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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Autres Lieux Magiques ~¤~ :: A l'étranger
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Dans les îles...
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Re: Dans les îles...

Message par : Invité, Dim 20 Mar - 17:45


A mon tour de m'excuser pour cette attente. :/


Un sourire, voilà ce qui se dessina sur le visage de la demoiselle. Comme ça, cet idiot proposait soit un gueuleton de saleté soit un petit duel. Que pouvait il bien se passer dans la tête de cet énergumène ? Pensait t-il vraiment qu'elle ne pourrait pas se défendre ? Quel abruti. Et il espérait avoir été discret pour prendre sa baguette.. Que c'était mignon. Continuant de sourire Lyria avança d'un pas. Resserrant sa poigne autour de son arme, elle leva la baguette. Pas de tremblement, la main de cette adolescente était bien plus ferme qu'on aurait pu le penser en la voyant tituber. Le regard se durcissant, fixé sur Shawn, ce garçon qui la pensait pas en état de se battre mais qui s'y préparait tout de même.. Certes, jusque là, elle n'avait pas eut besoin de se battre en duel mais ça pourrait au moins l'occuper un peu.

Tu penses vraiment que je ne suis pas capable d'agir ? Que le fait que j'ai bu m'enlève tous raisonnement, tout équilibre ou je ne sais quoi ? Et bien.. .Nous allons voir ça.

Laissant planer deux ou trois secondes de silence la jeune femme passa à l'attaque, sa voix n'était plus ni faible, ni hésitante. La rage qui la consumait refit surface, déferlant sur cet ancien camarade de part son regard, ses gestes précis et ce sort qu'elle lançait à l'instant précis.

Electrocorpus !!

Sans ciller, elle regarda l'éclair foncer droit sur sa victime, ne restait plus qu'à voir s'il le bloquerait sans trop de mal, ou si elle le toucherait et annoncerait la couleur de ce duel improbable.
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Liam Riu
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Re: Dans les îles...

Message par : Liam Riu, Lun 6 Juin - 23:36


{RP privé w/ Bennet }

Cette fois, on ne se laissait plus aller à la couardise. Plus question de fuir l'inévitable, la procrastination de son devoir, de sa fierté. Cela faisait quoi, 5 ans ? 6 ans ? Non, 7 ans. Sept années qu'il attendait, qu'il s'était réfugié derrière les murs de l'école de sorcellerie, puis derrière Kyara, encore une fois sous les tours, et aux côtés de Kyara, en même temps. Il avait fait passer son intimité, son épanouissement personnel avant, il avait réussi à avancer malgré la menace qui pesait sur lui et sa famille, les souvenirs de cette nuit ne s'oubliaient cependant pas. Il s'était d'abord ouvert, sortir de sa timidité avait été sa plus grande épreuve et le meilleur de ses succès. Qui se souvenait de lui à cette époque ? Perdu derrière des livres de sorcellerie, il ne restait peut-être que l'image du jeune homme paraissant un peu trop parfait qui avait finalement mal tourné dorénavant.

Il avait eu plusieurs mois pour repenser à sa descente aux enfers. Et c'était la première chose auquel il avait pensé, une évidence: il lui fallait en terminer avec ce qui lui tordait les tripes dès qu'il remontait l'Allée des Embrumes. Il le neutraliserait. A coup sûr, il était prêt maintenant. Trois ou peut-être quatre mois qu'il y travaillait, sa deuxième plus grande préoccupation depuis. La première avait déjà été amorcée, il ne restait plus que la deuxième partie et tout serait réglé. Il ne pourrait plus se reprocher d'avoir été lâche pour ne pas avoir fait les choses jusqu'au bout. Cette fois, il allait tout réaliser, il en était certain. Ce serait une part de gâteau. La finalisation d'un pan de sa vie. Le début d'un autre.

Liam ramassait le vieux réveil qui avait servi de Portoloin, le fourra sans le ménager dans son sac ensorcelé, et se releva. Depuis la falaise où ils avaient atterri, on voyait la mer s'étendre très loin, ponctuée de quelques morceaux de terre vierges. Un petit port s'était établi dans une crique de l'île de Chichi-jima, et constituait l'un des seuls regroupements d'habitants. Tous moldus. Cela l'intéressait très peu, ils pouvaient continuer leur petite vie de Japonais expatriés loin de la capitale. En plein été, la température était largement supportable grâce au vent qui soufflait fort sur ces petites îles de l'archipel japonais. Le jeune homme s'accroupit un moment, respirant à grande inspiration cet air qui faisait partie de ses origines, ses yeux changeant du vert au bleu profond à force de regarder les va-et-vient de la mer. Des origines bien dissimulées, d'un père déjà eurasien. La génétique avait voulu qu'il hérite principalement des gènes de mère. Ses origines japonaises s'étaient alors estompées sur ses traits, son don l'avait façonné comme sa mère inconsciemment, preuve de sa préférence.

Ils avaient assez perdu de temps, ce n'était définitivement pas le tourisme qui les amenait ici. Il se tourna vers la jeune femme qui se trouvait derrière lui. Ses cheveux châtains s'emmêlaient avec le vent, et avec sa peau pâle qui contrastait avec les alentours, elle n'était pas vraiment agréable à regarder. Mais bon, il pouvait bien faire un effort pour cette fois. Le Métamorphomage n'avait pas eu de grandes difficultés à la convaincre de venir. Un petit rappel de leur rencontre dans un placard, la promesse d'argent à la clef, et il avait réussi à faire venir une jeune fille qui l'avait impressionné durant les quelques cours qu'il avait dispensés à Poudlard. Il ne l'avait pas non plus choisi au hasard, il aurait pu demander à Lilith ou Izsa mais elle, elle avait cet air de lassitude, il avait comme eu l'impression d'avoir devant lui le genre "je n'ai rien à perdre", qui lui correspondait en tout point. Et c'était ce qu'il cherchait pour la mission qu'il voulait mener à bien.

Un morceau de papier fut extirpé de sa poche, il vérifia le trajet, et se tourna vers les plaines intérieures. Il s'arrêta devant la jeune femme :

- Pas trop secouée par le trajet j'espère ? Il y avait de quoi, de la Grande Bretagne jusqu'au Japon, ce n'était pas facile à supporter. On va vers les terres. Faut que je te réexplique le contexte et le plan ou t'as suivi jusqu'ici ?

Comment pouvait-elle le suivre sachant ce qu'il comptait faire, sans même poser de questions ? Il avait quelque chose de louche là-dessous mais jamais il ne l'interrogerait dessus. C'était sa part du marché, implicitement.
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Lizzie Bennet
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Re: Dans les îles...

Message par : Lizzie Bennet, Mar 7 Juin - 11:15


L’été tambourine à tes oreilles. L’on dit ailleurs que la Grande Bretagne est un lieu pluvieux et frais. Pourtant, la rosée matinale s’échappe en quelques minutes, rognée par la chaleur et la pollution londonienne. Vraiment pas nécessaires ces moldus. Pis toi, t’avais toujours chaud de base, mais alors avec un gosse en route... Faut pas se méprendre, mais le poids et le chaud, ça fait juste pas bon ménage. Morale tu te retrouvais avec des tenues trop improbables, car sérieux, cinq mois que Quarante Neuf t’avait engrossée, ça allait bientôt devenir chaud de te trouver des fringues. Pour l’heure, no panic! (at the disco), suffisait de voler, jeu de prédilection, et puis rafistoler.

Ce jour-là, tu portais un truc qui ressemblait globalement à une robe. Enfin y avait pas de jambes de pantalon, et c’était une pièce, donc c’est quasi ça, même si l’aspect était un peu disparate, entre blanc éclatant -moins chaud- et motifs ethniques -plus plus lâches, facilité à dissimuler une part de ton giron sans pour autant utiliser de magie. Parce que bon, c’était bien si les gens repéraient quand même que l’une était enceinte et l’autre non. Un peu version lion et gazelle, en somme. Savoir se scinder, pour pas attirer les soupçons. Même si bon, trancher entre deux bouts de soi quand on était qu’un amalgame, une combinaison, compilation, d’éléments des plus opposés. Sans aller, non, jusqu’aux soixante-dix-huit personnalités impossibles à réveiller le matin ! T’étais une, Sunil restait toi, juste la version amnésique, flottante, mais c’était toi, et toi t’étais un peu un hérisson avec des centaines de piques qui parfois se confondent, parfois se meurtrissent.

vidée de secondes
la guêpe
cogne


Fin bon, tout ça pour dire que ta robe te tenait pas trop chaud, et que celles chez qui tu t’étais servie avaient encore plus frais. Pis bon, la Boutique d’Accessoires de Magie Noire, c’était vraiment le bon plan pour bosser l’été ! Il faisait bois et ombre ; il faisait maison sombre. Et les potions entre tes doigts rutilaient, les réserves si pleines que Parker aurait pu te demander de freiner la cadence, si tu n’avais volé les surplus. Pourtant, même à l’antre, il faisait ennui. Tu étais habituée à vivre dix vies, et multipliais les escapades futiles -style quand tu t’amusais à faire le tour de l’Europe pour modifier les textes de bibliothèques moldues. Dafuck. Trop de temps à perdre, et du temps pas payé, car les gens embauchaient pas tellement les femmes enceintes. Enfin, t’avais trouvé une possibilité, mais c’était chelou un peu quand même -devenir garde de Madrevier.

L’idée, il y a trois ans, t’aurais fait vomir, mais t’étais un peu en galère. Parce que super, au sortir de prison, t’avais trouvé le moyen de gagner quatre gallions le mois, mais ça te payait jamais le loyer et la bouffe. Enfin, le loyer, t’avais eu une solution toute faite -buter le meurtrier de ta soeur, pour t’installer dans leur chambre nuptiale avec ta demi-soeur-, sauf qu’entre temps, t’avais trahi cette dernière, du coup elle avait gardé l’appartement. Bien sûr, tu rentrais parfois dans la collocation de Eb, Zsa et Delab, mais c’était un lieu où... Je sais pas, Delab faisait des trucs bizarres avec sa brosse à cheveux. Pis tu te sentais constamment surveillée. Quoique, Lestrange avait toujours pas capté que t’étais enceinte...

un t-shirt pour prison
et pour abandon
ta langue


C’était dingue finalement, cette capacité que tu avais à finir entourée mais profondément isolée. Genre à force de voir les gens comme vides et creux, ils te le rendaient bien. Si tu étais moins attachée au déni, tu aurais vu que parfois, des gens prenaient des risques pour toi. Style Azphel, prêt à défoncer la sécurité d’Azkaban pour te libérer. Ou Riu, manifestant un semblant d’écoute après l’incident Mkrosvk, quand sans doute ton regard lançait des alertes « attention, me cause pas ou je te mords ». Alors pourquoi les repoussais-tu toujours ? Tu savais pas, plus, et te repliais lentement. Paradoxalement, ce qui stimulait le plus tes envies et ta curiosité du monde était ce petit bout de chair crépitant en toi.

Peut-être parce que tu ne comprenais pas bien comment une sorcière si définie par la destruction et l’auto-destruction pouvait en définitive créer quelque chose. Être un souffle de vie. Vie qu’il te faudrait un jour protéger, et ça... Ça c’était pas gagné. Parce que les gens auxquels tu tenais avaient toujours cette fâcheuse tendance à crever. Kitty. Jane. Face. Mary. Peut-être était-ce finalement pourquoi tu repoussais les gens. Pas tous hein ! Mais certains. Les spéciaux. Emily. Jade. Moins par refus d’oppression sonore que par crainte de les entrainer dans tes emm*rdes.

le chien aboie
l'abeille coule
la guêpe pique


C’était pas le cas de Riu. Lui, lui tu l’avais jamais compris, mais quand il avait des doutes, apparemment, il s’ouvrait aux gens. A sa façon. Il était venu te voir, toi, pas trop capté pourquoi. Il avait évoqué ce souvenir honteux, jamais oublié, une grimace avait tordu ton visage ; puis la promesse de sous, pouvant alimenter le bébé, et c’était gagné. Enfin en vrai c’était pas ça. C’était plutôt le fait qu’il ait ce regard - ce regard indéfinissable que tu ne connaissais que trop. Aujourd’hui, je vais faire disparaître mes brisures et mes chaines. Avec un frémissement de quelques soient les squelettes à cacher au placard.

Un CRAC! avait ensanglanté l’espace d’un vide, et vous vous étiez matérialisés sur un archipel japonais moldu. Ta main caressait ton ventre, comme pour s’assurer qu’il n’avait trop déprécié le voyage, ou peut-être lui conter tous ces petits c*ns de moldus qu’il allait devoir attendre un peu pour voir crever. Ton ex-enseignant t’avait parlé, et t’avais pas trop compris. Il demandait comment tu allais ? Tu secouas la tête, sentiment d’être retombée en mode gamine de onze ans sur laquelle on pourrait veiller. Sentiment oublié, et troublant. T’avais jamais compris ce type, mais on va dire que l’air du voyage le rendait un peu chèvre et attachant, ça vous va ?

je crois qu'elle a
peur
d'avoir compris


- Si tu crois que j’ai écouté le plan... Rembobine ouais.
Il avait pas eu le temps de parler que t’avisas un type bien intéressant. Fin surtout ses mains. Fin surtout l’ananas entre ses mains. Large et mûr. L’oeil espiègle, tu informulas un #Asservo Meto, et l’homme s’étonna de voir le fruit cueillir prendre la forme d’une liane. #Piertotum Locomotor, elle s’enroulait autour de son cou comme un serpent, il piétinait affolé, jetait le fruit en votre direction en criant, et boom.

- On en parle autour d’un met local ?
Sans attendre, tu commençais à préparer le fruit. Alléchée. Sans trop savoir pourquoi, le jus qui te coulait entre les ongles rappelait un peu le sang. Peut-être parce que tu le voyais que d'un oeil ? D'ailleurs, y avait de la torture au menu ?
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Liam Riu
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Re: Dans les îles...

Message par : Liam Riu, Jeu 16 Juin - 16:01


Liam piétinait, il peinait à cacher son impatience. Il avait aussi peur de changer d'avis, de se dire qu'une vie ne valait pas d'être perdue pour une question de fierté, de revanche. Cette vie le méritait, par mesure de prévention au moins. Son lui intérieur se demandait encore ce qui s'était passé pour qu'il se transforme aussi drastiquement, mais une voix bien plus forte lui soufflait qu'il semait encore plus de malheur en se refusant à supprimer une seule personne. Dire qu'il n'en était même pas arrivé là dans ses années Phénix.

For the greater good.

Un homme venant du port transportait un gros fruit. Un ananas. Le Suédois le scruta distraitement, s'accrochant à la seule forme de vie visible pour éviter de croiser le regard de son accompagnatrice. Il la soupçonnait de vouloir le convaincre de renoncer, pourquoi l'aurait-elle suivi sinon ? Et puis, avec toutes les traces de souffrance qu'elle portait rien que physiquement, il ne voulait pas se tenter à prendre pitié. D'elle, en plus, ce serait autant irrespectueux pour elle que pour lui.

Il s'apprêtait à reprendre ce qu'il lui avait expliqué plus tôt, après un soupir. Toujours à se répéter, il n'était plus son prof quand même. Mais son regard fut absorbé par la baguette qu'elle dégaina, pointa sur l'homme qui passait maintenant à côté d'eux, elle l'étrangla, et récupéra l'ananas de ses mains. Et pendant quelques secondes, Liam ne pouvait détacher son regard du torturé. Une curiosité malsaine, sur ce qu'il s'apprêtait à faire. Il suffoquait, s'agitait, criait, agonisait. La proie s'en allait en courant, échappant au chasseur qui n'en avait que faire. Et cette proie paraissait tellement inoffensive sur le moment que le tentation de lui prouver sa propre faiblesse était peut-être trop tentante pour le chasseur. Prouver que la balle était dans son camp, qu'il avait le pouvoir de réduire sa misérable vie en quelques gesticulations du poignet, qu'il pouvait influencer sur la vie des autres, leur donner du sens ou pas.

Et finalement, Liam trouvait ça plus beau qu'autre chose. Peut-être pas le sort utilisé, mais l'idée. Et puis, c'était bien la raison de sa venue ici, alors s'il commençait à s'émouvoir de si peu, il pouvait toujours rentrer dans les bras de Kyara et se barricader dans son manoir pour éviter de voir toute la haine du monde. Comme si de rien n'était, Lizzie proposa de discuter de tout ça autour du fruit juteux qu'elle préparait déjà. C'est vrai que tout ça ouvrait l'appétit. Après une bouchée, le Métamorphomage entreprit de réexpliquer la petite partie qu'il s'apprêtait à jouer.

- On se trouve à 2 kilomètres de la cible. De ce que j'ai compris, des protections ont été appliquées tout autour de la maison sur une distance de 1 kilomètre et demi, on ne pouvait pas s'approcher plus que ça. Repousse-moldu, anti-transplanage, charme du cridurut, bref, tout ce qu'il faut pour empêcher qui que ce soit d'entrer, mais pas trop coûteux en énergie. Sûrement pour pouvoir avoir encore de l'énergie pour se battre. Le but, c'est pas de faire une entrée bélier de toute manière. On va l'observer d'abord, pour vérifier qu'il soit bien là et ensuite, on y va.

Il s'arrêta un petit moment, hésitant à annoncer la suite. Il savait ce qu'il faisait, il l'avait préparé, mais il n'avait pas pensé à annoncer vraiment ce qui allait suivre. Il pensait plutôt l'envoyer en pâture, sans rien expliquer, la laisser se débrouiller, pendant qu'il fouillerait sa maison à la recherche de tout ce dont l'ex Poufsouffle aurait besoin, et enfin arriver pour détruire son amulette d'Asclépios et son oncle par la même occasion.

- Tu t'occuperas à ce moment de déclencher à la fois le cridurut et le distraire. Tu le feras sortir, tu lui balances tes sorts pendant que je me retrouverai derrière lui. A ce moment-là, il se retrouvera encerclé. Et à partir de ce moment, le but sera de détruire son amulette d'Asclépios. Tu t'y connais mieux que moi je pense, t'as sûrement plus de technique pour t'en débarrasser. Et ensuite, je lui assène le coup de grâce. Tout ça, vite fait, bien fait, 20 minutes, pas plus. Il est déjà affaibli par l'âge je pense, il ne devrait pas être trop résistant. Le plus dur sera de détruire son amulette.

Il termina alors là-dessus, lui laissant le temps de tout gober, espérant ne pas avoir à tout lui expliquer une troisième fois. Elle connaissait pratiquement toutes les subtilités de la mission, elle devait se conformer au plan. Il n'accepterait pas qu'elle émette un seul jugement ou qu'elle refuse, elle savait dans quoi elle mettait les pieds, elle ne pouvait pas reculer. Il ne la laisserait pas faire de toute manière, enceinte ou pas. Tout ce dont il était prêt à entendre d'elle était des conseils sur la meilleure manière de lui priver de son amulette et son approbation.
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Lizzie Bennet
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Re: Dans les îles...

Message par : Lizzie Bennet, Mer 10 Aoû - 4:35


Do wake up in the night and change your mind?

Il -on- mangeait, parlait, peut-être plus que prévu, peut-être avec plus de souplesse, de fluidité, qu’il n’aurait fallu, quand enfin on s’était haï bien comme il faut tout ce temps, en cours, au Quidditch, pis là presque on avait l’impression de prendre le temps, de se poser, de s’écouter. J’pourrais dire ils, eux, tout ça, mais j’ai pas envie, j’ai plus envie, je veux plus de cette troisième personne, de cet éloignement qui ne fait qu’armer Sunil de courage, qui ne fait que m’effacer moi.

J’veux m’affirmer dans le dégel, j’veux re-être, renaître, moins des cendres que des chaines, du sang de ceux que j’aime. J’veux reconstruire, y compris lorsque ça passe par la destruction, mais c’est important aussi, détruire, c’est réaffirmer tout ce que je suis, c’est la prise de pouvoir sur l’autre, sur soi. Détruire c’est l’impact quand on est trop faible pour construire du neuf. Alors j’allais donner. Enfin oui et non, car j’sais pas ce qui était le plus faible, entre détruire et prêter attention à ce que Riu était en train de raconter. Bordel, j’étais au Japon pour aider ce c*n.

Quelle déception. Pourtant j’oubliais vite que j’aurais pas du écouter, j’me laisser happer, entre les nuances sucrées et juteuses de l’ananas, dans son histoire, il avait la voix presque familière, peut-être parce que c’était un ancien prof, on les entend parler en continu, c’est un peu comme un fond musical incorporé au quotidien, j’sais pas, ça glissait, et j’prenais des notes mentales, sans en être consciente. Il promettait 500 mètres sans embûche, le temps d’observer, puis 1km5 de périmètre protégé. Hola. Il voulait vraiment qu’on fasse sonner sur 1km5, à pied ? Pourquoi pas envoyer un hibou prévenir de notre visite aussi ? Complètement barge le type, la drogue c’est pas bien les enfants, ça vous détruit le cerveau. Non, il avait rien compris, fallait une entrée souris. Et forcément, il avait rien prévu pour.

C’était trop protégé pour les portoloins et transplanages, mais si on s’était organisés, on chopait un balai, une moto de la BAMN, tant de possibilités ! Que dalle. Bon, faudrait un truc local. On déclencherait le cridurut, mais avec un peu de chance, on se serait entre temps doté d’un outil accélérant l’accès. Les pensées allaient bon train dans mon esprit déséquilibré ; qu’avais-je sous la main ? Oh, y avait bien un p’tit fluide explosif, j’étais pas maitresse des potions pour rien. Je le sortais, pour le prévenir, un peu, qu’il ait une idée d’où on allait, juge de la possibilité de diversion. Un liquide magique. Instable à souhait, tant qu’il fallait sans doute s’appeler Liz pour le foutre dans une poche en plein plan foireux avec un prof d’enchantements.

En vrai, cinq sorts aux environs immédiats, et on se faisait sauter la gueule. Heureusement qu’il avait pas été assez c*n pour essayer de s’en prendre à moi. Certains auraient dit que je le méritais ; des optimistes qui croyaient que la vie s’obtenait pour quelque chose, qu’on mourrait pour quelque chose, qu’il fallait foutre du sens entre les événements. Moi j’le voyais, j’étais la pire de mes soeurs, et tellement emplie de vie que c’était un éternel clin d’oeil du hasard. Un regarde, pauv’ c*nne. Bref, n’allons pas trop dans le non-sens : il a beau être partout, les pourquoi sont que des trous. Mon oeil, perdu depuis quelques dizaines de secondes dans le sombre liquide aux effluves vinaigrées, revint un instant sur le professeur.

Lui, peut-être que dans un monde doté de sens, il aurait mérité un miracle. Peut-être que buter l’autre mec, c’était un bout de miracle, enfin refoutre du sens dans sa vie quoi. C’était ridicule, et j’avais cette dégueulasse envie d’y croire. J’sais pas à quoi j’étais shootée ; peut-être savais-je que ce serait la première fois, depuis mes 7 ans, que je faisais quelque chose de bon pour quelqu’un. Banalement bon. J’gardais le silence, comme un miel qu’on retient entre les lèvres, de peur qu’il écoeure quiconque l’aurait en bouche. J’allais trouver l’entrée souris.
- Attends moi.


J’sais pas pourquoi j’avais dit ça. Le concept même que quelqu’un m’attende était étrange. Les vies s’égrenaient dans l’oubli, l’attente était perte de temps, il fallait courser les secondes, les boire jusqu’à la dernière onde. Mais j’avais pas envie qu’il aille se foutre dans des emm*rdes sans nom tout seul. Il avait dans son regard quelque chose, quelque chose des gens qui sous les masques ont vécu beaucoup, des gens qui auraient droit à un bout de sens. P*tain de m*rde. Je m’y mettais. Pour de bon. J’pense qu’il vaudrait mieux que vous sachiez pas comment j’ai réfléchi ce jour-là. Pour douche froide la mort. Par extension les sombrals-aux, respectons les deux écoles, ou soyons gentils, les chevaux ailés, et de bonds en rebonds je larguais à l’avenir un fin filet d’eau.

Prenant tout mon temps, attendant la réponse du destrier du sens. #Aguamenti Condicionalis : l’eau m’indiquerait la direction du premier cheval ailé. J’avoue que j’ai transplané quatre p*tain de fois avant de trouver cet orchidoclaste. Moins Sombral que Gronian, mais qu’importait ? Ne connaissant le passé du japonais, j’comptais lui offrir une p’tite désillusion. Enfin laisser Riu le faire, parce que le soin des animaux... J’finissais toujours par tenter sans faire exprès de les tuer. Wait. Non mais j’vous jure la tentative involontaire est un concept à part entière. Promis. Et hop, passée une domestication version Lizzie -ça veut tout dire, non ? Sinon... bah la version Riu sera détaillée, ouais je sais, j’t’emm*rde lecteur- je l’emmenais rencontrer son futur cavalier. Fin l’un de ses, on allait partager la bête sur la zone protégée.

- R’garde c’que j’ai trouvé ! On ira plus vite. Nah. Pis j’ai réfléchi et-
oh wait, je commençais à vraiment prendre cette affaire trop à coeur, qu’avais-je à y gagner pour m’enthousiasmer si gnugnutement ?- l’amulette on sait pas trop ce qui la protège. Les vendeurs la reprennent souvent pour l’intégrer à un autre bijou, les matières peuvent nous jouer des tours. Est-ce que l’amulette changée en pierre conserverait encore quelques effets ? Sans parler des sorts conditionnels. Trop de miroirs tuent le sorcier. Le glissement discret, la coupure de cordon, il a le temps de réagir. Non, si on veut être sûrs de notre coup, j’aimais pas ce nous, put*in, il va falloir tabler sur la suppression pure et dure de l’objet. Donc pas de revente. Arrêt, le temps de regarder si- oh wait non, ça c’était pour moi que c’était un souci. Bref, un Evanesco, et l’homme est à toi. Ça te paraît bon ?

Presque un parfum de rédemption.
Sans attendre de réponse, je fourguais une dernière bouchée d’ananas dans la g*eule du Gronian. Nous partons ~

Deuxième étoile à droite et tout droit jusqu’au matin.


Edit 25 oct: Merci de bien vouloir me MP avant de prendre possession de ce sujet, c'est un RP important quoiqu'avec un gars pas
.
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