AccueilPortailFAQPublications internesRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion

Harry Potter 2005 :: ~¤~ Académie de Poudlard ~¤~ :: Les couloirs
Page 2 sur 27
La Tour d' Astronomie
Aller à la page : Précédent  1, 2, 3 ... 14 ... 27  Suivant
Ailinn Kafka
Serdaigle
Serdaigle

Re: La Tour d' Astronomie

Message par : Ailinn Kafka, Jeu 5 Juil 2012 - 13:07


"Tiens donc... La Serdaigle aurait elle prévu un plan de Serpentard ? Et quel est ce plan ?"

La jeune fille encaissa la pique sans répondre, sachant pertinemment qu'elle en avait déjà bien trop dit. Elle ne tenait pas particulièrement à ce que les circonstances se retournent contre elle lorsqu'elle aurait enfin réalisé le plan... De plus, elle n'était pas la seule concernée, et doutait que Nassia soit ravie d'apprendre qu'elle avait parlé de tout cela à un Serpentard.

Il fallait qu'elle apprenne à être plus prudente, surtout si elle voulait suivre les traces de son père au sein de l'Ordre... son père... Elle lui désobéissait encore ce soir, et s'en voulait pour cela.


"Sais-tu pourquoi la lune est solitaire ?" demanda soudain Altair, un étrange sourire flottant sur ses lèvres.

Naomé ne répondit pas, sachant la question rhétorique, et se contenta de fixer le garçon de ses iris sombres, l'incitant à continuer. Elle adorait les histoires.
..

"... Parce qu'elle avait un amant, Karekachou, un esprit..."

Ce simple début la fit sourire. Il lui rappelait tant les légendes indiennes que sa mère lui contait autrefois, alors qu'elle était encore enfant... elle se rappelait la lumière vacillante des chandelles, le vent hurlant dans les arbres, à l'extérieur et les poutres de la maison craquant sous l'effet des rafales.

"... Mais Langue-Fourchue aimait aussi la Lune. Il alla le voir, lui disant que la Lune voulait un bouquet de fleurs. Ce que l'amant ignorait, c'était que s'il allait sur Terre, il ne pourrait jamais revenir dans le monde des esprits... "

Cette histoire faisait écho à quelque chose dans son esprit, sans qu'elle parvienne exactement à mettre le doigt dessus.

"... Depuis ce jour, il passe ses nuits à contempler et appeler la Lune qu'il ne pourra plus jamais toucher."

"C'est une belle légende. J'en connais aussi quelques unes, mais je ne suis pas sûre de pouvoir me les rappeler jusqu'au bout..."

Elle se tourna de nouveau vers la fenêtre. Cette légende lui avait laissé un doux mélange de nostalgie et de tristesse.

Autour d'eux, la pièce avait repris son envergure mystérieuse, et chacun des bruits venant de l'extérieur semblaient provenir d'un autre monde... Les étoiles brillaient toujours, mais de sa place, la jeune fille ne pouvait en reconnaitre aucune
.

"Veux-tu que je t'en raconte une ?"
Revenir en haut Aller en bas
Altair Ibn-La'Ahad
avatar
Serpentard
Serpentard
Spécialité(s) : Permis de Transplanage


Re: La Tour d' Astronomie

Message par : Altair Ibn-La'Ahad, Ven 6 Juil 2012 - 9:27


Devant ma remarque, elle parut tendu. Cependant, elle savait qu'elle en avait trop dit. Ne voulant pas mettre mal à l'aise j'avais repris la parole avec une légende sur la lune. C'était une des légendes que j'affectionnai plus que les autres. Sans doute parce que ma mère me la racontait régulièrement, souvent animé par la magie. Les gens du village la connaissait bien cette légende.

Quand l'histoire fut racontée, Naomé se tourna vers la fenêtre. Son regard était embué de nostalgie et de tristesse, sans que j'en comprenne la raison.

"C'est une belle légende. J'en connais aussi quelques-unes, mais je ne suis pas sûre de pouvoir me les rappeler jusqu'au bout... Veux-tu que je t'en raconte une ?"

Je regardai alors la jeune fille dans les yeux. Iris noir contre iris ambre.

-Je veux bien...

La salle semblait nous avoir coupé du monde, donnant une dimension mystique à cette rencontre sans doute contraire aux principes de la jeune fille. Cependant, Ce genre d'escapade était devenu monnaie courante pour moi. Avec les frangins Al-Sayf, notre lieu d'observation des étoiles étaient généralement le sommet de la forteresse. Mais pour y accéder, il fallait se faire plus discret qu'une ombre. Chose devenue facile avec le temps.

La salle étoilé était superbe, donnant l'impression de nager avec les étoiles.
Revenir en haut Aller en bas
Ailinn Kafka
avatar
Serdaigle
Serdaigle
Spécialité(s) : Permis de Transplanage
Animagus : Colibri rouge
Chercheuse


Re: La Tour d' Astronomie

Message par : Ailinn Kafka, Jeu 12 Juil 2012 - 18:40


[Hrpg : Méga retard, je suis désolée :S Pour me faire pardonner, j'ai essayé de te trouver une belle légende Smile ]


Les étoiles s’étendaient à perte de vue autour d’eux, véritable rivière de diamants éparpillés par un géant.
La jeune fille commença son histoire.

À vrai dire, cette légende n’existait pas vraiment, et c’était plutôt un condensé de plusieurs histoires indiennes, que sa mère lui contait lorsqu’elle était enfant. Elle avait toujours aimé les contes, et, en y repensant bien, ce qu'elle vivait à Poudlard y ressemblait énormément, avec toute cette magie ambiante..
.

« Cette histoire se nomme la légende des Sept frères. C’est une légende que les anciens contaient dans la tribu de ma mère, mais je ne sais pas si je te la répèterai vraiment mot pour mot… Je ne suis pas sûre de me rappeler de toute l’histoire. »

Elle se tut un instant, laissant l’atmosphère de la légende s’installer peu à peu.

« Il y a bien longtemps, du temps de nos ancêtres, sept jeunes hommes vivaient dans un tepee solitaire, au bord de la grande rivière sacrée.
C’était un temps où la terre Mère était peu généreuse avec ses enfants, et les sept frères étaient si pauvres que la danse et le chant constituaient leur seule nourriture. »

« Ils étaient vêtus de loques, et se dérobaient à la vue des autres tribus tant leur honte était grande. »

« Mais, quand la nuit lâchait son grand manteau sur les terres, ils sortaient de leur tepee et allumaient un grand feu de joie, qui faisait fuir les démons habitant la misère et le froid. »

« À ce moment, alors qu’ils contemplaient les flammes dansantes du brasier, ils imaginaient faire un grand festin, et dansaient jusqu’à l’aube pour oublier les lendemains. »

« Un soir, l’ainé rassembla ses frères pour leur parler.
- Mes frères, l’heure est grave. Nous sommes devenus trop faible pour danser, et si affamés que même les chants ne nous nourrissent plus. Il est temps de tenir conseil.

Longtemps, les frères restèrent là sans un mot, contemplant immobile le feu autour duquel ils dansaient encore hier. »

« Enfin, le plus jeune rompit le silence.
- Changeons nous en rochers pour fuir le mauvais œil. Ainsi, nous aurons enfin la paix et la tranquillité qu’ont toutes les pierres de ce monde.
- Devenons plutôt des arbres, dit un second frère.
- Non, les vents et la colère des cieux pourraient nous abattre, renchérit un troisième. Devenons l’eau, et rien ne nous atteindra plus.
- Nous deviendrons plutôt la nuit ! s’exclama le quatrième frère. Elle nous a toujours protégé…

L’aîné prit alors la parole.
- Chaque chose a une fin, et le temps s’écoule impassiblement. Si nous nous changions en étoiles, nous brillerions éternellement dans l’immensité des cieux.

À ses mots, le feu devint immense, illuminant toute la grande prairie. Les sept frères se prirent par la main, et, tournoyants, ils s’élevèrent dans les cieux. Leurs habits en lambeaux se changèrent en vêtements ruisselant d’or.

Depuis lors, les jeunes indiens levant les yeux vers le ciel les apercoivent toujours, et les saluent pour témoigner leur respect. »


La jeune fille se tut. La légende était plutôt longue, mais le garçon n’avait pas bronché. Elle le regarda quelques instants.
Malgré ses quelques traits de caractères typiquement Serpentard, il n’était pas comme les autres
.
Revenir en haut Aller en bas
Altair Ibn-La'Ahad
avatar
Serpentard
Serpentard
Spécialité(s) : Permis de Transplanage


Re: La Tour d' Astronomie

Message par : Altair Ibn-La'Ahad, Lun 16 Juil 2012 - 12:47


« Il y a bien longtemps, du temps de nos ancêtres, sept jeunes hommes vivaient dans un tepee solitaire, au bord de la grande rivière sacrée.
C’était un temps où la terre Mère était peu généreuse avec ses enfants, et les sept frères étaient si pauvres que la danse et le chant constituaient leur seule nourriture. »

« Ils étaient vêtus de loques, et se dérobaient à la vue des autres tribus tant leur honte était grande. »

« Mais, quand la nuit lâchait son grand manteau sur les terres, ils sortaient de leur tepee et allumaient un grand feu de joie, qui faisait fuir les démons habitant la misère et le froid. »

« À ce moment, alors qu’ils contemplaient les flammes dansantes du brasier, ils imaginaient faire un grand festin, et dansaient jusqu’à l’aube pour oublier les lendemains. »

« Un soir, l’ainé rassembla ses frères pour leur parler.
- Mes frères, l’heure est grave. Nous sommes devenus trop faible pour danser, et si affamés que même les chants ne nous nourrissent plus. Il est temps de tenir conseil.

Longtemps, les frères restèrent là sans un mot, contemplant immobile le feu autour duquel ils dansaient encore hier. »

« Enfin, le plus jeune rompit le silence.
- Changeons nous en rochers pour fuir le mauvais œil. Ainsi, nous aurons enfin la paix et la tranquillité qu’ont toutes les pierres de ce monde.
- Devenons plutôt des arbres, dit un second frère.
- Non, les vents et la colère des cieux pourraient nous abattre, renchérit un troisième. Devenons l’eau, et rien ne nous atteindra plus.
- Nous deviendrons plutôt la nuit ! s’exclama le quatrième frère. Elle nous a toujours protégé…

L’aîné prit alors la parole.
- Chaque chose a une fin, et le temps s’écoule impassiblement. Si nous nous changions en étoiles, nous brillerions éternellement dans l’immensité des cieux.

À ses mots, le feu devint immense, illuminant toute la grande prairie. Les sept frères se prirent par la main, et, tournoyants, ils s’élevèrent dans les cieux. Leurs habits en lambeaux se changèrent en vêtements ruisselant d’or.

Depuis lors, les jeunes indiens levant les yeux vers le ciel les aperçoivent toujours, et les saluent pour témoigner leur respect. »


En écoutant cette légende, je pouvais très bien visualiser les sept frères chantant puis devenir des étoiles. Je fixai le voile étoilé que la nuit avait étendu sur l'Angleterre. Le temps était figé autour de nous, plus rien ne semblait avoir d'importance. Noct sauta sur le fauteuil étoilé.

-Elle est magnifique...

Les yeux perdus dans le vague, j'observai en silence le parc. La nostalgie venait de s'emparer de mon âme. L'air glacial me fit plus que frissonner. Je passai mes mains sur mes bras. J'observais du coin de l'oeil la jeune serdaigle. Je me reculais doucement la fenêtre. Je posai mes yeux sur le télescope.

-C'est étrange... Les constellations sont très différentes de celle de Syrie... Mais Naomé... Les constellations d'ici sont elles identiques à celles d'où tu viens ?

Ma question était un peu maladroite mais bon...
Revenir en haut Aller en bas
Ailinn Kafka
avatar
Serdaigle
Serdaigle
Spécialité(s) : Permis de Transplanage
Animagus : Colibri rouge
Chercheuse


Re: La Tour d' Astronomie

Message par : Ailinn Kafka, Sam 21 Juil 2012 - 18:09


« Elle est magnifique... »

La jeune fille sourit de ce compliment, et resta quelques instants les yeux dans le vague, à repenser à l’histoire des Sept frères.

« C'est étrange... Les constellations sont très différentes de celle de Syrie... Mais Naomé... Les constellations d'ici sont elles identiques à celles d'où tu viens ? »

La jeune fille regarda le garçon qui fixait le télescope pour ne pas la regarder, ce qui l’intriguait beaucoup.
Il était vrai que les constellations n’étaient pas identiques. Non pas qu’elles soient fondamentalement différentes, mais quelqu’un ayant passé de temps à les observer saisirait aisément la nuance
.

« Oui, elles sont différentes. Mais… Est-ce une façon détournée de me demander d’où je viens ? »

Elle sourit, puis continua sur sa lancée, ne voulant pas mettre son ami mal à l’aise. Cependant, elle ne parla pas de son statut sanguin, surtout pas avec un Serpentard.

« Comme tu l’auras sûrement deviné à mon accent, je suis française. Mais ma mère est amérindienne. Je ne suis jamais allée au Canada, car mes grands-parents sont morts bien avant ma naissance, mais j’ai entendu beaucoup d’histoires sur leur peuple. »

Soudain, un bref craquement fendit l’air, et Naomé vit apparaître Miss Teigne dans l’embrasement de la porte.

« Par Merlin ! Rusard ne va pas tarder ! Nous devrions partir au plus vite ! »


[Hrpg : Je suis désolée, je n’ai pas été très présente sur ce RP, mais j’avais beaucoup de trucs en cours :S ]

Revenir en haut Aller en bas
Gido
avatar
Poufsouffle
Poufsouffle
Spécialité(s) : Aucune spécialité enregistrée actuellement.


Re: La Tour d' Astronomie

Message par : Gido, Lun 27 Aoû 2012 - 10:24


Quand Gido arriva dans la tour d'astronomie elle entendit un "bzzz",cela lui parut étrange alors elle commprit que c'était un Billywig,donc ce que lui avait dit July la préfète de sa maison:poufsouffle s'était revelée vrai,Poudlard était envahi de Billywig!!Elle se demandait si elle devait aller chercher Naomé ou devait elle plutôt agir mais elle en eut le coeur net quand elle vit une jeune fille évanoui sur le sol qui avait probablement été piqué elle n'hésita pas une seconde de plus!
Elle se récitait ses cours pour se souvenir de quelle formules elle avait besoin.
Gido chercha la petite bête bleue du regard elle mit temps à la repérer mais une fois qu'elle le vit elle sortit sa baguette et étrangement elle trouva directement la formule:

_-Aguamenti !

Elle attendit de voir ce qui se passait!

1. Le jet d'eau frappe le Billywig de plein fouet ! Celui-ci tombe au sol, inoffensif.
2. Trop vif, le Billywig évite le jet d'eau et s'engage dans un autre couloir.
3. Rien ne se produit, le Billywig en profite pour piquer l'élève importun !
4. Le Billywig parvient à esquiver le jet d'eau, mais il continue de voleter autour de l'élève.

Edit Victoire : Bonsoir Gido. Il est absolument interdit d'effacer l'édit d'un modérateur, votre rp modifié ou non. Cordialement,


Dernière édition par Gido le Lun 27 Aoû 2012 - 18:37, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Aziliz Alhüin
avatar
Serdaigle
Serdaigle
Spécialité(s) : Permis de Transplanage
Métamorphomage
Occlumens



Re: La Tour d' Astronomie

Message par : Aziliz Alhüin, Lun 27 Aoû 2012 - 17:34


Je lance le dé pour Gido, merci de faire attention la prochaine fois.
Revenir en haut Aller en bas
Maître de jeu
avatar
PNJ
Arbitre neutre
Spécialité(s) : Aucune spécialité enregistrée actuellement.


Re: La Tour d' Astronomie

Message par : Maître de jeu, Lun 27 Aoû 2012 - 17:34


Le membre 'Victoire Howell' a effectué l'action suivante : Lancer de dés

'Dé 4 faces' :
Revenir en haut Aller en bas
Jessy Brown
avatar
Serdaigle
Serdaigle
Spécialité(s) : Permis de Transplanage
Fourchelang


Re: La Tour d' Astronomie

Message par : Jessy Brown, Lun 27 Aoû 2012 - 19:29


Une alerte avait été lancée dans l'école : des Billywigs s'étaient échappés d'une boîte destinée auparavant à un cours. Des petits malins l’avaient ouverte et les avaient laissé infiltrer le château ! Jessy tout d’abord inquiète avait rejoint sa salle commune, mais après réflexion s’était lancée à leur poursuite en tant que volontaire. Une personne de sa Maison avait été piquée ; elle ne pouvait restait sans rien faire ! La peur au ventre, elle avançait rapidement dans les couloirs de Poudlard. Elle savait pourtant ce qu’il fallait faire et ne devait pas avoir d’appréhension…

La deuxième année commençait presque à s’affoler. Elle était au moins passée deux fois du côté de chaque couloir. Des élèves avaient été emmenés dans le bureau du directeur, des Billywigs étaient attrapés… Mais la petite brune ne cherchait qu’une chose, l’élève de Serdaigle qui aurait été piqué. Elle commença à perdre espoir. Quelqu’un l’a peut-être déjà trouvé et rapporté en lieu sûr ? Découragée, elle ne baissa cependant pas les bras. La tour d’Astronomie était devant elle, il ne lui restait plus qu’à y jeter un coup d’œil, et si elle ne trouvait rien, elle rentrerait peut-être.

Jessy poursuivit donc, la démarche plus lourde par la fatigue. Elle monta quelques marches puis tendit l’oreille, inquiète. Elle percevait un bourdonnement presque lointain… Un Billywig ! Brusquement revigorée, elle monta les marches quatre à quatre et finit en haut. Elle ne vit en premier que le corps d’une Serdaigle, oui, de sa Maison. Elle s’approcha et reconnut Naomé, sa camarade de chambre. Figée, elle resta tout d’abord à la contempler, elle et son corps inerte qui lévitait comme par magie. Se reprenant, Jessy observa les alentours. Le « Bzzz » avait disparu. L’insecte devait être en train de partir lorsqu’elle arrivait.

La deuxième année vit alors une fillette qui devait avoir son âge à côté d’elle, la baguette en main. A son insigne, la bleue et bronze devina qu’elle était de Poufsouffle, la Maison de Violetta. Elle devait sans doute avoir éloigné l’insecte, et la petite lui en était reconnaissante. Un sourire nerveux pendant sur ses lèvres, elle lui souffla un remerciement. Sans attendre, elle sortit sa baguette de lilas et lança sur Naomé un sortilège de lévitation, qu’elle avait appris avec les mesures de sécurité de ces temps-ci, et fit suivre le corps inerte de son amie pendant qu’elle descendait précautionneusement les escaliers, direction le bureau du directeur.


{Suite ici}


Dernière édition par Jessy Brown le Dim 3 Fév 2013 - 12:52, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
En ligne
Franck Stein
avatar
Serpentard
Serpentard
Spécialité(s) : Permis de Transplanage


Re: La Tour d' Astronomie

Message par : Franck Stein, Mer 29 Aoû 2012 - 23:45


[PV MEGAN HEWITT]





L’orage vint du sud-ouest, tel un démon traquant sa proie sur ses pattes de foudre. Il était encore loin, plusieurs dizaines de kilomètres, mais il entamait une course folle qui balayerait bientôt tout sur son passage. Du haut de la tour d’Astronomie, perché sur la petite plateforme qui, en temps normal était parfaite pour admirer les étoiles, je le regardais avancer avec fureur. L’aurore même était engloutie par cet amas de nuages noirs monstrueux. J’entendais presque le souffle terrible de l’orage, à croire que le Diable lui-même en était responsable. Le diable…

Le Diable me parlait. En réalité, il grondait au creux de mon ventre…cette boule angoissante que je portais depuis la nuit dernière était lourde et remplie de colère. Je ne me sentais pas bien. J’ignorais même pourquoi je m’étais rendu en cet endroit après avoir quitté les dortoirs des Verts et D’Argents. C’est qu’un cauchemar récurrent à mes nuits s’amusait à me terroriser et, à mon réveil forcé, se plaisait à me transmettre ses ondes négatives qui, sur moi, pouvaient avoir de lourdes conséquences. La folie était souvent à mes côtés dans ses moments. Il était donc dangereux de me cotoyer…

Surtout pour les créatures des Ténèbres. Cette haine…me rappelait sans cesse ma mère, ma mère devenue Vampire depuis l’âge de mes 6 ans. Elle avait été mordue par une de ces saloperies de créatures à dents pointues dont je m’étais juré de me venger.

Comme le ciel sombre, j’étais en colère. Prêt à exploser d’un moment à un autre. Il m’arrivait quelques fois d’être victime de mes pulsions meurtrières, mais ce matin, c’était un ton au-dessus. Tout n’allait pas. Je pensais à tout et n’importe quoi, sans raisons aucunes. Je pensais à ma sœur, à mon père décédé, mais aussi à tous ces élèves, et surtout…surtout à ces femmes. Cette femme en particulier. Megan Hewitt. Professeur d’Histoire de La Magie. Vélane de nature, Femme magnifique. Depuis ce premier cours d’Histoire de la Magie, je ne pensais qu’à elle. Et pour quelqu’un comme moi dont les femmes étaient l’une des hantises, je pouvais vous assurer que c’était quelque chose. Ce que je ressentais à son égard.

Ce matin tout se mélangeait.

Je passais au-dessus de la barrière de sécurité. Une jambe, puis l’autre. Je me retrouvais face au vide. Tout se mélangeait. Les pulsions de mort, d’amour. Mes désirs étaient aussi puissant CRAC !, que la foudre qui venait de s’abattre un peu plus loin dans les montagnes. Je ne contrôlais plus mes désirs. J’avais toujours cette impression de les avoir devant moi et de ne pas pouvoir les assouvir. Tuer, aimer. En cet instant, tuer était principalement à mon esprit. Tuer ces Vampires, ces monstres qui avaient gâchés ma vie et celle de ma famille. Cependant je ne devais pas me laisser aller. Je devais tenir pour Christine, ma sœur. Elle avait besoin de moi.

Faut pas que je me laisse aller, faut pas que je me laisse aller, me répétais-je sans cesse. Mon regard était voilé par la haine, par la folie. Je ressentais l’envie de sauter. Sauter, oh oui sauter ! Hé, hé. Et en bas, plus rien. Noir ! Néant total.

Non, non ! Je levais la tête vers le ciel. Quelques larmes coulaient sur mes joues, et le fracas des gouttes de pluie, au loin, commençait à se faire entendre.

AAAAAAH ! Je voulais crier, bouger, me déchirer. AAAAAAAAAAAAAH !

Je respirais. Je combattais ce démon au plus profond de moi. Ce démon qui voulait me pousser à tant de mésaventures, à tant de folies. Et pourtant, j’aimais m’y laisser éprendre par sa douce étreinte J'étais une véritable Bombe Humaine. Une Bombe humaine qui avait besoin d’aide.

« Dieu, tu m’entends, hein, tu m’entends ! Ouais…je sais que tu m’entends. Alors écoute, on va passer un marché. Ok ? Si dans la minute qui suit tu m’envoie quelqu’un, je ne saute pas, sinon, s’en est terminé ok ? Je te dirais Adieu ! Elle est marrante celle-là non ? Une minute. »

En réalité, je n’avais pas vraiment l’intention de sauter. C’était un défi. J’étais sur la pente raide et je voulais savoir jusqu’où je tomberais. Je n’avais pas toute ma tête ; ça vous pouviez facilement le comprendre. La folie. La folie vous faisait faire des choses étranges…on dit que la folie est un sport de l’extrême…j’en étais de plus en plus convaincu…et j’étais impatient de voir quel destin me réservait le bon dieu.

TIC, TAC, TIC, TAC


Dernière édition par Franck Stein le Jeu 30 Aoû 2012 - 19:24, édité 6 fois
Revenir en haut Aller en bas
Claire Wilson
avatar
Gryffondor
Gryffondor
Spécialité(s) : Permis de Transplanage


Re: La Tour d' Astronomie

Message par : Claire Wilson, Jeu 30 Aoû 2012 - 1:04


Confidences de dernières minutes.
# Franck & Megan #


Lorsque Megan ouvrit les yeux se matin là, elle sentit tout de suite que le temps était maussade et que les rayons du soleil qui venaient habituellement lui chatouiller le visage semblait avoir quelques problèmes à se frayer un chemin jusqu'à la fenêtre de la jeune femme. Elle prit alors le temps de se lever doucement comme pour éviter que son moral ne soit entacher par le mauvais temps comme il pouvait en être de coutume. Aujourd'hui allait être un bon jour avec une météo moche. La vélane se dirigea alors vers sa fenêtre afin d'ouvrir entièrement les rideaux et faire une analyse du monde qu'il y avait dehors. Le constat était simple : les nuages noirs qui parsemaient l'horizon prouvaient bien que la journée n'allait pas être très lumineuse. S'arrêtant quelques secondes sur l'horizon, elle entendit au loin le grondement du ciel. Bon sang qu'elle appréciait cela ! Entendre le monde se déchaîner et montrer son mécontentement fascinait plus que tout la blondinette qui n'arrivait pas à faire autrement que de se rapprocher au plus près de la nature ; c'était sa façon de se prouver que de telles choses, si magnifiques, existaient vraiment.

Ce matin là, son premier cours d'Histoire de la Magie n'était qu'en milieu de matinée et elle pouvait donc se diriger allègrement vers la plus haute tour du château. Pendant sa scolarité elle y avait passé des heures et des heures, contemplant les étoiles pendant les beaux jours où les éclairs durant les mauvais. Elle prit alors soin de se mettre un pull fin sur son dos après s'être préparé pour monter vers la tour d'Astronomie. Depuis son retour à Poudlard - cette fois ci de l'autre côté de la barrière - en tant que professeur, elle n'avait jamais eu l'occasion de remonter là haut et elle avait effectivement oublier le nombre de marche impressionnant qu'il pouvait y avoir. Elle avait perdue un peu de souffle visiblement. Alors que la vélane arrivait enfin à destination, elle entendit une voix masculine qu'elle avait déjà entendu s'élever au loin...

- Dieu, tu m’entends, hein, tu m’entends ! Ouais…je sais que tu m’entends. Alors écoute, on va passer un marché. Ok ? Si dans la minute qui suit tu m’envoie quelqu’un, je ne saute pas, sinon, s’en est terminé ok ? Je te dirais Adieu ! Elle est marrante celle-là non ? Une minute.

Faiblement retenu par la barrière de sécurité, son élève semblait au bord du gouffre. La neurasthénie dont il faisait preuve touchait Megan au plus profond de son coeur. Voir quelqu'un de triste n'était jamais agréable et les mots qu'avait employé Franck prouvait bien qu'il attendait de l'aide de la part de quelqu'un. Mais serait-elle la bonne personne ? Après tout, elle n'était qu'une prof et à son époque elle n'aurait jamais voulu confier ses souffrances à un... prof ! Mais de part son statut, elle ne pouvait pas laisser son élève dans un tel état, il était de son devoir de faire quelque chose. Après, elle ne pouvait pas l'obliger à se confesser et c'était à lui de choisir la finalité de ce moment. Elle pouvait très bien être la confidente d'une journée... C'était son rôle après tout.

- Tu sais, j'crois pas trop en Dieu... J'suis là parce que j'voulais regarder l'horizon avec la meilleure vue possible...

Elle ne voulait pas lui faire peur et c'était la raison pour laquelle elle était restée en retrait. Rien ne servait de brutaliser ses mouvement au risque que le jeune homme fasse quelque chose qu'il risquait de regretter dans la seconde. Cela l'aurait clairement déranger de devoir aller dans le bureau du Directeur de Poudlard avec un élève mort dans les bras. Megan, c'était juste une petite prof d'Histoire de la Magie, pas une dingue et folle furieuse de la magie capable de sauver quelqu'un en toute circonstance. Non la meilleure des solutions, c'était le dialogue.

- Et si tu repassais de l'autre côté de cette barrière avant de m'expliquer ce qui te chagrine ? Tu ne peux pas rester là dans cet état là, tu peux me parler tu sais...
Revenir en haut Aller en bas
Franck Stein
avatar
Serpentard
Serpentard
Spécialité(s) : Permis de Transplanage


Re: La Tour d' Astronomie

Message par : Franck Stein, Jeu 30 Aoû 2012 - 19:53


«- Tu sais, j'crois pas trop en Dieu... J'suis là parce que j'voulais regarder l'horizon avec la meilleure vue possible...»

Je tressaillis à cette voix. Je n’étais pas sûr de pouvoir lui coller une identité, mais je la connaissais. Et Mer**, ça me gênait un peu qu’une personne de mon entourage me voit dans cet état. Mais bon, ce n’était pas dans les conditions que j’avais posé au Bon Dieu. Alors, fallait faire avec. Je ne me retournais pas tout de suite, voulant garder ce petit suspens supplémentaire. Qui le Bon Dieu m’avait-il amené ? C’était excitant, j’étais impatient de le découvrir mais j’attendais encore un peu comme pour me faire souffrir un peu plus. Au moins, c’était une femme. C’était déjà une bonne chose.

«-Et si tu repassais de l'autre côté de cette barrière avant de m'expliquer ce qui te chagrine ? Tu ne peux pas rester là dans cet état-là, tu peux me parler tu sais...»

Je tournais légèrement la tête vers cette inconnue, « Je lançais un Défi au… ah nom de Dieu ! ! » m’écriais-je en voyant Megan Hewitt, la Megan Hewitt sur le seuil de la plateforme ! Mais ce n’est pas vrai ! Mais qu’est-ce qu’elle vient foutre ici ! « Vous ! Mais…pour… » Je lançais un regard au ciel, « ah ouais très drôle, c’est vraiment très drôle ! Put*in !» Et reportais de nouveau mon regard sur la…ma…ma…magnifique professeure. « Vous, vous approchez pas ! Mais qu’est-ce que vous venez faire ici, Mer** ! C’est pas vrai ! »

J’étais tellement surpris par la présence de la femme qui me hantait cœur et âme depuis des jours que je ne mesurais plus mes mots ni mes pensées ! Moi qui voulais oublier mes pulsions de mort, voilà que je devais face à mes désirs les plus profonds pour cette créature exquise. Le hasard n’existe pas, les Dieux voyagent toujours incognito, me répétais-je. Je t’en foutrais du hasard moi. Le Bon Dieu m’avait bien baisé.

J’étais toujours accroché à la barrière, bien que j’avais failli la lâcher en voyant la vélane quelques secondes plus tôt.

Je tremblais. J’avais chaud.

Mes yeux étaient accrochés à la jeune professeure sans pouvoir s’en dérober ; aussi je bougeais sans cesse la tête pour trouver autre point de voyeurisme et espérer me libérer de son pouvoir. Mais c’était impossible. Bien qu’habillé j’avais l’impression d’être devant une femme nue, une femme nue au corps de rêve. CRAC ! Un autre coup de tonnerre déchirant le ciel me fit sursauter comme un gamin. J’étais complètement paniqué et en colère ! En colère devant ma faiblesse ! Devant cette femme ! Je ne savais même plus quoi faire. J’étais attiré comme aimant, comme un amant…ah non !, comme un am…aimant vers cette femme. Quelle honte ! Qu’étais-je censé faire ? Elle devait s’en aller, partir, partir, partir !

« -Mais allez-vous en, j’en ai pas besoin de votre aide ! Vous voulez que je vous parle c’est ça hein ? Que je vous parle ! J’en ai pas envie, allez-vous en ! Laissez-moi ! Vous voulez m’aider ? Hein ? Vous me prenez pour un fou ? Vous croyez vraiment que j’allais sauter, Bon dieu, NON ! Mais laissez-moi…laissez-moi »

Et je pleurais.
Revenir en haut Aller en bas
Claire Wilson
avatar
Gryffondor
Gryffondor
Spécialité(s) : Permis de Transplanage


Re: La Tour d' Astronomie

Message par : Claire Wilson, Ven 31 Aoû 2012 - 14:02


Visiblement... Il ne semblait pas vouloir se confier ou expliquer les raisons de son mal-être et bon sang que Megan pouvait le comprendre. Le jeune homme ne bougeait pas et restait toujours figer au delà de la barrière de sécurité de la plus haute tour de Poudlard. Décidément, l'astronomie, c'était vraiment pas son truc. Sans vraiment comprendre pourquoi, peut-être par instant, la vélane c'était reculé d'un pas comme pour lui montrer qu'elle n'allait pas le forcer à faire quoi que ce soit, elle essayait tant bien que mal de calmer son souffle qui voulait pourtant se faire fort à cause des nombreuses marches qu'elle avait montée précedement. Megan se sentait l'âme d'une négociatrice comme on pouvait en voir dans les films d'actions que pouvait faire les moldus. Son coeur quant à lui battait plus fort que jamais et elle avait l'impression que ce serai lui qui trahirait son calme apparent et qui pointerai du doigt son stress total face à la situation. Lorsqu'il se décida à se retourner pour voir son interlocutrice, le jeune homme manqua de glisser et dans un sursaut presque immédiat, l'ancienne Gryffondor fit un pas en avant... Comme si ça allait servir à quelque chose alors que... pas du tout...

Entre jurons et enchaînement de phrases qui n'avaient pas vraiment de sens et dont Megan ne comprenait strictement rien, son jeune élève avait finalement prit la bonne décision de se retourner et de lui faire face. C'était un bon point. Mais visiblement il était pas vraiment content de voir la blondinette en haut de cette satanée tour d'Astronomie.

- Vous, vous approchez pas ! Mais qu’est-ce que vous venez faire ici, Mer** ! C’est pas vrai !


Allez, on respire, on se calme. Inspiration, expiration. Lui, il avait de la chance d'être un élève parce que sinon elle lui aurait coller une baffe en pleine tronche, le déséquilibrant et le faisant tomber dans le vide juste avant qu'il ne meurt en s'écrasant par terre. Mais non, elle ne pouvait pas, elle était une prof. La jeune femme avait son propre caractère et elle n'aimait vraiment pas qu'on lui parle comme ça, c'était loin d'être dans sa nature. Et pendant ses études, on ne lui avait pas trop appris comment se comporter avec un élève en cas de crise comme celle à laquelle était confronté à l'instant même. Non, il était mal c'était tout. Il fallait se montrer pédagogue mais aussi humaine parfois.

-Mais allez-vous en, j’en ai pas besoin de votre aide ! Vous voulez que je vous parle c’est ça hein ? Que je vous parle ! J’en ai pas envie, allez-vous en ! Laissez-moi ! Vous voulez m’aider ? Hein ? Vous me prenez pour un fou ? Vous croyez vraiment que j’allais sauter, Bon dieu, NON ! Mais laissez-moi…laissez-moi

- Très bien, je peux comprendre que vous ne voulez pas parler avec moi et que vous vous sentez mal. Maintenant en tant que professeur je ne peux pas vous laisser ainsi bien que vous certifiez ne pas vouloir sauter. Donc s'il vous plait Monsieur Stein, revenez au delà de cette barrière et je vous laisserai tranquille.


Elle avait dit ça en tout honnêteté. Elle ne pouvait pas forcé quelqu'un à se confier et encore moins un élève. Lorsqu'elle était à Poudlard jamais il ne lui serait venue à l'esprit d'avouer à un prof ses déboires les plus profonds et douloureux. Vu les regards haineux qu'il lui adressait, son élève avait quelque chose contre la vélane mais Megan était incapable de dire de quoi il s'agissait. Elle ne comprenait pas mais parfois les adolescents étaient affreusement complexe.
Revenir en haut Aller en bas
Franck Stein
avatar
Serpentard
Serpentard
Spécialité(s) : Permis de Transplanage


Re: La Tour d' Astronomie

Message par : Franck Stein, Dim 2 Sep 2012 - 23:51


« - Très bien, je peux comprendre que vous ne voulez pas parler avec moi et que vous vous sentez mal. Maintenant en tant que professeur je ne peux pas vous laisser ainsi bien que vous certifiez ne pas vouloir sauter. Donc s'il vous plait Monsieur Stein, revenez au-delà de cette barrière et je vous laisserai tranquille. »

Je tournais la tête vers l’orage, exaspéré. Il ne devait guère rester qu’une dizaine de minutes avant qu’il nous tombe dessus. Je me demandais bien quel serait la finalité de cette situation. Il était peu probable que je finisse écrasé contre le sol au pied des murailles de l’école, néanmoins, la présence de la professeure d’histoire redistribuait toutes les cartes. Et, Il me semblait ne pas les avoir en main.

Je soupirais d’un haussement d’épaule imperceptible, et reportais mon intention visuelle –mon esprit et tout mon être ne l’ayant jamais quittée- sur la jeune femme.

Je repensais aux paroles de la jolie Vélane. Pléonasme. Il y avait, dans ce qu’elle venait de me dire, absolument tout ce qui pouvait m’énerver. Surtout en cet instant, où j’étais à fleur de peau, surtout en cet instant, où je tombais littéralement sous son charme. Maudit soit ma faiblesse ! En trois phrases, elle venait de mettre plus de distance entre nous qu’elle ne l’aurait fait en me laissant seul ici. En trois phrases, elle venait de dresser un mur à mes élans de désirs et de tendresses pour sa personne. En trois phrases, elle venait de m’apparaitre froide comme la Vénus d’Ille. Terrible, impassible, somptueuse, désirante, imprenable.

Je la regardais quelques secondes dans les yeux, puis me détournais. Les dernières larmes de colère et de tristesse avaient fini par sécher sur mes joues, mais la froideur du matin commençait à m’éprendre avec force. Mes mains étaient littéralement en train de geler sur les barrières de sécurité, et le vent s’infiltrait doucement mais surement, avec une perversité démoniaque, sous mes vêtements ; -A savoir mon uniforme de l’école. Et pourtant je brulais d’une flamme dévastatrice d’une colère profonde et d’un amour prochain aussi évident que redouté. Put*in !

« -En tant que professeur », lui lançais-je avec véhémence et sarcasme. Je sautillais très légèrement sur le rebord ce qui, à fortiori, transcrivait une certaine nervosité. . « Vous êtes nul à chier, un de vos élèves est sur le point de sauter, oui j’ai dit que je ne sauterais pas, mais qui vous dit que ce n’était pas pour que vous me foutiez pas la paix hein ?! Je suis là à pleurer devant vous, à vous demander de partir parce…parce…parce que je vous dévoile mes faiblesses de…de…de Mer** et la seule chose, la seule chose que vous faites c’est de vous coucher parce qu…parce qu’en réalité vous en avez rien à foutre que je saute ou pas, seulement dans votre Put*in de dossier à la con ça ferait tâche pas vrai !, qu’un élève se soit suicidé devant vos yeux ! Vous êtes tous pareil ! Je sauterais bien juste pour vous faire chier tiens. »

Mes joues se gonflaient sous la colère, et ce fut sous cette même colère que je décidais de passer de l’autre côté de la barrière. Et tournant le dos à la jeune femme que je venais presque, ça revenait au même, d’insulter. Je m’appuyer de mes avant-bras sur la barrière, et regardais au loin, les yeux toujours embués, l’esprit torturé par de multiples sentiments. Certains me criaient de me jeter aux pieds de la belle Megan pour demander pardon pour mon manque de respect, d’autres m’imposaient de ne rien en faire. Une véritable souffrance qui me torturait.

« Voilà, je suis de l’autre côté de la barrière ça vous va madame la professeure ? Maintenant vous avez la conscience tranquille d’avoir un bon point en dessous de votre nom sur votre foutu dossier »
Revenir en haut Aller en bas
Claire Wilson
avatar
Gryffondor
Gryffondor
Spécialité(s) : Permis de Transplanage


Re: La Tour d' Astronomie

Message par : Claire Wilson, Mer 5 Sep 2012 - 14:34


Non. La patience n'était vraiment pas son truc. Elle comprenait le malaise de son élève mais il y avait des limites à ne pas dépasser et malheureusement pour lui, Monsieur Stein s'en rapprochait affreusement. Mais Megan avait cette part de culpabilité qui commençait sérieusement à l'envahir et voyait bien que le mal être du jeune homme était réellement profond. Mais pendant sa jeunesse, on lui avait toujours dit que tout problème avait une solution. Le conseil était bancale et pouvait très bien causé plus de douleur que de courage et d'espoir. La vélane fronça les sourcils, en attendant que le jeune homme décide de faire quelque chose de mature au moins dans les prochaines secondes. La scène l'inquiétait bien plus qu'elle ne l'aurait imaginer et il lui était inconcevable que quelque chose de regrettable arrive ce matin là. Il était difficile de ne pas penser à elle, à sa jeunesse, à sa crise d'ado qui l'avait complètement détruite et changer à l'époque... Mais l'ancienne Gryffondor savait très bien qu'aujourd'hui il était plutôt de coutume d'avoir un passé éprouvant ; les heures sombres que vivaient les sorciers en Grande Bretagne étaient dues à la mort de nombreuses personnes par les mages noirs. A quoi cela rimait ? Elle n'en savait rien. Était-ce une histoire du genre qui torturait son élève ? Elle n'en savait toujours rien.

Mais ce qui lui faisait sans doute le plus mal dans cette histoire, c'était les mots si abrupts qu'utilisait Franck. Il lui disait sans demi mesure à quel point ses cours étaient inutiles et à quel point elle était insignifiante et incompétente pendant l'Histoire de la Magie. Est-ce qu'elle était réellement faite pour travailler en tant que professeur à Poudlard à son âge ? N'était-elle pas encore un peu trop jeune pour exercer un tel métier ? Megan, c'était le genre de femme qui se posait mille et une question à la fois et les remarques aussi douloureuses quelles soient étaient sujet à une remise en question qui allait durer pendant un moment. Mais pourquoi la haïssait-il autant ? Tout ce qu'il disait était faux ; elle n'était pas là pour remplir un quota... C'était son devoir mais derrière, elle restait humaine non ?

- Voilà, je suis de l’autre côté de la barrière ça vous va madame la professeure ? Maintenant vous avez la conscience tranquille d’avoir un bon point en dessous de votre nom sur votre foutu dossier.

- Vous vous trompez sincèrement Monsieur Stein et je mets les mots, les insultes que vous avez utilisés sur le compte de votre douleur mais il faut que vous preniez conscience que je ne suis pas votre punching-ball... Vos yeux trahissent votre envie brûlante de me parler mais je ne peux pas vous forcer et je respecte totalement le fait que vous soyez pudibond. Je vais vous laissez mais sachez que si vous avez besoin de moi, vous pouvez venir me voir.


Tout était dit, il n'en fallait pas en dire plus. Son élève avait visiblement de temps pour réfléchir sur ce qui l'entourait et peut-être qu'il aurait envie de se confier par la suite. Mais pour l'instant son agressivité faisait même peur à la demoiselle fragile qu'elle était. Elle le regarda, pinçant légèrement ses lèvres comme pour appuyer ce qu'elle venait de dire par un signe de tête. Elle tourna les talons, le laissant là à ses idées et descendit les escalier en direction de la tour de Gryffondor où elle voulait aller faire un tour.
Revenir en haut Aller en bas
Franck Stein
avatar
Serpentard
Serpentard
Spécialité(s) : Permis de Transplanage


Re: La Tour d' Astronomie

Message par : Franck Stein, Dim 9 Sep 2012 - 21:43


« - Vous vous trompez sincèrement Monsieur Stein et je mets les mots, les insultes que vous avez utilisés sur le compte de votre douleur mais il faut que vous preniez conscience que je ne suis pas votre punching-ball... Vos yeux trahissent votre envie brûlante de me parler mais je ne peux pas vous forcer et je respecte totalement le fait que vous soyez pudibond. Je vais vous laissez mais sachez que si vous avez besoin de moi, vous pouvez venir me voir. »

Une envie brûlante de me parler. Si ce n’était que lui parler. J’avais une envie brûlante ça oui, mais une envie brûlante de la toucher, de la dévorer des yeux, de l’embrasser, de l’aimer. J’avais une envie brûlante de m’enflammer à son simple contact.

Et quelle torture, quelle souffrance ce fut de la voir s’éloigner, surement énervée par les mots que je venais de lui cracher à la figure. A peine eut-elle disparue de mon champ de vision, que ma colère se calma et laissa place à une culpabilité ô combien désagréable.

J’avais les deux avant-bras sur la froide barrière et mes deux mains, comme vidées de toute vie, tombaient vers l’avant. La dureté de la barrière me faisait mal, qu’importe, mon cœur souffrait d’un mal plus profond. Je faisais glisser mes pieds vers l’avant, vers l’arrière, repliais le genou, regardais en l’air, tapais légèrement contre le sol. Tous ces signes physiologiques témoignaient d’un mal-être, et d’un état intérieur ébranlé.


Je m’en voulais terriblement !



Je me demandais encore comment j’avais pu m’emporter d’une façon aussi ridicule et puérile. J’avais vraiment été nul. Miss Hewitt avait voulu m’aider, je l’avais rejetée comme un vulgaire déchet, l’insultant avec violence qui plus est.

Mais je ne pouvais m’empêcher de lui en vouloir encore un peu. On…ses paroles, son attitude…qui partaient certes d’une bonne intention…m’avaient été tranchants et glacials. En deux minutes, tous mes espoirs avec elle, jusque dans mes rêves, s’étaient effondrés.

En outre, je ne devais pas me mentir. Toutes mes réactions avaient été faussées par l’émotion que je ressentais en sa présence, cette émotion si vive en ces derniers instants et qui, je n’en doutais pas, viendrait loger dans mon cœur et dans tout mon être pour encore de longs moments.

La vérité était évidente. Elle m’était dure et douce. Une simple histoire banale penseriez-vous. Peut-être. Elle ne semble jamais l’être pour celui qui en est le jouet.



Elle.

La vérité était évidente.
J'étais
Fatalement
Férocement
Amoureux
de
Megan Hewitt.






[Fin Du Rp; Sujet Libre]
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé

Re: La Tour d' Astronomie

Message par : Contenu sponsorisé


Revenir en haut Aller en bas
Page 2 sur 27

 La Tour d' Astronomie

Aller à la page : Précédent  1, 2, 3 ... 14 ... 27  Suivant

Permission de ce forum:Vous pouvez 
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Harry Potter 2005 :: ~¤~ Académie de Poudlard ~¤~ :: Les couloirs-

L'univers d'Harry Potter est la propriété de la Warner Bros ainsi que de J.K Rowling.
Tous droits réservés sur ce site ©Copyright HarryPotter2005. Affichage optimisé sous Firefox.