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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Autres Lieux Magiques ~¤~ :: A l'étranger
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En Laponie
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Shela Diggle
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Re: En Laponie

Message par : Shela Diggle, Mer 3 Juin 2015 - 11:54


Le petit déjeuner battait son plein et Leister n'était toujours pas là. Bon, vu la dose de nourriture qu'il avait ingéré la veille, son absence était plutôt compréhensible, mais il allait bien falloir que quelqu'un aille le tirer du lit, le petit. Un prof venait tout juste de faire un discours sur les vêtements à porter aujourd'hui - et non, Julie, la superbe doudoune de maman remplace pas la moche combinaison de ski - et des affaires à emporter pour la journée - et pas besoin de remplir son sac de cochonneries industrielles, y'aura un repas à midi. Mais bien sûr, personne n'écouterait, Julie se retrouvera gelée dans la neige mais elle aura la classe, et on sera tous en pénurie d'eau "parce qu'i avait plus de place dans le sac, monsieur".

Je montais les escaliers en trainant les pattes, profitant du fait de pouvoir prendre mon temps. Quelle délicieuse sensation. Ne pas devoir courir partout pour finir telle tâche, éviter telle personne, ne pas être en retard, seulement marcher pour le plaisir de le faire. J'en oublierais presque mes problèmes. Je me glissais dans ma chambre et entrepris de remplir mon sac, un sac à dos plutôt sympa dans l'optique où il était fait pour résister à n'importe quoi. Côté mauvaises blagues, je n'avais donc aucun soucis à me faire. J'y mis une grande bouteille d'eau, un pull en plus, de la crème solaire, ma baguette dont j'avais du mal à me séparer et pas mal de petites choses pas très utiles - une couverture, sérieusement ? - que je me sentais obligée de prendre. Au cas où. N'importe quoi. La seule chose que je gagnais avec ça, c'était du poids sur mes épaules.

Il ne me restais bientôt plus qu'à enfiler combi, gants bonnet et écharpe. J'étais fière de mon assortiment : tout allait très bien ensemble. Je serais bien fringuée jusqu'en Antarctique, bien que je doute un jour songer à aller me poser là-bas. Par la fenêtre, enfin, une douce lueur venait noyer le parquet d'une lumière plus vive. Il devait être aux alentours de neuf heures, et je plaignis sincèrement les pauvres gens qui vivaient dans une nuit constante. Quelle horreur. Revenant à mes affaires, je me dis qu'il serait vraiment temps de bouger ses fesses au Serdy, lui qui devait être le plus motivé d'entre nous à l'idée d'avoir une journée entière dans la neige à faire des trucs amusants. Je dus m'y prendre à deux fois avant de réussir à rentrer dans ma combinaison sans coincer une mèche de cheveux ou de passer par le mauvais trou, mais une fois dedans, je voulus en sortir immédiatement. Faisait bien trop chaud, dans cette boite de tissu. M'amusant à marcher comme un pingouin en ne faisant aucun effort pour mouvoir mes membres, je sortis de ma chambre et me dirigea vers celle de Leister... Et mer*e, je ne savais même pas dans laquelle il roupillait. Je fis un rapide tour du couloir, essayant de repérer un détail qui me ferait entrer - un truc qui sort de sous la porte, une trace de chocolat sur la poignée - et un petit mot attira mon attention. Alors comme ça, on veut plus se lever ? C'est ce qu'on va voir. J'ouvris la porte d'un grand coup et sauta dans la pièce.

« Attaque de pingouiiiinnnn ! »

Je tirais fort sur sa couette et la souleva plusieurs fois au-dessus de lui, histoire de faire plein de vent et ainsi l'habituer aux températures extérieures.

« Allez, debout, on assume sa nuit ! Je lui rendis sa couverture et m'assis sur son lit. J'avais raison, on va faire du traineau ! Et si tu te dépêche pas, j't'attache avec les chiens et c'est toi qui va tirer ma luge. »
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Re: En Laponie

Message par : Shela Diggle, Mer 17 Juin 2015 - 12:53


[Vraiment désolée pour le retard]

Un dilemme cornélien me travaillait, et sans cesse la balance penchait en une autre faveur. Le secouer et ainsi lui éviter de se faire chier tout le jour ? Le laisser tranquille selon ses bons vouloirs ? Je ne savais vraiment que faire. C'était cruel, si cruel de me laisser à moi un choix de plus, un choix qui, en plus, devrait influencer la vie d'une personne extérieure. Comme si j'avais pas assez de boulot avec les personnes intérieures.

Je continuais à réfléchir, taraudée par l'idée d'l'abandonner là, le petit. Je sais très bien ce que c'est, de regretter de ne point avoir fait ce que d'autres nous forçaient à faire, parce que c'était génial mais qu'on ne le pensais pas. Après on geint toute la sainte journée parce que maman papa ne nous ont pas assez bougé le cul pour aller à tel endroit, faire telle chose. Mais endosser le rôle de la bonne grande sœur n'est pas non plus mon fort. S'il voulait dormir, qu'il dorme - et cesse de faire la fiesta en sachant que le lendemain, il sera métamorphosé en une larve inerte et de mauvais poil. Sans poils, la larve, par contre. Il faut vraiment que j'arrête de penser toute seule, cela vire à des conversations que je n'aurais jamais voulu entendre.

« Bon, petit, je te laisse là, mais à midi j'te cherche, et si t'es pas de meilleure humeur, je me fiche pas mal de savoir comment mais je te trainerais hors de ton lit jusqu'à dans ta chère neige, mais je le ferais. »

Après ce petit discours un brin acerbe, je lui expliquais où nous trouver, au cas où il changerait d'avis plus rapidement, et m'en fus vers la sortie avec mes affaires. Dehors, un froid tout aussi mordant qu'à notre arrivée nous accueillit, mais grâce à nos vêtements, il était, à part à la peau exposée sans plus de cérémonie, bien plus supportable. A part ça, le soleil était de la partie et faisait scintiller la glace de manière à bien nous aveugler, et aucune tempête en vue - disons tempête, histoire de minimiser les bourrasques chiantes à souhait. D'accord, je n'étais plus de très bonne humeur. Mais horreur. Pire que le temps. C'est là qu'on nous appris qu'on nous avait arnaqué. On avait troqué les chiens de traineaux, et avec ça la promesse d'une belle matinée, avec des raquettes. Une rando. Sur trois mètres de neige où bien nous enfoncer. Pendant plusieurs heures. Je voulais pleurer. D'accord, je suis plutôt sportive, jamais contre une petite course ou quoi que ce soit. Mais là, on m'avait tout de même arraché des mains la chance de faire du traineau, quoi. Boudant comme une fillette, j'enfilais à grand peine les raquettes et me prépara mentalement à l'ennuyeuse marche qui allait suivre.

Pitié, faites qu'il soit midi, faites qu'on arrive, faites qu'on puisse s'arrêter pour plus bouger puta*n... J'aurais jamais cru que ce serait aussi éreintant. J'avais les jambes endolories, le dos en compote, et, comble de tout, j'avais affreusement chaud. Dans ma combi qui ressemblait à une cage de chaleur, je suais à grosses gouttes et priais pour qu'on arrive bientôt à l'auberge. Dire qu'après, ils voulaient encore qu'on fasse ces traineaux. Après nous avoir torturés de la sorte, ils seraient chanceux s'ils trouvaient plus de deux élèves à être partant. L'expédition avait duré quelques heures seulement, mais elle avait semblé s'éterniser bien plus. Trop de dénivelé, et tous, vraiment tous, étaient tombés au moins une fois dans une descente. Jetant un coup d'œil rapide vers l'avant - je ne prenais plus la peine de lever la tête -, j'aperçu avec joie qu'il ne nous restait presque plus rien avant d'arriver, à la fois couverts de neige et transpirant de l'effort. Quel bel oxymore. J'avais une seule envie : poser mes fesses sur un siège moelleux et dormir.
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Re: En Laponie

Message par : Shela Diggle, Sam 20 Juin 2015 - 23:47


Sans avoir le temps - et la motivation - de me changer, nous fûmes dirigés vers la salle à manger. Je ne pus même pas aller botter les fesses de Leister, car oui, ce misérable n'avait pas daigné nous faire grâce de sa présence, car je fus apostrophée d'un beau " Vous avez déjà assez fait parlé de vous, miss Diggle ". Merci bien, je le sais déjà. Seulement manger n'est pas une de mes préoccupations premières, et l'odeur ne me disait rien qui vaille. Comment ça je suis difficile ? J'ai bien tout goûté, hier. Je ne suis pas du genre à faire honneur à la cuisine en finissant tous les plats. Les portes furent malheureusement fermées et je me vis contrainte de m'asseoir avec les autres devant un potage un peu trop marron.

Les victuailles ne vinrent pas à manquer à la fin du repas, mais je pus filer avant le dessert, utilisant sournoisement les dames de cantine en tant que camouflage pour atteindre héroïquement les portes que je franchis rapidement. Personne ne se soucierait de mon absence, du moins je l'espérais, car le dessert, ici, réchauffait les cœurs de beaucoup, et assez pour les rendre aveugles. Je grimpais les escaliers, traversa le couloir avec la grâce d'un gars en combinaison spatiale - y'a pas tellement de différences, si vous voulez mon avis, sauf qu'ici on pèse deux tonnes - et atteignis la chambre du marmot. Peut être allait il réellement mal et je regretterais de l'avoir laissé là. Mais plutôt que de me ronger les ongles à angoisser là plantée devant la porte, je l'ouvris et entrais. Ce que je vis me figea. Ce petit ingrat roupillait tranquillement pendant que nous, pauvres idiots, nous étions tapés des courbatures pour les trois jours à venir, et Monsieur restait pépère au lit, sous la couette, comme ça. Faut pas rêver gamin, moi tes douces nuits j'vais te les détruire comme on m'a détruit les jambes.

Je sautais sur la forme inerte, et à cheval sur Leister, lui retirais son coussin, le tapa avec - sans trop de violence, j'l'aime assez pour ne pas lui vouloir un visage tuméfié - et lançais, chaque mot entrecoupé d'un coup de coussin :

« Bouges - ton - cul - espèce - de - sale - paresseux - pendant - que - tu - dormais - on s'est - tué à - marcher - dans la neige ! »

Je descendis du lit et faillis jeter un sort de lévitation avant de me remémorer les Ignobles Règles. Je pourrais tirer le brun hors du lit, mais n'aurais ensuite pas assez de force pour le trainer jusqu'à dans la neige sans lui faire subir les marches d'escaliers dans le dos. J'eu une bien meilleure idée, tirée de mes beaux jours passés avec ma sœur. Ma proie étant encore un peu assommée, je la forçais à me laisser faire tandis que je la roulais dans sa couette de sorte à en faire une nem géante. Après avoir atteint un résultat plutôt satisfaisant - en même temps, je n'avais pas eu trente six milles essais, ma nem étant vivante -, j'attrapais par la fenêtre une poignée de neige bien fraiche et l'étalais sur le visage de Leister.
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Re: En Laponie

Message par : Shela Diggle, Dim 28 Juin 2015 - 13:39


Mon tour aurait été parfait si ma nem ne s'était pas réveillée dans une colère noire. Imaginez une espèce de larve géante avec des motifs de la montagne se défaire de son enveloppe pour laisser s'échapper une espèce de créature furax qui vous tire dessus très fort. C'était un peu la scène qui vient de se dérouler devant mes yeux. J'ai beau être essoufflée et plus crevée encore que tout à l'heure, ne pas avoir l'avantage du poids ni de la taille, je résiste comme je peux à la traction de Leister... Qui me fait la blague la plus vieille au monde, celle qui consiste à lâcher sournoisement celui qui tire dans l'autre sens pour qu'il tombe. Et bien entendu, ça marche à merveille, le garnement à juste le temps de me sauter dessus - sans m'éviter la douleur dans le dos, merci -, comme si j'allais pouvoir bouger après ça. Un point partout.

« Est-ce que ta matinée s’est bien déroulée ? Raconte un peu » Je lâchais un soupir amusé qui ressemblait plus à un grognement. Je l'avais cherché, aussi. « Qu’est-ce qu’il y a de prévu au programme cet après-midi ?

- On est descendu en enfer, puis on est remonté avec ceux qui sont pas tombé dans le Styx. Y'a plus grand monde, fis-je, faussement dramatique, pour continuer sur un ton plus léger : C't'aprèm c'est traineaux, finalement. Comme y'en avait pas assez, ils ont décidé d'perdre quelques élèves en route, justement. C'est savamment organisé. »

Je lui lançais un sourire, et puisqu'il ne me forçais plus à rester à terre, me délogeais de son emprise. J'étais presque certaine que le brun était allé manger dans la matinée, sans quoi il se serait déjà plaint de faim. C'est comme cet imbécile de Seth. Incapable de se retenir de bouffer quelques heures. Manger de l'herbe aurait été plus satisfaisant que de ne point donner quelque chose à son estomac. Ridicule. Mais cela importait peu; j'avais chipé des barres de céréales sur le plateau goûter pour justement subvenir à ses besoins dans l'après-midi. Et aussi dans le cas où l'exercice serait trop physique sans réel repas dans le bide.

« Viens, on va voir les chiens. On part dans genre une heure, mais on peut aller les voir avant. Tu m'rejoindras ? C'est derrière l'auberge. »

Je quittais la chambre et me rendis au chenil, toujours vêtue de ma combinaison fort inconfortable. A chaque pas, le froissement de la chose m'évoquait une buche qu'on scierait. Sccchhhh schhhh. J'arrivais bientôt devant la cabane en bois devant laquelle étaient attachés une dizaine de toutous. Pas la peine d'avoir un guide, les aboiements sonores servaient de pancarte. Ils étaient surexcités; certains sautaient un peu partout, d'autres braillaient sans cesse. Bouh. Vraiment pas mon truc, mais bon. Je m'approchais de l'un d'eux, celui qui avait l'air à peu près calme - du moins, plus que les autres - et lui donna quelques caresses. Il se mit immédiatement à aboyer en remuant la queue, et j'essayais de faire abstraction du bruit pour me concentrer sur l'animal.

« Eh, tout doux mon grand. T'es qui toi ? Tu t'appelle comment ? »

Je cherchai un indice sur le harnais, mais ne trouvais rien. Je me relevais et m'éloignais de quelques pas, plissant les yeux vers l'horizon. Sans lunettes de soleil, c'était mort. Tout était illuminé, la neige semblait scintiller, plus pure encore que les crins d'une licorne. Bon, après tout, les seuls crins de licorne que j'avais pu avoir entre les mains étaient arrachés de leur propriétaire depuis longtemps.
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Re: En Laponie

Message par : Shela Diggle, Ven 31 Juil 2015 - 12:17


HRPG : Désolée pour le délai en plus :x

Le type responsable de l'activité s'élança dans une longue tirade n'en finissant pas, et que les chiens doivent se tenir à une longueur de sécurité, et qu'il faut tenir les rênes de cette façon, et qu'il est interdit de doubler, etc. Ennuyeux. Je ferais la course dès qu'il serait assez loin pour ne pas avoir un œil sur moi (ou alors je le dépasserais lui quand il se sera lancé à ma poursuite). C'est pourquoi je ne pouvais décemment pas prendre le même traineau que Leister, puisqu'il n'y aurait pas de meilleur coureur que lui - et qu'il serait peut être le seul à bien vouloir foutre la pagaille dans les rangs pour une simple histoire de jeu.

« Vous avez des brides comme lorsque vous montez à cheval et vous dirigerez les chiens de la même façon. Ha ha. Et si nous n'étions jamais monté sur la croupe d'un de ces nobles équidés ? Je n'ai absolument aucune idée de comment tenir ces trucs. Nous demandons à ce que vous respectiez une certaine distance entre vous et le groupe qui est devant vous. Bien entendu, chéri. »

Je m'avançais rapidement vers ce qui semblait être un première année, dont je saisis l'épaule avec le plus de force possible, et lui proposais - en précisant qu'il s'agissait d'un immense honneur que je lui faisais là - de bien vouloir se mettre avec une préfète. Le petit semblait tout à fait d'accord, vu comment il agitait frénétiquement la tête. Parfait. J'aurais les rênes pour toute la séance. Des gens avaient du attacher les chiens pendant que Monsieur Belles Paroles déblatérait un flot de dires relativement peu intéressants, puisque tout les traineaux avaient l'air prêts. L'avant de la chose présentant une espèce de poussette, j'y plaçais le première année et m'installais derrière, les pieds sur les skis, et attrapais la bride. Apparemment, les toutous y sont très sensibles. « Mush », lançais-je. Les quatre chiens firent un bond en avant - ce qu'ils étaient obéissants, tout de même - et je tombais à la renverse. Grognant sur mon partenaire - qu'est ce qu'il avait, à m'demander comment j'allais -, je me remis en place et retentais le coup en prenant garde à mon équilibre et en serrant la poussette comme si ma vie en dépendait. Mon dos en dépendait, en tout cas. Ils repartirent tout aussi vite - j'pense qu'il s'agit de l'euphorie d'être dehors, je n'ai pas cette capacité avec les animaux - mais je tins bon, et à force de manœuvres plus ou moins justes, je réussis à décrire un demi cercle et m'approcher des autres. Les traineaux commençaient, sous les ordres de Monsieur BP, à se mettre en file indienne. Tous s'avançaient en silence vers les infinités blanches du grand nord. C'était un instant magique. Panorama fantastique. Sauf que... Attendez, je suis tout derrière. Bon, le challenge sera d'autant plus amusant, mais bon. Je ne vois même pas Leister.

Les chiens trottent allègrement sur la neige déjà aplanie sous leurs pattes, et, comble du bonheur, n'aboient plus pour préférer s'adonner à la joie de courir sur les pistes. Drôle de vie. J'attend un peu que le train se mette bien en marche - déjà un traineau mis à terre et deux partis dans le décors, c'est vous dire - histoire de laisser croire au moniteur que tout va bien dans le meilleur des mondes à la fin de la file. Quand enfin il se passe cinq minutes sans interruption, je tente de tirer la bride vers la droite pour trouver l'emplacement du brun, mais les toutous n'en font qu'à leur tête. Je force de plus en plus, au point d'attirer le regard apeuré du gamin, mais sans plus de succès. Bordel de bordel de chiens, pouvez donc pas vous bou... Mes marmonnements finissent en un petit cri quand ces maudites bêtes tracent finalement dans la direction indiquée, et si vite que je faillis tomber une nouvelle fois. J'évite de me plaindre, parce que je suis désormais sur le côté droit de toute la file, et peu importe où se trouve mon adversaire, je peux tous les dépasser sans craindre un accident. « Mush ! » Les toutous détalent, et je passe rapidement devant le premier traineau. A nous deux, Leister.
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Re: En Laponie

Message par : Shela Diggle, Dim 30 Aoû 2015 - 12:35


Purée, ça va vachement vite quand même. La sensation est géniale, bien que je ne sois pas certaine d'avoir un quelconque contrôle sur les toutous qui semblent tout à fait hors de portée de tout contact, lancés comme ils le sont. Ce qui n'est pas un problème puisque qu'il ne s'agit pas d'un problème immédiat, je m'occuperais donc de ce détail lorsqu'on pourra considérer ceci comme un problème dans le présent. Parce que j'ai un autre détail bien plus important à régler pour le moment : que faire en arrivant à la hauteur de Leister ? Pas le droit à la magie, bien entendu, et puis la neige, disons que, j'ai un peu peur de me baisser pour essayer d'en choper. Pas question de faire un rouler bouler pas très classe devant les trois traineaux qu'on a dépassé et de devoir courir derrière le mien - puisque j'imagine que les chiens se fichent pas mal de ma présence. Bon, je pourrais bien demander au petit devant moi d'en prendre à ma place, il lui suffirait, à lui, de passer un bras par-dessus bord et il n'y aurait aucun danger pour lui - et puis j'ai les rênes hein, s'il tombe, je ferais ce que je peux pour éviter de lui passer dessus -, mais depuis tout à l'heure il ne se retourne même plus vers moi avec un air désapprobateur, alors j'imagine que ça va pas fort pour lui et préfère donc le laisser tranquille.

N'empêche que c'est chouette, tout ça, le bruit des patins qui crissent sur la neige à toute allure - les miens en tout cas, et puis les chiens du quatre aussi, excités par ma course et d'autant plus par les nouvelles insultes de leurs humains -, le vent dans le visage, à part que ça, ça brûle un peu les oreilles, le super paysage. Mais je dois me concentrer sur un projectile à lancer au brun, au cas où il ne voudrait pas ou n'arriverait pas à faire sortir son traineau de la file. Qu'est ce qu'on a dans notre paquetage, mmh ? Tout a l'air attaché à autre chose, c'est difficile dans ces conditions de prendre un truc au pif sans risquer de tout détruire, et les petites choses sont aux pieds du petit gars devant moi. Y'a des peaux de bêtes, sinon, juste enroulées autour du môme et au moins une derrière lui, c'est à dire à peu près à ma portée. Je lâche donc une main, me penche en avant, allez, encore un tout petit peu... Ca y est ! Mes doigts accrochent une touffe de poils et j'arrive, malgré les gros gants, à tirer dessus jusqu'à la sortir complètement. Superbe. On avance encore et encore, mais il ne reste plus beaucoup de traineaux avant celui du guide, et je suis prise au dépourvu en trouvant tout d'un coup le Serdy emmailloté comme le Christ non pas aux commandes mais assis devant. J'ai agis avant d'avoir réfléchis et balance la peau sur le traineau adverse.
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Re: En Laponie

Message par : Shela Diggle, Mer 7 Oct 2015 - 18:34


Vraiment désolée pour le retard !



La fourrure eut tôt fait de fuir les bras du monsieur pour lui préférer la douce neige, et hop ! Voilà qu'il réapparait. J'suis pas peu fière de mon coup, viser juste à cette vitesse, c'est un exploit. Même si la distance qui nous sépare ne fait pas plus qu'une grande enjambée, si si, taisez vous, laissez-moi jouir de cette petite victoire. De toute manière, quelque chose d'autre menace mon ciel bleu; un Leister qui tend les bras par-dessus bord, ça n'augure rien de bon. Pas plus que le gamin terrifié qui gémit sur son traineau. Pitoyable. La première boule s'écrase d'ailleurs sur sa couchette, et je ne peux m'empêcher de remercier en silence mon bienfaiteur. Les autres cependant filent vers des endroits un peu moins sympathiques, comme sur ma personne, par exemple. Ok, c'est bon, je gère, mes mains ne lâcheront jamais plus le guidon - c'est bien comme ça qu'on appelle ce truc, non ? les machins pour guider les engins moldus - pas même avec mes toutous excités par la course. Rien du tout. Même cette foutue neige froide dans le cou, bordel, il va le regretter. Je jette un oeil à mon compagnon de route, histoire de vérifier qu'il ne soit pas en train de pleurer - quoique, je pourrais toujours justifier la vitesse et prétendre que ce gamin a les yeux fragiles - puis un autre au traineau voisin, et je peux vous assurer que ce que je vois est loin de m'enchanter. Le bleu et bronze se tient dans une position plus que douteuse, mais sur ses deux gambettes, et ça, c'est pas bon signe. C'est quoi, son délire, combat de coq avec l'autre petit ? Ca marchera jamais, il voudra pas. Un instant plus tard, il fondait sur nous.

Mon cri - de surprise, pas de peur, hein - fut coupé par ma brusque rencontre avec le sol, que j'aurais préféré éviter de côtoyer. Rencontrer le sol, c'est jamais bon signe. Le problème dans c't'histoire, c'est que j'ai tenu ma promesse : mes doigts sont toujours agrippés au guidon. Première surprise : le traineau avance même en position couchée. Deuxième : tout son paquetage tient encore la route. L'gamin est enfermé dans ses couettes, je glisse piteusement en amassant la neige dans ma capuche - je le sens, c'est terrible - et Leister est à mi-chemin entre nous deux. Il ne sert plus à rien de garder le traineau entre les mains, surtout que la bride m'a échappé et que les chiens se foutent pas mal de savoir si on va bien ou non, tout comme le reste du groupe, apparemment. Le dernier vient de nous dépasser et tous filent vers l'horizon.

- Bordel de m*rde.

Je peux pas m'en empêcher, j'éclate de rire. C'est du grand n'importe quoi. Me relevant tant bien que mal, je commence à essayer de calmer les chiens tirant toujours furieusement sur leurs cordes sans grand succès. Et on fait quoi maintenant ?
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Re: En Laponie

Message par : Shela Diggle, Mer 21 Oct 2015 - 17:13


Apparemment, crier fut la solution la plus séduisante aux yeux de Leister - et certainement la pire à mes oreilles. Ils viendront pas, ou ils auraient déjà fait en sorte d'arrêter les adultes pour leur faire part de notre petit incident. Oui, c'est ça : avec un peu de chance, on pourra faire passer ça pour un accident, que j'n'ai pu retenir mes chiens, par exemple, et on fera taire les témoins les plus cafardeurs d'une manière ou d'une autre. Mais étant donné le froid qui commençait à se faire sentir au bout de mes doigts de pied, bientôt suivi par celui dans mon cou, j'imitai mon compère et déchira avec lui le silence glacé des plaines enneigée. Heureusement qu'il était encore tôt, parce que de nuit, cette situation aurait perdu beaucoup de son attrait.

- Bon et si on se remettait en route sinon ça va barder pour nous ? Sauf si tu as d’autres plans en tête ?

D'autres plans en tête ? Pas jusque là, mais ses dires allèrent jusqu'à me faire changer d'avis. Après tout, autant profiter de cet après-midi de gagné, le traineau, c'pas mon truc préféré, tout compte fait, et continuer à glisser comme ça sans but aucun ne m'amusais guère plus.

- Vu qu't'en parles, j'ai toujours rêvé de faire ça...

Retirant un gant et tentant de faire abstraction de la douleur affreuse qui en résultait, je sortis ma baguette - comme si j'allais me balader dans ces contrées sauvages sans elle - et lança un bien dosé Aguamenti. Le résultat ne se fit pas attendre; l'eau se figea presque instantanément en glace et fondit vers le sol pour s'y affaler dans un craquement sonore. Oups. Heureusement que j'avais visé en parallèle et pas juste au-dessus de nos petites têtes. Jurant dans ma barbe, je grognais un genre de désolé-c'pas-c'que-j'voulais-faire et tendis à nouveau ma baguette vers le ciel en me forçant à adopter une énergie bien moindre. Je lançais cette fois ci le même sort en par à-coups en me concentrant sur la quantité d'eau projetée - j'préférerais éviter de mourir écrasée sous un bloc de glace de ma conception, c'aurait été un comble. Les courts jets se transformèrent en givre et firent de grossières boules mi neige mi glace qui tombèrent plus doucement à terre.

- Regardes, ris-je, j'fais neiger ! C'était moche, informe et trop gros, mais j'avais au moins la satisfaction d'avoir un tant soit peu réussis mon entreprise. Non non, ça n'a rien de gamin, tais-toi, si on n'peut plus s'marrer sous prétexte qu'on devient trop vieux pour ça, alors je voudrais ne jamais vieillir. Devenir un croûton pet-sec, ça n'arrivera certainement pas, mais grandir dans un monde jugeant jusqu'aux actions puériles des gens, c'pas fait pour moi non plus. Plutôt crever jeune. Sous un bloc de glace de sa propre conception, par exemple. La vie n'tiens qu'à un fil - ou à une parole, parfois. Ils ont qu'à venir nous chercher, j'bougerais pas d'ici, ils saoulent. Je m'approchais du traineau et arracha à l'aide d'un sortilège un morceau de bois que je considérais nécessaire à la bonne fonction du machin. Voilà, une pierre à cassé ma luge, j'pouvais plus avancer, souris-je. Une petite bataille de neige, ça te dis ? Je dirigeais mon créateur de givre vers lui et fis feu.
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