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Europe de l'Est
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Alexie Scott
Serdaigle
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Re: Europe de l'Est

Message par : Alexie Scott, Lun 19 Aoû 2013 - 19:31


Le passé. Il ne meurt jamais complètement pour l'homme. L'homme peut bien l'oublier, mais il le garde toujours en lui. Vivre dans le passé, c'est mourir. Et pourtant, je ne pouvais pas m'empêcher de tourner les yeux vers ce dernier. Je ne me repentais pas, bien au contraire ce n'est pas un sentiment de nostalgie qui m'emparait quand je me remémorais mon passé, mais plutôt un sentiment de dégoût. Une cuillerée d’amertume à l'égard de mon grand père, une touche de pitié pour mon père et une pincette de honte vis-vis de ma mère. Cependant, il y avait une personne que je ne dénigrais pas parmi ma famille - si on peut l'appeler ainsi - biologique. Il s'agissait de ma grand mère, Ana. Elle était la seule qui comptait réellement pour moi, autant que les parents de Lily et d'Ewan. Ana sut trouver les mots pour que je daigne lui donner de l'importance et de l'amour. La petite fille que je suis, et la grand mère se découvrirent une véritable complicité, comme une mère et son enfant.

J'étais heureuse. Et comme à mon habitude, j'étais obligée de témoigner cette joie à  toute la terre entière. A tous les êtres vivants, humains ou animaux, chacun devait savoir le bonheur que j'éprouvais. Des tortues jusqu'aux esquimaux, en passant par les indiens et les vaches. Mais surtout aux personnes qui comptaient pour moi, à savoir mes amis. Et bien sûr, en priorité, à la plus importante. Maria. Ma meilleure amie depuis quelques mois. J'avais tissé avec elle, de beaux liens d'amitié qui semblaient indestructibles. Mais je n'allais pas en rester là. Pour moi, il était hors de question de conter ma rencontre avec ma grand mère, non Maria devait la voir de ses propres yeux. Voir qui était Ana, voir à quel point elle pouvait être adorable. Je voulais partager ce voyage avec ma meilleure amie. Qui d'autre aurait été de meilleure compagnie ?

Sofia n'était pas la plus belle capitale ni même la plus belle ville du monde, mais elle n'en était pas laide pour autant. Certaines maisons possédaient de ravissantes façades, les commerces exhibaient d' intéressants bibelots derrière leurs vitrines quelque peu poussiéreuses. Même les établissements de la ville avait leur charme, comme la caserne des pompiers ou même l’hôpital privé. Hôpital qui avait vu naître une certaine Alexia il y a plus de vingt ans. En revanche, certains des habitants de la capitale pouvait être louches. Les sans abris ressemblaient à des australopithèques et les plus snobs, à des célébrités. Les statuts sociaux variaient beaucoup d'une rue à l'autre.

La jolie brune que je suis résidait dans la maison appartenant à sa arrière grand-mère, la mère d'Ana. Pour moi, il était hors de question de séjourner dans le manoir familial de mon grand-père et de ma mère. Deux personnages égoïstes et exécrables. Aussitôt arrivée, je présentai Maria à Ana et vice-versa. La vielle dame proposa du thé à ses invitées et ces dernières acceptèrent. L'absence de ma grand mère me permit de passer à la loupe cette petite chaumière. On pouvait voir un beau plan de travail dans la cuisine sur lequel se trouvait une corbeille remplie de fruits, certains malheureusement couverts de moisissure. Ana revint dans le salon et servit la boisson claquemurée dans une théière ancienne ébréchée. Je la regardais faire, regardais sa posture, ses mains couvertes de rides et ses ongles. Malgré son âge octogénaire, elle prenait soin de son apparence. Telle grand-mère, telle petite fille.

- Alors dites moi Maria, que faites vous dans la vie ? Et comment vous vous êtes connus avec Alexie ? Vous êtes mariez ? Une jolie fille comme vous devrait l'être. Vous êtes également une sorcière, comme mon autre enfant et ma Alexie ?

- Une question à la fois grand-mère ! répondis-je tout en touillant mon thé avec ma cuillère pour masquer ma gêne et mon sourire narquois.


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Sloan Wentz
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Re: Europe de l'Est

Message par : Sloan Wentz, Mer 30 Oct 2013 - 15:34


Maria patientait poliment en regardant par la fenêtre, profitant ainsi des paysages de la Bulgarie qui lui étaient inconnus jusqu'à présent. Le soleil brillait, une mésange chantait près des abondants plants de mache du potager. Si elle ne se sentait pas à son aise dans les premiers instants, l'attitude bienveillante de la grand mère dérida rapidement Maria. Après tout, si elle était tellement importante pour Alexie, ce n'était pas pour rien. Ana était de ces personnes qui vous inspirait immédiatement de la sympathie. L'éclat chaleureux de ces yeux, son attitude, et surtout la place que la vieille femme possédait dans le coeur de la Scott contraignaient l'Auror à la respecter profondément.

C'est pourquoi, lorsqu'elle revint avec le thé et tout l'attirail qui allait avec, la Vladescu lui lança un sourire rayonnant. Elle bût une première gorgée de la boisson. La chaleur de celle-ci se propagea dans son être tout entier. Elle était bien, même si les légers aromates melon-mandarine la firent froncer les sourcils. D'ordinaire, elle éprouvait constamment l'envie de fuir la foule et tout rapport social. Son côté solitaire la poussait à se dérober de la présence des éventuels visiteurs qu'elle rencontrait. Au figuré comme au propre. En effet, la jeune femme avait été dans sa jeunesse contrainte de prendre le métro, ces atroces transports moldus. C'était tout juste si elle s'en était sortie indemne ! Si un jour on venait d'ailleurs à lui en parler, elle évoquerait cette mésaventure comme étant affreusement épouvantable et réellement éprouvante, avec tous ces corps écoeurants qui l'entouraient. Chacun sa définition du mot !

- Alors dites moi Maria, que faites vous dans la vie ? Et comment vous vous êtes connus avec Alexie ? Vous êtes mariez ? Une jolie fille comme vous devrait l'être. Vous êtes également une sorcière, comme mon autre enfant et ma Alexie ?

Ouuuutch. Avalanche de questions. La blonde, en entendant cela, n'eût qu'une envie : ôter le marcel qu'elle portait, sortir de la maison et courir à l'identique d'une déjantée en se masturbant les oreilles. Mouais. Qu'est-ce qu'elle avait bien pût mettre dans son thé, la Ana, pour que Maria pense comme si elle était atteinte d'une maladie mentale ? De la moutarde ? Au dehors, une moto passa à toute vitesse, la sortant de ses pensées pour le moins...Farfelues.

Alexie, dont la manucure était parfaitement réussie, se mît à touiller son sucre et intervînt, narquoise. Railleuse, l'Auror eût pour toute réaction de lancer un regard assassin à son amie, plongeant ses yeux d'acier dans ceux marrons de la Scott. Seul son sourire amusé trahissait ses véritables pensées.  Se décidant enfin à répondre, elle fît mine de rougir face au compliment de la grand mère :

- Oh euh...Je suis Auror...Un chouette boulot, je m'y plais vraiment ! Bouuuh, le mensonge ! La jeune femme hésita quant à la suite de sa réponse, mais elle décida finalement de dire la vérité. L'histoire de Maria et d'Alexie était drôle, non ?  Avec Alexie, nous nous sommes connues dans une boutique. Je voulais acheter de la tue-loup, parce que je suis un loup-garou voyez-vous, Alexie l'a compris et elle m'a littéralement sauté dessus comme un mammouth. Ah, comme je l'ai détestée ! Je la fuyais comme la peste, pour moi c'était juste une folle qui puait la moisissure. Et c'était réciproque. Mais par la suite, nous avons appris à nous connaître et au final, elle est géniale, votre petite fille. Et oui, j'appartiens au monde de la magie tout autant qu'Alexie. Pas de mariage en vue, non. termina-t-elle avec un petit sourire, retenant un fou-rire tout en observant sa meilleure amie via le miroir en face d'elles.

Fin du rp
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Taylor Malëan
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Re: Europe de l'Est

Message par : Taylor Malëan, Ven 22 Nov 2013 - 15:23


Suite du rp avec Harel Chaitan

Soixante deux jours après avoir signer le contrat, engageant le vagabond à retrouver au moins un membre de la famille Chaitan, Taylor reprend enfin contact avec Miss Chaitan après un long silence radio. C'est sous forme d'un patronus messager qu'il envoya son message, pour avertir Mlle Chaitan qu'elle devait se rendre le plus vite possible, à leur prochain lieu de rendez-vous, il serait comment la trouver.


Je suis certain que vous avez déjà entendu parler de ses falaises, séparant la Suisse de la France. le Jura, où les forêts s'étendant sur les hautes pentes escarpées ont donné son nom à cette chaîne magnifique de montagnes. Comment trouver un domaine si diversifié et si complet ailleurs qu'en France, où le climat varie en fonction des saisons, et où la civilisation se fait un peu plus rare que dans le centre. Ho bien sûre il y a en ces lieux de nombreuses installations Moldus, mais le vagabond avait vécu plusieurs mois dans ces contrées encore sauvages par endroit, et c'est ici qu'il avait décidé du lieu d'entrainement de la petite Chaitan. Ici, il était certain de trouver un lieu propice à l'éducation, à l'utilisation du terrain et à l'étude du combat, en toutes circonstance. En cette saison presque hivernal, il pourrait aussi bien habituer la Miss au terrain venteux, plat, escarpé, sans issue, forestier, ou encore totalement enneigé. Un petit panel plutôt complet, donnant une formation parfaite à l'art si inconsidéré de la lutte magique. Il imaginé déjà les épreuves qu'elle se devrait de subir, où à sa manière, il la forcerait à puiser dans toutes ses forces, dans sa capacité à s'adapter rapidement au situation, dans sa réflexion sous la pression.

Le lieu de rendez-vous n'était en soit, que de simple coordonnées GPS et Malëan avait déjà commencé l'entrainement. D'après l'histoire que la Miss avait comté au Vagabond, trouver un moyen de lire ses coordonnées pour un être non habitué au pratique Moldus, comporté déjà une épreuve en soit. La première épreuve qu'elle devrait résoudre, si elle voulait pouvoir continuer à travailler avec Taylor. Ainsi après avoir fait usage de son Patronus pour dire à la demoiselle, qu'il était temps de se revoir, il s'en alla sur les lieux du rendez-vous, et y disposa sa tente ensorcelé, à l'abri de tous les regards, sous un amas de grands grands conifère qui couvraient totalement le ciel. Il n'y avait pas énormément de moyen de se rendre en un tel lieux et Malëan le savait. Il y avait peu de chance pour que la Miss sache transplanner, et aucun réseau de cheminé n'était en fonction ici. Quoi de mieux qu'un endroit presque inaccessible, pour démontrer sa motivation ?
Se rendrait-elle seulement compte, que l'entrainement avait déjà commencé ? Et que la première partie consisté justement, à être capable de grandes choses, pour retrouver quelqu'un ...

Malëan n'avait fixé aucune limite de temps à Harel, pour arriver. Il savait que la tâche était déjà bien assez compliqué comme ça, pour ne pas intensifier les choses. Alors pour tuer le temps, il reprit son vieux cahier de cuir, et commença à y noter comme à son habitude, le début de la nouvelle aventure qui s'offrait à lui. Sa carte du monde déployée en grand sur le pend de tente face à lui, il fixait une petite croix noir, qui pour le moment, n'avait pas bouger de l'île de Grande Bretagne.

-Je t'attends ma grande, et je t'en supplie, ne soit pas trop longue.

Sur son livre commençait à s'agglutiner toutes les connaissances qu'il put rassembler surl a famille Chaitan, soit, très peu de chose. Harel avait raison, pour de sombres raisons, quelqu'un ou quelque chose, s'amusait à faire disparaitre de la terre, toute trace d'une famille si puissante. Pendant ces deux mois et quelques jours, l'attention du vagabond sur le sujet fut de plus en plus prise, depuis les derniers jours, il ne pouvait penser à autre chose. Etait-il vraiment sur les traces de la magie sans baguette ? Allait-il après plus de dix ans de recherche, obtenir une information qui le rendrait capable de découvrir toute l'étendue de cette art oublié ? Son sang bouillait dans ses veines. Il n'en pouvait plus d'attendre, et par conséquent, Miss Chaitan se devrait d'être une très bonne élève, il ne tolérerait pas, de perdre encore plus de deux mois sans avancer dans ses nouvelles recherches.

-Dépêches toi ...
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Re: Europe de l'Est

Message par : Harel Chaitan, Lun 25 Nov 2013 - 1:28


{Désolée pour la longueur, mais pas facile de résumer le périple Wink }


Deux mois … à ce niveau là, on ne réclamait plus d’elle de la patience. L’étudiante ne trouvait plus le sommeil à force d’attendre. Les vacances hivernale avait débuté quelques heures plutôt et toujours aucune nouvelle. Harel avait pensé que Taylor Malëan lui donnerait de ses nouvelles quelques jours ou au plus tard la veille des congés. Ce qui lui semblait tout à fait cohérent. Cependant, parvenu à la période fatidique le message se faisait attendre. Par conséquent, son sommeil déjà peu régulier et de piètre qualité à la normale s’en trouvait d’autant plus perturbé. Pour la première fois depuis son entrée à Poudlard, elle s’était rendue à l’infirmerie quémander une potion qui l’aiderait à s’endormir. Jusqu’à ce que le doute et ses nuits agitées la rattrapant. Attendre, attendre et toujours attendre.

Un samedi matin tôt, alors qu’elle se détendait bercée par l’eau chaude de son bain, l’étudiante sursauta en entendant une voix masculine non-loin d’elle. Son regard fouilla frénétiquement la pièce à la recherche de l’importun, pour finalement tomber sur une forme vaporeuse, « un patronus messager ». Il lui délivra un message dont le début était limpide et la fin surtout composé de chiffre dés plus obscur. Avant de réfléchir à sa nature, il fallait qu’elle se prépare à prendre le Poudlard Expresse qui lui permettrait de rejoindre Londres. Un sac à dos trônait sur son lit et â côté un panier en osier fermé qui accueillait un Azael apparemment peu content de son sort. Ce chat ne se satisfaisait de rien d’autre que de son indépendance et de sa liberté à courir où bon lui semblait. Assise, dans un des compartiments des trains qui assuraient le transport des élèves pour rejoindre la capitale, la jeune fille rassura son chat quant à leur destination qui le ravirait. La jeune Chaitan en profita pour réfléchir au contenu du message durant le temps du voyage.

A la suite de leur entretien, avant qu’il ne se détourne pour la laisser seul dans le taudis, l’homme avait griffonné un « Montagnes Françaises » sur un bout de parchemin. Au moins bénéficiait-elle d’un indice bien plus concret que cette série de chiffres. D’autant qu’elle ne disposerait que d’une demi-journée à peine, à partir du moment où le Poudlard Expresse entrerait en gars de King Cross. Surtout qu’il lui fallut jouer des coudes pour descendre du wagon et dépasser la barrière formée par les parents venus récupérés leur chérubin pour les fêtes de fin d’années. Ensuite, ses pas la menèrent en dehors du bâtiment ferroviaire à la recherche d’une boutique qui pourrait lui en apprendre plus sur ce qui devait être des coordonnées géographiques. Le but du message était de lui indiquer qu’elle pouvait se mettre en route pour le rejoindre. Elle détenait une destination, il lui manquait le lieu précis. Heureusement que le monde moldu ne lui était pas inconnu. La sang-pur asiatique finit par trouver une bibliothèque munie d’un point Internet. Habillée à la façon des moldus, elle ne prit pas le temps d’ôter son bonnet et son manteau, pour s’atteler aussitôt à la tâche. Une carte virtuelle s’afficha, sur un des côtés de la page, le site lui proposait d’entrer ses coordonnées. Elle râla en constant qu’elle ne devait pas s’y prendre correctement. Le résultat ne s’avéra concluant qu’après quelques recherches sur le sujet. Le point de chute s’avérait être une zone perdue en plein milieu d’une forêt située sur la chaîne de Montagnes Jurassienne.

Dommage qu’elle ne possédait pas la fortune de ses homologues aux sangs-purs, sinon elle aurait simplement acheté un GPS. Devant ce constat, son corps se laissa aller contre le dossier de sa chaise. Comment était-elle censée le retrouver au milieu d'une multitude d’arbres ? Le flanc d’une montagne n’en valait-il pas un autre ? Ses mains frottèrent son visage, ses yeux fatigués d’avoir fixé l’écran de l’ordinateur si longtemps. Finalement, elle déambula dans les rues à la recherche d’une solution. Son sac en plus de contenir ses affaires et son compagnon, renfermait un balai emprunté à l’école. Or voler sur une aussi longue distance ne lui apparaissait pas une bonne idée, surtout si l’on prenait en compte son niveau de maîtrise. La couleur rouge d’un des célèbres bus anglais, lui rappela Valiné la Gryffondor qui avait osé l’attaqué pendant qu’elle tentait d’apprendre à voler correctement sur un balai … Un bus ! Bien sûr comment n’avait-elle pas pu penser au «Magicobus ».

Au préalable, l’étudiante en quatrième année à Poudlard s’isola dans une rue qui n’était pas sujette au passage. Sa baguette glissa en dehors de sa manche, puis sa main exerça un mouvement aléatoire dans les airs. Il n’y avait plus qu’à attendre. Lorsque le véhicule magique de trois étages se présenta devant l’adolescente celle-ci y monta en saluant de son éternel signe de tête le conducteur et le contrôleur avant de leur indiquer sa destination, une ville côtière dans le sud du pays. Installée à l’arrière du bus magique, son sac-à-dos calait sur ses genoux, ses yeux observaient le paysage défiler à vive allure. Son plan ne méritait pas une ovation, néanmoins, il avait le mérite, si tout se déroulait selon ses souhaits, de parvenir à ses fins.

Au milieu de la nuit, le véhicule la déposa. Elle paya puis sans se retourner s’éloigna. Sans plus perdre de temps, elle attira le balai hors de son contenant d’un simple Accio avant de l’agrandir. Elle s’assura que son félin se portait bien, puis se mit en route. Les balais de Poudlard n’était pas des plus confortables ni les plus compétents, mais au moins il volait. Le trajet lui paru une éternité, éternité pendant laquelle, elle faillit perdre à plusieurs reprises l’équilibre. De ce fait, elle maudit Taylor Malëan au moins autant de fois. Le jour se levant, Harel s’appliqua un sort de désillusion qui la cacherait aux yeux des moldus, en même temps, elle en profita pour s’arrêter afin de consulter une petite carte imprimée à la bibliothèque et en s’aidant de sa baguette pour repérer le Nord et vérifier approximativement que son trajet la menait à bon port. Les gâteaux et le bout de pain emportaient furent avalés rapidement et une partie de la bouteille vidée. Le reste du trajet devint source d’angoisse, car rien ne l’assurait qu’elle prenait la bonne direction.

Son corps la faisait souffrir et une irrépressible envie de dormir la rattrapa. Pour une fois qu’elle repoussait le sommeil et pas l’inverse, quel comble ! Au bout d’un moment, la jeune Chaitan finit par écouter sa raison et atterrie sur une zone dégagée. Ses jambes lâchèrent en rencontrant la terre ferme. Tout à coup ses nerfs lâchèrent et des larmes dévalèrent ses joues. Encore combien d’heures à avancer vers une destination incertaine ? Avant d'apprendre à  monter sur un balai, elle trouvait cela fascinant d’observer les sorciers perchaient dessus, maintenant rien que l’idée de remontrer dessus l’écœurait.

Au bout d’un certain temps, elle se reprit et n’écoutant pas ses muscles endoloris suivit un chemin qui menait à un petit village. Des moldus la renseignèrent sur la route à suivre pour rejoindre le Jura. Son état ne devait pas être joli à regardait si on prenait en compte les questions qu’on lui posait. Harel se contenta d’un sourire qu’elle espérait rassurant avant de se remettre en route. La seule vue du balai faillit avoir raison de sa volonté. Finalement, elle remonta sur l’objet ensorcelé. A un moment, il lui sembla bien survoler une forêt, or ses paupières aussi lourdes que son corps ne répondirent pas à son souhait de descendre vérifier. Tant pis, elle décida que le plus gros du chemin avait été fait, à présent, la fin de plan pouvait se mettre en action. Elle puisa dans ses dernières ressources pour se maintenir éveillée, son balai prit de la hauteur. Son cœur s’emballa lorsque ses yeux regardèrent vers en contrebas. L’appréhension tordait son ventre vide. Elle entretint cet état pendant quelques instants avant de se laisser sciemment tomber dans le vide. Action tout à fait inconsidérée, mais un moyen efficace pour que l'homme sorte de sa cachette.
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Taylor Malëan
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Re: Europe de l'Est

Message par : Taylor Malëan, Mer 4 Déc 2013 - 15:05


Tout étais si sombre en ces lieux, l'odeur de la moisissure était encore imprégné dans les murs tachés de sang et d'autres liquides bien moins pure. Le bruit assourdissant de la foule, les battements de pieds contre les estrades de bois. Les sifflements à chaque coup portés. Tout à côté de lui, Malëan entendait  la voie d'une jeune fille prier, ou si elle ne priait pas, au moins faisait elle ses adieux au monde cruel qu'était le sien. Le vagabond n'avait aucun doute sur l'endroit où il se trouvait, il était en Irlande, dans l'endroit qui fut son plus grand atout pour apprendre la magie, les fosses. Machinalement, il se leva pour se diriger en direction de la fillette. Cette dernière était vêtu d'un masque blanc, à l'aspect particulièrement neutre, et ne révélant aucune animosité. De sa taille et de ses formes, on savait qu'elle ne devait pas dépasser les quinze ans, ce qui était chose courante en ce lieu. Les deux genoux à terre, reposés sur un long manteau noir au col si haut que la moitié de son masque en était caché, elle continuait de se parler à elle seule, comme pour essayer de se motiver.

Taylor la regardait de haut, et bien qu'il voulut la rassurer mal grès qu'il ne pût découvrir même ce qu'elle faisait là, des mots cinglants sortirent de ses lèvres, contre sa volonté.

-Tu n'as probablement aucune chance de survivre si...

Il ne pût s'entendre prononcer la fin de sa phrase, de l'autre côté de la pièce sombre une porte s'ouvrit en grinçant si fort, qu'elle couvrît tous les autres sons de la pièce. La demoiselle fut appelée, et avant de disparaître, elle lança un long regard menaçant au vagabond. Il voulut prononcer quelques mots encourageant, mais une brûlure commença à démanger son poignet...


...


Ses yeux s'ouvrirent. Ses images qui s'étaient insinuées dans sa tête n'avait rien de réel mais mal grès tout elle déstabilisèrent un instant le vagabond, qui eut du mal à reprendre ses esprits. Penser aux douleurs gisant dans les fosses d'Irlande avait toujours était très douloureux pour lui, bien que toute sa force vienne de la bas, il y avait aussi connu des blessures qui ne guériraient jamais. Ce qu'il avait dû y faire, il préférait bien souvent l'oublier.
La douleur sur son bras quand a elle était bien réelle bien qu'elle ne soit pas situé sur son poignet. La récente marque qu'il s'était faite au nom de Chaitan, brûlait d'une faible intensité, annonçant que la jeune demoiselle, mettait son cœur bien trop à l'épreuve. Aussitôt le vagabond s'en alla jeter un coup d'œil à la carte qu'il avait placer sur le pend de sa tente, face à son bureau. La petite croix surnommée H.C. Était maintenant situé prêt des montagnes du jura en France. Ainsi donc Harel avait elle bientôt fini son trajet. Le vagabond s'interrogea un instant sur la longévité de son dernier sommeil, vu que la dernière fois qu'il avait regardé la map, la jeune sorcière n'avait pas bougé de l'Angleterre.

-j'ai bien assez dormi. Préparons nous elle sera là bientôt.

Taylor profita de son peu de temps libre pour consommer un agréable petit déjeuner à base de bon pain français, et de viennoiserie qu'il avait acheté la veille dans la boulangerie la plus proches, à 213 km de sa tente. Bien que le met fut un peu vieilli, il n'en fut pas moins bon, et moins reposant, après les rêves qui l'avaient tiraillés cette nuit. Au dehors de son habitat, il entendait les oiseaux chanter des mélodies enchanteresses, le genre de musique qui vous transporte immédiatement dans un autre univers, où la violence ne peut exister, et où tout n'est que douceur et bien être. Le sifflement du vent qui s'abattait sur les toiles de la tente accompagnait parfaitement cette harmonieuse mélodie, en la rendant plus belle, et plus agréable encore.
Une fois son repas terminé il donner de nouveau un coup d'œil à la carte, et à l'avancer de la petite Chaitan. De sa vitesse de déplacement, il en conclu qu'elle ne se déplaçait ni par le réseau des cheminées, ni à pied, et vu qu'elle ne semblait pas craindre le relief qu'indiquait la carte, la seule explication restait qu'elle soit en train de voler. Avec son statut d'étudiante, il était fort improbable qu'une créature soit sa monture, et vu sa célérité , le vagabond en déduit qu'elle devait probablement voyager sur un balais. Ainsi il décida de sortir profiter un peu de l'air, munit de la carte qu'il venait d'enlever du mur, pour attendre sa protéger à l'air libre.

La petite croix cependant, prenait de plus en plus une teinte rouge, et la brûlure du vagabond s'intensifiait de plus en plus, était-il possible, qu'elle soit fatiguée au point de se mettre en danger ? Et si tel était le cas, alors qu'est ce qui l'avait tant fatiguée ? Avait-elle voyagé depuis l'Angleterre en balais ? Non, en bonne fille intelligente, Malëan espérait qu'elle eut l'idée de se servir de porte au loin, ou de moyen Moldu, au moins pour se rendre jusqu'en France. Toute fois, ces réflexions n'améliorait pas l'état de l'enfant. Préférant s'assurer qu'elle ne risquait rien, il enfourcha lui même son balais après être parti le chercher dans sa tente et s'éleva au dessus des cyprès pour guetter son arrivé. Une fois à hauteur des plus hautes branches, il se fondit dans décors, en se perchant sur l'une des plus hautes cimes d'arbre et vérifia sa carte.
Chaitan était toute proche. Quelques minutes à scruter l'horizon, une vingtaine tout au plus, laissèrent le temps à la sorcière d'arriver. Comme Malëan l'avait compris, elle était sur un balais, fonçant à vive allure, la posture des gens crispés.

-'parfait, te voilà. Et tu es même en avance sur mes prédictions, je n'ai donc plus besoin de ça.

Mais alors que Malëan commençait à descendre les branches une à une après avoir rangé sa carte son balais dans son fourre-tout, il vit la miss prendre de l'altitude, au lieu dans perdre, et alors que tout stress commençait à disparaître, la brûlure de son bras devint insoutenable qu'en il vit la sorcière lâcher le manche de son balais, pour se précipiter dans les airs, chutant à présent comme une perle de pluie, prête à s'écraser et se disloquer en des centaines de gouttelette. Elle n'était alors, qu un minuscule point dans le ciel, et son balais une brindille.

- Harel !!

La voix du vagabond fendit les airs. La gamine se trouvait à environ trois cents mètres du sol, et sa distance ne lui permettait pas d'agir aussi simplement. Fort heureusement pour la serpentard, Taylor savait garder son sang froid en situation critique. Il pointa la miss de sa baguette et USA d'un ascensio pour se propulser à son tour dans les airs. Deux cents mètres de hauteurs et environs cinquante de longueurs les séparaient à présent. Ce n'était pas suffisant pour l'aider et à présent les deux tombaient dangereusement en direction d'une mort certaine, mais le vagabond ne pouvait tolérer cela. Il visa de sa baguette le balais d'harel qui tombait non loin d'elle et usa de l'accio pour s'en emparer, s'il avait pu prévoir cette chute, il n'aurait jamais rangé le siens, surtout que de cette hauteur, même si il parvenait à rattraper la miss, elle le traînerait forcément avec elle dans sa chute, son balais n'avait rien d'exceptionnel. Le véhicule vint à lui, et par chance plus que par maîtrise, il pût l'enfourcher et en prendre le contrôle, avant de se heurter aux hautes branches des arbres. La Miss s'approchait à toute vitesse et aucun sortilège ne semblaient pouvoir régler cette situation en douceur. Ainsi il opta pour un puissant aguamenti, puissant comme un geyser qu'il propulsa vers le ciel. Ce dernier monta à au moins trente mettre de hauteur, un exploits inconsiderable, que même Taylor avait du mal à en croire ses yeux, et Harel tomba droit sur cette cascade d'eau, qui s'écroula face à la puissance de la chute de la jeune sorcière, ne la ralentissant si peu, que lorsqu'elle atteint taylor qui tenta de la réceptionner du mieux possible, il fut emporté par son poids, et tomba du balais, accroché au vêtements de l'enfant. La chute fut féroce à travers toutes les branches, et dans le dénivelé impressionnant Malëan réussit à entourer Harel de ses frêles bras. Il essaya en vint de faire usage de la magie, chaque seconde, une nouvelle branche le frappait. Ce n'est qu'une fois les endroits les plus touffus dépassé, à quelques mètres du sol seulement, qu'il pût finir leurs courses, retenue par une branche ensorcelé à l'aide d'un sortilèges de locomotor.

Harel avait perdu connaissance, et Taylor souffrait probablement d'une fracture de la jambe, en plus des centaines d'égratignures qui jonchaient son visage et ses bras. Mais ils étaient sauf. Il ordonna à la plante de les lâchers délicatement au sol, laissa Harel respirer tranquillement et il resta allongé un moment à ruminer sa douleur et son énervement envers la Miss. Après tout, elle ne l'avait probablement pas fait exprès.
Il commença à soigner ses blessures à l'aide de sa baguette, en commençant par sa jambe. Son manteau était en lambeaux pour son plus grand malheur, mais au moins, la brûlure de son bras avait elle stoppait, Miss Chaitan était sauvée.

Après plus d'une heure de soin et de repos, avant de pouvoir bouger sans une douleur insoutenable, il saisit la fillette et l'emmena dormir sous la tente, quand elle se réveillerait, ils n'auraient plus de temps à perdre, le travail allait enfin commencer.
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Harel Chaitan
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Re: Europe de l'Est

Message par : Harel Chaitan, Jeu 5 Déc 2013 - 23:26


Son corps bascula dans le vide pour se précipiter vers le sol avec une facilité déconcertante. Tandis que ses muscles semblaient pesaient lourd sur son ossature quelques secondes plutôt, l'adolescente se sentait, maintenant, aussi légère qu'un murmure et aussi insignifiante qu'une feuille. Cette sensation était à la fois grisante et terrifiante, mais ses pensées brumeuses cessèrent rapidement d'être cohérentes. Avant de perdre connaissance, elle se félicita d'avoir déposer ses affaires à sa dernière escale et par-dessus tout d'avoir libérer Azael. Il la rejoindrait par ses propres moyens. Ainsi, elle avait pu se laisser envelopper par les limbes de l'inconscient, sombrant au creux du néant. Le paysage jurassien comme dernière image ne manquait pas de poésie.

Emergeant peu à peu du brouillard de ses songes, Harel tenta de se remémorer les derniers évènements afin de se repérer dans le temps et l'espace, avant de se réveiller complètement. Une douloureux raisonnait entre les parois de sa boite crânienne et des courbatures parcouraient l'ensemble de son corps. L'adolescente avait l'impression de s'être fait piétinée par un troupeau d'hippogriffes. Lorsque ses yeux, si spécifiques à ses origines, s'ouvrirent pour tomber sur un intérieur qui ne ressemblait en rien à celui de Poudlard, son buste se souleva sous une impulsion. A force de fouiller l'endroit du regard, sa mémoire revenait progressivement lui communiquant les éléments nécessaires pour retrouver ses marques. La main qu'elle porta sur la marque invisible gravée derrière son oreille démontra que ses souvenirs se remettaient en place.

Manifestement son plan avait fonctionné. A défaut de la satisfaire, au moins pouvait-elle admettre que la méthode " Gryffondor ", si elle manquait de grâce et de réflexion, au moins permettait-elle de parvenir à ses fins. De plus, cela lui permettait de se rassurer quant aux dispositions de Malëan à la garder vivante et à la confiance qu'elle pouvait placer en lui. A l'inverse, le sentiment devait être bien moins positif, mais il ne pourrait pas lui reprocher de ne pas y avoir mis les moyens. Le patronus ne lui avait fournit aucun mode d'emploi juste un point d'arrivée. Elle avait mis en œuvre les moyens à disposition pour réussir à arriver au bout du chemin, pour ne pas dire épreuve qui était une notion, dans ce cas, bien plus appropriée.
L'intérieur de ce qui ressemblait à une tente, plutôt qu'une grotte (dans laquelle, elle l'imaginait aisément vivre) n'abritait personne. L'héritière des Chaitan se leva sans ménager ses forces malmenées. La vitesse de l'action lui attira quelques vertiges qui l'obligèrent à patienter avant de poursuivre sa route. Les premières choses qui la frappèrent en mettant les pieds à l'extérieur de la bâtisse de fortune : le froid portaient par le vent qui s'infiltraient entre les nombreux arbres qui entouraient ce que l'on pouvait qualifier de camp. Etonnamment, la lumière du jour parvenait largement à filtrer à travers les cimes, pourtant denses. Les lieux véhiculait la quiétude. Seul les oiseaux et le craquement du bois brisaient le silence. Jusqu'à ce que son pied fasse crisser les feuilles mortes de couleur brune sous la semelle de ses chaussures. Les muscles tendus l'adolescente suspendit sa progression, regardant autour d'elle si sa présence provoquée une modification particulière. A Poudlard, elle avait appris à évoluer silencieusement sur le sol en pierre, ce terrain promettait de nouveaux apprentissages en la matière. Un mouvement sur la droite interpela son attention. Ses obsidiennes rencontrèrent Taylor Malëan. Inchangé. Quoi que les traits de son visage paraissait tirer.

- Bonjour, Monsieur Malëan.

La politesse était un moyen particulièrement efficace pour entamer une conversation sur un terrain plus ou moins neutre. Comme à son habitude, un mouvement de tête ponctua ses paroles. Son ton ne véhiculait pas d'émotions particulières simplement une attitude conditionnée depuis sa plus tendre enfance. Pendant les longs mois à guetter un signe de sa part, son imagination avait eu tout le loisirs d'inventer ce que l'homme lui préparait. Certes l'entrée en scène aurait mérité d'être soignée, de fait, Harel n'orienta pas son discours sur ce détail.

- Ravie de vous revoir.

Cet échange de banalités sonnait faux. Harel en avait pleinement conscience, cependant l'objectif n'était pas tant d'entretenir une conversation que de nouer un contact dans de telles circonstances. De plus, la communication n'appartenait pas à son champ de compétence, au contraire elle se montrait plutôt médiocre en la matière surtout concernant les banalités et les politesses. Cela lui apparaissait comme superficielle, mais elle s'y pliait, car ça appartenait au langage commun. Avant de continuer cet échange dés plus passionnant, ses mains tâtèrent son dos à la recherche de sa baguette. Celle-ci enroulée dans un tissus était coincée entre son jean et sa peau. Quel soulagement en constatant que sa partenaire n'avait pas souffert de sa chute. D'un " Accio ", l'étudiante amena son sac à dos en toile qui renfermait ses effets personnels. La voilà prête à entamer son entraînement.
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Re: Europe de l'Est

Message par : Taylor Malëan, Sam 7 Déc 2013 - 13:33


------Malëan aurait voulu dire qu'il était tout aussi ravis de la revoir, mais une rage encore immense l'empêchait de sortir un seul mot. Il se contenta de fondre son regard dans celui de sa nouvelle protégée, en essayent de masquer un maximum sa colère. Mais il bouillonnait. Sa jambe fut belle est bien brisé, et son manque de connaissance en Médico magie n'avait rien fait pour arranger les choses. Bien qu'il eut put ressouder ses os, à l'aide d'une potion au gouts atroce, il avait perdu une grande mobilité, sans parler de la douleur intense qui parcourait toute son tibia et son genoux, chaque fois qu'il faisait un nouveau pas.
Son manteau était toujours en lambeau, la douleur et la fatigue ne lui ayant pas encore permit de le repriser. Il essaya de se calmer autant que possible, avant de reprendre la parole, mais le ton qu'il employa témoigné assez bien de son animosité.

-J'aimerais pouvoir en dire autant, si seulement vous aviez put être capable d’atterrir par vos propres moyens.  

Il ne voulut pas parler de la chute, ni de l'extrême difficulté qu'il avait eut à faire atterrir la jeune sorcière, en un seul morceau, plutôt qu'en une flaque sanguinolente.  

Quoi qu'il en soit, j'espère Mademoiselle que vous vous êtes bien reposé car vôtre entrainement à déjà commencé. Cela fait deux jours que vous êtes en ce lieu, à dormir, si vous ne vous sentez pas encore faible ce n'est qu'une question de temps et d'adaptation. Il va falloir que vous vous nourrissiez, mais avant cela, je tiens à vous apprendre quelque chose.
Un peu plus tôt dans la journée, une mignonne petite créature à tentait d'infiltrer le camp. Et c'est alors que je me suis dit, comment motiver plus une enfant, qu'en mettant en jeu la vie de son animal de compagnie ? Vous voulez apprendre à traquer ? Alors commencez par là ! Cela fait maintenant six heures que vôtre chat est enfermé quelque part dans cette forêt, sans eau ni nourriture. Si vous voulez avoir une chance de le sauver, vous devriez vous intéresser au grimoire que j'ai laissé prêt de vôtre lit de camp. il sera vôtre plus grand ami.  


Au bien sûre Malëan n'avait fait aucun mal au petit Azraël, en fait, il l'avait simplement enfermé dans une petite caverne, après s'être assuré qu'aucun mal ne pouvait lui être fait, laissant avec lui trois énormes gamelles d'eau fraichement sorties de sa baguette, et quelques nourritures qui restaient dans son fourre-tout, pour nourrir les différentes créatures qu'Era étudiait au chalet d’Écosse. Taylor adorait les animaux, et il n'aurait pu en aucun cas leur faire du mal volontairement, par simple cruauté. Mais si Harel voulait être prête à se battre, et à retrouver les membres de sa familles, elle devait s'attendre à voir leur vie en permanence en danger. Le vagabond aurait aimé trouver une autre solution, mais au vue du peu de temps qu'ils avaient pour la former, cette méthode semblait la plus radicale.

Il sembla que la jeune Serpentard voulu répondre, mais Taylor ne l'écouta pas et lui tourna volontairement le dos, avant de se transformer en salamandre. De cette façon, il pourrait suivre la sa protégé sans être vu, prêt à tout moment à la sortir d'un mauvais pas trop dangereux pour elle. Le reptile fit mine de disparaitre à l'opposé de la sorcière, puis quand il fut hors de porté de vue, il revint prêt de la tante qu'il avait laissé, discret, les yeux grand ouvert. Le grimoire qu'il avait laissé à Miss Chaitan contenait son savoir sur les différents sortilèges de traçabilités. Comment retrouvé une personne, disparue, invisible, laissant des traces magiques ou non. Impatient de voir comment elle pourrait s'en sortir, mas espérant ne pas la mettre à trop rude épreuve. Après tout, ce n'était qu'une enfant.

Toute la colère qu'il avait ressentit auparavant avait maintenant disparu, sa patte, bien que peu solide, le faisait moins souffrir sous sa forme animal, et de toute façon, il était bien concentré sur les moindres faits et gestes de la miss pour s'en soucier. Tout ne dépendait à présent plus que d'elle.

*Courage ma grande.* Pensa-t-il.

De toute façon, pouvait-il faire autrement, si seulement elle imaginait ce que la suite de son entrainement réservé, ce tout petit passage lui semblerait être une partie de plaisir à côté. Il avait prévu de lui faire suivre un anciennement tout particulier, qui lui semblait être, le meilleur de tous, mal grès les douleurs physiques et psychologiques qu'il pouvait apporter.
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Re: Europe de l'Est

Message par : Harel Chaitan, Dim 8 Déc 2013 - 23:00


Si la colère qui transpirait par tous les pores de l'homme ne l'avait pas atteint, le discours qui suivit lui fit l'effet d'une claque. Sa poigne se resserra autour de sa baguette et son humeur bascula de l'excitation mêlée d'appréhension, à une colère noire. Azael n'était pas le simple animal de compagnie d'une petite fille. Ce chat était un compagnon de route des plus méritants. Tous ses muscles se tendirent, pendant que ses idées s'assombrissaient.

- Vous ...

Sans préavis et sans même prendre le temps de l'écouter, le sorcier se détourna. Une irrépressible envie de lui lancer un sort douloureux lui tiraillait le ventre et l'esprit. Mais, ce genre de comportement ne l'aiderait pas plus à récupéré son félin enfermé au milieu de cet amas d'arbre. Le décor convenait parfaitement à cet ogre mal léché. Comment osait-il se servir du prétexte de la motivation ! Celle-ci avait été largement démontrée par le voyage qu'elle avait entrepris jusque là. La colère paralysait son corps et envahissait ses pensées. Comme une obsession, l'adolescente ressassa durant de longues minutes, maudissant Malëan sur plusieurs générations. Il devait bien exister des grimoires qui traitaient le sujet, sinon elle ferait en sorte que la bibliothécaire de Poudlard en commanda.

Le bruit caractéristique des feuilles et brindilles qui cédaient sous le poids d'un corps la tirèrent du cercle vicieux de la rancœur. Son regard sombre tomba dans celui d'une biche qui s'enfuit aussitôt en réalisant qu'elle était repérée. Son ventre se manifesta au même moment. Comment retrouver une aiguille dans une botte de foin en un peu moins d'une éternité ? Ses paupières s'abaissèrent, Harel décidant de reconquérir son calme en dissipant toutes réflexions parasitaires. Sa mémoire lui renvoya un propos de Malëan indiquant la présence d'un grimoire prés de son lit de camp qui serait fortement utile à sa quête.

Installée en tailleur sur le lit, elle feuilleta frénétiquement les pages de l'épais ouvrage. Ses yeux parcouraient rapidement les lignes d'écritures qui formaient des textes plus ou moins imposants, accordait une attention succincte aux dessins griffonnés. La jeune fille du se reprendre plusieurs fois sous peine de se laisser envahir par son anxiété qui ne la conduirait à rien d'autre qu'à handicaper sa recherche. Sa main cessa ses mouvements répétitif au bout d'un temps qui lui parut infiniment long. La page indiquait différents moyens de pister un corps vivant. L'étudiante n'en connaissait pas le tiers et ceux qui lui parlaient vaguement nécessitaient un certain niveau de magie afin de démontrer un résultat optimal. Peu importait mieux valait le résultat minimum que pas de résultat du tout.


Le jour déclinait précocement en période hivernale et les températures chutaient à la nuit tombée. Il ne fallait pas traîner. Tout en achevant d'enrouler une écharpe autour de sa gorge, sa baguette ordonna à un balai de la rejoindre. L'adolescente grimpa dessus sans prendre la peine de l'identifier, tant que l'objet volait. Avançant à faible allure et à basse altitude, la manœuvre avait surtout pour objectif d'éviter de faire du bruit et d'attirer l'attention. A cette heure aucun moldu ne devait circuler sur les sentiers forestiers. Finalement par acquit de conscience, elle murmura le sortilège de désillusion, puis un second censé l'aider à repérer les traces magiques.


Au cours du trajet, l'usage du balai fut abandonné après s'être pris plusieurs branches causant quelques chutes et plusieurs blessures superficielles. A cette heure tardive, déambuler à pied à l'aide d'un lumos semblait plus raisonnable. Depuis son départ, elle n'avait rencontré qu'une trace de flux magique prés du camp, sans doute les résidus du sortilèges ayant permis de capturer le félin peu docile envers les étrangers.

- Ou es-tu ...

L'intonation si elle ne pouvait être qualifiée de plaintive, traduisait un certain désespoir. Adossée contre un arbre, son visage se réfugia au creux de ses mains, ses oreilles prenant le relai en tant que sentinelle. Une voix au creux de sa tête l'intima de se calmer sans quoi sa réflexion s'en verrait diminuée. Mentalement, elle parcouru la page qu'elle avait lu un peu plus tôt. La solution s'y cachait. Une idée germa puis s'élabora. Son dos se redressa et sa respiration devint plus régulière, ses poumons se gonflèrent d'oxygène avant de le relâcher. Ensuite baguette en main, la quatrième année s'essaya au sort qui lui permettrait de bénéficier d'une vision similaire à celle des chauves-souris. Azael répondait lorsqu'elle l'appelait, il n'y avait plus qu'à espérer que son compagnon soit en capacité de le faire.

Les prémices furent compliqués. Elle s'aperçut rapidement que si ses cordes vocales ne produisaient pas de son, ses pieds avançaient à l'aveuglette. L'agacement la gagnait et la jeune fille faillit renoncer en prenant conscience du temps qu'elle perdait. Pourtant, ce qui l'handicapait devint brutalement un moyens des plus efficace pour dénicher l'origine d'un son familier perçu par son ouïe. Son audition n'étant pas magiquement améliorer, son auteur devait se trouver dans les parages. Sa voix continua de l'appeler lui permettant d'entretenir le bruit qui lui servait à se diriger, mais aussi à éviter les obstacles autant que faire se peut. Avançant d'un pas de plus en plus assuré à mesure qu'elle se rapprochait de la source, Harel comprit que la barrière naturelle qui se dressait devant elle était de la roche, lorsque son corps s'y heurta. Ca ne finirait jamais ! Ses nerfs mit à rude épreuve menacés de lâcher, seul sa volonté parvenait à les contenir. Sa main effleurant la paroi, elle le contourna, la cadence de ses pas plus modérée. Les miaulements lui paraissaient plus nettement, néanmoins, aucun indice physique pour déterminer le lieu précis de détention. D'un geste de la main, le sortilège se dissipa. Le bout de sa baguette éclairer les environs, tandis que ses yeux balayèrent le terrain baigné par l'obscurité. Ses sourcils se froncèrent quand son regard tomba sur une sorte de dôme en pierre.

La jeune Chaitan entreprit de refaire le tour de l'installation naturelle. Le bruit devait être atténué par l'épaisseur de la paroi. Son rythme cardiaque s'accentuait à chaque pas espérant à chaque nouvelle cavité découvrir un passage obstrué magiquement. Sa baguette lança le sort permettant de révéler les résidus de magie, en pleine nuit les filaments constitués d'une lumière vaporeuse l'aideraient à achever rapidement cette traque d'un goût discutable. Au bout d'un temps qui lui sembla une éternité, elle tomba nez à nez avec l'ouverture qu'elle cherchait. Un sortilège plus tard et sans réfléchir, fatiguée, inquiète et profondément soulagée, la sorcière s'engagea dans l'ouverture.

- Azael !

Un poids quitta ses épaules lorsque le félin se frotta contre ses jambes. Néanmoins, les réjouissances furent de courtes durée quand par hasard le bout lumineux de sa baguette révéla les conditions confortables dans lesquelles il était détenu. Finalement, son choix fut fait de ne rentrer que le lendemain matin. Après avoir refermé l'entrée, puis ajouté un sortilège qui l'avertirait en cas d'intrusion, l'orpheline s'écroula au creux d'un coin, ses bras refermés autour du chat blottit contre son ventre. Demain serait un autre jour.
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Re: Europe de l'Est

Message par : Taylor Malëan, Dim 15 Déc 2013 - 14:41


Malëan, sous forme de salamandre avait suivit chacun des mouvements de la Miss, sans jamais la perdre des yeux une seule fois. Toute fois, a part pour son arrivée dans la grotte ou se trouvait la petite boule de poil, il essaya de ne pas rester trop prêt de la sorcière, de façon à ce qu'elle ne se rende compte de rien. Au final, elle fut plus rapide que Taylor ne l'aurait cru, de toute évidence, travailler dans le stress et le manque de temps était une chose qu'elle gérait aisément. Mais en serait-il de même si elle devait allait pour survivre, contre tout ses principes ? Le vagabond ne tarderait pas à avoir sa réponse. Mais pour le moment, il fallait qu'elle se repose. La jeune Harelle venait de retrouver son chat, et Malëan qui ne voulu pas manquer les retrouvailles s'était engouffré en même temps qu'elle dans la caverne. Mais prit à son propre jeu, il se retrouvait maintenant coincé lui aussi dans le sombre lieu, s'il voulait éviter que la miss sache qu'elle fut suivie durant son entraînement. Elle devait penser être seule, à tout prix. Ainsi donc, après avoir été rassurée de la voir se protéger d'un sortilège de détection de mouvement, sorti tout droit du grimoire qu'il avait laissé comme seule aide, il chercha non loin, une pierre confortable, sous laquelle passer la nuit.

Dormir là seule ? Tu es encore plus courageuse que je ne l'imaginais

Pensa la petite salamandre aux bouts des pattes rouges. Mais le courage n'était pas tout. Dans son anxieux comportement, miss Chaitan avait complètement oublié de se nourrir, à peine était-il croyable qu'elle tienne encore debout. Sachant pertinemment qu'ainsi, elle serait en grande difficulté pour se nourrir seule, il détermina que sa prochaine tache serait la suivante.
Sur le sol sablonneux de la caverne, la petite salamandre se mît à tracer des lettres, dans un silence précieux. La boule de poil auparavant inoffensive, faisait à présent cent fois sa taille, et l'instinct de chasseur du chat, n'est plus à démontrer. Il lui fallait être prudent, car il ne voulait pas servir de casse croute au minou. Petit à petit, les lettres formaient dans le sable, devinrent des mots, puis une phrase.

Nécessaire à la vie, en vains tu t'en repens, nécessaire à ta survie, ce qu'il te faut, tu le prends ! Désarmée de tout ce que tu as connu, il va te falloir trouver d'autre moyens, c'est le ventre plein et les mains nues, que nous nous reverrons enfin.

C'est suivant cette phrase qu'elle devrait adapter son comportement. Bien qu'elle soit d'une clarté simplette, Malëan pensa qu'il n'était pas nécessaire de cacher son sens encore plus. La tâche en elle même pour une enfant était déjà assez difficile en soit. Le reptile attendit que la petite finisse par s'endormir à point fermer, avant de reprendre sa forme initiale, afin de quitter les lieux. Il s'assura du sommeil de la miss et de sa boule de poil d'un coup de baguette, puis d'un accio, il vola la baguette de la petite. Il désenchanta la pièce  passa la porte, puis redonna vie, à la magie d'Harel pour s'assurer de sa protection. Il laissa tout de même dans l'entrée, un minium de place pour laisser un espace de passage assez grand pour un chat, et une jeune demoiselle. Demain, quand elle se réveillerait, la tente de Malëan aurait disparu, sa baguette aussi, et elle n'aurait comme unique indice, qu'un mot sombre dans une caverne, que Taylor ne saurait même pas certain qu'elle verrait, à cause de la luminosité manquante de cette endroit.
Il savait que la tâche qui lui donnait était dure. Mais Harel devait comprendre tout comme le vagabond l'eut comprit. Que parfois, n'être habitué qu'à la magie pouvait être handicapant. Il voulait qu'elle sache ce débrouiller pour survivre, dans un élément qui n'était pas le sien. Comment allait-elle enfin se nourrir ? qu'elle serait ses réactions face à l'abandon et vole du vagabond ? Comprendrait-elle seulement que sa prochaine étape, n'avait pour but que de lui montrer, que tout n'est pas fini sans baguette, et qu'au delà de la sorcière qu'elle est, elle possède une arme qu'il faut tout autant apprendre à maitriser, l’intelligence.

Cette aptitude à penser, et à mettre en relation les choses qui nous entoures, était au gout du vagabond, la plus grande arme qu'il soit. Pour lui, un bon sorcier est un sorcier astucieux qui connait un assez large panel de sort, afin de les utiliser au moment le plus opportun, plutôt que d'envoyer bêtement de lourde décharge de magie bien souvent trop facile à parait ou esquiver.
C'était la dernière épreuve de la Miss sur les terres du Jura, et dans cette optique, elle devrait bientôt être prête à passer à la véritable dernière partie de son entrainements. Celle qui change l'avis d'un petit garçon à jamais, le faisant passer, de l'érudit pacifiste, à l'homme froid, l'assassin ou le maitre de guerre, en une fraction de secondes.

Après avoir replié son campement, malëan creusa un petit carré dans le sol, ou il y enfouie un livre qui s'intitulait: piège et chasse. Il déposa au dessus, à l'aide de sa baguette, une petite plante qu'il fit sortir d'un "Nepeta cataria rerum." . Il n'y aurait donc pour elle qu'un seul moyen de trouver un peu d'aide, dans le livre que Taylor finit d'enterrer, si seulement elle serait capable de rester calme, et de faire usage de son don inné de chaque homme, ou sorcier, l'instinct et l'observation. Le trou de malëan ne laissait plus aucune trace visible d'un quelconque changement dans le terrain, et après s'être assuré, que rien ne restait, il reprit forme animal, et attendit patiemment, d'un seul œil, que sa protégé ce montre.
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Re: Europe de l'Est

Message par : Harel Chaitan, Ven 20 Déc 2013 - 19:39


Harel courait à toute jambe, zigzaguant entre les troncs, évitant les racines et sautant par-dessus les branches échus au sol. Sa course s'acheva sur l'endroit où se tenait le campement de Malëan la veille. Or, les bras le long du corps, la respiration saccadée et les yeux agrandis par la stupeur. La zone était déserte, il ne restait plus aucune trace de l'homme qui avait disparu avec sa baguette. Elle tourna plusieurs fois sur elle-même, leva le regard vers la cime des arbres. Son message dessiné sur le sol sablonneux de la grotte ...

En se réveillant un peu plus tôt, la première chose que l'adolescente avait remarqué était la largeur de l'interstice entre la paroi et l'imposante pierre qui protégeait l'entrée. Ensuite, l'absence de sa baguette avait agi comme une décharge de flux magique. Après que ses mains eurent parcouru ses vêtements, elles poursuivirent sur le sol. A quatre patte, ses yeux s'étaient posés au centre de l'espace et avait remarqué des traces pour le moins étranges sur le sol. Le faible éclairage avait rendu la lecture difficile. Craignant d'en comprendre le sens, elle avait pris la direction du campement à vive allure pour s'en assurer.

Comme au début de la préparation d'une potion, la fureur grimpait progressivement en elle, à la manière des flammes taquinant le dessous du chaudron pour en réchauffer le contenu. Ses traits habituellement inexpressif se crispèrent et sa colère s'y afficha clairement. Impossible de se contenir. Sa baguette représentait le seul héritage légué par ses défunts parents et le seul lien à ses origines. L'idée qu'on lui retire lui était insupportable. Sans baguette, elle redevenait la petite fille inoffensive qu'elle avait été. Ses poings se crispèrent. Ce fut à cet instant que son ventre se rappela à elle. Une de ses mains passa dessus pour l'apaiser. Il était vrai qu'elle avait peu mangé ces derniers jours. Depuis son départ de Poudlard, les évènements se précipitaient. Par esprit de contradiction, la jeune fille fut tentée de s'asseoir là et de patienter. L'homme la menait à la baguette, l'envoyant de-ci, de-là à son gré. Elle détestait cela. Elle se sentait acculait et particulièrement seule, ce qui dans son cas était paradoxale. Pourquoi ne l'accompagnait-il jamais ? Pourquoi partir ainsi sans un mot ?

La température hivernale lui rappela qu'elle n'avait rien de plus qu'un pull sur le dos et plus de magie pour l'aider. Lorsque Harel vivait chez les Greenwood, à la période de la cueillette des champignons, ils sortaient le week-end, panier au bras, pour en ramasser en famille. Cependant à cette époque, la petite fille préférait marcher à travers les bois, les yeux dans le vague imaginant à quoi ressemblerait un week-end avec ses parents. Perdue au milieu de la forêt jurassienne, elle parti en quête d'un peu de nourriture sans pour autant s'éloigner de l'endroit qui agissait comme un repère au milieu de l'inconnu. A la morte saison beaucoup de marrons gisaient sur le sol, formait de feuilles sèches et ternes, néanmoins rien ne lui permettait de les faire cuir. Elle se faisait l'impression d'être un chaton abandonné à la recherche de quoi grignoté un morceaux sans oser s'éloigner de son repère.

La journée s'écoula sans gain alimentaire. De loin, le mouvement d'un lapin se dressant sur ses pattes afin d'observer son environnement insinua l'idée de chasser. Bien qu'à cette époque de l'année, le gibier sortait surement moins qu'au cours du printemps, il serait toujours plus présent que les baies ou tout autres mets végétariens. Pour le moment, son ventre ne grognait plus puisant sur l'énergie disponible, toutefois celle-ci se vidait peu à peu. L'héritière des Chaitan détestait Taylor Malëan de la laisser seule dans une telle situation, tout comme elle détestait ses parents de l'avoir abandonner loin de sa famille sans explication. La colère s'écoulait à travers ses veines, inondant ses muscles et imposant une irrésistible envie de frapper, de hurler. Elle était complètement démunie, mais elle refusait de s'avouer vaincu. L'idée même d'admettre qu'elle n'était pas à la hauteur augmentait sa rancœur.

- Ah !!!!!!

Sans préambule, sa gorge laissa échapper un cri et ses poings à la peau pâle s'abattirent sur le tronc de l'arbre imperturbable. Il était tellement frustrant de ne rien contrôler, pas même d'avoir le choix de s'alimenter ou non. L'écorce égratignait plus surement sa peau que l'inverse. La douleur l'aiderait à se reprendre. Tandis que le jour déclinait, l'adolescente retourna se terrer dans le creux formait par la grotte. Elle y serait plus en sécurité, bien qu'elle n'avait aucune moyen en sa possession pour sécuriser l'endroit. Heureusement, Azael parti en ballade durant la journée montra le bout de son museau à la nuit tombée. Harel souffla de soulagement à son retour.

Le lendemain matin, la décision fut prise d'avancer, car cela ne servirait à rien de rester dans un lieu dénué de ressources. Au cours de sa marche, elle tomba par hasard sur un court d'eau, elle en profita pour boire et se nettoyer le visage ainsi que pour prendre un peu de repos. Son corps, ce traître, se fatiguait rapidement. Assise au bord du cours d'eau ses yeux se perdirent sur un point invisible. Avant de s'endormir la nuit précédente, ses pensées avaient vagabondées réfléchissant à la situation. Cela lui avait permis de mieux entrevoir ce que cherchait à faire Malëan pour autant, l'orpheline n'y adhérait pas. Tuer seulement pour remplir une épreuve ne suffisait pas à justifier un tel acte. L'homme ne devait pas être loin, un contrat les liait et sa sécurité faisait partie des closes. A la fois, elle craignait qu'il ne la juge pas apte à suivre la trace de sa famille. Pendant que ses réflexions tentaient de trouver une solution, une goutte s'écrasa sur son nez, puis une autre sur sa cuise et plusieurs autres suivirent. La météo la contraignit à se remettre en route. Elle allait marchait encore un peu espérant tomber sur un village ou des promeneurs bien que cette dernière supposition voyait ses chances diminuer au vue du temps peu clément.

Désorienté et incapable de se repérer dans le temps, Harel s'imagina errer jusqu'à l'épuisement. La pluie avait cessé, mais ses vêtements et ses cheveux en conservaient l'humidité. Jusqu'à ce que son attention fut captivée par un oiseau dont le bec piquait furieusement le sol. Ses paupières se plissèrent intrigué, observant attentivement la scène. Le volatile s'envola après avoir gobé un ver préalablement extrait de la terre. La suggestion fit son chemin, mais sa raison dressa une barrière à la réalisation d'un tel plan. Rien que de l'imaginer, un haut de cœur menaça.

Au diable le bon sens ! Le jeu avait assez durée, après cela le Vagabond avait intérêt à montrer le bout de sa cape.

Agenouillée, l'étudiante inspira et expira plusieurs fois avant de creuser la terre trempée de ses doigts hésitants. Elle dut réitérer plusieurs fois l'action, à différents endroits, avant de tomber sur un long ver humide, se tortillant au creux de sa paume sur laquelle s'étalait une étrange cicatrice. Elle hésita à peine une minute avant de réaliser qu'elle ne perdait rien à essayer. Parfois, la sorcière asiatique parvenait à créer une flamme au creux de sa main, néanmoins, celle-ci était de faible intensité et s'essoufflait rapidement. Suite à plusieurs tentatives, des vertiges lui firent comprendre que son corps atteignait ses premières limites. D'un air dégouté, son regard sombre regardait l'insecte gigoter, coincé entre son pouce et son indexe. Résolue, sa bouche s'ouvrit pendant que ses paupières se fermèrent et ses doigts lâchèrent sa proie. Deux coups de mâchoires plus tard et elle déglutissait, son visage crispé.
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Re: Europe de l'Est

Message par : Taylor Malëan, Mar 24 Déc 2013 - 16:28


La petite salamandre ne cessant pas un instant de courir dans cette journée de fatigue. Ses tous petits pas étaient un centième d'un des pas de la jeune Chaitan, sans oublier qu'à présent chaque bout de bois ou tronc d'arbre à contourner devenait un véritable obstacle. Certes son adhérence particulière à toutes matières l'aidait beaucoup, mais tout de même, il lui sembla n'avoir jamais autant marcher en une journée de toute sa vie. Rien que pour suivre le gamine jusqu'au campement où Malëan avait planté la tente, il lui fallut plus de cinq minutes pour la rattraper. Heureusement, le Vagabond garder même en tant que minuscule reptile, un sens de l'orientation pas trop mauvais.

Mais sa fatigue ne fut pas seulement physique. Voir Harel se détruire les poings contre le bois, s'acharner dans le vide, ne maitrisant ni sa colère ni aucunes de ses émotions. Il s'en voulait de lui infliger ça. La laisser seule dans un endroit où nul ne passerait jamais, sans autre indice qu'un proverbe, et un bouquin planqué sous de l'herbe à chat. D'ailleurs, Malëan avait vu Azraël tournait autour pendant que la miss s'énervait seule, pestant probablement contre son "professeur". Si elle avait fait plus attention aux choses qui l'entouraient, peut être l'aurait-elle vue.

Le vent soufflait de plus en plus fort et la pression atmosphérique se faisait de plus en plus lourde. Peut être le fait d'être animal lui faisait mieux ressentir ses choses. L'estomac de la petite bestiole sembla gargouiller, après tout, le Vagabond non plus n'avait pas manger depuis un moment. Il s'arrêta d'y penser, se mettant d'accord su le fait, qu'il se nourrirait une fois la Miss endormie. La nuit tomba et Harël retrouva son compagnon pour la nuit. Heureusement que le chat était là. Au moins, ne serait-elle pas vraiment toute seule.
Les petits yeux de la jeune sorcière semblait lourd. Son moral était probablement brisé, elle n'avait rien dans le ventre depuis un moment, elle devait manquer d’énergie. Son corps devait commencer à souffrir et par conséquent, un millier de questions devaient se bousculer dans sa tête:
Pourquoi ? Mais où est-il ? A quoi pense-t-il je ne suis qu'une enfant !

Avait-elle au moins ses pensées en tête. De tout cœur Malëan l’espérait. Non pas dans l'idée de lui faire du mal, mais au moins, elle n'aurait bientôt plus le choix que de changer de façon de penser, si elle voulait survivre. La journée du lendemain serait probablement très rude. La sorcière ferma les yeux, et la boule de poil vint se blottir contre elle. Elle dormait.

Taylor attendu un moment pour s'assurer d'un sommeil profond, puis reprit sa forme initial. Il en profita ensuite pour sortir de sa besace, de quoi se nourrir et une gourde de d'eau. Plus tard, après son repas, il s'approcha en silence d'Harel et avec toute douceur, il réveilla le chat d'une caresse sur la tête, lui faisant signe de faire silence. Visiblement le chat avait comprit, ou peut être était-il lui aussi trop fatigué pour ne serait-ce que miauler. Le vagabond prit le chat et lui offrit à lui aussi de quoi se restaurer. Il refusé de faire subir de tels traitements à un animal, et au moins, Harel n'aurait pas à se soucier de son bien être. Une fois repu, il déposa le chat prêt de l'enfant puis parti se percher en haut d'un arbre avant de se retransformer et d'attendre la suite du programme. La nuit serait longue, elle avait besoin de repos.

Le lendemain le regard d'Harel sur les choses avait déjà changé. Elle semblait plus lente, plus attentive. Peut être était-ce la fatigue que l'obliger à se comporter ainsi, mais mal grès tout, Malëan espérait, que ça ne soit pas si peu. Les images qui lui vinrent après furent tout à fait convaincante. Elle avait passé le cap, et maintenant, une fois au fond du gouffre, elle venait d'obtenir la seule puissance qui lui manquait. Le vagabond savait qu'après cela, elle comprendrait enfin qu'il lui fallait se ressaisir et improviser pour survivre, c'était ta seule chance. Pour l'encourager dans cette voix, la petite salamandre revint jusqu'à la première grotte où Harël avait dormit seule, et y laissa un second message, sachant pertinemment, qu'elle reviendrait en ses lieux.

"Bondit, bondit et ne t'arrête pas, sinon le temps te rattrapera, bondit bondit et ne te repose pas, car sous la lune, c'est une attaque que tu subiras."

Voilà bientôt la fin de leur entrainement en ces lieux. Si elle survivait à l'attaque qu'il préparait ce soir, elle serait fin prête. Taylor savait qu'il n'y avait aucun autre moyen pour la faire grandir plus vite. Elle devait encore risquer sa vie, comprendre que la voix qu'elle empruntait la mènerait peut être en permanence à ce genre de situation, en avait-elle seulement conscience ?

Il ne put s'empêcher de rajouter en dessous de son écrit,

«Le courage ne rugit pas toujours. Parfois, le courage est cette petite voix intérieure qui nous dit: j’essaierai encore demain, le tout c'est d'y survivre.»


Il savait que Harel comprendrait ses mots, même si ils signifiaient à première vue, que son cauchemar ne s'arrêterait pas là. une fois son texte écrit il s'enfuit à toute jambe, ou toute pattes plutôt, à la recherche de la sorcière, qui avait l’espérait il , pas trop bougée.

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Re: Europe de l'Est

Message par : Harel Chaitan, Jeu 26 Déc 2013 - 22:22


Menteur ! A présent, son ventre était plein relativement aux jours précédents et ses mains nues. Pourtant, ses yeux avaient fouillaient les alentours sans pour autant que l'homme révéla sa présence. A genoux sur le tapis de feuilles mortes, Harel attendait que Malëan sorte de sa retraite, elle avait remplit sa part à lui d'en faire autant. Or, la course du soleil, cachait derrière une épaisse couche de nuage grisâtre, continua sans que son isolement ne soit levé. La colère en se diffusant à travers tout son corps fit naître des frissons sur sa peau sale et gelée. Que voulait-il d'elle à la fin ! Un ventre si plein que la ceinture de son pantalon le comprimerait ? Comment en chassant avec ses dents et ses ongles !?

Lassée d'attendre, les paumes de ses mains s'appuyèrent sur ses cuisses pour l'aider à se remettre sur ses pieds. Les articulations de ses genoux craquèrent et son sang recommença à circuler dans ses mollets causant une sensation désagréable. Azael choisit ce moment pour réapparaitre dans le champ de vision de la jeune sorcière, puis pour se frotter contre ses tibias. Au moins un qui ne l'abandonnait pas. Malgré ces quelques jours un peu rudes, son félin ne semblait pas souffrir de ce retour à l'état sauvage. Délicatement, elle le souleva sous le ventre pour le porter contre elle. Puis, d'un pas lourd de mécontentement mêlé de fatigue, l'orpheline reprit le chemin inverse.

Sa magie lui manquait, comme un ami proche que l'on aurait pas vu depuis un temps supérieur à la normal. Elle avait l'impression qu'il lui manquait quelque chose sans pouvoir dire exactement quoi, et la solitude des lieux renforcée ce sentiment. Heureusement, la colère était une compagne capable de vous insuffler assez d'énergie pour continuer à avancer. L'apitoiement se tapissait jamais bien loin, mais pour le moment, elle se tenait tranquillement à l'écart ne se faisant pas trop insistante. La vision de son abri composé de roches, l'apaisa quelque peu. Or, par acquis de conscience, l'adolescente préféra continuer de marcher jusqu'à l'endroit qui leur avait servit de campement. Peut-être que l'homme l'y attendait. Ses bras desserrèrent leur emprise autour du corps de son compagnon à quatre pattes lui permettant de recouvrer sa liberté. Finalement, il la suivit en trottinant quelques mètres devant elle.
Quelle ne fut pas sa déception, en constatant l'endroit désert de toute présence. Immobile, son regard inspecta scrupuleusement les alentours attentif au moindre mouvement ou bruit qui pourrait trahir la présence de Malëan. Tandis qu'ils allaient inspecter un autre endroit, ses yeux tombèrent sur une plante autour de laquelle ne cessait de tourner Azael. L'animal n'était pas du genre à s'attarder aussi longtemps prés d'un végétaux quel qu'il soit, pourtant, celui-ci que l'apprenti sorcière ne se souvenait pas d'avoir croiser, attirait grandement son intérêt.

- Tu as si faim que tu es prêt à transformer cette plante en met comestible ?

Pour quelqu'un qui avait avalé plusieurs vers de terre pas plus tard que dans l'après-midi, elle se fit la réflexion qu'elle était bien mal placée de le lui reprocher. Finalement, Harel reparti en direction de son hébergement improvisé. Le tissu humide de son pull collait désagréablement à sa peau qui de ce fait ne parvenait pas à se réchauffer. Sauf que l'enlever ne l'y aiderait pas plus. On ne prenait jamais assez conscience de la chance de porter des vêtements secs. Ce fut seulement à se moment là, lorsque sa main droite vint tâter son vêtement que l'état de sa peau lui revint : égratignée. Rien de bien méchant, les plaies étaient plus que superficielles, néanmoins le sang séché était un mélange de rouge et de noir. Il aurait été préférable qu'elle se lave les mains dans le cours d'eau.

Elle remit la tâche au lendemain. Son membre n'avait pas gonflé et juste une petite douleur la dérangeait si elle s'en servait. La fatigue commençait à peser sur ses jambes devenues douloureuses sur le retour et ses yeux la démangeaient. Ca ne les empêcha cependant pas de repérer des inscriptions sur le sol :

"Bondit, bondit et ne t'arrête pas, sinon le temps te rattrapera, bondit bondit et ne te repose pas, car sous la lune, c'est une attaque que tu subiras."

A la lecture de cette seconde énigme, l'héritière des Chaitan hésita entre pleurer, s'esclaffer ou hurler. Ces deux phrases insinuaient surtout que son calvaire n'était pas encore terminé, bien que ce n'était plus qu'une question d'heures. A moins qu'il ne prenne l'envie à ce maudit Vagabond de poursuivre ce genre d'entraînement pendant les dix prochains jours afin de tester son endurance et les limites de sa santé mentale. Tout bien réfléchit, elle n'adopta aucune des trois attitudes se contentant de finir de lire ce qui ressemblait à un dicton :

« Le courage ne rugit pas toujours. Parfois, le courage est cette petite voix intérieure qui nous dit: j’essaierai encore demain, le tout c'est d'y survivre. »

Pourquoi faisait-il mention de courage ? Harel ne s'était jamais définit suivant ce qualificatif, toutefois, la persévérance faisait partie de ses traits de caractère. Le courage était une notion qui sonnait trop héroïque. L'adolescente n'aimait pas les héros, trop capable, trop parfait et une moral irréprochable. Madame Greenwood répétait souvent " l'enfer est pavé de bonnes intentions ". Les battants lui inspiraient beaucoup plus, ces personnes qui puisaient dans les ressources disponibles pour surmonter les difficultés qui se présentaient. Pour sa part, la petite voix intérieure lui susurrait de prendre son mal en patience, l'homme réapparaitrait sous peu et sa baguette lui reviendrait par la même occasion. Pour cela, il fallait tenir encore quelques heures.

Assise dehors contre la paroi glacée de la grotte, l'étudiante réfléchissait au message. Une attaque se préparait. Cependant, ses jambes ne seraient pas en mesure d'assurer un combat et de parcourir plusieurs kilomètres pour partir à la conquête d'un terrain dégagé. Elle allait devoir se montrer économe. En attendant ses mains se portèrent devant sa bouche qui exhala plusieurs fois de l'air chaud pour les réchauffer partiellement. Au bout d'un temps qu'elle était bien incapable de mesurer, ses pieds reprirent du service. Autant mettre à profit les informations qu'elle détenait pour ne pas subir en totalité les évènements de cette nuit. Au beau milieu d'une vaste forêt, il était compliqué de trouver un terrain adéquate. Son choix se porta sur un espace relativement plat, si l'on prenait en considération le relief de la région. Seul les racines des arbres et des branches brisées formaient des obstacles gênants au sol. Un petit rocher agrémentait le terrain, le reste n'était que tronc. Un sentier quelques mètre plus loin bordait un terrain à l'inclination redoutable. Harel Chaitan s'installa sur la pierre préférant être à découvert plutôt que acculer contre un arbre. Le solution de grimper à un arbre l'avait effleuré, or pour cet exercice ses bras manquaient cruellement d'exercice.
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Re: Europe de l'Est

Message par : Taylor Malëan, Mer 1 Jan 2014 - 20:14


----------------Il était tant. Malëan avait laissé toute une journée à sa protégée, pour se nourrir et se reposer. Ce soir, il avait prévu de la faire courir un peu. Etait-ce encore possible ? Ayat suivit l'enfant sous sa forme animal, il était conscient qu'Harel n'avait aucune chance de revenir d'une traque. S'il l'attaquait ainsi, dans son état de fatigue, elle n'aurait aucune chance de revenir de ses exercices. L'enfant avait faim. Le climat peu favorable avait totalement brisé son morale, et mal grès tout, elle continuait tant bien que mal à rester la plus en alerte possible. L'exercice de Taylor n'était pas fait pour s'appliquer aux enfants. Il n'y avait pas de place pour l'innocence et la facilité dans son monde.

La petite salamandre reprit sa forme humaine alors qu' Harel venait de pénétrer dans un endroit plutôt plat, avec une vue fortement dégagée sur les alentours. Si toute fois elle ne comptait pas courir, au moins avait-elle choisit de voir le danger arriver. La petite peinait, portant son petit tas de poils dans ses bras. La coeur du vagabond s'en serra. Peut importe les faiblesses qui étaient les siennes. L'héritière des Chaitan était une fille forte, à la volonté inépuisable. Après tout, elle n'était peut être pas faite pour courir et se cacher. Peut être que sa place à elle, était au combat...
Silencieusement le vagabond avança vers l'enfant, qui était maintenant assise sur une pierre à attendre depuis une bonne heure. De toute ses forces il lança la baguette de la gamine, en sa direction, finalement, elle aurait la chance de pouvoir se défendre un peu.
L'arme vint heurter le sol herbeux, dans un minuscule bruit amortie par la souplesse des brins. Jamais Taylor n'avait envisager cette option, mais soudain, l'idée de former une nouvelle sorcière au combat, l'enchanta particulièrement. Quelques idées étranges, lui vinrent même à la tête, concernant les fosses, mais elle ne pouvait être assez grande pour ça. Malëan se laissa prendre au jeu, il avait l'impression de voir la petite grandir à toute vitesse sous ses yeux. Il se voulait enseigner, mais il savait bien, que ses méthodes n'avaient rien de conventionnelles. Mais au moins elles étaient efficaces. Elles avaient permis à Era de survivre, de devenir Aurore même. Et le vagabond lui même encore en vie, était la plus grande preuve de la réussite de son entrainement. Même si il était dur, il fallait qu'Harel le réussisse.

-Récupère ta baguette ma belle, et prépare toi. Tu as choisi ton terrain, j'espère que tu sauras l'avoir choisi avec soin !

Il y avait une multitude de chance pour que la seprentard soit en pleur en ce moment. Se demandant quand son calvaire allait-il stopper. Jeuner et survivre sans rien n'était-il pas un entrainement déjà bien assez rude ? Peut être espérait elle que tous ça ne soit qu'un rêve, et qu'elle se réveille dans la tante. Tranquille. Malëan aurait aimé ne pas avoir à faire ça. Il lisait déjà la douleur et la fatigue sur le visage de sa protégée, devait-il encore abattre un peu plus ? Taylor se jeta dans les bois restant des environs, puis se mit à courir en cercle autour de la fillette, décrivant de longues trajectoires. Au fur et à mesure qu'il courrait, il fit usage du sortilège de l'illusion, plusieurs fois et bientôt, il y avait une dizaine de silhouette du vagabond, qui couraient entourant la jeune serpentard.

Il ne voulait plus lui faire du mal, son ennemi, était une amie. Le lieu, remplit de trop de souffrance. Son thème, l'illusion du mal. Aucun des coups qu'il porterait ne risquerait plus de la blesser aujourd'hui, il ne voulait voir qu'une seule chose, qui signifierait la fin de son entrainements. Dans sa condition actuelle, était-elle simplement capable de le toucher avec un sortilège. Ensuite, tout serait finit, et il pourrait enfin lui parler de la guilde, et de l'immense possibilité de recherche qu'ils pourraient y développer pour retrouver la famille Chaitan.

La fin de ce combat sonnerait bientôt une nouvelle aire, il avait prit cette décision lorsqu'il avait jeté sa baguette à Harel, elle devait faire partie de la guilde, pour sa témérité, sa persévérance . Sa soif de s'en sortir était sa plus grande force. Elle était une combattante parfaite, et serait sans aucun doute pour Taylor, un pilier important en ses lieux, pour peu qu'elle puisse s'en rendre compte un jour.

Courage ma grande, tu vas y arriver.

Les ombres qui courraient s'arrêterent soudain et toutes pointèrent de leurs baguettes Harel, crachant un éclair rouge la cernant en toute direction. Bien que ce ne soit qu'un sortilège de désarmement, si elle tenait à s'en protéger ou à l'esquiver il lui faudrait être rapide.
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Re: Europe de l'Est

Message par : Harel Chaitan, Sam 4 Jan 2014 - 11:43


Assise, immobile, le froid l'enveloppait de son étreinte désagréable et paralysante. Peu à peu ses muscles s'ankylosaient. A force de patienter, ses paupières s'alourdirent malgré l'activité de ses sens absorbés à détailler le terrain. Harel était tiraillée entre ses besoins physiologiques qui réclamaient du repos et sa tête animée par la colère qui refusait de se laisser aller. Pourtant la tentation de sombrer dans un sommeil réparateur se faisait de plus en plus pressant, les minutes passant. Le calme des lieux engourdissait sa concentration qui peinait à se maintenir alerte. Progressivement sa respiration devint de plus en plus profonde et l'adolescente tomba dans une sorte de léthargie. Si ses pensées semblaient momentanément court-circuité, son ouïe et ses yeux continuaient de traquer les bruits suspects.

Une jolie maison au jardin soigneusement entretenu. Un sous-sol aux fenêtres condamnaient. De l'obscurité. Une présence malveillante. Une voix caverneuse et monotone qui prononce des phrases indistinctes dans un dialecte peu usité. Des liens rugueux qui entravent ses mouvements. L'incompréhension. Le sentiment de vulnérabilité mêlé de peur. La solitude.

Non ! Son dos se redressa, sa respiration devint plus désordonnée, et des larmes contenues firent dangereusement briller ses pupilles sombres. Ses lèvres se crispèrent pour ne former qu'une ligne. Une légère fissure et ses souvenirs en profiter pour s'y engouffrer et rafraîchir sa mémoire. Or l'endroit ne s'y prêtait pas. S'effondrer maintenant n'arrangerait rien, bien au contraire cela risquait de jouer en sa défaveur. Elle s'était donnée trop de mal, avait prit trop de risques pour tout gâcher en l'espace d'une poignée de seconde. Et puis, Malëan ne se livrait pas à quelques expériences douteuses, mais à un entraînement.

Sa colère remit de l'ordre dans ses pensées, repoussant celles qui entravaient la pleine possession du peu de moyen qu'elle possédait au milieu de cette forêt. A croire que l'homme prenait un malin plaisir à repousser son retour. Pendant ce temps, son ennemie le plus redoutable : elle-même. Il lui procurait bien trop de temps propice à la réflexion, ce dont elle s'efforçait toujours d'éviter. Un craquement dans son dos attira son attention avant d'observer sa baguette s'échouer sur le sol. La jeune Chaitan se retint de sauter dessus craignant un piège. Cependant, ses yeux ne révélant aucune silhouette, elle s'autorisa à ramasser sa compagne. Un frisson parcouru son bras gauche quand sa main la ramassa. A présent, elle avait l'impression d'être entière. Sa magie silencieuse jusque là, se ranima au contact du bois.
Les retrouvailles furent de courtes durées. Des mouvements rapide autour d'elle l'encouragèrent à se relever et à adopter une posture défensive. Ses doigts se resserrèrent sur sa baguette lorsqu'elle identifia la source de cette soudaine agitation. Tandis qu'elle vivait depuis quelques jours au sein d'un environnement appauvrit en bruit et en mouvement, tout à coup tout se précipitait. Un peu plus tôt, elle souhaitait vivement son retour, mais maintenant, elle le vivait comme une agression.

Les muscles tendus, l'étudiante s'efforçait de recouvrer son calme sans pour autant chercher à atténué la colère toujours bien présente. C'était tout ce qui la maintenait debout et prête à agir. Ses yeux en amandes se plissèrent légèrement lorsque le sorcier se multiplia jusqu'à l'encercler. Comme si un seul n'était pas suffisant. Elle se retint de lever les yeux au ciel par simple esprit de provocation, préférant rester concentrée sur la suite des évènements. Choix éclairé quand Taylor Malëan et ses clones cessèrent leur course effrénée pour pointer leur baguette droit sur sa personne. Cet homme éprouver un plaisir malsain à voir les gens à sa merci ou peut-être aimait-il voir les personnes complètement démunies ?

Par réflexe, ses lèvres formulèrent un Protego en réponse à l'attaque de son adversaire. Il lui aurait fallu plus de temps afin de pouvoir démasquer l'auteur, mais il ne lui en laisserait pas la possibilité. Par conséquent, après un rapide coup d'œil, elle choisit de faire confiance à son sixième sens. La jeune fille visa l'homme en face d'elle, puis prononça sans plus attendre, et sans aucune hésitation, un Electrocorpus. Le premier sort avait déjà puisé sur le peu d'énergie dont son corps disposait encore, donc ce dernier avait intérêt à fonctionner. Elle y avait concentré ses dernières ressources espérant causer quelques douleurs à sa cible.

Harel ne sut pas si elle l'avait touché ou pas, sa conscience balayé par l'effort, ses jambes cédèrent sous son poids et elle se senti basculer au creux d'une inconscience accueillante et  bienfaisante. Plus de sensation d'épuisement, de faim, juste un état de bien être.
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Re: Europe de l'Est

Message par : Taylor Malëan, Sam 4 Jan 2014 - 13:32


Harel était à Terre, Probablement sans connaissance. L'éclair qu'elle avait lancé dans ses dernières forces n'était vraiment pas passé loin du Vagabond. Avait-elle réussi à trouver le bon ou était-ce simplement un coup de chance ? Malheureusement son manque de force n'avait pas aidé dans sa visée, et le sortilège s'était écrasé à seulement quelques mètres contre le tronc d'un immense pin. Elle avait vraiment donné tout ce qu'elle avait lors des derniers jours. Il était même encore surprenant qu'une fillette comme elle puisse encore extirper un souffle de ses poumons.
Etait-il possible que tous cela ne soit qu'une ruse ? Etait-elle bien K.O. ? En dépit de toute sa paranoïa et de son honneur à ne perdre qu'un minimum de combat Taylor se rua sur la petite Serpentard. Sur son avant bras, la croix ralliée aux lettres H.C. c'était mise à chauffer.

Le vent se leva et la poussière s'envolait bien haut au dessus des cimes des arbres les plus grands. La nuit commençait à tomber mais au moins cette fois, la petite Chaitan dormirait au chaud cette nuit. Fini son calvaire, fini le début de son entrainement. Il n'était plus question de la torturer avant quelque peu. Le courage et la détermination dont elle avait fait preuve ses derniers jours étaient des plus convaincant, et Malëan n'aurait pu espérer mieux.

-Tu es vaillant bien que faible. Tu deviendras sans aucun doute une très grande sorcière.

Dit-il à son corps inanimé. Le froid de la nuit commençait à pointer le bout de son nez. Alors Taylor ôta son long manteau pour le disposer tel un drap, sur sa protégée. Il la plaça aussi sur le dos, pour dégager ses voies respiratoires, et en profita pour soigner les toutes petites plaies et coupures qu'elle avait dû s'être fait, en cherchant de la nourriture.
La petite file était sale. Dormir dans une caverne, et ramper pour chercher de la nourriture en étaient sans aucun doute les raisons principales. Face à tant de misère, Taylor se demanda s'il n'avait pas était un peu trop dur avec elle. Mais après tout, c'était sa vie qui en dépendait. Le Vagabond s'empara de sa baguette, et de la terre, fit jaillir une sorte de gargouille d'argile, juste à côté du corps gisant. Puis il s'en alla récupérer le livre qu'il avait enterré quelques jours plus tôt, avant de revenir et de constater que rien avait bougé. La miss se reposait toujours.

Il déplia sa tente non loin de là, l'endroit était parfait en cas d'attaque. Au moins, si Harel n'était pas bonne combattante, elle était déjà pour sûre une très grande stratège. Le reste viendrait avec le temps. Les toiles volèrent en tous sens, des piquets se plantèrent au sol, et le logis était prêt. Taylor souleva la miss de ses bras frêle, l'enveloppant au mieux dans le cuir toujours chaud, puis la déposa à l'intérieur, au calme sur un petit lit de camp. Il prépara ensuite une immense assiette des restes trouvés dans la cuisine. De toute façon, après un tel jeun, elle serait sans nul doute heureuse d'avaler n'importe quoi. il disposa l'assiette, à côté du lit de fortune, avec un bécher d'un litre, rempli d'une eau cristalline. Le petit chat, n'avait pas quitté sa maitresse et il se blottit contre elle, comme pour la rassurer.

-Tu t'es magnifiquement bien battu ma belle. Dort ce soir, et mange demain. A ton réveil, beaucoup de nouvelles choses t'attendent.

Malëan avait hâte d'annoncer sa réussite à Harel. Elle allait enfin avoir une chance de pouvoir retrouver sa famille. Le travail pendant lequel Taylor s'était retiré plus d'un mois avant l'entrainement de la miss, lui avait permis de faire un tas de recherche sur cette "famille" soit disant décimé. Toutes ses recherches siégeaient à la guilde, bien au chaud avec pour seule attente, que mademoiselle Chaitan puisse y jeter un coup d’œil.

Après s'être assuré que la petite est tout ce qu'il fallait pour passer une agréable nuit, il sortit de la tente et en profita pour aller méditer au grand air frais. Les jambes en tailleur, perdu à moitié dans la forêt accolée à la tente. Ses derniers jours, l'esprit du vagabond était de plus en plus embrumé. Il pensait aux lettres qu'ils avaient put envoyé aux sorcier qu'il voulait voir rejoindre la guilde, et toutes ses réponses qui n'étaient jamais parvenue.


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Le matin se levait, Malëan avait rejoint la tente sans être capable de trouver le sommeil. Il avait veillé toute la nuit le nez plongée dans des bouquins concernant les créatures magiques. Il était dans un coin de la tente, à peine visible, à attendre de loin, et en silence, le réveil de sa protégé, qui finalement ne tarda pas. Elle devait mourir littéralement de faim. Juste après avoir ouvert les yeux et être tombée nez à nez avec l'assiette que le Vagabond lui avait préparé la veille, elle s'empressa de ce nourrir un peu.

- J'étais persuadé que tu ne survivrais pas deux jours de suite en ces lieux sans magies. Mais tu as su me prouver le contraire. Je vais suspendre ton entrainement pour le moment. Il est bien assez suffisant pour ce que nous nous apprêtons à faire. Comme tu as honoré ta part du contrat. Je vais honorer la mienne ma grande. Finit ton repas, nous quitterons ses lieux, des que tu auras prit une douche. Elle se trouve à l'étage. Prend ton temps rien ne presse

Taylor attendit que la Miss monte les escalier en continuant de lire son grimoire. Une fois qu'elle redescendit propre comme un sous neuf, Malëan et elle sortirent et la tente fut repliée, et rangée dans le fourre-tout du vagabond.

-J'imagine que tu 'as jamais transplanné au vue de ton âge. Mais nous ferrons de nôtre mieux. Il est hors de question de voyager autrement, nous perdrions bien trop de temps.

Il attrapa la main de la jeune fille se rendant compte que c'était peut être la première fois qu'ils avaient un contact physique plus ou moins consenti. La main d'Harel était toute petite, et froide. D'une blancheur et d'une douceur incomparable à présent.

- Accroche toi bien et ne lâche ma main sous aucun prétexte.

Un crac sonore et les deux silhouettes s'envolaient en tourbillonnant à travers les cieux. Le voyage fut incroyablement rapide à l'aide de la magie, et en un battement de cils, ils se trouvaient désormais, dans les bois où Malëan se devrait de rencontrer une certaine Gallowsraven dans une ou deux semaines à peine.

-Nous arrivons bientôt tu tiens le cho ...

De toute évidence la jeune fille était totalement chamboulée par le transplannage et son estomac de même.

-Désolé, c'est vrai qu'il est quelque peu compliqué de transplanner en bonne santé les premières fois. Mais bientôt tu sauras le faire de ton propre chef, je t'apprendrais si nécessaire.

Puis le vagabond se mit à marcher, tout droit à travers les bois, suivit de prêt par la miss.

-Bientôt tu entreras dans un lieu totalement secret Harel, et tu devras mal grès toi garder tout ceci sous silence, mais je t'expliquerait le tout plus tard. Tu n'as qu'à la voir comme une seconde école, si ça peut t'aider, mais elle tellement plus. C'est ici, que toutes nos recherches sur ta famille commenceront et finiront jusqu'à ce que nous trouvions au moins un survivant. Elle pourra aussi être ta nouvelle habitation si tu ne sais pas où allait. Tu y trouvera toujours refuge et protection, mais n'oublie jamais, que personne de doit découvrir cette endroit.

Au loin une silhouette de masure délabré trônait entre les arbres. Locus scient se dressait, fière bien qu'elle n'était plus qu'un souvenir de sa grandeur passée. Un magnifique soleil brillait sur l'Ecosse en ce jour.
Ils arrivèrent aux portes et lorsque Malëan se saisit de la pognée cette dernière en forme de corbeau abattit ses ailes sur jusqu'au poignet du vagabond, avant de tourner dans le même mouvement vers la droite que la main de Taylor.
Ils entèrent tous deux sans un mot, dans la vaste pièce principale qui était autrefois, le lieu de travail de tous les sorciers, qui travaillaient ici.

-Là, sur la table, tu vois ce dossier ? Il renferme tous ce que j'ai pu apprendre sur ta famille. Il est à toi, à l'unique condition qu'il ne quitte jamais ce lieu. Tu l'as bien mérité, prend un peu de repos, maintenant tes journées, t'appartiennent. Quand tu auras pris connaissance du tout, nous travaillerons de nouveaux ensemble. Fait comme chez toi.

Malëan claqua des doigts et toutes les bougies s'allumèrent de concert, éclairant la pièce de fond en comble. Les murs et les étagères étaient rongés par le temps. Les tables et paillasses de travail abritaient toutes des travaux visiblement inachevés, et mêmes les chaudrons avaient commençaient à rouiller. Mais amener quelqu'un ici, après tant d'année fit renaitre la guilde vraiment aux yeux du vagabond. Son cœur battait de toute sa puissance au fond de sa poitrine, et sur son son visage, un large sourire se dessina.

-Je vais faire un peu de ménage, vient me voir quand tu auras faim.
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Re: Europe de l'Est

Message par : Harel Chaitan, Jeu 9 Jan 2014 - 22:05


Son ventre l'obligea presque à sortir de son paisible sommeil. Son estomac vide lui faisait l'impression de se tordre en tout sens, quémandant de la nourriture. La brume du sommeil envahissant encore ses sens, Harel fut bien en peine de reprendre ses esprits. Petit à petit, elle prit conscience du lit de fortune dans lequel elle était couchée. Comme un flux soudain et discontinu, sa mémoire lui envoya les dernières images enregistrées avant qu'elle ne sombre. Ses yeux s'ouvrirent et inspectèrent ce qui l'entourait. Il lui fallu peu de temps pour reconnaître l'intérieur de la tente. Ses mains frottèrent ses yeux encore lourd de fatigue afin de s'assurer qu'ils ne lui jouaient aucun mauvais tour. Ce fut ainsi qu'ils tombèrent sur une assiette remplit d'aliments en tout genre. Pas de traitements de faveur pour les rescapés. Les protestations de son estomac s'intensifièrent et lui ordonnèrent de ne pas faire la fine bouche en de telles circonstances.

Tandis que l'adolescente entamait son repas, une voix s'éleva provenant d'un recoin sombre de l'installation précaire. Du coin de l'oeil, elle remarqua la position de Malëan. Elle n'était pas surprise de sa présence, en fait, elle n'en doutait pas c'était un peu comme si elle la ressentait.

- J'étais persuadé que tu ne survivrais pas deux jours de suite en ces lieux, sans magie.  
 
Fort bien, ça ne l'avait pourtant pas empêché de l'y laisser seule. Au moins pouvait-elle se félicitait d'avoir contrarié ces a priori et cela malgré ces maigres espoirs.

- Mais tu as su me prouver le contraire. Je vais suspendre ton entrainement pour le moment. Il est bien assez suffisant pour ce que nous nous apprêtons à faire. Comme tu as honoré ta part du contrat. Je vais honorer la mienne ma grande. Finit ton repas, nous quitterons ses lieux dés que tu auras pris une douche. Elle se trouve à l'étage. Prends ton temps, rien ne presse.

L'orpheline ne lui accorda pas plus d'attention préférant se restaurer. La simple vision du sorcier s'associait à un sentiment de rancune et elle ne souhaitait pas se montrer blessante, ce serait malvenu et déplacé. Lorsqu'il l'informa de la localisation de la douche, elle repoussa sans plus attendre son assiette. Voilà plusieurs jours qu'elle avait quitté Poudlard avant de devoir survivre seul et sans baguette au cœur de cette forêt dépourvue de toutes commodités. L'étudiante fouilla dans son sac à dos, posé prés du lit, et en tira un change. Toujours silencieuse, elle grimpa à l'étage sans un mot pour l'homme de toute façon absorbé par son ouvrage.

Le bonheur de sentir l'eau délicieusement chaude parcourir sa peau sale et soumise aux intempéries pendant plusieurs jours, fut indescriptible. Son esprit s'apaisa quelque peu et ses muscles se relâchèrent. Cela sonnait un retour à la normale qu'elle n'espérait plus. En descendant, Harel réunit ses maigres affaires, dont Azael qui rejoignit sa boîte de transport que la magie diminua pour pouvoir le calé dans son sac en toile. Sa cape sur les épaules et sa capuche rabattue sur sa tête, la jeune fille suivit Malëan en dehors de l'abri. Pendant que d'un coup de baguette, il pliait bagage, elle en profita pour observer une dernière fois l'endroit devenu presque familier.

-J'imagine que tu n'as jamais transplané au vue de ton âge. Mais nous ferrons de nôtre mieux. Il est hors de question de voyager autrement, nous perdrions bien trop de temps.

- Votre imagination est perspicace Monsieur Malëan.

Ses sourcils se froncèrent : où l'emmenait-il à présent ? Il lui avait signifiait la suspension de son entraînement, la ramenait-il à Londres afin qu'elle rentre à Poudlard. Avant qu'elle n'ait pu formuler sa question à haute voix, sa main vint prendre la sienne et bloqua son mouvement de recul. Ces manières ne lui plaisaient pas. Etait-ce trop demandé d'être tenu au courant de ce qui la concernait ? L'adolescente avait l'impression d'être trainer d'un endroit à l'autre comme une vulgaire poupée de chiffon. Finalement, ses doigts se refermèrent sur la main du Vagabond quand un crac sonore annonça le transplanage.

En théorie ce mode de déplacement sorcier, pour tout pratique qu'il fut, ne durait qu'un temps infime. Pourtant ça paru une éternité à la jeune Chaitan qui avait eu l'impression d'être enfermée dans un espace réduit, trop petit pour sa corpulence, que l'on s'amusait à secouer en tout sens. A peine atterri sur le planché des vaches que le contenu récent de son estomac se déversa douloureusement au sol. Cet homme ne lui épargnerait rien.

-Désolé, c'est vrai qu'il est quelque peu compliqué de transplanner en bonne santé les premières fois. Mais bientôt tu sauras le faire de ton propre chef, je t'apprendrais si nécessaire.

Il était aussi désolé qu'un mage noir qui usait d'un doloris. Sa dignité malmenée et son cœur encore pas bien loin de ses lèvres, elle se remit debout en lui envoyant un regard noir. Si pour le moment le remercier pour son offre ne lui effleura pas l'esprit, Harel la garda dans un coin de son esprit. En le suivant mécaniquement, ses yeux s'attardèrent sur le paysage et ce ne fut qu'à cet instant qu'elle réalisa qu'il les avait une fois de plus mené sur un terrain forestier. Prévoyait-il de lui faire visiter tous les sites forestiers abrités par le globe terrestre ?

-Bientôt tu entreras dans un lieu totalement secret Harel, et tu devras mal grès toi garder tout ceci sous silence, mais je t'expliquerait le tout plus tard. Tu n'as qu'à la voir comme une seconde école, si ça peut t'aider, mais elle tellement plus. C'est ici, que toutes nos recherches sur ta famille commenceront et finiront jusqu'à ce que nous trouvions au moins un survivant. Elle pourra aussi être ta nouvelle habitation si tu ne sais pas où allait. Tu y trouvera toujours refuge et protection, mais n'oublie jamais, que personne de doit découvrir cette endroit.

- Monsieur Malëan, je sais que mon âge vous laisse sceptique, cependant le principe simpliste du secret ne m'est pas inconnu.

Encore une fois, il repoussait à plus tard des explications à propos d'une situation qui l'impliquait pourtant directement. Tout en continuant d'évoluer entre les arbres, en écoutant d'une oreille le discoure du Vagabond, son sens visuel détecta la bâtisse qui se dressait modestement au milieu de la végétation. Quel était cet endroit ? Un lieu où se déroulerait les recherches sur sa famille jusque là rien d'anormal cela suivait un enchaînement logique à sa présence auprès de Taylor Malëan. En outre, l'étudiante saisit moins les formulations suivantes : " seconde école " et " nouvelle habitation ". Ses pas devinrent plus hésitants et ralentirent un peu l'allure craignant d'entrer entre les murs décrépis de la maisonnette.

Elle avait aussi appris à faire confiance à l'homme qui la précédait. Le soleil présent au-dessus de la cime des arbres l'encourageait à se détendre. Après tout, elle venait de survivre à un séjour solitaire au milieu des bois sans autre abri qu'une grotte et sans autre ressource que ses mains et sa tête. Sur la porte de la demeure, qui devait être abandonnée avant que Malëan en décide autrement, s'étalait un corbeau. Non, cela ne devait pas être une simple cabane, le mouvement de la poignée sur le poignet osseux du sorcier le lui confirma. Un lieu de rassemblement ? Mais pour qui dans ce cas là.

Rien extérieurement, ni la taille et encore moins l'état, ne laissait présager à la jeune sorcière, maintenant partagée entre méfiance et curiosité, un tel intérieur. Mise à part l'obscurité, la poussière qui régnait en maître et l'odeur de renfermé rehaussée par l'humidité qui avait dû se loger dans le bois, l'espace était vaste et fournit en mobilier. Harel ne put empêcher ses yeux de fureter. Ce qui devait-être la pièce principale était organisée en plusieurs partie. Une voix grave interrompit son observation silencieuse :

-Là, sur la table, tu vois ce dossier ? Il renferme tous ce que j'ai pu apprendre sur ta famille. Il est à toi, à l'unique condition qu'il ne quitte jamais ce lieu. Tu l'as bien mérité, prend un peu de repos, maintenant tes journées, t'appartiennent. Quand tu auras pris connaissance du tout, nous travaillerons de nouveaux ensemble. Fait comme chez toi.

Effectivement, une pile de parchemin trônait sur une table et accapara ses pensées. Elle n'écouta et ni ne fit attention à plus rien d'autre. Le contenu de ce dossier réunissait des informations qui relevait d'un trésor. Un trésor inestimable qu'elle ne croyait plus réussir à obtenir quelques mois plutôt. Pourtant, l'héritière des Chaitan ne se résolut pas à s'en rapprocher tout de suite. Elle craignait de consulter ce dossier qui pouvait renfermer des informations qui mettraient à mal l'idée qu'elle se faisait de sa famille. Peut-être qu'elle n'y trouverait pas les réponses qu'elle désirait. Cette perspective l'effrayait.

L'adulte entreprit de nettoyer l'endroit, un sourire étaler sur son visage d'habitude si sérieux. Afin de reprendre contenance et ne rien laisser transparaître de son trouble, Harel posa son sac sur la table et projeta avant toute chose de libérer son félin. Il feula sur sa jeune maîtresse surement excédé par le voyage mouvementé, puis détala sans demander son reste. Ensuite, elle s'installa sur la chaise face à la raison de sa présence et retarda autant que possible sa consultation en contemplant celui qui en était l'auteur. On aurait dit un enfant qui venait de retrouver son jouer fétiche.

Finalement, l'adolescente se résolut à affronter la lecture de ses origines.


~ * ~


Pendant qu'elle s'impatientait entre les murs sécurisés de Poudlard, Malëan n'avait pas chaumé. Harel culpabilisait presque de toutes les pensées peu enviables à son encontre. Le dossier construit par ces soins réunissaient des informations diverses et variés. Certaines ne faisaient que confirmer celles qu'elle lui avait rapporté, d'autres dissiper quelques zones d'obscurité. L'une d'elle par exemple lui apprenait que le vieil homme qui lui avait fournit les premier piste avait disparu deux ans plus tôt. Son corps avait été découvert sans vie par des passants, cacher fond d'une ruelle. Une note confirmait que des membres de la famille Chaitan avait fréquenté l'Institut Durmstrang, situé au nord de l'Europe, mais plus depuis une vingtaine d'années. Etonnamment aucun des registres des vendeurs de baguette du vieux continent n'enregistraient d'achats au nom de sa famille. En outre, l'adolescente fut étonnée de lire un témoignage au-dessus duquel était griffoné " Greenwood ". Apparemment, le couple détenait plus d'informations qu'ils n'avaient voulu l'admettre. Les employés de l'orphelinat dans lequel, ils l'avaient adopté, leur avait spécifié de ne surtout pas modifier son identité et de lui transmettre, lorsqu'ils le jugeraient opportun, un bijou appartenant à la famille. Celui-ci n'était jamais parvenu jusqu'à elle, pire, elle n'en n'avait jamais entendu parler. La dernière page de parchemin fut celle qui la chamboula le plus : officiellement les Chaitan n'existaient plus. Néanmoins, des indices subtiles contribuaient à infirmer cette dernière affirmation. Certains des sorciers interrogeait témoignait d'attitudes nerveuses dés que l'on citait ce nom. Et les mots " Mercenaires ", " Magie sans baguette ", et " société moldu " avait été prononcés.

Ce flot d'informations, s'il permettait à l'orpheline de mieux se saisir de ses origines et de continuer à espérer retrouver des membres de sa famille, il la perturba. Ce jour-là, ses lèvres restèrent résolument closes. Harel avait besoin de d'intégrer ce qu'elle venait d'apprendre et d'y mettre un peu d'ordre. Si jusque-là le projet de partir à la recherche de sa famille l'excitait, maintenant l'adolescente devait bien avouer que la peur s'y ajoutait. On ne pouvait nier les nombreuses inconnus qui persister d'assombrir le chemin, et les agissements suspects qui devaient en découler. Sinon pourquoi se cacher, aussi minutieusement, aux yeux du monde sorcier ?

Heureusement, cette maison construite, au milieu d'une forêt désertée, pour des raisons encore inconnues à Harel, se révéla être une aubaine. Un lieu lui permettant de réfléchir à ce qui se préparer. A s'accorder du temps pour prendre un peu de recul. Son corps quant à lui récupéra rapidement de l'entraînement intense, mais de courte durée. Peu à peu, elle prenait ses marques dans ce lieu qui suscitait un grand nombre d'interrogations auxquelles Taylor Malëan ne répondait pas toujours. D'ailleurs, à force de cohabitation, à se demander si cet homme avait une vie en dehors des missions qu'ils remplissaient pour autrui, l'orpheline apprit à le considérer autrement. Il détenait des compétences et un savoir certains qu'elle lui enviait et qu'elle hésitait de moins en moins à solliciter. Néanmoins, elle n'osait pas encore l'interroger sur les causes qui l'avaient conduit à choisir ce genre de vie. Son passé l'intrigué. De son côté, elle faisait des efforts pour ne pas rester constamment sur ses gardes, se dévoiler et s'alimenter correctement. Tous deux partageait ce point en commun de souffrir d'un sommeil capricieux capable de les maintenir éveillés une partie de la nuit, de manière récurrente.

Toutefois, tout ce temps mis à disposition lui permis de remplir ses devoirs d'étudiante facilités par les ressources disponibles, malgré l'épaisse couche de poussières qui recouvrait chaque centimètre carré. De premier abord, on pensait à une cabane abandonnée par un propriétaire usait par la solitude. Après des observations plus minutieuses, l'agencement de la salle principale, le nombre de lui qui composaient les chambres et le mobilier laissaient transparaître une autre réalité, mais laquelle ? Par exemple, la bibliothèque de la maison était captivante, elle abritait des ouvrages abordant des thèmes fascinants que Poudlard ne fournissait pas ou alors pas de façon aussi étayée. Peut-être parce qu'il n'était pas recommandable pour des étudiants de détenir ces connaissances. Cela encouragea d'autant plus la jeune Chaitan à questionner Malëan sur ce lieu et sa raison d'être. Son attitude détendue laissait penser qu'il fréquentait ce lieu à une époque antérieur et qu'il en conservait de bons souvenirs.

Une nuit installée confortablement aux creux des fauteuils disposés dans l'espace dédié aux livres, des boissons chaudes entre les mains, il avait accepté de lui raconté. Cela faisait de nombreuses années que sa curiosité ne l'avait pas autant démangeait. Elle avait l'impression de revenir plusieurs années en arrière lorsqu'elle attendait sagement, mais non moins impatiemment, qu'on lui raconte un conte avant d'aller se coucher. Ici pas de " il était une fois ", mais le récit d'un groupe de sorciers motivé par la soif d'apprendre la Magie et un lieu qui les avaient réunis pour mener à bien recherches et expériences ainsi  que pour se réunir, partager, et s'entraîner. Voilà ce que projetait Malëan : recréer ce groupement de sorciers avec des membres de tout âge, aux ambitions différentes, mais à l'intérêt commun. Apprendre, ne jamais cesser d'apprendre. Il clôtura son monologue en lui proposant de le rejoindre. Avant de répondre, ses yeux s'abaissèrent vers le sol, réfléchissant à ce que cela impliquait. Concrètement, on lui offrait un toit quand elle le souhaiterait, une multitude de possibilités en terme d'apprentissage, et d'autres membres qui partageraient cette curiosité pour des aspects de la Magie oublié, caché ou encore inconnu. Refusé aurait été de la bêtise.

Sa tête s'inclina et ses lèvres formulèrent une réponse positive, agrémenté d'un sourire reconnaissant. Le rictus ne dura pas longtemps, mais elle savait qu'il serait apprécié à sa juste valeur.
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