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Deux bouteilles et une rue sombre.
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Jessy Brown
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Re: Deux bouteilles et une rue sombre.

Message par : Jessy Brown, Mar 9 Juil 2013 - 0:48


« Ça va très bien. J'espère que ça va aussi pour toi. »

Bella avait coulé ces mots après s’être doucement rapprochée et l’avoir observée de la tête aux pieds. Légèrement mal à l’aise de susciter autant d’attention de sa part, Jessy baissa les yeux un instant tout et scruta le sol – waouh, de la neige fondue sur ses souliers, incroyable. Elle en avait presque oublié la ‘‘confrontation’’ avec les deux jeunes élèves – si l’on pouvait appeler cela comme ça, puisqu’elle n’avait pas vraiment réagi. Avant qu’elle n’eût pu répondre quoi que ce fût, la rouquine lui souffla :

« Pas un mot pour le joint, pigé ? »

Remontant soudainement ses yeux chocolat, elle détailla l’expression de sa camarade. Peut-être avait-elle peur qu’elle ne la dénonçât, et que ce fut pour cette raison qu’elle se montrait si brutale. Surprise par son ton, le regard de Jessy se troubla et elle ne sut que répondre. De toute manière, ce n’était pas dans ses intentions de la dénoncer à quelqu’un, elle ne pensait pas que cela regardait qui que ce fût d’autre à part elle-même. Après quelques secondes de silence, elle se permit de lui répondre plus calmement et en pesant consciencieusement ses mots.

« Je ne dirai rien, ne t’inquiète pas… »

Soudain plus accueillante, alors qu’un sourire naissait au coin de ses lèvres, Bella lui tendit sa bouteille – de bière semblait-il – et son joint. Une grimace peu perceptible ne tarda pas à faire irruption sur le visage de la brunette, et elle repoussa doucement les deux propositions. Fumer n’était pas réellement dans ses habitudes, et que pour la boisson elle possédait encore son fond de Bièraubeurre. Certes, il n’en persistait que quelques centimètres après l’attaque des deux petits sorciers, mais c’était déjà cela et cela lui suffisait pour l’instant. Présentant le vestige de sa bouteille en le tournant lentement, elle assura :

« J’ai ce qu’il me faut, merci ! »

Malgré sa première réaction peu amicale, Bella avait fait preuve de gentillesse en lui proposant sa bouteille, aussi Jessy aurait bientôt oublié cet incident si cela continuait dans ce sens. Pourtant cela n’était pas encore le cas, et elle se souvenait de ces deux mômes perturbateurs… Depuis que l’interdiction des moins de treize ans avait disparu – et c’était il y avait fort longtemps – les ruelles de Pré-au-Lard n’étaient plus aussi calmes. Accordant un regard d’invitation à la suivre à sa camarade de Maison, Jessy s’éloigna un peu pour s’accouder au mur d’un bâtiment. Là, elle but une gorgée de sa douce Bièraubeurre et en savoura la consistance, sachant qu’elle ne serait bientôt plus.

Soudain elle marmonna comme pour elle-même :

« Ces premières années… je les aurai. »
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Pandora Forester
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Re: Deux bouteilles et une rue sombre.

Message par : Pandora Forester, Mar 9 Juil 2013 - 11:24


Jessy ne semblait pas être une balance. Elle me dit doucement, en pesant bien ses mots :

-Je ne dirai rien, ne t’inquiète pas…

Je fus rassuré. Tant mieux, il ne fallait pas lui faire comprendre par des menaces, comme à des certaines personnes trop cafteuses à qui je n'aurai pas hésiter à tourmenter. Elle refusa gentiment ma proposition de tirer sur ma clope et de boire dans ma bouteille en me montrant son pichet de Bierre-au-Beurre. Je n'insistai pas, haussai les épaules et m'envoya une gorgée de bière. Ma camarade de maison  s'en alla un peu plus loin s'adosser à un bâtiment quelque peu sali par le temps et les intempéries, en maugréant, regardant le fond de sa bouteille :

-Ces premières années… je les aurai.

Je souris et pris un air rieur. Je devinai que c'était les mioches qui avaient fait tomber sa bouteille, ayant produit le bruit que j'avais entendue plus tôt, avant que Jessy ne débarque au coin d'un immeuble. Je m'avançai vers elle et lui dit, amusée :

-Ces premières années ont pour boulot de nous pourrir la vie, non ?

Laissant s'échapper de ma bouche un rire léger, le tirai sur mon joint et continua ma route en trottinant, comme une ivrogne (alors que j'était pleinement consciente de mes actes), en direction de la Cabane Hurlante. Nous nous trouvions dans la rue qui donnait directement sur la sortie de Pré-au-Lard, le côté Ouest plus exactement. Et c'était là qui se trouvait la maison la plus hantée de Grande-Bretagne. Voyant que Jessy ne me suivait pas, je me tournai et la regardai en souriant :

-Tu viens ?
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Re: Deux bouteilles et une rue sombre.

Message par : Jessy Brown, Mar 9 Juil 2013 - 17:03


« Ces premières années ont pour boulot de nous pourrir la vie, non ? » lança Bella dans un rire après s’être approchée.

Jessy releva les yeux et fixa sa camarade en souriant. Et oui, c’était totalement cela ; elles étaient sur la même longueur d’onde quant au caractère des petits nouveaux qui ne connaissaient encore rien à la magie et qui en profitaient pour embêter le monde. Certes ils n’étaient pas tous comme cela, encore moins Jessy lorsqu’elle avait leur âge – quoiqu’un tout petit peu peut-être. Tentant de s’apaiser elle déposa le goulot de la bouteille de Bièraubeurre sur la surface de ses lèvres et laissa descendre le divin breuvage sorcier le long de sa gorge. Aaah, elle avait tout de même eu la chance qu’il en restât après la bousculade ! Si ce n’avait pas été le cas, elle n’aurait sans doute pas été aussi gentille – chose facile à penser mais moins à faire pour elle.

La brunette remarqua soudain que la préfète s’en allait d’une démarche rapide en relâchant une nouvelle bouffée de fumée. Où allait-elle donc, maintenant ? N’était-ce pas la direction de la maison la plus hantée du pays ? Si, cela semblait être le cas. Loin d’avoir peur à l’idée que la rouquine se rendît là-bas, Jessy l’enviait. Cela faisait plus de six ans qu’elle avait intégré Poudlard et elle ne s’était jamais rendue dans ce haut-lieux emblématique du petit village de Pré-au-Lard. Suivant des yeux la demoiselle aux cheveux de feu, elle se demanda si elle allait réellement l’accompagner là-bas. Lorsque celle-ci se retourna pour lui demander « Tu viens ? », ce fut aussitôt le déclic et elle se redressa pour la rejoindre et marcher à ses côtés.

Curieuse, elle ne put s’empêcher de s’enquérir :

« Tu y es déjà allée ? Je veux dire… à la Cabane Hurlante ? »
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Re: Deux bouteilles et une rue sombre.

Message par : Pandora Forester, Mar 9 Juil 2013 - 17:20


La réaction de Jessy ne se fit pas tellement attendre. Elle se redressa, l'air plutôt contente et  me rejoignit. Nous marchâmes alors côte à côte en silence quelques instants quand elle me posa une question, l'air curieux.

-Tu y es déjà allée ? Je veux dire… à la Cabane Hurlante ?

Normalement, suite à cette question, je me serait crispé, et même encore stoppée nette. J'aurais même fait tomber ma bouteille de bière adorée. Mais la drogue avait surement du me calmer l'esprit et mis en veille mon cerveau car je ne réagis pas comme d'habitude. D'un mouvement, je jetai la cigarette par terre ainsi que la bouteille, sans scrupules pour ceux qui nettoyait cette rue. D'ailleurs, cette dernière était assez sale pour qu'on ne remarque pas la différence. Je me tournai vers Jessy et mis mes mains dans les poches.

-Oui.

Elle lâcha une petite exclamation, comme un enfant ferait lors d'un rebondissement d'un conte ou d'une histoire quelconque. Ses joues rosies par le froid lui donnaient l'impression d'être un poupée. Je fis un petit sourire en coin. Je l'aimais déjà cette fille.

-J'espère que t'as le cœur bien accroché, parce que ça te fiche la frousse cet endroit.

Mon but n'était pas de lui faire peur mais de l'avertir, de la préparer à ce qu'elle allait peut-être vivre, moi-même l'ayant connu en quatrième année.

A force de marcher, nous débouchâmes hors de la bourgade. Un chemin fin et tortueux, plutôt sinistre, menait tout droit à ma destination. A NOTRE destination.
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Re: Deux bouteilles et une rue sombre.

Message par : Jessy Brown, Mar 9 Juil 2013 - 19:00


Suite à cette question, Bella parut troublée. Elle ne réagit pas tout de suite, mais lança sa bouteille et son mégot sur le sol, mit ses main dans les poches et adressa un regard à la brunette. Ses yeux semblaient traversés par un voile d’expressions indéchiffrables, mais sa voix ne trahit aucune émotion particulière et elle se contenta d’acquiescer. Soudainement intéressée, Jessy laissa s’échapper un mot incompréhensible du bout de ses lèvres violacées sans pourtant demander d’explications. Cela l’aurait intéressée mais elle sentait qu’il ne fallait pas être trop curieux certaines fois, et que ce moment était une opportunité pour elle de fermer la bouche et de se contenter de ce qu’elle savait.

« J'espère que t'as le cœur bien accroché, parce que ça te fiche la frousse cet endroit. » la prévint-elle avec un sourire.

« On verra ça », répondit-elle comme pour défier la Cabane Hurlante de lui faire peur, de lui retourner le cœur, « on verra si elle est aussi hantée qu’on le prétend. »

Évidemment que la rouquine connaissait la réponse à ce questionnement, elle qui y était déjà allée et qui en avait sans doute gardé quelques souvenirs peu agréables. Seulement Jessy établirait son opinion par elle-même, ne sachant pas encore ce qu’elle pourrait trouver là-bas. Même si elle paraissait sûre d’elle, dans son esprit persistait une pointe de crainte. Bella n’avait pas lancé son avertissement à la légère, cela se devinait facilement. La brunette en déduisait donc que son après-midi ne serait pas de tout repos, qu’il serait perturbé par quelques mystère dont elle n’avait pas encore entendu parlé. En vérité, elle n’appréciait pas beaucoup les mystères. Elle qui connaissait tant de chose grâce aux livres et aux cours dispensés à Poudlard, n’aimait pas découvrir que certains points lui étaient encore hors de portée. Et pourtant cela pourrait être sympathique – du moins elle l’espérait pour ne pas sombrer dans l’inquiétude.

Après quelques minutes de marche, Pré-au-Lard et ses doux flocons se situaient derrière les demoiselles. Devant elles se dressait désormais un sentier sinueux et pentu qui menait à une grande demeure délabrée. La Cabane Hurlante. Abandonnée depuis plus d’un siècle, ce lieu semblait connu de tous les élèves de Poudlard et seuls les plus courageux paraissaient s’y aventurer. L’endroit était-il réellement hanté, réellement terrifiant ? Jessy mourait d’envie de le savoir, aussi elle accéléra légèrement le pas pour la rejoindre. Lorsqu’elle fut plus près, elle détailla le domaine. Un jardin dont la végétation dense était majoritairement constituée de ronces et de mauvaises herbes encadrait une maison de briques pourpres recouverte de lierre et de crasse. Fort accueillant. De plus un portail métallique aux fin barreaux rouillés les empêchait de poursuivre leur chemin.

Sans se laisser démonter, Jessy examina discrètement les barreaux et repéra un cadenas relié à une chaînette argentée. Voilà donc leur porte d’entrée. Elle glissa les fins doigts de sa main libre – car l'autre tenait toujours un fond de bouteille de Bièraubeurre – dans l’une des poches de son jeans et en retira sa charmante baguette magique. Elle pointa ensuite le petit cadenas et informula le Sortilège de Déverrouillage. Plop, la seconde suivante la chaîne glissait le long des barreaux et s’ouvrait pour libérer le portail aux bleues et bronze. Un petit sourire de satisfaction éclaira le visage de la brunette lorsque d’un coup de pied elle repoussa la porte et ouvrit ainsi véritablement la route jusqu’au bâtiment abandonné.

« À toi l’honneur. » murmura Jessy en adressant un regard à la rouquine.
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Re: Deux bouteilles et une rue sombre.

Message par : Pandora Forester, Mar 9 Juil 2013 - 20:43


Ni une ni deux, nous étions à l'intérieur du territoire de la charmante demeure. La neige qui recouvrait le semblant de jardin qui se tenait devant la porte complètement cassée, pendant à un seul de ses gonds, n'empêchait pas de laisser apparaître sous son épaisse couche, des épines et des bouts de bois aiguisés et pointus, comme si l'on s'en était servis en guise de pieux. D'ailleurs, il étaient pointés vers le ciel, et si quelqu'un tombait de son balais exactement à cet endroit précis, il se ferait empaler aussi facilement que lorsque l'on fait une brochette pour la faire cuire au Barbecue. La vision de quelqu'un le corps ainsi transpercé me donna alors un haut-le-coeur. Je passai ma main devant ma bouche et fit une grimace de dégout. Jessy était surement en train de me prendre pour une défoncée, sous l'emprise de l'alcool et du joint.

Remise de mon envie de vomir, vite passée, je regardai et inspectai la bâtisse. Des plantes aux feuilles de couleur noires s'enchevêtraient pour monter le long des murs et envahir le toit. Certaines passaient par l'ouverture d'un carreaux qui aurait été brisé il y bien longtemps. Les vitres étaient crasseuses et à l'intérieur, d'épais rideaux d'une couleur violine permettaient de ne point laisser passer la lumière du jour. Sous le porche, près des marches se tenait un banc, auquel il manquaient des planches et qui n'avais que trois pieds à présent, pour le soutenir tant bien que mal.

Je respirai un bon coup. J'allais entrer une nouvelle fois dans cette antre. J'allais affronter les démons du passé. J'allais affronter celle qui m'avait pris Liam. Mon Liam. C'était pour ça que je m'étais envoyé l'alcool, pour ça que je m'étais fumé le pétard. Pour être forte. Pour ne pas faiblir, pour ne pas plancher en pénétrant encore une fois ici. Je regardai la maison d'un air déterminée, comme si elle était un ennemi personnel, duquel je voulais me venger.

D'un air sérieux, je me tournai vers Jessy :

-Ecoute, quand on va entrer là-dedans, tu vas délirer. Tu vas entendre des choses et voir des trucs. Je ne te dit pas ça parce que la dernière fois que j'y suis entrer j'étais complètement désespérée et perdue, ou parce que je viens de m'envoyer une clope contenant des substances pas très nettes. Je ne déconne pas. Promet moi que tu feras attention, et on reste toujours ensemble. Toujours. Quoi qu'il se passe, compris ? Sinon on est perdue.

Le dernier mot de ma phrase résonna autour de nous, bien que je l'eus pronnonçé assez bas. Elle hocha la tête promptement. Je lui fit un sourire triste puis me tournai vers la baraque.

-Allez, on y va.

Je soufflai encore un coup et commençai à marcher sur la pelouse (du moins, ce qu'il en restait). J'entendis Jessy me suivre de près. Je posai mon pied sur la première marche du porche. Elle grinça et menaça de s'éffondrer sous mon poids, bien que je fus maigre pour une fille de mon âge. Je tournai le tête et vis ma camarade fixer le petit escalier. Je pris mon élan, sautai par dessus les autres marches et atterris lourdement sur le palier. Je me tournai et attendis que Jessy monte à son tour.

En attendant, je sortis ma baguette, au cas ou un monstre sortirait de la maison en trombe, nous surprenant toutes les deux. Cette hypothèse me procura des frissons. Je resserai alors mon emprise sur le manche de mon bout bois magique, prête à réagir.

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Re: Deux bouteilles et une rue sombre.

Message par : Jessy Brown, Mer 10 Juil 2013 - 23:59


La maison abandonnée n’était pas des plus accueillantes, cela était vrai, mais semblait-elle répulsive au point de donner envie de vomir à quiconque lui accordait un regard ? Ce ne fut pas le cas de Jessy, qui dut difficilement accepter la réaction de sa camarade. Bon certes il ne s’agissait pas là d’un coin de paradis avec une oasis et des palmiers à ses côtés, mais ce n’était pas non plus un enfer dont le sol était tapissé de squelettes flétris et de corps en décomposition. Néanmoins elle compatit, Bella ayant déjà visité ces lieux elle connaissait des choses que la brunette ignorait encore. Désormais décidée à l’éclairer un minimum quant à ce qu’elle avait vécu là, la rouquine expliqua :

« Ecoute, quand on va entrer là-dedans, tu vas délirer. Tu vas entendre des choses et voir des trucs. Je ne te dis pas ça parce que la dernière fois que j'y suis entrée j'étais complètement désespérée et perdue, ou parce que je viens de m'envoyer une clope contenant des substances pas très nettes. Je ne déconne pas. Promets-moi que tu feras attention, et on reste toujours ensemble. Toujours. Quoi qu'il se passe, compris ? Sinon on est perdue. »

Cette fois-ci, son ton parfaitement sérieux eut l’effet d’une douche froide sur Jessy. Elle qui était motivée à l’idée de découvrir si la Cabane Hurlante portait bien son nom comprit tout de suite que cela n’était pas une plaisanterie. Délirer ? Entendre des choses et voir des trucs ? Sans douter d’elle une seule seconde, elle ne put que croire sur parole celle qui ne semblait pas avoir vécu une belle expérience dans la maison la plus hantée de Grande-Bretagne. Par ailleurs, si la cabane était surnommée ainsi ce n’était sans doute pas pour rien. De toute la Grande-Bretagne… Ce n’était finalement pas à prendre à la légère. Grâce à ce dernier avertissement  de la rouquine, la brunette prit conscience de ce en quoi elle pénétrait.

La dernière année murmura une affirmation à peine audible et hocha la tête. Ses boucles brunes s’agitaient dans le vent tandis qu’elle analysait leur situation avec réflexion. Avait-elle toujours autant envie d’y aller ? Ce n’était pas si sûr. Avait-elle peur désormais ? C’était fort probable, voire indéniable. Néanmoins elle n’eut pas le temps de revenir sur sa décision, la Bleue ayant déclaré le début de leur exploration d’une mine triste. Elle s’avança à son rythme en direction du porche et sauta par-dessus quelques marches pour se retrouver du côté du palier. Lorsqu’elle se tourna vers la brunette, celle-ci inspira profondément, rejeta brutalement sa bouteille vide au milieu du jardin puis effectua la même pirouette qu’elle avait observée. Elle était à partir de cet instant en territoire inconnu.

Prenant la tête du duo, elle poussa du bout des doigts la crasseuse porte brisée qui tourna sur son gond en un léger grincement. L’atmosphère paraissait empreinte d’inquiétude et ce sentiment s’accentuait par le fait que les deux demoiselles étaient sur la défensive, baguettes magiques à la main. Un souffle frais mêlé à un parfum vieilli par les âges s’échappait de l’intérieur de la demeure, leur caressant les joues et imprégnant leurs poumons. Des meubles de bois moisi trônaient le long des murs de la vaste entrée. Un buffet poussiéreux dont les tiroirs grisâtres semblaient entrouverts était disposé à leur gauche, juste à côté d’un vase mauve fissuré où les araignées semblaient avoir créé un nid au fil des années. S’avançant d’une démarche prudente, Jessy traversa la pièce et se retrouva en son milieu.

De là, elle accorda un regard circulaire à l’entrée. Les murs dégarnis de toute tapisserie et autres décorations avaient l’air de se désagréger. Tout semblait ne tenir qu’à un fil, comme si un unique geste brusque aurait permis de détruire la Cabane Hurlante dans son entièreté, dans toute sa fragilité. Des voiles sombres et humides faute à une mauvaise isolation tentaient en vain de dissimuler les murs à quelques yeux indiscrets ou baladeurs et se terminaient malheureusement au sol, sur le plancher gris de saleté présent sous les pieds des demoiselles. Tout donnait l’impression d’une maison abandonnée depuis plus d’un siècle… ce qu’était en effet le lieu, à moins que certains esprits se le fussent appropriés depuis l’ère de la Première Guerre des sorciers. Tout était calme, silencieux. Beaucoup trop silencieux pour la brunette qui avait pris l’avertissement de sa camarade au premier degré.

Une affreuse mélodie emplit tout à coup les oreilles de Jessy, la surprenant au plus haut point puisque tout paraissait vide – autant à l’ouïe qu’à la vue. Cette composition des plus déconcertantes provenait d’un piano – ce qui était certain à l’écoute des notes qui s’élevaient et se succédaient dans les airs. Le pire lui semblait que cela émanait de quelque part près d’elles au point que c’aurait pu être depuis leurs oreilles. La mélodie, semblable à celle créée par Beethoven nommée Lettre à Elise, se jouait lentement mais fortement dans le but de s’imprimer dans leurs esprits et de ne plus les quitter. Loin d’être réconfortante comme si elle provenait d’un pianiste de sa connaissance, elle glaça le sang de Jessy et la figea sur place. Se demandant si elle seule entendait le doux son qui résonnait dans la maison hantée, la brunette se tourna vers Bella et la fixa d’un regard effrayé. Était-elle folle ?
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Re: Deux bouteilles et une rue sombre.

Message par : Pandora Forester, Ven 12 Juil 2013 - 15:01


Pour monter les marches du perron, Jessy fit de même. Elle passa devant moi en ouvrant la marche et en poussant du bout des doigts le panneau branlant et sale de la porte (fin', c'qui en restait), tenant comme par magie à ses gonds, qui eux étaient rouillés et usés, surement maltraités par l'absence de mouvement du battant et du temps n'en faisant qu'à sa tête, en alternant pluie, vent, soleil et neige. Ma camarade posa doucement un pied sur le parquet qui craqua sous son poids, alors qu'elle était assez chétive pour son âge. Mon esprit imagina alors, contre mon gré, le sol s'écroulant sous Jessy, tombant des les abîmes de la Cabane Hurlante. Je fermai les yeux et secouai la tête pour faire partir cette pensée sinistre. Serrant fort le manche de ma baguette, je la suivi, marchant exactement sur ses pas.

Le vestibule lui-même donnait l'envie de prendre ses jambes à son cou et de détaler le plus vite possible; les meubles branlants étaient placés de chaque côté des murs, ces derniers recouverts de reste de tapisseries, et majoritairement de poussière, semblant s'infiltrer dans le plâtre pour ne plus jamais partir. Un vieux tapis tout miteux se trouvait à nos pieds. Quand Jessy marcha dessus, un nuage de gris s'éleva pour retomber à quelques centimètres au dessus du sol, telle de la brume. Pendant que mon acolyte marchait à pas lents en continuant de s'enfoncer vers le coeur de la maison, je me plaçai devant la commode situé à ma gauche et tirai doucement le casier de droite vers moi à l'aide de la poignée presque arraché du tiroir. A l'intérieur, je vis plusieurs babioles, pour le moins magique.

J'allais refermer le compartiment coulissant quand un reflet doré attira mon attention. Fronçant les sourcils, je glissai ma main vers l'objet mystérieux et du bout des doigts, le pris et l'amennai vers moi. Je le sortis du meuble et le levai à la hauteur de mes yeux. C'était une montre. La montre de Liam. Une boule se forma dans ma gorge, et j'eus la désagréable impression que je ne pourrais plus jamais sortir un son de ma bouche, l'angoisse obstruant mon oesophage. Respirant avec difficulté et la main tremblante, je glissai le bijoux dans la poche de mon manteaux. Il l'avait perdu, il l'avait égaré lors de notre dernière visite ici. La dernière visite de sa vie. Que ce soit là ou ailleurs. Je posai mes mains sur le meuble, tentant de ne pas trop vaciller et éviter de m'évanouir. Je fermai les yeux, me concentrant sur mon équilibre.

On ne m'en donna pas l'occasion. Une mélodie tronitruante me parvint dans les oreilles. Elle était si soudaine que je sursautai et lâchai un petit cri. Je me tournai vers Jessy le plus rapidement que mon esprit engourdit me le permettait, la musique réveillant peu à peu mon cerveau de sa torpeur et chassant les souvenirs indésirables qui commençait à m'envahir et qui avaient pour but précis de me noyer l'esprit. Elle s'était retourné vers moi, les bras le long du corps, blême et comme pétrifiée. Son regard était remplit d'épouvante et de frayeur. Le mien devait surement l'être aussi. L'air éffarée, je serrai ma baguette entre les mains si fort qu'elle aurait pu se briser sous la pression qu'exerçait ma paume. D'ailleurs, je sentais une crampe venir, mais je m'en foutais royalement.

J'essayai de tendre l'oreille pour deviner d'où venait cette mélodie infernale. Cependant, rien ne m'aidait à savoir, puisque les notes de musiques elle mêmes semblaient émmanner de mes tympans. Prenant mon courage à deux mains, je bougeai lentement mon corps crispé pour déceler le lieu d'où provenait la mélopée. Mais à chaque fois que je changeais d'angle, la chanson avait toujours le même timbre et la même sonoritée. Je n'était pas une experte en art musical mais je connaissais quand même le nom de la complainte pour l'avoir joué plusieurs fois au piano du grand salon, chez mes Grands-Parents : Lettre à Elise. Au moment ou j'allais péter un boulon et sortir d'ici en prenant Jessy par la main, l'air s'arrêta net. Surprise, je regardai autour de moi, comme si j'allais voir un piano sortir de nul part.

Ne perdant pas un instant, je parcourus à grand pas rapides les quelques mètres qui me séparait de mon compagnon d'aventure. La panique se lisant surement dans mes yeux gris, je regardai vers la droite. Par l'encadrement des doubles portes, dont une n'était plus là, on pouvait apercevoir et distinguer un salon. Un sofa, des fauteuils, une table basse, un guéridon surmonté d'un napperon, un vieux poste de télévision et bien d'autres pièces de décoration trônaient dans la pièce. Mais pas l'ombre d'un instrument de musique.

" On fait quoi maintenant ? ", dis-je à Jessy, lui donnant maintenant en quelque sortes les commandes de l'opération.
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Re: Deux bouteilles et une rue sombre.

Message par : Jessy Brown, Ven 12 Juil 2013 - 23:18


Comme elle s’y attendait, Bella lui renvoya le même regard que le sien. Un regard épouvanté où brillait une lueur d’incompréhension. Les deux sorcières restèrent un instant immobiles à se fixer mutuellement, puis tournèrent leurs yeux en direction de l’inquiétant décor qui les entourait. Rien, pas un instrument de musique ni un quelconque lecteur audio. Le mystère de la sinistre mélopée les étouffait de toutes les façons possibles. Puis plus rien, plus un son. Un silence qui ne semblait pas réellement silencieux avait gagné chacun de leurs tympans comme pour leur jouer un mauvais tour ou les rendre folles. Et si elles restaient trop longtemps dans la Cabane Hurlante, il paraissait certain qu’elles le deviendraient.

Jessy se décompressa soudain et souffla de tout son être comme si elle s’était retenue de respirer pendant que la mélodie l’avait envahie. Désormais elle était apaisée. Mais pas entièrement puisque persistait en elle l’idée que la maison abandonnée pût de nouveau faire des siennes. Sur la défensive, elle se rapprocha de Bella et remarqua que celle-ci observait une pièce voisine. Se questionnant quant au piano, la brunette s’avança à pas légers pour voir de quoi il en retournait. En quelques secondes elle explora le salon abandonné d’un regard impuissant puis conclut qu’il n’y avait là rien de spécial, pas un seul instrument de musique ni objet suspect. Cela ne ressemblait qu’à un vulgaire salon moldu dans lequel aucune personne vivante n’avait mis les pieds depuis des siècles. Même s’il n’y avait rien d’affolant, Jessy ne put réprimer un frisson glacé lui parcourir les os.

Lorsque Bella lui demanda ce qu’elles faisaient maintenant, la demoiselle ne put répondre. C’était une bonne question et elle ne semblait pas encore prête d’y répondre. Intriguée, elle se contenta de scruter les meubles, les murs et les sols avec suspicion. Quelque chose n’allait pas, tout paraissait beaucoup trop calme désormais… Laissant de côté son mauvais pressentiment, elle se contenta de répondre à sa camarade de Maison qu’elle n’en avait aucune idée. Elle rajouta ensuite qu’elle s’approchait pour jeter un œil au salon. Comme dit, elle pénétra dans la pièce en faisant craqueler le parquet sous ses pieds et observa les lieux sous tous les angles.

Un sofa et deux fauteuils de toile aux motifs démodés depuis des lustres était situés juste à côté d’elle, autour d’une petite table basse derrière laquelle reposait une télévision datant du moyen-âge. Près de la porte siégeait un guéridon sur lequel étaient disposée une fine nappe de dentelle brodée et une lampe des plus sobres et antiques. Le tout était embaumé d’un parfum ancien et chargé de poussière, chose qui n’attirait généralement pas les élèves en sorcellerie. Pourquoi ces deux Serdaigles étaient-elles différentes des autres ? Cela semblait être un énième mystère non résolu. Secouant la tête pour chasser tous ces tracas oppressants, elle se dirigea vers le divan et appuya sa main dessus pour s’assurer de sa solidité. Un grincement strident retentit et elle se refusa aussitôt à s’asseoir dessus. Il valait mieux ne pas prendre le risque de créer un énorme fracas et de briser tout ce qui l’entourait – y compris cette demeure peu solide !

La boucle brune soupira une nouvelle fois et s’approcha du mur d’une démarche feutrée, tentant de créer le moins de bruit possible. Elle venait de remarquer quelques décorations accrochées à un mur, et se demandait de quoi il pouvait bien s’agir. Une horloge aux couleurs mornes recouverte d’une fine pellicule de saleté indiquait près de deux heures et quart. Étrangement après tant d’année d’inutilité, elle était parfaitement réglée. Non loin, un cadre de taille moyenne affichait une photographie moldue en noir et blanc sur laquelle se dessinait un vieux couple malade. L’âge que paraissaient posséder ces personnes ne rajeunissait pas l’habitation délabrée, loin de là…

Après avoir promené ses yeux chocolat un peu plus loin, Jessy eut un mouvement de recul et émit un petit cri surpris. Elle avait vu un miroir. Mais pas n’importe quel miroir de sans-pouvoirs, puisqu’à l’intérieur de celui-ci elle avait vu un autre visage que le sien et celui de Bella. Elle se retourna vivement et scruta ce qui était derrière elle. Après quelques secondes elle dut se rendre à l’évidence : il n’y avait rien. Et pourtant elle refusa craintivement de revoir son reflet dans la glace. Elle savait que quelque chose s’y cachait. Faisant comme si elle n’avait rien remarqué, elle s’éloigna et gagna l’exact opposé de la salle, plus près de sa préfète, pour être ainsi réconfortée.
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Re: Deux bouteilles et une rue sombre.

Message par : Adélaïde Lena Selwyn, Mar 27 Aoû 2013 - 18:15


[ HRP : le précédent RP étant inactif depuis plus d'un mois, je me permets de commencer un nouveau RP ici. ]


RP Avec Night Wolfe



Adélaïde marchait paisiblement dans les rues de Pré-au-lard, sa cape de velours noir brodé d'argent volant légèrement dans son sillage. C'était sa première sortie de l'année. Elle était venue passer l'après-midi dans le petit village sorcier avec ses amies.

Adélaïde s'était séparé de ces dernières il y a peu, en effet ses camarades voulaient aller boire une bièraubeurre aux trois balais avant de rentrer, mais Adélaïde avait besoin de se rendre au magasin Scribenpennepour acheter des parchemins, ayant déjà épuisé tout son stock. Il faut dire que les professeurs demandaient énormément de devoir, plus qu'elle ne l'avait prévus et ses rouleaux avaient diminué à une vitesse hallucinante. Ainsi, les jeunes filles avaient convenues de se retrouver à Poudlard dans la grande salle pour le diner.

La nuit commençait à tomber et il était l'heure pour Adélaïde de rejoindre Poudlard, si elle ne voulait pas se faire sermonner par les professeurs à l'entrée du domaine.

Elle tourna sur la droite pour emprunter une petite ruelle sombre. C'était un raccourcis, bien que peu fréquentable, elle gagnerait plusieurs minutes en coupant à travers le village. Elle marchait dans la petite rue en silence, le regard droit, la tête haute, faisant honneur à sa naissance.

Elle passa devant un jeune homme blond, sans même lui adresser un regard ou une parole. Et pourtant, ce garçon, Adélaïde le connaissait. Ou du moins l'avait connu à une certaine période de sa vie. Night Wolfe. Son cousin.

Adélaïde l'avait reconnus, alors qu'elle marchait à sa rencontre et avait hésité, l'espace d'un instant, pour savoir si oui ou non, elle devait prendre le temps de le saluer. Mais sa raison l'avait emporté.

Hors de question de lui adresser le moindre mot.

Ce traitre à son sang ne le méritait pas après tout. Il n'était plus son cousin, dès lors qu'il avait renié sa propre famille. Son sang. Jamais Adélaïde ne lui pardonnerait. Et pourtant elle avait, dans son enfance, passé de très nombreux moments avec lui et très agréable de surcroît. Mais ces bons souvenirs qu'elle avait gardés de lui tout au fond de sa mémoire s'effaçait lorsqu'elle se rappelait de sa trahison.

Pinçant les lèvres, accélérant légèrement le pas, sans pour autant perdre sa grâce, elle le dépassa dans le silence, l'ignorant complètement.
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Re: Deux bouteilles et une rue sombre.

Message par : Night Wolfe, Jeu 29 Aoû 2013 - 17:20


Je regardais ma montre une nouvelle fois bien que cela était inutile étant donné que le soleil en disait long sur l'heure qu'il devait être. De toute évidence, je venais de me faire poser un lapin par un inconnu, c'est à croire que les gens n'ont plus aucun respect pour les autres ! Quand je pense que j'étais là car j'avais suivie mon instinct, ce même instinct qui était entrain de me crier aux oreilles "espèce d'idiot, tu t'es fait piéger comme un c*n !" Tout ça parce qu'après le repas, j'avais trouvé un message dans ma poche me disant de venir à Pré-au-Lard, message qui avait surement été glissé par quelqu'un qui me connaissait puisqu'il disait :

Message:
 

Bien évidement aucune signature, même pas le moindre indice sur l'origine de la personne qui avait mit se message dans ma poche.. Et bien évidement il me restait à peine deux heures pour me préparer et même si j'y allais, qu'est ce qui m'attendrais un fois là bas ? De toute façons, j'avais décider de m'y rendre, ma curiosité piquée au vif. Je revêtis une grande cape noir avec une capuche que je rabattis sur ma tête puis partis en direction de Pré-au-Lard.

J'arrivais avec une bonne dizaine de minute d'avance à l'endroit prévue et patientais le temps que quelqu'un se pointent à ma rencontre, baissant ma capuche pour être sur d'être reconnus. Mes yeux était fixé sur ma montre qui m'indiquais le retard monstrueux de la personne qui m'avait invité. Les heures défilaient, les gens aussi. J'avais tout vue, des ivrogne soul en pleine après midi, la chemise imbiber de leur propre vomi, des prostituées qui au final ne se vendaient pas pour si chère que ça, des gosses qui fuyaient je ne sais quel marchand après avoir volé un peu de sa marchandise. Non mais franchement, pourquoi m'avoir invité dans une ruelle aussi pourrie ?! Cependant la seule personne que je voulais voir par dessus tout n'était pas présente comme elle l'avait laissé espéré.

Je m’apprêtais à rentrer au château, fatigué d'avoir attendus tout ce temps pour rien, quand une fille passa devant moi sans même m'adresser le moindre regard, cependant je vu son profil, un profil qui me ramenas des années en arrière, à l'époque maudite de mon existence. Une époque où je vivais encore avec ma famille paternel, si je puis  appeler ça ma famille. Tous des fous, complétement ancrés dans leur idées. Ils ne réalisais même pas que leur idées sur le sang-pur et tout ça, c'était stupide et vieux comme le monde. Quand je pense que leur sang maudit coulais dans mes veines.

Mais est ce que elle aussi avait été corrompus par leurs esprits malades ? Elle qui était ma chère cousine à une époque, elle qui faillit devenir ma femme à cause d'un taré qui était chef de famille et qui à une certaine époque se prétendais être mon arrière grand père, ce vieux fou. Je voulais l'interpeller mais que lui aurais je dis ? Et qu'aurais je fais si son esprit avait été pervertit par les parole du vieillard ? De toute façon je finirais bien par le savoir étant donné que sans m'en rendre compte, au moment où elle passa devant moi, je l'attrapais par le poignet pour l'interpeller.

- Excuse moi mais tu ne serais pas... Enfin tu ne t’appellerais pas Adélaïde ?

Oh mais ma question était bien évidement stupide étant donné que je l'avais reconnus, seulement se souvenait t-elle de moi après toutes ces années ?
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Re: Deux bouteilles et une rue sombre.

Message par : Adélaïde Lena Selwyn, Jeu 29 Aoû 2013 - 19:51


Alors qu'elle le dépassait en silence et sans un regard, son cousin l'attrapa par le poignet, l'empêchant de continuer sa route. Il ne l'avait peut-être pas fait exprès, mais quoi qu'il en soit, il l'avait empoigné avec force, la faisant légèrement vaciller en arrière.

- Excuse moi mais tu ne serais pas... Enfin tu ne t'appellerais pas Adélaïde ?

Ainsi, lui aussi l'avait reconnu. Enfin il ne semblait pas si sûr de lui apparemment. Elle essaya de se dégager de son emprise, mais malheureusement le jeune homme avait une force bien supérieure à la sienne. Et sa baguette était hors d'atteinte, dans la poche intérieure gauche de sa cape.

Vu de près, il faut l'avouer que son cousin l'impressionnait grandement. Il avait une bonne tête de plus qu'elle et sur son visage une énorme cicatrice - qu'elle ne lui connaissait pas - lui barrait son œil gauche. Toutefois, ne voulant pas lui montrer la crainte qu'il faisait monter en elle, elle redressa sa tête. Portant le menton bien haut en signe de défis, elle lui dit méchamment en fixant ses yeux bleus clairs :

- Non mais ça ne va pas d'attraper les gens comme ça ! Lâchez-moi vous me faites mal ! Vous êtes complètement malade !

La jolie blonde continua, le fusillant de son regard émeraude :

- Oui je m'appelle Adélaïde. Et alors ? Et vous, qui êtes-vous ?

Adélaïde ne voulait pas lui montrer qu'elle l'avait reconnu également. Ça serait lui apporter trop d'importance. Elle préférait jouer la carte de l'indifférence. C'était tout ce qu'il méritait.
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Re: Deux bouteilles et une rue sombre.

Message par : Night Wolfe, Ven 30 Aoû 2013 - 19:38


Ma cousine fit demi-tour en ma direction, ses longs cheveux blonds virevoltant sur sa tête. Elle me faisait face avec un regard si froid, pire encore son regard témoignait d'une profonde haine envers moi. Nul doute maintenant, elle m'avait reconnut et elle m'en voulait. Si seulement je savais pourquoi...

- Non mais ça ne va pas d'attraper les gens comme ça ! Lâchez-moi vous me faites mal ! Vous êtes complètement malade !

Je sursautais en entendant sa voix si, si agressive à mon égard. Ses yeux me foudroyait littéralement sur place, l'espace d'un instant je crus défaillir tellement elle semblait dure comme du roc, froide comme de la glace et surement aussi sévère qu'une directrice d'orphelinat. J'avais voulus lui répondre mais elle ne m'en laissa pas le temps, elle enchainas sans même que je puisse placer le moindre mot.

- Oui je m'appelle Adélaïde. Et alors ? Et vous, qui êtes-vous ?

Je ravalai ma salive et la fixai du regard, puis je la fit tourner et je la tirais contre moi, son dos collé à mon torse et mon avant-bras plaqué contre sa gorge pour la garder bloqué contre moi. De plus je continuais de serrer son poignet par précaution et lui répondit d'une voix grave, sévère et surtout défiante.

- Oh mais tu me connais, tu me connais et tu m'as reconnus avoue le, n'est ce pas ma chère cousine. Te rappel tu mon nom au moins ? Night, Night Wolfe, fils du frère de ta mère Lena Wolfe de naissance.

Je savais qu'elle m'avait reconnu, elle était obligé. Peut être que son cœur avait été corrompus, j'espérais que non mais je devait avouer qu'il était peu probable qu'elle est échappée à l'emprise de notre famille, mais ce qui était sur, c'est que sa mémoire ne pouvait être altérée, pas à ce point. La ruelle s'était vidée, tout comme mon esprit. J'avais même arrêté de penser à la base de ma présence ici, ce stupide message. Tout ce qui m’intéressais maintenant, c’était de revoir ma cousine et d’apprendre ce qu'elle était devenue, savoir où l'avait mener le chemin qu'elle avait décider d'emprunter après que je sois contraint de quitter le territoire familial.
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Re: Deux bouteilles et une rue sombre.

Message par : Adélaïde Lena Selwyn, Ven 30 Aoû 2013 - 20:18


Si au début son cousin l'avait simplement impressionné, là, Adélaïde était absolument terrifiée.

D'un geste rapide et habile Night l'avait retourné, pour la maintenir plaquée contre lui. Et son avant bras lui enserrait la gorge l'obligeant à se coller encore plus contre lui si elle ne voulait pas étouffer. Sa tête se trouvant légèrement penchée vers l'arrière coller contre la clavicule de son cousin.

Espérant qu'il n'entendait pas son cœur qui battait la chamade sous la terreur, Adélaïde réfléchissait à un moyen de se défaire du pétrin dans laquelle elle venait de se fourrer.

Son cousin lui dit alors, d'un ton menaçant, qui fit remonter un frisson de peur le long de l'échine d'Adélaïde.

- Oh mais tu me connais, tu me connais et tu m'as reconnus avoue le, n'est ce pas ma chère cousine. Te rappel tu mon nom au moins ? Night, Night Wolfe, fils du frère de ta mère Lena Wolfe de naissance.

- Je n'ai pas de cousin ! Les fruits pourris d'une coupe, on les jette à la poubelle et on en parle plus. Jamais, cracha la blondinette.

Elle lui avait répondit rapidement, trouvant du courage Merlin seul sait où. Non en vérité, ce n'était pas du courage, c'était plus de la folie. Car oui il fallait être fou pour lui répondre méchamment alors qu'elle était à sa merci.

Adélaïde fit encore quelques mouvements brusque pour tenter de se défaire de l'emprise de son cousin, mais rien à faire, ce dernier la tenait bien fermement contre lui.
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Re: Deux bouteilles et une rue sombre.

Message par : Night Wolfe, Dim 1 Sep 2013 - 15:33


Je sentais son cœur qui battait à une vitesse surprenante, c'était à se demander si elle n'avait pas tout simplement peur de moi. Cependant je ne devais pas me laisser avoir, si vraiment elle était devenue comme eux, je me devais de rester vigilant. De plus, elle avait surement sa baguette étant donné qu'elle devait être une sorcière à coup sur. Mais que faisait elle ici, à Pré-au-Lard ?

- Je n'ai pas de cousin ! Les fruits pourris d'une coupe, on les jette à la poubelle et on en parle plus. Jamais !

Ses mots était d'une telle violence que je cru sentir mes jambes me lâcher, l'espace d'un instant je nous revis à l'époque où nous étions enfants et que nous jouions ensemble. Mais pourquoi un tel souvenir me faisais chaud au cœur, à moi qui en général étais si froid à l'intérieur ? Je la lâchais légèrement et aperçus son visage à nouveau, surtout son regard. C'est alors que je me ressaisit et la plaquais contre le mur à côté de nous. Je savais que même elle ne pouvait avoir oublier tout les bons moments passé ensemble.

- Je vois... Seulement il arrive que certains de ces fruits pourris resurgissent de l'ombre et que, au final, il ne soient pas si pourris !Il se pourrait en réalité que les vrais fruits pourris soient ceux qui son rester dans la coupe et qui ont virés les autres fruits.

Je regardais rapidement autours de nous et vis au bout de la rue deux personne que je n'avais pas vraiment envie de voir, deux idiots qui ne méritaient pas mon attention mais qui me dérangeraient surement. Sans même hésiter une seconde, je remis ma capuche par dessus ma tête et mon visage puis plaquais mes lèvres contre celle de ma cousine et patientais le temps que les deux autres passe derrière moi. Cela me semblais long, comme si il prenaient leur temps. Je séparais lentement mon visage du siens une fois qu'ils furent assez loin pour ne plus nous voir. J'enlevais de nouveau ma capuche et sortis ma flasque de ma cape, je bus une grosse gorgée du liquide rouge qui aux premiers abords ressemblait plus à du sang qu'autre chose. Je rangeais la flasque dans une poche de mon pantalon sous ma cape et fixais de nouveau ma cousine droit dans les yeux.


[HRPG : Je suis vraiment désolé pour l'attente]
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Re: Deux bouteilles et une rue sombre.

Message par : Adélaïde Lena Selwyn, Mar 3 Sep 2013 - 19:46


Adélaïde crut, l'espace d'un instant, voir la fin de son calvaire lorsque qu'après avoir craché avec fureur qu'elle le considérait comme mort, son cousin desserra sa prise autour d'elle.

Mais aussitôt apparut, l'idée fila en sens inverse. Peu après avoir croisé le regard bleu de son aîné, celui-ci la plaqua violemment contre le mur, lui tirant une grimace de douleur. Se retrouvant face à face, il était toujours en position de dominance.

- Je vois... Seulement il arrive que certains de ces fruits pourris resurgissent de l'ombre et que, au final, il ne soient pas si pourris ! Il se pourrait en réalité que les vrais fruits pourris soient ceux qui son rester dans la coupe et qui est virés les autres fruits, déclara Night.

Une phrase bien compliquée, pour dire simplement qu'il pensait que c'était eux les fruits pourris. Alors qu'elle préparait mentalement une réplique acerbe, elle vit son cousin mettre sa capuche. Et ce geste la désarçonna. Pourquoi mettait-il sa capuche ? Elle était tellement prise dans ses pensées, et concentré sur un moyen de s'extirper des bras de son cousin, qu'elle n'avait pas prêté attention aux deux silhouettes qui avançaient dans leur direction.

Mais plus troublant encore, Adélaïde fut stupéfaite, lorsqu'elle vit son cousin approcher son visage d'elle jusqu'à ce que leurs lèvres entrent en contact. Il était en train de l'embrasser. Seule cette phrase tournait en boucle dans l'esprit d'Adélaïde. Elle ne pensait même plus à se dégager de l'homme. Complètement obnubilé par l'étrange baiser.

Enfin, Night s'éloigna d'elle, mais Adélaïde était tellement abasourdie qu'elle mis du temps à réagir. Elle rouvrit lentement les yeux, réalisant sur le coup qu'elle les avait fermés, et scruta son cousin. Ce dernier avait ôté sa capuche, et buvais un étrange liquide rouge.

Le jeune homme replongea son regard dans celui d'Adélaïde, et cela fit office d'électrochoc, retrouvant sa clarté d'esprit, elle sortit sa baguette d'un mouvement vif, poussa son cousin contre le mur pour échanger leur rôle et la posa contre son cou. A son tour d'être maître de la situation.

- Si tu fais un seul mouvement, je me débarrasse de toi. Et je connais quelques sorts que Grand-père m'a appris, qui sont loin d'être agréable et très efficace contre les nuisibles !

Le ton était glacial et furieux, mais elle resta sur ses gardes, il en faudrait certainement beaucoup plus pour faire peur à son cousin. Abandonnant le vouvoiement, Adélaïde savait qu'il était à présent inutile de nier leur lien sanguin, elle continua :

- C'est quoi le truc que tu as bu ? Tu fricotes avec les vampires ?! Et puis c'était quoi ce coup de la capuche et du baiser ?

De sa main libre, elle frotta sa bouche, comme si elle pouvait la nettoyer, dégoûtée qu'un être impur l'ait touché. Et pourtant ce n'était pas la première fois qu'ils s'embrassaient. Lorsqu'ils étaient petits, ils s'amusaient souvent, au fond du verger à se faire des bisous. Mais aujourd'hui tout était différent.
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