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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Autres Lieux Magiques ~¤~ :: Les villages
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[Habitation] Set fire house
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Anna Ride
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[Habitation] Set fire house

Message par : Anna Ride, Lun 26 Déc - 18:52


________________________


Voici l'habitation de Zepheryn Belkoven.

Elle peut dès à présent poster.

________________________
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Zepheryn Belkoven
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Re: [Habitation] Set fire house

Message par : Zepheryn Belkoven, Dim 27 Mai - 15:45


Set fire house


Le salon, avec une deuxième entrée menant à l'arrière de la maison.




Cuisine, séparée par une petite cloison dans le salon.


En bifurquant à droite, nous tombons sur la chambre de Zepheryn.


La salle de bain, située entre les deux chambres.


Une chambre d'ami.



Petit jardin



Flashback - Zepheryn, 18 ans.
Ca y'est. Elle l'avait fait. Quitter Poudlard avait été dur, mais elle l'avait fait. La jeune fille, encore toute fraîche, souris à la propriétaire de cette merveilleuse maison. Son style campagnard et sa simplicité lui avait immédiatement plu. Son interlocutrice remplissait le bail, tandis que Zeph écoutait les oiseaux chanter, tout près. Il lui semblait qu'ils avaient pénétré sa futur propriété et qu'ils se réjouissait d'avoir de la compagnie. Elle commençait déjà à avoir des idées de style, de couleurs et de position de meubles. Elle se sentait adulte, indépendante.

Veuillez signer exactement à cet emplacement, s'il vous plait. Nous nous occuperons de toutes autres formalités, et si vous avez le moindre soucis, nous sommes tout à votre disposition !

Zepheryn prit le stylo et signa. C'était la fin et le début d'une nouvelle période. Emma voulait qu'elle vienne du côté de Godric's. La différence, c'est qu'ici, tout semble dépaysé. La vie semble s'arrêter, se ralentir, laisser le temps aux choses de se produire. Le temps semble s'adapter aux besoins des autres. Tout est vert. Tout revit. Elle avait beau être jeune et encore ignorante, ce petit bout de femme aimait le calme et cette sérénité que représentait cette charmante ville. Lestement, la vieille femme se leva et tendit une poignet de main à la jeune fille. Cette dernière se leva à son tour et la saisit. Pimpante, l'élégante femme réajusta son chapeau et quitta les lieux, après avoir adressé ses plus chaleureuses félicitations. Zepheryn souriait. Elle se sentait chez elle, même si tout était vide et qu'elle avait un énorme travail à fournir. Elle souriait à la vie.

Fin flashback

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Emma Ewatson
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Re: [Habitation] Set fire house

Message par : Emma Ewatson, Dim 27 Mai - 18:07


RP Zepheryn et Emma. Les grandioses retrouvailles.





« Revenez. Pardonnez moi. Regardez moi. Ne me laissez pas. » Depuis quelques semaines, c’était souvent ce même rêve qu’Emma faisait. Des ombres qui lui étaient si chères mais qui lui paraissaient si distantes, si insensibles aux paroles qu’elle hurlait. Emma savait bien le sens qu’avait son rêve, elle savait pertinemment que ses parents lui manquaient, que ses rêves montraient qu’elle s’en voulait de s’être conduit méchamment avec eux, d’avoir été égoïste. Elle avait tellement murit durant ses derniers mois, beaucoup de choses avait changé. Elle avait comprit ce que signifiait le mot responsabilité, elle avait comprit ce qu’était la nature humaine, elle avait comprit l’importance d’éliminer le mal, elle avait comprit à quoi servait le travail de ses parents, entre autre. Tout ça parce qu’elle avait vu Rily la quitter, parce qu’elle avait été nommée à la tête du bar des Ténèbres, parce qu’elle avait rencontré Mélina. Et durant toutes ces aventures qui avait fait progressée Emma, elle avait eut le soutien de Zeph, sa meilleure amie. Un soutien à distance, par hibou, car la jeune femme s’était isolée plusieurs mois dans son lointain village natale pour retourner aux sources. Elle aussi avait eut besoin de faire le point. Mais durant ces mois de changement pour les deux jeunes femmes, la correspondance n’avait jamais cessée.

Emma c’était donc réveillé après l’un de ses rêves qu’elle tentait désespérément d’oublier. Elle ne voulait pas faire le premier pas, aller frapper à la porte du manoir londonien de ses parents, et leur expliquer, et s’excuser. Mais après cela serait peut-être trop tard. Après… C’était un mot trop indéfini, ça n’avait aucun sens. Tant pis. Il était 14 heures, Emma avait dormi 12 heures, morte de fatigue à cause de son travail au bar qui c’était terminé bien après minuit. Elle alla dans sa cuisine, et tenta de se préparer un œuf sur le plat. Elle ne savait pas cuisiner, c’était aussi simple que cela. Ni faire le ménage d’ailleurs. Vivement qu’Aloys vienne emménager chez elle, alors peut-être pourrait il l’aider un peu. Le mieux aurait été qu’elle soit riche, elle aurait pu avoir un elfe. Mais elle n’était pas riche, c’était ainsi. Et plutôt mourir que de demander l’aumône à ses parents.

Amorencia, sa belle chouette blanche entra par la fenêtre de la cuisine, une lettre dans les pattes. Après avoir marchandé avec Emma en lui faisant comprendre à coups de bec qu’elle recevrait la lettre en échange d’un chocogrenouille. ( Oui cette chouette aimait le chocolat.), Emma constata avec bonheur que c’était sa meilleure amie qui lui écrivait. Elle avait reconnu de suite la fine écriture.

-Elle est rentrée !!!

Cria Emma en se levant et en manquant de faire tomber la poele qui contenait l’œuf un peu roussi.

Emma s’était vite lavée, coiffée, habillée avec une robe rouge avant de transplaner à Londres à la recherche d’un cadeau. Elle opta au final pour une montre en or blanc avec la gravure de plusieurs petits animaux tels qu’un chat, une licorne, et une petite fée. Après cela, elle passa au bar des Ténèbres vérifier auprès de Kyara que tout ce déroulait bien en ce début de Samedi soir.

Plop. Loutry. Petit village tranquille, lieu de naissance d’Olga Poufsouffle, et surtout lieu d’habitation actuel de Zepheryn Belkoven. Voilà ce qu’Emma pensait lorsqu’on lui parlait de ce village retiré du trop plein de d'activités londonien. Emma connaissait bien la maison de Zepheryn, elle y était allée plusieurs fois, cela faisait quand même trois ans que la brésilienne avait fait cette acquisition. La jolie blonde sonna, et la porte s’ouvrit de suite.

-Tu m’as trop manquée espèce de boursouf ! J’ai tout prévu pour fêter ton retour dignement, rien que toute les deux ! Prend déjà ça.

Emma fit un clin d’œil en coin à sa meilleure amie, et entra dans le salon, elle connaissait très ben les lieux. Elle laissa ainsi Zeph découvrir le cadeau emballé dans du papier rose. Ca sentait l’odeur de Zepheryn dans toute la pièce, c’était si bon de revenir ici, de la retrouver, après tout ce temps. Le voyage de sa meilleure amie avait été nécessaire, elle avait eut besoin de retourner là bas, de comprendre un peu mieux, de mettre une image neuve sur les souvenirs. Emma n’avait rien dit lorsque la jeune femme lui avait annoncé la nouvelle, elle savait bien qu’elle la reverrait, qu’elles ne pourraient jamais perdre contact. Elle ne s’était pas inquiétée, et avait laissé faire le temps.

-Rien n’a changé. Même toi ! Enfin … T’as peut-être prit un peu de cul nan ?

Emma se jeta sur le canapé couleur crème, et adressa un grand sourire à la jeune brune en face d’elle. Cela faisait plus de 10 qu’elles c’étaient rencontrées, tant de choses avaient changées depuis, mais le fait que cette progression ce soit toujours faite ensemble n’avait fait que renforcer les liens. Leur échange de lettre n’avait pas été énorme, une par mois tout au plus, de quoi se raconter le principal, s’assurer que tout allait bien, et laisser le temps aux hiboux de parcourir les milliers de kilomètres.

-Enfin, il y a quand même des choses qui ont changé durant ces quelques mois... On se fait un petit racontage de vie ? Cigarette ?

Emma avait sorti son paquet de son petit sac de soie. Elle était tellement contente de revoir cette fille, ce visage, ce sourire, tout.
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Zepheryn Belkoven
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Re: [Habitation] Set fire house

Message par : Zepheryn Belkoven, Dim 27 Mai - 20:42


Elle avait froid. Mais soif de magie, de retrouvailles, de retrouver sa vie d'avant. Sa vraie vie à elle. Protégée par un seul tissu transparent laissant dévoiler son maillot de bain encore tout frais, Zepheryn se leva et se prépara à son retour. En effet avait-elle choisit de transplanner en ces lieux, chez elle. Elle sortait tout juste d'un magnifique couché de soleil, tandis qu'ici venait-il à peine de se lever. Mais, à vrai dire, elle dormait très peu en ce moment. Le décalage horaire ne l'affectait donc pas plus que cela. Déposant délicatement et précieusement sa baguette sur son bureau, la jeune femme avant de se doucher s'attela sur son lit, prit du papier et écrivit.

A l'adresse d'Emma Ewatson a écrit:
Ma chérie, c'est finis. Rdv chez les poules, 17h tappantes. Je suis certaine que t'es encore de te prélasser, de rêver un peu d'une bonne paire de seins mais les fantasmes chérie, c'est finis ! Ce soir, c'est la FÊTE ! (RRRAY.)
Bisous partout - non j'ai rien dis, pas partout...

**

Le balais, en solitaire, évidemment, s'activait avec précision, balayant le plancher avec grâce. Affalée en flemmarde, Zeph' contemplait le journal, à la recherche d'informations qu'elle aurait raté. Habillée d'une robe noire glamour, ses cheveux relachés, retrouver sa meilleure amie allait être la véritable reliaison entre elle et le monde qu'elle avait délibérément quitté. Xena vint se frotter à ses jambes, avant de sauter lestement sur ses jambes et se lovir contre elle.

Mais oui, toi aussi tu m'as manquée ma belle. Viens là !

Cette dernière ronronna, tandis que Zeph lui caressa doucement son pelage, s'étirant puis se libérant sa maîtresse. La jeune femme en profita pour se lever et préparer quelque peu leurs retrouvailles. Non, elle n'avait pas l'intention de laisser sa Emma sans rien ! Elle avait apprit une quantité incroyable de recettes au Brésil. Activant sa baguette, la jeune femme fit valser récipients et ingrédients. Des Pao de Quijo tout chauds, des terrines de saumon parfumé et des cocktails Caipirhina tous frais comme elle les aimait furent vite montés et protégés au frigo. La jeune femme mit de la bonne musique, aux goûts préférés d'Emma, apporta le tout sur la grande table du jardin et se posa sur l'une des chaises, écoutant le calme et la tranquillité du lieux. Tandis qu'elle révassait, la sonnerie raisonna. Toute excitée, Zeph' courrut à toute allure comme une gamine retrouver sa camarade, celle qui l'avait toujours comprise, toujours aidée, et finalement toujours aimée. Ouvrant la porte un large sourire éclairant son visage, Emma lui sauta dans les bras.

Tu m’as trop manquée espèce de boursouf ! J’ai tout prévu pour fêter ton retour dignement, rien que toute les deux ! Prend déjà ça.

Genre, boursouf !

Et toi ma pouffy veracrasse d'amour ! Oh, t'es sérieuse ? Elle est sublime, tu commences à avoir du goût dis-moi !

Zeph' prit la jolie montre, d'un blanc métallique comme elle l'aimait, toute fine avec des aiguilles bien travaillées. Elle déposa un baiser sur la joue de son amie, avant de l'inviter à entrer dans sa demeure. Elle n'avait pas à lui proposer de faire comme chez elle. Puisqu'elle l'était. Emma avait passé autant de temps ici qu'elle-même n'en avait passé chez elle à présent. Sa demeure n'avait plus de secret pour elle. La jeune femme mit sa nouvelle montre à son poignet, ravie, et se joignit à sa best' sur le canapé. Elle se sentait toute revigorée. Les lettres n'étaient que des bouts d'écriture, de mots finalement. La voir face à elle, c'était comme réaliser de tout le temps qu'elle avait perdu. Elle souriait sans cesse. Xena, comme sentant l'enthousiasme qu'elle ressentait grâce à sa présence, vint se frotter à la nouvelle venue, reniflant son sac posé sur la table avec attention. Zepheryn l'appela, cependant la chatte n'en fit rien et continua à renifler avec attention la partie droite du sac de son amie.

Enfin, il y a quand même des choses qui ont changé durant ces quelques mois... On se fait un petit racontage de vie ? Cigarette ?

De nouveau attirée par Emma, Zeph' sentit l'envie grandir en elle. Quelque chose, dans sa gorge, lui manquait, et réclamait quelque chose. Elle savait quoi. La jeune femme soupira, cependant céda et l'invita à la rejoindre dans le jardin, lui piquant une winston de son paquet blanc. Elles avaient certainement beaucoup de choses à se dire, en effet. Arrivée dans le jardin, Zeph' lui montra ce qu'elle avait préparé, toute fière d'elle !

T'as vu, t'as vu ? Tout ça pour toi, notes bien ma chère ! Installes-toi, fais-toi plaiz', ce soir c'est la fête.

Fière en plus de ressortir toutes les expressions qui avaient fait vibrer leur adolescence, la jeune femme s'installa sur une des chaises, alluma sa cigarette, et contempla son amie. Le bon goût caramélisé descendit jusqu'au fond de sa gorge. C'était bon. Cela lui avait manqué. Tout lui avait manqué, et pourtant la brésilienne était-elle partie en quête de sa jeunesse perdue... En quête de ce qui lui manquait, justement. Maintenant qu'elle était revenue ici, plus rien ne pouvait la décevoir. Elle savait qu'elle pourrait faire des allé-retour, en cas de manque et de besoin de retour à ses origines et vers son passé.

Je veux tout savoir, bombasse. Tout ce que j'ai raté, dans les moindres détails. Tu sais, il s'installe toujours une routine, où que l'on aille. J'ai découvert beaucoup de choses, au Brésil. J'ai même pu retourner dans mon village natal. L'espèce de cabane où nous vivions a été détruite, il ne reste plus que des lambeaux. Et pourtant, je suis certaine que beaucoup de familles pauvres en auraient besoin. Mais pour rattraper ça, j'ai tenté d'aider du mieux que j'ai pu les gens. Je te jure qu'en faisant ça, tu te sens toute pieuse. Je ne crois pas en Dieu, mais franchement je comprends ceux qui pensent que donner c'est se purifier l'âme. En bref... Je me sens beaucoup mieux. Je crois que j'ai réussi à tirer un trait sur tout. J'ai toujours... Ce quelque chose qui me ronge l’intérieur, mais c'est mieux qu'avant. Tu comprends ?

Elle tira une latte, puis présenta les cocktails à sa meilleure amie.

Goûte, c'est un délice ! Tu pourras en trouver dans des bars, mais jamais d'aussi bons. Tiens tiens en parlant de bar, comment ça se passe chez les ténébreux ?

Zepheryn attrappa la Caipirhina, s'approcha d'Emma afin de trinquer.

Aux inséparables !

Tchin'.
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Emma Ewatson
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Re: [Habitation] Set fire house

Message par : Emma Ewatson, Lun 28 Mai - 12:50


A peine installée, Xena vînt se frotter contre Emma. La douce avait reconnue Emma, et elle le lui faisait comprendre. Emma avait toujours apprécié cet animal, si doux. Mais elle n’avait pas envisagé de s’en acheter un, c’était déjà suffisamment compliqué de s’occuper d’elle même. Elle n’était pas comme Zepheryn à ce niveau là. Toutes les deux avaient été lâchées dans la nature très jeune. Zeph à cause des événements tragiques arrivés sur sa terre natale, et Emma à cause du boulot de ses parents. Sauf que la brésilienne avait étét d’une autonomie parfaite, elle avait vite murit, peut-être trop vite même, mais au moins réussissait elle parfaitement à se protéger de tous les vices de la vie. Tandis qu’Emma de son côté, brûlait sa vie jour après jour, se mettait souvent dans des histoires de cœur impossibles à gérer, dépensait trop d'argent pour son confort, et finissait ensuite le mois très difficilement…

Après avoir échangé quelques banalités sur le cadeau, et leur retrouvailles, les deux jeunes femmes se levèrent pour aller dans le magnifique jardin, coin de paradis de Zeph’. Emma remarqua en se levant que Xena regardait d’un peu trop près son sac…

-Touches pas à ça ptit bout, c’est pas pour toi !

Le jardin était encore plus fleuri que la dernière fois qu’elle était venue, une odeur de roses embaumait l’air. Les doux rayons du soleil étaient ceux d’une soirée de printemps, et ils caressaient le visage des jeunes femmes.

T'as vu, t'as vu ? Tout ça pour toi, notes bien ma chère ! Installes-toi, fais-toi plaiz', ce soir c'est la fête.

Emma ouvrit de grands yeux face à toute la nourriture qui se trouvait en face d’elle. Il y avait plusieurs plats, plusieurs couleurs, plusieurs parfums.

-Oh merci ! Ca fait 6 mois que je crève la dalle ! Sans toi j’étais perdue, je bouffe du riz, des œufs, ou de la bierraubeurre continuellement.

Emma se saisit d’abord de l’un des toasts au saumon, et le dégusta en fermant les yeux. Oui c’était la fête ! Elles étaient de nouveau ensemble à rire, à raconter n’importe quoi, à ressortir les expressions de leur adolescente, les expressions des deux poudlariennes qui s’étaient rencontrées en première année, et qui à présent étaient toujours soudées ! Et la soirée était loin d’être finie !

Tchin.

Le breuvage qu’avait fait Zeph’ était tout simplement délicieux, bien meilleur que le whisky rance qu’elle servait aux clients du bar. C’était une explosion de saveur pour les papilles. Sa meilleure amie était vraiment une excellente cuisinière, et elle n’avait fait que s’améliorer durant ces quelques mois.

Zepheryn expliqua ensuite brièvement son voyage. La fameuse cabane où elle avait passé la moitié de son enfance, la pauvreté régnant partout dans les environs, mais là joie de vivre aussi, la satisfaction d’être utile en aidant. Une lueur brillait dans les yeux de la jeune femme. Elle n’avait pas changé, mais elle c’était considérablement enrichit humainement avec ce voyage. Elle avait comprit beaucoup, elle avait tenté de tirer un trait sur ce passé, avait comprit qu’il n’était pas oubliable, mais qu’il était possible de vivre avec… Et Emma était contente, vraiment contente pour sa meilleure amie qu’elle avait si souvent vue en proie à des songes atrocement emplis d’une amère nostalgie.

Goûte, c'est un délice ! Tu pourras en trouver dans des bars, mais jamais d'aussi bons. Tiens tiens en parlant de bar, comment ça se passe chez les ténébreux ?

Emma goûta le second cocktail qu’on lui présentait, si ça continuait elle allait finir ivre trop tôt, ça serait bête car elle avait prévue beaucoup de choses pour passer une soirée pleines en rebondissements …

Assise sur une chaise, les pieds sur la table d’extérieure, Emma savourait cocktail et cigarette en souriant à Zeph, à son inséparable, à sa bouée de secours.

- Super, comme je te l’ai déjà dit par hibou, je suis la patronne maintenant ! C’est beaucoup de boulot, mais c’est super enrichissant (professionnellement vien sur) J’ai du engager un nouveau serveur, il s’appelle Aloys, va emménager chez moi. Il est juste magnifique tu vois, son regard, sa voix, tout est parfait ! Dommage que mon cerveau reste bloqué sur les paires de seins sinon …

Emma éclata de rire en songeant aux absurdités qu’elle était capable de sortir à longueur de journée.

-Sinon, Rily n’est toujours pas revenue… Je ne sais absolument pas ce qui lui est arrivée, je préfère pas savoir d’ailleurs, elle m’a vraiment dégoutée … Et puis j’ai rencontré Mélina. C’est pas comme avec Rily bien sur, mais cette femme m’a énormément aidée à murir, à devenir plus autonome en quelque sorte, je l’adore, faudra que je te la présente aussi ! Voilà, passionnante ma vie comme tu peux le voir.

Lorsque les deux jeunes femmes eurent fini leurs assiettes, elles se regardèrent en souriant, un sourire complice, pur et vrai. Il y avait des périodes où tout murissait très vite. Les deux amies avaient eut des passages à vide à leur sortie de Poudlard, ne sachant encore comment s’adapter à leur nouvelle vie, et puis là, en quelques mois, le déclic avait eut lieu. De façon différente pour ces deux femmes, mais avait eut lieu en même temps, ce qui permettait qu’elles conservent leur si bonne entente.

-Bon maintenant que tu nous a rassasié, tu veux partir loin en ma compagnie ?

Emma adressa un clin d’œil à Zeph’, elle savait qu’elle aurait comprit.
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Zepheryn Belkoven
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Re: [Habitation] Set fire house

Message par : Zepheryn Belkoven, Mar 29 Mai - 16:02


Les deux jeunes femmes goûtaient, s'observaient, discutaillaient, jasaient, comme deux meilleures amies ne s'étant pas vu depuis des lustres. Par moment elles se regardaient, et partaient dans un fou rire qu'elles-seules comprenaient. Évoquant leur passé, leur jeunesse, les meilleurs moments néanmoins. Xena suivait les choses, ses yeux ambrés allant successivement de l'une à l'autre jeune femme, assise sagement sur le gazon frais. Le temps était bon, l'air doux et enveloppant. La boisson était fraiche, bonne et à la fois réchauffait la gorge des deux amies. La cigarette s'étant consumée, Zepheryn tira une dernière latte avant de l'écraser dans son cendrier et d'écouter sa vieille amie. La bonne humeur régnait, on la sentait partout autours d'elle.

Sinon, Rily n’est toujours pas revenue… Je ne sais absolument pas ce qui lui est arrivée, je préfère pas savoir d’ailleurs, elle m’a vraiment dégoutée … Et puis j’ai rencontré Mélina. C’est pas comme avec Rily bien sur, mais cette femme m’a énormément aidée à murir, à devenir plus autonome en quelque sorte, je l’adore, faudra que je te la présente aussi ! Voilà, passionnante ma vie comme tu peux le voir.

Elle se l'était déjà imaginée, cette fameuse Mélina. Elle en était même intriguée. Elle comprenait quelque peu qu'elle en veuille à Rily, mais néanmoins cette femme avait tant donné à l'ancienne Serdaigle... C'avait été un modèle. Elle le demeurait toujours, même si elle non plus ne l'avait pas vue depuis fort longtemps. Elle tentait en vain de mettre de côté et de ne pas mélanger ce que pensait Emma et ce qu'elle pensait réellement. C'était peut-être égoïste, cependant elle se refusait à inciter sa meilleure amie à en dire du mal. C'était certes différent, compte tenu de leurs affinités, mais elle ne pouvait s'y résoudre. Rily Dacker demeurerait toujours une amie pour elle, quoi qu'il advienne. Si bien lorsqu'elles évoquaient sa personne, Zeph' tentait toujours de lui montrer le bon côté des choses. Ou de se taire. Et c'est ce qu'elle fit. Ainsi hocha-t-elle simplement la tête. A quoi bon se prendre la tête ? La vie, finalement, n'est qu'une recherche de sois-même, un apprentissage, une découverte, et surtout une prise de conscience. Emma savait prendre ses décisions. Et Zepheryn mettait de plus en plus de distance avec ces dernières, considérant qu'elles n'étaient plus des adolescentes pour se permettre de l'influencer dans ses choix sentimentaux. Elles continuèrent, vers d'autres sujets, de bavarder, continuant à boire, à manger, a rire à s'en tenir les côtes, à observer le soleil descendre doucement. Elle aimait cette atmosphère, cette détente, cette tranquilité, ces paroles futiles, ces regards presque inconscients face à la vie qui les entouraient. Elle aimerait passer des journées entières à se prélasser de la sorte sans se poser de questions. Mais la vie n'aurait plus de sens...

Elle en prendrait bien une seconde, de cigarette. Voilà. Elle allait la faire reprendre... Elle le faisait exprès, vraiment ! Mais elle savait toujours se maîtriser. Le problème avec cette jeune femme était simplement qu'il lui fallait toujours abuser des bonnes choses pour ensuite s'en dégoûter. Un cercle vicieux mais, finalement, la menant plus loin que les accros.

Bon maintenant que tu nous a rassasié, tu veux partir loin en ma compagnie ?

Zepheryn observa son amie. Les yeux ronds. Puis, elle sourit. Un sourire en coin. Malicieux, bon... Oh oui, délicieux même. Son poul s'accéléra. Bon sang, ce qu'elle en voulait. Se remémorer de cette adolescence, à la recherche du bonheur à atteindre, tenter d'imiter et de perpétuer la morale de ces idéaux, profiter de l'instant présent, ne pas se poser de question. Sentir le goût, dans la bouche, ce merveilleux goût promettant la sûreté, le délire, l'idéal, celui que chacun cherche sur cette Terre. Oui, elle le voulait. Elle en voulait. Sa voix en tremblait presque à y penser.

T'as tout pris, tout ?

Emma l'observa, radieuse, heureuse de voir son amie ainsi séduite. Son visage montrait qu'elle était en accord avec elle-même, qu'y penser la rendait déjà heureuse. Ainsi l'ancienne pouffy hocha de la tête, et sortit de son sac cette magie qu'aucune baguette ne puisse produire.

**

Mon cerveau penche à droiiiiiiite !

Éclats de rires, bonheur, exaltation. Emma riait, sans pouvoir s'arrêter. Un fou rire impossible à stopper. Un rire merveilleux, sonnant comme des cloches aux oreilles de Zeph'. Elle se leva, et sentit tout le monde s'écrouler. Elle voulait sauter, vol... Mais non, ne volait-elle pas déjà ? Elle volait. Sa tête glissait, son corps restait intacte, ses bras se gigotaient sans qu'elle ne les commande... Elle se sentait comme Phèdre, il lui était impossible de commander ses membres, ses pensées étaient en désaccord avec ses gestes, sa gestuelle. Elle marcha, enjambant pied gauche et buttant son pied droit contre avant de tomber sur le sol verdoyant. Elle rit, nerveusement, avant de se relever et de se remettre sur sa chaise. C'était plus sage... Mais non. Non, elle n'était pas sage ! Qui l'était ? Non, elle ne savait plus où elle était. En fait si, elle était dans le plus beau monde qui puisse exister, un monde où tout donnait envie de rire, où la musique était bonne, où les couleurs ressortaient, se sublimaient d'elle-mêmes. Elle avait encore ce goût délicieux de... Café, oui du café, mélangé à un goût qu'elle n'identifiait pas. Elle observait son Emma. Elle observait le ciel, subjuguée par ses couleurs bleutés marine se prolongeant dans leur obscurité sans fin. La musique provenant de la maison s'intensifiait, faisant rythmer son corps, rythmer son coeur, rythmer son âme. Elle se leva. Dansa, ou plus exactement laissa ses bras et ses jambes se saccader au rythme de la danse. L'odeur du monde idéal s'élevait, dans son jardin, la fumée s'estompant doucement. La fumée formant des formes... Prenantes et fascinantes. La jeune femme, les yeux semblant injectés de sang mais seulement légèrement rougis, pris Emma dans ses bras, l'obligea à se lever et la fit danser. Une transe incessante, la musique se glissant sous leur peau et commandant leurs faits et gestes...

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Emma Ewatson
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Re: [Habitation] Set fire house

Message par : Emma Ewatson, Mar 29 Mai - 17:32


Zepheryn ouvrit de grands yeux. Regard étonné, mais aussi incroyablement satisfait, comme un enfant à qui on aurait fait une surprise

T'as tout pris, tout ?

Emma éclata de rire, elle avait eut envie, pour fêter leur retrouvaille, de repartir un moment dans ce monde qu’elles avaient découvert ensemble, quelques années plus tôt. A cette époque, c’était la rébellion. Rébellion contre un monde absurde, un monde où elles ne trouvaient pas vraiment leur place, une société qui avançait trop vite pour elles. Ou peut-être trop lentement. Bref, c’était l’époque où les deux jeunes femmes se cherchaient plus encore qu’elles ne le faisaient maintenant. C’était l’époque où être inconscient était la chose la plus satisfaisante et la plus fabuleuse. L’époque où l’on testait se slimites, où l’on découvrait, à force de premières fois, ce petit monde absurde dans lequel on les avait jeté maladroitement.
Oui, elle avait tout prit, comme lorsqu’elles pouvaient s’échapper de Poudlard, jouer les grandes, et aller fumer dans des recoins sombres de pré-au-lard.

Plusieurs nuées de fumées plus tard, le sol tournait.
Le soleil se couchait, c’était un magnifique crépuscule, les couleurs étaient plus vives, plus belles qu’à l’accoutumée. Zepheryn hurla entre deux éclats de rire

Mon cerveau penche à droiiiiiiite !

Emma ne savait plus s’arrêter de rire, affalée sur sa chaise, elle manquait de tomber, et savourait cet instant où tous les soucis c’étaient miraculeusement évaporés.

-Il fait beau aujourd’hui. Hahahaha ! Tu te souviens ! Le beau temps… pour faire passer le temps ! Temps et temps !

Ca n’avait aucun sens. Ou du moins pour l’oreille d’un inconnu, mais les deux jeunes femmes s’étaient comprises. « Il fait beau aujourd’hui ». Phrase éliminatrice de temps mort, phrase qui déclenchait des fous rires lorsqu’en cours, Mme Mathews faisait de longs discours et que la classe s’endormait. Phrase symbolique de souvenirs. Et Emma aimait s’accrocher aux souvenirs, aimait souffrir en laissant la nostalgie la submerger.

Zepheryn se leva, s’étala de tout son long devant les yeux grands yeux ambrés de Xena. L’animal avait surement dû flairer le danger au sens littéral du mot, lorsqu’une heure plus tôt, elle s’était approchée du sac d’Emma. Maladroitement, la jolie brune se releva, les paupières lourdes, le sourire béat. Dans quel état c’étaient elles mis ? Dans un état passager de bonheur inaccessible lorsque tous les sens du cerveau étaient actifs, c’était tout simple, c’était bon, c’était illégal, c’était parfait.

Alors qu’Emma racontait des absurdités à Xéna du genre « Et tu savais que Zepheryn avait qu’une seule jambe coupée en deux, et que c’était pour ça qu’elle tenait pas debout », son amie lui fit la surprise de se relever, et de l’entrainer dans sa danse folle.

Il faisait sombre à présent, les oiseaux avaient fini de chanter, les grillons aussi, les animaux nocturnes allaient prendre le relai, plus discrètement. Mais les deux amies ne s’en rendraient pas compte. Ce qui compatit à présent, c’était juste la musique qui venait du salon, et qui les emmenait encore plus haut, encore plus loin de la terre ferme.

Agrippées l’une à l’autre pour ne pas tomber, ( façon contrepoids comme en acro-sport) elles dansaient maladroitement. Un léger vent se leva, Emma se dégagea doucement de l’étreinte de Zepheryn et s’exclama :

-On a presque atteint le septième cil. Ciel. Ou même le huitième. Ou neuvième. Ou … Ahem je me tais. En plsu si le soleil se couche, le ciel aussi ? Alors on fait comment pour l’atteindre ? Rho fu*k j’arrête ma philosophie pas philosophique du tout. On rentre dans ta demeure ?

HRP: Sorry c'est tout court Ange
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Zepheryn Belkoven
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Re: [Habitation] Set fire house

Message par : Zepheryn Belkoven, Ven 1 Juin - 23:40


HRP : Tu sais très bien que ça n'est pas la quantité, mais la qualité qui compte mon amour, c'est mon préféré celui-ci alors chut ! Prends celui-là, c'est plus un RP entre Emma & Zeph mais entre toi et moi, alors désolé si je m'égare un peu du contexte dans la narration. ♥

Il fait beau aujourd’hui. Hahahaha ! Tu te souviens ! Le beau temps… pour faire passer le temps ! Temps et temps !

Ces moments-là paraissaient loin. Ils l'étaient. Mais ces moments-làs restent toujours gravés là, au plus profond du coeur. Ils ne peuvent point se résoudre à s'en aller. Ca n'est pas le genre de chose à oublier facilement. Ces phrases, expressions rythmaient leurs journées parfois pas facile. Elles ponctuaient le début, et finissaient en douceur ces nuits d'adolescentes encore innocentes. Encore rêveuses face à leur avenir, encore insouciantes face à ce qui les attendaient. Des rires sans savoir pourquoi, ô combien pourquoi elles riaient. Parfois les journées ne leurs étaient pas favorables. Mais elles se souriaient, pour se soutenir l'une et l'autre. Elles n'étaient pas toujours ensemble, séparés par leurs tables. Mais, néanmoins non loin, elles se lançaient parfois ce regard qui voulait tout dire. Ces phrases constituaient cet ensemble-là - un même ensemble plus immense encore qu'il est possible de l'imaginer. Il leur arrivait de s'en remémorer. D'en parler, doucement, d'un air rêveur. Un petit sourire presque mélancolique aux lèvres. Passer ces années à ses côtés avait été la plus belle expérience de sa vie. Elle lui avait fait comprendre tant de choses. Elle l'avait fait se découvrir elle-même. Elle l'aimait, purement. Par moment, elle la regardait. Et voulait le lui dire, ce je t'aime profond. Souvent elle n'y parvenait pas, par cette sorte de pudeur, il lui arrivait de le lui écrire, mais ne parvenait hélas jamais à le lui dire. Elle le regrettait, assez souvent. Mais c'était ainsi. Elle était faite ainsi. Emma savait comme elle était. Et par ses gestes, par ses gestuelles, ses rires, ses mots, chacun de ses mots si bien placés, finalement réalisait-elle qu'il était inutile de l'énoncer clairement. C'était comme seulement ajouter une évidence, comme répéter une chose faite continuellement. Elles avaient vécu trop de choses. Des merveilles, comme parfois des déceptions. Mais, une amitié solide ne se crée-t-elle pas ainsi ? La force se crée ainsi. Partout où que l'on aille. Aujourd'hui, elles étaient dans un état second. Un état comparable à celui d'entant. Un état qu'elles se voulaient aujourd'hui reprendre, pour se remémorer, pour se rappeler ce qu'étais cette époque-là. Zepheryn lui était reconnaissante. Même dans son état délirant, une part d'elle-même se disait... " Je la kiffe de ouf celle-là ! ". Elle riait, une lueur étrange dans les yeux - outre le fait qu'elle voyait tout son jardin dans une dimension... Nouvelle. Elle se sentait vivre, vivre comme jamais elle n'avait vécu ! Elle riait. Riait à s'en étrangler, riait à s'en étouffer. Mais riait, et cela lui faisait un bien fou sans qu'elle ne s'en aperçoive.

On a presque atteint le septième cil. Ciel. Ou même le huitième. Ou neuvième. Ou … Ahem je me tais. En plsu si le soleil se couche, le ciel aussi ? Alors on fait comment pour l’atteindre ? Rho fu*k j’arrête ma philosophie pas philosophique du tout. On rentre dans ta demeure ?

Zepheryn pouffa, laissant tout en vrac. Les feuilles, le briquet, l'odeur, et le soleil par la même occasion, laisser place à la nuit profonde. Accoudée fièrement, mais titubant légèrement, à sa chère amie, elle ouvrit à la volée la porte.

Faites-moi l'honneur, M'dame j'pi di ki !

Elle fit cette tête-là, cette tête de petit ange pas du tout angélique, cette tête qui sourie pour sourire et rien d'autre. Cette tête qu'elle avait prit tant de temps à apprendre, pour imiter certaines personnes. Elle s'embrouillait. Les idées, les moments passés, les délirs passaient, années par années, défilant dangereusement dans sa tête, la faisant se compresser, ne plus sentir son corps et sentir son esprit et sa morale l'oppresser. Elle tenta de faire tomber son ami, donnant tout son poids contre son épaule, et se fut au tours d'Emma de faire de même. Bientôt elles allaient se bagarrer pour le plaisir du spectacle et de se faire le petit sport quotidien qui leur manquait. Non, parce qu'il fallait qu'elles maigrissent. Fallait pas qu'elles deviennent obèses.

Trop d'obèses, ça... Ca tue, y'a trop d'obèses dans le monde, faisons honneur aux gens et devenons anorexiques parce que là c'est... Ca devient... Problématique !

Finalement Zepheryn, entraînant son amie, s'affala sur le canapé, voyant le monde en mode cool. Les chansons défilaient, dans sa maison. Elles lui faisaient bouger la tête, de haut en bas, et dans ce même mouvement l'adrénaline s'envolait loin dans ses poumons et descendaient lentement vers le fond. Elles continuèrent, longtemps, à sortir toutes sortes de bêtises que personne ne puisse comprendre. Personne, hormis leur personne. Personne ne pouvait les comprendre dans cet état-là, et personne ne pouvaient les comprendre, les cerner dans leur état naturel. C'était ainsi. Les gens étaient incapables de comprendre la nature propre de chacune d'entre elle. Incapable de comprendre pourquoi étaient-elles différente chacune de leur côté, pourquoi Emma était parfois extravagante, pourquoi Zepheryn s'effaçait-elle ou ne parvenait-elle pas à parler, pourquoi souvent se mettait-elle à rougir, pourquoi souvent s'inquiétait-elle pour des choses futiles que d'autres oubliaient aussi vite qu'ils les entendaient. Souvent, elle aimerait hurler au monde la raison. Dire simplement, je suis née ainsi. J'ai évolué ainsi. Chacun est différent. Cependant, beaucoup ne se mesurent pas à des êtres si bas et préfèrent se morfondre dans leur monde idéal et mondain plutôt que de s'abaisser à un tel niveau. Pauvres créatures... Le monde s'effiloche, les gens se perdent dans ce dédale de vie et en oublient l'essentiel. L'essentiel, qui est que la vie s'arrête un jour.

**

Zepheryn observait le plafond. Le sien, de plafond. Elle observait sa couleur crème et ses barres de bois chocolat. Elle semblait rêvasser, mais tentait en vain de ne penser à rien. Elle venait de rentrer de son voyage, et c'était seulement en cet instant qu'elle sentait toute la lourdeur de ce qu'elle avait vécu ces six derniers mois. La lourdeur de son existence. La lourdeur de tout. Emma, assise une chaise à quelques mètres d'elle, caressait Xena, cette dernière miaulant doucement et observant avec calme et tranquillité le feu crépiter. Elles ne disaient rien, leurs voix s'étant toute enraillée tant elles avaient rit, hurlé et fumé. Mais Zepheryn ne regrettait rien. La femme se releva, s'asseyant en tailleur, et baillant lentement. Il n'y avait pas eu de bad, pas de chute, pas d'accident. Seulement une explosion de bonnes choses. Elle aimerait en avoir chaque soir. Chaque soirée voir les belles choses de la vie qu'elle ne parvenait plus à voir le jour. Elle se sentait encore bien. Même si elle avait une irrévocable envie de dormir et de s'étaler sur son long lit, elle aimait la présence de son amie. Cette dernière était d'ailleurs déjà en chemise de nuit légère, tout comme elle - en effet l'avait-elle invitée à dormir chez elle.

Perso la vie de toxico me plairait bien. Les gens devraient inventer des coeurs et des corps capables d'éliminer les mauvais effets et de rendre quiconque capable d'en enchaîner plusieurs dans la journée. Tu ne penses pas ? Dit-elle, doucement, d'une voix cassante.

La jeune femme se leva, lentement. La tête lui tournait quelque peu légèrement. Ses lèvres étaient sèches, si bien qu'elle versa un verre d'eau - s'en était trop avec l'alcool - à elle et son amie à qui elle tendit un verre.


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Re: [Habitation] Set fire house

Message par : Emma Ewatson, Sam 2 Juin - 12:48


Zepheryn était dans un bel état. Ca faisait si longtemps qu’Emma ne l’avait pas vu ainsi, son regard était heureux, plus heureux que d’habitude. Pas vraiment naturel, c’est sur, mais il respirait le bonheur. Emma aussi était heureuse. Mais c’était plus habituel de la voir rire ainsi. La jeune femme vivait dans les excès, et même sobre, lorsqu’elle était malheureuse, elle ne le montrait jamais, laissant apparaître un magnifique sourire. Elle avait beau avoir le cœur détruit, la fatigue qui la submergeait, le corps qui ne voulait plus la suivre, qui ne voulait plus se lever chaque matin, Emma gardait cette façade souriante, et son rire automatique. C’était une carapace, une façon de ne laisser personne la détruire encore plus, une manière de ne pas paraître vulnérable.

Les deux jeunes femmes entrèrent dans la maison, laissant un magnifique désordre dans le jardin. Un désordre qui ne pouvait pas leurrer le moindre visiteur. Lzes deux jeunes femmes avaient profitées de leur jeunesse, elles avaient fait n’importe quoi, elles avaient hurlé, rit, chanté, dansé. Elles avaient respiré l’air du soir à plein poumons, elles avaient réussit à profiter pleinement de la vie absurde qu’on leur avait donné en riant, en ne voyant que les plus belles choses, en rendant leur liens amicaux encore un peu plus fort. Zepheryn poussa Emma en éclatant de rire. La jolie blonde éclata de rire, sentant son estomac faire trois tours à cause de la bousculade. Elle tenta de repousser Zeph qui réussit à l’éviter. Celle-ci était en proie à de grandes réflexions sur les obèses. Si la brésilienne continuait à la faire rire et à la pousser comme elle le faisait, il y allait avoir des problèmes d’anorexie en effet. Tout le repas qu’avait ingurgité Emma allait se retrouver sur la moquette couleur crème. Les couleurs n’allaient pas super bien se marier à ce moment là … Mais Zepheryn avait arrêté, elle c’était étalé sur son canapé en regardant le plafond. Emma la rejoignit rapidement, elle sentait le sol tourner un peu trop vite sous ses pieds. Xéna viens se frotter contre elle. Emma adorait cette chatte. Elle lui rappelait Rily. Rily et sa passion des animaux, et son calme semblable à celui des félins. Mais c’était fini, elle le savait bien, elle avait réussi à force de sourire, et grâce à Mélina, à tourner la page, à ne laisser qu’un peu de nostalgie dans son cœur. De la douce nostalgie, pas celle qui pouvait ronger l’esprit. Non, c’était juste la caresse d’anciens souvenirs, la brume d’images d’un passé heureux, et d’un présent toujours heureux. Il fallait bien l’être. Sinon rien n’avait de sens. Si elle vivait c’était bien pour profiter un peu. Si elle avait tirée une carte chance à sa naissance en naissant sorcière dans une famille aisée, elle se devait de garantir ce bonheur qu’on lui avait offert en faisant celui d’autres, celui de ces gens qui n’avaient pas eut de chance, comme Zepheryn, pour citer un exemple parmi tant d’autres.

-Tu sais Xéna, ta maîtresse a peur des obèses. C’est sa phobie. Je sais pas pourquoi, mais si tu ne veux pas qu’elle te fasse bouillir, tu ferais mieux de ne pas t’engraisser trop ! Naturellement ça reste entre nous.

Emma adressa un sourire béat à l’animal qui vînt poser son museau humide sur son nez. Le feu crépitait dans la cheminée. Pourquoi le feu était-il allumé alors qu’il faisait chaud en cette saison printanière ? Zepheryn en avait surement eut besoin pour faire sa cuisine traditionnelle. Stop. Il fallait qu’elle arrête son cerveau. Pourquoi se poser tant de questions, il y avait trop de brume dans sa boîte crânienne pour ça. Il fallait stopper le courant. Ne penser à rien. Enfin. Essayer d’y arriver, pour une fois. Emma n’avait jamais réussit à ne pas réfléchir, à ne penser à rien, ne serait-ce qu’un instant. C’était la cause de nombreuses nuits d’insomnies. C’était pour ça aussi qu’elle faisait souvent la fête jusqu’à ne plus tenir debout, c’tait pour ça qu’elle n’aimait pas la sobriété. Parce que c’était les rares moments où elle réussissait à s’arrêter un peu. C’était alors comme si elle était morte, comme si elle était un personnage extérieur à ce monde qui l’entourait. Elle était un spectateur, seuls ces yeux travaillaient, mais le message ne parvenait plus au cerveau. Elle avait le repos d’un mort, la liberté d’un mort, mais un cœur qui battait, une vie unique qui continuait à ce dérouler. C’était un état de transe très difficilement explicable.
Zepheryn la ramena dans un état normal en reprenant la parole.

-Perso la vie de toxico me plairait bien. Les gens devraient inventer des coeurs et des corps capables d'éliminer les mauvais effets et de rendre quiconque capable d'en enchaîner plusieurs dans la journée. Tu ne penses pas ?

-Ca serait trop simple, on n’a pas le droit d’être tous heureux en même temps. Il faut que les Hommes souffrent un peu pour que leur vie soit suffisamment absurde pour exister.

Emma ouvrit de grands yeux en prenant concience de ce qu’elle venait de dire. Sa main vînt la frapper sans qu’elle ne comprendre.

-Houlà. Faut que je me calme, je commence à devenir un peu trop philosophe, c’est pas bien ça. En plus je me suis fait maaaaal !

Emma frotta sa joue endolorie, et éclata de rire en saisissant le verre d’eau que lui tendait son amie. Elle pensait à tout, savait très bien ce que ressentait Emma, leur regard se croisait, des ondes pures volaient autour d’elles. C’était un cocon où une amitié trop forte, trop pure, trop belle frémissait à chaque instant. C’était tellement beau, ce n’était même pas la peine de mettre plus de mots pour décrire ces liens, tout était dit, dans les regards, dans les gestes, dans les habitudes. Elles savaient tout l’une de l’autre, se connaissaient par cœur. C’était simple.

Lorsqu’Emma eut finit le verre d’eau, elle le posa délicatement par terre, et vînt se blottir contre les genoux de Zepheryn, de sa meilleure amie, laissant son esprit vagabonder dans des nues magnifiques. Peut-être que cet état de bien-être ne serait qu’éphémère, mais l’amitié de Zeph et Emma ne le serait jamais. Jamais éphémère, leur liens survivraient à jamais.

FIN DU RP
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Zepheryn Belkoven
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Re: [Habitation] Set fire house

Message par : Zepheryn Belkoven, Mar 5 Juin - 21:35


Suite du précédent RP avec Aloys Riverside


Les paroles résonnaient. Telle une sentence, tel un ordre qu'elle ne pouvait dévier. Elle ne voulait d'ailleurs en aucun cas faire autrement ! Emma ne l'avait grondée, sermonnée. Seulement observée, attentivement, sentie, l'alcool difficile à dissimuler, et observée, les cheveux en bataille après un acte encore brûlant sur sa peau, dont l'effleurement contre celle d'Aloys en témoignait encore, témoignait qu'elle n'avait point rêvé et qu'il lui restait une nuit à terminer. Des mains à effleurer, une bouche à goûter de nouveau. Elle voulait la bénir. Ses mains en tremblaient légèrement. Elle n'osait pourtant l'embrasser, cette amie lui étant si chère malgré le mauvais instant qu'elle passait en ce moment. Mauvais instant à lui en vouloir d'avoir interrompu l'idéal. D'avoir interrompu ces caresses et ce désir naissant. La jeune femme effleura sa baguette. Accio Porte-monnaie. Sa bourse lui vint dans les mains, et la jeune femme prit soin de vider tout son contenu à la jeune femme. Deux jolis gallions, tous frais tous neufs. Voilà qui la ferait bien vite pardonner. La jeune femme utilisa une seconde fois sa baguette, apportant son Eclair de Feu, un peu poussiéreux par le long temps qu'elle ne l'avait pas utilisé. Il datait encore du dernier match qui les avait opposés aux gryffons. Elle ignorait si elle parviendrait à rester accrocher à son balais sans tomber dans l'état dans lequel elle était, mais c'était bien la seule solution pour rentrer chez elle avec ce bel amant. Elle fit taire son amie, qui semblait vouloir refuser l'argent, d'un signe évident. Son visage se tourna vers celui d'Aloys. Doux. Serein, et impatient.

**

Le vent caressait leurs visages. Les jambes suspendues dans le vide, les deux jeunes s'agrippaient l'un à l'autre, comme ayant peur que l'un ne tombe. Zepheryn aimait cette sensation-là. De liberté. Un liberté encore plus merveilleuse au contact des bras enroulés contre elle. Douce étreinte, agréable tendresse. Elle n'osait prononcer un traitre mot, rompre ce silence happé par la vitesse que prenait le balai. Les pâtés de maisons s'éloignaient, le ciel demeurait sombre et obscure. Leur direction semblait incertaine. Mais Zeph' savait où elle allait, qu'importe le temps, qu'importe la visibilité. Elle avait toujours ce léger tournis, d'avantage accentué par le vertige et la vitesse. Mais l'euphorie la gagnait d'avantage. L'envie lui prenait de rire, d'éclater d'un rire assourdissant, de laisser sa joie se délivrer et s'épaissir dans ce nuées immenses. Mais elle garda cette joie profonde en elle. Cette joie qu'elle ne parvenait à identifier. Un instant se retourna-t-elle, voulant observer ses yeux. Observer son doux visage. Ses yeux le pénétrèrent. Ils tentèrent de percer ses pensées, mais n'y parvinrent pas... Et pourtant désirait-elle tant le comprendre. Savoir à quoi il pensait, imaginer ce qu'il pensait d'elle. A vrai dire même elle ne savait plus ce qu'elle devait penser. Son visage se pencha légèrement vers le sien, déposant un léger baiser sur ses lèvres fraîches, avant de se retourner, sans d'avantage de tendresse, se préoccuper quelque peu de la route. Il n'avait pas à se soucier de cette tendresse-là. Dès qu'ils arriveraient, elle le couvrirait de baisers ardents...

**

Le balais, posé à sa place, le chat, endormi sur le sofa, le demiguise, buvant doucement, et les deux jeunes, enlacés dans le lit d'un Roi et d'une Reine. La jeune femme le contemplait. Il devait être terriblement tard, mais ne s'en lassait pas. Elle laissait dessiner des ronds sur sa peau semblant frêle, y déposant par moment de ces baisers touchants et uniques qui témoignent d'un amour naissant. Une légère lumière émanait de la lumière rouge au dessus du lit, créant de jolis reflets dans les cheveux du jeune homme. Ses yeux en ressortaient d'autant plus. Ils pouvaient faire peur... Cette lueur rougeâtre se mélangeant à cette noirceur était intrigante. La jeune femme le prit dans ses bras, l'embrassant une dernière fois. Pour cette nuit seulement.

Fais de beaux rêves, beau ténébreux. Lui souffla-t-elle, avant d'éteindre la lumière.

Elle se serra contre lui. Elle sentait son coeur battre contre le sien, sentait sa chaleur, semblait pénétrer son âme, voulait pénétrer son coeur. Son odeur y était, une ultime fois. Une odeur qui la plongea dans les plus beaux rêves qu'elle n'avait jamais fait... Des volutes blanches s'élevaient tout autours de sa personne. Son coeur s'échauffait. Le monde était beau. Ignorant, mais beau. Les hommes riaient. Les rayons de soleils effleuraient sa peau. La nuit sombre et diabolique ne l'envelopperai plus jamais dans les ténèbres. Elle voyait au loin cet archipel d'eau, ces vagues fabuleuses jouer avec ses narines, les taquiner avec leur odeur salée. Les enfants riaient. Ritournelle, un rondo à mille personne. Tourne, tourne. Tout tournait, tout s'envolait, tout disparaissait. Elle jouait avec les nuages. Ils s'échappaient dans ses frêles mains. Et elle retombait. Tombait... Chute... Un trou dans sa poitrine, tout allait trop vite, trop vite, il fallait tout cesser, elle voulait redescendre, cesser de tomber dans le vide...

**

Deux perles bleus s'ouvrirent au levé du jour. La tête ne lui tournait plus. Seulement légèrement. Sans comparaison quand à l'agitation qui l'avait prise hier soir. Elle ne se souvenait pas. Ne savait plus. Un trou. Noir, béhant. Inutile. La jeune femme bailla, et se retourna, désirant observer la lumière du jour au travers de sa fenêtre. Sursaut. Inquiétude... Peur. Elle retint un cri dans sa main. Elle se leva, brusquement, et découvrit qu'elle était nue. Qui étais-ce ? Que faisait-il, là... Dans son lit ? Un voleur. Le voyou. Le bonhomme, l'ordure ! Elle allait prendre sa baguette. Lui donner une leçon, lui montrer de qu...

Tendresse. Stupéfaction. Tous les souvenirs revinrent d'un seul coup. Un flot ressurgit, et tout s'opéra de nouveau. Son regard se changea, rapidement. Tremblante, la jeune femme était de nouveau elle-même. Elle se posa sur le lit, l'observant dormir comme un petit ange. Son visage était tourné vers elle. Une moue adorable collée sur sa figure. Elle fondit, simplement. L'envie lui prit soudainement de la prendre entre ses deux mains. Seulement d'effleurer le bout de son nez, d'y coller un léger baiser et de s'en aller, frivole. Elle n'en eut pas le courage. Comment se permettait-elle d'avoir de telles pensées ? Pourquoi avait-elle cédé ? Elle ne le connaissait pas. Elle ignorait qui il était, quoi qu'elle sache d'après Emma que c'était un homme bien. Mais, tout de même... Ca n'était pas une raison pour se donner en une soirée. Au contraire. L'amour n'est-il pas plus merveilleux en s'adonnant lentement ? En montrant à l'homme comme on l'admire, en le faisant patienter, en apprenant à le connaître ? La jeune femme, soudain honteuse, se leva. Elle pressentait le malheur. Il se lèverait, et partirait. Il se lèverait sans lui accorder un regard. Il se lèverait, peut-être lui demander une seconde soirée. Mais rien de plus. Comment pouvait-elle être si ignorante ? Elle avait été tant de fois frappée par cette horde masculine... Par ce machisme. C'était hors de ses principes. Elle avait trop honte. Et pourtant... Si c'était à refaire, elle le referait. Encore et encore... Elle était envoûtée par cet être. Sensation étrange, sentiment troublant...

Zepheryn sur la pointe des pieds quitta la chambre, laissant le beau Roméo somnoler en toute tranquillité, et se doucha tranquillement. L'eau ruisselait sur sa peau. Une eau tiède, ni trop chaude en cette température forte, ni trop froide, la jeune femme ne parvenant pas à le supporter. Ses cheveux brillèrent de leur éclat naturel. Elle se sentait comme neuve, comme réconfortée. Des pensées négatives comme positives n'avaient cessé de l'assaillir. Elle appréhendait. La jeune femme, séchée, enfila une robe de soie saumon et toute légère, lui arrivant jusqu'au genoux et appliqua une crème nourrissante à base d'huile d'argan sur les parties de sa peau nue. Ses cheveux coulait en cascade sur ses épaules, encore à moitié mouillés. S'étant enfin parfumée et légèrement maquillée, la jeune femme allait sortir de la pièce et se cogna contre une présence nouvelle. Contre un torse chaud. Contre une odeur bienfaisante, rassurante... Contre l'homme qui suscitait tant d’interrogations dans son esprit. Ses yeux rencontrèrent les siens. Une hésitation se marqua dans les siens. Elle n'osait bouger. Son souffle s'était arrêté. Mais son coeur continuait de battre. D'une ardeur effrayante.

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Franck Stein
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Re: [Habitation] Set fire house

Message par : Franck Stein, Jeu 7 Juin - 3:03


De Grands Yeux Bleus


Flights on me
Nobody is here
The moon and I
We’re dancing
...night


Il m’est arrivé de rêver.
Rêver
.

Mais Jamais un rêve ne fut aussi doux ; sa caresse sur mon corps était de ces vents infidèles, venant, de la fenêtre ouverte, vous recouvrir de son frêle baiser avant de repartir. Il allait, ainsi, se poser, s’inviter aux souffles des amants. Comme une madone oubliée. Il allait ainsi de maison, en maison.

Les maisons défilaient dans la nuit. Elles n’étaient que des ombres lointaines, inexistantes. Je volais, oui, je volais, sur un balai magique. En outre, il me semblait, c’était l’impression que me laissait ce rêve, qu’en comparaison avec la jeune femme, assise devant moi, sur le bout de bois, jeune femme sur laquelle mes mains, sur ses hanches se posaient, qu’en comparaison avec la jeune femme, le monde n’avait plus rien de magique. Toute la magie s’était envolée ; elle avait tout absorbé, et ce qu’elle touchait, ce qu’elle était, à ma raison, était extraordinaire. Je sentais sa robe bleutée dansait sous la vitesse, et tout comme ses cheveux abandonnés dans l’air, elle venait se frotter à mon corps. J’aimais ça. Ce contact fuyant, et accroché comme nous l’étions l’un à l’autre, pour ne pas tomber. Je ne pensais plus. Je me laissais aller à cette rivière calme. Elle était mélodieuse cette rivière. Je m’y enfonçais, m’y noyais. J’entendais le BOUM BOUM incessant de son cœur, auquel, je tentais, désespérément et amoureusement, d’arriver pour m’y blottir.

J’avais les yeux fermés, mes lèvres se refermaient parfois sur la peau chaude de la jeune femme, sur son dos. Il était encore brûlant. Peut-être était-ce encore la fièvre ardente dont j’étais épris. J’avais les yeux fermés, parfois, je les ouvrais pour apercevoir ce profil qu’on m’offrait ; elle cherchait quelque chose. Quoi ? Qui ? Je ne savais pas. Je ne me posais pas de question. J’étais libre ; et abandonné à cette présence contre moi. J’étais abandonné à ce ciel sombre, à ces étoiles cachées, la plus belle, en sa personne, Zepheryn, c’était son nom, la plus belle brillait, c’était elle, la plus belle. Les nuages noirs, pour ne pas rendre jalouses ses sœurs la cachaient à leurs yeux. J’avais les yeux fermés, mon cœur, lui, était ouvert. Mes mains se promenaient, bien que cramponnées à ses hanches. Ou allions-nous ? Je ne me posais pas la question. Je n’avais pas peur.

Can I fall?
Can I fall?

Je ne le pouvais. J’étais trop haut. Trop haut dans un ciel secret ; que ma lune, à ma pauvre âme, de douces lèvres, embrassait.


De grands yeux bleus.


Une lumière rouge éclairant faiblement, à mes yeux, les siens, bleus, illuminés. Je me trouvais dans cette sensation d’immobilité éternelle, encore elle. Une immobilité, qui m’appuyait sur le lit. Mon corps, lourd, lourd, comme un poids, s’enfonçait dans le matelas, je ne pouvais y échapper. Seuls mes doigts jouaient avec ceux de la jeune femme. Le matelas, à mon oreille, à mon orteil, à mon ventre, vibrait, de lentes et symphoniques percussions ; toutes en harmonie ; le temps semblait se suspendre. La minute bleue. Plus rien n’existait. Il était étrange de me rêver allongé. Le temps semblait se suspendre. La minute bleue. Plus rien n’existait. Embrasse-moi encore. C’était ces mots d’amour que mes lèvres prononçaient silencieusement ; auxquels répondaient avec autant de sentiments, celle de la belle brune. Parfois elle venait à moi ; parfois, libéré de ma lourdeur, libéré par le magnétisme de cette femme, j’allais à elle. J’aimais à voir ces beaux yeux bleus…fatigués. Je touchais ses mains, ses doigts, nos genoux étaient collés, nos orteils s’effleuraient. Combien de temps sommes-nous restés ainsi…il serait trop difficile de le dire. Le temps semblait suspendu.
    Fais de beaux rêves, beau ténébreux. Me souffla-t-elle, avant d'éteindre la lumière.

    Dors bien, bel ange, lui murmurais-je à mon tour.

A ces paroles, son corps contre le mien s’endormis. Qu’elle était belle. Qu’elle était douce. Son parfum enivrant…son parfum, un escalier de nuage menant dans le monde des rêves…


De Grands yeux bleus.


Fairytale light
Covers the sky
Over the moon
Leap into the dark
Like is now the first time …
(repeats)
And I land here
My new dream



    -Ca te fait rire Aloys ? C’est sur c’est hilarant par rapport à ce que j’ai vu il y a quelques minutes. J’ai pas besoin des détails merci.

Pourquoi criait-elle ? Pour, sur son visage, la colère grondait ? Non, il n’y avait pas de colère. De la surprise, de la fatigue. La fatigue. Le monde était fatigué. Emma. Mon amie. Emma. Ne te fâche pas.
    -Bon. Rentrez chez vous ! Arrêtez de me regarder comme ça j’vais pas vous bouffer ! Et Aloys, la prochaine fois, ferme le bar au moins !

Emma, ne crie pas, s’il te plait, la tête me tourne, j’ai mal à la tête. Ne crie pas, s’il te plait. Pourquoi… ? Pourquoi crier…je ne sais pas. Je ne suis pas énervé. Je me sens bien, mais j’ai mal à la tête. Mais je me sens bien. Pourquoi, Emma, dis-tu toutes ces choses ? Qu’est-ce qui te mets tant en colère ? Pourquoi est-ce que tu cris ? Ecoute cette douce présence à mes côtés, écoute là me rassurer, écoute là m’aimer, écoute là chanter, écoute là danser. Emma, ne crie plus. Je ne veux pas te savoir triste. Emma. Ecoute là, me rassurer, cette présence à mes côtés. Je sens un mouvement, à mes côtés. Mes rêves, mes souvenirs, mes rêves s’effritent…

Et…


De Grands yeux bleus.


Deux perles bleues me réveillèrent au lever du jour. Ou étais-je ? Je suis fatigué…et si reposé. Il faisait bon dans la pièce où je me trouvais. Je n’osais pas encore ouvrir les yeux, essayant de me souvenir. Je palpais du dos de ma main l’espace autour de moi, le mur derrière moi, le lit, de mes pieds, je calculais l’espace à ma disposition, essayant de matérialiser, dans mon esprit encore engourdis, un endroit familier. Mais aucun. Si. Il y en avait un, mais je ne parvenais pas à mettre l’idée dessus. Ce n’était pas chez mon père, non. Aucune chance. Trop calme. Trop paisible. Comme Poudlard. La même atmosphère et pourtant, tout était différent. Il y avait, dans l’air, flottant, une odeur nouvelle, une odeur que je n’avais pas l’habitude, à mon réveil, de respirer.

Je me décidais d’ouvrir les yeux.


De Grands yeux bleus.


Il faisait bon. La journée s’annonçait bonne. Nous devions être vers la fin de la matinée. Le soleil, un léger soleil, apparaissait à travers les fenêtres. Vêtus d’un simple pantalon et d’une chemise ouverte, je planais encore, plus ou moins, dans l’inconnue de la situation. Je n’avais toujours pas décrypté l’endroit où je me situais. Pourtant, tout me semblait si familier. Dans mes vagues souvenirs, l’écume d’une femme revenait, puis s’en allait repris par la houle de la peur et d’un mal de tête affreux. Et puis, elle revenait, sur mes plages, laissant une trace qui ne s’effaçait pas.

Après plusieurs minutes d’attente, je me levais, pour visiter les environs. C’était assez magnifique. La décoration était moderne, simple, et apaisait l’esprit. Une habitation où il semblait bon de vivre. Je passais, ainsi, en revue ce qui paraissait être la chambre, une autre chambre, et au moment, où j’allais arriver à la cuisine, j’entendis l’eau clapoter. L’eau clapoter.

Il n’y avait qu’une seule réponse ; quelqu’un, dans cette maison. Ce n’était pas étonnant, je n’étais pas chez moi ; Mais où avais-je la tête ? D’un pas vif je me dirigeais vers la chambre, que tantôt j’avais quittée. Je paniquais un peu, je ne savais plus rien. J’étais fatigué et reposé. Fatigué et…


De Grands yeux bleus


Envouté par ces derniers. Ces derniers plongés dans les miens. Les miens absorbés d’un sentiment rétroactif d’une soirée magique, les souvenirs remontaient comme une bourrasque de vent fait envoler les feuilles. Tout me revenait, comme un coup de tonnerre,…un…électrifié. Un coup de foudre. Je regardais la jeune femme à laquelle je m’étais cogné…elle était vraiment belle, encore plus que dans mon rêve, qui, petit à petit, bien que je le savais déjà, se révélait être une réalité, oubliée. Elle me fixait effarée par ma présence. En outre, je ne ressentais pas que de la peur. Beaucoup de compassion, elle était contente de me voir, au fond d’elle. Nos rêves, nos cœurs se parlaient, et nos raisons restaient, l’une à l’autre, embuées, encore, d’un brouillard épais. Et pourtant…

    -Zepheryn…murmurais-je.


Je ne savais que dire. Intimidé comme jamais. Amoureux ?, comme jamais. Je me liquéfiais sur place. Je voulais l’embrasser ; comme cette nuit. Vivre de mon ardeur égoïste à ces lèvres, à son corps.

    -Zepheryn, répétais-je.


Elle était magnifique. Ce n’était plus sa robe bleue de princesse, de muse, mais une robe couleur saumon ; toute légère encore une fois. Léger, mon cœur l’était aussi. Ma peur était lourde. Ses cheveux brillaient d’une telle splendeur, et son visage, magnifique, revigoré…je me sentais sale, honteux de ma prestance face à elle.

    -Tu es magni…tu as faim ?


Je déglutis.
Pouvais-je me répéter mon absurdité évidente ?

    -Je...je.. ne sais pas ce que...ce que je dis, pardon....


______________________________


Mais quand tu es à mes côtés, chérie, je ne crois en personne d'autre
Je suis si déboussolé par toi
Mais quand tu es à mes côtés, chérie, je ne crois en personne d'autre
Je ne sais pas quoi faire



_______________________________

J’étais tant et tant apeuré et absorbé par ma situation, que je n’entendis pas, quelque part dans la maison, les moqueries amicales du petit Léon.




Dernière édition par Aloys Riverside le Jeu 14 Juin - 12:08, édité 6 fois
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Zepheryn Belkoven
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Re: [Habitation] Set fire house

Message par : Zepheryn Belkoven, Jeu 7 Juin - 21:16


Aime-moi.

Ne cherche pas plus loin
Surtout ne pense à rien

Aime-moi...

Zepheryn...

Zepheryn frissonna à cette voix. Tout était limpide et lumineux dans son esprit. Elle se souvenait de tout... Et ce dans les moindres détails. Un doux murmure. Une belle caresse. Ils s'observaient, comme se redécouvrant. Zepheryn n'osait bouger d'un pouce. N'osait prononcer la moindre parole. Elle restait ainsi pétrifiée, obnibulée par sa présence. Qu'allait-il faire, à présent ? Qu'allait-il se passer ? Son coeur battait. Battait avec force... Un second murmure se fit. Elle restait, là, interdite. Ses yeux brillaient. Il lui semblait que leurs souffles et leurs yeux parlaient d'eux-même, et ô combien tentait-elle de les décrypter, d'y déceler un quelconque espoir... Il lui semblait qu'ils lui apportaient une douceur, une chaleur nouvelle. Un réconfort certain.

Tu es magn... Tu as faim ?

Un sourire, léger mais là, se dessina sur ses lèvres jusqu'alors toutes crispées. Pourquoi ne continuait-il pas ? Elle aurait pu le lui dire. Lui dire comme elle le trouvait mignon. Comme elle le trouvait élégant, même au réveil. Comme ses yeux pétillaient. Comme elle voulait tout savoir de lui. Comme cette flamme brûlait soudain en elle ! C'en faisait presque peur... Elle observerait ces lèvres, se bouger lentement, écoutait ce tremblement léger dans le voix. Elle rougit légèrement, avant de baisser la tête. Non. Elle devait la relever. Elle était forte, et ne devait montrer en aucun cas un quelconque signe de... Du trouble qu'il provoquait en son coeur... La jeune femme s'approcha, légère, penchant sa tête vers la sienne... Avant d'y déposer un baiser. Sur sa joue, évidemment. Sa peau resta collée contre la sienne, comme hésiter à aller vers ses lèvres. Mais elle n'osa point. Elle n'osa pas, de peur de faire une erreur. De peur de faire le contraire de ce qu'espérait le beau jeune homme. Elle se retira doucement, l'observant tendrement. Sa main vint cependant malgré elle attrapper sa main... Pourquoi faisait-elle cela, ne se contredisait-elle point ? Elle s'embrouillait. Elle ne savait que dire. N'osait prononcer aucune parole. Elle mourrait d'envie d'apprendre à le connaitre. De tout savoir de lui. Il semblait si mystérieux. Cela la faisait l'aimer d'avantage... Comment... ? L'aimer ?

Comprends-moi
C'est toi que j'ai choisi
Je suis à ta merci
Avec joie...


Non. Pourquoi ? Elle ne devait pas... C'était trop. Elle n'avait pas le droit. Qui lui disait qu'il n'avait pas de jolie copine ? Plus jolie, plus raffinée qu'elle. Plus spontanée, plus... Plus. Toujours mieux qu'elle, certainement. Elle se sentit mal à cette pensée. Troublée, elle l'était. Le charme s'était déjà opéré. C'était trop tard... Trop tard pour revenir en arrière. Trop tard pour oublier. Elle n'y parviendrait pas. Et pourtant, elle savait pertinemment qu'elle ne changerait rien au passé si le choix se présentait à elle. Sa main serrait la sienne avec douceur. Ses cheveux étaient emmêlés, lui donnant un style propre. Sa chemise ouverte montrait sa peau, dont elle se rappelait encore la douceur et la bonne odeur.

Tu as bien dormi, Aloys ? Lui demanda-t-elle, doucement, soufflant presque chaque syllabes.

L'envie lui prenait tant de l'enlacer. De sentir son être près du sien. L'envie lui prenait de lui murmurer des doux mots d'amour. Une folie la prenait, lente mais progressive. La jeune femme l'attira vers elle, de sa main, tout d'abord, et se laissa tenter. Elle brisa cette barrière incommensurable. Elle franchit l'interdit. Elle franchit la limite qu'elle s'était donné. Elle déposa ses lèvres contre les siennes. Chaudes. Douces, sucrées. Elle avait cédé. C'était plus fort qu'elle... Elle avait tant de choses à connaitre de lui. Tant de questions se dispersaient dans son esprit. Elle se doutait bien qu'elle serait vite rassasié de savoir. Un bouleversement se faisait en elle. Elle n'avait plus peur. Comme si un lien s'était de nouveau formé entre eux de par ce léger doux baiser, comme si elles lui avaient chuchotées qu'elle n'avait pas à avoir peur. Comme s'il lui appartenait déjà...

Viens, en parlant de nourriture, tu dois avoir faim. Tu aimes le café liégeois ?

La parole lui revint subitement. Comme libérée par un sort. Elle parlait tout en l'attirant vers le séjour. La lumière entrait dans toute la maison, séchant lentement les cheveux mi-mouillés de la brésilienne. Xena, sa chatte, vint se frotter au nouvel inconnu, ronronnant doucement, avant de subitement s'éclipser, laisser un peu les deux jeunes à leur merci. D'un coup de baguette, la machine s’actionna, préparant deux cafés mousseux. On n'entendait plus que le bruit de la machine. Elle se détacha de sa main, et le fit s’asseoir, l'embrassant de nouveau sur la joue avec tendresse, et le laissa quelques instants seul. Elle revint cependant bien assez rapidement, les deux grands cafés et des croissants sortis de son frigo dans les bras. Cela changeait de la bonne bouteille de Xérès et de l'eau de vie qu'ils avaient goûtés la veille. Mais allons donc. Il fallait commencer la journée de bon pied. Non ?

Je ne sais pas comment te remercier... Pour hier. Elle reprit, précipitemment. Je veux dire, merci de m'avoir supportée après mon agression, ça n'a pas dû être très supportable.

Pour le début, du moins. Elle espérait tout de même secrètement qu'il ne fasse pas son joli numéro de jeune homme galant et attirant à toutes les femmes passant au bar. C'est qu'elle se mettait déjà à jalouser. Il n'était même pas encore à elle... Finalement, tout ceci avait valut le coup. Cette agression, tout. Est-ce que tout aurait été différent en d'autres circonstances ? Elle ne préférait pas l'imaginer. La jeune femme prit une gorgée du liquide chaud. Elle en sentit chaque gouttes se glisser dans sa gorge et éveiller quelque peu ses méninges. C'était bon. Mais pas aussi délicieux de se plonger dans les beaux iris du brun se trouvant à ses côtés, à qui elle jetait des petits coups d'oeil de femme encore trop intimidée pour oser révéler le fond de sa pensée.

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Franck Stein
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Re: [Habitation] Set fire house

Message par : Franck Stein, Lun 11 Juin - 23:12


Peut-être demain


Peut-être que demain nous nous reverrons. C’était, avec, cette perspective dans la tête, que je marchais, sur les pavés du chemin de traverse, pas de sourire aux lèvres, mais un sourire au cœur. Il faisait beau. Je tenais ma veste dans une main. Une main détendue. Tout mon être l’était. J’acceptais, avec grâce, la caresse du soleil sur mon visage. Et le chant des oiseaux du midi, dans les arbres verts du printemps.

Les rues n’étaient pas trop de passants. Seulement quelques couples, quelques enfants, quelques solitaires venant partager, avec moi, ce moment délicieux. Parfois, je m’attardais d’un œil curieux sur leur visage, sur leurs mains entrelacées. Leurs habitudes. Leurs habitudes d’amoureux.

Je marchais. Mes pas faisaient un léger tac, tac, que je me plaisais à entendre. Il est des jours, où les moindres détails, des détails insignifiants et de trop, il est des jours où ceux-ci vous paraissent aussi mélodieux qu’une chanson, aussi poétique que des vers d’un poème. L’ouverture d’une fenêtre, le soufflement d’un balai volant, le rire d’une quelconque personne, ou de simples mots lâchés au hasard de mes oreilles vagabondes.

Et même, lorsque devant moi elle s’étendit, la ruelle des Embrume, à mon entrée en son sein, de son obscurité, la chaleur des souvenirs récents en jaillir.

La main de la belle Zepheryn dans la mienne. J’étais, en ces instants, tout à elle, mais tendu, angoissé par le geste à faire. Le bon geste à faire. Et elle m’avait amené à la cuisine, le gout de ses lèvres toujours sur ma joue ; après un baiser timide mais plein de promesses. J’étais troublé par tout cela. Incertain. Troublé ; Tout s’était emballé si vite. Il avait fallu d’un soir, d’une nuit, d’un regard, d’une danse, d’un baiser, et la machine avait, comme une vague, incessamment poussé par la mer, foulée nos terres ; et nous y avions nagé. Longtemps. La belle brune, sirène de mes rêves, était tout aussi belle en vrai, en femme. J’aimais chaque parcelle de son corps. Chaque senteur. J’aimais voir le mouvement de sa poitrine qui descendait et remontait ; comme pour me dire : « Viens me chercher ! Je t’embrasse ! Viens me chercher ! Je t’embrasse ». Elle se jouait de moi ; et cela me plaisait. Je me laissais entrainer.

    -Tu as bien dormi, Aloys ? Me demanda-t-elle, doucement, me soufflant presque chaque syllabe.

    -Oui, très bien, merci Zeph et toi ? J’ai été…


A ma surprise, à mon bonheur, la jeune femme brisa une nouvelle fois ce rempart ; qui me faisait tant de mal. Je ne voulais pas vraiment me l’avouer, mais elle me manquait déjà ; je nourrissais ce genre de sentiment inexplicable à son encontre, je ne voulais pas la quitter. Je voulais continuer à vivre dans cette insouciance, dans ces interdits ; c’est ce qui rendait, à mon âme, ce lien si spécial, si fort. J’oubliais toutes les questions, tous les problèmes qu’une telle relation pouvait poser. Vis-à-vis d’Emma. Vis-à-vis de X. Y. Z. Que savais-je ? Seulement, que cette nuit, elle m’avait appartenu, et j’espérais, ardemment, que d’autres nuits toutes aussi étoilées veillent sur nous. Brillent dans notre ciel. Elle se détacha de moi, son regard bleu, au mien, comme un jour qui venait de naitre.

    -Viens, en parlant de nourriture, tu dois avoir faim. Tu aimes le café liégeois ?

    -Euh, oui, merci.


J’eus un petit sourire. Je me moquais de moi. Incapable d’aligner plus de deux phrases à la suite. J’étais intimidé. Mais cela faisait aussi, pensais-je, partie de mon caractère. Je tentais de montrer, pour remplacer mes mots, mon affection par un regard, un léger contact ; ou ne savais-je quel autre signe inconscient, à la jeune femme. Nous étions à présent dans un beau séjour, la lumière du jour, de ses rayons, venaient nous souhaiter le bonjour, le bonheur aussi, je l’espérais.

J’entendis un ronronnement. Se frottant contre la jambe de ma belle, un petit chat, tournait, pour continuer, à rencontrer la peau de la jeune femme. Je souris, devant cet amour. Je souris…souris…et un chat. Je suis sûr que ce chat aurait chassé mon sourire pour que sa maitresse ne soit qu’à elle. Bah, je m’en défendrais tiens ! Je regardais les différentes machines, pour servir le petit déjeuner, d’un coup de baguette, se mettre au travail. D’ailleurs en parlant de baguette…ou avais-je laissé la mienne ? Dans la chambre certainement. De toute manière, je n’en avais pas besoin. Toute la magie du monde vivait juste devant moi ; en la personne de Zepheryn. La jeune sorcière me lâcha la main, et je crus voir un regard sarcastique dans les yeux du félin. J’aurais presque pu croire qu’il me tirait la langue. Mais, pour mon bonheur, la jeune femme me témoigna d’un nouveau baiser que je le lui rendis avec tout mon cœur. Me laissant seul, le chat alla se lover sur le canapé, me tourna le dos, vexé. Je fus tenté d’aller l’embêter, mais, ma compagne de la nuit revint, avec tout ce qu’il fallait pour remplir nos corps vidés.

    -Je ne sais pas comment te remercier... Pour hier. Elle reprit, précipitamment. Je veux dire, merci de m'avoir supportée après mon agression, ça n'a pas dû être très supportable.


Je laissais ses paroles planer un instant, buvant, quelques gouttes de bon café liégeois pour me désaltérer et me réveiller encore un peu plus. J’espérais tout de même, s’il s’agissait d’un rêve, qu’elle ne disparaisse pas et que toute sa lumière disparaisse au contact du café noir.

    -Ne me remercie pas, repris-je. C’est tout à fait normal, je n’allais pas te laisser ainsi. Et, je les fais avec devoir, mais plaisir, crois-moi. Et…je ne le regrette pas. Je te remercie aussi pour cette merveilleuse soirée.


Je ne pus m’empêcher de me lever pour l’embrasser, me coller contre elle, la bloquer délicatement contre la table, et passer mes mains sur ses hanches. L’embrasser. Je profitais de chaque instant, en espérant qu’il ne s’agisse pas des dernières lignes de cette belle histoire.

Et nous continuâmes de manger, parlant pendant de longues minutes. De tout, mais surtout de rien. De petits détails. De ces animaux, de son démiguise, qui vint nous saluer ; elle me présenta tous ces animaux, tous ces amis. Elle les aimait très fort. Ils l’aimaient très fort aussi. Un amour sincère et beau à voir. J’en fus ému. Je pensais à ma petite fée, perdue. J’espérais qu’elle me revienne bientôt. A vrai dire, la plupart du temps, nous nous embrassions, nous nous touchions légèrement. Enfin, nous prîmes une douche, et je m’habillais. Le service m’attendait. Je ne devais pas faire patienter Emma. Mais, au plus profond de moi, je n’avais qu’une envie, rester. Rester, rester. Je t’en prie garde moi près de toi.


Au bout de cette ruelle, lorsque le bar réapparut, les souvenirs se turent dans mon cœur ; s’y lovant avec douceur. Je les respirais, j’en vivais.

Je revenais au bar en cette belle journée, après l’avoir quitté, d’une nuit magique.

J’espérais qu’il ne s’agisse pas des dernières lignes de cette belle histoire. Je ne voulais pas les terminer. Des mots j’en avais besoin.

Je souris.

Peut-être demain.

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Re: [Habitation] Set fire house

Message par : Invité, Dim 26 Aoû - 13:45


______________________________


Voici l'habitation de Roxanne Jones.

Elle peut poster dès à présent.


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Re: [Habitation] Set fire house

Message par : Roxanne Jones, Ven 22 Mai - 17:17


[Flash back  où Roxanne s'installe avec James dans leur nouvelle maison]



Dans le Londres moldu, par une matinée des plus banales.

La lumière dans le bureau du psychiatre tremblotait, créant une atmosphère lourde dans la pièce. Seule face à l'espace de travail, Roxanne parcourait le mobilier des yeux en attendant le retour du médecin moldu. Il possédait un bureau des plus basique, en bois reconstitué recouvert d'une lazure blanche, où reposaient un ordinateur, une lampe et une planche d'écriture en cuir, capable de recevoir une demi-douzaine de feuilles. Sur le côté gauche,  accessible à sa droite quand on y était assis, s'entassait une petite pile de dossier rangé dans des pochettes de couleur. Celui qui intéressait Roxanne était ouvert sur la planche de cuir et portait le nom de son nouveau fils en haut. L'ancienne auror attendait patiemment, les mains posées à plat sur ses cuisses, que l'homme en blouse blanche veuille daigner revenir. Elle redessinait des yeux les motifs sobres qui parcouraient sa capeline de velour gris.

La porte vitrée s'ouvrit justement, dévoilant un James Arlond affaiblit, au regard vide. Il était vêtu de vêtements neutres, sans doute attribués par l'établissement psychiatrique. Il était suivi par le psychiatre, un certain Docteur Yensen, inconnu au bataillon, qui portait une valise. Alors qu'elle se levait, le docteur fit entrer James qui passa devant Roxanne Jones sans lui jeter un seul regard et s'assit dans le siège libre, à gauche de sa nouvelle tutrice qui reprit place dans le siège, l'observant du coin de l'oeil. Le psychiatre posa la valise à côté de lui et alla s'installer dans son fauteuil. Il remit ses lunettes sur le bout de son nez, et se saisit du dossier Arlond.

« Bien, commença-t-il feuillant les divers documents, il semblerait que vous ayez rempli tous les papiers nécessaires pour sa sortie...
- Il semblerait
, interrompit Roxanne, de son ton sec habituel. Elle n'avait aucune intention de s'éterniser sur place.
- … il ne nous reste donc qu'à clore le dossier. Puisque le patient sort avant la durée prescrite, nous avons obligation d'installer un suivi régulier à son domicile. Je vois que les papiers pour son adoption la signale comme relativement récente. Vous sentez-vous capable d'assumer la charge de garçon ? »

Le psychiatre semblait agacé d'avoir été coupé dans son élan et avait repris sa phrase là où elle avait été coupée sans prendre note de la remarque. Il dévisageait la femme en face lui avait un certain mépris, et une inquiétude. D'habitude, il se vantait de percevoir l'empathie dans les yeux des proches qui venaient chercher un de leurs patients mais le regard de la femme qui se tenait de l'autre côté du bureau ne dégageait rien de maternel. Il y percevait une rigueur similaire à son attitude.

« Puisque les services d’État ont estimé que j'en était capable en m'accordant sa garde, je ne vois pas en quoi cette question est pertinente. Si nous en avons fini. James, prend ta valise et attend dans le couloir, veux-tu ? »

La question était sans appel. Roxanne se leva,  frotta sa jupe droite pour la déplisser et tendit sa main à James qui la saisit sans broncher pour se lever. Elle passa tendrement sa main dans ses cheveux tandis qu'elle l'orientait vers la sortie. Une fois que le jeune homme eût passé la porte, la sorcière se tourna vers le psychiatre. Elle se pencha pour fermer et prendre le dossier de son fils de ses mains.

« Je prends ceci... »

Interloqué, il voulut protester mais Roxanne sortit sa baguette de sa capeline et pointa le moldu.

« Navrée, Docteur, mais il n'y aura aucune visite tant qu'il vivra sous mon toit. Stupefix ! »

L'éclair rouge frappa le docteur en pleine poitrine, le pétrifiant dans une expression de peur. L'auror passa de l'autre côté du bureau, dégagea l'accès à l'ordinateur en poussant le malheureux moldu sur sa chaise à roulette. Elle pianota le clavier, à la recherche d'informations sur James dans leurs fichiers numérique, les effaçant un par un jusqu'à qu'il n'eût resté aucune trace dans le système. Ceci fait, elle replaça le pétrifié à sa place, lui tapotant l'épaule en guise de remerciement pour sa coopération.

« Bonne journée, docteur. Oubliette ! »

Le sort d'amnésie jeté, Roxanne délivra le moldu de son immobilité et ferma la porte avant qu'il ne reprit totalement ses esprits et ne voit son visage. Elle ne serait dans ses souvenirs qu'une silhouette ombragée qui passerait devant sa porte vitrée fumée.

De l'autre côté de la porte, Roxanne fit signe à James de le suivre. Ils sortirent de l'établissement le plus naturellement possible et disparurent au détour d'une allée dans un crac sourd.



~¤~



Le petit village de Loutry Ste Chaspoule était un repère pour sorciers depuis plus d'un siècle. Parmi les familles les plus célèbres y avaient vécu les Weasley, les Diggori et les Lovegood. Les adeptes de la magie y vivaient en harmonie avec les moldus qui n'avaient pas conscience des capacités de leurs voisins. Roxanne et James arrivèrent à pied dans le village, après être apparus à une petite centaine de mètres, dans un bosquet longeant une des routes qui y menaient. Ils croisèrent peu de monde, que Roxanne salua d'un sourire poli et d'un signe de tête sans s'arrêter. Ils arrivèrent devant une petite maison, dans une impasse calme où chaque habitation était plus ou moins masquée par la végétation des jardins. Sur le portillon, un panneau indiquait « à vendre » pour les sorciers et « Attention, Mérule » pour les moldus.

« J'aurais du le jeter depuis longtemps... . »

Roxanne le saisit et le jeta dans la poubelle derrière elle avant de passer le portillon, suivie de James. Les quelques dalles de pierres qui les séparaient de la porte d'entrée furent franchies et la sorcière sortit une clé de la poche intérieure gauche de sa capeline, à côté de là où elle rangeait sa baguette. Elle déverrouilla et invita son jeune protéger à entrer.

L'entrée n'était pas très grande et donnait sur un séjour traversant, avec une ouverture sur un jardin à l'arrière de la maison. La salle de vie était sobre mais confortable à la vue. Elle comprenait entre autre un espace salon, fait d'un canapé, de deux fauteuils similaires, d'une lampe plein pied qui éclairait le guéridon et la table basse. En continuant tout droit depuis la porte d'entrée, vers la porte du jardin, l'espace salon  se trouvait sur la gauche et répondait à une partie qui faisait office de salle à manger et cuisine. Tout en sobriété, cet espace avait un îlot central où l'on pouvait manger ou préparer des repas. Sur deux murs en angles droits, dans le fond de la pièce, un mobilier de cuisine simple, mêlant objets moldus – pour ne pas surprendre d'éventuels voisins qui s'inviteraient – et rangements. Tout avait été refait à neuf depuis le départ des prédécesseurs, et le sol portait encore la marque de l'ancien mur qui séparait les deux espaces du séjour.

James s'avança, posant sa valise à côté d'un des fauteuils et se tourna vers la droite, où un couloir s'élançait faiblement à côté de la cuisine. Le couloir, pas très long, déservait quatre portes. La plus à droite était la chambre de Roxanne, comme le comprit James en voyant que la porte était, contrairement aux autres, fermée. Une seconde porte, juste en face de celle de Roxanne était toute lisse et se fondait dans le mur, et se dévoilait sur un placard assez grand. Tout au fond du couloir, une porte vert d'eau donnait sur un espace salle de bain d'une taille raisonnable,  faite pour deux ou trois personnes, d'après la diversité des rangements et les deux lavabos.

Comprenant que la dernière porte, entre-ouverte mais qui ne laissait pas voir la pièce, était sa chambre, James reprit sa valise sans un mot, et s'y dirigea. Roxanne le suivit à distance, observant son protégé qu'il allait falloir aider à surmonter ses problèmes de personnalités. Elle le vit franchir le seuil de la porte et s'immobiliser. Ne voyant que son dos, elle ne pouvait deviner l'expression du jeune homme. La chambre était d'une sobriété sans nom, où il pourrait faire ce que bon lui semblait.   James posa sa valise sur son lit et fit le tour de la pièce. La quinquagénaire le regardait depuis le couloir. Elle notait dans un coin de sa tête tous les détails du comportement du garçon. Il avait tout de même passé plusieurs années en instances psychiatriques. Dans un premier temps chez les sorciers avant d'en être sorti par Hugh Dey, concierge à Poudlard et à surveiller. Puis il avait été récupéré par les moldus après qu'il eût erré dans les rues de Londres seul, sale, et balbutiant des propos qu'ils ne pouvaient comprendre. Si Roxanne se refusait à faire venir des spécialistes moldus pour le voir, elle le garderait à l'oeil, et l'observerait.

James faisait le tour de la pièce, ouvrant les portes des placards de sa chambre, regardant par la fenêtre pour prendre connaissance de la vue qu'il avait. Puis il se dirigea vers la porte de sa chambre . Leurs deux regards se croisèrent un instant. Ils se jaugeaient, entre le défi, la crainte et la menace. Sans un mot d'aucun, James claqua la porte et s'enferma. Roxanne ne sourcilla pas et se rendit dans sa propre chambre, où se trouvait son espace de travail. Pour l'heure, elle avait d'autre fléreurs à fouetter.
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