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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Autres Lieux Magiques ~¤~ :: A l'étranger
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Dans les îles...
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Invité
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Re: Dans les îles...

Message par : Invité, Dim 20 Mar 2016 - 17:45


A mon tour de m'excuser pour cette attente. :/


Un sourire, voilà ce qui se dessina sur le visage de la demoiselle. Comme ça, cet idiot proposait soit un gueuleton de saleté soit un petit duel. Que pouvait il bien se passer dans la tête de cet énergumène ? Pensait t-il vraiment qu'elle ne pourrait pas se défendre ? Quel abruti. Et il espérait avoir été discret pour prendre sa baguette.. Que c'était mignon. Continuant de sourire Lyria avança d'un pas. Resserrant sa poigne autour de son arme, elle leva la baguette. Pas de tremblement, la main de cette adolescente était bien plus ferme qu'on aurait pu le penser en la voyant tituber. Le regard se durcissant, fixé sur Shawn, ce garçon qui la pensait pas en état de se battre mais qui s'y préparait tout de même.. Certes, jusque là, elle n'avait pas eut besoin de se battre en duel mais ça pourrait au moins l'occuper un peu.

Tu penses vraiment que je ne suis pas capable d'agir ? Que le fait que j'ai bu m'enlève tous raisonnement, tout équilibre ou je ne sais quoi ? Et bien.. .Nous allons voir ça.

Laissant planer deux ou trois secondes de silence la jeune femme passa à l'attaque, sa voix n'était plus ni faible, ni hésitante. La rage qui la consumait refit surface, déferlant sur cet ancien camarade de part son regard, ses gestes précis et ce sort qu'elle lançait à l'instant précis.

Electrocorpus !!

Sans ciller, elle regarda l'éclair foncer droit sur sa victime, ne restait plus qu'à voir s'il le bloquerait sans trop de mal, ou si elle le toucherait et annoncerait la couleur de ce duel improbable.
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Liam Riu
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Re: Dans les îles...

Message par : Liam Riu, Lun 6 Juin 2016 - 23:36


{RP privé w/ Bennet }

Cette fois, on ne se laissait plus aller à la couardise. Plus question de fuir l'inévitable, la procrastination de son devoir, de sa fierté. Cela faisait quoi, 5 ans ? 6 ans ? Non, 7 ans. Sept années qu'il attendait, qu'il s'était réfugié derrière les murs de l'école de sorcellerie, puis derrière Kyara, encore une fois sous les tours, et aux côtés de Kyara, en même temps. Il avait fait passer son intimité, son épanouissement personnel avant, il avait réussi à avancer malgré la menace qui pesait sur lui et sa famille, les souvenirs de cette nuit ne s'oubliaient cependant pas. Il s'était d'abord ouvert, sortir de sa timidité avait été sa plus grande épreuve et le meilleur de ses succès. Qui se souvenait de lui à cette époque ? Perdu derrière des livres de sorcellerie, il ne restait peut-être que l'image du jeune homme paraissant un peu trop parfait qui avait finalement mal tourné dorénavant.

Il avait eu plusieurs mois pour repenser à sa descente aux enfers. Et c'était la première chose auquel il avait pensé, une évidence: il lui fallait en terminer avec ce qui lui tordait les tripes dès qu'il remontait l'Allée des Embrumes. Il le neutraliserait. A coup sûr, il était prêt maintenant. Trois ou peut-être quatre mois qu'il y travaillait, sa deuxième plus grande préoccupation depuis. La première avait déjà été amorcée, il ne restait plus que la deuxième partie et tout serait réglé. Il ne pourrait plus se reprocher d'avoir été lâche pour ne pas avoir fait les choses jusqu'au bout. Cette fois, il allait tout réaliser, il en était certain. Ce serait une part de gâteau. La finalisation d'un pan de sa vie. Le début d'un autre.

Liam ramassait le vieux réveil qui avait servi de Portoloin, le fourra sans le ménager dans son sac ensorcelé, et se releva. Depuis la falaise où ils avaient atterri, on voyait la mer s'étendre très loin, ponctuée de quelques morceaux de terre vierges. Un petit port s'était établi dans une crique de l'île de Chichi-jima, et constituait l'un des seuls regroupements d'habitants. Tous moldus. Cela l'intéressait très peu, ils pouvaient continuer leur petite vie de Japonais expatriés loin de la capitale. En plein été, la température était largement supportable grâce au vent qui soufflait fort sur ces petites îles de l'archipel japonais. Le jeune homme s'accroupit un moment, respirant à grande inspiration cet air qui faisait partie de ses origines, ses yeux changeant du vert au bleu profond à force de regarder les va-et-vient de la mer. Des origines bien dissimulées, d'un père déjà eurasien. La génétique avait voulu qu'il hérite principalement des gènes de mère. Ses origines japonaises s'étaient alors estompées sur ses traits, son don l'avait façonné comme sa mère inconsciemment, preuve de sa préférence.

Ils avaient assez perdu de temps, ce n'était définitivement pas le tourisme qui les amenait ici. Il se tourna vers la jeune femme qui se trouvait derrière lui. Ses cheveux châtains s'emmêlaient avec le vent, et avec sa peau pâle qui contrastait avec les alentours, elle n'était pas vraiment agréable à regarder. Mais bon, il pouvait bien faire un effort pour cette fois. Le Métamorphomage n'avait pas eu de grandes difficultés à la convaincre de venir. Un petit rappel de leur rencontre dans un placard, la promesse d'argent à la clef, et il avait réussi à faire venir une jeune fille qui l'avait impressionné durant les quelques cours qu'il avait dispensés à Poudlard. Il ne l'avait pas non plus choisi au hasard, il aurait pu demander à Lilith ou Izsa mais elle, elle avait cet air de lassitude, il avait comme eu l'impression d'avoir devant lui le genre "je n'ai rien à perdre", qui lui correspondait en tout point. Et c'était ce qu'il cherchait pour la mission qu'il voulait mener à bien.

Un morceau de papier fut extirpé de sa poche, il vérifia le trajet, et se tourna vers les plaines intérieures. Il s'arrêta devant la jeune femme :

- Pas trop secouée par le trajet j'espère ? Il y avait de quoi, de la Grande Bretagne jusqu'au Japon, ce n'était pas facile à supporter. On va vers les terres. Faut que je te réexplique le contexte et le plan ou t'as suivi jusqu'ici ?

Comment pouvait-elle le suivre sachant ce qu'il comptait faire, sans même poser de questions ? Il avait quelque chose de louche là-dessous mais jamais il ne l'interrogerait dessus. C'était sa part du marché, implicitement.
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Lizzie Bennet
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Re: Dans les îles...

Message par : Lizzie Bennet, Mar 7 Juin 2016 - 11:15


L’été tambourine à tes oreilles. L’on dit ailleurs que la Grande Bretagne est un lieu pluvieux et frais. Pourtant, la rosée matinale s’échappe en quelques minutes, rognée par la chaleur et la pollution londonienne. Vraiment pas nécessaires ces moldus. Pis toi, t’avais toujours chaud de base, mais alors avec un gosse en route... Faut pas se méprendre, mais le poids et le chaud, ça fait juste pas bon ménage. Morale tu te retrouvais avec des tenues trop improbables, car sérieux, cinq mois que Quarante Neuf t’avait engrossée, ça allait bientôt devenir chaud de te trouver des fringues. Pour l’heure, no panic! (at the disco), suffisait de voler, jeu de prédilection, et puis rafistoler.

Ce jour-là, tu portais un truc qui ressemblait globalement à une robe. Enfin y avait pas de jambes de pantalon, et c’était une pièce, donc c’est quasi ça, même si l’aspect était un peu disparate, entre blanc éclatant -moins chaud- et motifs ethniques -plus plus lâches, facilité à dissimuler une part de ton giron sans pour autant utiliser de magie. Parce que bon, c’était bien si les gens repéraient quand même que l’une était enceinte et l’autre non. Un peu version lion et gazelle, en somme. Savoir se scinder, pour pas attirer les soupçons. Même si bon, trancher entre deux bouts de soi quand on était qu’un amalgame, une combinaison, compilation, d’éléments des plus opposés. Sans aller, non, jusqu’aux soixante-dix-huit personnalités impossibles à réveiller le matin ! T’étais une, Sunil restait toi, juste la version amnésique, flottante, mais c’était toi, et toi t’étais un peu un hérisson avec des centaines de piques qui parfois se confondent, parfois se meurtrissent.

vidée de secondes
la guêpe
cogne


Fin bon, tout ça pour dire que ta robe te tenait pas trop chaud, et que celles chez qui tu t’étais servie avaient encore plus frais. Pis bon, la Boutique d’Accessoires de Magie Noire, c’était vraiment le bon plan pour bosser l’été ! Il faisait bois et ombre ; il faisait maison sombre. Et les potions entre tes doigts rutilaient, les réserves si pleines que Parker aurait pu te demander de freiner la cadence, si tu n’avais volé les surplus. Pourtant, même à l’antre, il faisait ennui. Tu étais habituée à vivre dix vies, et multipliais les escapades futiles -style quand tu t’amusais à faire le tour de l’Europe pour modifier les textes de bibliothèques moldues. Dafuck. Trop de temps à perdre, et du temps pas payé, car les gens embauchaient pas tellement les femmes enceintes. Enfin, t’avais trouvé une possibilité, mais c’était chelou un peu quand même -devenir garde de Madrevier.

L’idée, il y a trois ans, t’aurais fait vomir, mais t’étais un peu en galère. Parce que super, au sortir de prison, t’avais trouvé le moyen de gagner quatre gallions le mois, mais ça te payait jamais le loyer et la bouffe. Enfin, le loyer, t’avais eu une solution toute faite -buter le meurtrier de ta soeur, pour t’installer dans leur chambre nuptiale avec ta demi-soeur-, sauf qu’entre temps, t’avais trahi cette dernière, du coup elle avait gardé l’appartement. Bien sûr, tu rentrais parfois dans la collocation de Eb, Zsa et Delab, mais c’était un lieu où... Je sais pas, Delab faisait des trucs bizarres avec sa brosse à cheveux. Pis tu te sentais constamment surveillée. Quoique, Lestrange avait toujours pas capté que t’étais enceinte...

un t-shirt pour prison
et pour abandon
ta langue


C’était dingue finalement, cette capacité que tu avais à finir entourée mais profondément isolée. Genre à force de voir les gens comme vides et creux, ils te le rendaient bien. Si tu étais moins attachée au déni, tu aurais vu que parfois, des gens prenaient des risques pour toi. Style Azphel, prêt à défoncer la sécurité d’Azkaban pour te libérer. Ou Riu, manifestant un semblant d’écoute après l’incident Mkrosvk, quand sans doute ton regard lançait des alertes « attention, me cause pas ou je te mords ». Alors pourquoi les repoussais-tu toujours ? Tu savais pas, plus, et te repliais lentement. Paradoxalement, ce qui stimulait le plus tes envies et ta curiosité du monde était ce petit bout de chair crépitant en toi.

Peut-être parce que tu ne comprenais pas bien comment une sorcière si définie par la destruction et l’auto-destruction pouvait en définitive créer quelque chose. Être un souffle de vie. Vie qu’il te faudrait un jour protéger, et ça... Ça c’était pas gagné. Parce que les gens auxquels tu tenais avaient toujours cette fâcheuse tendance à crever. Kitty. Jane. Face. Mary. Peut-être était-ce finalement pourquoi tu repoussais les gens. Pas tous hein ! Mais certains. Les spéciaux. Emily. Jade. Moins par refus d’oppression sonore que par crainte de les entrainer dans tes emm*rdes.

le chien aboie
l'abeille coule
la guêpe pique


C’était pas le cas de Riu. Lui, lui tu l’avais jamais compris, mais quand il avait des doutes, apparemment, il s’ouvrait aux gens. A sa façon. Il était venu te voir, toi, pas trop capté pourquoi. Il avait évoqué ce souvenir honteux, jamais oublié, une grimace avait tordu ton visage ; puis la promesse de sous, pouvant alimenter le bébé, et c’était gagné. Enfin en vrai c’était pas ça. C’était plutôt le fait qu’il ait ce regard - ce regard indéfinissable que tu ne connaissais que trop. Aujourd’hui, je vais faire disparaître mes brisures et mes chaines. Avec un frémissement de quelques soient les squelettes à cacher au placard.

Un CRAC! avait ensanglanté l’espace d’un vide, et vous vous étiez matérialisés sur un archipel japonais moldu. Ta main caressait ton ventre, comme pour s’assurer qu’il n’avait trop déprécié le voyage, ou peut-être lui conter tous ces petits c*ns de moldus qu’il allait devoir attendre un peu pour voir crever. Ton ex-enseignant t’avait parlé, et t’avais pas trop compris. Il demandait comment tu allais ? Tu secouas la tête, sentiment d’être retombée en mode gamine de onze ans sur laquelle on pourrait veiller. Sentiment oublié, et troublant. T’avais jamais compris ce type, mais on va dire que l’air du voyage le rendait un peu chèvre et attachant, ça vous va ?

je crois qu'elle a
peur
d'avoir compris


- Si tu crois que j’ai écouté le plan... Rembobine ouais.
Il avait pas eu le temps de parler que t’avisas un type bien intéressant. Fin surtout ses mains. Fin surtout l’ananas entre ses mains. Large et mûr. L’oeil espiègle, tu informulas un #Asservo Meto, et l’homme s’étonna de voir le fruit cueillir prendre la forme d’une liane. #Piertotum Locomotor, elle s’enroulait autour de son cou comme un serpent, il piétinait affolé, jetait le fruit en votre direction en criant, et boom.

- On en parle autour d’un met local ?
Sans attendre, tu commençais à préparer le fruit. Alléchée. Sans trop savoir pourquoi, le jus qui te coulait entre les ongles rappelait un peu le sang. Peut-être parce que tu le voyais que d'un oeil ? D'ailleurs, y avait de la torture au menu ?
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Liam Riu
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Re: Dans les îles...

Message par : Liam Riu, Jeu 16 Juin 2016 - 16:01


Liam piétinait, il peinait à cacher son impatience. Il avait aussi peur de changer d'avis, de se dire qu'une vie ne valait pas d'être perdue pour une question de fierté, de revanche. Cette vie le méritait, par mesure de prévention au moins. Son lui intérieur se demandait encore ce qui s'était passé pour qu'il se transforme aussi drastiquement, mais une voix bien plus forte lui soufflait qu'il semait encore plus de malheur en se refusant à supprimer une seule personne. Dire qu'il n'en était même pas arrivé là dans ses années Phénix.

For the greater good.

Un homme venant du port transportait un gros fruit. Un ananas. Le Suédois le scruta distraitement, s'accrochant à la seule forme de vie visible pour éviter de croiser le regard de son accompagnatrice. Il la soupçonnait de vouloir le convaincre de renoncer, pourquoi l'aurait-elle suivi sinon ? Et puis, avec toutes les traces de souffrance qu'elle portait rien que physiquement, il ne voulait pas se tenter à prendre pitié. D'elle, en plus, ce serait autant irrespectueux pour elle que pour lui.

Il s'apprêtait à reprendre ce qu'il lui avait expliqué plus tôt, après un soupir. Toujours à se répéter, il n'était plus son prof quand même. Mais son regard fut absorbé par la baguette qu'elle dégaina, pointa sur l'homme qui passait maintenant à côté d'eux, elle l'étrangla, et récupéra l'ananas de ses mains. Et pendant quelques secondes, Liam ne pouvait détacher son regard du torturé. Une curiosité malsaine, sur ce qu'il s'apprêtait à faire. Il suffoquait, s'agitait, criait, agonisait. La proie s'en allait en courant, échappant au chasseur qui n'en avait que faire. Et cette proie paraissait tellement inoffensive sur le moment que le tentation de lui prouver sa propre faiblesse était peut-être trop tentante pour le chasseur. Prouver que la balle était dans son camp, qu'il avait le pouvoir de réduire sa misérable vie en quelques gesticulations du poignet, qu'il pouvait influencer sur la vie des autres, leur donner du sens ou pas.

Et finalement, Liam trouvait ça plus beau qu'autre chose. Peut-être pas le sort utilisé, mais l'idée. Et puis, c'était bien la raison de sa venue ici, alors s'il commençait à s'émouvoir de si peu, il pouvait toujours rentrer dans les bras de Kyara et se barricader dans son manoir pour éviter de voir toute la haine du monde. Comme si de rien n'était, Lizzie proposa de discuter de tout ça autour du fruit juteux qu'elle préparait déjà. C'est vrai que tout ça ouvrait l'appétit. Après une bouchée, le Métamorphomage entreprit de réexpliquer la petite partie qu'il s'apprêtait à jouer.

- On se trouve à 2 kilomètres de la cible. De ce que j'ai compris, des protections ont été appliquées tout autour de la maison sur une distance de 1 kilomètre et demi, on ne pouvait pas s'approcher plus que ça. Repousse-moldu, anti-transplanage, charme du cridurut, bref, tout ce qu'il faut pour empêcher qui que ce soit d'entrer, mais pas trop coûteux en énergie. Sûrement pour pouvoir avoir encore de l'énergie pour se battre. Le but, c'est pas de faire une entrée bélier de toute manière. On va l'observer d'abord, pour vérifier qu'il soit bien là et ensuite, on y va.

Il s'arrêta un petit moment, hésitant à annoncer la suite. Il savait ce qu'il faisait, il l'avait préparé, mais il n'avait pas pensé à annoncer vraiment ce qui allait suivre. Il pensait plutôt l'envoyer en pâture, sans rien expliquer, la laisser se débrouiller, pendant qu'il fouillerait sa maison à la recherche de tout ce dont l'ex Poufsouffle aurait besoin, et enfin arriver pour détruire son amulette d'Asclépios et son oncle par la même occasion.

- Tu t'occuperas à ce moment de déclencher à la fois le cridurut et le distraire. Tu le feras sortir, tu lui balances tes sorts pendant que je me retrouverai derrière lui. A ce moment-là, il se retrouvera encerclé. Et à partir de ce moment, le but sera de détruire son amulette d'Asclépios. Tu t'y connais mieux que moi je pense, t'as sûrement plus de technique pour t'en débarrasser. Et ensuite, je lui assène le coup de grâce. Tout ça, vite fait, bien fait, 20 minutes, pas plus. Il est déjà affaibli par l'âge je pense, il ne devrait pas être trop résistant. Le plus dur sera de détruire son amulette.

Il termina alors là-dessus, lui laissant le temps de tout gober, espérant ne pas avoir à tout lui expliquer une troisième fois. Elle connaissait pratiquement toutes les subtilités de la mission, elle devait se conformer au plan. Il n'accepterait pas qu'elle émette un seul jugement ou qu'elle refuse, elle savait dans quoi elle mettait les pieds, elle ne pouvait pas reculer. Il ne la laisserait pas faire de toute manière, enceinte ou pas. Tout ce dont il était prêt à entendre d'elle était des conseils sur la meilleure manière de lui priver de son amulette et son approbation.
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Lizzie Bennet
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Re: Dans les îles...

Message par : Lizzie Bennet, Mer 10 Aoû 2016 - 4:35


Do wake up in the night and change your mind?

Il -on- mangeait, parlait, peut-être plus que prévu, peut-être avec plus de souplesse, de fluidité, qu’il n’aurait fallu, quand enfin on s’était haï bien comme il faut tout ce temps, en cours, au Quidditch, pis là presque on avait l’impression de prendre le temps, de se poser, de s’écouter. J’pourrais dire ils, eux, tout ça, mais j’ai pas envie, j’ai plus envie, je veux plus de cette troisième personne, de cet éloignement qui ne fait qu’armer Sunil de courage, qui ne fait que m’effacer moi.

J’veux m’affirmer dans le dégel, j’veux re-être, renaître, moins des cendres que des chaines, du sang de ceux que j’aime. J’veux reconstruire, y compris lorsque ça passe par la destruction, mais c’est important aussi, détruire, c’est réaffirmer tout ce que je suis, c’est la prise de pouvoir sur l’autre, sur soi. Détruire c’est l’impact quand on est trop faible pour construire du neuf. Alors j’allais donner. Enfin oui et non, car j’sais pas ce qui était le plus faible, entre détruire et prêter attention à ce que Riu était en train de raconter. Bordel, j’étais au Japon pour aider ce c*n.

Quelle déception. Pourtant j’oubliais vite que j’aurais pas du écouter, j’me laisser happer, entre les nuances sucrées et juteuses de l’ananas, dans son histoire, il avait la voix presque familière, peut-être parce que c’était un ancien prof, on les entend parler en continu, c’est un peu comme un fond musical incorporé au quotidien, j’sais pas, ça glissait, et j’prenais des notes mentales, sans en être consciente. Il promettait 500 mètres sans embûche, le temps d’observer, puis 1km5 de périmètre protégé. Hola. Il voulait vraiment qu’on fasse sonner sur 1km5, à pied ? Pourquoi pas envoyer un hibou prévenir de notre visite aussi ? Complètement barge le type, la drogue c’est pas bien les enfants, ça vous détruit le cerveau. Non, il avait rien compris, fallait une entrée souris. Et forcément, il avait rien prévu pour.

C’était trop protégé pour les portoloins et transplanages, mais si on s’était organisés, on chopait un balai, une moto de la BAMN, tant de possibilités ! Que dalle. Bon, faudrait un truc local. On déclencherait le cridurut, mais avec un peu de chance, on se serait entre temps doté d’un outil accélérant l’accès. Les pensées allaient bon train dans mon esprit déséquilibré ; qu’avais-je sous la main ? Oh, y avait bien un p’tit fluide explosif, j’étais pas maitresse des potions pour rien. Je le sortais, pour le prévenir, un peu, qu’il ait une idée d’où on allait, juge de la possibilité de diversion. Un liquide magique. Instable à souhait, tant qu’il fallait sans doute s’appeler Liz pour le foutre dans une poche en plein plan foireux avec un prof d’enchantements.

En vrai, cinq sorts aux environs immédiats, et on se faisait sauter la gueule. Heureusement qu’il avait pas été assez c*n pour essayer de s’en prendre à moi. Certains auraient dit que je le méritais ; des optimistes qui croyaient que la vie s’obtenait pour quelque chose, qu’on mourrait pour quelque chose, qu’il fallait foutre du sens entre les événements. Moi j’le voyais, j’étais la pire de mes soeurs, et tellement emplie de vie que c’était un éternel clin d’oeil du hasard. Un regarde, pauv’ c*nne. Bref, n’allons pas trop dans le non-sens : il a beau être partout, les pourquoi sont que des trous. Mon oeil, perdu depuis quelques dizaines de secondes dans le sombre liquide aux effluves vinaigrées, revint un instant sur le professeur.

Lui, peut-être que dans un monde doté de sens, il aurait mérité un miracle. Peut-être que buter l’autre mec, c’était un bout de miracle, enfin refoutre du sens dans sa vie quoi. C’était ridicule, et j’avais cette dégueulasse envie d’y croire. J’sais pas à quoi j’étais shootée ; peut-être savais-je que ce serait la première fois, depuis mes 7 ans, que je faisais quelque chose de bon pour quelqu’un. Banalement bon. J’gardais le silence, comme un miel qu’on retient entre les lèvres, de peur qu’il écoeure quiconque l’aurait en bouche. J’allais trouver l’entrée souris.
- Attends moi.


J’sais pas pourquoi j’avais dit ça. Le concept même que quelqu’un m’attende était étrange. Les vies s’égrenaient dans l’oubli, l’attente était perte de temps, il fallait courser les secondes, les boire jusqu’à la dernière onde. Mais j’avais pas envie qu’il aille se foutre dans des emm*rdes sans nom tout seul. Il avait dans son regard quelque chose, quelque chose des gens qui sous les masques ont vécu beaucoup, des gens qui auraient droit à un bout de sens. P*tain de m*rde. Je m’y mettais. Pour de bon. J’pense qu’il vaudrait mieux que vous sachiez pas comment j’ai réfléchi ce jour-là. Pour douche froide la mort. Par extension les sombrals-aux, respectons les deux écoles, ou soyons gentils, les chevaux ailés, et de bonds en rebonds je larguais à l’avenir un fin filet d’eau.

Prenant tout mon temps, attendant la réponse du destrier du sens. #Aguamenti Condicionalis : l’eau m’indiquerait la direction du premier cheval ailé. J’avoue que j’ai transplané quatre p*tain de fois avant de trouver cet orchidoclaste. Moins Sombral que Gronian, mais qu’importait ? Ne connaissant le passé du japonais, j’comptais lui offrir une p’tite désillusion. Enfin laisser Riu le faire, parce que le soin des animaux... J’finissais toujours par tenter sans faire exprès de les tuer. Wait. Non mais j’vous jure la tentative involontaire est un concept à part entière. Promis. Et hop, passée une domestication version Lizzie -ça veut tout dire, non ? Sinon... bah la version Riu sera détaillée, ouais je sais, j’t’emm*rde lecteur- je l’emmenais rencontrer son futur cavalier. Fin l’un de ses, on allait partager la bête sur la zone protégée.

- R’garde c’que j’ai trouvé ! On ira plus vite. Nah. Pis j’ai réfléchi et-
oh wait, je commençais à vraiment prendre cette affaire trop à coeur, qu’avais-je à y gagner pour m’enthousiasmer si gnugnutement ?- l’amulette on sait pas trop ce qui la protège. Les vendeurs la reprennent souvent pour l’intégrer à un autre bijou, les matières peuvent nous jouer des tours. Est-ce que l’amulette changée en pierre conserverait encore quelques effets ? Sans parler des sorts conditionnels. Trop de miroirs tuent le sorcier. Le glissement discret, la coupure de cordon, il a le temps de réagir. Non, si on veut être sûrs de notre coup, j’aimais pas ce nous, put*in, il va falloir tabler sur la suppression pure et dure de l’objet. Donc pas de revente. Arrêt, le temps de regarder si- oh wait non, ça c’était pour moi que c’était un souci. Bref, un Evanesco, et l’homme est à toi. Ça te paraît bon ?

Presque un parfum de rédemption.
Sans attendre de réponse, je fourguais une dernière bouchée d’ananas dans la g*eule du Gronian. Nous partons ~

Deuxième étoile à droite et tout droit jusqu’au matin.


Edit 25 oct: Merci de bien vouloir me MP avant de prendre possession de ce sujet, c'est un RP important quoiqu'avec un gars pas
.
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Nya O'Neal
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Re: Dans les îles...

Message par : Nya O'Neal, Jeu 2 Mar 2017 - 4:02



What did I expected?
(with Lizzie Bennet)

Année après année, c’était toujours la même chose. Chaque fois que je mettais les pieds au 15 Finisklin Road et que mes parents étaient présents, ils ne me parlaient que d’une chose : leur désir de rencontrer mes potes. C’était particulièrement aimable de leur part, puisqu’ils m’invitaient ouvertement à ramener un peu de magie avec moi dans une famille on ne peut plus moldue… L’ennui, c’est que des amis, je n’en avais pas des masses. Des connaissances ou des personnes que j’étais plus ou moins capable de tolérer, il y en avait bien quelques-unes, mais de véritables amis, c’était autre chose. Cela faisait donc plusieurs printemps que j’essayais tant bien que mal de dévier le sujet chaque fois qu’il revenait sur le tapis.

Cette fois-ci, j’allais pourtant avoir un peu de mal à y échapper. Je venais de passer mes ASPICs - avec mention Effort Exceptionnel, en plus. Pour l’occasion, les Cunningham avaient organisé un souper en mon honneur et m’obligeaient à inviter quelqu’un avec qui je voulais fêter ça. À la fois touchée et mal à l’aise, la seule personne qui me vint en tête fut probablement la dernière que j’aurais dû convier en Irlande… Mon amitié avec Aileen étant loin d’être ce qu’elle avait déjà été et ma relation avec Azaël battant un peu de l’aile en ce moment, je n’avais malheureusement pas vraiment d’autre choix. J’avais donc proposé à Lizz’ de se joindre à nous, même si je savais pertinemment qui se cachait derrière son joli petit minois. La brunette ne s’était pas faite prier longtemps et avait volontiers accepter l’invitation. J’espérais simplement que tout se passerait sans encombre…

Le problème était donc réglé et, impatients de rencontrer cette fameuse jeune femme, Aveleen et Garrett avaient passé la journée au complet à faire en sorte que tout soit parfait. Je les avais bien entendu aidés de mon mieux mais, la cuisine n’étant vraiment pas mon fort, je m’étais plus concentrée sur le ménage. Le moins que l’on puisse dire, c’est que la moindre parcelle de la maison brillait de mille feux. Dans les faits, moi aussi je voulais que tout soit absolument impeccable. C’était la première fois que l’ex-Pouffy s’en venait chez nous, et je voulais lui faire la meilleure impression possible. À peu près une demi-heure avant l’heure prévue, tout était fin prêt. Je m’autorisai donc quelques minutes de répit et m’affalai sur le sofa, un verre de vin à la main.
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Lizzie Bennet
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Re: Dans les îles...

Message par : Lizzie Bennet, Mer 8 Mar 2017 - 8:57


Her eyes meet mine
Her gaze draws me helplessly into a stare
I hope in vain as I feel my face
Carve away, my emotions laid bare

j’ai reçu une question des plus atypiques
une de celles qui ne devraient jamais passer le seuil
des créatures en mon genre
on est des démons à visage humain
ça se sait non
il ne faut pas nous approcher pas nous parler et surtout
jamais
jamais s’attacher

Her air of confidence strikes me
Like the newly bloomed spring flowers that all around us grew
The stark contrast of our expressions
Stoked the embers of my fears anew

à quoi joues-tu nya toi qui crois
pouvoir pas à pas tout découvrir de moi
toi qui penses pouvoir jouer à faire tomber mes barrières
tu crois quoi qu’on va finir besta-sista ?
non mais allo quoi
merci non merci parle à ma main et va voir si j’y suis
sérieusement
je sais pas contre quel mur t’as été martelée gamine
pour me faire une proposition pareille
il devait être rugue et dur et bien dépoussiérer ton esprit
de tous les neurones y somnolents

She spoke the first word
With a voice like a rolling stream
One which finally let me hope
That this was not just another dream

enfin pour être tout à fait honnête ce mur devait être
un peu moins catastrophique que le mien
car moins que ton offre le plus révoltant dans cette affaire
demeure mon acceptation
j’sais pas d’où elle est sortie
ce que j’avais pris ce jour là
dans quel monde je rencontrais des parents ?
la dernière fois que j’avais vu les miens
j’plaçais ma mère sous impero pour éviter de faire capter
au milieu de l’enterrement de ma soeur
au reste de l’assemblée que je n’existais plus dans ses souvenirs
rencontrer les parents d’un autre
quand avais-je fait ça ?
jamais je crois
ah si j’avais traqué le père d’altaïr
pour le tuer
pour faire plaisir à mon cousin
non à par ça les parents j’connaissais pas trop
après on s’étonne que j’sois pas un modèle de maternité
non mais qu’ils aillent tous ch*er

I racked my head for a reply
To deliver with my voice so crude
Any trivial answer would suffice
I didn't want to appear rude

en plus j'savais pas ce que j'étais censée faire là bas
bonne impression
bien rire
bien parler
j'sais pas quels sont leurs codes
mes connaissances moldues sont limitées à la littérature
et encore
j'lisais surtout avec M. Bennet maintenant plus tellement
ça saoule d'avoir d'un coup des préjugés des attentes qui retombent sur moi
dans le doute j'ai essayé de m'habiller un peu bien
ok ça avait requis un vol d'habits dans une ruelle isolée mais franchement
vous croyez de braquer une banque donne de soudaines envies d'aller faire le shopping ?
quand on a pris des années d'habitudes de cleptomanes ?
que dalle
on garde le rythme
on s'assure de rhabiller la fournisseuse avec nos fringues
on efface parfois ses souvenirs (quand elle avait l'air d'avoir peur)
(quand elle est excitée on s'en fout un peu)
enfin au moins j'étais habillée à l'heure
et presque à la bonne adresse
c'est pas que j'connaissais pas l'irlande mais un peu quand même
alors quand le 15 s'est affiché j'ai sautillé un peu
toc toc à la porte suivi d'un gracieux
_Nyyyya?

My confusion caused her to giggle
A sound so pure it forced me to smile
The sun is blazing down upon us
With the fog gone, I can see for miles
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Nya O'Neal
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Re: Dans les îles...

Message par : Nya O'Neal, Lun 13 Mar 2017 - 4:05



LA de Lizz’ <3

J’avais à peine eu le temps de terminer mon verre de vin que quelqu’un toqua à la porte. S’en suivit un glorieux ‘Nyyyya’ qui me confirma bien vite que c’était bel et bien mon invitée. Sa réaction me décrocha un léger sourire. Je ne m’attendais pas à autre chose de sa part : elle devait être assez peu habituée à ce genre d’événement. À vrai dire, je ne les appréciais pas particulièrement non plus. Pour moi, c’était une journée comme les autres. Oui, j’avais finalement réussi à passer mes examens finaux, et alors? Tous les sorciers devaient passer par là un jour, je n’étais pas une surdouée pour autant – bien au contraire, j’avais quand même pris une année de plus que les autres pour en arriver là.

Après avoir déposé mon verre vide sur la table, je me dirigeai donc vers la porte d’entrée et ouvris la porte à miss Bennet qui, surprenamment, avait même pris la peine de se mettre sur son trente-et-un. Je doutais fort que ce genre de fringues soit dans sa garde-robe et me demandais bien où est-ce qu’elle avait pris tout ça, mais pour être honnête, je m’en fichais un peu. J’étais moi-même coincée dans une stupide robe qui limitait pas mal mes mouvements, et je n’avais qu’une envie : aller enfiler quelque chose de plus confortable. Malheureusement, c’était un peu tard pour ça – surtout maintenant que j’avais vu l’effort qu’y avait mis la jeune femme, probablement tout autant contre son gré que moi. Je m’approchai donc de la brunette et l’enlaçai, lui murmurant à l’oreille :

« Merci d’être venue… »

Je me doutais bien qu’elle n’avait pas particulièrement envie d’être là – pas plus qu’elle ne devait avoir compris le sens de mon invitation, d’ailleurs, mais j’étais bien contente qu’elle soit venue. Je l’invitai sans plus attendre à entrer, m’emparant de son manteau que j’accrochai avec les autres dans l’entrée. Nous avions à peine fait quelques pas dans le salon que mes parents lui sautaient déjà au cou. Je soupirai. Yup, je me disais bien, aussi, que j’allais vite le regretter… Non seulement l’ex-Poufsouffle devait se sentir comme une bête de foire, mais en plus, elle ne pouvait certainement pas répondre aux questions qui lui étaient posées. En effet, il valait mieux pour leur propre santé mentale que mes parents ne sachent pas comment on s’était rencontrées… Je m’immisçai donc entre eux et les coupai net dans leur interrogatoire.

« Papa, maman, je vous présente Lizzie. Laissez-lui le temps de s’installer, avant de la bombarder de questions, là. »

Je me tournai ensuite vers la jolie brune et lui désignai les différents alcools dont nous disposions. Quelque chose me disait qu’on allait en avoir besoin. L’inviter chez nous malgré la relation des plus malsaines que nous entretenions n’était vraiment pas l’idée du siècle…

« Est-ce que je peux t’offrir quelque chose à boire? »
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Lizzie Bennet
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Re: Dans les îles...

Message par : Lizzie Bennet, Jeu 13 Avr 2017 - 2:08


Elle était en mode canon la Nya. Elle tenait à faire les choses proprement, sans doute. Mais elle avait un peu poussé le bouchon, t’avais jamais vu une robe pareille. Enfin si, peut-être dans les films moldus que regardait ton père, quand t’étais gamine. Irréalistes à souhait. Pis moldus à non-souhait, aussi. Tu quittas tes pensées pour un peu surprise par la proximité physique qu’elle choisissait directement, te raidis.

Pourquoi t’étais venue déjà ? Tu te rappelais pas. Sérieux, c’était du n’importe quoi. « Je... » Fallait que t’arrêtes de te mettre dans des situations pareilles. Y avait pas de sens. Tu retournas vite. vite. te noyer dans tes pensées. Y avaient des adultes qui ressemblaient à des abeilles. Ils faisaient des bzz bzzz un bourdonnement qui te donnait déjà le tournis. Oh man. Ils sont tous pareils, alors ? C’est inscrit quelque part dans l’ADN parental ?

Pis tu comprenais pas pourquoi ils te prenaient pour un pot de miel. Ça se voyait, non, que t’en étais pas. Si tu collais c’était comme un Gelata, une toile d’araignée, c’était le piège qui empêtrait l’autre dans tes filets. C’était pas le sucre. Déjà toi tu mettais pas de sucre dans ton lait. Alors qu’ils se calment, maintenant. Et ça bondissait, des bises sur tes joues qui allaient pas tarder à avoir une réaction cutanée pour cause d’allergie à l’affection, surtout vidée de réelle émotion.

Tu reculas. Comme un animal paniqué parce que y a trop d’invités à la maison. Sos, où est la cheminée que tu ailles disparaitre dans la suie, c’est une urgence. Tu remonterais le conduit et trouverais une grange où te cacher. Bizarrement, la maison t’était presque familière. Il y avait en elle une chaleur — comme une réminiscence d’enfance. Par contre, les gens dedans, les gens allaient pas du tout. C’était un peu comme la majorité des lieux, en fait.

Sauf la Californie. Oh, la Californie c’est l’inverse : c’est l’âme des gens qui flotte de partout, c’est les rêves pas encore réalisés, les chansons non composées, les livres non écrits, les films non édités,... La Californie est pétrie par les gens, jusque dans son désert. Mais le reste, oh la plupart des lieux se passeraient bien des gens dedans. Suffit de regarder la France ! Est-ce que tu t’éloignes du sujet ? Oui. Sans doute. Mais c’est ce que tu fais quand tu paniques, quand y a trop d’informations à traiter, et l’arrivée des parents te faisait précisément cet effet.

La voix de Nya te servit d’ancre, te ramenant au monde humain. Alcool. Alcool. C’était une brillante idée. Tu buvais moins depuis l’accouchement, tu faisais attention à ce type de c*nneries. Mais ici, ici ça paraissait important, au moins pour pas perdre la raison à la moitié.
— Ouais, si t’as un petit Pur Feu ce sera top.
Souffle. Ils sont toujours comme —ça ? C'est énergique, une famille. T'avais oublié.
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Re: Dans les îles...

Message par : Nya O'Neal, Jeu 13 Avr 2017 - 4:48



LA de Lizz’

Oups. Prendre mon invitée dans mes bras n’était peut-être pas l’idée du siècle. Visiblement très peu habituée à ce genre de proximité, la jolie brune se raidit, sans me rendre mon étreinte. Je m’éloignai donc bien vite, lui adressant un léger sourire en guise d’excuses. Je dois bien avouer que je n’avais pas du tout penser à ça. J’étais du genre plutôt tactile et ne réalisais pas toujours que tout le monde n’était pas comme moi. J’en avais pourtant eu l’exemple parfait avec Azaël, qui m’avait presque tapé dessus lors de notre première rencontre. Je tentai donc tant bien que mal d’empêcher mes parents de rendre la situation encore plus awkward et proposai bien vite quelque chose à boire à la jeune femme.

La réponse de cette dernière me décrocha un petit sourire. Et ben, ça commençait fort! Je m’exécutai pourtant et allai nous servir deux verres de whisky. Mes parents étaient conscients depuis un petit bout de mes tendances alcooliques et ne posèrent pas la moindre question. Ils m’avaient obligée à inviter une de mes amies malgré le fait que cela ne m’enchantait pas le moins du monde, qu’ils dealent avec le fait qu’on allait probablement bien vite vider leurs réserves de liqueur. Après avoir trinqué avec Lizzie, je répondis à sa question dans un léger soupir.

« Malheureusement oui… »

Mes parents voulaient être gentils et prouver qu’ils s’intéressaient à ma vie, mais c’est vrai qu’ils pouvaient être un peu… Envahissants. Le pire là-dedans, c’est que je savais pertinemment qu’ils ne simulaient pas et qu’ils étaient réellement aussi heureux de voir l’ex-Poufsouffle qu’ils le laissaient paraître. Ils avaient pourtant compris le message et s’occupèrent des derniers préparatifs avant de nous inviter à les rejoindre autour de la table. Que le festin commence! On était presque aussi bien servies qu’à Poudlard. Ma mère était particulièrement douée pour la cuisine et nous préparait toujours des mets délicieux…

Je me dirigeai donc vers la table à manger et tirai une chaise pour mon invitée. Ma propre galanterie m’étonnait. Ce n’était vraiment pas mon genre d’avoir ce genre de petites attentions, peu importe envers qui. Une fois cette dernière assise, je pris place à ses côtés, laissant mes parents s’assoir aux extrémités de la table. Même si je n’avais pas spécialement faim, l’odeur qui émanait des différents plats répartis sur la nappe se chargeait aisément d’attirer ma gourmandise. Entre tous les types de salade, le tartare de saumon, etc, il y en avait pour tous les goûts. Je souris donc à ma partenaire et l'invitai à ouvrir les hostilités.

« Fais comme chez toi, sers-toi! »


Edit Lizzie : Bonjour Nya. Conformément au Règlement RPG, il est interdit d'utiliser le libre-arbitre d'autrui sans son autorisation. Préciser dans l'entête que vous avez le libre-arbitre quand vous ne l'avez pas demandé HRP n'est pas une alternative. Merci de faire plus attention à l'avenir. Cordialement.
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Re: Dans les îles...

Message par : Lizzie Bennet, Dim 23 Avr 2017 - 3:31


La belle alla nous servir deux whiskys, sans que ses parents n’osent commenter. Ah, ça, c’était cool, parce que j’avais pas trop envie de me battre contre les préjugés de vieux c*ns. Si je m’étais effacée de la vie des miens, ce n’était pas pour tomber sur des autres. Je digérais pas bien les vieux, en vrai.

Je crois que je leur en voulais. D’avoir vu la vie et ses misères des années entières, et de rester comme ça, bras croisés, à hocher la tête. Acheter ce qu’il faut, sourire quand il faut, voter quand il faut. J’attendais depuis gamine la révolution. Politique, culturelle, des moeurs, j’rêvais que tout change. Et leur acceptation désabusée des horreurs qui nous entouraient me révulsait.

Etait-ce pour ça que je participais aux horreurs ? Y justifiais-je mes écarts ? Cherchais-je à me convaincre que j’étais humaine ? A ruiner leur système ? A devenir une de ces horreurs pour ne plus avoir à remarquer ? Je sais pas trop. Mais leur passivité m’animait de pulsions malsaines.

On s’installa à une table trop grande pour cette famille, avec à manger pour quinze. Et pas juste des fish and chips, non, des mets de qualité. Des tartares et tartines et j’avais envie de vomir.

Je savais que juste à côté, quelque part dans le quartier, dans un appartement de 8m2, mais propre, résidait une âme morte. Des murs au blanc clinique, un étroit bureau de verre, et aussi peu de mobilier que possible. On aurait pu le croire inhabité, s’il n’y avait eu quelques poils de chat égarés. Et eux, ce faste, ces couleurs, cette joie ironique et trop explicite, trop fière, me filait la gerbe.

Je les haïssais.

Mon regard se ternit. Chez une autre, on aurait pu s’attendre à une larme.
— J’suis pas chez moi. Tu ne veux pas que je me serve. Pas vraiment.


Premier nouveau pas vers le chaos.

[RP abandonné suite au départ de Nya ; sujet libre]
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Re: Dans les îles...

Message par : Liam Riu, Lun 29 Mai 2017 - 17:31


{Le gars pas important reprend le RP important plus haut}

Il ne fallut pas trop de temps au cachalot devant lui pour saisir ce qu'il venait de dire et lui permettre de réagir. Le sucre commençait à faire effet ou c'était simplement un réveil qui venait de s'enclencher dans sa petite cabosse. A moins que le petit polichinelle qu'elle avait dans le tiroir lui fasse office de cerveau, ceci étant, Liam la vit disparaître en un transplanage bien rapide. Un seul "Attends" lui indiqua qu'elle ne s'était pas enfuie, mais bon, dans un excès de bipolarité, elle pouvait très bien le laisser à son propre sort. S'il fallait qu'il le fasse tout seul, il le ferait. En attendant, il s'occuperait également de supprimer son acolyte pour désertion, trahison, et pour toutes les conséquences que le prochain duel du Métamorphomage impliqueraient.

Mais rapidement, elle revint, montée sur un cheval ailé, un Pégase particulier, à moitié Sombral on pourrait dire. Même s'il ne pouvait dire à quoi ressemblait réellement un Sombral. Un Gronian il pariait. Après une longue et pénible domestication - oui oui flemme du détail, fallait t'en occuper - la belle bête vint à lui, son dompteur à ses côtés. Il essayait toujours de comprendre l'intérêt de la bête, et pourquoi la bougre l'avait arraché de chez lui pour. Et rapidement, il comprit. La distance. Forcément, il n'y avait pas pensé. Il fallait rapidement couvrir la distance qui les séparait de la maisonnette. Parfait, elle lui était finalement d'une grande aide, il ne regrettait pas de l'avoir amené.

Elle lui fit un petit speech de ce qu'elle pensait de son plan. de la m*rde en gros, de ce qu'il comprit. Effectivement il n'avait pas pris le temps de se renseigner jusqu'au bout sur l'Amulette et il comprenait désormais toutes les subtilités de ce genre de bijoux. Il retirait ce qu'il avait pensé plus tôt, il n'y serait jamais arrivé sans elle, et aurait été bien embêté si elle n'avait pas rappliqué dare-dare.

Il ne pouvait qu'acquiescer à sa vision des choses, n'ayant rien de plus intelligent (pour une fois) à ajouter. Il fallait maintenant passer à l'action. Il trouvait que les bavardages avaient d'ailleurs été trop longs. Il se dressa sur le dos de sa monture, laissant la jeune femme à terre.

- Je commence du coup. Je déclenche le cridurut, et je vais derrière. Tu passes devant de ton côté, j'entrerai par l'arrière. Tu lui balances l'Evanesco, je récupère mon truc, j'arrive, Avada, et on repart. Il laissa son regard glisser vers l'horizon, la mer et les îles au loin. Ce pays me déprime, ajouta-t-il, dans sa barbe.

Sans attendre de commentaire de l'acolyte, il s'élança d'un coup de talon vers la maisonnette. Le vent lui vrillait les tympans, cette brise légère qui atténuait la chaleur de la journée. A mesure que le périmètre des protections se rapprochait, il réalisait à quel point c'était une belle journée. Une journée calme, le ciel bleu, au bord de la mer, au milieu de nulle part, tranquille (si on oubliait Bennet). On pouvait voir la migration d'oiseaux plus loin, ainsi que la présence de quelques baleines si on s'éloignait des côtes. C'est ce que Liam avait trouvé par la technologie moldue en recherchant des informations sur l'île. Ce devait être un petit coin de paradis.

Mais aujourd'hui, ce serait l'enfer.

Le son retentit et il sentit comme un léger voile l'étouffer puis disparaître lorsqu'il passa la barrière. Il contourna directement la maisonnette, et accéléra tellement que le Gorian prit son envol. Ce n'était pas plus mal. Il put jeter un coup d'oeil par dessus son épaule, mais ne vit pas son oncle sortir. Personne. Etrange. Mais il n'avait pas le temps de se poser de questions, il lui fallait redescendre pour atteindre la maison. Il descendit du cheval pour arriver près de la fenêtre. Un coup de bien et celle-ci vola en éclat.

Il pénétra l'antre, s'attendant à voir quelqu'un à l'intérieur étant donné que son oncle n'était toujours pas visible. Ce qu'il trouva, une boule magique entre eux deux. Son sourire sadique s'intégra en Liam, qui ne réalisa que trop tard d'où venait cette boule.


*******


C'est sûrement là que l'on revient sur tout ce qu'on a pu vivre. Ensemble. Il me faudrait des lignes pour décrire l'ascension du Riu, et pour remercier toutes les personnes qui ont eu un tel impact sur lui, sur moi. Depuis la vie de petit être fragile timide, aux regards séducteurs, aux accents suédo-japonais, jusqu'au professeur rongé par le regret, la dépression, par lui-même, en passant par le petit ami fidèle (à peu de choses près) et un peu toxico. Par les grandes aventures qu'on a vécu, de la forêt amazonienne à l'Egypte, en passant par les toilettes des garçons de Poudlard. Des lieux qui resteront en mémoire d'un petit Poufsouffle, un cliché, un Piou-Piou qui a bien volé et qui donnera sa vie pour un autre, dans un dernier embrasement.


*******


Une explosion de lumière, une chaleur étouffante, son corps qui s'enflamme et qui se réduit à néant. Sur plusieurs mètres, l'impact laissera pour toujours un cratère énorme, béant, mais qui restera empli de tout l'amour que portait Liam Riu.

{Je laisse à Lizzie le soin de terminer}
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Re: Dans les îles...

Message par : Lizzie Bennet, Lun 12 Juin 2017 - 0:48


LA de Mial accordé
Il a chevauché le grognan 

Mais je l’ai accompagné à pied

Comme plus tard avec mon Maître

A croire qu’où que j’aille je finissais pas suivre

Ceux qui inspiraient un Demain plus fiable et fier

Que la boue qu’on appelait aujourd’hui

Comme un gentil petit chat

Tu parles d’une vie

Pourquoi étais-je venue ici déjà ?

On avançait principalement sans un mot

Nos souffles se heurtaient de manière irrégulière

L’anxiété, je crois

Pour lui aussi, qui tout bas parlait

Sans vraiment faire attention,

Comme s'il se parlait à lui même
« Après ça sera terminé, on sera libéré hein ? J'arriverai à la maison en même temps que Kyara, on dînera, je lui raconterai tout, elle doit savoir, elle me dira que c'était pas bon, j'aurai le droit à la morale mais un bon pour un bien. Et puis je me trouverai un vrai boulot, quelque chose qui paie pas trop mais où je pourrai faire ce que je voudrais. Retourner à la Boutique d'Animaux Magiques ? Oui c'est pas mal, ou alors fermier. Oui, une ferme moldue, reposant, juste le strict nécessaire… »


J’ai rien dit car je ne sais pas trop

Comment on parle aux gens

Avec mille projets et rêves—soleil

Il disait même qu’un jour

(Voeu de vie)

Il aurait avec Kyara des enfants

Que ce serait pas mal

Je n’ai pas compris ce qu’il s’est passé ce jour là. 
Tout a dérapé
C’est un peu flou en vérité ; le temps s’est fracturé.
Ouvert en deux comme une noix, mais mal ;
Les deux étaient des miettes partout éparpillées.

Des mois plus tard en y repensant
Je ne sus me rappeler du jour de l’Évènement
. l’âme-âme m’a appris qu’on met des majuscules
. pour parler de ce qu’on ne comprend pas
C’est comme si sa mort avait bavé
S’était étendue sur plusieurs jours
Sa mort n’a eu lieu en une seconde
Elle a changé la couleur d’une année
Elle a changé la couleur d’une vie

Ce fut bref pourtant
Un piège caché

Une explosion rapide

Et les cendres
Une pluie de cendres comme après le feu d’artifice
Où tout ricoche et tout se perd
Une pluie brûlante un nuage noir
La fin trop brusque d’une histoire

Le grognan était sain et sauf
Je n’avais pas encore attaqué
Mais déjà tout était terminé
Pour un souffle de rien

J’ai mis un temps avant de réagir
Comprendre ce qu’il arrivait
« La faucille s’est gourée de cible
C’était le vieux qui devait crever »
Mais devant moi gisaient des morceaux de celui
Que j’étais venue aider



Pourquoi est-il mort ?
Car il a voulu tuer ? 

Est-il mort sur un aléa ?

Etait-il ciblé ou s’est-il interposé ?

Après quelques secondes sidérée 

Incapable d’agir
J’aurais voulu hurler

Mais à la place ma gorge émettait une forme de gémissement
C’était pas le plan

Mes jambes se sont pas dérobées comme dans les films non
C’était juste l’arrêt
De tout


Quand enfin j’ai bougé j’en avais pour sa peau
Mais il y avait longtemps que le mec était parti
Tout était fini avant que d'être commencé
Comme en somme bien souvent est la vie

J'ai récolté quelques cendres dans un vase en porcelaine
Volé oui — mais on ne sait jamais
Des envies de nécro pour quelqu'un ? — non, c'était pas son genre
Des envies de le pleurer ? Blanchet, sans doute

Elle viendrait plus tard
J'étais là face à un homme
Qui m'avait sauvée plus d'une fois
A qui je devais la vie sans jamais avoir pu
La lui rendre
J'étais là face un homme qui aurait mérité plus que la vie
Sans que jamais je n'ai pris le temps de lui dire
Peut-être même ne l'avait-il pas su
Perdu dans l'alcool et les pilules
Avait-il su qui il était ?

On apprend à aimer
Quand on a tout perdu
Je t'ai regardé partir
En essayant de retenir tes cendres
Je t'ai refusé de partir
Mais nul fantôme n'est revenu
Ou du moins pas vers moi
Tu avais fini ton oeuvre
Je me suis relevée avec le vase

J’ai volé une pierre précieuse comme pour promettre à Riu
Que je n’oublierai pas

Que je porterai sur le monde un oeil nouveau
Le sien
C’était le moins que je puisse faire

J'ai oscillé entre les merci
Pardon
Je te déteste
POURQUOI
T'es irremplaçable

Pendant les heures qui suivirent
J'avais dans la tête trop de voix
on letting him go




J’y repense quelques fois, le soir, quand j’ai froid
Le matin, quand j’ai pas envie de me lever
Quand j'ai doute quand j'ai peur quand j'ai mal
Quand j'ose pas dire que j'aime
Quand j'ai pas le choix que ton visage s'impose à moi

Ou en lisant une histoire aux enfants 

Ceux que toi tu n’as jamais eu

Je n’ai pas compris ce qu’il s’est passé ce jour là. 
Tout a dérapé
C’est un peu flou en vérité ; le temps s’est fracturé.
Ouvert en deux comme une noix, mais mal ;
Les deux étaient des miettes partout éparpillées.


[Fin de RP, je t'aime Mialou]
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Re: Dans les îles...

Message par : Nyx Spero, Mer 2 Aoû 2017 - 14:51


Groopy
RP avec Petite Étoile Bridée

Boom.
Boom.
Boom.



Un Voyage. Rien d'Extraordinaire. Rien de plus Ordinaire.
Une Île. Une Île qui avait attiré mon attention. Petite. Perdue. La Nature était encore présente. Le soleil aussi. Les plages étaient magnifiques. Les montagnes encore plus. Mer et Montagne s'embrassant. Un spectacle que je savourais. L'été était là, et je voulais m'éclipser dans un autre monde. Loin de tout, loin des problèmes.

Soupire.

J'avais loué une villa en bord de mer, le genre de bâtiments que les habitants de l'île appréciaient guère, d'après ce que j'avais pu comprendre. Des moldus qui se battaient pour leurs convictions, tout comme certains sorciers. Certains sorciers contre qui je me battais à présent. Les Mangemorts. Les Phénix. Les rebelles. Je n'étais qu'une simple marionette, me contentant d'agir sous les ordres précédemment donnés...

M'évader
Voici l'objectif de ce Voyage
Laisser la Magie de côté
Vivre

Je m'étais déjà donnée à ce genre de plan, qui s'était mal terminé. Verre d'eau à la main, je prenais une gorgée. De l'eau ? Oui. Être sobre, nouvel objectif depuis un moment. Je ne devais pas dérailler, pour lui. Pour eux. Je ne vivais plus pour moi-même. Le plaisir, je ne connaissais plus et pourtant, j'avais tout ce que je désirais. Tout ? Non...

Demi-Tour. Que vois-je ? Un chien. Oui un chien sur un beau canapé blanc, en train de déchirer les coussins. Plumes se retrouvant à terre. Un simple reparo aurait pu faire l'affaire, mais, bien sûr, ça aurait été beaucoup trop simple. Pas de Magie, était le plan. Rangeant ma baguette dans ma poche, je m'approchais du chien. Un petit toutou à la tête d'ange. Bête trompeuse. Vrai diable. Au moment où je tendis les bras pour l'attraper celui-ci, pris la fuite, direction la plage. Le laisser partir ainsi ? Non. Au pas de course, j'avais l'intention de la rattraper, telle une enfant de cinq ans. Des personnes lancèrent des injures en mon encontre, mais je n'y fis pas attention, mon esprit étant beaucoup trop focalisé sur ce maudis chien. La petite bête sautait sur des personnes allongées, bousillant toute tranquillité régnant sur cette plage.

*Mer***

Ne regardant pas vraiment où j'allais, c'était à mon tour de me retrouver nez à terre, trébuchant sur une personne. Regard vers le chien qui continuait sa course, et qui avait finit par s'arrêter un peu plus loin, comme pour me narguer. Agacement. Mes yeux se détournèrent de ce petit diable, se dirigeant vers la personne sur laquelle j'avais trébuché.

- Excusez-moi, je ne faisais pas attention où j'allais, à cause de cette chose.

Tête tournée vers le chien qui s'amuser à mordre les serviettes des gens, pour lui faire comprendre qui était « cette chose ». Cette personne allait sûrement me prendre pour une dingue, mais je m'en fichais. Aucune chance de tomber sur quelqu'un qui me connaissait, enfin, pour le moins, c'était ce que je croyais...
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Alhena Peverell
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Re: Dans les îles...

Message par : Alhena Peverell, Jeu 24 Aoû 2017 - 19:37


RP Nyx
LA Accordés

Le monde s'évapore. La langue colle au palais. Les nuages se fracassent entre eux. Les rires, l'espace qui tourne. C'est l'extase des sens. Rire, volupté. Battements de coeur qui tambourinent à l'infini. Cela ne s'arrête pas, ça s'épuise les couleurs. Le rose des nuages, le bleu turquoise du ciel, le pastel des maisons.

_Avale le bonheur jusqu'à l'overdose

Tu t'éloignes, tu es seule et des bruits se font, ils brisent la plénitude de ton instant. Tu t'approches des rochers et remarques une jeune femme non loin. Elle est étalée sur un inconnu. Tu sembles la reconnaitre, elle te dit vaguement quelque chose. Poudlard, une élève certainement. Tu en as tellement rencontré, tu ne comptes plus, ne fais plus attention. Tu souris juste, parce que la situation n'est pas terrible pour elle.

Tes yeux se détournent alors quand elle montre une chose du doigt. Un petit chien qui a pas l'air très malin. Il est assez moche d'ailleurs, mais bon c'est un chien. Il ne fallait pas lui demander d'être le plus beau non plus. Tu te détournes de la situation, mais le chien t'a remarqué. Il se met à courir vers toi. Pour tu ne sais aucune raison. Tu ne cours pas, au contraire tu le laisses venir à toi. Il se met à tourner autour de toi alors que tu as les pieds dans l'eau. Heureusement que tu es habillée pour l'occasion.

Malgré le fait que tu ne sais pas comment, ni pourquoi tu es ici. Certainement encore tes désirs qui n'en font qu'à leur tête. Tu as eu la bonne idée d'emporter quelques affaires, dont ton maillot de bain.
Tu te baisses et caresses la tête de l'animal. Il remue de la queue. Tu n'as pas trop l'habitude des animaux et encore moins des chiens, tu n'es pas à l'aise avec eux. Mais lui ça va. Lentement, sans le brusquer, tu regardes son collier : Groopy.

Salut toi, tu as l'air d'être en forme.

Des bruits de pas. Tu lances un regard à la jeune femme. Une mèche de cheveux que tu remets en place, un léger sourire, des émeraudes qui la jauge. Tu te relèves et croises les bras.

Groopy est votre chien ? Il a l'air sympathique.

Tu la dévisages davantage, elle te dit vraiment un truc. Mais tu as du mal à mettre un nom sur ce visage. Secrètement, tu espères qu'elle va se présenter. Parce qu'en soit, il y a plus de chances que ça soit une inconnue qu'autre chose. Parce que cela serait une énorme coïncidence que tu croises une connaissance sorcière ici. Après tout, tu es venue, d'une certaine manière pour éviter le contact avec le reste du monde.

Tu n'as pas envie d'être sociable ces derniers jours.

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Re: Dans les îles...

Message par : Nyx Spero, Lun 11 Sep 2017 - 19:44


À terre.

Les évènements ne se déroulaient jamais comme nous ne l'attendions. Il y avait toujours un problème caché derrière la perfection. C'était donc pour cette raison, que celle-ci n'existait pas. Lorsque nous nous attentions au bonheur, celui-ci s'échappait dans l'immensité des ténèbres. La lumière n'existait pas. Elle n'existait pas dans ce genre d'endroit. Alors... comment trouver la sortie lorsque celle-ci n'était pas visible ?

Ignorance totale.

Après m'être excusée auprès de la personne sur laquelle je m'étais rétamée, je suivis ce maudit chien du regard. Il s'était arrêté. Comment était-ce possible ? Au fur et à mesure que la distance entre l'animal et moi-même diminuait, je voyais qu'une personne s'était jointe au lot. Le chien courrait autour d'elle. Je ne distinguais pas encore son visage, mais elle semblait être une jolie jeune femme. Petit sourire sur les lèvres, je m'avança, légèrement essoufflée.

- Groopy est votre chien ? Il a l'air sympathique.

Groopy ? C'était donc le nom de cette chose ? Après avoir repris mon souffle, je dévisagea la personne en face de moi, incrédule. C'était ce que j'appelais une drôle de coïncidence... Alhena Peverell, mon ancienne professeur d'histoire de la magie, devant moi. Étais-je en train d'halluciner ? Non. Elle était bien là, en chair et en os. Je resta quelques instants à la dévisager, comme si mon cerveau avait du mal à enregistrer l'information se trouvant juste devant moi.  

- Non...  ce n'est pas mon chien. Mais, cette chose a fait irruption chez moi et... enfin bref. C'est ridicule. Merci de l'avoir stoppé.

Bizarrement, je ne voulais pas me ridiculiser devant elle. Je l'avais déjà beaucoup trop fais dans le passé. Je ne savais pas vraiment si elle m'avait reconnue, mais, en l'observant mieux, je ne pensais pas. Petit sourire sur les lèvres, j'entama de nouveau la discussion.

- Excusez-moi... mais, est-ce qu'on se connait ? Vous me dîtes vaguement quelque chose...

Jouer la comédie, l'une des choses dont je faisais le mieux. Je l'avais parfaitement reconnue. Mais, je voulais m'amuser un peu. Cette femme qui était si mystérieuse aux yeux de beaucoup de monde. Je faisais partie de ce petit monde. Cependant, cette fois-ci, je voulais me démarquer...

L'Aventure commençait.
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