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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Londres ~¤~ :: Rues de Londres
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[Habitation] Under The Bridge
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Phoebe Monroe
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Re: [Habitation] Under The Bridge

Message par : Phoebe Monroe, Mer 17 Aoû - 10:43


Sur la surface plane du meuble, gisaient les témoins du sacrifice : deux gouttes d'Orange que je n'eusse, certainement, pas vu lorsque je fus dos courbé, nettoyant. Le tableau était étrange ; le mobilier et la lumière donnaient cette désagréable impression d'évoluer dans l'artifice et le plastique, entouré de robots divers, d'acier faisant gicler la lumière, de toutes ces réclames ménagères. Puis, lorsque le regard s'attarde sur l’inauthenticité des images, il aperçoit les deux gouttes sucrées ayant comme une vie propre et chirurgicalement divisée de ces meubles connaissables. Elles furent les tâches de sang faisant jaillir, dans ce lieux, une faible humanité.

« Un thé pour madame ! » Je sortis une bouilloire et une cafetière italienne. « C'est gentil d'avoir pris des gâteaux ! Mais, tu sais bien qu'il ne fallait pas ! J'ai toujours de tout. » Les froides lèvres du robinet crachèrent dans les récipients ; l'eau s'écrasa avec violence sur les parois de fer, gémissant. Derrière ces lamentations, j'entendis Alhena s'exclamer. Ces mots-là me frappèrent et je restai face à mon robinet, les yeux comme blessés par une trahison, ne sachant plus à qui se destinait ce thé à venir. « Voyons, Alhena, rien n'a jamais changé ici ; et ne changera jamais ! La pièce est la même. » Le feu s'alluma, une pointe de bleu sur un fond jaune ; les flammes dansèrent et reçurent avec appétit les objets, léchant le fer à vif de leurs langues dangereuses. « Je n'ai jamais été du genre à m'ennuyer avec des travaux et du bricolage ; il faut avoir du temps pour de telle chose, et le temps... » Mes mains s’essuyèrent sur un torchon, ainsi se débarrassant des gouttes éparses tachetant ma peau. « Ou, maintenant que tu le dis, c'est vrai que j'ai changé de place les canapés sous conseil de mon médecin : une histoire de flux d'énergie et de Japon... »

La dame s'assit sur le canapé et l'on put entendre, dans une autre pièce, un faible bruit semblable à la chute d'un petit objet. L'homme, quant à lui, donne le dos à son interlocutrice, affairé.

Je sortis un plateau circulaire de fer. Quelques verres vinrent s'y poser ; jaunes et verts, ces mêmes verres de bistrot usés qui semblaient ne jamais vouloir se rompre contre la surface dure des carreaux. Les citrons étaient libres dans un saladier, leurs drôles de formes se reposant l'un sur l'autre jusqu'à dépasser, en partie, les volutes rouges de l'objet. Un couteau devait se trouver sur le meuble, non loin d'eux. Puis, je me dirigeai à l'arrière du canapé, avec ce sourire fade et coloré. « Oh, tu sais, il ne se passe jamais grand-chose chez les Monroe... » Je déposai ma main quelque part sur le cuir, m'y reposant. « Holly est à l'école, j'ai travaillé un peu... » Mon regard sauta par la fenêtre pour s'écraser contre la froide surface des buildings londoniens. « Puis, dans quelques semaines je vais repartir au Kenya ; l'air et la chaleur de là-bas me font du bien. Pas comme Londres... étouffante et humide ! »

La bouilloire et la cafetière commencèrent à siffler. A nouveau, l'on entendit un bruit ; cette fois-ci se fut celui d'une griffe fébrile sur le carreau.

« Et toi, alors, Alhena ? » fis-je la bouche pleine, venant de prendre un de ses biscuits. « J'ai vu que tu es au sommet de cette nouvelle taverne sur le Chemin de Traverse. Je ne la connaissais pas avant hier ; je ne vais pas souvent dans ces coins-là, j'y trouve les sorciers d'un ennui terrible. D'ailleurs, c'est bien un trait commun aux sorciers ça, l'ennui ! » Je fis quelques pas en arrière. De la fumée tomba sur la peau jaune des citrons et quelques gouttes se formèrent sur mon couteau. « Mais ce fut vraiment une réussite cette soirée, je t'envie ! » Avant de lui donner le dos, mon doigt pointa la main d'A. et je dis ces mots : « Tiens... Un ongle cassé ? Qu'est-ce qu'il a ton doigt ? » Puis, la cafetière ou la bouilloire poussa un cri strident provocant ma précipitation, apeuré par l'eau bouillonnante, la lave aqueuse et cette atroce fumée qui me fit songer de cette manière ; avais-je acheté du sucre à la supérette ?
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Alhena Peverell
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Re: [Habitation] Under The Bridge

Message par : Alhena Peverell, Lun 22 Aoû - 21:19


Une blessure. Quelque chose de craquelé chez lui ? Tu te trompes ? Est-ce une simple façade chez celui qui est ton meilleur ami. Façade échancrée cachant le vrai du faux, le faux du vrai. Un sourire, une discussion aussi insipide que possible. Des retrouvailles étranges. Aviez-vous l'habitude de ça ? Tu ne t'en souviens pas, plus. Qu'est-ce qui c'est passé ? Toi ou lui ? Amertume et mystère quand tu nous tiens. Nous taillades les veines jusqu'à l'hémorragie des sentiments. Turbulences de pensées obscures sur des paroles anodines.

- Oh c'est donc ça. La position des canapés...

La position des canapés de votre pièce de théâtre si lugubre. Évidemment que non. Ambiance, cette symbiose étrange. Mais tu ne laisses rien paraitre. Peu convaincu par le détail. A-t-il vraiment changer la position des canapés ou dit-il cela simplement pour te faire plaisir. Pour éviter la discussion que vous vous apprêtez à avoir. De toute manière rien ne s'échappera, le rideau est levé et on ne peut s'enfuir. Aucun spectateur n'est là pour interrompre votre manège qui tourne. Cette grande roue de la vie qui ne cesse jamais de s'enfuir et de rouler, rouler. Rouler sur les gens et leurs sentiments. Celle qui écrase vos coeurs et restant d'âme.

- Oh, tu sais, il ne se passe jamais grand-chose chez les Monroe... Holly est à l'école, j'ai travaillé un peu... Puis, dans quelques semaines je vais repartir au Kenya ; l'air et la chaleur de là-bas me font du bien. Pas comme Londres... étouffante et humide !

Pourquoi le Kenya Monroe ? Qu'est-ce que tu fuis réellement hormis l'air de Londres ? Qu'est-ce que Londres t'as fait ? Tu n'en as pas assez de fuir ? Faire le tour du monde ne changera rien. Ne t'amènera à rien. Tous les chemins te rameront à la maison un jour ou l'autre. C'est l'expérience que tu en as, celle que tu voudrais lui dire.

- Et toi, alors, Alhena ?

Il prend un gâteau. Est-ce vraiment bon ces trucs ? T'en sais rien. Tu l'espères et en fait de même. Le grignote comme une souris. Éplucher un biscuit...

- J'ai vu que tu es au sommet de cette nouvelle taverne sur le Chemin de Traverse. Je ne la connaissais pas avant hier ; je ne vais pas souvent dans ces coins-là, j'y trouve les sorciers d'un ennui terrible. D'ailleurs, c'est bien un trait commun aux sorciers ça, l'ennui ! Mais ce fut vraiment une réussite cette soirée, je t'envie !

Oui c'est un trait commun, un trait dont tu te rapproche mon cher Monroe. Tu allumes une cigarette, au pire tu l'éteindras. Tu ne sais plus trop ce que veux Monroe, il te surprendra toujours. Comme s'll improvisait la vie, comme si tu n'avais point lu le script de ta pièce. Pas appris les paroles par coeur. Mais as-tu un coeur ?

- Tiens... Un ongle cassé ? Qu'est-ce qu'il a ton doigt ?

Tiens lui aussi a remarqué ? Étrange coïncidence. Tête penchée, tu le regardes malicieusement.

- Oh j'ai du le cogner... Un petit coup de lime et ça repart. Comme la vie ennuyante.

On se lève, on fait le tour et s'approche de la fenêtre. On l'ouvre ?

- Moi ça va. J'ai pris comme tu l'as dit la tête de la taverne, enfin c'est un cabaret, sur le Chemin de Traverser. On est sur le point de faire plein de changement, surveille ton chiffre d'affaire Monroe maintenant ! Bien que je suppose que tu n'en aies pas tellement besoin en vrai... Ah sinon, je suis professeur à Poudlard. Je ne sais pas si tu au courant. Devine donc la matière...

Un rire, tu te retournes et le dévisage. Un masque tombe du haut de la falaise. Il dévale, se fracasse et se fracture sans que tu puisses faire quoi que ce soit. Impossible à récupérer, à remettre. Pourquoi ? Tant de question sans geste ni sens. Perversion de l'absolu.

- Les enfants vont bien... Mais leur père. Il est sur le point de revenir je crois.

Une bombe lâchée au milieu d'un stade. Un kamikaze japonais qui se suicide. Une phrase pleine de sens, de peur, et pourtant si vide. Si vide d'émotion. Mais qu'est-ce que tu es devenu ? Un robot ? On dirait une machine. Qui hache tout sans se stopper. Qui fait frissonner l'échine. Et ton regard qui se fige. Qu'est-ce qu'il t'arrive ? Tu attends quoi comme réponse de la part de Monroe ? Il s'en fout au fond. Il va sûrement, simplement te demander de t'assoir et servir ton thé en te disant que c'est génial...

Mais Merlin, Ô ongle cassé, coeur brisé, tu fais mal.


Dernière édition par Alhena Peverell le Dim 29 Jan - 12:45, édité 1 fois
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Phoebe Monroe
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Re: [Habitation] Under The Bridge

Message par : Phoebe Monroe, Mar 6 Sep - 9:11


L'eau bouillante se déversa dans le verre jaune. Des volutes vivaces s'échappèrent de la surface plane, dansèrent quelques temps, puis, s'évanouirent dans l'âpre blancheur de la scène. Le café jaillit également de la cafetière italienne, à la surface grise chauffée à vif, pour se terrer dans l'une de ces vieilleries translucides, à la peinture disparate.

Une boîte métallique fut posée sur l'ennuyeux plateau : son esthétisme vieillit fut dissonant avec l'harmonie moderne de la cuisine, du séjour. Néanmoins, la boîte, couverte de couleurs vieillottes et de lettres tirées d'une lointaine réclame, s'allongea sur le plateau sans l'ombre d'une hésitation, florissant d'une confiance déroutante faisant frémir la croûte superficielle du décor. Elle fut rejointe par une carafe en céramique débordant de lait ; sa surface auparavant blanche offrait une lueur jaunâtre et sa surface vernie présentait quelques craquelures. Aux yeux étrangers, la paire d'objets offrait la résonance d'une petite musique.

« Professeur, comme c'est drôle... » Mes doigts s'emparèrent du plateau orné. « Je le fus aussi un certain temps... » La silhouette m'appartenant avait cette courbe droiture et cet élancement enjoué couronné par un sourire blanc ; la gloire d'une éducation féminine et l'abaissement d'une conception valeureuse d'un ordre, de mœurs et d'authentique folie. « J'imagine, en vue du déclin alarmant du prestige de cette école, que tu dois enseigner comment rouler des cigarettes. » Arrêt devant la table. Le plateau se déposa prestement. « Je ne vais pas te le cacher Alhena : aucune coupe de champagne ne sera pour moi aussi savoureuse que celle que je boirai lorsque Kholov sera abattu. Croisons les doigts ! » La boîte s'ouvrit et dévoila des rangées innombrables de carrés de sucre roux, alignées avec soin. Je me mis à sourire avec compassion. « J'ai toujours détesté les hommes détestables... »

Le couteau gisait sur le surface blanche, sa lame, loin d'être émoussée, fut, un temps, tiédie par le feu artificiel et son vacarme de flammes.

L'homme s'assit sur le canapé, se plaçant soigneusement vers le visage féminin. Il souriait toujours. Le bruit singulier de griffes agitées se mut dans la cuisine, jusqu'à sembler se rapprocher du centre de la scène : l'autel pour Dionysos encerclé de canapés et simplement remplacé par une table.

La main fit un signe. « Leur père, dis-tu ? » Les commissures de mes lèvres, luisant étrangement d'un rouge forcé, s'affaissèrent dans une expression d'empathie. « J'ai développé ce mot d'ordre avec ma fille : ce qui m'appartient, je ne le donnerai pas. Selon moi, il n'y a pas d'autres droits qui viennent en jeu. Et cette parole n'est que la mienne, mais j'estime que ce père est un danger... à écarter. » Les traits se déformèrent aussi tôt pour afficher l'embarras. « Des cuillères ! J'ai oublié les cuillères ! » Debout. Chancellement vers la cuisine, puis, ballottement, entre deux doigts privés de chaleur, de deux cuillères grises.

Un carré de sucre plongea dans la surface noire et fumeuse du café. Il perturba atrocement l'onde qui fut sillonnée de manière circulaire par quelques vaguelettes dysharmoniques. Il s'enfonça dans le liquide et disparut. Il fut suivi par un autre dont le bruit éclata plus distinctement sur scène. Puis, par un troisième. « Du sucre ? » La boite fut poussée vers la tasse de thé. Enfin, la carafe de lait s'envola et dégobilla sa bave blanche dans le verre noir. A cet instant, la cuillère empala le mélange et remua l'ensemble prenant une couleur de chair. « Un peu de lait ? »

« Es-tu allée voir l'allocation du ministre ? Il parait que ce fut d'un ennui... Rien d'étonnant, pour l'avoir côtoyé un peu. Quelle épave, cet homme ! »
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Alhena Peverell
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Re: [Habitation] Under The Bridge

Message par : Alhena Peverell, Ven 23 Sep - 12:20


Désolée du retard !

Salut toi, comment tu vas ? Un tout et un rien. Bordel. Perdue pour perdue. Il te sert à boire. Il parle, parle. Un moulin à parole qui ne s'arrête pas. Il te parle de Kholov. Franchement, qui aiment les hommes détestables hormis les hypocrites ? Personne. Alors peut-être, quand celui-ci dégagera tu sauteras de joie, viendra trinquer avec Phoebe le départ de cette enflure. Tu avais beau jouer avec les autres, Monroe c'était pas pareil. T'avais pas besoin de faire semblant. Jamais. C'était d'ailleurs étrange. Trop peut-être.

Il parle ensuite du paternel. Et tu acquiesces doucement quand il annonce que c'est une chose à écarter. Tu es tout à fait d'accord, d'ailleurs c'est ce que tu fais depuis quelques semaines. Tu fais tout pour. Éviter qu'il retrouve ce qui vous sert d'enfant. Comme si c'était une énorme partie de cache cache et que tu étais leur joker. C'est presque puéril si l'enjeu n'était pas leur vie. Mais à y penser, tu te tortures l'esprit. Des petites aiguilles plantaient les unes après les autres dans ton crâne. Et ça tourne, ça se te détruit. C'est malsain et ton ami en face te le dirait bien s'il n'était pas un lâche allant chercher des cuillères pour détourner l'attention.

Quand il te propose du sucre et du lait, tu hoches la tête de bas en haut. Du bout des doigts, tu prends un carré qui tombe dans ta tasse. Il se dissout lentement, puis il est accompagné d'un nuage de lait. Le mélange dessine des traits que la cuillère vient briser. C'est encore trop chaud, alors tu touilles très lentement. Tu attends. Tu n'as pas envie de te brûler la trachée. Tu ne relèves la tête que quand il se remet à parler, tes pensées sont parties vite vers un autre endroit. Lui, il te ramène sur terre en tirant sur la corde.

- Si tu parles de la Conférence au chemin, oui. J'étais même devant... Personnellement, j'étais présente physiquement mais pas mentalement. Ce qu'il avait à dire n'avait aucun intérêt. Ses décisions sont amères, elles ne font que nous enfoncer. Vivement que les choses bougent. Espérons le mieux. Tu crois que les Mangemorts vont finir par réussir ? Ça m'amuse beaucoup, de regarder de haut les combats qui s'exerce entre les différents partis. Tu m'en diras des nouvelles quand ils se seront enfin tous entretuer.

Presque jouissif de dire ça. Un fin sourire s'étire sur tes lèvres. Tu bois le thé. Ça te brûle légèrement la gorge. Est-ce le karma ?
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Phoebe Monroe
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Re: [Habitation] Under The Bridge

Message par : Phoebe Monroe, Sam 14 Jan - 18:38


[Sincèrement désolé pour l'énorme retard.]

Le café fut bu. La tasse revint les entrailles ouvertes, tâchées de noirceurs inquiétantes, de bulles brunes. Au fond restaient des perles de sucre roux, provenant peut-être du Sud, de cette confédération où croit le bougainvillier descendant en cascade des porches des demeures blanches de chaux construites sur des mœurs, une chevalerie chaude et une dignité.

« Les Mangemorts ? » Rires. « Oui, je pense qu'ils vont peut-être réussir à cambrioler la caisse d'un bistrot étant donné que ça semble être leur première cible. » Se dessina un sourire triomphant. « C'est étrange leur manière d'abandonner leurs valeurs passées pour aujourd'hui s'attaquer aux commerces. Ils sont comme tous les idiots de cette île : il leur manque l'ambition. Enfin, c'est un mot qu'on doit avoir oublié si on revêt un masque uniquement pour briser des fenêtres et faire crier les vieilles dames. Ils ont l'influence réduite d'une vielle association pour grabataires racistes et séniles ! » Rire mesquin. Le corps se leva, alla chercher quelque chose : les gestes furent singulièrement hasardeux comme si l'image de la scène avait disparu du schéma moteur de l'actant qui réagissait, désormais, à la manière d'un chien dans un environnement inédit.

Je revins m’asseoir. Entre mes doigts une boîte en bois sombre ornée des mots d'or « La sombra de lo que fuimos » : ma main trembla comme fusillée, la peau tannée d'une brebis galeuse, prochainement érigée en statue en raison du devoir de mémoire. Que faire en ce jour alors ? Tuer ? Fusiller ? Mourir parce que l'on se le doit ? « T'en veux un ? » Le coffret s'ouvre et dévoile des cigares. « Ce sont des cubaines ! Un ami m'en a ramené l'an passé. Je t'ai déjà parlé de Coco ? Qu'importe... » Je m'emparai d'une cubaine, la glissai sous mon nez, mes yeux bleus et mes lèvres roses.

Le crissement étrange entendu par le spectateur il y a quelques minutes reprend de plus belle, infernal, indéniable cette fois. Surgit alors une forme.


« Je te présente ma demiguise. » La chose attira le regard, venue se loger entre mes genoux, à peine discernable. « Elle n'a pas de nom... C'est un non. »

La cubaine pelotée eut la tête coupée. Je sortis une longue allumette qui s'embrasa subitement : une longue flamme orange s'élevant, gouttant à la liberté un très court instant car rapidement accolée au cigare pour mourir peu après. Courte vie pour un objet si injustement emprunt de symbolisme ridicule. « Vois-tu, Alhena, je ne pense pas que l'on puisse espérer grand chose de notre société et il est grand temps d'y mettre fin de manière à garder un semblant de dignité. » Les première fumées s’échappèrent de mes lèvres, caressèrent le dos de la bête. La cubaine se retira de ma bouche, attachée au bras posé sur le dos du canapé blanc. Et mes yeux scrutant la surface opaline recouvrant le squelette d'A.

« Serais-tu tentée par une partie d'échecs, ma belle ? »
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