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Deux bouteilles et une rue sombre.
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Leo Keats Gold
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Re: Deux bouteilles et une rue sombre.

Message par : Leo Keats Gold, Dim 12 Juin 2016 - 14:16


Plic.

C'est la tempête derrière tes paupières Keats.
Une averse sans précédent,
Sauf que Noé n'est pas là pour t'embarquer.
Te sauver des eaux, qui se déversent peu à peu dans ton crâne.
Mais ça t'importe peu d'être sauvé.
Pilules magique, laugoureuse boisson.
Un peu ta city of light.
Celle qui te fait perdre la tête,
Tourner les pieds, te rend un peu cinglé.
Mais fait reculer les assauts des vagues salines.
Barrage à 30 degré,
Muraille à bulles chauffées.

T'es plus vraiment dans ton corps Keats.
T'es plus trop sur terre non plus.
Tu t'envoies psychologiquement en l'air,
Tu visites des planètes emplies de chimères.
Où les doutes ne sont permis,
Où ton monstre s'est tout blotti.
Et tu penses à elle,
À Ailyne.
Parce que si la vie est faite pour les vivants,
Le rêve est aux amants.

Réalité.
Le fond du trou, celui qui tient.
Étreint.
Éteint.
Ce monstre sans âme, qui dévore le bas-ventre,
Ronge tout ce qui est,
Jusqu'à la dernière parcelle de chaire qu'il n'avait pas encore imbibée.
Cette bête noire qui ne semble que grandir,
Et ne jamais faillir,
Elle t'attire à elle.
Mais n'est pas irréversible.
C'est la vie qui nous l'apprend,
On le comprend peu à peu,
Tu le comprends actuellement.
Une main tendue, une éclaircie,
Un rayon de soleil,
Et voici l'horreur qui se recroqueville,
S'amoindrit.
Lâche et faible au final,
Aucune grandeur d'âme,
Désillusion amère.
La vie, les gens, voilà qui a bien meilleur goût Keats.
Celui de la difficultés et des blessures,
Qui valent le coup d'être encaissées,
Pour les jours, les plaisirs.
Pour vous, pour eux.
Balayer les boites,
Écarter les craintes.
Faire taire les voix, les interrogations.
Pour la vie.
Celle qui a l'air si jolie.
Qui vaut le coup d'être vécue.

Ploc.

T'y arrivera Keats.
Mais pas tout seul, soit patient, elle arrive, se faufile.
Serre les dents, encore un peu.
Souffle, relâche.

Poc.

Un bruit, à ta droite.
Tu n'ouvres pas encore les yeux, mais tu lances ta main vers là où tu as laissé ta bouteille.
Sauf que tes doigts ne rencontrent que le vide.
Tu laisses échapper un "P*tain" dans un souffle,
Et alors que tu tentes de rassembler ton courage,
D'ouvrir tes paupières,
Une voix quasi-enfantine tranche la nuit,
Joliment.

- Hé ! Ça a pas l'air d'aller ? Tu veux que je t'ramène, hic !

É tonné, tu ouvres un oeil.
Puis l'autre,
Jauge le gamin,
Tête défoncée, surement à coup de poing.
Pauvres imbéciles, un gosse.
Tu n'essaies même pas de te lever, tu sais bien que ce serait peine perdu.
Alors tu grognes, calmement.

- Rends-moi ma bouteille toi.

Mais tu n'as pas le temps de voir si tu as réussi à te faire comprendre,
Parce que voilà une jeune fille qui rapplique au pas de courses.
Enfin,
Ploc ploc sur les pavés.
Tous deux debout,
Et toi vautré.

« ... Le ramener ? Mon cul ouais, t'arriverais même pas à réciter ton alphabet. »

Tu esquisse un sourire, du répondant la gamine, tu l'aimes bien.
C'est vrai que si t'étais assez conscient pour réfléchir, tu ne confierais pas ta vie à ce visage en charpie.
La nouvelle venue s'adresse finalement à toi,
Sourire, Sourire.

« Z'avez b'soin d'un sortilège de sobriété, par ici ? Il semblerait que nous n'en soyez pas capables vous-même. »

Au prix d'un effort surhumain, tu te redresses un peu,
Le long du mur, Assis, mais plus couché.
Tu finis d'ouvrir tes yeux,
Et toujours souriant:

- Ça... ça n'servirait à rien ma jolie. C'est pas l'alcool l'plus gros soucis.

L'alcool ne fait qu'amplifier les effets,
De ce bonbon magique,
Que tu as si chèrement payé.

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Nel Queen
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Re: Deux bouteilles et une rue sombre.

Message par : Nel Queen, Lun 27 Juin 2016 - 23:58


Je ne peux m'empêcher de pouffer un rire moqueur à l'attention de la demoiselle qui émerge comme une fleur entre la rue de droite et celle de gauche comme ces rois qu'on peut lire dans des extraits philosophiques, celui de cet allemand mais mes lectures du soir ne vont pas interférer dans cette histoire qui se creuse dans la paume d'une main. Le malin nous observe, alors agissons dans l'ombre de ce dernier.

- Sortilège de sobriété ? Je suis sobre ma poire.

A la gueule que je tire, on croirait voir un pauvre animal battu entre deux pavés et laissé à l'abandon par ses stupides maîtres, bien que la métaphore soit un peu rude, elle n'en reste pas moins vraie. Je bois une autre gorgée de l’élixir avant de passer le poison infecte au goût si particulier au bel homme. Je ne devrais pas te juger à la première impression que tu m'as faîtes, au fond je ne connais pas vraiment ta vie, ça se trouve, t'es un homme bien. Je ricane tout seul, l’élixir me monte un peu à la tête. Mais me calme très vite et regarde toujours la tête défoncée littéralement, la jeune fille.

- On se connaît ? J'ai pas eu ce plaisir... Hic.

Sauvegarde tes pensées. Protège-toi de l'ironie et affronte la vie et ses tourments. Au moment où je tends la bouteille à moitié vide ou à moitié pleine, je plonge mon regard sur ses prunelles et pupilles aussi dilaté qu'un chat Prusse à la plisse semblable à une commissure... Quelle déchirure.

Me dîtes pas...
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Keira Sanders
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Re: Deux bouteilles et une rue sombre.

Message par : Keira Sanders, Jeu 30 Juin 2016 - 16:34


Le plus vieux sourit, l'autre ricanne. Bande d'imbéciles.  Des imbéciles qui pensent qu'avaler des bouteilles entières d'eau de vie va suffir à oublier les problèmes du quotidien. Comme si c'était un remède. La vérité, c'est que la chose a un côté tranchant qui lacère sa victime à chaque fois un peu plus pour la faire tomber plus bas. Enfin, ça, c'est ce qu'on t'a dit. Ce que tes parents t'ont dit, plus précisemment. Keira, ne plonge jamais là-dedans qu'ils disaient... Ou dans n'importe quel genre d'addiction. Car peu importe quoi, cela ne fera que t'enfoncer plus profondément dans ton trou. Et ce n'est pas comme ça qu'on s'en sort. Mais bien sûr, tu n'en auras jamais besoin, pas vrai ? Tu es sans faille, puisqu'on t'as appris à être ainsi. En réalité, tu es une fleur de cerisier. Une beauté éphémère. Une fragilité que révèlera le temps. Ton moment viendra, à toi aussi. Les bas de la montagne russe qu'est la vie.

« Ça... ça n'servirait à rien ma jolie. C'est pas l'alcool l'plus gros soucis.  »

Ben tiens. Au moins, il est assez conscient pour se redresser en position assise. Mais l'homme ne pourra pas marcher. Impossible. Tu ne sais pas quoi faire. Tu ne connais pas ce type-là, et tu prendrais des risques à rester ici en sa compagnie ou le déplacer. Mais malgré toi, tu ne peux pas te résoudre à partir et le laisser dans les mains du mec au visage bien esquinté comme il faut. C'est la gentilesse enfouie dans ton coeur, sous toutes ces couches de moqueries et d'arogance qui te l'ordonne.

« Sortilège de sobriété ? Je suis sobre ma poire. »

Et puis quoi encore. Comme pour illustrer ses paroles, le petit prend une nouvelle gorgée de la bouteille en verre teinté. Tu soupires en un long râle, interdite et désespérée.

« Ta poire ?, relèves-tu en un claquement de langue agacé. Ta poire à toi, elle aurait bien besoin de soins si tu ne veux pas ressembler à un bout de viande. »

Une idée te traverse l'esprit. Et pas une mauvaise. Au moins, un problème serait résolu, même si les deux parties de ta personnalité entrent en conflit interne. Tu ne peux pas laisser ça comme ça. De toute façon, tu n'as jamais su te mêler de tes fesses. Mais tu ne peux pas non plus leur rendre service, c'est leur problème s'ils sont en débauche. Ils l'ont peut-être cherché, non ? Tu ne connais rien de ces mecs-là. Mais quitte à être éventuellement vue entourée de ces deux imbéciles, tu préfères autant que l'un ne soit pas défiguré. Tu fouilles alors un instant dans ton sac, cherchant un petit sachet plastifié qui contient quelques morceaux de dictame cru tranché. Tu tends trois ou quatre petits morceaux au plus jeune des deux.

« Mange ça. »

Tu comptes sur sa stupidité aparente pour qu'il avale sans se poser de questions. Il est probablement trop mal en point pour reconnaître ce que c'est d'un coup d'oeil, mais si tu lui dis que c'est du dictame, peut-être qu'il refusera de le manger. Les gens qui refusent de se guérir, ça court les rues, même chez les sorciers.

Tu te retournes désormais vers celui qui est à terre, t'obligeant à afficher un regard dédaigneux pour cacher les soupçons de peur et de bonnes intentions dans tes yeux. Les yeux, toujours les premiers à trahir. Comme s'ils n'obéissaient qu'aux émotions, et à rien d'autre. Comme s'ils s'en fichaient de ce que commandait la tête. Ça t'étonnerai que le type puisse y lire quoique ce soit dans son état, mais quand même.

« Vous vous doutez bien que je ne peux pas vous laisser à moitié mort avec.. lui. Vous allez avoir de la compagnie. »
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Leo Keats Gold
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Re: Deux bouteilles et une rue sombre.

Message par : Leo Keats Gold, Jeu 21 Juil 2016 - 20:36


- Sortilège de sobriété ? Je suis sobre ma poire.

Et toi à terre, tu lèves les yeux au ciel,
T'es juste assez lucide pour t'asseoir, mais tu sais reconnaître la lourdeur quand elle est là,
Alors tu lances un regard rapidement compréhensif à la jeune femme.
Avant de rattraper toi aussi la bouteille et de la porter à tes lèvres.
Après tout t'es plus à ça près,
Tu veux juste oublier, faire en sorte que ton humanité arrête de couler le long de ton crâne,
Parce que t'as bien compris qu'il ne pouvait pas pleuvoir que dans ta tête.
Tu sais que c'est après tes dernières gouttes d'innocence que tu cours en vidant ainsi les bouteilles ambrées.
Parce que t'en as marre de ne pas pouvoir rêver toi aussi.
Parce que tu n'es qu'un objet.
Parce que tu n'es rien Keats.
Juste un truc qu'on utilise pour oublier-s'envoler.
Sourire mi-triste, mi-sarcasme.
Tu te moques de toi même maintenant ?
Faut croire que t'en arrives même à te faire pitié toi même.
C'est bien.
C'est le premier pas vers la décadence tout ça.
Je te plaindrai presque,
Sauf que si tu en es là, c'est uniquement ta faute.
Celle de Peverell aussi un peu.
Tu aimerais en vouloir à Malicia mais tu ne peux pas, elle t'a aidé à comprendre un truc que tu savais déjà.
Ton libre-arbitre, tes envies-désirs,
On s'en moque,
Tout ce qui compte c'est que tu les aides à oublier.
D'un coup de rein rapide,
Pour mieux te jeter ensuite,
T'abandonner à la nuit qui intérieurement te bouffe,
Et rebelote.
T'as l'habitude .
Ce soir t'as essayé encore, de te trouver des bras pour cette nuit.
Sauf que non.
T'as pas réussi.
Alors tu t'es encore envoyé au ciel autrement.
Pilules, pilules.
Et te voilà à terre, devant deux gamins que tu as normalement sous ta responsabilité.

Cependant, aucun d'eux ne semblent m'avoir reconnu.
Faut dire que le garçon ne doit pas être en état de reconnaître qui que ce soit.
La fille en revanche...
Je suis pas en état de reconnaître qui que ce soit non plus.
Au pire qu'importe si elle rapporte.
Qu'on me renvoie.
J'ai plus besoin du job, il ne me sert qu'à garder un œil sur Lïnwe et Kathleen.
Sauf que le pire danger qui les menace.
C'est moi.

Mais arrête de te plaindre Putai*
Sérieux Keats.
T'es ivre-mort,
C'est pas une raison de te plaindre.
Meurs ou vie, mais ne reste pas entre les deux, ça ne sert à rien.
Et voilà la voix féminine qui te sort de ton rêve.
Te ramène un peu.


« Ta poire ? Ta poire à toi, elle aurait bien besoin de soins si tu ne veux pas ressembler à un bout de viande. Mange ça »


Je ne suis pas trop ce qui se passe, je continue à boire.
Quitte à ne pas assumer, autant le faire jusqu'au bout.
J'efface un instant les deux jeunes de mon champ de vision,
Capturant les étoiles avec mes yeux.
Pêcheurs des astres,
Seulement par la pupilles,
Et par le rêve aussi.
Comme quoi je peux rêver aussi quand je suis tout en haut.
La redescente n'est jamais facile.
C'est d'ailleurs pour ça que je ne redescends jamais.  
Jamais complètement.
J'en ai marre que la nuit me cueille affaibli.
Maintenant je veux me battre contre la lune, refaire le monde,
Avec des ''si'' d'ivrogne lancés au vent.
Pour qu'il les porte au loin,
En espérant que quelqu'un tendra l'oreille,
Les entendra.
J'aime la nuit.
Ses caresses.
Ses tendresses.
Sa vieillesse.

« Vous vous doutez bien que je ne peux pas vous laisser à moitié mort avec.. lui. Vous allez avoir de la compagnie. »

Sourire amer-à mer qui étire tes lèvres,
Tu t'en moques d'avoir de la compagnie,
T'es une cause perdue,
Tu ne veux pas de sa pitié, mais si l'avoir à ses côtés peut t'empêcher de faire des conneries, et bien soit.
Tu lui désignes maladroitement la place à tes côtés.

- Ça... ça risque d'être long. Ne reste pas debout.  

Je peux être gentil quand je suis perché.
Seulement dans ces moments là.
Je culpabilise un peu de devoir lui imposer tout ça.
A elle.
Lui je m'en fous.
Il ressemble à un steak mal haché.
À un ver qui s'y tortille.
Je pourrais le soigner.
Mais vu mon état je risquerai de lui amputer le nez.
Je regarde la jeune à mes côtés, à travers mes yeux embrumés.

- Leo Keats. Mais tu... tu dois me connaître je crois. De réputation au moins. Désolé pour ça. T'es pas obligée de... de rester.  

Ça tourne derrière tes yeux.
T'appuie ta tête sur le mur,
Et tu soupires fortement.
T'en as marre hein Keats ?
DE te ridiculiser en permanence.
De tout faire foirer.
De risquer ta place.
Arête de faire le sentimentale, tu risques de me tirer une larme.
Garde déjà les tiennes.
Pas ce soir.  

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Keira Sanders
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Re: Deux bouteilles et une rue sombre.

Message par : Keira Sanders, Mer 27 Juil 2016 - 18:37


L'homme par terre continuait de boire, et elle lui jetait un regard dédaigneux alors qu'il désigne le coin à côté de lui. Comme s'il en avait quelque chose à faire, de son regard. Comme si voir qu'elle désapprouvait ce comportement allait changer un truc. C'était pathétique, et elle n'avait pas tellement envie de s'asseoir ici. Elle salirait sa robe. sa belle robe. Ses dentelles. Elle y tient, à cet ouvrage, comme elle tient à toutes ses autres robes : celles qui semblent sortir d'un conte de fée. Celles qui pourraient habiller une poupée de porcelaine. Le genre de vêtements que l'humain lambda ne porte plus de nos jours. Trop de froufrous, trop de dentelles, trop élégant : c'en était trop gênant, trop extraordinaire pour le citoyen moyen. Mais elle, elle pouvait se le permettre, et elle les aimait, ses robes de poupée. Tout comme ses pommettes rosées. Et ses petites joues rondes. Sa peau lisse et pâle. En fait, elle était une poupée de porcelaine.

« M'asseoir ? A terre ? » interrogea-t-elle en faisant sentir le dégoût que lui donnait cette suggestion. « Je vais salir mes robes. Je m'en passerai bien. »

Leo Keats. Non, ça ne lui disait rien. Elle ne savait pas si l'homme exagérait ou pas - il semblait vouloir se donner mauvaise réputation. Faux ou vrai, elle s'en fichait. Elle préférait de toute façon se forger son propre avis sur les personnes au lieu de prendre tout ce qu'on racontait pour acquis.

« Pas du tout, en fait. Mais ce n'est pas grave. Moi, c'est Keira. »

Finalement, ses souliers de poupée commençaient à lui faire du mal. Les talons, c'était génial pour avoir l'air chic - mais même de petits talons carrés comme ceux-ci faisaient mal à quiconque restait debout trop longtemps en appui précaire. Deux solutions s'offraient à la brune : s'asseoir par terre, ou retirer ses souliers pour fouler les pavés de ses pieds nus. Elle jeta un œil au sol. La dernière option n'était même pas envisageable. Salir ses pieds ainsi ? Non. Elle évitait la crasse autant que possible, et si quelque chose devait se retrouver un peu tâché, elle préférait que ce ne soit pas directement en contact avec sa peau. Poussant un soupir, elle s'accroupi prudemment et finit par poser ses fesses par terre. Quitte à rester là, autant rendre la nuit agréable.
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Leo Keats Gold
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Re: Deux bouteilles et une rue sombre.

Message par : Leo Keats Gold, Mer 3 Aoû 2016 - 15:00


Et voilà qu'elle refuse ton invitation,
Sous prétexte qu'elle ne veut pas salir ses robes.
Si seulement toi aussi tu pouvais avoir de telles préoccupations au quotidien.
Même si ce soir tu n'es juste pas en état d'avoir des préoccupations.
Sérieusement,
Regarde toi, je le répète sans arrêt je sais.
Mais fais-le, juste un instant,
Juste rends-toi compte,
D'à quel point tu es pitoyable.  


J'en ai marre qu'on me dise ça la voix. Tu comprends ?
C'est pas drôle d'être pitoyable.
De l'entendre dire surtout.
Pathétique, et un fardeau,
Deux mots, qui te rappellent quelques choses.
Plicouploc.
Rouvrir les souvenirs,
La pluie qui reprend dans ta tête.
L'humanité qui glisse sur tes parois.
Et c'est reparti pour un tour.
Dis moi Keats ?
À quoi tu penses quand ça t'arrive ?
Ça doit fonctionner avec un mot clef qui rouvre tout.
Il faut juste le trouver.
Un genre de Sésame Ouvre Toi Cérébral.
Qui fait tout exploser dans ton crâne.
Boire, encore quelques gorgées.
Méprise-moi si tu veux jeune fille.
Tant que tu le peux.
Qui te dit que tu ne seras pas un jour dans le même cas que moi ?
Obligée de te saouler,
Pour ne pas affronter.
Politique de l'autruche, tu sembles connaître.
Ce n'est pas comme si tu ne t'en servais jamais.
Tout refouler, en espérant que ça ne remontera jamais.
Sauf que ça remontera, et que tu le sais bien.
Quand tu t'y attendras le moins.
T'as peur Keats, t'es terrorisé.
T'as peur de tomber, de ne pas remonter,
De mourir.
Parce que tu espères y échapper, d'une façon ou d'une autre.
Alors ce n'est pas la peine de me mépriser jeune femme.
On y passe tous un jour.
Seulement, on l'attend juste plus ou moins tôt.

« Pas du tout, en fait. Mais ce n'est pas grave. Moi, c'est Keira. »

Si tu avais été en état d'y penser, tu aurais sûrement ri.
Une élève, enfin qui ne juge pas.
Un sourire amusé qui point tout de même sur tes lèvres,
Un regard étonné,
Mais sans plus.
Tu ne te lèves pas,
Comment le pourrais-tu ?
Tu ne sais même plus où tu es.

- Je n'suis pas la meilleure compagnie qui soit. Mais j'vais tâcher d'faire un minimum la conversation. T'es à Poudlard non ? Ta tête me dit vaguement quelque chose.  
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Re: Deux bouteilles et une rue sombre.

Message par : Keira Sanders, Sam 6 Aoû 2016 - 15:42


Pas de la meilleure compagnie qui soit, sans blague. Ça, pas besoin d'être perspicace pour le piger. Elle se demandait vraiment pourquoi elle n'avait pas passé son chemin en bonne fillette hautaine. En bonne petite qui se juge trop bien pour s'abaisser à un niveau pareil ou pour laisser entrer ce type dans son cercle de connaissances. Peut-être ferait-elle comme si elle ne l'avait jamais vu, après cette nuit ? Oui, sûrement. Peut-être. Non. Elle ne savait pas.

Il semblait juste que c'était son bon cœur qui l'avait rattrapée. Celui qu'elle ne montrait pas souvent. Rarement. Un peu trop rarement. Quand était-ce arrivé, déjà ? Ah oui, avec cet artiste au nom fantasmagorique ; ces yeux turquoises qui lui avaient immédiatement inspiré une confiance bien placée. C'était une faiblesse, ce qu'il s'était passé dans la tête de la jeune fille ce jour-là. Une grosse faiblesse ; mais ça valait le coup. A trop s'interdire de ressentir par peur du risque, on finissait par oublier de vivre. Et ça, elle l'avait réalisé, désormais. Peut-être y avait-il donc de ça qui était venu s'ajouter au cocktail.

Ça oui, elle était à Poudlard. Par contre, ce qu'elle eut du mal à saisir, c'était qu'il avait déduit ceci parce que sa tête lui était familière. Il était vraisemblablement trop vieux pour être élève. A moins d'avoir pris une potion farfelue pour se vieillir un peu... Non, un élève ne se mettrait pas dans un état comme ça. La p'tite en conclut donc qu'il y travaillait, bien que sa tête à lui ne lui était pas familière du tout. « Oui. Et vous, vous y travaillez, vraisemblablement. Le monde sorcier est petit, on croise toujours tout le monde. Partout. Même ceux qu'on ne pense jamais recroiser, des fois... »

Elle soupira. Elle pensait à cette fille qu'elle avait vu et légèrement torturé à Paris. Paris. En France. Combien de chances avait-elle de tomber sur une jeune scolarisée à Poudlard ? C'était une pure coïncidence, et pourtant...
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Re: Deux bouteilles et une rue sombre.

Message par : Leo Keats Gold, Mer 17 Aoû 2016 - 16:13


Des mots qui s'échappent, un par un,
Sans que tu ne retiennes les précédents,
T'es un peu loin sur ta barque Keats,
À décroisser la lune,
Et bouffer des haubans,
À croquer la fortune d'une fausse richesse que le monde tente tant bien que mal de te ravir,
À coup de morale. Parce que les gens ne peuvent pas comprendre que - parfois - on a besoin d'être loin de son corps pour exister,
Garder un peu le contrôle parce que quand on est là , c'est bien trop agité.
Qu'il faut parfois se faire mal pour faire taire les pensées.
Calmer la tempête,
L'ouragan des laisser pour compte,
Gaudé l'a dit.
Il y a de la grandeur à savoir qu'un coup de bruine peut balayer votre vie.
C'est peut-être ton Godot à toi en fait.
Un changement, imprévu, violent,
Mais qui suffit à te remettre les idées en place.
Les violons jaunâtres d'une existence un peu rêvée,
Peu réaliste, un peu comme Amélie.

Tu ne sais plus trop ce que tu dis,
Mais l'instant est agréable,
Tu es loin ce soir,
Mais détendu.
Calme.

« Oui. Et vous, vous y travaillez, vraisemblablement. Le monde sorcier est petit, on croise toujours tout le monde. Partout. Même ceux qu'on ne pense jamais recroiser, des fois... »

Il y a même des gens qu'on croise, dont on ignore l'existence,
Mais qui, une fois que les premiers mots sont engagés,
Bouleversent notre vies,
À coup de mots, d'attachement,
D'envie de protéger. On recroise des vieux démons aussi,
Tu es bien placé pour le savoir non ?


-Oui je.. je bosse là-bas. Directeur de Gryffondor, tu sais la maison pas réputée pour son intelligence ?...Voilà. Et ouais le monde est petit, mais on ne sait jamais qui sont vraiment les gens.

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Re: Deux bouteilles et une rue sombre.

Message par : Keira Sanders, Mer 7 Sep 2016 - 10:05


Directeur des rouges et ors, la petite ne le savait pas pour ne jamais l'avoir rencontré. Elle avait talent de ne pas se faire prendre ou de se faire passer pour un petit ange, et avait ainsi évité les retenues toute sa scolarité. C'était ça, le truc : quand on se faisait discret ou qu'on faisait profil bas, on était moins connus. Quand bien même prise sur le fait, elle aurait plus certainement été envoyée chez le directeur des écailleux à la place. Celui-là avait l'air d'éprouver un attachement incomparable à sa maison, mais il était vrai qu'il illustrait bien le profil des petits sauvageons dont le rouge ornait le blason.

« Je pense que c'est faux, ce que vous dites, » paroles simples mais sérieuses, débitées d'un ton sérieux mais saccadé, alors que la jeune fille fixe le ciel au dessus de leur têtes d'un air penseur. C'est plus facile de regarder ailleurs, de fuir le regard et les yeux de son interlocuteur, comme si elle tentait presque s'imaginer seule avec sa conscience - un personnage éphémère, crée par son esprit pour qu'elle puisse creuser en elle. Mais Keira ne voyait pas l'homme comme cela, non ; seulement, elle préférait ne pas s'attarder sur le genre de fréquentation qu'elle avait en ce soir-là.

« C'est faux, et vrai en même temps. Vrai parce qu'on ne peut jamais prétendre connaître toutes les facettes et subtilités de qui que ce soit. Et faux, parce que simplement, il est des personnes qui n'ont rien que nous ayons à connaître. Des gens plats. »

C'est ce qu'elle pensait, et d'ailleurs pour elle, beaucoup trop de personnes dans son entourage étaient plates ; elle en première. Elle était mangée par ce vide sans s'en rendre compte, ce genre de vide qui se nourrit réellement de l'intérieur d'une personne. Il absorbe tout. Les sentiments, les ambitions, les rêves. Elle ressentait, bien sûr : parfois, quand une personne réussissait à susciter son intérêt et réveiller son petit cœur endormi. Elle avait toujours ses ambitions ô combien grandes et démesurées pour ses capacités et sa force d'esprit, mais ce n'était pas pareil. Ce n'était plus comme quand elle avait onze ans.

Certains diraient que ça s'appelait grandir et ouvrir les yeux, mais il y avait autre chose. Sa vie n'avait rien de mauvais, mais rien de quoi se réjouir non plus. Elle était donc réellement plate. Elle vivait dans les bras d'une saveur fade, comme si la force au dessus d'elle avait oublié d'y verser quelques épices.
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Re: Deux bouteilles et une rue sombre.

Message par : Ebenezer Lestrange, Mer 26 Oct 2016 - 22:39


Pas de réponse depuis plus d'un mois, si soucis, me mp
Avec Malicia, suite d'ici

Et ils avaient dansé, dansé, dansé puis ils avaient ri. Elle avait crié son nom un moment, ça l'avait tiré de sa torpeur et il trouva pas ça particulièrement sympa. Il n'était plus saoul comme avant, les effets même des pilules avaient diminué. Nostalgique de son état durant les cinq heures passées, il hésitait à se faire un cocktail corsé pour remonter en flèche. Il mettrait tout ce qui traînait dedans, le plus d'alcools différents possibles, en mode autoroute. La sorcière n'aurait pas du l'appeler, il allait encore devoir maltraiter son système digestif à cause d'elle. C'était un peu triste quoi. Je suis le foie alcoolisé d'Ebenezer...

- Désolée. Ça fait plus d'une heure que j'essaie de me rappeler de ton prénom.

Sourire grinçant. C'était pas très sympa de le signaler. Était-il si oubliable que ça ? Un serveur anonyme parmi tant d'autres ? Peut-être, certainement... Mais au moins, s'il passait inaperçu, il pouvait faire tout ce qu'il voulait tranquillou. Cooooool, le sourire se fit rêveur, il ne faisait pas gaffe aux mouvement de Malicia. Elle récupérait ses affaires au comptoir, il complotait avec lui-même des projets inavouables. Oui, il se reprendrait bien un verre, qu'elle s'en aille, il ferait d'un cocktail une explosion.

Elle se la jouer à qui m'aime me suive, à balancer pièce, sourire et clin d’œil comme s'il était mendiant. Il n'aimait personne lui, ou du moins le prétendait, et n'avait besoin de rien, sauf des pièces parce que c'était pas toujours la joie. Cependant, il la suivit. A deux minutes près, le temps de se faire son verre, d'espérer repartir aussi loin que toute à l'heure où ils dérivaient sur la musique. Il faillit lui crier un "Attend !", en mode gamin perdu. Il faisait noir dehors, le noir qui sent sa fin approcher et s'habille alors d'une teinte bizarre. Il n'aimait pas trop les matins, il y faisait froid. Il rattrapa la sorcière en accélérant le pas. Elle voulait emm*rder des gens selon ses dires, mais ici, il n'y avait pas de gens. Juste des chats errants et eux. Et l'alcool qui circulait de nouveau dans son sang. Bien.

- Tu veux aller où ? Il n'y a jamais rien à faire ici...

A part réveiller des sorciers grincheux. Ça leur ferait les pieds mais ce n'était pas très passionnant et ils allaient appeler les aurors, ce qui pouvait être drôle mais qui était mauvais pour son casier. Ou alors, elle l'incrustait dans Poudlard. Il avait toujours aimé errer dans le château la nuit, ça lui rappellerait de bons souvenirs, du genre ses fake-rondes de préfet.
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Re: Deux bouteilles et une rue sombre.

Message par : Malicia Evans, Mar 15 Nov 2016 - 12:03


Retaaaaaard, sorry :mm:

Je suis sortie de la Tête de Sanglier rapidement. Sans réellement faire attention à Ebenezer. Je lui ai proposé de me suivre. Mais c'était une proposition comme ça. Un peu balancée dans le vent. J'ai l'habitude de terminer mes soirées seule. Je fous le bordel, terrorise un ou deux passants pour rigoler et me trouve un endroit pour dormir. Point bonus, c'est que depuis plusieurs mois, j'avais mon appartement. Et pas qu'au château. J'ai un appartement à Londres. Et c'est ça qu'est bon. Enfin un chez-soi. Je ne suis plus à la rue. Je marche seule sans faire attention à qui me suit. J'attrape mon sachet de pilule et en avale une petite dernière. Tout mon début de soirée commence à redescendre. J'aime pas ça.

- Tu veux aller où ? Il n'y a jamais rien à faire ici...

Ah tiens. T'es là toi.. Trop silencieux pour que je te remarque. Ou je suis trop loin pour remarquer quoique ce soit. Amusée par sa remarque, je lève les yeux au ciel. Quand il dit ça, on dirait vraiment un gamin blasé de tout. Il y a toujours quelque chose à faire. Où qu'on soit. Suffit de provoquer l'amusement. C'est comme tout. C'est vrai que la rue est déserte. Mais y a bien des vieux sorciers qui dorment dans le coin, non ? J'ai bien envie de les voir s'agiter. Avoir peur. Essayer d'échapper à quelque chose. Je m'avance d'une vieille bâtisse lentement. Évaluant les environs. J'entre dans un immeuble et me dirige droit vers l'escalier.. en bois. Mauvaise idée. Pour les habitants hein. Je pose mes mains sur la rambarde et informule #Incendio. Pas besoin de baguette pour un sortilège aussi simple. L'alcool commençant à redescendre.. je suis déjà un peu plus en possession de mes capacités. Je sens le bois sous mes doigts chauffer. C'est sûr que ça aurait été plus simple avec une baguette mais avec la manumagie, je laisse moins de traces. Lorsque le feu commence, je quitte l'immeuble sans attendre.

Près d'Ebenezer, je l'entraîne un peu plus loin et murmure que c'est maintenant qu'on va commencer à s'amuser. Je le murmure plus pour moi que pour quelqu'un d'autre hein. Je ne sais même pas si le brun m'a entendu. Lui qui est si blasé, je suis sûre que regarder des sorciers se paniquer dans un immeuble en flamme va l'amuser. Ah.. y a que moins que ça amuse ? Parait que je suis une gamine.. alors bon.. un rien m'éclate quoi.

- Qu'est-ce qui t'amuse toi d'habitude ?
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Re: Deux bouteilles et une rue sombre.

Message par : Ebenezer Lestrange, Dim 18 Déc 2016 - 0:53


Il la suivi dans le silence. Fallait dire qu'elle causait pas beaucoup la dame. Il allait quand même pas meubler la discussion tout seul ! Surtout qu'il était curieux de ce qu'elle allait faire. Elle finit par s'approcher d'une maison. Ebenezer se tenait un peu plus loin, en retrait. Il préférait la regarder faire. Surprise. L'escalier prit feu comme ça, par magie. La meuf avait même pas sorti sa baguette. C'était classe ça ! Peut-être qu'elle pourrait lui apprendre ? La petite flamme devint un petit feu, puis plus gros encore. Un petit sourire aux lèvres et il ne put s'empêcher d'apprécier un peu plus la sorcière. Entre pyromanes, on se s'entendait forcément bien...

Il se laissait entraîner à la suite de la blonde à l'extérieur de l'immeuble. Pour éviter de finir en grillade, s'était plus mieux d'observer le spectacle de dehors. Le feu prenait bien vite et illuminait le matin. L'ex-Serdy déboucha la bouteille de tequila qu'il avait piqué derrière le bar avant de partir. Toujours avoir de quoi boire sous la main, on ne sait jamais quand on pouvait avoir soif. Une lampée, deux lampées... Un nettoyage d’œsophage aussi.

La blonde lui demanda ensuite ce qui l'amusait. Il la regarda dans les yeux avec un regard vide. Des cris se firent entendre, venant de l'immeuble. Un des habitants avait finalement appris la possibilité d'une mort imminente et ne pouvait s'empêcher de prévenir les autres. Sourire aux oreilles.

- Ça c'est bien déjà, pour commencer. Tu veux boire ?

Il avait toujours la bouteille dans les mains et venait de remarquer qu'il ne lui en avait pas proposé. Pas très galant. Il partageait pas sa bouteille avec n'importe qui, mais lui il l'aimait bien. Et puis... c'est toujours mieux d'être bourré à plusieurs que tout seul...

- Je pensais pas qu'un prof à Poudlard ferait ça. Kholov c'est plus ce que c'était.
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Re: Deux bouteilles et une rue sombre.

Message par : Malicia Evans, Mar 27 Déc 2016 - 23:14


Et l'immeuble brûle, brûle, brûle. Et mon oeil droit pétille. J'aime voir des choses brûler, surtout quand il y a possibilité de voir des blessés. Pour briser un peu ce silence, je pose une question à Ebenezer. Qu'est-ce qui l'amuse ? Est-il aussi dérangé que moi ? A en croire son sourire, je crois qu'il est un peu pyromane sur les bords. On va bien s'amuser, je crois. Un cri enfin non.. plusieurs cris se font entendre. Ah.. ils ont enfin compris qu'ils allaient mourir ? J'étouffe un petit rire moqueur.

- Ça c'est bien déjà, pour commencer. Tu veux boire ?

Je le regarde, étonnée. Je n'avais même pas remarqué qu'il avait une bouteille avec lui. Un œil sur la boisson qu'il propose et je hausse les épaules. Ouais, pourquoi pas. La téquila c'est pas si mauvais. Je la lui prends des mains pour lui piquer deux ou trois gorgées. L'alcool me brûle l’œsophage et me tire un toussotement. Je lui rends sa bouteille dans la foulée.

- Je pensais pas qu'un prof à Poudlard ferait ça. Kholov c'est plus ce que c'était.

Je rigole doucement. Moi aussi, jamais je n'aurais pensé être prise dans le corps professoral de Poudlard. J'étais en plein trip pendant l'entretien d'embauche. Je ne comprends toujours pas pourquoi il m'a prise et pourquoi il ne m'a jamais fait de contrôle en classe. J'espère que ces rumeurs à mon sujet ne sont pas montées jusqu'à la direction. Sinon je suis mal. La possession de drogue, sa vente et d'autres petites choses qui ne me mettent pas en valeur.

- Un prof fait quoi selon toi ?

Il ne sort pas. Il ne boit pas trop et n'agresse personne ? Rho, depuis quand les enseignants sont des anges ? C'est vrai que contrairement à d'autres professeurs, j'ai pas mal de vices. Ceux qui m'empêchent normalement d'avoir un job stable.

- Kholov ne fait peut-être pas assez attention lorsqu'il est face à une blonde avec un décollé. Qui sait.

Je ris silencieusement. D'une main je récupère mon sachet de pilules pour en récupérer une. Je l'avale sans cérémonie. Puis j'en propose à Ebenezer. Il m'a proposé de son alcool, je propose de ma drogue. C'est un échange de bon procédé.
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Re: Deux bouteilles et une rue sombre.

Message par : Ebenezer Lestrange, Dim 29 Jan 2017 - 17:23


L'autre, elle avait pas l'air de trop craindre Kholov. Il devait vraiment s'être ramolli parce qu'il l'avait quand même renvoyé pour trois fois rien alors une camée dans le personnel ça n'avait en théorie qu'une espérance de vie très limitée. Tout à ses pensées, il vida un peu sa tequila qu'il avait de nouveau entre les mains.

- Un prof fait quoi selon toi ?

Et la recracha aussitôt, à moitié mort de rire. Il n'avait pas trop d'illusion sur ce que faisait les profs, il en avait eu des profs. Bon, c'était valable pour tous les élèves de Poudlard ça, mais lui, il en avait côtoyé de très près. Au hasard, une blonde, belle, qui le faisait baver à l'époque et qui squattait les salles de bain des préfets. Bref, les profs ça buvait, ça avait des allégeances douteuses et ça se tapait les élèves en résumé.

- Oh, j'ai aucune illusion sur le sujet...

Et ça enchaînait sur Kholov et son hypothétique passion pour les décolletés. Ebenezer ne savait pas trop quoi en penser, il n'avait, à vrai dire, jamais tester cette stratégie sur le directeur. Il prit une des pastilles de Malicia, sachant très bien que ce n'était pas l'idée du siècle, qu'il allait finir mort de chez mort mais l'avala quand même, à grand renfort de tequila. Fallait qu'il bouge avant qu'il ne s'endorme et tombe comme une masse sur le sol. Du mouvement, du mouvement, du mouvement, et vite !

Un peu comme un gamin perfusé au café, il fit un rapide tour des alentours. L'immeuble cramait, les pompiers n'arrivaient pas, les victimes ne sortaient pas. Pfff, c'était d'un ennui. Il était bien partant pour casser toute la rue par dépit, les gens se réveilleraient peut-être enfin et deviendraient intéressants à observer. A la limite, il pouvait balancer un feudeymon mais c'était un poil risqué. Il se contenta d'un #Seismus Maxima voir si ça faisait trembler un peu tout ça. Mouais, pas trop efficace.
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Re: Deux bouteilles et une rue sombre.

Message par : Malicia Evans, Mar 7 Mar 2017 - 12:41


Je le vois recracher sa gorgée de tequila à moitié mort de rire. Je le regardes, à moitié amorphe. Je ne sais pas trop pourquoi mais je n’arrives plus vraiment à réagir. Peut-être la fatigue ou juste le manque d’actions. Il balance qu’il ne se fait aucune illusion et je n’ai pour seule réaction, un haussement d’épaules. Enchaînement sur les décolletés et sur la prise de pilules. Le sourire me revient peu à peu.

Prenant une grande inspiration, je regardais Ebenezer se lever. Il marchait rapidement, faisant le tour des environs. Baguette en main, je le regardais balancer un sort pour provoquer un seisme. Rien de nouveau. C’est comme si tout le quartier était endormi, même mort tellement ça ne bougeait pas.

Je me relève doucement pour arriver à son niveau. On s’ennuie beaucoup trop. J’en ai marre, je commence à fatiguer. Je pensais qu’en foutant le bordel, il y aurait quelques passants qui paniqueraient mais rien. C’est comme si on m’invitait très gentiment à rentrer chez moi me précisant que je ne m’amuserais plus de la soirée. La nuit commençait à se barrer, le soleil se montrait peu à peu.

« Vraiment rien à faire ici. Il est peut-être temps de rentrer. »

J’étouffe un baillement, un dernier regard -déçu- pour l’immeuble et un semblant de sourire pour Ebenezer. Je transplane devant chez moi. La soirée que j’avais prévu de passer seule, c’était mieux déroulée que ce que je pensais. Mais elle avait trop durée. Même si je n’étais pas assez fatiguée pour dormir, il fallait que je me pose tranquillement et que je continue à prendre de quoi voler. Juste pour faire taire ma tête.

Fin du RP
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Re: Deux bouteilles et une rue sombre.

Message par : Anna Schomann, Lun 13 Mar 2017 - 18:27



Pour une marche avec toi

PV Evan

Evan avait annoncé la fin du cours. Qu'en avais-je pensé ? Sûrement l'un des meilleurs. J'avais appris, bien au-delà de ce que des livres et de l'encre aurait pu  m'apporter, une expérience, un vécu hors du commun et cela, j'appréciais particulièrement. Un cours qui mélangeait le théorique et le concret. Cela aurait-été assez original de tester le polynectar, mais vu la difficulté de la potion en question, je doute qu'en produire pour une classe entière aurait-été une partie de plaisir. La mine un peu déçue car cette séance était passée presque trop vite, je regardais les élèves autour de moi. Tous se mouvaient et chacun se préparait à rentrer au château. Je faisais alors de même en rangeant mes notes et ma plume dans mon sac, prenant ma cape sur l'épaule, prête à l'enfiler. Je remarquai mon préfet sortir dans les premiers, je pensais rentrer avec lui alors j'accélérais la cadence de mon rangement. Seulement, les murmures maintenant familiers se glissait dans mon dos, l'ombre m'avait agrippée, me maintenait avec elle pour poursuivre cette nuit à deux.

~~~

La fraîcheur de la  nuit se faisait davantage ressentir qu'à mon arrivée. Je m'étais posée au même endroit, en face du bar, adossée sur la façade de la maison. Je me remémorais la forêt, la douce lumière nocturne qui semblait être jumelle avec celle qui était posée sur moi et la brume hivernale me rappelait l'ambiance pesante qui se faisait dans l'endroit interdit. Le cœur encore serré, j'avais tenté d'oublier sa révélation le temps d'un cours, seul Azphel avait réussi à me détourner de cette pensée qui m'avait attrapé au ventre. Les élèves défilaient devant moi en direction du château, une dernière chance pour m'enfuir avant de le voir sortir à son tour sortir des Trois Balais. Seulement bien que cette idée eue traversé mon esprit, je refusais de bouger, j'avais tant de questions à lui poser, tant à apprendre de lui. J'étais littéralement envoûtée par cet homme qui n'était que pour moi qu'un corps emplie de mystères. Je connaissais davantage la chaleur de sa peau et la couleur de son regard que la moindre de ses pensées. L'étain déposé sur l'argent lunaire, j'attendais, les mains tentant de se réchauffer entre elles à l'intérieur de ma cape.
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