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En Laponie
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Shela Diggle
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Re: En Laponie

Message par : Shela Diggle, Sam 14 Mar 2015 - 23:01


Le jeunot avait l'air fasciné. Et il avait raison sur notre nouveau moyen de transport : bientôt, nous arrivâmes devant des bêbêtes du Père Noël, attelées à des traineaux de bois. Ambiance retour en enfance garantie. J'allais chatouiller les naseaux d'un des deux rennes du traineau le plus proche. C'était plus petit qu'un cheval, et j'en fus étonnée. Je m'imaginais ces animaux plus imposants.

« J'espère qu'il y aura un hammam et un sauna, c'est typique des pays nordiques et c'est pas mal il parait, reprit Leister. »

Sa déclaration me surpris un peu : je pensais les jeunes ados plus pudiques. Je l'avais été, maladivement, même. Mais l'idée d'une salle surchauffée et embrumée, où nos sens seraient alourdis, avec ce brun de septième année qui avait participé au voyage, je ne sais trop pourquoi, éveillait en moi autre chose que la gêne. Bien autre chose. Je hochais la tête avec approbation, avant de grimper dans le traineau contenant déjà une camarade de Serpentard. Le petit convoi se mit doucement en route, et ma comparse et moi eûmes le temps de bavarder à notre aise. Déjà, le soleil descendait dans le ciel, et le blanc de ce monde laisse place au rouge, à l'orangé, au doré. La neige semblait teintée de sang tandis que les cieux se couvrirent de leur voile sombre de la nuit. Le changement fut rapide et radical : seules quelques minutes avaient passées, et pourtant on se serait cru dans un tout autre univers. La nuit, pas encore tout à fait noire, auréolait la forêt d'un halo sombre et menaçant. On ne voyait plus si loin dans les vastes contrées, et seules les lanternes accrochées aux traineaux me permettait de voir le chemin. Les rennes, eux, devaient de toute manière connaître le chemin, et leurs yeux, s'ils étaient pareils à ceux des équidés, suffisaient à voir devant eux. Au fur et à mesure du temps, je me déconcentrais du paysage qui noircissait pour parlementer à mon amie, qui se faisait bavarde de tout autres sujets que ce voyage. Il n'était pas tard : pourtant, j'étais aussi fatiguée qu'un soir de cours, et ce n'était pas du qu'au trajet en bus. L'ambiance, et surtout le froid qui engourdissait tout mes membres réduisait fortement mon énergie, et je ne tardais pas à étouffer un bâillement. Eh, mais attendez...

« On arrive ! »

Des lumières crevaient la nuit, et dessinaient une forme carrée dans le lointain. J'avais si froid que mes dents claquaient toutes seules, et ce fus plus que rassérénant d'imaginer une salle chauffée après ce trajet gelé, bien qu'il ne fut pas trop long. Le froid rendait tout plus pénible. D'autres formes se firent dans la nuit, et c'est dans une espèce de village - version minuscule - que nous mettons pied à terre. Tout en bois, une maisonnette, qui devait être notre hôtel, paraissait charmante. Très nature. Voyant mon jeune camarade non loin de là, j'abandonnais la Serpent pour me faufiler derrière lui, et lui sautais dessus. Comme il menaçait de tomber et de m'entrainer à sa suite, je préférais nous sauver tout le deux que de subir un bain de glace. Les profs nous entrainèrent dans l'hôtel. Tout fut plus agréable. Un calme absolu régnait, bientôt brisé par nos blablas, et, surtout, il faisait admirablement chaud. Tout était en bois, avec des fenêtres un peu partout, histoire d'apprécier le paysage dans un endroit à chaleur civilisée. Nous fûmes conduis à nos chambres, et je retrouvais ma partenaire de Maison. On avait rendez-vous à dix-neuf heure pour le repas, et jusque là, temps libre. La première chose que je fis fut de mettre des vêtements plus adaptés : tenue de ski. Je me rendis ensuite, comme pas mal de monde, dehors, pour aller fêter notre arrivée par une correcte bataille de boule de neige, et, si personne ne la lançait, je me ferais un plaisir de faire la première boule.


[HRPG : Désolée pour la fin précipitée :x Tu as mon libre arbitre pour le prochain rp, si besoin. Je ne serais pas là toute la semaine prochaine, excuse moi d'avance ! Peut être encore demain, sinon il faudra patienter]
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Re: En Laponie

Message par : Shela Diggle, Sam 28 Mar 2015 - 18:58


« Youhouuu ! »

J'étais comme une gamine lâchée dans un parc d'attractions magique. Les boules de neiges volaient en tout sens, et je rejoignis très vite le mouvement. Bientôt, quelques personnes se firent des cibles toutes désignées : celles qui ne voulaient pas participer à cette bataille de neige. Etant en sous-nombre, elles furent bientôt contraintes elles aussi de se défendre, ou de fuir. Ce qui fut la mauvaise solution. J'en pourchassais une, plutôt jeune, et lui envoya une boule bien placée pour la faire tomber. Finalement, elle parvint à rentrer, tant bien que mal. Je ricanais, et avant d'avoir pu recharger mes munitions, je me retrouvais tête dans la poudreuse. Ce petit malin de McKinley avait profité de ma faiblesse pour m'avoir par derrière; un digne comportement de fourbe, en soi. Avant d'avoir pu esquisser un geste - le renverser à son tour, l'insulter ou l'approuver -, un combattant me vengea en lui envoyant de la neige dans le cou. Brrr. Bientôt, victimes comme attaquants - surtout les victimes - se firent moins nombreux, et le jeu s'arrêta. Il avait fait nuit du début à la fin, aussi je ne pu rien faire de plus que de suivre le mouvement, n'ayant rien à admirer.

La chaleur qui régnait à l'intérieur me fit brusquement penser que le froid, je l'avais oublié. Suffisait de plus y penser ! Un prof nous réprimanda pour la saleté qu'on mettait partout dans le hall. Nos vêtements mouillaient tout. Mais vu que la Magie était bannie, je me fis un plaisir d'éparpiller le plus de neige fondue partout. Après tout, ce n'était pas de notre faute. Je grimpais les escaliers, et du me retenir de sauter sur mon lit. Ma camarade et moi nous disputons un moment la douche, qu'elle remporta, et je décidais de choisir des habits pour le soir. Je pris un jean, un pull noir simple et mon écharpe, celle n'étant pas faite pour l'extérieur. J'avais aussi mes chaussons-bottes qui chauffaient tout seuls, et que j'espérais autorisés. Après avoir pris ma douche et m'être habillée, nous descendîmes. La salle à manger était confortable, à l'image d'un chalet : des bancs entouraient des tables en bois massif, serties de motifs nordiques. Des lumières tamisées et basses plongeaient la salle dans une atmosphère tranquille, qui invitait au sommeil. Mon ventre gronda. Je remarquais Leister, non loin de moi, et m'assis à sa table. Je ne m'étais toujours pas personnellement vengée pour sa sournoise attaque.

« Dis donc, petit... »

Je ne pu continuer ma phrase. Des gens venaient d'entrer, des assiettes dans les bras. Ils n'étaient pas si différends, à part de plus petite taille, peut être, mais en comparant à moi, je ne pouvais que me taire. Et l'odeur des repas m'empêcha d'observer ces personnes de plus près. Les élèves s'agitèrent. Des soupes fumantes se trouvèrent bientôt devant nous, et beaucoup se précipitèrent dessus sans aucune dignité. J'y trempa une cuillère, et tenta de deviner de quoi elle était faite, mais rien ne me vint. Ce devait être une spécialité. La seule chose que je savais de leur cuisine, c'est qu'ils mangeaient du renne et des airelles de chez eux. J'avais beau avoir faim, je ne voulais en prendre trop : il ne s'agissait que de l'entrée. Pour éviter de penser à mon assiette, je lançais à Leister, qui se révélait être la seule personne de cette table de ma connaissance :

« Alors, t'en pense quoi ? Tu sais ce qu'il y a dedans ? »
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Re: En Laponie

Message par : Shela Diggle, Mer 1 Avr 2015 - 11:19


« On dirait de la pisse de troll, chuchota Leister. Je faillis m'étouffer avec la soupe mais parvint à calmer mes rires. Je tiens à te préciser que je n’ai bien entendu jamais bu d’urine de troll, ajouta-t-il rapidement, m'empêchant de commenter sa déclaration. »

Je ne pus continuer la soupe, que je ne trouvais pas si mauvaise, mais je savais que si je riais en mangeant, j'allais perdre toute crédibilité. Repoussant mon assiette, j'eu le temps d'apercevoir mon camarade qui s'amusait à faire des boulettes de mie avant qu'il n'en jette une sur monsieur nez-de-cochon à l'autre bout de la table. Boulette qui rebondit dans l'assiette de ma voisine, et réussit à m'asperger d'un peu de cette "pisse de troll". Le bourreau de mon pull éclata de rire tandis que j'essuyais ces taches peu seyantes; en un instant, un autre idiot avait prit exemple sur lui, et s'était mis en tête d'attaquer la table d'à côté. Je cédais mon pain à mon voisin : une bataille de nourriture était bien entendu une idée géniale, mais, n'ayant aucun abris à proximité, je préférais m'en priver. Bientôt, des piaillements retentirent dans la salle, certainement dus à des éclaboussures de soupe. Je me penchais vers le brun pour réussir à entendre ce qu'il disait.

« Ouais, je connais la fille de Serpentard avec qui je dors, et le grand musclé là bas, fis-je en le pointant du doigt. Et quelques autres de vue. On est pas tellement ici, peut être vingt. Et toi, je t'ai déjà vu sur le terrain. »

Le Quidditch était vraiment un truc génial : je ne me lassais jamais de voir des matchs. Je réfléchis un instant, mais si j'avais croisé Leister à Poudlard, je ne m'en souvenais aucunement. Disons qu'il n'avait pas une tête qui sortait de mon ordinaire, et qu'il n'avait pas l'âge de me plaire. Aucune raison de me faire retourner sur son passage, en somme. Ce devait être de même pour lui. Soudain, une voix féminine fit assez de boucan pour couvrir le vacarme, qui cessa bien vite. Jamais contents , ces profs. Etant tournée vers eux, j'eu d'ailleurs la chance inespérée de voir l'énorme morceau de pain valser vers leur table, et s'étaler dans un grand SPLOUFE ! dans une de leurs soupes. Un grand éclat de rire secoua l'assemblée, même ceux n'ayant rien vu.

« Rappelle-moi de féliciter celui qui a fait ça, lançais-je à quelqu'un qui voudrait bien l'entendre. »

Le calme revenu, le plat principal commença à être servit. A nouveau, nous fûmes la première table. Des assiettes généreusement remplies et toutes fumantes furent déposées. Il s'agissait d'un bon bout de viande - sûrement du renne -, servit avec une sorte de salade et une purée, le tout noyé dans une sauce odorante. La purée étant jaune, j'en déduis qu'il s'agissait de pommes de terre. Je n'avais décidément pas faim, mais notre table comprenant moult messieurs, j'étais certaine de pouvoir faire vider mon assiette. Je picorais dans la salade, et vérifia ma théorie : c'était bien des patates, pour la purée. Je vis les serveurs tenter d'entrer avec de grosses miches de pain noir, mais un prof refusa catégoriquement. Je me tournais à nouveau vers Leister, qui serait mon compagnon de voyage attribué pour toutes les vacances. J'étais bien tombée, et j'allais pas le lâcher.

« Alors, t'aimes mieux ? Je souris en pensant à la pauvre soupe. Tu sais ce qu'on fera demain ? Sûrement un truc de neige. Oh, j'aimerais trop tenter le traineaux avec les chiens ! C'est quelque chose de vraiment intéressant chez les moldus, il paraît, et j'adore les chiens. »
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Re: En Laponie

Message par : Shela Diggle, Sam 4 Avr 2015 - 20:15


Apparemment, Leister ne semblait pas plus convaincu du plat que de l'entrée. Le pauvre avait l'air très désolé et grimaça à plusieurs reprises. Moi même n'avais pas très envie de manger, mais il s'agissait de bien autre chose. Je demandais à l'assemblée si quelqu'un voulait du rab; au vu de mon assiette quasi vide, tout le monde n'était pas de l'avis de mon jeune compagnon. Le Serdy me fit savoir que j'avais un certain admirateur; en suivant son regard, je souris et me détournais. Je savais très bien de qui il s'agissait, et préférais ne pas m'étendre sur le sujet avec le brun qui changea d'ailleurs de ligne de mire.

« Bon ce soir, même si on doit se lever tôt, je n'ai pas envie d'aller dormir comme un charmant petit garçon qui obéit à sa maman. Une idée de ce que nous pourrions faire ? »

Effectivement, pas question de rater une seule soirée de ce voyage, et peut importait les conséquences le lendemain - j'avais bien développé ma technique du dodo debout tout en ayant l'air assez attentive. De plus, j'imaginais les activités exténuantes, le besoin de dormir se ferait certainement mieux sentir demain. Il avait qu'à être réglé sur mes heures de cours, cet imbécile de besoin.

« On peut visiter la maisonnée, marmonnais-je dans un soucis de discrétion. Pas question pour moi d'aller dehors, c'est sûr. »

C'était une des seules choses que nous pouvions nous permettre. Je n'avais ni une peau de métal, ni une fourrure de nounours des neiges : alors la nuit en Laponie, c'est à l'intérieur que je la vis. Une grosse teuf serait également difficile à organiser. Pas assez de monde, pas de magie pour la musique, et un voisinage ne parlant pas forcément notre langue. Tandis que je brodais un plan pour ce soir, des desserts arrivèrent. Une assiette devant moi, je fus surprise par ce qu'il s'y trouvait : une espèce d'enchevêtrement de long fil de gâteau, recouvert de beaucoup de sucre. Ca avait la forme d'un nid d'oiseau, ou quelque chose du même genre. Le serveur, pointant la pâtisserie du doigt, annonça « Tippaleipä ». Certainement un dessert typique du pays. J'y plantais une cuiller. Ca avait un goût de beignet, qui serait plus fade sans tout le sucre qui le recouvrait. Par contre, sa forme était très amusante. En balayant la salle d'un regard, je pu deviner que le dessert avait un public plus clément que ses prédécesseurs. Je poussais mon assiette vers Leister.

« Si tu en veux, te prive pas. »

Je laissais ensuite mon esprit vagabonder, sans vraiment faire attention aux endroits ou il s'aventurait. La salle se faisait chaude, et le repas me faisait somnoler. J'appuyais mon menton sur mes doigts entrelacés et tentais de rester un brin en éveil, attendant que les autres aient finit leur repas. Peu à peu, les bavardages reprirent le dessus sur les bruits de mâchoires en action, et je soufflais à mon compagnon :

« Attend une heure environ, et rejoins-moi devant ma porte - y'a un dessin de fleur dessus. »

A lui de prendre le premier risque : après tout, il avait annoncé l'idée en premier, et se devait de ne pas flancher.
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Re: En Laponie

Message par : Shela Diggle, Mer 8 Avr 2015 - 18:47


Leister n'avait pas l'air content du tout de ma proposition, bien que par visiter, je n'entendais pas faire une balade touristique mais évaluer les lieux avant de pouvoir agir.

« On pourrait faire une énorme bataille de coussins, jeter de l'eau froide sur les personnes qui dorment, crier dans les couloirs ou que sais-je. Les profs nous engueuleront, c'est sûr, mais ils ne prendront pas le risque de nous renvoyer à Poudlard. »

Bref, le genre de chose que l'on faisait à l'école. En moins raffiné et calculé. Je haussais les épaules; de toute manière, toute occupation un tant soit peu marrante pour moi et moins pour les autres m'allait. Le petit refusa poliment mon dessert, et préféra faire le malin à vouloir utiliser la magie en un lieu moldu. Lorsqu'il me demanda de m'approcher de la pâtisserie, je plissais les yeux, et malgré ma haine envers les clichés, pensais avoir affaire à un mature Serdy. Sauf que cet imbécile me souffla tout le sucre à la figure avant d'éclater de rire. Attrapant une serviette et maugréant dans ma barbe quelque chose qui ressemblait à " Sale petit mioche immature, le Choixpeau devait être bourré ce soir-là, nan mais franchement... " , je me rappelais avoir à présent deux vengeances valables contre lui. Ca commençait à être trop. En fait, ça l'avait déjà été avec une, mais il dépassait les bornes. Cependant, le repas se terminait, et tous commençaient à se lever. Je fis de même et rejoignis rapidement ma chambre.

Je passai le plus clair de mon temps dans la salle de bain, à me doucher et à chouchouter ma pauvre peau qui avait subie la morsure du froid. Une fois dehors, ma compagne de chambre prit ma place, aussi je ne pus discuter. Passant la tête par la fenêtre, je remarquais l'espèce d'échafaudage reliant chaque fenêtre, et finissant par un escalier. Une sortie d'évacuation. Intéressant à savoir. J'aérais un moment la chambre, refermais la fenêtre et... Fus interrompue par le toc toc familier d'une main frappant à la porte. Sans me presser, j'allais ouvrir.

« Tadammmm, me voilà ! »

C'était Leister - qui d'autre - venu hurler, presque à poil, juste devant chez nous. Quelle discrétion, franchement ! Mais un vil sourire vint étirer mon visage. J'avais une première idée de vengeance.

« Tiens, je vais te donner une bonne raison de crier ! »

J'arrachais la serviette de la taille du brun, et cria à mon tour bien fort dans le couloir, histoire que tous se demandent ce qu'il se tramait ici. J'eu bientôt quelques portes ouvertes à la volée, et moult piaulements et rires féminins. Maturité puissance mille. D'abord, mon jeune ami n'avait pas encore de corps d'homme. Ensuite, j'étais sûre que la moitié des filles de cet étage avaient un frère ou un copain. Prise d'un élan de compassion, je tirais Leister par le bras et lui rendit sa serviette. Refermant la porte derrière nous, je lui adressais de fausses excuses :

« Désolée, hein. C'était pour les mauvaises blagues d'aujourd'hui. Et puis t'es pas une mauviette, à ce que j'ai vu de toi, continuais-je en souriant. Je laissais un temps, puis repris : Va pour les bombes à eau froide. Y'a des grilles de secours dehors, qui relies toutes les fenêtres. Faudrait juste un moyen de convaincre les gens de nous ouvrir. »
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Re: En Laponie

Message par : Shela Diggle, Dim 3 Mai 2015 - 16:46


[Coucou, désolée de ne pas avoir prévenu pour le retard, j'étais en échange scolaire, il m'était difficile de répondre :/]

Alors que je fermais la porte et réfléchissais à une technique d'approche plus tactique, j'eu la bêtise de laisser mon armoire sans surveillance cinq minutes, le temps que Leister se serve dedans sans plus de cérémonie. Affublé d'un pull noir et sang et d'un legging de sport, il fit un séducteur duckface en clignant des yeux. Me retenant un instant, je ne pus trop longtemps garder contenance et éclata d'un rire sincère. Il avait presque ma taille et je lui déclarais, en prenant un ton hautain, que cet accoutrement lui seyait parfaitement bien. Il alla crier à la fenêtre d'une manière bien trop narquoise pour que se soit une voix de petit garçon. Je faillis lui donner une claque sur la tête pour cette offense à la gente féminine, mais son déguisement devant lui embourber le cerveau, je décidais de faire abstraction de cela, pour cette fois, et d'aller remplir les ballons qu'il m'avait gentiment amené. J'en fis trois avant qu'il ne crie qu'il était temps de larguer les munitions. Je courus jusqu'à lui, passa à moitié par la fenêtre et balança la première charge sans regarder et en criant sauvagement. Ce fut un sacré succès. Une explosion d'eau noya le visage de...

« Et mer*e, t'es c** McKinley, criais-je. »

J'étais en vérité plus amusée qu'autre chose que ce soit lui en particulier qui avait prit le ballon. Son hurlement de surprise et d'horreur attira d'autres gens, et cette vision fut vraiment des plus marrantes : de petites têtes sortant de leurs trous, comme pour un jeu Moldu. Je lançais un autre de mes deux ballons et en tendis un à mon camarade, qui eurent plus ou moins de succès, et rentrais aussitôt. Bientôt, en colère, ces chères petites têtes blondes se vengeraient.

« Prend le coussin, vite ! »

Je pris le mien, et sortit en trombe dans le couloir, prête à combattre. Mon intuition avait été bonne : nombreux furent les gens hors de leur chambre. En premier les mouillés, puis ceux ayant assistés à la scène, moqueurs, et les éveillés par le bruit, jamais ennuyé par une petite bataille de polochon. Je me jetais dans la mêlée, ravie de pouvoir taper de tout mon soûl sans faire - trop - mal à personne. Malheureusement, en pleine bataille, j'eu une vision affreuse : certains venaient d'avoir la cruelle idée de prendre pour munition... Leurs chaussettes crades.
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Re: En Laponie

Message par : Shela Diggle, Mer 20 Mai 2015 - 17:44


Leister m'avait rapidement rejoint tandis que je m'escrimais contre deux Pouffys. Le monde sortait dans une belle pagaille, immédiatement emportés dans le flot humain qui courait vivement le long du couloir, et s'il y avait bien une remarque à faire, c'est que c'était beau à voir. Des chaussettes sales jonchaient le sol, désolées de n'avoir fait aucune victime, quelques plumes s'étaient évadées des oreillers et tous tapaient en tout sens, que ce soit par vengeance, amour du rire ou de la guerre. J'aperçu une fois ou deux le Serdaigle efféminé filer par derrière, mais perdit vite le besoin de reconnaitre les visages. Un seul objectif restait : frapper et être frappée à en mourir de rire. Un grand blond devant moi fut soudain prit de folie et se mit à crier des obscénités en dansant, comme ivre mort. Certains l'imitèrent avec conviction et je vis que d'autres rentraient précipitamment dans des chambres. Profs en vue. J'eu l'intelligence de garder un coussin, n'étant pas de ceux réussissant l'exploit de dormir en terrain hostile, et m'en fut vers mon lit en claquant la porte. L'autre Serpent s'y trouvait déjà, étouffant un rire, et je fus surprise de ne pas y trouver Leister. Surprise... Pourquoi, au juste ? Eh ben mer*e, j'l'avais laissé dehors. J'allais héroïquement aller lui porter secours, et, accessoirement, m'amuser encore un peu.

Collant mon oreille à la porte, je devinais les pas de plus en plus lourds des profs - qui d'autre ? - s'approchant malgré le tumulte. Ils devaient venir de grimper les escaliers car des cris se firent entendre, plongeant le couloir dans une confusion plus grande encore, certains trouvant apparemment la situation hilarante. Trop tard pour mon sauvetage. Ce fut très vite plus calme, et à part les quelques pauvres élèves s'étant fait prendre - certainement victimes de leurs amis les ayant laissés à la porte, et j'eu peur pour mon jeune ami - et le bruyant blond de tout à l'heure, tous mimaient un sommeil profond auquel personne n'était dupe. Je priais pour que Leister ne soit pas punit. Il était bien silencieux, dehors. N'en pouvant plus, j'entre-ouvrais la porte et passa une tête curieuse derrière, et... Ne trouva pas le brun dans le petit comité. Quatre, plus du bourré, étaient encore sermonnés par deux adultes de l'école, mais lui n'était nulle part en vue, et j'étais certaine de l'avoir vu près des escaliers, donc de ma chambre, avant l'arrivée des vieux. S'il n'était pas là, où donc ?

Je commençais mes recherches par l'échafaudage, qui me permit de toquer à toutes les fenêtres du côté droit, sans succès. Je rentrais frigorifiée et en colère, et eu juste le temps de refermer la fenêtre que ma chère camarade m'annonça tranquillement avoir vu "le petit à la mèche marron" avoir descendu les escaliers. Sans prendre le temps délicieux de lui mettre une baffe, je revint à la porte, et, certaine qu'il n'y avait plus personne dehors, sorti tout doucement. Peine perdue. Toutes les lampes clignotèrent et s'allumèrent, projetant, moqueuses, leur lumière sur les murs jaunes, et j'en sursautais de surprise. Satanées innovations moldues. Chez moi, avant, y'avait des boutons pour allumer. Comme personne ne semblait enclin à venir m'engueuler, je m'enfonçais à mon tour dans les étages, ouvrant tout le long du chemin les yeux des lampes, comme un tapis de lumière qu'on déroulerait sur mon passage. Arrivée au ré-de-chaussé, je réfléchis un instant et en vint à faire le rapprochement entre Seth et Leister - bien qu'ils n'aient presque aucun point en commun. Une chose les rendaient semblables, une seule, je l'espérais pour le Serdaigle : l'estomac incroyablement grand. Donc, la salle à manger, ou les cuisines. Ne connaissant que la première option, je m'y rendis, affichant un sourire ironique par la drôle de situation qui se déroulait. Chercher de la bouffe, et puis quoi encore ? C'était bien le dernier lieu où je me rendrais, moi.

J'avais farfouillé toute la salle - la seule dépourvue de ces inutiles lumières-qui-s'allument-devant-moi - et n'avais rien trouvé, sauf une entrée vers une autre salle, d'où provenait un pâle halo bleuté. Prudente, je m'y dirigeais, et tomba avec surprise sur le but de ma recherche : Leister, la bouche auréolée de rouge sombre, tourné dans ma direction. J'éclatais de rire.

« J'étais sûre de te trouver là, z'êtes tous pareil avec la nourriture ! Je laissais un temps, repensais à ses paroles avant le lancement de la bataille de polochon. J'suis pas amoureuse, souris-je. Désolée si j't'ai vexé. Je le pris dans une étreinte fraternelle, geste qui me sembla impersonnel. Je n'étais pas comme ça avec ma soeur. Tu penses vraiment que je te prend pour un c*n ? »

Comparé à d'autres connaissances, il était loin de l'être. Cette scène était doublement drôle : moi devant un frigo, et nous devant un frigo dans le noir en pleine nuit et en toute illégalité. Très sympa. Sauf que demain nous attendait une longue journée qui s'annonçait passionnante, et que je devais au moins prendre ma dose de sommeil.

« T'sais, j'ai rien contre les nuits d'enfer. Seulement là-haut, on s'est fait grillés par les profs, et que j'aimerais garder des ressources à bêtises pour demain. »
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Re: En Laponie

Message par : Shela Diggle, Mer 27 Mai 2015 - 18:42


Mon jeune camarade réfléchit un instant, comme devant un terrible dilemme, n'osant faire un pas dans aucune direction et préférant se concentrer sur la chantilly dans son bol, dans lequel il trempa effrontément deux doigts. Qui finirent une seconde plus tard sur ma joue. Sur ma joue. Tout près de ma bouche. Le danger que je vis en cet acte malheureux me fis perdre le fil, et bientôt le pot se retrouva retourné sur ma tête. Leister s'enfuit ensuite, ne saisissant pas la dangerosité de son geste et me laissa seule dans le noir, moi qui commençais à perdre tous mes moyens. Je sentais, horrifiée, la crème couler le long de mon visage, s'approchant inexorablement de mes lèvres.

- Evanesco !

J'avais presque crié le sort, mais aussitôt tout s'en fut, le récipient comprit. Je me surpris à respirer trop vite, trop fort. J'avais vraiment un problème. Je devais surtout avoir l'air stupide, à trembler dans le noir, dans un lieu tout à fait inapproprié. Devant un stupide frigo dont l'intérieur devait ressembler à un champs de bataille. Décidant qu'il vaudrait mieux me trouver en haut qu'ici, peu importe mon état, je filais dans les étages et me glissa dans ma chambre, qui était, par chance, la première du couloir. Si Leister souhaitait continuer sa soirée, soit, ça m'allait; mais sans moi. Je ne tiendrais pas son rythme effréné, et ne tenais pas vraiment à le lui avouer. Autant s'évanouir discrètement dans le paysage et le retrouver au matin, je pourrais toujours prétexter un mal de tête ou une entourloupe avec un vieux. Au risque de réveiller ma princesse de camarade sommeillant déjà, je pris une douche et fis tout le tralali qui allait avec. Plus tard, je me jetais sur on lit, savourant le contact des housses avec ma peau nue. L'oreiller était délicieusement moelleux, et je m'enfonçais avec délice à l'intérieur, me délectant de chaque sensation que produisait ce doux alcool : mon dos rencontrant enfin un apanage à sa hauteur, mes jambes n'ayant plus à me porter, le pouvoir d'oublier que j'avais des comptes à rendre à Leister, mon corps tout entier pouvant se reposer après cette journée qui avait été longue. L'avantage de ces longues journées, c'est que le soir venu, je n'ai plus à me tourner en tout sens afin de trouver une pensée suffisamment futile pour me laisser aller au sommeil.

- Debout, feignasse.

Ce grognement très peu sexy me tira de mon lit, et je grognais en retour - des paroles moins voilées, cependant. Je me levais gauchement, encore dans les vapes, et alla tirer les rideaux... Qui l'étaient déjà. Je fronçais les sourcils. Il n'était pas censé faire jour ? J'allais ouvrir la bouche pour gueuler contre la stupidité de la verte et argent, puis me rappelais de l'endroit ou je me trouvais. Soupire. J'allais regretter ce bon vieux soleil.

Nous prîmes peu de temps à nous préparer, et j'évitais de penser à la veille - quelle idée aussi, de finir sur une mauvaise touche. Mieux aurait fallu laisser le brun à son repas. C'aurait pas été bien mieux, vu que c'aurait été d'une lâcheté immonde, mais bon, écoutez, chut. J'n'arrive pas à réfléchir plus loin. Je descendis chaudement vêtue, prête pour la journée, manquait plus que la combinaison. Bien que l'on ressemble à des pingouins obèses et patauds avec cet accoutrement, c'était tellement chouette de se rouler dans la neige avec sans risque de froid que ses inconvénients étaient vite mis de côté. En bas, m'attendant à un grand tumulte au moins aussi conséquent que la veille, je fus presque surprise du peu de bruit que faisaient les gens en mangeant - gens, soit dit en passant, peu nombreux - avant de me remémorer des derniers détails qui s'étaient fait la malle dans mon sommeil. Je m'assis lourdement à ma table, sans trop faire attention aux autres, et trouvais devant moi une assiette déjà pleine et, quoi, fumante ? Chaud au petit déj', sérieux ? J'ne savais pas que ça intéressait d'autres pays que le Royaume Unis, ce truc. Il y avait là des oeufs brouillés, des pains étranges avec comme garniture des lards différents et autres saucisses, en passant par la tasse de café et un petit lot de consolation, une coupelle garnie de tomates cerises sur laquelle je me jetais, et personne ne sembla s'en soucier.

J'étais mal réveillée, et malgré mon maquillage, on devait bien voir que j'avais une sale tête. Mais j'étais d'attaque pour ce premier jour. Ca allait être sympa. J'me demandais vraiment ce qu'on nous avait préparé. Baillant à m'en décrocher la mâchoire - et en gardant la main devant la bouche, bien entendu -, je pris une gorgée de café avant de me mettre à tousser avec force. C'était très, très fort. Bien trop, mais je me forçais à en prendre un peu plus. Lorgnant la viande d'un oeil mauvais, je me fis raison que partir sans rien manger n'était vraiment pas une bonne idée, aussi je pris un peu d'oeuf avant d'arracher un morceau de l'étrange pain. Vivement que monsieur estomac arrive, histoire qu'on s'amuse.
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