AccueilPortailFAQPublications internesRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion

Harry Potter 2005 :: ~¤~ Pré-au-Lard ~¤~ :: Rues de Pré-au-Lard
Page 14 sur 18
Deux bouteilles et une rue sombre.
Aller à la page : Précédent  1 ... 8 ... 13, 14, 15, 16, 17, 18  Suivant
Anna Schomann
Serdaigle
Serdaigle

Re: Deux bouteilles et une rue sombre.

Message par : Anna Schomann, Lun 13 Mar 2017, 18:27



Pour une marche avec toi

PV Evan

Evan avait annoncé la fin du cours. Qu'en avais-je pensé ? Sûrement l'un des meilleurs. J'avais appris, bien au-delà de ce que des livres et de l'encre aurait pu  m'apporter, une expérience, un vécu hors du commun et cela, j'appréciais particulièrement. Un cours qui mélangeait le théorique et le concret. Cela aurait-été assez original de tester le polynectar, mais vu la difficulté de la potion en question, je doute qu'en produire pour une classe entière aurait-été une partie de plaisir. La mine un peu déçue car cette séance était passée presque trop vite, je regardais les élèves autour de moi. Tous se mouvaient et chacun se préparait à rentrer au château. Je faisais alors de même en rangeant mes notes et ma plume dans mon sac, prenant ma cape sur l'épaule, prête à l'enfiler. Je remarquai mon préfet sortir dans les premiers, je pensais rentrer avec lui alors j'accélérais la cadence de mon rangement. Seulement, les murmures maintenant familiers se glissait dans mon dos, l'ombre m'avait agrippée, me maintenait avec elle pour poursuivre cette nuit à deux.

~~~

La fraîcheur de la  nuit se faisait davantage ressentir qu'à mon arrivée. Je m'étais posée au même endroit, en face du bar, adossée sur la façade de la maison. Je me remémorais la forêt, la douce lumière nocturne qui semblait être jumelle avec celle qui était posée sur moi et la brume hivernale me rappelait l'ambiance pesante qui se faisait dans l'endroit interdit. Le cœur encore serré, j'avais tenté d'oublier sa révélation le temps d'un cours, seul Azphel avait réussi à me détourner de cette pensée qui m'avait attrapé au ventre. Les élèves défilaient devant moi en direction du château, une dernière chance pour m'enfuir avant de le voir sortir à son tour sortir des Trois Balais. Seulement bien que cette idée eue traversé mon esprit, je refusais de bouger, j'avais tant de questions à lui poser, tant à apprendre de lui. J'étais littéralement envoûtée par cet homme qui n'était que pour moi qu'un corps emplie de mystères. Je connaissais davantage la chaleur de sa peau et la couleur de son regard que la moindre de ses pensées. L'étain déposé sur l'argent lunaire, j'attendais, les mains tentant de se réchauffer entre elles à l'intérieur de ma cape.
Revenir en haut Aller en bas
Evan
avatar
Personnel de Poudlard
Personnel de Poudlard
Spécialité(s) : Permis de Transplanage
Fourchelang
Occlumens


Re: Deux bouteilles et une rue sombre.

Message par : Evan, Jeu 16 Mar 2017, 10:41





Rencontre à visage découvert
With Anna


J'avais regardé mes élèves s'enfuir un à un ainsi que mes compagnons de soirée. Hormis les deux qui étaient restés avec Ailyne pour son plaisir personnel. Moi je n'avais pas envie de rentrer au château, mais de m'enfuir avec celle à qui j'avais décidé de me dévoiler. Loin de notre première rencontre dans la forêt interdite dont je gardais encore les saveurs intenses que j'avais récupéré de ses yeux et ses mots. Comme pour amorcer une nouvelle approche, une nouvelle confiance. Que je ne sois plus seulement une ombre à ses yeux.

Je me demandais si elle serait là à m'attendre où si elle aurait fui loin de mes ténèbres. Dehors, la nuit se faisait assaillante, teintée d'un voile glacé. A peine sorti avec mes deux loups, que déjà mon regard la cherchait, comme si sa non présence aurait alerté une partie de mon corps et m'aurait déçu. Mais elle était là. L'océan. Elle était contre un mur à rayonner sous l'éclat qu'offrait la nuit, la transformant en une étoile divine sous les autres qui la jalousaient certainement.

Je m'approchais lentement d'elle, laissant mon regard heurter le ciel avant de le poser sur la belle. La nuit se voulait être celle qui raconte, les pages de ce nouveau conte, que nous allions écrire à l'encre de regards et de mots échangés. Je confrontais ses prunelles un instant, me posant face à elle, comme cherchant à y trouver ou de la peur ou, au contraire, de l'assurance. A ma grande satisfaction je ne la vis pas effrayée.

- Belle nuit n'est-ce pas ? Je me rappelle encore des embruns de notre première rencontre. Il y a des traces que le temps laisse qui ne s'effacent jamais. Je me souviens du vent qui criait dans les arbres, comme de l'éclat du ciel cette nuit-là. Je me demandais si tu resterais, où si cette vérité de mettre un visage derrière le masque t'aurait fait peur. Si tu as des questions ne te gêne pas, j'y répondrais... Dans la limite du possible.

Je me taisais un instant, la quittant des yeux, me mettant accroupi juste devant elle, accueillant mes deux compagnons à quatre pattes. Je les grattais un instant sous le cou et ils s'allongèrent de chaque côté de moi. Je me relevais et adressais un sourire à l'océan.

- Tu as l'air d'aimer les loups où je me trompe ? J'ai vu comment tu regardais Azphel, cette fascination dans tes yeux, qui ressemblait à une flamme salvatrice pour toi. Azphel n'était pas le seul loup-garou présent ce soir...

Mes yeux toujours dans les siens, je ne bougeais pas. Je voulais lire ses prochaines émotions, voir ce qui allait la traverser. Si elle se laissait emporter par le vent des ténèbres ou non.
Revenir en haut Aller en bas
En ligne
Anna Schomann
avatar
Serdaigle
Serdaigle
Année à Poudlard : Septième année

Spécialité(s) : Aucune spécialité enregistrée actuellement.


Re: Deux bouteilles et une rue sombre.

Message par : Anna Schomann, Ven 17 Mar 2017, 17:49


Un tintement me réveillait de cet effluve d'idées et me ramenait sur cette rue que j'avais abandonnée pour m'envoler rejoindre l'astre brillant. Je cherchais les yeux de l'homme qui venait de me rejoindre dans ce froid d'hiver, dans ce vent glacial qui pourtant semblait se réchauffer plus sa silhouette se rapprochait de la mienne, mais son regard ne s'était pas porté instantanément sur le mien. Il profitait comme je l'avais fait de cette lumière si douce. Signifiait-elle quelque chose pour lui ? Un instant durant lequel je remarquais les deux loups à ses côtés, deux contraires qui marchaient docilement semblant le frôler à certains moments, ces deux animaux majestueux qui me rappelaient l'autre prédateur de cette soirée. Ses yeux venaient se joindre aux miens et à cela venait s'ajouter sa voix calme qui transperçait malgré tout le silence de la nuit.

Même s'il parlait météo, je sourirais doucement à son intention, cette nuit ressemblait étrangement à l'autre. Seulement, les arbres dépourvus de feuilles et la température bien plus basse affirmait cette sensation, l'impression qu'une éternité était passée depuis cette dernière fois. J'avais tant de questions à lui adresser, mais chacune d'entre elle ne semblait pas se bousculer pour franchir la porte de mes lèvres. J'étais trop occupée à savourer ce moment, de l'avoir enfin devant moi après tant de silence. Alors peut-être que cette vérité m'avait surprise dans un premier temps, mais je mesurais la dangerosité de son acte ainsi que la confiance qu'il me portait. Lui qui avait tant de secrets, que pouvais-je bien lui offrir... Evan s'accroupissait à la hauteur des opposés et leurs adressait une douce caresse avant de reporter son attention sur moi.

« Tu as l'air d'aimer les loups où je me trompe ? J'ai vu comment tu regardais Azphel, cette fascination dans tes yeux, qui ressemblait à une flamme salvatrice pour toi. Azphel n'était pas le seul loup-garou présent ce soir... »

Mes battements s'accéléraient. Pendant ce cours, j'avais dévié cette soif de connaissance et cette curiosité maladive après l'aveu de mon professeur vers cet autre être de l'obscurité. J'avais tenté par tous les moyens de cesser d'y penser, de dériver ma pensée de lui et j'avais trouvé ce refuge dans les iris jaunes d'Azphel. Seulement ce battement qui cessait de m'indiquer la véracité de ma pensée, qui me poussait à croire qu'une autre allégorie de la puissance se trouvait juste devant moi. Mes yeux s'écarquillaient, mes mains se resserraient sur ma cape, mais mes yeux ne le lâchaient pas, baignés dans une émotion entre l'admiration, la surprise et l'abandon. Je me souvenais dans cette forêt avoir souhaité que ce masque tombe et cela arrivait bien plus tôt que je n'aurais pu l'imaginer. Un cœur qui résonne, une âme qui se perd dans les ténèbres et avec elle une moitié d'âme qui se laisse consumer par elles.

« Tu es à chaque fois plus surprenant, chaque mot qui sort d'entre tes lèvres résonne un peu plus en moi que le précédent. Est-ce un jeu d'être un peu plus dans la peinture du mage noir ? »

Mes mots étaient à la fois amusés et profondément sincères. Chaque fois il était un peu plus noir et s’aventurait un peu plus dans mon cœur. Ces battements qui n'avaient cessés, se manifestaient une nouvelle fois quand mes  yeux se recollèrent sur l'être de mes songes. Mon expression qui avait été détendue jusque là se durcissait pour laisser place à une remarque bien plus sérieuse.

« Était-ce aussi douloureux et aussi effrayant de se laisser envahir par... son second soi. »

J'avais marqué une pause pour me mettre à la hauteur des deux belles créatures présentes avec nous tendant ma main vers elles pour les laisser me sentir, sans mouvements brusques. Au dernier mot de ma phrase, j'avais à nouveau plongé mon métal dans sa forêt. Le ruisseau caressant les feuilles dorées s'envolant dans son lit.
Revenir en haut Aller en bas
Evan
avatar
Personnel de Poudlard
Personnel de Poudlard
Spécialité(s) : Permis de Transplanage
Fourchelang
Occlumens


Re: Deux bouteilles et une rue sombre.

Message par : Evan, Lun 20 Mar 2017, 10:54







Je ne cessais de contempler cette beauté, insaisissable, magnifique, cet océan qui à la douceur de la nuit, se parait de filaments métalliques. J'avais envie de passer une de mes mains sur son visage, y laisser la caresse d'un drap qui envelopperait nos deux éléments. Sensation d'alchimie. Sensation d'infini.

Je voyais dans ses yeux ce qu'elle voulait que j'y lise. Ce livre qui avait débuté dans une forêt, et là, cette page, qu'elle ajoutait de ses prunelles, confiance mutuelle. J'étais un animal, un meurtrier, mais pas avec elle. Avec elle j'étais humain. Avec elle les mots n'avaient aucun sens. Avec elle s'en allait mes préceptes. Elle écrivait un peu ma page, ce que j'étais, ou, du moins, réécrivait, par sa sincérité, sa simplicité.

Les arbres se jettent dans l'eau pour y nager jusqu'à un point de non retour...

« Tu es à chaque fois plus surprenant, chaque mot qui sort d'entre tes lèvres résonne un peu plus en moi que le précédent. Est-ce un jeu d'être un peu plus dans la peinture du mage noir ? »

Je laissais le silence répondre à ma place.

« Était-ce aussi douloureux et aussi effrayant de se laisser envahir par... son second soi. »

Je reste pensif. Je l'avais vu s'accroupir pour saluer mes deux amis à quatre pattes. L'impression qu'elle pourrait faire tourner mon monde, qu'elle voudrait en faire partie, comme une pièce de puzzle manquante pour finir un tableau qui deviendrait une œuvre d'art. L'Océan et la Forêt.

Je me baisse alors à sa hauteur, la gardant dans mes yeux comme l'aimée au matin sous des draps qui parleraient en passion. Qui témoigneraient de cette fragrance exquise, volutes d'une communion qui s'écrivait dans chaque geste et regard entre nous.

Je lève ma main droite à son visage, laissant une brève caresse du bout de mes doigts sur sa peau angélique. Mes deux loups reniflaient ses mains affectueusement, comme si elle passait un examen d'entrée dans mon monde. Qu'elle ne pouvait que réussir. J'arrêtais le geste de ma main à la commissure de ses lèvres, la regardant avec un sourire tendre. Puis je parlais d'une voix calme.

- Non... Enfin, je ne vois pas cela comme un jeu... Juste que... J'imagine que tu peux comprendre ma prudence. J'ai tellement de sombres secrets... Je n'ai pas envie que tu t'enfuies...

Je marquais une pause, sans quitter des yeux cette embarcation où je me laissais transporter jusqu'aux rives somptueuses de sa beauté.

- Oui... Mon second moi... C'était... Une des plus grandes douleurs de ma vie... Les premières fois, c'est inimaginable... La métamorphose du corps, des muscles, c'est une douleur qui même avec les années, reste impérissable. Les premières fois l'on se dit que l'on préférerait être mort... Mais j'ai encaissé. Aujourd'hui je me contrôle dans la grande majorité des cas...

Le temps semblait suspendu, quand je la regardais. Je ne ressentais plus le froid. Je ne voyais plus la beauté des étoiles. L'opacité des brumes. L'éclat de la lune. Comme si tout était mis sur pause, sauf une sphère autour de nous. Où je pouvais naviguer sur ses eaux, où elle pouvait courir entre mes arbres. Où une cascade vivait au milieu de pâtures. Où l'écoulement de l'eau embrassait des baies sauvages...
Revenir en haut Aller en bas
En ligne
Anna Schomann
avatar
Serdaigle
Serdaigle
Année à Poudlard : Septième année

Spécialité(s) : Aucune spécialité enregistrée actuellement.


Re: Deux bouteilles et une rue sombre.

Message par : Anna Schomann, Jeu 23 Mar 2017, 00:24


LA accordé (et il a le mien pour l'ensemble du Rp au fait)

Mon esprit d'adolescente, d'enfant était submergé par l'aura qui émanait de lui. J'avais tant à apprendre, à savoir, à vivre que je ne pouvais éteindre cette forme d'envie, de jalousie, d'infériorité qui naissait au milieu des milliers de sentiments présents en cet instant. S'abaissant à ma hauteur, je sentais davantage de proximité, mais toujours cette éternelle distance qui nous séparait. Deux êtres destinés à se rencontrer, à s'effleurer, sans jamais pouvoir se toucher véritablement. Je sentais mon cœur se resserrer à cette pensée. Seulement dans cette nuit plongée dans le silence, je sentais, se mêlant à la fraîcheur de la brise hivernale, la chaleur de sa main. Reliant son être et le mien. Il glissait sur ma peau comme une plume sur une feuille, caressait les traits fins de mon visage comme s'il dessinait la plus belle des œuvres. Tandis que l'extrémité de ses doigts finissait sa route sur mes lèvres, je n'avais pu m'empêcher de les entrouvrir, puis d'ajouter un sourire tendre, miroir du sien, mais néanmoins timide.

« Non... Enfin, je ne vois pas cela comme un jeu... Juste que... J'imagine que tu peux comprendre ma prudence. J'ai tellement de sombres secrets... Je n'ai pas envie que tu t'enfuies... »

Un autre silence, un moment de calme et de réflexion qui contrastait avec mon ressenti... Je comprenais parfaitement sa méfiance et acceptais qu'il ne s'ouvre pas totalement tant que je n'aurais pas fait mes preuves où pour toutes autres raisons qui aurait pour but de le protéger lui, pas moi. Depuis que j'étais allée dans cette forêt et que j'avais pris sa main je m'étais faite une promesse, je serais dévoué à ce masque et ce peu importe les barrières qui se dresseraient devant moi, qu'il compterait tout simplement.
Mais ce mot, enfuir, comment pouvait-il penser à un seul instant que je prendrais la fuite face à lui... Si j'avais eu peur, si j'avais voulu partir, m'éloigner je l'aurais fait depuis longtemps, dans une de ses nombreuses occasions qui m'avaient été données. Mais j'étais bel et bien face à lui en ce moment, mes yeux contemplant cet être si précieux. Il avait été là pour moi, je l'avais attendu pendant seize années, pourquoi je m'enfuirais...  Il devenait peu à peu cette épaule sur laquelle je pourrais me reposer et pleurer s'il me venait l'envie, un frère, un ami, une autre partie de moi, un nous.

« Oui... Mon second moi... C'était... Une des plus grandes douleurs de ma vie... Les premières fois, c'est inimaginable... La métamorphose du corps, des muscles, c'est une douleur qui même avec les années, reste impérissable. Les premières fois l'on se dit que l'on préférerait être mort... Mais j'ai encaissé. Aujourd'hui je me contrôle dans la grande majorité des cas... »

Répondant à cette seconde interrogation, je décelais une nouvelle fois cette douleur qu'il avait ressentie, tout comme l'autre loup, une douleur profonde et qu'il n'y avait rien à envier. J'avais été très naïve de penser qu'il existait un réel plaisir avec cette transformation. Il ressortait avant tout de la tristesse, de la souffrance et surtout une profonde solitude, car à aucun moment il y avait eu un « nous », un soutien dans leurs mots. Je me traitais intérieurement d'idiote et venais à lui. Ignorant un instant ses deux loups pour venir prendre ses mains entre les miennes, je posais simplement mon front dessus pour m'adresser à lui paisiblement.

« Tu sais, peu importe ce que tu diras, ce que tu seras... Je t'accepterais, je te tiendrais la main comme je le fais en ce moment et je te regarderais dans les yeux, sans les lâcher... C'était ma promesse envers toi. »

Mes iris caressant le sien, un faible sourire sur mes lèvres et mon cœur battant comme il ne l'avait jamais fait. Je le regardais non pas comme le masque qu'il avait été, non pas comme la personne que je voulais percer, mais comme l'humain qu'il était.
Revenir en haut Aller en bas
Evan
avatar
Personnel de Poudlard
Personnel de Poudlard
Spécialité(s) : Permis de Transplanage
Fourchelang
Occlumens


Re: Deux bouteilles et une rue sombre.

Message par : Evan, Ven 24 Mar 2017, 10:03







Certains gestes parlent à la place des mots, écrivent à la place de l'encre, définissent à la place des sens. Je ne pouvais la quitter des yeux, elle à l'apparence si lointaine et qui, pourtant, m'était précieuse, comme le saphir à mes mains, que je voudrais garder près de moi. Étrange sensation, depuis que je l'avais rencontrée, qui me parcourait, qui me disait, qu'elle m'était essentielle. Comme si, au fond, c'était écrit, là, dans les étoiles au-dessus, dans le soleil qui chante, dans la lune qui berce, que nous étions destinés à nous trouver. Que les arbres de mon cœur, pousseraient à l'océan de ses yeux...

Elle Éclat de jour, Moi Éclat de nuit.

Elle prit mes mains dans la douceur des siennes, mon cœur loupa un battement, je sentais une émotion étrange qui m'envahissait, encore indéfinissable. Comme un courant qui envahissait l'air ambiant, témoin d'une situation qui prenait naissance, là où s'écrivait une renaissance. Mais, une chose me sonnait de plus en plus comme une évidence, aussi vrai que les étoiles nous éclairaient, elle apportait, sa lumière à ma vie, et près d'elle c'était, comme si j'entrevoyais, de la chaleur à mes côtés. Son front se posa sur mes mains et j'écoutais la mélodie de sa voix.

« Tu sais, peu importe ce que tu diras, ce que tu seras... Je t'accepterais, je te tiendrais la main comme je le fais en ce moment et je te regarderais dans les yeux, sans les lâcher... C'était ma promesse envers toi. »

Mon souffle se perdit, emporté à un rivage qui foisonnait d'émotions. Sa promesse ébranla certaines de mes fondations, et je restais dans ses yeux, sentant les miens anormalement humides. N'était-ce pas ce que j'avais secrètement désiré depuis notre première rencontre ? De la vouloir près de moi ? De partager plus qu'un masque, plus que des ténèbres, plus qu'une apparence ? Aucun mot ne me venait sur l'instant, et je m'égarais à mi chemin entre la contemplation et l'émerveillement.

Plus qu'un Océan, elle voulait être une Terre. Plus qu'une rivière, je voulais qu'elle soit Mer. Je la dévisageais, peignait à ses traits, un horizon que j'imaginais soyeux, tendre, passionné, vibrant, vivant, brûlé, à bien des sentiments étranges, crucifiés à notre alchimie. Elle était plus qu'une envie. Et je voulais être plus qu'un simple masque, dans sa vie.

« J'ai beaucoup de secrets... Mais je n'ai rien envie de te cacher, jamais... Il y a certaines choses que je ne pourrais pas te dire, car j'ai le secret envers mon Ordre. Mais tout ce que tu voudras savoir de moi, tu le sauras... Et, n'oublie pas aussi... Je mettrais tout en œuvre pour te protéger... Et être là aussi pour toi... »

Je retirais ma main gauche, gardant ma droite esclave des siennes. Et j'allais passer ma main libre dans ses cheveux à la douceur d'une brise de printemps, à l'embrun d'une écume qui s'échouait sur la roche, laissant en même temps une légère caresse sur sa peau. Elle brillait, de tout son éclat, de ses yeux Océans jusqu'à son charme, jusqu'à ses mots. Une pierre précieuse. Un saphir. Que je voulais mien. Secrètement. Peut-être le temps, ferait que nos mains, fassent plus que se toucher.

« Et tout ce que tu voudras de moi... Tu l'auras... »

Je me penchais vers elle, et je laissais mes lèvres sur sa joue droite, imbiber sa peau d'un baiser que je laissais dormir de longues secondes. La lune et les étoiles s'arrêtèrent de respirer, pour poser un œil sur l'Indéfinissable qui se jouait, sur la scène de l'Eau et de la Forêt. Une fois mes lèvres ayant quitté sa peau, je laissais un murmure à son oreille, pour que les astres ne l'entendent pas.

« C'est ma promesse envers toi... »
Revenir en haut Aller en bas
En ligne
Anna Schomann
avatar
Serdaigle
Serdaigle
Année à Poudlard : Septième année

Spécialité(s) : Aucune spécialité enregistrée actuellement.


Re: Deux bouteilles et une rue sombre.

Message par : Anna Schomann, Lun 10 Avr 2017, 00:16


Ne rougissant pas à mes derniers mots, je sentais néanmoins mon cœur tenter de briser sa prison qu'était mon corps, souhaitant pouvoir s'exprimer librement et aller rejoindre celui de l'être d'ombre. Pourrais-je prétendre me tenir à tes côtés comme un égal ? Ce bel espoir caressait ma pensée non sans une once de tristesse car il me paressait tellement loin. Je semblais être une goutte d'eau souhaitant devenir Océan face à l'immensité d'une forêt sans fin. Sa main toujours dans la mienne, le contact de sa voix sur mes tympans me fit reprendre contact avec le réel. Certes cet avenir me paraissait inaccessible, mais le présent n'était pas un rêve. Alors je profitais de ces mots tout en le tenant fermement pour qu'il ne m'échappe pas.


« J'ai beaucoup de secrets... Mais je n'ai rien envie de te cacher, jamais... Il y a certaines choses que je ne pourrais pas te dire, car j'ai le secret envers mon Ordre. Mais tout ce que tu voudras savoir de moi, tu le sauras... Et, n'oublie pas aussi... Je mettrais tout en œuvre pour te protéger... Et être là aussi pour toi... »

Telle une figure paternelle, je savais que mon destin serait de lui appartenir et de lui confier ma vie. Seulement mes espérances m’emmenaient plus loin. Je ne voulais pas qu'il me protège, je voulais que nous nous protégions. Un rêve irréaliste, impossible pour moi d'agir dans cette direction tant que je ne progresserai pas, tant que je ne le compléterais pas, tant que mon incompétence existerait. Sa main se posa alors sur ma joue et me rappelait combien sa chaleur savait envahir mon être. Je fermais les yeux pour accueillir cette caresse et attrapais ces mots chuchotés comme un cadeau.

« Et tout ce que tu voudras de moi... Tu l'auras... »

Ses lèvres glissaient sur ma joue m'offrant ce premier contact intime effaçant brutalement toute pensée de mon esprit. Je ne savais comment réagir et laissais ainsi sa dernière phrase se graver dans mon cœur.

« C'est ma promesse envers toi... »

Mes yeux venaient rencontrer les siens une nouvelle fois et je me laissais bercer par ces mots tant salvateurs que prometteurs pour la jeune fille que j'étais. Étais-je trop naïve de le laisser se glisser en moi, évidemment. J'en étais pleinement consciente et même si dans ce futur trouble il venait à me briser, je n'aurais qu'à m'en prendre à moi-même. J'avais envie de croire en ses mots, en lui et c'est dans cette nuit que je scellais ma décision. Je me battrai à ses côtés et je ferai tout ce qui sera en mon pouvoir pour devenir son égal, quoiqu'il m'en coûte. Mon âme lui appartenait déjà, mais dans le silence de ma pensée, je lui donnais également mon corps.  D'un geste rapide, je posais ma tête sur son épaule pour murmurer doucement un mot qui résumait finalement l'ensemble de ma réflexion.

« Merci... »

J'avais l'impression de rester une éternité dans cette étreinte et je souhaitais que jamais elle ne cesse. Sa chaleur m’apaisait. Je ne voulais pas me dessouder de son corps, mais ma dernière étincelle de conscience me rappelait à la raison. Je regagnais cette position debout que nous avions abandonnée et sans lâcher sa main je plongeais mes yeux dans les siens. Un léger rire s'échappa de ma bouche en le voyant toujours accroupi devant moi.


« On pourrait croire à une demande en mariage. »

Le rictus se changea en sourire tendre. Était-ce le moment de briser ce moment particulier avec une question qui pourrait le replonger dans la noirceur. Je le sentais fort, mais je ne connaissais pas la portée que pourraient avoir mes mots. Ainsi je préférais lui adresser une question qui ne découvrirait pas sa vie privée ou ternirait son cœur. Bien que ma curiosité allait à l'encontre de ce choix, son être était plus important que mon savoir. Il m'en parlerait de lui-même, mais je me refusais pour l'instant de briser cette plénitude.

« Peux-tu m'apprendre à devenir forte ? À trouver ma place à tes côtés ?... »
Revenir en haut Aller en bas
Evan
avatar
Personnel de Poudlard
Personnel de Poudlard
Spécialité(s) : Permis de Transplanage
Fourchelang
Occlumens


Re: Deux bouteilles et une rue sombre.

Message par : Evan, Lun 17 Avr 2017, 16:09







Les mots ne sont aucune promesse qu'un geste ne saurait mieux retranscrire.

Certains liens soulèvent des montagnes, écrivent des rivières, déchirent des nuages et repeignent le ciel. Elle. Qu'était-elle pour moi ? Un désir ? Un rêve ? Un espoir ? Comme s'il suffisait d'un seul regard pour que le monde prenne sa définition. Pour que les Sens tous se manifestent, et se disent d'accord. D'accord pour rompre les barrières. D'accord pour laisser tomber les amarres. D'accord pour s'adonner à cette personne, qui fragilise toute la construction du cœur en y changeant le rythme des battements.

Anna était un radeau, une embarcation à l'allure de sans retour. Depuis le premier regard dans cette nuit, perdu dans celui de l'Autre, sous un bal d'étoiles, ça me semblait comme écrit. C'était étrange. Cette sensation, qui compose comme si l'on était des notes de piano, une musique entre nous. Une mélodie, dont chaque effluve est un poème, une envolée d'oiseaux, un cri du vent dans les arbres, une main douce sur un visage. J'accueillais sa tête sur mon épaule, comme celle qui se serait posée après une nuit symbolique avant que l'aube ne se lève et nous trouve liés à ses yeux.

« Merci... »

Pas un mot entre nous, ne résonnait comme une fausse note ou un désaccord. Je voulais qu'elle reste ainsi, près de moi, contre moi, aussi longtemps que la nuit prendrait à s'en aller au lointain. Bien des mots étaient rayés près d'elle, car elle les récrivaient, elles les réinventaient, elles les utilisaient comme si, comme s'ils avaient, une autre définition, dans ce monde où nous étions. Elle se releva, sans ne lâcher ma main, et je continuais de contempler celle pour qui, mon cœur cherchait des nouvelles réponses, là où une seule question semblait réellement exister.

« On pourrait croire à une demande en mariage. »

J'avais vu son visage s'embellir d'un léger rire, d'un doux sourire, comme la brise de ce temps qui succombait à notre chevet. Je laissais un sourire moi aussi comme cadeau à la belle. J'eus un instant Alhena qui passa dans mon esprit, alors que j'étais toujours plongé dans l'Océan. Je ne savais pourquoi cette phrase me donnait le sourire, peut-être parce que j'avais envie d'être lié à elle, la Forêt et l'Océan, pour plus que des mots, plus que des simples gestes, plus que des promesses...

« Peux-tu m'apprendre à devenir forte ? À trouver ma place à tes côtés ?... »

J'eus un frisson qui me parcourut. Je souhaitais tout être, pour elle. La rame à son embarcation, le soleil à ses jours, la lune à ses nuits, l'apaisement à ses peurs, le sourire à ses joies, et, quelque part, le bonheur à sa vie. Sa place à mes côtés... Je fermais les yeux. J'aimerais lui offrir tant de choses. Le pouvais-je ? Était-ce la question ? Ou simplement d'admettre ce que je voulais... Qu'elle je la voulais, près de moi.

Car j'étais sûr d'une chose. C'est qu'elle apaisait les vents, elle estompait les cris, elle arrêtait les larmes, elle touchait l'essence, de ce que j'étais. J'aimerais qu'elle ait tout. Qu'elle puisse être là. Aujourd'hui comme Demain, comme Hier. Que sa main reste dans la mienne. Que nos regards s'aiment, sans que les tempêtes ne tombent, sans que ne pleurent les colombes. Elle et Moi. Moi et Elle. Vivre à m'abreuver de l'Océan.

« Une demande en mariage... J'aurais fait ça différemment... »

Je laissais un bref rire s'échapper, sans que de ses yeux bleutés je ne cherche à sortir. Etrange sensation, que de se demander, si je l'avais fait, qu'aurait-elle dit ? Et, surtout, de s'en soucier. Comme si c'était la question perdue...  

« J'ai envie de tout t'apprendre... Envie de t'apprendre... Que tu aies une place »

Qu'il n'y ait rien d'autre...

J'étais loup et la dévorais des yeux. Toi. Elle. Petite cloche sur mon monde qui écrvait le rythme, la chanson, le refrain. Pourquoi cela prend vie, quand je te regarde ? Pourquoi me sembles-tu prête à l'impossible, malgré la Bête que je suis ? Pourquoi est-ce que ta main est comme la pluie qui m'arrose et me donne envie de grandir avec ? Je me relevais pour lui faire de nouveau face, toujours dans le lien inextricable de nos yeux emmêlés pour écrire une peinture unique.

« Tu sais... J'ai une vie complexe... Bien des Ténèbres qui m'entourent... Du sang laissé dans mes bagages... Je ne sais si je ne suis pour toi un Poison, ou bien un Elixir... Mais j'aimerais vraiment que tu en fasses partie... Car au fond, je crois que... C'est ce que j'espère depuis notre rencontre... Quand bien même je ne peux te promettre un avenir précis... Mais seulement que je ferais en sorte que tu y sois bien... »
Revenir en haut Aller en bas
En ligne
Anna Schomann
avatar
Serdaigle
Serdaigle
Année à Poudlard : Septième année

Spécialité(s) : Aucune spécialité enregistrée actuellement.


Re: Deux bouteilles et une rue sombre.

Message par : Anna Schomann, Mer 19 Avr 2017, 15:12


Immergé dans cette nuit inhabitée de toute peur, de toute inquiétude, je sentais mon petit monde se bousculer en sa présence. Chacune de ses paroles, chacun de ses gestes déversait en moi en souffle nouveau, comme ce vent froid qui inondait mes poumons à chaque respiration. Et dans cette valse verbale, nos deux êtres semblaient s'accorder, une harmonie mutuelle comme l'était la lumière de la lune face à l'obscurité de la nuit.

« Une demande en mariage... J'aurais fait ça différemment... »

Son visage répondait d'un sourire aux mots que j'avais prononcés, ce sourire déjà si précieux pour moi. Ses lèvres élevées créaient en lui un charme inégalé, la vision de cet éclat fit rater à mon cœur un battement, encore une fois. Il avait le don de transcender mes émotions, de se les approprier, d'arriver à ce qu'elles ne m’appartiennent plus, comme mon âme et mon corps. Allais-tu me faire disparaître en toi jusqu'à ce que je ne puisse me distinguer ?

« J'ai envie de tout t'apprendre... Envie de t'apprendre... Que tu aies une place »

Ma main, toujours dans la sienne, se serrait davantage quand ses mots se posaient lentement dans le creux de la nuit. La lumière bleutée qui se posait sur son visage était la seule qui me permettait de deviner ses traits, seulement son corps était ce qui me préoccupait le moins en cet instant. Ce moment que je chérissais et que je gouttais avec toute l'attention qu'il méritait. J'avais envie d'apprendre de lui et de lui apprendre ma lumière, je voulais le connaître et le laisser m'ouvrir, avoir une place dans son cœur comme il avait su trouver la sienne dans le mien.

« Tu sais... J'ai une vie complexe... Bien des Ténèbres qui m'entourent... Du sang laissé dans mes bagages... Je ne sais si je ne suis pour toi un Poison, ou bien un Elixir... »

Nous étions deux contraires, deux êtres que tout opposait. Ma vie immaculée se dessinait derrière moi, me laissant ce goût amer d'avoir fermé les yeux pendant de longues années. D'avoir laissé mon cœur se sceller en attendant patiemment ce moment où il arriverait. Il disait que ces ténèbres le recouvraient, mais il était pour moi un phare, une lueur d'espoir dans cette immensité que je frôlais du bout des doigts et que j'avais peur d'affronter. J'étais aveugle et perdue dans cette jungle avide qui m'entourait et ses ténèbres étaient pour moi la vue qu'il me rendait enfin. J'étais livrée à lui tel un agneau au loup et j'étais sûre que même si le sang venait à nouveau croiser sa route, je souillerais mon pelage blanc à sa place.

« Mais j'aimerais vraiment que tu en fasses partie... Car au fond, je crois que... C'est ce que j'espère depuis notre rencontre... Quand bien même je ne peux te promettre un avenir précis... Mais seulement que je ferais en sorte que tu y sois bien...»

Mon regard ne chassait plus le sien et se contentait d'observer le ciel. Mon cœur battait chaque minute davantage et je ne pouvais dire s'il reviendrait un jour à la normale. Les étoiles se dressaient par milliers et dans cette infinité je souriais de nous voir si minuscule, si dérisoire. Alors pourquoi avais-je l'impression de ne plus être une partie d'un tout en sa présence, d'être celle qu'il regardait comme un objet précieux, comme une promesse, comme un avenir.
Trouvant mon complice encore à terre, je le rejoignais à nouveau. Je cherchais sa seconde main pour venir la poser sur ma poitrine et plongeais mes yeux dans les siens afin qu'il puisse lire toute la sincérité de mes mots.

« Tu traces mon chemin comme une lueur au fond des bois. Salis-moi, empoisonnes-moi, je boirais à tes lèvres tout ce que tu auras à m'offrir. »

Peut-être que l’heure tournait et que tous étaient couchés bien au chaud dans les draps épais. Nul ne pouvait s’inquiéter de l’absence de deux ombres perdus dans la nuit. Alors profitant de cette pénombre inhabitée, j’effleurais sa joue de mes lèvres pour enfin les sceller sur sa peau refroidie.
Revenir en haut Aller en bas
Evan
avatar
Personnel de Poudlard
Personnel de Poudlard
Spécialité(s) : Permis de Transplanage
Fourchelang
Occlumens


Re: Deux bouteilles et une rue sombre.

Message par : Evan, Dim 23 Avr 2017, 18:54







Elle. Le Saphir. L'Océan. Ce poème devant mes yeux, sur lequel, les rimes étaient nos signes de vie, qui battaient l'un à l'autre comme deux éléments indissociables, tel le Yin et le Yang. Je vivais avec l'impression qu'elle était une partie de moi, et que j'étais une partie d'elle. Comme si, au fond, elle était une fleur, délicate rose, et j'étais sa terre nourricière. Elle était, ce que la Beauté avait d'irraisonné, et des frissons me parcouraient à chaque fois que nous étions proches.

Sa main unie à la mienne, promesse d'une étreinte, que nulle saison ne saurait décrire. Nos yeux emmêlés, étaient le parfum d'un continent sans limites, où la pluie était une brise, où le soleil était une neige, où le vent était là où se posaient nos pieds. Un horizon de mer et des océans de nuages, en subtils paysages, à nos cœurs épris, trouvés, enchainés, à Celui.

Elle prit ma main libre pour m'offrir les battements de son cœur, et, posé à son rythme, je ressentais ce qu'elle ressentait. Nous étions telle une symphonie, deux orateurs d'une évidente complicité, d'une osmose, que les étoiles ne pouvaient qu'envier. Mon cœur comme le sien, criait, à Elle, ce que des mots ne sauraient lui écrire, ce que ma voix ne saurait lui dire, ce que mes larmes ne sauraient avec exactitude lui retranscrire.

Parfois l'on oublie dans quel sens le monde tourne
Et quelqu'un arrive et remet tout en marche

« Tu traces mon chemin comme une lueur au fond des bois. Salis-moi, empoisonnes-moi, je boirais à tes lèvres tout ce que tu auras à m'offrir. »

Des machines qui semblaient éteintes
Et le monde de nouveau s'illumine

Un frisson dans tout le corps, qui éteignit même la froideur de l'hiver. Elle était un havre de paix, l'heure à mon horloge démontée. Et j'accueillis ses lèvres à ma joue comme un flocon sur ma peau, définissant à la Tendresse tout son sens. J'imaginais qu'elle entendait mon cœur, qui criait à tout va ce que mes lèvres pourraient lui dire, au delà de toute fortune, au delà de toute splendeur, qui n'avaient point de sens à côté de sa seule présence.

Si elles venaient à toucher les siennes, là, plus un oiseau ne chanterait, plus une brise n'oserait souffler, tous, d'un commun accord, se tairaient, pour admirer, l'Excellence, la Simplicité, la Communion. Un semblant de Nous perdu à des parchemins masqués, à des pensées nocturnes, à des rêves égarés, à des sourires enfouis, à des désirs encore sous silence, prendrait alors vie.

Je ne pouvais croire décemment, que ce qui nous unissait, L'Océan et la Forêt, pouvait être écrit dans un manuscrit. Peut-être que là-haut, près des Divines qui nous couvaient, il y avait le sens à ce manège, il y avait le souffle à notre air, il y avait la larme à nos yeux. Un soupçon d'irréel, sur nos deux vies échouées. Rochers fendus, deux parties d'un même médaillon, amenées à se retrouver. Je laissais un dernier murmure s'échapper des mes lèvres à demi ouvertes.

« Tout comme toi tu m'éclaires... Tel un phare sur l'immensité de l'océan pour guider ma route à travers les vagues assassines, pour me mener à bon port... Comme une chandelle dans la pénombre qui m'appelle à sa flamme qui scintille de mille feux, et qui me réchauffe à sa ferveur... Comme dans la nuit une voix qui me guide, me transperce de toute part, et m'appelle à elle... Tu es un frisson, qui fait trembler mes remparts... Je t'emmènerais dans les Ténèbres, j'empoisonnerais ton sang comme tu empoisonneras le mien, quitte à me perdre à ton venin...  Et je laisserais à tes lèvres plus que la sueur d'une passion sans fin, plus que la salive d'une union des sens... Mais l'eau d'une rivière où tu pourras t'alimenter, le vin d'un ciel qui se couche où tu pourras te reposer à son effervescence... »

Je me relevais, entrainant la belle avec moi, tenant ses deux mains dans les miennes. Je laissais un furtif regard aux étoiles, elles qui semblaient promises, à nous observer, à nous donner leur bénédiction. Comme si, elle et moi, relevait du céleste, là où le Marteau décide des Lois et où la Balance est Justice. Comme si nos deux opposées étaient en fait des notes perdues dans les sables du Temps, faites pour se retrouver aux nuits enchantées une fois l'heure venue que règne leur chant.

Peu importaient les discussions de l'hiver qui chantonnait gaiement, du froid qui laissait à nos épidermes une touche glacée fendant la chair, une chaleur régnait entre nous. Que chaque regard permettait de faire vivre plus longtemps, que chaque geste prolongeait avec des effluves d'éternité fragmentée. Je passais mes mains dans le dos de l'Océan, l'attirant contre moi, cette perle à ma vie, l'étreignant comme la femme que j'avais perdu trop longtemps de vue, posant ma tête sur ses cheveux que l'ébène avait écrit, laissant des baisers sur sa tête comme autant de promesses que l'on se reverrait...
Revenir en haut Aller en bas
En ligne
Anna Schomann
avatar
Serdaigle
Serdaigle
Année à Poudlard : Septième année

Spécialité(s) : Aucune spécialité enregistrée actuellement.


Re: Deux bouteilles et une rue sombre.

Message par : Anna Schomann, Ven 28 Avr 2017, 23:49


Lentement, je caressais des yeux celui qui était devenu important, celui dont mon cœur s'était imbibé, celui dont le parfum resterait gravé quand mes souvenirs s'échapperont vers lui. Nos deux corps invisibles semblaient s'être échoués dans cette mer d'obscurité, mais deux âmes liées ne pouvaient se perdre tant que leur étreinte resterait. Ces quelques minutes passées en sa présence resteraient en moi pour l'éternité et c'est par peur de devoir m'en séparer que je laissais s'éterniser cette caresse qui faisait battre mon cœur à tout rompre. 

« Tout comme toi tu m'éclaires... Tel un phare sur l'immensité de l'océan pour guider ma route à travers les vagues assassines, pour me mener à bon port... Comme une chandelle dans la pénombre qui m'appelle à sa flamme qui scintille de mille feux, et qui me réchauffe à sa ferveur... Comme dans la nuit une voix qui me guide, me transperce de toute part, et m'appelle à elle... Tu es un frisson, qui fait trembler mes remparts... Je t'emmènerais dans les Ténèbres, j'empoisonnerais ton sang comme tu empoisonneras le mien, quitte à me perdre à ton venin...  Et je laisserais à tes lèvres plus que la sueur d'une passion sans fin, plus que la salive d'une union des sens... Mais l'eau d'une rivière où tu pourras t'alimenter, le vin d'un ciel qui se couche où tu pourras te reposer à son effervescence... » 

J'étais une âme perdue sans repères, j'étais la pauvre enfant qui ne demandait rien d'autre qu'un espoir et une main tendue pour pouvoir vivre sans limites, d'avoir une raison de poursuivre ces jours sans saveur. J'étais celle qui voguait à l'aveugle dans ce labyrinthe de choix, ne cherchant même plus la sortie, qui s'était contentée d'attendre le long des haies piquantes celui qui viendrait lui indiquer la bonne voie. Alors comment pouvais-je être celle qu'il décrivait par ses mots... Peut-être un jour, comprendrais-je la place qui étais mienne dans son cœur. Ou peut-être que je refusais simplement de comprendre, d'admettre, de me savoir si profondément ancrée en lui. Je me voyais insignifiante et lui si grand, semblable aux derniers rayons d'un soleil périssant, symbole d'un lendemain. 

Dans un simple mouvement, le brun m'avait emporté avec lui pour regarder ces silhouettes lumineuses. S'il s'agissait simplement de corps célestes gazeux, je trouvais en elle un apaisement certain. Elles étaient pour moi le signe qu'il serait là pour me guider, comme elles le faisaient pour tous ceux abandonnés. Elles étaient des âmes fanées qui, maintenant apaisées, couvraient de leur regard les âmes des vivants et devenaient une promesse qui jamais ne s'éteindrait. Elles incarnaient la beauté et la pureté de ce moment, mais de la même manière que le jour venait prendre leur place, je savais que le temps de nous abandonner approchait.

Ses mains délaissaient les miennes pour venir rapprocher nos corps, les scellant l'un contre l'autre. Je venais joindre mes bras dans son dos et dans cette dernière étreinte, je savourais la chaleur apaisante de celui contre moi, comme si ma place avait toujours été là. Je ne comptais plus le temps qui s'échappait, j'enfonçais ma tête dans sa poitrine et à contre cœur, je séparais nos deux êtres. Je caressais sa joue de ma main en laissant un sourire se dessiner sur mon visage. 

Nous avons enfin marché durant de longues minutes le long des ruelles du village endormi, l'endroit me paraissait si calme, que j'avais l'impression d'être passé dans un autre monde que celui dont j'avais eu l'habitude. Pendant cette marche, nous avons longé cette forêt rassemblant mes premiers souvenirs. Les premières respirations en sa compagnie et c'est sans m'en rendre compte que j'avais naturellement pris sa main. J'aimais cette sensation de proximité, j'aimais la chaleur et le doux frisson qui envahissait mon corps en cet instant. Mais c'est quand les portes de l'école nous fîmes face que mon cœur se refroidi. Il rejoignait cet état d'esprit dans lequel j'avais été formatée durant toutes ces années et mon âme, si colorée en cette soirée, regagnait cette teinte grise et fade qu'avaient les pierres qui composaient ma prison. Mon regard se dirigea vers mon professeur et c'est tel un murmure que je laissais mes mots se glisser dans le creux de son oreille, laissant un dernier baiser volé sur sa joue.

« Je t'attendrais, bonne nuit. »

Telle une ombre fantomatique, je montais le grand escalier. Je tenais les pans de ma cape en espérant ne pas me retourner, j'avais l'impression d'être Orphée laissant son Eurydice derrière lui. Je comprenais la douleur de ne pas pouvoir se retourner, de ne pas revoir à nouveau ce visage car si je me retournais je savais que je serais incapable de retourner un jour à cette vie ordinaire, que je serais incapable de le laisser s'échapper loin de moi.


Fin du Rp
Revenir en haut Aller en bas
Ellana Lyan
avatar
Préfet(e)/Serpentard
Préfet(e)/Serpentard
Année à Poudlard : Septième année

Spécialité(s) : Permis de Transplanage


Re: Deux bouteilles et une rue sombre.

Message par : Ellana Lyan, Lun 01 Mai 2017, 13:47


Laisse moi briser ton innocence



PV avec Elina

J'avance sans trop savoir où je vais, les bruits de mes pas sur les pavés qui me rappellent d'autres nuits, d'autres sorties comme celle-ci, pas très sobre, pas trop saoule, un mélange des deux peut-être, une sorte de sensation qui délie la langue sans rendre folle comme j'aurais pu le devenir si j'avais avalé plus, mais j'ai déjà eu trop d'expérience de ce genre alors mieux vaut faire gaffe à ça, je sais que ça ne termine pas toujours forcément bien pour moi comme pour les personne que je rencontre. Un pas, un autre et je commence à jurer tout haut, pestant contre ce sale monde, cette existence qui me détruit chaque jour un peu plus et surtout sur mon pauvre cœur qui ne me laisse pas avoir d'emprise sur lui et continue à battre pour n'importe qui et recevoir des poignards au moment où je m’efforce justement de rester en vie. Je soupire, je me donnerais bien des claques si je pouvais, si j'avais la folie nécessaires pour faire cela en pleine rue bien qu'elle soit déserte pour l'instant. L'oisillon fou, lui le ferais, je n'ai aucun doute la dessus, mais elle n'a vraiment aucune limite, son comportement change du tout au tout en trente seconde, elle aussi m'a abandonnée.

Je ne sais plus ce que je dois croire ou pas, à qui je dois faire confiance, le monde est traître et ses sujets aussi, à croire qu'il leur enseigne comment s’entre-tuer et se planter des couteaux dans le dos. Mais soit, ce n'est pas mon principale problème, si on peut dire qu'il en existe vraiment un principale, non, tout dépend de l'instant, du moment et surtout de ce que l'on ressent que ce soit positif ou négatif, pour moi je sais que je vois souvent noir et pas blanc, le verre à moité vide comme on dit. Ils ne comprennent pas, ses gens optimiste qui s'étonnent de mon comportement ou encore de l'utilité des pessimiste dans le monde. Je dois dire que je suis plutôt d'accord, loin de me considérer comme utile mais au fond qui peut vraiment prétendre l'être ? Personne… Je porte sur la rue un regard haineux, comme devant toute chose en somme, la colère me dévore et c'est sans doute un tord mais cela fait partie de moi à un niveau d'un tel extrême que je ne suis même pas sûre de réussir à me débarrasser de ça même avec la meilleure volonté du monde, je ne suis pas sûre non plus d'en avoir très envie au final.

Cette existence est fourbe et loin d'être gentille avec moi, je ne vas pas en plus lui offrir un regard tendre de compassion, je crois que j'ai déjà assez souffert d'elle pour porter un jugement critique négatif sur cette traîtresse. Serrant les dents je porte le regard sur les fin mots gravés dans ma chaire « traîtresse ». Finalement nous devons être sœur de nom du moins. Je prend ma baguette dans ma main et remonte ma manche de côté dénué d'écriture. Levant mon arme au dessus je murmure un #diffindo et la douleur me saisit le bras tendis que le sang coule, je me mords une joue pour ne pas crier et sens l'eau me picoter les yeux. Le liquide rouge s’échappe doucement de mon bras en un peu trop grande quantité, j'ai mal du calculer mon coup. Reprenant ma baguette je la point à nouveau vers mon bras pour refermer la plaie (#) j'aime cette douleur mais n'est pas spécialement envie que cela ne s'infecte, je risquerais de devoir aller à l'infirmerie et je n'ai pas envie d'expliquer à Miss Shields pourquoi je suis en train de saigner du bras, non vraiment, mieux vaut refermer tout ça.
Revenir en haut Aller en bas
En ligne
Elina Peterson
avatar
Gryffondor
Gryffondor
Spécialité(s) : Permis de Transplanage


Re: Deux bouteilles et une rue sombre.

Message par : Elina Peterson, Lun 01 Mai 2017, 23:49


PV Ellana

Donner la vie n'est pas quelque chose de banal ni d'anodin, c'est un acte d'amour indéfinissable. Durant neuf mois voir le corps se changer pour nourrir et donner la place à ce petit être qui grandit en soit. Perdre toute féminité et tout emprise sur son corps au fur et à mesure que bébé ce développe, au même rythme que l'amour grandit dans son coeur. Puis le jour de la rencontre, tant attendu et tant redouté, chaque futur maman sent cette impatience mêlée d'angoisse au moment des premières contractions qui deviendront de plus en plus douloureuses, à la limite du supportable, le soutient de la personne aimé tellement important à ce moment, puisser force et courage dans ses encouragement et puis la délivrance, le premier contact le premier regard, le premier cri. Un moment en dehors du temps et de l'espace qui occulte tout le reste, la découverte de ce petit ange qu'on a imaginé pendant des mois, qu'on à senti bouger et grandir au creux de son ventre. Et c'est là... à ce moment précis que l'on se rend compte que l'amour d'une mère pour son enfant ne peux pas être défini ou mesuré.

Dix-sept ans, voila le nombre d'années où Elina aura eut la chance de connaître l'amour indestructible que sa mère lui aura porté, jusqu'à son dernier souffle. Elle aura sacrifié sa vie, ses rêves, pour élever seule, le seul et unique amour de sa vie. Se pliant en quatre pour rendre la prunelle de ses yeux heureuse, combler l'absence d'un père ayant préférer fuir devant ses responsabilités. Elle aura endurée seule et sans se plaindre, les longs mois de grossesse et les heures interminables de l'accouchement. Aura, malgré tout, été la pour soigner les petits bobos, prodiguer les fameux bisous magique sur les bosses. Veiller toute la nuit quand elle avait de la fièvre et qu'elle était malade. L'aura accompagnée et rassuré lors de ses rentrés d'écoles. Aura toujours été de bon conseil lorsqu'elle ne savait pas quelle décision prendre.

Se perdre dans les méandres de l'alcool, oublier la douleur, cette douleur qui laboure son coeur sans relâche ne lui laissant aucun répit. Elina était ivre, ivre de douleur. Son cerveau retraçant en boucle tout les moments heureux qu'elle avait passé auprès de sa mère. Ivre de rage contre la vie et contre ses mages noir qui lui avait prit la seule personne au monde qu'elle aimait de façon inconditionnelle, la seule personne pour qui elle aurait donné sa vie pour pouvoir lui offrir encore de belles années. Sa mère était partie, on la lui avait arraché, elle réclamait vengeance. La lionne était en colère contre tout et tout le monde, elle rejetait toute personne proche d'elle, son oncle... Son mentor... Ses amies. Elle était enfermé dans une prison de douleur et de solitude et personne n'était parvenue à la sortir de son enfermement. Un éclat de lumière causée par un sort la sortie de son brouillard alcoolisée.

- C'est possible d'être tranquille où ça aussi c'est trop demandé? Dit elle à la femme qui était un peu plus haut dans la ruelle.

Elle avala une nouvelle gorgé d'alcool, le liquide s'écoula dans sa trachée, une douce brulure suivit le liquide et la gryffondor la savoura avec délice. Elle tenta de chasser de son esprit le fantôme de sa mère. Elle voyait d'ici son regard désapprobateur et la leçon de moral qu'elle lui aurait fait mais elle n'était plus là pour la guider. Elle était désormais seule et sans repère.
Revenir en haut Aller en bas
Ellana Lyan
avatar
Préfet(e)/Serpentard
Préfet(e)/Serpentard
Année à Poudlard : Septième année

Spécialité(s) : Permis de Transplanage


Re: Deux bouteilles et une rue sombre.

Message par : Ellana Lyan, Sam 06 Mai 2017, 08:24


Pourquoi est-ce que je me fais du mal ? Il faudrait sans doute que j'arrête, que je stoppe cette automutilation, n'as-je donc pas encore reçu assez de douleur pour devoir m'en offrir de nouvelles moi même. Mais comme si grâce à ça, je pouvais ressentir physiquement, cette souffrance qui me ronge de l'intérieur, comme si réellement, je pouvais me sentir normal d'avoir mal comme chaque être vivant de cette terre. Je suis sans doute folle, oui, ils me prennent pour dérangée, je n'ai pas choisi, je ne voulais pas, je dois simplement avoir atterri dans la mauvaise famille, mais j'ai pas choisi ! Des coups bas, des mensonge, manque d'amour, haine qui se développe. J'aurais voulu des mots doux mais j'ai reçu des coups, j'avais envie d'être aimée, on a préféré me détester. Comme si je n'avais pas le droit, de connaître cette chance là, maudite depuis l'enfance je n'ai pas connu la chance. Pleurs le soir sous les draps, dure réalité, je suis seule contre tous et tout le monde est contre moi, plus le choix. J'aimerais m'enfuir, me battre et hurler, je ne suis qu'une enfant, je dois les respecter. Chaque décision, toutes leurs envies, je vois leurs sourires cruels durant toute la nuit. Et je pleure, mes yeux saignent à jamais, comme si les plaies ouvertes à l'intérieur, se vidaient de vie par mon regard. Si je ne pleure plus, est-ce que ce sera la fin du cauchemar ?

Un bruit, une voix, murmures dans la nuit, une reproche, une envie, être tranquille j'ai bien compris. Un pas, un autre, pas très droit mais pas trop grave, j'arrive devant elle puis la dévisage. Enfant, gamine, pas si différente de moi, mes des yeux ouverts presque récemment alors qu'il le sont chez moi depuis mes cinq ans. Je m'en veux, je lui en veux, ce bonheur qu'elle à connu mais que vient elle donc faire ici, bouteille à la main, elle semble avec trop bu, ce n'est pas bien malin. Tant de gens qui ne tienne pas l'alcool mais pourtant qui picole sans doute à tu une douleur, bien trop mal dans ton cœur. Dis-moi, raconte moi, ton passé, ton histoire avec un peu de chance, j'effacerai tout espoir. J'ai mal, pour toujours et je vois dans ton regard ce même manque d'amour. Je ne peux rien pour toi, je finirai je sais, par te manipuler, je ne suis pas stable tu sais ? Un jour gentille un autre possédée, comme si j'étais prisonnière d'une double personnalité. Et ça m’énerve, parfois, je m'en veux, des fois, mais je ne peux rien pour toi.

Tap, tap, les pas qui se rapproche, tap, tap, je sens l'odeur de la boisson, tap, tap, souffrance omniprésente et puis cette alchimie de la douleur. Mains en sang qui coulent, habit maculés je ois avoir l'air d'une folle comme ils le disent si bien je suis sans doute dérangée, qu'il pense ce qu'il veulent, je suis prête à avouer. Doigts entre les lèvre, enlever un peu de liquide rouge, le goût métallique empli ma bouche et je ferme un instant les yeux, non pas que ce soir bon, juste que j'ai un peu peur, si elle s'enfuit en courant je comprendrais sa frayeur. Mais d'un index, gorgé du liquide rouge comme empoisonné, je passe sur ses lèvres, leurs donner une teinte ensanglantée. Elle est jolie, belle comme une femme, se découvrant elle même un peu plus chaque jours et moi je la vois, maquillant sa bouche, sorcière comme moi poison et coups bas. Trop demandé car dans ce monde tu n'auras jamais rien, tout ce que tu souhaites te file entre les doigts. Le calme à disparu, silence et tranquillité l'on suivit. Je peux pas faire des miracles, je suis un fantôme c'est tout ce que j'ai t'offrir, si tu veux la compagnie d'un autre être vide.

Une main qui d'un geste lui vole, sa jolie bouteille entamée, une gorgée pour moi, j'ai eu plus de souffrance que toi, je rend l'objet, sentant le liquide descendre, vivons une dernière fois avant de finir en cendre. J'ai eu peur du noir, j'ai crains les voix, au fond de ce couloir, puis je te trouve, toi. Comme un mirage, enfant naufrage, tu n'aurais pas du être dans cet état. J'aurais voulu, tu sais, prendre ta douleur, oui t'en débarrasser, mais je crois que j'en ais simplement trop, il faut d'abord que j'arrive à tout évacuer.
Revenir en haut Aller en bas
En ligne
Elina Peterson
avatar
Gryffondor
Gryffondor
Spécialité(s) : Permis de Transplanage


Re: Deux bouteilles et une rue sombre.

Message par : Elina Peterson, Dim 07 Mai 2017, 21:33


Boire, Boire pour oublier... Boire pour ne plus penser ni sentir cette douleur lancinante et omniprésente qui enserre son coeur comme un étau. La douleur est insupportable, les souvenirs qui arrivent par vagues le sont tout autant. la fille s'approche elle doit avoir à peu près le même âge qu'elle, elle titube elle aussi. L'alcool est le remède pour beaucoup de personnes on dirait. La lionne se demande ce qui a pu la pousser à boire. l'inconnue la dévisage réfléchi, se penche et caresse ses lèvres, elle sent un liquide poisseux sur ses doigts, du sang. Elina ne réagit pourtant pas. Trop demandé car dans ce monde tu n'auras jamais rien, tout ce que tu souhaites te file entre les doigts. Le calme a disparu, silence et tranquillité l'on suivit. Je peux pas faire des miracles, je suis un fantôme c'est tout ce que j'ai t'offrir, si tu veux la compagnie d'un autre être vide. Elle lui prend la bouteille des mains et boit une gorgée et lui rend l'objet contenant le liquide précieux. Nouvelle gorgée pour la lionne. Quitte à boire dans ma bouteille autant t'installer. je m'appelle Élina à ta santé. Nouvelle gorgée, elle sait qu'elle ne doit pas autant boire, sa bouche est pâteuse, elle a dû mal à aligner deux mots sans bafouiller mais elle le fait quand même.

Elle la détaille, cette fille blonde est différente, bizarrement elle ne ressent pas le besoin de la refouler comme elle le fait avec toute personne qui s'approche un peu trop. Son esprit s'évade... Damien... Son oncle... Il essaye de l'aider mais elle le repousse, elle ne veut plus de famille plus de gens à pleurer... Son esprit divague à nouveau vers l'homme qu'elle aime le plus, son mentor... Daegan... Son beau brun... Son coeur s'enveloppe de douceur lorsqu'elle pense à lui mais elle repousse aussitôt ce sentiment. Elle le repousse de sa mémoire... Lui aussi elle le perdra un jour et elle souffrira encore... Son pauvre coeur ne tiendra pas... Ne résistera pas à une nouvelle perte. Alors elle éloigne les personnes qu'elle aime, pour se protéger... Peut-être aussi pour les protéger, leur faire économiser du temps et de l'énergie. Ils essayent pourtant de la sauver, de la soigner tout simplement de la relever mais elle est à terre et elle y est bien. Elle veut la paix, elle veut être seule, sa colère lui tient compagnie, la réchauffe. Elle reporte de nouveau son attention sur la petite blonde, elle éloigne de son esprit et de son coeur les deux hommes qui tiennent à elle. la carapace se reforme. Pourquoi tu bois? Elle demande ça comme ça même si elle n'a pas spécialement envie de parler elle préfère écouter. Le malheur des autres lui fera oublier le sien. Elle ne veut plus pleurer elle l'a beaucoup trop fait ses trois dernières semaines hors de question de continuer. Deux âmes en peine qui se trouvent ce tiennent compagnie.
Revenir en haut Aller en bas
Ellana Lyan
avatar
Préfet(e)/Serpentard
Préfet(e)/Serpentard
Année à Poudlard : Septième année

Spécialité(s) : Permis de Transplanage


Re: Deux bouteilles et une rue sombre.

Message par : Ellana Lyan, Mar 09 Mai 2017, 06:14


La vie est faite de rencontre. Des belles et surtout des mauvaise, des inévitables puis des coups du hasard. Ce soir je ne sais pas, au moment ou mes pensées tourbillonnent dans ma tête, rien n'est plus rationnel. Comme si je perdais tout bon sens pour ne plus être. Non, je ne suis plus rien, fantôme perdu au milieu du brouillard mais où elle le panneau qui indique le bon chemin ? Les indications qu'on nous offres pour nous guider ? Y a t-il encore un guide par ici ? Dans ce monde traître qui nous fait des croches-pieds sans le moindre état d'âme, simple sourire aux lèvres en nous regardant nous étaler, nous relever, recommencer et sans cesse la même chanson, sans cesse le même refrain, on reprend l'unique chemin. Parce que tout à disparu, parce que nous même on ne se comprend plus. Pas le choix, pas le droit, condamné à faire les mêmes erreurs, tomber dans le panneaux à chaque fois que sonne l'heure. Et je voudrais, contrer le sort, montrer que je peux être assez forte. Si on me donne les armes, si on allume la flamme, pourtant je reste ici bah, je crie ma douleur et je bois.

Tu veux que je m'installe ? J'vais vraiment pas dire non… Faut que je te dise, que je t'avoue, oui je suis perdu dans ce labyrinthe de fou. Mais c'est pas ma faute, moins ma faute, des ailes brisées, un cœur desséché, je désespère mais ne veux plus pleurer. J'ai été faible, si faible. J'aurais voulu encore me relever mais je suis à nouveau à terre. Le sol comme un aimant qui m'attire, m’empêche de fuir alors sans broncher, je m'assied à ses côtés. À ma santé ? Je prend une nouvelle gorgée, la bouteille passe entre les mains des deux enfants, toutes deux bien trop jeunes pour se livrer à se genre d'activité. Je suis bien avec l'autre. Je sais pas pourquoi, je pourrais avoir envie de l'envoyer se faire voir pourtant mais étonnement ce n'est pas le cas. Peut-être parce qu'elle offre la boisson ou que je n'ai juste pas de raison. Je la regarde dans les yeux, elle est jolie quand même, jeune fille qui a plus ou moins mon âge devenant tout doucement femme. Comme moi, comme nous, alors pourquoi est-ce qu'elle n'est pas dans les bras d'un joli mec ? Pourquoi est-elle en train de boire avec moi ? Ouais… Pourquoi ? Moi c'est Ellana, comme quoi à un son près...

Je la regarde lorsqu'elle reprend par une question. Pourquoi ? Je bois ? Je ne sais pas. Je n'en sais rien. Sans doute pour les oublier, ces gamins qui se prennent pour des hommes, à briser des cœurs sans le moindre état d'âme. Et je suis faible, trop faible pour ça, supporter un nouveau coup. Je noie mon chagrin dans le liquide qui brûle, même si je ne devrais pas, que c'est sans doute un mauvais choix. Je m'enivre parce que je ne pense pas avoir d'autre choix. Parce que je veux oublier, El', juste oublier . Phrase classique, phrase bateau et pourtant j'ai pas d'autre credo. Désolée ma belle, si tu veux que quelqu'un te raconte sa vie c'est pas à moi qu'il faut t'adresser… T'es mignonne… Bah ouais, faut dire ce qui est, la nature la gâtée la petite alors autant qu'elle le sache. Je lui reprend une gorgée avant d'attraper délicatement une mèche de ses cheveux et de jouer avec entre mes doigts. Pourquoi une aussi jolie jeune fille sort elle seule la nuit comme ça ? Il te manquerait pas un prince charmant par hasard ?

Je lâche ses cheveux et soupire en collant mon dos au mur. Ouais nan, t'as raison cherche pas les garçons ça attire que des ennuis de m*erde… Après tu te retrouves seules à venir pleurer et te saouler au fond d'une ruelle, case de départ tu vois, ça fait deux fois que je fais le chemin, je connais la route par cœur mais j’espère vraiment que tu ne devras pas l'emprunter. Bref attend pas le prince. Je reprend une gorgée en laissant une larme couler sur ma joue avant de l'essuyer rapidement. Je me sens conne de déballer tout ça. Les problèmes c'est fait pour être garder rien que pour soi et non pas pour être dévoilé à la première inconnue d'un soir. Je ferme un instant les yeux, place mes mains dessus avant de me rendre la vue. J'ai vraiment chaud ici ! Une de mes mains se colle alors contre mon front que je sens brûlant. Super… Le regard rendu fiévreux par la température, je l'observe sans rien dire, j’espère sincèrement qu'elle ne va pas tomber de haut comme moi, ouais, à vrai dire je ne le souhaiterais à personne…

Revenir en haut Aller en bas
En ligne
Contenu sponsorisé

Re: Deux bouteilles et une rue sombre.

Message par : Contenu sponsorisé


Revenir en haut Aller en bas
Page 14 sur 18

 Deux bouteilles et une rue sombre.

Aller à la page : Précédent  1 ... 8 ... 13, 14, 15, 16, 17, 18  Suivant

Permission de ce forum:Vous pouvez 
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Harry Potter 2005 :: ~¤~ Pré-au-Lard ~¤~ :: Rues de Pré-au-Lard-

L'univers d'Harry Potter est la propriété de la Warner Bros ainsi que de J.K Rowling.
Tous droits réservés sur ce site ©Copyright HarryPotter2005. Affichage optimisé sous Firefox.