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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Autres Lieux Magiques ~¤~ :: A l'étranger
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Un petit tour à Venise
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Alba Vero
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Re: Un petit tour à Venise

Message par : Alba Vero, Lun 1 Fév 2016 - 16:35


Au final, tout ça, c'était un jeu. Ou du moins c'était voulu comme tel. Elles lançaient des mots, sans vraiment prendre en compte leur portée, sans vraiment imaginer qu'ils pouvaient en avoir une. Parce que c'était un bel après-midi ensoleillé d'été, parce qu'elles étaient à Venise juste toutes les deux et parce qu'on préfère toujours fermer les yeux. Alba ne comprenait pas les paroles de sa cousine, ça la dérangeait, la turlupinait, mais elle ne perdait pas la face. Que risquait-elle ? Pas grand chose, ici elle était loin de tout ça. Oui mais tout ça finit toujours par nous rattraper.

«C'est pas ce que j'ai entendu…» Le doute s’immisce, il a repéré la faille entrouverte. Mais rien de certain, juste une crainte indistincte enfouie au fond, là où elle ne voulait pas la repêcher. «À moins que la raison pour laquelle tu t'es entretenue seule à seul avec ce jeune Gryffondor ne m'échappe…» Stop. Arrêt sur image. QUOI ? Elle resta bouche bée, elle ne s'y attendait pas et en même temps elle savait que si. Une honte, la honte, qui irradiait ses pommettes et tordait son ventre, l'envahit. Elle ne contrôlait pas, elle ne contrôlait rien et ça n'allait plus. Aucune envie de savoir comment une des personnes les plus chères à ses yeux la voyait à présent, dans tout ce qu'elle était de plus faible, dans tout ce qu'elle était de plus minable. Puis elle voyait Myosotis, là, sourire vainqueur aux lèvres, qui venait fièrement de sortir la carte de sa manche. Mais de quel droit elle lui balançait ça de cette façon, sans aucune façon d'ailleurs ? De quel droit bordel ? L'Italienne ne pouvait pas détacher ses yeux de ces lèvres étirées d'une situation qu'elle ne comprenait pas et qu'elle ne comprendrait jamais.

«Parce que ça te fais rire ?» Relevée de sa chaise brusquement, la jaune et noire avait parlé fort, trop fort. Elle bouillait, elle avait juste envie de lui cracher à la figure tout le venin qu'elle avait trop longtemps retenu. Pourtant c'était injuste de s'en prendre à elle, après tout c'était bien Alba qui l'avait cherché. Mais elle n'avait pas trouvé d'autre moyen, tout se mélangeait dans sa tête et rien de bien sage ne pouvait en sortir. Elle restait debout après son excès de colère, et plus ça redescendait plus elle ne savait plus où se mettre. Regard fuyant, contre elle-même pestant d'avoir été si démonstrative, elle se rassit doucement. «Désolée» Presque un murmure. Elle s'y était mal pris, comme toujours, comme d'habitude. «Je voulais pas dire ça.»



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Myosotis Aavery
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Re: Un petit tour à Venise

Message par : Myosotis Aavery, Mer 17 Fév 2016 - 15:30



Je montai mon Bellini à mes lèvres. La boisson roulait sur ma langue. C'était bon. C'était délicieux. Ces rayons de soleil ne faisaient qu'embellir ma journée pas si bien commencée. J'étais bien là, assise, à tenir compagnie à ma cousine adorée. Beauté italienne que je connaissais si bien. Ou que je croyais connaître.

❝ C'est pas ce que j'ai entendu…❞ commençais-je sur un ton innocent. ❝ À moins que la raison pour laquelle tu t'es entretenue seule à seul avec ce jeune Gryffondor ne m'échappe… ❞

Chaque mimique, chaque expression de son visage. Tout était calculé. Là, par exemple, ça ne me disait rien qui ne vaille. Son visage se décomposait un peu plus chaque seconde. Je commençais presque à regretter mes paroles, si bien trouvées pourtant. Mon Italienne avait l'air si perdue. Un mélange de honte, de colère, de tristesse. Un melting-pot d'émotions qui m'effrayait. Elle, d'habitude si douce, tellement tendre parfois, elle venait de se transformer en une véritable bête féroce. Je restais muette, peut-être parce qu'il n'y avait rien à dire. J'avais lancer l'attaque, c'était à elle de sortir son bouclier qui apparemment ne voulait pas quitter son terrier. Pétrifiée. J'aurais bien secoué une mandragore sous son nez mais le fait est que tout ce que je pouvais faire à cet instant, c'était de la laisser se réveiller, en douceur. Quitter le monde des Pouffynours, c'était plus dur pour certains. Moi, je restais plantée là, un sourire aux lèvres qui je ne sais pour quelles raisons ne voulait pas s'effacer.

❝ Parce que ça te fais rire ? ❞ me cracha t-elle à la figure.

Elle s'était levée de sa chaise si brutalement que mon corps lui-même décida de reculer aussitôt. Je voyais des flammes dans ses petits yeux si brillant de malice d'habitude. Les touristes dégustant leur crème glacée à la table d'en face nous fixaient d'un regard avide. Ils ne leurs manquaient plus que des Pop-Corns. Mon souffle et celle de ma cousine aka loup-garou pouvaient s'entendre à dix milles kilomètres à la ronde. Mon coeur battait à tout rompre dans ma poitrine. J'étais terrifiée et en même temps si innocente. Ça m'arrivait très rarement que quelqu'un ma fasse sentir cet effet là. Mais seulement dans certaines situations. C'était rare. J'étais presque plus honteuse qu'Alba. Quelle idée d'avoir remis cette histoire sur le tapis mais en même temps, je n'étais pas professeur de Divination ! Comment savoir ? J'entendais ma mère me souffler à l'oreille : “Le hasard fait si bien les choses”. Mon cul, ouais.

Les traits de son visage se décrispèrent. Sa métamorphose était terminée. Lucky escape ! Encore un peu et je me faisais tuer par mon propre sang.

❝ Désolée... ❞ l'entendis-je murmurer. ❝ Je voulais pas dire ça. ❞

Je la regardai hésitante. Je remis convenablement ma chaise, toujours sur mes gardes. Je n'étais jamais à l'abris d'une attaque surprise. Alba avait un don pour ça. Je plaignais ses ennemis. Non. Rien. Les petits diablotins qui la possédaient s'étaient calmés. À ma plus grande joie.

❝ Je… Je ne m'attendais pas vraiment à cette réaction. ❞ murmurais-je. ❝ Excuse moi… J'y suis peut-être allée un peu fort. Tu dois pas en avoir honte, tu sais. C'était ton choix et je le respecte. ❞

Ça allait passer ? Je n'étais absolument pas sûre de moi.

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Alba Vero
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Re: Un petit tour à Venise

Message par : Alba Vero, Sam 12 Mar 2016 - 16:20


Alba avait presque envie de pleurer. Tout en elle tremblait, secoué par des émotions incontrôlables. Peur que tout sorte, la plaque au sol, la terrasse d'une gifle monumentale. Non. Non, c'était juste inconcevable. Elle ne pouvait se le permettre, elle était bien trop faible que pour juste... faire face. Pourquoi est-ce que ça devait toujours se passer ainsi ? Pourquoi tout foirait avec elle ? Rien n'allait jamais, elle débloquait, s'enfonçait dans la noirceur de ses démons. Mais bordel, c'était quoi son problème à la fin ? Il y avait forcément un truc qui clochait chez elle. Forcément.

Et ça tournait et tanguait dangereusement. Parfaitement à l'image de ses pensées après son excès de colère. La blairelle en venait à se demander si c'était bien elle, la jeune femme aux traits déformés par la honte qui se montrait si agressive envers Myosotis. Myo, sa cousine, cette personne au cœur d'or pour qui elle donnerait tout, sans hésitations aucune. Celle avec qui elle avait grandi, partagé tant de souvenirs ensoleillés de l'innocence enfantine. Alors, voilà que les remords prenaient le relais. Et ils n'arrangeaient absolument rien à la situation, n'est-ce pas ?  

Je… Je ne m'attendais pas vraiment à cette réaction. Et elle le vit dans ses yeux. Le trouble. L'étau de fer dur et froid se resserra autour de sa gorge et ses pupilles fuirent aussi vite que possible cette vision. Excuse-moi… J'y suis peut-être allée un peu fort. Tu dois pas en avoir honte, tu sais. C'était ton choix et je le respecte. Le menton de l'Italienne se releva. Ses yeux lui piquaient. Elle ne voulait pas de cette pitié qui ne faisait qu'accroître les regrets bloqués au fond de la gorge.

Je sais, dans un souffle. Sa cousine ne la jugerait jamais, elle devrait pourtant le savoir. Mais il y avait toujours cette certitude devenue presque obsédante que Myosotis ne pourrait pas la comprendre. Et ça, ça la bouffait de l'intérieur. Est-ce qu'on peut juste...ne plus en parler ? Elle avait fini par oser affronter le regard de la poursuiveuse, exprimant sa prière. C'était une supplication avec tout ce qu'il y a de plus pathétique, dans une vulnérabilité suffocante. Mais bon dieu, qu’est-ce qu’elle le voulait du plus profond de son âme, salie. Ne plus en parler, même pas évoquer et continuer inlassablement à l’enterrer. Un tas de terre superficielle qui grandissait avec sa détermination à jouer encore aux « bonjour, tout va bien ». Et la terre finit un jour par se faire emporter par le vent.

Elle lui dirait tout. Un jour. Le jour où elle sera enfin prête à l'accepter. A moins que ce serait le jour où elle craquera, où ses épaules s'effondreront. Il fallait bien voir la vérité en face, elle n'allait pas bien. Et rien ne semblait s'améliorer, avec ce piège qu'elle voyait toujours sur elle se refermer. Même qu'elle se jetait dedans, tête pleine d'espoir la première, sa conscience personnelle à la traine. Elle avait à chaque fois ce besoin de ressentir ces émotions qui frissonnaient sur sa peau de soie et dansaient sensuellement dans son coeur emballé. Puis... puis, c'est le réveil, brutal et sans pitié.


~ Fin du RP ~
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Elias Baxter
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Re: Un petit tour à Venise

Message par : Elias Baxter, Sam 15 Avr 2017 - 12:46


RP avec Mary Drake


On était loin de l'Angleterre et de sa lourde atmosphère, de son temps gros mortifère et ses odeurs de bière. Si ! Des odeurs de bière, parfaitement. Au coin des rues des vieux manants qui passaient leur nuit à cuver des tonneaux de jus de ferments. Et Elias en avait ras la casquette. Alors il avait pris son skate sur ses petites roulettes, un sac fourrés d'une nuisette, et viré par la Cheminette vers d'autres horizons en fête.

Le sud. Les gondoles, la chaleur et le bruit, les couleurs, les saveurs d'Italie. Loin des ennuies, des guerres et de la folie d'Angleterre. Elias avait prit une place dans un palace du centre ville, face à une mer bien tranquille. A la moldu pour quelques jours, il s'offrait le luxe d'un détour du monde sorcier et de ses mauvais tours. La plèbe s'agitait, forte de touristes déchaînés qui semblait pour l'été avoir tous décidé de se rendre à Venise. Aussi à l'heure où le soleil tape fort et où on ne voit personne mettre le nez dehors, le sorcier se décida à s'éclipser de son hôtel pour visiter la poétique cité antique. Vêtu en toute simplicité, de blanc cassé en fine toile aérée, une paire de lunettes teintées accrochée sur le nez, il descendit prestement sur les quais. Car il ne déroberait pas au cliché et emprunterait une gondole pour ce voyage insensé. Pris d'un plaisir fou à se glisser dans la peau des moldus, il n'avait même pas sa baguette sur lui. Seulement son porte-monnaie, au fond de sa poche, et un très fin bouquin orné de quelques mots en italiens.

« Buongiorno ! » Un entrainement intensif lui permettait de dire ce mot avec un accent fantastique. Du moins il le pensait. Le paquet de batelier l'observa d'un oeil équivoque, et il tenta une approche vers l'un d'entre eux. « Me... moi ! Vorrei fare un tour ? Giro ! » Il fit un geste circulaire de l'index. « in gondola ! » Le moustachu darda un regard long sur sa personne avant d'acquiescer prestement. « Sì, sì, certo! Salire a bordo ! Sergìo, sconfitti corde ! » Elias ne comprit pas immédiatement, jusqu'à ce qu'un type le pousse dans le dos pour le pousser vers l'embarquement. « Ah mais j'y vais seul ? Sympa ça ! » « Andiamo, andiamo ! » « Ah oui, Anne Diamo oui. Ben Allons-y hein ! »

Comme un gamin il s'accrocha sur le bout de la gondole, le regard sur les fiers bâtiments haut en couleur de la cité. D'un coup il se tourna vers son batelier. « Mais heu... Comment tou toupelle ? » Le gars ne comprit pas et haussa les épaules. « Moi, Elias. Toi ? » Il se pointa du doigt avant de tourner l'index vers lui, un sourcil haut, interrogateur. « Oh, sì ! come il mio nome ? Alberto ! » Alberto. Ben voilà ! Fier de lui, Elias offrit un vaste sourire au bonhomme avant de s'en retourner vers la mer. Ça avait quelque chose de magique.
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Mary Drake
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Re: Un petit tour à Venise

Message par : Mary Drake, Lun 24 Avr 2017 - 21:25


Y'a des moments où c'est comme ça. Il y a l'envie, le petit brin d'adrénaline qui susurre à notre oreille qu'il est temps de partir pour quelques jours. De s'exiler. D'aller visiter des contrées. Oui, parfois, ça part d'une intuition. Une heure après avoir eu l'idée, les bagages sont prêts. Deux heures plus tard, on démarre. Très vite, on arrive, sans même se rendre compte de ce qu'il se passe. On réfléchit. Et put*in, on s'dit qu'on a bien fait de partir. Parce que de l'autre côté, celui du monde dans lequel nous vivons, l'endroit avec les problèmes, les obligations, les bazars et les machins. Y'a un ras le bol. On regrette pas d'être partis. D'avoir pris la poudre d'escampette comme on dit. Le courage est bien attrapé à demain, plus envie de faire le chemin inverse si doute il y a. Suffit juste d'oublier, de se laisser emporter par la culture dans laquelle on vient d’atterrir. Vu que nul n'est devin, faut aussi lancer un peu par ici et par là de jolis et discrets #Interpretis pour comprendre et apprendre. L'Italie, c'est bien, L'Italien, c'est compliqué pour des oreilles n'en ayant jamais entendu parlé. A vrai dire, c'est un peu mon cas. J'crois que c'est la cinquième fois que j'en entends. Et à part des bonjourno, sans aucuns doutes mal dit et mal orthographiés, y'a pas à dire, je suis complètement larguée.

La vérité, c'est que la seule chose que j'aie emportée, c'est ma baguette et de quoi boire. Parce que j'avais vraiment envie de fuir, et je n'ai pas le moins du monde réfléchis. Je me suis laissée emportée ici par une idée stupide. J'me demande si j'étais dans mon état normal. Mais en fait, c'est un peu comme une bénédiction. Je vais pas aller me plaindre à quiconque de m'avoir emporté dans cette folle aventure de solitaire qui plus est . J'sais même pas pourquoi j'ai choisi Venise. J'me suis sûrement dit que ça valait la peine d'être vu. Et que c'était assez loin pour m'exiler. Plutôt sympathique comme coin. Et fort chaud. Le soleil tape, les chapeaux sont de sortie. Le style en paille qui fait bien touriste. Mais c'est sympa, comme étiquette. On est là pour visiter, y'a pas besoin de s'en cacher. Lunettes sur le nez, crème solaire achetée à une des nombreuses boutiques qui recouvre les 3/4 de la peau. Ce serait quand même triste d'avoir des vacances éphémères gâchées par un coup de soleil n'est-ce pas ? En plus, après, ça pique sur le bout du nez et on ne sait même plus mettre une goutte de savon sans crier au martyr. Vaut mieux éviter, je crois qu'on est tous d'accord là dessus n'est-ce pas ? La souffrance, c'est plus trop mon truc. Enfin, j'espère.

Après un temps de réflexion étrangement aussi intense que celui d'un boursouflet, j'me dis que la première des choses à faire, c'est d'aller sur une barque. Les gondoles, c'est bien. Et j'suis toujours une future sirène aux dernières nouvelles. Au moins j'vais être proche de mon élément. C'est ça qui compte. Après, faut encore que j'arrive à entrer dans une. J'fais un peu peur avec mes cheveux qui partent dans tous les sens, et je sais rien dire. Après une conversation dont je n'ai toujours pas compris la moitié avec un petit bonhomme, je finis sur un des p'tits bateau. Je suis déjà pas vieille, mais là en un dixième de secondes, j'ai à nouveau 5 ans. 11 ans de moins. La partie dingue en profite, je sautille partout alors que nous venons d'aller sur l'eau. Le type du bateau. Il est fâché. Je m'assied à nouveau comme un enfant résignée. C'est assez calme. Il fait vraiment chaud. Je regarde l'eau avec envie. C'est plutôt tentant. Et là. J'vois que j'suis pas seule. Y'a un type. Je regarde le gars qui rame en le suppliants des yeux (c'est possible ça, je suis pas dingue) et en montrant du doigt ladite personne. J'suis un peu bornée, si il veut pas, j'y vais à la nage.
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Re: Un petit tour à Venise

Message par : Elias Baxter, Mar 2 Mai 2017 - 14:31


Cahots sur le canot, clapotis du cours d'eau, qu'à cela ne tienne la gondole s'enfonçait entre les rues étroites de la cité antique. L'Alberto avait la main ferme et l'oeil rapace, aussi Elias ne s'enquit pas du maniement du bâtiment, faisant pleinement confiance au marin qu'il était. A la place il maintint le regard tout droit sur l'horizon, s'extasiant de la beauté suprême des couleurs pastels des maisons vénitiennes, du ciel bleu et du soleil radieux. Tout à coup l'apparition d'une camarade de gondole, dans le lointain. Du moins à quelques mètres, notre sorcier n'avait pas le compas dans l'oeil. Et encore heureux direz-vous ! Eut-il eut le compas dans l'oeil qu'il n'eut point vu grand chose de l'ingénue !

Elle était toute fine, brindille gamine armée d'un fier chapeau de paille et de lunettes noires digne des plus grandes stars, le doigt pointée sur lui avec une insolence inouïe. Que voulait-elle dont de lui ? Un don de lui ? Elias resta à l'observer en chien de faïence, tout à sa méfiance. Tout ce qu'il voulait était un peu de vacances, observer en silence les braves paysages qu'offraient le sud Italien, non point se prendre en jambes une de ces étranges adolescentes du monde Européen ! A moins qu'elle ne fut pas du coin. Auquel cas c'était pis, car elle parlait peut-être anglais, et alors il devrait faire la conversation, avec un nuage de lait.

La silhouette était approchante, l'Alberto ramait et pourfendait la vague déferlante, n'ayant d'oeil que pour voyage, sans se soucier du voisinage. Une solution pour lui éviter la torture de l'insolite jeune d'âge ? Oui, peut-être bien ! Garde-fou à son solitaire périple, il se ferait passer pour fou, car le fou il était bien connu n'attirait ni n'attisait point les foules. Il serait bien peinard avec son Alberto, suffisait d'envoyer la belle par le fond, qu'elle aille chasser des bullots ! Sitôt qu'il fut à la hauteur de la minette, il agrippa son bord de gondole et le tira à lui pour l'agiter comme un furieux. « Y coule, y coule, le fureeeeet, le furet du vénitieeeeeeen, il court, il court, le fureeeeet, le furet du vénitieeeeeeen ! »
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Mary Drake
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Re: Un petit tour à Venise

Message par : Mary Drake, Sam 20 Mai 2017 - 15:38



Y'a pas à dire. J'ai vraiment chaud. Petit coup d'oeil sur l'eau. Puis sur mes dessous de bras. Y'a pas à dire une deuxième fois. Les auréoles sont belles et bien là. Ma main tendue vers l'autre fou étant venu sous cette chaleur faire une petite promenade en Gondole, j'ai une vue assez surprenante sur ladite chose. C'est pas très frais. Bon bah tant pis, ce n'est pas grave. Faut juste espérer que ça ne se voit pas trop. Puis je peux toujours faire croire que c'est de l'eau. Je secoue l'index vers la bonne direction quelques instants, avant de me rabattre sur un peu d'eau fraîche et d'en déposer sous mes deux aisselles, pour la forme quoi. Très vite, mes mains sèchent. C'est satisfaisant cette histoire. Après tout, ce qu'il se passe là en-dessous, ça ne regarde que moi. Le type qui dirige la barque me fixe d'un air suspicieux. Il a pas le choix en fait. JE VEUX allez voir l'autre gogole là-bas. C'est essentiel pour le bien de ces petites vacances. Je replace mon chapeau de paille digne d'un certain vieux Luffy correctement sur ma petite tête brune, puis mets une main en mode parasol au dessus des yeux, malgré les lunettes de soleil. Nous ne sommes jamais trop prudents. Une petite voix, la mienne je crois, murmure « cap sur lui, fait vite, vite vite ! » Nous n'avons pas de temps à perdre !

La distance est comblée vite, très vite. Un peu trop même. Pas le temps de trouver un moyen d'attaquer, afin qu'on finisse chacun à l'eau. Ah ça, même pas en rêve n'est-ce pas ? Qu'il fait chaud bon sang ! Ma blancheur elle-même n'arrive pas à repousser tous ces rayons. Un chapeau en aluminium. A la place de celui de paille. Voilà ce qu'il me manque ! Bon, maintenant, c'est trop tard, faut faire avec ce qu'on a sans râler n'est-ce pas ? Pet et répète sont sur un bateau, pet tombe à l'eau, qui reste-t-i ? Drôle de question. Mary et monsieur sans nom ainsi que les pauvres navigateurs – ce n'est pas un petit mot pour ces pauvres enfants, ils doivent être flattés non ? – sont sur deux bateaux différents. Lequel tombera à l'eau en premier. Je dois avouer, que j'espère un peu que c'est moi. Enfin, du frais, c'est ce qu'il me manque sérieusement. L'idéal parfait. Vite, très vite, je jette un œil sur le brun. Il ne me laisse pas beaucoup de temps pour l'analyser, ce qui a un don certain pour m'ennuyer. Avant de comprendre ce qu'il se passait, le truc se met à tanguer, accompagné d'une chanson revisitée plus qu'originale. Y coule y coule, il coule pas encore le furet ! C'est décidé, il peut pas me faire ça, ci, et puis quoi encore. Faut pas aller si vite. Je me tiens au rebord, pour pas trop tomber, alors qu'il continue avec sa chanson. On dirait un possédé. Le tit gars qui fait avancer le bateau à pas l'air content. C'pas mon problème ça. Promis miptit : je vais nous venger. Le hic, c'est que je n'ai sans doutes pas assez de force et d'équilibre pour enlever les mains sans être la première à l'eau. J'ai pas envie d'être Pet, si vous voyez ce que j'veux dire. Voici donc ce que je fais :

Un craquement de doigts plus tard, les mains tendues, je me mets à faire des moulinets. Y'a qu'ça d'vrai. C'moi qui vous le dit. Alors, au début, ça touche personne, je joue à l'éolienne. L'air chaud est brassé, manque de vent. A genoux, je me rapproche. Y'avait pas une grande distance, après c'est relatif cette histoire. Faut continuer. Des fois je tombe, je me prends le côté. Pourtant, je suis une gosse déterminée. Lui, c'est une sirène à la voix cassée, qui ne sait plus comment me faire rejoindre l'eau. Chacun a sa manière de sombrer dans la déchéance, je vais pas chercher plus loin. Les moulinets arrivent alors. Plus en plus. Sourire triomphant, le premier touche la peau du petit qui m'a pris pour un furet. C'est à mon tour. Visage en arrière, mains en avant, mouvements rapides qui ont pour but de lui faire lâcher le bord de la barque, je crie presque les paroles de ma version, bien que ça ne soit qu'un pauvre copion : Y coule y coule, l'autre furet, le furet du gondolien y coule y coule, le furet, le furet qui coulera loin. Avant de me rendre compte que, manque de pot, je sais pas faire ça non plus.
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Re: Un petit tour à Venise

Message par : Elias Baxter, Mar 23 Mai 2017 - 15:49


La barque est lourde, et les deux capitaines forts patients. La gamine beaucoup moins. Elle a le regard chtarbé, ses bras moulinent et au bout de ses doigts on croirait des griffes. Qu'importe. Elias continue de chanter. Plus haut, plus fort. Elle aussi elle fait de la poussée vocale. Tricheuse. « Y coule y coule, l'autre furet, le furet du gondolien y coule y coule, le furet, le furet qui coulera loin. » Sorcière !

L'Elias continue de faire tanguer le véhicule de la m'dame au chapeau avec entrain, et derrière lui y a l'Alberto qui s'énerve dans sa langue à l'italienne. « Voi ragazzi siete pazzi ! Smettila ! C'è spazio per entrambi... Sergio, va ', fa qualcosa ! » Y a deux mains derrière lui qui attrape ses bras et il se débat comme un forcené. « Mais faut la couler ! La couler par le fond ! Anneguare ? Gare ? Mince j'sais plus l'mot là. Toi tu perds rien pour attendre ! » Il a un doigt pointé sur la voisine de gondole, pis d'un coup il arrive à s'arracher des bras d'Alberto.

L'élan le projette sur le vaisseau voisin, juste à côté de la nénette. Il se marre d'avance, parce que rapidement il reprend ses esprits et commence à pousser de ses mains. Par le fond ! Par le fond ! Il se déplace de gauche à droite, et ça tangue, et c'est chouette, et il s'était plus amusé comme ça depuis belle lurette. Et il est à peu de choses de passer la chapeautée par dessus bord. Il a un rictus sur les lèvres et le regard appuyé, déterminé. « PAR LE FOND ! » « Sei pazzo ! Smettila ! »
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Re: Un petit tour à Venise

Message par : Mary Drake, Dim 4 Juin 2017 - 8:44


Si il y a bien une chose que je vais retenir, c'est que tous les matelots ne sont pas là que pour bronzer et profiter du paysage. Outre le fait que, dans notre cas, nous sommes de parfaits bons contre-exemples évidemment. Je peux même appeler ça un don. Celui d'être au delà des clichés, de contrer les représentations mentales. Oui, c'est ça. Nous sommes cela. C'est évident quand on y repense, mais à l'époque, juste insensé. Mais bon, ça, il y en a des choses insensés. Le problème les amis, si je puis vous parler ainsi, c'est que l'autre gogole, il ne se laisse pas faire. Et pour l'amour propre, ce n'est pas le type le plus judicieux à affronter. Alors que je crie ma chanson plagiée à quelques détails prêts, il poursuit la sienne, encore plus fort. Non non non. J'hausse la voix à mon tour. Tu ne gagneras pas. D'abord, je ne suis pas un furet. C'est toi l'furet. Si je devais être ce type d'animal, je serai une belette. Comme dans j'entends le loup le renard et la belette. Je peux même danser là dessus si il faut. Mais là ça devient compliqué. En plus d'être doué il est fort. Mes moulinets ne servent pas à grand chose, donc je les arrête. Point. J'ai envie de dire que ça craint. Vraiment. J'étais un Luffy, mais très vite, mon chapeau de paille s'envole. Splach. Dans l'eau. Qu'il m'énerve celui-là ! Je lui demanderai bien d'aller me le chercher, mais la victoire deviendrait alors beaucoup trop simple. J'ai envie d'être victorieuse, de le mériter. Et puis qui dit qu'il ira sauver la paille. F*chtre comme on dit, nous sommes dans le cambouis.

Je m'énerverai bien, mais la tite tête qui lui sert de rameur le fait à ma place. Bien fait pour toi ! J'essaie de jeter un œil sur le mien. Avec tout ce qui bouge, je ne le retrouve plus. C'est bien ma peine, oulala. Mais il était tombé non ? Argh, j'ne sais plus. Tant pis pour lui, il n'avait pas qu'à m'écouter lorsque que j'ai dis que je voulais rejoindre l’hurluberlu. Nous n'en serions pas là aujourd'hui. Plus d'autorité dans ce pays, les touristes deviennent rois. Dommage pour eux, tant mieux pour nous. J'vais pas me plaindre non plus. Un peu après avoir dit que je devais couler, l'autre andouille atterrit sur mon bateau. Pas ça, pas ça. Nous n'allons jamais nous en sortir ainsi. Et au lieu de retourner sur sa gondole, il vient m'agresser sur la mienne. Quel imbécile. Vraiment ! Fini de jouer. Pour tenter d'le repousser, je recommence les moulinets. Allez Allez, tombe tombe tombe. Le problème, c'est que c'est un colosse cet homme-là.

La dernière solution me fait mal au cœur. Vraiment. Je voulais la grâce dans la victoire, mais si je perds, il perdra avec moi. La meilleure des choses à faire, c'est de pousser le bateau sur le côté, pour que tout le monde fasse un plouf groupé. Le mieux serait de s’étaler sur la barque d'en face, celle qu'il avait quitté pour me faire face. Ainsi, nous serons quatre trempés. Mais j'sais pas si ça va fonctionner. Si après je finis dans l'sien, lui dans l'mien. On fait quoi ? C'est le retour à la case départ, et ça j'veux pas. Essayant d'ignorer les mouvements et paroles du mecquifaitenvolerleschapeauxsansfaireexprès je me donne corps et âme pour faire balancer la masse à droite, puis tout à gauche. Il y a bien un moment où nous allons finir par sombrer, ce n'est pas possible autrement. Que vais-je faire moi après ? Avec si peu de corpulence, il pourra très bien m'attraper par les jambes, me faire tourner comme un javelot puis m'envoyer valser des kilomètres plus loin. La perspective me fait même trembler. Faut pas que je sois impressionnée. Et Une Deux Trois : droite. Raté. Une deux trois : gauche. Raté. Mais j'recommence. Encore. Jusqu'à ce qu'on tombe tous les deux, je balance. Et Une deux trois. Une deux trois.
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Re: Un petit tour à Venise

Message par : Elias Baxter, Mar 6 Juin 2017 - 11:59


Ça swing, ça balance, ça vire, ça cadence. Elias il sent ses tripes qui s'prennent sa couche de peau, à droite, à gauche, à droite, à gauche, ça lui donne comme un brin la nausée. Un rictus déforme son visage, et il le regard braqué sur la chapeautée. Tombera, tombera pas, tombera, tombera pas. Y a qu'une issue à cette situation. Et elle se trouve au fond des eaux. Les deux gigolos qui leur servaient de rameurs se sont tirés sur la gondole abandonnée par Elias en braillant des injures.

Ça clapote, y a des remous, de l'eau qui les frappe au visage, qui les tente, les attire par le fond. Le sorcier tire avec ses doigts. D'un bout, de l'autre, lèvres scellées, sourcils froncés. Tombera, tombera pas, tombera, tombera pas. Y son estomac qui balance, et ses poumons qui crient. Il déglutit, pis d'un coup ça sort. Son repas du midi éparpillé sur le banc de bois. Ses mains ont lâchés la gondole, et un chavirement brusque le fait passer par-dessus bord. Aaaaaah ! SPLASSSH

L'eau le glace, et sa bouche ouverte boit la tasse. Il recrache abondamment et se saisit du vaisseau abandonné pour tenter de remonter, mais ses forces le trahissent et le laisse glisser de nouveau tout contre la coque. Ses doigts restent agrippés au bois, et d'un coup sec, brusque, et rageur, il tire la gondole à lui, vers le bas. Qu'elle coule, la scélérat. Et que ça nettoie le fond de germes qu'il a laissé sur le bois. A l'eau la peste !
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Re: Un petit tour à Venise

Message par : Mary Drake, Sam 24 Juin 2017 - 17:07


Avec le LA d'Elias

Beurk. C'est pas très original comme premier mot qui arrive dans mon esprit, mais je n'en peux rien. Ce n'est pas vraiment contrôlé cette chose-là. Comme l'estomac du pauvre homme qui vient de se relâcher. J'évite de trop regarder, j'ai pas envie de remettre moi aussi. Fin ce ne serait qu'un mélange pas très... élégant de salive et quelques éventuels restes d'aliments que j'ai mangé il y a quelque jour. Rien d'énorme en tous les cas. Quelle idée sérieusement. A-t-il pensé que l'eau et le bateau ne seraient pas très contents de se retrouver avec un bol alimentaire sur le dos ? Je ne crois pas. Pauvres petites choses, maintenant elles sont traumatisées. J'les plains.

SPLATCH. Et un petit cri. Ah ! (ah ah ah ah ah). Bien fait pour lui, il est enfin à la flotte. Par contre me laisser avec ses déchets organiques, très peu pour moi merci. Je fixe le bol alimentaire d'un œil un peu amusé. Quel dégoûtant cet enfant. Fin maintenant qu'il est à l'eau je n'ai plus vraiment à m'en faire. Fin je ne crois pas. En tous les cas le vomi ne m'atteindra surtout pas. Il restera loin loin de moi. Je recule, un peu, beaucoup, peut-être de trop. En tous cas c'est une erreur fatale. Il tire, l'autre, il tire et me voilà impuissante. J'espère de toutes mes forces que je saurai me venger à mon tour, une petite pensée quand même pour les pauvres p'tits messieurs qui doivent regretter en ce moment de nous avoir pris tous les deux en passagers. C'est tout ce que j'ai le temps de me dire avant le plouf final. Complètement retournée. Il m'a eu. Je m'en fiche, c'est lui le furet du gondolien qui a bu la tasse en premier. Moi en deuxième, mais c'est pas grave

Je me retrouve donc sous une petite tente marine, dans le noir, relevant ma tête de l'eau pour me cogner contre le bateau retourné. M*rde. Un truc bizarre sur ma tête. Je touche, porte à mes narines. Le vomi de l'autre... C'est écœurant. Retenant une nouvelle fois de me lâcher aussi, je plonge à nouveau la tête dans l'eau pour la frotter dans celle-ci. Vite, se débarrasser de cette horreur gluante. Je frotte frotte frotte. Un frisson de dégoût me tue. J'ouvre les yeux dans l'eau pas si propre. Ça pique un peu. Beaucoup. J'veux mourir là tout de suite. Batch. En revenant à la surface tout en évitant le bateau, je cherche l'autre nabot. Il va me le payer.

Avec la grâce d'un balais, je nage jusqu'à lui. Il ne paie rien pour attendre, je ne prend pas du vomi pour quedal, la vangeance est pas là pour rien elle non plus. Hors de question que je laisse ça passer. Vite vite vite vite vite. Brassant l'eau telle une sirène, j'arrive jusqu'à lui, plonge et tire un pied. Tête dans l'eau pour celui-la, à moi de fuir le plus vite possible maintenant. Une bébé course contre la montre commence. Histoire de ne pas nager dans le vide, je repère le chapeau envolé et décide de tenter de le rejoindre. Maintenant faut pas que l’hurluberlu me rattrape. Allez Mary, on avance. Tête hors de l'eau, ouverture des yeux, inspire. Dans l'eau, j'expire. Les bras se remuent, les jambes battent l'eau. Y'a moyen, on peut le faire.
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Re: Un petit tour à Venise

Message par : Elias Baxter, Mer 5 Juil 2017 - 10:16


Débattements de bras, débattements de jambes, et battements de vagues sur le quai avoisinant. Sans une hésitation, Elias délaisse les lieux du crime et la jeune femme en péril. Quoiqu'en péril, elle n'en a pas trop l'air puisqu'il l'entend déjà qui lui nage après de toute sa fougueuse colère. Ses bras s'abattent sur les eaux plates, encore et encore, le rapprochent de plus en plus du bord. Sur ses talons il sent le requin qui approche, la femelle prête à le saisir. Un sentiment d'urgence l'envahit, et il accélère encore, bat furieusement des pieds dans l'espoir de couler la touriste en chapeau. Un rapide regard en arrière lui permet de voir que le dit chapeau a quitté la tête de la jeune femme et flotte plus loin, abandonné.

Il voit aussi qu'elle galère, et même, qu'elle galère grave. Elle a pas grand grâce à lui nager après. On croirait un hippopotame tout fatigué. Sans le vouloir il ralentit, et bientôt ils ne sont plus qu'à quelques brassées. Elias se décide alors à faire face à l'adversaire, les pieds agités sous la mer pour le garder à la surface, les bras élevés au-dessus de l'eau prêts à s'abattre. Elle s'en vient, elle arrive, elle approche. Le visage ruisselant, l'oeil méchant. Elias a l'ongle long, et d'un coup d'un seul il laisse ses mains tomber vers la jeune femme histoire de lui planter quelques griffes dans l'épiderme et de laisser sa marque. Pas une parole ne sort, il n'est pas là pour faire la conversation. Une jambe vient shooter droit devant histoire de sonner l'ennemie comme il se doit, et un rire guttural remonte le long de sa gorge. C'est la guerre !
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Re: Un petit tour à Venise

Message par : Mary Drake, Sam 22 Juil 2017 - 22:02


J'pense que là, c'est fait. J'aime pas l'Italie. Et Venise. C'est sa faute aussi, fallait pas me chercher à ce point. Déjà mon chapeau l'est tout mourru et l'autre m'a rattrapé. Autant dire que je vais couler. Paniquée, je vois la paille s'en aller au loin. Bye bye mon ami. Je suis ravie de t'avoir rencontré. Mes dernières chances reposent sur la course. Il est pas tout jeune, pas tout vieux non plus, certes, mais sur la terre ferme je serai peut-être apte à disparaître. Là j'ose même pas utiliser la magie j'ai trop peur qu'il se décide lui aussi. Mince mince mince. J'veux partir, j'veux m'en aller. J'veux pleurer. En plus y'a cette odeur de vomi là sur moi. Je peux pas. Beurk. J'sais qu'il y a des restes, c'est pas possible autrement. Brrr

Une main se pose. Moment vomitif. À toi de voir. C'est absolument dégoûtant. Soit. Il faut pas jouer avec mes nerfs. Faut pas. Il ose me griffer en plus. Planter ses ongles dans ma chair. Quel imbécile. Vraiment. J'ai l'habitude de me griffer tu sais. Ce que t'essaies de faire, ça ne me fait plus rien. Je me détourne, essaie de lui asséner une gifle violente, puis lâche le contenu de mon estomac à l'endroit où je pense qu'est sa tête. Que ce soit pour l'un ou l'autre, j'suis pas certaine de mon coup. Peut-être que je suis complètement à côté de la plaque (akotédlaplak) et que j'ai visé/frappé dans le vide. J'sais pas. Maintenant c'est l'heure de se dépêcher.

Comme je le peux, je vais jusqu'au bord. Je sais pas comment. Y'a une force qui vient de j'sais pas où. Mais je le fais. C'est important. Je monte, me hisse. On s'en fiche du verbe utiliser le résultat reste le même. Allez Mary, plus vite ! Aucun regard derrière moi, il va peut-être me rattraper. Zut, ce que tu veux, on y va m*rde. Je fini finalement les fesses sur le bord, me relève. Désolé m'sieur le gondolien, j'ai pas trop de temps à perdre là. Trempée, j'essaie de courir. D'ailleurs ça réussit. Un, deux, trois mètres. Puis en tournant dans une ruelle, splatch, c'est que je suis tombée. Bon reste plus qu'à espérer que j'ai pas laissé de traces sur mon chemin, puis il est bien cet endroit qui empeste la poubelle pour faire une petite pause !


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