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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Académie de Poudlard ~¤~ :: Les couloirs
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[Toilettes de Mimi Geignarde] Drôle d'endroit pour se cacher
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Gabriella Carter
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Re: [Toilettes de Mimi Geignarde] Drôle d'endroit pour se cacher

Message par : Gabriella Carter, Dim 03 Mar 2013, 19:51


Gabriella poussa un profond soupir lorsque l’évocation du Baron Sanglant rendit le fantôme plus sage. Il alla même jusqu’à disparaître hors de leur vue. La brune roula des yeux, toute pleine de bombabouse et laissa retomber le lavabo sur le sol.

« Bien joué ! Tu voulais aller aux toilettes non ? » demanda-t-elle avec un sourire. Pour sa part, elle voulait bien se débarbouiller un peu. Elle poussa entièrement la porte les toilettes de Mimi Geignarde. Ce qu’elle vit la laissa stupéfaite, clouée sur place. Les toilettes étaient entièrement explosées de toutes parts. Il n’y avait plus une porte, plus WC, plus un lavabo en place, tout avait volé en mille éclats.

Que s’était-il passé ici ?
« Par Merlin... Mimi ? » appela-t-elle en se disant que le fantôme qui hantait ces toilettes aurait probablement plus de réponse. A condition qu’elle ait été témoin de la scène du crime. C’était vraiment un pur désastre ici. Pire encore, Gabriella resta bouche bée à ce qu’elle voyait. Sur le mur, un « Avec tout mon amour. G.C. » signait le méfait. Ca ne l’aurait pas tant choquée si elle n’avait pas eu elle-même les initiales G.C. Un rapide tour dans sa mémoire, elle ne connaissait pas beaucoup de monde qui ait les initiales G.C. hors mis elle. Pour dire vrai, à l’instant même aucun nom ne lui venait à l’esprit.


[HRP : Je prends en compte ce qui a été dit dans Ce RP
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Kimberly L. O'Toole
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Re: [Toilettes de Mimi Geignarde] Drôle d'endroit pour se cacher

Message par : Kimberly L. O'Toole, Mar 14 Mai 2013, 23:19


[PV Axelle Higgs]

Encore une nuit d’insomnies.. Je jetai un bref coup d’œil à mon réveil : vingt-trois heures dix. Pff.. J’étais donc allongée là, à tourner en rond dans mon lit et à fixer le plafond depuis plus de deux heures. Et je n’étais pas prête de m’assoupir. Autour de moi, tout le monde dormait paisiblement. Il y avait bien une jeune fille pas très loin qui gémissait et marmonnai qu’elle avait besoin d’aide, probablement au beau milieu d’un affreux cauchemar, mais à part ça, personne ne bronchait, la pièce était on ne peut plus silencieuse. J’attendis encore quelques minutes, comme si ce léger laps de temps supplémentaire allait me propulser droit dans les bras de Morphée, mais rien à faire. Je décidai donc de me lever et d’aller errer un peu dans les couloirs. Quitte à n’avoir rien à faire, autant ne pas rester sur place.

Je farfouillai rapidement dans mon armoire et en tirai un vieux t-shirt froissé qui aurait bien besoin d’un coup de repassage, et une mini-jupe carreautée. Pour une énième escapade nocturne, ce serait amplement suffisant. Comme je n’étais pas particulièrement pudique, et qu’il n’y avait de toute façon pas âme qui vive dans les environs, je me changeai le plus naturellement possible, assise au pied du lit, puis déposai mon pyjama à l’endroit précis où je me tenais quelques secondes auparavant, sans prendre la peine de le plier plus que ça. Je l’allais certainement pas être absente bien longtemps.

Bon, et maintenant ? Je ne pouvais pas sortir du château, puisqu’il faisait plutôt moche et que je n’avais pas envie de rentrer complètement trempée, et il n’y avait pas grand-chose à faire à Poudlard à une heure pareille.. J’avais un petit creux, et décidai donc d’aller faire un tour en cuisine, histoire de voir si je pouvais y trouver quelque chose. Habituée des balades en pleine nuit, je ne prenais même plus la peine de couvrir mes traces. Personne ne m’avait jamais grillée, et cette fois-ci ne serait sans doute pas la première. Je murmurai un « Lumos », éclairant ainsi l’extrémité de ma baguette. L’avantage d’être une sorcière : pas besoin d’une lampe torche ni d’un quelconque accessoire, la baguette suffisait généralement, peu importe la tâche à accomplir. Finalement arrivée en cuisine, j’aperçus un fraisier qui me faisait de l’œil. Mon estomac criait famine, et mon ventre faisait plus de bruit que mes pas.. Je ne perdis donc pas une seconde et me coupai une part de gâteau, que j’avalai rapidement, accompagné d’un demi litre d’eau.

Il était rare de voir les couloirs du château aussi vides et calmes. C’était plutôt agréable. Dans la noirceur, il était assez difficile de discerner quoi que ce soit, mais je commençais à connaître les moindres recoins de l’école par cœur, et n’avait donc aucun mal à me faufiler un peu partout sans jamais me cogner. Comme je n’avais rien de mieux à faire, je décidai d’aller rendre visite à Mimi Geignarde. Après tout, ça faisait un petit moment que je n’avais pas pris de ses nouvelles. J’avais pris l’habitude d’aller la voir de temps en temps, lorsque je n’arrivais pas à dormir. Elle avait toujours quelque chose à raconter et, quitte à s’ennuyer toute la nuit, autant ne pas être seule. Je montai les escaliers quatre à quatre, et la fis sursauter en débarquant à l’improviste. Faut dire qu’elle n’avait pas souvent de visite. Elle m’écouta déblatérer mes idioties pendant quelques minutes, puis me fit signe de me taire. Quelqu’un d’autre approchait. Je n’avais rien entendu jusque là mais, en y prêtant un peu plus attention, je distinguai effectivement des bruits de pas de plus en plus rapprochés..

Kimberly – Qui va là ?

Pour la discrétion, c’était raté. Mais ce ne pouvait être qu’un autre sorcier. Personne ne s’aventurait jusqu’ici. Aucun membre du personnel en tout cas.
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Re: [Toilettes de Mimi Geignarde] Drôle d'endroit pour se cacher

Message par : Axelle Higgs, Mer 15 Mai 2013, 01:12


Une ronde banale. Enfin, pas tant. Axelle avait prit soin d'éviter son collègue pendant une bonne partie de la soirée. Non pas qu'ils s'étaient disputés, au contraire. Il y avait eu des rapprochements entre les deux préfets et la Serpentard ne voulait pas avouer l'attirance qui naissait, lentement mais sûrement, pour Proulx. De l'attirance ne signifie pas nécessairement être amoureux, mais c'était difficile à ignorer. De plus, comme le duo partageait beaucoup de temps ensemble, vu leur maison et leurs responsabilités communes, et Charli ne se privait pas de lui tendre certaines perches.

Bref, c'était maintenant terminé et la sorcière pouvait enfin regagner sa salle commune, plus précisément son dortoir et son lit. L'appel de la nicotine était réellement présent et la préfète ne pouvait se résoudre à dormir sans avoir fumé une petite clope, histoire de se détendre. Ok, et peut-être éviter Proulx à l'entrée de la salle commune. Il serait du genre à l'attendre ou la retenir.

N'ayant pas envie de se rendre à l'extérieur, Higgs la brune décida plutôt de se rendre au toilettes de Mimi Geignarde elles étaient abandonnées et personne n'y mettait jamais les pieds, ou presque. Enfin, il devait y avoir des gens, mais Axelle ne croisait personne. Et puis, c'était une toilette pour filles, ça diminuait donc de moitié le nombre d'occupants possibles, même si une affiche ne suffisait pas à faire changer d'avis tout les garçons.

Alors qu'elle se trouvait près de l'entrée des toilettes, une voix retentie de l'intérieur :


- Qui va là ?

Ce timbre de voix, Axelle le connaissait trop bien. C'était son amie Kimberly O'Toole. Amie qui l'évitait depuis quelques temps déjà. Comme si la vie de la Serpentard n'était pas déjà assez tumultueuse. De plus, la sorcière n'avait jamais compris ce qui c'était passé, l'adolescente arrêtant de lui adresser la parole du jour au lendemain. Non seulement, elle l'évitait, mais leurs rares rencontre se terminèrent en dispute ou d'un regard noir. C'était du gros n'importe quoi, à vrai dire.

Maintenant, il était trop tard pour reculer : la préfète devait se montrer. Si elle ne faisait que faire demi-tour sans rien dire, la curiosité de Kimberley l'emporterait et elle se lancerait à sa poursuite. Espèce de tête brûlée... Sa cigarette toujours au bec, Axelle poussa finalement la porte des toilettes de Mimi Geignarde.


- Ce n'est que moi, fit-elle, détaillant légèrement sa camarade. J'ai terminé ma ronde et je venais fumer ici...


Dernière édition par Axelle Higgs le Mer 15 Mai 2013, 04:08, édité 1 fois
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Kimberly L. O'Toole
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Re: [Toilettes de Mimi Geignarde] Drôle d'endroit pour se cacher

Message par : Kimberly L. O'Toole, Mer 15 Mai 2013, 01:53


Sans perdre une seconde, je brandis ma baguette en direction de la porte. Et Mer**. Cette voix, cette nonchalance.. Ce ne pouvait être qu’Axelle. Cette fois-ci, je ne pouvais pas l’éviter, c’était trop tard. Pourquoi est-ce que j’avais eu le réflexe stupide de demander qui c’était ? J’aurais dû me la fermer trente seconde et attendre qu’elle soit passée, elle n’aurait probablement pas soupçonné ma présence et aurait simplement continué sa route.. Mais non, il avait fallu que ma curiosité l’emporte. Ca faisait maintenant des semaines que j’esquivais la préfète des verts et argents, et je venais de ruiner tous mes efforts en une demi-seconde, comme une idiote.

Je sentis mon cœur faire un bond dans ma poitrine, et une bouffée de chaleur me parcourir. Non, ce n’était vraiment pas le moment.. Oui, je la fuyais par lâcheté depuis un bon moment déjà, sans même essayer de me justifier, mais je ne voyais vraiment pas comment agir autrement. L’incompréhension et les émotions qui fusaient de tous les côtés ne laissaient pas vraiment place à la communication et aux réactions appropriées. J’étais partagée entre l’envie de la serrer dans mes bras et l’envie de prendre mes jambes à mon cou. Je ne pouvais pas tomber amoureuse d’une fille, c’était impossible. Pourtant, plus le temps passait, et moins je pouvais le nier. J’étais on ne peut plus jalouse dès que quelqu’un d’autre s’approchait d’elle, je me surprenais à afficher un sourire niais rien qu’en la voyant heureuse, et j’en étais même arrivée à littéralement disparaître de la circulation dès qu’elle était dans les parages pour ne pas avoir à faire face à mes crises existentielles. Pourtant, j’allais devoir y faire face un jour ou l’autre.
J’aurais simplement aimé pouvoir me changer en fourmi et me faufiler entre ses jambes pour ne pas avoir à tenir cette conversation, mais quelque chose me disait que ma camarade ne me laisserait pas partir avant d’avoir obtenu quelques réponses à ses questions. J’aurais quand même dû m’en douter.. Qui d’autre pouvait traîner dans les couloirs de l’établissement à une heure pareille, si ce n’est un préfet ? Décidément, les grandes remises en question ne me réussissaient pas et me rendaient complètement sotte. Dire que j’aurais pu être bien loin de Poudlard si j’avais réussi mes ASPICs l’année précédente.. Voilà peut-être au moins une chose qui me motiverait à bosser un peu plus cette année.. Quoi que, même si je restais ici un an de plus, Axelle, de son côté, aurait probablement ses exams haut la main et ficherait le camp d’ici.

Bref. Je devais trouver un moyen de me sortir de là, avant de ne réellement plus pouvoir m’extirper de cette situation gênante.. Qu’est-ce que j’allais bien pouvoir lui dire si elle me demandait des explications ? Je n’allais pas lui balancer qu’elle me dégoutait et que je me dégoutais moi-même parce que j’éprouvais des sentiments à son égard, qui ne devraient pourtant même pas me traverser l’esprit ? Je lançai un regard désespéré à Mimi, comme si elle allait pouvoir faire quoi que ce soit. Elle était aussi paumée qu’Axelle et ne comprenait absolument pas ma réaction, puisqu’elle avait l’habitude de nous voir toujours collées l’une à l’autre.. Faut dire qu’on était pas mal proches, il n’y avait pas si longtemps.. Désespérée, je tentai le tout pour le tout :

Kimberly – Ok, je te laisse fumer tranquille alors, je retourne aux dortoirs..

Ma voix tremblait légèrement, et j’espérais de tout mon cœur qu’elle ne s’en soit pas rendu compte. Je n’avais qu’une envie : retourner me cacher sous ma couette et y rester le temps de me calmer. Mon cœur battait la chamade, j’avais les mains moites.. En somme, autant de symptômes qui me disaient de fuir le plus vite possible sans me retourner. Pourtant, Axelle ne voyait pas les choses sous cet angle..
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Re: [Toilettes de Mimi Geignarde] Drôle d'endroit pour se cacher

Message par : Axelle Higgs, Mer 15 Mai 2013, 02:23



Si la jeune femme était prête à faire face à la situation ce n'était pas le cas de l'aînée des deux Serpentards.

- Ok, je te laisse fumer tranquille alors, je retourne aux dortoirs..

Oh la p*te ! Higgs la brune n'en crût pas ses oreilles, depuis quand Kim ne sautait pas sur une occasion de griller une clope ? C'était limite si ce n'était pas une fumeuse compulsive. Fallait dire que la belle adolescente fumait depuis plus longtemps que la préfète. Tout dans sa voix sonnait faux et cela dégoûta royalement Axelle. Son sentiment était sans aucun doute exagéré, mais qu'importe : le comportement de son amie l'indignait. Pourquoi la fuyait-elle ?

À présent, son bras gauche la démangeait et la colère montait chez la jeune sorcière. C'était injustice, elle n'y était pour rien ou, alors, on ne lui prenait même pas la peine de lui expliquer. Tentant vainement de se calmer, la sorcière resta d'abord de marbre, son visage ne montrant aucun expression. Une fabuleuse poker face. Au plus profond d'elle, elle bouillait de rage. Elle avait envie de tout briser et particulièrement le minois de son amie qui continuait de l'ignorer effrontément. Oui, en l'espace d'une phrase, Kimberley avait réussi à déclencher la colère silencieuse de son amie.

Kimberly avait déjà tourné dos à la préfète, sans plus de cérémonies, et elle se dirigeait à présent vers la sortie. Levant sa baguette, la voix de la préfète se fit plus menaçante. Cela n'allait pas se terminer comme ça. Continuant de se contenir, de renfermer Axelle la méchante encore quelques temps, la sorcière prit la parole, enlevant la cigarette de sa bouche :


- Tu ne bouges pas. Si tu traverses cette porte... je te dénonce O'Toole, je n'ai rien à foutre du nombre de points que Serpentard perdra et encore moins de ton sort quand Dey arrivera ici.

Car, oui, c'était l'horrible Hugh Dey qui interviendrait, Axelle en était certaine. L'homme, qui ne paraissait pas futé aux premiers abords, était toujours présent à la moindre infraction. Prenons son rôle de directeur à coeur, il semblait enjoué à l'idée de faire perdre des points. Bon, ok, soit la coupe le motivait, soit il était juste psychopathe, un des deux. Higgs la verte l'avait déjà vu sermonner des élèves de sa maison avec virulence, gesticulant comme un fou. Non, avoir Dey comme directeur ça ne devait pas être drôle.

Garder son calme devenait difficile, la sorcière voulait laisser tout exploser, et le ton de sa voix sous-entendait bien qu'il y aurait une étape entre le moment où Kimberly serait dénoncer et celui qu'elle traverserait la porte.


- Tu restes ici et on va parler, toi et moi.

La voix de la sorcière claqua, comme celle d'un serpent. Elle était étrangement froide et, sérieusement, ça ne donnait pas envie de discuter. Son seuil de tolérance avait été atteint et maintenant, il n'y avait pas de retour possible, ou presque. En s'expliquant, O'Toole aurait des chances que la préfète la laisse tranquille. Pour le moment, Higgs n'avait envie de ne montrer aucune compassion envers Kimberley, puisqu'elle se sentait tout simplement trahie par son amie.

Dans un silence glacial, Axelle alluma enfin la clope logée entre son index et son majeur. Puis, elle la porte à sa bouche et prit une grande inspiration afin de consommer la fumée. Son regard se riva sur O'toole qui s'était retournée et guetta sa réaction. La Serpentard savait pertinemment ce qui arriverait si elle partait.
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Re: [Toilettes de Mimi Geignarde] Drôle d'endroit pour se cacher

Message par : Kimberly L. O'Toole, Mer 15 Mai 2013, 02:57


Comme je m’en étais doutée, Axelle n’était pas décidée à me laisser rentrer bien sagement aux dortoirs.. J’étais vraiment prise au piège, sans aucune échappatoire. Je laissai un échapper un profond soupir. Même si elle essayait de ne pas le montrer, la préfète était énervée, c’était évident. Et à juste titre, d’ailleurs. Moi qui prêchais la sincérité depuis le début de notre amitié, je n’avais pas été honnête avec elle depuis un bon moment. Je tremblais comme une feuille. J’étais crevée, et parler de tout ça maintenant n’était vraiment pas une bonne idée. Tout ce que j’allais réussir à faire si on en arrivait réellement là, ce serait fondre en larmes dans ses bras, et c’était hors de question. Il fallait à tout prix que je trouve le moyen de changer de sujet. Elle m’avait appelé par mon nom de famille, ce qui n’était vraiment pas bon signe. D’ailleurs, ce n’était jamais arrivé, pas à ma connaissance en tout cas. Cette réaction excessive –quoi que pas tant que ça- me déchira le cœur. J’étais vraiment nulle. Quoi que je fasse, je doutais fort être en mesure de recoller les morceaux. Miss Higgs semblait tellement remontée que j’allais avoir du mal à arranger ça.

Kimberly – Des menaces, sérieusement ? Tu devrais savoir que ça ne prend pas avec moi, depuis l’temps.

Je savais pertinemment qu’elle ne me dénoncerait jamais. Du moins, j’osais encore l’espérer. Même si notre amitié était définitivement ruinée et qu’elle n’avait sans doute plus aucun scrupule à me créer des ennuis, ce n’était pas du tout le genre de la brunette de volontairement faire perdre des points à sa maison. Elle qui tenait par-dessus tout à remporter la coupe des quatre maisons tous les ans depuis qu’on ne connaissait.. A vrai dire, même si elle allait cafeter, je n’en avais moi-même pas grand-chose à faire. J’étais habituée aux situations compromettantes, étant très peu respectueuse des règles imposées et me retrouvant régulièrement dans des situations pas possibles. Faire perdre des points aux Serpentards était monnaie courante avec moi, et ça, elle le savait aussi bien que moi.
Pourtant, je n’avais plus aucune envie de franchir cette fameuse porte dont elle m’interdisait l’accès. Je tenais vraiment à cette saleté de préfète qui m’en faisait voir de toutes les couleurs sans même s’en rendre compte, et je n’avais pas envie de tout foutre en l’air pour rien, même si c’était déjà très mal parti. Je n’osais même pas la regarder en face, mes yeux préférant se porter sur tout et n’importe quoi plutôt que sur elle. Ainsi, je passais lamentablement des lavabos au sol, puis au plafond, comme si j’allais pouvoir y trouver une quelconque façon de me tirer de là. Je commençais sérieusement à paniquer, et fouillai machinalement dans mes poches.. Non, je n’avais pas pensé à prendre mon paquet de cigarettes. Pourtant, j’en aurais eu bien besoin. D’une clope ou d’un bon shot de Vodka, d’ailleurs. Je crois que la deuxième possibilité aurait même été plus efficace pour me permettre d’avoir une discussion pareille sans trop y penser. Résignée, je me décidai finalement à m’approcher de mon interlocutrice.

Kimberly – Dis.. T’aurais pas une cigarette pour moi, par hasard ?

Mon regard se porta enfin sur elle, et se perdit au fin fond du sien. Je devais faire peine à voir. Je n’avais vraiment aucune idée de ce que je pouvais bien dire ou faire, je voulais juste éviter d’avoir à me justifier, pour la simple et bonne raison que je ne savais pas moi-même où j’en étais. Comment expliquer aux autres quelque chose qu’on ne comprend pas soi-même ?

Kimberly – Je-Je suis désolée..

Voilà tout ce que j’avais réussi à articuler, non sans bégayer. Pitoyable, certes, mais c’était tout ce que j’avais, et Axelle avait plutôt intérêt à s’en contenter si elle ne voulait pas me ramasser à la petite cuillère. Il fallait qu’elle comprenne. Qu’elle se rende compte que je ne pouvais pas en dire plus. Pas parce que je ne voulais pas lui dire ce qui me mettait dans tous mes états, mais parce que je n’en étais pas capable, purement et simplement. Si elle forçait trop, tout ce qu’elle y gagnerait, ce serait une nouvelle dispute, parce que j’allais finir par m’énerver aussi. Il y a des sujets comme ça pour lesquels il faut vraiment être prêt avant de mettre les choses à plat avec la personne concernée.
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Re: [Toilettes de Mimi Geignarde] Drôle d'endroit pour se cacher

Message par : Axelle Higgs, Mar 21 Mai 2013, 21:57


La Serpentard ne bougea pas pendant un moment, puis poussa un profond soupir. Pendant tout ce temps, Axelle s'était contenté de toiser son amie de son regard glacial, bien que celle-ci était toujours de dos. Aucun signe de faiblesse n'était démontré, à première vue, mais en observant bien Kimberley, on pouvait voir que celle-ci tremblait. Ce qu'elle avait commi était si grave ? Axelle s'attendait dorénavant à la pire des trahisons. Quelques secondes passèrent encore et ce fut d'abord d'un ton étonné que s'exclama la belle brune :

- Des menaces, sérieusement ? Tu devrais savoir que ça ne prend pas avec moi, depuis l’temps, termina-t-elle face à son amie, le regard fuyant.

Et c'est vrai, quelle entêtée, celle-là ! Par la passé, elle avait prouvé maintes fois qu'elle n'était pas du genre à changer d'avis selon les pressions. Les retenues et les punitions, elle avait connu. Par contre se défouler était quelque chose qui ferait un grand bien à la préfète des verts et argents. Et, elle n'avait aucun autre stratège en tête pour retenir la O'Toole. Sincèrement, Axelle en avait marre de ce rejet qui durait depuis un bon moment déjà. D'ailleurs, en y repensant bien, cela avait commencé peu de temps après le début de sa relation avec le capitaine de quidditch. Les idées déferlaient à cent mille à l'heure et, heureusement, Kimberley interrompu le flot des pensées de la sorcière :


- Dis.. T’aurais pas une cigarette pour moi, par hasard ?

Et, enfin, elle porta son regard dans les yeux azurés et les deux jeunes filles restèrent ainsi un moment. Axelle réprima le soupir qui menaçait de sortir et sa main se porta à son paquet de clope, caché dans la poche arrière de son pantalon gris. Cette demande faisait en sorte que Kimberley resterait et, peut-être même, qu'elle s'expliquerait ? Après un dernier regard sceptique à son amie, elle sorti un précieux bâton et, dans un geste furtif le lança en direction de Kim. Les deux amies avaient l'habitude de se lancer des cigarettes afin de pratiquer coordination, un espèce de petit jeu, en somme. Cette fois, Axelle avait été légèrement plus brusque, mais la Serpentard réussi tout de même l'attrapé.

- Je-Je suis désolée..

S'appuyant contre le mur, la jeune sorcière s'affala doucement sur le sol, repliant ses genoux vers elle. Elle consomma une bonne bouffée de sa cigarette qu'elle recracha sans gêne dans l'air. Mimi étai toujours là, à quelques mètres et elle recula légèrement après un regard offusqué envers la préfète. Tant pis, cette dernière n'était pas d'humeur, de toute façon.

C'était plutôt frisquet et humide dans les toilettes et Axelle réprima un frisson. Ah, les toilettes de Mimi Geignarde, il avait du s'en passer des histoires par ici, la préfète en était certaine. Il ne suffisait que de penser à l'histoire entre Nikki et Angel. Est-ce que Mimi prenait un malin plaisir à tout raconter à chaque fois ? Le spectre à lunette se volatilisa vers le plafond, comme si elle avait compris le besoin soudain des deux jeunes filles d'être seules.

- Ok, tu es désolée, commença d'abord la jeune sorcière d'un ton plus ou moins dur.
Et demain, tu vas recommencer à m'éviter où je peux m'attendre à retrouver mon amie ? soupira-t-elle faiblement.

Elle pompa à nouveau la cigarette qu'elle porta à sa bouche et laissa lentement s'échapper la fumée de ses poumons. Si Kimberley lui apprenait qu'il s'était passé quelque chose entre elle et Flavius, ça allait barder. Parole de Higgs.
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Re: [Toilettes de Mimi Geignarde] Drôle d'endroit pour se cacher

Message par : Kimberly L. O'Toole, Mar 21 Mai 2013, 23:02


La jolie brune poussa un soupir d’exaspération. Elle savait très bien que les menaces ne prendraient pas avec moi et qu’il faudrait beaucoup plus que cela pour me maintenir ici contre mon gré. Je sentais son regard impitoyable rivé sur moi, qui n’arrivais pourtant même pas à la regarder en face. Je me demandais ce qui pouvait bien lui passer par la tête. Après toutes ces semaines durant lesquelles je n’avais fait que l’esquiver, avec plus ou moins de succès, elle avait dû s’imaginer les pires atrocités. La vert et argent ne pouvait pas se douter de la véritable raison d’un tel comportement.. Du moins je l’espérais.

Lorsque je me décidai finalement à soutenir le regard de ma camarade, celle-ci me dévisagea un moment avant de réagir. Les secondes me parurent durer une éternité. J’avais tellement envie de retourner me cacher sous ma couette et de me blottir contre mon oreiller.. Ou même de sortir du château, de courir de plus loin possible et de crier à pleins poumons pour évacuer tout ça, toute cette incompréhension, tous ces doutes.. Je n’en pouvais plus, je n’avais jamais voulu que les choses se passent ainsi.. Pourquoi est-ce que tout était toujours aussi compliqué ? J’aurais tellement voulu me contenter de la serrer dans mes bras et d’oublier tout le reste, de simplement profiter de la chaleur qu’elle me procurerait..

Suite à ma requête, Axelle sortit son paquet de cigarettes, et m’en balança une en pleine figure. J’avais presque oublié cette habitude un peu étrange qu’on avait de toujours se lancer les objets, quels qu’ils soient, au lieu de simplement se les remettre en main propre. Mes réflexes n’étant pas tout à fait ce qu’ils étaient d’ordinaire au vu de l’état dans lequel j’étais : je manquai de la faire tomber, et la clope oscilla plusieurs fois d’une main à l’autre avant que je l’attrape pour de bon. Je sortis ma baguette, et lançai un sort pour allumer l’extrémité de ma source de nicotine inespérée. J’étais bien contente de ne pas avoir eu à m’approcher plus de l’adolescente. Elle n’aurait eu aucun mal à discerner mes tremblements. Heureusement que la noirceur environnante rendait ma gêne quasi-indiscernable.. Si on se faisait choper à fumer dans les toilettes, on aurait certainement des ennuis bien plus grave que si la brunette s’était contentée de me dénoncer.. On avait plutôt intérêt à être discrètes.

Après mes semblants d’excuses, la jeune sorcière s’appuya contre le mur à quelques centimètres de moi, et s’affala sur le sol. Elle s’arrangea même pour faire fuir Mimi, qui s’évapora dans un nuage de poussière, nous laissant seules. Et bien, pour le coup, je crois que j’aurais préféré que cette petite commère ne parte pas. Au moins, elle me fournissait une excuse en béton pour ne pas révéler le fin fond de ma pensée..
Ça me détruisait de l’intérieur. On était si proches, avant que mes sentiments ne deviennent incontrôlables et que je préfère fuir plutôt que de les affronter.. Moi qui avais toujours cherché les ennuis, voilà que je fuyais ma meilleure amie par lâcheté, sans lui fournir aucune explication, tout ça parce que j’étais effrayée. Elle devait s’attendre à ce que je lui annonce la pire des trahisons.. En voilà une idée ! J’étais incapable de me justifier, autant lui dire ce qu’elle ne voulait surtout pas entendre. De cette façon, je n’aurais plus à m’éclipser dès qu’elle serait dans les parages puisqu’elle n’aurait probablement elle-même plus aucune envie de me voir.

Kimberly – Je crois qu’après ce que je vais te dire, tu ne me considéreras plus comme une amie..

Voilà, j’avais lancé le sujet qui fâche. Ca me gênait un peu de devoir en arriver à de tels extrêmes pour ne pas avoir à trop en dévoiler, mais c’était tout ce que j’avais trouvé. Quand on y pense, c’était vraiment pitoyable de ma part. J’allais mettre un pauvre gars qui n’avait rien demandé dans le même pétrin que moi, tout ça pour ne pas avoir à me faire éconduire.. Pourtant, avoir trouvé une excuse potable qui n’avait rien à voir avec la réalité me rassurait, et je repris petit à petit du poil de la bête. Bien plus confiance cette fois-ci, je m’approchai donc de ma camarade, et la regardai droit dans les yeux.

Kimberly – Tu n’as qu’à demander à ce cher Flacius laquelle de nous deux est la plus performante au pieu.

C’était clair, net et précis. Il n’y avait aucun doute à avoir quant à ce que je sous-entendais. C’était profondément méchant de ma part de mentir à ce sujet-là, j’en étais parfaitement consciente, mais c’était tellement bon.. En une seule phrase, je venais de me venger de ce crétin qui avait volé le cœur de la seule personne que je n’avais jamais aimée. Avec un peu de chance, cette fausse révélation mettrait même un terme à leur relation. Bon, je n’aurais probablement aucune chance après ça, mais peu importe. Au moins il ne l’aurait pas non plus. De toute façon, elle méritait bien mieux que ça. Cet ordure ne pourrait rien lui apporter. Même s’il ne la trompait pas avec moi, j’étais sure et certaine qu’il ne se privait pas pour aller voir ailleurs. Avis subjectif ou pas, à mes yeux elle n'avait rien à faire avec lui. Je fermai les yeux quelques secondes, prête à encaisser le coup qui n’allait probablement pas tarder à m’arriver en pleine figure..
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Re: [Toilettes de Mimi Geignarde] Drôle d'endroit pour se cacher

Message par : Axelle Higgs, Mer 22 Mai 2013, 05:15


Les secondes s'écoulèrent lentement, trop au goût de la jeune sorcière qui sentait la nervosité la gagner. La réponse de Kimberley serait sans doute un coup dur. Trop dur, peut-être ? Higgs pourrait péter un plomb hors du commun si l'annonce de la Serpentard était la goutte qui ferait déborder le vase. C'est vrai, quoi, sa réaction des derniers mois ne devait pas être reliée à un truc banal. Du genre : «Tu sais, la robe que tu cherches depuis des mois ? C'est moi la fautive ! Je te l'ai volé, même chose pour les boucles d'oreilles». Ou, alors, : «C'est moi qui balance ces rumeurs à ton sujet, je suis trop jalouse de toi, Axelle». Le coeur de la préfète de Serpentards se mit à battre plus vite, car elle repensait à la première hypothèse qui avait germé dans sa tête et, malheureusement, elle avait un très mauvais pressentiment. Ses doigts se resserrent finement autour de son bâton de nicotine à moitié consumé et elle aspira beaucoup de fumée, comme si cela pouvait l'aider mieux affronter son amie.

Que c'était-il passé pour que ce fossé se crée entre elles ? Pourquoi elle n'avait rien vu venir ? Devant elle ne se tenait pas Kimberley, elle était si... différente. Elle semblait vouloir fuir. Axelle jeta un regard en diagonal, presque hostile, à son amie qui s'apprêtait à lui dévoiler la pire des fourberies. Finalement, celle-ci prit la parole d'un ton difficile à définir :

- Je crois qu’après ce que je vais te dire, tu ne me considéreras plus comme une amie..

Oh yeaaah : ça commençait super bien. Un sourire sarcastique, presque sinistre, se peint sur les lèvres de la préfète. Higgs la brune, fronça les sourcils et, même si elle ne voulait certainement pas l'entendre, elle encouragea sa condisciple à poursuivre d'un simple coup d'oeil. C'était presque facile, en fait. Si au départ Kimberley avait paru effrayée, il y avait maintenant un changement dans les traits de son visage. Une assurance, et un regard moqueur jaillirent et cela fit flipper pendant un court instant la sorcière : qu'allait-elle dire ? Restant immobile, Axelle regarda son amie s'approcher. Cette dernière la fixait droit dans les yeux et c'est sans scrupule qu'elle déclara :

- Tu n’as qu’à demander à ce cher Flavius laquelle de nous deux est la plus performante au pieu.

La voix de Kimberley claqua dans la salle. Serpentard ne réagit d'abord pas et le temps sembla s'arrêter quand le nom de son petit ami fut mentionné. Clope à la main, la sorcière se figea et, l'espace d'un moment, elle sembla complètement absente, son regard n'exprimant que le vide. Dans un geste robotique, la cigarette se porta à ses lèvres, elle pompant à nouveau longuement, elle secoua la tête et abaissant le regard, encaissant finalement les dernières paroles. Pendant les secondes qui suivirent, Axelle sembla perdue, mais cela fût de courte durée. Ensuite, elle leva la tête et son regard se vissa dans celui de son acolyte de toujours.

À travers les grands yeux azurés de miss Higgs se lisait dorénavant l'étonnement. Comment avait-elle osé lui faire ça... sérieusement ? Fixant toujours bêtement Kimberley, encore une ou deux secondes passèrent. Puis, une fulgurante démangeaison naquit dans son avant-bras gauche. C'était totalement incontrôlable et la mâchoire de la jeune femme se serra. Ses sourcils se froncèrent et les émotions dans son regard déferlèrent, se succédèrent rapidement : tristesse, suspicion, incompréhension, colère, et puis dégoût. Higgs la verte était profondément blessée par son amie et elle avait mal. Très mal.

De plus, c'était avec ce petit sourire mesquin qu'elle avait osé déclarer à celle qui détenait le titre de meilleure amie qu'elle s'était, ou même se tapait toujours, Zichentra, le mec d'Axelle ? Et non le mec de Kimberley ? Non. Ça n'allait pas le faire. Peu importe la personne qui lui aurait annoncé cela, la sorcière serait entrée dans une colère noire. Mais là, c'était Kimberley. Fidélité et sincérité : amies pour la vie. Oui, elles avaient déjà eu ce genre de babillage futile au début de l'adolescence, et alors ? Apparemment, c'était du passé. L'autre moitié ayant tout foutu en l'air en moins de vingt mots. Peut-être plus, peut-être moins, Axelle n'avait pas compté : trop furieuse. En deux phrases, tiens.


- SALE P*TE ! s'écria finalement la sorcière, la voix déformée par la rage. Rien à foutre que l'école entière se réveille ! À présent, il n'y avait qu'elle et Kimberley.

Et, sérieusement, y'a personne qui avait envie d'être face à la préfète dans cette nuit pluvieuse, dans les toilettes de Mimi Geignarde. Cette dernière, qui au départ était restée près de la tuyauterie, car on entendait mieux paraît-on, venait de fuir jusque dans le haut de la tour d'astronomie. L'esprit n'oserait plus se pointer jusqu'au levé du soleil... mais si elle croisait un autre fantôme, comme le Baron Sanglant ? Ou Nick pas d'tête, comme le surnommait la préfète des sinoples et argents. Peu importe. Le cerveau de la sorcière venait de s'éteindre et laissa place à l'impulsivité, la vengeance et la colère. Noir était l'esprit d'Axelle.

Et sans plus de cérémonie, ne serait-ce que de jeter son mégot cramé sur le sol, Higgs plaqua fortement son amie qui tomba à la renverse sur le sol. Kimberley, sur le coup de la surprise (ou pas ?) n'avait pas résisté. Sa colonne fracassa lourdement le sol, d'autant plus que la préfète y avait placé son coude pour un meilleur impact : un truc de Chris. Efficace, cela empêchait la victime de se relever trop rapidement.

Axelle dut se faire violence pour ne pas continuer sur sa lancée d'agressivité. Fallait pas perdre le contrôle, c'est ce qu'elle répéta à de nombreuses reprises, même si cela semblait vain. La dernière fois que c'était arrivé, Kessy Sullivan en avait subi les dégâts et, que cela ne déplaise à Higgs, la réputation de serpent sanguinaire ne devait pas devenir un incontournable quand on parlait d'elle. Après tout, elle était préfète et Jendy O'Hara prônait la discrétion lorsque nous n'étions pas blanche comme neige. Cela devait rester des bruits de couloirs, un truc incertain, des ouïs-dires que personne, ou presque, n'était capable d'affirmer à cent pour cent...

Bref, la préfète fixa droit dans les yeux la brune étalée au sol, lui faisant ravaler sa belle assurance de toute à l'heure. Franchement, lui annoncer ça de cette façon, c'était carrément dégueulasse. Elle s'attendait à quoi, des fleurs, peut-être ? L'idée de lui cracher au visage avait brièvement traversé l'esprit de la Serpentard, mais elle se ravisa. L'une de ses paumes à présent contre le sol, Axelle remarqua que l'autre tenait fermement le cou de son "amie". Wow, elle se surprit elle-même sur le coup. C'était la main où, si on y regardait de plus près, une fine cicatrice blanche zébrait la peau. La même que l'on retrouvait dans la main de Charli. Et, si au début de la soirée, elle voulait à tout prix l'éviter, elle ressentait à présent le contraire. Secouant quelque peu la tête, elle refoula ce sentiment et reporta à nouveau son attention, et surtout sa colère, sur Kimberley Lauren O'Toole.

Relevant un regard dédaigneux envers la jeune femme, sa prise se relâcha quelque peu, mais pas assez pour être totalement confortable. Cet indescriptible sourire narquois et ce regard en coin qui donnait presque froid dans le dos, la sorcière aux cheveux de jais daigna enfin s'adresser à sa condisciple qui, jusqu'à présent étaient restée silencieux.


- Soit tu me dis que ce n'est pas vrai, soit tu me racontes tout de A à Z, okay ? expliqua-t-elle, d'abord la voix légèrement chevrotante dans l'espoir que ce soit cette raison la bonne, puis d'un ton plus sournois, sous-entendant comment le reste de la soirée allait être passionnant. Oh oui. Sa voix sifflait presque.

Elle se demandait avec quelle aisance Kimberley pourrait raconter ses déboires avec le copain de sa meilleure amie. Aurait-elle un courage de Gryffondor et détailler ses actions. Le pus drôle dans tout ça, ce serait si la sorcière qui dominait réussissait à garder son calme. Sans doute pas, vu les circonstances. Pendant tout ce temps, elle n'avait eu aucune pensée envers le garçon, jusqu'à ce moment précis. Et son coeur se fendit en deux face à cela.

Comment avait-il osé ? Les sentiments se mélangèrent à nouveau et un voile passa dans les yeux de la sorcière lorsqu'elle songea à l'humiliation qu'ils leur avaient fait subir tous les deux. Le sort du garçon serait sans doute différent, mais ce n'était pas le moment d'y penser, puisqu'elle devait se présenter sur le cas présent, celui de Kimberley. D'ailleurs, cette dernière devait regretter de ne pas avoir dit la vérité dès le départ. La réaction de la préfète était à la fois surprenante et agressive. Sa respiration se stabilisa et un bruit lui fit relever la tête. Quelqu'un venait ? Possible, vu le hurlement qu'elle avait lâché plus tôt. Mimi et un acolyte spectral ?

Toisant sa condisciple du regard, Higgs la verte tendit l'oreille, ses yeux furieux scrutant les toilettes du deuxième étage. Plus aucun bruit ne se fit entendre : il s'agissait sans doute d'un rongeur, ou d'un coup de vent. Après un court instant d'analyse, la sorcière se calma -enfin, façon de parler-. Non, définitivement, elles étaient seules dans la pièce, dommage pour O'Toole, d'ailleurs. Dans un élan de vouloir la faire culpabiliser, Axelle reprit la parole, d'un ton beaucoup plus bas, au cas où, mais pas plus rassurant. Tout en parlant, elle sortit sa baguette magique de sa poche, prête à toute éventualité. Est-ce que la Serpentard pousserait le bouchon jusqu'à vouloir répliquer ? En ce moment, elle devait plutôt faire profil bas et écouter sagement ce que lui disait sa préfète. Cette dernière trouvait d'ailleurs que la Serpentard ne s'expliquait pas assez vite. Aussi, elle entreprit de faire avancer les choses :


- Si tu savais comment tu me dégoûtes à ce moment, Kimmy-Kym, fit-elle utilisant le doux sobriquet attribué à Kimberley. Franchement, t'as du culot de me faire ça et tu sais toi-même que ça va mal se terminer si tu me donnes pas une bonne raison dans cinq secondes.

Inconsciemment, elle lui avait tendu une nouvelle perche, car, au fond d'elle-même, elle espérait tant que Kimberley lui dise que ce soit une blague, même si c'était la plus mauvaise blague du monde entier. Après tout, elle savait bien comment Zichentra avait de l'importance dans sa vie. Enfin, pas tellement, puisqu'elle l'évitait depuis le début de leur relation.

D'un autre côté, Higgs la brune avait une seule envie : péter les plombs. Se défouler, se venger et partir sans demander son reste. Son avant-bras démangeait autant et sa baguette était toujours pointée contre le coup de Kim. Le seul point positif c'est qu'elle avait retiré sa main du cou de la belle brune. Cependant, elle la maintenait toujours au sol par son poids. Dans une dernière tentative de reprendre le contrôle, Axelle passa sa main libre dans ses cheveux et laissa échapper un soupir, mais rien de bien rassurant, au contraire.

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Re: [Toilettes de Mimi Geignarde] Drôle d'endroit pour se cacher

Message par : Kimberly L. O'Toole, Mer 22 Mai 2013, 16:55


Je n’étais plus moi-même ; j’étais complètement déconnectée du monde extérieur, comme plongée en transe. Plus rien d’autre n’avait d’importance, il n’y avait qu’Axelle et moi. Bien trop obnubilée par le fait qu’elle ne devait jamais apprendre la véritable nature de mes sentiments pour elle, j’en avais totalement oublié de prendre en compte ses propres sentiments, et sur le moment, cela m’était bien égal. J’avais protégé mes arrières, c’était le principal – bien que profondément égoïste. La préfète ne cessait de me dévisager, attendant impatiemment de savoir ce que j’avais de si important à lui révéler, de connaître la raison de toute cette distance que j’avais mise entre nous si soudainement. Un sombre sourire s’inscrivit sur ses lèvres. C’en aurait presque été effrayant si je n’avais pas été bien décidée à faire ce que j’avais à faire. Elle fronça les sourcils, et m’encouragea à continuer. La suite n’allait certainement pas lui plaire.

La jolie brune ne réagit pas tout de suite. Il lui fallait un moment pour digérer l’information et en assimiler toutes les implications. Je portai donc la cigarette qu’elle m’avait offerte à ma bouche, et en tirai quelques lattes, totalement indifférente à ce qui pouvait bien se passer dans sa petite tête de femme cocu. Après tout, elle avait insisté pour savoir, voilà qui était fait. Elle ne pouvait s’en prendre qu’à elle-même si c’était trop douloureux et qu’elle n’était pas en mesure de supporter des aveux pareils. J’observai mon interlocutrice, impassible. Celle-ci semblait s’être vidée de toute énergie vitale en une fraction de seconde. Et bien, c’est qu’elle devait sincèrement l’apprécier, son Flavius.. Cet espèce d’ahuri pitoyable. Je hochai brièvement la tête, désespérée. Qu’est-ce qu’elle pouvait bien lui trouver ?

Cependant, la jeune sorcière se reprit bien rapidement. Son expression changea du tout au tout. Cette fois-ci, elle aurait vraiment fait fuir n’importe qui – mais pas moi. Malheureusement pour elle, je n’étais pas du genre à prendre mes jambes à mon cou face à l’adversité, bien au contraire, et son comportement ne fit qu’élargir encore un peu mon sourire narquois. Décidément, mon petit stratagème avait même bien mieux marché que prévu. Non seulement la vert et argent ne voudrait plus jamais me revoir, mais en plus elle allait sans doute bien se défouler sur moi une dernière fois avant de me repousser pour de bon, et j’avais bien besoin qu’on me remette les idées en place. La jeune femme s’époumona pour m’insulter. Je n’avais tellement plus rien à faire du reste de l’Académie que je ne pensais même plus aux autres petits sorciers que l’on risquait de réveiller, et que je n’avais même pas vu Mimi s’éclipser à l’autre bout du château, alors qu’elle avait d’abord pris soin de se cacher pour nous écouter malgré tout – ah lala, quelle commère, toujours à la recherche des meilleurs ragots. En voilà un qui avait dû lui plaire. Des pensées et des sentiments on ne peut plus contradictoires semblaient se succéder dans l’esprit de Miss Higgs, qui ne savait plus où donner de la tête.

Dans un élan de haine, cette dernière se releva d’un bond, se rua sur moi et me projeta violemment sur le sol, expédiant ma cigarette à l’autre bout de la pièce. Je n’eus même pas le temps de comprendre ce qui m’arrivait que ma tête rebondit lourdement contre le sol. Un peu assommée, je mis quelques secondes pour réaliser ce qui venait de se passer. J’étais relativement dure à la douleur, et repris bien rapidement mes esprits. Je relevai donc tant bien que mal la tête, incapable de bouger le reste de mon corps. Et pour cause, mon agresseur me maintenait au sol à l’aide de son coude. C’est qu’elle savait relativement bien se battre, pour une fillette. En tout cas, il aurait probablement mieux valu pour elle qu’elle ne fasse jamais ça. Maintenant, je n’aurais définitivement plus aucun scrupule à aller jusqu’au bout de mon plan diabolique, d’autant plus qu’il avait l’air des plus efficaces.

La brunette me fixa droit dans les yeux. Je pouvais très clairement y lire toute l’incompréhension du monde, et son envie de me refaire de portrait et de m’exploser la figure bien plus atrocement qu’elle venait de le faire. L’ennui, c’est que je n’avais pas peur d’elle, et que mon sourire malicieux n’avait pas l’air décidé à quitter mes lèvres – ce qui ne manquait pas d’énerver encore plus ma vis-à-vis. Celle-ci s’exclama que j’avais le choix de démentir mes propos ou de tout lui expliquer de long en large. J’aurais bien aimé lui répondre, prononcer quelques mots encore plus provocateurs que les précédents, mais lorsque j’essayai de parler, je me mis à tousser encore et encore sans pouvoir m’arrêter. La préfète réalisa finalement qu’elle avait la main autour de mon cou et qu’elle allait réellement finir par m’étouffer si elle ne relâchait pas quelque peu l’emprise qu’elle avait sur moi. Visiblement, elle ne souhaitait pas ma mort, du moins pas avant que je ne lui en ai dit plus, puisqu’elle desserra légèrement la prise. Ce n’était toujours pas particulièrement confortable, mais peu importe, j’avais récupéré l’usage de ma voix, et mes toussotements cessèrent. Je ne suffoquais plus. Histoire d’être bien certaine que je ne tenterai pas le moindre mouvement déplacé, l’adolescente pointa sa baguette en ma direction, l’air menaçant. Je savais pertinemment qu’elle n’hésiterait pas à me lancer un sortilège bien désagréable si je ne coopérais pas.

Tout à coup, la préfète releva la tête et scruta les horizons, comme si elle craignait que quelqu’un n’apparaisse subitement. A mon avis, même si quelqu’un s’était trouvé là par hasard, avec le boucan qu’on faisait, il et elle aurait été assez sain(e) d’esprit pour réaliser qu’il valait mieux passer son chemin sans s’interposer entre nous deux. Toutefois, ce léger contretemps avait déconcentré ma camarade, qui ne faisait plus assez attention à moi, et j’en profitai pour tourner la situation à mon avantage. Bien que sa rage lui fournisse une force insoupçonnée, j’étais plus âgée et plus combattive qu’elle, pour la simple et bonne raison que je me retrouvais toujours à me fighter avec d’autres sorciers. J’avais plus d’expérience qu’elle dans ce domaine, c’était indéniable. Je poussai donc à l’aide de mes bras et roulai vers elle, l’attrapai au passage, et inversai les rôles. J’étais dorénavant à quatre pattes au-dessus d’elle. Sans lui laisser le temps de recouvrer ses esprits et d’entamer une baston idiote puisqu’on savait toutes les deux comment les choses allait finir, j’attrapai ses poignets et la plaquai au sol. Entre mon poids et mes menottes improvisées, elle n’avait plus aucune chance de s’en sortir. Bon, je ne pouvais plus utiliser mes mains, mais elles ne me seraient pas très utiles, de toute façon, je n’avais qu’à parler. Maintenant rassurée et convaincue qu’elle ne pourrait plus me tuer sur un coup de tête en entendant ce que j’avais à lui dire, je repris la parole, d’un ton toujours aussi sarcastique.

Kimberly – Mais c’est que tu demandes des détails en plus, p’tite perverse.. Et bien, si tu veux tout savoir, tout a commencé il y a quelques semaines.. On a passé la nuit entière à faire l’amour, quatre fois de suite. Et il est plutôt doué, je dois dire, pour que j’y sois retournée aussi souvent par la suite.

J’étais restée assez évasive, mais j’en avais certainement dit bien assez pour paraître crédible aux yeux de ma camarade. Après tout, cette histoire était inventée de toute pièce, et même si j’étais une menteuse et une manipulatrice hors-pair, raconter mes ébats sexuels fictifs n’avait jamais été mon fort. Je lui en avais dit juste assez pour qu’elle puisse en déduire que ça ne s’était pas produit qu’une fois, et qu’on s’en donnait à cœur joie dans son dos. J’observai sa réaction, toujours aussi hors de moi, et j’étais plutôt fière de mon résultat. Axelle n’était pas prête de me harceler une nouvelle fois en quête d’explications. La prochaine fois, elle saurait qu’il vaut mieux se contenter de m’esquiver aussi. Elle avait l’air prête à péter les plombs d’une seconde à l’autre. C’était vraiment la toute première fois que je la voyais aussi dédaigneuse, aussi haineuse..

Pourtant, elle reprit la parole, un peu plus bas cette fois-ci, craignant probablement toujours que quelqu’un nous interrompe. Et la préfète des verts et argents avait parfaitement choisi ses mots pour me faire réagir. Le simple fait de savoir que je la dégoutais me brisa le cœur en mille morceaux. J’avais réussi mon coup, certes, mais à quel prix ? Et l’entendre me surnommer Kimmy-Kim n’allait pas arranger les choses. Mon expression changea du tout au tout. Je n’étais plus du tout cette espèce de garce au regard froid et aux paroles assassines. Je redescendais lentement sur terre, réalisant par la même occasion tout ce qui venait de se passer, tout ce que j’avais provoqué par un simple mensonge, en voulant me protéger, moi. Paniquée, je relâchai bien vite mon emprise et reculai de plusieurs pas, m’affalant comme une crêpe auprès du mur. Je repliai mes genoux vers moi, enfouissant par la même occasion ma tête dans mes bras, posés sur mes genoux. Je devais avoir l’air d’une vraie folle.

Je m’en voulais comme pas possible de lui avoir dit ça. J’avais agi par pur égoïsme, tout ça parce que je ne voulais pas perdre son amitié. Pourtant, c’était bien ce que je venais de faire. La seule différence, c’est qu’au lieu de risquer de la faire fuir en lui disant la vérité, j’en avais profité pour la faire souffrir un bon coup, et c’était la dernière chose que je voulais. Je ne l’avais jamais vue dans cet état-là, et la voir aussi désespérée me détruisait. Je savais pertinemment qu’elle tenait beaucoup à cet incapable de Flavius, mais j’avais préféré remettre en question toute leur relation plutôt que de simplement lui balancer ces trois petits mots inoffensifs que je gardais pour moi depuis bien trop longtemps.. Je n’osais même pas imaginer le combat qu’elle devait être en train de mener intérieurement, ni la trahison qu’elle devait ressentir. Je prenais toujours un malin plaisir à bousiller les gens moralement, c’était dans ma nature, mais je ne pouvais certainement pas m’en prendre Axelle. Elle avait toujours été présente pour moi, je ne pouvais pas lui faire ça. Complètement perdue, je marmonnai de façon pas très audible, la tête toujours dans les genoux :

Kimberly – Comment est-ce que t’as pu croire à de telles conneries.. ? Tu sais très bien que je ne te ferais jamais ça.. Mais Mer** Axelle, réagis !

La dernière phrase avait été prononcée plus pour moi-même que pour mon interlocutrice, mais elle était sortie avec la même intensité que les précédentes. Et puis c’était vrai, quoi. La jeune femme avait gobé mes paroles sans même prendre la peine de me demander confirmation, comme si ce que j’avais dit avait été parole d’évangile. Après toutes les années que nous avions passées ensemble, elle aurait dû savoir que j’étais incapable de lui faire ça. Même si j’avais eu de puissants sentiments pour son petit-ami, jamais je ne m’en serais approchée, ne serait-ce que par respect pour elle. D’autant plus que la préfète voyait très bien comment je me comportais avec les hommes : je n’arrivais pas à leur accorder plus d’importance que ça ou à m’attacher, je me contentais de me servir d’eux. Mon histoire n’était donc pas vraiment crédible, peu importe les détails fortuits que j’y incorporais. Sans oublier que je n’avais même quasiment jamais parlé à l’intéressé, bien trop jalouse pour m’en approcher. Soit elle doutait déjà du jeune homme avant que je lui en parle, soit elle doutait de notre amitié.

Je relevai difficilement la tête, les larmes aux yeux. Je ne voulais pas que ma camarade me voit comme ça, mais c’était moi qui avais provoqué cette situation désastreuse, à moi d’essayer d’arranger les choses. Axelle était ma meilleure amie depuis ma première année à Poudlard, ça ne pouvait pas se terminer comme ça, c’était inenvisageable. Durant toutes ces années, on s’était promis de toujours se dire la vérité, quelles qu’en soient les conséquences, et d’être loyales l’une envers l’autre, promesses qu’on avait toujours réussi à tenir, malgré les désaccords inhérents à tout type de relation. Il fallait que cette stupide embrouille cesse, mais j’étais à court d’idée. Je ne savais absolument pas quoi dire, toujours incapable de lui dire la vérité. J’en crevais d’envie, mais les mots restaient bloqués au fond de ma gorge, j’étais bien trop gênée, surtout après tout ça.

Kimberly – J’suis vraiment désolée.. C’est juste que je n’arrive plus à te considérer comme une simple amie, et je préférais que tu m’en veuilles pour quelque chose que je n’avais pas fait plutôt que pour quelque chose que je ne contrôle pas..

Mon cœur fit un énorme bond dans ma poitrine. Voilà, le message était bien assez clair pour que la jeune femme en déduise les non-dits. De toute façon, je n’avais plus rien à perdre, alors autant y aller franchement. Je n’avais plus aucune estime de moi-même après ce que je venais de faire, alors tant pis pour les remises en question, je m’occuperais de ça plus tard. Pour l’instant, je faisais tout ce que je pouvais pour ne pas exploser en sanglots et éviter le regard de la brunette. Je n’avais vraiment pas envie d’attendre sa réponse pour suivre Mimi en haut de la tour d’astronomie et sauter, mais j’étais incapable de bouger. Je tremblais de tous mes membres, j’avais mal partout, et mon cerveau ne commandait plus mes mouvements. Je restais donc là, figée sur place, priant pour que mon cœur ne s’arrête pas de battre sans prévenir.
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Re: [Toilettes de Mimi Geignarde] Drôle d'endroit pour se cacher

Message par : Axelle Higgs, Sam 25 Mai 2013, 06:31


Contre toute attente, Kimberley eut un mouvement de recul, s'éloignant de la sorcière. Cependant, ce n'est pas parce qu'elle la craignait, loin de là. Est-ce que les dernières paroles avaient suffit à faire réagir la Serpentard ? Finalement, la brune lâcha :

- Comment est-ce que t’as pu croire à de telles conneries.. ? Tu sais très bien que je ne te ferais jamais ça.. Mais Mer** Axelle, réagis !

Alors là, c'était carrément du grand n'importe quoi signé Kimberley. Pourquoi lui sortir des choses aussi affreuses juste Pour s'amuser ? Pour la tester ? C'était pas le moment de sortir des mauvaises blagues de ce genre, d'autant plus que le ton de la conversation n'y se prêtait pas. La sorcière s'était jouée d'elle et cela enrageait également Higgs la verte, dont le regard dégageait du mépris. Elle toisa Kimberley qui, au même moment, releva la tête. Son regard humide brillait, les larmes menaçant de s'échapper à chaque instant.

C'est fou comment, parfois, les choses peuvent s'envoler, s'éclater, en l'espace d'un instant. La sorcière face à miss Higgs venait d'en faire la preuve : même si elle venait d'avouer que c'était faux, la préfète avait tout de même du ressentiment envers la sorcière pour avoir jouer avec ses émotions. Si Axelle s'était réellement emportée... En fait, une envolée lyrique et sarcastique était sur le point de s'envoler, mais Kimberley reprit la parole, d'une voix éteinte.


- J’suis vraiment désolée.. C’est juste que je n’arrive plus à te considérer comme une simple amie, et je préférais que tu m’en veuilles pour quelque chose que je n’avais pas fait plutôt que pour quelque chose que je ne contrôle pas...

L'information s'était plus ou moins rendue au cerveau de la sinople et argent qui ne revenait toujours pas du mensonge éhonté de son amie :

- Franchement Kim ! explosa-t-elle, levant presque les bras au ciel. À quoi tu joues à me raconter des trucs pas pareil alors que c'est même pas vrai ? Tu veux vraiment finir défigurer comme fille ?

Tout en parlant, elle avait marché en direction de son amie et lorsqu'elle fut à deux pas d'elle, sa main s'éleva comme si elle allait gifler ou frapper la sorcière, mais tout à coup, Axelle stoppa son geste. Les paroles de Kimberley avait réussis à se frayer un chemin à travers la colère de la préfète qui analysa rapidement le tout. La bouche légèrement entrouverte, elle resta là è regard son amie, se demandant si elle avait bien compris le sens de ses paroles.

Dans un soupire contrait, Axelle fit volte-face, faisant ainsi dos à son amie et pinça l'arête de son nez, secouant la tête et par la même occasion sa soyeuse chevelure. Higgs la Brune ne savait pas du tout comme réagir et son seul réflex fut de prendre une nouvelle clope qu'elle mena nerveusement à sa bouche. Comme si ses histoires amoureuses n'étaient pas assez tumultueuses, entre autres avec Charli qui devenait de plus en plus insistant et la préfète qui devenait de plus en plus réceptive alors qu'elle avait une belle relation avec le capitaine de Quidditch, Kimberley avouait des sentiments plutôt étranges à Axelle.

D'ailleurs, jamais son amie ne lui avait parlé de son penchant pour la gente féminine, bien que ses relations avec les hommes étaient limités, dans le sens où Kimmie-Kim se lassait rapidement de tout. Entreposant la fumée dans ses poumons pendant un bon moment, elle recracha finalement le tout dans les airs et, ne toujours dos à son amie prit la parole :


- Ppfff... Je dois t'avouer que je ne comprends pas.... fit nerveusement l'adolescente. Je ne t'en veux pas,après un reniflement hautain, Axelle se reprit : Enfin, faut dire que ce soir tu m'en fais voir de toutes les couleurs et je crois avoir atteint mon quota... mais cette déclaration m'étonne, tout autant que tes gestes des derniers mois...


Dernière édition par Axelle Higgs le Mar 28 Mai 2013, 07:10, édité 1 fois
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Re: [Toilettes de Mimi Geignarde] Drôle d'endroit pour se cacher

Message par : Kimberly L. O'Toole, Dim 26 Mai 2013, 16:29


Axelle ne semblait pas comprendre – pas plus que moi, à vrai dire. Elle devait se demander pourquoi j’avais préféré lui faire croire que son petit-ami l’avait trompée et la mettre en rogne, plutôt que de lui dire la vérité dès le départ. J’avais du mal à y croire moi-même. Sur le moment, ça m’avait paru être une bonne idée, mais avec un peu de recul.. C’était vraiment lâche de ma part. J’avais appuyé là où je savais pertinemment que ça ferait mal, dans l’espoir que la discussion s’arrête là et qu’elle me laisse tranquille, à ressasser mes idées noires sans devoir les lui expliquer. La relevai la tête, et tombai nez-à-nez avec la jolie préfète qui me toisait du regard, les yeux pleins de mépris. Et bien, j’allais avoir du mal à me sortir de ma boulette.. Suite à mon élan de sincérité, je n’avais plus aucune envie que ma camarade m’en veuille bien au contraire. Je ne savais pas ce que j’espérais, mais certainement pas à un tel regard.. C’était encore plus déstabilisant et douloureux.

La jeune femme ne sembla même pas comprendre mes allusions. Pas tout de suite du moins. Elle se contenta de m’engueuler une énième fois. C’était bien mérité, mais je m’étais excusée, et après toutes ces années passées ensemble, Axelle savait très bien qu’il ne fallait pas en attendre plus venant de ma part, et que c’était déjà le maximum dont j’étais capable. Je l’avais blessée, que ce soit au niveau de ses sentiments pour le jeune homme ou au niveau de son amour-propre, et je me sentais déjà bien assez coupable comme ça. Pas la peine de venir en rajouter une couche par-dessus. Séchant machinalement mes semblants de larmes à l’aide des manches de ma veste, je plongeai profondément mon regard dans celui de Miss Higgs.

Kimberly – Si ça peut te défouler, ne te prive surtout pas. J’aurais bien besoin qu’on me remette les idées en place.

Non, je n’en avais pas assez eu. Axelle ne comprenait pas grand-chose, alors que j’avais tout donné. Sa réaction m’énervait plus qu’autre chose. Si continuer à me taper dessus pouvait l’aider à se sentir mieux et à ne pas me rabâcher cette histoire pendant des années, qu’elle se fasse plaisir. Après tout, elle l’avait cherché ! C’était elle qui m’avait demandé des explications. Si je l’avais esquivée pendant tout ce temps, c’était parce qu’il y avait une bonne raison. Et puis, il y avait anguille sous roche, pour qu’elle ait gobé mes paroles aussi facilement.

Kimberly – D’ailleurs, t’aurais pas quelque chose à me dire ? Tout va bien avec Flavius ?

J’avais toujours refusé de parler de lui avec la vert et argent, et c’était d’ailleurs l’une des raisons pour lesquelles je m’étais débrouillée pour l’éviter, mais cette fois-ci c’était différent. Je n’étais plus à ça près, et puis de toute façon quelque chose n’allait pas. S’ils étaient aussi heureux ensemble qu’ils le prétendaient, Axelle n’aurait jamais douté de lui, et n’aurait surtout jamais pu ne serait-ce qu’imaginer que j’avais une relation avec lui. Les yeux encore un peu humides et le cœur battant toujours autant la chamade, je tentais tant bien que mal de me calmer, tandis que ma camarade semblait lentement mais sûrement digéré l’information que je venais de lui donner.

Cette dernière se dirigea vers moi, et sembla de nouveau prête à me décoller une bonne droite, mais elle se ravisa à quelques centimètres de mon visage. Je ne cillai pas, pas un clignement d’yeux, que dalle. Si elle avait envie de me frapper, qu’elle ne s’en prive pas. Visiblement, ce n’était pas le cas. Mes paroles avaient probablement fini par se frayer un chemin jusqu’à son cerveau, et elle resta plantée là, debout face à moi, toujours assise sur le sol, la bouche légèrement entre-ouverte. Classe. La jolie brune soupira, puis fit volte-face. J’en étais sure.. Je n’étais pas prête, je ne voulais pas lui dire tout cela, mais elle n’était pas non plus prête à l’accepter. Génial. Elle alluma machinalement une autre cigarette, puis reprit la parole. Je m’attendais à peu près à tout, sauf à ça. Visiblement, elle m’avait pardonné mes mensonges, mais elle m’avoua ne pas vraiment comprendre, ni ma déclaration, ni mon comportement des dernières semaines.

Il était vrai que je ne lui avais jamais parlé de mes récentes remises en question, pour la simple et bonne raison que toute cette histoire me mettait vraiment mal à l’aise, et que je n’en avais parlé à personne, hormis peut-être Ha Min Yu, qui m’avait réciproquement révélé sa propre homosexualité et avec qui je pouvais en parler ouvertement sans crainte d’être jugée, et ce vieil homme dans les rues de Pré-au-Lard, qui était toujours à l’école et ne portait aucun jugement non plus. Toute ma famille était homophobe, je ne pouvais pas prendre le risque que l’information remonte jusqu’à eux, ce serait le début de la fin. Ils me foutraient sans aucun doute à la porte, et refuseraient à jamais de me revoir. Dans un sens, c’était peut-être la meilleure chose qu’il pouvait m’arriver, mais je n’étais pas encore préparée à perdre non seulement ma meilleure amie, mais aussi ma famille. Je n’étais moi-même pas particulièrement favorable aux relations entre personnes du même sexe, alors j’avais préféré garder la véritable nature de mes sentiments à l’égard de la brunette pour moi. J’avais vraiment mal partout. Je retenais pitoyablement mes larmes, ma voix se brisait toutes les deux secondes, et je sentais mon pouls à travers la moindre parcelle de mon corps.

Kimberly – Parce que tu crois que c’était facile, pour moi ? Voilà pourquoi je t’évitais : c’était bien plus simple, pour nous deux. Oui, c’était lâche, j’ai choisi l’option de facilité. Mais ça va mieux, maintenant que tu sais ce qu’il se passait ? Nan. Alors la prochaine fois, laisse-moi faire ce qui me semble juste.

Oui, je recommençais à m’énerver, parce que la jeune femme n’avait pas du tout eu la réaction que j’espérais, et que je m’en voulais de m’être déclarée de cette façon. Plus rien ne serait jamais comme avant, j’en étais consciente, et j’aurais donné n’importe quoi pour retourner quelques mois en arrière et ne jamais éprouver cela. Malheureusement, c’était un peu trop tard pour ça. Mon regard se faisait de nouveau fuyant, et j’esquivais adroitement celui de mon ex-meilleure amie, qui me faisait toujours dos, de toute façon.
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Re: [Toilettes de Mimi Geignarde] Drôle d'endroit pour se cacher

Message par : Axelle Higgs, Sam 01 Juin 2013, 07:40



Après la tempête, l'épuisement. Axelle se sentait drainée par Kimberley et les émotions qu'elle lui faisait vivre. Affalée au sol, l'aînée des deux Serpents reprit la parole :

- Parce que tu crois que c’était facile, pour moi ? Voilà pourquoi je t’évitais : c’était bien plus simple, pour nous deux. Oui, c’était lâche, j’ai choisi l’option de facilité. Mais ça va mieux, maintenant que tu sais ce qu’il se passait ? Nan. Alors la prochaine fois, laisse-moi faire ce qui me semble juste.

La sorcière ne savait pas quoi répondre, le ton de Kimberley était presque sans réplique. Puis, Axelle repensa à ce qu'avait dit son amie quelques instants auparavant, elle lui avait demandé si tout se passait bien avec Flavius. Pourquoi une telle question, hein ? Oui, tout se passait bien, merci. Après quelques secondes supplémentaires de réflexion, la jeune sorcière comprit le raisonnement qu'avait établit Kimberley. En effet, quand elle avait révélé avoir eu une, des, aventures avec Zichentra, la Serpentard s'était rapidement remontée alors qu'elle aurait pu simplement prétendre que Kimberley mentait, tout nier en bloc. De ce fait, la belle Serpentard en avait déduit que la confiance entre le couple n'était pas au point.

Peut-être avait-elle raison. Et cela énerva encore plus la sorcière qui laissa échapper un second soupir.


- Et si tu veux tout savoir, ça va très bien avec Flav', mais je sais pas ce que j'ai mais...

Les mots se bloquèrent et la sorcière se trouva sans voix, incapable de tout dévoiler à son ancienne meilleure amie car, il ne fallait pas se le cacher, cette amitié était pour le moment brisé et devait être recollé. Pas impossible, mais pas facile non plus. Tout comme cracher le morceau à propos de sa relation avec son copain. Et même, ce n'était pas tout à fait ça, le problème.

- Je passe trop de temps avec Proulx et ça m'inquiète, lâcha-t-elle finalement, rendant ainsi la situation plus banale.

Pas qu'il c'était passé quelque chose avec le vert et argent, mais c'était difficile de croiser sa route sans le draguer, le provoquer, et elle pensait régulièrement à lui. Cependant, elle ne savait pas vraiment si elle avait envie d'entendre la réponse de Kimberley : ce que venait de lui dire ne la préfète ne la réjouirait sans doute pas, au contraire.

C'est donc pourquoi elle s'était rapprochée de la porte, prête à esquiver la moindre réplique assassine, la préfète ayant eu son lot d'émotions pour aujourd'hui. Elle s'appuya contre le mur, pompa à toute vitesse ce qui luirestait de sa cigarette et la fit disparaître d'un coup d'evanesco. Puis, elle ouvrit la porte et fila, lançant une dernière cigarette à la sinople at argent.


- Bonne soirée, Kimmie-Kim
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Re: [Toilettes de Mimi Geignarde] Drôle d'endroit pour se cacher

Message par : Kimberly L. O'Toole, Ven 07 Juin 2013, 12:38


La jolie miss Higgs semblait un peu perdue. Elle ne disait pas un mot et se contentait de m’écouter. Ses pensées devaient partir dans tous les sens, au vu de la discussion que nous venions d’avoir. A vrai dire, mon esprit aussi vagabondait un peu partout. J’avais peur de sa réaction, mais j’étais bien contente d’avoir balancé tout ce que j’avais sur le cœur. Dorénavant, la balle était dans son camp. Je ne pouvais pas revenir en arrière, j’avais dit ce que j’avais à dire, c’était à elle de voir ce qu’elle souhaitait en faire. J’avais toujours beaucoup de mal à la regarder dans les yeux, mais je me forçais à soutenir son regard – ou du moins à essayer.

La vert et argent semblait encore pas mal énervée, et me répondit d’un ton on ne peut plus sec. Ses mots se bloquèrent toutefois au beau milieu de sa phrase. Visiblement, elle avait de plus en plus de mal à se confier à moi. Je me demandais si c’était dû à ce que je venais de lui révéler, ou si notre amitié était purement et simplement définitivement brisée. A priori, elle ne se préoccupait absolument pas de mes sentiments à son égard, puisqu’elle termina finalement son petit monologue et m’avoua commencer à ressentir quelque chose pour Charli. Génial. Je sentis mon cœur se briser encore un peu plus. Elle n’en avait vraiment rien à faire de ce que je pouvais bien ressentir. Je lui avais juste demandé comment les choses se passaient avec Flavius, pas besoin de rajouter des détails.. Je n’avais pas besoin ni envie d’en savoir plus à ce propos.

Enfin au moins, j’avais raison sur un point : sa relation avec Flavius était loin d’être une idylle, puisqu’elle se rapprochait d’un autre jeune homme. Charli, évidemment. Les deux préfets passaient beaucoup de temps ensemble, c’était normal. Je ne pris même pas la peine de répondre. De toute façon, mon interlocutrice s’était déjà dirigée vers la sortie et me souhaitait une bonne nuit. Comme si j’allais réussir à dormir après ça. Je venais de lui dévoiler ce que j’essayais tant bien que mal d’enfuir depuis des semaines, et sa seule réaction était de prendre ses jambes à son cou. Au moins, je n’aurais plus à l’esquiver, puisqu’elle ne chercherait certainement plus à venir me parler. Axelle me lança une cigarette, qui retomba sur le sol avant même que je réalise ce qui venait de se passer. Je remerciai machinalement ma camarade, mais c’était trop tard puisqu’elle avait déjà pa sser la porte et était hors de mon champ de vision.

J’avais l’impression que ma tête allait exploser. Il fallait que je sorte prendre l’air – et surtout que je ne retourne pas aux dortoirs en même temps qu’elle. J’attendis donc quelques minutes qu’elle soit assez loin pour ne pas risquer de la recroiser, toujours avachie sur le sol, la tête dans mes bras. Je retenais difficilement mes larmes, et appréhendais vraiment la suite des événements. Après un court instant qui me parut pourtant durer une éternité, je sortis enfin des toilettes de Mimi Geignarde, et me dirigeai vers l’extérieur. Mimi n’était toujours pas revenue, et il n’y avait absolument personne dans les couloirs. Tant mieux pour moi. Arrivée devant le château, j’allumai ma cigarette d’un coup de baguette, et en tirai la plus grosse latte possible, histoire d’évacuer ce mélange de haine, de colère et de désespoir. En deux minutes, j’avais fumé tout ce qu’il était possible de fumer et était déjà rendue au filtre. Je balançai donc le mégot quelques mètres plus loin, déçue que ma petite pause soit déjà terminée, puis remontai aux dortoirs, où je me changeai avant de m’étaler sur mon lit, les larmes aux yeux.

[Fin du RP]
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Re: [Toilettes de Mimi Geignarde] Drôle d'endroit pour se cacher

Message par : Mia Wilson, Lun 24 Juin 2013, 21:28



PV : Tobias Nyutten.


J'avais encore des difficultés à dormir la nuit et il était devenu anodin que je me réveille presque toutes les heures, des perles de sueur s'écoulant sur mon front, le souffle coupé et la peur au ventre. Il y avait tant d'images qui revenaient dans ma tête alors que cela faisait plus de deux mois que mon agression avait eu lieu. Le jour, j'apprenais à vivre avec le regard des gens, je me mêlais parfois à eux lorsqu'il m'était plus facile de faire illusion. Mais ce que personne ne savait c'était que tout cela me demandait des efforts considérables. Je m'efforçais de faire semblant et d'avoir une attitude des plus normales après ma descente aux enfer. Mais c'était si compliqué, si difficile de montrer un visage faux, de sourire aux gens alors que je pleurais à l'intérieur. Et cette nuit là encore, même rituel. Après m'être réveillée en sursaut, repris mes esprits après quelques minutes de crise, je constatais avec la même habitude que tout le monde dormait à point fermer et que rien ne semblait vouloir perturber ce doux sommeil réparateur. Quant à moi, je n'arrivais plus à me souvenir le bonheur que pouvait procurer une nuit entière et réparatrice. J'étais à bout de force. J'avais perdu huit bon kilos en deux mois a peine, mes joues étaient devenues affreusement creuses et mes yeux étaient entourés de cernes parfaitement dessinés.

Je me suis alors levée dans un silence parfait, fruit de plusieurs nuit de répétition, prenant à la va vite un pull que j'avais laissé sur le bout de mon lit. Quatre heures de sommeil, c'était presque un record. J'ai alors déambulé dans la salle commune encore vide à cette heure-ci, refusant de prendre le risque de croiser une nouvelle fois un professeur, un directeur ou le concierge. Je regardais alors le feu crépiter sous mes yeux avec un amour intense pour la perfection de cette scène. Etre seule c'était certainement la meilleure façon de ne pas souffrir ; sans s'attacher à personne, sans que personne ne me fasse souffrir. J'étais si bien. Je me suis mise alors à repenser aux dernières semaines que j'avais vécu, ma descente aux enfers, ma volonté de revenir à la surface sans y parvenir, mon abandon par ceux que je considérais comme des amis, ma perte de poids, mon manque de sommeil, ces jours que je passais sans donner de nouvelles à ma mère qui, indéniablement, commençait à sérieusement s'inquiéter vu des mots d'amour toujours plus fort qu'elle glissait à la fin de chacun de ses lettres.

Et puis il y avait cette fille qui était la depuis deux semaines. Elle s’appelait Tobias et elle venait à peine d'arriver à Poudlard. Je l'ai vu assise à la table de Serdaigle de bon matin alors que les élèves semblaient avoir quelques difficultés à se réveiller et à venir prendre leur petit déjeuner dans la grande salle et elle semblait totalement perdu. Moi j'étais toujours la première dans la grande salle, dès que les Elfes donnait le top départ, je m'asseyais seule chez les Gryffondor et je profitais du pain frais et de toutes les petites choses minutieusement préparées par nos petits compagnons. Ce matin là, Tobias se trouvait là et mangeait tout en regardant autour d'elle. Prenant pour la première fois depuis des lustres mon courage à demain, je l'avais alors accosté. C'était bien la seule à ne pas m'avoir connu avant et c'était tellement agréable.

Toutes les deux, nous avions commencé à tisser un lien. Deux filles plutôt perdue qui avait les mêmes centres d'intérêts ça ne pouvait que fonctionner. Elle m'avait alors appris à sourire et même à rire parfois des quelques anecdotes qu'elle me racontait parfois. J'appréciais vraiment cette fille même si je l'a connaissais peu, et depuis deux semaines on ne se quittait quasiment pas. Et puis je lui avais fait visiter le château, bien que le visiter de long, de large et de travers était impossible puisqu'il y avait plus de pièces secrètes qu'on pouvait l'imaginer. Et de fil en aiguille, sans vraiment s'en rendre compte, on avait commencer à fréquenter le même endroit : Les Toilettes de Mimi Geignarde. Ça c'était fait naturellement, nous n'avions pas chercher à prévoir cela mais c'était devenu petit à petit notre lieu.

L'aube n'allait pas tarder à se lever et en repensant à Tobias, j'avais cette envie de lui confier la chose la plus importante. En ce moment, elle était la seule à me comprendre, la seule à me faire rire. Elle était ma bulle d'oxygène et sans le vouloir, je m'étais attachée à elle. Même si je ne voulais pas réellement au fond, de peur de souffrir encore. Tant pis, j'avais besoin de prendre ce risque, j'avais besoin de parler. J'ai pris un bout de parchemin, une plume et j'ai griffonné quelques mots adressés à ma nouvelle amie afin qu'elle me rejoigne dans notre endroit. Il fallait être transparente pour que les choses fonctionnent. Après avoir attendu que l'heure soit celle de manger, je suis descendue à la Grande salle, grignotant deux trois petites choses avant de remonter dans notre lieu qui serait bientôt celui de la confidence.
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Re: [Toilettes de Mimi Geignarde] Drôle d'endroit pour se cacher

Message par : Akize T. Xiraz, Mer 07 Aoû 2013, 16:08


Spoiler:
 

Que faire quand on a terriblement
envie de l'embrasser ?
Avec Nathanaël Monaghan.

Je senti un petit frisson dans mon dos quand je bondi du lit pour aller prendre une douche. Il faisait pas trop chaud ce jour-ci. C'est d'ailleurs pour ça que j'ai prit une douche assez courte, mais avec de l'eau bien chaude pour me réchauffer un peu mais ça n'a pas marché longtemps... Je n'avais pas envie de sortir dehors, et je n'avais rien à faire à l'intérieur. J'eut un petit temps de réflexion, que faire? J'était dans le désespoir total. Je n'avait qu'une envie, rester dans mon lit. Le seul problème est que je ne voulait pas que les personnes qui se lèvent me voit, surtout à une heure tardive du matin. C'était vraiment une honte me concernant. Je n'avais aucune envie de prendre la honte si tôt le matin. Le soir, ça va, mais le matin c'est presque impossible. Après avoir sorti de ma douche, je mit une grande dose de parfum pour bien qu'on me sente passé, et un petit costard. Je voulais encore une fois paraître élégant, et c'était pas raté. J'étais très beau.

Je descendit ensuite les couloirs de Poudlard, à la recherche d'une activité à faire. Je ne suis pas du genre à vouloir faire une activité généralement, mais là j'avais une grosse envie. En passant, je vit plein de gens que je connaissais. C'était très amusant de leur dire bonjour en voyant leur tête du matin. Certains étaient très beaux, d'autres étaient très moche. Aucun des deux faisaient le poids contre moi. J'était d'une splendeur que personne pouvait imaginer me voir comme ça un jour ou l'autre. En tout cas, bonne vengeance à ceux qui m'ont énervé. C'était souvent eux qui étaient moches le matin. J'avais juste envie de les insulter, ils méritent que ça. Avant de critiquer les autres, qu'ils aillent se regarder.

Après avoir descendu tout les couloirs de Poudlard, comme une andouille, je monta. Je ne savait toujours pas quoi faire. J'avait envie d'avoir un peu de frisson dans l'activité que je vais faire - et un peu de chaleur serait pas de refus, il faisait très froid. J'eut l'idée de rentrer dans les toilettes de Mimi Geignarde, pour voir si la légende était bien vrai. Il paraissait qu'un fantôme se promenait là dedans. D'ailleurs, presque personne osait y entrer, c'était risqué et je crois même que c'était interdit. Cependant, j'avais tellement envie que je ne pouvais m'en empêcher, c'était plus fort que moi. J'avait une envie forte de voir ce qu'il y avait. Comme-ci quelqu'un contrôlait mon coeur d'une force impossible, je ne pouvais l'arrêter.

Arrivé dans ces fameux (ou pas) toilette, je n'aperçut rien d'étrange. Pour l'instant, tout était normal. Je faisait les tours des lieux, sans avoir crainte car rien n'y était. J'avait donc cru que c'était qu'une légende, et je rigolait. Un rire pas très fort, mais d'une voix assez aigu. C'était étrange. Malgré ma bisexualité, j'ai jamais eu une voix aussi aigu. Je me retourna et senti un frisson, comme-ci quelqu'un me suivait depuis tout à l'heure. C'était bizarre, et super dérangeant. Lorsque j'était dans un des toilettes pour vérifier si il y avait personne, j'entendit un bruit de pas. D'un coup, je sursauta pas trop bruyamment, personne n'avait l'habitude de venir ici. J'ai tout de suite su que c'était la personne qui me suivait depuis tout à l'heure. Au moment même, je priai pour que ce ne sois pas un professeur ou un membre du personnel de Poudlard. Sans faire trop de bruit, je sortit ma baguette, prêt à attaquer si c'était quelqu'un pas humain.. Ou la personne qui me suivait depuis tout à l'heure.
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