxysme, dans la figure frêle et adolescente, qui peine à tenir debout sur le rivage glacé. Qui tremble, qui halète, qui bleuit.
Et dans un coup de vent jumeau, la parole se délie, les mots se font flocons, presque libérateur pour l’Enfant.

Mais l’Ombre, sous l’argile, a les sourcils qui se tricotent. La question n’a pas été comprise. Il y aurait pu y avoir dans son regard quelque chose qui s’apparente à de la déception, mais, rien. La figure demeure grave, haute et austère, à la façon d’une cathédrale. Et c’est cette grandeur de cathédrale, qui tend sa baguette à l’Enfant, l’incitant à récupérer son bien : il allait en avoir besoin, s’il comptait rester en vie encore quelque temps.

« - Enfant, tes paroles n’apportent aucune réponse à ma question. Tu n’as pas encore d’idéologie, je le vois. J’entends également que tu es prêt à apprendre, à comprendre. Ta quête de Vérité semble propice à cet apprentissage. Nonobstant, il te faut faire fermenter et mûrir les fruits et graine d’une réflexion nouvelle. Viens me trouver quand tu seras prêt, je t’attendrai. Montre-moi ta détermination, montre-moi que tu es digne de te laisser transcender par la Cause. »

Et sur ces injonctions sévères, la figure d’ombres se dispersent, en un CRAC caractéristique.
Au sortir de la neige : Germinal.

_______________
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Enzo M. Aiken
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Re: Europe de l'Est

Message par : Enzo M. Aiken, Sam 18 Nov 2017 - 0:13


I've forgot that i was a child...Baguette en mains, je me rendais compte de ce que je perdais que lorsque ce CRAC se fait entendre. Rude discours, mais fait de Vérité Pure. Je me rendais compte que tout dégringole. Et je tremblais encore. J'avais si froid. Même intérieurement, tout s'éteignait en moi. Je me souvenais encore de l'ennuie que je percevais quand j'étais en cours. Des jeunes qui picolaient juste pour se faire la cours. Les heures de colles qui s'additionnaient et des baffes qui s'accumulaient à force de briser des cœurs à la chaine, à la pelle. Cette Ombre qui disparait, me giflait de ses derniers mots, me rappelait alors que je n'étais, encore, qu'un Enfant. Déprimant, déconcertant.

- « ...дерьмо... »

Un gifle silencieuse en plein visage. Je déconne. Je déraille. Une fois de plus, je dégringole. Je baisse la tête, regarde le sol. J'en ai marre de faire partit de ces clones.  Jeunesse influençables. Enfance méprisable. Quel spectacle minable. La journée, je m'ennuie. Le soir, je m’enivre. À la lueur du jour, je m’écœure, à la tombée de la nuit, les maux se meurent. Malheur insupportable. Jeunesse influençable, on t'aime pas si tu rentres pas dans la norme. Je rigole. Je dégringole.

- « ...дерьмо... дерьмо...»

Tant de clichés, tant de règles à suivre alors que je rêve de toutes les briser. J'ai tout gâché, une fois de plus. Plus besoin de choisir la couleur de la pilule, pas besoin de prendre de cachets. La jeunesse influençable, elle est habituée d'être mis de côté. On ne fait pas gaffe aux produits détraqués. La société est malade, on ne s’entend plus parler, ni penser. Dans ce monde qui déraille, hurler ne suffit plus. Agir valait plus qu'un désir perdu. Alors, Ce Prince à l'esprit fêlé sort les pieds du sol cimenté, se relève encore. Serrant dans sa main, sa baguette si fort... Si durement que je rigole, encore. Je dégringole...Encore.

- « ...#Consectetuer Dryer...»

Plus d'innocence sur le visage, plus de souffrance scellé sous un masque invisible, indéchiffrable. Raccourci de mon âme exclue, d'un cœur brisé, à corps perdu, l'émotion non-maitrisée. Je me sers de ma baguette pour rapidement me réchauffer. Récupérant de vive couleurs, alors que mon corps paraît terne. On se moque des faibles pour se croire fort. Cette société me dégoute, cette machination me fait vomir. Et le constater de cette façon, me tue de milles et une manière différente... Parce que c'est à la mode de piétiner sur les autres, parce que c'est amusant, parce que c'est distrayant... Parce que pour la galerie, on vendrait son âme au diable pour un désir d'Enfant... C'est la loi de la jungle. Bouffe si tu veux pas être bouffer. Tue si tu veux pas être tuer. Le plus fort détruit le plus faible. C'est le B.A. de la vie, une véritable leçon de vie. Alors pourquoi faire comme les autres, alors que je pourrais faire tellement mieux ? ... Tout ses moutons qui se plaisent à se mentir aveuglément. Je suis pas esclave de l'effet de groupe. ... Mais j'ai ..

- « ...Peur... Ouais.. J'ai la trouille... »

Problèmes de santé, normal. Problème de mentalité, normal. Ce besoin létale, vitale de faire bouger les choses... encore, normal. Cependant, j'implose, cette fois, c'est même plus drôle. Esprit en cellule, cœur en prison. Les rêves tombent, les masques s'effritent et les pensées se dispersent à chaque coin de l'horizon. Puis, un dernier songe, une parole qui fait battre mon cœur comme faire vriller mon cerveau en totale cohésion. Derrière mes vices, mes tords et mes tocs. Je sais ce qu'il me reste à faire. L'Enfant est tombé bien bas, alors que les autres tomberont de haut, la prochaine fois. Silencieusement, j'étouffe ma peur, l'angoisse qui s'exalte de mon corps, laisse place à une réflexion nouvelle. Un mantra qui finira bientôt par se faire entendre un jour ou l'autre. Lentement, je m'envole...

- « ...Tu peux y arriver, Zack... Fais pas le con, cette fois...»

Avouant des aveux dans un silence éphémère, de douces paroles dans un paysage amère. L'odeur du sang sur la neige, sur les lèvres. Insupportable. Plus d'humeur à rester sur place. Besoin de changer d'air, besoin d'ivresse, qu'importe le flacon, pourvu que cette douleur naissante, cesse. Seul, ce soir, je suis sur le départ. ... Dernier regard, dernier soupire. Un mouvement de recul, un reniflement bruyant, je fais un demi - tour rapide avant de disparaître comme une ombre à la lueur du jour.
© 2981 12289 0 & Azryel Départ de Zack'
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Re: Europe de l'Est

Message par : Kohane W. Underlinden, Jeu 18 Jan 2018 - 16:48


PV avec Kalén Bloom



Pierres et désert. A perte de vue. Un horizon bas derrière lequel paraît s'éteindre le soleil à petits feux. Silence. Même les derniers piaillements d'oiseaux semblent s’atténuer à mesure que le temps s’écoule, dans cette immobilité paysagère.
Sous mes pies s’étend un sol herbeux, parsemé de cailloux sans mouvement.
Autour de moi, c’est aussi de la pierre.
Un ancien édifice de je-ne-sais-quoi. Une vieille tour tout en ruine mais dont les escaliers, bien que délabrés, permettent toujours un accès au sommet. Escalier en colimaçon dont on peut craindre qu’il s’effrite à chaque pas. Mais moi, je suis montée, montée, montée, sans me poser de questions. Comme une automate dans une chair humaine. J’ai marché, suivi le mouvement ondulatoire des marches. Et je suis arrivée. Au sommet. Où plus aucun toit ne subsiste. Corps offert au vent et au ciel.
La brise, d’ailleurs, viens caresser le visage.
Alors que les minces rayons de soleil qui subsistent encore en cette fin de soirée vont bientôt se faire manger par les nuages gris qui s’annoncent.
Temps de nulle part, nulle saison.
C’est juste.
Une certaine météo.
Dans un lieu hors de tout.
Géographiquement, peut-être qu’on pourrait me dire, pointant le doigt sur une carte de l’Europe : tu es ici.
Mais.
Qu’est-ce que cela a à m’apporter ?
Savoir que je suis quelque part, perdue en Europe de l’est, peu m’importe. Ces dénominations géographiques ne m’aident en rien. Et puis. Je ne veux pas -n’ai pas besoin- d’aide.
Je suis juste. Là.
Je suis venue.
Parce que.
Je n’ai pas de raisons. Je suis là. Ca me suffit. J’ai transplané. Plusieurs fois. Je me suis perdue, réorientée et peut-être, encore une fois, perdue. J’ai marché. J’ai voyagé. Je me suis laissée porter au milieu de Moldus ternes et gris. Je n’ai rien dit. Je me suis juste déplacée.
Et mes pas. Ont fini par me porter jusqu’ici.

J’ai voulu grimper. Peut-être pour espérer pouvoir m’envoler de nouveau.
J’avance doucement, jusqu’au bord de la tour. Et, sans vertige, regarde le sol s’étendant à plusieurs mètres en-dessous. Si je faisais basculer tout le poids de mon corps en avant, est-ce que mes ailes autrefois coupées repousseraient d’un coup pour me sauver la vie ? Mes ailes de liberté brûlées et que je tente, chaque jour, de réparer. Ou alors, je flotterais sans même voler, comme dans un rêve. Je flotterais, je me poserais au sol comme une plume épousant les formes sur lesquelles elle se pose avec délicatesse.
_Rêve_
C’est presque comme si c’en était un.
J’étais
Poussée
Par une force invisible, comme lorsqu’on évolue en rêve, poussés par cet inconscient contre lequel on ne peut lutter.
Par cette main venue de nulle part,
J’ai marché, droit devant. J’ai voyagé. Et à présent. Me voilà.
Est-ce la fin du voyage ?
Là, à cet instant, si je me laissais tomber, oui, ce serait la fin, sans doute. Mais est-ce pour cela, que je suis venue jusqu’ici ? Je n’en suis pas certaine.
Au fond de moi, ça parle et ça dit
Que je dois encore
Attendre.
Ce n’est pas pour chuter que je suis venue. Mais au contraire. Pour m’élever. Voilà pourquoi je suis montée. Voilà pourquoi j’ai grimpé toutes ces marches, pourquoi, à présent, je surplombe le paysage de mon regard absent.
Mais qu’est-ce que j’attends ?
Aucune idée.
Je suis juste en train de patienter. Quelque chose va bouger. J’en suis sûre. Quand ? Je ne sais pas. Quoi ? Je n’en sais pas plus.
Mais.
Il va y avoir quelque chose. Je le pressens.
Comme la nuit et les nuages gris annoncent un soir pluvieux et orageux.
Tout se sent, dans l’air.
Les éclairs. Qui, bientôt, déchireront ce paisible paysage. Peut-être que je me déchirerai moi-même. Peut-être pas.
Pour l’heure.
Uniquement.
Attendre.
En haut de ma tour -piédestal. Jusqu’à ce que. Quelqu’un. Ou la force des choses. Me fasse tomber. Mais si je tombe. Ce sera avec fierté et dignité. Et. Je demeurerai debout tout de même. Face à la tempête.

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Kalén Bloom
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Re: Europe de l'Est

Message par : Kalén Bloom, Jeu 18 Jan 2018 - 18:36


Vide

C'était le mot qui revenait sans cesse à l'esprit de Kalén.
Les sensations folles avaient disparu, ne laissant place qu'à une lassitude immense. Un sentiment d'indomptable. Le mur au pied duquel elle était tendue ne trouvait pas sa fin dans les nuages obscurs, gonflés d'orage.
Insurmontable.

Elle avait tari sa pluie depuis longtemps. Au coin de ses iris bleutés, les dernières gouttes séchaient, encore imprégnées de sa mélancolie lascive.
Depuis quelques temps, plus rien ne la remplissait d'allégresse. Son travail chargé lui permettait heureusement de penser à autre chose, mais.

Mais.

Il y avait ce mais, si indistinct, si flou dans sa bruine quotidienne. Un mais qu'elle ne cernait jamais, qui glissait entre ses doigts lorsqu'elle pensait l'atteindre.
Fumée sournoise.

Comme une migraine chronique et insidieuse, qui prend l'esprit sans avertir.

Owl se faisait plus présent. Elle, s'abandonnait de plus en plus à son contrôle malsain. Ne luttant plus, le laissant prendre le contrôle de son être tout entier. Sans plus de forme de résistance.
Il la laissait encore en paix au travail, mais ses incursions fréquentes dans sa vie privée l'empêchaient tout simplement d'en avoir une. Les soirées se faisaient tristes et monotones. Elle se perdait souvent dans les pages de ses livres, ou dans les mécanismes de ses vieux appareils photographiques, oubliant sa détresse dans ses grimoires de recherches.

Tout ce qu'elle avait construit lui paraissait dénué de sens.
Devenir Auror avait été un rêve, pendant plus de quinze ans. Maintenant qu'elle y était, elle se perdait dans la banalité de son quotidien, errant, sans plus de but.
Elle ne jetait plus de rares coup d’œil derrière son épaule. C'était à reculons qu'elle avançait à présent, les yeux rivés sur ses années passées, envieuse de l'insouciance naïve de son vieux moi.


Alors
Un besoin de changer d'air, peut-être. Comme dans une crise de lucidité, où l'amorphe nous parait stupide. Un vieux dossier dans un casier rouillé du Ministère. Un nom, un nom dont elle se foutait comme de sa première dent.
Mais la plus belle excuse du monde, pour s'échapper, quelques heures seulement, du souterrain gouvernemental.

Emblème de la dépression.

Le vieux continent, quelque part dans l'Est. Elle n'y avait jamais mis les pieds, mais peu importait. Elle trouverait bien un endroit où réveiller son esprit figé.

Allongée sur le sol dur et froid, quelques souvenirs lui revinrent, remplaçant l'immensité blanche qui hantait ses pensées.
Le Portoloin, en forme de vieille brosse à dent jaunâtre.
La ville si bruyante, et si agressive.
Le transplanage, et l'étendue aride.
Et les pas, si nombreux sur la roche. Encore et encore. Marcher hors de sa propre vie, en quête du Bord-De-Monde. Ou ne faire qu'un avec elle-même.

Elle s'était arrêtée. Violemment, sans même avoir conscience de contrôler ses gestes. Sans pour autant que son frère n'intervienne. Devant elle se dressait une tour, métaphore grinçante de l'insurmontable au pied duquel elle se trouvait.

Et une étrange impression. Comme celle que l'on ressent en rapprochant deux aimants. La sensation, juste avant que ceux-ni ne se collent, brutalement, mettant fin à la résistance émises par nos doigts cruels.
L'étrange impression. De devoir se hisser au sommet de cet obstacle.

Plutôt que d'y rester prostrée.

Une volée de marche, fatigantes, malgré son corps entrainé. Un besoin irrépressible de se retrouver en haut de cet édifice en ruines. En haut de ses propres résidus de vie.
Seul moyen de tout reconstruire.

Seul moyen... Mais pourquoi ? Qu'y avait-il, en haut de cette vulgaire tour, perdue au milieu de nulle part, de si insondablement important ?
Une porte en bois pourri. Dévorée, par endroits, par les vents humides de cette région.

Derrière, du rien.

Un sol de pierre, ou trainaient quelques gravats. Une fenêtre brisée, où passaient les bourrasques folles.


Les souvenirs s'éteignirent et elle ouvrit les yeux. Elle ne savait pas depuis combien de temps elle était allongée sur le sol de ce havre spartiate, à attendre une lumière divine.
Mais quelque chose au dehors la poussa à se redresser, presque soudainement. Un bruit, une sensation.

La porte déchiquetée pivota laborieusement sur ses gonds, dans un silence étonnant.
Son cœur se figea.
Une silhouette féminine lui tournait le dos, juchée sur le bord de la tour, à quelques mètres d'elle.

Si près du bord
Si près

Quelque chose se passait. Comme l'impression que le but de son voyage reposait dans cette simple personne. Comme si, enfin, la force avait lâché les deux aimants.
Hypnotisée par la silhouette anonyme, apparition hallucinante dans cet endroit sans vie, elle s'approcha doucement, retenant ses pas, maintenant le silence de cette scène irréelle.


Allait-elle sauter ?
Elle ne pense même pas à sortir sa baguette.
Il fallait l'en empêcher.
Elle n'était plus qu'à quelques centimètres...


MEURS ! POUSSE-LA !


Kalén parvint à peine à retenir l'élan meurtrier, la pulsion qui, une fois de plus tenta de s'emparer de ses mouvements.
A la place, sa main tendue jusqu'alors, se serra sur l'épaule de la jeune femme, toujours en lutte contre l'esprit incontrôlable de son frère.
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Kohane W. Underlinden
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Re: Europe de l'Est

Message par : Kohane W. Underlinden, Ven 23 Fév 2018 - 19:57




Musique

Tambour
Au fond du cœur
La musique enivrante d'un silence qui, pourtant, cogne, moi, au-dessus, de cette vaste étendue, les ruines autour, le vide en bas
Le VIDE
Ce mot, effrayant
Ca m'a toujours effrayée
Le VIDE
Quatre pauvre lettres agencée, doublée d'une terrible réalité
Je tombe je meurs je le sais je tombe je meurs cou brisé sans même réalisé un simple cri en dernière offrande au monde, unique héritage que je lui laisserais.
Mais.
Je ne compte pas. Tomber. Le tambour infini au creux du ventre veut continuer de frapper encore longtemps. Je demeure. Droite et immobile. Le corps balançant et pourtant ferme. Non. Je n'hésite pas. Ne suis pas fragile. Arbre solide sur ses appuis qui contemple le vide en-dessous. Etendue de rien sans personne, si loin, ne plus savoir où on est, ça importe peu.
C'est comme un rêve.
Je suis venue. Sans raison. J'y suis. J'attends. Je regarde.
Le rythme du temps dans la paume.
Musique écrasante du silence. Ca se balance dans les jambes, on aurait envie de marcher sur sa mélodie, d'y danser et d'y courir. Mais moi, non, je reste sans bouger, œil perdu.
C'est drôle.
Cette sensation de sérénité.
Je ne panique pas. N'angoisse pas. Je reste. Sans rien faire rien dire personne à qui dire je suis partie c'est tout partie pour quoi aucune idée partie pour mon destin peut-être -ai-je un destin ne suis-je pas seule maître de moi et de mon libre-arbitre ?
J'ai quitté la Grande-Bretagne, j'ai quitté les Alpes, pour ces quelques journées de voyages loin de tout afin d'y trouver ce que j'y trouverai en haut de cette tour en ruine.
Je n'y vois encore rien.
Mais je suis confiante.
Bientôt, je verrai. Bientôt, je saurai. Je ne doute pas. Aujourd'hui, le doute n'a pas sa place ici. Le doute est proscrit. Je suis étrangement en totale confiance et harmonie avec moi-même. D'où me vient ce sentiment si étrange ? Je ne saurais le dire. Mais il m'est arrivé au moment même où je suis arrivée à ce sommet, au-dessus du vide. Et il demeure.



Doux vent, nuages menaçants, je respire.
Je respire.
Je respire.
Je suis vivante.
Le souffle ne manque pas. Rien ne manque. Si ce n'est ce que je suis venue chercher. Qui n'y est pas. Pourquoi pourquoi
Non
Je ne me pose pas la question
Confiance, j'ai dit
Confiance
Ca va arriver
Je suis venue chercher autre chose que ces pierres de ruine et ce ciel bas menaçant, autre chose que ce vide et ce désert de plaine autre chose en haut de ma tour
Autre chose qui va arriver
Je le sens
Comme le chasseur sent sa proie

-
proie ?
-

Est-ce donc cela, que j'attends ?
Mais pour quoi faire ? En quoi ai-je besoin d'une proie ? Ou d'un chasseur. Les rôles peuvent si facilement s'inverser.
Je suppose que je saurai. Quand sera venu le moment. Je saurai. Je comprendrai. Je



Une main
Subite
Sur l'épaule
Je tressaille
Mais ne sursaute pas outre-mesure
Une main
Qui m'enserre sans forcément le vouloir
Présence
L'Autre Chose
Que j'attendais.
Je laisse couler un temps, ne pas y croire, se délecter de l'instant je suis vraiment venue pour cette autre chose elle est là je crois y'a une main étrangère posée sur mon épaule y'a une main y'a une
Je me retourne
Très lentement
Gardant mon équilibre -le vide est si près.
Me dégageant doucement de ses doigts, je fais quelques pas sur le côté, tourner, comme pour la jauger, tout en s'éloignant précautionneusement du bord
Je la regarde sans rien dire les yeux plissés, air tranquille au visage.
J'inspire l'air frais.
Ca sent les ruines. Ca sent le gris. Ca sent l'attente. Et la récompense de l'attente.
Oiseau fugitif, posé sur le haut de ma tour
Un doux sourire se dessine sur mes lèvres, tendre et mystérieux, presque comme s'il n'était pas mien, à qui est-il, alors ?
-Eurydice
Cette part manquante de mon miroir, non pas mon autre moi, mais celle qui manquait à faire mon moi complet, cette part sombre qu'il me fallait pour retrouver mes nuances, peut-être est-ce son sourire qu'elle me réapprend, son sourire énigmatique et calme, elle est si calme quand je suis impulsive, si sereine quand je rêve d'exploser, Eurydice, mon ombre, qui me complète, s'harmonise avec le miroir déjà en place, Eurydice, sans toi, je ne serais pas moi
Est-ce donc ton sourire qui se dessine sur mes lèvres ?
Ton sourire que je fais mien ?
Et ta voix, tes mots qui deviennent miens ?
Après tout, nous ne sommes qu'une. Belle créature de l'ombre.

-Je t'attendais.

Simple phrase.
Regard brillant.
Oeil tranquille.
Ca respire la violence calme dans une atmosphère de quiétude et de ruines.

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Castielle Colt
Castielle Colt
Poufsouffle
Poufsouffle
Année à Poudlard : Sixième année

Spécialité(s) : Aucune spécialité enregistrée actuellement.


Re: Europe de l'Est

Message par : Castielle Colt, Dim 17 Mar 2019 - 15:32


Histoire d'eau
avec Elly Wildsmith


Castielle s'était éloignée des bancs de sable. Loin des passants, des couples ou des étudiants venus profiter de la douceur de la soirée. La sorcière avait marché longtemps mais ça avait fini par payer : un coin tranquille, une plage de petits galets bruns. Elle s'était mis en condition et avait appliqué ce qu'on lui avait enseigné à son arrivée : l'art de se faire oublier. Quelques sortilèges repousse-moldu encore un peu mal maîtrisé plus tard, et la voilà face à l'étendue d'eau. Le vent a beau être tiède, il souffle parfois avec insistance et la surface de la Mer Noire se plisse sous son rythme.

Remontant ses lunettes sur son nez, Castielle se concentre du mieux qu'elle peut. Sa tête est encore lourde et douloureuse de ses interminables heures de cours, toute son énergie passant dans la compréhension de ce que les gens racontent autour d'elle. Elle s'attendait pas à ce que les Turcs parlent aussi vite que des Espagnols shootés au café noir ! La moitié de ses journées consistait à demander aux autres de répéter plus lentement et à ne pas leur mettre son poing dans la figure quand ces-ci levaient les yeux au ciel. Attendez un peu qu'elle parle suffisamment bien la langue, après ça va chauffer dans les couloirs comme au bon vieux temps, parole de Colt !

Mais au moins, ce qu'elle apprenait était stimulant. Et elle avait à chaque fois hâte de le mettre en application.
Son plan initial étant de partir en Amérique pour une école spécialisée dans les sorts marins, elle avait eu mal au coeur en y renonçant un peu au dernier moment. Alors quand dans son programme, elle avait vu que les sorts qu'elle allait étudier manier la nature (et par conséquent l'eau !), Castielle avait presque bondit de joie.

C'est pourquoi la brune se tenait droite, à deux pas seulement du lit des vaguelettes les plus avancées, prête.
Baguette levée, elle tente d'épouser le mouvement de l'eau autant dans son esprit que dans ses gestes. " Aqualundae ", pas d'éclat de voix, pas d'ordre donné, elle doit dompter son élément mais pas par la force comme elle a l'habitude de le faire. La danse commence et Castielle répète son incantation à chaque fois qu'elle estime que ça ne fait clairement pas effet, que c'est le bon moment, que cette fois-ci c'est la bonne ! " Aqualundae... Aqualundae... ". Sous ses yeux, les vagues frémissent, ralentissent leur tempo. Ou bien c'est son imagination ?
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