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Dans les îles...
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Noah Alniott
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Re: Dans les îles...

Message par : Noah Alniott, Ven 25 Jan 2013, 12:41


Put*in d’avion, put*in de père Noël. Pourquoi Jana se retrouvait elle dans le même vol qu’elle ? Pourquoi Jana ?! Noah s’entendait facilement avec les gens depuis toujours, pour elle c’était facile de se faire des amis, un sourire, quelques paroles qui venaient naturellement, et une bonne entente naturelle s’installait, avec des gens qui pouvaient pourtant lui être radicalement opposé. Noah n’avait aucun ennemi, au pire des gens qui l’ignoraient, la prenait un peu de haut. Et puis elle avait embauché Jana Van Oaklyn au Chaudron Baveur. Et là dés le premier regard elle avait senti une avalanche de glace qui s’abattait sur elle. Le courant ne passait pas, Jana ne l’aimait pas, pas du tout, elle la détestait même. Du coup Noah était devenue hypocrite avec, et les deux femmes étaient entrées dans un cercle vicieux. Tant pis, ce n’était qu’au travail, en dehors elles avaient presque dix ans d’écart, alors aucune raison de se voir. Oui, mais ça c’était avant. Parce que comme par hasard, elles s’étaient retrouvées en dehors du pub. Mais ce n’était que pour un vol, n’est-ce-pas ?

-Noah Alniott... Quelle bonne surprise... Tu m'excuses, mais je ne supporte pas le vol, j'ai un peu... Le vol de mer, non, le mal de vol, si tu vois c'que je veux dire, et ça serait dommage que je te vomisse dessus, tu ne penses pas ?

Tu parles d’une surprise. Noah se redressa, et adressa à la blonde son plus beau sourire. Elle avait enfilée sa peau de garce hypocrite, et rigola à la boutade faussement amicale de Jana. Un rire con, un rire faux, un rire de circonstance.

"C’est ça apprend à parler anglais ! Puis moi j’ai le mal des blondes d’un mètre 80 alors tu m’excuse si je rend mon déjeuné ! Connasse !"
Oui mais nan. Noah ne prononça pas ces mots, sa rencontre avec Jana serait oublié dés sa sortie de l’avion, provoquer une dispute ne servait à rien. Elle se contenta d’un clin d’œil. Ca voulait dire qu’elle avait parfaitement comprit que l’excuse de Jana était bidon, tout simplement parce qu’elle l’avait déjà vu arriver au pub par ce moyen de transport !

-Oui c’est ça on dit le mal de vol ! Ca t’handicapes pas trop quand il faut être sur un balai ?

L’homme à côté d’elles les regarda surprit, tant mieux, si il pouvait lui poser des questions jusqu’à la fin du trajet pour la saouler ça serait parfait. Noah tourna les talons et se déhancha jusqu’à sa place. Ca c’était fait. Jusqu’à la fin du trajet elle se tassa dans son siège en ruminant ses sombres pensées. Et si elle licenciait Jana ? Ou pas. Elle en avait besoin, c’était bien ça le problème. Enfin l’avion atterrit. Noah avait les oreilles défoncées par le changement de pression, elle était fatiguée, et en plus le vieux moldu qui était à côté d’elle ne voulait pas avancer plus vite pour sortir de leur put*in d’avion. Calme.

Enfin Noah sorti de l’appareil pour rejoindre le hall de l’aéroport où un homme prévu par l’agence de voyage -ou le père noël- devait l’attendre. Saut qu’il n’y avait pas un seul homme, mais une grande femme à côté de lui. « Si elle fait partie du comité d’accueil, je peux peut-être tenter quelque chose avec … » Mais non. C’était Jana Van Oaklyn. Noah la distinguait nettement à présent. Elle senti son cerveau manquer d’air. Elle crut qu’elle allait tomber sur le sol, chercha une autre pancarte que celle-ci portant son nom, et perdit durant quelques secondes toute notion du bruit que faisait les passagers dans l’aéroport.

La petite brune eut un regard interrogateur. Pourquoi leur deux noms côte à côte sur cette pancarte ? Et c’est là que ce qu’elle pouvait entendre de pire fut prononcé.

« Bien, mesdemoiselles, j'ai une nouvelle à vous annoncer. L'établissement aiyant quelques soucis de logements, nous sommes forcés d'amener dans une même suite plusieurs clients. Comme vous venez du même pays, nous avons pensé qu'il serait bon de vous mettre ensemble, mais n'ayez crainte, n'ayez crainte, une grande suite, vous n'aurez qu'à partager la chambre et le lit, pour le reste vous serez libre de tout. »


Noah éclata de rire, songeant à une blague. Mais le métisse ne riait pas, il semblait même plutôt inquiet. Jana était décomposée, Noah ne l’avait jamais vu comme ça, c’était un nouveau visage qu’elle lui découvrait.

-Haha. Nan mais Jana Van Oaklyn est hollandaise, pas anglaise ! Donc votre règle fort sympathique ne marche pas ! Rooh c’est bête ! J’aurai été ravie de faire sa connaissance ! Mais là … Bah ça ne serait pas en règle quoi.

Noah tentait tout. Parce que si elle se retrouvait avec l’autre garce, juste une nuit, ce ne serait plus du tout des vacances ! Mais l’homme brisa ses espoirs une nouvelle fois. Elle allait le détester lui aussi.

-Je suis vraiment désolée mademoiselle Alniott, on ne peut plus changer. C’est à cause de la guerre civile sur l’île juste à côté de la notre. On a dû loger des réfugiés… Vous comprenez bien sûr, c’est pour l’humanitaire. Et mademoiselle Van Oaklyn parle parfaitement l’anglais je vous rassure.

Put*in de moldus. Comment ses parents faisaient ils pour vivre dans ce monde ?! Et l’autre là, elle aurait pas pu lui parler russe histoire qu’on les mette à dix étages de différence ? L’homme les invita ensuite à le suivre. Dehors il faisait bon. Le soleil était éblouissant, le climat parfait, avec un léger vent chaud. Mais le regard glacé de Jana empêchait toute notion de plaisir. Tant pis, Noah repartirait le lendemain pour Londres. Elle passerait ses vacances chez des amis, même sous la pluie, ce serait mieux que de dormir dans le lit de cette ado ! Elle passerait la nuit dans le baignoire et demain elle prendrait le premier vol ! C’était simple.

L’hôtel fort luxueux était à quelques minutes de l’aéroport. Il y avait une magnifique plage de sable blanc que l’on pouvait apercevoir non loin, des palmiers tous les deux mètres, de la musique dans la rue, des gens souriants. Dans l’hôtel elles furent très bien accueillies. Le personnel voulait faire passer comme un événement fort plaisant le fait de devoir partager sa suite avec une inconnue. Noah voulait leur hurler dessus, elle voulait pleurer, taper des pieds, donner des coups de pieds dans les miroirs du hall, jeter leurs cadeaux de bienvenue, sortir sa baguette et salir leur moquette rouge. Mais au lieu de ça elle resta plantée au milieu du hall de l’hôtel, sans écouter la moindre chose de ce qui se disait autour d’elle. On les fit traverser l’hôtel, elles prirent deux ascenseurs différents, Noah ne repéra rien du trajet qui était fait. Elle avait envie de vomir, envie de fumer, et la tête qui lui tournait.
L’homme qui les avait accueilli leur ouvrit la porte et leur passa leur carte d’accès.

-Je vous laisse à présent ! En vous souhaitant un agréable séjour ! Composez le numéro 2 sur le téléphone si vous avez besoin de quelque chose !

-C’est ça, casse toi ! Connard.

Murmura Noah dans sa barbe. Lui ne l’avait pas entendu puisqu’il repartait déjà pour accueillir d’autres clients et leur faire le coup du « vous devez partager votre chambre pour une raison humanitaire ». Mais Jana certainement. Peu importe, Noah posa son sac dans le vestibule, sorti une cigarette qu’elle alluma d’un coup de baguette, et observa les lieux sans un mot. Il y avait une gigantesque et magnifique salle de bain. Mais une seule, et elle ne supportait pas l’idée de se laver juste après son ennemie.Au centre de la suite se tenait le salon avec un bar à cocktails, une large table, de grandes fenêtres avec vue sur la mer, un écran plasma, et une quantité hallucinante d’accessoires moldus. A côté de cela une grande chambre au papier peint pastel, avec un lit double, deux petites tables de nuit. Noah ne regarda pas de plus près, c’était hors de question qu’elle dorme dans la même pièce que Jana.

Mais à présent qu'elle était face à tout ce luxe, Noah ne voulait plus partir d’ici. Pas de suite ! Il y avait la mer, les jolies filles, des fêtes et activités à faire. Elle n’allait pas se gâcher son cadeau de Noël pour Jana. Alors peut-être pouvait elles se débrouiller pour diviser l’appartement en deux ? Avec un peu de magie ce devait être faisable d’aménager un lit dans le salon. Ou peut-être qu’en fait Jana n’était pas si méchante que ça. Comme dernier espoir Noah voulait croire que Jana portait juste un masque lorsqu’elle était à Londres, lorsqu’elle devait travailler, mais peut-être était elle en fait adorable. En tout cas Noah ne renoncerait pas à ses vacances. L’idée qu’elle avait eut à l’aéroport un peu plus tôt c’était effacée face à la magnifique suite, aux activités proposées dans l’hôtel, et surtout grâce à la terrasse qui donnait sur la plus belle vue qu’elle n’ait jamais aperçut.

-Bon … Tu veux un verre ? C’est que des trucs moldus mais bon, au point où on en est…

Noah ajouta un petit sourire. Elle restait avec sa carapace hypocrite pour l’instant. Elle ne savait pas quoi dire, pas quoi faire, mais n’avait pas d’autre choix que de communiquer avec celle qui se trouvait actuellement dans sa chambre.
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Re: Dans les îles...

Message par : Jana Van Oaklyn, Jeu 07 Fév 2013, 14:41



La chaleur envahissait l’île qui nous portait en son sein. Elle nous enveloppait de sa charnelle allure, de ses couleurs paradisiaques ; l’air marin envahissait nos narines, nous étions esclaves de ces états qui nous envahissaient et qui ne pouvait nous empêcher de nous sentir en vacances. La fureur, également, envahissait mon âme à tel point que ces éphémères sensations de bien être ayant me parcourir, sous ce tableau merveilleux de couleurs déployées agrémentées de soyeux fils de rayons chaleureux. La brunette, rien que la voir, j'en pouvais plus. Elle parlait, elle aussi semblait vouloir changer la donne, et tout, mais l'autre, là, celui que j'eus trouvé quelques instants plus tôt plutôt pas mal et me semblait aussi à présent IDEUX, nous expliqua qu'apparemment, une guerre civile dans le coin était la cause de tout se raffut. Mais attendez un peu que j'me ramène moi, et la ramener ici leur guerre civile, les punir de leurs conneries, et de ce qui résultait de ce constat terrifiant : mes vacances tombaient à l'eau. Mes yeux étaient comme vides. Je ne disais plus rien. Je ne voulais pas m’essouffler pour rien. J'allais trouver un moyen quelconque de me débarrasser de l'autre, mais avant, il me faudrait me liquider de mon effroi constant. Je scrutait froidement notre accompagnateur qui, d'un pas aisé, nous conduisit au lieu-dit. Sur le chemin les palmiers nous accueillaient, leurs branches, tels de bras, s'ouvraient à nous. L'air chaud s'installait. Il me devenait à présent suffocant. Les sourires que me lançaient certains et d'autres me paraissaient tournés à la dérision, à l'ironie, à la moquerie, et je n'avais que mes poings à serrer, à garder ma rancune en moi. Fort vite, nous fûmes arrivés à destination. L'endroit clean, luxueux, comme sur les photos mouvantes ; pourtant leur sérieux laissait sincèrement à désirer. J'avais jamais entendu quiconque parler de partager un espace avec quelqu'un, pas même pour un cadeau du Père Noël. Se jouait-il donc de nous ? Étais-ce donc un message à faire passer ? J'étais prête à ne plus jamais recevoir de cadeau, si tel empoisonné il m'en serait de nouveau offerts.

J'évitais de croiser les yeux de ma future compagne. Mais future il n'en serait rien. Je n'voulais pas apprendre à la connaître ; j'étais déjà suffisamment forte pour la supporter chaque jour, ou du moins ces jours-ci de travail au Chaudron Baveur. Son humeur hilarante m'insupportait toujours plus, et, bien souvent, mes sens ne me trompent pas. Ces derniers jours les choses changeaient. Les gens défilaient. Kyara était partie, voilà qu'un nouveau gars avait fait irruption. Ma mère, elle, ayant apprit quel rôle j'occupais pendant mes heures de libres, a choisit, comme je m'en étais douté, de me remettre finalement mon héritage et d'oublier ses crises d'hystéries en voyant comme le rôle de l'argent affublait sur ma conscience. Il était indéniable que j'avais beaucoup appris, mais à présent je me demandais, de plus en plus, c'que je foutais encore là. Beaucoup de choses changeaient, en ce moment, beaucoup trop. Des choses que je n'imaginais pas, un jour, pouvoir entrer dans ma vie. Mais qui, aujourd'hui, modifiaient doucement le cours et la trajectoire de ma vie. Elle s'enfonçait, puis, soudain, comme un trait de lumière. Un éclair soudain. Jaillissant. Émerveillement. Et repos. Certains éléments, encore, devenaient trop obscure à mon être, et, j'avais trop besoin de ces instants de répits avant la reprise à Poudlard, où il me faudrait alors revoir ces têtes, qui me sembleront peut-être soudain différentes par ce que j'allais devenir, peut être des éléments me deviendront plus subtiles et plus mystérieux encore qu'ils ne l'étaient déjà.

Nous montions ; et moi, tel un pantin, je suivais les deux ombres de ces deux humains. J'étais comme un corps vidé, pas liée à ma pensée, et je suivais, sans savoir à ce que cela me conduirait, à ce qu'il se produirait et à ce que j'allais balancer à ma patronne, ce soir, comme tous les autres, s'il y en aurait.

Je restai, là, à contempler la suite qui m'étais d'abord destinée à moi seule. Je tentais de ne pas la regarder comme je l'aurais d'abord observée en premier lieu, en outre je tentais d'y déceler le moindre défaut capable de soulager ma peine et mon désespoir. J'aurais, en pareille fatigue, trouvé la douceur de draps parfaite, la senteur de Lilas utile, la vue splendide, les couleurs bien agencées, les reflets du soleil contre chaque plante contenue conçu au détail. Je n'entendais même pas ce que nous annonçait le gars, avant de se barrer, pour nous laisser, finalement, l'une face à l'autre. Je n'étais pas gênée, passer des mois entiers en la compagnie de cette femme m'avait appris à m'habituer à cette présence consternante. Je ne sais pourquoi mais le feeling ne passait pas, j'aurais pu faire un effort et peut-être aurais-je pu la trouver particulière s'il m'étais gré de l'analyser d'avantage. Mais ce que je voyais en elle était pareil au miroitement de l'eau. A sa surface une lisse étendue de crème ; en son centre, la complexité d'espèces, de sous-espèces, de micro-organismes, de cellules aussi étrangères qu'éphémères. Pour certaines gens j'y voyais ce schéma nébuleux qui me conduisait à me projeter en eux, à m'y infiltrer ; à les adorer. A me remettre en question et, alors, à trouver en quelques rares gens un intérêt. Pour elle c'était simple. Il y avait l'eau. Pas plus qu'un fleuve ou une rivière, il y avait là de simples petits rebonds qui donnaient à cette personne quelque chose qui puisse être attachant et qui, pourtant, n'était qu'une glace pour cacher des peurs profondes. Ses rires et ses faux sourires, son humour dérisoire, sonnaient le dodécaphonisme. Une pièce de Varèse serait plus agréable à écouter. (puissante la vanne)

« Bon … Tu veux un verre ? C’est que des trucs moldus mais bon, au point où on en est… »

Je la regardais, vidée. Je remontai la bandoulière de mon sac ; sans nullement le poser. Si elle restait, je partais. Si elle partait, je restais. Mais il n'y aurait pas de place pour deux ici, ni pour quelques secondes échangées à deux, de douches, ni de nuits ensemble. Même à couper l'appartement je ne voulais m'imaginer la croiser, ou sentir son odeur embaumer le lieu. C'est vrai, nous étions à un point particulièrement bas et, sur ce point au moins, nous pouvions nous mettre d'accord. Pour autant je n'allais pas me laisser imposer une décision, encore moins pour un cadeau. Si l'on m'offrait un cadeau empoisonné, alors il me faudrait lutter contre le poison, et, alors, je pourrais finir gagnante. Je n'étais pas passive pour laisser les choses se dérouler, comme ce qu'on espérait - et, par on, j'ignorais qui -, je n'étais pas un pantin.

« J'ai la soif coupée, tu m'excuseras. D'ailleurs non, je n'ai pas besoin de ton excuse pour me sentir mieux. Va falloir mettre les choses au clair. Tu m'aimes pas. Je t'aime pas. Deux faits fort simples et irrévocables, et rien ne changera à cette condition, il y a des choses que nous ne pouvons pas changer. » Tranchai-je.

Je m'approchai un peu plus d'elle. Parce que la proximité peut parfois rapprocher et faire des étincelles merveilleuses, mais peut aussi brûler et lancer la haine. La proximité symbolise toujours que quelque chose se passe, là, dans le ventre, juste sous la poitrine ; dans le coeur. Ce sont à l'évidence les sentiments qui vous poussent à vous approcher de quelqu'un, et ce soit par l'amour, soit par le désir, soit par la haine ; et soit par la pitié. Aujourd'hui je n'avais ni d'amour, ni de désir, ni de pitié pour cette femme. Il reste alors peu d'alternatives. Et pourtant je ne comprenais pas pourquoi je la haïssais tant ; elle n'était pas si détestable à première vue, mais il me semble qu'à force de la côtoyer je ne pouvais plus supporter son caractère et sa manière d'être. Elle me paraissait toujours fausse. Peut-être parce qu'elle l'était sans cesse avec moi, comme je l'étais avec elle ? Je m'étais plié à cette exigence pour ne pas m confronter au regard des autres ce que je n'avais pas l'habitude de faire. En vérité je m'étais pliée à une règle de société que j'avais transgressé depuis toujours, et ce sans la demande de ma patronne mais tout bonnement parce qu'elle le faisait avec moi. De nombreux facteurs rendaient ce visage, son expression et ce qui contenait l'âme de cette sorcière insupportable à ma vue. Nos yeux étaient plongés dans l'océan des autres. J'étais plus grande qu'elle, ce qui me donnait de l'importance et qui me faisait sentir plus grande encore, aussi bien physiquement que mentalement. Je ne voulais pas jouer à la plus intelligente, à celle qui a raison, ou à la plus intéressante, ça n'était pas mon but ; mais, aujourd'hui, quelque chose, là, débordait. C'était le ras le bol, cette femme n'y était pour rien, à moins qu'elle ai tout manigancé ? A moins qu'en fait elle m'aime, trop, qu'elle me désire toutes ses nuits, ardemment, quelle rêvasse de moi et d'elle, de nos mains entrelacées, et qu'un jour nous eussions une chance de finir ensemble ? Et, dans ce cas, qu'elle espéra par cette invitation changer la donne ? Mon dieu, pourquoi étais-je donc si naïve ?

« J'veux pas savoir pourquoi ce p'tain de destin a fait qu'on se trouve aujourd'hui ensemble pour passer ensemble des vacances que nous aurions dû passer seules, et j'ai bien l'intention de le détourner, j'en ai marre de me cacher, et de faire comme si tout va bien, alors que tu m'insupportes, et que j'en ai marre de faire semblant devant les autres, pour que ta belle image ne soit pas salie ! Parce que sous tes beaux regards et sous ton air amusé, t'as juste trop peur qu'on ne t'aime pas. »
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Re: Dans les îles...

Message par : Noah Alniott, Mer 27 Fév 2013, 13:02


D'abord hésitante, puis tranchante comme une lame, Jana répondit à Noah. C'était une avalanche de glace, quelque chose qui la prenait au plus profond du ventre, qui lui faisait presque mal. Jana était franche, elle avait au moins eut ce courage là, elle. "Tu m'aimes pas, je t'aimes pas". Put*in, Noah ne supportait pas d'entendre ce genre de propos, elle ne supportait pas qu'on lui reproche des choses, qu'on lui montre ouvertement qu'on n'appréciait pas ce qu'elle était. Parce qu'alors, toute la carapace qu'elle tentait de se forger, tous ses rires, toute cette énergie qu'elle déployait pour paraître sûre d'elle se brisait. Elle se sentait ridicule, nue. Et le phénomène n'en était qu'amplifié parce que c'était Jana qui lui parlait. certes, elle ne l'aimait pas. Pas du tout. sauf que cette fille n'était pas conne, elle ne pouvait pas la renier d'un air hautain, parce que cette grande blonde savait ce qu'elle disait, avait de l'éloquence, et suffisamment d'intelligence pour ne pas faire des histoires pour n'importe quoi. Et avant que Noah n'ait pu répliquer quoi que ce soit -elle n'aurait même pas su quoi dire de toute façon, tant elle était surprise par cette soudaine franchise. Avant qu'elle n'ait pu avoir la moindre réaction, Jana s'approcha d'elle à grand pas, et sur son visage si parfait, si pâle et fin on lisait toute la haine possible. Ses yeux gris brillaient, elle se tenait face à elle, trop grande, dominante. Et ça Noah ne supportait pas. Pourquoi devait-elle se laisser écraser de la sorte ? Alors non, la petite brune soutînt le regard métallique de son ennemie -parce que oui il fallait appeler les choses par leur nom maintenant que la franchise était à la mode- se tenant le plus droite possible, sans ciller, sans sourire. Jana ne l'avait sans doute jamais vu ainsi, peu de gens d'ailleurs avaient dû voir Noah avec le visage si crispé et les yeux pleins de haine. On ne haussait jamais le ton sur elle, elle faisait gaffe à pas blesser les gens, essayait de garder une put*in de gentillesse avec n'importe qui pour pas pourrir la vie. Elle avait tenté d'être sympa avec Jana, ça faisait presque un an qu'elle était courtoise avec elle, à défaut d'être gentille, alors que le sort s'acharnait contre elles deux, elle était rester souriante. Et voilà que la vérité lui claquait au visage, une vérité qui aurait fort bien pu rester enfouie quelques mois de plus! Elles auraient très bien pu s'arranger, rester tranquille en attendant de trouver une solution convenable et blesser personne. Mais nan, Jana en avait décidé autrement... Et le pire arrivait.

« J'veux pas savoir pourquoi ce p'tain de destin a fait qu'on se trouve aujourd'hui ensemble pour passer ensemble des vacances que nous aurions dû passer seules, et j'ai bien l'intention de le détourner, j'en ai marre de me cacher, et de faire comme si tout va bien, alors que tu m'insupportes, et que j'en ai marre de faire semblant devant les autres, pour que ta belle image ne soit pas salie ! Parce que sous tes beaux regards et sous ton air amusé, t'as juste trop peur qu'on ne t'aime pas. »

En entendant ces mots, Noah fut prise d'un vertige, un sentiment qu'elle ne se connaissait pas. Elle voulait l'écraser, l'asperge qui se tenait face à elle, la balancer par la fenêtre, la détruire. Lui faire mal comme elle venait de lui faire mal en lui balançant cette vérité qu'elle ne voulait pas entendre. Elle ne voulait pas être si faible. Mais pourtant oui, elle avait peur, elle crevait de peur, elle n'était rien sans les autres, elle voulait faire croire qu'elle était indépendante, forte... Alors elle se faisait aimer, c'était assez facile pour elle, elle savait qu'elle était attachante. Comme ça partout où elle allait en général on avait besoin d'elle, Noah n'était pas rien, on ne pouvait pas la jeter, lui faire du mal. Alors oui elle avait peur. Elle avait peur de tout, et encore plus d'être seule, indifférente aux yeux des autres. Et puis elle ne supportait pas non plus que Jana ait osé parlé de son image, qu'il ne fallait pas salir, soit disant. Cette gamine ne supportait juste pas l'autorité qu'on pouvait avoir sur elle. Mais elle n'allait pas gagner! Noah ne supportait pas de perdre, elle ne serait pas la faible, qui se laisse écraser par une vérité de me*de qui pouvait s'enfouir n'importe comment et qui ne servait à rien. La vérité ne servait à rien ,les gens n'avaient pas besoin de savoir, ils n'avaient pas besoin de la connaître parfaitement, de savoir qu'elle était en fait si peu sûre d'elle. Jana avait découvert ça on ne sait comment, mais elle n'allait certainement pas rester si satisfaite de sa trouvaille. Certes elle l'avait bien analyser. Trop bien comprise certainement à cause de la haine qu'elle entretenait pour elle depuis longtemps. Mais Noah aussi était observatrice. Ou en tout cas elle savait parler elle aussi, elle savait faire mal.

- Haha. Moi peur qu'on ne m'aime pas ? Mais tout le monde m'aime Jana! Et c'est ça qui te fout à bout! Parce que tu vois bien que partout où je vais les gens m'apprécient, les gens me remarquent et pas parce que j'ai un beau cul ou des gros Boobs.

Certes elle exagérait sûrement un peu les choses, parce que tout le monde ne pouvait pas l'aimer! Mais elle n'avait pas d'ennemi, contrairement à Jana. Les gens lui souriaient souvent à elle, et la regardait dans les yeux, pas de travers pour apercevoir son décolleté. Elle reprenait de l'assurance, la haine lui donnait de la prestance, elle n'avait rien à perdre! Elle tira une taffe sur sa cigarette qu'elle écrasa sur le bar tout propre avant de reprendre.

- Alors tu sais quoi, t'auras eut le mérite de dire la vérité, on s'aime pas. Mais je m'en fout que toi tu ne m'apprécies pas, je m'en fout de toi! Alors maintenant, vas y changes ton destin, et casses toi.

C'était bon. Ca faisait trop longtemps qu'elle gardait tout ça enfouie en elle. C'était tellement profondément enfouie qu'elle ne pensait pas qu'elle avait tant de haine, qu'elle avait tant analyser Jana. Mais maintenant, certes elle avait mal parce qu'elle savait qu'elle n'était pas intouchable comme elle le croyait, et qu'on pouvait aussi la détester, même si elle était drôle et sympa... Mais au moins elle ne serait pas vaincue bêtement pas uen ado, elle avait su rester digne, quoi que réponde la néerlandaise. Elle ne la reverrait plus, elle n'oserait pas continuer à bosser au bar. Et si elle y refoutait un pied, Noah la mettrait dehors. La petite sorcière se sentait donc beaucoup plus libre à présent. Elle allait pouvoir profiter de ses vacances. Même si les mots de Jana résonnaient encore dans sa tête. "Tu as juste trop peur qu'on ne t'aime pas", "peur de ta belle image". Peu importe, personne d'autre ne pourrait le deviner maintenant, personne d'autre ne se rendrait compte qu'elle était en vrai si faible lorsqu'on creusait un peu derrière ses grands rires et ses paroles assurées.


HRP : Voilà, j'ai enfin trouvé le temps! <3 Merci pour ce RP j'te kiff ! (haha j'adore le contraste avec nos persos ^^)
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Jana Van Oaklyn
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Re: Dans les îles...

Message par : Jana Van Oaklyn, Lun 11 Mar 2013, 17:50



{A écouter à fond.}

Les choses sont sorties. Les choses ont été dites, telles qu'elles sont. Je sens mes os se briser, doucement, je me sens trembler de parts et d'autres de chaque particules de peau. Je la regarde, sans vraiment la voir, car soudain, soudain, une colère sans fin s'éternise en moi. Je la regarde, en voyant toutes ses facettes, je la vois comme si je la redécouvre. De la tête au pied, mon oeil scrute le sien avec une hargne sans mesure. Je me sens libérée de gongs trop enfouis depuis trop de temps. Les efforts ne suffisent plus. Je n'ai jamais été hypocrite, jamais plus que moi, MOI, et moi. J'ai alors envie de taper. J'ai, enfin, le besoin de taper contre tout, contre ce qui bouge, un besoin...

Dans un univers parallèle, nous aurions pu nous aimer énormément. Nous aurions pu nous entendre à merveille, des mois durant. Nous aurions pu comme nous découvrir et nous apprécier par nos différences, nous appuyer l'une sur l'autre comme de bonnes amies, de vraies amies. Peut-être, même, comme... Des meilleures amies. Dans un univers parallèle, donc, nous aurions pu en apprendre l'une sur l'autre. L'une se libérer, l'autre se réfugier en l'autre, l'une découvrir, l'autre apprendre, l'une comprendre, l'autre apprécier, sensibiliser, et l'une, oser, l'autre voir, l'une rire, et, l'autre, l'autre... Nous n'étions rien de cela, mais, en l'étant, nous étions alors, à la fin, à cette fin d'histoire, vouée à finalement nous rentrer dedans. Vouées, finalement, après tant de temps passé, à trop en savoir, à trop voir, à trop remarquer. Bam, quelle explosion. Bam.

Bam.

Est-elle en vérité aveugle à tel point ?


Les gens. Les gens. Quelle triste affaire. Les gens, mais à quoi bon, après tout, que sont les gens, que sont les humains, en valent-ils la peine ? Il doit bien exister une poignée peu généreuse d'humains digne d'intérêt et dignes de confiance, des humains qui soient sincères et vrais, des humains qui soient à l'écoute et sensibles, des humains qui ne se sentent pas forcés, pour se faire apprécier, de parler à dire des idioties pour se faire aimer, parce que finalement, personne n'aime. Parce que finalement, à la fin, t'es juste seul au monde. Y'a plus que toi. Toi. Et encore... Toi. Tu me regardes, avec tes yeux. Et moi, alors, je te regarde. T'as un regard dévastateur. Tu sais, ce regard-là qui veut tout dire. Le regard qui veut dire p'tain, j'te hais. Le regard qui veut dire t'es rien. Le regard qui veut dire regarde-toi, regarde comme je te hais, regarde comme t'es ridicule, regarde ce que TU m'as fais, regarde comme tu me fais mal, regarde comme t'as tout foutu en l'air dans ma vie. Dans ton regard j'ai senti une lourdeur sans fin s'écraser contre moi ; c'est comme si tous tes problèmes étaient créés par ma personne, comme si tes actes et tes faits te rendaient absolument hors de ta responsabilité. Comme si tes erreurs étaient reportées sur le monde entier, et que toi, t'es là. Intouchable.


“ Haha. Moi peur qu'on ne m'aime pas ? Mais tout le monde m'aime Jana! Et c'est ça qui te fout à bout! Parce que tu vois bien que partout où je vais les gens m'apprécient, les gens me remarquent et pas parce que j'ai un beau cul ou des gros Boobs. ”

Je t'ai observé. Un long moment. Puis un sourire s'est dessiné sur mes lèvres. Puis un ricanement. Puis, soudain, RIEN. Plus rien, tu comprends ce mot ? La profondeur du " rien " ? Rien. Absolument aucune expression portée sur mon visage, il devenait livide, il devenait alors glacial, mon regard noir, posé sur le tien. Les mots s'imprégnaient petit à petit en mon esprit... Tu te rendais compte des conneries que tu lançais ? Tu comprenais rien à moi. Tu m'avais pas cernée. Et jamais tu ne me cernerais, visiblement. Personne ne pouvait. Tu comprends donc pas ? Tu comprends donc pas que c'est pour ça, moi, que j'parle jamais de moi ? T'as, en somme, tout simplement rien réalisé de ce que j'étais. Même en travaillant chaque jour à mes côtés, tu pensais que je me faisais ma côte de popularité, tu pensais aussi, donc, que j'étais là pour me faire aimer ? Finalement t'es moins intelligente que je m'imaginais. Finalement, t'es peut-être pas celle que je pensais. T'es peut-être bien pire que cela.


“ Alors tu sais quoi, t'auras eut le mérite de dire la vérité, on s'aime pas. Mais je m'en fout que toi tu ne m'apprécies pas, je m'en fout de toi! Alors maintenant, vas y changes ton destin, et casses toi. ”

Je me suis, alors, lentement avancée vers elle. J'ai sentis en moi quelque chose s'alléger. Et j'ai sentis en moi une force intérieure me pousser à avancer, me pousser, toujours et plus encore, vers elle vers celle que j'ai dévisagé avec tant de mépris. Ses mots m'ont touché au plus profond de moi. Pas parce que je m'y suis reconnu, bien au contraire. Mais par ce qu'elle voyait en moi. C'est ça qu'elle voit, en m'observant. C'est ce qu'elle pense de moi. Peut-être ce que les autres pensent tout aussi bien de moi ? Ça m'a fais mal, terriblement mal, j'en ai eu une douleur cuisante au ventre, et pour une fois depuis bien longtemps, je me suis alors sentie blessée dans mon estime, pire encore qu'une frappe cuisante à la nuque, pire encore qu'un jeune garçon, à 14 ans, qui te tire brutalement les cheveux parce que t'es une femme, qui te tire, soudain, tes cheveux dans un rire gorgé, parce que tu te maquille, parce que tu te fais jolie, et que, lui, te veut que pour lui. Pire encore que les regards des autres qui te jugent. Pire, encore, que le regard amusé, que des paroles lancées vainement, sur des choses en toi qu'ils trouvent amusantes, pour mieux t'humilier. Pire, encore, que la peur, cette peur profonde, d'aller vers les autres. Pire, encore, que ce sentiment d'abandon qui te prends parfois, ce sentiment qui te rends complètement fébrile et si faible que tout tourne, tout tombe autours de toi, que voilà que tu te sens aussi petite qu'une petite fourmis venue travailler jours et nuits pour aider sa tribus ; pire, encore, que ce sentiment de ne pas avoir ta place, de ne pas comprendre ce que tu fais là, de ne pas trouver quelqu'un qui ressente les choses comme toi.

Tes paroles. Pire que tout ce qui puisse advenir. Parce que, peut-être, que dans une vie parallèle, peut-être bien que tu puisses être celle qui me connaisse le mieux, celle à qui j'accorde ma confiance, celle à qui j'offre presque mon coeur, et qui, soudain, balance des mots qui te fassent tourner comme dans un manège.

Un manège.
Droite, gauche.
Gauche, droite.

Tourne. Tourne.
Et puis ;
Tombe...

Comme, aussi, des regards que tu ne reconnais plus.
Tombe.
Comme, aussi, un silence. Qui nous écarte à jamais. Un silence qui révèle toutes les choses suspendues sur nos lèvres ; mais qui ne sortent pas. Qui ont finalement dû, à présent sortir. Et qui fassent de nous des inconnues l'une à l'autre. Que deux humaines dans l'immensité de ce monde, se perdant dans la généralité. Finalement que des inconnues... Il faudra s'habituer à cette désignation, il faudra sans doute s’habituer à perdre des habitudes.

Alors je me suis avancée, vers toi ; je n'avais plus que les mots suspendus à mes lèvres tremblantes. Mes doigts se tenaient les uns aux autres nerveusement. Fièvre, ô fièvre... Chaleur, tournis, ne me laisse pas m'abandonner et la laisser vaincre, laisse-moi, une dernière fois, oser. Parler. Lancer. Hurler, même. Hurler...


“ Ma pauvre. Tu crois bien cerner les gens. Mais pauvre petite Noah, qui croit tout savoir sur tout, qui se croit la meilleure, parce que tu te crois fine, hein ? Tu ne sais pas du tout qui je suis, et si t'es assez stupide pour croire ce que tu vois et ce que tu t'imagines. Continue sur cette voix. Tu irais loin. Tu ne connais rien de ma vie. Tu ne sais pas. Tu ignores tout. Contrairement à d'autres, je ne me suis pas contentée de naître. Certains ne font qu'expirer. Inspirer, et expirer, à longueur de journée. Je ne te demande pas de me comprendre, ni même pas d'essayer. Mais je t'INTERDIS une seule demi-seconde de prononcer de nouveau de tels mots en tant qu'ils sont faux et infondés, en tant qu'ils ne sont pas un seul instant ce qu'il reflète de moi, en tant qu'ils sont exactement tout ce que je tente d'écarter de ma vie depuis toujours. Tu as peut-être une vie facile, tu as peut-être une vie qui t'es offerte, tu as tes opportunités. Garde-les pour toi, et ne viens pas emmerder le monde avec tes salades, ne vient plus jamais m'emmerder, moi, avec un seul de tes mots pervertis. CLAIR ? ”

Déferlement de mots sortis d'une bouche transfigurée. Syllabes entrelacées finies par être hurlées, finies par sortir des poumons, finies par faire trembloter l'air dans son firmament infini. Le temps semblait s'être éteint, sitôt que ce dernier mot sortis de ma gorge, et que je réprimais ma hargne en jetant mon poing contre la table, qui ne manqua pas de trembler. Je me suis alors retournée, brutalement, et soudain, me rappelant d'un détail, je me suis retournée, pour plonger mes yeux une dernière fois dans les siens.


“ Une dernière chose. Va t'chercher une autre serveuse qui te convienne, si les gros seins ça t'gène t'as qu'à te prendre un thon si t'as trop peur de te sentir gênée en sa présence, simplement pour ça, sans que tu ne justifies ses actes par son physique, peut-être qu'à ce moment-là, tu jugeras intéressant de juger la personne par son fond, par ce qu'elle est vraiment, avant de voir les faits tels qu'ils sont, tu verras peut-être que tout n'est pas fait d'or et de bonheur, mais que le monde va très mal, plus encore avec des gens de la sorte... ”

CLAC.

Cours, sans cesse, ne te retourne pas. Quel monde de dingue. Quels gens dingues. Plus jamais, jveux pas, j'peux pas, la revoir, j'ai trop, trop... Trop mal, comment peut-on mettre tant d'importances dans les autres ? Je suis partie de l'hôtel. Je suis partie de ce petit coin de rêve, pour me réfugier. Quelque part où aucune âme humaine n'erre. Quelque part, là. Dans un champ brûlant contre ma peau. J'ai levé mon visage au soleil, je l'ai levé haut, du plus haut que j'ai pu, avant de fermer mes yeux brûlés et torturés, pour m'abandonner des minutes entières au calme de la nature, laisser un temps ma douleur s'estomper dans l'univers. Quelque chose roula sur cette joue brûlante et fiévreuse. Ça n'était, finalement, qu'un cil nimbé de larme... Venu trouver réconfort sur surface plus apaisante et trouver candeur dans ce dédale de haine.

FIN.


Ne dis pas que je ne m'attache pas, et que je ne dis rien,
seulement parce que tu dis tout, et que tu crois t'attacher.


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Re: Dans les îles...

Message par : Crystal M. Ertz, Lun 29 Juil 2013, 16:09



Vers l'aventure
Lou A. Evans & Crystal M. Ertz



La semaine avait commencé fort. Alors qu'elle faisait encore la grass' mat dans la petite chambre de la maison de son maître, elle avait été réveillée en sursaut par celui-ci qui, entrant dans sa chambre comme un fou, lui cria n'importe quoi à l'oreille. Elle battit des paupières et secoua la tête pour se réveiller. Quesquispass? Marmonna-t-elle en se frottant les yeux. Qu'est ce qui valait la peine qu'on vienne la réveiller si tôt le matin? D'ordinaire, le Vieil Alchimiste n'était pas cruel avec elle. Il devait se passer quelque chose d'important. En effet, celui-ci paraissait extrêmement agité. Les mains dans ses poches, il faisait les cents pas autour du lit de L'ex-Poufsouffle en gardant le silence, ne sachant que trop bien que Crystal n'était opérationnelle qu'après un verre de jus d'orange.

Curieuse, elle décida de se lever en vitesse, et de se préparer plus rapidement qu'à la normale. Quand elle fut prête, elle rejoint le Vieil Alchimiste dans sa chambre et fit un petit raclement de gorge, annonçant qu'elle était enfin prête à connaître la raison de tout cette agitation matinale.
J'ai enfin trouvé l'endroit, Crystal! Je l'ai! Lui dit il avec un regard de savant fou. Après toutes ces longues recherches et documentations, j'ai enfin compris où elle se cachait! Il soupira devant l'air intrigué de la jeune femme. La plante! Le mystérieux ingrédient nécessaire à nos recherches! Ces mots firent "tilt" dans la tête de la jeune sorcière. Décidément, elle n'était pas faites pour travailler de jour! Cela faisait des mois que Crystal fouillait les livres à la recherche de cette plante ancienne. Se pouvait il qu'ils l'aient enfin trouvée? Où... Où est elle? Demanda-t-elle d'une voix ensomeillée. - A environ 30 minutes de nages de l'Afrique du Sud!
Lui répondit il en pointant une minuscule île sur une carte accrochée au mur.

C'est ainsi que Crystal se retrouva à coller des affiches un peu partout en ville. Sur celles ci on pouvait lire:
" Sorcières & Sorciers en manque d'aventure,
Voulez vous sortir de votre quotidien monotone, et avoir la chance de participer à un projet alchimique en Afrique?
Si oui, merci d'envoyer un hibou à John Deesty, maître Alchimiste, le plus rapidement possible

P.S: Nous ne pouvons malheureusement garantir votre sécurité"


Le vieil alchimiste étant trop vieux pour voyager, il voulait envoyer Crystal accomplir sa tâche. Mais la jeune femme, bien qu'étant mordue d'aventure, n'avait pas la moindre envie d'y aller seule. Elle avait donc mit en place ces affiches, dans l'espoir que quelqu'un d'assez fou serait tenté de répondre à son offre.

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Re: Dans les îles...

Message par : Lou A. Evans, Mar 30 Juil 2013, 13:50


Citation :
Sorcières & Sorciers en manque d'aventure,
Voulez vous sortir de votre quotidien monotone, et avoir la chance de participer à un projet alchimique en Afrique?
Si oui, merci d'envoyer un hibou à John Deesty, maître Alchimiste, le plus rapidement possible

P.S: Nous ne pouvons malheureusement garantir votre sécurité"

L'annonce était placardée au beau milieu des rues de Pré au Lard. Personne n'y prêtait réellement attention. Quelques personnes s'étaient arrêtées la lire, curieusement, mais aucune n'avait semblé prendre cette demande au sérieux. Personne sauf une petite brune qui aussitôt ces quelques lignes lut, avait arrachée l'annonce pour la fourrée dans la poche de sa cape. Lou avait été captivé par ces simples mots et il était absolument hors de questions qu'elle laisse passer cette chance de partir à l'aventure. Même si elle s'effrayait rapidement et le plus souvent pour un rien, elle était sans cesse à la recherche de cette adrénaline, qui lui faisait ressentir les choses de manières plus fortes. Depuis quelques temps déjà, elle ne vivait que pour cela. Pour ressentir les choses, pour se sentir vivante. Cela avait ses avantages tout comme ses inconvénients, parfaitement consciente des risques qu'elle encourait pour satisfaire ses désirs, la demoiselle ne cessait pourtant ses recherches d'aventures.
Et quoi de mieux qu'une escapade en Afrique ? Qui plus est ce voyage se ferait en compagnie d'un alchimiste ce qui ne pouvait que lui être bénéfique. Elle qui était également avide de connaissances et de savoir, elle ne pouvait pas rêver mieux.

C'était donc déterminée à saisir cette occasion que la Serdaigle avait pris sa plume et un morceau de parchemin pour répondre dans les plus brefs délais à John Deesty. Cherchant les mots justes, elle finit par rédiger quelques lignes afin de montrer sa motivation à participer à ce projet.
Citation :
Monsieur Deesty,
Je suis tombée sur votre annonce, il y a quelques heures de cela et j'aimerai rejoindre votre projet. Je suis encore étudiante à Poudlard, dans la maison des érudits mais étant en vacances scolaires, je suis parfaitement disponible pour ce voyage qui ne pourra que mettre bénéfique j'en suis certaine, notamment pour la fin de ma scolarité.

Si vous êtes intéressé par ma candidature, merci de me renvoyer cette chouette au plus vite que je puisse m'organiser !

Lou A. Evans
Roulant le parchemin, elle l'avait attaché à sa chouette afin qu'elle délivre son message à l'alchimiste.

Quelques jours plus tard, une nouvelle lettre parvient à la brunette. Excitée à l'idée de recevoir enfin la réponse qu'elle attendait temps, elle ne se fit pas prier pour l'ouvrir, manquant au passage de déchirer le fin morceau de parchemin. Lou ne put retenir un cri ainsi qu'une expression de joie sincère en hurlant un « YEAAAAAAAAAAAAAH » monumentale. Elle était prise. Elle allait partir pour l'Afrique.
La lettre lui indiquait de se rendre devant les Trois Balais le lendemain matin pour partir le plus rapidement possible. La brune s'empressa alors de préparer ses affaires, emportant avec elle le strict minimum. Un short et un top ne serait pas de trop pour ce voyage, tout comme une trousse de secours, sans oublier sa baguette magique. Elle ne savait pas quel était l'objet de la mission mais elle prit également un bloc note afin de pouvoir noter tout ce qui lui semblerait intéressant.

Dès sept heures le réveil de Lou sonna lui signalant qu'il était temps de se lever pour partir à l'aventure. En réalité la jeune femme n'avait pas beaucoup dormi, trop excitée à l'idée de ce voyage qui l'attendait. Elle mangea rapidement avant de filer sous la douche, sachant que la prochaine ne serait pas pour tout de suite. Vêtue d'un short en jean et d'un trop rose pâle légèrement pailleté, elle finit par utiliser la poudre de chemisette pour se rendre aux Trois Balais.
Une fois arrivée, elle chercha du regard l'alchimiste qui avait fait passé l'annonce, mais il ne semblait n'y avoir aucun vieil homme à la barbe impressionnante à cette heure ci hormis les déchets restés dormir sur leur table. Le regard dégoutté, Lou décida d'aborder une jeune femme brune pas plus âgée qu'elle mais qui semblait elle aussi prête à partir à la découverte de l'inconnu.

« Excusez moi je suis à la recherche de l'alchimiste qui a posté cette annonce », commença-t-elle en montrant le morceau de parchemin à son interlocutrice. « Vous avez l'air de partir en voyage, je me suis dis que vous étiez peut être de la partie vous aussi ? Mais je me suis peut être trompée. » poursuivit-elle en souriant. Elle ne voulait pas paraître trop directe ou trop familière, mais c'était déjà peut être trop tard pour ça. De toute façon, si elles devaient voyager ensemble autant s'apprivoiser directement !
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Re: Dans les îles...

Message par : Crystal M. Ertz, Mar 30 Juil 2013, 14:46



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Après avoir collé une trentaine d'affiches un peu partout dans le village sorcier, Crystal rentra chez elle et retrouva son maître déjà affairé dans ses vieux grimoires d'Alchimie. Elle le salua discrètement, ne voulant pas le déranger d'avantage, et sortir sa baguette pour faire la vaisselle. Depuis qu'elle avait 17 ans, elle profitait un maximum de ses nouveaux droits d'adultes. Faire la vaisselle à la main n'était plus aujourd'hui qu'un mauvais souvenir! Toutes les deux secondes, elle regardait par la fenêtre, dans l'espoir de voir un hibou apportant une réponse, mais qui serait assez fou pour y répondre?

La réponse n'arriva que quelques heures plus tard. La jeune alchimiste était en pleine lecture lorsqu'elle entendu le hululement d'une chouette. Elle posa son livre sur la table et courut jusqu'à la fenêtre, décrochant une lettre de la patte de la chouette. Il s'agissait d'une jeune femme étant encore à Poudlard. Crystal fut surprise par cette réponse. Elle qui s'attendait à devoir voyager avec des personnes de 20-30 ans, voilà qu'elle se retrouvait avec quelqu'un de son âge! C'était une très bonne nouvelle!

Crystal envoya sa réponse à la jeune aventurière, lui signalement un lieu de rendez-vous (Les trois balais semblait être l'endroit idéal) et une heure tôt le lendemain matin. Une fois cela fait, elle prépara un sac de voyage plutôt petit, auquel elle fit subir un sortilège d'Extension Indétectable afin d'y caser son nécessaire d'alchimie, et quelque bouquins sur les végétations étrangères, au cas où.

Le jour du départ, Crystal se leva à l'aube, pour ranger la maison ( ce n'était certainement pas son maître qui allait s'en charger!) et manger assez pour avoir la force de transplaner. Elle se dirigea ensuite vers les Trois balais, s'installa sur une table que l'on remarquait facilement en entrant et commanda une bière au beurre. Après quelques minutes, la silhouette d'une jeune femme se dessina sur le carreau de la porte du bar. Crystal déposa son verre et fixa la porte. Une jeune femme entra, sembla chercher quelqu'un, et s'approcha ensuite de la jeune alchimiste.

Excusez moi je suis à la recherche de l'alchimiste qui a posté cette annonce. Vous avez l'air de partir en voyage, je me suis dis que vous étiez peut être de la partie vous aussi ? Mais je me suis peut être trompée.

Crystal lui sourit et lui fit signe de s'assoir. Elle commanda rapidement deux autres bière au beurre avant de faire face à sa nouvelle compagne de voyage. La jeune femme voulait tout d'abord s'assurer de sa volonté et de son sérieux. Elle ne voulait absolument pas prendre le risque d'emmener quelqu'un qui prenait ce voyage comme un simple jeu sans règles et sans limite.

Oui, c'est moi qui ai posté cette affiche. Je m'appelle Crystal Ertz, et je suis l'apprentie du Maître Deesty. Malheureusement, il ne peut participer à ce voyage et il m'a envoyé à sa place. J'espère que ça ne vous dérange pas trop? Avant de pouvoir partir, je voudrais m'assurer de vos intentions. Il faut tout d'abord savoir que c'est une expédition à haut risque et sérieuse, même si bien sûr, je suis loin d'être contre l'idée d'en faire un voyage amusant. Il faudra sans doute de la patience et du courage pour supporter ce qu'il peut nous arrive là bas. Avez vous bien conscience de cela?

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Re: Dans les îles...

Message par : Lou A. Evans, Mer 31 Juil 2013, 11:28


Les Trois Balais était quasiment vide à cette heure matinale. Seul se trouvait quelques ivrognes qui avaient probablement dut passer la nuit ici. Personne ne ressemblant à un alchimiste ne se trouvait en ces lieux c'était sur et certains. Ce n'était pas pour autant que Lou allait abandonner aussi vite. Après tout, il pouvait très bien avoir du retard, ou tout bêtement s'être trompé dans l'heure et la date fixée pour leur départ. C'était des choses qui arrivaient tout simplement.
Pas habituée à attendre sans rien faire, la jeune femme se décida à prendre les choses en mains. Dès son arrivée dans ce bar mythique, elle avait repéré cette autre brune pas plus âgée qu'elle, qui semblait elle aussi attendre quelqu'un. Bien décidé à prendre les choses en mains, Lou n'hésita pas avant de l'aborder directement en lui présentant l'annonce qu'elle avait recueillie quelques jours plutôt.

Et elle fit bien ! Cette personne était apparemment l'assistante de l'alchimiste qu'elle aurait du rencontrer aujourd'hui. Il était soit disant indisposé à participer à ce voyage, mais ce n'était guère important. En réalité, Lou préférait autant avoir affaire à une jeune femme de son âge et non un vieux pervers au regard douteux. C'était presque un soulagement pour elle.
Crystal. Elle se prénommait ainsi. C'était jolie et ça sonnait plutôt bien. Mieux que Lou en tout cas ! Cela dit bien que l'esprit de la Serdaigle était à l'amusement celui de son interlocutrice était au sérieux. Elle rentra dans le vif du sujet exposant à la demoiselle les dangers de cette expédition et voulant s'assurer qu'elle avait bien conscience des dangers qu'elles risquaient d'encourir. Courage et patience... Elle pouvait faire preuve de l'un mais pas forcément de l'autre... Boarf, elle avait bien survécu à quelques aventures dans la forêt interdite, les forêts africaines n'avaient qu'à bien se tenir !

« J'avais bien saisi qu'il y avait des risques en effet, je suis parfaitement consciente qu'il y a des dangers dans cette expédition, mais je suis prête à les affronter à vos cotés sans aucun problème. Et je peux vous assurer que je suis aussi sérieuse que toute élève de la maison de Rowena Serdaigle ! ». Si ça c'était pas de l'argument en béton, la belle demandait à voir mieux. Toujours souriante, elle était impatiente de partir. Elle avait déjà quitté l'Angleterre pour voyager avec sa famille, mais là c'était totalement différent. Voyager pour explorer, pour découvrir c'était tout nouveau pour elle et elle avait hâte d'y aller.
« Cela dit l'annonce n'était pas très explicite sur la nature de ce voyage... Pourriez vous m'en dire plus ? Que recherchons nous exactement ? ». En utilisant le « nous » elle espérait pouvoir montrer sa motivation à s'impliquer dans son projet. Non seulement cela l'intéressait vraiment mais en plus, elle allait avoir la chance de voyager, de repousser ses limites, de vivre comme elle l'avait toujours rêver. Sans personne sur son dos. Le rêve. La liberté totale.
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Re: Dans les îles...

Message par : Crystal M. Ertz, Jeu 01 Aoû 2013, 03:44



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Crystal n'attendit pas très longtemps avant la réponse de Lou. En la voyant ainsi, énergique et souriante, la jeune Alchimiste se dit qu'elle n'aurait jamais pu trouvé mieux pour l'accompagner. Ce voyage allait être plus intéressant et plus amusant que prévus. Lou lui répondit alors qu'elle était tout à fait consciente de ces risques, et elle utilisa l'argument de Serdaigle pour lui prouver son sérieux. C'était un plutôt bon argument, bien qu'elle savait que certain Serdaigle n'étaient pas aussi sérieux qu'on pourrait le croire. Cependant, cette jeune femme avait l'air complètement prête à tout pour entreprendre ce voyage, que Crystal pouvait elle demander de plus?

La Serdaigle lui demanda ensuite plus d'information sur leur voyage. Ce qui était normal et même sensé. Décidément, cette jeune femme montait de plus en plus dans l'estime de l'ex-Poufsouffle!

Et bien, pour tout te dire -je pense que nous pouvons nous tutoyer maintenant non?- Nous partons à la recherche d'une plante mystérieuse et jusqu'à aujourd'hui introuvable. Mon maître et moi avons beaucoup étudier sur le sujet, et finalement, nous sommes arrivé à la conclusion que cette plante devait se trouver sur une île un peu à est de l'Afrique du Sud. Cette plante est très importante pour nos recherches d'alchimistes, elle pourrait nous permettre de faire des avancées considérables en la matière, et c'est pourquoi il est vital qu'on mette la main dessus. Elle fit une pause afin de laisser le temps de comprendre à Lou, puis elle reprit avec un sourire: Alors, toujours partante?

[Désolé pour ce court post, j'étais un peu pressée ^^' ]

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Re: Dans les îles...

Message par : Lou A. Evans, Sam 03 Aoû 2013, 09:17


Lou n'avait pas prévu d'avoir affaire à une jeune femme de son âge mais c'était aussi bien comme ça. Elle était de cette façon plus à l'aise et ce voyage serait autant sérieux qu'amusant. Elle avait craint pendant un moment que voyager auprès d'un alchimiste soit trop ennuyant quand bien même ils se rendraient en Afrique du Sud... Heureusement c'était aux cotés de Crytal qu'elle voyagerait. Elle sentait en cette jeune femme autant de dynamisme et de peps qu'en elle, aussi ça promettait !
Et puis qui ne rêvait pas d'aventure ? Franchement, la vie était trop courte pour passer à coté d'occasion comme celle ci ! La serdaigle savait parfaitement qu'elle n'aurait pas deux fois la chance de pouvoir collaborer avec des alchimistes reconnus !

D'ailleurs en parlant de ça, la sorcière réalisa qu'elle ne connaissait toujours pas le but de cette mission, aussi elle s'empressa de se renseigner auprès de sa nouvelle coéquipière. C'était la moindre des choses, si elle espérait pouvoir l'aider correctement. Crystal l'invita dans un premier temps à la tutoyer, ce que la demoiselle apprécia. Ce serait d'autant plus simple et agréable de pouvoir parler sans retenue et sans manière. Elle lui expliqua ensuite, qu'elles partaient à la recherche d'une plante rare et mystérieuse qui pourrait faire grandement avancer les recherches de son maître.
Lou l'écoutait avec attention, hochant de temps à autre la tête. Elle était curieuse de connaître les propriétés de cette fameuse plante, mais elle l'apprendrait certainement en tant voulu, aussi, elle prit son mal en patience pour le moment. « Plus que jamais ! J'espère que nous mettrons la main sur cette plante ! », répondit la Serdaigle tout en souriant elle aussi.

L'heure du départ approchait, elle le sentait puisqu'elle était à présent au courant de la mission qu'elles devaient accomplir. En revanche avant de quitter l'Angleterre, Lou devait préciser quelques détails sur le voyage... Elle ne savait pas quel moyen de transport la sorcière comptait utiliser mais pour sa part elle ne pouvait pas se permettre un faux pas là dessus. « Mmm, par contre, je ne sais pas comment vous... tu comptais te rendre là bas mais je n'ai pas mon permis de transplange donc j'aurai peut être besoin d'un coup de main à ce niveau là. », poursuivit avec franchise la jeune femme. Autant être claire, il ne servait à rien de se désatribuler et de se retrouver à Ste Mangouste aujourd'hui. « Je suis en revanche une experte en transplanage d'escorte donc si tu me guides, on devrait s'en sortir. On y va ? ». Impatiente, elle avait à présent hâte de découvrir l'Afrique pour elle qui n'avait jamais qui sa Londres natale, cela promettait de grand chamboulement... Mais après tout, ça ne pouvait certainement pas lui faire du mal.
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Re: Dans les îles...

Message par : Crystal M. Ertz, Dim 04 Aoû 2013, 11:44



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Tandis qu'elle expliquait clairement ses intentions, la dénommée Lou l'écoutait avec attention, nouvelle facette positive que découvrait Crystal sur sa nouvelle accompagnatrice. La curiosité et l'impatience pouvait aisément se lire sur les traits de la Serdaigle. L'aventure ne lui faisait visiblement pas peur, et c'était même plutôt l'inverse. Savoir qu'elle allait se promener sur des îles lointaines et peut être dangereuses semblaient l'enthousiasmer plutôt que de lui faire peur. Était elle vraiment normale? Tout le monde avait certes soif d'aventure, mais de là à vraiment vouloir partir du jour au lendemain, avec une inconnue, c'était une autre histoire que peu de sorciers auraient tentés! Crystal avait trouvé une perle rare!

Elle sourit lorsque la Serdaigle lui communiqua son enthousiasme pour trouver la plante. Maintenant que ces formalités étaient réglées, l'heure du départ arrivait à grand pas. D'ailleurs, Lou semblait trépigner d'impatience, et ce fut elle qui rompit le silence en la questionnait vis-à-vis du moyen de transport. Lou lui précisa qu'elle ne savait pas transplaner seule, et que le transplanage d'escorte semblait être la meilleure solution. Crystal ne voyait en effet pas d'autre moyen rapide et efficace. Mais elle qui venait de passer son permis, elle espérait que tout allait se passer comme prévus.

Crystal posa de quelques mornilles sur la table, payant ainsi leurs boissons et ferma les boutons de sa veste. Je crois qu'on peut y aller maintenant. Suis moi! Dit elle en marchant vers la sortie. Le temps était assez frais en ce début de matinée, ce qui convenait à la jeune sorcière qui avait du mal à se concentrer avec la chaleur. *J'espère que notre retour se fera sans accro* Se dit elle en pensant à la chaleur des îles. En s'assurant que Lou la suive, elle se fraya un chemin dans une rue plus calme où elles pourraient transplaner tranquillement. Elle tendit ensuite son bras droit et invita la Serdaigle à le saisir. Ensuite, elle prit tout son temps, repensa à tout ce qu'il fallait pour réussir un transplanage (elle avait passé des jours à examiner le lieu où elle devrait atterrir) , et ferma les yeux en glissant un "C'est parti" à Lou. Elle sentit ensuite ses pieds quitter le sol, et resta concentrée tandis qu'elle sentait la vitesse écraser tous ses organes. Enfin, elles ralentirent et ses pieds se posèrent sur une surface pas très stable, du sable! Elle avait réussit! Elle regarda à sa droite, examinant sa coéquipière. Elle fit un pas un avant, mais immédiatement, elle sentit la fatigue l'envahir. Un si long voyage alors qu'elle n'était pas expérimentée, elle ne ferrait pas ça tous les jours. Crystal tenta de dissimuler sa fatigue et regarda Lou. Tu te sens bien? Lui demanda-t-elle en un petit sourire. Vu tous ces cocotiers, ce sable blanc, et l'océan turquoise, je crois que nous sommes arrivées au bon endroit!

Elle sortit de son sac deux bouteilles d'eau fraiches, et en tandis une à Lou. Elle prit ensuite son temps pour regarder cet endroit si exotique, c'était tellement différent de tout ce qu'elle avait pu voir jusqu'à maintenant! La plage n'était pas très large, et il aurait suffit de quelques secondes pour passer de l'océan à la forêt tropicale. La végétation était très dense, il ne sera pas facile de traverser cette immense masse verte. Crystal se sentait revivre. C'était la première fois qu'elle quitta son pays natal, et elle avait toujours voulu voyager! Mais elle n'oubliait pas pour autant son travail. Il fallait qu'elle trouve cette plante! J'espère que tu n'as pas trop peur des bestioles, dit elle à Lou avec un sourire.


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Re: Dans les îles...

Message par : Lou A. Evans, Mar 06 Aoû 2013, 16:49


L'heure du départ approchait, ravissant Lou. L'impatience la gagnait tout comme l'excitation de découvrir un nouveau pays, de nouveaux horizons, de nouvelles aventures. Elle n'avait encore jamais eu l'occasion de participer à un périple d'une telle ampleur et elle n'avait qu'une hâte que tout cela commence. Cependant avant de quitter Pré au Lard, il fallait passer par quelques formalités nécessaires : le pourquoi de cette expédition par exemple, ou encore comment allaient-elles voyager. Il ne s'agissait là que de quelques détails techniques qui se devaient pourtant être réglé avant leur départ. Ainsi, la Serdaigle avoua en toute franchise, ne pas disposer de son permis de transplanage, ce qui ne sembla pas déranger Crystal plus que cela. Elle devait probablement avoir les moyens de les faire voyager toutes les deux sans quoi, elle l'aurait déjà envoyé balader. C'est donc rassurée que la brunette observa son interlocutrice déposer quelques pièces pour payer leur consommation avant de lui demander de la suivre.

L'irlandaise ne se fit pas prier, attrapant rapidement son sac, elle suivit son guide qui la conduisit furtivement dans une rue calme et isolée de village. Crytal tendit alors son bras droit à la jeune femme qui comprit qu'elles voyageraient donc par transplanage d'escorte. Esquissant un sourire, elle posa doucement sa main sur le bras de sa coéquipière, avant de la voir fermer les yeux pour se concentrer. Puis brusquement, Lou fut aspirer dans le néant. L'habituelle sensation d'être écrasée en mille morceaux s'empara d'elle, sa respiration fut comprimée tout comme ses organes qui cessèrent sûrement de fonctionner pendant une fraction de seconde. Enfin l'air passa à nouveau à travers sa bouche, sa gorge, sa poitrine et tout son corps reprit son activité.
Inspirant profondément, la demoiselle reconnut immédiatement l'odeur de l'eau salée. Regardant autour d'elle, elle constata qu'elles avaient réussi à rejoindre leur destination. L'océan s'étendait à perte de vue devant elles et la douceur du sable laissait leur pieds légèrement s’enfoncer dans le sol.

La voix de Crytal ramena la Serdaigle à la réalité de leur expédition. « Oui ça va t'en fais pas. Ce n'est pas moi qui nous aient transporté ici. Si tu veux qu'on fasse une petite pause avant d'y aller tu le dis surtout ! ». A voir la pâleur du visage de la brune, le voyage avait du usé une bonne partie de son énergie, et il était hors de question de s'aventurer dans les forêts africaines si elle n'était pas assez en forme pour cela. Elle tendit alors une bouteille d'eau fraîche à l'irlandaise qui l'accepta avec plaisir. La chaleur était étouffante ici, bien loin du climat de l'Angleterre. Il faudrait s'y faire, elles étaient là pour un bon moment.
Lou prit quelques gorgées d'eau pour se désaltérer et se remettre du transplange avant d'observer l'étendue verte qui se tenait devant elle. La tâche allait être ardue, et elle se demandait, si elle n'allait pas chercher une aiguille dans une botte de foin... « Pas le moins du monde, j'ai quelques séjours dans la forêt interdite à mon compteur ! », commença-t-elle en souriant d'un air amusée « Tu saurai me décrire une peu à quoi ressemble cette plante ? Parce que là je crois que la trouver va relever de la chance. J'espère que je vais pas te porter la poisse, j'ai.. tendance à attirer les ennuis. Ou à les chercher. », reprit-elle en riant légèrement. Autant commencer par se détendre. Leur tâche et la difficulté de celle ci arriverait en temps et en heure.
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Message par : Crystal M. Ertz, Mer 07 Aoû 2013, 05:18



Vers l'aventure
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Crystal avala sa bouteille d'eau en quelques secondes, un record pour elle! Elle pouvait déjà sentir ses forces revenir petit à petit, ce qui était une bonne nouvelle. Rester sur cette plage n'était pas une très bonne idée, elles risquaient de brûler avec le soleil, et cette chaleur qui devenait étouffante serait certainement atténuée à l'intérieur de la jungle. Il ne fallait plus perdre de temps, surtout que la jeune alchimiste ignorait complètement combien de temps leur prendraient ces recherches. Lou lui proposa de s'arrêter pour que Crystal reprenne des forces, mais elle sentait qu'elles avaient déjà pas mal traînés, et qu'il était maintenant d'y aller.

Lou n'avait visiblement pas du tout peur des bestioles et la peur ne semblait pas faire partie de son vocabulaire, pour le moment tout du moins. La Serdaigle lui demanda ensuite de décrire la plante, ce qui n'était pas très facile pour Crystal qui n'avait entendu qu'une brève description et vu un croquis qu'elle avait du mal à assimiler avec la réalité. Elle fit néanmoins de son mieux pour mettre les choses au clair. C'est une plante verte, relativement petite, en forme de cuillère. Elle est recouverte d'espèces d'épines rouges transparentes fines qui se terminent par une espèce de petite bulle transparente. Je n'en ai pas encore vu en photo, j'espère que je saurais dire que c'est elle si on la trouve! Et je ne suis pas non plus quelqu'un de chanceux, malheureusement pour nous! On a plus qu'à prier pour que le ciel soit avec nous! Finit elle en rangeant les deux bouteilles dans son sac. C'est parti!

Et sans attendre de réaction de la part de sa "collègue", Crystal commença à s'enfoncer dans la jungle, ce qui n'était pas chose aisée. Personne n'avait mit les pieds ici depuis au moins 10 ans, si l'on regardait la végétation qui recouvrait le moindre centimètre carré du sol. Crystal, après s'être fait une nouvelle fois coupée par on ne sait quelle plante étrange, sortit sa baguette pour tenter d'arranger les choses. Elle se tourna ensuite vers Lou qui suivait quelques mètres derrière et qui avait l'air de s'en sortir, et pointa sa baguette sur les herbes et les plantes qui barraient son passage.

Diffindo


Aussitôt, les plantes qui se trouvaient au alentours se découpèrent et l'accès devint vraiment plus facile. Elle continua sa route d'un pas lent en lançant ce sortilège autant de fois qu'il serait nécessaire. Nous devons chercher un lac, une rivière ou un point d'eau. D'après ce que je sais, il n'y a que là qu'on puisse en trouver...   Pour l'instant, elle ne voyait aucune trace de la moindre goutte d'eau, mais elle ne désespérait pas et continuait à avancer en gardant sa bonne humeur.

[HRPG: Si tu veux, tu peux faire avancer l'histoire et déjà annoncer la suite ^^ ]

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Re: Dans les îles...

Message par : Lou A. Evans, Mer 07 Aoû 2013, 09:40


La chaleur qui régnait sur la plage était étouffante, écrasante même. C'était comme si d'un coup tout le poids de l'atmosphère était tombée sur les deux jeunes femmes. Lou ne fit pas prier pour accepter le bouteille d'eau fraîche tendue par Crystal et elle la vida très rapidement. L'effet du rafraîchissement n'allait être que temporaire mais il faudrait faire avec et surtout ne pas traîner sur cette plage qui aussi belle soit elle, était une véritable fournaise. Si les deux demoiselles restaient sans bouger, elles risquaient de vite se retrouver aussi rouges que des écrevisses, et Lou préférait autant éviter les coups de soleils si c'était possible.
Afin de pouvoir mettre au plus vite la main sur la plante recherchée, la Serdaigle demanda une rapide description de cette dernière à sa coéquipière d'infortune. Écoutant attentivement les paroles de Crystal, elle tentait d'imaginer en même temps l'aspect que pouvait prendre la plante. Ce qui fut assez difficile. L'alchimiste n'avait vu que des croquis ou des dessins de la fleur et elle eut bien du mal à dire avec précision à quoi elle ressemblait. Tant pis, il faudrait s'en accommoder et faire avec. Crytal ajouta qu'en plus de cela, elle n'était pas chanceuse ce qui fit sourire l'Irlandaise. Il  faudrait s'accommoder de ce point également.

Elle s'éloigna ensuite en direction de la masse de verdure, suivit par Lou soulagée de pouvoir rejoindre un coin ombragée. L'air était plus doux sous le feuillage des différents arbres, mais leur progressions fut rapidement ralentie. Les broussailles étaient nombreuses. Visiblement personne n'avait mis les pieds dans ce coin de l'Afrique depuis plusieurs années et la végétation avait pris la place nécessaire pour se développer correctement. Autrement dit, elle leur barrait en grande partie le passage !
Crytal progressait doucement devant la Serdaigle qui ne savait plus vraiment où donner de la tête. Elle tentait d'être attentive à tout, mais ce n'était pas simple, surtout lorsque certaines branches s'amusaient à venir la frapper en pleine tête. Un éclair attira ensuite son attention et elle constata que l'alchimiste usait de sortilèges pour se fraye un chemin correct. Se plaçant dans son sillage la brune suivit donc, le chemin tout tracé qui s'offrait à elle.

Crytal lui précisa alors que la plante qu'elles recherchaient se trouvait généralement plus près des points d'eau. C'était toujours bon à savoir. Inutile de perdre du temps dans ces fourrées à essayer de repérer la plante verte aux épines rouges. « Si j'avais su j'aurai pris une baguette  d de sourcier... Il y a pas un sortilèges qui pourrait nous guider vers le point d'eau le plus proche ?  », questionna-t-elle. Ce serait sacrément utile, mais un tel sort n'existait pas à sa connaissance. Cela dit elle n'avait pas fini ses études et peut être que l'alchimiste s'y connaîtrait plus qu'elle sur ce point.
Avançant doucement, en prenant garde à l'endroit où elle posait ses pieds, l'irlandaise parvient à se maintenir à la hauteur de Crystal. «Je suppose qu'un sortilège d'attraction ne sera pas assez puissant pour attirer la plante jusqu'à nous n'est ce pas ? Ce serait trop simple.» reprit-elle, réfléchissant presque à haute voix avant d'être interrompue dans ses pensées par un bruit strident qui provenait de la gauche. Elles avançaient en territoire inconnu et visiblement certains n'étaient pas ravie de leur présence. Saisissant sa baguette, Lou resta sur ses gardes. «On ne devrait pas trop traîner quoique soit cette chose... Je pense qu'il vaut mieux l'éviter autant que possible.... A moins... A moins que ce soit un animal ? Si on se montre discrète et qu'on le suit, il pourrait nous conduire à un plan d'eau non ?». Suiciidaire Lou ? Si peu. Elle aimait simplement prendre des risques, prendre les choses en mains pour qu'elles avancent au plus vite. Elle n'aimait pas attendre sans rien faire.

Attendant un signe de la part de Crystal qui lui montrerait son accord ou non, elle scrutait les fourrées espérant secrètement que la créature ne fonçait pas droit sur elles.
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Re: Dans les îles...

Message par : Crystal M. Ertz, Mer 07 Aoû 2013, 15:22



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Avancer était vraiment plus facile une fois le sortilège lancé. Et maintenant, elle pouvait voir sur quoi elle mettait les pieds. Elle put ainsi éviter une dizaine d'insectes qu'elle connaissait et une dizaines d'autres qui rampaient, volaient ou marchaient qui lui étaient inconnus. Crystal entendait les pas de Lou derrière elle. Pour l'instant, il n'y avait aucun problème. Espérons que ça continue ainsi. Mais Crystal savait qu'une aventure n'était inoubliable que lorsqu'il arrivait des choses surprenantes, que ce soit positif ou négatif. Elle restait donc sur ses gardes, baguette tendue, prête à tout affronter. L'ex-Poufsouffle entendit Lou demander si un quelconque sortilège pouvant guider vers un point d'eau existait, ce qui n'était pas idiot du tout! Crystal fouilla dans sa mémoire, tentant de trouver quelque chose, mais hélas, elle ne trouva rien. Je connais un sortilège pour indiquer le nord, mais personne n'a encore fait une carte de cette île, ce n'est donc pas très utile pour le moment. Lou accéléra le pas et arriva à la hauteur de Crystal, elles n'étaient donc plus obligées d'élever la voix pour parler, ce qui était plutôt agréable... Lou mentionna le sortilège d'attraction pour prendre la plante. Mais elle et Crystal arrivèrent vite à la conclusion que ce serait trop simple. Et puis, il serait moins amusant de la trouver directement! Il fallait mériter cette plante!

Alors qu'elles continuaient à marcher, Lou sursauta et pointa sa baguette sur un tas de buisson à leur gauche. Elles s'arrêtèrent de concert et restèrent quelques instant dans le silence, guettant le moindre son, le moindre bruit anormal. L'imagination de la Serdaigle lui avait elle joué un tour ou pas? Crystal s'attendait vraiment à tout, et pointa également sa baguette. Lou murmura ses pensées à l'apprentie Alchimiste. Elle voulait suivre cet... animal? Qui les mèneraient peut être vers un point d'eau, si la bête ne les attaquaient pas directement! Crystal fut une nouvelle fois impressionnée par le sang froid et la logique de la jeune femme. Beaucoup auraient paniqués ou fuis, mais elle était restée calme et avait analyser calmement la situation. Lou était quelqu'un d'étonnant!

Crystal approuva d'un signe de tête et fit signe à son amie de rester fixe. Elles restèrent ainsi pendant au moins deux longues minutes avant qu'une ombre se mettent à se mouvoir dans ces "buissons". Crystal n'avait jamais été une grande fan des animaux sorciers comme moldus, mais elle reconnut celui ci immédiatement. Ses oreilles étaient comme celles des chats mais se terminaient par une petite touffe de poils noirs. L'animal en question ressemblait à un chat, mais en bien plus grand. * Un lynx?* S'émerveilla Crystal en baissant immédiatement sa baguette. Il était magnifique! La sorcière aurait pu passer des heures à l'observer, mais celui-ci ne leur laissa pas le temps et se mit en route en passant à peine à quelques mètres d'elles. Sa démarche était plutôt rapide, et Crystal se décida vite à le suivre. Elle fit une nouvelle fois signe à Lou et se mit en marche, usant de son sortilège de découpage toutes les 30 secondes.

Je crois que tu as vu juste Lou. Ce lynx va nous conduire directement à la plante!

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Re: Dans les îles...

Message par : Lou A. Evans, Sam 17 Aoû 2013, 06:33


Progresser dans la forêt, n'était pas ce qu'il y avait de plus simple. Un tas d'obstacles naturels leur bloquaient la voie à elle, et à Crystal. Heureusement l'alchimiste finit par utiliser sa baguette pour se frayer un passage plus facilement, ce qui leur facilita considérablement la tâche. Pour autant, elles n'étaient certainement pas prête de mettre la main sur cette plante si rare et si importante. Un point d'eau. Voilà ce qu'elle devait trouver. Ca semblait tellement simple en apparence. Alors qu'en réalité, c'était comme chercher une aiguille dans une botte de foin. Il n'existait pas à la connaissance des deux sorcières un sort leur permettant de trouver un lac ou une source d'eau. Ce qui était fort dommage ! Il ne leur restait plus qu'à marcher en espérant que leur bonne étoile, leur porte chance !
Crytal finit par ajouter que de toute façon, il n'y avait encore aucune carte de cette île d'établie, et que par conséquent le sortilège de la pointe au Nord serait également inefficace. Tant pis ! Lou se fit une raison. Elle était venu pour l'aventure après tout et sans magie cela promettait d'être plus palpitant ! Utiliser un sortilège aurait été finalement trop simple et bien moins amusant.
Arrivant à la hauteur de sa camarade d'infortune, la serdaigle progressa à ses cotés, avant de sursauter, surprise par un bruit étrange. Instinctivement elle avait sorti sa baguette, prête à se défendre du moindre danger. Et pourtant en y réfléchissant bien, l'irlandaise parvient à la conclusion que l'arrivée de cet animal pouvait être une bénédiction.

Faisant par de ces idées à Crytal, elle guettait toujours un mouvement dans les fourrés qui révélerait la présence de la créature. L'alchimiste était d'accord pour suivre l'idée de Lou, quand bien même cela pouvait être dangereux, c'était probablement leur meilleur chance de trouver la plante. Restant toutes les deux immobiles, elles finirent par voir la créature non loin d'elles. La serdaigle la reconnut immédiatement. Il s'agissait d'un Lynx. Elle savait tout simplement puisque c'était là, la forme que prenait son patronus lorsqu'il se matérialisait. La créature était belle, majestueuse, et Lou fut captivée par cette dernière pendant quelques minutes. Ce n'est que lorsque Crystal lui fit signe de la suivre qu'elle reprit ses esprits.
A pas de feutré, tâchant d'être le plus discrète possible, les deux sorcières avancèrent silencieusement en usant du sortilèges de découpage pour dégager leur chemin. Le lynx ne leur prêtait guère attention ce qui était une véritable aubaine pour elles. Crytal semblait ravie d'avoir suivi l'animal et elle paraissait persuadée qu'il les conduirait à un point d'eau. Leur avancé se poursuivit pendant au moins une vingtaine de minutes lorsque le lynx finit par disparaître derrière plusieurs arbres.  «Mer** alors, j'espère qu'il nous a conduit au bon endroit !», ne put s'empêcher de murmurer la jeune femme.

Suivant les traces laissées par l'animal, les deux sorcières finirent par déboucher sur un endroit plus dégagé, où la verdure était moins imposante et pour cause, une cascade d'eau entourée de roche se trouvait pile devant elles. Un large sourire illumina le visage de la serdaigle, qui fut ravie que son plan est fonctionné. «Une fois qu'il sera reparti, il nous restera plus qu'à trouver cette plante ! J'en reviens pas que ça ait marché ! Tu penses qu'il faut cherché où en priorité ? »
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