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Deux bouteilles et une rue sombre.
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Valens Fenwick
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Re: Deux bouteilles et une rue sombre.

Message par : Valens Fenwick, Sam 14 Juil 2012 - 17:49


Emma se fit soudainement plus sombre tandis qu'un filet de voix quittait ses lèvres. Ces dernières semblaient remuer sans que le son ne veuille véritablement se propager. Intrigué et emplit de crainte, le serpentard approcha davantage pour entendre. Ne comprenant pas tout de suite dans quel était était la demoiselle, il établit un contact physique comme il l'avait fait autrefois dans cette fameuse salle secrète qui renfermait leurs secrets à tous deux. Les choses qu'ils y avaient dites avaient été difficiles à prononcer et difficiles à entendre. Mais une certaine forme de compassion et de soutien les avait aidé l'un et l'autre dans cette épreuve, se nourrissant chacun d'une force que l'autre ne savait pas posséder.

Une fois de plus, ce qui allait être dit semblait loin d'être facile et Valens entoura son acolyte de ses bras, se pressant contre elle et reposant sa tête sur son épaule, près de son cou. Mais ce ne fut pas la voix à présent audible qui le surpris en premier. Son corps était froid, si froid. Ses maisn qu'elle avait replié contre son corps en resserrant sa cape se trouvaient entre son propre torse et le sien, des mains qui ressemblaient à deux morceaux de glace pris entre eux deux. Cependant, à l'aune de la chaleur humaine qu'ils pouvaient apporter l'un à l'autre, un morceau de glace pouvait fondre. Avant d'écouter sa complice, il murmura également.

- Ne craignez rien, je suis là, tout va bien.

Espérant alors lui avoir apporter tout le soutien dont il se sentait capable, il écouta les paroles étranges d'un récit peu flatteur. Elle n'était pas certaine que son démon à elle était attiré par celui de Max, mais elle en tant qu'humaine avait ressentie cette attraction d'une manière troublante. Apprendre que Maximilien ou plutôt Sarkoness avait essayé de lui faire du mal ne l'étonnait guère de l'individu à présent. Son attirance et le baiser échangé était par contre suffisant pour faire frémir le jeune homme. Il ne put alors s'empêcher de murmurer.

- Je ne suis pas là pour vous dire par qui vous devez être attirée ou non. Mais j'aimerais juste que vous gardiez à l'esprit qu'il peut être dangereux. Faites attention à vous quand vous le cotoyez, ne baissez pas votre garde. D'autant plus que l'attirance ne signifie en aucun cas l'amour. L'amortensia peut faire de même, voir mieux. Plus proche de votre cas, n'oubliez pas aussi que les vélanes sont des "démons" qui ont également un énorme pouvoir de la même nature, rien ne certifie que Sarkoness n'a pas utilisé le même genre d'attraction irraisonnée sur vous.

Le reste de sa révélation ne fit que confirmer ses premières craintes. Ce démon l'avait complètement destabilisée, mettant ses pensées sans dessus dessous. Sans même l'affronter, il l'avait partiellement vaincue... un adversaire à ne pas sous estimer. Et maintenant, sans le savoir, en emettant l'hypothèse qu'il aurait pu effectivement l'aider, cet imbécile de Valens l'avait encore davantage perturbé. Essayant de la rassurern toujours dans ce murmure mais formulé d'une voix plus douce.

- Si je vous dis cela, c'est que j'ai pu constater le pouvoir d'attraction de celles qui ont en elles du sang de vélane. La chaleur qui nous envahit, le désir ardent, on ne s'appartient plus. Mais cela n'a rien à voir avec l'amour, c'est une chimère laissée à notre esprit comme appat. Vous avez bien fait de vous montrer méfiante et fière. Prenez le temps de sonder votre coeur au calme, attentivement. Si vous le pouvez, essayez également de songer à cela sans subir l'influence de votre propre démon qui peut vous guider vers une voie que vous ne souhaitez pas vraiment. Et si ce que vous ressentiez n'était pas du à son pouvoir et que vous ne pouviez vous en défaire, vous iriez ensuite à lui par choix et non par fascination.

Pourtant, honnêtement, même s'il disait cela, il espérait qu'elle n'éprouvait pas de réels sentiments envers Sarkoness. Pour autant qu'il en savait, ce serait rajouter des ennuis supplémentaires à ceux qu'elle avait déjà. Et elle n'avait pas besoin de cela, elle n'avait vraiment pas besoin de ça. Il devenait dès lors important de trouver un moyen de la libérer au plus vite de son propre démon, éliminant par là même une cause possible de sa fascination. plus simple à dire qu'à faire.

Sentant son amie faiblir encore davantage et vaciller sur ses jambes, il la serra encore davantage contre lui, lui apportant ce qu'il pouvait de force. La vie n'était pas tendre avec eux...
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Emma Welesslay
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Re: Deux bouteilles et une rue sombre.

Message par : Emma Welesslay, Sam 14 Juil 2012 - 19:38


Mes propres paroles me choquaient. Même avec Valens à mes cotés, notre proximité ne n'aidait pas. Au contraire. Je me sentais sale. Abîmée. Cela me dégoûtait qu'il me touche.
Il n'avait pas le droit. S'il me touchait plus longtemps, il risquait d'être contaminée. J'étais contagieuse. Et je ne voulais pas, pas qu'il devienne comme moi. D'un geste toujours froid mais auquel j'avais greffé toute ma douceur, je remuais une de mes mains qui se trouvait entre nos deux corps enlacés; une fois extirpé je la posais sur son épaule, le repoussant doucement.

Je n'osais même pas le regarder. Et rapidement me relevais. D'un pas je sortis de l'abris du porche. Il s'était mis à pleuvoir et les gouttes de pluie tombaient sur ma cape, mes cheveux, mon visage... A chaque petite passerelle d'eau qui m'atteignait, je me sentais plus lourde. Plus sale encore.
Tournant ostensiblement le dos à mon ami j'écoutais tout de même ses paroles.

Il m'expliquait que l'attirance et l'amour était des choses bien différentes. Les yeux fermés je savais bien ce dont il allait en venir. Il évoquait les Vélanes, l'amortensia... J'avais déjà pensé à tout cela. Mais c'était évidant pour moi, il avait été aussi surprit que moi par ce sentiment qui nous liait.

Ce n'était pas l'amour, non, c'était trop malsain pour ça. Désormais, en plus d'être frigorifiée, j'étais entièrement trempée. Ma voix paraissait enfouie au fond de moi et ce fut au prix de maint efforts que je réussi à extirper un son de mes lèvres.
Lui tournant toujours le dos, je devais lui en dire plus. Il ne pouvait comprendre ce que je ressentais en cet instant:

- Je ne veux pas que tu me touches. Je ne veux pas te salir... Je suis mauvaise, tu le sais. Ce que je ressens pour Sarkoness je... je sens que c'est quelque chose de naturel. Aucun sortilège ne pourrait me faire un effet pareil. J'en suis certaine.

Ma voix se brisa. J'avais du mal à en dire plus... Mais il le fallait. Pour moi et pour lui. Je risquais de tout faire foiré.

- J'ai peur de te porter préjudice là dedans... Si Sarkoness refait surface, je ne sais même pas si je saurais lui résister. Crois moi je ferrais tout ce que je peux, mais... Est-ce que cela suffira-t-il?

Je me retournais à demi, sans pour au tant le regarder. Des gouttes d'eau roulaient le long de ma peau, c'était une charge supplémentaire, j'étais tellement acide qu'à chaque nouvelle goutte je m'étonnais de ne pas me dissoudre à son contact.

- C'est peut être une mauvaise idée tout cela. Je ne ferrais que t'encombrer dans ce plan. Tu ne cesseras de te demander si je tiens le choc ou non.

C'était dur à dire. J'avais envie de le faire, mais je m'en pensais incapable. Je ne savais pas comment il prendrait tout cela. Certainement mal? Comment pourrait-on le prendre bien.
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Re: Deux bouteilles et une rue sombre.

Message par : Valens Fenwick, Dim 15 Juil 2012 - 0:17


Emma s'arracha à l'étreinte que son ami lui avait donnée pour tenter de la réconforter, de l'apaiser, de lui confier sa force. Mais hélas, ce qui avait fonctionné auparavant ne semblait plus avoir un effet similaire. Son coeur se serra à l'idée que quelque chose avait pu se briser entre eux. Avait-elle peur de lui? Pire peut être, en avait-elle assez de lui? Peut être qu'il la dégoutait. La réalité était tout autre, pourtant il mit un certain temps avant de la comprendre.

Elle pénétra sous un rideau de pluie qui s'était abbatu sur la ruelle et Valens lui lança discrètement un Impervius afin de limiter les dégats. Il s'apprétait à continuer ses protections lorsque les paroles de la demoiselle le figèrent sur place. Elle se sentait sale et mauvaise. Elle s'écartait de lui afin de ne pas le salir. Il ne pouvait pas la laisser partir sur cette voie. D'un voix plus forte qui contrastait avec le murmure précédent, il affirma.

- Non, je ne le sais pas! Je sais que vous êtes tourmentée, triste et perdue tout comme je le suis. Suis-je sale pour autant? Si je le suis, vous ne risquez pas de ma salir davantage, si je ne le suis pas vous ne l'êtes pas non plus. Dans les deux cas, je suis avec vous et vous ne laisserez pas. Oui je sais que ce qui est en votre sein est sale et mauvais, je vous l'accorde. Mais ce n'est pas vous. Il influence vos actes et vos pensées, parfois il prend le contrôle total, mais vous luttez contre lui. Tant que vous lutterez de toutes vos forces, il ne sera pas vous. Tant que vous ne le laisserez pas faire, il sera sale, pas vous, pas ce que vous êtes au fond de vous.

Son acolyte lui certifia que son attirance était des plus naturelle envers ce démon. Et en disant cela, sa voix s'était brisée, témoignage d'une certaine difficulté, témoignage d'un certain désespoir. Secouant la tête, le jeune homme poussa un soupir avant de répondre plus doucement.

- Ainsi que je vous l'ai dis, je ne suis pas là pour invoquer une quelconque morale. Si c'est ce que vous souhaitez je ne vous en dissuaderez pas. Je vous demande juste de faire attention. De ne pas vous laisser entrainer dans une spirale destructrice.

Se retournant, son amie lui confia ses doutes quant à leur opération. Il y avait un risque, un gros risque, elle ne savait pas si elle mènerait sa tâche à bien ou si c'est auprès du démon qu'elle se rangerait. Ecartant les bras, le vert et argent lui affirma.

- C'est très simple, vous êtes le point de levier de la balance. Elle penchera dans votre direction. Si vous restez à mes côté, Maximilien et son démon ne pourront vaincre. Si au dernier moment vous vous rangez du leur, s'en sera fait de moi. Et sachant qu'il semble apprécier mes parents, je crains que la mort soit loin d'être la pire chose pouvant m'attendre. Toutefois, je remets mon existence entre vos mains. Je l'ai toujours fais et je le ferai encore... J'ai confiance en vous.

Les doutes d'Emma s'amplifièrent au fur et à mesure de ses paroles, au fur et à mesure de ses réflexions. Hélas, tout dépendait d'elle. Se lançant également un Impervius, il s'approcha alors d'elle à pas mesurés. Il ne pouvait pas décider à sa place, cependant il ne faillirait pas en tant que soutien. Il approcha lentement, doucement avec précautions. Il lui semblait agir comme avec un animal blessé et effrayé. Il s'attendait à un repli, à une fuite, pourtant inexorablement il se rapprochait, pourtant il ne la laisserait pas seule en un tel instant, jamais. Jouant de sa voix basse d'une manière hypnotique, il lui signifia.

- C'est à vous que la décision revient. Car c'est entre vos mains que tout repose. Je ne contesterai pas cette décision. Pas plus que je ne puis vous en vouloir de reculer. Je vous estime bien trop dans votre combat pour croire vos décisions inconséquentes. Un seul mot de vous et tout s'arrête. Il y a surement d'autres solutions...

Ou du moins, il l'espérait...
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Re: Deux bouteilles et une rue sombre.

Message par : Emma Welesslay, Mar 17 Juil 2012 - 22:34


Ainsi loin de lui je n'osais bouger d'un milimètre. Seul mon rytme cardiaque me faisait vibrer. Des secousses brusques et répétitives me secouaient de toute part. Et à chaque vibration je me sentais légèrement mieux. Plus apaisé. Car certes pour le commun des mortel, avoir un coeur était normal, habituel. Pour moi c'était plus que ça... A chaque mouvement vital, je me rappelais que j'avais encore en moi, une part même infime d'humanité. Lorsque parlais à Valens de ma souilliure il sembla s'offusquer et secoué par l'indignation, attirant mon attention sur un détail en particulier. Même si la créature et moi habitions dans le même corps, étions nous pour au tant la même personne? Lui, scandait que non, mais j'en venais à me le demander... N'avait-on pas le même coeur? Le même foie? Les mêmes yeux? Et le même oxygène à respirer?

Valens continuait, m'affirmant que ce n'était pas moi qui était sale. Mais le démon qui m'habitait. Et tant que je continuerais à me battre contre elle, je ne serais pas sale. A ses mots, je sentis la créature en moi s'agiter. Elle n'avait pas apprécié la remarque de Valens. Certes, depuis que je m'étais confiée à mon ami, il m'avait toujours encouragé à la résistance. Que je ne m'éffondre pas. Que je combatte cette mauvaise chose en moi. Mais jamais, jamais, elle n'avait réagit. Elle avait prit sur elle depuis tout ce temps et là elle venait de se trahir. Mais pourquoi n'avait-elle rien dit? Pourquoi se serait-elle toujours retenue? Dans quel but? Se réservait-elle pour plus tard? Je ne savais pas se qu'elle préparait, mais une chose était sûre. C'était mauvais signe...

Le Vert et Argent continua sur le sujet de Sarkoness. En pensant à lui, mes poings se serrèrerent et une vague de colère m'envahit. Je m'en voulais tant d'avoir ses sentiments pour lui. Valens me répètait de rester sur mes gardes. De ne pas lui faire confiance. Comment le pourrais-je?
J'ajoutais à son attention avec un murmure rauque:

- Je ne lui fais pas confiance, jamais je ne pourrais, il a essayé de te tuer.

Regardant face à moi, les yeux perdus dans le vide. Je me concentrais uniquement sur sa voix qui toujours avait eu des vertues apaisantes. C'était une drôle de sensation de l'entre parler sans le voir. Surtout en sachant que lui me regardait. C'était comme contempler une télévision moldue avec le son et sans l'image tout en se sachant filmée. Mais mon ami m'expliquait des choses beaucoup plus graves et importantes. D'après lui, j'étais le poids qui ferrait pencher la balance. Si je sombrais du coté de Maximilien, il aurait droit à un sort pire que la mort. Des souffrances à chaud peut être bien pires que celles qu'il avait déjà enduré. à cette pensée, mon coeur se serra étroitement... Il me confiait en quelque sorte sa propre vie. Mais était-ce le bon choix de confier son futur à une jeune fille sous l'emprise d'un démon et follement attirée par l'homme qui voulait à out prix l'éliminer.

Plus il m'en parlait, plus je sentais un nouveau poids d'une importance énorme s'abattre sur mes épaules. Soudain, j'entendis des pas... Les pas de Valens. Il se rapprochait de moi, guettant ma réaction. Je l'avais repoussé il y avait à peines quelques minutes. Je me retournais à demi, mais se fus juste assez pour entrevoir son visage et me laisser submerger par l'émotion. Sans retenue, je me jetais dans ses bras. Pour lui, c'était certainement un contact trop franc mais c'était ce dont j'avais besoin en cet instant. Mes bras sur ses épaules et ma tête contre la sienne, je réinstaurais le contact que nous avions eu quelques semaines plus tôt dans cette salle secrète. A cet instant, un souvenir me revint, celui de Valens les yeux baignés de larmes. A cette perspective je me serrais un peu plus contre lui. Plus jamais, au grand jamais, je ne voulais le revoir pleurer. Les yeux clos, je lui murmurais à l'oreille:

- Je ferrais tout pour t'aider quoi qu'il arrive. Tu es mon ami, mon unique vrai ami, et ça c'est beaucoup pour moi. Mais je me demande si tu fais le bon choix de tout me confier... Ai-je les épaules assez larges, peut être que je ne serrais pas à la hauteur? Mais soit en sur, je donnerais tout. Sacrifiant ce qu'il faudra quand il faudra. Tant que je serais maîtresse de moi même, je lutterais pour toi. Que serais-je sans Valens Fenwick?

Si proche l'un de l'autre, la chaleur me revenait peu à peu. Je me souvins également du jour notre rencontre. Ce jour où nous avions courus comme des enfants et avions ris près du lac. C'était un des meilleurs souvenir de ma vie, même peut être bien le plus beau... Si cet homme mourait, je ne serais plus rien. Plus rien ne m'importerait. Je n'aurais plus personne à aimer, plus personne qui compterais pour moi. Ma vie n'aurait plus de sens et mes souvenirs heureux deviendraient tristes. Il fallait que je l'aide à tout prix. Désormais chacun de mes erreur conterait double et serait décisive.
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Re: Deux bouteilles et une rue sombre.

Message par : Valens Fenwick, Jeu 19 Juil 2012 - 12:05


Cessant de fuir, les poings serrés, tout son corps était le témoin muet de la bataille qu'elle se livrait à elle même. Et cela sans compter son démon qui devait apprécier ce chaos et en profiter pour s'insinuer sournoisement dans ses pensées. Une cible en proie au trouble était pour la créature qui l'habitait un medium plus facile à manipuler. Néanmoins, il essayait de ses paroles d'apporter l'espoir et le réconfort nécessaire à son amie pour lutter. Le sujet de son démon ramenait toujours cette lutte au premier plan. Toutefois, Emma avait besoin de toutes les armes à sa disposition et l'espoir serait sa forteresse.

- Nous trouverons Emma, nous trouverons comment vous libérer ou au moins vous soulager. Je chercherai à vos côtés aussi longtemps qu'il le faudra, mais je vous jure que nous finirons par trouver!

Le jeune homme avait formulé sa demande de méfiance. Plus il analisait la situation, plus il était convaincu que cette attirance pouvait être subtilement insinuée par son démon tout comme la colère de Valens profitait parfois des événements pour amplifier des émotions déjà existantes. Dès lors, les promesses de Sarkoness pouvaient être un piège afin de la priver définitivement de son contrôle et de jouir de la présence de son démon à jamais. C'était loin d'être une certitude, mais la seule évocation de cette possibilité faisait frémir le vert et argent. A son soulagement, son interlocutrice lui révéla ne pas faire entièrement confiance au démon. Avec un soupir, il lui dit.

- Cela me rassure... Ce n'est pas uniquement qu'il veuille me tuer, mais je crains également ce qu'il pourrait vous faire. Pas méchamment, juste pour son bon plaisir. Vous êtes vous déjà demandé s'il apprécierait passer du temps avec un autre démon incarné, un ou une compatriote. Et quant à son hôte, c'est peut être pire encore.

Cessant alors complètement de s'idoler, de le fuir, sa compagne se jetta dans ses bras, se serrant contre lui en enroulant ses bras autour de son cou. Valens referma alors ses propres bras dans le dos de son amie et la pressa contre son coeur, lui transmettant son énergie et recevant la sienne. Qu'elle ne cherche pas à fuir ce contact salvateur était bon signe. Elle acceptait son aide et reprennait le dessus. Une aide que le jeune homme ne négligeait pas, il savait que son soutien n'était pas primordial mais il pouvait tout de même faire pencher la balance dans sa lutte contre ce démon qui l'habitait. Savoir qu'elle n'était pas seule pouvait l'aider, savoir que quelqu'un comprenait un peu pouvait l'aider, savoir que quelqu'un la soutenait quoiqu'il arrive pouvait l'aider, savoir qu'il exister un espoir et des gens pour l'aider pourvait l'aider, recevoir son énergie et sa tendresse pouvait l'aider. Dans ces nombreux domaines, il était déterminé à lui octroyer tout ce qu'il pouvait, ajoutant sa propre touche en tant d'endroit qu'il pouvait faire la différence.

Emma également lui assura tout son soutien et son amitié. Elle lui confirma qu'elle ferait tout pour l'aider mais doutait juste être à la hauteur de la tâche qui l'attendait. Dans le même murmure, le serpentard lui répondit.

- Votre amitié m'est précieuse également. Si la tâche vous semble trop dure, dites le moi simplement. Je ne veux pas vous forcer à affronter pareil périls, pareilles tentations. Je parviendrai à trouver d'autres moyens. J'ai confiance en vous. Je vous laisse juger de la situation et je m'en remets à votre avis.

Elle lui demanda ce qu'elle serait sans lui. La réponse pour Valens était évidente, mais une larme coula sur sa joue lorsque il lui répondit.

- Vous chérirez encore davantage mon souvenir et vous ne m'oublierez pas, comme promis.

C'était là le service à minima qu'il lui avait demandé en retour. Un service qui lui tenait à coeur et qui n'avait pas de prix. Continuer à exister dans son coeur malgré une existence d'une paire d'années à peine.
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Emma Welesslay
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Re: Deux bouteilles et une rue sombre.

Message par : Emma Welesslay, Mar 24 Juil 2012 - 1:23


Valens ne céssait de me rassurer par tous les moyens possibles et imaginables. Mais ce n'etait pas ce qui m'importait là, maintenant. En cet instant, ce qui m'interessait c'était le contact que nous avions. La encore je me rendis compte que cette entrainte était la seule que j'avais eue de toute ma vie. Et encore une fois avec ce garçon. Il était ma joie et à la fois ma tristesse, je ne supportais pas de savoir qu'une menace planait autour de lui comme ça. Autour de moi c'était déjà suffisant. Mais autour de ce vert et argent ? J'avais toujours entendu des gens parler de leurs amis, dire qu'ils étaient incroyablement précieux à leurs yeux. Jamais je ne les avais pris au sérieux. Comment pouvait-on s'attacher à ce point à quelqu'un ? Eh bien j'avais la preuve dans mes bras. La différence avec les autres personnes en question, c'était que je n'avais que lui. Tous les gens sur lesquels j'aurais pu m'appuyer étaient partis. Et mes relations sociales avec des jeunes de mon âge, ou même des adultes, était toujours éphémères et sans attaches. Pas vraiment importantes.
Je ne savais pas si c'était moi seule qui les repoussais ou bien si c'était cette sale aura qui volait autour de moi qui m'empéchait de créer des liens. Tout cela c'est mystérieux. Tous les secrets de l'amitié, de l'amour et même de l'affection tout simplement m'étaient inconnus.

Je ne connaisais que la pitié, la colère, l'angoisse, la peur, la souffrance et la guerre. Dans ma vie, c'était ces sentiments là qui avaient prit le dessus et désormais il n'y avait plus de place pour les autres.
Le jeune homme avait peur que Maximilien et Sarkoness me veulent du mal. Ca ce n'était pas une nouvelle. Bien sûr que ce n'était pas mon bien qu'ils voulaient tous les deux. Si c'était le cas ils se seraient jetés d'une falaise. Mais savoir qu'il s'inquiétait pour moi me fit sourir. Il était menacé de mort par quelqu'un, traqué par ses parents et néanmoins il trouvait le moyen de s'inquiéter pour moi... Et de me promettre de m'aider... Je lachais un petit soupir. Ce n'était pas ce qui devait se passer. Il devait mettre toutes ses forces de son coté. Je me débrouillerais seule le temps que tout aille mieux. Car oui, tout allait mieux aller. J'en étais persuadée.

Le vert et argent me redemanda encore un fois si je me sentais prête. Me disant qu'il trouverait un autre moyen d'y arriver sans moi. Mais s'il y avait vraiment un autre moyen... Pourquoi m'avait-il aussi clairement dit que tout reposait sur moi ? Il ne m'aurait jamais dit cela sans en être certain. Ou du moins je le croyais. Ainsi donc je m'interrogeais, saurais-je résister à Maximilien et son démon comme il le faudra ? Un frisson me parcourut et je hochais la tête doucement. Je trouverais les forces quelque part. N'importe où, mais je les trouveraient il n'y avait aucun doute.

Soudain, Valens évoqua encore une fois sa mort, me demandant comme il l'avait fait dans la salle sur demande que je garde un bon souvenir de lui une fois qu'il ne serrait plus de ce monde. Là, je m'apprètais à pester. M'emporter pour le raisonner, il n'allait pas mourir. Bien trop de monde était là pour le soutenir. De plus, ce n'était pas en se répetant à longueur de journée que sa vie est finie qu'elle va perdurer encore longtemps. Au contraire. Mais ce qui m'arrèta ce fut de sentir quelque chose de mouillé se glisser entre nos deux joues. Là, toute indignation s'envola pour laisser place à mon sentiment premier, l'affection que je lui portais.

J'écratais mon visage du sien et d'un geste éssuya la larme qui avait coulé de son œil. Mes mains sur ses épaules et un regard compatissant je lui dis :

- Je viens de me promettre de ne plus jamais voir une seule larme rouler sur ces joues et toi qu'est-ce que tu fais ? En à peine une seconde tu pleures ? Mais ça ne va pas du tout ça !


Souriant légèrement, je continuais :

- De plus tu ne vas finir ta vie maintenant, rassure toi. Il faudra me passer sur le corps avant et je pense que se ne sera pas chose aisée. Donc, maintenant tu vas arreter de penser à cela, et on va reprendre nos ébauches de plans. J'ai tout perturbé avec mes états d'âme... Je suis désolée... Mais il est temps de finir ce qu'on a commencé.... non ?


J'avais mis toute ma douceur dans ces paroles, veillant à dire ce que je pensais, le rassurer à mon tour et lui changer les idées, nous avions bien pleuré chacun de notre coté, maintenant nous avions des choses plus importantes à faire.

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Re: Deux bouteilles et une rue sombre.

Message par : Valens Fenwick, Mar 24 Juil 2012 - 19:42


L'étreinte qu'elle ne repoussait pas comme celle qu'il avait voulut lui donner au départ raffermit sa détermination. Il ne devait ni flancher, ni se laisser emporter par un désespoir qui menaçait de l'emporter au fond du gouffre. Comme il l'avait entedu dire une fois, il fallait penser à la solution, pas au problème. Cette pensée était simpliste car une solution comblait justement lesdits problèmes, mais elle possédait une étincelle de vérité assez forte pour lui signifier que porter l'étendue entière de ses problèmes en même temps ne pouvait que l’abattre. Le serpentard devait se contraindre à résoudre les problèmes les uns après les autres.

Cette transmission de force raffermit également la résolution de sa compagne puisque, d'une voix sans équivoque, elle lui demanda de poursuivre la planification de leur plan. Valens hocha la tête pour marquer son assentiment mais répondit auparavant à sa petite pique qui avait visée à sécher les larmes de son ami.

- Vous savez bien que je ne manque pas d'esprit de contradiction.

Leur plan... Il lui était presque sortis de la tête après toutes ces émotions et ces effusions. Le fugitif resta songeur un instant le temps de laisser remonter un par un ses souvenirs. D'abord faire intercepter une lettre par l'un des sbires de maximilien.

- Quand je ne suis pas ouvertement traqué, je suis relativement souvent surveillé par ses mercenaires et ses informateurs. Disons qu'il ne me sera pas bien difficile de l'être. N'y aurait-il pas à Poudlard, puisque vous y êtes encore, un vieux hiboux fatigué qui pourrait porter ce message. A voleter à faible allure et altitude, il finira bien par se faire intercepter. Le cas échéant, je vous referai parvenir rapidement la missive de manière sûre pour que vous puissiez la renvoyer. Cela vous semble-t-il adéquat?

Il lui faisait confiance sur le contenu, sa complice connaissait bien mieux le démon de Nerolase et son hôte que personne d'autre à sa connaissance. Qui d'autre saurait l'approcher. Ensuite, il viendrait. Seul de préférence, accompagné s'ils jouaient de malchance. Avec un peu de doigté, son acolyte parviendrait à en savoir plus sur le destin de Valens et de ses proches, en tout cas celui que Maximilien avait prévu pour eux. Mais si cela tournait mal, il faudra s'attendre au pire. En ce cas, maitriser le terrain serait un avantage.

- Piéger la rue sera important. Si cela se passe bien, ces dispositifs ne seront pas nécessaire. Néanmoins, il est rare avec cet énergumène que tout se passe comme prévu. En cas de besoin nous aurons besoin de ces dispositifs pour se protéger, fuir ou répliquer. J'ai récemment demandé une autorisation à la directrice de Poudlard pour faire des recherches particulières dans la bibliothèque de Poudlard afin de trouver le moyen d'effectuer ce genre de préparations. Davantage pour protéger ma demeure que pour piéger une rue mais le moyen est le même. Toutefois, comme encore une fois vous le connaissez bien mieux que moi, j'aurais besoin de votre aide pour les concevoir de manière adaptée.

L'enthousiasme retrouvé de son amie était contagieux au final, il lui adressa un pâle sourire tandis qu'ils oeuvraient à nouveau tous deux pour la survie de l'un d'entre eux, lui en l’occurrence. Il y avait un côté épanouissant à pouvoir s'appuyer sur quelqu'un. Porter le monde sur ses épaules était un fardeau que nul ne pouvait exiger de quelqu'un, mais que pourtant trop de gens s'arrogeaient. Etrangement, deux fardeaux partagés par deux personnes semblaient bien plus léger qu'un seul fardeau porté tout seul. Sur cette pensée d'une logique mathématique douteuse, son sourire se fit plus franc. Le phénix ne manquait pas d'idées de défenses, mais il faudrait d'abord trouver le lieu adapté. C'est par sa configuration qu'ils sauraient comment la préparer.
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Emma Welesslay
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Re: Deux bouteilles et une rue sombre.

Message par : Emma Welesslay, Mer 25 Juil 2012 - 19:49


Alors que nous nous reconcentrions calmement sur le sujet principal de notre entrevue. Ce fameux plan. Valens me donna la charge de trouver un vieux hibou qui pourrait aisément se faire intercepter. Dans ma tête je visualisais la volière et ces petits habitants. Il y en avait de toutes tailles, tous âges et tous caractères. Je trouverais certainement le hibou demandé.

- J'irais faire un tour pour en trouver un. Je ne pense pas que ce soit vraiment compliqué.


Il y avait tout de même un risque. Si c'était un des sbires de Maximilien qui interceptait cette lettre et qu'il se vantait auprès de son "patron" d'avoir sué sang et eau pour obtenir la missive cela passerait comme une "lettre à la poste". Mais en revanche, si Maximilien apprenait que le message avait été envoyé par un animal aussi... hum... Peu sécurisé, il flairerait tout de suite le coup fourré. Ou du moins j’espérais qu'il ne me prenne pas à ce point pour une gourde.

- Mais si Maximilien apprend que c'est un volatile pareil qui portait le parchemin, il se doutera de quelque chose...


Ensuite venait la partie que j'aimais moins. Les protections à instaurer dans l'endroit où j'attirerais la cible. Je disais que c'était la partie que j'aimais le moins parce que c'était celle que je maîtrisais le moins. Ma connaissance en sortilèges de protection était bien maigre. Mais le jeune homme paraissait tout à fait à la page sur ce sujet. Dans ses mots, je notais un détail, il avait parlé d'habitation. Ainsi donc il avait trouvé un endroit où se poser? Ne pouvant laisser passer le sujet sans faire une remarque je lançais à son attention:

- Ton habitation? Tu l'as trouvée alors?


C'était simple mais c'était tout ce que j'avais besoin d'apprendre. Mais tout de même! J'étais curieuse de savoir comment se présentait sa maison...

Donc, oui, retournons au sujet initial. Il fallait trouver l'endroit où tendre notre toile. Il nous fallait un endroit assez sécurisé, à l'abris des regards et qui de préférence ne voulait rien signifier pour personne. Mais des endroits comme ceux-ci étaient rares. Et je n'avais aucune idée d'où trouver ce genre de rue, de pièce, de maison ou que sais-je.
Le vert et argent s'en remettait à moi pour trouver les sorts les plus adaptés pour lui. La fois précédente je l'avais immobilisé tout d'abord par la force puis par la magie tout en lui laissant la possibilité de s'exprimer. Mais n'étant pas très douée en la matière, les effets du sortilège s'étaient vite dissipés lui permettant d'être totalement libre au bout d'à peine une vingtaine de minutes. Mais peut être que les forces de deux sorciers ensemble arriverait à le retenir assez longtemps? Il fallait déjà que je m’entraîne bien et que nous le lancions au bon moment.

- A vrai dire je ne m'y connais pas tellement en matière de sortilèges de protection. Je suis navrée de te dire que tu vas devoir tout m'apprendre.


Agrémentant mes mots d'un petit sourire d'excuse je continuais:

- Pour les sorts directs contre lui, j'avais, lors de notre rencontre déjà essayé de l'immobiliser tout entier en lui laissant la possibilité de parler, mais ça n'avais pas duré très longtemps... A peine vingt minutes. Mais ton esprit et le mien combinés on pourrait peut être faire quelque chose?
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Valens Fenwick
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Re: Deux bouteilles et une rue sombre.

Message par : Valens Fenwick, Ven 27 Juil 2012 - 15:46


Emma pensait visiblement ne pas rencontrer de véritablement problème pour trouver un hibou adéquat. Pourtant, elle signala à son acolyte que c'était un pari risqué. Un vieux volatile risquait d'attirer l'attention sur la manoeuvre, laissant discerner quelque chose de louche. Restant songeur quelques instant, le vert et argent du admettre qu'elle marquait un point. Il y avait une autre alternative mais, la trouvant plus cruelle, il ne l'avait pas envisagée. Soupirant, il répondit à sa comparse qu'il y avait une solution malgré son objection tout à fait valable.

- Vous marquez un point je le crains. Nous ne pouvons pas nous permettre de tout miser sur un pile ou face. Il y a bien une alternative, cependant... Enfin, nous pourrions prendre un hibou lambda et lui lancer un sort légèrement débilitant afin de handicaper juste assez pour être peu compliqué à intercepter. un Cortes Titilandus Minima par exemple, le sortilège d'ivresse. Je n'apprécie pas vraiment le procédé, toutefois je ne suis pas certain que nous ayons le choix. Je peux me débrouiller pour que le sortilège ne dure que le temps d'être capturé, afin que nul ne remarque qu'il ne va pas bien.

Il espérait que cette fois, l"idée tiendrait la route. Heureusement que sa comparse était là pour repérer ses erreurs. Sans elle, les failles de ses plans resteraient cachés jusqu'au moment fatidique où il serait trop tard pour les corriger. Décidément, les plans faits à plusieurs étaient bien plus robustes.

Son amie, curieuse, tiqua à la mention de sa demeure. Elle lui demanda donc s'il l'avait enfin trouvée. Le vert et argent aurait bien voulu tout lui dire sur sa demeure, lui la décrire et même la lui montrer. Il aurait voulu l'y inviter pour boire un verre et discuter tranquillement. Il lui aurait expliqué alors les défenses qu'il y avait mis en place et pourquoi. Malheureusement, les choses étaient loin d'être aussi simple. Les secrets qui entouraient son manoir étaient en grande partie ce qui le protégeait... et Katniss avec lui. Emma allait sous peu être en contact avec un être terriblement dangereux qui ne reculerait devant rien pour obtenir ce genre d'informations... Ce qu'elle ignorait, elle ne pouvait pas le lui livrer. Restant donc évasif, il essaya de ne livrer aucun élément capital.

- Oui j'ai enfin trouvé l'humble demeure idéale qui pourra m'abriter, moi et les miens. Je suis en train d'en faire une véritable forteresse mais il me manque encore quelques détails, comme un fléreur. Dès que cette sombre affaire sera terminée, comptez sur moi pour vous inviter à la découvrir et à y boire un verre en discutant. Si vous le souhaitez, une chambre pourra même vous être dédiée et vous y attendre si jamais il vous arrivait un pépin. Lorsque elle sera complètement sécurisée, ce sera vraiment l'endroit le plus sûr que je connaisse. Néanmoins, même dans le cas où vous ne voudriez pas d'une chambre à vous, sachez qu'une chambre d'amis pourra toujours vous y accueillir. Je compte toutefois sur vous afin de rester discrète sur l'existence de ce sanctuaire. Malgré toute sa sécurité, je n'ai guère envie que certains s'acharnent à le débusquer.

Emma lui expliqua que les sortilèges de protection n'était guère sa spécialité et lui avoua que ses essais de paralysie n'avaient eu qu'un succès mitigé contre Maximilien et Sarkoness. Restant songeur, il posa alors quelques questions pour orienter ses choix.

- Savez vous si Sarkoness possède son esprit ou son corps? Et qui est le plus dangereux aux commandes entre Maximilien et Sarkoness? A-t-il de la peur ou du dégoût envers quelque chose? Pouvez vous provoquer certaines réactions, attitudes ou mouvements chez lui? Hm... Dernière question, savez vous jouer à la marelle?

C'est sur cette dernière question fort énigmatique mais importante qu'il attendit les réponses de sa complice...
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Re: Deux bouteilles et une rue sombre.

Message par : Emma Welesslay, Jeu 2 Aoû 2012 - 14:33


[ HRPG: Bon aller, je ne te fais pas poireauter plus longtemps...C'est partit!]

Valens poussa un soupir déchirant. Me mordant la lèvre inférieure, chose que je faisais souvent ces temps-ci, le jeune homme avoua que son plan avait bien une faille et nous ne pouvions nous permettre de tout faire au hasard. D'au tant plus que pour lui comme pour moi, le sort était plutôt malvenu. Avec un peu de résistance il évoqua l'idée de jeter un court sort au volatile que nous utiliserons. Un sort d'ivresse qui handicaperait l'oiseau à peine quelques minutes le temps que la lettre se fasse intercepter. C'était une bonne idée. Un peu radicale mais si nous faisions bien attention, rien n'arriverait à notre petit messager. Hochant la tête je soufflais:

- Très bien. Je ne vois pas de faille cette fois-ci. Ca m'a l'air parfait.


Nos deux esprits combinés donnaient quelque chose qui avait une forme. Jamais je n'aurais pu tendre un pareil piège seule et Valens aurait mit bien plus de temps. Enfin... Peut être pas?
Lorsque j'évoquais sa demeure, les yeux du jeune homme brillèrent, même dans le noir qui nous entourait, je distinguais deux petites étincelles nichées dans ses iris et je ne pu m’empêcher de sourire à le voir ainsi en joie. Lorsqu'il prit la parole je le voyais, toujours aussi heureux. Le vert et argent m'expliqua qu'il avait donc trouvé une habitation digne de ce nom. Un endroit très sécurisé et confortable dans lequel il sera très vite installé aussi bien lui que "les siens". Ce titre m'intrigua tout simplement au tant que la bâtisse dont il parlait. Qui désignait-il par là? J'allais le lui demander lorsqu'il évoqua une chambre qu'il comptait me consacrer. Le rose me monta aux joues subitement, une chambre? Pour moi? Chez quelqu'un qui n'était pas de ma famille? Une chambre... d'Amis? Wha... J'étais complètement abasourdie. Jamais au grand jamais quelqu'un ne m'avait fait une telle proposition. Même visiter une maison qui n'était pas la mienne m'était inconnu. Néanmoins je sentais que la créature était tout aussi heureuse que moi d'entendre une pareille nouvelle. Et ça, ce n'était pas bon signe... Il ne fallait pas que j'en sache plus. C'était déjà trop. La créature ronchonna mais attendit la suite. Comme si elle regardait une émission télévisée très passionnante. C'était curieux... Cela semblait l'amuser grandement et on aurait pu croire qu'elle se disait : "Bof! J'en saurais plus très bientôt, tout est une question de temps. "

Je devais dire quelque chose à mon ami, lui montrer ma gratitude et décliner son offre, tant que je ne serais pas moi-même à temps complet, je ne pourrais voir sa demeure...

- Si tu savais combien cela me touche Valens... Mais je ne peux que refuser. Du moins pas tant que je vivrais divisée.


Le jeune homme semblait songeur. Il me posa plusieurs questions toutes aussi importantes les unes que les autres. Dont une particulièrement déroutante...

- Savez vous si Sarkoness possède son esprit ou son corps? Et qui est le plus dangereux aux commandes entre Maximilien et Sarkoness? A-t-il de la peur ou du dégoût envers quelque chose? Pouvez vous provoquer certaines réactions, attitudes ou mouvements chez lui? Hm... Dernière question, savez vous jouer à la marelle?


Je plissais les yeux quant à cette toute dernière demande. La marelle, c'était bien ce jeu auquel les petites filles jouaient? Ce tracé au sol sur lequel il faut sauter dans des zones précises à cloche pied? Jamais je n'avais eu l'occasion d'y jouer, mais je pensais pouvoir m'en sortir. Répondant aux questions dans l'ordre je déclarais:

- Je crois, mais je ne peux te l'affirmer, que Sarkoness n'est qu'un esprit dans le corps de Maximilien. Tout comme ma créature l'est. Ensuite, je n'ai aucune idée de qui est le plus dangereux, je n'ai pas vu Maximilien depuis longtemps et si tu m'avais posé la question quelques jours avant notre actuel rendez-vous je t'aurais dit Sarkoness, mais visiblement les pouvoirs se sont raffermis de ce coté. Je me suis aussi demandée ce qui pourrait l'effrayer. Sans succès. Je sais juste que j'ai une certaine emprise sur Sarkoness comme il a une certaine emprise sur moi. Au moindre contact, c'est électrique. Ni lui ni moi ne pouvons esquisser un mouvement. Mais... Que vient faire la marelle par ici? Je pense pouvoir me débrouiller mais si tu m'expliquais je comprendrais bien mieux...


Les yeux toujours plissés et les bras croisés sur la poitrine j'attendais sa réponse avec impatience.

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Re: Deux bouteilles et une rue sombre.

Message par : Valens Fenwick, Dim 5 Aoû 2012 - 0:21


L'idée de rendre légèrement ivre le pauvre volztile rencontra davantage de succès. La technique n'était guère glorieuse mais elle devait néanmoins se révéler efficace. Au final leur collaboration un peu insolite semblait bien fonctionner. Leur travail collectif se révélait plus efficace que la somme de leurs travaux individuels. C'était là entre eux un signe évident d'une certaine harmonie, harmonie que ne partageait pas celui qui vivait en elle.

Car en lui proposant une chambre, Valens avait pensé à son amie. Néanmoins cela signifiait en même temps inviter son démon et à cela il avait omis de penser, de penser à toutes les conséquences et les risques que cela impliquait. L'euphorie de leur collaboration ne devait pas lui faire oublier une situation moins engageante. La jeune femme sembla apprécier l'attention mais, plus réaliste, la délcina temporairement. Avec un soupir, son acolyte répondis.

- Je comprends, je ne suis pas réaliste. Et puis vous allez devoir discuter avec Maximilien et s'il soupçonne que vous détenez le secret de l'entrée de ma demeure, il ne vous laissera pas une seule chance. Pourtant, un jour, j'en suis certain, je pourrai vous ouvrir ma maison sans risque. Nous ne laisserons pas cet être l'emporter... vous emporter. La solution existe et nous la trouverons.

Ce n'était certes qu'un espoir, pourtant il n'existait pas de problème sans solution pour celui qui se montrait suffisamment imaginatif et se donnait les moyens d'y parvenir. Surtout que les pistes existaient, n'attendant que l'opportunité et le talent de les suivre. Néanmoins, il s'agissait principalement qu'Emma y croit, qu'elle garde foi en son avenir et trouve la force de lutter. C'était à cela qu'il servait aussi, à cela qu'il devait s'employer.

Les observations d'Emma sur Sarkonness et Maximilien laissèrent le vert et argent perplexe. C'est relativement trouble et confus. A vrai dire, à part la force de la relation entre Emma et les deux êtres qui était terriblement instable, il n'avait appris qu'une seule information intéressante.

- Deux esprits habitant le même corps donc, c'est bien cela? Dans ce cas, si notre hibou se trouve affublé d'un sort d'ivresse mineur, je ne vois pas pourquoi notre cible n'y gouterait pas également les charmes dans une version... un peu plus musclée. Le contrôler ou le maîtriser ensuite serait bien moins difficile alors que sa pensée, sa coordination et sa perception deviendrait presque inopérante.

Sa dernière proposition, la marelle, semblait avoir éveillé un certain intérêt de la part de sa complice. Le phénix avait toujours des idées farfelues, cependant celles ci n'en étaient souvent pas moins efficaces pour autant. Ce serait probablement, une fois de plus, le cas. Essayant de lui expliquer progressivement son concept, Valens se caressa le menton pour imaginer par où commencer.

- Puisque vous connaissez ce jeu apparemment, mon explication n'en sera que plus simple. Le tout est un peu long à préparer mais tiendra je pense ses promesses. Rien ne sera visible avant un signal pré-déterminé. Par contre, autour de vous, une foule de cases apparaîtront. Chacune de ses cases aura un effet précis que vous connaitrez tandis qu'il l'ignorera. Certains seront positifs mais la plupart seront plutôt handicapants. Chacune de ces cases auront un déclencheur qui sera de passer dessus ou au dessus et une exception pour éviter de les déclencher. Cette partie sera plus complexe, car vous devrez apprendre chacune de ces exceptions afin de pouvoir circuler librement tandis que Max sera entravé par ces cases et leurs effets variés. Déposer une pierre et sauter par dessus est un exemple de ces exceptions bien que cela me semble trop long à exécuter et trop simple à copier à la fois.

Voyez vous un peu mieux là où je veux en venir?


Demanda-t-il finalement à son acolyte une fois son explication initiale terminée.
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Re: Deux bouteilles et une rue sombre.

Message par : Emma Welesslay, Lun 13 Aoû 2012 - 1:13


Lorsque je rappelais ma double personnalité à mon ami, je cru voir son visage s'assombrir. Certes, nous étions déjà dans le noir complet, m’empêchant réellement de distinguer ses traits, néanmoins dans sa voix, dans le ton on ne peut plus sérieux qu'il employa j'imaginais bien son visage s'assombrir. Le jeune homme avoua s'être concentré sur mon bon coté plutôt que sur cet autre habitant. Il s'excusa platement tout en glissant un bel encouragement qui visait à me requinquer. En revanche, cette relance eu l'effet inverse. La créature grogna et je me mordis la lèvre encore plus fort pour l'empêcher de faire quoi que ce soit. Les remarques de Valens à son sujet l'agaçaient pleinement et elle ne cessait de me dire que lui couper la langue serait un bien meilleur plan que tout ce que nous étions en train d'imaginer.

Mais au fond de moi je savais bien qu'il avait raison, cet homme à qui ma créature voulait tant de mal. Je savais bien qu'une solution à tous mes problèmes existait. Et qu'elle était à ma porté... C'était certain, mais la principale question était Où et Quand allais-je enfin la trouver cette solution ?

Quant à mes observations sur Sarkoness, Valens laissa entrevoir l'idée de lancer sur Maximilien, notre cible, le même sort d'ivresse que celui que nous comptions utiliser sur le hibou. Mais il y avait là quelque chose que j'avais du mal à saisir.

- Le sortilège d'ivresse que tu souhaites utiliser, quand comptes tu l'employer ? Lors de la réception du courrier ou bien lorsqu'il sera sous notre tutelle ?


Et pour cette fameuse marelle, c'était simple, mais l'esprit du Vert et Argent avait encore une fois fusé et en quelques mots il me sortit un somptueux plan:

- Puisque vous connaissez ce jeu apparemment, mon explication n'en sera que plus simple. Le tout est un peu long à préparer mais tiendra je pense ses promesses. Rien ne sera visible avant un signal pré-déterminé. Par contre, autour de vous, une foule de cases apparaîtront. Chacune de ses cases aura un effet précis que vous connaitrez tandis qu'il l'ignorera. Certains seront positifs mais la plupart seront plutôt handicapants. Chacune de ces cases auront un déclencheur qui sera de passer dessus ou au dessus et une exception pour éviter de les déclencher. Cette partie sera plus complexe, car vous devrez apprendre chacune de ces exceptions afin de pouvoir circuler librement tandis que Max sera entravé par ces cases et leurs effets variés. Déposer une pierre et sauter par dessus est un exemple de ces exceptions bien que cela me semble trop long à exécuter et trop simple à copier à la fois.


Plus les phrases sortaient de sa bouche plus mon sourire s'élargissait. C'était vraiment dingue la vitesse à laquelle il imaginait une chose pareille. Cela frôlait le génie et je me sentais capable d'apprendre à quoi signifiait chacune de ses cases. Désormais le plan était presque fini. Ne restait qu'à établir le rôle de chaque case, de décider où donc le piège allait prendre place et quand. Aussi lorsqu'il me demanda si j'avais compris je hochais la tête un petit sourire accroché à la bouche et lui répondis d'une voix assurée:

- C'est une idée incroyable que tu viens d'avoir. Ne reste plus qu'à la mettre en place. As-tu une idée de l'endroit où nous pourrions installer le tout ? Je me chargerais de la lettre et du hibou et pourrais-je te laisser le soin d'élaborer cette marelle ? Naturellement je t'aiderais, cela va de sois mais je pense que nous devrions faire au plus vite...

Je commençais à trouver notre entre-vue un peu longue, non pas que je n'appréciais la compagnie du vert et argent, mais le sachant constamment suivi et presque traqué, je commençais à me dire que non seulement peut être étions nous déjà écoutés, mais peut être moi aussi étais-je, sans même le savoir suivie comme mon camarade par des êtres glauques engagés par Maximilien.
A peine cette pensée avait-elle franchit mon esprit que tout mon corps frissonna. Nous devions vite mettre fin à ce rendez-vous. Mais avant, nous devions finir ce que nous avions commencé sans omettre le moindre détail. Car comme je ne cessais de me le répéter, la moindre petite erreur nous serait tout bonnement fatale.
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Re: Deux bouteilles et une rue sombre.

Message par : Valens Fenwick, Lun 13 Aoû 2012 - 17:13


Emma se rembrunit un peu face aux propos de son ami. Ils avaient bien avancé dans leurs recherches pour trouver une solution à son problème de possession. Pourtant, plus ils avançaient, plus ils se rendaient tous deux compte que la route serait longue pour pouvoir arriver à un dénouement, heureux si possible. Revenant au sujet principal, sa complice lui demanda quand est ce qu'il voulait appliquer un tel sort visant à rendre saoul leur adversaire, à distance ou lorsque ils seraient face à face. Piéger un courrier pouvait être tentant, surtout pour libérer une explosion dévastatrice ou une maladie mortelle. Toutefois, s'il en réchappait, le faire sortir serait d'autant plus compliqué. Secouant la tête, il commenta.

- Non, si nous le rendons ivre à l'ouverture de la lettre, il ne prendra pas le risque de venir. Or, nous avons besoin qu'il tente de le faire. Si, et je dis bien si, cet effet peut affecter les deux êtres en lui à la fois, j'envisage de le préparer comme premier piège qui se révèlera à lui.

Son acolyte sembla par contre enthousiasmée par l'idée de cette marelle piégée. L'idée lui semblait excellente. En effet, où que cette dernière fut placée, cela rendait le terrain favorable pour eux et défavorable pour Max. L'avantage du terrain prenait dès lors un tout autre sens. Il restait pourtant un détail à régler. Comme elle le signalait, ils n'avaient pas encore définit où ils pourraient préparer ce piège. Haussant les épaules, le serpentard lui signala que ce n'était pas tant le lieu qui allait primer que la manière de le préparer.

- Ici ou ailleurs, peut importe je pense. A vrai dire, à moins que vous ayiez une idée précise d'un lieu avantageux où il ne craindrait pas d'aller, toute allée discrète conviendra. Ceci dit, il sera important de ne pas être épié durant cette préparation. Tandis que l'un officiera, l'autre devra détourner l'attention d'une manière ou d'une autre. Et construire la marelle risque d'être un peu long, ce ne sera pas une affaire de minutes mais d'heures.

Dans cette configuration, la verte et argent préférait se charger du hibou ainsi que de la lettre afin de laisser le soin de créer la marelle à son compagnon. Hochant la tête, il accepta sa répartition des tâches mais non sans ajouter.

- Entendu, faisons donc ainsi. Par contre, vous serez mon bouclier d'ombres. Je me reposerai sur vous pour que cette préparation reste secrète. Attention, même s'ils sont particulièrement collants, ils commencent de plus à réfléchir suffisamment pour ne plus se laisser abuser facilement. Il faut croire que se faire tourner en bourrique commence à les énerver... Il va donc vous falloir un plan, un bon...

Avait-elle vraiment choisis la tâche la plus simple dans la création de la marelle? Physiquement peut être. Pour le reste, c'était plutôt le contraire. Avec un sourire narquois, il observa sa réaction en lui dévoilant l'ampleur de la tâche qui l'attendait dans cette préparation. Toutefois, ce n'était pas non plus insurmontable et cela leur fournirait un avantage considérable lors de leur rencontre avec LUI. Bien sûr, il lui faudrait mêler à cette marelle un filet pour capturer ceux qui tenteraient un départ inopportun. Dans sa tête, des rouages vicieux commençaient doucement à se mettre en place.
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Re: Deux bouteilles et une rue sombre.

Message par : Emma Welesslay, Lun 13 Aoû 2012 - 23:17


Regardant à droite et à gauche, je guettais le moindre bruit ou mouvement suspect. J'étais presque sure que nous étions surveillés, scrutés, écoutés... Plissant les yeux pour mieux y voir dans la pénombre, je ne distinguais que la sombre silhouette de mon ami, des poubelles non loin, un lampadaire tout au bout de l'allée... Rien de notable.

Valens me rassura donc en expliquant que le sortilège d'ivresse que nous lancerions à Maximilien le jour de l'exécution de nos pensées, serait effectué plutôt lorsque l'homme serait en notre compagnie et non pas comme j'avais crus le comprendre, à la réception de cette lettre. Néanmoins il imposa une condition à cela. Il fallait que le sort atteigne les deux âmes dans l'unique corps. C'était compréhensible car même si le sort touchait Maximilien, Sarkoness pourrait prendre le contrôle et faire des dégâts et cela serait aussi bête que de ne rien faire. Et vice versa pour son autre personnalité. Mais comment savoir si le sort toucherait les deux âmes jumelles ?

Pour l'endroit, le Serpent pensait que le lieu du crime n'était pas si important, du moment que c'était une ruelle reculée et plutôt à l'abris des regards et des passages. Donc selon lui, la rue même dans laquelle nous nous trouvions conviendrait. Pensant à cela j'aquièçais d'un hochement de tête. Puis, il fallait aussi que pendant la préparation, l'un s'occupe donc de mettre en place notre folle idée pendant que l'autre ferra le gué et détournera l'attention de quiconque s'occupera de cette histoire. Donc... Il allait falloir que j'occupe je ne sais combien de monde pendant plusieurs heures alors que Valens installera la marelle ? Oh oh... Eh bien...

- Très bien, je vais tenter d'assumer cette tâche. Il leur faudra quelque chose de suffisamment phénoménal pour qu'aucun d'eux ne pensent à rester t'épier.


Restant quelques secondes songeant, j'envisageais un scandale... Un beau scandale... Qu'elle affaire allais-je inventer pour distraire ces saletés ? Hum... Peut être que si je m'affalais dans la rue et que l'on m'emmenait à St Mangouste pour un examen ils me suivraient ? Mais Peut être certains resteraient. Non, il fallait quelque chose de plus monumental. Quelque chose qui dise : Si vous ratez ça vous êtes perdus. Oh... Et si...

- J'ai peut être une idée pour les distraire. Peut être leur faire miroiter que le piège que nous allons tendre se fait plus loin. Et que c'est toi qui fait le guet et pas moi. Et pendant que j'installerais de fausses choses un peu plus loin, tu installeras les vraies ici.


C'était risqué et je n'était pas si sûre de moi, mais proposer était toujours une bonne chose, surtout en sachant que son esprit et le mien combinés faisaient des merveilles.
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Re: Deux bouteilles et une rue sombre.

Message par : Valens Fenwick, Mer 15 Aoû 2012 - 13:57


Le temps passant, son amie devenait de plus en plus anxieuse. Elle scrutait régulièrement les alentours tout en essayant de suivre la conversation. A vrai dire, le fugitif ne pouvait pas lui donner tort. Il était fort probable que quelqu'un les ait repérés ou ne tarderait pas à le faire. Fort heureusement, il était beaucoup moins probable qu'ils comprennent la conversation en cours. Toutefois, ils pourraient en déduire qu'ils complotaient quelque chose. Songeur quelques instant, Valens se rapprocha un peu plus de sa complice, très près, posant sa main gauche derrière la hanche droite de la demoiselle. Dans cette posture, il le savait, ils ressemblaient tous deux davantage à deux amants lors d'un rendez vous secret qu'à deux comploteur. Ainsi s'ils étaient vus, cela les servirait dans leur plan plus que ça ne les désservirait.

Remarquant une certain stupéfaxion de la part d'Emma face à ce geste innattendu, il lui retourna un clin d'oeil, tout en lui soufflant.

- Le meilleur moyen de cacher quelque chose est de montrer aux autres ce qu'ils s'attendent à voir, ce qu'ils veulent voir.

Il y avait une part d'orgueil dans tout être humain sur laquelle on pouvait jouer, une part de "je le savais!" qui dépassait tous les raisonnements logiques et les triturages de neurones. Cela pouvait être vrai, cela pouvait être faux, il était presque impossible de le savoir pour un observateur externe. Pourtant, si ce dernier s'attendait à quelque chose de ce genre, il n'aurait pas le moindre doute.

L'appât destiné à Maximilien ne semblait pas vraiment savoir si l'ivresse du corps affectait également Sarkoness ou non. En d'autres termes, elle ignorait si le démon de leur adversaire possédait son corps ou son esprit. Bon, on ne pouvait pas se perdre définitivement en conjecture, il fallait trancher.

- Nous pouvons toujours essayer, nous verrons bien. Au moins, cela nous donnera une information pour la suite. Si Sarkoness possède le corps de Maximilien, il faudra plutôt user de sorts physiques. Si en revanche il possède son esprit, il faudra s'orienter sur des attaques psychiques.

Sa condisciple assuma le rôle de la diversion et commença à chercher quelque chose de suffisamment important pour détournre tous les regards. Elle eut une bonne idée sauf qu'un détail restait dérangeant. Révéler à Maximilien qu'on lui tendait un piège irait l'amener à se méfier. Il ne se laisserait du coup probablement pas avoir par le faux hibou et ne viendrait pas. Et s'il venait tout de même... Ce serait loin d'être seul. Le phénix fit part de ce petit défaut à sa comparse pour l'amener à corriger son plan.

- A vrai dire, pour la réussite de nos plans, il vaut mieux que Maximilien ignore complètement que nous lui tendons un piège. Or, avec une fausse ruelle piégée, même si on ne l'attire pas dedans, il ne tombera pas dans un autre juste à côté. Lorsque les informateurs iront faire leur rapport, il est essentiel qu'ils soient convaincu que nous n'avons préparé aucun piège.

La tâche n'était pas simple, pourtant elle devait être accomplie. En creusant dans les désirs et les peurs du cadet Nerolase, il y avait certainement un élément qui pouvait être exploité pour attirer ses sbires, quelque chose lui tenant suffisamment à coeur pour que ses sbires sachent que cela l'intéressait fortement. Leur position factice lui amena une question...

- Vous ne m'aviez pas dis qu'il était profondément jaloux et envieux de la... relation intime qu'il imagine que nous avons?

Cette question ouvrait une voie, une proposition que son amie pouvait trouver bonne ou non. Quelque part, cela allait dans le sens de leur plan, de la lettre, du levier qui permettrait d'attirer leur adversaire à découvert. Ce ne serait pas simple mais avec une bonne mise en scène, les espions ne seraient pas difficiles à abuser. Maximilien aurait vu le subterfuge, il connaissait le subterfuge, contrairement à ces informateurs ci.
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Re: Deux bouteilles et une rue sombre.

Message par : Emma Welesslay, Mer 15 Aoû 2012 - 20:47


Le regard toujours oscillant entre mon compagnon et les alentours, je sursautais comme une furie au moindre bruit. Mais quand dans la pénombre, je vis Valens s'approcher tout près de moi, trop près même et poser sa main derrière ma hanche, imaginez un peu quelle tête je tirais. L'incompréhension totale se lisait dans mes yeux et je faillis me dégager lorsque je surpris son clin d'oeil.
*Heinnnn ?! Mais... Valens ? Tu fous quoi là ?! C'est... Qu'est ce qu'il se passeuuuhh ?!!!*

Complètement désorientée, j'envisageais toutes les hypothèses possibles, ce n'était pas Valens, ce n’était pas Valens, ce n'était pas Valens, ce n'était pas...

- Le meilleur moyen de cacher quelque chose est de montrer aux autres ce qu'ils s'attendent à voir, ce qu'ils veulent voir.


Là, je compris Enfin, son drôle de geste. Mon coeur se calmait doucement encore tout emporté. Mais tout allait bien, c'était seulement une des ruses du serpentard rien de plus. Soufflant je posais poliment ma main sur son épaule pour faire bonne mesure. Malheureusement, mes talents d'actrice de ce coté là étaient moindres et le geste ne paraissait pas si spontané... Non pas que cela me gênait de prendre mon ami dans mes bras, au contraire, mais le faire en se sachant ainsi observé me gênait tout simplement. J'aimais et savait jouer la comédie, faire l'amoureuse était plutôt simple. Mais en être ainsi obligée de jouer alors que je venais tout juste d'avoir une drôle de frayeur était un peu... compliqué. Secouant un peu la tête et avec un soupir tout mon corps se détendit je glissais négligemment mon bras sur son épaule. Voilà. Avec un petit sourire destiné à mon ami pour lui montrer que je le suivais, je m’efforçais de ne pas regarder autour de nous comme précédemment.

Ballayant nos incertitudes sur les esprits dans le même corps, nous décidâmes rapidement d'aviser une fois le sort d'ivresse envoyé, qui nous permettrait donc de savoir Qui, contrôle le corps. C'était chose faite, donc, ce sujet ci était clos. Concernant mon ébauche d'idée, nous inversâmes les rôles. Pour une idée que j'avais trouvée, c'était Valens qui la regardait d'un autre oeil pour en discerner les fautes.

- A vrai dire, pour la réussite de nos plans, il vaut mieux que Maximilien ignore complètement que nous lui tendons un piège. Or, avec une fausse ruelle piégée, même si on ne l'attire pas dedans, il ne tombera pas dans un autre juste à côté. Lorsque les informateurs iront faire leur rapport, il est essentiel qu'ils soient convaincu que nous n'avons préparé aucun piège.


Un petit : Tssss... s'extirpa de mes lèvres. Pas méchant bien sûr, mais le fait de ne pas voir germer dans mon esprit une brillante idée commençait à me chauffer. Il fallait trouver Autre Chose. Que pourrions nous bien organiser d'assez monumental pour pousser tous les sbires de Max à se détourner de Valens pour se diriger vers moi... Quelque chose donc, qui n'évoquait pas de piège ni d'entourloupe... Hum hum hum... Les sourcils froncés, dans une réflexion intense, mon camarade prit la parole en murmurant:

- Vous ne m'aviez pas dis qu'il était profondément jaloux et envieux de la... relation intime qu'il imagine que nous avons?


Je ne pu m'empécher de sourire, à force d'en parler, d'en jouer, cela allait définitivement devenir curieux tout cela. Mais quel ingénieuse idée allait-il encore avoir ? Même si je voyais de quoi il voulait parler, je ne comprenais pas trop sur quel plan il comptait rebondir qui nous concerne tous deux, mais que j'allais devoir exécuter seule et pendant quelques heures.

- Si... Enfin non... J'ai dis qu'il était probable que de nous savoir l'un amoureux de l'autre il ne résiste pas à venir nous séparer et par la même occasion obtenir des informations sur toi. Enfin... Ca c'est certainement ce qui se passerait dans l'esprit de Maximilien ... Sarkoness oui. Serait peut être jaloux... mais... A quoi penses-tu ?


Si je pouvais bien faire confiance à quelqu'un pour ce genre de choses, c'était bien mon camarade.


[HRPG: Désolée pour le post très court et le peu d'actions que j'y fais mais t'as l'air d'avoir une idée MDR J'voulais pas tout casser... ]
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