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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Autres Lieux Magiques ~¤~ :: A l'étranger
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En Laponie
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Shela Diggle
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Re: En Laponie
Shela Diggle, le  Sam 14 Mar - 23:01

Le jeunot avait l'air fasciné. Et il avait raison sur notre nouveau moyen de transport : bientôt, nous arrivâmes devant des bêbêtes du Père Noël, attelées à des traineaux de bois. Ambiance retour en enfance garantie. J'allais chatouiller les naseaux d'un des deux rennes du traineau le plus proche. C'était plus petit qu'un cheval, et j'en fus étonnée. Je m'imaginais ces animaux plus imposants.

« J'espère qu'il y aura un hammam et un sauna, c'est typique des pays nordiques et c'est pas mal il parait, reprit Leister. »

Sa déclaration me surpris un peu : je pensais les jeunes ados plus pudiques. Je l'avais été, maladivement, même. Mais l'idée d'une salle surchauffée et embrumée, où nos sens seraient alourdis, avec ce brun de septième année qui avait participé au voyage, je ne sais trop pourquoi, éveillait en moi autre chose que la gêne. Bien autre chose. Je hochais la tête avec approbation, avant de grimper dans le traineau contenant déjà une camarade de Serpentard. Le petit convoi se mit doucement en route, et ma comparse et moi eûmes le temps de bavarder à notre aise. Déjà, le soleil descendait dans le ciel, et le blanc de ce monde laisse place au rouge, à l'orangé, au doré. La neige semblait teintée de sang tandis que les cieux se couvrirent de leur voile sombre de la nuit. Le changement fut rapide et radical : seules quelques minutes avaient passées, et pourtant on se serait cru dans un tout autre univers. La nuit, pas encore tout à fait noire, auréolait la forêt d'un halo sombre et menaçant. On ne voyait plus si loin dans les vastes contrées, et seules les lanternes accrochées aux traineaux me permettait de voir le chemin. Les rennes, eux, devaient de toute manière connaître le chemin, et leurs yeux, s'ils étaient pareils à ceux des équidés, suffisaient à voir devant eux. Au fur et à mesure du temps, je me déconcentrais du paysage qui noircissait pour parlementer à mon amie, qui se faisait bavarde de tout autres sujets que ce voyage. Il n'était pas tard : pourtant, j'étais aussi fatiguée qu'un soir de cours, et ce n'était pas du qu'au trajet en bus. L'ambiance, et surtout le froid qui engourdissait tout mes membres réduisait fortement mon énergie, et je ne tardais pas à étouffer un bâillement. Eh, mais attendez...

« On arrive ! »

Des lumières crevaient la nuit, et dessinaient une forme carrée dans le lointain. J'avais si froid que mes dents claquaient toutes seules, et ce fus plus que rassérénant d'imaginer une salle chauffée après ce trajet gelé, bien qu'il ne fut pas trop long. Le froid rendait tout plus pénible. D'autres formes se firent dans la nuit, et c'est dans une espèce de village - version minuscule - que nous mettons pied à terre. Tout en bois, une maisonnette, qui devait être notre hôtel, paraissait charmante. Très nature. Voyant mon jeune camarade non loin de là, j'abandonnais la Serpent pour me faufiler derrière lui, et lui sautais dessus. Comme il menaçait de tomber et de m'entrainer à sa suite, je préférais nous sauver tout le deux que de subir un bain de glace. Les profs nous entrainèrent dans l'hôtel. Tout fut plus agréable. Un calme absolu régnait, bientôt brisé par nos blablas, et, surtout, il faisait admirablement chaud. Tout était en bois, avec des fenêtres un peu partout, histoire d'apprécier le paysage dans un endroit à chaleur civilisée. Nous fûmes conduis à nos chambres, et je retrouvais ma partenaire de Maison. On avait rendez-vous à dix-neuf heure pour le repas, et jusque là, temps libre. La première chose que je fis fut de mettre des vêtements plus adaptés : tenue de ski. Je me rendis ensuite, comme pas mal de monde, dehors, pour aller fêter notre arrivée par une correcte bataille de boule de neige, et, si personne ne la lançait, je me ferais un plaisir de faire la première boule.


[HRPG : Désolée pour la fin précipitée :x Tu as mon libre arbitre pour le prochain rp, si besoin. Je ne serais pas là toute la semaine prochaine, excuse moi d'avance ! Peut être encore demain, sinon il faudra patienter]
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Re: En Laponie
Invité, le  Lun 23 Mar - 19:50

Fraîchement débarqués, les étudiants devaient déposer leurs valises et le reste de leurs affaires dans les chambres mises à disposition. Les filles étaient regroupées au premier étage quant aux garçons, ils étaient au deuxième étage pour éviter tout problème. Les professeurs étaient sympathiques mais ils connaissaient mal les jeunes d'aujourd'hui ! Ce n'était pas un étage qui allait empêcher les mômes de faire la fête pendant la nuit. * Un peu vieille école ces enseignants * pensa le petit McKinley en les regardant remplir les formulaires à la réception de l'hôtel.

L'inconvénient dans ce genre d'endroit c'était que la magie était prohibée afin de ne pas se faire remarquer. Il fallut donc porter soi-même ses valises dans la chambre à la force des bras. Leister eu du mal avec la sienne tellement elle était lourde. Sans magie sur ce coup là, il était perdu mais heureusement pour lui un élève, plus âgé, qui avait déjà déposé sa valise à l'étage l'aida ce qui lui retira une épine du pied. Arrivé dans la chambre, il décida de prendre le lit proche de la fenêtre afin d'admirer le magnifique paysage à chaque réveil. Son compagnon, plus jeune, n'était pas contraire et céda facilement l'emplacement sûrement trop intimidé pour dire non au serdaigle.

Une fois les corvées imposées par les prof' terminées, il descendit pour rejoindre le groupe d'élèves prêts pour la suite. Les professeurs, cléments, décidèrent de leur laisser quartier libre jusqu'à dix-neuf heures, heure du repas. Ça laissait un peu plus d'une heure de battement et après un aussi long trajet, c'était la moindre des choses de libérer les jeunes sorciers de toute tâche.

Un regroupement se fit à l'extérieur et les plus nerveux commençaient à faire des boules de neige pour les lancer dans le vide dans ce panorama glacé et blanc. Il reconnu Shela et alla vers elle pour continuer ce début de conversation et lui demander quels étaient ses plans pour la soirée. Quand soudain un septième année lança une boule de neige sur un autre élève. Une guerre impitoyable commença et des boules sphériques volaient dans tous les sens. Le minot eu à peine le temps de s'abaisser pour récupérer de la neige qu'il avait été touché deux fois. Rempli de neige, il se lança aussi dans un combat givré et sans pitié en se saisissant de poudreuse à lancer. Il n'avait pas eu le temps de s'adresser à la serpentard, avec tout ceci, qu'il constata qu'elle aussi rentrait dans cette bataille. Ne voulant pas être la victime numéro une de la fille, il la poussa en avant pour qu'elle tombe dans la neige face en avant. Un rire sortit de sa gorge et pendant qu'il gloussait il se prit une boule à l'arrière de la tête. Heureusement qu'il s'était habillé en conséquence.

Les minutes étaient passées à une vitesse folle. Il ne restait qu'une quinzaine de minutes avant le repas. Il regarda ses habits trempés, ses mains et ses joues étaient rouges et son nez coulait à n'en plus finir. Il décida de se stopper là afin d'aller sécher ses vêtements et se changer histoire de ne pas être malade le lendemain. Il serait fâcheux de tomber malade dès le début de l'aventure.


Dernière édition par Leister McKinley le Sam 28 Mar - 19:10, édité 1 fois
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Re: En Laponie
Shela Diggle, le  Sam 28 Mar - 18:58

« Youhouuu ! »

J'étais comme une gamine lâchée dans un parc d'attractions magique. Les boules de neiges volaient en tout sens, et je rejoignis très vite le mouvement. Bientôt, quelques personnes se firent des cibles toutes désignées : celles qui ne voulaient pas participer à cette bataille de neige. Etant en sous-nombre, elles furent bientôt contraintes elles aussi de se défendre, ou de fuir. Ce qui fut la mauvaise solution. J'en pourchassais une, plutôt jeune, et lui envoya une boule bien placée pour la faire tomber. Finalement, elle parvint à rentrer, tant bien que mal. Je ricanais, et avant d'avoir pu recharger mes munitions, je me retrouvais tête dans la poudreuse. Ce petit malin de McKinley avait profité de ma faiblesse pour m'avoir par derrière; un digne comportement de fourbe, en soi. Avant d'avoir pu esquisser un geste - le renverser à son tour, l'insulter ou l'approuver -, un combattant me vengea en lui envoyant de la neige dans le cou. Brrr. Bientôt, victimes comme attaquants - surtout les victimes - se firent moins nombreux, et le jeu s'arrêta. Il avait fait nuit du début à la fin, aussi je ne pu rien faire de plus que de suivre le mouvement, n'ayant rien à admirer.

La chaleur qui régnait à l'intérieur me fit brusquement penser que le froid, je l'avais oublié. Suffisait de plus y penser ! Un prof nous réprimanda pour la saleté qu'on mettait partout dans le hall. Nos vêtements mouillaient tout. Mais vu que la Magie était bannie, je me fis un plaisir d'éparpiller le plus de neige fondue partout. Après tout, ce n'était pas de notre faute. Je grimpais les escaliers, et du me retenir de sauter sur mon lit. Ma camarade et moi nous disputons un moment la douche, qu'elle remporta, et je décidais de choisir des habits pour le soir. Je pris un jean, un pull noir simple et mon écharpe, celle n'étant pas faite pour l'extérieur. J'avais aussi mes chaussons-bottes qui chauffaient tout seuls, et que j'espérais autorisés. Après avoir pris ma douche et m'être habillée, nous descendîmes. La salle à manger était confortable, à l'image d'un chalet : des bancs entouraient des tables en bois massif, serties de motifs nordiques. Des lumières tamisées et basses plongeaient la salle dans une atmosphère tranquille, qui invitait au sommeil. Mon ventre gronda. Je remarquais Leister, non loin de moi, et m'assis à sa table. Je ne m'étais toujours pas personnellement vengée pour sa sournoise attaque.

« Dis donc, petit... »

Je ne pu continuer ma phrase. Des gens venaient d'entrer, des assiettes dans les bras. Ils n'étaient pas si différends, à part de plus petite taille, peut être, mais en comparant à moi, je ne pouvais que me taire. Et l'odeur des repas m'empêcha d'observer ces personnes de plus près. Les élèves s'agitèrent. Des soupes fumantes se trouvèrent bientôt devant nous, et beaucoup se précipitèrent dessus sans aucune dignité. J'y trempa une cuillère, et tenta de deviner de quoi elle était faite, mais rien ne me vint. Ce devait être une spécialité. La seule chose que je savais de leur cuisine, c'est qu'ils mangeaient du renne et des airelles de chez eux. J'avais beau avoir faim, je ne voulais en prendre trop : il ne s'agissait que de l'entrée. Pour éviter de penser à mon assiette, je lançais à Leister, qui se révélait être la seule personne de cette table de ma connaissance :

« Alors, t'en pense quoi ? Tu sais ce qu'il y a dedans ? »
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Re: En Laponie
Invité, le  Lun 30 Mar - 19:11

Pendant qu’il installait ses vêtements sur le chauffage, Leister chantait joyeusement une chanson paillarde pour occuper le temps. Il vérifia que le radiateur n’aille pas trop fort afin d’éviter de mettre le feu à l’établissement et du coup écourter son séjour au pays du Père Noël. Il serait malheureux de partir dès le premier jour sans avoir pu profiter de ce magnifique panorama. Il sortit de sa valise des habits propres et secs pour le repas et les posa délicatement sur le lit et se dirigea vers la salle de bain pour se faire beau et présentable. Il voulait en jeter ce soir !

Paré pour la soirée, il rejoignit le reste des élèves au rez-de-chaussée afin d’aller, tous ensemble, vers le coin restaurant. Plus ils avançaient vers les tables, plus la nourriture se faisait odorante. Les effluves dégagées par les mets sentaient agréablement bon mais le minot ne put dire ce qu’il y avait au menu. Les plats devaient être à son avis bien différents qu’en Angleterre et espérait avoir quelque chose tout à la fois consistant et délicieux à se mettre sous la dent. Il espérait secrètement ne pas être déçu. Il découvrit la pièce où ils allaient prendre place pour le repas et l’ambiance et décorations étaient magnifiques. On était projeté dans quelque chose de tout à fait différent de Poudlard. Adieu les grandes tables et la grande salle. Ici il n’y avait que des tables de 4 à 6 personnes en bois avec des longs bancs en guise de chaise. Au fond de la pièce se trouvait un feu ouvert où on pouvait admirer les flammes rougeâtres lécher les morceaux de bois pour réchauffer la pièce.

Après avoir pris place à une table avec de parfaits inconnus, il engagea la conversation pour mieux les connaître et ne pas paraître seul dans son coin. A peine avait-il commencé la conversation qu’il fut interrompu par une voix féminine. Il se retourna pour voir qui l’avait apostrophé et il remarqua que c’était la serpentard. « Dis donc, petit... », commença-t-elle sans terminer sa phrase. Elle remarqua que les plats arrivaient  et qu’elle devait regagner sa place. Enfin, sa nouvelle place car elle avait pris place à la même table que Leister. Non loin de lui, elle reprit la conversation une fois servie. « Alors, t'en pense quoi ? Tu sais ce qu'il y a dedans ? ». Le gamin trempa sa cuillère dans la soupe et la porta à ses lèvres. Il but une première gorgée qu’il trouva… étrange. Il n’arrivait pas à décrire le goût. Il chuchota pour répondre à la demoiselle et ne pas se faire entendre. « On dirait de la pisse de troll » et réalisa la portée de ses paroles. « Je tiens à te préciser que je n’ai bien entendu jamais bu d’urine de troll ». Ses joues devinrent encore plus rouge et il lança pour se dédouaner un « Il fait chaud ici ».

N’aimant pas l’entrée, il décida de mettre un peu d’ambiance. Il prit un morceau de pain et forma une sphère avec la mie. Il décida de la lancer sur son camarade en face de lui. La boulette ricocha sur son front et tomba dans l’assiette de sa voisine. Shela fut éclaboussée par la soupe et ses beaux vêtements furent tachetés de cette mixture hideuse. Leister hurla de rira même s'il était gêné de l’avoir salie. * Après tout, les habits ça se lave. Ce n’est pas bien grave * pensa-t-il. Elle ne pouvait pas lui en vouloir pour si peu. Mais à peine les remords commencés, qu’une autre personne commença à jeter un morceau de pain à travers la salle en direction d’autres tables. Voilà que la bêtise du sang-pur contaminait les autres personnes situées à ses côtés.

Et pendant que cette bataille de nourriture commençait, il s'adressa à la blonde. « Tu connais du monde ici ? C’est comique car on ne s’est jamais croisé à Poudlard ».
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Re: En Laponie
Shela Diggle, le  Mer 1 Avr - 11:19

« On dirait de la pisse de troll, chuchota Leister. Je faillis m'étouffer avec la soupe mais parvint à calmer mes rires. Je tiens à te préciser que je n’ai bien entendu jamais bu d’urine de troll, ajouta-t-il rapidement, m'empêchant de commenter sa déclaration. »

Je ne pus continuer la soupe, que je ne trouvais pas si mauvaise, mais je savais que si je riais en mangeant, j'allais perdre toute crédibilité. Repoussant mon assiette, j'eu le temps d'apercevoir mon camarade qui s'amusait à faire des boulettes de mie avant qu'il n'en jette une sur monsieur nez-de-cochon à l'autre bout de la table. Boulette qui rebondit dans l'assiette de ma voisine, et réussit à m'asperger d'un peu de cette "pisse de troll". Le bourreau de mon pull éclata de rire tandis que j'essuyais ces taches peu seyantes; en un instant, un autre idiot avait prit exemple sur lui, et s'était mis en tête d'attaquer la table d'à côté. Je cédais mon pain à mon voisin : une bataille de nourriture était bien entendu une idée géniale, mais, n'ayant aucun abris à proximité, je préférais m'en priver. Bientôt, des piaillements retentirent dans la salle, certainement dus à des éclaboussures de soupe. Je me penchais vers le brun pour réussir à entendre ce qu'il disait.

« Ouais, je connais la fille de Serpentard avec qui je dors, et le grand musclé là bas, fis-je en le pointant du doigt. Et quelques autres de vue. On est pas tellement ici, peut être vingt. Et toi, je t'ai déjà vu sur le terrain. »

Le Quidditch était vraiment un truc génial : je ne me lassais jamais de voir des matchs. Je réfléchis un instant, mais si j'avais croisé Leister à Poudlard, je ne m'en souvenais aucunement. Disons qu'il n'avait pas une tête qui sortait de mon ordinaire, et qu'il n'avait pas l'âge de me plaire. Aucune raison de me faire retourner sur son passage, en somme. Ce devait être de même pour lui. Soudain, une voix féminine fit assez de boucan pour couvrir le vacarme, qui cessa bien vite. Jamais contents , ces profs. Etant tournée vers eux, j'eu d'ailleurs la chance inespérée de voir l'énorme morceau de pain valser vers leur table, et s'étaler dans un grand SPLOUFE ! dans une de leurs soupes. Un grand éclat de rire secoua l'assemblée, même ceux n'ayant rien vu.

« Rappelle-moi de féliciter celui qui a fait ça, lançais-je à quelqu'un qui voudrait bien l'entendre. »

Le calme revenu, le plat principal commença à être servit. A nouveau, nous fûmes la première table. Des assiettes généreusement remplies et toutes fumantes furent déposées. Il s'agissait d'un bon bout de viande - sûrement du renne -, servit avec une sorte de salade et une purée, le tout noyé dans une sauce odorante. La purée étant jaune, j'en déduis qu'il s'agissait de pommes de terre. Je n'avais décidément pas faim, mais notre table comprenant moult messieurs, j'étais certaine de pouvoir faire vider mon assiette. Je picorais dans la salade, et vérifia ma théorie : c'était bien des patates, pour la purée. Je vis les serveurs tenter d'entrer avec de grosses miches de pain noir, mais un prof refusa catégoriquement. Je me tournais à nouveau vers Leister, qui serait mon compagnon de voyage attribué pour toutes les vacances. J'étais bien tombée, et j'allais pas le lâcher.

« Alors, t'aimes mieux ? Je souris en pensant à la pauvre soupe. Tu sais ce qu'on fera demain ? Sûrement un truc de neige. Oh, j'aimerais trop tenter le traineaux avec les chiens ! C'est quelque chose de vraiment intéressant chez les moldus, il paraît, et j'adore les chiens. »
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Re: En Laponie
Invité, le  Jeu 2 Avr - 12:37

La bagarre de nourriture prit plus d'ampleur que prévu. Plusieurs élèves, à présent, lançaient directement des bouts de pain à travers la salle, d'autres jetaient des serviettes trempées et mises en boule pendant que certains criaient le plus fort possible pour se faire entendre. Afin de stopper rapidement l'activité préférée des élèves à ce moment-là, c'est-à-dire mettre le bordel, un professeur se leva pour mettre un terme à se capharnaüm. Pour nous faire arrêter, nous avions encore et toujours les mêmes et sempiternels arguments pour nous sermonner. A les entendre, nous étions de jeunes indisciplinés qui ne respectaient rien une fois que nous avions quitter le château. D'un côté, ils n'avaient pas tord car dans l'enceinte de l'école, les élèves étaient soumis à un tas de règles et y échapper quelques jours étaient un grand bol d'air frais, quelque chose de salvateur.

De toute façon, le plat arriva et un serveur débarra l'assiette du serdaigle encore remplie de soupe. Leister prit les devants et expliqua qu'il n'était pas folichon des soupes et s'excusa auprès de l'homme pour ne pas avoir fait honneur à l'entrée. Il essaya de rester le plus circonspect possible car il n'avait pas envie de lui dire que la soupe était tout bonnement dégueulasse et immangeable. Pendant les allées et venues des débarrasseurs de table, les deux comparses continuèrent leur conversation. « Ouais, je connais la fille de Serpentard avec qui je dors, et le grand musclé là bas. Et quelques autres de vue. On est pas tellement ici, peut être vingt. Et toi, je t'ai déjà vu sur le terrain. ». Elle en connaissait du monde, remarqua-t-il. Il fut même étonné de savoir qu'il était connu. Après tout, il était gardien de Quidditch pour son équipe et il en était fier. « Tu aimes le Quidditch ? Tu n'en fais pas que je sache ». Il ne savait pas qui étaient les joueurs de serpentard puisqu'il n'était dans l'équipe que depuis peu et n'avait encore jamais affronté les verts et argents. * Cette fille est décidément populaire * se fit comme réflexion le sang-pur puisqu'il l'avait déjà constaté lors de la bataille de boules de neige.

Une fois le plat arrivé, il constata qu'il y avait un gros bout de viande dans l'assiette. « Ahhhhhhh ça la viande ça me connaît ! » et il piqua, sans faire attention aux autres, sa fourchette dans le pavé qui se trouvait devant lui. Il se moquait bien des garnitures, ce n'était pas ce qui l'intéressait. Une fois qu'un morceau fut découpé, il l'enfourna dans sa bouche et le mâcha vigoureusement. Après quatre, cinq bouchées, il arrêta la destruction de l'amas de chair pour le recracher le plus discrètement possible dans une serviette et cria « Pouahhhhhh » et plus faiblement « C'est dégouttant ce truc ! ». Ce n'était pas aujourd'hui que le minot mangerait à sa faim.

« Alors, t'aimes mieux ? ». Il ne savait que dire à la question posée par la miss. Il ne savait pas s'il devait pleurer ou s'il devait manger du pain pour se remplir l'estomac pour la soirée. Dépité, il joua avec son couteau et attendit que la fin du repas arrive. Mais il pouvait compter sur la jolie demoiselle pour s'occuper. Peut-être avait-elle compris la détresse du petit et c'est non sans mal qu'elle se demandait ce qu'ils allaient bien pouvoir faire le lendemain. « Tu sais ce qu'on fera demain ? Sûrement un truc de neige. Oh, j'aimerais trop tenter le traineaux avec les chiens ! C'est quelque chose de vraiment intéressant chez les moldus, il paraît, et j'adore les chiens. » L'idée de la vert et argent était sympa mais lui-même ne savait pas ce qu'ils allaient faire. Il était question, apparemment, d'après ce qu'il avait entendu qu'une sortie était organisée tôt le matin. Quoi ? Il n'en avait pas la moindre idée et espérait que ça soit quelque chose de chouette qui allait fatiguer le petit McKinley.

La suite du repas se passa dans le calme. La remontrance des prof's avaient fait son effet et nous entendions que de légers bavardages et des bruits de couverts touchant les assiettes. Pendant le plat principal, le londonien avait remarqué qu'un garçon plus âgé, un septième, n'arrêtait pas de regarder Shela. « Je crois que tu as un admirateur » lui lança le gamin, l'estomac vide. Après tout lui n'avait que treize ans et ce genre de chose ne l'intéressait pas le moins du monde. Du moins c'est ce qu'il pensait... car bien sûr qu'il pouvait trouver une fille jolie mais il n'éprouvait aucune envie de faire des bisous partout à une demoiselle. Rien que d'y penser il tira la langue et cracha un « Beurk ».

« Bon ce soir, même si on doit se lever tôt, je n'ai pas envie d'aller dormir comme un charmant petit garçon qui obéit à sa maman. Une idée de ce que nous pourrions faire ? » demanda-t-il autour de lui.
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Re: En Laponie
Shela Diggle, le  Sam 4 Avr - 20:15

Apparemment, Leister ne semblait pas plus convaincu du plat que de l'entrée. Le pauvre avait l'air très désolé et grimaça à plusieurs reprises. Moi même n'avais pas très envie de manger, mais il s'agissait de bien autre chose. Je demandais à l'assemblée si quelqu'un voulait du rab; au vu de mon assiette quasi vide, tout le monde n'était pas de l'avis de mon jeune compagnon. Le Serdy me fit savoir que j'avais un certain admirateur; en suivant son regard, je souris et me détournais. Je savais très bien de qui il s'agissait, et préférais ne pas m'étendre sur le sujet avec le brun qui changea d'ailleurs de ligne de mire.

« Bon ce soir, même si on doit se lever tôt, je n'ai pas envie d'aller dormir comme un charmant petit garçon qui obéit à sa maman. Une idée de ce que nous pourrions faire ? »

Effectivement, pas question de rater une seule soirée de ce voyage, et peut importait les conséquences le lendemain - j'avais bien développé ma technique du dodo debout tout en ayant l'air assez attentive. De plus, j'imaginais les activités exténuantes, le besoin de dormir se ferait certainement mieux sentir demain. Il avait qu'à être réglé sur mes heures de cours, cet imbécile de besoin.

« On peut visiter la maisonnée, marmonnais-je dans un soucis de discrétion. Pas question pour moi d'aller dehors, c'est sûr. »

C'était une des seules choses que nous pouvions nous permettre. Je n'avais ni une peau de métal, ni une fourrure de nounours des neiges : alors la nuit en Laponie, c'est à l'intérieur que je la vis. Une grosse teuf serait également difficile à organiser. Pas assez de monde, pas de magie pour la musique, et un voisinage ne parlant pas forcément notre langue. Tandis que je brodais un plan pour ce soir, des desserts arrivèrent. Une assiette devant moi, je fus surprise par ce qu'il s'y trouvait : une espèce d'enchevêtrement de long fil de gâteau, recouvert de beaucoup de sucre. Ca avait la forme d'un nid d'oiseau, ou quelque chose du même genre. Le serveur, pointant la pâtisserie du doigt, annonça « Tippaleipä ». Certainement un dessert typique du pays. J'y plantais une cuiller. Ca avait un goût de beignet, qui serait plus fade sans tout le sucre qui le recouvrait. Par contre, sa forme était très amusante. En balayant la salle d'un regard, je pu deviner que le dessert avait un public plus clément que ses prédécesseurs. Je poussais mon assiette vers Leister.

« Si tu en veux, te prive pas. »

Je laissais ensuite mon esprit vagabonder, sans vraiment faire attention aux endroits ou il s'aventurait. La salle se faisait chaude, et le repas me faisait somnoler. J'appuyais mon menton sur mes doigts entrelacés et tentais de rester un brin en éveil, attendant que les autres aient finit leur repas. Peu à peu, les bavardages reprirent le dessus sur les bruits de mâchoires en action, et je soufflais à mon compagnon :

« Attend une heure environ, et rejoins-moi devant ma porte - y'a un dessin de fleur dessus. »

A lui de prendre le premier risque : après tout, il avait annoncé l'idée en premier, et se devait de ne pas flancher.
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Re: En Laponie
Invité, le  Mer 8 Avr - 10:01

La proposition faite par le serdaigle, de s'amuser ce soir, avait séduit sa comparse. Elle proposa même une activité, que tout être normalement constitué qualifierait... d'originale. « On peut visiter la maisonnée. Pas question pour moi d'aller dehors, c'est sûr. » Il regarda la vert et argent juste après cette idée sans y répondre. Était-elle sérieuse ? Visiter la maisonnée ? Il n'était pas ici pour visiter un hôtel et il finit par briser la glace pour être sûr de ce qu'il venait d'entendre. « Visiter ? Tu veux vraiment faire ça ? Tu rigoles et me fais une blague ? Rassure-moi ! » car il avait sacrément besoin de l'être. Il comprenait qu'elle ne veuille pas sortir de l'hébergement mais il y avait mieux à faire quand même. « On pourrait faire une énorme bataille de coussins, jeter de l'eau froide sur les personnes qui dorment, crier dans les couloirs ou que sais-je. Les profs nous engueuleront, c'est sûr, mais ils ne prendront pas le risque de nous renvoyer à Poudlard ». Ce soir, c'était une soirée bordel dans la tête du minot. Ils n'avaient pas l'occasion de s'amuser quand ils étaient à l'école et il était, clairement, l'heure d'en profiter.

Pendant ce temps-là, le dessert avait été apporté à table. * Encore un truc infâme * bougonna le petit. La cuisine de l'école était bien meilleure et manquait déjà terriblement au gamin. Il n'avait rien touché du repas et avait faim. Heureusement qu'il avait été prévoyant et avait ramené avec lui des biscuits et sucreries dans son sac pour combler les petits creux. « Si tu en veux, te prive pas. », disait-elle au jeune gamin en pointant le "Tapalépa" ou quelque chose du genre, du doigt. Sûrement qu'elle n'aimait pas cet espèce de beignet et qu'elle essayait tant bien que mal de refourguer sa part à quelqu'un d'autre. Dans un accès de politesse, il signala à la belle demoiselle que c'était gentille de sa part mais qu'il avait assez mangé pour la soirée. « J'ai un tour de magie à te montrer » dit-il à son égard. « Rapproche-toi du cake ou de ce que c'est et regarde le bien ». Une fois qu'elle fut assez proche de la pâtisserie il cria une incantation moldue « Abracadabra » et souffla sur le dessus du dessert. Toute la couche de sucre glace voleta dans les airs et sur le visage de Shela. Elle en était recouverte, ce qui fit rire Leister à gorge déployée.

Sur ces entre-faits, le repas se terminait et il était temps de programmer cette fameuse soirée. Elle lui donna rendez-vous à l'étage des filles. « Attend une heure environ, et rejoins-moi devant ma porte - y'a un dessin de fleur dessus. ». Elle n'avait pas été discrète pour l'annoncer, il espérait donc qu'aucun élève autour d'eux ne l'avait entendue. Comment pourrait-il justifier sa présence devant une chambre de fille ? Il n'avait que treize ans mais les adultes ne portaient pas attention à cet argument. Il hochât de la tête verticalement pour dire qu'il avait bien compris et se dirigea vers la sortie de la salle à manger pour rejoindre sa chambre et se préparer.

Cinquante minutes passèrent qu'il n'avait encore rien fait. Il était allongé sur son lit et mangeait des biscuits afin de se nourrir, lui qui n'avait pas touché aux plats de la soirée. Il avait envie de rigoler ce soir et il commença à imaginer toutes les espiègleries possibles et imaginables à faire. Il se déshabilla et pendant qu'il s'attelait à retirer ses vêtements, il eu une idée... L'heure arrivée, il frappa à la porte de la jeune fille - qui avait une fleur sur sa porte -. Il espérait que la surprise soit de taille. Il était nu comme un ver avec une simple serviette autour de la taille pour éviter de choquer l'une ou l'autre personne qui passait par là. Dès qu'il vit le visage d'une personne, il leva les bras en l'air et cria « Tadammmm, me voilà ! ». Si elle aimait le risque, il venait de frapper un gros coup !
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Re: En Laponie
Shela Diggle, le  Mer 8 Avr - 18:47

Leister n'avait pas l'air content du tout de ma proposition, bien que par visiter, je n'entendais pas faire une balade touristique mais évaluer les lieux avant de pouvoir agir.

« On pourrait faire une énorme bataille de coussins, jeter de l'eau froide sur les personnes qui dorment, crier dans les couloirs ou que sais-je. Les profs nous engueuleront, c'est sûr, mais ils ne prendront pas le risque de nous renvoyer à Poudlard. »

Bref, le genre de chose que l'on faisait à l'école. En moins raffiné et calculé. Je haussais les épaules; de toute manière, toute occupation un tant soit peu marrante pour moi et moins pour les autres m'allait. Le petit refusa poliment mon dessert, et préféra faire le malin à vouloir utiliser la magie en un lieu moldu. Lorsqu'il me demanda de m'approcher de la pâtisserie, je plissais les yeux, et malgré ma haine envers les clichés, pensais avoir affaire à un mature Serdy. Sauf que cet imbécile me souffla tout le sucre à la figure avant d'éclater de rire. Attrapant une serviette et maugréant dans ma barbe quelque chose qui ressemblait à " Sale petit mioche immature, le Choixpeau devait être bourré ce soir-là, nan mais franchement... " , je me rappelais avoir à présent deux vengeances valables contre lui. Ca commençait à être trop. En fait, ça l'avait déjà été avec une, mais il dépassait les bornes. Cependant, le repas se terminait, et tous commençaient à se lever. Je fis de même et rejoignis rapidement ma chambre.

Je passai le plus clair de mon temps dans la salle de bain, à me doucher et à chouchouter ma pauvre peau qui avait subie la morsure du froid. Une fois dehors, ma compagne de chambre prit ma place, aussi je ne pus discuter. Passant la tête par la fenêtre, je remarquais l'espèce d'échafaudage reliant chaque fenêtre, et finissant par un escalier. Une sortie d'évacuation. Intéressant à savoir. J'aérais un moment la chambre, refermais la fenêtre et... Fus interrompue par le toc toc familier d'une main frappant à la porte. Sans me presser, j'allais ouvrir.

« Tadammmm, me voilà ! »

C'était Leister - qui d'autre - venu hurler, presque à poil, juste devant chez nous. Quelle discrétion, franchement ! Mais un vil sourire vint étirer mon visage. J'avais une première idée de vengeance.

« Tiens, je vais te donner une bonne raison de crier ! »

J'arrachais la serviette de la taille du brun, et cria à mon tour bien fort dans le couloir, histoire que tous se demandent ce qu'il se tramait ici. J'eu bientôt quelques portes ouvertes à la volée, et moult piaulements et rires féminins. Maturité puissance mille. D'abord, mon jeune ami n'avait pas encore de corps d'homme. Ensuite, j'étais sûre que la moitié des filles de cet étage avaient un frère ou un copain. Prise d'un élan de compassion, je tirais Leister par le bras et lui rendit sa serviette. Refermant la porte derrière nous, je lui adressais de fausses excuses :

« Désolée, hein. C'était pour les mauvaises blagues d'aujourd'hui. Et puis t'es pas une mauviette, à ce que j'ai vu de toi, continuais-je en souriant. Je laissais un temps, puis repris : Va pour les bombes à eau froide. Y'a des grilles de secours dehors, qui relies toutes les fenêtres. Faudrait juste un moyen de convaincre les gens de nous ouvrir. »
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Re: En Laponie
Invité, le  Ven 17 Avr - 12:03

Voilà une chose que le serdaigle n’avait pas anticipée : la malice de la jeune serpentard. Lorsqu’il s’était montré en serviette et nu devant la porte, la jeune demoiselle n’avait eu qu’une seule idée en tête, narguer le petit et surtout l’humilier en public. « Tiens, je vais te donner une bonne raison de crier ! » lui avait-elle dit tout en tirant sur un pan de l’étoffe. Voilà que le sourire et la bonne humeur  du gamin venaient de disparaitre. Comble de tout ça, elle se mit à crier dans le couloir pour alerter les autres chambrées de la présence du bleu et bronze. Il était nu et dans un réflexe humain, il plaça ses mains devant ses parties génitales pour éviter qu’on le regarde à cet endroit. La blonde était satisfaite du résultat puisqu’elle était écroulée de rire. * Quelle honte * se dit le petit voyant les premières portes s’ouvrirent pour voir d’où ce brouhaha émanait. La panique montait et il ne savait que faire.

Mais la fille était conciliante et décida de tirer le jeune homme dans la chambre et lui tendit l’essuie pour qu’il puisse se cacher à nouveau. Gêné, il en voulait à la verte et argent mais c’était de bonne guerre. Pendant la journée, il n’avait pas toujours été cool avec sa comparse allant même jusqu’à l’humilier pendant le repas. D’ailleurs, elle le lui signala. « Désolée, hein. C'était pour les mauvaises blagues d'aujourd'hui. Et puis t'es pas une mauviette, à ce que j'ai vu de toi. Va pour les bombes à eau froide. Y'a des grilles de secours dehors, qui relies toutes les fenêtres. Faudrait juste un moyen de convaincre les gens de nous ouvrir. »

Voilà qui devenait intéressant ! Le jeune homme de treize ans décida de s’habiller tout de même afin de ne pas rester toute la soirée en serviette de bain. Il n’avait pas envie de rejoindre sa chambre et repasser par le couloir à la vue de tous. Il décida de prendre des vêtements de Shela qui faisaient à quelques centimètres prêts la même taille que le jeune garçon et s’habilla de quelques fripes féminines. Il ne laissait pas trop le choix à la verte et argent… Il était magnifiquement vêtit d’un haut aux coloris rouge et noirs et d’un legging trois quart. En regardant la fille, il cligna des yeux et prit une pose suggestive et prononça un : « J’suis toute belle ! ».

Motivé par sa tenue affriolante, il décida de passer la tête par la fenêtre de la jeune fille et de crier comme une fille le ferait. Un « Ahhhhh » aigu et strident se fit entendre un peu partout. Le but ? Attirer du monde au balcon et voir des têtes dépasser. Pendant qu’il était occupé d’hurler de sa plus belle voix, Shela remplissait des ballons d’eau prêts à éclater au moindre impact. Une première tête apparaissait, c’était le mec qui avait des vues sur la serpentard. « Largage des munitions !! » cria-t-il et laissa la demoiselle lancer la première bombe à eau.
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Re: En Laponie
Shela Diggle, le  Dim 3 Mai - 16:46

[Coucou, désolée de ne pas avoir prévenu pour le retard, j'étais en échange scolaire, il m'était difficile de répondre :/]

Alors que je fermais la porte et réfléchissais à une technique d'approche plus tactique, j'eu la bêtise de laisser mon armoire sans surveillance cinq minutes, le temps que Leister se serve dedans sans plus de cérémonie. Affublé d'un pull noir et sang et d'un legging de sport, il fit un séducteur duckface en clignant des yeux. Me retenant un instant, je ne pus trop longtemps garder contenance et éclata d'un rire sincère. Il avait presque ma taille et je lui déclarais, en prenant un ton hautain, que cet accoutrement lui seyait parfaitement bien. Il alla crier à la fenêtre d'une manière bien trop narquoise pour que se soit une voix de petit garçon. Je faillis lui donner une claque sur la tête pour cette offense à la gente féminine, mais son déguisement devant lui embourber le cerveau, je décidais de faire abstraction de cela, pour cette fois, et d'aller remplir les ballons qu'il m'avait gentiment amené. J'en fis trois avant qu'il ne crie qu'il était temps de larguer les munitions. Je courus jusqu'à lui, passa à moitié par la fenêtre et balança la première charge sans regarder et en criant sauvagement. Ce fut un sacré succès. Une explosion d'eau noya le visage de...

« Et mer*e, t'es c** McKinley, criais-je. »

J'étais en vérité plus amusée qu'autre chose que ce soit lui en particulier qui avait prit le ballon. Son hurlement de surprise et d'horreur attira d'autres gens, et cette vision fut vraiment des plus marrantes : de petites têtes sortant de leurs trous, comme pour un jeu Moldu. Je lançais un autre de mes deux ballons et en tendis un à mon camarade, qui eurent plus ou moins de succès, et rentrais aussitôt. Bientôt, en colère, ces chères petites têtes blondes se vengeraient.

« Prend le coussin, vite ! »

Je pris le mien, et sortit en trombe dans le couloir, prête à combattre. Mon intuition avait été bonne : nombreux furent les gens hors de leur chambre. En premier les mouillés, puis ceux ayant assistés à la scène, moqueurs, et les éveillés par le bruit, jamais ennuyé par une petite bataille de polochon. Je me jetais dans la mêlée, ravie de pouvoir taper de tout mon soûl sans faire - trop - mal à personne. Malheureusement, en pleine bataille, j'eu une vision affreuse : certains venaient d'avoir la cruelle idée de prendre pour munition... Leurs chaussettes crades.
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Re: En Laponie
Invité, le  Lun 18 Mai - 19:27

Tout s’enchaînait à une vitesse phénoménale mais toujours dans un beau bordel, apprécié par le serdaigle. Il avait fait mouche lors de son lancer de ballon d’eau et le pauvre jeune amoureux, du repas, venait de prendre une douche gratuite grâce à Leister. La peur au ventre de se faire reconnaître, il fonça se cacher à l’intérieur de la chambre de la fameuse Shela Diggle. Etonnement, elle s’adressa à lui de manière expressive en haussant le ton de sa voix. Elle lança un « Et mer*e, t'es c** McKinley » qui le surpris. La blonde avait-elle une touche avec ce jeune gryffondor bien moche ? Après tout, on ne pouvait pas remettre en question les goûts et les couleurs des autres… justes les accepter.

Il essaya de tempérer la serpentard un minimum par un « Euh pourquoi suis-je con ? Ce n’était pas le but de toucher des personnes et de les tremper jusqu’aux os ? » avec un moue tristounette. Il ne comprenait pas trop la réaction de la jeune amoureuse. Il se jeta sur le lit de la sixième année et tourna à l’aide de son index dans ses cheveux tout en s’adressant à elle. « Comment tu vas ma belle ? » avec un accent digne d’une allumeuse et une position plus qu’affriolante. « T’es fâchée pour ton amoureux ? », lui dit-il toujours dans le même ton.

Mais sa chère et tendre amie anticipa d’abord sur un « Prend le coussin, vite ! » tout en s’engouffrant dans les méandres de l’hôtel remplis de badauds. Elle déambula tapant dans tout ce qu’elle pouvait voir. Cette fille avait problème mais il aimait ça. Il ne tarda pas à rejoindre sa comparse et se saisit du coussin qui était sur l’autre lit. Il cria « Yiahhhhh » et commença à frapper les personnes qu’il voyait. Il n’hésita pas une seconde à envoyer des coups puissants pour assommer l’une ou l’autre personne présente. Il prenait son pied après avoir passé une soirée horrible au restaurant de l’établissement en dégustant des mets plus infects les uns que les autres. Il profita de cette bataille pour mettre un joli coup dans la tête de la verte et argent pour soulager sa colère envers elle, à cause de son insulte gratuite. Il prit tellement plaisir dans son action qu’il rigola à en pleurer.

Toujours déguisé en fille, il courait dans les couloirs et sortit sa baguette magique pour lancer un discret #Cofundo. Il était temps de foutre encore plus le foutoir dans cette pension féérique et de jouer les gros lourds. Il cria de toutes ses forces pour motiver les troupes et les inviter à rentrer dans la danse et faire de même. Plusieurs rejoignirent le duo pour participer à une grande bataille de polochons. Leister y mit fin dans les plus brefs délais s’éclipsant pour ne pas se faire attraper comme étant l’un des investigateurs de cette soirée folle. Il avait faim et il n’avait pas envie d’aller plus loin sans remplir son pauvre estomac qui était resté orphelin depuis qu’il était arrivé. En fouinant de fond en comble les frigos, il réussirait à mettre la main sur un trésor. Il se demandait ce qu’était devenue sa camarade et regarda derrière lui pour voir si elle avait suivi. Il commençait à bien apprécier la fille et il se demandait ce qui se tramait dans sa tête.
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Re: En Laponie
Shela Diggle, le  Mer 20 Mai - 17:44

Leister m'avait rapidement rejoint tandis que je m'escrimais contre deux Pouffys. Le monde sortait dans une belle pagaille, immédiatement emportés dans le flot humain qui courait vivement le long du couloir, et s'il y avait bien une remarque à faire, c'est que c'était beau à voir. Des chaussettes sales jonchaient le sol, désolées de n'avoir fait aucune victime, quelques plumes s'étaient évadées des oreillers et tous tapaient en tout sens, que ce soit par vengeance, amour du rire ou de la guerre. J'aperçu une fois ou deux le Serdaigle efféminé filer par derrière, mais perdit vite le besoin de reconnaitre les visages. Un seul objectif restait : frapper et être frappée à en mourir de rire. Un grand blond devant moi fut soudain prit de folie et se mit à crier des obscénités en dansant, comme ivre mort. Certains l'imitèrent avec conviction et je vis que d'autres rentraient précipitamment dans des chambres. Profs en vue. J'eu l'intelligence de garder un coussin, n'étant pas de ceux réussissant l'exploit de dormir en terrain hostile, et m'en fut vers mon lit en claquant la porte. L'autre Serpent s'y trouvait déjà, étouffant un rire, et je fus surprise de ne pas y trouver Leister. Surprise... Pourquoi, au juste ? Eh ben mer*e, j'l'avais laissé dehors. J'allais héroïquement aller lui porter secours, et, accessoirement, m'amuser encore un peu.

Collant mon oreille à la porte, je devinais les pas de plus en plus lourds des profs - qui d'autre ? - s'approchant malgré le tumulte. Ils devaient venir de grimper les escaliers car des cris se firent entendre, plongeant le couloir dans une confusion plus grande encore, certains trouvant apparemment la situation hilarante. Trop tard pour mon sauvetage. Ce fut très vite plus calme, et à part les quelques pauvres élèves s'étant fait prendre - certainement victimes de leurs amis les ayant laissés à la porte, et j'eu peur pour mon jeune ami - et le bruyant blond de tout à l'heure, tous mimaient un sommeil profond auquel personne n'était dupe. Je priais pour que Leister ne soit pas punit. Il était bien silencieux, dehors. N'en pouvant plus, j'entre-ouvrais la porte et passa une tête curieuse derrière, et... Ne trouva pas le brun dans le petit comité. Quatre, plus du bourré, étaient encore sermonnés par deux adultes de l'école, mais lui n'était nulle part en vue, et j'étais certaine de l'avoir vu près des escaliers, donc de ma chambre, avant l'arrivée des vieux. S'il n'était pas là, où donc ?

Je commençais mes recherches par l'échafaudage, qui me permit de toquer à toutes les fenêtres du côté droit, sans succès. Je rentrais frigorifiée et en colère, et eu juste le temps de refermer la fenêtre que ma chère camarade m'annonça tranquillement avoir vu "le petit à la mèche marron" avoir descendu les escaliers. Sans prendre le temps délicieux de lui mettre une baffe, je revint à la porte, et, certaine qu'il n'y avait plus personne dehors, sorti tout doucement. Peine perdue. Toutes les lampes clignotèrent et s'allumèrent, projetant, moqueuses, leur lumière sur les murs jaunes, et j'en sursautais de surprise. Satanées innovations moldues. Chez moi, avant, y'avait des boutons pour allumer. Comme personne ne semblait enclin à venir m'engueuler, je m'enfonçais à mon tour dans les étages, ouvrant tout le long du chemin les yeux des lampes, comme un tapis de lumière qu'on déroulerait sur mon passage. Arrivée au ré-de-chaussé, je réfléchis un instant et en vint à faire le rapprochement entre Seth et Leister - bien qu'ils n'aient presque aucun point en commun. Une chose les rendaient semblables, une seule, je l'espérais pour le Serdaigle : l'estomac incroyablement grand. Donc, la salle à manger, ou les cuisines. Ne connaissant que la première option, je m'y rendis, affichant un sourire ironique par la drôle de situation qui se déroulait. Chercher de la bouffe, et puis quoi encore ? C'était bien le dernier lieu où je me rendrais, moi.

J'avais farfouillé toute la salle - la seule dépourvue de ces inutiles lumières-qui-s'allument-devant-moi - et n'avais rien trouvé, sauf une entrée vers une autre salle, d'où provenait un pâle halo bleuté. Prudente, je m'y dirigeais, et tomba avec surprise sur le but de ma recherche : Leister, la bouche auréolée de rouge sombre, tourné dans ma direction. J'éclatais de rire.

« J'étais sûre de te trouver là, z'êtes tous pareil avec la nourriture ! Je laissais un temps, repensais à ses paroles avant le lancement de la bataille de polochon. J'suis pas amoureuse, souris-je. Désolée si j't'ai vexé. Je le pris dans une étreinte fraternelle, geste qui me sembla impersonnel. Je n'étais pas comme ça avec ma soeur. Tu penses vraiment que je te prend pour un c*n ? »

Comparé à d'autres connaissances, il était loin de l'être. Cette scène était doublement drôle : moi devant un frigo, et nous devant un frigo dans le noir en pleine nuit et en toute illégalité. Très sympa. Sauf que demain nous attendait une longue journée qui s'annonçait passionnante, et que je devais au moins prendre ma dose de sommeil.

« T'sais, j'ai rien contre les nuits d'enfer. Seulement là-haut, on s'est fait grillés par les profs, et que j'aimerais garder des ressources à bêtises pour demain. »
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Re: En Laponie
Invité, le  Jeu 21 Mai - 17:43

Devant le frigo, une multitude de nourriture s’offrait à lui. Devant cette caverne aux milles saveurs, il ne savait pas par où commencer tellement les plats avaient l’air, l’uneplus que l’autre, succulents. Ses yeux partaient sur la gauche puis sur la droite pour voir le maximum de choses et il ne savait pas par où commencer. Il décida, par facilité, de mettre toutes les spécialités nordiques de côté comme il avait été pas mal déçu pendant le repas. Il ne voulait pas réitérer une quelconque frustration ou être malade comme un chien toute la nuit et donc il joua la prudence. Il se jeta, sans ménagement, sur un bon gâteau au chocolat fourré à la framboise. Chaque bouchée était un pur délice et le minot n’hésita pas à laisser quelques « Mhhhh » de bonheur s’échapper de sa gorge. Non seulement son ventre le remerciait mais aussi ses papilles gustatives. Il accompagna ce met de première qualité d’un lait fraisé ou en tout cas rose, le goût étant indescriptible.

Pendant qu’il était le nez fourré dans les rayons du frigidaire, il entendit quelques pas venir dans sa direction. Paniqué, il ne savait pas où se mettre pour se cacher. Il fut saisi de voir la verte et argent arriver dans la pièce dans un premier temps et en même temps, il était rassuré de voir que ce n’était qu’elle. Elle l’avait retrouvé apparemment non sans mal et elle était amusée de voir le sang-pur dans le frigo visiblement à sa tête puisqu’elle lui balança tout en avançant vers lui un « J'étais sûre de te trouver là, z'êtes tous pareil avec la nourriture ! » assez surprenant. Il n’avait pas mangé de la soirée, il avait le droit tout de même de se ressourcer, non ? Mais elle reprit sur un « J'suis pas amoureuse, désolée si j't'ai vexé. Tu penses vraiment que je te prends pour un c*n ? ». Cela faisait beaucoup d’informations en un coup. Il resta debout la bouche ouverte, emplie de nourriture, l’écoutant d’une oreille attentive. Qu’avait-il à dire ? Pas grand-chose. Il l’avait avant tout ennuyée pour la faire mousser. Peut-être qu’il avait un côté jaloux qui commençait à naître en lui, lui qui avait un caractère pas très apprécié des autres actuellement. « Je ne faisais que te taquiner, je pensais nullement ce que je t’avais dit. C’était pour rire, hein ! » et remit un peu de gâteau dans sa bouche, n’oubliant pas la raison pour laquelle il était descendu dans les cuisines de l’hôtel.

Elle le prit dans ses bras comme pour faire un câlin. Il était très gêné par cette situation car il n’aimait pas les contacts humains, en règle générale, et car il sentait la poitrine de la fille contre lui. Les hormones, étant à son âge en train de faire des siennes, pouvaient provoquer des dommages collatéraux. Il essaya de penser à autre chose… à la nourriture puisque c’est la première chose qu’il vit. Cette nuit était définitivement exceptionnelle. La serpentard lui dit pour finir « T'sais, j'ai rien contre les nuits d'enfer. Seulement là-haut, on s'est fait grillés par les profs, et que j'aimerais garder des ressources à bêtises pour demain ». C’est vrai que les deux comparses avaient failli se faire attraper et avaient risqué gros à courir dans les couloirs et à déclencher une bataille de polochon mais pour lui, ce n’était encore que le début de la nuit. Il prit, non loin de lui, une coupelle avec de la crème fraîche et il planta ses doigts dedans. On aurait pu croire que son côté gourmand allait refaire surface mais il grima plutôt la demoiselle sur la joue droite et finit par prendre le bol pour le retourner sur la tête de la sixième année. Il rigola, tellement la situation le faisait rire. Il n’y avait rien de méchant là-dedans et au pire une douche ferait le nécessaire ce soir.

Toujours joueur, il décida de mettre du chocolat sur ses joues et se libéra de l’étreinte faite par la blonde. Il ne voulait pas subir le même sort et décida de prendre ses jambes à son cou pour remonter vers les étages supérieurs. Il décida de remonter vers sa chambre par les escaliers, côté nord. Il avait envie de se changer et de se délester des vêtements qu’il portait depuis plus d’une demi-heure. Il avait envie de retrouver son côté masculin et se vêtir de vêtements chauds pour aller à l’extérieur admirer le paysage merveilleux. Comme ils étaient au nord, la nuit était longue à ce moment de l’année et il avait envie de voir l’immensité blanche de nuit.
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Re: En Laponie
Shela Diggle, le  Mer 27 Mai - 18:42

Mon jeune camarade réfléchit un instant, comme devant un terrible dilemme, n'osant faire un pas dans aucune direction et préférant se concentrer sur la chantilly dans son bol, dans lequel il trempa effrontément deux doigts. Qui finirent une seconde plus tard sur ma joue. Sur ma joue. Tout près de ma bouche. Le danger que je vis en cet acte malheureux me fis perdre le fil, et bientôt le pot se retrouva retourné sur ma tête. Leister s'enfuit ensuite, ne saisissant pas la dangerosité de son geste et me laissa seule dans le noir, moi qui commençais à perdre tous mes moyens. Je sentais, horrifiée, la crème couler le long de mon visage, s'approchant inexorablement de mes lèvres.

- Evanesco !

J'avais presque crié le sort, mais aussitôt tout s'en fut, le récipient comprit. Je me surpris à respirer trop vite, trop fort. J'avais vraiment un problème. Je devais surtout avoir l'air stupide, à trembler dans le noir, dans un lieu tout à fait inapproprié. Devant un stupide frigo dont l'intérieur devait ressembler à un champs de bataille. Décidant qu'il vaudrait mieux me trouver en haut qu'ici, peu importe mon état, je filais dans les étages et me glissa dans ma chambre, qui était, par chance, la première du couloir. Si Leister souhaitait continuer sa soirée, soit, ça m'allait; mais sans moi. Je ne tiendrais pas son rythme effréné, et ne tenais pas vraiment à le lui avouer. Autant s'évanouir discrètement dans le paysage et le retrouver au matin, je pourrais toujours prétexter un mal de tête ou une entourloupe avec un vieux. Au risque de réveiller ma princesse de camarade sommeillant déjà, je pris une douche et fis tout le tralali qui allait avec. Plus tard, je me jetais sur on lit, savourant le contact des housses avec ma peau nue. L'oreiller était délicieusement moelleux, et je m'enfonçais avec délice à l'intérieur, me délectant de chaque sensation que produisait ce doux alcool : mon dos rencontrant enfin un apanage à sa hauteur, mes jambes n'ayant plus à me porter, le pouvoir d'oublier que j'avais des comptes à rendre à Leister, mon corps tout entier pouvant se reposer après cette journée qui avait été longue. L'avantage de ces longues journées, c'est que le soir venu, je n'ai plus à me tourner en tout sens afin de trouver une pensée suffisamment futile pour me laisser aller au sommeil.

- Debout, feignasse.

Ce grognement très peu sexy me tira de mon lit, et je grognais en retour - des paroles moins voilées, cependant. Je me levais gauchement, encore dans les vapes, et alla tirer les rideaux... Qui l'étaient déjà. Je fronçais les sourcils. Il n'était pas censé faire jour ? J'allais ouvrir la bouche pour gueuler contre la stupidité de la verte et argent, puis me rappelais de l'endroit ou je me trouvais. Soupire. J'allais regretter ce bon vieux soleil.

Nous prîmes peu de temps à nous préparer, et j'évitais de penser à la veille - quelle idée aussi, de finir sur une mauvaise touche. Mieux aurait fallu laisser le brun à son repas. C'aurait pas été bien mieux, vu que c'aurait été d'une lâcheté immonde, mais bon, écoutez, chut. J'n'arrive pas à réfléchir plus loin. Je descendis chaudement vêtue, prête pour la journée, manquait plus que la combinaison. Bien que l'on ressemble à des pingouins obèses et patauds avec cet accoutrement, c'était tellement chouette de se rouler dans la neige avec sans risque de froid que ses inconvénients étaient vite mis de côté. En bas, m'attendant à un grand tumulte au moins aussi conséquent que la veille, je fus presque surprise du peu de bruit que faisaient les gens en mangeant - gens, soit dit en passant, peu nombreux - avant de me remémorer des derniers détails qui s'étaient fait la malle dans mon sommeil. Je m'assis lourdement à ma table, sans trop faire attention aux autres, et trouvais devant moi une assiette déjà pleine et, quoi, fumante ? Chaud au petit déj', sérieux ? J'ne savais pas que ça intéressait d'autres pays que le Royaume Unis, ce truc. Il y avait là des oeufs brouillés, des pains étranges avec comme garniture des lards différents et autres saucisses, en passant par la tasse de café et un petit lot de consolation, une coupelle garnie de tomates cerises sur laquelle je me jetais, et personne ne sembla s'en soucier.

J'étais mal réveillée, et malgré mon maquillage, on devait bien voir que j'avais une sale tête. Mais j'étais d'attaque pour ce premier jour. Ca allait être sympa. J'me demandais vraiment ce qu'on nous avait préparé. Baillant à m'en décrocher la mâchoire - et en gardant la main devant la bouche, bien entendu -, je pris une gorgée de café avant de me mettre à tousser avec force. C'était très, très fort. Bien trop, mais je me forçais à en prendre un peu plus. Lorgnant la viande d'un oeil mauvais, je me fis raison que partir sans rien manger n'était vraiment pas une bonne idée, aussi je pris un peu d'oeuf avant d'arracher un morceau de l'étrange pain. Vivement que monsieur estomac arrive, histoire qu'on s'amuse.
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Re: En Laponie
Invité, le  Sam 30 Mai - 10:52

Courant à toute allure, il rejoignit l'étage dédié aux garçons. Il regarda derrière lui afin de voir si Shela avait suivit le mouvement mais apparemment ce n'était pas le cas. Essoufflé, il prit le temps de regarder autour de lui, pour voir si un professeur rodait dans les parages avant de rentrer dans sa chambre, histoire d'éviter les sermons et punitions débiles. Fort heureusement pour le troisième année, la voie était libre et il put de ce fait rejoindre son nid douillet en toute sécurité. Il commença par se changer et enlever les vêtements de filles qu'il portait et qui l'avaient dérangé pendant une bonne partie de la soirée dans ses courses folles. Il décida de les rendre demain à son amie de voyage afin qu'elle puisse quand même se vêtir d'une autre tenue dans les prochains jours. Discrètement et lentement, il pénétra dans la pièce afin de ne pas réveiller son camarade de chambrée et étala ses affaires un peu partout où c'était possible de les mettre.

Couché dans son lit, le jeune homme ne trouva pas le sommeil, encore sous le coup de l'excitation, il décida de s'habiller chaudement afin de sortir un peu la tête dehors et faire retomber la pression. L'air frais, lui ferrait le plus grand bien pensa-t-il et c'est sur cette idée qu'il ouvrit la fenêtre pour rejoindre le toit plat qui se trouvait non loin de là. Il s'assit et contempla le panorama qui se trouvait à ses pieds. Des arbres, un ciel noir empli de petits points blancs brillants, pas de vent, et une immensité blanche de neige... Que c'était agréable ! Il finit par se coucher et resta songeur, étalé dans ce froid et calme plat. Il repensa à sa mère et sa trahison, à son année scolaire à Poudlard, à ce voyage, cette journée, à la chance qu'il avait d'être ici... Bref à plein de choses.

Après une bonne heure à se prélasser, il décida de rentrer car il ne sentait plus ses membres. Ses doigts étaient comme paralysés par le froid et ses jambes étaient plus qu'engourdies. Endolori, il se déshabilla pour retrouver les couvertures chaudes de son lit afin d'y dormir d'un sommeil profond. Il décida avant de fermer les yeux de ne pas mettre son réveil et de sauter le petit déjeuner. Il n'était pas d'humeur et n'avait pas envie de croiser les autres élèves à table. Il ne voulait pas s'obliger à faire la causette avec des personnes qui ne l'intéressaient pas ou très peu.

Une fois l'aube apparente, il ouvrit les yeux pour voir l'heure qu'il était. Il était déjà tard et le petit déjeuner était déjà passé. Si quelqu'un l'attendait, il venait de décevoir la personne pour ce tête à tête manqué. Il réfléchit à ce qu'il allait faire pendant quelques secondes, non motivé et de mauvaise humeur. Et après mûre réflexion, il décida de rester dans son lit pour le reste de la journée, laissant le groupe d'élèves s'amuser sans lui. Son humeur était proche du zéro et il n'avait aucune motivation pour cette journée. Il laissa un mot à la porte de sa chambre comme quoi il n'était pas bien et qu'il préférait rester pour la journée dans son lit invitant le corps professoral à ne pas l'ennuyer. Il y aurait de toute façon encore deux jours derrière pour faire la fête.


Dernière édition par Leister McKinley le Mer 3 Juin - 12:12, édité 1 fois
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