AccueilPortailFAQPublications internesRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion

Harry Potter 2005 :: ~¤~ Londres ~¤~ :: Rues de Londres
Page 3 sur 4
[Habitation] Under The Bridge
Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4  Suivant
Alexander Scott
Serdaigle
Serdaigle

Re: [Habitation] Under The Bridge

Message par : Alexander Scott, Dim 9 Fév - 21:27


Finalement la porte s'ouvrit. Ce simple fait étonna profondément Alexander qui s'était attendu à devoir la défoncer, la brûler ou à l'ouvrir à coup de sortilège mais il n'en fut rien, elle s'ouvrit aussi naturellement qu'elle se serait ouverte devant n'importe quel visiteur. L'animagus ne réagit pas tout de suite observant l'homme qui lui avait ouvert sans réellement l'observer, sans réellement comprendre presque en état de choc, il était désormais si près du but, si près de sa sœur. C'est cette certitude immuable qui lui permit de reprendre ses esprits rapidement afin de jauger le sorcier qui se tenait devant lui. Là encore, il fut étonné, cet homme était profondément banal, s'il l'avait croisé dans la rue jamais il n'aurait pu penser que c'était l'ancien amant de sa sœur. Mais à quoi s'était-il attendu ? A rencontrer un homme doté de la beauté d'un dieu ? A rencontrer un baroudeur couvert de cicatrice ? A rencontrer un mangemort encagoulé et masqué, prêt à assassiner sa sœur ? L'homme qui lui avait ouvert n'avait rien d'un mangemort, des cheveux noirs légèrement décoiffé, des yeux marron assez peu expressifs... En vérité, le sorcier Russe trouvait que cet homme avait un côté enfantin, ses traits fins rappelaient ceux d'un adolescent, ses taches de rousseur lui donnaient un air de jeune garçon et puis il n'était pas très grand ni très musclé. Le jeune Scott avait du mal à se l'imaginer père de famille ou amant de Lexie ... Mais il avait encore plus de mal à se l'imaginer kidnappeur ou assassin si bien qu'un instant l'idée lui vint qu'il s'était peut-être simplement trompé d'appartement ou trompé de bâtiment. Pendant l'espace d'une seconde, il s'apprêta à s'excuser et à faire demi-tour pour retourner consulter l'elfe de maison, pour lui demander plus de précisions. Mais lorsque l'homme prit la parole toute la détermination du jeune homme refit surface.

« Qu'est-ce que je peux faire pour vous ? »

En un instant, la voix du père avait ravivé la colère du sorcier Russe à son égard. Cette voix avait quelque chose d'insupportable. Elle faisait partie de ce genre de voix lente, traînante, agaçante qui donne toujours l'impression que son propriétaire se croit supérieur aux autres même si ce dernier n'en a aucunement l'intention. Voilà l'impression que donnait cette voix au jeune Scott et il n'en fallait guère plus pour l'énerver. Pourtant, il resta là, planté sur le pallier, il tentait de se contrôler pour ne pas sauter sur cet homme et lui casser la mâchoire à coup de poing. Le sorcier était si concentrer sur son interlocuteur qu'il n'avait même pas noté le petit singe qui se trouvait sur son épaule et qui l'observait lui aussi de ses yeux bleus interrogateurs.

Evidemment le dénommé Phoebe Monroe n'avait rien fait qui puisse lui valoir de se faire frapper, mais le jeune homme qui se trouvait devant lui était dans un tel état de peur, d'anxiété et de colère qu'il ne s'en rendait même pas compte. En l'espace d'une soirée, il avait perdu tout ce qui faisait sa personnalité d'habitude, lui qui était si calme et si timide perdait peu à peu toute notion de civilité. Il n'avait plus qu'une idée en tête, tirer les vers du nez à cet abruti qui lui faisait fasse et qui était le seul moyen qu'il avait pour retrouver sa sœur. En quelque sorte, on aurait pu qualifier son état de profonde régression. Régression vers les plus bas instincts de l'homme régression. Régression vers ses propres plus bas instincts. Il s'était déjà retrouvé plusieurs fois dans cet état lors de sa scolarité dans l'école de sorcellerie nordique de Durmstrang. C'était d'ailleurs là-bas qu'il avait appris à se défendre et à utiliser la violence pour survivre, pour ne pas être "faible" comme disait les élèves là-bas. Depuis quatre ans jamais il ne s'était retrouvé dans cet état. A Poudlard il n'y avait pas de raison d'être violent et en dehors de l'école non plus. Récemment, Elenna lui avait même dit qu'elle ne le voyait pas faire de mal à une mouche et pourtant... Pourtant il était là ce soir, une main crispée sur sa baguette, un poing serré dans sa poche et la mâchoire fermée comme jamais. Il les serrait autant pour contenir sa colère que pour contenir un sort malencontreux qui aurait pu sortir de sa bouche. Par quel miracle n'avait-il pas sauté sur son interlocuteur ? Peut-être parce qu'au fond de lui, il espérait voir Alexie apparaître dans l'appartement et se jeter dans ses bras. Peut-être parce qu'il avait peur de s'être trompé. Peut-être parce qu'il avait peur de s'éloigner de sa sœur encore plus par une stupide erreur. Si l'homme n'avait pas repris la parole alors peut-être le jeune Scott serait-il parvenu à se calmer et à entamer la conversation, mais le père de l'enfant reprit la parole. Dans sa voix, on pouvait percevoir l'anxiété ou bien était-ce la peur ?


« Qui êtes-vous ? »

Par ces simples mots, le sorcier Russe se sentit agressé, pourquoi ? Peut-être parce que pour lui cela signifiait "Qui êtes vous ? Vous n'avez aucune raison d'être ici, allez vous-en". Cette dernière chose était inconcevable pour Alexander. Il était venu chercher sa sœur et il repartirait avec. L'animagus fit un pas en avant lâchant la baguette qui se trouvait dans sa poche. Il n'avait qu'une seule envie, gueuler à cet homme qui il était, lui cracher au visage, lui cracher son nom, Scott. Un nouveau pas en avant. Lorsqu'une lueur d'urgence traversa le regard de son interlocuteur Alex' sut qu'il ne pouvait plus faire machine arrière, c'était trop tard, s'il s'arrêtait alors l'autre fermerait la porte ou lancerait un sort et il perdrait alors toutes ses chances de revoir Lexie. Nourri de cette certitude, le jeune Scott bondit en avant attrapant le père de l'enfant par les épaules et le plaquant fermement contre la porte. Que pouvait lire l'homme dans ses yeux à cet instant ? De la colère ? Le Russe était ivre de colère pourtant dans ces yeux ce n'était pas la colère qui préexistait, c'était la peur, c'était l'inquiétude qui rongeait son cœur. Les yeux de l'animagus était deux orbes de désespoir, son souffle était court, haletant tandis qu'il tenait l'homme par les épaules sans savoir quoi faire. Il ne voulait pas le frapper, il n'en avait pas la force, mais il ne voulait pas non plus le lâcher. Cet homme, c'était sa corde de sortie, sa sécurité, c'était celui qui pouvait l'empêcher de sombrer, qui pouvait lui dire dans quel état était sa sœur, qui pouvait luire dire où était sa sœur. Que se passerait-il s'il le frappait ? Assurément, il n'en tirerait plus rien. Que se passerait-il s'il le lâchait ? Il se débarrasserait de lui.

-Alexander Scott Le Russe avait parlé d'une voix forte mais fêlée où son accent russe ressortait plus fort que jamais. Alex' reprit d'un voix plus forte, cette fois, il criait presque. Où est-elle ? Où sont-elles ? Le regard du sorcier de l'est était plus démentiel que jamais, mélange de frayeur et de colère. Où est Lexie ?

Sur cette dernière question, la voix du Russe s'était brisée et il avait lâché les épaules du sorcier. Peu à peu, la colère d'Alexander s'envolait enfin ce n'était pas exact. Peu à peu le jeune homme se rendait compte qu'il ne pouvait pas faire mal à cette homme, que son comportement était ridicule et que le sorcier ne lui dirait rien comme ça à moins que ce soit un sacré froussard... D'ailleurs, il était probable qu'il ne lui dise rien même s'il l'avait lâché. Le jeune Scott tourna son regard vers l'intérieur de l'appartement espérant voir sa sœur débarquer par miracle, un espoir dérisoire et bien mince.
Revenir en haut Aller en bas
Phoebe Monroe
avatar
Gryffondor
Gryffondor
Spécialité(s) : Permis de Transplanage
Loup-Garou


Re: [Habitation] Under The Bridge

Message par : Phoebe Monroe, Dim 16 Fév - 15:40


C’est pas le tout d’avoir ouvert la porte ! On laisse entrer n’importe qui, des inconnu, des connus, des poisseux, des précaires. Ils nous attendent derrière cette porte que l’on ouvre. Normalement, j’ouvrais jamais, soit j’étais pas là, soit je voulais pas me lever. Là, je ne sais pas ce qui m’a pris. Peut-être qu’au final c’était une erreur et que je n’aurais pas dû. Parce que lui, planté sur ses jambes, il était bizarre. Et des gens bizarres, j’en avis vu un paquet, mais lui il était bizarre parce qu’il avait l’air pas commode, comme ça, debout, les poings serrés. Je les regardais ses poings et je crois que quelque part il avait envie de me refaire le portrait, avec ses poings comme pinceau. Voilà un artiste ! que je me sus dit. Il ne parlait pas et moi, si je continuais à être là c’est parce qu’il ne parlait pas, alors j’attendais et il ne parlait toujours pas et j’en ai conclu qu’il était perdu, que c’était un petit chien abandonné et qu’il cherchait son maître. Oui ! c’en était un, de chien, un joli Yorshire même ! Comme ceux que la voisine du bas avait, il devait appartenir à la voisine du bas, la vieille MacToguth !

Il fit un pas en avant, un seul, et j’avais compris que ça allait mal se finir cette histoire là, que j’aurais mieux fait de rester dans ma cuisine et de ne pas ouvrir. Il sauta brusquement sur moi, son corps en avant, tout son poids s’abattit ainsi, j’étais pris dans la vague, dans la vague qu’il menait et je m’abattis contre le mur, éclaboussant de toutes parts. Puis il me cracha son nom sur la figure et je n’entendis que Scott et je compris un peu, je compris pourquoi il était énervé. Il me demanda en criant très fort et en aillant l’air très énervé où elle était, où elles étaient et je crois que c’est à ce moment là que j’avais pour ambition de lui casser la gueule à ce petit chien. Il me criait dessus et moi je ne bougeais pas, le singe, il avait disparu, Holly ne parlait pas elle était dans la cuisine cachée. Il était vraiment perdu ce gars-là.

Il me lâcha alors, ce Scott, et il m’avait l’air terriblement pitoyable et faible. Un de ces faibles que l’on créé en chaîne à Poudlard, un faible bien comme les autres. Il regarda vers le couloir et c’était ce qu’il ne fallait pas faire, il ne fallait pas la chercher, il ne trouvera rien ce gars. Alors vu qu’il ne me regardait plus, je lui donnai un coup de poing dans sa face de chien, juste en dessous de l’œil. Les coups de poings, je savais les donner, quand j’étais plus petit je faisais de la boxe, puis j’étais fort aussi et c’était parce que j’étais sauvage. Ça il ne le savait pas évidemment, mais se recevoir ça dans l gueule ça fait toujours aussi mal, tu t’en remets pas. Il devait voir les étoiles là. Je lui pris alors le visage entre mes mains et je sortis ma baguette, ça faisait toujours ce petit effet quand je le faisait, un effet que j’aimais beaucoup, c’est là qu’on comprenait que j’étais le plus fort, que j’étais pas uniquement qu’un p’tit gars, que j’avais autre chose que du caviar dans le ventre.

La porte se referma violemment, et ma baguette était maintenant posée sur le crâne de Scott. Je lui dis alors : « elle est pas là, elle est partie y a quelques temps. T’es en retard mon gars. Elle reviendra jamais, elle nous a abandonné. Toi aussi elle t’a abandonné ! Mets-toi ça dans l’crâne ! »

Je le relâchais alors, il méritait rien d’autre celui-là, il était juste en train de comprendre que sa sœur c’était un garce et c’était dur, je crois. « La fille, t’as pas à savoir où elle est. T’es rien pour elle, elle a pas besoin de toi. »

Je me mis bien dans le couloir, pour pas qu’il entre plus loin, juste pour qu’il parte, pour qu’il nous laisse tranquille. On n’avait pas besoin de ça, on n’avait pas besoin de chien perdu. « Casses-toi maintenant. Dégages comme Alexie l’a fait. »

[Si soucis MP !]
Revenir en haut Aller en bas
Alexander Scott
avatar
Serdaigle
Serdaigle
Spécialité(s) : Permis de Transplanage
Animagus : Chat de Pallas


Re: [Habitation] Under The Bridge

Message par : Alexander Scott, Lun 17 Fév - 19:19


D'où le coup était-il venu ? Impossible à dire. En vérité le sorcier Russe ne l'avait même pas vu arrivé, il était bien trop occupé à rechercher sa sœur du regard. La première chose qu'il ressentit se fut la douleur, une douleur cuisante et aiguë qui lui fit aussitôt revoir son jugement à propos de cette homme, ce n'était pas un simple gamin loin de là. En vérité pendant un moment le jeune Scott perdit toute notion de ce qui se trouvait autour de lui, sa vision devint trouble en un instant et il eut comme l'impression que la pression à l'intérieur de son sa tête avait augmentée jusqu'à devenir insupportable. Cet homme savait donner ces coups avec une précision chirurgicale, en un simple geste il avait envoyé son opposant dans les vapes. L'ancien Serdaigle voulut porter la main à son visage pour s'assurer que sa pommette n'avait pas explosée sous le coup et qu'il ne pissait pas le sang mais l'autre fêlé s'était déjà jeté sur lui et pointait désormais sa baguette sur son crâne. Alexander l'observa avec des yeux remplis de colère, de haine ironiquement  l'inquiétude avait totalement disparue alors que finalement c'était bien à cet instant qu'il aurait du être inquiet car l'homme aurait pu lui faire péter la cervelle en une formule. Mais l'animagus ne pensait plus à Lexie, de toute évidence elle n'était pas ici sinon elle aurait rappliqué alertée par le tapage, non désormais son attention était focalisé sur l'autre homme, un mec complètement taré. Alors c'était ça qu'il désirait ? Qu'ils se battent sur le pallier ? Devant sa porte ? Peu lui importait ce n'était pas devant chez lui...

Les effets du coup n'avaient pas tout à fait disparus et les interrogations se bousculaient dans la tête du jeune homme. Au fond ne méritait-il pas ce qui lui arrivait ? Après tout il l'avait plaqué contre sa porte... Il l'avait agressé alors qu'il n'avait rien demandé... Pour autant il ne l'avait pas frappé, il ne l'avait pas menacé avec sa baguette. La dernière fois qu'un sorcier s'en était pris à lui s'était à l'école de Durmstrang. Si il n'avait pas quitté cette école maudite jamais il n'aurait laissé cette loque le toucher avec son poing car il aurait été le premier à le frapper. C'était ce qu'on apprenait dans le nord. Les duels étaient autorisés, c'était frappé ou être frappé. C'était ce qu'on apprenait dans la Taïga. On apprenait que seul la loi du plus fort prévalait. Aucune place pour les faibles et en relâchant cet homme il avait été faible, particulièrement faible, il lui avait montré cette faiblesse et l'autre s'y était engouffré comme un fauve s'engouffre dans les entrailles de sa proie. Alexander jura intérieurement, il avait merdé sur toute la ligne ! Soit il n'utilisait pas la violence, soit il était violent jusqu'au bout peu importe les conséquences. Quel imbécile il faisait. Et dans quel pétrin il s'était mis.  


« Elle est pas là, elle est partie y a quelques temps. T’es en retard mon gars. Elle reviendra jamais, elle nous a abandonné. Toi aussi elle t’a abandonné ! Mets-toi ça dans l’crâne ! »

Ces paroles eurent l'effet d'un deuxième uppercut. Non, cette fois l’uppercut était bien plus direct, bien plus violent, bien plus vicieux. Ce n'était pas le visage du russe qu'il éclata à son contact mais bien son cœur. Evidemment il ne voulait pas croire aux paroles du taré mais la maison de sa sœur était bel et bien vide. elle ne lui avait pas donné de nouvelles depuis combien de temps ? Une semaine ? Une semaine et demi ? Eux qui s'étaient promis de toujours se tenir au courant. Le cerveau et la raison du Russe croyaient le dénommé Phoebe. Alexie était bel et bien venu ici mais désormais elle était partie, elle ne l'avait pas prévenu. Pas plus qu'elle ne l'avait informé de l'identité du père. Pas plus qu'elle ne l'avait tenue au courant sur la date ou le lieu de l'accouchement. Oui tout ceci ressemblait bel et bien à un abandon, c'était un abandon. Et pourtant... Pourtant dans le cœur du jeune homme subsistait une petite flamme, un petit brasier qui réclamait  de vivre. L'amour qu'Alexander témoignait en sa soeur refusait de s'éteindre. Peut-être était-elle simplement dans l'incapacité de lui écrire. C'était cette petite flamme qui refusait de reconnaître qu'au fond de son cœur il ne valait pas plus que cet abruti qui lui faisait face et qui s'invectivait.  C'était cette petite flamme qui le persuadait que les mots et les promesses échangées n'étaient pas du vent. Lexie l'aimait, elle l'aimait autant qu'il l'aimait, ils s'aimaient depuis la première fois qu'ils s'étaient vu comme une soeur et un frère doivent s'aimer.

« La fille, t’as pas à savoir où elle est. T’es rien pour elle, elle a pas besoin de toi. »

Un troisième uppercut. Cette fois pourtant le coup n'affecta pas Alexander. A force d'encaisser on finit par s'habituer dit-on. De cette nièce le sorcier de l'est ne savait rien, ni son prénom, ni son lieu de naissance, ni sa date de naissance et jusqu'à aujourd'hui il ne connaissait même pas son père. Avant même de la rencontrer il avait éprouvé de l'amour pour elle mais les dures paroles de Phoebe l'avait ramené sur pied, jamais il ne la connaîtrait. Il ne savait pas vraiment comment il devait prendre cette nouvelle. Devait-il en être triste ? Il n'avait pas de nièce avant et s'en portait très bien. Devait-il avoir pitié pour la fille de Lexie ? Pitié parce qu'elle avait un père profondément débile. Pour l'instant le seul sentiment qu'il éprouvait n'était pas à propos de ce bébé, c'était de la colère envers cet homme. La douleur était devenue plus diffuse, moins aiguë mais elle lui rappelait à chaque instant comme cet homme le dégouttait. Oh il l'avait bien mal jugé lorsqu'il l'avait vu pour la première fois ! Il l'avait pris pour un homme à peine sortis de l'adolescence, jeté dans un quotidien trop dur pour lui. Désormais il savait combien il s'était fourvoyé. Cet homme était bien plus compliqué à comprendre que ça. Qui était-il réellement ?  Que faisait-il au quotidien ? Alexander connaissait peu de chose de cet homme en fait il savait seulement qu'il avait couché avec Lexie et qu'ils avaient eu un enfant. S'étaient-ils aimés ? Peu lui importait, sa soeur faisait bien ce qui lui plaisait, désormais sa seule envie était de refaire le portrait à cet illustre inconnu qui l'avait frappé et peu lui importait de savoir si il avait eu raison de le faire ou non.  

« Casses-toi maintenant. Dégages comme Alexie l’a fait. »

Alexander leva les bras en l'air et fit un pas en arrière comme il l'aurait fait si son opposant braquait sa baguette sur lui.  Cette fois ses mains étaient parfaitement relâchés dans une attitude dénué d'agressivité. Son regard restait braqué sur Phoebe Monroe prêt à éviter toute attaque fourbe.  Le sorcier de l'est n'avait jamais été très sportif mais il avait passé tant de temps à vagabonder dans la Taïga russe que son corps n'était pas totalement ridicule. Il avait également acquis une certaine sauvagerie qui avait été exacerbé par sa maîtrise de l'animagie. Son instinct animale rugissait, feulait contre l'homme qui se trouvait en face de lui et à vrai dire l'animagus avait de plus en plus de mal à se retenir. Il était devenu animagus depuis déjà un ou deux mois et commençait donc à savoir maîtriser son alter-égo animale cependant dans des situations où il éprouvait de vives  émotions comme aujourd'hui, il avait plus de mal le contenir.  C'était comme si les pensées de l'animale et celle de l'homme étaient réunies. La bête commandait à l'homme de se jeter sur sa proie. En temps normale l'homme serait parvenue à ne pas le faire mais aujourd'hui c'était différent, aujourd'hui il approuvait l'instinct, il cédait littéralement à la pulsion.  

-Okay...Okay...

Phoebe Monroe avait-il baissé sa garde ? Difficile à dire mais le coup fulgurant qu'Alexander lui administra atteignit sa cible. Le jeune Scott n'était pas une bête de muscle mais le recule qu'il avait pris pour frapper ainsi que sa sauvagerie avait décuplés l'efficacité de son coup. Le poing du sorcier Russe s'enfonça droit dans la rate de son interlocuteur qui lâcha sa baguette sous le choc. Le Scott ne savait pas pourquoi il avait frappé. Était-ce parce qu'il exécrait cet homme ? Était-ce parce qu'il ne voulait pas croire ce qu'il lui avait dit sur sa sœur ? Était-ce parce que son instinct le lui avait commandé ? Était-ce simplement par fierté ou par orgueil ? Cette fois le jeune homme ne fit pas l'erreur de baisser sa garde, au contraire ! En une fraction de seconde sa baguette fut tirée et pointée sur l'autre. Qu'allait-il se passer maintenant ? Qu'allait-il se passer dans ce luxueux couloir qui d'un coup paraissait bien plus sinistre. Alors c'était comme ça que cette recherche allait se finir ? Par un combat entre les deux hommes, dans un hôtel moldu ? Si les sorts fusaient alors ses derniers rappliqueraient rapidement, très rapidement. Le sorcier Russe recula pour se mettre hors de portée de coup, sa baguette toujours pointée sur son adversaire. Il n'utiliserait aucun sortilège tant que ce dernier ne faisait rien. Il avait ce qu'il était venu chercher ou du moins il savait maintenant que Lexie n'était pas là et il ne désirait pas se battre plus que cela mais désormais il savait qu'il ne devait pas tourner le dos à cet homme. Les seules issues possibles étaient un duel qui risquait de mal finir ou simplement une fermeture de porte qui clôturerait les recherches du russe.  

- Elle t'a abandonné ? Rien d'étonnant à cela.  Elle m'a abandonné ? Alexander ne voulait pas croire à cette possibilité pourtant devant Monroe il décida de faire comme si elle ne l'affectait pas. Juste retour des choses.

En vérité cette dernière pensée terrorisait le jeune Scott mais la colère et l'orgueil lui permettaient de camoufler cette peur. Ainsi sa soeur lui aurait rendu la monnaie de sa pièce ? Elle l'aurait abandonné comme il l'avait abandonné sept mois plus tôt ? Et si c'était le cas pouvait-il réellement lui en vouloir ? Pouvait-elle se le permettre après les promesses qu'ils s'étaient fait ? Après tout elle n'avait rien promis, c'était lui qui avait promis... Si cet abruti avait dit la vérité alors la reverrait-il seulement un jour ?  

[Si problème MP]
Revenir en haut Aller en bas
Phoebe Monroe
avatar
Gryffondor
Gryffondor
Spécialité(s) : Permis de Transplanage
Loup-Garou


Re: [Habitation] Under The Bridge

Message par : Phoebe Monroe, Mar 4 Mar - 16:18


On avait l’air de deux idiots à se battre comme ça, à s’envoyer des paroles que l’on pensait bien pensées, ou du moins agressives. Les mots aux poings, c’est un poète comme boxeur. Je sentais le sang battre en mon crâne comme un éternel tambour. Tambour de guerre qui me donnait la cadence. J’avais du mal à respirer mais c’était parce que je prenais pas le temps de respirer, ou alors je respirais mal, au mauvais moment. On m’avait jamais appris à respirer, juste à frapper. Mais entre deux idiots, je dois dire que c’était moi qui l’étais le plus, parce que j’étais debout et que je le menaçais. Mais en cet instant je ne pensais pas à ma bêtise, je me disais que j’aurais le temps d’y réfléchir après. C’est souvent ce que je fais moi, je pense après quand tout est plus calme, c’est pas très grave et par moment je trouve ça bien utile d’avoir la tête vide. Mouvements guidés par esprit.

Je pris un coup dans le bide et j’étouffais un cri de douleur. Je tombai par terre, crachant une salive jaunâtre plein de bile. De la bile j’en avais, d’ailleurs, je crois que j’avais que ça dans l’ventre, de la bile et rien d’autre. Ça me lançait encore dans le vente, dès que j’oubliais un peu ou que je pensais à l’autre gars, comme ça je me rappelais que ce soir c’était peut-être pas une si mauvaise soirée et que, peut-être, j’aurais la chance de sentir quelque chose quand j’irais dormir. J’aime pas l’optimisme, je la comprends pas, mais faut se le dire ! des fois ça fait du bien de voir le bon côté des choses ! même quand on est aveugle, faut l’voir ce bon côté !

Je rampais comme un cafard plein de bile sur le sol et je m’assis contre le mur, la tête rouge et baveuse. Je reprenais toujours pas mon souffle, je l’avais perdu, pour toujours peut-être. Je gisais au sol et peut-être qu’il ne restait plus que de la pisse pour combler le tableau. Il me parlait un peu et moi je n’entendais que du charabia plein de formes et de lettres, c’était un Scott, pour sûr ! ils aiment parler ceux-là ! Je me mis à rire, peut-être que ça avait l’air idiot mais moi je trouvais un peu drôle tout ça, moi finissant au sol, lui debout. J’me demandais bien ce qu’il comptait faire maintenant ; partir avec la p’tite ? partir tout seul ? Je ne savais mais je trouvais qu’on s’amusait plutôt bien tous les deux à se donner des coups juste comme ça, pour s’amuser. C’est pour ça aussi que je rigolais, y avait rien de sérieux là-dedans, fallait bien rire !

Je comptais parler un peu, pour calmer le jeu et reprendre mon souffle mais c’était très douloureux à l’intérieur, du coup, j’avais une drôle de voix. Et je toussais un peu, aussi. « T’es content maintenant ? Tu m’en as fo*tu sur la g*eule ? Qu’est-ce que tu veux maintenant ? Me tuer ? J’pense pas non ! Toi t’es juste venu là pour ta sœur, tu l’aimes bien Alexie ? Hein ? Pourtant elle est partie et toi aussi, t’es parti. Moi je lui ai dit que je l’aimais pas puis elle est partie. Qu’est-ce que j’pouvais faire moi ? Passer ma vie avec une fille que j’aime pas ? T’y penses pas à ça toi, t’es juste venu te défouler, pourtant je travaille plus dans c’milieu. Donc tu vas faire quoi toi maintenant ? »

Je me suis relevé un peu et je commençais à m’avancer dans le couloir assez doucement. J’me tenais le ventre pour ne pas qu’il parte. Je voulais vomir mais j’en n’avais plus les forces. J’allais dans la cuisine, peut-être qu’il me suivait. J’allais voir Holly et je me suis débarbouillé un peu, me relevant totalement. Je me suis mis à lui sourire à la p’tite.

« j’te présente Holly, ta nièce. La pauvre, à part moi et mes parents elle n’a personne, c’est triste… Elle a un parrain et une marraine que je n’ai jamais vu. »

Je la pris dans mes bras.

« pourtant elle n’a rien fait, elle a pas fait exprès de venir chez nous. Mais elle va avoir une belle, j’le promets. Je travaille, hein, puis j’ai pas mal d’argent en réserve. »

Je lui tendis Holly qui bougeait machinalement ses membres roses et potelés.

« tu peux la prendre si tu veux. »
Revenir en haut Aller en bas
Alexander Scott
avatar
Serdaigle
Serdaigle
Spécialité(s) : Permis de Transplanage
Animagus : Chat de Pallas


Re: [Habitation] Under The Bridge

Message par : Alexander Scott, Dim 23 Mar - 19:23


La tension était palpable dans le couloir, les deux hommes s'observaient en silence. Les deux sorciers avaient été blessés aussi bien physiquement que dans leur amour propre. Le coup porté par Alexander quelques secondes plus tôt avait sacrement retourné le dénommé Phoebe, ce dernier était désormais adossé contre un mur et respirait bruyamment pour reprendre son souffle. Le jeune Scott avait grimacé lorsqu'il avait vu son adversaire craché sa bile au sol, il ne s'était pas attendu à faire aussi mal en un coup. Bizarrement il ne parvenait pas à être heureux de la douleur qu'il avait causé et pourtant dieu sait qu'il détestait cet homme ! Et pourtant cet homme l'avait frappé ! Et pourtant cet homme l'avait envoyé chier ! Mais le sorcier de l'est se sentait plus coupable et honteux qu'autre chose, la vue de l'homme rampant à terre pour atteindre le mur l'avait profondément marqué, comment les choses avaient-elles pu dégénérer à ce point ? Les tords étaient partagés évidemment puisqu'il était arrivé pour plaquer l'homme contre le mur et l'abreuver de question en lui gueulant dessus mais ce dernier l'avait par la suite frappé avec une force incroyable. Et tout ça pour quoi ? Pour rien. Alexie Scott demeurait introuvable et son amant ne semblait pas savoir où elle avait bien pu passer. Et ce dernier lui avait bien fait comprendre que si il était venu pour voir sa nièce alors il ne la verrait pas. Dans ces conditions quelles raisons avait-il de rester ici, au milieu de ce couloir ? Et pourtant il ne pouvait pas bouger, il gardait sa baguette braqué sur l'autre de peur que ce dernier ne lui lance un sort dés que l'occasion de présenterait.

Finalement le père se releva doucement, s'aidant du mur pour ne pas retomber. Aucun geste brusque n'avait été esquissé dans son mouvement, d'ailleurs il se tenait encore le ventre et grimaçait de douleur. Peu à peu Alexander abaissa sa baguette tandis que le dénommé Phoebe rentrait doucement dans son appartement. Il n'avait pas invité le jeune Scott à le suivre mais il n'avait pas non plus fermer la porte derrière lui, devait-il prendre ça comme une invitation ? En tout cas la hache de guerre semblait bien enterrée si bien que le Russe rangea sa baguette à l'intérieur de sa veste. Désormais il n'était plus question de paraître agressif, plus question d'être agressif tout court d'ailleurs, il y avait eu assez de violence ce soir. Le jeune homme grimaça en constatant la bile qui s'étalait devant la porte, pour le coup ça dénotait bien avec l'ambiance de cet hôtel particulier. Le sorcier resta planté là quelques secondes se demandant ce qu'aurait pensé sa bien aimé si elle était arrivée devant cette scène, se demandant ce qu'aurait pensé Alexie en voyant son amant et son frère se battre comme des chiffonniers dans un couloir. Incapable de faire du mal à une mouche, hein ? Comme quoi les apparences pouvaient être bien trompeuses. Alex' serra les poings et prit finalement le parti de suivre son adversaire d'un soir. En marchant le jeune homme mit une main sur sa joue s'assurant qu'elle était toujours en place, la douleur avait disparue et désormais il ne sentait plus rien du tout... Il s'en tirerait sans doute avec un magnifique bleu, un énorme bleu et il devrait s'en expliquer. Quelle galère...

Finalement Alexander rejoignit l'homme dans une cuisine incroyablement moderne. Visiblement, et comme il s'en était douté, ce gars là vivait bien, très bien. Il se tenait devant un poupon qui était assis devant sur une chaise en bois. Visiblement l'enfant avait hérité des cheveux blonds des Scott, Lexie était une exception à la règle mais le gène avait sûrement sauté une génération. Ce dernier l'observait avec de grands yeux bruns, on aurait pu croire qu'il était étonné mais à cet âge là la notion d'étonnement et de surprise ne devait pas encore exister. Les bras en avant elle, car c'était bien une fille d'après ce qu'il avait compris, cherchait à rejoindre son père. Le jeune Scott grimaça, si Alexie avait abandonné Phoebe alors il y avait fort à parier qu'elle ait fait de même pour la petite... L'histoire se répétait une fois de plus. Les Scott étaient-ils atteint d'une malédiction qui les empêchait d'entretenir des liens familiaux normaux ? D'avoir une famille normal ?


-J’te présente Holly, ta nièce. La pauvre, à part moi et mes parents elle n’a personne, c’est triste… Elle a un parrain et une marraine que je n’ai jamais vu.

Alexander grimaça, il avait profondément honte, honte de lui, honte de Lexie et honte de sa famille. C'était cet homme qui avait raison, ils avaient un sérieux problème... A cet instant le jeune Scott était perdu d'ailleurs il ne faisait plus attention à l'enfant, il tenait plutôt vainement de comprendre les tenants et les aboutissants de l'affaire. Alexie avait été abandonnée peu après sa naissance, lui même avait abandonné Lexie quelques jours auparavant et aujourd'hui c'était elle qui l'abandonnait mais aussi sa fille et cet homme. Peut-être n'aimait-elle plus ce Phoebe... Peut-être le détestait-elle mais ce n'était pas une raison pour abandonner cet enfant. Que croyait-elle ? Et évidemment c'était-elle qui avait choisit le parrain et la marraine. Cet homme se trouvait donc fort démuni pour élever la gamine... Heureusement qu'il semblait relativement aisé au moins elle n'aurait pas à souffrir de la pauvreté.

-Pourtant elle n’a rien fait, elle a pas fait exprès de venir chez nous. Mais elle va avoir une belle, j’le promets. Je travaille, hein, puis j’ai pas mal d’argent en réserve. Tu peux la prendre si tu veux.

Le jeune Scott ouvrit de grands yeux étonnés et attrapa l'enfant que lui tendait Phoebe. L'attention de la gamine se porta tout de suite sur les doigts du Russe et ses petites mains se refermèrent sur les gros doigts. Alexander eut une bouffée d'affection pour cette enfant à l'avenir incertains et sa tristesse n'en fut que plus grande. Qu'avaient-ils donc fait ? La pauvre se retrouvait victime d'histoire qui la dépassait. L'attention du jeune homme se reporta sur sa sœur, sur la mère de l'enfant, où était-elle à l'heure qu'il était ? Que lui était-il passé par la tête ? Il s'était retrouvé deux mois auparavant et elle disparaissait comme ça dans la nature ? Peut-être que lui le méritait mais pas cette gamine ? Que lui était-il arrivé pour qu'elle prenne cette décision. L'animagus ne voulait pas juger, il ne connaissait pas les aboutissants de cet affaire mais à vrai dire aucune raison ne lui semblait suffisante pour abandonner un enfant. C'était bien la dernière chose à laquelle il s'attendait venant de la part de sa sœur mais après tout qu'est ce qu'il en savait lui ? Il avait vécu combien de temps à ces côtés ? Quelques semaines ? Quelques mois tout au plus... Evidemment c'était sa sœur mais étaient-ils vraiment aussi proches qu'il voulait se le faire croire ? Avant de venir ici il n'avait jamais entendu parler de Phoebe Monroe. Avant de venir ici il ne connaissait ni le sexe, ni le nom de l'enfant. De frère et sœur ils n'avaient peut-être que le nom... La tristesse envahit le regard du jeune homme et de sa main libre il chercha dans ses poches. Finalement après quelques recherches infructueuses il y trouva ce qu'il cherchait, ouvrant sa main il observa le maigre résultat de sa recherche, deux gallions et treize mornilles, c'était vraiment pas grand chose...

- Je suis désolé pour ce qu'on vous a fait subir... Désolé d'être venu ici ce soir, désolé pour votre ventre, désolé pour Lexie, désolé pour Holly. Le jeune homme grimaça en regardant l'enfant. J'peux rien faire pour réparer nos tords et j'trouve rien à dire pour défendre Lexie. Alexander déposa les pièces sur la table. Prenez ces quelques pièces, j'pense bien que vous en avez pas besoin... Considérez que c'est pour acheter une bricole à Holly. Le sorcier de l'est tendit la petite à son père puis hésita un moment avant de reprendre la parole. Je sais que je suis rien pour elle et de toute façon j'ai pas grand chose à lui apporter, j'ai pas de boulot, j'ai pas d'argent, j'ai pas de maison mais... Si vous voulez me contacter, si vous avez besoin de quelque chose... Envoyez un hiboux chez Lexie, je vais y passer régulièrement et quelque chose me dit qu'elle n'est pas prêt d'y repasser.
Revenir en haut Aller en bas
Phoebe Monroe
avatar
Gryffondor
Gryffondor
Spécialité(s) : Permis de Transplanage
Loup-Garou


Re: [Habitation] Under The Bridge

Message par : Phoebe Monroe, Sam 3 Mai - 20:12


[Vraiment désolé pour le temps de réponse super long...]

Je prenais un plaisir particulier à observer la face de Scott ; le voir éprouver le goût rance et immonde de la culpabilité. C’était un faible et un misérable, et moi, plein d’inconscience et de naïveté, je l’avais laissé rentrer chez moi, voire ma fille. Il déposait ses yeux sur elle, sur nous. Il nous regardait comme un regarde des mendiants, avec pitié. Il se croyait supérieur, ce pouilleux ! Il se croyait plus grand que moi ! Je ne pouvais pas l’aimer ce gars-là, tout simplement parce qu’il ne pensait pas assez à moi et bien trop à lui-même. On se doit de penser à moi, tout le temps, et lui, il débarque chez moi sans se soucier de savoir si j’avais envie de lui causer, il me casse la gueule sans même savoir qui j’étais vraiment, puis il a l’audace d’accepter de prendre ma fille dans ses bras. Ses bras de Scott. Il s’était essuyé les pieds sur moi, voilà tout, j’n’étais plus qu’un paillasson, faut l’croire !

Mais moi, j’étais pas si fou, il ne voyait rien venir ! Rien ! Je voyais dans ses yeux que j’avais bien réussi, que tout ce qu’il pensait de sa sœur ce n’était que du vomi qu’Alexie lui avait fait bouffer. Je me mettais en scène et lui, le spectateur, admirait tellement mon jeu qu’il se perdait entre l’illusion théâtrale et la réalité. Mais quelle réalité ? Il ne me connaissait pas, c’est à peine s’il connaissait sa sœur. Il n’a rien pour se raccrocher, à part ce qu'il a sous les yeux. C’est encore un gamin bien trop crédule et, en quelques sortes, je lui apprenais la vie à ce type là, je lui apprenais que des types comme moi ‘faut pas les prendre au sérieux ou alors on risque de se faire pisser dessus. Et ce que j’faisais moi ! j’lui pissais dessus ainsi que sur sa sœur et avec le sourire ! Crétin !

On peut dire que je déteste le monde, que je n’aime personne, mais tout ça c’est faux ! Je ne déteste pas le monde ! En réalité, je veux juste m’amuser et ça me fait bien rire de tous vous insulter ! Puis, j’aime Holly ! Elle ! Ma seule partenaire ! Tout les deux unis pour détruire des vies. Qu’est-ce qu’on s’amuse ! J’étais un brigand, un vilain singe mais c’en était tellement drôle que je n’en avais plus rien à faire. Moi, c’que j’veux, c’est rire sous votre nez.

Et quand je me suis dit que j’en avais assez de rire, qu’il pouvait s’en aller, il sortit des pièces de sa poche et je ne compris pas tout de suite parce qu’il pouvait très bien regarder s’il avait assez d’argent pour se payer un taxi ou quelque chose dans ce genre. Mais il se mit à me parler de sa petite voix larmoyante, pleine de pitié qui me faisait saigner les oreilles. Pourtant, je ne comprenais toujours pas ; ça n’avait aucun sens cet argent, pourquoi le sortir devant moi ? J’en n’avais rien à fo*tre de sa petite monnaie. C’est alors qu’il me dit que c’était pour Holly, pour lui acheter une « bricole » qu’il disait. Je repris Holly immédiatement. Je venais de comprendre.

J’ignorais un peu comment réagir, s’il fallait sourire ou pleurer ? Mais que quoi ? De ma déchéance ? Alors rions ! rions jusqu’au larmes, jusqu’à l’étouffement ! Pleurons ! pleurons jusqu’à ce que nos yeux soient sec. Mais non, je n’avais plus envie de rien du tout. Je n’étais plus rien du tout apparemment, si bien qu’on me donnait de l’argent comme on le fait pour les mendiants ou…

« Partez de chez moi… »

Je n’étais plus rien, je n’étais plus rien

« Partez de chez moi avec votre argent, vite ! »

Qu’il me laisse seul, seul pour que je puisse me fondre dans le vide ; là où il n’y a rien.

Je n’étais plus rien.
Revenir en haut Aller en bas
Alexander Scott
avatar
Serdaigle
Serdaigle
Spécialité(s) : Permis de Transplanage
Animagus : Chat de Pallas


Re: [Habitation] Under The Bridge

Message par : Alexander Scott, Jeu 8 Mai - 22:24


Donner quelques gallions, c'était bien là le minimum qu'il puisse faire, c'était presque une obligation quand on connaissait l'histoire de cette gamine qu'il portait encore dans ses bras.  Alexie était partie et en partant elle avait laissé tomber cet homme qui se tenait devant lui, cet abandon Alexander pouvait bien le comprendre même si au fond de lui il respectait cet homme qui semblait prêt à tout donner pour cette enfant. En revanche l'abandon de la gamine, il ne pouvait pas l'expliquer et il ne pouvait plus rien faire pour l'empêcher d'ailleurs avait-il jamais pu faire quelque chose ? D'ailleurs cette histoire aurait au moins eu le mérite de lui apprendre qu'il était encore bien loin d'être proche de sa sœur, qu'ils étaient encore bien loin d'être frère et sœur tout simplement, l'un comme l'autre n'étaient pas prêt pour ça et ils ne le seraient peut-être jamais. Quel frère laisse tomber sa sœur sans la prévenir ? Et inversement ?  Monroe attrapa son enfant et le sorcier de l'est porta la main gauche à ses poches. Il s'attarda quelques secondes sur le morceaux de miroir qu'il gardait en permanence sur lui dans l'espoir de voir le visage de Lexie s'y dessiner sans jamais que cela ne se produise, puis ses mains jouèrent quelques secondes avec les quelques gallions qu'il possédait. C'était bien loin d'être une fortune, bien loin d'être assez pour s'occuper de cette gamine mais c'était assez pour lui faire plaisir, peut-on réellement faire plaisir à un poupon comme ça ?

Alexander observa l'appartement quelques secondes avant de se rendre compte que sa démarche était profondément ridicule. Lorsqu'il observait l'endroit il se rendait compte que l'homme devant lui était bien plus riche qu'il ne le serait sans doute jamais, comment avait-il eut les moyens de se payer un tel appart' ? Qu’exerçait-il comme métier ? Ministre de la magie ? Rentier ? Charlatan ? Auror ? En tout cas ce n'était pas les quelques pièces qui allaient changer la donne, une gouttelette dans un océan tout au plus mais peu importait au jeune homme, pour lui c'était bien là la moindre des choses. Ce n'était pas tant pour Monroe mais plus pour l'enfant de sa sœur qu'il faisait ça, c'était irrépressible il ne pouvait pas s’empêcher de se dire qu'il était son oncle et qu'il devait quelque chose à cette gamine. Ce sentiment était d'autant plus fort qu'elle avait été abandonnée dés sa naissance. Le jeune Scott se rappela de sa première rencontre avec sa demi-sœur, de comment elle avait parlé de leur mère, de l’amertume et la colère qui vibrait dans sa voix à peine dissimulés. Puis le sorcier se rappela de son retour après être resté cinq mois dans la Taïga, ce jour là Alexie avait pleuré en le revoyant, sa voix avait vibrée de fierté... Impossible de croire qu'elle n'était pas sincère, même la meilleure actrice n'aurait pas pu mentir aussi bien. Lexie l'avait aimé lui en tant que frère et elle avait aimé cette enfant à un moment ou à un autre alors il devait essayé tant bien que mal de veiller sur elle.


« Partez de chez moi… »

Le ton était sec. Tranchant. Alexander observa quelques instants l'homme avec qui il s'était battu quelques instants plus tôt et qui l'avait invité chez lui quelques secondes plus tard. Le sorcier Russe ne pouvait s'empêcher d'être interloqué, c'était quoi son problème à ce gars là ? Schizophrénie ? Bipolarité ? Peut-être était-il tout simplement stupide. Le jeune homme eut un frisson en imaginant que sa nièce allait devoir passer tout le début de son existence avec un type dans ce genre. Au moins il semblait avoir la fibre paternelle et brûler d'amour pour Holly mais qui sait... Peut-être que ça aussi c'était passager.  Quelle pitié...

« Partez de chez moi avec votre argent, vite ! »

Le poing d'Alexander se referma sur un gallion tandis qu'il fixait le sombre individu d'un regard noir. Ô oui il allait partir ! Pas question de rester dans cet endroit sinistre qui empestait le malheur et la morosité. Peut-être qu'il était riche ce gars là ! Peut-être qu'il avait une fille de toute beauté. Mais ce gars là n'avait rien compris à la vie, n'avait rien compris au bonheur. C'était triste à voir mais Alexander ne pouvait rien y faire... Il n'était que l'oncle... Légalement il n'avait aucun droit sur cet enfant. Il ne pouvait pas donner son argent mais peu lui importait finalement. Il se contenterait de garder un œil sur Holly, de veiller à ce que rien ne lui arrive. Si un jour il se rendait compte que ce mec n'était pas net alors le douleur cette fois ne serait pas passagère.  

-T'inquiètes pas... J'vais partir et te laisser seul ici puisque c'est ce que tu souhaites. Alexander caressa furtivement la tête de l'enfant, ce geste courrouçait sans doute le père mais peu lui importait puisqu'il ne pouvait pas agir avec un nourrisson dans les bras. Au revoir Holly, nous nous reverrons bientôt.

Alexander tourna les talons et sortit dans le couloir. Son esprit était partagé entre la tristesse pour l'enfant, la haine et la pitié envers cet homme. Désormais il était temps de retrouver sa belle. Les recherches pour retrouver Lexie reprendrait le lendemain car tout les deux devaient avoir une longue conversation entre frère et sœur. Dans un crac sonore le sorcier de l'est disparu.

[Fin du Rp]
Revenir en haut Aller en bas
Phoebe Monroe
avatar
Gryffondor
Gryffondor
Spécialité(s) : Permis de Transplanage
Loup-Garou


Re: [Habitation] Under The Bridge

Message par : Phoebe Monroe, Ven 18 Juil - 17:39


[Axelle Higgs,
Suite de ce rp]

A ce moment, on regrettait l’ami d’enfance qui de ses tapes sur le dos nous envoyait valser avec les étoiles. Les petites étoiles qui brillent dans les yeux des minauds de six ans qui ont plus une tête d’ange que des langues de démon. On le regrettait bien cet ami qui riait aux éclats des canons et ça nous explose la tête de ne plus sentir sa poudre. Elle me faisait penser à de mauvaises choses Axelle. D’ailleurs, je la trouvais mauvaise avec ses grands yeux verts qui disparaissent à l’ombre des batailles. Je lui trouvais un regard pas assez fuyant et un peu trop hautain. Je lui trouvais des formes superbes et folles que je voulais par-dessus  tout souligner de mes mains, comme on souligne les mots importants. Je lui trouvais la grandeur que l’on accorde aux étoiles, aux étoiles de chez nous, celles qui apparaissent dans les pages des journaux. Je lui trouvais des petits seins comme des gouttes sur les bouteilles trop fraîches. Oh, je voulais la boire Axelle, je voulais la boire comme on boit l’opium ; à la fumée des chambres noires.

« Chez moi c’est moins loin qu’un gendarme qui présente ses gants pas très blancs et plus loin que chez la vieille dame pleine de peau. » Je souris alors à ce que je venais de dire, me trouvant l’esprit d’un Charlot. Un Charlot plus beau avec une seule fille. Un drôle de Charlot, alors ! J’ai repris mes sacs et j’ai poussé la petite Holly toute de blanc vêtue. Puis, j’ai guidé notre étrange trio dans les rues de Londres. Axelle devait encore tituber, alors on devait la croire imbibée d’alcool et toute pleine de remontrances bien placées pour les gens qui avaient de belles montres. Bien heureusement, j’avais l’allure d’un petit arriviste qui débarque endetté jusqu’aux buildings. Pourtant, j’avais une coquette somme d’or dans mon coffre mais, j’avais peur que le gros boyau hurlant engloutisse tout ce que j’avais. Déjà qu’il avait engloutit trois tétines de ma fille le mois dernier…

« Tu verras, chez moi c’est très sympa. J’habite dans un bel hôtel. On m’a donné cet appartement quand j’avais à peu près ton âge. Toi aussi, il va falloir que tu te bouges les fesses pour vivre comme il se doit ! » Et parce que je me trouvais génial, j’ai ris très fort. Là-dessus, on est arrivés devant les portes de verre qui battaient l’air comme on battait les œufs. J’ai salué la dame qui se tendait derrière son beau bureau lustré. Elle me salua et ne vit pas Axelle. Tous les deux, on a pris l’ascenseur qui nous emmena là-haut, au sixième étage je crois. On s’avança dans le couloir et, arrivés au fond, j’ouvris de mes clefs une porte.

Entrée dans l’appartement, le salon et la cuisine sont éclairés. Tout semble être rangé consciencieusement. Seule une cannette traîne lamentablement sur la table basse.
« Entres ! Entres ! » J’ai déposé mes sacs sur le comptoir. Sifflotant, j’ai sorti Holly de sa poussette et je l’ai installée comme il se doit dans son petit parc au centre de la pièce. « Tu peux t’asseoir » dis-je à Axelle. Je me suis alors mis à déballer les sacs, rangeant tous les produits à leurs places. M’affairant, une musique s’enclencha et, surpris, je fis tomber une boîte de conserve au sol qui roula étrangement, à la manière d’une toupie grecque. A vrai dire, elle tournait sauvagement, de plus en plus et cette scène dominait la pièce qui avait des allures de rêves sordides. Puis, la conserve arrêta sa ronde et je me rendis compte que la musique venait du parc de Holly. Ses boucles de paille bruissaient et elle souriait, dévoilant alors des gencives roses ornementées  de petites dents nacrées. Un carillon tinta et je me suis rappelé que je n’avais pas fermé la fenêtre avant de partir. J'ai ris de plus belle accompagné par Holly qui gazouillait.

Aux yeux surement rouges et à la peau sucrée, Axelle semblait à l’esprit du père et de la fille être un crachat.

J’ai ramassé la boîte de conserve et j’ai laissé là le reste de mes courses. J’ai regardé quelques instants Axelle et je me suis assis sur le canapé. « Qu’est-ce qui cloche chez toi ? Pourquoi t’es pas normale ? Pourquoi t’es toujours là, toujours dans ma vie ? Tu m’aimes, c’est ça ? » Mes yeux bleus électrisaient la pièce, si bien que l’heure sur le four s’éteignit. Holly, dans son parc, regardait avec le noir aux yeux, le canapé, puis la femme. Un petit filet de bave coulait de sa bouche et elle tentait d’attraper sa tétine qui était située à quarante-cinq centimètres de son corps blanc. « Tu veux boire quelque chose ? » Mes lèvres roses s’étirèrent en un sourire charmant. Je me suis levé. « J’ai de l’eau si tu veux ! » Le carillon tinta de nouveau et ce son cristallin résonnait comme un rire mélodieux.

[Je l'admets, je me suis vraiment éclaté à écrire ce rp !]
Revenir en haut Aller en bas
Axelle Higgs
avatar
LégendeSerpentard
Légende
Serpentard
Spécialité(s) : Fourchelang
Permis de Transplanage


Re: [Habitation] Under The Bridge

Message par : Axelle Higgs, Lun 28 Juil - 3:11


Tu verras, chez moi c’est très sympa. J’habite dans un bel hôtel. On m’a donné cet appartement quand j’avais à peu près ton âge. Toi aussi, il va falloir que tu te bouges les fesses pour vivre comme il se doit ! avait lancé Monroe alors qu'ils arrivaient près du dit bel hôtel.

Il rit, alors que la verte et argent resta silencieuse, un étrange sourire planant néanmoins sur ses lèvres. Il fallait lui laisser une petit chance à la Higgs. Elle n'avait même pas reçu le résultats de ces ASPICS et, après tout, n'avait que 17 ans. Qu'avait fait Monroe pour qu'on lui donne cet appartement ? Elle n'était plus trop certaine de l'page qu'il avait, mais il avait changé d'emploi de nombreuses fois. Pourquoi ? Une peur de la stabilité ? La clochette de l'ascenseur fit sursauter la sorcière. Ils étaient arrivés et Axelle fût incapable de contrôler les battements de son coeur.

Chaleureux comme jamais, Phoebe invita Axelle à entrer et prendre place sur le canapé. L'endroit était lumineux, bienveillant (?) et la sorcière s'exécuta et prit place sur le dit canapé, croisant les jambes. C'était trop normal pour elle tout ça. Une vie rangée, un appartement à Londres. Aucune tâche, rien. Monroe avait prit soin de ramasser cette canne qui traînait. Il riait et la petite gazouillait. Dans cette scène, Higgs-la-verte faisait tache. Trop sale, trop intoxiquée. Son esprit souhaiter s'envoler au quatre coins de l'univers.


- Qu’est-ce qui cloche chez toi ? Pourquoi t’es pas normale ? Pourquoi t’es toujours là, toujours dans ma vie ? Tu m’aimes, c’est ça ?

Elle revint brusquement à elle. À ses côtés, tout près, le sorcier avait prit place. Il était imposant et, pour une rare fois, Axelle se sentait petite.

- Personne n'est normale, sinon ça serait pas rigolo, fit la sorcière en secouant la tête.

Elle ne comprenait pas les paroles de monsieur Monroe. Il parlait trop vite et son cerveau avait juste envie d'exploser en une grosse flaque de sens dans son crâne. La belle sorcière fit un effort surhumain afin de saisir à nouveau la langue française dans toute ses subtilités. L'ancien Gryffondor adorait créer des malaises et c'est pourquoi il n'hésita pas à bombarder la préfète de questions. Dans un silence mutin, la catin à ses côtés soutint le regard bleu électrique de l'homme de par ses iris azurés dans lesquels dansait une tempête. Le contact visuel se brisa lorsque Phoebe offrit quelque chose à boire à la demoiselle. Il avait de l'eau. C'était pas de la vodka, mais ça ferait l'affaire. Il ne faudrait tout de même pas que la Verte et Argent laisse envoler le peu de lucidité qui lui restait. Elle hocha donc la tête doucement, alors que Phoebe s'affairait déjà dans la cuisine.


- Si vous trouvez que je suis toujours dans votre vie monsieur Monroe vous devez être plutôt seul, puisque nous nous croisons une fois tous les six mois.

Axelle avait été étonnée de ses propres paroles. Audacieuse, un peu baveuse, un peu elle quoi. C'est vrai. Elle ne courrait pas après lui. C'était un pur hasard s'ils s'étaient croisés cette après-midi. Pas comme la fois où elle avait été au Ministère de la Magie dans le but d'obtenir des informations sur les carrières que l'on pouvait y exercer.

Elle avait oubli Holly, non loin de là. Ce petit être, tout vêtu de blanc, était encore trop irréel aux yeux de la sorcière. Où était sa mère ? Était-elle morte ? Une histoire tragique pour le pauvre sorcier qui devait se débrouiller seul avec un bébé. Elle imaginait mal l'homme s'attacher à un enfant et encore moins être paternel. Il était habituellement plutôt froid. Est-ce que cet enfant avait besoin d'amour ? Ses petits yeux noir, sombres, semblaient satisfaits de l'attention que lui portait son père.
Revenir en haut Aller en bas
Phoebe Monroe
avatar
Gryffondor
Gryffondor
Spécialité(s) : Permis de Transplanage
Loup-Garou


Re: [Habitation] Under The Bridge

Message par : Phoebe Monroe, Dim 16 Nov - 16:17


[Pouvons-nous encore parlé de retard ? C'est tellement inexcusable... Pardonnes également la taille et la qualité du rp, ça va faire presque trois mois que je n'ai rien écrit.]

« Axelle, voyons... » Je sortis un plateau et deux verres. « Tu n'as même pas répondu à ma question. Pas de réponse, c'est un oui. Tant pis pour toi. » Le frigo s'ouvre en un Pop ravissant. « Oh ! De l'eau. Un citron. » Une carafe d'eau et un citron d'un jaune criard dans la main. « C'est bien dommage pour toi, Axelle ; je crois que je ne t'aime pas. » J'ouvris un tiroir, un long couteau apparu. Un couteau gris, ou blanc, ou lumière. Il coupa la scène, inonda nos yeux, fendit nos cœurs. Axelle devait surement pleurer, le cœur brisé ou coupé. Le citron se déposa sur une planche de bois. Il hurla de terreur. Le couteau le changea en quartiers nets. Cri. « Ah ! » L’œil était sous la main. « Bon sang, le citron m'a craché dans l’œil ! » L’œil s'ouvrit parsemé de rouge. « Quelle histoire ! »


Le couteau devait être au centre de la table, non loin du canapé. Je suis venu l'y placer. Il prit alors un halo lumineux. « Magnifique. » La carafe d'eau inonda un verre. Quelques secondes passèrent. Holly rampait au sol. Elle faisait des petits bruits très drôles, des bruits d'avion ou d'hélicoptère. Le frigo s'ouvrit de nouveau. Une petite bouteille courbée. Il y avait dans ma main une petite bouteille courbée. Brune, rouge, verre-tueuse. Vertueuse. « En fait, Axelle, je suis sûr de ne pas t'aimer. A vrai dire, je te déteste. »

La bouteille enleva son chapeau rouge. Elle expira. Elle bouillonnait de ne pas m'avoir vu tout à l'heure. La coca se versa dans un verre. « Je ne sais pas pourquoi. C'est inexplicable. Je ne t'aime pas. » J'ai mis un quartier de citron dans chaque verre. Des glaçons. Des glaçons plongèrent dans le liquide. Ils tintaient plus fort que le carillon à la fenêtre. « C'est drôle parce qu'en fait je n'aime pas le diable non plus ! »

Je vins vers elle avec le plateau. « D'ailleurs, tu te trompes. Tout le monde est normal, sauf toi. Tu es bien sotte de ne pas l'avoir remarqué. » Rires. « Ton verre. » Je lui tendis son verre plein d'eau, de glaçons et de citron. Un verre de bistrot. Soufflé traditionnellement. Il était teinté de jaune. Un verre jaune. Un vert-jaune. Holly appuya alors sur un de ses jouets et mon poignet faiblit. Tout le contenu du verre s'écrasa sur le sol, le canapé et les jambes d'Axelle. « Pauvre bête ! »

Mon verre vert à la main, je m'assis. « Je sais pourquoi, c'est de ma faute. C'est de ma faute si tu m'aimes. Je ne peux m'en empêcher... » Les lèvres se trempèrent dans la boisson. « Nous voilà dans de beaux draps ! »

Mes yeux s'aventurèrent dans ceux d'Axelle. Vert, bleu. Bleu, vert. Mon bleu gagna. Le couteau était toujours sur la table. Idiot, je mordis ma lèvre inférieure. Lentement, je mis mon verre sur le plateau et pris le couteau. « Tu es venu pour me tuer. C'est ça ? » La lame se tortilla dans tous les sens. « Je dois avoir ma baguette quelque part.  »

[Bon courage pour te débrouiller avec ça !]
Revenir en haut Aller en bas
Axelle Higgs
avatar
LégendeSerpentard
Légende
Serpentard
Spécialité(s) : Fourchelang
Permis de Transplanage


Re: [Habitation] Under The Bridge

Message par : Axelle Higgs, Mer 8 Avr - 3:21


La situation devenait de plus en plus embarrassante. Pourquoi Par Merlin, la sang pur avait accepté de se retrouver en compagnie de Monroe ? Elle s'amusait plutôt bien toute seule dans la rue. Certes, elle avait toujours un plaisir coupable à passer du temps en compagnie de l'ancien rouge et or. Jusqu'à présent, elle avait eut l'impression de gagner au petit jeu de "séduction" qu'il y avait eu entre eux  Dans cette appartement, il s'était passé quelque chose de très effrayant : elle avait perdu la maîtrise de la situation. Habituée à contrôler son environnement, et les autres, voilà qu'elle ne réussissait à anticiper aucun des réactions de l'homme.

Plus les secondes passaient, plus la sorcière avait l'impression qu'elle ferait un bad trip.

Il avoua la détester et cela piqua la curiosité de la sorcière. Pourquoi donc ? Axelle tentait de se remémorer les souvenirs en compagnies de Monroe, mais la vilaine drogue empêchait son cerveau de fonctionner correctement. Damn shit. Se réveiller et se concenter. Au plus vite.

Il la compara au diable. Ou quelque chose dans le genre. L'ancienne Serpentard rit. Elle oublia ses idées de bad trip.

Monroe... Peut-être n'aimes-tu pas Axelle, car elle empeste la magie noire ? Son aura, trouble, ne t'inspire pas la confiance, loin de là. Encore plus une journée comme aujourd'hui où son esprit n'aborde aucun (ou plusieurs ?) filtre à cause des différents abus. Les fils vont se toucher et -bzzt !- il y aura un court-circuit.

La question que l'on se pose tous : qui de Monroe ou Higgs pétera les plombs en premier ?


- D'ailleurs, tu te trompes. Tout le monde est normal, sauf toi. Tu es bien sotte de ne pas l'avoir remarqué.

Il lui tendit son verre en riant. La jeune femme, elle ne riait plus. Regard fixe qui s'agrandit légèrement lorsque le contenu de son verre se déversa en grande partie sur elle avant de s'écraser au sol. Ses mains se pressèrent sur ses cuisses trempées. Bah, tant pis, ça sécherait ce n'était pas de l'acide non plus. Monroe prit la parole, mais pas pour s'excuser :

- Je sais pourquoi, c'est de ma faute. C'est de ma faute si tu m'aimes. Je ne peux m'en empêcher... Nous voilà dans de beaux draps !

Leurs regards fixes s'observèrent. Dans les yeux de la Serpentard reflétait l'interdit. Ils restèrent ainsi quelques instants et puis..  

Bbzzztt !

Monroe fût le premier à tilter.

Il accusa Axelle d'être venu pour le tuer. Dans sa main droite se trouvait le couteau qui avait réussi à couper les citrons. L'air un peu hagard, Monroe chercha sa baguette, mais c'était déjà trop tard. Peut-être n'était-elle pas normale mais, chose certaine, Higgs était une excellente sorcière, dotée de réflexe plutôt surprenant. Combattre c'était naturel, plus que de penser ou parler.

Debout, elle avait bondit vers la salle à manger, tandis qu'elle pointa un #electocorpus plutôt agressif en direction de l'ancien Gryffondor. S'en suivit un #accio baguette de Monroe dans l'espoir de récolter la précieuse arme du sorcier et de tirer un grand avantage de la situation.


- Fais gaffe Monroe, un accident et si vite arrivé, ce serait dommage pour la petite, fit Higgs d'une voix douce.




{J'me suis dis que si je m'excusais pas rien, personne remarqueras que j'ai pris genre 6 mois à répondre.}
Revenir en haut Aller en bas
Phoebe Monroe
avatar
Gryffondor
Gryffondor
Spécialité(s) : Permis de Transplanage
Loup-Garou


Re: [Habitation] Under The Bridge

Message par : Phoebe Monroe, Jeu 30 Juil - 23:31


[Mon avocat rédige en ce moment même mes excuses pour ce retard : 12 volumes, des milliers de pages, au titre "Phoebe Monroe : mes excuses à Axelle, ou L'Histoire d'un rp", prochainement publié aux éditions DSL.]



Elle s'élevait plus haut que l'immeuble. Elle pour qui la taille crevait la scène semblait avoir de la peine à se mouvoir dans son corps trop grand.

Le couteau dansait dans la main. Il filait l'air dans ses mouvements souples pareils à la vague du ruban. Axelle s'étirait, inversait le décor, perturbait la scène. Ses mains tiraient les quelques fils d'une étrange danse inesthétique, terminées triomphalement par un bout de bois ridicule. Elle donna l'impulsion aux cœurs, battant le sang de l'assemblée. Assouvit le dernier souffle des têtes. La grande cantatrice cinglée menait la valse humaine et les danseurs calcinaient sous son regard vert. Cri. Quelques perles blanches de salive s’échappèrent de mes lèvres rouges et ma chair fut parcourue d'un frisson violet. Les genoux pliés légèrement, un vent de souffrance cristalline illuminait mon visage et la fille au sol tenta d'applaudir de ses bras potelés.

Enfin, lorsque tous les cris furent joués, je ne pus réprimer cette furieuse envie de m'affaisser nonchalamment au sol. Abandonné par une volonté divine et m'engouffrant peu à peu dans un champ de bataille faillible. Les verres étaient brisés, éparpillés sur le sol froid et trempé de citrons. Le couteau gris bouillonnait entre mes doigts où ma peau fondait. Et, alors que mes cils retenaient mes yeux bleus, quelques mèches de cheveux vinrent se mouiller dans cette flaque magnifique ; de citron, d'eau, de gaz et de salive ; parachevant ainsi la religieuse oeuvre d'une vanneuse déchéance. Le temps s'arrêta, on ne disait mot.

L'air tournait dans la scène, plein d'orages et de pluies retenues. Les minces lèvres du poupon semblaient dès lors cousues et on lisait dans ses yeux ambrés l'agrément d'une mort silencieuse, presque espérée.

Le bout de bois s'agita nerveusement. Parcourue de sursauts, de grossièretés et filant vers les mains enfantines d'Axelle. Elle paraissait l'attendre tranquillement. Enfin, sortit de l'invisible un ange inhumain ; gris clair, drôlement semblable à un petit primate. Il sautillait joyeusement, piaillant avec mélodie. La pièce ruisselait de sa lumière. On s'empara de la brindille volante. Jeu de scène. Le primate dansait, puis finit sur ma tête chancelante. Et, ce fut comme l'auréole invisible. Le bout de bois se lovait dans le creux de ma main.

Une main sur le canapé. Une autre sur la table basse. Et, je m'évertuais à soulever tout le poids du ciel sur mes épaules ainsi qu'Atlas. Mes jambes tremblaient et ma face rougie se contractait en une expression indéfinissable. Alors, quand ma silhouette s'étira, je jouais aux grimaces. « Tu dois être complètement folle pour m'attaquer entre mes murs... », ma voix se faisait plus rauque. Un couteau chaud et une brindille disjoints par chaque mains. « Je me demande si je dois procéder à la curée... » Mes lèvres roses laissèrent filer un long souffle qui semblât ne pas vouloir se terminer, continuer et continuer. Rires. « ... Tu es vraiment amusante comme fille ! » Les yeux bleus s'éparpillèrent dans le blanc étincelant de la scène, marchant au sol. « Regarde donc ce que tu as fait ! Non, vraiment, Axelle, je le répète : on est dans de beaux draps ! Mes magnifiques verres... Le citron... Je ne sais plus quoi dire ! Vois-tu, je suis un hôte catastrophique ! As-tu au moins bu l'eau que je t'ai servi ? Non... »

Je déplaçais la pièce, le visage tourné vers Axelle à laquelle je ne prêtais aucune réaction. « Comme je serais ennuyé s'il n'y avait pas eu cette Demiguise pour prendre ma baguette. Cela fait bien longtemps que je ne l'avais pas aperçu. Je pensais même qu'elle était partie définitivement. À croire que tout ce qui disparaît finit par réapparaître, même l'invisible. » Petits rires. Au même instant, un bruit se fit entendre. Holly jetait ses jouets avec une force formidable. Mon rire s'étouffa rapidement et mon regard cristallisa la scène. La rage bouillonnait lentement en mon ventre.

Ma langue passa sur mes lèvres, jolie langue cramoisie. « Je te méprise tout entière. » Quelques pas sur la droite ou la gauche. « Je crois que tu ne comprends pas. Tu ne comprends pas ce qui se joue par ici. Il y a des noms que tu ne peux pas prononcer. Il y a des regards que tu ne peux pas lancer. Regarde-toi, rien qu'une petite fille impertinente ! As-tu eu l'audace d'entrer ici ? Crois-tu que l'on est à armes égales ? » La senteur rouge sang d'une petite boucherie tombait sur la pièce blanche. « Si c'est ma mort que tu souhaites ; je t'en prie. Ne te trompes pas de victime. »

La poussière suspendue, légèrement illuminée par un brin de soleil, glissait verticalement. La poussière neigeait sur les épaules de l'homme.

Les pensées se faisaient et se défaisaient dans l'esprit décousu de P. Son morne visage blanc ruisselait et son regard fatigué tombait. Imbibé par la maladie et terrifié par tout ce qui lui était extérieur, tout ce qu'il n'avait pas mangé.

Le règne de la petite fille étincelait ; fuite de la mère, déchéance du père. Elle jouissait d'en être la seule responsable.

« Pars d'ici, Axelle. Je t'en supplie. » Et, je cherchais le raisonnement des yeux.
Revenir en haut Aller en bas
Axelle Higgs
avatar
LégendeSerpentard
Légende
Serpentard
Spécialité(s) : Fourchelang
Permis de Transplanage


Re: [Habitation] Under The Bridge

Message par : Axelle Higgs, Lun 28 Déc - 6:34


{HRPG : Joyeux Noël !}

Le brillant regard azuré de la sorcière fixa Monroe s'électrifier. Dans ses pupilles régnait à présent la fureur, la folie et une certaine junkytude. L'homme devant elle souffrait et la sorcière jubilait. Après tout, il méritait bien ce qui lui arrivait : Monroe qui se croyait au-dessus de tout le monde depuis la nuit des temps ! Axelle s'en rappelait bien à l'époque où il avait été professeur. Ou bien lors de cette étrange fois qu'ils s'étaient croisés dans des espaces temps différents. Ils en avaient d'ailleurs jamais reparlé. Cela aurait pu être une bonne occasion, si seulement Axelle avait décidé de ne pas péter un plomb. Mais c'était de sa faute, n'est-ce pas ? Il l'avait poussé à about !

Alors que la baguette de Monroe allait se lover dans les doigts de la sang pur, l'imprévu arriva : le bout de bois magique se défila sous le regard étonnée de la Higgs. Quoi ?! Monroe récupéra son arme grâce à une demi-guise sournoise. C'est avec difficulté que le sorcier se releva : ses jambes tuméfiés, ses bras tremblants et son visage imprégné d'une expression grotesque et indéchiffrable. La Higgs se sentait comme dans un rêve et c'est avec une certaine impatience qu'elle attendait la suite des évènements. Elle était capable d'électriser, elle pouvait fort bien lancer un Doloris : cette petite arrogante même pas majeure se sentait au dessus de toutes les lois.  


- Tu dois être complètement folle pour m'attaquer entre mes murs...

Non, pas complètement. Audacieuse, à la limite, était un terme plus convenable, non ? Higgs n'avait peur de rien et se croyait au-dessus de tout le monde. Personne ne pouvait l'atteindre. Les paroles du rouge et or devinrent cependant beaucoup moins intéressantes. À vrai dire, la suite du discours devint incohérent. Axelle n'en retint pratiquement rien, il parla de ses verres, le citron, l'hôte catastrophique qu'il était ! Un rire sinistre s'échappait parfois de ses lèvres et, après avoir retrouvé quelques forces, l'ancien Gryffondor s'affaire à ranger la pièce, oubliant quelques instant la vilaine sorcière qui se trouvait derrière lui. Il parla de la demiguise et, tout à coup, il eut un déclic et revint enfin dans le vif du sujet :

- Je te méprise tout entière. Je crois que tu ne comprends pas. Tu ne comprends pas ce qui se joue par ici. Il y a des noms que tu ne peux pas prononcer. Il y a des regards que tu ne peux pas lancer. Regarde-toi, rien qu'une petite fille impertinente ! As-tu eu l'audace d'entrer ici ? Crois-tu que l'on est à armes égales ?  

- Oui, souffla avec insolence la jeune sorcière, bien que le mot ne se rendit pas aux oreilles de Monroe, trop énervé qui poursuivit.  

- Si c'est ma mort que tu souhaites ; je t'en prie. Ne te trompes pas de victime.

Une vraie pipelette, ce Monroe. C'était la première fois qu'elle le voyait ainsi. Si ça se trouve, il avait également consommé ! Ou alors il avait tellement eut peur qu'il était incapable d'arrêter de parler et se murait dans une rage comme s'il s'agissait d'un bouclier. Ou un mélange des deux hypothèses. Tout était possible.  

- Je suis complètement folle, en effet,[/color| lâcha enfin Axelle. [/color=chartreise]Folle et exceptionnelle, nargua la beauté mesquine qui était prête à revêtir son masque à l'instant même. Et là, ça serait un vrai carnage demiguise ou non.

- Pars d'ici, Axelle. Je t'en supplie.

À l'attendre dire ses mots, le sourire sur le visage de la Higgs s'agrandit. Il la suppliait ! Il avait peur ! Genre, combien de personne pouvait se vanter d'avoir terroriser le sorcier au point qu'il supplie ? Leur regard se croisèrent à nouveau, les iris de Monroe cherchant une once de lucidité dans les iris beaucoup trop électrisant de la belle Serpentard. C'est avec une rapidité surprenant que la Higgs sépara la distance qui existait entre elle et lui. La sorcière débordait d'une confiance chimique qui en était presqu'effrayante. Se relevant doucement sur la pointe des pieds, afin d'être à la hauteur de son interlocuteur, la sorcière prit ensuite la parole :

- Vos désirs sont des ordres, siffla-t-elle ses lèvres charnues se trouvant trop près de celle de Monroe, les effleurant presque. Sache une chose, c'est toi qui ne comprends pas.

Axelle fit demi tour et quitta ensuite l'appartement dans lequel elle avait semé le chaos. Elle n'accorda aucun autre regard à Phoebe, mais s'assura d'avoir sa baguette bien en poche et salua la petite d'un signe de main. Sifflant un air un peu sinistre, elle referma doucement derrière elle la porte d'entrée avant d'emprunter en gambadant l'escalier qui la conduirait à l'extérieur. Est-ce que Holly était consciente qu'elle avait failli devenir orpheline ? Sans doute pas.

Passant une main dans sa chevelure noire, la jeune femme s'éclipsa dans les rues voisines, ne pouvant s'empêcher de ricaner. Ce qui venait de se passer était tout juste incroyable et maintenant elle ne voulait qu'une chose : dépenser toute cette adrénaline qui s'était accumulé dans son corps. Monroe avait été un simple amuse-gueule. Et si elle pouvait trouver un partenaire pour un mauvais coup ? Se rappelant tout à coup qu'elle était en sortie scolaire, la sorcière consulta sa montra et constata qu'elle devait trouver rapidement un magicobus pour le retour. De toute façon, elle trouverait bien quelqu'un pour foutre le bordel avec elle à Poudlard.



{Et, plus d'un an plus tard. Fin du RP}
Revenir en haut Aller en bas
Phoebe Monroe
avatar
Gryffondor
Gryffondor
Spécialité(s) : Permis de Transplanage
Loup-Garou


Re: [Habitation] Under The Bridge

Message par : Phoebe Monroe, Dim 7 Aoû - 15:15


[Alhena Peverell]

« Je n'ai pas de corne, hélas ! » s'écria Bérenger sur la scène, sentant le poids de la machine infernale sur ses frêles épaules d'homme. L’obsession du manque infini du corps, de cette imperfection divine eut la grâce de conduire l'homme à planter ses dents dans sa propre chair, à apprécier le goût de son propre sang. Puissions-nous n'être que des machines, enfin ? Là nos peines s'évanouiront, là le corps régnera en maître et la pensée ne sera plus. Car l'homme ne manque de rien, il est trop richement pourvu : embarrassé par cette excroissance-pensée qu'il suffit de couper. Bérenger fit l'erreur de se croire puni par son manque de corne, oubliant qu'il suffisait, pour endiguer sa peine, de tuer ce qui fit éclore la possibilité même qu'il eût une corne.

La scène est cette fameuse pièce blanche et luisante d'où gicle une lumière crue depuis la surface ferrée d'un évier.

Je ne suis rien d'autre que cet amas de substance lié par le principe de ma forme. Ces doigts qui passèrent sous l'eau fraîche du robinet ; la gloire fictive de ce sang latin, de ces terres calédoniennes éloignées, de cette divine fortune assise sur son trône alpin. Nous autres, les grimpeurs, lors de notre cosmogonie narcissique, posâmes nos doigts sur les failles rocailleuses du siège, en vain. Je fus son amant avant qu'elle ne me laissât choir ; les autres grimpeurs grimpant sans détourner le regard, mangeant aveuglement mon trésor et mon corps.

Je pris une orange. Mes doigts forcèrent sur sa peau jusqu'à ce que l'ongle de mon pouce pénétra dans sa chair et remua ses entrailles sucrées. Là, je me divertis  à accroître la faille entre les deux pans de peau qui crièrent, arrachés de leur substance, faiblement de douleur. Ce fut la curée. Son sang coula sur la surface éclatante du meuble blanc. Enfin, je divisai son essence pour l'engloutir ; le doute m'aspergea lorsque mes dents l'empalèrent et que son jus roulait déjà dans ma gorge.

Le papier buvard aspira ce jus stagnant. Je m'assis quelque part. Je craignis être atteint d'un abcès à l'estomac pour que l'orange dévorée se déversât entre mes entrailles, pour que moi et ma substance ne fûmes plus qu'une soupe sucrée. Nous ne fîmes aucun bruit dans la pièce, ni ne bougeâmes ; seule la poussière qui effectua des cercles aériens avant de se déposer sur le sol insipide fut le principe même du mouvement. Dès lors, je puis dire qu'à l'inverse de la vive poussière, je fus mort. Ai-je bien acheté ce matin au marché deux citrons ?

L'on frappa plusieurs fois à la porte. Au même instant, le personnage se leva machinalement, mima une surprise et un mécontentement. Enfin, il quitta la scène ; on entendit toujours le bruit de ses pas lourds.


« Alhena, entre ! Je t'attendais justement ! » Pause. « Non pas que tu étais en retard, non ! Je n'avais pas écrit d'heures. Mais j'ignorais si oui ou non tu viendrais. » Je revins dans l'espace.

Mes pieds m'emportèrent derrière le comptoir. Mes commissures de mes lèvres s'étirèrent en ce fameux sourire angélique et fin, cet effort accrut l’afflux de sang, de sorte qu'elles s’empourprèrent encore plus, elles et mes joues. Enfin, je déversai ce bleu oculaire sur cette peau pâle, semblant être faiblement attachée à sa carcasse. « Ça fait plaisir de te voir. » Soupir, suivi d'un air de culpabilité, culpabilité fausse. « J'oubliais ; tu veux boire quelque chose ? Thé ? Café ? J'ai aussi des citrons, je peux faire de la citronnade ! Personnellement, je vais me prendre un café... »
Revenir en haut Aller en bas
Alhena Peverell
avatar
Responsable RPGSerpentard
Responsable RPG
Serpentard
Spécialité(s) : Permis de Transplanage


Re: [Habitation] Under The Bridge

Message par : Alhena Peverell, Mer 10 Aoû - 2:13




Je vous souhaite un Joyeux-non Anniversaire

ft Phoebe Monroe


Un papier. Un envolé pour deux timbrés. Un nuage de fumé et une nuit étoilée. Une belle rencontre pour deux personnes dont le coeur ne bat plus. Ne sait pas battre hormis pour donner du sang à votre cerveau. Ton cerveau, ta prison. Tes pensées, tes tortionnaires. Tes voix, ton public. Un ton joyeux plein de sarcasme. Une boite de gâteau dans les mains. Une porte devant ta tête.

Toc. Toc.

La pièce allait-elle commencer ?

- Alhena, entre ! Je t'attendais justement !

Il doutait donc de toi ? Ou était-il trop impatient ? Ne sait-il plus qu'une reine se fait toujours attendre ?

- Non pas que tu étais en retard, non ! Je n'avais pas écrit d'heures. Mais j'ignorais si oui ou non tu viendrais.

- Bien sûre que j'allais venir. Ce n'est pas bien de douter de moi. Tu le sais.

Et l'acte 1 continuait. Il t'observait depuis son comptoir. Toi tu observais sa maison. Puis lui. Puis le décors. Soupir, il continue sa tirade. Un zeste d'hypocrisie avec ?

-  Ça fait plaisir de te voir. J'oubliais ; tu veux boire quelque chose ? Thé ? Café ? J'ai aussi des citrons, je peux faire de la citronnade ! Personnellement, je vais me prendre un café...

- Juste un thé vert je te prie... Ah et j'ai apporté des gâteaux ! Enfin des biscuits. Appel ça comme tu veux.

On se prend la tête ? On se prend pas la tête sur les mots ? On fait quoi on s'assoit ? On lui tend le paquet. Un sourire plaqué sur le visage. Face à face de psychopathe. À quoi ça sert de faire semblant ? On stoppe la pièce, fronce des sourcils et se braque. Les bras croisés contre la poitrine, des lèvres pincés. Qu'est-ce qui cloche ici ? C'est pas la première fois que tu viens. Mais y a un truc qui te met mal à l'aise. Tu sais pas, le sens du détail que t'as toujours.

- Ça me fait plaisir aussi de te voir... Mais t'as changé quoi dans ta pièce ?!

De quel genre de pièce parles-tu ? De celle que vous jouez ? De celle dans laquelle vous jouez ? De celle qui se trouve dans ton porte monnaie ? Et tu déblatères, tu déblatères des pensées sans sens. Sans queue ni tête. Tourner en rond dans le salon de ton cerveau. Les voix qui se mélange. Douce odeur d'orange. Qu'est-ce qui va pas chez toi ? Toujours pareil quand tu vas chez Monroe. T'es bizarre. Tu reviens à l'état de têtard. On dirait que tu ne sais plus écrire. Que tu parles dans tête juste pour comblé le vide de ta page. Pour atteindre un nombre de caractère. Que les pensées de la narratrice sont trop présentes dans ton histoire sordide.

Agitée, tu t'assois n'importe où sans demander la permission. Flûte hein... T'en as marre d'être contrariée. Tu comprends pas ce qui se passe. Ni les paroles et le dégluons de flux de paroles qui s'entasse. Ça explose, ça implose. Ça t'expose. Un sourire finalement se dessine et tu te détends. Allez un effort, ça fait trop longtemps. Deux humains, indignes des dieux sûrement qui se revoient pour parler. Grossier sans l'être cette rencontre. Mais amis aussi ? Ou perdue dans le néant ? Deux êtres dans leur tour, qui regardent l'humanité s'entretuer.

- Sinon, quoi de nouveau dans ta vie ? Comment tu vas ?

Tiens... Un ongle cassé ? Qu'est-ce qu'il a ton doigt ?
Revenir en haut Aller en bas
Phoebe Monroe
avatar
Gryffondor
Gryffondor
Spécialité(s) : Permis de Transplanage
Loup-Garou


Re: [Habitation] Under The Bridge

Message par : Phoebe Monroe, Mer 17 Aoû - 16:43


Sur la surface plane du meuble, gisaient les témoins du sacrifice : deux gouttes d'Orange que je n'eusse, certainement, pas vu lorsque je fus dos courbé, nettoyant. Le tableau était étrange ; le mobilier et la lumière donnaient cette désagréable impression d'évoluer dans l'artifice et le plastique, entouré de robots divers, d'acier faisant gicler la lumière, de toutes ces réclames ménagères. Puis, lorsque le regard s'attarde sur l’inauthenticité des images, il aperçoit les deux gouttes sucrées ayant comme une vie propre et chirurgicalement divisée de ces meubles connaissables. Elles furent les tâches de sang faisant jaillir, dans ce lieux, une faible humanité.

« Un thé pour madame ! » Je sortis une bouilloire et une cafetière italienne. « C'est gentil d'avoir pris des gâteaux ! Mais, tu sais bien qu'il ne fallait pas ! J'ai toujours de tout. » Les froides lèvres du robinet crachèrent dans les récipients ; l'eau s'écrasa avec violence sur les parois de fer, gémissant. Derrière ces lamentations, j'entendis Alhena s'exclamer. Ces mots-là me frappèrent et je restai face à mon robinet, les yeux comme blessés par une trahison, ne sachant plus à qui se destinait ce thé à venir. « Voyons, Alhena, rien n'a jamais changé ici ; et ne changera jamais ! La pièce est la même. » Le feu s'alluma, une pointe de bleu sur un fond jaune ; les flammes dansèrent et reçurent avec appétit les objets, léchant le fer à vif de leurs langues dangereuses. « Je n'ai jamais été du genre à m'ennuyer avec des travaux et du bricolage ; il faut avoir du temps pour de telle chose, et le temps... » Mes mains s’essuyèrent sur un torchon, ainsi se débarrassant des gouttes éparses tachetant ma peau. « Ou, maintenant que tu le dis, c'est vrai que j'ai changé de place les canapés sous conseil de mon médecin : une histoire de flux d'énergie et de Japon... »

La dame s'assit sur le canapé et l'on put entendre, dans une autre pièce, un faible bruit semblable à la chute d'un petit objet. L'homme, quant à lui, donne le dos à son interlocutrice, affairé.

Je sortis un plateau circulaire de fer. Quelques verres vinrent s'y poser ; jaunes et verts, ces mêmes verres de bistrot usés qui semblaient ne jamais vouloir se rompre contre la surface dure des carreaux. Les citrons étaient libres dans un saladier, leurs drôles de formes se reposant l'un sur l'autre jusqu'à dépasser, en partie, les volutes rouges de l'objet. Un couteau devait se trouver sur le meuble, non loin d'eux. Puis, je me dirigeai à l'arrière du canapé, avec ce sourire fade et coloré. « Oh, tu sais, il ne se passe jamais grand-chose chez les Monroe... » Je déposai ma main quelque part sur le cuir, m'y reposant. « Holly est à l'école, j'ai travaillé un peu... » Mon regard sauta par la fenêtre pour s'écraser contre la froide surface des buildings londoniens. « Puis, dans quelques semaines je vais repartir au Kenya ; l'air et la chaleur de là-bas me font du bien. Pas comme Londres... étouffante et humide ! »

La bouilloire et la cafetière commencèrent à siffler. A nouveau, l'on entendit un bruit ; cette fois-ci se fut celui d'une griffe fébrile sur le carreau.

« Et toi, alors, Alhena ? » fis-je la bouche pleine, venant de prendre un de ses biscuits. « J'ai vu que tu es au sommet de cette nouvelle taverne sur le Chemin de Traverse. Je ne la connaissais pas avant hier ; je ne vais pas souvent dans ces coins-là, j'y trouve les sorciers d'un ennui terrible. D'ailleurs, c'est bien un trait commun aux sorciers ça, l'ennui ! » Je fis quelques pas en arrière. De la fumée tomba sur la peau jaune des citrons et quelques gouttes se formèrent sur mon couteau. « Mais ce fut vraiment une réussite cette soirée, je t'envie ! » Avant de lui donner le dos, mon doigt pointa la main d'A. et je dis ces mots : « Tiens... Un ongle cassé ? Qu'est-ce qu'il a ton doigt ? » Puis, la cafetière ou la bouilloire poussa un cri strident provocant ma précipitation, apeuré par l'eau bouillonnante, la lave aqueuse et cette atroce fumée qui me fit songer de cette manière ; avais-je acheté du sucre à la supérette ?
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé

Re: [Habitation] Under The Bridge

Message par : Contenu sponsorisé


Revenir en haut Aller en bas
Page 3 sur 4

 [Habitation] Under The Bridge

Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4  Suivant

Permission de ce forum:Vous pouvez 
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Harry Potter 2005 :: ~¤~ Londres ~¤~ :: Rues de Londres-

L'univers d'Harry Potter est la propriété de la Warner Bros ainsi que de J.K Rowling.
Tous droits réservés sur ce site ©Copyright HarryPotter2005. Affichage optimisé sous Firefox.