AccueilPortailFAQRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion

Harry Potter 2005 :: ~¤~ Autres Lieux Magiques ~¤~ :: A l'étranger
Page 4 sur 5
En Laponie
Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4, 5  Suivant
Shela Diggle
Serpentard
Serpentard

Re: En Laponie

Message par : Shela Diggle, Mer 21 Oct 2015, 17:13


Apparemment, crier fut la solution la plus séduisante aux yeux de Leister - et certainement la pire à mes oreilles. Ils viendront pas, ou ils auraient déjà fait en sorte d'arrêter les adultes pour leur faire part de notre petit incident. Oui, c'est ça : avec un peu de chance, on pourra faire passer ça pour un accident, que j'n'ai pu retenir mes chiens, par exemple, et on fera taire les témoins les plus cafardeurs d'une manière ou d'une autre. Mais étant donné le froid qui commençait à se faire sentir au bout de mes doigts de pied, bientôt suivi par celui dans mon cou, j'imitai mon compère et déchira avec lui le silence glacé des plaines enneigée. Heureusement qu'il était encore tôt, parce que de nuit, cette situation aurait perdu beaucoup de son attrait.

- Bon et si on se remettait en route sinon ça va barder pour nous ? Sauf si tu as d’autres plans en tête ?

D'autres plans en tête ? Pas jusque là, mais ses dires allèrent jusqu'à me faire changer d'avis. Après tout, autant profiter de cet après-midi de gagné, le traineau, c'pas mon truc préféré, tout compte fait, et continuer à glisser comme ça sans but aucun ne m'amusais guère plus.

- Vu qu't'en parles, j'ai toujours rêvé de faire ça...

Retirant un gant et tentant de faire abstraction de la douleur affreuse qui en résultait, je sortis ma baguette - comme si j'allais me balader dans ces contrées sauvages sans elle - et lança un bien dosé Aguamenti. Le résultat ne se fit pas attendre; l'eau se figea presque instantanément en glace et fondit vers le sol pour s'y affaler dans un craquement sonore. Oups. Heureusement que j'avais visé en parallèle et pas juste au-dessus de nos petites têtes. Jurant dans ma barbe, je grognais un genre de désolé-c'pas-c'que-j'voulais-faire et tendis à nouveau ma baguette vers le ciel en me forçant à adopter une énergie bien moindre. Je lançais cette fois ci le même sort en par à-coups en me concentrant sur la quantité d'eau projetée - j'préférerais éviter de mourir écrasée sous un bloc de glace de ma conception, c'aurait été un comble. Les courts jets se transformèrent en givre et firent de grossières boules mi neige mi glace qui tombèrent plus doucement à terre.

- Regardes, ris-je, j'fais neiger ! C'était moche, informe et trop gros, mais j'avais au moins la satisfaction d'avoir un tant soit peu réussis mon entreprise. Non non, ça n'a rien de gamin, tais-toi, si on n'peut plus s'marrer sous prétexte qu'on devient trop vieux pour ça, alors je voudrais ne jamais vieillir. Devenir un croûton pet-sec, ça n'arrivera certainement pas, mais grandir dans un monde jugeant jusqu'aux actions puériles des gens, c'pas fait pour moi non plus. Plutôt crever jeune. Sous un bloc de glace de sa propre conception, par exemple. La vie n'tiens qu'à un fil - ou à une parole, parfois. Ils ont qu'à venir nous chercher, j'bougerais pas d'ici, ils saoulent. Je m'approchais du traineau et arracha à l'aide d'un sortilège un morceau de bois que je considérais nécessaire à la bonne fonction du machin. Voilà, une pierre à cassé ma luge, j'pouvais plus avancer, souris-je. Une petite bataille de neige, ça te dis ? Je dirigeais mon créateur de givre vers lui et fis feu.
Revenir en haut Aller en bas
L'auteur de ce message est actuellement banni du forum - Voir le message
Shela Diggle
Serpentard
Serpentard
Spécialité(s) : Permis de Transplanage


Re: En Laponie

Message par : Shela Diggle, Dim 25 Oct 2015, 19:45


Eh ! EH ! Qu'est ce qu'il fout ? Quelques instants auparavant, c'est lui qui s'amusait de rien. Lunatique ? Ou finalement redescendu sur terre ? Il ne faudrait jamais redescendre, ou faire en sorte qu'en bas ce soit aussi beau que partout autre. J'avais pas trente milles solutions. Rester là m'autoriserait à croire qu'on viendrait me chercher - si le gamin atteignait son but. Bouger avec lui restait la meilleure solution, j'tenais pas à le laisser seul, et rester seule par la même occasion, ce serait bête. Je soupirais, m'envoyant un nuage de givre en pleine face. Pas envie de me décourager pour si peu, s'il était de mauvaise humeur, qu'il broie un peu du noir tranquillement, ça finirait par aller mieux.

Je n'pouvais décemment m'en aller et laisser les chiens seuls. Si ? Non, j'n'avais aucune idée de la distance à parcourir avant de pouvoir trouver du renfort. Autant les prendre, on éviterait de passer pour d'imbéciles et vils personnages en plus de chieurs de première. Les longes sont bigrement bien attachées, bordel, je trime un certain temps avant de les voir céder à mes attaques. Les bêtes n'ont pas l'air d'avoir saisit la liberté qu'elles pourraient désormais s'offrir en une simple accélération, et tant mieux; j'avais peut être quelques précieuses minutes pour réfléchir. A comment les faire se tenir correctement pendant un certain temps. Lâchant enfin mes mains du regard, je tâchais de trouver Leister qui s'était éloigné. Rahlala, pas l'bon chemin. J'lui pardonne de bon cœur, la colère déborde souvent un peu trop sur les plates-bandes de la raison et de la réflexion.

- Hé, le hélais-je, on ferait mieux de retourner sur nos pas. On sait pas combien de temps ça peut durer par là, et ils finiront bien par rentrer de ce côté, fis-je en accompagnant ma parole d'un geste. Secousse sur les rênes qui happa immédiatement le regard des chiens. Tout doux, par pitié. En voyant la direction dans laquelle j'avais esquissé quelques pas, ils bondirent et prirent un bon trot que je ne pourrais longtemps contenir. Viens !
Revenir en haut Aller en bas
L'auteur de ce message est actuellement banni du forum - Voir le message
Shela Diggle
Serpentard
Serpentard
Spécialité(s) : Permis de Transplanage


Re: En Laponie

Message par : Shela Diggle, Sam 07 Nov 2015, 22:11


J'voulais r'tourner sur nos pas, moi, pas m'échapper du chemin principal, quelle qu'en soit la cause. Pourtant on y est monté, sur cette bute, et on les a un temps observé, ces machines, mais que pouvait-on y faire ? On avait rien pu faire pour la forêt qu'on avait près de notre chez-nous, y'a quelques années. Un mini bout de terrain, de verdure, rien du tout, et pourtant, ils l'avaient rasé. Tué. Et j'avais rien fait. J'm'étais pas battu. Défaitisme. Enfermée dans l'abandon plutôt que de me bouger pour éviter cet abandon. On pouvait rien faire pour ça. A part se jeter sous les roues des bestioles mécaniques, je n'voyais pas de moyen de faire changer les esprits, les mentalités, et encore. Peur de l'échec. De s'enrôler pour échouer ensuite, quel intérêt ? Blessures. Avoir au moins essayé n'est pas une fort grande consolation. Pas assez pour me convaincre d'y aller, et de toute manière, Leister n'a pas l'air de vouloir passer plus de temps que nécessaire vulnérable à cette vue.

Mais sur le chemin inverse, cette fois-ci. Mon compagnon n'eu pas l'air de s'en formaliser. Toute envolée enfantine est désormais difficile d'accès. Cause de quoi, tout et rien, nouveau pique d'émotion, vers le négatif cette fois. Mais m*rde. J'suis crevée, physiquement, j'veux rentrer, être rentrée, aller dormir, que cette journée se termine par une pointe positive. J'aimerais, pas je veux, paraît que ça marche mieux. Le pire, c'est que la nuit va finir par tomber. La faute à qui ? Chut, on s'en fiche, le truc c'est qu'on est là, c'est le principal, l'important, la seule chose qui compte réellement, le présent. Chercher un fautif c'perdre du temps, on est là où l'on se trouve - très pertinent, n'est ce pas. Faut avancer, maintenant. J'suis crevée.

Un chien, ça coure bien plus vite qu'un humain ne marche, et on est pas bien plus loin que de là où l'on a commencé. Y'a encore plein, plein de neige à braver, de pied à avancer, de mouvements à actionner, c'est terrible, mais faut s'taire, arrêter de se plaindre un coup, arrêter de penser, de se parler. Parler à Leister. Se sortir de sa tête. Mais dire quoi ? J'ai plombé l'ambiance.

- Désolée, c'est le bordel, marmonnais-je. S'tu veux m'taper, t'embêtes pas. Silence. Y'aurait pas un sort qui nous permettrait de rentrer plus vite ?
Revenir en haut Aller en bas
L'auteur de ce message est actuellement banni du forum - Voir le message
Shela Diggle
Serpentard
Serpentard
Spécialité(s) : Permis de Transplanage


Re: En Laponie

Message par : Shela Diggle, Dim 22 Nov 2015, 19:13


Soyez-en sûrs, pas qu'je me sente hors de cause, mais j'ai tout de même droit à être plutôt soulagée qu'il n'ait pas eu plus envie que cela de faire de mes paroles des gestes. C'pas de l'égoïsme, voyons, il nous faut tout de même un poil d'estime de soi dans la vie, autrement on survivrait pas. Mais de là à prendre toute la part de responsabilité, roh, non, question qui-est-vraiment-coupable on s'en fiche, le truc c'est que je passe pour une ingrate. Bien que j'sois pas certaine de vouloir ternir cette couverture de victime que Leister m'a offert devant les profs. Ou si ? L'mérite pas de s'voir punir pour deux, ou j'mérite pas de me tirer de là pour deux. Le brun lança une idée qui pourrait se révéler fructueuse, alors pourquoi pas, qui ne tente rien n'a rien, surtout si les pertes - en l'occurrence deux ou trois toutous - restent inférieures au risque de ne pas retrouver notre chemin.

J'préfère en garder près de moi, des chiens, pas qu'un ours - ou que sais-je d'autre, j'ai pas révisé ma géo avant de partir - vienne nous courser et qu'on ne trouve rien à lui jeter en guise d'appât s'il avait une petite faim. Et puis ça permettra aux autres de pas partir trop loin. Parce que oui, suivre ces bêtes, c'est pas idiot, mais il va falloir pour cela en détacher certaines, parce qu'elles se sont apparemment calmées et semblent désorientées. Ne souhaitant pas commencer un débat s'il s'agit là d'une bonne ou une mauvaise chose, je tend les rênes au bonhomme avant d'aller vers l'avant de la meute et de délivrer deux de nos compagnons. Geste qui aussitôt fit frémir le reste de la troupe, puissante de ce nouvel espoir de liberté. Les deux premiers s'en furent sur le chemin, et il allait nous falloir courir si nous ne voulions pas nous faire distancer. Super plan.

C'est loin. Beaucoup trop loin. Long loin fatiguant pénible . Après une marche rapide - faut pas rêver, ces équipements sont à la fois trop lourds, encombrants et chauds pour me permette de courir - qui me sembla durer une éternité, avec les animaux qui réclamait une cadence bien plus rapide encore, animaux que j'avais fini par lâcher en distinguant des lumières au loin - commençait à faire sombre -, les premières demeures se dessinèrent dans un champ plutôt court. Vague d'énergie nouvelle. Enfin. J'étais assoiffée, crevée et j'avais besoin d'une longue douche, mais nous y étions. Au petit détail des représailles, je ne souhaitais accorder qu'une faible importance. D'abord : arriver. Je signifiais mon enthousiasme en lançant des On y est ! entrainants, certaine qu'une fois là-bas, je serais trop amorphe pour ne serait-ce que le prendre dans mes bras.
Revenir en haut Aller en bas
L'auteur de ce message est actuellement banni du forum - Voir le message
Shela Diggle
Serpentard
Serpentard
Spécialité(s) : Permis de Transplanage


Re: En Laponie

Message par : Shela Diggle, Jeu 31 Déc 2015, 16:16


Encore désolée pour cet immense retard...

Point d'heureux dénouement, puisqu'à partir du moment où nous avions été capables d'ouvrir la bouche sans claquer des dents, la sentence est tombée - et croyez-moi, une sentence, ça fait son poids. Si inquiétés ils avaient été par notre absence, l'incompréhension à vite fait place à la colère, et j'ai essayé de les convaincre qu'il s'agissait là d'une réaction à chaud qu'ils regretteraient le lendemain, c'est bien connu, la peur fait dire bien des choses qu'on préférerait souvent ne pas avoir proféré. Mais tous ont fait la sourde oreille à mon talent de persuasion - eh, j'suis douée, seulement la fatigue physique a du avoir raison de mes capacités intellectuelles. Quelque part, ce n'est pas une si mauvaise chose, étant donné le nouveau boulet s'étant épris de moi; une rhume, au mieux, mais otite bronchite fièvre peuvent rappliquer si je n'y prend pas garde. L'orgueilleux méprise ce qu'il ne peut avoir, la fin de mes vacances, dans mon cas. M'enfin, t'exagères, j'suis pas si orgueilleuse que ça.

Et comme un magicobus c'est à peu près sur commande, impossible d'avoir sa nuit de repos après cette journée plus que trop physique à mon goût. Le sport, d'accord, mais sans en abuser, s'il vous plait. Valise hâtive, plaintes - de ma part, se plaindre fait toujours du bien, ça extériorise, laissez-moi m'exprimer -, et puis à nouveau dehors, ce que mes doigts et bout du nez me font rapidement payer. Ca valait le coup d'venir, ça change du quotidien. Je sais désormais que je préfère la pluie à la neige, comment diable font ces gens pour ainsi s'enterrer dans un hiver sans fin, et que les pays nordiques resteront une destination de dépaysement plutôt que de vie nouvelle. Bordel, je déteste ce moyen de transport. Bye la neige, le blanc, la nuit, bonjour à nouveau - l'écart s'est révélé bien trop court entre les deux - aux grises mines, aux secousses et au vide désagréable qu'amène un départ. Bâillement. Journée qui s'achève. La chose que je regrette le plus aujourd'hui, c'est mon lit.



Fin du RP
Revenir en haut Aller en bas
Leo Keats Gold
Gryffondor
Gryffondor
Spécialité(s) : Métamorphomage


Re: En Laponie

Message par : Leo Keats Gold, Lun 31 Oct 2016, 17:05


Rp avec Aza-belle
Musique




Le 23 Décembre


Cher Papa Noël,


Je n'ai pas écrit de lettre pour vous depuis des années, Il faut dire que croire en un bonhomme rouge qui vous apporte des cadeaux est normalement propre aux enfants. Mais comprenez-moi, je ne fais pas ceci pour obtenir un quelconque jouet lambda de tapart. Non, J'ai quelque chose de beaucoup plus spécial à te demander.

Dis Papa Noël, quand tu descendras du ciel cette année, j'aurais besoin de quelque chose de bien particulier. Un truc que je n'ai jamais eu le courage de formuler, pour ne pas faire fuir les gens, et continuer à leur prêter la tâche difforme qui me sert d'oreille. C'est un truc qu'il vous faudra retrouver, quelque chose que j'ai perdu il y a longtemps, je ne sais même plus exactement quand d'ailleurs, mais ça doit faire quelques années maintenant. Ça fait partie de ces choses que l'ont chérissaient sans le savoir, et dont on ne note l'importance qu'une fois qu'elles sont parties.

Il faudra que tu le retrouves dans les mains d'un inconnu. Dont le visage ne me revient plus. Il m'a arraché ce morceau, sans préavis ni me laisser une quelconque chance de courir. Nous l’appellerons ici Maturité. Responsabilité, Insouciance arrachée, brûlée, piétinée. Remets-moi en été de fonctionner s'il te plait. Avant que les pièces ne rouillent, ne s’emboîtent plus, dévalent mes flancs et s'explosent au sol en des millions de petits rouages inutiles.

Tu vois où je veux en venir Père Noël ?  Non ? Essaie quand même. Attelle tes rennes, il te reste deux jours avant Noël. Retrouve moi cette enflure, Reprends lui ce qu'il m'a si violemment ravie. Fais lui manger ses dents. Mets toi au travail put*in, Maintenant s'il te plait, et prends moi au passage, attrape moi en plein vol, enlève moi de ce foutu fil avant que je ne m'écrase pour du bon. Enlève-moi, Capture moi de cet état dont je ne peux plus sortir au risque de perdre l'équilibre pour de bon.

Tu me dois au moins ça, après tout tes jeux sadiques à récompenser aussi les enflure et à faire baver tant de gens qui n'ont strictement rien demandé. C'est égoïste, je sais, mais je te demande juste de la justice, juste une fois. Rends moi mon enfance, mes souvenirs heureux. Rends moi mon sourire. A quoi tu joues hein ? A récompenser les vilains ? T'as pas vu encore que le monde ne tournait plus rond ? Tu serais donc sénile à ce point?

Peut-être que tu ne vaux pas mieux qu'eux au final, peut-être que t'en as juste rien à foutre du bonheur des gens, du moment que TOI et TOI seul tu as l'impression de faire le bien. Parce que ça te demande moins d'efforts que de commencer à t’interroger. Parce que tu ne supporterais pas la réalité. Mais je vais te la dire moi, la vérité. T'es qu'une belle enflure, sans aucune jugeote, sans sens moral. tu récompenses tout le monde, et encore plus les salauds. Tu les laisses dominer en nombre, pourrir le monde de l'intérieur sans que cela ne te pose aucun soucis de conscience. Abruti.

Alors je vais te faire entendre raison moi. Cette lettre je vais te la porter moi même, je suis déjà en train d'ailleurs, perdu dans la neige, dans cette foutue Laponie où tu terres ta lâcheté. Je t'écris ces derniers mots avant de me remettre en route, espérant te trouver avant la nuit. Il va falloir qu'on discute papa noël. Mais je dois te laisser, car je vois une ombre au loin qui commence à s'approcher de mon campement, elle a du apercevoir le feu. Je préfère être armé.

À ce soir,
Leo Keats


Dernière édition par Leo Keats Gold le Mer 21 Déc 2016, 00:06, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
En ligne
Azaël Liderick
Serpentard
Serpentard
Spécialité(s) : Aucune spécialité enregistrée actuellement.


Re: En Laponie

Message par : Azaël Liderick, Lun 31 Oct 2016, 20:54


T'as vraiment que ça à faire. De venir te perdre jusqu'ici. Dans le froid, la neige, la glace. Ce n'est pas qu'à l'extérieur, tu le sais. Tu le sens. Ca gagne partout. A l'intérieur aussi, le feu est éteint. La flamme qui te réchauffait a disparu. Celle qui tremblotait dans ton coeur avant. Il y a des années. T'en avais besoin. T'en as toujours besoin. Alors pourquoi elle s'est éteinte, comme ça, sans demander si elle avait le droit ? Toi, t'es pas d'accord pour que ça finisse comme ça. Tu veux t'en sortir. Un peu. Tu ne sais juste pas comment faire. Tu veux qu'on t'aide, t'as l'impression de passer ton temps à crier au secours. Sauf que personne ne répond. Personne n'écoute non plus. Ou personne n'entend.

Parce que, quand tu cries, c'est en silence. Et tu fais toujours comme si tout allait bien. C'est ce que dit ton visage, ta bouche, ton corps. Mais tes yeux... Tes yeux, eux, ne parviennent pas toujours à mentir. Tu t'es entraîné pourtant. Pour qu'ils ne disent rien non plus. Parce que t'as peur qu'on voit toutes tes faiblesses. Toutes tes peurs. Et tout ce qui te ronge de l'intérieur. Mais tes yeux continuent d'appeler à l'aide. Parce que tu rêves que quelqu'un un jour te comprenne. Stupide espoir enfantin. Puérile. Mais t'en as besoin. Sans ça, tu ne serais peut être même plus là. Pourtant, tu le sais, que tous tes rêves finissent toujours déchirés, déchiquetés, écrasés. Comme si ce n'était pas fait pour toi, d'espérer et de rêver. Comme si toi, tu n'avais pas la clé pour accéder au bonheur, et qu'on préférait te claquer la porte au nez plutôt que de te laisser rentrer. A croire que tu fais peur.

Alors tu restes dehors, tu fais un tour de temps en temps avant de revenir, pour te confronter encore et toujours à une porte fermée. T'as déjà essayé de frapper, de forcer l'entrée. Mais rien à faire, impossible de passer. Et cette fois, t'en as eu assez. Assez de tourner en rond pour te reprendre la réalité en pleine tronche. Ca fait mal. C'est violent. Ca percute de plein fouet. Alors t'as reculé, reculé, jusqu'à pouvoir t'en détourner. Tu es parti, loin, très loin. Le plus loin possible. Pour marcher, t'aérer, te défouler. Sortir de la réalité. T'en veux au monde entier. Personne n'est là pour toi, jamais. Alors t'essaies de te dire que t'as pas besoin d'eux. Tu t'en éloignes, toujours un peu plus. Les appels au secours, c'est terminé. T'as plus le courage d'être ignoré.

Maintenant, tout ce que tu veux, c'est crier. Pour de vrai. Laisser tout sortir, tous les griefs que t'as accumulé. Et il y en a un paquet. Sauf qu'il faut quelqu'un pour les recevoir en face. Et ce que t'as trouvé de mieux pour tenir ce rôle, c'est le type qui est sensé rendre tous les enfants heureux. Celui qui a oublié de passer pour toi, les neuf dernières années. C'est long neuf ans, quand on est sensé être un enfant. Surtout quand on est un enfant qui a à peine le droit de montrer qu'il est vivant. Alors oui, tu lui en veux au vieux monsieur en rouge. Parce qu'il t'a oublié sur sa tournée. Comme beaucoup d'autres. A croire que t'es invisible. Que si t'existais pas, personne ne le remarquerait. Pourtant, tu ne demandes pas grand chose. Un peu d'amour, un peu de joie. Un accès au bonheur quoi.

Il a des explications à te donner, le vieux barbu. Peut être que lui pourra te dire pourquoi tu n'as jamais eu le droit à tout ça. Ou peut être pas. Mais t'as envie qu'il comprenne, qu'il se rende compte. Que lui aussi prenne conscience que certaines choses ne vont pas, et qu'en plus, il peut régler tout ça. Il bosse un soir dans l'année, qu'il ne dise pas qu'il n'a pas le temps. Qu'il regarde le monde un peu, pour de vrai, sans se voiler la face, sans chercher des excuses. Qu'il voit que rien ne va, que tout est bon à jeter. Plus tu marches, plus tu rumines tes pensées. T'as envie de les hurler, mais ce n'est pas encore le moment. D'abord, faut trouver celui qui va devoir encaisser.

Et là, au milieu de nulle part, dans le désert de neige et de glace, tu vois une lueur. Celle d'un feu. Peut être que c'est celui que t'as perdu... Alors tu t'approches. Toujours plus. Parce que t'es gelé, et que t'as envie de te réchauffer. Le feu semble t'appeler. Mais il y a une silhouette à côté. Alors tu ne sais pas si t'as le droit d'avancer. Mais t'y vas quand même. Parce que pour faire un feu là, au milieu de nulle part, la personne qui est là doit être à peu près aussi paumée que toi. Et peut être qu'elle pourra t'indiquer la maison du Père Noël. Tu n'essaies pas de sourire, tu n'y arrives pas. Tu te contentes d'une simple question.

- Savez où j'peux trouver l'Père Noël ?
Revenir en haut Aller en bas
Leo Keats Gold
Gryffondor
Gryffondor
Spécialité(s) : Métamorphomage


Re: En Laponie

Message par : Leo Keats Gold, Mar 01 Nov 2016, 01:57


J'me lève et je prends des pilules pour dormir. Tenir le coup sans arrêt. Dans quel but ? J'en sais rien, et put*in que c'es triste. De ne pas savoir pourquoi j'en suis là. Assigné à vivre, sans répit. Dormir se lever et assumer. Le poids du monde sur les épaules, des regards, des gens, de tout ce que je vois, les choses invisibles à vos yeux. Les coups de couteaux que vous ne voyez pas, alors que mon sang écoulé ne parvient même pas à vous marquer.

Et mes yeux, qui photographient des gens heureux,
Pour essayer de leur ressembler.
J'admire cet éclat dans leurs yeux
Qui moi m'a abandonné.
Je les hais malgré moi. Pour les voir au loin étaler leurs sourires-couteaux.
Le bonheur des gens
Qui fait mal à l'intérieur,
Tire les entrailles,
Les brandit sur le toit.



Bang-Bang


La pulsation dans la tête.
Le sang contre les tempes
-Flingue de nuit
Genoux à terre.
La vie lointaine
Galère qui vogue au loin
Que je peux regarder sans voir.
Chants marins qu'on entend sans écouter.
Proches à qui l'on parle sans exprimer.


Bang-Bang

Boomerang.
Le gendarme et le voleur
Qui jouaient à s'entre-tuer
Se mépriser
Sans voir ce que cela allait provoquer.
Attrape
-Trape ma cheville.

Trappe-Trappe
-Enseveli.

Bang-Bang

J'ai grandi avec la vie
On s'aimait bien il me semble.
Et ce bru-ix là
Je ne l'oublierais pas.
Nous avions Vingt ans à peine
Elle m'a quitté
Bang-Bang.
Elle me visait droit au cœur
Bang-Bang
Et ce bruit là
Je ne l'oublierais pas.
Quand j’aperçois des enfants
Faire semblant de se tuer
Je me sens le cœur serré.
Parce que mon rire avait la couleur du vent
Était teinté d'argent.
Maintenant voix cassée d'une poitrine compressée.
Sourire lunaire
Agrafes au coin de lèvres.

Florence-Milan, Week-end australe pour une escale. Mais non, te perdre dans un endroit désert. Aussi froids que ces doigts qui gri-cisaille ton être. De Haut en Bas. Un froid qui te fait tout creux dans le torse. Que même la flamme n'arrive pas à réchauffer. Doigts-crispés léché par la flammes sans que tu puisses les en retirer. Pas tant que tu n'auras pas senti.
-La Vie.


L'espoir violent
De trouver l'origine de ton injustice.
Qui t'a offert s/ces doigts pour ton noël
-Gelés
En toi.
Qui bim bam tous tes sens.
Les projette contre les murs
Avec la violences des jours où tu ne veux plus vivre.
Où tu veux juste
-Tout détruire.
Pour que le décor soit dans le même état que toi.
En brique rouge émiettées.
Trop abîmées pour être recollées.
Tu veux juste
-Oublier.
Autre chose que ta joie passée.
Mais tu sais bien que
-Les meilleurs
Partent en premier.

If i die young
Bury me in satin
Lay me down on a bed of roses
Sink me in a river at sawn
Send me away with the words of a love song
-Entouré.
Jamais seul.
Je ne veux pas mourir jeune,
Mais je me dis
Que si la vie ne m'offre aucune autre sortie
Je n'aurais d'autres choix que
-D'abdiquer.
Même si j'aurais aimé..
Be young as the morning and old as the sea.
Voir le monde.
Me faire saumon et remonter les flots
Oublier
-Empêcher le tout d'arriver.
Tu saisis ?

J'en ai marre d'être un roseau,
Danser au fil du vent
Onduler au rythme imposé.
Être libre.
LIBRE.
J'aimerais parfois juste


E
X
P
L
O
S
E
R
Je pourrais mourir ici,
Juste là, alors que je termine ma lettre.
M'allonger dans la neige alors que l'ombre approche
Voir si le froid me cueillerait avant elle.
Mais non,
J'ai un père noël à remettre en place.
Alors droit comme un piquet
-J'attends.

- Savez où j'peux trouver l'Père Noël ?
Il ne manquait plus que ça.

- Fais la queue
On a tous envie de lui régler son compte à c'conn*ard.
.

Froid. Glacial.
Le visage de l'autre ne t'es pas inconnu.
Tu l'as vu il y a peu,
Au moins une chose dont t'es sûr.
Souvenir
Souvenir
De retour.
T'attrapes deux tasses que tu remplies de vin chaud.
Chauffé par le feu de tes soins.
Faute de te rendre ta vie,
Il peut permettre ta survie.
Chaleur interne
Pour que l'organisme fonctionne
-A minima.
T'en tend une à l'ombre identifiée.  

- L'voleur de portefeuille c'est ça ? Tiens, ça va te réchauffer.Tu lui veux quoi au vieux con ?

Le père Noël est une ordure.


Dernière édition par Leo Keats le Mar 01 Nov 2016, 16:01, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
En ligne
Azaël Liderick
Serpentard
Serpentard
Spécialité(s) : Aucune spécialité enregistrée actuellement.


Re: En Laponie

Message par : Azaël Liderick, Mar 01 Nov 2016, 14:58


Tes pas laissent des marques dans la neige. On peut te suivre jusqu'ici. Mais dès que le vent se fera plus fort, ou que des flocons se décideront à tomber, ce serait comme si t'avais juste atterri ici par magie. Et ça, ce n'est pas rassurant non plus. Si tes pas s'effaçaient, et t'empêchaient de retrouver ton chemin par la suite ? Tu devrais sans doute y penser si t'étais à peu près normal. Mais à vrai dire, t'as pas encore pensé au chemin du retour. Tout ce qui t'intéresse, c'est de trouver le Père Noël. De lui cracher à la figure. Parce que t'avais l'impression que c'est ce qu'il faisait, chaque année, lorsqu'il t'oubliait.

Alors il fallait vraiment que tu lui mettes la main dessus. Pour qu'il t'explique pourquoi il abandonne les enfants, mais continue parfois à s'occuper des grands. Pourquoi il donne des cadeaux à ceux qui n'en mérite pas, pendant que toi on n'ose même pas te filer un carré de chocolat. Tu veux juste marquer le coup, le faire réfléchir. Lui faire comprendre que ça se fait pas de réagir comme ça. Qu'après, on crée des enfants qui grandissent trop vite et qui ne sont pas contents. Qui viennent demander des comptes parce que c'est trop difficile à comprendre. Parce que le bordel qui prend place dans la tête empêche de réfléchir clairement. C'est ce qui te pousse à être là. T'en viens à envier les autres si forts que tu les hais. Et même Papa Noël t'es prêt à le haïr. A le détester du plus profond de ton être, parce qu'il a laissé les choses se faire sans bouger. Alors qu'il était sensé t'aimer autant que les autres gamins lui. Mais même l'amour d'un rêve d'enfant t'a été refusé.

Et ça te met en colère. Oui, t'es en colère. Une colère sourde, une colère froide. Une colère qui frappe, tape, écrabouille les entrailles. Une colère que tu ne parviens pas à calmer, et qui ne fait que se propager, toujours plus, dans tes muscles, dans ton sang. La colère est un poison. Elle te tue à petit feu en t'empêchant de vivre. Alors tu cherches l'antidote, et tu te dis que si tu la déversais sur quelqu'un, peut être que ça irait mieux. Un transfert de colère, qui passe du sang à la bouche, qui lui permet de s'échapper sous forme de mots. Mais t'es même pas sûr de pouvoir les trouver ces mots là. Si ça se trouve, tu vas te retrouver devant le gros bonhomme barbu sans pouvoir rien lui dire du mal qui te ronge parce qu'il est là depuis trop longtemps et que t'en viens à avoir peur de le laisser partir.

Tu t'approches toujours plus du feu, et de la silhouette à côté. Elle te dit vaguement quelque chose, comme si tu l'avais déjà vue quelque part. Et avant que le type n'ouvre la bouche, tu le remets. Le propriétaire des Trois Balais. Pas le temps de te demander ce qu'il fait là qu'il répond à ta première question.

- Fais la queue
On a tous envie de lui régler son compte à c'conn*ard..


Bon bah, il a l'air de lui en vouloir aussi, au vieux bonhomme plein de gras. T'as bien envie de savoir pourquoi. Peut être que lui aussi, il est en colère. Il a l'air. Tu veux bien faire la queue, attendre ton tour. Mais fallait qu'il te laisse quelque chose à lui dire. Qu'il te laisse essayer de lui faire prendre conscience aussi. Parce que t'as envie de percuter le Père Noël comme la réalité t'as percuté. Tu sais pas trop quoi lui répondre, alors tu te contentes de continuer d'avancer, et de prendre la tasse qu'il te tend, un signe de tête en unique remerciement.

- L'voleur de portefeuille c'est ça ? Tiens, ça va te réchauffer.Tu lui veux quoi au vieux con ?


Tu hoches légèrement la tête. Un peu surpris qu'il se souvienne de toi aussi. Bizarre de se retrouver en plein milieu de la Laponie. Tu te mets au plus près du feu. T'essaies de te réchauffer un peu, même si tout ce que tu ressens à la place de ta flamme intérieure, c'est un courant d'air aussi glacé que le vent du dehors. Un courant d'air qui a tout balayé sur son passage, sauf la peur, la colère, la haine, le dégoût et l'incompréhension. A quel moment on ne laisse que ça chez quelqu'un ?

- Azaël.

Oui, parce qu'il ne faut pas trop déconner non plus. T'as beau avoir volé quelques portefeuilles, t'as quand même un nom, alors autant l'utiliser. Quand à sa question suivante, tu ne sais pas quoi répondre. Tu gardes tout ça pour toi. C'est vrai, c'est bizarre de dire qu'on en veut au Père Noël. Difficile à exprimer à voix haute. Comme si c'était tabou, comme si on n'avait pas le droit de s'en prendre à ceux qui sont sensés rendre les gens heureux, même si ils sont pas foutus de le faire correctement. Tu hausses légèrement les épaules.

- J'veux juste comprendre. Z'avez l'air de lui en vouloir aussi.
Revenir en haut Aller en bas
Leo Keats Gold
Gryffondor
Gryffondor
Spécialité(s) : Métamorphomage


Re: En Laponie

Message par : Leo Keats Gold, Ven 04 Nov 2016, 15:51


Autorisation des Admins pour l'utilisation du PNJ
LA d'azael

Je suis une poupée,
Un être purement physique, dont les gens abusent ou non,
Attirent à eux pour une nuit le plus souvent.
Sans trop se soucier de qui est mort à l'intérieur.
Parce que le soleil-sourire en moi
Il ne brûle plus depuis longtemps.
On l'a arrosé de mauvaise idées,
D'images tellement noir que j'ai du me forcer à tourner la tête.
Parce que les voir me faisait beaucoup, beaucoup trop mal.
Enfin, pas à moi directement, mais au reste faible de l'enfant que j'ai été,
Avant que tout ne se mette à exploser de partout.
Les photos du mur qui sont tombées, quand, pour mon anniversaire,
J'ai reçu un jour à la morgue à identifier ma mère.
La tapisserie qui s'est effilée lorsque j'ai compris qu'il y avait d'autres idées que les miennes,
Des idées de liberté,
Que je n'étais pas condamné.
Le parquet s'est creusé lorsque l'on m'a lancé un oubliette.
Le monde a basculé quand j'ai vu ma famille resurgir.
Mes pied ont chuté au sort de torture
Et la chute ne s'est jamais arrêté,
Sans aucun répit.
J'suis essoufflé de vivre.
J'suis épuisé du grand marathon.
Des fois j'voudrais juste poser mes fesses comme ici,
Et tout laisser
-Couler.
 

Une transe lourde, presque humide, alors que les paysages trop saturés défilent,
Comme dans un vieux film.
La voix dérayée des vieux vinyles rayés.
Être là, ou non, je ne sais pas,
J'ai l'impression de m'effacer petit à petit,
Que bientôt mes tâches s'en iront remplacer les nuages,
Mes sourcils en croissant de lune.
Et mes yeux
-Ciel bleu.
Je me lasse.
Je m'efface.
Je trépasse.
Qu'on me remplace.
Instant fugace.
N'être rien quand on est seuls et être faux quand on est trop.
Jamais de demi mesure
Alcoolo ou sain d'esprit
Torturé ou heureux
Déprimé ou euphorique.
Et jamais d'entre-deux salvateur.
Un
-souffle.
Une pause.
Un moment en suspens.
Un oubli de soi-même
-de sa peine.

Un cri interne qui arrache la poitrine de plus en plus lourde.
Qui se répercute contre les os sans pour autant réussir à être entendu.
Qui déchir-arrache tout sur son passage,
Brise tout,
Fais pleurer des larmes internes que personne ne voit.
Qui coulent sur les tissus
-Acides.
Corrosives.
Assassines.
Et tu en as tellement marre.
Que tu pourrais tuer
-Ta tête.
Pour que la voix parte
Et enfin
Se taise.


Mais je sais que je me répète,
Sans arrêt.
Je bloque ici, basse.
Je sais qu'il y a parfois des aléas.
Penses-tu, Azaël, comme tu dis t'appeler,
Que l'on peut être condamnés à ne jamais être heureux ?
Parce que parfois,
Je m'interroge,
Retourne la carte dans tous les sens
Sans pour autant trouver le nord.
Boussole dé-gravité,
Tourne tourne,
Vide.
Manège de tes envies inexistantes,
Bien enfouies.
À se demander pourquoi tu vis,
Si t'arrives même à être malade par mer calme.
Bercé par les bras de mer, emporté par la marée.
Tombé,
Coulé,
Dévoré,
Piétiné,
Écrasé,
Apaisé.

J'aime pas les tempêtes,
Le vent qui tourne et vire,
Qui fracasse l'écume douloureusement contre les rochers,
Comme si le but du jeu était de faire le plus de dégâts possible.
Et voilà où ça me mène,
En laponie,
En quête du bouc émissaire le plus innocent possible.
Innocent pour les autres.
Je veux comprendre.
Comprendre pourquoi lorsque moi je lui demande une année calme,
Je ne déballe que de la déception au vingt-cinq décembre.
Et pourquoi les enflures, porteurs des injustices de ce monde
-Eux.
Ne déballent que de la joie, de l'impunité,
Et aucun arrière goût de culpabilité.
J'aimerais les entendre hurler qu'ils se haïssent un matin,
Qu'ils ne supportent plus de se voir dans le miroir.
Juste pour qu'ils puissent sentir ce que moi je vis
-Par leur faute.
Je veux hurler à cette enflure en rouge que tout est sa faute,
Que si j'en suis là
C'est entièrement sa faute.
Qu'il se barre, se casse,
Comme si il en avait pas vu assez ?
J'suis pas quelqu'un de bien,
J'suis pas une belle personne, mais c'est sa faute,
À lui,
Modèle de l'enfance inconsciente et joyeuse,
Celle que j'ai jamais eu,
Celle que je cherche maintenant avec désespoir alors que je sens que je deviens adulte.
Rends-la moi,
Et tout ira bien.
Rends-la moi Conn*rd.
J'ai essayé, ça sert à rien,
on change pas,
ON CHANGE JAMAIS.
On reste bloqué dans ses conneries, qui tournent en boucle,
Au point qu'on ne sait même plus si elles sont vraies.
Si elles ont réellement existé,
On va dire que non,
Laissez-moi espérer.  


- J'veux juste comprendre. Z'avez l'air de lui en vouloir aussi.

Bien sûr que tu lui en veux,
Terriblement même.
T'en es là, perdu et cadavre
Par sa faute.
Et tu te doutes que le jeune homme aussi lui en veut.
Parce que tu n'es sûrement pas le seul que ce salaud a pu priver d'une vie
-Normale.
"Papa, pourquoi y a pas de cadeau sous le sapin?"
"Papa, pourquoi tu ne veux pas que je dorme près de la cheminée pour l'attendre ?"
"Papa, pourquoi depuis le pire jour, on ne fait même plus de dîner au Vingt-Cinq décembre ?"
"Papa, pourquoi j'ai constamment besoin de m'évader pour arrêter de voir à quel point le monde est laid?"
"Papa, pourquoi je suis aussi paumé?''
"Papa, Pourquoi le bonhomme rouge, il m'a rendu comme ça ? Aussi Amer, désespéré, à ne plus attendre rien d'autre que ma mort, tout en étant trop lâche pour me la donner ? Hein Papa ? Pourquoi je bois ? Pourquoi je tue ? Pourquoi je me drogue ? Pourquoi je me prostitue ? Pourquoi tout ça hein ?"
Pourquoi je lui en veux autant.

- Il m'a volé... Ou plutôt il m'a empêcher d'avoir quelque chose d'important. J'pense que c'est le moment parfait pour qu'il ramasse les pots cassés. Tu veux m'accompagner ? Il n'habite plus très loin il me semble.

Sans même attendre la réponse, me voilà qui me lève, doucement,
Prends le peu de mes affaires, laissant le camp à l'abandon ou entre les mains du jeunot,
Tout dépendra de sa décision après tout.

- On s'partagera les coups ?

Et je m'enfonce,  pas de fourmis à pas de géant,
Dans l'immensité glacée,
Plus que quelques centaine de mètre,
Avant de voir les rennes,
Et que le Père Noël enfin,
Puisse recevoir son étrenne.


 




~~~~



♪ Lalalalalalallalaaaa, Lalalala, lalaalaaa ♪
Les fêtes étaient pourtant encore loin, quelques mois avant que l'atelier des lutins ne battent son plein et que de jolis sourire verts et rouges ne commencent à se peindre sur les visages enfantins, mais déjà le Père Noël commençaient à se sentir d'humeur joviale. Une douce odeur de pain d'épices s'élevaient de sa maison. La mort de la mère noël (cf: Rp de MM23, ce sujet) ne semblait pas avoir affecté le vieil homme outre mesure, car il avait trouvé une charmante lutine à mettre aux fourneaux, et depuis, sa petite demeure ne désemplissait jamais de douces effluves hivernales.
Ses chaussons en forme de rennes bien enfilés, son célèbre pantalon rouge bien serré autour de sa bedaine pendante, résultat de la gentillesse de tous les enfants et moins enfants qu'il servait chaque années à coups de bonheur, et sa veste bien ajustée pour contrer le froid, notre bonhomme rouge venait tout juste de finir d'enfiler son bonnet après une séance de démêlage de barbe minutieux.
Il avait doucement pris la direction de son salon en fredonnant doucement " Let it snow, Let it snow, Let it snow". Un regard à sa fenêtre l'informa en effet qu'une tempête de neige venait de se lever. Heureusement que ses rennes étaient bien à l'abri, il aurait été impensable que, bon saint-maritain qu'il était, il les laisse s'enrhumer. Comme prévu, un thé à la canelle l'attendait à côté de son fauteuil, accompagné d'une clémentine et d'une tranche de brioche. Jingle Bells jouait doucement en fond, et tout était calme. On entendait seulement le sifflement lointain de son petit train ensorcelé qui desservissait toutes les pièces de la grande chaumière, avec à son bord une armée de playmobil qui s'occupait de l'entretien. Dieu, que sa vie était calme. Jamais de malheur, se contenter de distribuer bon nombre de présents, voilà qui était enviable. Aucun cas de conscience.
Les journées du père Noël hors décembre étaient fort peu remplies, il se contentait de boire du thé, ôtant les  miettes de sa barbe avec délicatesse et lisant un bon livre sur le bonheur avec ses lunettes en demi-lune. Parfois, il jetait un regard par la fenêtre, s'amusant de voir ses lutins construire tantôt un château, un bonhomme, un igloo, ou se lancer dans une partie endiablée de boules de neiges. En somme: Rien ne venait troubler sa tranquille routine.
Aujourd'hui cependant, alors que son regard sage se tournait vers les plaques de plexiglas, il eut la surprise d'apercevoir deux silhouettes bien trop grandes pour faire partie de ses petits employés. Étonné, il reposa son livre et ses lunettes, défronça ses sourcils un à un, ce qui lui donna un air nettement moins sévère. Il s'approcha de la fenêtre, étonné, et découvrit deux silhouettes masculines avançant avec peine. Il s'interrogea sur les motifs de leur présence, car le SAD (service après distribution) et l'échange de cadeau ne seraient pas ouvert avant Janvier... Sûrement deux grands enfants qui voulaient voir le père Noël de leurs propre yeux. Il n'avait pas l'habitude de se montrer, et avait plutôt l'habitude d'intimer à sa lutinecrétaire de le déclarer en rendez-vous, mais vu la tempête qui faisait rage, il se dit qu'il pouvait bien faire une petite exception.

- Pimprenelle ? Peux-tu préparer deux thés à la cannelle s'il te plaît ? Nous avons de la visite il me semble.

Entendant la lutine s'agiter dans la cuisine, il eut le plaisir de constater que cette dernière avait obéi. Sans quitter les inconnus des yeux, il vérifia sa barbe, réajusta son bonnet puis finit par se diriger vers la porte d'entrée, face aux inconnus. Il prit une puissante inspiration et tira sur le battant de bois, laissant le vent pénétrer dans la demeure.

- Oh-Oh-Oh, que voici donc ? Entrez entre mes murs, vous êtes les bienvenues nobles voyageurs du froid ! Un thé bien fumant vous attend dans le salon.  
Revenir en haut Aller en bas
En ligne
Azaël Liderick
Serpentard
Serpentard
Spécialité(s) : Aucune spécialité enregistrée actuellement.


Re: En Laponie

Message par : Azaël Liderick, Jeu 10 Nov 2016, 00:05


- Il m'a volé... Ou plutôt il m'a empêché d'avoir quelque chose d'important. J'pense que c'est le moment parfait pour qu'il ramasse les pots cassés. Tu veux m'accompagner ? Il n'habite plus très loin il me semble.

Il l'a volé. Comme il l'a fait pour toi. Le Père Noël est un voleur. Une enflure finie. Il vole les gens pour leur retirer l'accès au bonheur. Il les empêche d'avancer, il les empêche d'aimer, d'être aimés, il les laisse galérer, s'enfoncer, s'enterrer. Et il vient ajouter la dernière pelletée. Enfo*ré. A quel moment il s'est octroyé ce droit là, hein ? Qui lui a dit qu'il pouvait faire ça ? Transformer les gens en jouets, les empêcher d'exister. Pourquoi il fait ça ? Sacrifice d'un petit nombre pour faire profiter la majorité. Mais comment il les choisit, ceux qui restent sur le côté ? Parce que t'as pas l'impression de trouver une logique là-dedans. T'es devenu ce que tu es parce qu'on t'a oublié. A croire que le Père Noël ne récompense que ceux qui lui ressemblent. Ceux qui détruisent, qui désassemblent.

Mais ça ne devrait pas se passer comme ça. Toi aussi tu veux être heureux. Toi aussi tu veux savoir ce que c'est de sourire sincèrement. De rire, d'aimer les gens. Plutôt que de les détester, de les haïr tellement tu les envies. Ceux que t'appelles hypocrites, stupides ou naïfs, ils sont peut être juste heureux. Qu'est ce qu'ils ont de plus que toi pour avoir droit à ça ? Et pourquoi des gens qui sont foncièrement méchants arrivent à dormir tranquillement alors que toi tu te tapes insomnies sur insomnies en réponse à tes prises de conscience ? Tes crises de conscience plutôt. Celles qui t'empêchent de dormir, mais surtout de vivre. Parce que t'arrives pas à accepter tout ce qu'il se passe. Tu vis dans un monde que tu ne comprends pas. Il y a tellement de choses qui se passent... Pourquoi t'as l'impression d'être le seul à les voir, d'être le seul à comprendre leur portée, et à en être choqué ? C'est vrai que tu ne le montres pas. T'as peur qu'on te dise que t'inventes tout ça, que c'est dans ta tête, que tu noircis tout. Que t'es fou.

Alors que toi, tu sais que non. Tu sais que c'est le monde entier qui est cinglé. Qu'il ne tourne pas rond, et que c'est sans doute la raison pour laquelle t'es incapable de tourner avec. Tu vas en sens inverse, ou alors tu stagnes. Sauf quand tu bois. Ca change ta perception des choses. T'as presque l'impression que ça va bien. En tout cas, que ça ne va pas si mal. Mais le retour à la réalité est d'autant plus brutal. Ca fait de plus en plus remonter les angoisses. La culpabilité. Ca fait une boule qui empêche de respirer, et que t'arrives pas à repousser. Ca fait mal au crâne, mal au ventre, mal à la gorge, mal au coeur. Et tu as de plus en plus de mal à vivre avec ça. T'as limite l'impression d'être trop humain. Trop sensible.

Alors tu caches tout ça, toujours plus profondément. Tu fais comme si rien ne te touchait. Comme si rien ne t'intéressait. Comme si rien ne te choquait. Parce que tu vois bien que sinon, on utiliserait ça contre toi. Etre humain, c'est trop dangereux. T'es tellement blessé, tellement brisé... Et tellement seul. T'es même pas sûr de pouvoir être réparé. Tu ne sais pas trop à quoi ça servirait. Pour l'instant t'as juste envie de crier, de hurler. D'extérioriser ta douleur, tes angoisses, ta peur. Peut être que si elles sortaient, elles ne reviendraient plus jamais. Peut être qu'elles ne pourraient plus rentrer, et que tu serais enfin libéré. T'as envie d'espérer.

Alors t'emboîte le pas au type. Tu ne connais même pas son nom. Tu l'as sûrement vaguement entendu la dernière fois que vous vous êtes vus, mais tu ne t'en souviens plus. Mais tu demandes pas non plus. Parce qu'au fond, ça a bien peu d'importance. Tout ce qui compte à l'instant présent c'est de trouver l'autre vieux c*n.

- On s'partagera les coups ?

Tu hoches légèrement la tête sans chercher à répondre. Tu le dévisages quand même un court instant. Parce que de ce qu'il a dit, vous êtes venus jusqu'ici pour la même chose. Pourtant, t'es quasiment certain qu'en vouloir au Père Noël au point de venir jusqu'en Laponie pour qu'il le comprenne, ça vient pas à l'esprit de tout le monde. Pourtant vous êtes deux à vouloir le faire en même temps. Peut être qu'il faut partager le moment du coup. S'acharner à deux sur une seule personne qu'on juge coupable. Alors vous continuez de marcher. Tes pieds s'enfoncent toujours plus dans la neige, et une tempête se lève. Mais tu continues d'avancer. Sans un mot. Tu restes aux côtés de l'autre type. T'as pas envie de te perdre tout seul en pleine Laponie maintenant que tu l'as trouvé.

Enfin, une fumée s'élève, une maison apparaît. Vu la décoration à gerber, le doute sur le propriétaire n'est pas permis. D'ailleurs, à peine approchés, voilà que la porte s'ouvre en grand sur celui que t'as envie d'étriper. Il a l'air heureux, joyeux. Aimable, accueillant. Il a l'air gentil. T'as tellement envie de le faire souffrir...

- Oh-Oh-Oh, que voici donc ? Entrez entre mes murs, vous êtes les bienvenues nobles voyageurs du froid ! Un thé bien fumant vous attend dans le salon.

Tu sens ta mâchoire se crisper violemment. Ce vieux est complètement à côté de la plaque. Il ne voit vraiment rien. Il est aveuglé par l'amour comme toi par la haine. T'as envie qu'il comprenne que non, le monde n'est pas tout beau tout rose. Que la douleur existe, et qu'elle est même omniprésente. Que la tristesse, la peine, la peur, la colère et l'envie te rongent bien trop pour aller boire un thé, même si il est bien chaud. De toute façon, t'es incapable de te réchauffer, alors autant rester gelé. Physiquement, mentalement. T'ouvres pas la bouche, tu te contentes d'avancer. Jusqu'à l'entrée. Et tu pousses le gros bonhomme rouge. De toutes tes forces. Pour le faire dégager, pour le faire tomber. Pour qu'il comprenne que non, il ne vous laissait pas rentrer.

A ton tour de t'octroyer des droits que t'as pas. T'as pas envie de te dire qu'il t'a invité. Tu préfères être sûr de bien le faire flipper. De bien pouvoir te défouler. Alors tu entres dans la maison et tu souris au Père Noël.

- On prendre l'thé plus tard. D'abord, tu vas m'expliquer pourquoi t'es qu'un con*ard. Et t'as intérêt à avoir une excuse convaincante, parce que je risque de vite m'énerver.


D'ailleurs, pour faire bonne mesure, tu sors ta baguette et tu la pointes sur lui. Tu souris toujours. D'un sourire aussi glacial que la température extérieure. Il te dégoûte. Tu lances un regard au type qui t'accompagne.

- Surtout hésite pas à faire ce que tu veux. On va partager. C'est une bonne valeur le partage, pas vrai Père Noël ?
Revenir en haut Aller en bas
Leo Keats Gold
Gryffondor
Gryffondor
Spécialité(s) : Métamorphomage


Re: En Laponie

Message par : Leo Keats Gold, Sam 10 Déc 2016, 22:35


Anatomie de l’œil, physiologie des larmes, quelques gouttes saline, acides long des joues. Je veux noyer mon chagrin dans la bouteille de vin que je garde à la main, mais j'oubliais que depuis l'temps, il a appris à nager.
Ils tombent les pétales de mon âme,
Ils volent, loin, partent sous mes cils,
Sans que jamais je puisse les rattraper, les doigts fins,
Endor-loris.
Crr-Crr

Neige qui crisse sous les bottes, dans un bruits d'enfance qui te ramène en angoisse.
Crr-Crr de l'escalier
Sous les pantoufles à carreaux.
Crr-Crr du bois sali rien qu'au contact de ces pieds.
Frr-Frr des semelles caoutchoutées sur le carrelage bordeaux.
Pschhhht, l'air qui s'échappe du fauteuil alors que le poids de l'homme s'y laisse tomber.
Clic-Clap, mes pieds nus sur le carrelage froid de ma chambre.
Clic de l'interrupteur.
Squik des derniers livres qu'il t'a laissé qui glissent sous le lit.  
Poc, les doigts qui se croisent en espérant que jamais il ne les trouvera.
Halo protecteur
De la couette sur ton cœur.
Ne pas se retourner.
Ne pas croiser le reflet.
Fermer les yeux.
En pleurs.
Demain,
Ça ira mieux.
Pas vrai Papa ?
Pas vrai ?
Crr-Crr, des mots qui ricochent sur ma bulle.
Crac, Crac, leurs effets sur mes rêves..

Crr-Crr.

Je chasse le bruit de ma tête, l'écarte d'un geste de la main qui ne sert strictement à rien.
Ferme les tympans, voilà, concentre toi sur les petites volutes blanches.
Elles au moins elles sont silencieuses.
Elles ne résonnent pas dans le crâne.

You seem to replace
Your brain with your heart
You take things so hard
And then you fall apart
Your heart's too big for your body
It's where your feelings hide
They're pouring out
Where everyone can see


-de la neige en froufrous.


Rougie. Chaleureuse, mais pas de la même façon. Cuisante. Dorée, un peu comme du poulet. Sur mon âme.
Marque chérie de ton fer rouge sur ma vie, de ton emprunte dominante sur toute un partie.
Écraser, réduire, conserver puis pisser sur son territoire.
Et m'en vouloir quotidiennement
De cette pointe de jalousie
Quand j'entends que d'autres se sont barrés bien avant.
Regrets, amertume, bile noire qui déborde et coule entre les dents. Les larmes tombent sur le sol
Je les laisse se noyer.

Cry baby, cry baby
I'm afraid of the dark because of you
I'm affraid of people because of you
I'm affraid of me because of you.
Your guilt if i've became what i am now.


Et ton crr-crr à toi le jeunot, qui m'effraie encore plus que le mien.
Pourquoi t'es là ?
Pourquoi tu restes ?
Qu'est-ce que tu lui veux toi ? Il t'a volé tout ce que tu aurais pu être toi aussi ?
Quelqu'un qui n'a pas peur de mourir à chaque fois qu'il ouvre la bouche ?
Qui ne rase pas le mur ? Fais des vague ?
Tu serais donc comme moi à ce point là ?
J'en saurai rien, car ni toi, ni moi ne nous décidons à prendre la parole. Nous marchons, le plus rapidement possible, sans se regarder,
Avec pour seul but d'arriver.
Le vent couvre  les crissements, mais je crois désormais reconnaître le sifflement que le monstre me soufflait dans l'oreille, le même que lorsqu'il appelait le chien. J'aurais dû l'enfermer dans mon placard quand il en était encore temps.
Ombre squelettique en arche au dessus de moi.
Carcan.
De l'air.
J'ai besoin d'air.

Heureusement, mes yeux se posent sur la chaumière affreuse. , et la peur se balaye, laisse la place à l'euphorie.
La folie.
Cœur-chagrin
Cœur-lumière
Cœur de pluie, cœur qui grince.
Nous étions bien trop jeunes.
Nous étions ce qui brille dans le ciel de la nuit.
On s'appelait gamin, on s'appelait joie.
On s’appelait le ciel, on s'appelait pourquoi.
On avançait dans le Crr-Crr cymbale.

Et la porte pivote dans un grincement horrible.
Grr-Grr
L'homme en rouge, viens Aza, on bouge.
On fonce, sans réfléchir,
On lui fait la peau, on l'étripe.

- Oh-Oh-Oh, que voici donc ? Entrez entre mes murs, vous êtes les bienvenues nobles voyageurs du froid ! Un thé bien fumant vous attend dans le salon.


Ravale ta joie conn*rd. Ferme-la, tais-toi. Ravale ce sourire, à d'autres.
Tu ne nous reconnais pas hein ?

Nous sommes ces ombres que tu crées,
En nous oubliant à chaque distribution de cadeaux.
Au début ça fait juste un peu mal tu vois.
Puis à force de se casser les dents à force de lutter à t'attendre.
On arrête.
On perd tout.
Et on vient chez toi, pour te faire payer
Tout ce que tu nous as fait.

J'pensais y aller modérément, faire monter ton stress, ton angoisse à notre approche,
J'pensais te voir flipper, réaliser.
Mais colère prend le dessus.
Colère détruit tout sur son passage,
Les limites, les carcans, et je m'élance à la suite du poulain.
Je le vois bousculer l'homme, s'inviter lui même,
Rentrer sans égard pour la vieille carcasse rouge
Et je fais de même.
J'lui dois rien, je l'Emm*rde.
Et je me dispense bien de savoir ce qu'il en pense.

- On prendre l'thé plus tard. D'abord, tu vas m'expliquer pourquoi t'es qu'un con*ard. Et t'as intérêt à avoir une excuse convaincante, parce que je risque de vite m'énerver.

Attaque frontale qui n'est encore pas terminé,
Le jeunot menace désormais l'autre de sa baguette mal aiguisée.
ois d'if.
De poison,
De mort aussi.
Je souris.

- Surtout hésite pas à faire ce que tu veux. On va partager. C'est une bonne valeur le partage, pas vrai Père Noël ?

Acquiesce, en effet, bon valeur qui devrait en effet plaire au grand homme rouge.
À l'ordure qui,
Se relevant péniblement,
S'approche doucement.

- Ce ne sont pas des manières jeunes gens, mais mettons ça sur le compte de votre fatigue, c'est oublié. Vous ne voulez vraiment pas de thé ?

Et la voici,
Le goutte d'eau,
Qui fait tout déborder.
Que ne comprends-tu pas dans l'idée
Que l'on puisse te haïr ?
Sors de ta bulle de bonheur idyllique.
J'attrape rapidement mon Aubépine,
Fais venir un fauteuil sur lequel je l'invite à s'asseoir.
- Oh, Merci.
- Ta gueule.

Sans porte de sortie.
Je l'observe en riant,
On fait moins le malin hein ?
Quand on ne gâche pas d'enfants.
Un regard pour mon camarade.

- Le partage c'est ce qui semble le mieux en effet.

Baguette qui se pose sur la cuisse du Père Noël.
#Scios.
Tu auras la même cicatrice que la mienne
Celle que tu m'as causé.
Tu comprendras maintenant.









Notre grand homme rouge était loin d'être mecontant de la visite qu'il s'apprêtait à recevoir. Il devinait à la carrure et la taille des deux ombres qu'il s'agissait d'un homme adulte accompagné d'un deuxième plus jeune. Voilà qui le changerait un peu. Il faut dire que depuis la mort de sa regrettée femme, il n'avait guère fréquenté quelqu'un d'autre que des enfants, ses lutins et ses rennes. Il espérait trouver aujourd'hui moyen de tenir une réelle conversation avec ses hôtes.  Ses deux prunelles azurées semblaient d'ailleurs empruntes d'une excitation certaine à travers ses éternelles lunettes en demi-lune. Il se demandait pourtant si il serait capable de suivre et de tenir une discussion complète avec ses lacunes culturelles. Ah il avait des lectures pour rythmer son quotidien, certes, mais peu demandaientiscussion gens étaient sensibles à la philosophie absolue du bonheur.   Cette situation ne l'attristait pas, bien au contraire, il n'avait jusqu'ici aucune idée demandaientiscussieu ce que pouvait être la peine.

Il se réjouissait pour l'heure de voir le plus jeune des deux hommes accélérer fortement le pas en sa direction, suivi de près par son aîné. C'était quelque chose de splendide que de voir que la magie de Noël pouvait toujours faire naître un empressement enfantin dans les yeux des plus grands. D'ailleurs, l'excitation de ce plus-si-gamin semblait être telle que ce dernier eut du mal à la contenir et percuta le bonhomme rouge de plein fouet, l'envoyant à terre avant de pénétrer dans la maison. Surpris, Santa mit quelques instants à réaliser ce qui avait bien pu se passer. Mettant le tout sur une impatience grandissante agitant le garçon, le vieil homme se releva péniblement, époussetant sa barbe et son costume en riant de sa voix grave. Faisant face à ses deux invités, il allait leur proposer de le suivre dans le salon lorsque le plus jeune des deux pris la parole sur un ton qui écorcha un peu les tympans de ce bon Santa Claus.

- On prendre l'thé plus tard. D'abord, tu vas m'expliquer pourquoi t'es qu'un con*ard. Et t'as intérêt à avoir une excuse convaincante, parce que je risque de vite m'énerver.

" Conn*rd". Le mot tourna dans la tête du vieil homme qui fronça ses feux sourcils blancs sous le poids de la concentration... Il savait que ce n'était pas un joli mot, il l'avait mis depuis longtemps dans le tableau des motifs justifiant l'inscription d'un enfant sur la liste des vilains... mais il n'avait aucune idée de ce que ce mot pouvait bien signifier. Il nota cependant le mot "excuse" et "rapidement" et son esprit en arriva à une conclusion que le rassura, et ce malgré la baguette pointée sur son être.

- Surtout hésite pas à faire ce que tu veux. On va partager. C'est une bonne valeur le partage, pas vrai Père Noël ?

Si bien entendu, il acquiesça silencieusement avant de lancer sa propre tirade toujours convaincu que son interprétaton était la bonne.

- Ce ne sont pas des manières jeunes gens, mais mettons ça sur le compte de votre fatigue, c'est oublié. Vous ne voulez vraiment pas de thé ?

Il y a des moments comme celui-ci où l'on se compor te très naïvement avant de se rendre compte, plus tard, que l'on a dit une bêtise. La meilleure chose à faire semble alors de ne pas s'enfoncer, et dieu sait que Santa aurait aimé en avoir conscience à ce moment là, alors qu'un fauteuil venait s'écraser sur ses jambes, le forçant à s'asseoir. Toujours enfermé dans ses iris peintes à grands coups d'utopie, il se contenta de remercier l'homme qui lui avait fait venir dette commodité de la conversation. Il pensait tout simplement que son invité, ayant conscience du grand âge que son hôte arborait, avait voulu ménager ses articulations rouillées.

- Ta gueule.


Il n'en menait pas large, le pauvre veillard, car si, connaissant cette expression, il commençait à comprendre que ses convives n'étaient peut-être pas si bienveillants au final,  ciale de l'un, et le rire de l'autre achèverent ses doutes. Qu'avait-il bien pu faire pour qu'on lui en veuille autant ? Il s'efforcait pourtant de distribuer du bonheur. Ne songeant pas que quelqu'un puisse être assez fou pour le lui reprocher. Il allait demander, les yeux inquiets ce qu'il pouvait bien faire pour ces messieurs lorsque le plus âgé des deux le coupa net:

- [color=#B20D35] Le partage c'est ce qui semble le mieux en effet.


Mais étrangement ce partage là ne sonnait pas très vertueux aux oreilles du barbu qui commençait à transpirer dans son costume. La sueur goûtant jusque sur sinon front lorsque la baguette se posa sur sa cuisse. Ne sachant ce qui allait bien pouvoir se passer.

La peau se déchira en deux, tirant un violent hoquet de surprise mêlé à un cru de douleur au père Noël. Il avait l'impression qu'un pique en fer chauffé à blanc venait de s'enfoncer dans sa cuisse, alors que le sang commençait déjà à goutter sur le carrelage blanchies de la chaumière. Santa écarta d'abord sa barbe afin de ne pas la tâcher afinvant d'attraper sa cuisse à pleine main, tentant tant bien que mal d'exercer une pression afin de stopper l'écoulement. Vaine tentative. Relevant des yeux plus peines qu'énervés vers ses deux ravisseurs, il se demandait ce qui avait bien pu les pousser à devenir ainsi, ce qu'ils avaient pu voir. Entendre. Vécus. Mais une autre question lui brûlait les lèvres:

- Pourquoi vous en prendre à moi ? Je ne vous ai jamais rien fait.  

Malheureusement, alors qu'il terminait sa phrase, sa lutine de cuisine arriva dans l'entrée, les mains chargée d'un plateau et de deux tasses de thé.
Revenir en haut Aller en bas
En ligne
Contenu sponsorisé

Re: En Laponie

Message par : Contenu sponsorisé


Revenir en haut Aller en bas
Page 4 sur 5

 En Laponie

Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4, 5  Suivant

Permission de ce forum:Vous pouvez 
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Harry Potter 2005 :: ~¤~ Autres Lieux Magiques ~¤~ :: A l'étranger-

L'univers d'Harry Potter est la propriété de la Warner Bros ainsi que de J.K Rowling.
Tous droits réservés sur ce site ©Copyright HarryPotter2005. Affichage optimisé sous Firefox.